The B5 curse

After hearing Lorien tell Sheridan (S04, Ep05) that reanimating him had cut his life short and that he had only twenty more years to live, making him die in his sixties, I just realized, by total chance, that half the main actors of the Babylon 5 series did die in their sixties (well, many of them anyway) !

Still alive are:

Apparently, I am not the only one to think this weird… I guess that fighting the Shadows was quite unhealthy !

Lectures romaines (7): César: De Bello Gallico

Lectures romaines

Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.

7. César: De Bello Gallico

Après avoir lu La Guerre Civile de César, que j’ai trouvé plutôt ennuyant, je me suis lancé dans son récit de La Guerre des Gaules. L’édition que j’avais sous la main était une traduction française: Jules César: La guerre des Gaules. Paris: Union Générale d’Éditions (Coll. “Le Monde en 10-18” #76), mai 1964. 252 pages.

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La Guerre des Gaules, ce n’est pas seulement l’histoire, combien saisissante en sa concision, d’une conquête. C’est aussi un classique de l’art militaire et l’un des joyaux les plus purs de la littérature latine. Cet ouvrage témoigne du génie si extraordinairement complet de celui qui fut, à la fois, un homme d’action, un homme de pensée et un écrivain de haute lignée.”

[Texte de la couverture arrière]

Le Commentaires sur la Guerre des Gaules (De Bello Gallico) fait le récit de la campagne militaire de César en Gaules. Il est composé de sept volumes écrits entre 58 et 52 AEC, puis publiés entre 57 et 51, qui seront complétés par un huitième volume écrit par Aulus Hirtius en 51-50 puis publié en 43. Chose surprenante, l’ouvrage offre une lecture assez aisée et intéressante — plus intéressante, en fait, que la Guerre Civile — car, en plus des récits de combats, de tactiques et de manoeuvres militaires, on y retrouve un certain élément ethnographique où les moeurs des gaulois, bretons et germain sont brièvement décrits. Ce récit fascinant m’a permis de faire plusieurs constatations tout à fait étonnantes:

Caius Julius Caesar, partisan de la faction des populares, poursuit avec succès un carrière politique qui le rends fort populaire. Après avoir obtenu en 60 AEC un poste de propréteur en Hispanie, il forme une alliance avec Crassus et Pompée — le premier Triumvirat — ce qui lui permettra d’être élu consul en 59. Comme c’est souvent le cas, il est par la suite nommé proconsul, mais, exceptionnellement, pour cinq ans et avec trois provinces (la Gaule cisalpine et l’Illyrie, auxquelles s’ajoute la Gaule transalpine) et quatre légions à sa charge. Il est alors basé en Gaule cisalpine l’hiver et l’été en Gaule Narbonnaise (aussi appelée plus tard simplement la “Province Romaine”, nom qui sera ensuite déformé en Provence). César ne traverse pas en Gaule transalpine sur un coup de tête. Si, certes, cela sert son ambition, il lance ses armées en Gaule à la demande même des Gaulois ! D’abord pour défendre les Héduens contre l’invasion des Helvètes, puis contre leur ennemi, les Arvernes, qui utilisent des mercenaires germains, et enfin contre les peuples gaulois qui s’opposent à la présence romaine. César se sert donc de ce prétexte pour “rétablir l’ordre” dans la région en la faisant romaine. La guerre durera huit ans.

On imagine souvent la Gaule comme une entité uniforme, mais en fait c’est loin d’être le cas. D’abord, si l’on parle de guerre DES Gaules (au pluriel) c’est qu’il y en a cinq: la Gaule cisalpine (dites “romaine”, conquise depuis plusieurs siècle mais constituée en province seulement en 81, elle fait maintenant partie de l’Italie du Nord), la Gaule transalpine (la Gaule narbonnaise ou Province, parfois aussi appelée Gallia Bracata — la Gaule des braies, par opposition la Gaule cisalpine, romanisée, où l’on portait la toge — conquise en 120 mais constituée en province seulement en 70) et la Gallia comata (Gaule chevelue) aussi appelée “les Trois Gaules” car elle était composée de la Gaule aquitaine, de la Gaule lyonnaise (appelée aussi Gaule celtique) et de la Gaule belgique. 

Chacune de ces régions était loin d’être homogène puisque ceux que nous appelons “gaulois” forment en fait une centaine de peuples différents (voir la carte) généralement organisés autour d’une civitas (chef-lieu). On y retrouvait des différences ethniques (ils n’étaient pas tous celtes, puisque les aquitains étaient d’origines proto-basques) et des variations linguistiques (les aquitains avec des influences Ibériques et les belges avec des influences germaniques). Les principaux peuples gaulois étaient les Allobroges (Vienna) et Tolosates (Tolosa/Toulouse) pour la Gaule Narbonnaise, les Ambiens (Samarobriva/Amiens), Atrebates (Nemetocenna/Arras), Bellovaques (Caesaromagnus/Beauvais), Rèmes (Durocortorum/Reims), et Trevires (Treverorum/Trèves) pour la Gaule Belgique, et les Arvernes (Civitas Arvernorum/Clermont-Ferrand, Gergovie), Bituriges Cubes (Avaricum/Bourges, Mediolanum/Châteaumeillant, Argentomagnus/Argenton), Cadurques (Divona Cadurcorum/Cahors, Uxellodunum), Carnutes (Autricum/Chartres, Cenabum/Orléans), Eduens (Bibracte), Lemovices (Augustoritum/Limoges), Mandubiens (Alésia), Parisii (Lutèce), Pictons (Lemonum/Poitiers), Santons (Mediolanum Santonum/Saintes), Senons (Agedincum/Sens), Sequanes (Vesontio/Besançon), et Venetes (Darioritum/Vannes) pour la Gaule Lyonnaise.

Si le village d’Astérix (que Uderzo situait probablement en Côtes-d’Armor) n’est pas mentionné dans La Guerre des Gaules (en fait César ne mentionne que quelques fois l’Armorique [II: 34, V: 53, VII: 75, VIII: 31] et ses peuples: Coriosolites [candidats probable pour nos irréductibles], Riedones, Ambibarii, Calètes, Osismes, Lemovices [sic, Lexoviens ?], Unelles — ainsi que les Namnètes et Vénètes que César omets dans sa liste), les deux héros de la série télévisée Rome sont, eux, mentionnés ! En effet, T. Pullo et L. Vorenus sont deux centurions courageux en constante compétition [V: 44] !

Il est évident que la vie de légionnaire ne consistait pas seulement à participer aux combats, alors que la majorité de leur temps était consacré à des expéditions de ravitaillement (fourrage, blé) et à la construction d’infrastructures routières (trottoirs de bois pour les marais, ponts) et des camps (fortifications défensives, tranchés, palissades, tours, machines de guerre, etc.) qui devaient se déplacer fréquemment. 

À plusieurs reprises (aux livres V, VI et VII), César mentionne un commandant d’armée nommé Cicéron. J’ai d’abord été surpris, croyant qu’il s’agissait de l’orateur Marcus Tullius Cicero (dont j’ai déjà parlé) qui était l’un des opposants de César au Sénat, mais en fait il s’agissait de son frère cadet Quintus Tullius Cicero, qui fut légat de César entre 54 et 52. 

Autre découverte étonnante: César, durant la guerre des Gaules en 55-54, traverse la Manche à deux reprises pour faire, sans grand succès, des expéditions en Bretagne [IV: 20-36, V: 1-23]. Les bretons s’avèrent des adversaires redoutables et, malgré plusieurs projets sous Auguste et Caligula, la Bretagne ne sera conquise que sous Claude entre 43 et 47 EC. En 55, César entreprends également une brève expédition outre-Rhin pour repousser et intimider les germains [IV: 16-19]. Pour ce faire, il fait construire un pont sur le Rhin, mais ne reste en Germanie que dix-huit jours.

Finalement, la guerre des Gaules n’a pas pris fin avec le siège et la victoire d’Alésia [VII: 68-90]. C’est là que le récit de César s’arrête, mais Aulus Hirtius le poursuit. Malgré la défaite de Vercingétorix, plusieurs peuples se révoltent (Bituriges, Carnutes, Bellovaques, Pictons, Cadurques, Trévires, Atrébate, Aquitains, etc.) [VIII: 1-48]. Après huit ans de guerre, la Gaule est enfin pacifiée [VIII: 49-51]. Toutefois, la balance de pouvoir au Sénat commence àa favoriser Pompée et César se doit donc de retourner à Rome [VIII: 52-55]. Et les dés seront jetés…

Extraits:

I, 2: “Orgétorix (…) conjura avec la noblesse et engagea les habitants à sortir du pays avec toutes leurs forces ; il leur dit que l’emportant par le courage sur tous les peuples de la Gaule, ils la soumettraient aisément tout entière à leur empire. Il eut d’autant moins de peine à les persuader, que les Helvètes sont de toutes parts resserrés par la nature des lieux (…). 11: Déjà les Helvètes avaient franchi les défilés et le pays des Séquanes ; et, arrivés dans celui des Édues, ils en ravageaient les terres. Ceux-ci, trop faibles pour défendre contre eux leurs personnes et leurs biens, députent vers César, pour lui demander du secours (…). César, déterminé par ce concours de plaintes, crut ne devoir pas attendre que tous les pays des alliés fussent ruinés, et les Helvètes arrivés jusque dans celui des Santons.”

