La Littérature romaine (9)

Époque classique (2): Sous le Principat (2)

J’ai décidé de séparer la littérature classique sous le principat, aussi dites “Période Augustéenne”, en plusieurs sections afin de pouvoir les mettre en ligne plus rapidement (car les vicissitudes de la vie me tiennent occupé et ralentissent mon travail…)

Horace est né le 8 décembre 65 à Venosa, en Apulie, dans une famille modeste d’affranchis. Vers l’âge de dix ans, son père l’amène à Rome pour voir à son éducation auprès du grammaticus Lucius Orbilius Pupillus. Adulte, il poursuit son éducation à Athènes où il étudie la philosophie auprès d’Aristos d’Ascalon. C’est là qu’il est conscrit dans l’armée de Brutus où il est tribun militaire [en 42]. Après la défaite et la mort de Brutus à la seconde bataille de Philippes, il est amnistié mais ses biens sont confisqués. Il revient en Italie et, en 40, prends la charge de scriba quaestorius (secrétaire du questeur, chargé des finances). Plus tard, entre 35 et 30, il sera également iudex selectus (juge de paix). Vers 40, il fait la rencontre de Virgile qui le présente à Maecenas. Celui-ci lui offre son support et l’introduit à son tour aux cercles de Pollio et Messala. Plus à l’aise financièrement, il se consacre alors à la poésie et deviendra sans aucun doute l’un des plus grands poètes romains. On lui connaît une demi-douzaine d’oeuvres:

Tite-Live est né en 64 à Patavium dans une famille riche, ce qui lui permet de recevoir une bonne éducation. Il n’a pas suivi le cursus honorum ou exercé de charge publique, se consacrant plutôt à la littérature et à l’histoire. Il aurait écrit des traités et des dialogues de philosophie et de rhétorique, ainsi qu’une correspondance, mais sa seule oeuvre à nous être parvenu est le monumental ouvrage historique qui fait de lui l’un des plus importants historiens de l’antiquité:

  • Ab Urbe condita libri (L’Histoire de la ville [Rome] depuis sa fondation a été écrite à partir de 31 et publiée un livre à la fois dès 29. L’ouvrage comprend 142 livres, couvrant la période du VIIIe siècle à 9 AEC, dont seulement 35 (livres I-X et XXI à XLV) ont été conservés mais les lacunes sont connues par des fragments et des abrégés. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads [FR/EN]) ainsi que dans le domaine public: BCS, OLL, Project Gutenberg (1-8, 27-36), Remacle, Wikisource (FR/EN))
  • Nom: Nicolas de Damas (Νικόλαος Δαμασκηνός)
  • Date: 64 – c20 AEC
  • Genre: Histoire, Traité

Nicolas de Damas est un historien et philosophe syrien né à Damas en 64 AEC dans la famille de Antipatros, un orateur fortuné, ce qui lui permet d’obtenir une très bonne éducation. Il fut l’ami et le secrétaire du roi de Judée, Hérode 1er, pour qui il mènera à deux reprises des ambassades à Rome, puis une troisième fois pour son fils Archélaos. Très jeune, il aurait écrit des pièces de théâtre, avant de se consacrer à la philosophie aristotélicienne. Il aurait écrit plusieurs traités philosophiques (principalement des commentaires ou des paraphrases d’Aristote :  Sur la philosophie d’Aristote, Sur les dieux, Sur la philosophie première, Sur la Psyche) qui ne nous sont pas parvenus, mais nous lui connaissons cinq ouvrages dont nous avons conservé des fragments:

  • Ίστορίαι (Histoire universelle était composé de 114 livres et faisait le récit de l’histoire du monde des origines jusqu’à Auguste; il l’aurait écrit vers la fin de sa vie, sur une commande d’Hérode. Nous n’en avons que des fragments (surtout des livres I à VIII), mais Flavius Josèphe semble l’avoir beaucoup utilisé comme source. Les extraits de ses oeuvres sont disponibles aux Belles Lettres et dans des éditions variées (Goodreads [FR/EN]))
  • Βίος Καίσαρος (Bios Kaisaros / Biographie d’Auguste aurait été écrite peu après la mort d’Auguste et nous n’en conservons que deux longs extraits sur la mort de Jules César et la jeunesse d’Octave)
  • Αυτοβιογραφία (Son Autobiographie a été écrite vers la fin de sa vie, mais il n’en reste qu’une demi-douzaine de fragments principalement sur l’histoire juive et la cour d’Hérode)
  • Le Recueil de traits de mœurs est un ouvrage ethnographique qui compile à partir de source diverses les coutumes étranges d’une cinquantaine de peuples, dont plusieurs courts extraits ont été conservés dans l’Anthologie de Stobée.
  • Περί φυτών (De Plantis / Traité sur les plantes est composé de deux livres (sur la nature et l’origine des plantes) et a originalement été attribué à Aristote lui-même, puisqu’il a été trouvé dans une collection de traités aristotéliciens, mais un nouveau manuscrit, qui est une traduction arabe par Ishaq ibn Hunayn, semble indiquer qu’il s’agit d’un commentaire aristotélicien de Nicolas de Damas. L’ouvrage est disponible chez Brill (Goodreads) et dans le domaine public: Wikisource)

Messalla Corvinus est un homme d’état romain et sénateur né à Rome vers 64 AEC. Il fait des études à Athènes avec Horace et le fils de Cicéron. Son support pour le parti républicain fait qu’il est proscrit par le second triumvirat en 43, mais il est rapidement amnistié. Il rejoint néanmoins les armées de Brutus et Longinus en Orient, où il obtient un poste de commandement dans l’armée des Libérateurs [43], puis devient préteur suffect [40]. Après la défaite de la bataille de Philippes, il se joint à Marc Antoine puis, lorsque ce dernier s’allie à Cléopâtre, il donne son support à Octavien. Il est alors successivement commandant de flotte pendant la guerre sicilienne [36], augure [35], participe à la campagne contre les Salasses [34], consul [32], proconsul d’Aquitaine [28/27], préfet en Asie Mineure, et préfet de Rome [27]. Il se dit alors “dégoûté du pouvoir.”

