Gunnm, vol. 8

Gunnm-08Grâce aux pouvoirs psychométriques de Kaos, Gally parvient enfin à rejoindre Ido. Hélas, leurs retrouvailles se transforment vite en déception. Cependant Zalem lui promet la liberté si elle mène à bien sa mission consistant è retrouver Desty Nova. Y parviendra-t-elle ?

(Texte du rabat de couverture intérieur)

<— S’il vous plaît lire la mise en garde générique sur les possibles divulgâcheurs —>

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Page 15

Gally aide Kaos à produire une dernière transmission radio où il plaide auprès de Den pour qu’il épargne Zalem. Ils vont ensuite à la ferme 21 où s’est établit Ido mais celui-ci, après avoir découvert le secret de Zalem, s’est fait effacer le mémoire pour ne pas devenir fou. Gally étant un agent trop rebelle, Zalem l’a cloné et a copié ses techniques de combats pour produire un cyborg encore plus puissant et obéissant, sans sentiments. Pour sauver Gally, qui est défavorisée dans un duel contre le nouveau clone, Lou se rebelle aussi mais elle est relevé de ses fonctions et envoyée en “réhabilitation.” Pendant ce temps, Den qui a pris le contrôle de la décharge, utilise son méga-canon contre Zalem mais celle-ci utilise une arme secrète pour détruire le canon. Gally et Kaos parviennent finalement au repère de Nova, mais celui-ci a infiltré Gally avec Ouroboros, un logiciel qui piège son esprit dans une simulation. 

Ce riche volume nous offre beaucoup d’action (sans toutefois avoir un excès de combat) et de révélations. L’histoire progresse à grand pas et les personnages évoluent beaucoup. Tout se précipite et l’on sent que la fin du récit approche! Le talent graphique de Kishiro excelle bien (et de mieux en mieux) à exprimer tant l’action que les sentiments. Une très bonne lecture.

Gunnm, vol. 8 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, septembre 1997. 224 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2121-X. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 1994, Yukito KISHIRO. © 1997, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que les cinquième, sixième et septième volumes de l’édition originale (et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas lire aussi mon commentaire de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm vol. 7

gunnm07Affublée d’une coéquipière basée à Zalem, Gally resserre l’étau autour du Professeur Nova. Dans ce long périple où s’entrecroisent passé et avenir, Gally commence enfin à prendre goût à la vie…

(Texte du rabat de couverture intérieur)

<— S’il vous plaît lire la mise en garde générique sur les possibles divulgâcheurs —>

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Page 8

Gally accompagne Fogia, son nouvel amoureux, jusqu’à son village portuaire mais le quitte aussitôt en promettant de revenir dès que sa mission sera accomplie. Elle a reprit contact avec son humanité, et l’affection qu’elle éprouve pour les gens qu’elle a rencontré donne un nouveau sens à son existence. Sur Zalem, elle se fait assigner une nouvelle opératrice, Lou Collins. Elle poursuit la seule piste qu’elle a pour retrouver Nova et Ido: Den du Barjack. Dans son périple, elle rencontre une jeune fille, Koyomi, et son cyber-chien Fury. Elle l’avais déjà connu dans la décharge, mais elle n’était alors qu’un bébé. En protégeant Koyomi, Gally est blessée mais ils sont sauvé par Kaos, un étrange humain qui communique par onde radio et qui a le pouvoir de psychométrie — qui lui permet de “lire” la mémoire des objets. 

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Page 10

Gally affronte finalement Den, qui n’a pour unique objectif que de détruire Zalem et de libérer l’humanité de sa servitude. Toutefois cela signifierait aussi la destruction des usines et de la décharge — et de tout les gens et des lieux que Gally a aimé. Touchée par le discours de Den, Koyomi décide de le suivre et Gally ne peux se résoudre à faire usage de son arme contre eux et les laisse partir… Kaos se révèle être plus que ce qu’il semble…

Le récit continue à se développer à grand coup de combats et l’on sent que notre héros se rapproche du tableau final! Avec le revirement de Koyomi, nous percevons un certain questionnement moral: l’hégémonie de Zalem est-elle bonne ou mauvaise pour l’humanité? Les adversaires de Gally sont de plus en plus énorme. Par moment, on dirait qu’on lit une sorte de Hokuto no Ken contre Grandizer ! Le récit est toutefois assez intéressant pour conserver notre attention — on se demande toujours ce qui va se passer par la suite. Le dessin de Kishiro m’apparaît toujours aussi agréable et semble même gagner en précision — quoique j’aurai préféré continuer à lire ce manga en grand format, qui fait plus justice au style de l’artiste que le petit format original. Une lecture facile et agréable. À lire pour les amateurs de baston, de monde post-cataclysmique et de charmante cyborg !

Gunnm, vol. 7 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, janvier 1997. 222 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2120-1. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

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© 1994, Yukito KISHIRO. © 1997, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que les cinquième et sixième volumes de l’édition originale (et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas lire aussi mon commentaire de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, vol. 6

gunnm06Après ses démélés avec l’abominable création de Desty Nova, Gally se retrouve seule face à son destin. Le machiavélique professeur a pourtant juré qu’il ressusciterait Ido. Saura-t-il tenir sa promesse ?

(Texte du rabat de couverture intérieur)

 

Gally a utilisé une arme interdite par les usines et est donc condamnée à la destruction malgré qu’elle ait sauvé la décharge des attaques du monstre Zapan. Pourtant elle se réveille dans une chambre d’hôpital… Un représentant de Zalem lui apparait sur un écran et lui révèle que cette chambre où elle se trouve est virtuelle et qu’en fait elle a été sauvé in extremis du recyclage. Son cerveau est en piètre état et n’en a plus pour longtemps à fonctionner… À moins qu’elle accepte de devenir l’instrument de Zalem. Elle hésite mais c’est la seule façon qu’elle pourra sauver Ido et se venger de Desty Nova!

Gunnm06-p013Des pillards, la gang Barjack avec Den à leur tête, attaquent les convois de trains qui ramènent vers les usines le ravitaillement produit par les fermes des territoires éloignés. Gally se joint à un groupe de mercenaires pour défendre un train et éliminer la menace des pillards. Elle se lie d’amitié avec le mercenaire Fogia Four et affronte d’abord le cyborg Knuckle-Head, puis le colonel Buzzle. Mais après la bataille, Fogia et Gally se retrouve perdu dans le désert qui s’étend au-delà de la zone de la décharge…

Le destin de Gally prends encore une nouvelle tournure. Si elle a enfin retrouvé un objectif qui la motive elle semble perdre de son humanité et prendre du plaisir à la violence des combats. L’histoire se déroule maintenant sur un arrière-plan qui semble inspiré de Mad Max… Le récit reste modulé par le rythme des combats mais au moins il progresse rapidement. Le style de Kishiro est typique pour le genre et, avec parfois quelques traits d’humour, exprime bien l’action. Un manga qui me semble plus shōnen que seinen mais qui se lit vite et bien tout en offrant un bon divertissement. À lire pour les fans d’action cyber-cataclysmique!

Gunnm, vol. 6 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, juin 1996. 220 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2119-8. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

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© 1993, Yukito KISHIRO. © 1996, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que le volume 5 de l’édition originale (et, tant qu’à y être de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, vol. 5

gunnm05-covAprès le Motor-Ball, Gally se lance dans la musique. Tout semble s’arranger pour elle et Ido, jusqu’à ce qu’ils rencontre un bien étrange docteur…

(Texte du rabat de couverture intérieur)

N’ayant pas trouvé le volume deluxe suivant, je me suis résolu à continuer ma lecture de Gunnm avec l’édition originale. Je saute les chapitres déjà lu dans l’édition deluxe et poursuit donc où j’en étais rendu: au chapitre vingt-cinq (non numéroté dans cette édition), page quarante-six. Le récit, qui trainait un peu de la patte dans le dernier volume, vient de faire un pas de géant. Ido, a retracé l’acheteur du corps de berserker, le Dr. Nova, mais celui-ci le fait prisonnier. Le savant-fou a gardé en vie Zapan et veut le greffer sur le corps du berserker! L’expérience tourne mal et Zapan devient un monstre quasi-invincible. Ido est tué mais Nova donne à Gally une arme qui lui permet de vaincre le monstre.  Son corps est néanmoins détruit dans le terrible combat. Lui reste t-elle de l’espoir? À suivre…

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Page 7

Il ne se passe pas grand chose dans ce volume (près d’une centaine de page est consacré au combat contre le Zapan-berserker) mais au moins la situation de Gally évolue un peu… malheureusement pas d’une façon très positive. Toutefois, en général, les héros tombent toujours pour mieux se relever alors j’ai bon espoir pour elle. Le style graphique de Kishiro me semble moins attrayant en petit format… Le récit fait très shōnen avec tout ces combats et cela en fait une lecture facile qui ne demande pas trop de réflexion. Cela se lit vite et bien mais demeure tout même intéressant et, surtout, très divertissant. À lire si vous êtes déjà un fan de Gally…

Cette version de l’édition original n’est plus disponible mais elle a été rééditée en juillet 2017 avec une nouvelle traduction par David Deleule.

Gunnm, vol. 5 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, mars 1996. 206 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-1974-6. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

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© 1993, Yukito KISHIRO. © 1996, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe (et, tant qu’à y être de l’anime et du film live-action)…

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Gunnm, t. 3

GunnmDeluxe-03-covLe troisième volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres dix-sept à vingt-quatre, donc le tome quatre et une partie du tome cinq de l’édition originale) débute avec le match d’ouverture de la seconde ligue de Motorball. Les féroces combats s’étirent sur cent-vingt-trois pages! Gally choisit parmi ces concurrents les membres de l’équipe de challengers qui affronteront avec elle Jashugan: le #88 “King Crusher” Ajakati, le #7 “vent pourpre” Zaphal Takié, le #50 Tigel et le #1 Caligula. Ed fait faire une nouvelle lame pour Gally. Celle-ci se réconcilie avec Ido et décide qu’elle quittera le Motorball après le match contre Jashugan.

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Page 9

Lors du fameux match, les challengers sont très rapidement éliminé, ne laissant que Gally et Jashugan qui s’affrontent dans un duel intense. La puissance de l’attaque de Jashugan éveille la mémoire de Gally, qui a la vision d’une plaine rouge, de son maître qui lui enseigne l’ars magna et qui l’appelle… la guerrière Yoko! 

Une histoire hors-série de soixante-six pages, “Le doigt sonique” (publiée préalablement dans le recueil Gunnm Other Stories (銃夢外伝 / Gunnm Gaiden)) nous montre Gally, trois mois plus tard, devenue instructeur de combat pour hunter-warrior. Elle affronte et vainc un criminel qui tire des billes de métal à très grande vitesse.

