Entrevue capsule: Sébastien Chartrand

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Tel que promis, voici la première des trois entrevues-capsules que j’ai réalisé avec des auteurs de SFFQ au Salon du Livre de Montréal en novembre 2019. 

Sébastien Chartrand est un jeune auteur à surveiller. Après sa trilogie du “Crépuscule des Arcanes” (L’Ensorceleuse de Pointe-Lévy, La Voyante des Trois-Rivières, et Le Sorcier de l’île d’Orléans), il passe de la fantasy historique à de la SF (une SF qui fait dans l’uchronie et le steampunk — ou plutôt de l’électropunk!) avec Geist: Les héritiers de Nikola Tesla, une des parutions de l’automne chez les Éditions Alire. (Sur son blogue vous pouvez faire une visite virtuelle de son bureau / cabinet de curiosité !)

( cette video est aussi disponible sur Vimeo )

Entrevues à venir: avec Jonathan Reynolds (auteur et coordonateur de la revue Solaris) et Yves Meynard (Chrysanthe 2. Le Prince rebelle).

Autres entrevues-capsules disponibles: Catherine Sylvestre / Francine Pelletier

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Capsules

Yoko Tsuno #29: Anges et faucons

YokoTsuno29-AngesEtFaucons-cov“Nous sommes à l’ombre de l’église de Cornstone, près d’Édimbourg, où Émilia et Bonnie viennent fleurir la tombe de la tante Gloria. Le Pasteur Macduff leur raconte la triste histoire de ces deux jeunes orphelins tués dans un accident de train alors que la voiture qui les transportait était immobilisée sur un passage à niveaux. Ils reposent dans “l’enclos des anges”, un lieu à l’écart et à l’abandon, où un ange veille sur eux. 

Étrangement, la statue, don d’un bienfaiteur anonyme, date de 1934, un an avant l’accident funeste. Bouleversée par cette tragédie, Émilia décide de demander à son arrière-grand-père (qui était vivant en 1935) de sauver la vie des deux enfants. Pour ce faire, une solution : utiliser la machine temporelle qui dort dans l’annexe. C’est ainsi qu’Émilia part pour 1935, laissant Bonnie désemparée. Cette dernière alerte Yoko qui part sur les traces de l’adolescente et qui tentera d’éviter la catastrophe ferroviaire…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Ce vingt-neuvième album de la série Yoko Tsuno a d’abord été prépublié dans le magazine hebdomadaire Spirou (du no 4239 [10 juillet 2019] au no 4246  [28 août 2019]) à raison de huit planches par numéro. Cet album nous offre deux récits distincts. Roger Leloup raconte dans son introduction à la prépublication (Spirou #4239: p. 4) qu’à quatre-vingt-six ans il n’est pas à l’abris de problème de santé et c’est pourquoi il a décider de “faire une histoire courte de façon que, s’il m’arrivait quelque chose, je puisse peut-être au moins finir le scénario…”

Dans le premier récit (de vingt-sept planches), Bonnie et Émilia vont au cimetière pour fleurir la tombe de leur tante Gloria. Le pasteur McDuff leur parle alors de l’enclos des anges, où deux jeunes enfants sont enterrés. L’histoire de ce jeune garçon et d’une fillette qui sont mort happé par un train à un passage à niveau en 1935 les intrigue. Grâce à la machine temporelle de Sir Archibald (l’arrière-grand-père d’Émilia), et avec l’aide de Yoko, ils vont tenter de sauver les enfants en remontant dans le temps!

Le deuxième récit (de trente-cinq planches) s’enchaîne sans heurt. Leloup raconte que “Yoko, à peine sortie du cimetière, reçoit un message du chef des services secrets britanniques pour lui proposer de raccompagner une princesse égyptienne dans sa tombe qui avait été pillée.” Évidemment tout cela cache un mystère plus tragique qui se décline comme une aventure “à la Agatha Christie.” Yoko et son équipe arrive à la Scottish Aircraft Company (SAC) où elle fait la rencontre de Sir Harold (mécène et propriétaire des lieux) et de sa pupille, Miss Dinah, pour qui elle effectuera la mission de rapatriement des momies (la princesse et sa servante) à bord du H.P. 42 Horus. Yoko et son entourage devront survivre à la mission tout en dénouant le mystère du meurtre de l’épouse de Sir Harold (dont le cadavre, selon Dinah, serait l’une des deux momies) et le complot d’une secte fantôme!

Dans son introduction, Roger Leloup révèle que si il a choisi d’installer le quartier général de Yoko au château de son amie Cécilia en Écosse, c’est que le lieu est très isolé ce qui permet à Yoko d’opérer en secret ses engins à la technologie très avancée. Il annonce également qu’il travaille déjà à la prochaine aventure de Yoko, qui devra faire face à un dilemme alors qu’elle se retrouve devant des humains robotisés!

Pour une fois, le récit est assez fluide (alors que souvent les aventures de Yoko me semblent un peu précipitées car Leloup tente de raconter son récit en trop peu de pages — on note que cet album est d’ailleurs plus long avec soixante-deux pages au lieu des quarante-six habituelles). Le fait qu’il y ait deux récit dans l’album est une bonne idée et nous offre une lecture plus satisfaisante. Toutefois, je note quelques maladresses ici et là: des tournures de phrases un peu bizarres et le fait que le dessin des personnages secondaires me semble parfois un peu bâclé (toutefois les arrière-plan — décors et équipements mécaniques — sont toujours impeccablement dessinés). Le style de Leloup a, bien sûr, beaucoup évolué depuis les premières aventures de Yoko, et il demeure très beau (pour un album jeunesse — et surtout pour l’oeuvre d’un artiste de quatre-vingt-six ans !).

Dans l’ensemble, Anges et Faucons, nous offre donc une bonne lecture, agréable et divertissante.

Yoko Tsuno 29: Anges et Faucons, scénario et dessin par Roger Leloup (mise en couleur par Studio Léonardo). Paris: Dupuis, septembre 2019. 64 pages (62 planches), 21.8 x 30 cm, 10.95 € / C$17.95 , ISBN: 979-1-0347-3803-8. Recommandé pour public jeune (9+). Un extrait peut être consulté sur le site de l’éditeur. stars-3-0

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Anges et Faucons © Dupuis, 2019.

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:

YokoTsuno-Integrales2-AventuresAllemandes-cov yoko26fr Yoko_Tsuno_27-Le_secret_de_Khâny-cov YokoTsuno-28_temple_des_immortels-cov

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Capsules

Paul à la maison

Paul-a-la-maison-cov“Paul à la maison est le 9e tome de la série. Cette fois-ci, l’action de déroule en 2012, Paul est auteur de bande dessinée à temps plein et lance un nouvel ouvrage au Salon du livre de Montréal. Entretemps, sa fille part travailler en Angleterre, Lucie n’habite plus avec lui et sa mère ne va pas bien… 

Paul à a maison traite du deuil, sous de multiples formes. Un album émouvant.”

[Texte du site de l’éditeur]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 34

J’adore cette série mais malheureusement je n’en ai que très peu parlé (voir mon commentaire sur Paul dans le nord). Dans ce neuvième tome de la série nous faisons un saut dans le temps. En effet, Paul à Québec se déroulait en 1999 et les deux albums suivant, Paul au Parc et Paul dans le nord, étaient des flash-back dans la jeunesse de Paul (respectivement situé en 1970 et 1976). À l’automne 2012, Paul Rifiorati est maintenant dans la cinquantaine et dessine de la BD à temps plein, ce qui l’amène à faire des rencontres d’auteur dans les écoles et à faire des séances de signature au salon du livre. Il doit non seulement dire adieu à sa tendre jeunesse (il a toutes sortes de petits troubles de santé), mais aussi à son marriage (il est séparé de sa femme Lucie), à sa mère Aline (qui a été diagnostiquée d’un cancer et décide de ne plus combattre) et à sa fille (qui a maintenant dix-neuf ans et décide de déménager à Londres). Il doit faire face à ce deuil généralisé mais aussi à la solitude et au harcèlement de son voisin anglo-italien. Il a de la difficulté à gérer tout cela et se laisse aller un peu. Tout semble à l’abandon autour de lui: son apparence, sa cour arrière, son pommier, sa piscine… Le printemps amènera peut-être un renouveau…

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C’est un très bon album de bande dessinée qui nous ouvre une fenêtre sur la vie quotidienne d’un artiste de BD (Paul est de toute évidence l’alter égo de Michel Rabagliati et le récit est probablement très auto-biographique) et nous offre en bonus une introduction amusante à la typographie et à des techniques d’encrage. Ce qui est fascinant, c’est que Rabagliati réussisse avec un récit un peu triste, mais sincère et sans prétention, un style graphique simple mais très expressif, à toucher beaucoup de gens de ma génération. Comme beaucoup je me reconnais un peu dans le personnage de Paul: j’ai été chez les Scouts, ado j’ai voulu faire un voyage sur le pouce avec un copain, j’ai été en vacance sur les plages de la Nouvelle-Angleterre, J’ai fait du graphisme, j’ai travaillé dans le milieu de l’édition, ma mère est décédée du cancer, etc. C’est aussi un bel hommage à sa ville, car beaucoup de montréalais reconnaitrons leur quartier dans les décors de cet album: la rue Fleury dans Ahuntsic, la rue Masson dans Rosemont, le Parc de l’Île de la Visitation, le boulevard des Laurentides à Laval, le métro, la Place Bonaventure, etc.

Paul à la maison, comme toute l’oeuvre de Rabagliati, est un ode à la vie. C’est une très bonne lecture qui mérite d’être savourée. À lire.

Paul à la maison, écrit et illustré par Michel Rabagliati. Montréal, Les Éditions de la Pastèque, novembre 2019. 208 pages, 19,1 x 20,3 cm, 31,95$, ISBN 978-2-89777-072-3. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

© Michel Rabagliati. Tout droit réservé. 2019 • © Les Éditions de la Pastèque.

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Astérix: la fille de Vercingetorix

Asterix-LeFilledeVercingetorix“Après Astérix chez les Pictes (2013), Le Papyrus de César (2015) et Astérix et la Transitalique (2017), les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo reviennent pour une nouvelle aventure dans La Fille de Vercingétorix, le nouvel album signé Jean-Yves Ferri et Didier Conrad.

C’est cette fois au Village que nous retrouvons nos héros préférés, qui nous prouvent une fois de plus qu’il n’est nul besoin de traverser le monde pour vivre de palpitantes péripéties. Effervescence et chamboulements en perspective ! La fille du célèbre chef gaulois Vercingétorix, traquée par les Romains, trouve refuge dans le Village des irréductibles Gaulois… Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la présence de cette ado pas comme les autres va provoquer moults bouleversements intergénérationnels…” [Texte du site de l’éditeur]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Astérix et Obélix affrontent dans cet album ce qui est probablement leur plus terrifiant adversaires jusqu’à maintenant: une bande d’ados! En effet, peu avant de se rendre à César après la défaite d’Alésia, Vercingétorix confit la protection de sa fille à deux subordonnés de confiance, les chefs Arvernes Monolitix et Ipocalorix (d’où leur accent auvergnat!). Mais le traître Adictosérix les piste. Ils demandent donc au village gaulois de protéger Adrénaline le temps qu’ils organisent les préparatifs d’un voyage en Bretagne. Mais attention, elle fugue! En fait, ce n’est pas tant la fille elle-même que les romains redoutent, mais plutôt le torque de Vercingétorix qu’elle porte et qui est un symbole de pouvoir…

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adrenalineLa jeune fille rebelle, qui s’habille gothique, se lie rapidement d’amitié avec les ados du coin: Blinix et Surimix (les fils du poissonnier Ordralafabetix) et Selfix (le fils du forgeron Cétautomatix). Ils flânent sous le regard protecteur d’Astérix et d’Obélix, mais Adrénaline (que la rumeur veut être inspiré par Greta Thunberg, ce que les auteurs ont nié) rêve de fuir sur une île lointaine couverte de fleurs. L’aventure et les péripéties habituelles s’en suivent, impliquant légionnaires romains, pirates, caméos humoristiques (dont un hommage à Aznavour) et un banquet à la fin. La jeune fille poursuivra son rêve d’îles paradisiaques avec le jeune marin Letitbix…

Ce trente-huitième album de la série Astérix (qui en marque d’ailleurs le soixantième anniversaire!) est très fidèle aux dessins originaux, conserve assez bien l’esprit de l’humour de Goscinny et Uderzo (il y a bien quelques excellents gags mais toutefois la plupart sont plutôt plat) et nous offre un récit amusant, dans l’air du temps (pacifisme, libertarianisme). Même si ce n’est certes pas aussi fort que les Astérix de l’âge d’or de la série (disons les vingt ou vingt-cinq premiers albums) et que la critique est plutôt mitigée, l’album se lit tout de même fort bien. À lire pour se distraire et par tradition.

