Pictorial Chronicles [002.026.172]

Joyeux solstice d’été ! / Happy summer solstice!

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/15 ]

Champs de Rudbeckie / Field of black-eyed Susan (Rudbeckia hirta)

Le solstice d’été [EN] (aussi appelé solstice de juin ou solstice boréal) est le moment de l’année où le soleil est au zénith du tropique du Cancer et où la durée du jour est la plus longue. C’est un moment qui a de tout temps été célébré (du moins depuis le néolithique), sans doute pour des raisons agricoles (conjurer le mauvais sort, appeler à de bonnes récoltes et à la fécondité). Il revêt une grande importance pour les cultes solaires, mais aussi dans la plupart des religions du monde. À Rome, par exemple, les festivités consistaient surtout au festival Vestalia [EN]. Dans les cultures nordiques, on célèbre le “Midsummer” et le christianisme lui célèbre la Saint-Jean, caractérisée par de grands feux de joie qui rappellent de façon non équivoque le feu sacré des cultes solaires ou des Vestales. [Pour plus d’infos lire History • In Rome With Us • Nunc • Smithsonian Mag]

Images du chat-medi [002.026.171]

Haïku Félicien

Félix, le combattant balafré
Félix, adorable sac à puces
Félix, éternel gardien du jardin

Félix nous a finalement quitté. Lui qui était la preuve vivante que les chats ont neufs vies. Il est maintenant soulagé des peines et misères qui l’affligeaient. Puisses-t-il avoir enfin atteint la félicité. Tu nous manquera malgré tout…

The B5 curse

After hearing Lorien tell Sheridan (S04, Ep05) that reanimating him had cut his life short and that he had only twenty more years to live, making him die in his sixties, I just realized, by total chance, that half the main actors of the Babylon 5 series did die in their sixties (well, many of them anyway) !

Still alive are:

Apparently, I am not the only one to think this weird… I guess that fighting the Shadows was quite unhealthy !

Binge watching

Several years ago, I was bored and there was nothing notable on TV, so I started watching again the entire new series of Battlestar Galactica (2003-2009, 76 episodes). Last year, my mind needed to escape reality a little, so I watched again the entire series of The Expense (2015-2019, 62 episodes). It was so great ! They don’t do TV series like that anymore (save maybe on Apple TV, but series are too short and are released too slowly).

Now, I just started watching Babylon 5 again (1993-1998, 110 episodes). It’s a bit older, and it shows in the quality of the graphics, but it’s great nonetheless. That should keep my mind busy for a while…

I am wondering what I should watch again when I am done with B5. Maybe Game of Throne (2011-2019, 73 episodes) ? Unless, by that time, I am able to start this Anime old-timers’ Club I’ve been thinking about. I am quite eager to watch anime again, but I find it a little sad to watch by myself. So far, no volunteers have come forward, but I’ll see if I can meet interested people at Otakuthon… I surely would like to watch again series like Mospeada, Orguss, Kimagure Orange Road, Gundam, Star Blazers, etc. Or I might start just by myself. We’ll see… Anyone ?

Memoria maiorum

J’ai récemment acquis une peinture que j’aimais bien. Ma soeur en avait hérité au décès de ma mère et, comme elle faisait du ménage pour réduire un peu ses biens, elle me l’a transmise. Elle a été peinte par une “cousine” de ma mère, Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015; parente, étrangement, non par les Gauthier — qui était le nom de famille de son mari — mais par les Gélinas). Elle avait entreprise la peinture comme passe-temps et démontrait un certain talent. Toutefois, cette peinture (et une autre avec un sujet similaire) représente beaucoup pour moi. Ce n’est pas seulement une peinture exécutée par une “tante”, mais aussi un important souvenir de la terre de mes ancêtres.

Selon ce qu’a écrit ma mère dans son livre Le tour du Québec en 70 ans: récit de Laure Gauthier, avant de prendre sa retraite en 1983, mon père avait décidé de travailler comme preneur de son sur un dernier film — une série documentaire de l’Office National du Film comportant cinq court métrages intitulée Le coeur et le riz tournés au Bangladesh par Michel Régnier — afin de voir s’il serait intéressé à reprendre son métier dans l’entreprise privé une fois à la retraite. À la fin du tournage, en mai 1983, ma mère est allé le rejoindre en Europe et, pendant six semaines, ils ont visité les lieux d’origines de nos ancêtres : Apt-en Provence (pour les Carbonneau), Rouen (pour les Gauthier), Saintes (pour les Gélinas), Lisieux (pour les Labelle), Chenehuttes-les-Truffeaux (pour les Lemay), et, finalement, le Perche (pour les Pelletier). Ils rapportèrent de ce voyages de nombreuses photos, et “tante” Clémence s’en inspira pour immortaliser en peinture deux de ces lieux ancestraux.