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Page 10

Quelques années plus tard, Gally fait de la musique et lit beaucoup, alors que Ido a marié Shumira, la soeur de Jashugan. On y apprend que Ed avait revendu le corps de Berserker de Gally sans lui dire et que Umba en a retracer l’acheteur: une certain Dr. Desty Nova (un autre cyber-docteur déchu de Zalem). Pendant que Ido part à sa recherche, Gally doit affronter Zapan qui réapparait pour se venger!

Ce volume est un peu faible sur le scénario. La narration très rapide, est rythmé par de nombreux combats. Le dessin est toujours très dynamique et détaillé (trop parfois) mais les scènes de combats ne sont pas toujours clair.

La thématique n’évolue pas beaucoup. La quête d’identité de Gally devient tranquillement une quête d’humanité. Qu’est-ce qui définit l’humain? Son corps ou son esprit? Le cerveau influence-til le corps et vice-versa? En plus de cette réflexion philosophique, l’histoire nous questionne sur la disparité des richesses entre ceux qui ont tout et qui vivent dans les cieux (au paradis) et ceux qui n’ont rien et qui vivent dans l’enfer d’une décharge à la merci des criminels et de l’exploitation, n’ayant que le Motorball pour se distraire.

GunnmDeluxe-03-p296Gunnm est un manga culte, qui se lit bien mais qui nous laisse un peu sur notre faim. Si il y a un intéressant aspect philosophique dans l’histoire, j’y retrouve encore trop de combats — qui s’enchainent l’un après l’autre — à mon goût (le baston, toujours le damné baston — aka Nekketsu). C’est certes un titre qu’il faut avoir lu, mais (considérant l’énormité de ma PAL ou tsundoku !) j’hésite à en continuer la lecture… (il me reste encore trois volumes deluxe à lire (ou cinq en petit format), plus les dix-neuf tomes de Last Order !!! Plus au moins six volumes de Mars Chronicle — quoi que cette dernière série semble intrigante…). Je lirai probablement en échantillonnant quelques volumes de la suite et des séries suivantes…

Donc, pour résumer cette série de Yukito KISHIRO:  Gunnm c’est les aventures de Gally sur terre dans la cité de Kuzutetsu, la décharge; Last Order c’est les aventures spatiales de Gally sur Zalem; et Mars Chronicle c’est les aventures martiennes de Gally, dans son enfance, avant de se réveiller sur Terre.

À lire, donc, par curiosité et jusqu’à ce que celle-ci soit étanchée.

Gunnm, t. 3 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, janvier 2001. 368 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3477-X. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier et second volumes deluxe (et, tant qu’à y être, de l’anime et du film live-action)…

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Gunnm, t. 2

GunnmDeluxe2-covAprès avoir terminé la populaire série de manga Gunnm (銃夢 / Gun-mu / lit. “Rêve d’arme”), Yukito KISHIRO poursuit la publication avec des récits qui se situent dans le même univers: d’abord Ashman (Haisha en français chez Glénat ou Ashen Victor en anglais chez Viz) en 1997 avec une histoire qui se déroule dans la monde du motorball, un recueil d’histoires courtes (Gunnm Gaiden), puis l’année suivante avec Aqua Knight, situé dans un monde aquatique et qui se déroule une centaine d’année après Gunnm. Il interrompt cette série après le troisième volume, car il a décidé de poursuivre avec une nouvelle aventure de Gally (Last Order) mais pour se faire il doit réécrire une partie de la première série. Il profite de la réédition de Gunnm en format deluxe (6 vols) pour en changer la fin. C’est cette édition en grand format que je lis et dont j’ai déjà commenté le premier volume. Chacun de ces volumes inclut environ un tome et demi de l’édition originale (qui en comptait neuf). 

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Page 6

Dans le deuxième volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres huit à seize, donc une partie du tome deux et le tome trois de l’édition originale), Gally fait le rencontre de Yugo, un jeune garçon qui effectue des travaux d’entretien pour le Dr Ido. Elle en tombe rapidement amoureuse. Le rêve le plus cher de Yugo est de se rendre sur Zalem (celui était aussi l’obsession de son défaut grand frère). Malheureusement, il est impliqué dans le traffic de pièces de cyborgs (qu’il se procure en attaquant des victimes innocentes pour leur prendre, entre autre, leur colonne vertébrale). Vector le manipule avec la fausse promesse de l’aider à rejoindre Zalem si il réussit à amasser assez de crédits. Toutefois, Yugo est pris en flagrant délit et sa tête est mise à prix. Un hunter-warrior le retrace et le réduit en pièces, mais Gally réussit à préserver sa tête et le Dr. Ido lui reconstruit un corps. Réalisant qu’il a été trahit par Vector, il tente de se rendre à Zalem en escaladant un de ses cables d’alimentation, mais le système de défense de la ville flottante l’intercepte. Gally tente de la sauver mais, après un bref adieu, le bras de Yugo se rompt et il tombe dans la décharge, sans espoir de survie…

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Ravagée par la mort de Yugo, Gally a disparue. Le Dr. Ido la cherche partout et la retrouve finalement, par chance, dans une compétition de Motorball de troisième ligue. Gally a découverte que la seule façon de raviver ses souvenirs est se battre en utilisant sa technique du Panzer Kunst, et l’arène de Motorball offre plus d’opportunités de combats qu’en étant hunter-warrior. Pour passer en deuxième ligue et conserver son numéro “99” elle doit challenger Ajakati, à qui ce numéro a été attribué. Elle réussit sans trop de difficultés. Le Dr. Ido s’allie avec Jashugan, le grand champion du Motorball, car il pense que si elle est défaite, Gally abandonnera le combat et lui reviendra. Lorsqu’elle voit le Dr. Ido avec Jashugan, elle décide de challenger ce dernier…

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Ce volume est définitivement meilleur que le premier car on y retrouve beaucoup moins de combats et un peu plus de profondeur dans le récit. L’histoire s’attarde plus sur les motivations et les sentiments des personnages, ce qui la rend d’autant plus intéressante. Le dessin de Kishiro est attachant et dynamique. L’univers post-cataclysmique cyberpunk qui a créé pour Gunnm est tout à fait fascinant… C’est certes un manga d’action (de baston comme diraient les français ou nekketsu au Japon) mais qui mérite tout de même d’être lu car il offre un peu plus de simple scènes de combat.

Gunnm, t. 2 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, septembre 2000. 378 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3333-1. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

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Battle Angel (OVA)

BattleAngelOVABattle Angel (銃夢 / Ganmu [Gunnm] / lit. “Weapon dream”) compiles two OVAs released in Japan in June and August 1993. An English subtitled version was released by A.D. Vision on VHS in September 1993 and on DVD (with both dubbed and subtitled versions) in December 1999. The first OVA, “Rusty Angel”, introduces us to Gally and Scrapcity, and tells of the combat against Grewcica. The second OVA, “Tears Sign”, focuses on her friendship with Yugo and his dream to get to Zalem. [It was reviewed in PA #27: 37]

For the early 90s the quality of the animation was excellent, but unfortunately it looks disappointing by today’s standards. It still looks good though and offers excellent production value (nice storytelling and music soundtrack). However, one point that really bothers me is the editing which annoyingly and constantly cut the action to switch to scenes with other characters and then to cut back into the action.

The storytelling succeeds to condense the first part of the manga into two 25-minute OVAs and still manage to smooth the story so it is easier to understand. The manga had the advantage to have several graphic novels to tell the story (the first OVA covers the first volume and half, while the second tell the story up to the end of the third volume). The numerous battles  — which felt a little sketchy and tedious on paper — look much more realistic and entertaining in the animation (although the Alita live-action movies does an even better job at rendering the battle sequences). Lastly, the anime has a better success in giving life and expressing the emotions of the characters. It makes the drama much more tangible.

It is a nice anime that deserves to be seen. Unfortunately, it seems to be difficult to find now-a-day. Hopefully, with the success of the movie, it will be released again on DVD.

Battle Angel : Japan, 1993, 2 x 25 mins.; Dir.: Hiroshi Fukutomi; Scr.: Akinori Endō (based on Yukito Kishiro’s manga); Art Dir.: Hidematsu Kaneko; Char. Des.: Nobuteru Yuki; Anim. Dir.: Nobuteru Yuki & Futoshi Fujikawa; Phot.: Hitoshi Yamaguchi; Ed.: Yukiko Ito & Satoshi Terauchi; Music: Kaoru Wada; Studio: Madhouse; Jap. Cast: Kappei Yamaguchi (Yugo), Miki Itō (Gally), Shunsuke Kariya (Dr. Daisuke Ido). stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ ANNAmazonGoogleIMDbWikipedia ]

I have recently also commented on the Gunnm / Alita manga and the live-action movie.

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Capsules

Alita : Battle Angel

AlitaBattleAngel-dvdWhen Alita (Rosa Salazar) awakens with no memory of who she is in a future world she does not recognize, she is taken in by Ido (Christoph Waltz), a compassionate doctor who realizes that somewhere in this abandoned cyborg shell is the heart and soul of a young woman with an extraordinary past. As Alita learns to navigate her new life and the treacherous streets of Iron City, Ido tries to shield her from her mysterious history while her street-smart new friend Hugo (Keean Johnson) offers instead to help trigger her memories. But it is only when the deadly and corrupt forces that run the city come after Alita that she discovers a clue to her past – she has unique fighting abilities that those in power will stop at nothing to control. If she can stay out of their grasp, she could be the key to saving her friends, her family and the world she’s grown to love. — (Promotional text)

This movie is based on the manga series Battle Angel Alita by Yukito Kishiro (which I recently commented). James Cameron had been interested in the story for a long time (he optioned the titled in 2000 and used it as inspiration for his TV series Dark Angel) but, being too busy with Avatar and its sequels, he passed the directorial torch to Robert Rodriguez. It is a good thing that Cameron and Jon Landau waited to produced Alita because it gave them the time to perfect the motion-capture CGI technology with Avatar. The type of fast action combat scenes needed to adapt the manga would not have been possible otherwise. It also gave them time to work on the script to make it shorter.

It’s an excellent movie, with superb special effects and great storytelling. It is both entertaining and compelling. They succeeded to tell the story within two hours while keeping enough elements of the manga to be faithful. I was afraid at first that they would not be able to adapt the story properly, but all the essential themes are there: the identity quest, the love story, the desire to protect the weak against evil, the dark post-cataclysmic world, the hopeful cyberpunk technology, the fabulous combat scenes, even the social comment about the stupidity of war and social inequity. 

