Revue de ‘zines [002.025.214]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #250 (Avril – Juin 2025)

Ce numéro très spécial (#250!) nous offre un dossier volumineux (146 p.!) et exhaustif sur Lady Oscar et le manga shôjo : le shôjo manga avant La Rose de Versailles, le manga de La Rose de Versailles, portrait de Riyoko Ikeda, les autres oeuvres de Riyoko Ikeda (Bara Yashiki no shôjo, Freesia no Asa, Très cher frère… (lire mon commentaire), Orpheus no Mado, Claudine, Ayako, Ten no Hate Made-Poland Hishi), l’interprétation de Takarazuka, l’archétype de la fille-prince, les autrices phares des années 1970 (Yasuko Aoike, Ryôko Takashina, Waki Yamato, Yukari Ichijô, Yumiko Ôshima, Ryôko Yamagishi, A-ko Mutsu), Moto Hagio (portrait, entrevue), la galaxie Margaret, l’anime de La Rose de Versailles, adaptation française, portrait d’Osamu Dezaki (Dir.), entrevue avec Michi Himeno (char. Design), le studio TMS,  entrevues avec Keiichi Ishiyama, Shiro Aono et Yuuji Toki, et, finalement, un bref portrait de Eiko Hanamura et la prépublication exclusive de son histoire courte “Une autre moi” (30 pages, en collaboration avec Akata) complètent ce dossier.

Le numéro se conclut avec quelques chroniques: Japon (Le dit du Genji) et Jeu Vidéo (rencontre avec Daisuke Ishiwatari, créateur de Guilty Gear).

Une lecture incontournable et essentielle pour tous fans d’anime et de manga (il est toutefois impardonnable d’avoir omis Eroica de la liste des oeuvres de Riyoko Ikeda).

Canal BD #159   (Fév. – Mars 2025)

Canal BD est un autre périodique dédié à la bande dessinée, mais que je n’ai pas l’habitude de lire souvent, car il n’est pas disponible à ma bibliothèque locale (quoi que je puisse l’avoir par prêt entre biblio). De plus, c’est un magazine qui est plus orienté pour les libraires (Canal BD étant une chaîne de librairies — avec des listes de parutions sans beaucoup de détails et beaucoup de publicités), il n’offre que des présentations (et non des commentaires critiques) et couvre très peu les mangas.

La section “Gros Plan” nous introduit à Daemon (Ronoan Toulhoart & Vincent Brugeas, chez Le Lombard) et Première Dame (Jean-Philippe Payraud & Didier Tronchet, chez Glénat). Dans la section “Sélection” on présente des parutions récentes avec un peu plus de détails. J’y note Arzak: Destination Tassili (Moebius, chez Moebius Prod). La section “Jeunesse” fait de même, mais pour les parutions jeunesse. La section “Interview” nous offre une entrevue avec Mathieu Bablet et Guillaume Singelin (sur Shin Zéro, chez Rue de Sèvres).  La section “Meilleures Ventes” présente Blake et Mortimer #30: Signé Olrik (Yves Sente & André Juillard, chez Ed. Blake et Mortimer) pour la BD et Instinct T.1 (inoxtag chez Michel Lafon – c’est du manga ça?), My Hero Academia T.40 (Kohei Horikoshi, chez Ki-oon) et One-Punch Man T.30 (Yusuke Murata, chez Kurokawa) pour le manga. La section la plus intéressante pour moi est sans doute “BD du Monde” où l’on retrouve Tokyo, ces jours-ci T.2 (Taiyô Matsumoto, chez Kana) et Frères du Japon (Taiyô Matsumoto, chez Delcourt), ainsi que Dohohedoro: Chaos Edition T.1 (Q-Hayashida, chez Soleil).

Une lecture intéressante pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Par contre, ce qui est le gros avantage de ce magazine c’est qu’il est aussi disponible gratuitement en ligne!

dBD #193 (Mai 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution du premier volume du magazine de prépublication collectif Manga Issho (300 pages offrant 18 auteurs et 14 histoires, fruit de la collaboration entre les éditeurs Altraverse, Kana, Planeta Comic et Star Comics, 4,90 €, chez Kana), de Shotaro Ishinomori: Il était une fois le roi du manga (par Claude Leblanc, chez IMHO), et de Harem End (Shintaro Kago, chez IMHO). On retrouve également un article qui souligne les vingt-cinq ans de la maison d’édition L’Employé du Moi. De plus, suite à la “Mauvaise Humeur” de Frédéric Bosser dans le #192, Dany réplique avec des précisions sur l’affaire Spirou et la Gorgone Bleue — Dupuis ayant cessé la commercialisation de l’album suivant des accusations de racisme à l’égard de Dany & Yann.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Matthieu Bonhomme (sur Charlotte Impératrice T.4, avec Nuri, chez Dargaud). Les entrevues se poursuivent avec Alain Ayroles & Hervé Tanquerelle (sur La terre verte, chez Delcourt), Jean-Paul Krassinsky (sur De pierre et d’os, d’après Bérengère Cournut, chez Dupuis), Homs (sur Le Diable et Coral, chez Dargaud), et Matz (sur L’Or du spectre, avec Philippe Xavier, chez Le Lombard et Les papillons ne meurent pas de vieillesse, avec Frédéric Bézian, chez Casterman).

On retrouve également un article sur l’art de la couverture en prenant pour exemple Enfermé: Mathurin Réto, pupille à Belle-Île de Julien Hillon et Renan Coquin. Dans la même idée, on nous présente (à l’occasion de la parution de L’art de Bretécher chez Dargaud et de l’exposition Signé Bretécher au musée de la BD d’Angoulème) quelques crayonnés de recherche pour des planches d’Agrippine et du Destin de Monique.

Le Coup de Coeur du Mois va à Lisa Blumen pour Sangliers (chez L’Employé du mois). Il n’y a toujours aucune section sur les mangas dans ce numéro. Dans le Cahier Critique je note Louve T.1 par Miyako Miiya, chez Rue de Sèvres (Super!; “Une succession de chapitres qui se grignotent comme des histoires courtes. Un récit plein de poésie, porté par un dessin charbonneux à l’effet saisissant”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #194 (Juin 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Tout savoir sur les Chevaliers du Zodiaque et les héros en armure (par Bounthavy Suvilay, chez Ynnis), Saint Seiya Deluxe T.1 (par Masami Kurumada, chez Kana), Tanaki & Amane (par Fumi Yoshinaga, chez Soleil), Dragon Ball: Le roi démon Piccolo T.1 (version colorisée, par Akira Toriyama, chez Glénat), et Dog Signal T.1 (par Saya Miyauchi, chez Soleil). On retrouve un article sur le festival d’Angoulème et la controverse qui entoure la gestion de ses organisateurs, L’Humanité en appellant même au boycott pour l’an prochain.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec James Tynion IV (sur The Nice House by the Sea T.1 avec Alvaro Martinez Bueno, Something is Killing the Children T.8 avec Werther Dell’Edera, The Department of Truth T.5 avec Martin Simmonds, Le Déviant T.1 avec Josh Hixson, et L’Étrange Quotidien de Christopher Chaos T.1 avec Tate Brombal & Isaac Goodhart, tous chez Urban Comics).  Les entrevues se poursuivent avec Stéphane Oiry (sur Les héros du peuple sont immortels, chez Dargaud), Elie Huault (sur Cometa, chez Les Humanoïdes Associés), Bruno Duhamel (sur Whisky, avec David Ratte, chez Grand Angle), et Pierre Alexandrine (sur L’Amourante, chez Glénat). On retrouve également un article sur l’art de la couverture en prenant pour exemple Les Parrains: Il était une fois à New York T.1-3 par David Chauvel, Erwan Le Saëc & Thomas Ehretsmann, chez Delcourt.

Côté mangas on nous offre (enfin!) une entrevue avec Usamaru Furuya (sur La Musique de Marie, chez IMHO et Je voudrais être tué par une lycéenne T.1-2, chez Delcourt). La chronique Ça vaut le détour mentionne également Le Gardien des étoiles (par Isuzu Uemura, chez Rue de Sèvres; “un manga humaniste et apaisant”).  Et dans le Cahier Critique je note Watership Down (par James Sturm & Joe Sutphin, d’après Richard Adams, chez Mr Toussaint Louverture), Sorcières T.1 par Daisuke Igarashi, chez Delcourt (Super!; “réédition (…) de ce manga atypique précédemment paru chez Casterman en 2007”), et Great Kaiju Gaea-Tima T.1 par Kent, chez Ki-oon (Super!; “postulat narratif audacieux (…), l’intrigue promet quelques développements intéressants”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

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La Littérature romaine (1)

Énoncé d’intention

Lorsque j’ai complété ma série d’articles sur l’histoire de l’Empire Romain au travers de sa monnaie, j’ai promis de poursuivre avec une nouvelle série sur la littérature romaine. Cela fait près de trois ans! J’ai été très occupé par un nouveau travail, par des problèmes de santé, je me suis reposé, j’ai lu et j’ai beaucoup procrastiné. J’ai tout de même tranquillement commencé à faire des recherche et à compiler de l’information sur le sujet. Cette fois-ci, ce ne sera pas une série hebdomadaire (car c’est trop demandant). Les articles seront publiés au fur et à mesure qu’ils sont écrits, au gré du temps disponible et sans calendrier de publication précis, mais en espérant en mettre un ou deux en ligne par mois.

Traiter de la littérature romaine m’apparait à prime abord comme un projet très ambitieux. Il me faudra en premier lieu définir ce qu’est la littérature romaine, puis me demander qui sont ses auteurs et en établir une liste. Ce n’est certainement pas une liste exhaustive, mais j’en ai tout de même dénombré plus d’une centaine ! Je les présenterai un à un dans de brèves capsules, par ordre chronologique et en les regroupant par période (sauf pour les auteurs majeurs qui méritent un peu plus de développement). Ce ne sera donc pas des articles volumineux, mais simplement une introduction avec une bibliographie et une liste de liens (pour ceux qui veulent approfondir le sujet).