La Cristerie

La Cristerie, Peinture de Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015)

Cette peinture est la première que j’ai acquise, en 2017, au décès de ma mère. Elle représente La Cristerie, la maison ancestrale de Guillaume Pelletier, à Brésolettes (Orne). En fait, c’est la maison de son père, Éloy. C’est là où il est né en 1598 et où il a habité jusqu’à son mariage à Michelle Mabille en février 1619.

La Cristerie est une maison de ferme probablement construite durant ou avant le XVIe siècle. Elle est situé dans la commune de Brésolettes, à environ cinq kilomètre au nord de Tourouvre, dans la Forêt domaniale du Perche et de la Trappe (dans la clairière de Bresolettes), sur la Route de la Clairière de Bresolettes.

Par la suite, Guillaume Pelletier ira s’établir dans le compté de Tourouvre proprement dit, à La Gazerie, le village natale de sa femme.

Église Saint Aubin de Tourouvre

Église Saint Aubin, Peinture de Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015)

Cette peinture-ci, je l’ai acquise il y a quelques semaines. Elle représente l’Église Saint Aubin située sur la Place Louis Debray (au 15, rue du 13 Août 1944) à Tourouvre (une commune de l’arrondissement de Mortagne-au-Perche, dans le département de l’Orne en Normandie). C’est dans cette église datant du XVe siècle (mais reconstruite plusieurs fois entre le XVe et le XVIIIe siècle, et où l’on retrouve des vitraux du XVIe siècle mais aussi du XIXe siècle, commémorant l’émigration en Nouvelle-France et la visite d’Honoré Mercier), que Guillaume Pelletier et Michelle Mabille se sont mariés en 1619, et où leurs enfants (Claude [né le 11 février 1622], Guillaume [né le 26 février 1624] et Jean [né le 12 juin 1627]) ont été baptisés.

En étant originaire de la Forêt du Perche, Guillaume était tout naturellement un travailleur du bois: bûcheron, vendeur de bois et charbonnier. Toutefois, le système féodal rends la vie dure au paysan français, déjà à la merci des saisons, qui ne cesse de s’endetter sous les nombreuses taxes et impôts (cens, taille, dîme, gabelle, etc.) et toujours contraint par les multiples restrictions de l’Ancien Régime. Ainsi, après avoir entendu l’offre des frères Noël et Jean Juchereau, représentants de Robert Giffard de Mortagne qui recrutait des gens pour développer des terres en Nouvelle-France, Guillaume ne pu résister à l’appel de la liberté et à l’idée de posséder sa propre terre hors du joug de l’Ancien Régime.

En mars 1641, après le décès de sa belle-mère, Guillaume vends donc ses possessions de Tourouvre et prends la route de La Rochelle avec son épouse, son frère Antoine et son cadet, Jean, seul survivant de ses trois fils. Là, il monte à bord d’un navire pour la Nouvelle-France. Après s’être engagé comme artisan (scieur de long, charpentier et charbonnier), il peut enfin, trois ans plus tard, en avril 1644, acheter sa propre terre à Beauport. Il la cède d’abord à son frère Antoine, mais il la reprends après la mort par noyade de ce dernier, son canot s’étant renversé aux abord des chutes Montmorency le 3 octobre 1647. Guillaume n’y sera pas juste un paysan et un ouvrier, car il sera aussi un membre respecté de sa communauté. En effet, le Journal des Jésuites nous apprends qu’il est nommé syndic adjoint de la Communauté des Habitants de la Nouvelle-France le 9 août 1653. Il mourra quelques années plus tard, chez lui à Beauport, le 28 novembre 1657 à l’âge de cinquante-neuf ans.