The only major changes are that they explain early in the story the cause of the Earth’s destruction (the war between Earth and Mars — in the manga they just mentioned that Earth was hit by a meteorite without saying, at first, that it was intentional) and the nature of Alita (a martian soldier/berserker). Hugo (Yugo in the manga) also appears in the beginning of the movie (while he only appears in chapter eight in the manga). Most of the changes are minor and without consequence: Ido names Alita (Gally) from his dead daughter (instead of from his dead cat), his ex-wife Chiren doesn’t appears in the manga (that character was created for the anime), his assistant is different (she looks more like Myra, the doctor who replaces Yugo’s hand in chap. 10 of the manga), the Berserker replacement body is not found by Alita but by Ido, the speech in the “Kansas” bar to try to get the Hunter-Warriors’ help against Grewishka (Makaku) is made not by Alita but by Ido (who still has his Zalem symbol on the forehead in the manga), etc. The movie also adds the fact that Nova can see and speak through Vector. Despite those few differences, the movie seems quite similar (even more if we compare to the anime version, Battle Angel).

Annoyingly, the movie ends on a sort of cliff-hanger: will Alita succeed to reach Zalem and get her revenge from Nova? That’s what we will know in the sequels — if they are ever produced. It all depends on the success of the first movie. Despite mixed reviews, it seems that it was well received (the sales more than doubled the budget and ratings were good enough on IMDb [7.4] and Rotten Tomatoes [60% for the critics but 93% for the audience]). For my part (but I was already an Alita fan), I think it was an excellent adaptation and I enjoyed it greatly. I warmly recommend it. stars-4-0

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[ AmazonBiblioGoogleIMDbOfficialWikipedia ]

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Gunnm, t. 1

Gunnm-GF-01-covGunnm (銃夢 / Gun-mu ou Jūyume / contraction de l’anglais “gun” (fusil) et du japonais “yume” (rêve) donc lit. “Rêve d’arme”) est un manga par Yukito KISHIRO qui a été publié en feuilleton dans Business Jump dès 1990 et dont le premier volume parait au Japon en septembre 1991 chez Shueisha. Suite à un conflit avec son éditeur en 2010, la parution de la série continue chez Kodansha. En 1995, une première édition en France se fait en neuf volumes chez Glénat (ce sera d’ailleurs parmi les premiers mangas à recevoir une traduction française). À peu près au même moment la version anglaise parait chez Viz Comics sous le titre “Battle Angel Alita” (puis réédité chez Kodansha Comics). En 2000, Glénat publie un édition deluxe grand format en six volumes. Ces éditions ne sont plus disponible mais Glénat a récemment rééditée Gunnm avec une nouvelle traduction. 

Gunnm n’est que la première de trois séries de manga et l’histoire se poursuit avec Last Order (19 vols.) et Mars Chronicle (6 vols jusqu’à maintenant). Un recueil de quatre histoires courtes, Gunnm Other Stories, a également été publié mais trois des histoires sont incluses dans l’édition deluxe grand format. Le manga a été adapté en un roman de Yasuhisa Kawamura, en animation (deux OVA de 30 min.) en 1993 par Hiroshi Fukutomi, puis au cinéma par Robert Rodriguez et James Cameron sous le titre Alita: Battle Angel.

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Page 9

Sur une Terre post-cataclysmique (suite à l’impact d’une météorite), ce qui reste de l’humanité survit à Kuzutetsu, dans l’ombre de la cité flottante Zalem (où réside l’élite). Dans la décharge à déchets de la cité, le cyber-docteur Daisuke Ido découvre la tête d’une femme cyborg dont le cerveau humain est miraculeusement encore en vie. Il la soigne et la nomme Gally (Alita), car celle-ci est amnésique et ne se souviens plus de rien. Il finit par lui fabriquer un corps. 

Il n’y a plus d’autorité pour faire régner la loi et l’ordre dans les bas fonds de Kuzutetsu, alors l’usine 33 (qui alimente Zalem en énergie et en vivres par un long cable) fait appel à des chasseurs de primes, les Hunter-warrior. De nombreux criminels s’attaquent aux cyborgs pour leur voler des pièces ou des membres (la colonne vertébrale est d’ailleurs très prisée).  Pour émuler Ido, mais surtout pour traquer et éliminer ceux qui s’attaquent aux faibles, Gally décide de devenir Hunter-warrior. 

GunnmAprès une altercation avec le cyber-monstre Makaku, le corps de Gally est détruit. Toutefois, Ido le remplace par le corps d’un berserker, un guerrier cybernétique qu’il avait découvert plus tôt dans les ruines d’un vaisseau spatial. C’est une véritable machine de guerre, résultant d’une technologie et d’un savoir-faire oubliés depuis longtemps. Si Gally ne se souviens pas de sa vie antérieure, elle est capable d’utiliser intuitivement une ancienne technique de combat cyborg appelé Panzer Kunst, et de controller les fonctions de son nouveau corps. Cela fait d’elle un combattant d’exception et lui permet de défendre Ido contre la vengeance de Makaku… Mais qui est-elle vraiment? 

En plus des sept chapitres du récit, ce volume contient également des informations sur les usines et les bornes de Kuzutetsu, le court récit “Douce Nuit” (en trois parties, 100 p.) qui traite des origines de Ido, ainsi qu’un “art book” de vingt-deux pages qui offre des notes et des croquis sur la création de Gunnm. 

Ce manga nous offre donc une quête existentielle dans un univers cyberpunk post-cataclysmique, teinté d’un commentaire sociale sur la division des richesses. C’est un manga seinen mais avec un récit très inspiré par le sous-genre shōnen du nekketsu, où le héros — souvent orphelin — doit réaliser une quête initiatique qui l’amène à affronter de nombreux obstacles et des adversaires en tournoi ou combat singulier.

J’ai lu ce manga il y a une vingtaine d’années et j’en avais gardé un très bon souvenir. C’est effectivement une série qui avait été très bien reçu tant en France qu’aux U.S.A. En prévision de la sortie de l’adaptation cinématographique, j’ai décidé d’en faire une relecture et celle-ci n’a pas altérée ma première impression. C’est un très bon manga, plein d’action mais aussi d’émotions et d’idées qui appelles à la réflexion. Je vous le recommande.

Gunnm, t. 1 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, juillet 2000. 362 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3293-9. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

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Arzak Rhapsody

ArzakRhapsody-DVDPerché sur son fidèle Ptéroïde anti-gravité (où rien de grave ne peut l’atteindre), Arzak explore le Désert ‘B’, un monde parallèle peuplé de créatures étranges, situé aux frontières du rêve et d’une réalité au-delà du réel. Mais Arzak ne rêve-t-il pas d’un univers qui est en lui…ou en chacun de nous ?

(Texte promotionnel — voir aussi la couverture arrière de la jaquette)

Ce dessin animé est une série de quatorze capsules de 3:30 min. chacunes qui offrent un dessin minimaliste qui est terriblement animé. On y retrouve différentes aventures (et mésaventures) du célèbre guerrier solitaire et (généralement) silencieux alors qu’il parcours le désert B, affrontant l’herbe-serpent ou diverses autres créatures. C’est un peu sans queue ni tête mais les récits sont étoffés par une narration et Moebius donne, pour la première fois, la parole à Arzak. Tout comme les planches de Moebius, ces capsules sont un peu inégales en qualité (et en intérêt). L’univers d’Arzak est un peu tourné en ridicule avec des personnages clownesques (où l’on pourrait peut-être discerner une influence de Winsor McCay?). 

C’est mauvais mais tout de même amusant et intriguant. À la défense de cette curiosité décevante, il faut admettre qu’elle est définitivement produite pour un public jeune alors que la série originale s’adressait aux adultes. On s’attendrait néanmoins à mieux de la part d’un créateur comme Moebius. C’est trop court et plein de potentiel inexploité (quoique le graphisme s’améliore avec les derniers épisodes). Cela aurait pu être tellement mieux…

Il est intéressant de constater que l’on voit déjà le début de la convergence des différents univers (et styles) de Giraud / Moebius avec des éléments qui rappellent Le Garage Hermétique, d’autres qui font définitivement partie du monde SF déjanté et imaginatif de Moebius — parfois hilarant et absurde, parfois mystique et obscure (avec des allusions au Arzach original ou à Edena) — et même des relents d’atmosphère western à la Blueberry. Cette série d’histoires nous laisse donc présager la suite — L’Arpenteur

À voir par amusement ou par curiosité.

Arzak Rhapsody: France, 2002, 51 min., série télévisée d’animation (14 episodes); Dir., Scr., Des.: Moebius; Dir. Art.: Alexandre Brillant; Ass. Réal.: Francois Narboux; Mus.: Zanpano; Studio: Millimages Online; Prod.: Wolfland Pictures, Carrere Group, France 2. stars-2-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonGoogleIMDbWikipedia ]

 

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Capsules

More on TV

Beside the usuals (season 5 of Poldark, season 7 of Elementary, season 5 of Killjoys), this week I also watched episode 12 (season 6) of The 100, a Hunger Game look-alike; the third episode of Pandora, a Star Trek wannabe; and episode 12 of Blood & Treasure, an amusing Indiana Jones facsimile. Yes, I was entertained, but could only wonder: “is there any really original TV shows left for us to watch?”

The third episode of Pandora offers good enough writing (nothing genius but that’s okay). The plot thickens, the special effects improve and the actors seem to find some sort of balance — but it is still not a stellar performance. Maybe worth continuing watching…

TheBoysPosterAnother new show is The Boys on Amazon Prime Video which is based on a comic book that I haven’t read or even heard about until now. It is a superheroes TV series with some dark humor (a little like Deadpool) which shows the darker side of the supes (it also reminds me a lot of Watchmen), presenting them just as merchandizing pawns of a corporation — each one is a kind of parody of an existing superhero: Superman, Flash, Wolverine, Aquaman, Wonder Woman, etc. They are being targeted by a rag tag group of people who all suffered from the superheroes exploits’ collateral damage and want to get back at them. It is entertaining, well made and, so far (after three episodes), good enough to keep my interest (ratings of 9 on IMDb and of 79% on Rotten Tomatoes). It’s well worth watching.stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ GoogleIMDbPrime VideoWikipedia ]

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Capsules

Puzzling young TV drama

This week-end I watched a few episodes of two puzzling Teen/YA TV drama with enigmatic titles.

Pandora

pandora-posterSet in the year 2199, a young woman who has lost everything finds a new life at Earth’s Space Training Academy where she learns to defend the galaxy from intergalactic threats.