I, 30: “La guerre des Helvètes étant terminée, des députés de presque toute la Gaule et les principaux habitants des cités vinrent féliciter César ; ils savaient bien, disaient-ils, que sa guerre contre les Helvètes était la vengeance des injures faites au peuple romain (…). Ils demandèrent à César la permission de convoquer l’assemblée générale de toute la Gaule (…). 31: (…) Ayant obtenu audience, ils se jetèrent à ses pieds en versant des larmes, (…) « deux partis divisaient la Gaule. L’un avait les Édues pour chef, l’autre les Arvernes. Après une lutte de plusieurs années pour la prééminence, les Arvernes, unis aux Séquanes, attirèrent les Germains en leur promettant des avantages. Quinze mille de ces derniers passèrent d’abord le Rhin (…). Il arrivera dans peu d’années que tous les Gaulois seront chassés de leur pays, et que tous les Germains auront passé le Rhin ; car le sol de la Germanie ne peut pas entrer en comparaison avec celui de la Gaule, non plus que la manière de vivre des deux nations. (…) César, par son autorité, par ses forces, par l’éclat de sa victoire récente, et avec le nom du peuple romain, peut empêcher qu’un plus grand nombre de Germains ne passent le Rhin, pour défendre la Gaule entière contre les violences d’Arioviste ». 33: Instruit de tous ces faits, César (…) voyait en outre le péril qu’il y avait pour la république à laisser les Germains s’habituer à passer le Rhin et à venir en grand nombre dans la Gaule. Ces peuples grossiers et barbares, une fois en possession de la Gaule entière, ne manqueraient pas sans doute, à l’exemple des Cimbres et des Teutons, de se jeter sur la province romaine et de là sur l’Italie, d’autant plus que la Séquanie n’était séparée de notre province que par le Rhône. César pensa donc qu’il fallait se hâter de prévenir ces dangers.“

V, 44: “Il y avait dans cette légion deux centurions, hommes du plus grand courage et qui approchaient déjà des premiers grades, T. Pullo et L. Vorénus. Il existait entre eux une continuelle rivalité, et chaque année ils se disputaient le rang avec une ardeur qui dégénérait en haine. (…)”

VI, 11: “Au point où l’on est arrivé, il n’est pas sans doute hors de propos de parler des mœurs de la Gaule et de la Germanie, et de la différence qui existe entre ces deux nations. Dans la Gaule, ce n’est pas seulement dans chaque ville, dans chaque bourg et dans chaque campagne qu’il existe des factions, mais aussi dans presque chaque famille : ces factions ont pour chefs ceux qu’on estime et qu’on juge les plus puissants ; c’est à leur volonté et à leur jugement que sont soumises la plupart des affaires et des résolutions. (…) 13: Dans toute la Gaule, il n’y a que deux classes d’hommes qui soient comptées pour quelque chose et qui soient honorées ; car la multitude n’a guère que le rang des esclaves, n’osant rien par elle-même, et n’étant admise à aucun conseil. La plupart, accablés de dettes, d’impôts énormes, et de vexations de la part des grands, se livrent eux-mêmes en servitude à des nobles qui exercent sur eux tous les droits des maîtres sur les esclaves. Des deux classes privilégiées, l’une est celle des druides, l’autre celle des chevaliers. Les premiers, ministres des choses divines, sont chargés des sacrifices publics et particuliers, et sont les interprètes des doctrines religieuses. (…) À une certaine époque de l’année, ils s’assemblent dans un lieu consacré sur la frontière du pays des Carnutes, qui passe pour le point central de toute la Gaule. (…) 14: Les druides ne vont point à la guerre et ne paient aucun des tributs imposés aux autres Gaulois ; ils sont exempts du service militaire et de toute espèce de charges. (…) Une croyance qu’ils cherchent surtout à établir, c’est que les âmes ne périssent point (5), et qu’après la mort, elles passent d’un corps dans un autre, croyance qui leur paraît singulièrement propre à inspirer le courage, en éloignant la crainte de la mort. Le mouvement des astres, l’immensité de l’univers, la grandeur de la terre, la nature des choses, la force et le pouvoir des dieux immortels, tels sont en outre les sujets de leurs discussions : ils les transmettent à la jeunesse. (…) 16: Toute la nation gauloise est très superstitieuse (…). 17: Le dieu qu’ils honorent le plus est Mercure. 19: (…) Les hommes ont, sur leurs femmes comme sur leurs enfants, le droit de vie et de mort (…). 21: Les mœurs des Germains sont très différents (…). Toute leur vie se passe à la chasse et dans les exercices militaires (…). 22: Ils ne s’adonnent pas à l’agriculture, et ne vivent guère que de lait, de fromage et de chair (…)”.

VII, 88: “César hâte sa marche pour assister à l’action. (…) Nos soldats, laissant de côté le javelot, tirent le glaive. Tout à coup, sur les derrières de l’ennemi, parait notre cavalerie ; d’autres cohortes approchent ; les Gaulois prennent la fuite ; notre cavalerie barre le passage aux fuyards, et en fait un grand carnage. (…) 89: Le lendemain Vercingétorix convoque l’assemblée, et dit : « Qu’il n’a pas entrepris cette guerre pour ses intérêts personnels, mais pour la défense de la liberté commune ; que, puisqu’il fallait céder à la fortune, il s’offrait à ses compatriotes, leur laissant le choix d’apaiser les Romains par sa mort ou de le livrer vivant. » On envoie à ce sujet des députés à César. Il ordonne qu’on lui apporte les armes, qu’on lui amène les chefs. Assis sur son tribunal, à la tête de son camp, il fait paraître devant lui les généraux ennemis. Vercingétorix est mis en son pouvoir ; les armes sont jetées à ses pieds.”

VIII, Préface de A. Hirtius: “Cédant à tes instances, Balbus, (…) je me suis imposé une tâche bien difficile. J’ai continué les commentaires de notre César sur ce qu’il a fait dans la Gaule (…). 1: Toute la Gaule étant soumise, César, qui avait passé l’été précédent à faire la guerre sans la moindre interruption, désirait que l’armée pût au moins, dans ses quartiers d’hiver, se délasser de si grandes fatigues, lorsqu’on lui annonça que plusieurs nations se concertaient pour reprendre les armes. (…) 52: Déjà même C. Curion, tribun du peuple, prenant en main la défense des intérêts et de l’honneur de César, avait dit souvent dans le sénat, que si l’on avait quelque ombrage de la puissance militaire de César, celle de Pompée et sa domination ne devaient pas inspirer moins d’inquiétude ; que l’un et l’autre devaient désarmer et licencier leurs troupes ; qu’ainsi Rome recouvrerait sa liberté et ses droits. Non seulement il fit cette déclaration ; mais il commençait à la faire mettre aux voix, quand les consuls et les amis de Pompée s’y opposèrent ; le sénat s’en tira en prenant un parti moyen. 54: (…) Il pensait qu’il suffisait, pour la tranquillité de la Gaule, que les Belges, le plus courageux de ces peuples, et les Édues, dont le crédit était immense, fussent contenus par des armées romaines. Il partit lui-même pour l’Italie. 55: (…) Quoiqu’une telle conduite ne laissât à personne le moindre doute sur les projets tramés contre César, il résolut cependant de tout souffrir, tant qu’il lui resterait quelque espoir de se soutenir par la force de son droit plutôt que par celle des armes.”

[Le texte utilisé pour les extraits est celui de la traduction de Nisard, 1865]

Pour la notice sur Jules César, voir La littérature romaine (7): Époque classique: 1. Sous la République. c) l’Après-Cicéron.

[ Index ] 

Anime & Manga update [002.026.138]

Anime & Manga update

NHK World Japan continues to be a great source of information about Japanese culture with their documentary series. 

Anime Manga Explosion 

Notable is the episode of Anime Manga Explosion  dedicated to Anime Sound, where voice actor Otsuka Akio reveals the techniques behind iconic lines from My Hero Academia and Bleach: Thousand-Year Blood War, and composer Inai Keiji talks about the music recording session for the new anime Star Wars: Visions Volume 3 The Duel: Payback. It aired on November 29 last year, but remains available as VOD until November 29, 2026.

The latest episode of Anime Manga Explosion is dedicated to “That Time I Got Reincarnated as a Slime, a fantasy series that has grown from a web novel into a hit anime. Original creator Fuse makes his first-ever TV appearance to share the passion behind the story. We also go behind the scenes at the anime studio [Eightbit], revealing production secrets from the very beginning of the series. Plus, we look at innovative production methods being used for the upcoming new season.” This episode aired on April 25, 2026 and will be available as VOD until April 25, 2027. 

Manben

The latest episode of Manben: Behind the scenes of manga with Urasawa Naoki is dedicated to Umino Chica (Honey and Clover). Urasawa Naoki takes us behind the scene of the production of the mangaka new series, March Comes in Like a Lion! The 21st episode of Manben Neo originally aired on November 22, 2025, with an extended version airing on March 19, 2026. The subtitled version aired on May 8, 2026 and will be available as VOD until May 8, 2027.