Quand à son fils Jean, il n’a que quatorze ans lorsqu’il arrive en Nouvelle-France. Il travaille probablement au côté de son père. En 1646, à l’âge de dix-neuf ans, il se met au service des Jésuites comme “donné”. Ses parents reçoivent cent francs pour sa première année et il est habillé tout de neuf. Il accompagne le Père Jérôme Lalemant d’abord à Trois-Rivières, puis jusqu’en Huronie, dans la Baie Georgienne, pour y établir le Fort de Sainte-Marie-des-Hurons. De retour à Beauport l’année suivante, il se fiance à Anne Langlois, mais ils doivent attendre deux ans pour qu’elle soit en âge de se marier (douze ans). La mariage est célébré à Québec le 9 décembre 1649. Ils auront sept enfants et Jean meurt en février 1698, à l’âge de soixante-et-onze ans, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il est enterré à la Rivière-Ouelle. Son fils Charles (1671-1748) reprendra sa terre de Saint-Roch et perpétuera la famille en ayant quinze enfants (sur deux mariages, dont le second avec Marie-Barbe Saint-Pierre). Viendront ensuite Pierre (1731-1797), Jean-Baptiste (1765-1825), Zéphirin (1805-1854), Louis-Elzéar (1836-1905), Jean-Baptiste (1864-1930), Jules-Alphonse (1891-1964), Claude-Eugène (1928-2015) et moi-même…

Bibliographie

  • GAGNON, Marie-Paul. Conduit par l’étoile (Récit historique romancé). La Pocatière: La Ferrée-Pinguet, 2000. 162 p.
  • GAUTHIER, Laure. Le tour du Québec en 70 ans: Récit de Laure Gauthier. Laval, 2001. 146 p.
  • MONTAGNE, Mme Pierre. Tourouvre et les Juchereau. Québec: Société Canadienne de Généalogie, 1965. 192 p. [WorldCat]
  • PELLETIER, Maurice. Guillaume Pelletier et son fils Jean. Montreal, 1976. 24 p. (Tiré-à-part des Mémoires de la Société Généalogique Canadienne Française, vol. XXVI, no 4, 1975). [WorldCat]

 

To live or to exist, that is the question

Pearl Before Swine (The Gazette, 2024/10/25 A12) 10/25 © 2024 Stephen Pastis / Dist. By Andrew McMeel Syndication.

This is the million-dollar question… and it’s haunted me ever since I read it. Have I truly lived, or have I merely existed? I have serious doubts about this. I see two sides to it. On the one hand, we have truly lived when we have a “fulfilling” (socially) life that leaves us serene and happy. On that front, I’m not so sure I’ve succeeded. On the other hand, we have truly lived if we have a sense of accomplishment, of having achieved things, of having contributed to society. On that front, I’ve made a lot of effort, and I believe that everywhere I’ve been, I’ve left my mark. I probably won’t be remembered for generations, but I’m still satisfied with my accomplishments…

Ceci est la question qui tue… et qui me hante depuis que je l’ai lue. Ai-je vraiment vécu  ou ai-je simplement existé ? J’ai un grand doute à ce sujet. J’y vois deux aspects. D’une part, on a vraiment vécu quand on a une vie “bien remplie” (socialement) qui nous laisse sereins et heureux. De ce côté, je ne suis pas si sûr d’avoir réussi. D’autre part, on a vécu si on a un sentiment d’accomplissement, d’avoir réalisé des choses, d’avoir contribué à la société. De ce côté, j’ai fait beaucoup d’efforts et je crois que partout où je suis passé j’ai laissé ma marque. On ne se souviendra probablement pas de moi pendant des générations, mais je suis quand même satisfait de mes accomplissements…

Anime Old-timer’s Club

In preparation for my retirement in a year, I’ve been going through old stuff and thinking about how I will spend and organize my time. Of course, it really means falling back on the trio of my old subject of interests: science-fiction literature, Roman history and Japanese culture (mostly anime & manga).

Strangely, thinking about the old days made me quite nostalgic of those simpler times when I was “holding salon” and entertaining guests in a regular basis to watch and discuss anime. I REALLY miss watching anime. However, I feel that watching anime by myself would be sad and pathetic…

So… I’ve been thinking about going back to conventions to reconnect with the fandom. And also forming a group of old-timers like me who would gather periodically (every week or month) to watch (or rewatch) old anime and discuss them. Anime from the golden age (the 80s and 90s), but also more recent stuff (if there is anything good). It is much easier to find these days. I happen to have a HUGE collection of DVDs and there are plenty of stuff to watch on streaming sites like Crunchyroll and RetroCrush.