The first one is titled Pandora and is a Star Trek wannabe with poor special effects and quite average acting — after all they are young adults in college so maybe it’s normal if they sound contrived. With just two episodes it is difficult to judge the writing, but so far it is intriguing enough that I might watch more. After all, series like the original Star Trek or Doctor Who have managed very well despite their low-budget production. Everything is in the writing. We shall see. It airs Tuesdays on The CW at 20:00 ET. It’s too early to have a rating on aggregators (but IMDb gives it a 3.8). stars-2-5

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[ CW GoogleIMDbWikipedia ]

Capsules

Euphoria

MV5BMDMzZDkyNzEtYTY5Ni00NzlhLWI4MzUtY2UzNjNmMjI1YzIzXkEyXkFqcGdeQXVyMDM2NDM2MQ@@._V1_A group of high school students navigates drugs, sex, identity, trauma, social media, love and friendship.

The second is a teen drama based on a 2012 Israeli series and is titled Euphoria. So far seven episodes have already aired but I’ve seen only the latest. It is diverse, brutal, scary even, sometimes psychedelic, but seems brilliantly written with generally pretty good acting. It is really modern: filmed video clip style, crazy fast-paced, with lots of violence and nudity, and, of course, it is making use of social media as narrative device. The main character is a bipolar drug addict who’s trying to make sense of her world… A little exhausting to watch, but promising. It airs Sundays on HBO at 22:00 ET. It has been rated 79% on Rotten Tomatoes and 8.2 on IMDb. stars-3-0

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Capsules

Mirages d’Emanon

MiragesEmanon-covEmanon a beau posséder une mémoire éternelle, c’est aussi une femme de chair et de sang, avec une mère, un père… et un frère, qu’elle a abandonné dès que leur génitrice a cessé de pouvoir s’occuper des deux enfants. Takuma a terriblement souffert de cette trahison : quand il retrouve enfin sa sœur, il est incapable de lui pardonner !

Trente ans se seront écoulés avant qu’il ne la rattrape à nouveau… Le temps pour la jeune femme de vivre bien des aventures ! De voyages en mirages, suivez-la à travers de nouvelles péripéties…

Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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Mirages d’Emanon (続さすらいエマノン / Zoku Sasurai Emanon / lit. “Errances d’Emanon Suite”) est le troisième tome d’un manga seinen publié au Japon en novembre 2013. La série, illustrée par Kenji TSURUTA, a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten (quatre volumes paru en mai 2008, avril 2012, novembre 2013 et avril 2018). L’histoire est basée sur une série de sept romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon” (“no name” en anglais [sans nom] épelé à l’envers), une mystérieuse jeune femme qui a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale maternelle depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire, il y a trois millions d’année! Ce manga a été traduit en espagnol chez Ponent Mon, en anglais chez Dark Horse et en français chez Ki-oon. J’ai déjà commenté le premier tome, Souvenirs d’Emanon, ainsi que le second tome, Errances d’Emanon.

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Il ne se passe pas grand chose dans cet album. 1973, Emanon erre dans une forêt de la région de Aso. Elle est recueillie par Ryozo, un auteur qui faisait de la recherche pour un documentaire télé sur les traditions de la région. Fièvreuse, elle ne peut prononcer que les deux premières syllabes de son nom, Ema… donc il l’appelle Emma. Étrangement, celle qui était la mémoire du monde, ne se souvient plus de rien. Elle est complètement amnésique, mais la nuit elle fait d’étranges rêves qui sont des bribes de souvenirs: l’océan primordial, des dinosaures, etc. Elle s’installe en co-habitation chez lui, ils tombent en amour, elle tombe enceinte… Elle suppose, plus tard, que “ses souvenirs avaient été mis en veille pour faciliter le changement de génération…” Mais après la naissance, comme par le passé, l’amnésie se transforme en catatonie et elle devient un légume. Les mémoires se sont maintenant transmissent dans l’enfant qui vient de naître. Pour la première fois, grâce aux efforts de Ryozo et à un travail de réhabilitation, la mère réapprend à parler et à redevenir socialement fonctionnel. C’est pourquoi, Emanon reste beaucoup plus longtemps que d’habitude dans sa “famille”. 1980, Emanon attends avec sa mère sur une plateforme de train alors qu’un homme interpelle sa mère croyant la reconnaitre… Il s’agit de l’étudiant qu’elle avait rencontré sur le traversier dans Souvenirs d’Emanon

Cet album contraste beaucoup avec le volume précédent. D’une part, il ne peut pas être lu indépendamment. D’autre part, on s’attendrait à ce que ce volume poursuivre le récit avec son demi-frère Takuma, entamé dans l’opus précédent, mais il y est totalement absent (quoique Takuma tente de contacter Emanon télépathiquement à une ou deux reprises…). Finalement, alors que le second volume offrait beaucoup plus d’action, celui-ci nous présente un rythme lent, très contemplatif, avec peu de dialogue. C’est le récit d’une autre de ces rencontres éphémères, une tranche de la vie d’Emanon où rien de vraiment significatif ne se passe — sinon l’expression de ses sentiments: sa mélancolie, sa détresse, l’amour entendu de Ryozo…

Même si on se demande où l’auteur veut en venir, c’est une bonne lecture, tranquille, qui rappel un peu l’oeuvre de Taniguchi. C’est aussi très beau. Le style classique de Kenji Tsuruta, où les ombrages et les textures sont fait au trait d’encre (avec quelques trames pour les arrière-plans), offre des planches précises et détaillées qui sont plutôt agréable à regarder (d’autant plus qu’il y a peu de texte (mais attention, cet album contient de la nudité—apparemment Emanon aime beaucoup se promener toute nue!). Une histoire de science-fiction un peu mystérieuse qui mérite d’être lue — même si ce troisième tome est un peu décevant. Il ne resterait donc plus qu’un volume à paraître… (pas de date de parution annoncé, malheureusement; cela serait intéressant par la suite de publier aussi la traduction des romans…). À suivre…

Mirages d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), mars 2019. 228 pages (12 en couleurs), 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0399-1. Pour un lectorat adolescent (16 ans et plus; contiens de la nudité). stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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ZOKU SASURAI EMANON © Shinji Kajio, Kenji Tsuruta 2013 / TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD.

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Capsules

Bug 2

Bug-2-covLe deuxième volet de la série évènement d’Enki Bilal

BUG définition :
En français : se dit d’un défaut affectant un programme informatique.
En anglais : se dit d’un insecte, d’une bestiole, d’un virus…

En 2041, la Terre est brutalement et simultanément confrontée aux deux. Un homme taché de bleu, et au corps squatté par un alien, se retrouve dans la tourmente, convoité par le reste du monde.

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Page 8

Le récit, entamé dans le premier volume, se poursuit… Seul survivant d’une expédition vers Mars, Kameron Obb revient sur terre contaminé par un organisme extra-terrestre et une tâche bleue qui semble contagieuse. Au même moment, toute la technologie humaine cesse de fonctionner et toutes les données informatiques disparaissent. Les deux événements semblent liés d’autant plus que Obb se retrouve être le détenteur, dans sa mémoire, des données disparues. Il devient donc un homme très convoité. Alors que tout les gouvernements de la planète tentent de se réorganiser dans ce chaos, Obb n’a pour objectif que de sauver sa fille, Gemma, qui a été kidnappé par un groupe mafieux vénitien qui se sert d’elle comme appât. Toutes les factions politiques de la planète tentent de lui mettre la main dessus: les Néo-Marxistes Progressifs, son ex-employeur, la mafia italienne, l’armée française, des agents chinois, la CIA, des agents du Califat de Gibraltar, les Yakusa Concept, les Israéliens, les Russes, les Groupes Islamistes Unifiés, etc. Gemma est sauve, mais une faction réussie à le capturer. Le monde, lui, peut-il encore être sauvé?

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Page 9

Les histoires post-apocalyptiques de Bilal me semblent un peu répétitives. Mais qu’importe. Il nous offre ici un scénario catastrophe tout à fait plausible avec un crash technologique qui a des conséquences affectant en cascade la géo-politique de la planète: un total chaos politique, économique, social et même médical. C’est une réflection intéressante. Dans une telle situation, que pourrait-on faire pour s’en sortir? Toutefois, c’est sur le plan artistique que Bilal se distingue, avec son superbe style graphique mélangeant crayonné et peinture, tons sombres et vifs, détails et flous. Bilal demeure encore et toujours un incontournable. J’ai bien hâte de lire la suite…

 

 

Bug, livre 2, par Enki Bilal. Paris: Casterman, avril 2019. 80 pages, 19.2 x 26.9 cm, 18,00 € (ePub/PDF: 12,99 €) / $34.60 Can. ISBN 978-2-203-16361-4. Pour lectorat jeune adulte (14+). Extraits disponible sur le site de l’éditeur. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Casterman 2019

Bilal sur la couleur Bleu dans son oeuvre:

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Capsules

Dans l’abîme du temps (Culbard)

danslabimedutemps-cov“Université de Miskatonic, Arkham, 1908. Le professeur Nathaniel Peaslee s’évanouit devant une classe d’étudiants, ne recouvrant ses sens que cinq ans plus tard. Horrifié de découvrir que, durant l’intervalle, son corps n’est pas resté inactif — et en proie à des cauchemars étranges et inquiétants — Peaslee tente de reconstituer la vérité sur les années manquantes de sa vie. Effrayant voyage à travers le temps, l’espace et les profondeurs de l’esprit, cette adaptation offre une mise en image terrifiante à l’un des derniers récits de Lovecraft.”

[Texte de la couverture arrière]

Avec Dans l’abîme du temps, Ian Culbard adapte en bande dessinée un autre court roman de H.P. Lovecraft (j’ai déjà commenté son adaptation des Montagnes Hallucinées). Il s’agit d’une histoire assez similaire et qui constitue en quelques sorte une suite. Écrite entre novembre 1934 et février 1935, c’est l’une des dernières histoires à être publiée du vivant de Lovecraft en juin 1936 par Astounding Stories. L’adaptation de Culbard est d’abord paru en anglais chez l’éditeur britannique SelfMadeHero en 2013 et a été traduite en français la même année chez Akileos.