Vers 30 AEC, il forme un cercle littéraire qui sera très influent sur la culture de l’époque et qui inclura Tibulle, Aemilius Macer, Valgius Rufus, Cornelius Severus, Servius Sulpicius et sa fille Sulpicia, ainsi que Horace et Ovide. Il est lui-même un auteur assez prolifique puisqu’il écrit des discours, de la poésie ainsi que des mémoires ou traités (entre autres sur la guerre civile, la grammaire, les haruspices et les grandes familles romaines), mais aucune de ses oeuvres n’a été conservées.

Grattius est un poète latin de l’époque augustéenne, possiblement originaire de Falerii, qui est cité par Ovide dans ses Epistulae ex Ponto. Nous ne lui connaissons qu’une seule oeuvre, composée entre 1  et 8 AEC: Cynegetica, un poème didactique sur la chasse à l’aide de chiens dont seulement 541 vers hexamètres ont été conservés. L’oeuvre est disponible chez Loeb, dans des éditions variées (Goodreads) et dans le domaine public: Penelope, Remacle.

  • Nom: Octave / Auguste
  • Date: 63 (AEC) – 14 (EC)
  • Genre: Traité

Caius Octavius (Octave) est né à Rome le 23 septembre 63 AEC dans une riche famille d’origine équestre, mais la carrière politique de son père leur permet d’accéder à l’ordre sénatorial. De plus, sa mère appartient à l’influente famille des Iulii, ce qui fait de lui le petit-neveu de Jules César. Son enfance est marqué par le décès de son père en 59 (mais sa mère se remarie rapidement) et par de nombreux troubles politiques. Malgré cela, il reçoit une excellente éducation. En 48, il se joint au collège des augures, puis à celui des pontifes. Adulte (il a 16 ans en en 47), il apparaît souvent auprès de César, qui le nomme préfet de Rome. Pour acquérir de l’expérience militaire, il rejoint César en 45 en Hispanie, où celui-ci mène campagne contre Pompée. César est impressionné par le caractère de son petit-neveu. De retour à Rome, César est nommé dictateur et envoi Octave à Apollonia d’Illyrie pour parfaire son éducation.

Le 25 mars 44, Octave apprend que César a été assassiné et que, l’ayant secrètement adopté, il a fait de lui son héritier. Contre l’avis de son entourage, il accepte l’héritage et prends le  nom de Caius Iulius Caesar Octavianus (Octavien). Il doit d’abord consolider sa position avec le second triumvirat, poursuivre et punir les assassins de César, puis contester le pouvoir à Marc-Antoine. De retour à Rome en 29, il est reçu triomphalement et se voit accorder le pouvoir et le titre d’Imperator. Octavien ne veut toutefois pas être dictateur, ni roi. Il restaure donc la République, les pouvoirs du Sénat et le consulat. En 27, le Sénat lui décerne les titres de Augustus (“le plus illustre”) et de Princeps (“premier des sénateurs”). Il prends alors le nom de Imperator Caesar Divi Filius Augustus (Auguste) et consacrera son Principat à reconstruire Rome, maintenir la paix et bâtir ce qui deviendra l’Empire.

En 13 EC, Auguste remets aux Vestales trois documents scellés qu’il a rédigés et qui ne doivent être lu qu’après son décès. Le premier contenait les instructions pour ses funérailles, le second contenait l’index rerum gestarum (compte-rendu de ses actions) et le troisième le brevarium totius imperii (état de situation de tout l’Empire). Seul le second nous est parvenu, sous la forme du Res Gestae Divi Augusti (Actes du divin Auguste), gravé sur des plaques de bronze fixés au mausolée d’Auguste et dont des copies ont été affichées un peu partout dans l’Empire. Le texte en est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Goodreads) et dans le domaine public: DroitRomain, Penelope, Wikisources [FR/EN].

Agrippa est un militaire et homme d’état romain né vers 63 AEC dans une famille de rang équestre. Ami d’enfance d’Octave, il étudie à ses côtés et l’accompagnera toute sa vie dans son ascension au pouvoir. Il participe à de nombreuses batailles (Munda,  Modène, Philippes, Pérouse, révolte sicilienne et bataille de Nauloque, campagne contre Marc-Antoine et bataille d’Actium) et occupe de nombreux postes (tribun de la plèbe [43], préteur urbain à Rome [40], gouverneur de Gaule transalpine [39/38], consul [37, 28-27], édile [33], gouverneur de l’Orient [23-21, 17-13], gouverneur de l’Occident [20-19], et reçoit même exceptionnellement l’Imperium et le pouvoir tribunicien [18]). Il est un conseillé très proche d’Octavien, au point où il peut être considéré comme son corégent. Il prends aussi en charge la reconstruction de Rome: durant son édilité il rénove et construit des aqueducs (l’Aqua Appia, l’Anio Vetus, l’Aqua Marcia, et l’Aqua Julia), les rues et les égouts (la Cloaca Maxima), puis sous le Principat, il entreprends des travaux sur le Champ de Mars, construit les Thermes d’Agrippa, l’Aqua Virgo, le Panthéon (qui sera reconstruit sous Hadrien suite à un incendie), et la basilique de Neptune. Finalement, il a contribué de façon très significative à la succession de l’Empire: avec son épouse Pomponia il a deux filles, dont Agrippina (qui sera l’épouse de Tibère); avec son épouse Julia, fille d’Auguste, il a cinq enfants dont Caius et Lucius (qui seront adoptés par Auguste, mais mourront jeunes) et Agrippine l’Aînée (épouse de Germanicus, mère de Caligula et de Agrippine la Jeune, qui sera elle-même mère de Néron et épouse de Claude) !