It would need to be a small and select group (three or four people, because my salon is not very big). If you are an old-timer (or someone of any age, but interested in old anime), living in the Montréal area, and would be interested in participating, please contact me (in the right column of the blog, there is a series of social media links, including email).

Club des Anciens Fans

En prévision de ma retraite dans un an, je me suis replongé dans mes vieilles affaires et j’ai réfléchi à la façon dont j’occuperai mon temps. Bien sûr, cela signifie surtout me replonger dans mes trois passions de toujours : la science-fiction, l’histoire romaine et la culture japonaise (principalement les animés et les mangas).

Étrangement, repenser à cette époque m’a rendu nostalgique de ces moments plus simples où je “tenait salon,” recevant régulièrement du monde pour regarder et discuter d’animés. Les animés me manquent énormément. Cependant, regarder des animés seul me paraîtrait triste et pathétique…

Du coup… j’envisage de retourner aux conventions pour renouer avec le milieu. Et aussi de former un groupe de vieux fans comme moi, qui se réuniraient régulièrement (chaque semaine ou chaque mois) pour regarder (ou revoir) de vieux animés et en discuter. Des animés de l’âge d’or (les années 80 et 90), mais aussi des productions plus récentes (s’il y en a de bonnes). C’est beaucoup plus facile à trouver de nos jours. J’ai une énorme collection de DVD et il y a plein de choses à regarder sur les plateformes de streaming comme Crunchyroll et RetroCrush.

Il faudrait un petit groupe limité (seulement trois ou quatre personnes, car mon salon n’est pas très grand). Si vous êtes un fan de longue date (ou quelqu’un de tout âge qui s’intéresse aux vieux animés), que vous habitez dans la région de Montréal et que vous souhaitez participer, n’hésitez pas à me contacter (vous trouverez des liens vers mes réseaux sociaux, y compris mon adresse courriel, dans la colonne de droite du blog).

Pain is my friend

You’ve probably noticed that I often talk about pain. At my age, it is normal to always feel pain somewhere on your body. Someone once said that if old people wake up in the morning and don’t feel any pain, it’s because they’re dead.

However, it has been worse lately. With all the freezing and unfreezing due to the yo-yo temperature around the zero-degree Celsius, we had lately (it seems after all that Groundhog Day should have predicted six more weeks of winter) there is often ice on the ground. The snow melt and then the water refreezes. It is most dangerous when it snows again. Last week, a fine layer of snow was covering some ice. I was careless. I was in a hurry. I was taking a short cut through the park near my work, and I slipped on a patch of ice hiding beneath the snow. I didn’t fall. It’s always worse when you don’t fall. I caught myself with a complex equilibrium movement, but my left foot was left behind in an awkward position and I twisted my ankle. It was quite painful for several days, but quickly diminished.

That accident must have unknowingly caused more injuries, because last weekend, when I was simply picking up a garbage bag on the floor, my back exploded in an electric shock of pain and I couldn’t walk straight anymore without excruciating pain. Since then I’ve been careful, put heat, taken anti-inflammatory & pain reliever as well as doing light exercise. Every day there was a slight improvement with less stiffness and easier movements, but it’s been a week now and I’m still not fully recovered and still in pain… I feel (and walk) like I’m eighty! I just need to be patient.

I also must learn to live with my pain. I’ve created this “litany against pain” (inspired by the Dune’s Bene Gesserit Litany Against Fear): Pain is my friend. I will face my pain. I must not let the pain change the way I do things. I will use my pain to keep a clear mind. And when the pain has gone, I will remain active…

I can’t wait for spring and warmer weather when I can walk in the park without feeling stiff and pain being just an afterthought… 

A day at the museum [002.026.074]

Torlonia Collection

The Collection

The Torlonia Collection is probably the biggest private collection of ancient art in the World. It was gathered in the 19th century by a family of rich ennobled Italian bankers, the Torlonia, through the acquisitions of other collections and archaeological digs on their own estates. To showcase the collection’s 620 sculptures, Prince Alessandro Torlonia founded the Torlonia Museum in 1875. The museum closed during WW2 and the collection was put in storage in 1960. It was therefore out of the public sight for a very long time. Following an agreement with the Italian government, the Torlonia Foundation was created in 2014 to conserve and promote the collection and a new museum was opened in 2016.