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Page 6

Le professeur Nathaniel Peaslee perd connaissance durant un cours à l’université. Lorsqu’il se réveille quelques heure plus tard il est non seulement amnésique mais doit réapprendre à parler et à marcher. Sa femme est horrifié et prétend que ce n’est plus le même homme. Après cinq ans de voyages de recherche autour du monde, la mémoire lui revient soudainement et il tente de retrouver une vie plus ou moins normale. Il se demande ce qu’il a bien pu faire durant cette période. On lui raconte qu’il faisait preuve d’une grande soif de savoir et d’une énorme capacité à apprendre le plus possible sur la science et la culture contemporaine. Il se comportait étrangement et semblait même faire preuve d’un savoir sur le passé ou le futur qu’il lui aurait normalement été impossible d’avoir… 

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Aussi, toutes les nuits, il fait des rêves étranges qui semble être des bribes de mémoires qui lui permettent avec le temps de reconstituer ce qui lui est arrivé. Son esprit aurait été substitué avec celui d’un être venu d’un passé pré-humain. La Grande Race des Yith utilise ainsi ce subterfuge pour voyager dans le temps et collecter de l’information sur toutes les civilisations tant du passé que du futur. Pendant qu’un Yith était dans son corps à collecter de l’information sur notre civilisation, Peaslee était dans le corps du Yith à leur enseigner ce qu’il savait et à apprendre sur les civilisations ayant habitées ou envahis la Terre à un moment ou l’autre (c’est incroyable le nombre de civilisation extra-terrestre ayant passé par la Terre — mais n’était-ce pas le cas de la Grèce ou de l’Égypte dans l’antiquité?). Par leur savoir sans limite, les yithiens étaient la plus grande race de toutes. Ils ne craignaient que la race des polypes géants, sortes de grands bulbes en partie matériel, armés de tentacules, qui s’attaquaient à tous ceux qu’ils rencontraient. Grâce à des rayons d’énergie, les yithiens avaient réussit à les contenir dans de grandes tours noires sans fenêtres et dans les profondeurs de la terre. Mais ils savaient qu’un jour les polypes se libèreraient et exerceraient leur vengeance exterminatrice…

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Page 59

Peaslee publia une série d’articles sur ses “souvenirs” et la psychologie de ses rêves mais ceux-ci ne suscitèrent que peu d’intérêt. Pourtant, une vingtaine d’année plus tard, un chercheur australien le contacta car il avait découvert les ruines d’une civilisation inconnue ressemblant à celle qu’il avait décrit dans ses articles. Avec son fils et quelques collègues de l’université Miskatonic (incluant le Pr Dyer qui avait fait une découverte similaire en antarctique — voir Les Montagnes Hallucinées), il monta une expédition archéologique sur ce site australien. Une nuit, alors qu’il se promenait seul parmi les blocs cyclopéens dispersés dans les dunes de sable, il trouve “par hasard” l’entrée vers les profondeurs de la cité. Il explore des bâtiments miraculeusement préservés à la recherche d’une preuve de son expérience passé. Il trouve un message annonçant le réveil des polypes. Il en rencontre un qui le poursuit mais il lui échappe. Au matin, il se réveille dans les dunes. Était-ce un rêve? Il tente néanmoins de convaincre son fils d’arrêter les fouilles car il ne faut pas réveiller l’horreur qui dors dans les profondeurs…

S’il diverge un peu du récit de Lovecraft et prend quelques raccourcie, Culbard reste tout de même fidèle à l’oeuvre original et l’adapte bien au format illustré. Le texte de Lovecraft constitue une example parfait du fantastique selon Todorov, où les événements peuvent avoir une explication tant rationnelle (ayant souffert d’un AVC ou de troubles de personnalité, Peaslee compense son amnésie en “inventant” des souvenirs à travers ses rêves) que surnaturelle (l’esprit de Peaslee a bel et bien voyagé dans l’abîme du temps et des créatures cauchemardesque se terrent au creux de la terre). Cet aspect est brillamment rendu dans l’adaptation de Culbard. Tout comme pour Les Montagnes Hallucinées, son style sobre et un peu candide donne au récit un charme innocent qui peine à exprimer l’univers terrifiant de Lovecraft.

C’est une bonne bande dessinée qui mérite d’être lue si vous êtes curieux de découvrir Lovecraft sans trop faire d’efforts.

Dans l’abîme du temps, par I.N.J. Culbard (adaptation/illustration) et H.P. Lovecraft (histoire). Talence: Akileos, septembre 2013. 120 p. 16.5 x 24 cm, 15 € / $C 29.95. ISBN 978-2-355-74147-0. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

Malheureusement, cette édition n’est plus disponible mais elle a été remplacée par un gros volume qui compile quatre des adaptations de Lovecraft par Culbard (La Quête onirique de Kadath l’inconnue, L’Affaire Charles Dexter Ward, Les Montagnes hallucinées et Dans l’abîme du temps): Lovecraft: Quatre classiques de l’horreur (Akileos, novembre 2018, 520 pages, ISBN 9782355743641).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2013 SelfMadeHero • © 2013 Akileos pour la version française.

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The Predator

Predator-dvdIs this a comedy or an action flick? A little of both, I guess… It has great action scenes, although not always believable. In a nutshell, it tells the story of a group of misfit soldiers fighting against an alien monster in pursuit of another alien monster. They get help from an unsuspected genius and one of the bad guys is not what it seems. The story is not really original but it is entertaining enough. In fact, the whole movie is just setting up the ground for the next one (or two — but no release date has been announced yet). It might push the Predator franchise into superheroes territory ! Powersuit, yeah! I can’t wait to see that! 

The movie did relatively well at the box office (returning nearly twice its investment) but disappointed the fans of the franchise and the critics (getting only a 5.4 on IMDb and a 32% / 35% on Rotten Tomatoes ). It’s an average sci-fi action movie which remains nevertheless fun to watch. stars-2-5

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Capsules

Major Fatal

MajorFatal-covMajor Fatal est trop beau pour être vrai. On est jamais sûr d’entrer dedans. Et pourtant on ne parvient plus à en sortir. Un cercle vicieux. Une drogue! Eh quoi : nous avons lu ensemble dans Métal Hurlant, trois années de suite les aventures du Major Grubert. Pourquoi attendre trois ans pour se mettre dans des états pareils? A quoi je rétorquerai que le Major dans Métal et le Major en album sont deux choses totalement différentes. Major Fatal, c’est un poème.” (Jacques Goimard, en couverture arrière)

L’astéroïde modelé par le Major Grubert en trois mondes superposés, trois mondes avec chacun leur système, leur populace et leurs coutumes. Improvisés au rythme de la publication de Métal Hurlant, ces univers sont grouillants d’idées et de détails entremêlés. Autour de l’astéroïde, à bord du Ciguri, tournent son créateur et sa belle, Damalvina. Mais trois mondes ignorant leurs origines, dont quelques personnages en prennent peu à peu conscience, et ne sont pas tellement du genre à adorer leur créateur…” (Texte du site des Humanos)

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Ce troisième tome des “Oeuvres Complètes“ de Moebius compile les sept principales histoires où apparait le Major Grubert (dont plusieurs seront reprises dans Les vacances du major): “Une planche” (1 p.), “[Le] Major Fatal” (13 p.), “Le Major Grubert [: The Forbiden City Rides Again]” (2 p.), “Les Vacances du Major“ ( ou “La Chasse au Français en Vacances”, 6 p.), “Paradis 9” ( ou “La Flore de Paradis 9”, 2 p.), “Une aventure du Major [Grubert]” (2 p.), “Le Garage Hermétique [de Jerry Cornélius]” (98 p.). Cette dernière histoire constitue la majorité du volume, qui inclue aussi un avant-propos de Moebius, des postfaces de Jacques Goimard et d’Alexandro Jodorowsky, ainsi que “Apprends à Dessiner le Major Grubert” par Yves Chaland.

L’édition anglaise colorisée, publiée chez Epic/Marvel en 1987 sous le titre Moebius 3 (The Collected Fantasies of Jean Giraud): The Airtight Garage, n’offre quand à elle que deux histoires: “Major Fatal” et “The Airtight Garage”. À noter que pour l’édition anglaise, le nom de Jerry Cornélius (un hommage à Michael Moorcock) a été changé pour Lewis Carnelian…

La seule des histoires courtes qui mérite vraiment mention, car elle prépare la venue de l’oeuvre majeure, c’est “Le Major Fatal.” Houm Jakin et l’assassin Boaz recherche le Major car lui seul peut traiter avec le Bakalite. Ils tombent dans un piège mais Grubert intervient… Ce thème sera plus ou moins repris pour la fin du “Garage Hermétique”. Les autres histoires servent surtout à établir le décor de l’univers science-fictionnel créé par Moebius et dans lequel le Major évolue.

“Le Garage Hermétique” est la première histoire de SF d’importance que produit Moebius. Due à son procédé d’écriture épisodique et aléatoire, l’histoire est un peu complexe, mais l’essentiel tient au fait que le Major Grubert a construit un astéroïde, Fleur, constitué de trois niveaux de réalité dont plusieurs forces (Jerry Cornélius, le Bakalite, le Nagual, Sper Gossi) conspirent soit pour en prendre le contrôle, se libérer de son créateur ou simplement se venger du Major. Ce dernier quitte donc le Ciguri, son vaisseau spatial, pour descendre sur l’astéroïde et affronter ses adversaires…

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Page 87

Il y aurait beaucoup à dire sur “Major Fatal”… Jean Giraud a commencé à dessiner des histoires de science-fiction humoristiques, d’abord sous le preudonyme de Gyr puis de Moebius, pour se distraire et se détendre de son travail principal sur Blueberry. Il les a publié ici et là (surtout dans Pilote, et même dans France-Soir, puis régulièrement dans Métal Hurlant). Le Major Grubert a subrepticement fait son apparition dans ces histoires courtes. Lorsqu’il a commencé à écrire “Le Garage Hermétique”, il n’avait pas de scénario préétabli et il improvisait au gré de ses humeurs, en essayant de créer de nombreux rebondissements (parfois ne se souvenant même pas ce qu’il avait fait dans l’épisode précédent). Le Major y est éventuellement apparu comme un anti-héros insouciant, presque absent, qui réalise tranquillement ses responsabilités envers le dénouement du récit. Le résultat est une histoire riche et surprenamment cohérente, pleine de symbolismes (tant religieux, politique, que philosophique).

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Les épisodes sont au début plus grossier, plutôt inégaux en qualité (tant graphiquement que narrativement), puis prennent de plus en plus d’assurance jusqu’à ce que vers la fin on réalise que Moebius maîtrise bien le genre, que son art a mûrit et qu’à partir de maintenant ce n’est plus de l’humour mais de la SF sérieuse et profonde qui laisse bien paraître ce que seront Les Aventures de John Difool, a.k.a. L’Incal

C’est une histoire de SF mythique qui vient nous chercher au tréfonds de notre être, comme si elle réveillait en nous quelque chose qui dort—ce genre d’impression mystique que l’on perçoit du coin de l’oeil ou dont on a vaguement le souvenir sans être capable de mettre le doigt dessus. C’est une oeuvre qui est loin d’être parfaite mais qui reste fascinante, intriguante et captivante! C’est donc à lire absolument si la BD et la SF vous intéresse moindrement!