Je vais probablement m’attarder sur les auteurs que j’aime bien (comme Lucien de Samosate) et sur les historiens, avant de poursuivre la série avec des articles plus thématiques, comme les écrits des empereurs (du moins ceux qui nous sont parvenus, tel César, Marc Aurèle, Julien, ou Justinien), l’humour à Rome, la cuisine romaine, la différence entre les biographes et les historiens, etc. Finalement, s’il me reste de l’énergie et si mon lectorat n’est pas mort d’ennui, j’ai l’intention de conclure la série avec une liste des romans historiques modernes qui ont  pour sujet la Rome antique (en incluant les uchronies mais en excluant la plupart des ouvrages biblique ou sur le Christianisme). Pour faire bonne mesure, j’y ajouterai sans doute les mangas et les bandes dessinées qui traitent du sujet.

Ambitieux disais-je ? Êtes-vous prêt ?

Introduction

La première chose à faire lorsque l’on veut discuter d’un sujet, c’est de bien le définir et de le circonscrire. Alors, qu’est-ce que la littérature romaine ?

De nos jours, quand on parle de littérature on exclut généralement les textes documentaires pour ne retenir que les récits de fictions. Toutefois, quand on parle de littérature romaine on fait plutôt référence à l’ensemble des écrits produits par la civilisation romaine, incluant non seulement les textes de fiction mais également les ouvrages historiques et les traités techniques.

Très fréquemment, il est  question non pas de “littérature romaine” mais plutôt de “littérature latine”. Cependant, parler de littérature latine est restrictif puisque cela fait référence aux auteurs latins, c’est-à-dire ceux qui parlaient et écrivaient en latin. Il ne faut pas oublier qu’une grande partie des intellectuels de l’époque romaine avait reçu une éducation grecque et écrivait donc dans cette langue (voir liste des écrivains grecs antiques). C’est le cas entre autres de Dion Cassius, Flavius Josèphe, Lucien de Samosate ou de Marc-Aurèle. Il est donc beaucoup plus inclusif de parler de “littérature romaine”.

Aussi, lorsqu’on parle de littérature, on a tendance à considérer surtout la prose alors que de nombreux textes sont également écrits en vers. C’est souvent le cas du théâtre mais, bien sûr, surtout de la poésie. La poésie grecque et romaine se divisent elles-même d’ailleurs en plusieurs sous-genres: la poésie élégiaque (élégie), poésie didactique, poésie satirique (satire), poésie épique (épopée), la fable, etc.

Finalement, les écrits romains se divisent en plusieurs genres littéraires: il y a le théâtre, la poésie, l’histoire, les traités techniques (sur l’agriculture, l’architecture, l’art culinaire, l’astronomie, le droit, la géographie, l’histoire naturelle, etc.), la rhétorique (éloquence) et la grammaire, la philosophie, la littérature épistolaire (correspondance) et, enfin, le roman.

Traiter de la littérature romaine m’apparait comme une entreprise énorme qui pourrait me prendre des années ! J’ai en effet recensé plus d’une centaine d’auteurs notables (dont quelques uns sont un peu plus obscurs ou peu connu — voir une liste alphabétique et une liste chronologique). Il faudrait donc que je me limite un peu. Je pourrais me limiter dans le temps. La littérature romaine se divise en quatre périodes principales: la littérature pré-républicaine (époque archaïque, dès la fin de l’époque royale: vers les IIIe siècle AEC et IIe siècle AEC), la littérature sous la République (époque classique, vers le Ier siècle AEC), la littérature sous le Principat (époque Augustéenne: vers le Ier siècle EC) et la littérature sous l’Empire (époque impériale: le Haut Empire, vers le IIe siècle; le Bas-Empire, vers les IIIe siècle, IVe siècle et  Ve siècle). Je pourrais donc passer sous silence (au traiter sommairement) les périodes royale et tardive. Je pourrais également me limiter sur les genres traités, en me concentrant sur les écrits en prose, principalement les récits de fiction et sur l’histoire (en excluant cependant les théologiens).

Toutefois, si on se limite trop, il ne reste plus grande chose à dire… En effet, si on exclu la grande variété d’ouvrages de théâtre, de poésie, d’histoire, les nombreux traités, ainsi que la littérature épistolaire, et que l’on se limite seulement aux récits en prose — ceux qui se rapproche du “roman” — il ne reste malheureusement pas beaucoup d’ouvrages “littéraires” écrits dans la Rome Antique. Cela ne nous laisse en fait que trois ou quatre auteurs — principalement Pétrone, Lucien de Samosate, Apulée et peut-être Ovide (à mi-chemin entre le récit et la poésie)! Il va donc me falloir trouver un juste milieu…

Un peu d’histoire

Nous avons souvent tendance à croire que la littérature romaine n’est simplement que l’évolution de la littérature grecque, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Si l’on regarde l’histoire de la littérature latine, nous pouvons constater qu’une littérature latine existait bien avant que les latins n’aient conquis la Grèce. Il toutefois impossible de nier que la culture hellénistique ait eu une influence sur toute la Méditerranée et particulièrement sur le sud de l’Italie (qui faisait partie de la Grande Grèce). Les romains ont néanmoins produit une littérature qui a ses caractéristiques propres. Elle est largement dominée par le théâtre et la poésie (où l’on retrouve une préférence pour la comédie et la satire — en opposition à la tragédie grecque), les traités techniques, ainsi que les ouvrages d’histoire et de rhétorique. Contrairement à la Grèce, on retrouve très peu d’écrits sur la philosophie (mais un préférence pour le stoïcisme). La culture romaine a des origines rustique et s’est donc développée, non pas grâce à une grande créativité inspirée, mais plutôt par son esprit technique, rationnel et, parfois, un peu frustre et grivois.

Au cours de la prochaine année, nous allons donc faire un survol de chacune des périodes de la littérature romaine en présentant les auteurs qui ont marqués chaque époque.

Rérérences:

  • Bayet, Jean. Littérature latine: histoires et pages choisies. Paris: Armand Colin, 1960. 796 p. [Goodreads]
  • Bender, Hermann. Histoire abrégée de la littérature romaine. Paris: C. Klincksieck, 1885. 178 p. [Goodreads]
  • Grimal, Pierre. La civilisation romaine. Paris: Flammarion, 1981. 374 p. [Goodreads]
  • Laurend, Louis. Manuel des Études Grecques et Latines, Fascicule V: Littérature latine. Paris: Auguste Picard, 1923. 148 p. [Goodreads]

Liens: 

[0. Index] [1. Intro] [2. Archaïque] [3. IIIe siècle] [4. IIe siècle] [5. République]

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Tasting Ancient Rome

My wife and I are big fans of everything that has to do with history and culture. While visiting a bookstore recently, she noticed a book titled Tasting History by Max Miller and Ann Volkwein [ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • WorldCat ]. It is a cookbook that recreates dishes from the past using historical recipes, adapting them for modern kitchen and putting them in their historical and cultural context. Knowing my interest for Roman history, she noted that it was containing several recipes from Ancient Rome and that Max Miller also had a website and a YouTube channel dedicated to this subject.

We quickly decided to take a look to his videos about Ancient Roman cuisine. It is very interesting, but heavily peppered with ads, sponsorship and products placements. It is quite popular (3.6 million subscribers) and offers a lot of material (443 videos so far), over forty of them about Ancient roman cooking (or other ancient recipes):

 

I have always been curious about the Food in ancient Rome and the Ancient Roman cuisine. If many ancient roman authors anecdotally talk about food and cooking (for example, Max Miller profusely cites Martial, Suetonius, Petronius, Plinus the Younger, Plinus the Elder, Columella, Galenus, Seneca, Athenaeus, etc., in his videos) very few books on cooking have come down to us. There is actually only one:

  • Apicius, De re coquinaria (On the Subject of Cooking) which seems to be a late compilation of recipes from various authors. It has not seen any recent publication or translation [besides Budé / Les Belles Lettres which is in French and not easily accessible], but it is available on the public domain [ Projet Gutenberg / Univ. of Chicago: Penelope ]. However, there is also a few books about or adapting Apicius:
    • Apicius, Barbara Flower & Elisabeth Rosenbaum. The Roman Cookery Book: A Critical Translation of the Art of Cooking, for Use in the Study and the Kitchen. An “adaptation” of Apicius published in 1958 and reprinted in 2012. [Amazon, Goodreads].
    • Apicius. Les dix livres de cuisine d’Apicius. Paris: Bonnel, 1933. [BANQ, Goodreads]
    • Marty-Dufaut, Josy. Mes meilleures recettes de l’Antiquité romaine : cuisiner avec Apicius. Bayeux : Heimdal, c2016. [BANQ, Goodreads]
    • Pedrazzini, Renzo. Saveurs et senteurs de la Rome antique : 80 recettes d’Apicius. [BANQ, Goodreads]

Three more books talk about the production of food while covering the subject of agriculture and provide a few recipes:

  • Cato, De agri cultura (On agriculture) is a treaty about farming. It is available in French in the famous Collection Budé of Les Belles Lettres and in English in various editions (including Loeb Classical Library). It is often published together with Varro’s Res rusticae [Project Gutenberg]. It is also available in the public domain [Univ. of Chicago].
  • Columella, De re rustica (On the rural issue) which is also a compilation of ancient texts, this time dedicated to agriculture and country life. It also has no recent publication (in French in Budé) but is partially available in the public domain [Univ. of Chicago]
  • Varro, Rerum rusticarum libri III (Rural Topics in three books) or De re rustica or Res rusticae (On Agriculture) where he describes the management of a large roman farm (latifundium). Again not widely available as a publication (in French in Budé), but it can be found in the public domain [Project Gutenberg / Univ. of Chicago]
    • Nisard, Désiré [Ed.]. Les agronomes latins : Caton, Varron, Columelle, Palladius. Paris : J. J. Dubochet et Compagnie, 1844. An old French translation regrouping all of the roman texts on agriculture. [BANQ, Goodreads]

Of course, lots of books about Ancient roman cooking have been written. Here are a few examples:

  • [Lily Heritage], The Cookbook from Ancient Rome: Classic Recipes Reimagined for Today [Amazon, Goodreads]
  • Blanc, Nicole & Nercessian, Anne. La cuisine romaine antique. [BANQ, Goodreads, Nelligan]
  • Chantal, Laure de [Ed.]. À la table des anciens : guide de cuisine antique. [BANQ, Goodreads]
  • Dalby, Andrew. The Classical cookbook [BANQ, Goodreads]
  • De Rubeis, Marco Gavio. Ancient Roman Cooking: Ingredients, Recipes, Sources [Goodreads, Amazon]
  • Faas, Patrick. Around the Roman Table: Food and Feasting in Ancient Rome [Amazon, BANQ, Goodreads]
  • Helton, Lauren M. A Culinary Journey Through Ancient Rome [Goodreads]
  • Husson, René & Galmiche, Philippe. Recettes romaines. [BANQ, Goodreads]
  • Quinot Muracciole, Martine. Rome côté cuisine. Paris: Les Belles Lettres, 2019. [Amazon, Goodreads]
  • Salomon, Jon. Ancient Roman Feasts and Recipes Adapted for Modern Cooking [Goodreads]
  • Tilloi-D’Ambrosi, Dimitri. Le régime romain : cuisine et santé dans la Rome antique. Paris : PUF, [2024]. [BANQ, Goodreads]
  • Wells, Laurene R. Ancient Roman Eats: Roman Style Cooking for Modern Cooks [Goodreads]

Enjoy !!!