A special selection of the collection, comprising nearly sixty pieces (only one-tenth of the collection!), was gathered for a travelling exhibition. It was first exhibited at the Villa Caffarelli of the Capitoline Museum of Rome from 14 October 2020 to 27 February 2022. Then it went to the Gallerie D’Italia in Milan (from 25 May to 18 September 2022), to the Louvres Museum, in Paris (France), from 26 June 2024 to 6 January 2025, to the Art Institute of Chicago (from 15 March 2025 to 29 June 2025) and the Kimbell Art Museum, in Fort Worth (Texas), from September 14 2025 to January 25 2026. It is now shown at the Montreal Museum of Fine Art from 14 March to 19 July 2026, after which time the exhibition will return to Italy.

“Statue of Leda and the Swan” composition; the “modern” additions are in dark blue

The first room introduces us to the collection as well as to the conservation and restoration work done by the Laboratori Torlonia. A great emphasis is put on the fact that most ancient sculptures were not found complete and some restorative work was done on them at some point. Each descriptive panel clearly shows for each piece that the sculpture combines ancient and later elements (characterized as “modern”, the restoration could date from the Renaissance or the 18/19th century). Sometime, it even includes parts of another ancient work that was not originally related to the sculpture. For example, on the Germanicus statue (the only bronze work of the collection), both arms, the right leg and its draped stump support as well as the head are all “modern” restorative additions. In the case of the “Statue of Leda and the Swan”, the head, both arms, the cloth, the left foot as well as the head of the swan are also later additions.

Funerary statuary

The next room shows how the Romans used art (monuments and sculptures) to commemorate the death of their loved ones. We particularly note the statue of a couple holding hands, the funerary monument of a fourteen year-old boy, and two sarcophagi illustrating the labours of Hercules, one with a lid depicting a reclining couple.

“A population of statues”

The Romans surely loved their sculptures as they were everywhere in their cities and their homes. They were not only the expression of the Romans appreciation for art, but also a form of visual communication. Monuments, reliefs and statuary were used for advertising, for commemoration, for showing off one’s status, and also for political propaganda. Today, they can also tell us a lot about the Roman culture: their clothing, hairstyles, beliefs, occupations, architecture, etc. Statuary is not only beautiful, it is also, in many ways, useful. Notable are a statue of a youth and, particularly, the Portus relief which was probably a votive offering from a merchant to bring good luck. It depicts in detail the harbour of Portus, with its building (the lighthouse!) and ships, as well as many auspicious symbols and protective deities, and still shows some traces of polychromy.

Imperial portraits

For me, one of the most interesting aspects of Roman sculpture is the imperial portraits. They are usually an idealized portrait of the emperor which (along with coinage) serves the imperial propaganda by making the emperor easily recognizable and promoting his greatness. This exhibition uses them to explain the strategies of succession, where emperors use strategic adoptions and marriages to ensure their dynastic continuity. Notable are the portraits of Augustus, Marcus Aurelius, Lucius Verus, Crispina, Commodus, Septimius Severus, young Commodus and Julia Domna.

Lucius Verus

I would be lying if I was not admitting that the main reason for me to visit this exhibition was not to see the bust of the emperor to whom I dedicated seven years of higher education. It is really nice to be able to see this bust of Lucius Verus in Montreal. However, the Torlonia Collection holds another bust of Verus that is unfortunately not part of this exhibition. It is sad because it is a beautiful one: an antique black marble head on a “modern” alabaster bust with armour and paludamentum coming from the Giustiniani Collection (MT 350). I was also hoping to see a relief from the Palazzo Giraud-Torlonia depicting a Clementia scene where Verus stands with a kneeling barbarian, probably coming from a triumphal arch or the arch of Divus Verus. I have never seen it and it was not part of the exhibition (it’s not even mentioned in the collection’s catalogue).

Realism of life

One characteristic of Roman sculpture, in opposition to its Greek counterpart which tended to be more formal and sober, is that it depicts life with great realism and even, sometimes, a little extravagance. Whether they represent children (often as gods or with animals), a goddess or old men, the body and facial features are realistic and includes genitals, love handles, wrinkles and warts. Also, contrary to common belief, the statuary was never plain white marble, but was generally painted with rich and vivid colours, of which we can sometimes still find traces. Notable are the statues of Cupid and Psyche, a boy with dogs, crouching Aphrodite, the old man of Otricoli and Euthydemus of Bactria.