Alors qu’il est gouverneur des provinces orientale (23-21), il réside à Lesbos où il écrit ses mémoires et un commentaire géographique (Commentarii), qui n’ont pas été conservés.

Manilius est un poète et astrologue latin probablement né en Afrique du Nord (possiblement d’origine berbère) qui écrivit, dans les dernières années du règne d’Auguste, un poème didactique traitant d’astrologie :

  • Astronomica (Les Astronomiques aurait été écrit vers l’an 10 EC — car l’auteur y fait allusion à la bataille de Teutobourg qui eut lieu en 9 EC — et est composé de cinq livres: le premier est consacré à la description du ciel (étoiles, constellations, planètes), le second au zodiaque, le troisième aux horoscopes (c’est la première fois dans la littérature que l’on retrouve le concept de “maisons”, ou templa), le quatrième à la terre et ses peuples et finalement le cinquième à l’influence de la position des planètes. Manilius se serait inspiré du poème Phénomènes de Aratos de Soles. L’auteur fantastique H.P. Lovecraft le mentionne à plusieurs reprises et il serait l’inspiration de son Necronomicon. L’Ouvrage est disponible chez Loeb, dans des éditions variées (Goodreads) et dans le domaine public: Remacle, Wikimedia.

Denys d’Halicarnasse (Διονύσιος Ἁλικαρνασσεύς / Dionýsios Halikarnasseús) est né à Halicarnasse vers l’an 60. AEC. Il vient à Rome vers 30 et participe aux cercles cultivés de la ville et y enseigne la littérature grecque et la rhétorique. Nous lui connaissons une douzaine d’oeuvres :

  • Ῥωμαϊκὴ Ἀρχαιολογία (Rhōmaïkḕ Arkhaiología / Antiquités romaines est une histoire de Rome dont la préface a été écrite en 8 AEC et qui était composé de vingt livres qui racontent l’histoire de Rome de ses origines légendaires jusqu’à la première guerre punique (264 AEC). Seuls les onze premiers ont été conservés. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads [FR/EN]) ainsi que dans le domaine public: Penelope,  Remacle)
  • Τέχνη ῥητορική (Tékhnē rhētorikḗ / L’art de la rhétorique est une collection d’essais théorique sur la rhétorique écrits par divers auteurs; c’est donc une oeuvre apocryphes)
  • Περὶ συνθέσεως ὀνομάτων (Perì sunthéseōs onomátōn / Traité de l’arrangement des mots est une étude théorique sur le style des écrivains grecs et comprends de nombreuses citations très utiles d’auteurs grecs)
  • Περὶ μιμήσεως (Perì mimêseôs / Sur l’imitation est un traité sur l’importance en rhétorique de l’imitation des meilleurs auteurs, dont il ne reste que des fragments)
  • Περὶ τῶν ἀρχαίων ῥητόρων ὑπομνηματισμοί (Perì tôn archaíôn rhêtórôn upomnêmatismoí / Orateurs antiques est un commentaire sur l’origine des six orateurs attiques: Lysias, Isocrate et Isée, puis Démosthène, Hypéride et Eschine; il y défend l’atticisme, présente une biographie des orateurs et une étude de leur style. Seule la première partie a été conservée)
  • Sur l’orateur Dinarque (est un ajout à l’ouvrage précédent)
  • Chronologies grecques et romaines (perdue)
  • Sur la philosophie politique (perdue)
  • Sur les figures (perdue)
  • Περὶ Θουκιδίδου χαρακτῆρος (Perì Thoukidídou kharaktêros / Examen de Thucydide)
  • Περὶ λεκτικῆς Δημοσθένους δεινότητος (Perì lektikês Dēmosthénous deinótētos / Sur la force du style de Démosthène)
  • Πρὸς Ἀμμαῖον ἐπιστολὴ ἀ’ (deux Lettres à Ammæus qui débattent de la valeur et des styles d’Aristote  et de Démosthène, et sur Thucydide)
  • Πρὸς Πομπήιον Γέμινον ἐπιστολή (Lettre à Pompée Géminos sur le style de Platon)

Prochainement: La littérature romaine (10): Sous le Principat (3)

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To live or to exist, that is the question

Pearl Before Swine (The Gazette, 2024/10/25 A12) 10/25 © 2024 Stephen Pastis / Dist. By Andrew McMeel Syndication.

This is the million-dollar question… and it’s haunted me ever since I read it. Have I truly lived, or have I merely existed? I have serious doubts about this. I see two sides to it. On the one hand, we have truly lived when we have a “fulfilling” (socially) life that leaves us serene and happy. On that front, I’m not so sure I’ve succeeded. On the other hand, we have truly lived if we have a sense of accomplishment, of having achieved things, of having contributed to society. On that front, I’ve made a lot of effort, and I believe that everywhere I’ve been, I’ve left my mark. I probably won’t be remembered for generations, but I’m still satisfied with my accomplishments

Ceci est la question qui tue… et qui me hante depuis que je l’ai lue. Ai-je vraiment vécu  ou ai-je simplement existé ? J’ai un grand doute à ce sujet. J’y vois deux aspects. D’une part, on a vraiment vécu quand on a une vie “bien remplie” (socialement) qui nous laisse sereins et heureux. De ce côté, je ne suis pas si sûr d’avoir réussi. D’autre part, on a vécu si on a un sentiment d’accomplissement, d’avoir réalisé des choses, d’avoir contribué à la société. De ce côté, j’ai fait beaucoup d’efforts et je crois que partout où je suis passé j’ai laissé ma marque. On ne se souviendra probablement pas de moi pendant des générations, mais je suis quand même satisfait de mes accomplissements

Anime & Manga update

Crunchyroll

I just learned a couple of days ago that Crunchyroll is now available as a subscription on Apple TV (9to5Mac, AppleInsider, CNET, Engadget, MacRumors). The world’s largest anime library is now available as a channel on the Apple TV app in the USA, Canada, UK and Australia. It offers a one-week free trial and, after that, subscription is $9.99 per month.