Astérix #38: La fille de Vercingétorix, écrit par Jean-Yves Ferri et illustré par Didier Conrad. Vannes: Éditions Albert René, octobre 2019. 48 p., 22.8 x 29.4 cm.  ISBN 978-2-86497-342-3. 9.99 € / $14.95 Can. stars-3-0

© 2019 Les Éditions Albert René / Goscinny – Uderzo.

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Asterix_chez_les_Pictes-cov Asterix-Papyrus_de_Cesar-cov Asterix_et_la_transitalique-cov

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Boucler la boucle

Ville de Montr-al - Arrondissement de Villeray - Saint-Michel -

Mumbai vue à vol d’oiseau. © Kiran Ambwani

Vendredi 6 décembre à 17h30 avait lieu le vernissage de “Boucler la boucle”, une exposition de photographies par Kiran Ambwani. Celle-ci “propose une version intime du quotidien des habitants des bidonvilles de Mumbai à travers le regard de ses enfants et montre la beauté et leur résilience malgré la pauvreté qui les entoure.”

En contrepartie au projet de Mumbai, Kiran Ambwani a également réalisé un projet de médiation culturelle avec des élèves de sixième année de l’École Barclay de Parc-Extension. Les étudiants ont pu ainsi s’initier à la photographie et aussi découvrir leur quartier sous un oeil nouveau, au travers l’objectif de la caméra.

C’est une exposition très intéressante qui nous montre la perception que les enfants ont de leur environnement. Cela mérite certainement un coup d’oeil (pour une fois que la salle de diffusion de Parc-Ex est bien mise à profit avec une exposition qui offre plus qu’une demi-douzaine de pièces et qui mérite un petit détour!). Malheureusement il n’y avait à peine plus d’une vingtaine de personnes au vernissage…

[ extrait de la présentation de Kiran Ambwani lors du vernissage ]

L’exposition “Boucler la boucle” se tient à la Salle de diffusion de Parc-Extension (Complexe William-Hingston , 421, rue Saint-Roch) du 6 décembre 2019 au 19 janvier 2020. stars-3-5

(Sources: communiqué, culturevsp, Photo Solution, Newswire, Radio Canada International.)

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Ad Astra VIII

AdAstra8-cov“Alors que le général Marcellus vient de montrer une finesse insoupçonnée pour entrer dans la ville de Nola, Scipion est également surpris par l’arrivée de Caius, qu’il croyait mort au combat. Mais le plébéien a changé : depuis que sa route a croisé celle de Maharbal, cette guerre est devenue pour lui une affaire personnelle…

Seulement, le chef Numide est un adversaire de taille ! Pour Scipion, pas question de le neutraliser sans avoir recours à la ruse… et ce n’est pas le genre de tactique qu’apprécie Marcellus. Pourtant, les conseils du jeune Romain lui ont permis de remporter enfin une bataille contre Hannibal… Les deux hommes seront-ils encore capables de collaborer ?

Bravoure, complots et stratégie… Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Ad Astra: Scipion l’Africain & Hannibal Barca (アド・アストラ -スキピオとハンニバル- / Ad Astra – Scipio to Hannibal) est un manga seinen historique par Mihachi KAGANO qui raconte les faits saillants de la deuxième guerre punique qui opposa non seulement Rome et Carthage mais aussi leurs stratèges respectifs: Scipion l’Africain et Hannibal Barca. Il a été prépublié dans le magazine Ultra Jump (entre mars 2011 et février 2018), puis compilé en treize volumes chez Shūeisha. La version française est parue chez Ki-oon.

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Ce huitième volume est consacré à la deuxième bataille de Nola et au début du siège de Syracuse. Printemps -215, les troupes d’Hannibal tente une nouvelle fois de prendre Nola, cette fois sous le commandement de Maharbal qui est confiant en la supériorité de ses cavaliers Numides. Scipion met Marcellus en garde contre les failles de sa stratégie et concocte un plan pour aider Caius dans sa vengeance. Grâce à cela, Caius réussit à embusquer Maharbal et à le tuer en combat singulier. Marcellus se rend compte de son erreur et réajuste sa stratégie pour obtenir une nouvelle victoire. Pour sa valeur, Caius est promu centurion et demande comme récompense que Marcellus soutienne Scipion dans sa candidature à la fonction d’édile.

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Trois ans plus tard, en -212, Scipion est maintenant édile et porte le casque d’Aemilius, pour honorer son beau-père. Marcellus fait le siège de la ville de Syracuse qui est allié des Carthaginois et dont les défenses — conçues par le génie mathématicien Archimède — étaient réputées imprenables. Scipion réussi à pénétrer dans la ville en se faisant passer pour un envoyé macédonien. Il gagne la confiance d’Archimède et réussi à obtenir des renseignements précieux… mais sont subterfuge est découvert!

Ad Astra continue à nous étonner par la qualité de son graphisme et l’excellence de son récit d’action. Le dessin, précis et riche en détails, est très agréable à l’oeil. À grand renfort de stratégies militaires, de combats terrestre et de batailles navales, ce manga captive sans peine notre intérêt en nous racontant les faits saillants de ce conflits entre Rome et Carthage. La narration commence à s’accélérer un peu mais il reste toute même encore neuf ans à couvrir en cinq volumes! J’ai particulièrement aimé le récit de la rencontre entre Scipion et Archimède — qui n’était pas sans (beaucoup!) me rappeler le manga Eurêka! par Hitoshi Iwaaki. Évidemment, un récit romancé ne peut échapper aux inexactitudes historiques et l’auteur reconnait volontier avoir “un peu trop déformé la réalité, notamment dans le passage sur la deuxième bataille de Nola” et renvoie les lecteurs à Polybe et Tite-Live pour “une vision plus exacte du déroulement des combats”… Malgré cela, Ad Astra demeure un excellent manga que je recommande tout particulièrement aux amateurs d’histoire romaine!

Ad Astra: Scipion L’Africain & Hannibal Barca Vol. VIII, par Mihachi KAGANO. Paris: Ki-oon, février 2016. 210 pages (192 pl), 13 x 18 cm, 7,90 € / $16.98 Can. ISBN 978-2-35592-919-9. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-4-0

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Ad Astra Publius Cornelius Scipio Africanus Major & Hannibal Barca © 2011 by Mihachi Kagano / SHUEISHA Inc.

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Ad Astra VII

AdAstra7-cov“La perte de son futur beau-père et de son meilleur ami a réveillé l’ambition qui dormait en Scipion… Pour qu’un massacre de l’ampleur de la bataille de Cannes ne frappe plus jamais la République, il est désormais prêt à tous les sacrifices! Seulement, pour monter en grade, il lui faut composer avec le général Marcellus, son nouveau supérieur hiérarchique. Or, l’homme ne semble guère apprécier les méthodes du jeune Romain…

De son côté, Hannibal n’a pas le loisir de savourer sa victoire : Maharbal lui reproche déjà de ne pas marcher sur Rome immédiatement, en profitant du désarroi du camp adverse pour conquérir la cité. Car le vent pourrait bien tourner… Isolé loin de sa patrie avec un contingent de Gaulois têtus, entouré de cités hostiles, le Carthaginois a toujours l’avantage, mais pour combien de temps?

Bravoure, complots et stratégie… Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion!”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Ad Astra: Scipion l’Africain & Hannibal Barca (アド・アストラ -スキピオとハンニバル- / Ad Astra – Scipio to Hannibal) est un manga seinen historique par Mihachi KAGANO qui raconte les faits saillants de la deuxième guerre punique qui opposa non seulement Rome et Carthage mais aussi leurs stratèges respectifs: Scipion l’Africain et Hannibal Barca. Il a été prépublié dans le magazine Ultra Jump (entre mars 2011 et février 2018), puis compilé en treize volumes chez Shūeisha. La version française est parue chez Ki-oon.

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Page 33

Ce septième volume se consacre principalement à la première bataille de Nola et aux événements périphériques. Suite à la cuisante défaite romaine à Cannes en -216 , la plupart des villes de Campanie, comme Capoue — craignant d’être entraîné dans une guerre coûteuse par leur allié romain — ouvrent leurs portes à Hannibal et aux Carthaginois. Seule la ville de Naples, en position stratégique sur la mer, leur résiste. L’armée romaine, dirigé par Marcellus, prends la ville de Nola par la ruse. Caius laelius rejoint l’armée romaine mais seulement pour se venger de Maharbal. Scipion suggère à Marcellus d’utiliser contre Hannibal ses propres stratégies. Ainsi, lorsque Hannibal attaque Nola les romains réussissent à le repousser, brisant le mythe de son invincibilité et redonnant espoir à Rome. Hannibal tente de négocier une alliance avec la Macédoine et Magon ne réussit pas a obtenir du renfort pour la campagne d’Hannibal, Carthage préférant défendre ses possession en Hispanie. Alors que Maharbal continue de défier son autorité, Hannibal décide de lui confier le commandement de l’armée…

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Ad Astra est un très bon manga et une bonne lecture pour tous ceux qui s’intéresse à l’histoire romaine. La narration est fluide et, sans trop s’attarder sur les détails de la stratégie militaire, nous offre tout de même un récit d’action captivant. Bien sûr, comme toute fiction historique, le récit prend quelques libertés avec les faits connus au profit de l’intrigue. Toutefois, le récit progresse très lentement: les sept premiers volumes n’ont jusqu’à maintenant couvert que les deux premières années du conflit (qui dura quinze ans)! Pour couronner le tout, le dessin est très beau. Le style clair et très précis est assez efficace pour bien décrire les scènes de combats. Un manga que je recommande vivement.

Ad Astra: Scipion L’Africain & Hannibal Barca Vol. VII, par Mihachi KAGANO. Paris: Ki-oon, septembre 2015. 234 pages (206 pl), 13 x 18 cm, 7,90 € / $16.98 Can. ISBN 978-2-35592-866-6. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-5

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Ad Astra Publius Cornelius Scipio Africanus Major & Hannibal Barca © 2011 by Mihachi Kagano / SHUEISHA Inc.

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They called us enemy

They-Called-Us-EnemyGeorge Takei has captured hearts and minds worldwide with his captivating stage presence and outspoken commitment to equal rights. But long before he braved new frontiers in Star Trek, he woke up as a four-year-old boy to find his own birth country at war with his father’s—and their entire family forced from their home into an uncertain future.

In a stunning graphic memoir, Takei revisits his haunting childhood in American concentration camps, as one of over 100,000 Japanese Americans imprisoned by the U.S. government during World War II. Experience the forces that shaped an American icon—and America itself—in this gripping tale of courage, country, loyalty, and love.

[Text from the publisher’s site; see also the backcover]

The second season of the TV series The Terror, subtitled Infamy, was set in a Japanese-American internment camp around old Japanese ghost stories. It was quite interesting (stars-3-5). George Takei, of Star Trek fame, who had experienced the camps in his childhood, was asked to be a consultant and, since he is also an actor, to be a member of the cast. He incorporated a lot of his own experience into the TV series. This comic memoir, where Takei recounts the whole traumatic experience of the internment camps, could be a good companion book to the TV series.

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The storytelling is excellent as it not only chronicles the daily life of his family inside the camp, how he felt as a four-year-old and what was the impact on his later life, but it also tells us of the journey that brought him to want to share this story. However, if it is presented has a book for all ages, it should probably more appropriately targets a teenage readership as the story is very serious, with references to policies and politics that kids would probably not understand.