Note: This could be considered the first part of the series of articles that I promised to write about Roman literature. More to come eventually… (I am working on it, but please note that there are still six hundred and ninety three days before my retirement !) [Updated: 2025/06/30, 2025/07/01]

[ Traduire ]

Une rose seule

“Rose arrive au Japon pour la première fois de sa vie, sur les traces d’un père qu’elle n’a jamais connu. Celui-ci, décédé depuis peu, lui avait laissé une lettre à son intention, l’invitant à se rendre dans ce pays si lointain qui est en partie le sien. Accueillie à Kyoto, elle est guidée par Paul, l’assistant de son père, à travers un itinéraire imaginé par le défunt, semé de temples et de jardins, d’émotions et de rencontres, qui va lui permettre dépasser l’amertume et la colère liées à l’absence pour se laisser emporter par le tourbillon de ses origines enfin retrouvées.”

“Kan Takahama dépeint avec subtilité les tourments intérieurs et l’intimité des sentiments dans cette réinterprétation lumineuse du récit d Muriel Barbery.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Une rose seule [薔薇が咲くとき / Bara ga Saku Toki / lit. “Quand les roses fleurissent”] est un manga seinen tout en couleurs de Kan Takahama. Il a d’abord été prépublié en format électronique dans Torch en 2023, puis compilé en volume chez Leed en 2024. Il a été traduit en français chez Rue de Sèvres. Takahama, qui semble se spécialiser dans les histoires aux relations amoureuses complexes et difficiles, adapte ici un roman éponyme de Muriel Barbery (L’Élégance du hérisson). Elle nous offre ainsi avec une grande sensibilité une quête d’identité à travers la détresse morale, le deuil et enfin l’acceptation de soi, puis de l’autre et enfin l’amour. Le style un peu particulier, mais très beau, de Takahama se prête bien à ce genre de récit. Une lecture agréable et touchante.

Je note deux entrevues avec Barbery et Takahama sur TV5 et Youtube qui méritent qu’on y jette un coup d’oeil.

Une rose seule, par Kan Takahama (d’après le roman de Muriel Barbery [Actes Sud, 2020]; traduction et adaptation par Corinne Quentin). Paris: Rue de Sèvres, août 2024. 224 pages. 21.4 x 27.5 cm. 22.00 € / $42.95 Can. ISBN 978-2-81020-079-5. Pour un lectorat jeune adulte (14+). Sens de lecture occidental.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]

© Rue de Sèvres édition 2024

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Isabella Bird vol. 11

“Le cruel Charles Maries refuse de laisser Ito, son employé aux yeux de la loi, continuer son périple avec Miss Bird. Décidée à récupérer son guide-interprète, l’aventurière fait donc au botaniste une proposition qu’il ne peut pas décliner : le jeune japonais l’accompagnera à Biratori, mais il en profitera pour recueillir des échantillons de plantes. Un présent, plus aucun obstacle ne se dresse entre Isabella et la suite de son voyage ! Il est temps pour elle de rencontrer les mystérieux Aïnous, ce peuple à la culture bien particulière et dont l’Occident sait si peu de choses…

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan. Écrit et dessiné par Taiga Sassa, ce manga seinen historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta (Enterbrain), puis compilé en volumes chez Kadokawa. Le premier volume est paru en mai 2015 et le plus récent volume, le douzième, est paru au Japon en décembre 2024. J’ai commenté tous les volumes précédents.

Ce manga nous fait le récit très romancé de l’expédition d’Isabella Bird à Hokkaidō, nous offrant une fenêtre intéressante sur le Japon de l’ère Meiji. Isabella arrive enfin à Hokkaidō et a un premier contact avec les Aïnous. Elle se rends compte toutefois que son séjour ne sera pas sans difficultés. Si le récit est un peu inégal, la qualité du dessin, précis et détaillé, est notable. L’aspect ethnologique du récit n’est pas sans rappeler Golden Kamuy, qui offre une histoire un peu similaire mais souvent plus humoristique et surtout beaucoup plus violente. L’ouvrage nous offre donc une lecture à la fois agréable, distrayante mais aussi très instructive. Un manga indispensable surtout pour les amateurs d’histoire et de culture Japonaise. 

Isabella Bird, femme exploratrice T.11 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), août 2024. 208 pg, , 13 x 18 cm, 7,95 € / $15.95 Can., ISBN 979-10-327-1740-0. Pour lectorat adolescent (12+).

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Taiga Sassa 2024.

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Olympia Kyklos vol. 7

“Un nouveau péril menace la cité de Démétrios. Cette fois, c’est une épidémie qui menace de décimer Tritona ! Alors que ses concitoyens sont au plus mal, Démétrios est sommé une fois de plus par le patriarche de trouver une idée qui sauvera les siens. Sport, manga, théâtre, musique : au gré de ses allers-retours avec l’époque contemporaine, le jeune peintre sur céramiques a déjà prouvé les vertus de l’expression de soi sous bien des formes. Saura-t-il relever cet ultime défi alors qu’il atterrit dans un Japon en pleine pandémie de Covid ? Et si un autre voyageur temporel lui apportait un concours inespéré ?” [Texte de la couverture arrière]

Olympia kyklos (オリンピア・キュクロス / lit. “Cercles Olympique”) est un manga seinen par Mari Yamazaki qui a été sérialisé au Japon dans le magazine bimensuel Grand Jump entre mars 2018 et juillet 2022 avant d’être compilé en sept volumes chez Shueisha. Cette série humoristique consacré aux sports olympiques et à la résilience humaine, se conclut alors que Tritonia est menacée par une épidémie mortelle. Démétrios se retrouve une fois de plus transporté par Zeus à Tokyopolis, pour y découvrir comment les japonais gèrent-ils la pandémie de COVID-19.  Pour fournir au héros une solution, Yamazaki croise le récit avec une autre de ses séries de manga: Thermae Romae. L’ingénieur romain Lucius construira donc une station thermale à Tritonia, car en plus du port du masque, une bonne hygiène (se laver les mains!) est la meilleurs façon de combattre l’épidémie (dans la mesure où l’on garde ses distances). Une excellente série, hilarante, mais aussi très didactique. 

Olympia Kyklos vol. 7 par Mari Yamazaki.  Bruxelles: Casterman (Coll. Sakka), septembre 2024. 208 pages, 13.2 x 18.1 cm, 8,45 € / $C 15.95, ISBN 978-2-203-24030-8. Pour lectorat adolescent (14+).

Voir mes commentaires des volumes précédents. 

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2018 Mari Yamazaki. All Right Reserved.

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Revue de ‘zines [002.025.144]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champ d’intérêt… Pour vous éviter le souci de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie, j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet, vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #248 (Oct. – Déc. 2024)

Ce numéro nous offre un dossier “Hommage à Akira Toriyama” avec un portrait de l’auteur, une présentation de Dragon Ball manga et anime, Dragon Ball Z, GT, Super et Daima, les jeux video, ses histoires courtes ou les anime auxquels il a collaboré et des interviews avec Yoshihiro Ueda (réalisateur des anime), Hiroki Takahashi (chanteur du générique), Shigeyazu Yamauchi (réalisateur sur l’anime de DBZ), Masaki Sato (animateur), et Toshiyuki Kanno (character designer de Sand Land).

On retrouve également un dossier sur le magazine de pré-publication qui a fait connaitre Toriyama: Weekly Shonen Jump, avec un portrait du magazine et des interviews avec Kazuhiro Torishima (éditeur et rédacteur-en-chef de Weekly Shonen Jump), les éditeurs de Shueisha (Yuta Momiyama, Shuhei Hosono et Takuro Imamura), et Kiyotaka Oshiyama (réalisateur de Look Back).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Jeu Vidéo (rencontre avec l’illustrateur Hitoshi Yoneda), Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies), Japon (Sadako, personnage du film d’horreur Ring, réalisé par Hideo Nakata et interprété par Rie Ino), Parlons VF (le doublage de Dragon Ball), Hommage (Noriko Ohara, voice actrice de Doraemon et Conan Fils du Futur), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime.

Animeland #249 (Jan. – Mars 2025)

Ce numéro nous offre un dossier sur Bleach avec un portrait de Tite Kubo (auteur), une introduction au manga et à l’anime, son processus de création, ses produits dérivés (roman, live-action, comédie musicale, jeu video, le spin-off Burn The Witch), la version française, la thématique de l’ikai (“autre monde”) et des interviews avec le réalisateur Noriyuki Abe, Masashi Kudo (character design), et Ken Hagino (producteur), Go Koga (réalisateur de The Birth of Kitaro: The Mystery of Gege), ainsi que Yoshihiro Kanno et Atsushi Kaneko (animateur et producteur au studio A-1 Pictures).