“Le Garage Hermétique” a connu de nombreuses rééditions mais aussi des suites… (eh oui, après près de quarante ans, je réalise, “Quoi, il y a une suite!!!?”). Le flambeau a aussi été repris par d’autres artistes… À suivre, donc…

Moebius, Oeuvres Complètes tome 3: Major Fatal, par Moebius. Paris: Les Humanoïdes Associés, avril 1981. 156 p. ISBN 2-7316-0100-0. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-4-0

Moebius3-covMoebius 3, The Collected Fantasies of Jean Giraud: The Airtight Garage, by Moebius. New York: Epic/Marvel, 1987. 120 p. $US 12.95 / $C 16.95. ISBN 0-87135-280-X.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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© Les Humanoïdes Associés 1980.

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Le bandard fou

BandardFou-cov“Sur Souldaï du Cygne, les érections, ce n’est pas avant l’automne. Quand un vendeur de pousse-boulettes se réveille avec une trique d’enfer, impossible de cacher l’évidence : il est devenu un bandard fou, traqué par la police anti-foutre et une dame Kowalsky qui peine à assouvir ses désirs. Son crime prenant jusqu’à des dimensions diplomatiques, le bandard peine à trouver le repos.” (Texte du site des Humanos, voir couverture arrière)

Originellement publié en janvier 1974 aux Éditions du Fromage (Écho des Savannes), Le Bandard Fou a connu de nombreuse rééditions. Cette bande-dessinée nous offre deux histoires. La première, sans dialogue et sans titre, se déroule en vingt-quatre planches d’une seule grande case chacune qui occupe le côté gauche du livre et qui nous montre un homme qui se métamorphose en un oeuf alienesque, qui se fracture pour révéler… un petit homme. 

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Page 3 (Planche 2)

La deuxième histoire, qui occupe les pages de droite, est un récit de science-fiction humoristique en vingt-quatre planches. Le personnage principal se réveille un bon matin souffrant de priapisme hors-saison, ce qui est une déviance interdite car, en ce monde, la reproduction se fait uniquement en automne et passe par la Pondeuse. Poursuivit par les autorités génétiques (la P.A.F.), il fuit à l’aide d’un agent de dame Kowalsky, une aristo nymphomane. Il rejoint celle-ci sur son vaisseau où ils batifolent quelques mois mais quand ils arrivent sur Fleur, l’astéroïde paradisiaque de dame Kowalsky, c’est la débandade. Évidemment, la fuite du bandard a de lourdes implications commerciales et politiques qui mènent à la guerre entre la Fédération Terrienne et les Exotiques. La Pondeuse tente donc de récupérer le bandard à l’aide d’une faille spatio-temporelle mais le bon Zague intervient et la dure situation reprend son cours…

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Page 9 (Planche 5)

Le Bandard Fou est la toute première histoire de SF de Moebius (avant Arzach, Le Garage hermétique et même avant la création de Métal Hurlant). Elle introduit et annonce fort bien ce que sera son style drôle et très imaginatif (déjanté comme ils disent). Son dessin noir et blanc utilise un trait simple mais qui offre tout de même des illustrations détaillées et très texturées — qui sont toutefois d’une qualité variable d’une planche à l’autre. On y retrouve des caméo de l’éléphant Dumbo, des pirates de Astérix, des citations célèbres comme “Merde alors, mon conditionnement fout le camp!”, les premières apparitions de dame Kowalsky et de Fleur (le premier niveau du Garage Hermétique — avec la mention des “générateurs à effet Gruber”). C’est donc une oeuvre séminale de Moebius car on y voit déjà la genèse du Garage Hermétique et même des Aventures de John Difool (L’Incal). Une très bonne lecture, surtout pour les amateurs de Moebius.

Le bandard fou, par Moebius. Paris: Les Humanoïdes Associés (Coll. Jackpot, #5), juillet 1984. 48 p. ISBN 2-7316-0308-9. Pour lectorat jeune adulte (16+). [une édition récente se vend €18,99 mais en occasion on peut le trouvé à €15,00; je l’ai payé $C 6.95 dans les années ’90] stars-3-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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© Les Humanoïdes Associés 1984 Moebius

HornyGoofL’édition anglaise du Bandard Fou, parue chez Dark Horse en 1990 (imitant le style des compilations de Epic/Marvel), est colorisée et inclue une préface de Jean-Marc et Randy Lofficier, une postface de Moebius, une illustration, une page titre, ainsi que (en plus des deux histoires principales, “The Horny Goof” et “Metamorphosis”) quatre histoires courtes: “Deima” (3 pages, compilée en français dans Cauchemard Blanc), “You’re the object of this and that” (4 pages), “Harzack” (2 pages en noir et blanc, où Harzack se fait prendre à pisser derrière un bâtiment) et “The Invaders” (1 page, compilée en français dans Les Vacances du Major).

Moebius 0, The Forbidden Work of Jean Giraud: The Horny Goof & Other Underground Stories, by Moebius. Milwaukie: Dark Horse, June 1990. 72 p. ISBN 1-878574-16-7. US$ 12.95 / C$ 15.55. Story & art © 1972, 1974, 1975 Moebius • Translation & text © 1990 Starwatcher Graphics.

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M.S. Gundam Unicorn (UC)

GundamUnicornLogo

Overview

I have not watch any Japanese animation in a while and I must admit that it feels great. I have never been a big fan of Gundam, but I have always admired the complexity of its plots, particularly its political and philosophical aspects and the variety of its character and mechanical designs. The fact that this is an Original Video Animation (OVA) mini-series — streaming on Netflix — makes it easier to reacquaint myself with the genre and the story. It is also a good way to introduce a novice to the phenomenon. Therefore, as in the good old days of P.A., here is an “Anime Story” (although a little shorter and with links — it’s fun, I should do this more often!).

GundamUnicornPosterMobile Suit Gundam Unicorn (UC) (機動戦士ガンダムUC(ユニコーン) / Kidō Senshi Gandamu Yunikōn) is a sequel to the Mobile Suit Gundam story created by Yoshiyuki Tomino (made famous by its plentiful line of plastic models known as Gunpla). It takes place in the main timeline of the series, known as Universal Century (宇宙世紀 / Uchū Seiki). Earth is colonizing space by putting colonies (big space stations known as “Side”) in stable orbits around the planet (A.K.A. Lagrange Points).

Story

The story begins as the Earth Federation Prime Minister is about to unveil a new era of space exploration as well as a new Federation charter. The current era (A.D.) ends as the Universal Century begins. However, the Laplace space station—where the calendar change ceremony is taking place—is destroyed in a terrorist attack. The young Syam Vist discover a secret in the station wreckage: the Laplace’s Box, which contains a truth so terrible that it must never be revealed as it could destabilize the Federation — it also becomes a source of political power upon which he will build the Vist Foundation.

The story unfolds ninety-five years later, in UC 0096 (sixteen years after the One Year War), as the young orphan Banagher Links is going to school on the Industrial 7 space station. He will encounter a girl named Audrey Burne and get caught up in the struggle to locate and possess the Laplace’s Box…

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Star Trek Discovery

StarTrekDiscoverySeason2First, I must say that Discovery is definitely one of the best Star Trek TV series I have seen in a long time. If we don’t count the animated series and the movies, it is the sixth Star Trek series (after Star Trek The Original Series (1966-69), The Next Generation (1987–94), Deep Space Nine (1993–99), Voyager (1995–2001), and Enterprise (2001–2005)). After The Original, none of these series were really satisfactory (in imagination, plot and action) until Discovery.

For the first time, with Discovery, the main character of a series is NOT the captain of the USS Entreprise. The series focus on Michael Burnham (played by Sonequa Martin-Green [The Walking Dead]) who is the First Officer of the USS Shenzhou in the beginning before becoming Science Specialist on the USS Discovery. Born in 2226, she is a xenoanthropologist raised on Vulcan by her adoptive parents, Vulcan ambassador Sarek (James Frain) and his human wife Amanda (Mia Kirshner). She is therefore Spock‘s foster sister! Her biological parents were killed during a Klingon raid on Doctari Alpha.

The first season, set a decade before the Original series, focuses on the FederationKlingon war. During a rare encounter of the Shenzhou with the Klingons, Burnham uses her knowledge of Klingon and Vulcan strategy to try preventing the war but act against her captain’s orders. She fails and Georgiou is killed in the ensuing battle. Burnham is sentenced to life in prison for mutiny, but during a prison transfer her shuttle is damaged and she is rescued by the USS Discovery, commanded by Captain Gabriel Lorca (Jason Isaacs), where she is given a temporary position of Science Officer. The Discovery uses an experimental spore drive which, after sabotage, brings them to a parallel universe where Captain Georgiou is the Empress of the Terran Empire! After multiple trials and betrayals, the crew succeeds to end the war.

In season two (which is not over yet, as three more episodes remain to air), the captain of the USS Enterprise, Christopher Pike, takes emergency command of the Discovery from interim-captain Saru (Doug Jones) in order to investigate a series of mysterious signals. Spock (Ethan Peck), who appears to have suffered a mental breakdown, has had foreknowledge of those signals, which seem linked to the apparition of a mysterious Red Angel. They must find Spock before Section 31 to try to unravel the mystery…

The latest episode (“If Memory Serves”, 8th episode of the 2nd season and 23rd episode of the series, which aired on March 7th) was particularly impressive. It starts with “Previously on Star Trek” and then shows scenes from the pilot episode of the Original series (“The Cage”, produced in 1964-65 was never aired but later partly used in episodes 11 & 12, “The Menagerie”). In the original pilot, the captain of the Entreprise was not Kirk but Pike and Spock is the only crew-member who remained in the series. In Discovery, Spock brings Burnham to Talos IV so the Talosian can read his mind and show crucial information to Burnham, therefore both healing him and their relationship. That episode was quite something.

It has been relatively well received (with a rating of 7.4 on IMDb, an overall Rotten Tomatoes critic rating of 82% [but an audience score of 48%, are they mad? !!!] and the same 82% for season 2 [this time with an audience score of 29%! Unbelievable !!!]. In my point of view, it is a series that is well worth watching, even if you know nothing of Star Trek. It is simply very good science fiction. And a third season has already been commissioned. stars-3-5

Apparently, more live-action series are planned including one with Captain Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) and one with Captain Philippa Georgiou (Michelle Yeoh) focusing on the activities of Section 31. 