The artwork is generally nice but often a little crude and simplistic with an overuse of screentone to add shades and textures. The story would have been better served by a more professional graphic style. However, this look was probably chosen to make the book feel more accessible.

Overall, it is a very interesting comics about an important (but little known) part of American history that should be a mandatory reading in civics or history classes all over America. A must (particularly now).

They called us enemy, co-written by George Takei, Justin Eisinger, Steven Scott, and illustrated by Harmony Becker. Marietta: Top Shelf Comics (imprint of IDW Publishing), July 2019. 208 pages, 6.5 x 19 in, $US 19.99 / $C 25.99. ISBN 978-1-60309-450-4. For teenage readers (12+). stars-3-5

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© 2019 George Takei

[ Traduire ]

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Isabella Bird 5

IsabellaBird-v5-cov“En quittant Niigata, Isabella a entamé la deuxième partie de son périple vers l’île d’Ezo… Un chemin semé d’embûches, mais également riche en belles rencontres ! À Yamagata, c’est un Japon déchiré entre occidentalisation galopante et respect des anciennes traditions que l’aventurière découvre avec des sentiments partagés…

Déchiré, Ito l’est tout autant, lui qui a reçu une nouvelle lettre de Charles Maries : l’éminent chasseur de plantes passe à l’offensive et menace à présent de le traîner en justice ! À mesure que les problèmes de santé de son employeuse s’aggravent, l’interprète doute de plus en plus. Et s’il était en train de la mener à sa perte ?

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, Femme exploratrice est un récit passionnant sur les rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, un nouveau talent prometteur !”

[ Texte de la couverture arrière ]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan.

Écrit et dessiné par Taiga Sassa, ce manga seinen historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta (Enterbrain), puis compilé en volumes chez Kadokawa. Le premier volume est paru en mai 2015 et le plus récent volume, le sixième, est paru au Japon en juillet 2019 (toutefois aucune date de parution n’a encore été annoncé pour la France).

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Le cinquième volume débute le 16 juillet 1878 (an 11 de l’Ère Meiji) alors que Ito, guide et interprète d’Isabella Bird, poste une lettre pour le légat britannique Harry Parkes. Le lendemain, ils quittent Yamagata dans des conditions pluvieuses difficiles. Le guide se perd dans les montagnes mais la carte et la boussole d’Isabella leur permet de garder le cap et ils parviennent à Kaneyama. Toutefois, Isabella fait une sévère réaction à une piqûre de guêpe.

S’ensuit un long flashback d’une centaine de pages qui nous révèle enfin l’origine du personnage principal. Depuis son enfance, Isabella est atteint d’une déviation de la colonne vertébrale qu’une chirurgie n’a pas réussi à corriger. Elle souffre de douleurs chroniques et de dépression (la mélancolie accentuant ses névralgies). Après l’avoir examiné, John Bishop—un jeune docteur qui remplace son médecin traitant maintenant retraité—recommande qu’elle abandonne corset et médications. Il propose qu’elle voyage plutôt à l’étranger pour assouvir sa curiosité naturelle et ainsi combattre l’ennui et la dépression. Elle promet d’écrire à sa soeur Henrietta tout les jours. 

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Toutefois, après un premier voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande en 1872, elle songe à revenir en Angleterre. Sur le bateau, elle fait le rencontre de Lady Dexter et de son fils Matthew, qui est gravement malade. Alors que le jeune garçon est en pleine crise et crache le sang, le rafiot est endommagé dans un ouragan. Isabella réagit rapidement et avec calme pour sauver l’enfant — et découvre que l’action (et l’adrénaline) est le remède qu’il lui faut. Elle fait donc escale aux Îles Sandwich (Hawaï) avec les Dexter. Elle y rencontre Mary Carp (et sa guide Deborah) et, avec elles, découvre les coutumes locales. Ils escaladent le mont Kilauea à dos de cheval afin d’en observer le cratère en éruption. C’est là qu’elle décide de devenir une aventurière! [Elle y écrit, entre autre, le livre Six Months in the Sandwich Islands — cf. Amazon or Google Books]

Un médecin japonais examine Isabella et lui prépare un médicament fait de plantes médicinales. Il note ses problèmes de dos et suggère à Ito de la dissuader de continuer son voyage. Ito fait part à Isabella de ses réservations mais celle-ci plaide qu’elle se sent vivre seulement si il y a du danger et que si elle voyageait confortablement elle n’aurait pas l’occasion d’observer la vie quotidienne et les coutumes des contrées reculées. Ito lui annonce alors que Charles Maries insiste pour qu’il revienne à son service et offre de le payer mieux. Il la quittera donc à la prochaine étape, après avoir descendu le fleuve Omono jusqu’au port de Akita !

Avec ce cinquième volume, le récit progresse rapidement. Isabella fait des découvertes sur la place des insectes dans la culture Japonaise et sur la médecine traditionnelle. Toutefois, ce volume est surtout riche en révélation sur la vie d’Isabelle Bird elle-même. C’est donc une histoire captivante qui est merveilleusement illustrée par le style riche et détaillé de Sassa—quoique le graphisme est inégale : si certaines cases sont parfois maladroites, d’autres sont aussi superbes!  

Cependant, ayant commencé à lire en parallèle le récit original d’Isabella Bird, Unbeaten Tracks in Japan (disponible gratuitement sur le  Project Gutenberg, Google Books ou Kindle), je me rend compte que, si les anecdotes et les faits racontés semblent assez fidèles, l’attitude ouverte et compréhensive du personnage n’est pas tout à fait véridique. Dans son ouvrage, Isabella Bird semble avoir envers les Japonais l’attitude condescendante, et même parfois méprisante, qu’on s’attendrait à trouver chez toute aristocrate britannique de l’époque. Ito y est a peine mentionné… Mais je reviendrai sur ce sujet plus tard.  

Malgré tout, Isabella Bird est un excellent manga historique que je recommande chaudement.

Isabella Bird, femme exploratrice T05 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), décembre 2018. 208 pg, , 13 x 18 cm, 7,90 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-0339-7. Pour lectorat jeune (7+). stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 2018 Taiga Sassa. All Rights reserved.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

IsabellaBird-v1-cov IsabellaBird-v2-cov IsabellaBird-v3-cov IsabellaBird_4-cov

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Capsules

Revue de Zines [02.019.302]

Une revue de quelques périodiques récents consacrés à la BD et au manga…

Animeland #227 (Juillet-Août 2019)

AL227Un numéro très volumineux (148 pages!) et riche en information mais où je n’ai malheureusement pas trouvé beaucoup de sujets qui m’intéressaient personnellement. Du côté anime, on note un article sur Carole & Tuesday (diffusé sur Netflix). Du côté manga, on note un volumineux dossier (14 pages!) sur les soixante ans de Shônen Magazine (Kōdansha) et Shônen Sunday (Shōgakukan), la partie 3 de la série “Comment éditer un manga: Édito, commercial et fabrication”. Pour le reste du contenu vous pouvez consulter le sommaire du numéro en ligne… stars-2-5

Animeland HS Été (Juillet-Septembre 2019)

AL-HS-Ete19Un numéro double estival (148 pg) toujours aussi riche en information mais aussi un peu plus ludique. Du côté anime, on y va de palmarès avec les top des persos féminins et masculins, un rapport sur le festival d’Annecy, un petit guide touristique du Japon de l’anime Yuru Camp additionné d’un interview avec le réalisateur Yoshiaki Kyôgoku, ainsi qu’un dossier sur les adaptations live de mangas et anime. Le cahier jeux inclus de nombreux mots mêlés, croisés et codés, ainsi que plusieurs quiz et tests de personnalité, des charades et même un horoscope! De longues heures de plaisirs… Côté manga, ce numéro offre une sélection de manga qui font de bonnes lectures estivales, ainsi que quelques articles sur la mode dans les mangas, sur GastronoGeek et sur des cours de Japonais sur Youtube. Donc, un numéro informatif et divertissant. stars-3-0

dBD #136 (Septembre 2019)

dBD136À la une on retrouve un interview avec Charles Berberian sur la BD de SF Nathanaëlle qui a créé pour son ami dessinateur Fred Beltran (chez Glénat). Il y a aussi des interviews avec Nicolas de Crécy pour Visa Transit 1 (Gallimard), avec Alain Ayroles & Juanjo Guarnido pour Les Indes fourbes (Delcourt), avec Régis & Clément Loisel au sujet de leur exposition au bastille Design Center, avec Tom Tirabosco sur Femme sauvage (Futuropolis), avec Jean-Pierre Dionnet au sujet de ses mémoires Mes Moires: un pont vers les étoiles (Hors Collection) et avec Waxx pour Silencio: l’intégrale (Glénat). 

Dans la cahier critique on note Lone Sloane: Babel une réimagination du personnage de Druillet par Avramoglou & Cazaux-Zago chez Glénat (Super!), l’adaptation de La nuit des temps de Barjavel par Philippe Gauckler: Kebek 1 chez Daniel Maghen (Top! “Un formidable conte d’anticipation”), Candy & Cigarette 2 par Tomonori Inoue chez Casterman (Super! “On prend un plaisir fou à dévorer les pages de ce manga”), et Hi Score Girl T.2 par Rensuke Oshikiri chez Mana Books (Bien. “Un must pour le fans de rétrogaming)”. stars-3-0

dBD #137 (Octobre 2019)

dBD137Dans l’actualité de ce numéro on retrouve la mention d’une vente aux enchères d’originaux de BD organisée par l’expert et galeriste Daniel Maghen (exposition du 9/24 au 10/11 à la galerie Daniel Maghen, l’événement était le 10/11 à la Maison de l’Amérique Latine), la parution de Histoire(s) du manga Moderne (édition augmenté de 1952-2020) par Pinon, Lefebvre & Valente (Ynnis), le manga fantastique Chiisako Garden par Yuki Kodama (Véga), Les recettes légendaires de Dragonball par Thibaud Villanova (Glénat), Génération Astérix un ouvrage collectif qui célèbre les soixante ans de la série (Éd. Albert-René), et Ici ou Ailleurs où Guy Delisle illustre des extraits de textes de Jean Echenoz (L’Association).

À la une on retrouve un interview avec Xavier Dorison autour de Le château des animaux t.1 (Casterman), Undertaker t.5 (Dargaud) et Aristophania t.2 (Dargaud). Le numéro se poursuit avec des interviews de Thierry Smolderen autour de Souvenirs de l’Empire de l’Atome, L’Été Diabolik, et Une année sans Cthulhu (tous avec Alexandre Clérisse chez Dargaud), avec  Laurent-Frédéric Bollée autour de Les Nouvelles Aventures de Bruno Brazil (Le Lombard), et avec Ugo Bienvenu sur Préférence système (Denoël Graphic). 

Dans le cahier critique on note Valkyrie Apocalypse t.1 par Umemura & Ajichika chez Ki-oon (bien) et Gigant t.1 par Hiroya Oku chez Ki-oon (Super). Pas de découverte extraordinaire mais un numéro tout de même riche en information. stars-3-5

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Capsules

Arzak: L’arpenteur

Arzak-cov“L’histoire s’ouvre sur deux actions apparemment sans aucun lien entre elles. La première nous emmène dans l’espace profond où un vaisseau de la confédération Dessmez est attaqué par Kimorg Barbax, le redoutable pirate. La deuxième se déroule sur Tassili, la planète d’origine des Wergs. L’ancienne race dominante a été vaincue par l’avancée irrésistible de la confédération Dessmez dans sa conquête humaine de la galaxie. Tassili, ruinée, désertique et abandonnée de tous, peuplée d’une maigre colonie humaine, se meurt doucement. La mission d’Arzak consiste à arpenter sans fin ce territoire chaotique pour y traquer l’anomalie et assurer l’ordre humain. C’est dans l’accomplissement de cette mission qu’il découvre un odieux trafic perpétré à l’encontre des survivants Wergs. Arzak entame son enquête ; il traversera épreuves et dangers, découvrira les secrets de Tassili et plongera dans les abîmes des passions de l’âme humaine…”

[Texte sur Amazon; voir aussi la couverture arrière]

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Le personnage d’Arzach a d’abord été créé par Moebius dans une série d’histoires courtes sans dialogues publiées dans Métal Hurlant dans les années 1975-76 avant d’être compilées en album en 1976 chez Les Humanoïdes Associés. C’est un album fascinant qui aura une grande influence et sera maintes fois réédité (dont dans le volume 2 de ses Oeuvres Complètes et en version anglaise). C’est un héros énigmatique, avec son chapeau haut et sa monture ptéroïde, qui parcours un univers désertique, peuplé d’étranges créatures et de vestiges de civilisations disparues.