The streaming platform offers over a thousand anime titles that can be searched alphabetically or by genres (action, adventure, comedy, drama, fantasy, romance, sci-fi, etc.). It is full of classics (or more recent series) that I would like to watch (or rewatch): Akira, Arte, Captain Harlock, City Hunter, Genesis Climber Mospeada, Gunbuster, Japanese Anime Classic Collection, Kimagure Orange Road, Legend of the Galactic Heroes, Library War, Mazinger Z, Mobile Suit Gundam, Moyashimon, Orguss, Phoenix, Planetes, Record of Lodoss War, Robotech, Star Blazers: Space Battleship Yamato, The Apothecary Diaries, Vinland Saga — just to name a few. And there is so much to discover !

I will certainly consider subscribing to Crunchyroll. Although, I subscribed for over a year to RetroCrush and watched just a couple of episodes of a series (I think it was Dear Brother) and never used it again until I cancelled it recently… I should wait until I have more time…

Anime Pilgrims

NHK World Japan continues to be a great source of information about Japanese culture with their documentary series. The latest episodes of Anime Manga Explosion are dedicated to Yamashita Shingo (key animator on Naruto Shippuden) and MAO (latest title from Takahashi Rumiko).

There is a new series about anime tourism titled Anime Pilgrims. Fans visit the real-life settings of iconic anime productions to offer a glimpse into Japan’s deep culture, history, and hidden charms. Two episodes are available:

In “Hokkaido: Golden Kamuy”, cosplayer Yuriko Tiger explores the real locations behind the hit anime Golden Kamuy to discover the hidden history of Otaru (in Hokkaido) and the rich traditions of the indigenous Ainu people. The 15-minute episode was broadcast on March 22, 2026 and is available as Video-On-Demand (VOD) until March 21, 2027.

In “Nagasaki: The Colors Within”, anime singer and superfan MindaRyn from Thailand visits Nagasaki, the backdrop of the 2024 acclaimed film The Colors Within, to uncover the reality behind Japan’s ‘hidden Christian‘ history. The 15-minute episode was broadcast on March 29, 2026 and is available as VOD until April 5, 2026.

Anime & Manga update [002.026.088]

Anime Old-timer’s Club

In preparation for my retirement in a year, I’ve been going through old stuff and thinking about how I will spend and organize my time. Of course, it really means falling back on the trio of my old subject of interests: science-fiction literature, Roman history and Japanese culture (mostly anime & manga).

Strangely, thinking about the old days made me quite nostalgic of those simpler times when I was “holding salon” and entertaining guests in a regular basis to watch and discuss anime. I REALLY miss watching anime. However, I feel that watching anime by myself would be sad and pathetic…

So… I’ve been thinking about going back to conventions to reconnect with the fandom. And also forming a group of old-timers like me who would gather periodically (every week or month) to watch (or rewatch) old anime and discuss them. Anime from the golden age (the 80s and 90s), but also more recent stuff (if there is anything good). It is much easier to find these days. I happen to have a HUGE collection of DVDs and there are plenty of stuff to watch on streaming sites like Crunchyroll and RetroCrush.

It would need to be a small and select group (three or four people, because my salon is not very big). If you are an old-timer (or someone of any age, but interested in old anime), living in the Montréal area, and would be interested in participating, please contact me (in the right column of the blog, there is a series of social media links, including email).

Club des Anciens Fans

En prévision de ma retraite dans un an, je me suis replongé dans mes vieilles affaires et j’ai réfléchi à la façon dont j’occuperai mon temps. Bien sûr, cela signifie surtout me replonger dans mes trois passions de toujours : la science-fiction, l’histoire romaine et la culture japonaise (principalement les animés et les mangas).

Étrangement, repenser à cette époque m’a rendu nostalgique de ces moments plus simples où je “tenait salon,” recevant régulièrement du monde pour regarder et discuter d’animés. Les animés me manquent énormément. Cependant, regarder des animés seul me paraîtrait triste et pathétique…

Du coup… j’envisage de retourner aux conventions pour renouer avec le milieu. Et aussi de former un groupe de vieux fans comme moi, qui se réuniraient régulièrement (chaque semaine ou chaque mois) pour regarder (ou revoir) de vieux animés et en discuter. Des animés de l’âge d’or (les années 80 et 90), mais aussi des productions plus récentes (s’il y en a de bonnes). C’est beaucoup plus facile à trouver de nos jours. J’ai une énorme collection de DVD et il y a plein de choses à regarder sur les plateformes de streaming comme Crunchyroll et RetroCrush.

Il faudrait un petit groupe limité (seulement trois ou quatre personnes, car mon salon n’est pas très grand). Si vous êtes un fan de longue date (ou quelqu’un de tout âge qui s’intéresse aux vieux animés), que vous habitez dans la région de Montréal et que vous souhaitez participer, n’hésitez pas à me contacter (vous trouverez des liens vers mes réseaux sociaux, y compris mon adresse courriel, dans la colonne de droite du blog).