The Myths & Gods

Another thematic very popular in sculptures is the depictions of myths and gods: the labours of Hercules, Leda and the Swan, the Mithraic mysteries, the personification of the Nile, Apollo, Aphrodite, Artemis Ephesia (with her multiple breasts) or Athena.

Conclusion

I’ve been waiting to see this exhibition for several months now and I am really glad it is finally here. I intend to go visit several times. It is a unique chance to see this exceptional collection and to be able to appreciate Roman sculptures without having to travel far. Of course, I am a little disappointed that the exhibit didn’t include more imperial portraits (particularly of Lucius Verus). Also, despite having studied ancient history, I am quite surprised (and disappointed) to discover that those superb pieces of art are largely made of restorations (I wouldn’t say they are “fake”, but the vision of the original artist might have been distorted by the perception that we had of it in the Renaissance or the 19th century). I knew that noses, fingers and genitals often had to be recreated or that sometimes heads were swapped, but I never imagine that the restoration work was so extensive.

Nevertheless, this is an exceptional exhibition that everyone interested in art or ancient history must see. The Torlonia Collection: Masterpieces of Roman Sculpture exhibition takes place at the Montreal Museum of Fine Arts until July 19, 2026. Don’t miss it.

Mediagraphy

For further information, you can consult those web sites:

  • Wikipedia: Torlonia Family [FR / EN / IT], Torlonia Collection [FR / EN], Alessandro Torlonia [FR / EN / IT], Torlonia Museum [FR / EN / IT].

Pictorial chronicles [002.026.073]

Typique Mars

[ iPhone 17 Pro, Domus, 2026/03/14 ]

C’est typiquement du mois de mars: la neige avait pratiquement toute fondue en avant et on commençait à penser au jardin; c’est alors qu’on se retrouve avec un bordée de verglas et puis, quelques jours plus tard, dix centimètres de belle neige bien lourde. Enfin, tout ça devrait fondre rapidement. Après quelques jours de température en yo-yo autour du point de congélation, ce sera le printemps et je pourrai enfin sortir la bicyclette (et repenser au jardinage) !

Pictorial chronicles [002.026.052]

Bulles dans le parc / Bubbles in the park

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2026/02/14 & 21 ]

Il y a quelques semaines j’ai remarqué qu’on avait commencé à installer de nouvelles bulles dans la section Boisée Ouest du Parc Frédéric-Back. Elles sont d’un vert plus clair que les anciennes. Ces bulles (ou sphères) servent de couvert protecteur aux puits de captage du biogaz (afin de collecter et pomper le méthane vers une centrale électrique). J’ai également noté qu’on avait entreposé une trentaine de caisses contenant des bulles (déjà numérotées). Cela démontre que les travaux d’aménagement avancent (bien que TRÈS lentement) même si cette section de vingt-quatre hectares n’ouvrira au public qu’en juin 2027. Il reste encore beaucoup à faire: finir le terrassement, aménager les sentiers, installer le restant des bulles, planter plus de deux mille arbres, etc. Mais cela avance. J’ai bien hâte que cette nouvelle section soit accessible au public et que je puisse m’y promener…

Jeudi nature en images [002.026.036]

Halyomorpha halys

[ iPhone 17 Pro, domus, 2026/02/06 ]

Punaise marbrée / Brown marmorated stink bug
クサギカメムシ [臭木亀虫 / kusaki kame mushi]

C’est la première fois que je remarque cet insecte dans la maison. Il s’agit d’une espèce d’hétéroptère envahissante originaire d’Asie de l’Est et qui est apparue en Amériques dans les années ’90 (et dans la région de Montréal vers 2018). À l’automne, il cherche un abris pour l’hiver (parfois en pénétrant dans des interstices des maisons) et au printemps il resort, à la recherche de nourriture. Il est également communément appelé “punaise diabolique” (sans doute à cause de l’allure de sa larve qui possède des yeux rouges et des piquants sur le corps et les pattes; quoique le dessous rappel certain design de Giger dans Alien). Malgré ce nom, il est cependant inoffensive pour l’homme (mis à part qu’il libère pour se défendre une odeur désagréable, un peu aigre et qui rappelle la coriandre). Toutefois, sa présence m’inquiète toute de même car il est considéré comme nuisible et ravageur, particulièrement pour les arbres fruitiers, mais aussi pour les brassicacées, les cucurbitacées et les rosacées. Je vais devoir redoubler d’effort pour protéger le jardin et le pommier (sans doute en aspergeant de la kaolinite).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