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Le mystère qu’était Arzach demandait à ’être développé, étoffé. En 2002, à la demande des Japonais, il ravive donc le personnage pour une série de dessin animé en quatorze courtes capsules: Arzach Rhapsody. Malgré un récit très décevant, il a finalement donné la parole à Arzach et le génie ne peut plus retourner dans la bouteille… Il fait donc une nouvelle apparition dans Inside Moebius (publié en français chez Stardom de 2004 à 2010 et en anglais chez Dark Horse en 2018) où Moebius se dessine lui-même rencontrant ses personnages préférés (Blueberry, Arzach, le major Grubert, etc.) afin de discuter de son processus artistique ainsi que des diverses problématiques qui le préoccupent.

En 2009, à l’occasion d’une d’exposition d’illustrations (aquarelles, peintures et fusains) intitulée “Arzach au Belvédère”, Moebius publie enfin une histoire qui reprend le personnage d’Arzach. Destination Tassili est un album grand format de 124 pages sans dialogues mais avec un texte en opposition. Sous le titre Arzak: L’Arpenteur l’album est aussi publié en collaboration avec Glénat, cette fois en couleurs et avec les textes intégrés dans des bulles. Arzach avait enfin une suite! Le récit devait comporter trois albums, mais malheureusement une seul fut publié avant le décès de l’auteur…

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Arzak nous offre une excellente histoire. Un récit captivant, intriguant qui nous fait découvrir enfin l’univers dans lequel le héros évolue. Le voile est aussi partiellement levé sur le mystère du personnage. On découvre son histoire, son rôle, mais pas trop. Avec Moebius on a toujours l’impression qu’il reste quelque chose d’inconnu derrière le décor, quelque chose de mystérieux, de mystique même, et, avec la construction d’un univers solide, c’est ce qui rend ses récits toujours aussi délicieux à lire.

Arzak-p013Toutefois, le plus extraordinaire de cet album c’est le trait précis, les dessins détaillés et les couleurs vives qui sont les caractéristiques du style de Moebius. Ici on le découvre au sommet de son art — qui reste encore parfois inégal mais néanmoins superbe — et le grand format des planches (24 x 35 cm) nous permet de l’apprécier encore plus. Étrangement le style de Moebius a changé au cours des ans et ici on ne retrouve ni les couleurs vives et uniformes du Moebius de l’Incal et ni les dessins détaillés avec beaucoup de textures du Blueberry de Giraud mais un style  qui fait la synthèse des deux. Arzak se termine sur quinze pages de bonus décrivant la génèse de l’album et reproduisant certains des dessins de l’exposition “Arzak au Belvédère”.

Arzak est donc un très bel album qu’il faut absolument lire mais malheureusement il se termine sur un suspense, un “À suivre” qui n’aura jamais de dénouement…

Arzak: L’Arpenteur, par Moebius. Paris: Moebius Production / Glénat, Septembre 2010. 80 p., 25 x 35.5 cm, 18.00€, ISBN 978-2-7234-6505-2 / 978-2-908766-58-5. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© Moebius.

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Capsules

Gunnm, t.6

Gunnm-t6-covLe sixième et dernier volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres quarante-six à cinquante, donc cela inclus la seconde moitié du tome huit [de la p. 117] et la première moitié du tome neuf [à la p. 155] de l’édition originale — éliminant du récit les cent dernières pages!) débute avec l’attaque infructueuse du Barjack et de Den contre Zalem — qui détruit le train cannon géant sans difficulté avec une arme électromagnétique scalaire. Le clone de Gally tue Mr. Buick, journaliste et ami de Koyomi, ainsi que Fury, le cyber-chien de celle-ci. Gally parvient finalement au repère de Nova, mais celui-ci réussit à infiltrer son esprit. Le secret de Zalem est révélé, ce qui rend fou le contrôleur Bigott. Mais Gally s’en sort avec l’aide de Kaos et finalement vainc Nova. Kaos se libère de l’emprise de Den et Gally prends la route pour rejoindre Fogia… mais elle tombe dans un guet-apens et un cyborg piégé la réduit en pièces! La suite dans Gunnm: Last Order !

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À part avoir fait sauter la page titre du dernier chapitre et l’élimination des dernières cent pages, je n’ai vu aucunes différences dans les dessins ou le texte. Bien sûr, l’édition originale a des bordure de pages alors que le dessin du grand format déborde de la page ce qui lui donne une allure plus dynamique. Ce format est d’ailleurs à peu près le même que celui de la publication originale en feuilletons qui rends vraiment justice au style riche et détaillé de Kishiro. C’est un volume bien balancé, plein d’action et de révélations qui finit en suspend au lieu de la fin rose-bonbon originale. Une bonne lecture pour les fans de Gunnm et de manga cyberpunk.

Gunnm, t. 6 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, mars 2002. 272 pages, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3615-2. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1991, Yukito KISHIRO. © 2002, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que les cinquième, sixième, septième, huitième et neuvième volumes de l’édition originale (et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas lire aussi mon commentaire de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Where I belong

Shabondama-posterAfter committing robbery, Shoto’s flight from the cops takes him to the mountains of Miyazaki in southern Japan where he helps an injured elderly woman. This serendipitous encounter will softly coax him into changing and set him on the path to redemption. The Japanese countryside comes to life through beautiful cinematography in this simple and unhurried reflection on what it means to have a place where to belong.

[ From Cinémathèque québécoise ]

A petty criminal (who was shaped by his environment or bad parenting) do something bad, escape to the countryside, feels guilty, meet with nice people, sees the error of his way and seeks redemption… I must say that Where I belong doesn’t feel very original as we’ve seen this type of movie often in Japanese cinema. However, it is still a nice feel-good movie. It offers a touching story, which is beautifully shot and with good acting. It’s an entertaining flick that offers a good time. Nothing more. The best part is probably that it is showcasing the nice landscapes of Miyazaki and giving us a glimpse at the Shiiba Heike Festival.

Where I belong (しゃぼん玉 / Shabondama / lit. “Soap bubble”): Japan, 2016, 108 mins; Dir./Scr.: Shinji Azuma (based on a novel by Asa Nonami); Phot.: Wataru Miyamoto; Ed.: Shinya Tadano; Music: Yuki Hara; Cast: Kazuyuki Aijima, Mina Fujii, Kento Hayashi. ©2016「しゃぼん玉」製作委員会. stars-3-0

For more information you can visit the following websites:

[ AsianWiki • Google • IMDb • JFDB • Official • Youtube ]

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Ken Burns’ Country Music

KenBurnsCountryMusic-DvdLast night I watched on PBS the first episode of Ken Burns’ Country Music documentary and I was mesmerized! I don’t really like country music (or at least I thought I didn’t) but I was fascinated by this documentary about the history of country music in the USA. In fact, it is much more than that: it is the history of America and its culture — mostly of the deep America. It is very interesting and educating. Like all documentaries by Ken Burns it is very well researched. It is very interesting to see all those old pictures and footage, as well as to ear such music from another era (the documentary covers until 1996)… Certainly a must see.

Country music is certainly a pretty large musical genre that has evolved a lot and encompass many sub-genres (hillbilly, bluegrass, western, etc.) and cross-over styles. It is difficult to define and I am looking forward to learn more about it. For instance, Bob Dylan sang many songs from the country music pioneers (and adopted their style) but he is considered a folk singer. What’s the difference between country and folk? Is folk a sub-genre of country music? I am just wondering…

Country Music is an eight-part mini-series (120 mins each) that premiered September 15, 2019 and airs on PBS every week day until September 25. It is also available for streaming on PBS website (U.S. only). stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ Amazon • Google • IMDb • Official • PBS • Wikipedia • Youtube ]

[ Traduire ]

Capsules

Pline, vol. 7

pline-v7-covDans le tome précédent: À Rome l’entourage de Néron, Tigellin et Poppée en tête, manipule l’empereur afin d’avancer ses pions. Pline et ses compagnons, de leur côté, quittent Carthage et découvrent les mystères et les dangers du désert.

L’Histoire a retenu son nom.
Mais que savons-nous du plus grand savant de l’Antiquité ?

[textes du rabat de jaquette intérieure et du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Pline (titre original: プリニウス / Plinius ) est une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen est traduit en français chez Casterman (Collection Sakka) et en est maintenant au septième volume. Le huitième tome, intitulé “Le goût de la ciguë” devrait paraître le 2019/10/23 en Europe.

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L’attention de ce volume se concentre surtout sur Néron et les intrigues de son entourage. En juillet 64, un terrible incendie fait rage à Rome et détruit une bonne partie de la ville. Il devient rapidement apparent que c’est un incendie criminel car des témoins on aperçu un homme mettre le feu. Mais qui peut bien être derrière cet acte infâme? Le peuple blâme Néron qui aurait invoqué Jupiter pour que Rome brûle et qu’une nouvelle Rome puisse voir le jour — mais ce dernier n’était probablement pas aussi fou que l’Histoire le prétend. Peut-être était-ce Poppée qui complotait pour assurer sa position ou Tigellin qui misait beaucoup d’argent sur un grand développement immobilier? Au bout du compte, les responsables ne seraient pas les membres de cette secte de juifs, les chrétiens? Au même moment, un médecin grec qui connait Pline tente de soigner les blessés et Pison complote avec un petit groupe (Lateranus, Scévinus, Sénèque, etc.) pour donner à Néron le même sort que César. Mais ils sont trahis par un serviteur…

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Toutefois, ce n’est pas un manga sur Néron et donc il faut bien que l’on suive un peu (mais seulement sur cinquante-six pages!) le périple de Pline et des ses compagnons — le scribe grec Euclès, le serviteur Félix et un jeune phénicien (sans oublié la corneille Ftera, le chat Gaia et l’âne!) — qui arrivent maintenant en Égypte. Félix, à l’annonce de la catastrophe qui a frappé Rome, est inquiet pour sa famille et tente d’y retourner. Mais il est pris dans une tempête de sable et est sauvé d’une mort certaine par Ftera. Dans le Fayoum, Pline désire explorer l’une de ces pyramides décritent par Hérodote mais ils sont prit pour des pilleurs de tombes par des adorateurs de Sobek et, grâce à Gaia, échappent de peu à l’exécution! Après ce petit détour, ils prennent la route d’Alexandrie…

 

Ce manga nous raconte comment le naturaliste romain, a parcouru l’Empire pour ramasser toutes les connaissances qu’il a par la suite compilé dans sa fameuse Histoire Naturelle. C’est un sujet passionnant pour ceux que les mangas historiques intéressent, particulièrement si vous êtes curieux de découvrir qui était Pline et surtout si vous désirez en savoir plus sur la vie quotidienne des romains (c’est-à-dire les habitants des différentes provinces romaines et pas seulement ceux de la ville elle-même).

Le récit se développe lentement mais on y retrouve tout de même un peu d’action. Ainsi, de volume en volume, l’histoire a acquit un bon rythme et le récit des péripéties des personnages (et pas seulement l’aspect historique) réussi à captiver sans problème l’intérêt du lecteur. C’est un manga très bien documenté mais, bien sûr, de nombreux éléments du récit ne peuvent qu’être spéculatifs. Il faut aussi mentionner la superbe qualité artistique qui ne cesse de s’améliorer et de nous étonner par la finesse du trait, la précision et la richesse des détails. C’est un manga très beau et intéressant — donc à lire absolument!