Pain is my friend

You’ve probably noticed that I often talk about pain. At my age, it is normal to always feel pain somewhere on your body. Someone once said that if old people wake up in the morning and don’t feel any pain, it’s because they’re dead.

However, it has been worse lately. With all the freezing and unfreezing due to the yo-yo temperature around the zero-degree Celsius, we had lately (it seems after all that Groundhog Day should have predicted six more weeks of winter) there is often ice on the ground. The snow melt and then the water refreezes. It is most dangerous when it snows again. Last week, a fine layer of snow was covering some ice. I was careless. I was in a hurry. I was taking a short cut through the park near my work, and I slipped on a patch of ice hiding beneath the snow. I didn’t fall. It’s always worse when you don’t fall. I caught myself with a complex equilibrium movement, but my left foot was left behind in an awkward position and I twisted my ankle. It was quite painful for several days, but quickly diminished.

That accident must have unknowingly caused more injuries, because last weekend, when I was simply picking up a garbage bag on the floor, my back exploded in an electric shock of pain and I couldn’t walk straight anymore without excruciating pain. Since then I’ve been careful, put heat, taken anti-inflammatory & pain reliever as well as doing light exercise. Every day there was a slight improvement with less stiffness and easier movements, but it’s been a week now and I’m still not fully recovered and still in pain… I feel (and walk) like I’m eighty! I just need to be patient.

I also must learn to live with my pain. I’ve created this “litany against pain” (inspired by the Dune’s Bene Gesserit Litany Against Fear): Pain is my friend. I will face my pain. I must not let the pain change the way I do things. I will use my pain to keep a clear mind. And when the pain has gone, I will remain active…

I can’t wait for spring and warmer weather when I can walk in the park without feeling stiff and pain being just an afterthought… 

La Littérature romaine (8)

Époque classique (2): Sous le Principat (1)

La deuxième partie de la littérature romaine classique (à la fin du 1er siècle AEC) est une période assez courte, juste une cinquantaine d’années, mais qui s’est révélée une période très prolifique. On l’appelle la “Période Augustéenne” car elle a été dominée par le Principat d’Octave (ou Octavien après son adoption par César et qui prendra par la suite le nom d’Auguste). C’est  une période de transition et de paix (la Pax Augusti) et c’est justement ces années de stabilité politique qui seront très propice au développement de la culture. C’est grâce à l’instigation d’Auguste lui même — et au patronage de son entourage (notamment son conseiller Caius Maecenas [dont le nom est à l’origine du terme “mécénat”], mais également Caius Asinius Pollio et Marcus Valérius Messala Corvinus) — que l’on retrouve une recrudescence de l’activité littéraire, particulièrement en poésie.

De nombreux poètes seront donc actif durant le règne d’Auguste (de 43 AEC à 14 EC): Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, etc. D’autres s’illustreront dans le domaine de l’architecture (Vitruve), de l’histoire (Tite-Live) ou de la géographie (Strabon). On retrouve une trentaine d’auteurs durant cette période. En voici une liste plus complète:

Vitruve est un architecte romain du 1er siècle AEC. Avant de devenir architecte, il aurait été militaire en Gaule, en Hispanie et en Grèce, puis constructeur de machine de guerre. Tous ce que nous connaissons de la technologie, des techniques de construction et de l’architecture romaine provient essentiellement de son ouvrage De architectura (Sur l’architecture) qu’il a écrit probablement entre 35 et 25 AEC et qui nous est parvenu. Cette oeuvre a eut une grande influence sur des artistes de la Renaissance comme Leonardo da Vinci. Vitruve dédit son oeuvre à Octavien afin de transmettre ses connaissances et d’aider le futur empereur dans sa campagne de reconstruction des bâtiments publics menée sous la supervision de Marcus Agrippa. Composé de dix livres, l’ouvrage traite de l’organisation urbaine et de principes architecturaux, des matériaux, des temples, des édifices publics (forum, basilica, théâtre, port), des édifices privés, de décor, d’hydraulique, d’astronomie et de mécanique. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Project Gutenberg, Remacle, Wikisource (EN).

Homme politique et militaire, orateur, avocat, dramaturge, poète et historien romain d’origine plébéienne. Il est lieutenant de César durant la guerre civile et le suit dans ses campagnes en Gaules [en 51], en Italie, en Sicile [en 49], en Afrique, en Macédoine (notamment à Pharsale en 48) et en Hispanie. Il est tribun de la plèbe en 47, préteur en 45 et gouverneur d’Hispanie ultérieure. Après l’assassinat de César, il se joint à Marc-Antoine et commande des légions en Gaule Cisalpine. Il est Consul en 40 et gouverneur de Macédoine. Après une campagne contre les Dalmates qui lui vaudra un triomphe, il se retire de la vie politique en 39. Il cesse de supporter Antoine suite à son alliance avec Cléopâtre et reste neutre lorsque Octave lui demande de se joindre à lui. Il se consacre alors à des activités littéraire et contribue, en 38, à la reconstruction de Rome en rénovant l’Atrium Libertatis auquel il intègre une bibliothèque publique et une galerie où il expose sa propre collection d’art. Membre du cercle de Catulle, il développe son propre cercle où il encourage des poètes comme Virgile et Horace. Il a écrit des tragédies, un livre contre Salluste, mais surtout une Histoire de la guerre civile en dix-sept livres, allant du premier triumvirat  jusqu’à la bataille de Philippes. De ces oeuvres, il ne subsiste que quelques fragments.