And other news

The spirit of the times is definitely one of nostalgia. Anime Expo, which will be held from July 2-5 at the Los Angeles Convention Center, has announced that it will host “the first official North American screening” of the 1984 movie The Super Dimension Fortress Macross: Do You Remember Love?. The screening will take place on July 5 at 12:00 p.m. PDT. (Source: ANN)

The highly anticipated reboot of Patlabor is finally out. Patlabor EZY File 1 (機動警察パトレイバー EZY / Kidō Keisatsu Patlabor EZY) premiered on May 15th — with File 2 coming on August 14th (more details on ANN, see the trailer on Youtube). The two-part movie is animated by J.C.Staff and directed by Yukata Izubuchi, with a script by Kazunori Itō, character design by Masami Yuuki, animation directed by Takamitsu Satou, costume design by Akemi Takada and music by Kenji Kawaii. I can’t wait to see this one. In the meantime, you can read the review on Anime News Network.

Bandai Namco Filmworks has announced two more films for the Votoms franchise, with the first one premiering on November 20. Armored Trooper VOTOMS: Die Graue Hexe / The Grey Witch (装甲騎兵ボトムズ灰色の魔女 / Sōkō Kihei Botomuzu Haiiro no Majo) is produced by Sunrise and Production I.G and directed by Mamoru Oshii, with mecha design by Shinobu Tsuneki and Yoshiro Sono and music by Kenji Kawai. It will be part of Sunrise’s 50th anniversary commemoration. See the trailer on Youtube (Source: ANN)

Memoria maiorum

J’ai récemment acquis une peinture que j’aimais bien. Ma soeur en avait hérité au décès de ma mère et, comme elle faisait du ménage pour réduire un peu ses biens, elle me l’a transmise. Elle a été peinte par une “cousine” de ma mère, Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015; parente, étrangement, non par les Gauthier — qui était le nom de famille de son mari — mais par les Gélinas). Elle avait entreprise la peinture comme passe-temps et démontrait un certain talent. Toutefois, cette peinture (et une autre avec un sujet similaire) représente beaucoup pour moi. Ce n’est pas seulement une peinture exécutée par une “tante”, mais aussi un important souvenir de la terre de mes ancêtres.

Selon ce qu’a écrit ma mère dans son livre Le tour du Québec en 70 ans: récit de Laure Gauthier, avant de prendre sa retraite en 1983, mon père avait décidé de travailler comme preneur de son sur un dernier film — une série documentaire de l’Office National du Film comportant cinq court métrages intitulée Le coeur et le riz tournés au Bangladesh par Michel Régnier — afin de voir s’il serait intéressé à reprendre son métier dans l’entreprise privé une fois à la retraite. À la fin du tournage, en mai 1983, ma mère est allé le rejoindre en Europe et, pendant six semaines, ils ont visité les lieux d’origines de nos ancêtres : Apt-en Provence (pour les Carbonneau), Rouen (pour les Gauthier), Saintes (pour les Gélinas), Lisieux (pour les Labelle), Chenehuttes-les-Truffeaux (pour les Lemay), et, finalement, le Perche (pour les Pelletier). Ils rapportèrent de ce voyages de nombreuses photos, et “tante” Clémence s’en inspira pour immortaliser en peinture deux de ces lieux ancestraux.

La Cristerie

La Cristerie, Peinture de Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015)

Cette peinture est la première que j’ai acquise, en 2017, au décès de ma mère. Elle représente La Cristerie, la maison ancestrale de Guillaume Pelletier, à Brésolettes (Orne). En fait, c’est la maison de son père, Éloy. C’est là où il est né en 1598 et où il a habité jusqu’à son mariage à Michelle Mabille en février 1619.

La Cristerie est une maison de ferme probablement construite durant ou avant le XVIe siècle. Elle est situé dans la commune de Brésolettes, à environ cinq kilomètre au nord de Tourouvre, dans la Forêt domaniale du Perche et de la Trappe (dans la clairière de Bresolettes), sur la Route de la Clairière de Bresolettes.

Par la suite, Guillaume Pelletier ira s’établir dans le compté de Tourouvre proprement dit, à La Gazerie, le village natale de sa femme.

Église Saint Aubin de Tourouvre

Église Saint Aubin, Peinture de Clémence Gélinas Gauthier (1925-2015)

Cette peinture-ci, je l’ai acquise il y a quelques semaines. Elle représente l’Église Saint Aubin située sur la Place Louis Debray (au 15, rue du 13 Août 1944) à Tourouvre (une commune de l’arrondissement de Mortagne-au-Perche, dans le département de l’Orne en Normandie). C’est dans cette église datant du XVe siècle (mais reconstruite plusieurs fois entre le XVe et le XVIIIe siècle, et où l’on retrouve des vitraux du XVIe siècle mais aussi du XIXe siècle, commémorant l’émigration en Nouvelle-France et la visite d’Honoré Mercier), que Guillaume Pelletier et Michelle Mabille se sont mariés en 1619, et où leurs enfants (Claude [né le 11 février 1622], Guillaume [né le 26 février 1624] et Jean [né le 12 juin 1627]) ont été baptisés.

En étant originaire de la Forêt du Perche, Guillaume était tout naturellement un travailleur du bois: bûcheron, vendeur de bois et charbonnier. Toutefois, le système féodal rends la vie dure au paysan français, déjà à la merci des saisons, qui ne cesse de s’endetter sous les nombreuses taxes et impôts (cens, taille, dîme, gabelle, etc.) et toujours contraint par les multiples restrictions de l’Ancien Régime. Ainsi, après avoir entendu l’offre des frères Noël et Jean Juchereau, représentants de Robert Giffard de Mortagne qui recrutait des gens pour développer des terres en Nouvelle-France, Guillaume ne pu résister à l’appel de la liberté et à l’idée de posséder sa propre terre hors du joug de l’Ancien Régime.

En mars 1641, après le décès de sa belle-mère, Guillaume vends donc ses possessions de Tourouvre et prends la route de La Rochelle avec son épouse, son frère Antoine et son cadet, Jean, seul survivant de ses trois fils. Là, il monte à bord d’un navire pour la Nouvelle-France. Après s’être engagé comme artisan (scieur de long, charpentier et charbonnier), il peut enfin, trois ans plus tard, en avril 1644, acheter sa propre terre à Beauport. Il la cède d’abord à son frère Antoine, mais il la reprends après la mort par noyade de ce dernier, son canot s’étant renversé aux abord des chutes Montmorency le 3 octobre 1647. Guillaume n’y sera pas juste un paysan et un ouvrier, car il sera aussi un membre respecté de sa communauté. En effet, le Journal des Jésuites nous apprends qu’il est nommé syndic adjoint de la Communauté des Habitants de la Nouvelle-France le 9 août 1653. Il mourra quelques années plus tard, chez lui à Beauport, le 28 novembre 1657 à l’âge de cinquante-neuf ans.

Quand à son fils Jean, il n’a que quatorze ans lorsqu’il arrive en Nouvelle-France. Il travaille probablement au côté de son père. En 1646, à l’âge de dix-neuf ans, il se met au service des Jésuites comme “donné”. Ses parents reçoivent cent francs pour sa première année et il est habillé tout de neuf. Il accompagne le Père Jérôme Lalemant d’abord à Trois-Rivières, puis jusqu’en Huronie, dans la Baie Georgienne, pour y établir le Fort de Sainte-Marie-des-Hurons. De retour à Beauport l’année suivante, il se fiance à Anne Langlois, mais ils doivent attendre deux ans pour qu’elle soit en âge de se marier (douze ans). La mariage est célébré à Québec le 9 décembre 1649. Ils auront sept enfants et Jean meurt en février 1698, à l’âge de soixante-et-onze ans, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il est enterré à la Rivière-Ouelle. Son fils Charles (1671-1748) reprendra sa terre de Saint-Roch et perpétuera la famille en ayant quinze enfants (sur deux mariages, dont le second avec Marie-Barbe Saint-Pierre). Viendront ensuite Pierre (1731-1797), Jean-Baptiste (1765-1825), Zéphirin (1805-1854), Louis-Elzéar (1836-1905), Jean-Baptiste (1864-1930), Jules-Alphonse (1891-1964), Claude-Eugène (1928-2015) et moi-même…

Bibliographie

  • GAGNON, Marie-Paul. Conduit par l’étoile (Récit historique romancé). La Pocatière: La Ferrée-Pinguet, 2000. 162 p.
  • GAUTHIER, Laure. Le tour du Québec en 70 ans: Récit de Laure Gauthier. Laval, 2001. 146 p.
  • MONTAGNE, Mme Pierre. Tourouvre et les Juchereau. Québec: Société Canadienne de Généalogie, 1965. 192 p. [WorldCat]
  • PELLETIER, Maurice. Guillaume Pelletier et son fils Jean. Montreal, 1976. 24 p. (Tiré-à-part des Mémoires de la Société Généalogique Canadienne Française, vol. XXVI, no 4, 1975). [WorldCat]

 

Lectures romaines (6): César : De Bello Civili

Lectures romaines (6)

César : De Bello Civili

Pour accompagner ma série d’articles sur la littérature romaine, je vais m’efforcer de lire la plupart (du moins un extrait) des titres d’auteurs romains que j’ai dans ma bibliothèque.

J’ai choisi de lire la Guerre Civile en premier car c’est un ouvrage plus court et, après avoir lu Cicéron, cela me paraissait un sujet plus intéressant (et en quelque sorte d’actualité). Toutefois, c’est en fait une lecture un peu ennuyeuse car il s’agit avant tout d’une longue description de mouvement de troupes et de batailles. L’édition que j’ai sous la main est une édition anglaise, chez Penguin Classic: Caesar: The Civil War. Markham: Penguin Books, 1984. 360 p. ISBN 0 14 044 187 5 (Goodreads).