Le dossier se poursuit avec un reportage sur les 45 ans d’histoire du Studio Pierrot, incluant des interviews avec Atsushi Wakabayashi (animateur et réalisateur sur Yu Yu Hakusho et Naruto), Mamoru Oshii (Urusei Yatsura, Dallos, Gosenzo-sama, Patlabor), et Tomohisa Taguchi (Akudama Drive, Bleach: Thousand Year Blood War).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Wish List (nous offre une sélection de mangas, anime et goodies, où je note la parution en français du manga M.S. Gundam The Origin chez Vega), Jeu Vidéo (rencontre avec Toshiro Kondo, président de Nihon FALCOM), et Hommage (aux voice actrices Emi Shinohara [Sailor Jupiter] et Atsuko Tanaka [le Major dans Ghost in the Shell] et à la journaliste Suzuka Asaoka).

À lire pour tous fans d’anime.

Canal BD #158   (Déc. 2024 – Jan. 2025)

Canal BD est un autre périodique dédié à la bande dessinée, mais que je n’ai pas l’habitude de lire souvent, car il n’est pas disponible à ma bibliothèque locale (quoi que je puisse l’avoir par prêt entre biblio). De plus, c’est un magazine qui est plus orienté pour les libraires (Canal BD étant une chaîne de librairies — avec des listes de parutions sans beaucoup de détails et beaucoup de publicités), il n’offre que des présentations (et non des commentaires critiques) et couvre très peu les mangas. 

La section “Gros Plan” nous introduit à Du Rififi à Ménilmontant! Par Tardi (D’après Léo Malet) chez Casterman et Gung Ho – Intégrale parBenjamin Von Eckartsberg & Thomas Von Kummant chez Paquet. Dans la section “Sélection” on présente des parutions récentes avec un peu plus de détails. J’y note des BDs de Druillet (Lone Sloane – Intégrale chez Glénat et Druillet – Lovecraft chez Barbier) et Caza (Le Monde d’Arkadi – Intégrale chez Les Humanoïdes Associés). La section “Jeunesse” fait de même, mais pour les parutions jeunesse.  La section “Interview” nous offre une entrevue avec Mark Millar, scénariste chez Marvel et DC, sur la création de sa propre collection: Millarworld. La section “Meilleures Ventes” présente Moi, Fadi, Le frère volé par Riad Sattouf chez Livres du Futur, Habemus Bastard t.2 chez Dargaud et Les Aigles de Rome t.7 chez Dargaud pour la BD, et One Piece t.108 chez Glénat, Spy X Family t.13 chez Kurokawa et Kaiju no 8 t.12 chez Crunchyroll, pour le manga. La section la plus intéressante pour moi est sans doute “BD du Monde” où l’on retrouve Dragon Hunt Tribe t.2 par Kuroi chez Ki-oon et Shibatarian t.1 par Iwamuro chez Panini.

Une lecture intéressante pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Par contre, ce qui est le gros avantage de ce magazine c’est qu’il est disponible gratuitement en ligne!

dBD #190 (Février 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la réédition de Exterminateur 17 (par Enki Bilal & Jean-Pierre Dionnet chez Casterman), ainsi que la parution de Arzak: Destination Tassili – Corpus Final (par Moebius, chez Moebius Production qui nous offre une deuxième partie sans dialogue et une troisième juste esquissée suite à la disparition du maître). On retrouve également un article hommage à Christian Godard (Martin Milan, Le Vagabond des Limbes, La Jungle en Folie) et un sur l’oeuvre de Jeff Smith (sur Big Johnson Bone et autres contes oubliés chez Delcourt ainsi que Bone vol.1-9 et RASL vol. 1-3 également chez Delcourt).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Corentin Rouge & Caryl Férey sur Islander T.1 chez Glénat.  Les entrevues se poursuivent avec Aude Picault (sur Moi je, quarantaine chez Dargaud), ainsi que Vincent Brugeas, Ronan Toulhoat & Yoann Guillo (sur Daemon T.1 chez Le Lombard).

Aucune section sur les mangas cette fois-ci, mais on nous offre plutôt en avant-premières des extraits de leurs coups de coeur du mois: Carcoma (par Andrés Garrido chez Dupuis), Le Démon de Mamie (par Florence Cestac chez Dargaud), Première Dame (Par Didier Tronchet & Jean-Philippe Payraud chez Glénat), Les mouvements célestes (Par Michèle Peroncini chez Sarbacane), et Bestia T.1 (par Corc aux Humanoïdes Associés).

Dans le Cahier Critique je note Dorohedoro T.1 par Q Hayashida chez Soleil (Super!; “Barré, underground, violent, trash, drôle et férocement rock’n’roll, ce manga sans concession (…) ravira les fans de SF délirante et de gore à la narration débridée et qui ne se prend pas au sérieux”), Serial Killer Isekai T.1 par Ichigo Hitotsubu & Hiro chez Delcourt (Bien; “une histoire bien tordue qui mélange thriller psychologique déjanté et univers parallèles”), et La fin du système T.1 par Takeshi Natsuhara & Shinobu Kaitani chez Delcourt (Super!; “une série originale mêlant politique et économie qui devrait plaire à tous les adeptes de justice sociale (…), magistralement bien écrite”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #191 (Mars 2025)

Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Louve t.1 par Miyako Miiya chez Le Renard Doré, Brigantus t.2 par Hermann & Yves H chez Le Lombard (décidément on trouve de plus en plus d’histoires sur la Rome antique), Dommage Cérébral par Shintaro Kago chez Huber, ainsi que les lauréats de BDmania.ch 2024.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Griffo & Rodolphe sur La Main du Diable chez Anspach. Les entrevues se poursuivent avec Jacques Glénat (au sujet de l’exposition “Passionnément, à la folie…” au Couvent Saint-Cécile à Genoble qui présente 150 planches et dessins originaux de sa collection), François Rivière (sur Confession d’un amateur de BD Belge chez les Impressions Nouvelles), Richard Blake (sur Horizon Oblique chez Urban Comics), Keum Suk Gendry-Kim (sur Mon ami Kim Jong-un chez Futuropolis), Gaet’s & Monier (sur Fan Man, d’après Kotzwinkle, chez Petit à Petit)

Aucune section sur les mangas cette fois-ci, mais on nous offre plutôt en avant-premières des extraits de leurs coups de coeur du mois: La nuit des lanternes (par Jean-Étienne chez Delcourt), Au coeur du désert (par Maryse & Jean-François Charles chez Le Lombard), Enfermé (par Julien Hillion & Renan Coquin chez Dargaud), et Jefferson (par Antoine Ronzon d’après le roman de Jean-Claude Mourlevat, chez Gallimard Jeunesse). Et dans le Cahier Critique je note aucun titre de manga ou qui mérite mention.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

dBD #192 (Avril 2025)

Dans le cahier actualités on nous offre un article célébrant les cinquante ans de Fluide Glacial, magazine de BD humoristique créé par Gotlib en 1975, vendue à Flammarion en 1995 et racheté par Bamboo en 2016. On retrouve également un article sur Krimi  (par Thibault Vermot & Alex W. Inker, chez Sarbacane).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Brüno & Fabien Nury sur Electric Miles T.1: Wilbur chez Glénat (incluant un extrait de sept pages). Les entrevues se poursuivent avec Nina Bunjevac (sur La Réparation chez Martin de Halleux et Fatherland: Une histoire de famille chez Gallimard), Jules Caleb (sur Ish & Mima chez Kinaye), Ryan North (sur Fantastic Four T.1: Qu’est-il arrivé aux Quatre Fantastiques?, avec Iban Coello chez Panini), Mikael Ross (sur Le nirvana est ici, aux Seuil).

Dans le Cahier Critique je note Detroit: Become Human T.1 par Sawatari & Sumida chez Kurokawa (Super!) et Dans le premier train du matin par Yugo Aosaki & Shirohiko Yamada chez Delcourt (Bien; “Trois courts récit [qui] (…) dépeint de façon quasi méthodique, dans toute leur complexité, les mécaniques de pensées adolescentes”). Ça vaut le détour mentionne également la réédition du recueil d’histoires courtes Frères du Japon par Taiyo Matsumoto chez Delcourt.

Grosse déception: Trois numéros de suite sans aucun article sur le manga… dBD aurait-il abandonné la BD nippone ?!

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

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100 mangas qui ont marqué l’histoire !

100MangasQuiOntMarquésHistoire“100 mangas incontournables à découvrir ou redécouvrir ! Pour fans et néophytes !

 Depuis quelques années, un peu plus d’une bande dessinée sur deux vendue en France est un manga. En 40 ans, les œuvres illustrées venues du Japon sont passées de la curiosité étrange réservée à un public d’initiés à un phénomène touchant les lecteurs de tous âges et de tous les styles.

Outre les séries emblématiques présentes dans cet ouvrage, découvrez les pépites sélectionnées et présentées par des journalistes experts en culture japonaise. Vous y découvrirez des titres pour tous les goûts de l’incontournable shônen (Dragon Ball, One Piece, Chainsaw man) aux œuvres plus intimes comme Quartier Lointain ou My Broken Mariko, des titres formateurs de l’enfance (Doreamon, Card Captor Sakura) aux œuvres plus adultes (Gen d’Hiroshima, L’Habitant de l’infini, Le Pavillon des hommes, Saturn Return), ce livre vous invite à un voyage de 60 ans pour découvrir toute la richesse et la diversité des mangas avec les 100 titres les plus représentatifs de la bande dessinée japonaise de 1959 à 2019.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Il existe déjà beaucoup d’ouvrages sur les mangas mais les premières références commencent à dater (à ce sujet voir ma bibliographie des références essentielles sur l’anime et le manga que je viens tout juste de mettre à jour). Il est donc important, de décennie en décennie, de produire de nouvelles références qui sont à jour avec les plus récentes parutions. C’est ce que fait cet ouvrage. Il regroupe par décennies les titres de mangas qui se sont le plus démarqués dans les soixante dernières années. Chaque titre est décrit et commenté sur deux pages.