BugGuide • Google • iNaturalist • Invasive.org
FranceBleu • Jardinier Paresseux • Journal de Mtl • MétéoMédia • Ici R-C

Montréal Sherlockien

Dans le cadre du souper annuel de La Société Sherlock Holmes de Montréal (The Bimetallic Question: The Sherlock Holmes Society of Montreal), dont mon épouse est membre et où le club d’amateur célèbre l’anniversaire du fictif détective (The Master’s Birthday), j’ai pu assister à une conférence sur l’un des premiers détectives de la police de Montréal, Silas Carpenter, présenté par Mathieu Trépanier, documentaliste et muséologue au Musée de Pointe-à-Callière.

Cet exposé était fort intéressant, quoi que je doive avouer n’avoir jamais entendu parler de ce personnage qui a pourtant jouer un rôle cruciale dans l’établissement d’une méthodologie scientifique et rigoureuse au sein de la police montréalaise. Il n’est pas très connu comme le prouve une brève recherche sur l’internet qui n’a produit qu’une entrée dans le Dictionnaire Biographique du Canada (Dictionary of Canadian Biography) et sur le site du Centre des mémoires montréalaises.

Mise à jour (2026/03/01): On m’a également informé récemment de l’existence d’un Podcast de la société historique de Montréal, “Notre histoire en tête,” où l’historien Laurent Busseau nous raconte l’histoire de Silas Carpenter (2023/04/26, 56 min.).

Le conférencier a mentionné qu’il y a peu de documentation sur les enquêtes policières des premières années (fin XIXe et début XXe siècle) et que l’information provient souvent surtout des journaux de l’époque. Cela a soulevé parmi l’audience quelques questions sur l’état des archives de la police. Étant donné que j’ai brièvement travaillé aux archives du SPVM (avant de passer au département des Ressources Technologiques), j’ai pensé à aller vérifier cette information. En effet, les dossiers les plus anciens aux archives du SPVM dateraient des années ’60. Toutefois il est possible que les archives nationales (BANQ) aient des dossiers plus anciens. Il faut comprendre que l’importance de préserver les documents et les méthodes de conservations à cette époque n’était pas la même que de nos jours et que de telles archives posent un important problème d’espace (même si une partie des archives est maintenant digitalisée).

Si vous avez des questions sur une enquête policière en particulier, vous pouvez faire une Demande d’accès à l’information (Access to Information) ou consulter la section Meurtres non résolus (Unsolved murders – cold cases) sur le site internet du SPVM.

Suite à cette conférence, je suis également aller visiter l’exposition temporaire Sherlock Holmes, menez l’enquête (Sherlock Holmes: Cracking the Case) qui se tient au Musée de Pointe-à-Callière, du 27 novembre 2025 au 8 mars 2026. Cela a été fort intéressant et l’exposition mentionne brièvement Silas Carpenter.

À noter qu’il existe également à Montréal un Musée de la police (Police museum) situé au Quartier Général du SPVM (1441, rue Saint-Urbain). Les visites se font sur rendez-vous seulement, les mardis matin. Il faut avoir préalablement réservé par courriel ou par téléphone (514 280-2043). Toutefois, avec les coupures, il serait bien possible que ce musée disparaisse un jour… La Sureté du Québec, quant à elle, a un “musée virtuel” avec son site Patrimoine de la Sûreté du Québec.

La Société Sherlock Holmes de Montréal (The Bimetallic Question: The Sherlock Holmes Society of Montreal) se réunie tout les deux mois (généralement le premier jeudi du deuxième mois) à la Bibliothèque Publique de Westmount (Westmount Public Library) située au 4574, rue Sherbrooke Ouest.