Le Commentaires sur la Guerre civile fait le récit de la guerre civile entre César et Pompée. Il est composé de trois livres qui ont été écrits au fur et à mesure que les événements se déroulaient en 49-48 AEC, puis complétés dans les années qui suivirent (possiblement en 47 ou 45). L’ouvrage a probablement été publié à des fins de propagandes du vivant de Jules César, mais peut aussi avoir été publié un peu après sa mort en 44.

Le récit du livre I débute alors que César est à Ravenne, en Gaule cisalpine, où il fait une offre d’entente au Sénat. Lorsque celle-ci est rejeté, il se rends à Ariminum, entrant ainsi illégalement en Italie. Je suis un peu déçu que le texte ne mentionne pas la traversé du Rubicon, ni la fameuse phrase “Alea jacta est” (qui nous a été rapporté en fait par les historiens Plutarque, Suétone et Appien). Il longe ensuite la côte Est de l’Italie, à la poursuite de Pompée, jusqu’à Brindisium, mais celui-ci réussi à fuir en Grèce, à Dyrrachium. César rentre à Rome où il convoque le Sénat qui lui est toujours hostile. Il poursuit donc les partisans de Pompée en Gaule narbonnaise où il fait le siège de Marseille. Il continue ensuite en Espagne, où il est victorieux contre les légats de Pompée.

Pendant ce temps, comme nous le raconte le livre II, le lieutenant de César Caius Trebonius obtient la rédition de Marseilles. Un autre lieutenant, Scribonius Curio, se rends en Afrique, près d’Utica, pour affronter Publius Attius Varus et son allié numide, le roi Juba, mais il est défait lors de la bataille de Bagradas.

Le livre III nous raconte que César traverse finalement l’Adriatique à la poursuite de Pompée. Ne réussissant pas à le vaincre à Dyrrachium, César se rends en Thessalie où Pompée le poursuit, mais César est finalement victorieux à la bataille de Pharsale. Pompée fuit à Alexandrie et César l’y rejoint pour découvrir que Pompée a été tué par Ptolémée XIII. Il doit alors intervenir dans la guerre civile qui oppose ce dernier à sa soeur, Cléopâtre VII. Et c’est ainsi que débute la guerre d’Alexandrie.

La plupart des éditions de la Guerre Civile incluent également les textes du De Bello Alexandrino, De Bello Africo et du De Bello Hispaniensis (qui sont tous considérés comme n’ayant pas été écrit de la main de César), mais je n’ai lu que la Guerre Civile proprement dites. L’extrait qui suit raconte une partie de la campagne de Dyrrachium (texte français: traduction de Nisard, 1865):

Livre III: 70. (1) Dans en si grand malheur, deux choses empêchèrent que l’armée ne fût entièrement détruite : d’abord Pompée, qui sans doute ne s’attendait pas à ce succès alors qu’il venait de voir ses troupes chassées de leur camp, craignit quelque embuscade, et hésita à s’approcher des retranchements. Ensuite sa cavalerie fut retardée par le passage étroit des portes qu’occupaient les soldats de César. (2) Ainsi les circonstances les plus frivoles eurent des deux parts des conséquences importantes. Le retranchement tiré du camp au fleuve empêcha l’entière et prompte victoire de César ; et ce même retranchement, en retardant la poursuite de l’ennemi, sauva notre armée.

71. (1) Dans ces deux combats donnés le même jour, César perdit neuf cent soixante hommes, plusieurs chevaliers romains de distinction, Tuticanus Gallus, fils de sénateur ; C. Fléginas, de Plaisance ; A. Granius, de Pouzzoles ; M. Sacrativir, de Capoue, et trente-deux tribuns militaires ou centurions ; (2) mais la plupart périrent sans aucune blessure, écrasés dans le fossé, sur les retranchements, ou sur le bord du fleuve, par leurs compagnons qui fuyaient effrayés. Nous perdîmes aussi trente-deux enseignes. (3) Cette action valut à Pompée le titre d’imperator. Il le conserva, et souffrit désormais qu’on le saluât de ce nom ; mais cependant il n’entoura de lauriers ni ses lettres ni ses faisceaux. (4) Labiénus, ayant obtenu qu’il lui remît les prisonniers, il les promena à la tête du camp, cela sans doute pour mériter la confiance du parti qu’il venait d’embrasser ; et les appelant ses camarades, et leur demandant avec insulte si les vétérans avaient coutume de fuir, il les fit égorger publiquement.

72. (1) Ce succès inspira tant, de confiance et d’orgueil aux soldats de Pompée, qu’ils ne pensaient plus à la guerre et qu’ils croyaient avoir remporté une victoire décisive. (2) Ils ne songeaient pas qu’ils en étaient redevables à notre petit nombre, au désavantage du poste où nous nous trouvions resserrés après avoir forcé leur camp, à l’effroi qu’occasionnait une double attaque du dedans et du dehors, et à la séparation de nos troupes, qui les empêchait de se porter de mutuels secours. (3) Ils ne remarquaient pas qu’il n’y avait pas eu de combat, de vive mêlée, et que nos soldats, en se précipitant en foule dans des passages trop étroits, s’étaient fait eux-mêmes plus de mal qu’ils n’en avaient reçu de l’ennemi. (4) Enfin, ils oubliaient les accidents si communs à la guerre, et combien de désastres avaient été produits par les plus petites causes, par un soupçon mal fondé, par une terreur panique, un scrupule ; et combien de fois une armée avait eu à souffrir de la faute d’un général ou de l’erreur d’un tribun. Joyeux, comme s’ils avaient vaincu par leur courage, et qu’ils n’eussent à redouter aucun changement de la fortune, ils annonçaient partout au loin, par des messages et par des lettres, la victoire qu’ils avaient remportée ce jour-là.

73. (1) César, forcé de renoncer à son premier dessein, crut devoir changer entièrement son plan de campagne. (2) Dans cette vue, il retira à la fois toutes ses garnisons, renonça à l’attaque, rassembla sur un seul point toutes ses troupes, et, ayant convoqué les soldats pour les haranguer, il les exhorta à ne pas se laisser abattre par cet événement, et à ne pas s’inquiéter d’un revers assez léger après tant de succès. (3) “Ils devaient, ajouta-t-il, rendre grâce à la fortune d’avoir soumis l’Italie sans nulle peine, pacifié les deux Espagnes défendues par des peuples belliqueux et par les chefs les plus expérimentés et les plus habiles, et réduit en leur pouvoir les provinces voisines, si abondantes en blé. Ils ne devaient pas oublier non plus avec quel bonheur ils avaient passé sans nulle perte à travers les flottes ennemies, maîtresses de tous les ports et de toutes les côtes. (4) Si tout ne réussissait pas à leur gré, il fallait qu’ils s’appliquassent à seconder la fortune. C’était à son inconstance et non à leur général qu’ils devaient imputer le revers qu’on avait reçu : (5) le poste avait été bien choisi ; le camp ennemi avait été enlevé, et les soldats de Pompée chassés et défaits. Mais quel que fût le motif qui leur eût fait perdre une victoire qui semblait assurée, imprudence, erreur ou hasard, c’était à leur courage à tout réparer. (6) Alors le mal tournerait à bien, comme il était arrivé à Gergovie ; et ceux qui d’abord avaient redouté d’en venir aux mains, se présenteraient d’eux-mêmes au combat.”

Pour la notice sur Jules César, voir La littérature romaine (7): Époque classique: 1. Sous la République. c) l’Après-Cicéron.

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La Littérature romaine (9)

Époque classique (2): Sous le Principat (2)

J’ai décidé de séparer la littérature classique sous le principat, aussi dites “Période Augustéenne”, en plusieurs sections afin de pouvoir les mettre en ligne plus rapidement (car les vicissitudes de la vie me tiennent occupé et ralentissent mon travail…)

Horace est né le 8 décembre 65 à Venosa, en Apulie, dans une famille modeste d’affranchis. Vers l’âge de dix ans, son père l’amène à Rome pour voir à son éducation auprès du grammaticus Lucius Orbilius Pupillus. Adulte, il poursuit son éducation à Athènes où il étudie la philosophie auprès d’Aristos d’Ascalon. C’est là qu’il est conscrit dans l’armée de Brutus où il est tribun militaire [en 42]. Après la défaite et la mort de Brutus à la seconde bataille de Philippes, il est amnistié mais ses biens sont confisqués. Il revient en Italie et, en 40, prends la charge de scriba quaestorius (secrétaire du questeur, chargé des finances). Plus tard, entre 35 et 30, il sera également iudex selectus (juge de paix). Vers 40, il fait la rencontre de Virgile qui le présente à Maecenas. Celui-ci lui offre son support et l’introduit à son tour aux cercles de Pollio et Messala. Plus à l’aise financièrement, il se consacre alors à la poésie et deviendra sans aucun doute l’un des plus grands poètes romains. On lui connaît une demi-douzaine d’oeuvres:

Tite-Live est né en 64 à Patavium dans une famille riche, ce qui lui permet de recevoir une bonne éducation. Il n’a pas suivi le cursus honorum ou exercé de charge publique, se consacrant plutôt à la littérature et à l’histoire. Il aurait écrit des traités et des dialogues de philosophie et de rhétorique, ainsi qu’une correspondance, mais sa seule oeuvre à nous être parvenu est le monumental ouvrage historique qui fait de lui l’un des plus importants historiens de l’antiquité:

  • Ab Urbe condita libri (L’Histoire de la ville [Rome] depuis sa fondation a été écrite à partir de 31 et publiée un livre à la fois dès 29. L’ouvrage comprend 142 livres, couvrant la période du VIIIe siècle à 9 AEC, dont seulement 35 (livres I-X et XXI à XLV) ont été conservés mais les lacunes sont connues par des fragments et des abrégés. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads [FR/EN]) ainsi que dans le domaine public: BCS, OLL, Project Gutenberg (1-8, 27-36), Remacle, Wikisource (FR/EN))
  • Nom: Nicolas de Damas (Νικόλαος Δαμασκηνός)
  • Date: 64 – c20 AEC
  • Genre: Histoire, Traité

Nicolas de Damas est un historien et philosophe syrien né à Damas en 64 AEC dans la famille de Antipatros, un orateur fortuné, ce qui lui permet d’obtenir une très bonne éducation. Il fut l’ami et le secrétaire du roi de Judée, Hérode 1er, pour qui il mènera à deux reprises des ambassades à Rome, puis une troisième fois pour son fils Archélaos. Très jeune, il aurait écrit des pièces de théâtre, avant de se consacrer à la philosophie aristotélicienne. Il aurait écrit plusieurs traités philosophiques (principalement des commentaires ou des paraphrases d’Aristote :  Sur la philosophie d’Aristote, Sur les dieux, Sur la philosophie première, Sur la Psyche) qui ne nous sont pas parvenus, mais nous lui connaissons cinq ouvrages dont nous avons conservé des fragments:

  • Ίστορίαι (Histoire universelle était composé de 114 livres et faisait le récit de l’histoire du monde des origines jusqu’à Auguste; il l’aurait écrit vers la fin de sa vie, sur une commande d’Hérode. Nous n’en avons que des fragments (surtout des livres I à VIII), mais Flavius Josèphe semble l’avoir beaucoup utilisé comme source. Les extraits de ses oeuvres sont disponibles aux Belles Lettres et dans des éditions variées (Goodreads [FR/EN]))
  • Βίος Καίσαρος (Bios Kaisaros / Biographie d’Auguste aurait été écrite peu après la mort d’Auguste et nous n’en conservons que deux longs extraits sur la mort de Jules César et la jeunesse d’Octave)
  • Αυτοβιογραφία (Son Autobiographie a été écrite vers la fin de sa vie, mais il n’en reste qu’une demi-douzaine de fragments principalement sur l’histoire juive et la cour d’Hérode)
  • Le Recueil de traits de mœurs est un ouvrage ethnographique qui compile à partir de source diverses les coutumes étranges d’une cinquantaine de peuples, dont plusieurs courts extraits ont été conservés dans l’Anthologie de Stobée.
  • Περί φυτών (De Plantis / Traité sur les plantes est composé de deux livres (sur la nature et l’origine des plantes) et a originalement été attribué à Aristote lui-même, puisqu’il a été trouvé dans une collection de traités aristotéliciens, mais un nouveau manuscrit, qui est une traduction arabe par Ishaq ibn Hunayn, semble indiquer qu’il s’agit d’un commentaire aristotélicien de Nicolas de Damas. L’ouvrage est disponible chez Brill (Goodreads) et dans le domaine public: Wikisource)

Messalla Corvinus est un homme d’état romain et sénateur né à Rome vers 64 AEC. Il fait des études à Athènes avec Horace et le fils de Cicéron. Son support pour le parti républicain fait qu’il est proscrit par le second triumvirat en 43, mais il est rapidement amnistié. Il rejoint néanmoins les armées de Brutus et Longinus en Orient, où il obtient un poste de commandement dans l’armée des Libérateurs [43], puis devient préteur suffect [40]. Après la défaite de la bataille de Philippes, il se joint à Marc Antoine puis, lorsque ce dernier s’allie à Cléopâtre, il donne son support à Octavien. Il est alors successivement commandant de flotte pendant la guerre sicilienne [36], augure [35], participe à la campagne contre les Salasses [34], consul [32], proconsul d’Aquitaine [28/27], préfet en Asie Mineure, et préfet de Rome [27]. Il se dit alors “dégoûté du pouvoir.”

Vers 30 AEC, il forme un cercle littéraire qui sera très influent sur la culture de l’époque et qui inclura Tibulle, Aemilius Macer, Valgius Rufus, Cornelius Severus, Servius Sulpicius et sa fille Sulpicia, ainsi que Horace et Ovide. Il est lui-même un auteur assez prolifique puisqu’il écrit des discours, de la poésie ainsi que des mémoires ou traités (entre autres sur la guerre civile, la grammaire, les haruspices et les grandes familles romaines), mais aucune de ses oeuvres n’a été conservées.

Grattius est un poète latin de l’époque augustéenne, possiblement originaire de Falerii, qui est cité par Ovide dans ses Epistulae ex Ponto. Nous ne lui connaissons qu’une seule oeuvre, composée entre 1  et 8 AEC: Cynegetica, un poème didactique sur la chasse à l’aide de chiens dont seulement 541 vers hexamètres ont été conservés. L’oeuvre est disponible chez Loeb, dans des éditions variées (Goodreads) et dans le domaine public: Penelope, Remacle.

  • Nom: Octave / Auguste
  • Date: 63 (AEC) – 14 (EC)
  • Genre: Traité

Caius Octavius (Octave) est né à Rome le 23 septembre 63 AEC dans une riche famille d’origine équestre, mais la carrière politique de son père leur permet d’accéder à l’ordre sénatorial. De plus, sa mère appartient à l’influente famille des Iulii, ce qui fait de lui le petit-neveu de Jules César. Son enfance est marqué par le décès de son père en 59 (mais sa mère se remarie rapidement) et par de nombreux troubles politiques. Malgré cela, il reçoit une excellente éducation. En 48, il se joint au collège des augures, puis à celui des pontifes. Adulte (il a 16 ans en en 47), il apparaît souvent auprès de César, qui le nomme préfet de Rome. Pour acquérir de l’expérience militaire, il rejoint César en 45 en Hispanie, où celui-ci mène campagne contre Pompée. César est impressionné par le caractère de son petit-neveu. De retour à Rome, César est nommé dictateur et envoi Octave à Apollonia d’Illyrie pour parfaire son éducation.

Le 25 mars 44, Octave apprend que César a été assassiné et que, l’ayant secrètement adopté, il a fait de lui son héritier. Contre l’avis de son entourage, il accepte l’héritage et prends le  nom de Caius Iulius Caesar Octavianus (Octavien). Il doit d’abord consolider sa position avec le second triumvirat, poursuivre et punir les assassins de César, puis contester le pouvoir à Marc-Antoine. De retour à Rome en 29, il est reçu triomphalement et se voit accorder le pouvoir et le titre d’Imperator. Octavien ne veut toutefois pas être dictateur, ni roi. Il restaure donc la République, les pouvoirs du Sénat et le consulat. En 27, le Sénat lui décerne les titres de Augustus (“le plus illustre”) et de Princeps (“premier des sénateurs”). Il prends alors le nom de Imperator Caesar Divi Filius Augustus (Auguste) et consacrera son Principat à reconstruire Rome, maintenir la paix et bâtir ce qui deviendra l’Empire.

En 13 EC, Auguste remets aux Vestales trois documents scellés qu’il a rédigés et qui ne doivent être lu qu’après son décès. Le premier contenait les instructions pour ses funérailles, le second contenait l’index rerum gestarum (compte-rendu de ses actions) et le troisième le brevarium totius imperii (état de situation de tout l’Empire). Seul le second nous est parvenu, sous la forme du Res Gestae Divi Augusti (Actes du divin Auguste), gravé sur des plaques de bronze fixés au mausolée d’Auguste et dont des copies ont été affichées un peu partout dans l’Empire. Le texte en est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Goodreads) et dans le domaine public: DroitRomain, Penelope, Wikisources [FR/EN].

Agrippa est un militaire et homme d’état romain né vers 63 AEC dans une famille de rang équestre. Ami d’enfance d’Octave, il étudie à ses côtés et l’accompagnera toute sa vie dans son ascension au pouvoir. Il participe à de nombreuses batailles (Munda,  Modène, Philippes, Pérouse, révolte sicilienne et bataille de Nauloque, campagne contre Marc-Antoine et bataille d’Actium) et occupe de nombreux postes (tribun de la plèbe [43], préteur urbain à Rome [40], gouverneur de Gaule transalpine [39/38], consul [37, 28-27], édile [33], gouverneur de l’Orient [23-21, 17-13], gouverneur de l’Occident [20-19], et reçoit même exceptionnellement l’Imperium et le pouvoir tribunicien [18]). Il est un conseillé très proche d’Octavien, au point où il peut être considéré comme son corégent. Il prends aussi en charge la reconstruction de Rome: durant son édilité il rénove et construit des aqueducs (l’Aqua Appia, l’Anio Vetus, l’Aqua Marcia, et l’Aqua Julia), les rues et les égouts (la Cloaca Maxima), puis sous le Principat, il entreprends des travaux sur le Champ de Mars, construit les Thermes d’Agrippa, l’Aqua Virgo, le Panthéon (qui sera reconstruit sous Hadrien suite à un incendie), et la basilique de Neptune. Finalement, il a contribué de façon très significative à la succession de l’Empire: avec son épouse Pomponia il a deux filles, dont Agrippina (qui sera l’épouse de Tibère); avec son épouse Julia, fille d’Auguste, il a cinq enfants dont Caius et Lucius (qui seront adoptés par Auguste, mais mourront jeunes) et Agrippine l’Aînée (épouse de Germanicus, mère de Caligula et de Agrippine la Jeune, qui sera elle-même mère de Néron et épouse de Claude) !