Pline, vol. 7: L’antre du dieu crocodile, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), janvier 2019. 192 pg [4 en couleurs], 13.2 x 18 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-18381-0. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). Un extrait est disponible sur le site de l’éditeur. stars-3-5

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — Worldcat ]

Pline © 2018 Mari Yamazaki, Tori Miki • 2019 Casterman pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:

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Capsules

Gunnm, vol. 9

Gunnm-09Le combat opposant Gally et Desty Nova touche à sa fin. Mais quels sont les réels enjeux de cette lutte ? Alors que les mystères entourant Zalem s’éclaircissent de plus en plus, Gally va enfin obtenir les réponses à ses questions. L’heure des comptes a sonné. La tragédie peut s’achever.

(Texte du rabat de couverture intérieur)

<— S’il vous plaît lire la mise en garde générique sur les possibles divulgâcheurs —>

Gunnm-09-p006Gally réussit à échapper à l’emprise du Ouroboros et Nova lui révèle la vrai nature des habitants de Zalem. Avant de pouvoir finalement le confronter, Gally doit affronté Eelai en combat singulier. Nova réussi a la replonger dans l’illusion d’un passé alternatif mais elle s’en sort avec l’aide de Kaos — et enfin réussi à vaincre Nova! Elle est finalement vengé. Un Kaos transformé rétablit l’ordre dans la décharge et Gally prends la route pour rejoindre Fogia… Fin? Non!

Gally tombe dans un guet-apens et un cyborg piégé la réduit en pièces! Elle a le souvenir d’être une combattante martienne implacable qui attaque la Terre en représailles — mais son vaisseau est détruit et, seule survivante, son torse tombe vers le sol… Elle se réveille sur Zalem où un Nova ressuscité l’a remise à neuf (encore plus puissante). Elle sauve Lou et se rend au coeur de Zalem, auprès de Melchizedek, l’ordinateur central. Celui-ci, devenu fou, condamne Zalem à la destruction. À l’aide d’une injection mutagène créée par Nova, elle fusionne avec la cité, et la sauve en la transformant en arbre suspendu dans le ciel… Gally dors quelques part dans la cité, attendant d’être réveillé par Fogia, son prince charmant…

Gunnm-09-p014Ce dernier volume nous offre un récit compacte qui révèle tout ses secrets d’un seul coup, comme une digue qui se brise. Cela en fait une fin précipitée et décevante. La conclusion est plutôt rose bonbon — mais tout de même charmante — contrastant beaucoup avec la violence du reste du récit. La narration, complexe et saccadé, demeure divertissante. Toutefois, le style graphique de Kishiro se révèle encore plus riche et détaillé. 

La précipitation de la fin peut être expliquée (sinon excusée) par le fait que l’auteur avait des problèmes de santé et désirait conclure rapidement sa série. C’est un volume décevant mais qui récompense toute de même bien le lecteur pour l’effort de s’être rendu jusqu’à la fin. À lire pour les mordus de Gunnm et de cyberpunk nippon!

Gunnm, vol. 9 par Yukito KISHIRO (Traduction par Vincent Zouzoulkovsky). Paris: Glénat, avril 1998. 256 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2430-8. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1995, Yukito KISHIRO. © 1998, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que les cinquième, sixième, septième et huitième volumes de l’édition originale (et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas lire aussi mon commentaire de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, vol. 8

Gunnm-08Grâce aux pouvoirs psychométriques de Kaos, Gally parvient enfin à rejoindre Ido. Hélas, leurs retrouvailles se transforment vite en déception. Cependant Zalem lui promet la liberté si elle mène à bien sa mission consistant è retrouver Desty Nova. Y parviendra-t-elle ?

(Texte du rabat de couverture intérieur)

<— S’il vous plaît lire la mise en garde générique sur les possibles divulgâcheurs —>

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Page 15

Gally aide Kaos à produire une dernière transmission radio où il plaide auprès de Den pour qu’il épargne Zalem. Ils vont ensuite à la ferme 21 où s’est établit Ido mais celui-ci, après avoir découvert le secret de Zalem, s’est fait effacer le mémoire pour ne pas devenir fou. Gally étant un agent trop rebelle, Zalem l’a cloné et a copié ses techniques de combats pour produire un cyborg encore plus puissant et obéissant, sans sentiments. Pour sauver Gally, qui est défavorisée dans un duel contre le nouveau clone, Lou se rebelle aussi mais elle est relevé de ses fonctions et envoyée en “réhabilitation.” Pendant ce temps, Den qui a pris le contrôle de la décharge, utilise son méga-canon contre Zalem mais celle-ci utilise une arme secrète pour détruire le canon. Gally et Kaos parviennent finalement au repère de Nova, mais celui-ci a infiltré Gally avec Ouroboros, un logiciel qui piège son esprit dans une simulation. 

Ce riche volume nous offre beaucoup d’action (sans toutefois avoir un excès de combat) et de révélations. L’histoire progresse à grand pas et les personnages évoluent beaucoup. Tout se précipite et l’on sent que la fin du récit approche! Le talent graphique de Kishiro excelle bien (et de mieux en mieux) à exprimer tant l’action que les sentiments. Une très bonne lecture.

Gunnm, vol. 8 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, septembre 1997. 224 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2121-X. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1994, Yukito KISHIRO. © 1997, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que les cinquième, sixième et septième volumes de l’édition originale (et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas lire aussi mon commentaire de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm vol. 7

gunnm07Affublée d’une coéquipière basée à Zalem, Gally resserre l’étau autour du Professeur Nova. Dans ce long périple où s’entrecroisent passé et avenir, Gally commence enfin à prendre goût à la vie…

(Texte du rabat de couverture intérieur)

<— S’il vous plaît lire la mise en garde générique sur les possibles divulgâcheurs —>

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Page 8

Gally accompagne Fogia, son nouvel amoureux, jusqu’à son village portuaire mais le quitte aussitôt en promettant de revenir dès que sa mission sera accomplie. Elle a reprit contact avec son humanité, et l’affection qu’elle éprouve pour les gens qu’elle a rencontré donne un nouveau sens à son existence. Sur Zalem, elle se fait assigner une nouvelle opératrice, Lou Collins. Elle poursuit la seule piste qu’elle a pour retrouver Nova et Ido: Den du Barjack. Dans son périple, elle rencontre une jeune fille, Koyomi, et son cyber-chien Fury. Elle l’avais déjà connu dans la décharge, mais elle n’était alors qu’un bébé. En protégeant Koyomi, Gally est blessée mais ils sont sauvé par Kaos, un étrange humain qui communique par onde radio et qui a le pouvoir de psychométrie — qui lui permet de “lire” la mémoire des objets. 

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Gally affronte finalement Den, qui n’a pour unique objectif que de détruire Zalem et de libérer l’humanité de sa servitude. Toutefois cela signifierait aussi la destruction des usines et de la décharge — et de tout les gens et des lieux que Gally a aimé. Touchée par le discours de Den, Koyomi décide de le suivre et Gally ne peux se résoudre à faire usage de son arme contre eux et les laisse partir… Kaos se révèle être plus que ce qu’il semble…

Le récit continue à se développer à grand coup de combats et l’on sent que notre héros se rapproche du tableau final! Avec le revirement de Koyomi, nous percevons un certain questionnement moral: l’hégémonie de Zalem est-elle bonne ou mauvaise pour l’humanité? Les adversaires de Gally sont de plus en plus énorme. Par moment, on dirait qu’on lit une sorte de Hokuto no Ken contre Grandizer ! Le récit est toutefois assez intéressant pour conserver notre attention — on se demande toujours ce qui va se passer par la suite. Le dessin de Kishiro m’apparaît toujours aussi agréable et semble même gagner en précision — quoique j’aurai préféré continuer à lire ce manga en grand format, qui fait plus justice au style de l’artiste que le petit format original. Une lecture facile et agréable. À lire pour les amateurs de baston, de monde post-cataclysmique et de charmante cyborg !

Gunnm, vol. 7 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, janvier 1997. 222 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2120-1. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1994, Yukito KISHIRO. © 1997, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que les cinquième et sixième volumes de l’édition originale (et, tant qu’à y être, pourquoi ne pas lire aussi mon commentaire de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, vol. 6

gunnm06Après ses démélés avec l’abominable création de Desty Nova, Gally se retrouve seule face à son destin. Le machiavélique professeur a pourtant juré qu’il ressusciterait Ido. Saura-t-il tenir sa promesse ?

(Texte du rabat de couverture intérieur)

 

Gally a utilisé une arme interdite par les usines et est donc condamnée à la destruction malgré qu’elle ait sauvé la décharge des attaques du monstre Zapan. Pourtant elle se réveille dans une chambre d’hôpital… Un représentant de Zalem lui apparait sur un écran et lui révèle que cette chambre où elle se trouve est virtuelle et qu’en fait elle a été sauvé in extremis du recyclage. Son cerveau est en piètre état et n’en a plus pour longtemps à fonctionner… À moins qu’elle accepte de devenir l’instrument de Zalem. Elle hésite mais c’est la seule façon qu’elle pourra sauver Ido et se venger de Desty Nova!

Gunnm06-p013Des pillards, la gang Barjack avec Den à leur tête, attaquent les convois de trains qui ramènent vers les usines le ravitaillement produit par les fermes des territoires éloignés. Gally se joint à un groupe de mercenaires pour défendre un train et éliminer la menace des pillards. Elle se lie d’amitié avec le mercenaire Fogia Four et affronte d’abord le cyborg Knuckle-Head, puis le colonel Buzzle. Mais après la bataille, Fogia et Gally se retrouve perdu dans le désert qui s’étend au-delà de la zone de la décharge…

Le destin de Gally prends encore une nouvelle tournure. Si elle a enfin retrouvé un objectif qui la motive elle semble perdre de son humanité et prendre du plaisir à la violence des combats. L’histoire se déroule maintenant sur un arrière-plan qui semble inspiré de Mad Max… Le récit reste modulé par le rythme des combats mais au moins il progresse rapidement. Le style de Kishiro est typique pour le genre et, avec parfois quelques traits d’humour, exprime bien l’action. Un manga qui me semble plus shōnen que seinen mais qui se lit vite et bien tout en offrant un bon divertissement. À lire pour les fans d’action cyber-cataclysmique!

Gunnm, vol. 6 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, juin 1996. 220 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-2119-8. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1993, Yukito KISHIRO. © 1996, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe, ainsi que le volume 5 de l’édition originale (et, tant qu’à y être de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, vol. 5

gunnm05-covAprès le Motor-Ball, Gally se lance dans la musique. Tout semble s’arranger pour elle et Ido, jusqu’à ce qu’ils rencontre un bien étrange docteur…

(Texte du rabat de couverture intérieur)

N’ayant pas trouvé le volume deluxe suivant, je me suis résolu à continuer ma lecture de Gunnm avec l’édition originale. Je saute les chapitres déjà lu dans l’édition deluxe et poursuit donc où j’en étais rendu: au chapitre vingt-cinq (non numéroté dans cette édition), page quarante-six. Le récit, qui trainait un peu de la patte dans le dernier volume, vient de faire un pas de géant. Ido, a retracé l’acheteur du corps de berserker, le Dr. Nova, mais celui-ci le fait prisonnier. Le savant-fou a gardé en vie Zapan et veut le greffer sur le corps du berserker! L’expérience tourne mal et Zapan devient un monstre quasi-invincible. Ido est tué mais Nova donne à Gally une arme qui lui permet de vaincre le monstre.  Son corps est néanmoins détruit dans le terrible combat. Lui reste t-elle de l’espoir? À suivre…

Gunnm05p-p007jpg

Page 7

Il ne se passe pas grand chose dans ce volume (près d’une centaine de page est consacré au combat contre le Zapan-berserker) mais au moins la situation de Gally évolue un peu… malheureusement pas d’une façon très positive. Toutefois, en général, les héros tombent toujours pour mieux se relever alors j’ai bon espoir pour elle. Le style graphique de Kishiro me semble moins attrayant en petit format… Le récit fait très shōnen avec tout ces combats et cela en fait une lecture facile qui ne demande pas trop de réflexion. Cela se lit vite et bien mais demeure tout même intéressant et, surtout, très divertissant. À lire si vous êtes déjà un fan de Gally…

Cette version de l’édition original n’est plus disponible mais elle a été rééditée en juillet 2017 avec une nouvelle traduction par David Deleule.