Jeudi nature en images [002.026.022]

Ovis aries

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

Mouton / Sheep / ヒツジ [羊 / Hitsuji]

Il y a environ sept ans, j’avais eut la surprise de découvrir les moutons de Biquette Mtl lors d’une longue visite du jardin botanique. J’en partage à nouveau quelques images en espérant que la pensée de ce lainage réchauffe nos coeurs en cette période de grande froidure… • About seven years ago, I was surprised to discover the sheep of Biquette Mtl during a long visit to the botanical garden. I’m sharing a few pictures of them again, hoping that the thought of their woolly coats will warm our hearts during this period of intense cold…

Lecture en ligne

Pour revenir sur la question qui demandait “où trouver des livres à lire en ligne”, je dois avouer que l’internet est la pire place pour trouver de la lecture. L’internet est devenu une machine à faire de l’argent qui offre principalement de l’hameçonnage, des appâts à clics et autres formes d’escroqueries. À éviter, donc. (On peut quand même rechercher “livres gratuits en ligne” sur Google, mais il faut procéder avec prudence !)

La meilleure place pour trouver de la lecture reste encore les bibliothèques.

Je me suis toutefois rappelé avoir écrit un article là-dessus dans ma série “Life at the time of the Corona”. J’y offrais quelques suggestions de liens. Au-delà des options commerciales évidentes (Amazon, Audible, Barnes & Noble, Kobo), il y a quelques sites qui offrent des livres numériques gratuits (malheureusement presque tous en anglais):

Aussi, la plupart de ces sites n’offrent gratuitement que des classiques ou des documentaires. On y trouve rarement de la fiction populaire, encore moins les “best-sellers”. Dans ces derniers cas, les offres numériques des bibliothèques de Montréal ou de la BANQ restent les meilleures options (il suffit d’être abonné, mais c’est gratuit). En plus de l’offre numérique, les bibliothèques de Montréal ont un service de bibliothèque à domicile pour les personnes âgées ou celles à mobilité réduite. Pour l’offre numérique de la BANQ, je crois qu’il est possible de s’abonner en ligne.

Bonne lecture.

Images du mer-fleuri [002.026.007]

Soleil sous la pluie / 🌻 in the rain / 太陽と雨

[ iPhone 15 Pro, Domus, 2025/08/17 ]

• Helianthus annuus [FR/EN/JP] • Echinacea purpurea [FR/EN/JP] •
• Solanum lycopersicum var. cerasiforme [FR/EN/JP] •
• Fraxinus americana [FR/EN/JP] • Pluvia [FR/EN/JP] •

Une image florale pour rendre l’hiver plus supportable. • A floral vista to make winter more tolerable. • 冬を快適に過ごせるように花の景色を楽しみましょう。

Jeudi nature en images [002.026.001]

Des sentiers patinoires

Certaines sections du parc sont de véritable patinoires. Même avec de bons crampons c’est dangereux. De l’abrasif a bien été répandu, mais très parcimonieusement (une dizaine de graviers par mètre carrée !). Quoi que dans d’autres sections, surtout dans les pentes, c’est le contraire: tellement de gravier a été répandu qu’on pourrait le ramasser à la pelle ! La situation est la même sur les trottoirs du quartier: certains sont sécurisés avec de l’abrasif, mais d’autres n’en ont jamais reçu ou même été déneigé! Et il fait un froid de canard. Restez chez vous! Pour ma parts, j’affronte le danger pour essayer de faire mon trente minutes de marche par jour…

[ iPhone 17 Pro, Parc Frédéric-Back, 2025/12/31 ]

Durant ma marche, je n’ai rencontré que deux ou trois autres marcheurs (ou joggeurs), mais aucun skieurs. Je n’ai également pas vu un seul représentant de la faune locale. Aucun oiseau ou lapin. Les seuls qu’on peut y voir parfois sont moineau, étourneau, corneille, pigeon, ou cardinal. L’hiver, le parc semble un vrai désert de glace et de neige, dépourvu d’activité visible. Toutefois, avant-hier, sur Émile-Journault, près de l’entrée du parc, j’ai aperçu un rapace qui volait au raz des toits car il transportait dans son bec un gros morceau de viande. Sans doute une pièce d’écureuil ou de pigeon. Je n’ai pas pu l’identifier mais c’était définitivement plus gros qu’une corneille… Il a disparu trop vite derrière un toit (et il faisait trop froid) pour que je sorte mon téléphone et le prenne en photo…