Alors qu’il est gouverneur des provinces orientale (23-21), il réside à Lesbos où il écrit ses mémoires et un commentaire géographique (Commentarii), qui n’ont pas été conservés.

Manilius est un poète et astrologue latin probablement né en Afrique du Nord (possiblement d’origine berbère) qui écrivit, dans les dernières années du règne d’Auguste, un poème didactique traitant d’astrologie :

  • Astronomica (Les Astronomiques aurait été écrit vers l’an 10 EC — car l’auteur y fait allusion à la bataille de Teutobourg qui eut lieu en 9 EC — et est composé de cinq livres: le premier est consacré à la description du ciel (étoiles, constellations, planètes), le second au zodiaque, le troisième aux horoscopes (c’est la première fois dans la littérature que l’on retrouve le concept de “maisons”, ou templa), le quatrième à la terre et ses peuples et finalement le cinquième à l’influence de la position des planètes. Manilius se serait inspiré du poème Phénomènes de Aratos de Soles. L’auteur fantastique H.P. Lovecraft le mentionne à plusieurs reprises et il serait l’inspiration de son Necronomicon. L’Ouvrage est disponible chez Loeb, dans des éditions variées (Goodreads) et dans le domaine public: Remacle, Wikimedia.

Denys d’Halicarnasse (Διονύσιος Ἁλικαρνασσεύς / Dionýsios Halikarnasseús) est né à Halicarnasse vers l’an 60. AEC. Il vient à Rome vers 30 et participe aux cercles cultivés de la ville et y enseigne la littérature grecque et la rhétorique. Nous lui connaissons une douzaine d’oeuvres :

  • Ῥωμαϊκὴ Ἀρχαιολογία (Rhōmaïkḕ Arkhaiología / Antiquités romaines est une histoire de Rome dont la préface a été écrite en 8 AEC et qui était composé de vingt livres qui racontent l’histoire de Rome de ses origines légendaires jusqu’à la première guerre punique (264 AEC). Seuls les onze premiers ont été conservés. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads [FR/EN]) ainsi que dans le domaine public: Penelope,  Remacle)
  • Τέχνη ῥητορική (Tékhnē rhētorikḗ / L’art de la rhétorique est une collection d’essais théorique sur la rhétorique écrits par divers auteurs; c’est donc une oeuvre apocryphes)
  • Περὶ συνθέσεως ὀνομάτων (Perì sunthéseōs onomátōn / Traité de l’arrangement des mots est une étude théorique sur le style des écrivains grecs et comprends de nombreuses citations très utiles d’auteurs grecs)
  • Περὶ μιμήσεως (Perì mimêseôs / Sur l’imitation est un traité sur l’importance en rhétorique de l’imitation des meilleurs auteurs, dont il ne reste que des fragments)
  • Περὶ τῶν ἀρχαίων ῥητόρων ὑπομνηματισμοί (Perì tôn archaíôn rhêtórôn upomnêmatismoí / Orateurs antiques est un commentaire sur l’origine des six orateurs attiques: Lysias, Isocrate et Isée, puis Démosthène, Hypéride et Eschine; il y défend l’atticisme, présente une biographie des orateurs et une étude de leur style. Seule la première partie a été conservée)
  • Sur l’orateur Dinarque (est un ajout à l’ouvrage précédent)
  • Chronologies grecques et romaines (perdue)
  • Sur la philosophie politique (perdue)
  • Sur les figures (perdue)
  • Περὶ Θουκιδίδου χαρακτῆρος (Perì Thoukidídou kharaktêros / Examen de Thucydide)
  • Περὶ λεκτικῆς Δημοσθένους δεινότητος (Perì lektikês Dēmosthénous deinótētos / Sur la force du style de Démosthène)
  • Πρὸς Ἀμμαῖον ἐπιστολὴ ἀ’ (deux Lettres à Ammæus qui débattent de la valeur et des styles d’Aristote  et de Démosthène, et sur Thucydide)
  • Πρὸς Πομπήιον Γέμινον ἐπιστολή (Lettre à Pompée Géminos sur le style de Platon)

Prochainement: La littérature romaine (10): Sous le Principat (3)

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Anime & Manga update [002.026.088]

Anime & Manga update

Crunchyroll

I just learned a couple of days ago that Crunchyroll is now available as a subscription on Apple TV (9to5Mac, AppleInsider, CNET, Engadget, MacRumors). The world’s largest anime library is now available as a channel on the Apple TV app in the USA, Canada, UK and Australia. It offers a one-week free trial and, after that, subscription is $9.99 per month.

The streaming platform offers over a thousand anime titles that can be searched alphabetically or by genres (action, adventure, comedy, drama, fantasy, romance, sci-fi, etc.). It is full of classics (or more recent series) that I would like to watch (or rewatch): Akira, Arte, Captain Harlock, City Hunter, Genesis Climber Mospeada, Gunbuster, Japanese Anime Classic Collection, Kimagure Orange Road, Legend of the Galactic Heroes, Library War, Mazinger Z, Mobile Suit Gundam, Moyashimon, Orguss, Phoenix, Planetes, Record of Lodoss War, Robotech, Star Blazers: Space Battleship Yamato, The Apothecary Diaries, Vinland Saga — just to name a few. And there is so much to discover !

I will certainly consider subscribing to Crunchyroll. Although, I subscribed for over a year to RetroCrush and watched just a couple of episodes of a series (I think it was Dear Brother) and never used it again until I cancelled it recently… I should wait until I have more time…

Anime Pilgrims

NHK World Japan continues to be a great source of information about Japanese culture with their documentary series. The latest episodes of Anime Manga Explosion are dedicated to Yamashita Shingo (key animator on Naruto Shippuden) and MAO (latest title from Takahashi Rumiko).

There is a new series about anime tourism titled Anime Pilgrims. Fans visit the real-life settings of iconic anime productions to offer a glimpse into Japan’s deep culture, history, and hidden charms. Two episodes are available:

In “Hokkaido: Golden Kamuy”, cosplayer Yuriko Tiger explores the real locations behind the hit anime Golden Kamuy to discover the hidden history of Otaru (in Hokkaido) and the rich traditions of the indigenous Ainu people. The 15-minute episode was broadcast on March 22, 2026 and is available as Video-On-Demand (VOD) until March 21, 2027.

In “Nagasaki: The Colors Within”, anime singer and superfan MindaRyn from Thailand visits Nagasaki, the backdrop of the 2024 acclaimed film The Colors Within, to uncover the reality behind Japan’s ‘hidden Christian‘ history. The 15-minute episode was broadcast on March 29, 2026 and is available as VOD until April 5, 2026.

La Littérature romaine (8)

Époque classique (2): Sous le Principat (1)

La deuxième partie de la littérature romaine classique (à la fin du 1er siècle AEC) est une période assez courte, juste une cinquantaine d’années, mais qui s’est révélée une période très prolifique. On l’appelle la “Période Augustéenne” car elle a été dominée par le Principat d’Octave (ou Octavien après son adoption par César et qui prendra par la suite le nom d’Auguste). C’est  une période de transition et de paix (la Pax Augusti) et c’est justement ces années de stabilité politique qui seront très propice au développement de la culture. C’est grâce à l’instigation d’Auguste lui même — et au patronage de son entourage (notamment son conseiller Caius Maecenas [dont le nom est à l’origine du terme “mécénat”], mais également Caius Asinius Pollio et Marcus Valérius Messala Corvinus) — que l’on retrouve une recrudescence de l’activité littéraire, particulièrement en poésie.

De nombreux poètes seront donc actif durant le règne d’Auguste (de 43 AEC à 14 EC): Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, etc. D’autres s’illustreront dans le domaine de l’architecture (Vitruve), de l’histoire (Tite-Live) ou de la géographie (Strabon). On retrouve une trentaine d’auteurs durant cette période. En voici une liste plus complète:

Vitruve est un architecte romain du 1er siècle AEC. Avant de devenir architecte, il aurait été militaire en Gaule, en Hispanie et en Grèce, puis constructeur de machine de guerre. Tous ce que nous connaissons de la technologie, des techniques de construction et de l’architecture romaine provient essentiellement de son ouvrage De architectura (Sur l’architecture) qu’il a écrit probablement entre 35 et 25 AEC et qui nous est parvenu. Cette oeuvre a eut une grande influence sur des artistes de la Renaissance comme Leonardo da Vinci. Vitruve dédit son oeuvre à Octavien afin de transmettre ses connaissances et d’aider le futur empereur dans sa campagne de reconstruction des bâtiments publics menée sous la supervision de Marcus Agrippa. Composé de dix livres, l’ouvrage traite de l’organisation urbaine et de principes architecturaux, des matériaux, des temples, des édifices publics (forum, basilica, théâtre, port), des édifices privés, de décor, d’hydraulique, d’astronomie et de mécanique. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Project Gutenberg, Remacle, Wikisource (EN).