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Capsules

Errances d’Emanon

image-1533042376“À bord du Sun Flower, Emanon a confié son étrange histoire à un étudiant qui lui rappelait son époux défunt. Mais cette traversée en bateau n’était qu’une infime partie du voyage de la jeune femme à la mémoire de trois milliards d’années : pour elle, une vie ne dure qu’un instant !

Cette passagère du temps poursuit inlassablement sa route, toujours prête pour de nouvelles rencontres. À la recherche d’un mystérieux trésor enfoui ou d’un frère perdu de vue, retrouvez-la dans ses errances…

Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheur” [spoilers]! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même pris connaissance sont vivement conseillées de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin! 

Errances d’Emanon (さすらいエマノン / Sasurai Emanon) est le second tome d’un manga seinen publié au Japon en 2010. La série a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten. Ce manga peut se lire indépendamment du premier volume, Souvenirs d’Emanon, que nous avons déjà commenté en septembre 2018. L’histoire est basée sur une série de romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon” (“no name” en anglais [sans nom] épelé à l’envers), une mystérieuse jeune femme qui a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale maternelle depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire, il y a trois millions d’année!

Ce volume contient deux récits. Le premier, illustré totalement en couleurs, se déroule à une date indéterminée (mais selon les informations fourni on peut calculer que c’est en 1968). Emanon est de passage dans un village pour récupérer un contenant de graines qu’elle y avait caché. Ce sont les semences d’une fleur jaune appelé “Rikaho” qui est en voie de disparition et dont le nectar constitue la nourriture unique d’une variété de scarabées. Ceux-ci produisent des bactéries qui sont capable d’immuniser contre un virus mortel dont certains singes de la jungle sont porteurs (Ebola?). Elle pense que ce serait peut-être là sa raison d’être. Elle confie le reste des graines à Atsushi, un jeune garçon du village dont elle a fait la rencontre, en lui disant qu’elle reviendrait plus tard les chercher. Dans le dernier chapitre, elle revient au village dans un futur indéterminé pour récupérer les graines et le village est englouti sous plusieurs mètres d’eau… Dans ce récit elle croise également une amie, Hikari, qui semble avoir connaissance de l’avenir (une voyageuse temporelle?). Emanon lui mentionne qu’elle a récemment revue son frère…

Le deuxième récit est illustré en noir et blanc et se situe en 1967. Emanon débarque du traversier Sun Flower (où se déroulait le récit du volume précédent) et est à la recherche de son frère. Depuis la nuit des temps ses ancêtres n’ont donné naissance qu’à une seule et unique fille à qui la mémoire ancestrale se transmettait, transformant après quelques années la mère en une coquille vide, amnésique. Or, la mère d’Emanon a donné naissance à des jumeaux, un garçon et une fille. Quant elle a été assez autonome, Emanon a abandonné son frère au “Jardin du Bonheur”, un centre social d’aide à l’enfance où il a été mis en adoption, et elle a placé sa mère dans l’hôpital d’une ville voisine. Takuma a lui aussi quelques pouvoirs (dont la pyrokinésie) puisqu’ils ont été capable de se retrouver sans effort (il peut sentir la présence lointaine d’Emanon comme un point lumineux dans son champs de vision). Son existence a donc aussi sa raison d’être, mais laquelle? Toutefois, Takuma est choqué par les révélations d’Émanon et ressent de la haine envers celle qui l’a abandonné… Ils ne se reverront que trente ans plus tard…

PlancheA_343663Le style de Kenji Tsuruta est plutôt classique car les ombrages et les textures sont fait au trait d’encre (il utilise très peu de trames) ce qui donne un résultat précis et détaillé, qui est assez agréable à l’oeil. La section couleur est colorée à l’aquarelle par dessus l’encrage, ce qui parait encore plus beau. Le récit de Shinji Kajio est assez simple malgré les nombreux changements d’époques. L’histoire est fascinante et captivante. On aimerait bien en savoir plus sur Emanon mais le récit se développe très lentement, avec par moment très peu de dialogue. C’est un auteur qui semble bien aimer la science-fiction (Emanon lit Hauser’s Memory de Siodmak et cite Ray Bradbury) et dont j’aimerais bien lire d’autres de ses oeuvres. Il n’est malheureusement pas traduit (comme c’est le cas de la plupart de la SF japonaise). Plusieurs de ses nouvelles ont cependant été traduite en anglais dans la série d’anthologie Speculative Japan publié chez Kurodahan Press.

Dans l’ensemble, Errances d’Emanon est une très bonne lecture. J’aime bien ce personnage mystérieux et ce lent récit où l’on se demande toujours où il nous mènera. Malheureusement, Ki-oon n’a pas encore annoncé de date de parution pour les volumes trois et quatre. Par contre, Dark Horse publiera le premier volume en anglais, Memories of Emanon, dès mai 2019!

Errances d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), septembre 2018. 208 pages (64 en couleurs), 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0315-1. Pour un lectorat adolescent (16 ans et plus; contiens de la nudité). stars-3-5

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SASURAI EMANON © Shinji Kajio, Kenji Tsuruta 2012 / TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD

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Logo-ErrancesEmanon

Découverte: Suggestions d’achats

En octobre dernier j’ai fait une liste de suggestions d’achats pour le bibliothécaire adulte de ma bibliothèque. Elle comprenait quelques mangas récents qu’il me semblaient essentiels d’avoir, des livres de cuisine japonaise en manga (une curiosité) ainsi qu’une série d’anthologies de littérature de l’imaginaire japonais que je trouvais intéressante à lire (particulièrement parce qu’elle contiens des histoires courtes de l’auteur KAJIO Shinji, dont l’oeuvre n’a pas encore été traduite ni en anglais, ni en français). Je la partage ici avec vous:

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Moriarty vol. 1-2, Hikaru Miyoshi, Kana (Coll. Dark), Juin/Septembre 2018, 212/204 pgs, 9782505070733 / 9782505070740, 6,85€ / $12.95 Can ch. [ Amazon / Biblio / Goodreads ]

The Manga Cookbook: Japanese Bento Boxes, Main Dishes and More!, The Manga University Culinary Institute & Chihiro Hattori, Japanime Co. Ltd, December 2007, 158 pgs, 978-4921205072, $16.95. [ Amazon / Goodreads ]

The Manga Cookbook Vol. 2: More Popular and Delicious Japanese Dishes!, The Manga University Culinary Institute & Koda Tadashi, Japanime Co. Ltd, June 2017, 160 pgs, 978-4921205362, $16.95. [ Amazon / Goodreads ]

The Manga Cookbook Vol. 3: Japanese Fusion Food with Character!, The Manga University Culinary Institute & Ryo Katagiri, Japanime Co. Ltd., September 2018, 192 pgs, 978-4921205393, $19.95. [ Amazon / Goodreads ]

She and Her Cat, Vol. 1, Makoto Shinkai and Tsubasa Yamaguchi, Vertical Comics, Aout 2017, 180 Pages, 9781945054402, $12.95 US / $13.95 Can. [ Amazon / Goodreads ]

Le signe des rêves Vol. 1 & 2, Naoki Urasawa, Futuropolis (Coll. Louvre), Août/Octobre 2018, 144/136 pgs, 9782754825771 / 9782754825818, 20 € / $39.95 ch. [ Amazon / Biblio / Goodreads ] Voir mon commentaire du vol. 1 et du vol. 2.

Speculative Japan #1: Outstanding Tales of Japanese Science Fiction and Fantasy, by Gene van Troyer (Editor). Kurodahan Press, 2007, 290 pg. ISBN 9784902075267. Anthology that contains the short story “Reiko’s Universe Box” by KAJIO Shinji. [ Amazon / BiblioGoodreads ]

Speculative Japan #2: The Man Who Watched the Sea and Other Tales of Japanese Science Fiction and Fantasy. Kurodahan Press, 2011, 282 pg. ISBN 9784902075182. Anthology that contains the short story “Emanon: A Reminiscence” by KAJIO Shinji. [ Amazon / Goodreads ]

Speculative Japan #4: “Pearls for Mia” and Other Tales. Kurodahan Press, 2018, 272 pg. ISBN 978-4-902075-84-7. Contains the short story “Pearls for Mia”「美亜へ贈る真珠」by KAJIO Shinji. [ Amazon / Goodreads ]

Vampire! Tales of Blood and Roses from Japan. Kurodahan Press, to be released late 2019, pages TBD. ISBN 978-4-909473-00-4. Contains the short story “干し若” by KAJIO Shinji. 

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Z Nation

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Season 5

“A group of survivors must cross the country with a possible cure for the zombie apocalypse. The holder of the cure, a zombie-human hybrid named Murphy, may not be so cooperative.”

That’s the premise of this 5-season series. At first I thought, “Not another zombie show!” but it grew on me because of its humour, its clever ideas and the fact that it was able to reinvent itself season after season. Hell, it tackled every zombie cliché, and sometimes it was boring or stupid, often repetitive, but the producers had the sense to give it mercy before it becomes worse.

The fact that the series is a gross comedy doesn’t prevent it from touching serious subjects. It is particularly the case in the fifth and last season which is more political. The series talks about Native American rights and the zombies (who have evolved an intermediary stage where they still have cognitive and language abilities before becoming murderous brutes) are an allegory pleading against prejudice and discrimination (racial, sexual, religious, etc.). We must accept the difference in other people, whatever they are.

The series was relatively well received (rating of 6.7 on IMDb and if the first season was dislike by critics on Rotten Tomatoes with a rating of 45%, the over-all audience score is nevertheless 77%). It aired on SyFy in the U.S. and on Space in Canada, but can still be viewed on Dvds and on Netflix. A prequel, titled Black Summer, will be airing on Netflix in early 2019. Over all it is a nice, funny entertainment, that changes us from The Walking Dead. I have always been partial to post-apocalyptic stories, so I guess it is binge-watching worthy. stars-3-0

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Capsules

Pacific Rim Uprising

pacificrim2-posterAs bad as this movie is you cannot but love it if you are a mecha (or giant robots) and a kaiju fan — which I am. There’s plenty of action (although not very realistic and playing loose with the laws of physics), not much story, a hint of human drama, and a bit of humour. There’s not much originality either, but let’s call it an “hommage.” The term Jaeger reminds me a little of Heavy Gear (although it could come from so many other sources: it means hunter in German, could refers to infantry troops, a bird, a car, or several anime or manga), some designs seems inspired by many giant robots anime (Giant Robo, Mazinger, The Big O) and, of course, the kaiju part if inspired by Ultraman, Godzilla and Gamera, but the biggest “influence” is without contest Neon Genesis Evangelion — and this is probably the closest we’ll ever get to an Evangelion live-action movie. The alien monster attacking Earth, using alien technology to develop weapon against them, the synchronization part, the tall slender design similar to the rogue jaeger Obsidian Fury (damn! I love that design!): that’s seems all “inspired” by Evangelion. Although they’ve gutted all the really interesting stuff (mystical bits and human drama) it is still pretty entertaining.