Homme politique (Questeur [44] et sénateur) et dramaturge romain originaire de Parme. Il est surtout connu pour avoir été l’un des conjurés qui assassinèrent César, menés par Brutus et Cassius Longinus, et qui ensuite prirent la fuite en Orient. Il informe Cicéron de la situation dans leur correspondance (Epistulae Ad Familiares XII: 1-13, lettres datées du 3 mai 44 au 13 juin 43). Les conjurés sont poursuivies par les armées du second triumvirat dans ce qui sera connu comme la guerre civile des Libérateurs. Après la défaite de la bataille de Philippes en octobre 42 (et le suicide de Cassius Longinus), il rejoint le fils de Pompée, Sextus, en Sicile. Lorsque ce dernier est défait par Agrippa à la bataille de Nauloque, Cassius Parmensis se rend et rejoint Marc-Antoine en 35. Suite à la défaite de Marc-Antoine à Actium, il fuit à Athènes où il est tué sur les ordres d’Octavien en 31. Il aurait écrit des tragédies et des poèmes élégiaques qui n’ont pas été conservés.

Dramaturge et poète originaire de Turbigo qui a écrit des poèmes didactiques épicuriens, des épopées et des tragédies. Ami de Virgile et d’Horace, il appartenait comme eux au cercle de Maecenas. Avec Plotius Tucca, il a révisé et publié l’Énéide de Virgile après sa mort. Nous ne lui connaissons que deux oeuvres: De Morte (écrit vers 44-43, dont il ne reste qu’une douzaine de vers) et son célèbre Thyeste, qui a été présenté lors des jeux de 29 célébrant la victoire d’Octavien à Actium, mais qui a été perdu. Il aurait également écrit un panégyrique d’Auguste et des mémoires de Virgile.

Virgile est sans aucun doute un des poètes romains les plus importants. Originaire de Andes (en Gaule cisalpine, dans l’actuelle Lombardie), il est né dans une famille de la bourgeoisie Mantouane (son père était un petit propriétaire terrien et sa mère la fille d’un riche marchand). Il fait des études approfondies entre autres en lettres, philosophie et rhétorique. Il fréquente probablement le cercle littéraire de Catulle, où il rencontre d’autres poètes comme L. Varius Rufus, son ami Q. Horatius Flaccus ou Cornelius Gallus, et il reçoit le support de C. Asinius Pollio et de C. Maecenas. Son style, sa langue et son esthétique sont considérés comme le summum de la littérature latine. En plus d’une trentaine de poèmes ou carmina (chants) mineurs (réunis sous le titre Appendix vergiliana) qui lui sont attribués, Virgile est surtout connu pour trois grandes oeuvres, chacune écrite dans un style distinct:

Poète romain ami de Virgile et de Maecenas, actif entre 35 et 19. Il est, avec Lucius Varius Rufus, l’un des exécuteurs testamentaires de Virgile, nommés par Auguste, et responsables de la publication de l’Énéide. Il aurait composé entre autre un poème épique sur la mort de Jules César, mais rien n’a été conservé de son oeuvre.

Gallus est une homme politique et militaire romain qui participa à la campagne d’Égypte contre Marc-Antoine après sa défaite à Actium. Il est par la suite nommé le premier préfet d’Égypte par Octavien. Il est toutefois impliqué dans un scandale, alors qu’il offre sa protection à Quintus Caecilius Epirota, un grammaticus qui aurait eut des relations inappropriées avec une étudiante (fille d’Atticus et l’épouse d’Agrippa !), et il se suicide pour échapper à la disgrâce. Étant donné qu’il est rarement mentionné dans les inscriptions et les sources, il aurait peut-être été frappé d’une damnatio memoriae. Il est également connu comme orateur et poète, mais rien ne subsiste de son oeuvre. Influencé par les poètes grecs Parthénios de Nicée et Euphorion de Chalcis, il aurait écrit des epyllia et publié, sous le titre Amores, quatre livres d’élégies amoureuses, genre qu’il introduisit à Rome.

  • Nom: Strabon (Στράϐων)
  • Date: 68 (AEC) – 23 (EC)
  • Genre: Traité (Géographie)

Strabon est un géographe et un historien grec né à Amasée dans le Royaume du Pont (au nord de l’Anatolie). Issue d’une famille influente, il a reçu une excellente éducation (avec des maîtres comme Boèce de Sidon, Tyrannion d’Amisos, Aristodème de Nysa ou Xénarque de Séleucie). Il a été influencé par la pensée Stoïcienne. Il voyage beaucoup autour de la Méditerrannée (dont en Grèce, Italie, Éthiopie, Égypte, Judée) et s’installe à Rome vers 40 AEC, mais retournera probablement dans sa terre natale pour ses vieux jours. Nous lui connaissons trois ouvrages importants:

  • Historika Hypomnémata (Commentaires historiques écrit en quarante-trois livres entre 37 et 20 AEC et dont il ne reste que des fragments)
  • Ta meta Polybiou (Suites à Polybe est soit un ouvrage à part ou une partie du précédent, qui se veut une suite aux Histoires de Polybe, et dont il ne reste que des fragments)
  • Geographica (Γεωγραφικά / La Géographie est une encyclopédie géographique en dix-sept livres, divisée en régions [I-II: introduction, III-X: Europe mais surtout la Grèce, XI-XIV: l’Asie Mineure, XV-XVI: l’Orient, XVII: l’Afrique mais surtout l’Égypte et la Libye], écrit entre 20 AEC et 23 EC; l’ouvrage est disponible aux Belles Lettres et chez Loeb, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Méditerranés, Penelope, Project Gutenberg, Remacle, Wikisource (FR))