Gunnm, vol. 5 par Yukito KISHIRO (Traduction par Yvan Jacquet). Paris: Glénat, mars 1996. 206 p., N&B, 12 x 18.5 cm, ISBN 2-7234-1974-6. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1993, Yukito KISHIRO. © 1996, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier, second  et troisième volumes deluxe (et, tant qu’à y être de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, t. 3

GunnmDeluxe-03-covLe troisième volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres dix-sept à vingt-quatre, donc le tome quatre et une partie du tome cinq de l’édition originale) débute avec le match d’ouverture de la seconde ligue de Motorball. Les féroces combats s’étirent sur cent-vingt-trois pages! Gally choisit parmi ces concurrents les membres de l’équipe de challengers qui affronteront avec elle Jashugan: le #88 “King Crusher” Ajakati, le #7 “vent pourpre” Zaphal Takié, le #50 Tigel et le #1 Caligula. Ed fait faire une nouvelle lame pour Gally. Celle-ci se réconcilie avec Ido et décide qu’elle quittera le Motorball après le match contre Jashugan.

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Page 9

Lors du fameux match, les challengers sont très rapidement éliminé, ne laissant que Gally et Jashugan qui s’affrontent dans un duel intense. La puissance de l’attaque de Jashugan éveille la mémoire de Gally, qui a la vision d’une plaine rouge, de son maître qui lui enseigne l’ars magna et qui l’appelle… la guerrière Yoko! 

Une histoire hors-série de soixante-six pages, “Le doigt sonique” (publiée préalablement dans le recueil Gunnm Other Stories (銃夢外伝 / Gunnm Gaiden)) nous montre Gally, trois mois plus tard, devenue instructeur de combat pour hunter-warrior. Elle affronte et vainc un criminel qui tire des billes de métal à très grande vitesse.

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Page 10

Quelques années plus tard, Gally fait de la musique et lit beaucoup, alors que Ido a marié Shumira, la soeur de Jashugan. On y apprend que Ed avait revendu le corps de Berserker de Gally sans lui dire et que Umba en a retracer l’acheteur: une certain Dr. Desty Nova (un autre cyber-docteur déchu de Zalem). Pendant que Ido part à sa recherche, Gally doit affronter Zapan qui réapparait pour se venger!

Ce volume est un peu faible sur le scénario. La narration très rapide, est rythmé par de nombreux combats. Le dessin est toujours très dynamique et détaillé (trop parfois) mais les scènes de combats ne sont pas toujours clair.

La thématique n’évolue pas beaucoup. La quête d’identité de Gally devient tranquillement une quête d’humanité. Qu’est-ce qui définit l’humain? Son corps ou son esprit? Le cerveau influence-til le corps et vice-versa? En plus de cette réflexion philosophique, l’histoire nous questionne sur la disparité des richesses entre ceux qui ont tout et qui vivent dans les cieux (au paradis) et ceux qui n’ont rien et qui vivent dans l’enfer d’une décharge à la merci des criminels et de l’exploitation, n’ayant que le Motorball pour se distraire.

GunnmDeluxe-03-p296Gunnm est un manga culte, qui se lit bien mais qui nous laisse un peu sur notre faim. Si il y a un intéressant aspect philosophique dans l’histoire, j’y retrouve encore trop de combats — qui s’enchainent l’un après l’autre — à mon goût (le baston, toujours le damné baston — aka Nekketsu). C’est certes un titre qu’il faut avoir lu, mais (considérant l’énormité de ma PAL ou tsundoku !) j’hésite à en continuer la lecture… (il me reste encore trois volumes deluxe à lire (ou cinq en petit format), plus les dix-neuf tomes de Last Order !!! Plus au moins six volumes de Mars Chronicle — quoi que cette dernière série semble intrigante…). Je lirai probablement en échantillonnant quelques volumes de la suite et des séries suivantes…

Donc, pour résumer cette série de Yukito KISHIRO:  Gunnm c’est les aventures de Gally sur terre dans la cité de Kuzutetsu, la décharge; Last Order c’est les aventures spatiales de Gally sur Zalem; et Mars Chronicle c’est les aventures martiennes de Gally, dans son enfance, avant de se réveiller sur Terre.

À lire, donc, par curiosité et jusqu’à ce que celle-ci soit étanchée.

Gunnm, t. 3 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, janvier 2001. 368 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3477-X. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

Voir aussi mes commentaires des premier et second volumes deluxe (et, tant qu’à y être, de l’anime et du film live-action)…

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Capsules

Gunnm, t. 2

GunnmDeluxe2-covAprès avoir terminé la populaire série de manga Gunnm (銃夢 / Gun-mu / lit. “Rêve d’arme”), Yukito KISHIRO poursuit la publication avec des récits qui se situent dans le même univers: d’abord Ashman (Haisha en français chez Glénat ou Ashen Victor en anglais chez Viz) en 1997 avec une histoire qui se déroule dans la monde du motorball, un recueil d’histoires courtes (Gunnm Gaiden), puis l’année suivante avec Aqua Knight, situé dans un monde aquatique et qui se déroule une centaine d’année après Gunnm. Il interrompt cette série après le troisième volume, car il a décidé de poursuivre avec une nouvelle aventure de Gally (Last Order) mais pour se faire il doit réécrire une partie de la première série. Il profite de la réédition de Gunnm en format deluxe (6 vols) pour en changer la fin. C’est cette édition en grand format que je lis et dont j’ai déjà commenté le premier volume. Chacun de ces volumes inclut environ un tome et demi de l’édition originale (qui en comptait neuf). 

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Page 6

Dans le deuxième volume de l’édition deluxe (qui recouvre les chapitres huit à seize, donc une partie du tome deux et le tome trois de l’édition originale), Gally fait le rencontre de Yugo, un jeune garçon qui effectue des travaux d’entretien pour le Dr Ido. Elle en tombe rapidement amoureuse. Le rêve le plus cher de Yugo est de se rendre sur Zalem (celui était aussi l’obsession de son défaut grand frère). Malheureusement, il est impliqué dans le traffic de pièces de cyborgs (qu’il se procure en attaquant des victimes innocentes pour leur prendre, entre autre, leur colonne vertébrale). Vector le manipule avec la fausse promesse de l’aider à rejoindre Zalem si il réussit à amasser assez de crédits. Toutefois, Yugo est pris en flagrant délit et sa tête est mise à prix. Un hunter-warrior le retrace et le réduit en pièces, mais Gally réussit à préserver sa tête et le Dr. Ido lui reconstruit un corps. Réalisant qu’il a été trahit par Vector, il tente de se rendre à Zalem en escaladant un de ses cables d’alimentation, mais le système de défense de la ville flottante l’intercepte. Gally tente de la sauver mais, après un bref adieu, le bras de Yugo se rompt et il tombe dans la décharge, sans espoir de survie…

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p. 112

Ravagée par la mort de Yugo, Gally a disparue. Le Dr. Ido la cherche partout et la retrouve finalement, par chance, dans une compétition de Motorball de troisième ligue. Gally a découverte que la seule façon de raviver ses souvenirs est se battre en utilisant sa technique du Panzer Kunst, et l’arène de Motorball offre plus d’opportunités de combats qu’en étant hunter-warrior. Pour passer en deuxième ligue et conserver son numéro “99” elle doit challenger Ajakati, à qui ce numéro a été attribué. Elle réussit sans trop de difficultés. Le Dr. Ido s’allie avec Jashugan, le grand champion du Motorball, car il pense que si elle est défaite, Gally abandonnera le combat et lui reviendra. Lorsqu’elle voit le Dr. Ido avec Jashugan, elle décide de challenger ce dernier…

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Ce volume est définitivement meilleur que le premier car on y retrouve beaucoup moins de combats et un peu plus de profondeur dans le récit. L’histoire s’attarde plus sur les motivations et les sentiments des personnages, ce qui la rend d’autant plus intéressante. Le dessin de Kishiro est attachant et dynamique. L’univers post-cataclysmique cyberpunk qui a créé pour Gunnm est tout à fait fascinant… C’est certes un manga d’action (de baston comme diraient les français ou nekketsu au Japon) mais qui mérite tout de même d’être lu car il offre un peu plus de simple scènes de combat.

Gunnm, t. 2 par Yukito KISHIRO. Paris: Glénat, septembre 2000. 378 planches, N&B, 18 x 25.5 cm, ISBN 2-7234-3333-1. Sens de lecture occidental. Pour un lectorat adolescent (16+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]

© 1991, Yukito KISHIRO. © 2000, Éditions Glénat pour la traduction française.

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Capsules

Battle Angel (OVA)

BattleAngelOVABattle Angel (銃夢 / Ganmu [Gunnm] / lit. “Weapon dream”) compiles two OVAs released in Japan in June and August 1993. An English subtitled version was released by A.D. Vision on VHS in September 1993 and on DVD (with both dubbed and subtitled versions) in December 1999. The first OVA, “Rusty Angel”, introduces us to Gally and Scrapcity, and tells of the combat against Grewcica. The second OVA, “Tears Sign”, focuses on her friendship with Yugo and his dream to get to Zalem. [It was reviewed in PA #27: 37]

For the early 90s the quality of the animation was excellent, but unfortunately it looks disappointing by today’s standards. It still looks good though and offers excellent production value (nice storytelling and music soundtrack). However, one point that really bothers me is the editing which annoyingly and constantly cut the action to switch to scenes with other characters and then to cut back into the action.

The storytelling succeeds to condense the first part of the manga into two 25-minute OVAs and still manage to smooth the story so it is easier to understand. The manga had the advantage to have several graphic novels to tell the story (the first OVA covers the first volume and half, while the second tell the story up to the end of the third volume). The numerous battles  — which felt a little sketchy and tedious on paper — look much more realistic and entertaining in the animation (although the Alita live-action movies does an even better job at rendering the battle sequences). Lastly, the anime has a better success in giving life and expressing the emotions of the characters. It makes the drama much more tangible.

It is a nice anime that deserves to be seen. Unfortunately, it seems to be difficult to find now-a-day. Hopefully, with the success of the movie, it will be released again on DVD.

Battle Angel : Japan, 1993, 2 x 25 mins.; Dir.: Hiroshi Fukutomi; Scr.: Akinori Endō (based on Yukito Kishiro’s manga); Art Dir.: Hidematsu Kaneko; Char. Des.: Nobuteru Yuki; Anim. Dir.: Nobuteru Yuki & Futoshi Fujikawa; Phot.: Hitoshi Yamaguchi; Ed.: Yukiko Ito & Satoshi Terauchi; Music: Kaoru Wada; Studio: Madhouse; Jap. Cast: Kappei Yamaguchi (Yugo), Miki Itō (Gally), Shunsuke Kariya (Dr. Daisuke Ido). stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ ANN — Amazon — Google — IMDb — Wikipedia ]

I have recently also commented on the Gunnm / Alita manga and the live-action movie.

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Capsules

Alita : Battle Angel

AlitaBattleAngel-dvdWhen Alita (Rosa Salazar) awakens with no memory of who she is in a future world she does not recognize, she is taken in by Ido (Christoph Waltz), a compassionate doctor who realizes that somewhere in this abandoned cyborg shell is the heart and soul of a young woman with an extraordinary past. As Alita learns to navigate her new life and the treacherous streets of Iron City, Ido tries to shield her from her mysterious history while her street-smart new friend Hugo (Keean Johnson) offers instead to help trigger her memories. But it is only when the deadly and corrupt forces that run the city come after Alita that she discovers a clue to her past – she has unique fighting abilities that those in power will stop at nothing to control. If she can stay out of their grasp, she could be the key to saving her friends, her family and the world she’s grown to love. — (Promotional text)

This movie is based on the manga series Battle Angel Alita by Yukito Kishiro (which I recently commented). James Cameron had been interested in the story for a long time (he optioned the titled in 2000 and used it as inspiration for his TV series Dark Angel) but, being too busy with Avatar and its sequels, he passed the directorial torch to Robert Rodriguez. It is a good thing that Cameron and Jon Landau waited to produced Alita because it gave them the time to perfect the motion-capture CGI technology with Avatar. The type of fast action combat scenes needed to adapt the manga would not have been possible otherwise. It also gave them time to work on the script to make it shorter.