There is plenty of cool stuff in this movie. No transforming robot but instead a combining kaiju. Not a bad idea. And I’ve certainly LOL when the pilots of Bracer Phoenix have to eject and land at the feet of a statue of a… Gundam! Beautiful and really funny. I couldn’t fail to notice the heavy Chinese presence in the cast and crew (not surprising since producer Legendary was bought by the Chinese Wanda Group and some of the shooting was done in a studio in China). It did relatively well at the box office but was not particularly liked (rating of 5.6 on IMDb and 44% / 41% on Rotten Tomatoes !).

All in all, it offers brainless sci-fi action and lots of mecha & kaiju nostalgia. If you are a fan. stars-3-0

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Transformers: The Last Knight

TransformersTheLastKnight-covThis story literally puts Earth against Cybertron. It’s Megatron versus Unicron. The Transformers have been here since the night of time. They fought with King Arthur, they fought in World War One, and even against Hitler. But we didn’t know about it because their existence has been occulted by a secret society started by Merlin himself, as he was entrusted with a power staff to control them all (or at least the three-headed dragon made of the bot-knights of the round table!). And Stonehenge is a weapon (more or less; maybe more a socket for a weapon…)!

Under the influence of Quintessa, Optimus has become Nemesis Prime! However, Yeager’s Autobot partner, Bumblebee, turns him around and, with the help of the bot-knights, they fight back against Quintessa and Megatron’s plan to destroy Earth. But it is far from over as the fight will continue with yet another movie (no, please, make them stop!)…

This movie offers a few good ideas (transformers in the past, steampunk influences, introduction of interesting new characters like Viviane or Izabella), but they are unfortunately slapped together in a messy way. The editing is horrendous, the dialogues terrible and don’t even get me started with the bad humour! At 2h34, the movie is way too long and the action is going too fast — transformations are just a blur and it feels like you’re watching a movie in fast-forward! Definitely entertaining but also rather annoying (particularly Cogman, the Bot-ler). I guess it is mostly for the hard-core fans.

The movie made plenty of money but it was disliked by viewers (with a mere 15% critic rating and 44% audience score at Rotten Tomatoes and 5.2 on IMDb — strangely the next film, standalone prequel Bumblebee, did very well with a Rotten Tomatoes critic rating of 94%). Maybe it’s time to pause and rethink the franchise… stars-2-0

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Mars S02

Mars-TV-posterI just finished watching the second season (and the end) of Mars, a National Geographic docudrama about what the colonisation of the red planet could look like. It’s based on a book by Stephen Petranek, How We’ll Live on Mars Amazon / Biblio ]The series has 13 episodes (two seasons of six episodes, plus a prequel).

It offers a fictitious story intertwined with interviews of real scientists and personalities (such has Elon Musk, Susan Wise Bauer, Andy Weir, Antonia Juhasz, Neil deGrass Tyson, Adam Frank, Stephen Petranek, Bill Nye, Kim Stanley Robinson, Robert Zubrin, Ann Druyan, etc.) to discuss the feasibility and necessity of exploring and colonizing Mars. It shows not only the scientific aspects of such endeavour, but also its human side. It is filmed in a very realistic way and the acting is good (although there’s no known actors in this international cast). A companion book was created to go along the TV series: Mars: Our Future on the Red Planet [ Amazon / Biblio ].

It is really interesting, particularly if you like hard science-fiction (series like The Expanse), but I would rather see a TV series adaptation of Kim Stanley Robinson Mars trilogy… I am disappointed that it lasted only two seasons as it could have been so much more. The constant interruption of the storytelling with interviews can be annoying sometimes, but it gives the story more realism and makes the series not only entertaining but also educative. However, considering how slow space exploration is going right now, I think that starting the story in 2033 is a bit too optimistic. It was relatively well received by viewers and critics (ratings of 61% / 66% on Rotten Tomatoes and 7.5 on IMDb) and it is worth watching if you like space exploration. stars-3-5

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Travelers S03

Travelers-s03This week-end I binge-watched the third season of the Canadian-American sci-fi TV series Travelers that was just released on Netflix (December 14th). 

A little similar to the older TV series Continuum (2012), this is a time-travel story where people from the future travel back in time to try preventing a dystopian future and possible civilization-ending events. Although, this time, the people themselves don’t travel in time, but it is rather their consciousness that “overwrites” the mind of present-day people who were about to die and of whom they assume the identity. Those well-trained travelers follow a strict set of rules (or protocols) and are executing missions that are given to them by the Director, an artificial intelligence that rules the future and monitors the timelines. 

The concept is quite interesting and it is cleverly written. Of course such stories are a basketful of paradoxes that are often confusing and not always credible so it is generally better not to scrutinize them too much. However, it is compelling and very entertaining. Despite all common sense telling me it should be bad, I liked it a lot.

The first season (12 episodes), which aired in late 2016 on Showcase and Netflix, introduced the characters and the setting of the story as the travelers main mission is to prevent an asteroid from destroying the northeastern seaboard. Each episode bring a minor mission and develops further the relationships between the travelers and their entourage. One of them, Marcy, has trouble with her host’s body. They all must battle a rebel group of travelers called the Faction, which want to save humanity from the control of the artificial intelligence.

With the second season (12 episodes), in 2017, the story concentrate around the fight against the Faction and their leader in present-day, known as Traveler 001. The third season (10 episodes), which was released only on Netflix, continues the Faction story arc. The travelers a battered and their cover story is blown — but their existence is known only to the top levels of governments. They are forced to work under the oversight of the actual FBI. As none of their missions seems to improve the future and as the Faction is gaining ground, the prospects are quite bleak for the travelers… 

No fourth season has been announced yet and the third season’s ending could very well also be considered the end of the series. However, it also leaves an opening for a sequel…

All in all, Travelers is a very good science-fiction TV series, well worth watching. stars-3-5

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Solo: A Star Wars Story

Solo-covThe latest Star Wars movie offers us quite an interesting (but simple) story with the usual (improved?) special effects. It’s the story of someone who gets out of the slums, with audacity and a bit of courage, doing what’s need to be done. A story of love and betrayal. It has a moral (hey, it’s Disney after all), lots of action and great humour. It also has a bunch of very interesting characters (and excellent acting to go with it). It’s sort of a growing-up story, about how a slum kid become… well… a kind of accidental hero. For the Star Wars fans it also offers lots of back story: how Han got his name, how he met Chewbacca and, later, Lando, how he got the Millenium Falcon and what makes it such a special ship, and, finally, how the rebellion started. 

It might not have the depth of the original movies (although that fame might be due in part to the legend, greater music and fantasized childhood memory) but it is, in itself, a good movie. It might not be THE Star Wars movie but, as the title says, it is A Star Wars movie. However, it is a fact that it didn’t performed well at the box-office, barely breaking-even, and was less appreciated by the fans than the critics with an audience score of 64% versus a critical rating of 70% on Rotten Tomatoes.  It’s a little blend, yes, but it’s still quite entertaining and well worth watching. stars-3-0

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Capsules

SDL: Entrevue capsule avec Francine Pelletier

entete-communique-02-300x148Dans le cadre du Salon du livre de Montreal 2018, je voulais faire une série de mini (capsules) entrevues avec des auteurs (surtout de science-fiction) de chez nous. Malheureusement, l’ambiance sonore du salon n’était pas adéquate pour des entrevues, alors celles-ci ont été faite hors-site. Le principe de l’entrevue capsule est de s’en tenir à deux ou trois questions de base et que l’entrevue ne dure pas plus que trois à cinq minutes. Cela doit être compacte et bien se digérer!

Voici donc la première de ces entrevues capsules, réalisée avec Francine Pelletier. Pour en savoir plus sur cette auteure de science-fiction — à ne pas confondre avec la journaliste homonyme — et de polar (sous le pseudonyme de Catherine Sylvestre) vous pouvez consulter sa bio/bibliographie sur le site des Éditions Alire ou sur Wikipedia.

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Capsules

Fanzine reminiscence

Like most people, I had many different periods in my life, each corresponding with the major activity or fancy of a specific era. I had my “childhood” period (spent stupidly frolicking, questioning the universe and learning to be a decent human being—of which I have very little recollection), my “academic roman” period (where I worked on my Master degree and PhD in roman history dedicated to an obscure roman emperor and the impression that was left of him through a biographical compilation), my “SFQ” period (where I published — in collaboration with a few friends — a fanzine on Quebec Science Fiction, as well as a few anthologies and short stories compilation), my “anime & manga” period (where I published a fanzine-turned-magazine about Japanese popular culture, as well as a translated filmography of the first thirty years of anime in Japan) and, finally, my “library” period (where, as a library underling, I do my best to help promote the love for books and knowledge). I am proud of everything I’ve done, but sometime I feels like my curriculum reads as a list of failures…

Samizdat16

Cover #16, by Pierre D. Lacroix

I was recently googling to kill time and ended up searching entries about my old SFQ fanzine, Samizdat. That’s the period of my life where I think what I wrote, published or did had the least impact on the universe. However, I was surprised to discover it was mentioned in quite many places. Of course, it is one thing to have SFQ insiders like Yves Meynard, Jean-Louis Trudel or Claude Janelle mentioned it when they talked about the history of the genre in Quebec, but I was impressed to see it mentioned in a couple of British academic publications like Science Fiction Rebels by Mike Ashley (Oxford University Press) [Amazon, see extract bellow] or New Directions in Popular Fiction edited by Ken Gelder (Palgrave/MacMillan) [Amazon, extract].

Science Fiction Rebels by Mike Ashley

Science Fiction Rebels by Mike Ashley, p. 342 [ actually, it ran for 25 issues until November 1994 ]

Now, I am more proud of that work and, maybe, those years (the “good old time”, like I was recently reminiscing with Yves at the book fair) were not wasted after all. I feel better already. Like Hippocrates said, Ὁ βίος βραχύς, ἡ δὲ τέχνη μακρή, or, to quote Horace, Exegi monumentum aere perrennius ! 😉

All I need now is my own entry on Wikipedia !

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