Les années soixante: Kitarô le Repoussant, Ashita no Joe, Phénix: l’Oiseau de Feu, Doraemon.

Les années soixante-dix: Lone Wolf and Cub, Devilman, Kamen Rider, La Rose de Versailles, Le Clan des Poe, L’École Emporté, Lorsque Nous Vivions Ensemble, Gen D’Hiroshima, Captain Albator, Destination Terra.

Les années quatre-vingt: Touch!, Akira, Nausicaä de la Vallée du Vent, Hokuto no Ken, Dragon Ball, Banana Fish, City Hunter, L’Homme Sans Talent, Crying Freeman, Jojo’s Bizarre Adventure, The Five Star Stories, Parasite, Berserk, Ghost in the Shell, Pink.

Les années quatre-vingt-dix: Gunnm, Sailor Moon, Amer Béton, Ikkyu, L’Habitant de l’Infini, Détective Conan, Dragon Head, Blue, Card Captor Sakura, Inu Yasha, Mars, Yu-Gi-Oh!, Great Teacher Onizuka, One Piece, Blame!, Eden, Fruits Basket, Hunter x Hunter, Quartier Lointain, Spirale, Vagabon, Vampyre, Naruto.

Les années deux-mille: 20th Century Boys, Dorohedoro, Nana, Bleach, Fullmetal Alchemist, L’Académie Alice, Chocola et Vanilla, Death Note, Yotsuba &!, Le Pavillon des Hommes, Undercurrent, Ushijima l’Usurier de l’Ombre, L’Infirmerie Après les Cours, Litchi Hikari Club, Sawako, Vinland Saga, Black Butler, Les Enfants de la Mer, Otomen, Switch Girl!!, Dans un Recoin de ce Monde, Bonne Nuit Punpun, March Comes In Like A Lion, Bride Stories, Princess Jellyfish, Utsubora, L’Attaque des Titans. 

Les années deux-mille-dix: & (And), Blue Spring Ride, L’Ère des Cristaux, One-Punch Man, Orange, A Silent Voice, Innocent, L’Étranger de la Place, Après la Pluie, My Hero Academia, L’Enfant et le Maudit, Beastars, Solitude d’un Autre Genre, The Promised Neverland, Don’t Call It Mystery, Les Liens du Sang, Saturn Return, Chainsaw Man, My Broken Mariko, Spy x Family, Veil.

C’est une liste qui est discutable (j’ai mis en gras ce que j’ai lu) mais qui offre tout de même un matériel de référence essentiel et d’excellentes suggestions de lectures. À lire, donc, si les mangas vous intéressent.

Seule déception (comme c’est souvent le cas dans les ouvrages d’Animeland): chaque titre est accompagné d’une fiche technique qui résume les informations du texte mais qui n’inclut seulement que l’année de parution, l’auteur et l’éditeur original. Personnellement, je préfère des fiches techniques plus élaborées: dans quel périodique l’histoire a-t-elle d’abord été publiée et à quelles dates ? Quel est le titre original ? À quel genre appartient-il ? Quel est le public cible ? Est-ce disponible en traduction et chez quel éditeur ? Est-ce une série et, si oui, de combien de volumes ? Etc. Un indice d’appréciation (sur cinq étoiles par exemple) aurait également été bienvenue. Ces informations sont peut-être données dans le corps du texte, mais le but d’une fiche technique est de résumer le tout d’un seul coup d’oeil.

COUDIÈRE, Bénédicte (Ed.). 100 mangas qui ont marqué l’histoire! Paris: Ynnis, Août 2024. 206 pages. 35,00 € / $59.95. ISBN 978-2-37697-437-6. stars-3-0

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2024

Une fin d’année misérable qui convient fort bien à 2024 qui fut une année de merde (annus horribilis comme le disait Lisbet). L’année a été marquée par d’importants problèmes familiaux, de nombreux petits problèmes de santé (dont une apnée du sommeil sévère, une stéatose hépatique non alcoolique d’origine inconnue [possiblement immunitaire] qui amène mon foie au bord de la cirrhose et l’impératif de perdre au moins 10% de mon poids), un entrepreneur qui n’a jamais fini sa job, un travail dans une maison de fous à observer de façon impuissante un accident de train en cours inévitable (sounds so much better in English), etc. J’ai tenté de mon mieux de stabiliser les choses en perspective de ma retraite prochaine (dans 880 jours). 

Et là, après quatre rendez-vous dans des hôpitaux en une semaine (avec pourtant le port du masque — je ne voulais pas répéter l’expérience du Noël de l’an dernier où j’avais attrapé la COVID), j’attrape inévitablement un virus respiratoire quelconque (apparemment il y a une tonne d’entérovirus / rhinovirus, influenza [A-B], para-influenza [1 à 4], VRS, adénovirus, métapneumovirus, etc., qui circule ces temps-ci — ce n’est pas la COVID car je me suis testé et c’est négatif) dont la toux réveille ma migraine ce qui me rend encore plus misérable. Comme si ce n’était pas assez, je me suis fait mal dans le dos en mettant mes bas un matin et là je suis coincé et je marche comme un p’tit vieux de 107 ans (une hernie discale qui me coince un nerf une ou deux fois par année). 

Je trouve quand même le moyen de tirer le mieux de la situation. De toute façon, je ne planifiais rien faire d’autre de mes vacances qu’écrire à l’ordi et lire. En effet, quand je reste assis immobile, je ne ressens aucune douleur (sauf la 🍷 de migraine). J’en profite donc pour bloguer un peu, avancer la production de mon site commémoratif de Protoculture et lire le cinquième volume de Wheel of Time devant un bon feu de tévé en écoutant des cantiques de Noël (histoire de se mettre dans l’ambiance des Fêtes — tout ce qui manque c’est un bon verre de Porto, mais ce n’est pas recommandé avec les antidouleurs et relaxants musculaires…)

Joyeux Noël et Bonne Année quand même!

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Ma vie en 24 images par seconde

MaVieEn24ImagesSec-cov“Un parcours hors du commun qui va nous mener du Japon d’après-guerre jusqu’en 2001 et la sortie du film Metropolis. Un parcours fait de rencontres, d’opportunités, de soirées interminables, de jazz, de cigarettes, mais surtout de cinéma. Une passion qui lui a été transmise par son père et qui lui donnera très tôt l’envie de devenir réalisateur. Et c’est le cinéma d’animation qui lui offrira cette opportunité. Autre figure incontournable de ce parcours, celle d’Osamu Tezuka auprès duquel il va travailler des années, notamment sur la première série d’animation : Astro. Puis Rintaro prendra son envol et se verra confier la réalisation d’autres œuvres auxquelles il apportera sa créativité et qui deviendront des réalisations clés de l’histoire de l’animation japonaise : Le Serpent blanc, Sabu et Ichi, Capitaine Albator, Galaxy Express 999, etc. Si le cinéma d’animation japonais est devenu une référence mondiale, c’est en bonne partie grâce à lui.” [Texte du site de l’éditeur]

“Quand un maître de l’animation japonaise se lance dans la création de sa première BD, c’est pour nous raconter son histoire. Un parcours hors du commun qui va nous mener du Japon d’après-guerre jusqu’en 2001 et la sortie du film Metropolis. Un parcours fait de rencontres, d’opportunités, de soirées interminables, de jazz, de cigarettes, mais surtout de cinéma. Une passion qui lui a été transmise par son père et qui lui donnera très tôt l’envie de devenir réalisateur. Et c’est le cinéma d’animation qui lui offrira cette opportunité. Autre figure incontournable de ce parcours, celle d’Osamu Tezuka auprès duquel il va travailler des années, notamment sur la première série d’animation : Astro Boy. Puis Rintarô prendra son envol et se verra confier la réalisation d’autres œuvres auxquelles il apportera sa créativité et qui deviendront des réalisations clés de l’histoire de l’animation japonaise : Le Serpent blanc, Sabu et Ichi, Capitaine Albator, Galaxy Express 999, etc.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

MaVieEn24ImagesSec-p020

Pg 20

Cette autobiographie en manga du réalisateur Rintarô (Shigeyuki Hayashi de son vrai nom) est un ouvrage extraordinaire. Car non seulement il raconte le déroulement de sa jeunesse et de sa carrière, mais c’est aussi toute l’histoire de l’animation japonaise qu’il nous décrit. Le seul bémol est qu’il le fait dans un style graphique très dépouillé qui n’utilise que de simples traits d’encrage ou de crayonné, presque sans la moindre trame ou ombrage. Il a beau avoir été un grand réalisateur (mais aussi coloriste, intervaliste, superviseur, etc.), mais cela ne fait pas de lui un grand mangaka ! Toutefois la scénarisation et la narration de son récit sont excellentes. Son nom m’était familier, mais j’ai tout de même été surpris de l’importance que son travail a eue dans l’histoire de l’animation japonaise, remontant aussi loin que Le Serpent blanc en 1958 et sur des titres aussi célèbres que Astro, Le Roi Léo, Albator, Galaxy Express 999, Harmagedon, L’épée de Kamui ou encore Métropolis ! 

C’est donc un ouvrage très intéressant, à lire absolument si vous êtes amateur d’animation japonaise.

Ma vie en 24 images par seconde, par Rintarô (Traduction par Shoko Takahashi). Bruxelles: Dargaud / Kana (Coll. Made In), janvier 2024. 256 pages, 22.5 x 29.8 cm, 27.90€ / $C 48.95, ISBN 978-2-5050-7638-4. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2024 Rintaro • Kana / Dargaud (Dargaud-Lombard s.a)

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L’Aigle des Highlands (Yoko Tsuno 31)

YokoTsuno-31-cov“Il se passe de drôles de choses dans les vestiges de l’abbaye de Loch Castle : des moines fouillent les ruines à la recherche de traces d’une diablesse et de son animal satanique. Mais ces moines sont surpris par Emilia et viennent s’expliquer auprès de Yoko. Ils racontent que la diablesse en question, une adolescente aveugle qui voyait à travers les yeux d’un aigle mécanique, aurait disparu dans une spirale de lumière !