Homme politique et militaire, orateur, avocat, dramaturge, poète et historien romain d’origine plébéienne. Il est lieutenant de César durant la guerre civile et le suit dans ses campagnes en Gaules [en 51], en Italie, en Sicile [en 49], en Afrique, en Macédoine (notamment à Pharsale en 48) et en Hispanie. Il est tribun de la plèbe en 47, préteur en 45 et gouverneur d’Hispanie ultérieure. Après l’assassinat de César, il se joint à Marc-Antoine et commande des légions en Gaule Cisalpine. Il est Consul en 40 et gouverneur de Macédoine. Après une campagne contre les Dalmates qui lui vaudra un triomphe, il se retire de la vie politique en 39. Il cesse de supporter Antoine suite à son alliance avec Cléopâtre et reste neutre lorsque Octave lui demande de se joindre à lui. Il se consacre alors à des activités littéraire et contribue, en 38, à la reconstruction de Rome en rénovant l’Atrium Libertatis auquel il intègre une bibliothèque publique et une galerie où il expose sa propre collection d’art. Membre du cercle de Catulle, il développe son propre cercle où il encourage des poètes comme Virgile et Horace. Il a écrit des tragédies, un livre contre Salluste, mais surtout une Histoire de la guerre civile en dix-sept livres, allant du premier triumvirat  jusqu’à la bataille de Philippes. De ces oeuvres, il ne subsiste que quelques fragments.

Homme politique (Questeur [44] et sénateur) et dramaturge romain originaire de Parme. Il est surtout connu pour avoir été l’un des conjurés qui assassinèrent César, menés par Brutus et Cassius Longinus, et qui ensuite prirent la fuite en Orient. Il informe Cicéron de la situation dans leur correspondance (Epistulae Ad Familiares XII: 1-13, lettres datées du 3 mai 44 au 13 juin 43). Les conjurés sont poursuivies par les armées du second triumvirat dans ce qui sera connu comme la guerre civile des Libérateurs. Après la défaite de la bataille de Philippes en octobre 42 (et le suicide de Cassius Longinus), il rejoint le fils de Pompée, Sextus, en Sicile. Lorsque ce dernier est défait par Agrippa à la bataille de Nauloque, Cassius Parmensis se rend et rejoint Marc-Antoine en 35. Suite à la défaite de Marc-Antoine à Actium, il fuit à Athènes où il est tué sur les ordres d’Octavien en 31. Il aurait écrit des tragédies et des poèmes élégiaques qui n’ont pas été conservés.

Dramaturge et poète originaire de Turbigo qui a écrit des poèmes didactiques épicuriens, des épopées et des tragédies. Ami de Virgile et d’Horace, il appartenait comme eux au cercle de Maecenas. Avec Plotius Tucca, il a révisé et publié l’Énéide de Virgile après sa mort. Nous ne lui connaissons que deux oeuvres: De Morte (écrit vers 44-43, dont il ne reste qu’une douzaine de vers) et son célèbre Thyeste, qui a été présenté lors des jeux de 29 célébrant la victoire d’Octavien à Actium, mais qui a été perdu. Il aurait également écrit un panégyrique d’Auguste et des mémoires de Virgile.

Virgile est sans aucun doute un des poètes romains les plus importants. Originaire de Andes (en Gaule cisalpine, dans l’actuelle Lombardie), il est né dans une famille de la bourgeoisie Mantouane (son père était un petit propriétaire terrien et sa mère la fille d’un riche marchand). Il fait des études approfondies entre autres en lettres, philosophie et rhétorique. Il fréquente probablement le cercle littéraire de Catulle, où il rencontre d’autres poètes comme L. Varius Rufus, son ami Q. Horatius Flaccus ou Cornelius Gallus, et il reçoit le support de C. Asinius Pollio et de C. Maecenas. Son style, sa langue et son esthétique sont considérés comme le summum de la littérature latine. En plus d’une trentaine de poèmes ou carmina (chants) mineurs (réunis sous le titre Appendix vergiliana) qui lui sont attribués, Virgile est surtout connu pour trois grandes oeuvres, chacune écrite dans un style distinct:

Poète romain ami de Virgile et de Maecenas, actif entre 35 et 19. Il est, avec Lucius Varius Rufus, l’un des exécuteurs testamentaires de Virgile, nommés par Auguste, et responsables de la publication de l’Énéide. Il aurait composé entre autre un poème épique sur la mort de Jules César, mais rien n’a été conservé de son oeuvre.

Gallus est une homme politique et militaire romain qui participa à la campagne d’Égypte contre Marc-Antoine après sa défaite à Actium. Il est par la suite nommé le premier préfet d’Égypte par Octavien. Il est toutefois impliqué dans un scandale, alors qu’il offre sa protection à Quintus Caecilius Epirota, un grammaticus qui aurait eut des relations inappropriées avec une étudiante (fille d’Atticus et l’épouse d’Agrippa !), et il se suicide pour échapper à la disgrâce. Étant donné qu’il est rarement mentionné dans les inscriptions et les sources, il aurait peut-être été frappé d’une damnatio memoriae. Il est également connu comme orateur et poète, mais rien ne subsiste de son oeuvre. Influencé par les poètes grecs Parthénios de Nicée et Euphorion de Chalcis, il aurait écrit des epyllia et publié, sous le titre Amores, quatre livres d’élégies amoureuses, genre qu’il introduisit à Rome.

  • Nom: Strabon (Στράϐων)
  • Date: 68 (AEC) – 23 (EC)
  • Genre: Traité (Géographie)

Strabon est un géographe et un historien grec né à Amasée dans le Royaume du Pont (au nord de l’Anatolie). Issue d’une famille influente, il a reçu une excellente éducation (avec des maîtres comme Boèce de Sidon, Tyrannion d’Amisos, Aristodème de Nysa ou Xénarque de Séleucie). Il a été influencé par la pensée Stoïcienne. Il voyage beaucoup autour de la Méditerrannée (dont en Grèce, Italie, Éthiopie, Égypte, Judée) et s’installe à Rome vers 40 AEC, mais retournera probablement dans sa terre natale pour ses vieux jours. Nous lui connaissons trois ouvrages importants:

  • Historika Hypomnémata (Commentaires historiques écrit en quarante-trois livres entre 37 et 20 AEC et dont il ne reste que des fragments)
  • Ta meta Polybiou (Suites à Polybe est soit un ouvrage à part ou une partie du précédent, qui se veut une suite aux Histoires de Polybe, et dont il ne reste que des fragments)
  • Geographica (Γεωγραφικά / La Géographie est une encyclopédie géographique en dix-sept livres, divisée en régions [I-II: introduction, III-X: Europe mais surtout la Grèce, XI-XIV: l’Asie Mineure, XV-XVI: l’Orient, XVII: l’Afrique mais surtout l’Égypte et la Libye], écrit entre 20 AEC et 23 EC; l’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Méditerranés, Penelope, Project Gutenberg, Remacle, Wikisource (FR))

Hygin est un grammairien romain d’origine humble né soit en Espagne, soit à Alexandrie, et dont nous connaissons peu de choses. Il aurait été l’esclave de Jules César et aurait étudié à Rome sous l’historien Alexandre Polyhistor. Affranchi par Auguste, il succède à Pompeius Macer comme gestionnaire de la Bibliothèque palatine. Il fréquente le milieu littéraire de l’époque, comme Virgile ou Ovide. Étant plus un compilateur qu’un auteur, on lui connait de nombreuses oeuvres sur des sujets très divers — un Commentaire sur Virgile, De familiis Troianis (Des familles de Troie), De origine situque urbium Italicarum (De l’origine et de la localisation des villes italiques), De agricultura (De l’agriculture), De apibus (Des abeilles), De diis penatibus (Des dieux pénates) et De proprietatibus deorum (Des propriétés des dieux) — qui ne nous sont pas parvenus. Toutefois, deux de ses oeuvres nous sont plus ou moins parvenues:

  • Fabulae (les “histoires” sont constituées de deux-cent-soixante-dix-sept chapitres qui nous racontent, d’une façon concise mais austère, la mythologie grecque et romaine, la généalogie des héros et des dieux, et nous offrent diverses autres listes (Les Devins, Les Enfants de Typhon et d’Echidna, Les Fils de Neptune, Ceux qui tuèrent leur épouse, Les quadriges qui causèrent la perte de leur conducteur, etc.). C’est une source riche en informations sur la culture et les croyances romaines. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: ToposText)
  • De Astronomia (De L’Astronomie est un ouvrage d’introduction à l’astronomie composé de quatre livres: le premier traite de cosmographie, le second de mythes stellaires [catastérismes, constellations], le troisième de l’astrothésie, et le quatrième du mouvement des astres. Il s’agit certainement d’une compilation de sources grecques et latines. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Internet Archive, ToposText )

Prochainement: La littérature romaine (9): Sous le Principat (2)

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A day at the museum [002.026.074]

Torlonia Collection

The Collection

The Torlonia Collection is probably the biggest private collection of ancient art in the World. It was gathered in the 19th century by a family of rich ennobled Italian bankers, the Torlonia, through the acquisitions of other collections and archaeological digs on their own estates. To showcase the collection’s 620 sculptures, Prince Alessandro Torlonia founded the Torlonia Museum in 1875. The museum closed during WW2 and the collection was put in storage in 1960. It was therefore out of the public sight for a very long time. Following an agreement with the Italian government, the Torlonia Foundation was created in 2014 to conserve and promote the collection and a new museum was opened in 2016.