Hygin est un grammairien romain d’origine humble né soit en Espagne, soit à Alexandrie, et dont nous connaissons peu de choses. Il aurait été l’esclave de Jules César et aurait étudié à Rome sous l’historien Alexandre Polyhistor. Affranchi par Auguste, il succède à Pompeius Macer comme gestionnaire de la Bibliothèque palatine. Il fréquente le milieu littéraire de l’époque, comme Virgile ou Ovide. Étant plus un compilateur qu’un auteur, on lui connait de nombreuses oeuvres sur des sujets très divers — un Commentaire sur Virgile, De familiis Troianis (Des familles de Troie), De origine situque urbium Italicarum (De l’origine et de la localisation des villes italiques), De agricultura (De l’agriculture), De apibus (Des abeilles), De diis penatibus (Des dieux pénates) et De proprietatibus deorum (Des propriétés des dieux) — qui ne nous sont pas parvenus. Toutefois, deux de ses oeuvres nous sont plus ou moins parvenues:

  • Fabulae (les “histoires” sont constituées de deux-cent-soixante-dix-sept chapitres qui nous racontent, d’une façon concise mais austère, la mythologie grecque et romaine, la généalogie des héros et des dieux, et nous offrent diverses autres listes (Les Devins, Les Enfants de Typhon et d’Echidna, Les Fils de Neptune, Ceux qui tuèrent leur épouse, Les quadriges qui causèrent la perte de leur conducteur, etc.). C’est une source riche en informations sur la culture et les croyances romaines. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Amazon, Goodreads) ainsi que dans le domaine public: ToposText)
  • De Astronomia (De L’Astronomie est un ouvrage d’introduction à l’astronomie composé de quatre livres: le premier traite de cosmographie, le second de mythes stellaires [catastérismes, constellations], le troisième de l’astrothésie, et le quatrième du mouvement des astres. Il s’agit certainement d’une compilation de sources grecques et latines. L’ouvrage est disponible aux Belles Lettres, dans des éditions variées (Goodreads) ainsi que dans le domaine public: Internet Archive, ToposText )

Prochainement: La littérature romaine (9): Sous le Principat (2)

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Torlonia Collection

The Collection

The Torlonia Collection is probably the biggest private collection of ancient art in the World. It was gathered in the 19th century by a family of rich ennobled Italian bankers, the Torlonia, through the acquisitions of other collections and archaeological digs on their own estates. To showcase the collection’s 620 sculptures, Prince Alessandro Torlonia founded the Torlonia Museum in 1875. The museum closed during WW2 and the collection was put in storage in 1960. It was therefore out of the public sight for a very long time. Following an agreement with the Italian government, the Torlonia Foundation was created in 2014 to conserve and promote the collection and a new museum was opened in 2016.

A special selection of the collection, comprising nearly sixty pieces (only one-tenth of the collection!), was gathered for a travelling exhibition. It was first exhibited at the Villa Caffarelli of the Capitoline Museum of Rome from 14 October 2020 to 27 February 2022. Then it went to the Gallerie D’Italia in Milan (from 25 May to 18 September 2022), to the Louvres Museum, in Paris (France), from 26 June 2024 to 6 January 2025, to the Art Institute of Chicago (from 15 March 2025 to 29 June 2025) and the Kimbell Art Museum, in Fort Worth (Texas), from September 14 2025 to January 25 2026. It is now shown at the Montreal Museum of Fine Art from 14 March to 19 July 2026, after which time the exhibition will return to Italy.

“Statue of Leda and the Swan” composition; the “modern” additions are in dark blue

The first room introduces us to the collection as well as to the conservation and restoration work done by the Laboratori Torlonia. A great emphasis is put on the fact that most ancient sculptures were not found complete and some restorative work was done on them at some point. Each descriptive panel clearly shows for each piece that the sculpture combines ancient and later elements (characterized as “modern”, the restoration could date from the Renaissance or the 18/19th century). Sometime, it even includes parts of another ancient work that was not originally related to the sculpture. For example, on the Germanicus statue (the only bronze work of the collection), both arms, the right leg and its draped stump support as well as the head are all “modern” restorative additions. In the case of the “Statue of Leda and the Swan”, the head, both arms, the cloth, the left foot as well as the head of the swan are also later additions.

Funerary statuary

The next room shows how the Romans used art (monuments and sculptures) to commemorate the death of their loved ones. We particularly note the statue of a couple holding hands, the funerary monument of a fourteen year-old boy, and two sarcophagi illustrating the labours of Hercules, one with a lid depicting a reclining couple.

“A population of statues”

The Romans surely loved their sculptures as they were everywhere in their cities and their homes. They were not only the expression of the Romans appreciation for art, but also a form of visual communication. Monuments, reliefs and statuary were used for advertising, for commemoration, for showing off one’s status, and also for political propaganda. Today, they can also tell us a lot about the Roman culture: their clothing, hairstyles, beliefs, occupations, architecture, etc. Statuary is not only beautiful, it is also, in many ways, useful. Notable are a statue of a youth and, particularly, the Portus relief which was probably a votive offering from a merchant to bring good luck. It depicts in detail the harbour of Portus, with its building (the lighthouse!) and ships, as well as many auspicious symbols and protective deities, and still shows some traces of polychromy.

Imperial portraits

For me, one of the most interesting aspects of Roman sculpture is the imperial portraits. They are usually an idealized portrait of the emperor which (along with coinage) serves the imperial propaganda by making the emperor easily recognizable and promoting his greatness. This exhibition uses them to explain the strategies of succession, where emperors use strategic adoptions and marriages to ensure their dynastic continuity. Notable are the portraits of Augustus, Marcus Aurelius, Lucius Verus, Crispina, Commodus, Septimius Severus, young Commodus and Julia Domna.