À l’aide de Monya et de son translateur, Yoko part pour le XIIIe siècle découvrir ce qui s’est réellement passé dans l’abbaye calcinée.

Roger Leloup a pris l’habitude d’alterner histoires dans l’espace et histoires « terrestres ». Que ce soit sur (ou sous) Terre ou dans l’espace, ses histoires sont toujours passionnantes et empreintes d’humanisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Cette série de bande dessinée centrée sur le personnage de Yoko Tsuno (une belle électronicienne japonaise qui ne vieillit jamais) a été créée par l’artiste belge Roger Leloup après qu’il ait travaillé une dizaine d’années au Studio  Hergé (de 1955 à 1965). Il a imaginé le personnage de Yoko en 1968 pour un épisode de Jacky et Célestin de Peyo. La série est d’abord parue sous la forme d’histoires courtes en collaboration avec Maurice Tillieux dans le Journal de Spirou en 1970 et 1971. Dès mai 1971, Leloup poursuit, en solo, toujours dans Spirou, avec des histoires complètes. Un peu plus de cinquante ans plus tard, à quatre-vingt-dix ans, Roger Leloup nous présente le trente-et-unième récit de son héroïne. Voir mes commentaires sur les aventures de Yoko Tsuno.

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Vol. 31, p. 3 (pl. 1)

Yoko s’est établie en Écosse au Loch Castle de son amie Emilia. Mais des moines rôdent autour de l’abbaye à la recherche d’un secret. Voyage dans le temps au XIIIe siècle avec Monya, juste à temps pour voir l’abbaye brûler et récupérer un jeune moine et un aigle mécanique. De retour au domaine, elle repart au creux de la terre avec Zhyttâ, une amie vinéenne, pour y rencontrer une déesse celte. Syrby et Zarkâ l’amènent dans le labyrinthe où elle rencontre l’Élu, un être synthétique à cerveau bio un peu hostile. Puis retour en Écosse avec l’aigle réparé. Vous y avez compris quelque chose? Moi, non plus. On se demande bien à quoi rime cette histoire… On dirait qu’elle ne sert qu’à mettre en place des éléments pour un futur album…

Histoire rocambolesque, récit répétitif, narration précipitée qui manque parfois de fluidité dans le découpage, dessin très inégal (visages parfois déformés, têtes trop grosses, décors beaucoup moins détaillés, etc.) et qui diminue en qualité d’album en album. Où est la Yoko d’antan et à quand la retraite M. Leloup ? C’est une BD assez moyenne, mais qui reste tout de même une lecture divertissante (et un peu nostalgique si Yoko est l’héroïne de votre enfance).

D(?)Évolution du style de Leloup

Yoko Tsuno 31: L’aigle des highlands, scénario et dessin par Roger Leloup. Marcinelle: Dupuis, mai 2024. 48 pages, 21.8 x 30 cm, 12.50 € / C$19.95 , ISBN: 978-2-8085-0494-2. Recommandé pour public jeune (9+). stars-2-5

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 © Dupuis, 2024.

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Yawara #16

Yawara-16-cov“L’œuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Yawara-16-p004

Vol. 16, p. 4

Yawara! (やわら!) est une œuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été prépubliée entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eu une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est publiée en français chez Big Kana. Il y a dix-sept volumes de parus jusqu’à maintenant (les trois dernières tomes devraient paraître en octobre 2024, janvier et mars 2025). J’ai déjà commenté les premier, second, troisième, quatrième, cinquième, sixième, les septième et huitième, les neuvième, dixième, onzième, douzième, treizième,  quatorzième ainsi que le quinzième volumes.  

Yawara et Fujiko ont toutes deux abandonnées le judo (l’une pour travailler et l’autre pour la maternité) ce qui laisse le champs libre à Sayaka pour gagner des compétitions. Toutefois, tant Jigorô que Kôsaku, cocottent un plan pour remettre Yawara sur la voie du judo… Mais les manigances de Kuniko et la révélation surprise de l’identité du coach de Sayaka rendent la situation encore plus complexe !

Rien ne manque à ce manga hybride shonen / shojo : de l’action sportive, des personnages attachants, des imbroglios amoureux et des situations cocasses. Il nous offre ainsi une histoire captivante, racontée et illustrée avec brio par Urasawa. C’est donc une très bonne lecture qui est non seulement agréable, mais aussi plutôt amusante. Chaudement recommandé.

Yawara t. 16, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2024. 322 pages, B&W (8 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8662-8. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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Lire aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2024 pour l’édition française.  

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Avec Toi

AvecToi-cov“Quand Wataru, alors âgé de cinq ans, décide de recueillir un chat errant, il se doute bien que son terrible père refusera de le garder au sein de son foyer. Pourtant, devant la détresse et la solitude de son fils, mais aussi la détermination du chaton, ce salarié d’ordinaire impassible finit par céder… Au fil des années, Shirô, chat de gouttière sauvé in extremis, deviendra un membre incontournable de cette famille japonaise comme les autres.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

 

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

AvecToi-p057

p. 57

Avec toi [シロがいて / Shiro ga Ite / lit. “Shiro est là”] est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine trimestriel Zōkan [Special] Flowers (du numéro d’hiver 2015 au numéro du printemps 2018) avant d’être compilé en un seul volume chez Shōgakukan en mai 2018. J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi (où nous l’observons dessiner des pages de Hatsukoi no Sekai). On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots. Parmi ses œuvres, j’ai déjà commenté Voyage au bout de l’été et Ane no kekkon.

Il s’agit d’une chronique familiale qui s’étend sur une vingtaine d’années où le quotidien d’une famille japonaise typique nous est révélé à travers le chat qu’ils ont adopté : un père antipathique qui travaille trop et a une maîtresse, une mère attentionnée, un jeune garçon qui ne rencontre pas les attentes de son père et fugue pour partir sa propre entreprise avec des copains, une jeune fille qui peine trouver le bonheur… Le récit touchant de la vie d’un chat qui lève le voile sur une société qui est loin d’être idéale…

Avec toi est un très bon manga qui nous offre une histoire intéressante, mais dont la fluidité de la narration est plutôt inégale. Le dessin de Keiko Nishi possède un trait fin, mais simple qui rend la lecture encore plus agréable. J’ai déjà décrit son style comme “élégant”, mais dans le cas de ce one-shot les visages des personnages sont parfois caricaturaux, sans doute afin d’alléger le ton du récit. Une très bonne lecture.

Avec toi, par Keiko Nishi (Traduction: Sébastien Ludmann). Rancon: Édition Akata (Coll. Medium), novembre 2019. 192 pages, 11.2 x 17.6 cm, 7.10 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-36-974-776-5. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2018 Keiko Nishi. © 2019 Éditions Akata pour l’édition française.

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Les Nuées de l’apocalypse (Pline 12)

Pline-12-cov“La conclusion de l’immense fresque romaine de Mari Yamazaki et Tori Miki.

An 79 de notre ère, sous le règne de Titus. Près de Naples, le Vésuve entre soudain en éruption.  Alors que la population, terrorisée, fuit la catastrophe, Pline l’ancien, lui, cherche à s’approcher. Le naturaliste se livre alors aux ultimes observations d’une existence vouée à la recherche de la connaissance.” [Texte du site de l’éditeur]

“Après la mort brutale de Néron, Rome est précipitée dans des troubles qui ne prennent fin qu’avec l’accession au trône de Vespasien. Alors que Pline se hâte de mettre la dernière main à son Histoire naturelle, l’oeuvre de sa vie, il reçoit l’ordre de prendre le commandement de la flotte de Misène, la plus importante de l’Empire, qui est stationnée non loin du Vésuve. Cette mission l’emmène à la rencontre de son destin : à l’automne 79, lorsque le volcan explose soudain, le naturaliste se rend immédiatement sur place.”  [Texte du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Pline (titre original: プリニウス / Plinius) est un manga seinen par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori qui raconte la vie du naturaliste romain Pline l’Ancien. Il a d’abord été prépublié au Japon dans le mensuel Shinchô 45 (de janvier 2014 à octobre 2018), puis dans le magazine littéraire Shinchô (de janvier 2019 à mars 2023), avant d’être compilé en douze volumes chez Shinchôsa. Il a été traduit en français chez Casterman (Collection Sakka).  Voir mes commentaires sur les volumes précédents.

Pline-12-p010

T.12, p. 10

Après la période trouble qui a suivi la mort de Néron, Vespasien doit voir à rétablir l’ordre dans l’Empire en commençant par les finances et la reconstruction des quartiers détruits de Rome, où il fait construire un immense amphithéâtre près de la statue colossale de Néron (reconvertie en une représentation d’Hélios). Pendant ce temps, Pline est en Tarraconaise où il supervise les opérations d’une mine d’or. De retour à Rome, il s’empresse de terminer son Histoire naturelle, mais l’Empereur lui confie le commandement de la flotte de Misène. Peu de temps après avoir reçu le manuscrit de Pline, qui lui est dédié, Vespasien meurt en juin 79 (à l’âge de 69 ans) et est succédé par son fils Titus. À l’automne 79, Pline inspecte le réservoir de la Piscina mirabilis de Misène. Il reçoit la visite de sa soeur Plinia Marcella et de son fils Gaius Plinius (connu sous le nom de Plinius Secundus ou Pline le Jeune, car il avait été adopté par Pline à la mort de son père). Ils sont rejoints par Félix, ancien serviteur de Pline, qui arrive juste à temps pour sauver Gaius et Livius (le fils de Euclès) de brigands. Ils sont alors témoins de l’éruption du Vésuve. Tant par curiosité que pour sauver le plus de citoyens possible (dont la femme de son ami Tascius), Pline conduit un quadrirème vers Pompéi et Herculanum, mais les pierres ponces couvrant la baie de Naples nuisent à leur progression et il décide donc de changer de cap vers Stabies (sans doute pour tenter de sauver la bibliothèque de la villa de Pomponianus!). Sur un plus petit navire, Félix se rend à Pompéi pour sauver l’hydraulicienne Mirabella. Ils seront projetés dans la mer par le flot pyroclastique et rescapés par Tanitia. Sur la plage, dans l’air rempli de cendres, Pline, qui éprouvait déjà des problèmes respiratoires, meurt étouffé…

Après dix ans, le manga de Pline se conclut enfin. Je dois avouer avoir été un peu déçu par la fin qui m’a semblé précipitée. J’aurais aimé que l’on s’attarde un peu plus sur l’éruption elle-même alors que les auteurs n’y accordent moins de la moitié du volume. Toutefois, le récit est excellent et captivant, avec une histoire très bien documentée et une narration fluide et agréable. L’aspect le plus mémorable demeure le dessin précis et détaillé de Mari Yamazaki et de Tori Miki, lui aussi très bien documenté, qui donne à ce manga sa superbe qualité artistique. C’est donc un beau manga, intéressant (car éducatif) et divertissant, qui offre une lecture passionnante pour tout amateur de manga historique et, surtout, de la Rome antique. Vivement recommandé!