It’s an excellent movie, with superb special effects and great storytelling. It is both entertaining and compelling. They succeeded to tell the story within two hours while keeping enough elements of the manga to be faithful. I was afraid at first that they would not be able to adapt the story properly, but all the essential themes are there: the identity quest, the love story, the desire to protect the weak against evil, the dark post-cataclysmic world, the hopeful cyberpunk technology, the fabulous combat scenes, even the social comment about the stupidity of war and social inequity. 

The only major changes are that they explain early in the story the cause of the Earth’s destruction (the war between Earth and Mars — in the manga they just mentioned that Earth was hit by a meteorite without saying, at first, that it was intentional) and the nature of Alita (a martian soldier/berserker). Hugo (Yugo in the manga) also appears in the beginning of the movie (while he only appears in chapter eight in the manga). Most of the changes are minor and without consequence: Ido names Alita (Gally) from his dead daughter (instead of from his dead cat), his ex-wife Chiren doesn’t appears in the manga (that character was created for the anime), his assistant is different (she looks more like Myra, the doctor who replaces Yugo’s hand in chap. 10 of the manga), the Berserker replacement body is not found by Alita but by Ido, the speech in the “Kansas” bar to try to get the Hunter-Warriors’ help against Grewishka (Makaku) is made not by Alita but by Ido (who still has his Zalem symbol on the forehead in the manga), etc. The movie also adds the fact that Nova can see and speak through Vector. Despite those few differences, the movie seems quite similar (even more if we compare to the anime version, Battle Angel).

Annoyingly, the movie ends on a sort of cliff-hanger: will Alita succeed to reach Zalem and get her revenge from Nova? That’s what we will know in the sequels — if they are ever produced. It all depends on the success of the first movie. Despite mixed reviews, it seems that it was well received (the sales more than doubled the budget and ratings were good enough on IMDb [7.4] and Rotten Tomatoes [60% for the critics but 93% for the audience]). For my part (but I was already an Alita fan), I think it was an excellent adaptation and I enjoyed it greatly. I warmly recommend it. stars-4-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ Amazon — Biblio — Google — IMDb — Official — Wikipedia ]

[ Traduire ]

Capsules

Arzak Rhapsody

ArzakRhapsody-DVDPerché sur son fidèle Ptéroïde anti-gravité (où rien de grave ne peut l’atteindre), Arzak explore le Désert ‘B’, un monde parallèle peuplé de créatures étranges, situé aux frontières du rêve et d’une réalité au-delà du réel. Mais Arzak ne rêve-t-il pas d’un univers qui est en lui…ou en chacun de nous ?

(Texte promotionnel — voir aussi la couverture arrière de la jaquette)

Ce dessin animé est une série de quatorze capsules de 3:30 min. chacunes qui offrent un dessin minimaliste qui est terriblement animé. On y retrouve différentes aventures (et mésaventures) du célèbre guerrier solitaire et (généralement) silencieux alors qu’il parcours le désert B, affrontant l’herbe-serpent ou diverses autres créatures. C’est un peu sans queue ni tête mais les récits sont étoffés par une narration et Moebius donne, pour la première fois, la parole à Arzak. Tout comme les planches de Moebius, ces capsules sont un peu inégales en qualité (et en intérêt). L’univers d’Arzak est un peu tourné en ridicule avec des personnages clownesques (où l’on pourrait peut-être discerner une influence de Winsor McCay?). 

C’est mauvais mais tout de même amusant et intriguant. À la défense de cette curiosité décevante, il faut admettre qu’elle est définitivement produite pour un public jeune alors que la série originale s’adressait aux adultes. On s’attendrait néanmoins à mieux de la part d’un créateur comme Moebius. C’est trop court et plein de potentiel inexploité (quoique le graphisme s’améliore avec les derniers épisodes). Cela aurait pu être tellement mieux…

Il est intéressant de constater que l’on voit déjà le début de la convergence des différents univers (et styles) de Giraud / Moebius avec des éléments qui rappellent Le Garage Hermétique, d’autres qui font définitivement partie du monde SF déjanté et imaginatif de Moebius — parfois hilarant et absurde, parfois mystique et obscure (avec des allusions au Arzach original ou à Edena) — et même des relents d’atmosphère western à la Blueberry. Cette série d’histoires nous laisse donc présager la suite — L’Arpenteur…

À voir par amusement ou par curiosité.

Arzak Rhapsody: France, 2002, 51 min., série télévisée d’animation (14 episodes); Dir., Scr., Des.: Moebius; Dir. Art.: Alexandre Brillant; Ass. Réal.: Francois Narboux; Mus.: Zanpano; Studio: Millimages Online; Prod.: Wolfland Pictures, Carrere Group, France 2. stars-2-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ Amazon — Google — IMDb — Wikipedia ]

 

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Capsules

TV updates

The Boys

The_BoysNow I’ve watched the entire first season. Impressive. It’s funny, dark and, if not entirely original (it reminds me of several other superheroes shows or movies), fresh enough to be interesting. However, not enough for me to increase my appreciation to four stars. So it remains at stars-3-5.

Maybe it’s my imagination, but it looks to me that Vought International is some kind of allegory for the Trumpian White House, where Homelander represents Trump, the rest of the Seven being his cabinet members and the corporation’s high hierarchy being the PAC that finance and control the whole thing… Of course, the comic book was published in 2006-2012 and couldn’t have predicted such a freak president, so it’s probably just my mind playing a trick on me (although the show producers could have put a slight emphasis on this aspect…). 

A friend, who has read the beginning of the comic, told me it was quite violent and he was rather disappointed by how tame the TV series was. The comic intended to out do the violence and sexuality of Preacher, but unfortunately it appears that Amazon Video is not as daring as AMC or HBO when it comes to TV adaptation.

The way it ends offers a little closure, but this end most likely calls for more. Indeed, Amazon has renewed it for at least another season. Now what?

Check my first comment for more information on The Boys.

Capsules

Euphoria

euphoria2I’ve caught up to the episodes I had missed at first and even watched the complete first season. This show is a mess — but a beautiful mess. It’s intriguing and even enthralling — almost addictive. It gets better and and better with each new episode. The characters grow on you and it makes the drama created by Rue’s self-destructing behaviour or the misunderstanding and missed opportunities of everyone’s relationships even more painful to watch at time. That’s the sign of excellent writing. That’s not the type of show I would normally watch, but now I feel I would like to see more. Too bad the first season is over… Although it is still available on streaming and the show has been renewed for another season next year… However, if THAT’s the life of today’s teenagers, I weep for the future…

This one definitely deserves to be upgraded to stars-3-5 or maybe even a stars-4-0 !

Check my first comment for all the show details.

Capsules

Jamestown

JamestownS03Tonight on PBS, the Jamestown series is concluding with the end of its third season. It started as an interesting historical drama about one of the first successful British colonies in America — although it is not clear how much “historical” it really is (the series is shot in Hungary; they use the names of some of the colonists, like James Read, but mostly of the Governor Yeardley and his wife Temperance, as well as the Pamunkey King, Opechancanough — Pocahontas is NEVER mentioned). After the failure of Roanoke in 1585, Jamestown was established in 1607 and the story begins twelve years later with the arrival of the first women and, in second season, of the first indentured “servants” (African slaves). At first, it focuses on the politics of the colony and the schemes behind the Virginia Company. Unfortunately, it quickly turns into fantasy with lots of supernatural plot elements and ends abruptly with the massacre of 1622 — when the local native tribes, the Pamunkey and the Powhatan Confederacy, get fed up with the abuses and false promises of the Englishmen. The reviews were probably so bad in the U.K. (however ratings on IMDb [6.9] and Rotten Tomatoes [78%] were relatively good) that it was quickly brought to a conclusion and terminated. It was an entertaining drama, but it could have been so much more. Disappointing. stars-2-5

Capsules

Others

PreacherSeason4Preacher has restarted but it will be the last season. I can’t wait to see how they will end this one. The first episodes are set at Masada, in the Middle East, and then it will move to Australia. Actually, it was all shot in Australia. An amusing splatter & gory series that I will not really miss after it’s gone. Check the trailer. stars-3-0

Poldark is also concluding with a story line that covers the gap between the two book series. So it has more to offer for those who has loved the books. I’ll be sad when this fifth season comes to an end. I really liked those characters. After tonight, there will be only three episodes to go… Check the trailer. stars-4-0

Pandora continues its disappointing run. Its not good enough to really appreciate it, but it’s not bad enough to drop it. So, I’ll continue watching it hoping for improvements… stars-2-5

KilljoysS05Killjoys has also restarted for a fifth season. The team is struggling hard to escape the grip of the Lady… A beautiful and excellent Canadian sci-fi series (second only to The Expanse) that will unfortunately conclude in September. Check the trailer. stars-4-0

The first season of Blood & Treasure has ended but the series was renewed for a second season. A cute but quite ordinary action/adventure series. stars-2-5

The seventh season of Elementary will end next week and that will conclude the series. It was an interesting modern adaptation of Conan Doyle‘s Sherlock Holmes (more palatable for the general public than the excellent but frantic Sherlock). I liked the idea of making Watson into a woman (played by Lucy Liu!). It was nice while it lasted but I won’t miss it too much as it was getting a little repetitive and stale… stars-3-0

The sixth season of The 100 has ended and there is only one more season to go as it was announced that the series will end next year. It is not super original, but the story and setting are quite interesting — I can’t miss on a post-apocalyptic series! Good sci-fi drama. stars-3-0

Tonight, the second part of the fifth season of Fear the Walking Dead is restarting (check the sneak peek). I didn’t like the first season, but now I like this series even better than the original The Walking Dead. I don’t see the horror in it, but I like the post-apocalyptic survival aspect. The fifth season will end in September and it was renewed for at least another season. It’s an interesting drama. stars-3-0

TheTerrorInfamyThe second season of The Terror is starting tomorrow. The first season about the Franklin’s lost expedition in the Northwest passage was quite good (see my comment). This new season offers an entirely new story and cast (including Derek Mio, Kiki Sukezane, Naoko Mori, C. Thomas Howell, and… George Takei !). Subtitled Infamy, it is now set in a Japanese-american internment camp during WW2 as some characters are haunted by a ghost from their past and the camp is terrorized by a bakemono! It airs Mondays 9e/8c PM on AMC. Check the official trailer.

Season_4_SDCC_2019_PosterThere’s now a longer trailer for the Watchmen playing on TV (HBO, October 2019). The visuals still doesn’t excite me and the story will definitely be different from the comic or the movie, but it looks intriguing. We’ll see. There’s also a longer trailer for His Dark Materials (HBO, late 2019), which seems even more intriguing and appealing. I can’t wait for this one…

You will be glad to learn that The Expanse is coming back in December for a fourth season and that it has even been renewed for a fifth !!! However, it moved from SyFy to Amazon Video (check the production trailer). Also, there is still no news on the third season of Westworld set for broadcast in 2020… Finally, everyone is asking where is the twelfth season of Doctor Who ??? Apparently it is currently in production, but the release has been delayed to 2020.

While writing this article, I have discovered Carnival Row, a very intriguing victorian (“Neo-noir”) fantasy that will start on Amazon Video on August 30. It certainly deserves a look. Check the trailer. 

It really seems that there’s a lot of good TV series coming ahead. The competition between all those independent or internet pay channels (like AMC, HBO, Prime Video, Netflix and soon Apple TV+) is bringing out all the good stuff. Where/when will I find the time ?!

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Capsules

More on TV

Beside the usuals (season 5 of Poldark, season 7 of Elementary, season 5 of Killjoys), this week I also watched episode 12 (season 6) of The 100, a Hunger Game look-alike; the third episode of Pandora, a Star Trek wannabe; and episode 12 of Blood & Treasure, an amusing Indiana Jones facsimile. Yes, I was entertained, but could only wonder: “is there any really original TV shows left for us to watch?”