Lucius Verus

I would be lying if I was not admitting that the main reason for me to visit this exhibition was not to see the bust of the emperor to whom I dedicated seven years of higher education. It is really nice to be able to see this bust of Lucius Verus in Montreal. However, the Torlonia Collection holds another bust of Verus that is unfortunately not part of this exhibition. It is sad because it is a beautiful one: an antique black marble head on a “modern” alabaster bust with armour and paludamentum coming from the Giustiniani Collection (MT 350). I was also hoping to see a relief from the Palazzo Giraud-Torlonia depicting a Clementia scene where Verus stands with a kneeling barbarian, probably coming from a triumphal arch or the arch of Divus Verus. I have never seen it and it was not part of the exhibition (it’s not even mentioned in the collection’s catalogue).

Realism of life

One characteristic of Roman sculpture, in opposition to its Greek counterpart which tended to be more formal and sober, is that it depicts life with great realism and even, sometimes, a little extravagance. Whether they represent children (often as gods or with animals), a goddess or old men, the body and facial features are realistic and includes genitals, love handles, wrinkles and warts. Also, contrary to common belief, the statuary was never plain white marble, but was generally painted with rich and vivid colours, of which we can sometimes still find traces. Notable are the statues of Cupid and Psyche, a boy with dogs, crouching Aphrodite, the old man of Otricoli and Euthydemus of Bactria.

The Myths & Gods

Another thematic very popular in sculptures is the depictions of myths and gods: the labours of Hercules, Leda and the Swan, the Mithraic mysteries, the personification of the Nile, Apollo, Aphrodite, Artemis Ephesia (with her multiple breasts) or Athena.

Conclusion

I’ve been waiting to see this exhibition for several months now and I am really glad it is finally here. I intend to go visit several times. It is a unique chance to see this exceptional collection and to be able to appreciate Roman sculptures without having to travel far. Of course, I am a little disappointed that the exhibit didn’t include more imperial portraits (particularly of Lucius Verus). Also, despite having studied ancient history, I am quite surprised (and disappointed) to discover that those superb pieces of art are largely made of restorations (I wouldn’t say they are “fake”, but the vision of the original artist might have been distorted by the perception that we had of it in the Renaissance or the 19th century). I knew that noses, fingers and genitals often had to be recreated or that sometimes heads were swapped, but I never imagine that the restoration work was so extensive.

Nevertheless, this is an exceptional exhibition that everyone interested in art or ancient history must see. The Torlonia Collection: Masterpieces of Roman Sculpture exhibition takes place at the Montreal Museum of Fine Arts until July 19, 2026. Don’t miss it.

Mediagraphy

For further information, you can consult those web sites:

  • Wikipedia: Torlonia Family [FR / EN / IT], Torlonia Collection [FR / EN], Alessandro Torlonia [FR / EN / IT], Torlonia Museum [FR / EN / IT].

A day at the museum [002.026.074]

Typique Mars

[ iPhone 17 Pro, Domus, 2026/03/14 ]

C’est typiquement du mois de mars: la neige avait pratiquement toute fondue en avant et on commençait à penser au jardin; c’est alors qu’on se retrouve avec un bordée de verglas et puis, quelques jours plus tard, dix centimètres de belle neige bien lourde. Enfin, tout ça devrait fondre rapidement. Après quelques jours de température en yo-yo autour du point de congélation, ce sera le printemps et je pourrai enfin sortir la bicyclette (et repenser au jardinage) !

Pictorial chronicles [002.026.073]

Alyssum wulfenianum

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2022/05/25 ]

Alyssum / Madwort / Cultivar ‘Golden Spring

ミヤマナズナ [深山薺 / Miyama Nazuna / “Deep Mountain Shepherd’s Purse”]

Une image florale pour rendre l’hiver plus supportable. • A floral vista to make winter more tolerable. • 冬を快適に過ごせるように花の景色を楽しみましょう。

Images du mer-fleuri [002.026.070]

Hypericum perforatum

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/06/24 ]

Millepertuis commun / St. John’s wort / セイヨウオトギリ [Seiyouotogiri]

Bombus griseocollis / Bourdon à ceinture brune / brown-belted bumblebee

Une image florale pour rendre l’hiver plus supportable. • A floral vista to make winter more tolerable. • 冬を快適に過ごせるように花の景色を楽しみましょう。

Images du mer-fleuri [002.026.063]

Robotech live-action ?

A colleague from the original Protoculture days recently shared with me a Youtube 3:20 min. clip of an (obviously) AI-made “live action” titled Robotech 2026. It brought back lots of memories. We were wondering if it was just a fan project made as a proof of concept or if it was the preview for a real studio movie. We did some digging…

Robotech 2026 is a fan-made short film directed by Peter Hyoguchi and created with AI (Grok) to simulate a live-action movie trailer inspired by the opening sequence of the Robotech animated TV series. It’s described as “a non-commercial fan film made for creative and educational purposes” and acknowledged that “Robotech and all related characters are the property of Harmony Gold”.

On Youtube, there is also a shorter (2:00 min.) clip for another project called Robotech: New Gen 2026 as well as a 0:30 teaser for the same project, which is the trailer for a hypothetical AI “live-action” adaptation of Robotech: New Generation. This one is really good (unless it is because New Generation has always been one of my favourite parts). I am really NOT a big fan of AI, but it is nevertheless an interesting proof of concept.

Apparently, Sony Pictures is still planning a Robotech live action written by Art Marcum and Matt Holloway and directed by Rhys Thomas, but I doubt it will ever see the light of day (although there is a terrible fan-made trailer for it!).

If you are interested in reminiscing further about Robotech and anime in general, you can check out my web site “Protoculture Memories”…