Pline, vol. 12: Les Nuées de l’apocalypse, par Mari Yamazaki et Tori Miki (Traduction par Wladimir Labaere et Ryôko Sekiguchi). Paris: Casterman (Coll. Sakka), mai 2024. 208 pages, 13.2 x 17.9 cm, 8,45 € / $15.95 Can, ISBN: 978-2-203-23740-7. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). stars-4-0

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© 2023 Mari Yamazaki, Tori Miki. © 2024 Casterman pour la traduction française.

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Pomme mécanique

PommeMécanique-cov“Ce volume de la Collection « Osamu Tezuka’s Dark Anthology » contient 10 histoires inédites : Pomme Mécanique, Révolution, Le retour, La montagne du démon, Le diable entre en scène, Immaculée Conception, Yellow Dust, L’exécution a eu lieu à 3 heures, Route de nuit et Le kyste.

Pomme Mécanique : Yûsaku Shirakawa vit dans une petite ville isolée dans les montagnes appelée Inatake. Un jour, des événements des plus étranges se succèdent et Yûsaku constate les routes de sa ville désertes, laissant place à des chars d’assaut qui entourent la ville. Il est le seul à prendre conscience de ces événements anormaux et décide de mener sa propre enquête…

Révolution : Otani assiste à l’accouchement difficile de sa bien-aimée Yasué, qui finit par tomber dans le coma. À son réveil, Yasué ne reconnaît pas son mari et assure s’appeler Minako Hotta. Otani et Yasué décident de partir à la recherche du passé oublié de la femme pour démêler le mystère…”

[Texte de promotion; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

PommeMécanique-p120

p. 120

Pomme mécanique (時計仕掛けのりんご / Tokei Jikake no Ringo) est une anthologie de manga seinen par Osamu Tezuka qui regroupe dix histoires courtes.  Tezuka est surtout connu pour ses manga jeunesse mais, à la fin des années soixante, suite à la popularité grandissante du genre Gekiga et du magazine Garo, il se met à produire des récits beaucoup plus sombre et sérieux, destiné à un public adulte. Cette anthologie regroupe dix de ces récits de mystère, à la limite de l’horreur psychologique, qui traitent de sujets comme crime crapuleux, coup d’état, assassinat politique, drogue stimulante développée par les militaires, perception du temps et de la réalité, réincarnation, et vengeance. Le titre du premier récit (et de l’anthologie) parodie le titre du roman de Anthony Burgess L’Orange Mécanique. L’anthologie a été publié originalement au Japon par Kodansha en 1983 parmi la collection Osamu Tezuka Manga Complete Works (#261), mais cette édition ne contenait que huit récits (omettant “Révolution“ et  “La Montagne du Démon“). Vous pouvez en voir un extrait d’une cinquantaine de pages (en japonais) sur le site de Rakuten.

Liste des récits de Pomme Mécanique (時計仕掛けのりんご) :

  • “Pomme Mécanique“ (時計仕掛けのりんご / Tokei Jikake no Ringo, 63 p., paru le 1970/04/17-05/08 dans ”Weekly Post” (Shogakukan))
  • “Révolution“ (レボリューション / Revolution, 48 p., paru les 1973/01/06, 13 & 20 dans ”Manga Sunday” (Business Nihonsha))
  • “Le Retour“ (帰還者 / Kikan-sha / lit. “Rapatrié”, 38 p., paru les 13 et 27 janvier 1973 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
  • “La Montagne du Démon“ (魔の山 / Ma no Yama, 30 p., paru le 08/06/1972 dans “Weekly Shonen Sunday” (Shogakukan))
  • “Le Diable entre en Scène“ (悪魔の開幕 / Akuma no Kaimaku / lit. “l’ouverture du diable”, 28 p., paru en novembre 1973 dans “Suppend Young Comic” (Shonen Gahosha))
  • “Immaculée Conception“ (聖女懐妊 / Seijo Kainin / lit. “Sainte Grossesse”, 22 p., paru en janvier 1970 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
  • “Yellow Dust“ (イエロー・ダスト / Yellow Dust, 20 p., paru en juillet 1972 dans “Young Comic” (Shonen Gahosha))
  • “L’Exécution eut lieu à 15 heures“ (処刑は3時におわった / Shokei wa 3-ji ni Owatta, 17 p., paru en juin 1968 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
  • “Nuit sur la Rocade“ (バイパスの夜 / Baipasu no Yoru / lit. “Nuit de contournement”, 17 p., paru en octobre 1969 dans “Weekly Post” (Shogakukan))
  • “Le Kyste“ (嚢 / Fukuro / lit. “Sac”, 15 p., paru en mai 1968 dans un supplément de “Manga Sunday” (Business Nihonsha))

Si l’on ignore le style daté et même parfois caricatural de Tezuka, cette anthologie est un véritable chef d’oeuvre qui démontre bien la maîtrise qu’avait le “dieu des mangas” des courts récits de science-fiction. On y retrouve des histoires de très haut niveau qui n’ont rien à envier à la science-fiction américaine de l’âge d’or (années ’30-’50) ou de la nouvelle vague (’60-’70). Un excellent manga qu’il faut lire absolument !

Pomme mécanique : et autres histoires courtes, par Tezuka Osamu (Traduction par Pierre Giner). Pomponne: Isan-Sha (Fuji Manga Classiques / Osamu Tezuka’s Dark Anthology Collection), avril 2024. 320 pages, 17.5 x 24.5 cm, 30.00 € / $56.95 Can, ISBN 978-2-492463-27-3. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-4-0

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© 2023 by Tezuka Production. All Rights Reserved. © 2024 Fuji Manga (Isan-sha s.a.r.l.) pour l’édition française.

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Ane no Kekkon 1

AneNoKekkon-1-cov“Yori Iwatani est bibliothécaire. Elle mène une petite vie tranquille, en veillant à se tenir éloignée des histoires d’amour, qui ne sont à ses yeux que source de complication. Un jour, un très bel homme se présente à elle. Il se dit être un ami d’enfance. Yori pense qu’il s’agit d’un canular. Pourtant Maki affirme avoir grandi à ses côtés, et déclare même qu’ils étaient proches. Aujourd’hui, le jeune homme est marié à une femme qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Yori, cependant cette ressemblance ne lui suffit apparemment pas puisqu’il semble toujours intéressé par Yori. Cette situation est très embarrassante pour la demoiselle qui cherche désespérément à l’éviter !”

[Texte de promotion; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Ane no kekkon (姉の結婚 / “le mariage de ma sœur”) est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine mensuel Flowers (de novembre 2010 à octobre 2014) avant d’être compilé en huit volumes chez Shōgakukan (2011-2014).  J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi (où nous l’observons dessiner des pages de Hatsukoi no Sekai). On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots.

Premièrement, je ne comprends vraiment pas pourquoi Panini a utilisé le titre original japonais sur la couverture alors qu’une traduction (comme “Le mariage de ma grande sœur”) aurait très bien pu faire l’affaire. Deuxièmement, nous ne pourrons jamais lire la suite de cette histoire en français, car Panini a interrompu la publication de cette série de huit volumes après la parution du troisième. Finalement, je trouve étrange que les seuls ouvrages de cette mangaka de talent a avoir été traduit en français soient des titres assez anciens (Voyage au bout de l’été (亀の鳴く声, 2008 — voir mon commentaire sur ce titre), Ane no kekkon (姉の結婚, 2010-2014) et Avec Toi (シロがいて, 2015)) alors que ses titres plus récents ou en cours de publication sont probablement encore meilleurs puisque son talent a sans doute mûri avec les années et l’expérience. Il faut croire que le genre d’histoire d’amour qu’elle écrit ne doit pas plaire aux Français…

Liste de ses ouvrages récents:

Ceci dit, cette série nous offre un assez bon manga. L’histoire est intéressante (Yori Iwatani est une bibliothécaire dans la quarantaine qui a renoncé à l’amour), mais aussi un peu irritante (à cause du comportement harassant et monstrueux de Makoto Maki, son prétendant), la narration est plutôt fluide et j’aime bien le dessin fin et élégant de Keiko Nishi. C’est une bonne lecture, plutôt agréable. Il est juste dommage que nous ne pourrons pas lire la suite en français au-delà du troisième volume…

Ane no kekkon, par Keiko Nishi. Saint-Laurent-sur-Var: Panini Manga, juillet 2013. 192 pages, 11.5 x 17.5 cm, 7.29 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-8094-3186-5. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2011 Keiko Nishi. © 2013 Panini France S.A. pour l’édition française.

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Voyage au bout de l’été

VoyageAuBoutdelEte-cov“Makoto est un fonctionnaire de province on ne peut plus ordinaire. Sa seule passion est de dessiner en secret… des mangas pour filles ! Mais quand un jour, Kureha, jeune lycéenne plutôt triviale, tombe sur ses planches et commence à les lire, leur quotidien va basculer. Cette dernière, complètement enthousiaste et émue par ce qu’elle vient de lire, embarque Makoto de force dans une drôle d’aventure : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les voilà partis en direction de Tôkyô, pour présenter le travail de Makoto chez un éditeur ! C’est le début d’un voyage qui changera à jamais leurs vies…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

VoyageAuBoutdelEte-p033

p. 33

Voyage au bout de l’été (亀の鳴く声 / Kame no Naku Koe / lit. “le cri de la tortue”) est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine Flowers (de décembre 2007 à mai 2008) avant d’être compilé en un seul volume chez Shōgakukan en 2008.  J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi. On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots.