A special selection of the collection, comprising nearly sixty pieces (only one-tenth of the collection!), was gathered for a travelling exhibition. It was first exhibited at the Villa Caffarelli of the Capitoline Museum of Rome from 14 October 2020 to 27 February 2022. Then it went to the Gallerie D’Italia in Milan (from 25 May to 18 September 2022), to the Louvres Museum, in Paris (France), from 26 June 2024 to 6 January 2025, to the Art Institute of Chicago (from 15 March 2025 to 29 June 2025) and the Kimbell Art Museum, in Fort Worth (Texas), from September 14 2025 to January 25 2026. It is now shown at the Montreal Museum of Fine Art from 14 March to 19 July 2026, after which time the exhibition will return to Italy.

“Statue of Leda and the Swan” composition; the “modern” additions are in dark blue

The first room introduces us to the collection as well as to the conservation and restoration work done by the Laboratori Torlonia. A great emphasis is put on the fact that most ancient sculptures were not found complete and some restorative work was done on them at some point. Each descriptive panel clearly shows for each piece that the sculpture combines ancient and later elements (characterized as “modern”, the restoration could date from the Renaissance or the 18/19th century). Sometime, it even includes parts of another ancient work that was not originally related to the sculpture. For example, on the Germanicus statue (the only bronze work of the collection), both arms, the right leg and its draped stump support as well as the head are all “modern” restorative additions. In the case of the “Statue of Leda and the Swan”, the head, both arms, the cloth, the left foot as well as the head of the swan are also later additions.

Funerary statuary

The next room shows how the Romans used art (monuments and sculptures) to commemorate the death of their loved ones. We particularly note the statue of a couple holding hands, the funerary monument of a fourteen year-old boy, and two sarcophagi illustrating the labours of Hercules, one with a lid depicting a reclining couple.

“A population of statues”

The Romans surely loved their sculptures as they were everywhere in their cities and their homes. They were not only the expression of the Romans appreciation for art, but also a form of visual communication. Monuments, reliefs and statuary were used for advertising, for commemoration, for showing off one’s status, and also for political propaganda. Today, they can also tell us a lot about the Roman culture: their clothing, hairstyles, beliefs, occupations, architecture, etc. Statuary is not only beautiful, it is also, in many ways, useful. Notable are a statue of a youth and, particularly, the Portus relief which was probably a votive offering from a merchant to bring good luck. It depicts in detail the harbour of Portus, with its building (the lighthouse!) and ships, as well as many auspicious symbols and protective deities, and still shows some traces of polychromy.

Imperial portraits

For me, one of the most interesting aspects of Roman sculpture is the imperial portraits. They are usually an idealized portrait of the emperor which (along with coinage) serves the imperial propaganda by making the emperor easily recognizable and promoting his greatness. This exhibition uses them to explain the strategies of succession, where emperors use strategic adoptions and marriages to ensure their dynastic continuity. Notable are the portraits of Augustus, Marcus Aurelius, Lucius Verus, Crispina, Commodus, Septimius Severus, young Commodus and Julia Domna.

Lucius Verus

I would be lying if I was not admitting that the main reason for me to visit this exhibition was not to see the bust of the emperor to whom I dedicated seven years of higher education. It is really nice to be able to see this bust of Lucius Verus in Montreal. However, the Torlonia Collection holds another bust of Verus that is unfortunately not part of this exhibition. It is sad because it is a beautiful one: an antique black marble head on a “modern” alabaster bust with armour and paludamentum coming from the Giustiniani Collection (MT 350). I was also hoping to see a relief from the Palazzo Giraud-Torlonia depicting a Clementia scene where Verus stands with a kneeling barbarian, probably coming from a triumphal arch or the arch of Divus Verus. I have never seen it and it was not part of the exhibition (it’s not even mentioned in the collection’s catalogue).

Realism of life

One characteristic of Roman sculpture, in opposition to its Greek counterpart which tended to be more formal and sober, is that it depicts life with great realism and even, sometimes, a little extravagance. Whether they represent children (often as gods or with animals), a goddess or old men, the body and facial features are realistic and includes genitals, love handles, wrinkles and warts. Also, contrary to common belief, the statuary was never plain white marble, but was generally painted with rich and vivid colours, of which we can sometimes still find traces. Notable are the statues of Cupid and Psyche, a boy with dogs, crouching Aphrodite, the old man of Otricoli and Euthydemus of Bactria.

The Myths & Gods

Another thematic very popular in sculptures is the depictions of myths and gods: the labours of Hercules, Leda and the Swan, the Mithraic mysteries, the personification of the Nile, Apollo, Aphrodite, Artemis Ephesia (with her multiple breasts) or Athena.

Conclusion

I’ve been waiting to see this exhibition for several months now and I am really glad it is finally here. I intend to go visit several times. It is a unique chance to see this exceptional collection and to be able to appreciate Roman sculptures without having to travel far. Of course, I am a little disappointed that the exhibit didn’t include more imperial portraits (particularly of Lucius Verus). Also, despite having studied ancient history, I am quite surprised (and disappointed) to discover that those superb pieces of art are largely made of restorations (I wouldn’t say they are “fake”, but the vision of the original artist might have been distorted by the perception that we had of it in the Renaissance or the 19th century). I knew that noses, fingers and genitals often had to be recreated or that sometimes heads were swapped, but I never imagine that the restoration work was so extensive.

Nevertheless, this is an exceptional exhibition that everyone interested in art or ancient history must see. The Torlonia Collection: Masterpieces of Roman Sculpture exhibition takes place at the Montreal Museum of Fine Arts until July 19, 2026. Don’t miss it.

Mediagraphy

For further information, you can consult those web sites:

  • Wikipedia: Torlonia Family [FR / EN / IT], Torlonia Collection [FR / EN], Alessandro Torlonia [FR / EN / IT], Torlonia Museum [FR / EN / IT].

Robotech live-action ?

A colleague from the original Protoculture days recently shared with me a Youtube 3:20 min. clip of an (obviously) AI-made “live action” titled Robotech 2026. It brought back lots of memories. We were wondering if it was just a fan project made as a proof of concept or if it was the preview for a real studio movie. We did some digging…

Robotech 2026 is a fan-made short film directed by Peter Hyoguchi and created with AI (Grok) to simulate a live-action movie trailer inspired by the opening sequence of the Robotech animated TV series. It’s described as “a non-commercial fan film made for creative and educational purposes” and acknowledged that “Robotech and all related characters are the property of Harmony Gold”.

On Youtube, there is also a shorter (2:00 min.) clip for another project called Robotech: New Gen 2026 as well as a 0:30 teaser for the same project, which is the trailer for a hypothetical AI “live-action” adaptation of Robotech: New Generation. This one is really good (unless it is because New Generation has always been one of my favourite parts). I am really NOT a big fan of AI, but it is nevertheless an interesting proof of concept.

Apparently, Sony Pictures is still planning a Robotech live action written by Art Marcum and Matt Holloway and directed by Rhys Thomas, but I doubt it will ever see the light of day (although there is a terrible fan-made trailer for it!).

If you are interested in reminiscing further about Robotech and anime in general, you can check out my web site “Protoculture Memories”…

A day at the museum [002.026.046]

Les Arts du Tout-Monde

[ iPhone 17 Pro, Musée des Beaux-Arts, 2026/02/13 ]

Avec l’exposition “Les Arts du Tout-Monde”, le Musée des Beaux-Arts de Montréal propose un survol des arts des différentes civilisations de notre planète dans une perspective comparative, transhistorique et interculturelle. Cela fait un fascinant méli-mélo d’objets, mais qui en valait bien le déplacement.

Évidemment, j’ai été particulièrement intéressé par la salle Japonaise qui nous fait découvrir notamment, la fameuse collection de boîtes à encens [香合 / kôgô] de Clemenceau, les intrigants Netsuke [根付] — voir également l’expérience numérique “Les netsuke au bout des doigts” sur le site du musée — ainsi qu’une oeuvre de Hokusai (un nishiki-e de la série “Tour des chutes d’eau des différentes provinces” datant de c1832 et intitulé “Cascade où Yoshitsune baigna son cheval à Yoshino”) !

Toutefois ma partie favorite reste tout de même la salle dédiée aux civilisations anciennes du bassin méditerranéen: de figurines Cycladiques à une mosaïque paléochrétienne protobyzantine, en passant par du mobilier funéraire égyptien, un bas-relief assyrien du palais d’Assurnazirpal II à Nimrud, de la poterie grecque, de la statuaire romaine (Janus, Socrate, Corbulo ou Cassius Longinus) et même les incontournables pièces de monnaie (numérotées mais sans la moindre fiche descriptive !; je peux tout de même voir que cela s’échelonne du drachme athénien [1] à une pièce byzantine [16], en passant par un denier de Marcus Aurelius [11]) !

Beaucoup de plaisir pour les yeux. Je recommande chaudement et j’y retournerai sûrement.