The third episode of Pandora offers good enough writing (nothing genius but that’s okay). The plot thickens, the special effects improve and the actors seem to find some sort of balance — but it is still not a stellar performance. Maybe worth continuing watching…

TheBoysPosterAnother new show is The Boys on Amazon Prime Video which is based on a comic book that I haven’t read or even heard about until now. It is a superheroes TV series with some dark humor (a little like Deadpool) which shows the darker side of the supes (it also reminds me a lot of Watchmen), presenting them just as merchandizing pawns of a corporation — each one is a kind of parody of an existing superhero: Superman, Flash, Wolverine, Aquaman, Wonder Woman, etc. They are being targeted by a rag tag group of people who all suffered from the superheroes exploits’ collateral damage and want to get back at them. It is entertaining, well made and, so far (after three episodes), good enough to keep my interest (ratings of 9 on IMDb and of 79% on Rotten Tomatoes). It’s well worth watching.stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ Google — IMDb — Prime Video — Wikipedia ]

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Capsules

Puzzling young TV drama

This week-end I watched a few episodes of two puzzling Teen/YA TV drama with enigmatic titles.

Pandora

pandora-posterSet in the year 2199, a young woman who has lost everything finds a new life at Earth’s Space Training Academy where she learns to defend the galaxy from intergalactic threats.

The first one is titled Pandora and is a Star Trek wannabe with poor special effects and quite average acting — after all they are young adults in college so maybe it’s normal if they sound contrived. With just two episodes it is difficult to judge the writing, but so far it is intriguing enough that I might watch more. After all, series like the original Star Trek or Doctor Who have managed very well despite their low-budget production. Everything is in the writing. We shall see. It airs Tuesdays on The CW at 20:00 ET. It’s too early to have a rating on aggregators (but IMDb gives it a 3.8). stars-2-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ CW — Google — IMDb — Wikipedia ]

Capsules

Euphoria

MV5BMDMzZDkyNzEtYTY5Ni00NzlhLWI4MzUtY2UzNjNmMjI1YzIzXkEyXkFqcGdeQXVyMDM2NDM2MQ@@._V1_A group of high school students navigates drugs, sex, identity, trauma, social media, love and friendship.

The second is a teen drama based on a 2012 Israeli series and is titled Euphoria. So far seven episodes have already aired but I’ve seen only the latest. It is diverse, brutal, scary even, sometimes psychedelic, but seems brilliantly written with generally pretty good acting. It is really modern: filmed video clip style, crazy fast-paced, with lots of violence and nudity, and, of course, it is making use of social media as narrative device. The main character is a bipolar drug addict who’s trying to make sense of her world… A little exhausting to watch, but promising. It airs Sundays on HBO at 22:00 ET. It has been rated 79% on Rotten Tomatoes and 8.2 on IMDb. stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ Google — HBO — IMDb — Wikipedia ]

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Capsules

Revue de zines [02.19.203]

dBD #135 (juillet-août 2019)

dBD-135Enfin un numéro avec d’excellentes nouvelles! Ce numéro double — un peu plus volumineux (132 pages pour 10,00 € !) — nous offre à la une un interview avec le bédéiste gaspésien François Miville-Deschênes sur Zaroff qu’il dessine avec le scénariste Sylvain Runberg chez Lombard. On retrouve également des interviews avec François Schuiten (qui explique qu’il prends sa retraite de la BD parce qu’il en a marre des conditions difficiles que les éditeurs imposent aux créateurs), avec Gaétan Nocq sur Le Rapport W: Infiltré à Auschwitz aux Éditions Daniel Maghen, avec José Roosevelt sur CE T.13: Acrostiche aux Éditions du Canard, avec les québécois Émile Gauthier et Sébastien Lévesque sur Distorsion: 13 histoires étranges de l’ère numérique aux Éditions de l’Homme (des récits fantastiques tirés de leur podcast et illustrés par RUN), et avec KIM sur Un rêve d’ailleurs aux Éditions du Long Bec.

Dans les actualités, on retrouve notamment un article sur le 30e anniversaire du manga Akira par Katsuhiro Otomo, sur Les compagnons de la libération: Pierre Messmer  par Catherine Valenti & Philippe Tarral aux Éditions Grand Angle, et on mentionne la publication du manga Hi Score Girl par Rensuke Oshikiri chez Mana Books.

dBD nous propose également un dossier sur leur “7 coups de coeur de la rentrée” (avec extraits): Le roi des bourdons par David de Thuin chez Glénat, Les Deux Vies de Pénélope par Judith Vanistendael chez Le Lombard, La Boîte de petits pois par GiedRé & Holly R chez Delcourt, Le Boiseleur T.1 par Hubert & Hersent aux Éditions Soleil, Kebek T.1: Le puits du temps par Philippe Gauckler aux Éditions Daniel Maghen, Louisiana T.1 par Léa & Toussaint chez Dargaud, et Dans la forêt par Lomig d’après Hegland aux Éditions Sarbacane.

Dans le cahier critiques je remarque des commentaires sur Quenotte et le monde fantastique T.1 par Ryô Hirano chez Casterman (“Bien; On s’étonne de moins en moins de la surenchère surréaliste, on rit moins aussi. On est perdu, (…) dans ce qui semble (…) se limiter à une expérience narrative et graphique.”), Humanitas par Aki Yamamoto chez Glénat (“Super: trois belle réflexions sur l’humanité, servies par un graphisme incisif et efficace. À découvrir”), Mes voisins les esprits T.1 par Ushio Shirotori chez Doki-Doki (“Bien: bien fichue (…) dessin efficace, malgré un petit goût de déjà-vu”), Mermaid Prince par Kaori Ozaki chez Delcourt/Tonkam (“Bien; À découvrir”), BL Métamorphose T.1 par Kaori Tsurutani chez Ki-oon (“Super”), et Time Shadows T.1 par Tanaka Yasunori chez Kana (“Super: un premier tome très dense, qui ouvre beaucoup de piste, et qui rend cette série particulièrement prometteuse”).

kebek-t1-le-puit-du-tempsPour moi la meilleure nouvelle c’est l’annonce d’un nouveau Gauckler (voir ci-haut dans les coups de coeur de la rentrée). J’avais vu sur Facebook qu’il travaillait sur un nouvel album (j’espérais une suite à Koralovski mais cette révélation est encore mieux!). Il en parlait depuis longtemps mais là, c’est fait, il nous offre finalement son adaptation libre de La nuit des Temps, le chef-d’oeuvre de René Barjavel (il s’inspire également un peu du roman La sphère d’or de Erle Cox qui avait aussi probablement influencé Barjavel). Cette série d’au moins deux albums, dessinée en couleurs directes sur papier, prend cette fois pour décor (au lieu de l’Antarctique) le nord du Québec (et l’avocat qui apparait dans les premières pages est inspiré par un ami commun!). C’est très prometteur: un de mes romans préférés adapté par un artiste que j’admire beaucoup! J’ai bien hâte de lire ça!

Kebek T.1: Le puits du temps par Philippe Gauckler aux Éditions Daniel Maghen, 88 pages, 19€, ISBN 978-2-35674-074-8, disponible (en Europe) dès le 22 août. dBD nous présente un extrait de cinq pages!

Donc, un numéro plein de découvertes et de bonnes nouvelles. Une excellente lecture! stars-4-0

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Capsules

Mirages d’Emanon

MiragesEmanon-covEmanon a beau posséder une mémoire éternelle, c’est aussi une femme de chair et de sang, avec une mère, un père… et un frère, qu’elle a abandonné dès que leur génitrice a cessé de pouvoir s’occuper des deux enfants. Takuma a terriblement souffert de cette trahison : quand il retrouve enfin sa sœur, il est incapable de lui pardonner !

Trente ans se seront écoulés avant qu’il ne la rattrape à nouveau… Le temps pour la jeune femme de vivre bien des aventures ! De voyages en mirages, suivez-la à travers de nouvelles péripéties…

Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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Page 11

Mirages d’Emanon (続さすらいエマノン / Zoku Sasurai Emanon / lit. “Errances d’Emanon Suite”) est le troisième tome d’un manga seinen publié au Japon en novembre 2013. La série, illustrée par Kenji TSURUTA, a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten (quatre volumes paru en mai 2008, avril 2012, novembre 2013 et avril 2018). L’histoire est basée sur une série de sept romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon” (“no name” en anglais [sans nom] épelé à l’envers), une mystérieuse jeune femme qui a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale maternelle depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire, il y a trois millions d’année! Ce manga a été traduit en espagnol chez Ponent Mon, en anglais chez Dark Horse et en français chez Ki-oon. J’ai déjà commenté le premier tome, Souvenirs d’Emanon, ainsi que le second tome, Errances d’Emanon.

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Page 26

Il ne se passe pas grand chose dans cet album. 1973, Emanon erre dans une forêt de la région de Aso. Elle est recueillie par Ryozo, un auteur qui faisait de la recherche pour un documentaire télé sur les traditions de la région. Fièvreuse, elle ne peut prononcer que les deux premières syllabes de son nom, Ema… donc il l’appelle Emma. Étrangement, celle qui était la mémoire du monde, ne se souvient plus de rien. Elle est complètement amnésique, mais la nuit elle fait d’étranges rêves qui sont des bribes de souvenirs: l’océan primordial, des dinosaures, etc. Elle s’installe en co-habitation chez lui, ils tombent en amour, elle tombe enceinte… Elle suppose, plus tard, que “ses souvenirs avaient été mis en veille pour faciliter le changement de génération…” Mais après la naissance, comme par le passé, l’amnésie se transforme en catatonie et elle devient un légume. Les mémoires se sont maintenant transmissent dans l’enfant qui vient de naître. Pour la première fois, grâce aux efforts de Ryozo et à un travail de réhabilitation, la mère réapprend à parler et à redevenir socialement fonctionnel. C’est pourquoi, Emanon reste beaucoup plus longtemps que d’habitude dans sa “famille”. 1980, Emanon attends avec sa mère sur une plateforme de train alors qu’un homme interpelle sa mère croyant la reconnaitre… Il s’agit de l’étudiant qu’elle avait rencontré sur le traversier dans Souvenirs d’Emanon…

Cet album contraste beaucoup avec le volume précédent. D’une part, il ne peut pas être lu indépendamment. D’autre part, on s’attendrait à ce que ce volume poursuivre le récit avec son demi-frère Takuma, entamé dans l’opus précédent, mais il y est totalement absent (quoique Takuma tente de contacter Emanon télépathiquement à une ou deux reprises…). Finalement, alors que le second volume offrait beaucoup plus d’action, celui-ci nous présente un rythme lent, très contemplatif, avec peu de dialogue. C’est le récit d’une autre de ces rencontres éphémères, une tranche de la vie d’Emanon où rien de vraiment significatif ne se passe — sinon l’expression de ses sentiments: sa mélancolie, sa détresse, l’amour entendu de Ryozo…

Même si on se demande où l’auteur veut en venir, c’est une bonne lecture, tranquille, qui rappel un peu l’oeuvre de Taniguchi. C’est aussi très beau. Le style classique de Kenji Tsuruta, où les ombrages et les textures sont fait au trait d’encre (avec quelques trames pour les arrière-plans), offre des planches précises et détaillées qui sont plutôt agréable à regarder (d’autant plus qu’il y a peu de texte (mais attention, cet album contient de la nudité—apparemment Emanon aime beaucoup se promener toute nue!). Une histoire de science-fiction un peu mystérieuse qui mérite d’être lue — même si ce troisième tome est un peu décevant. Il ne resterait donc plus qu’un volume à paraître… (pas de date de parution annoncé, malheureusement; cela serait intéressant par la suite de publier aussi la traduction des romans…). À suivre…

Mirages d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), mars 2019. 228 pages (12 en couleurs), 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0399-1. Pour un lectorat adolescent (16 ans et plus; contiens de la nudité). stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Manga-News — WorldCat ]

ZOKU SASURAI EMANON © Shinji Kajio, Kenji Tsuruta 2013 / TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD.

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