Makoto, un homme reclus de vingt-sept ans, dessine un manga qu’il n’a jamais montré à personne. Dans un café, Kureha, une très belle adolescente avec du caractère, entrevoit le manga et lui demande si elle peut le lire. Elle le trouve si bon qu’elle incite l’homme à le faire publier. Elle le force littéralement à se rendre avec elle à Tokyo pour le présenter à un éditeur. Multiples imbroglios s’ensuivent et il tombe amoureux d’elle et ils finissent ensemble (Yikes! Gare à la différence d’âge!). À travers le récit principal, il y a aussi une autre histoire à laquelle je n’ai pas compris grand-chose (au début, j’ai cru qu’il s’agissait de l’histoire de la famille de la jeune fille, mais serait-ce plutôt l’histoire du manga que l’homme est en train de dessiner ? Ce n’est pas clair).

L’histoire est plutôt bonne et le dessin est assez bien, mais malheureusement l’ensemble reste très décevant, principalement à cause de deux éléments. L’aspect le plus difficile dans la création d’une BD ou d’un manga est d’obtenir une narration fluide, c’est-à-dire que la transition entre les cases offre au lecteur une excellente compréhension du déroulement de l’action. Il est évident qu’à l’époque où elle a créé ce manga, l’artiste ne maîtrisait pas encore cet aspect important de la scénarisation du récit. De plus, Nishi dessine avec des traits assez fins qui malheureusement perdent un peu de détails quand la planche est réduite à un format de poche… Malgré une bonne histoire et un beau dessin, la déficience de la narration en fait un manga plutôt moyen, à lire par curiosité.

Voyage au bout de l’été, par Keiko Nishi. Rancon: Édition Akata, janvier 2018. 190 pages, 11.2 x 17.6 cm, 7.10 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-36974-259-3. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-2-5

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© 2008 Keiko Nishi. © 2018 Éditions Akata pour l’édition française.

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Convoi (Intégral)

Convoi-Intégrale-cov“Nous sommes en 2069. Un jeu virtuel menace de supplanter la vie réelle…

Alors que les premières colonies spatiales n’ont plus aucun contact avec la Terre depuis des années, le président mondial tente d’ultimes manœuvres pour se faire réélire. Pour les citoyens désœuvrés, il reste la réalité virtuelle de Convoi, un second monde où des milliers d’accros du jeu s’efforcent d’attaquer un transport de fonds aux richesses inestimables. Dans ce contexte de tensions politiques, Karen Springwell, une journaliste en perte de sens, se retrouve prise entre aventures virtuelles et dangers réels.

Saurez-vous démêler le vrai du faux, le réel du virtuel, et vous fier aux bonnes personnes dans cette enquête haletante et visionnaire, écrite il y a déjà 30 ans ?” [Texte du site de l’éditeur]

“Écrite et dessinée dans les années qui ont précédé la création d’Internet, la saga du jeu CONVOI’. (1990-1995) dresse le portrait prémonitoire des jeux en ligne multi-joueurs et de la réalité virtuelle… Prévoyant le phénomène avec un recul et une précision remarquables, les auteurs le présentent ici comme une forme d’art dont l’histoire a déjà généré ses chefs-d’œuvre, ses mythes, ses zones d’ombre et ses dangers.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Vingt ans plus tard, les Humanoïdes Associés publient une nouvelle édition de l’intégrale de Convoi. Il s’agit d’une bande dessinée de science-fiction écrite par Thierry Smolderen et illustrée par Philippe Gauckler. J’ai déjà commenté ce titre dans mon article “Gauckler Blues,” mais la republication de l’intégrale mérite que l’on s’y attarde à nouveau. Cette histoire a initialement été publiée en quatre volumes: Convoi (1990), Les Prisonniers de Convoi (1991), Les Joueurs de Convoi (1993) et Le Ciel de Convoi (1995). La première version intégrale a été publiée en 2004.

Le récit de Smolderen est excellent. L’intrigue est captivante et la narration très fluide. C’est une histoire de science-fiction plutôt classique, mais avec une touche de space opera et de cyberpunk. Tout à fait le genre de SF que j’adore. L’arrière-plan du récit est intéressant (une technologie et un jeu-virtuel presque prophétique), mais sa force réside surtout dans son intrigue géopolitique, qui n’est pas sans rappeler l’excellente série télé The Expense.  Cela se lit très bien et, à la relecture, la BD m’est apparue encore meilleure que j’en avais le souvenir. J’ai particulièrement apprécié le style graphique de Gauckler, dont je suis un grand admirateur. Il me rappelle beaucoup le dessin de Moebius, avec une palette de couleur plus pastel, et un peu de Edgar P. Jacobs. Ce n’est pas parfait, car le dessin est un peu inégal, mais c’est tout de même drôlement bon. C’est donc une très bonne lecture, à lire absolument, surtout pour les amateurs de BD de SF.

Convoi, par Thierry Smolderen (textes) et Philippe Gauckler (dessins et couleurs). Paris: Les Humanoïdes Associés, janvier 2024. 204 pages, 34,95 € / $59.95. ISBN 978-2-7316-4680-1. Pour public adolescent (14+). stars-4-0

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©  2024 Humanoïds Inc.

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Blue World #1-3

BlueWorld-1-covVol. 1

“Les “trous bleus” conduisant dans le passé sont bel et bien réels. Une expédition a prouvé l’existence de l’un d’eux, au large des Comores. Mais cette fois, un trou bleu menant au Jurassique est découvert au fond du loch Ness. Convoitant les ressources du monde préhistorique, le Royaume-Uni et les États-Unis mettent sur pied une ambitieuse mission d’exploration. Alors que l’équipe est sur le point de se mettre à l’œuvre, un étrange et terrible accident se produit, livrant les survivants à une nature aussi luxuriante que dangereuse…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue world T.1, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), janvier 2022. 332 pages, 17.4 x 24 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5175-6. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. Extrait disponible.

BlueWorld-2-covVol. 2

“L’expédition devant explorer le Jurassique est bloquée à l’ère des dinosaures à la suite de la disparition du trou bleu ! Pour rejoindre le monde moderne, les survivants n’ont d’autre choix que d’emprunter un autre trou bleu, dont ils ignorent la position exacte. Commence alors un long et périlleux voyage à travers le Gondwana pour rechercher le portail spatio-temporel. Les attaques perpétuelles des dinosaures carnivores et l’hostilité de leur environnement mettra à rude épreuve l’humanité du groupe tout au long du trajet…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue world T.2, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), avril 2022. 336 pages, 17.4 x 23.9 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5176-3. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. 

BlueWorld-3-covVol. 3

“Arrivée au trou bleu de Tristan da Cunha, le groupe est frappé de désespoir : il est accueilli par d’incessantes éruptions et assailli de bombes volcaniques meurtrières. Résignés, ils reprennent leur traversée infernale vers le trou bleu des Açores… Mais ils doivent désormais parcourir plus de quatre mille kilomètres en une semaine ! L’ampleur absurde de leur tâche les plongera-t-elle tous dans une folie autodestructrice ? De l’autre côté du trou bleu, l’instabilité du passage rend ardu le sauvetage de l’expédition…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue world T.3, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), août 2022. 332 pages, 17.4 x 24 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5177-0. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. 

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Blue World (ブルーワールド / Burū wārudo) est un manga seinen de science-fiction par Yukinobu Hoshino qui a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique mensuel Afternoon entre 1995 et 1998 avant d’être compilé en quatre tomes chez Kōdansha en 1996-1998. Il y a eu également une édition Bunkoban (format poche) en deux tomes en mai et juin 2001, puis une nouvelle édition (Shinsōban) en trois tomes en 2012-2013. C’est cette dernière édition qui a été utilisée pour la traduction française chez Pika. Il a également été traduit en coréen, chinois et thaïlandais. 

Blue World fait suite à Blue Hole (dont j’ai déjà commenté les premier et second tomes), mais avec un nouveau groupe de personnages (principalement les journalistes américains Harry Steele et Margie Carradine, le Professor Camelot et sa petite-fille Pat, le Lieutenant Jean Hart de la Royal Navy, le sergent Scimitar et le Capitaine Glock des U.S. Marines). Une expédition traverse le “trou bleu” du loch Ness et se retrouve cette fois au large des Comores à l’ère jurassique. Toutefois, l’affaiblissement du champ magnétique terrestre amène le trou bleu à se refermer et l’expédition se retrouve coincée à l’époque préhistorique. Dans un récit un peu trop similaire à la série précédente, le petit groupe d’explorateurs doit survivre tant à l’hostilité des dinosaures qui les entourent qu’à l’instinct violent et destructeur des militaires qui les accompagnent ! Une mission de secours est toutefois possible en utilisant les portails spatio-temporels de plusieurs époques, mais pour cela ils doivent se rendre au trou bleu des Açores et ainsi traverser tout le continent africain en une seule semaine! À la fin, tout semble perdu… mais un retournement de situation in extremis permet finalement au groupe de revenir à l’époque moderne.(Surligner pour révéler la dernière phrase. Attention, divulgâcheur!)

Ce manga présente un bon récit d’action qui s’apparente à de la hard science-fiction, car il semble fort bien documenté, mais demeure toutefois plutôt invraisemblable. On y retrouve une action soutenue où l’on peut particulièrement apprécier le style réaliste et précis de Hoshino, qui se rapproche du Gekiga, et qui illustre de façon intéressante la faune et la flore du Jurassique. Cela offre donc une bonne et agréable lecture. stars-3-0

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© 2013 Yukinobu Hoshino. All rights reserved. © 2022 Pika Édition pour la version française.

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Les Saisons d’Ohgishima 4

LesSaisonsdOhgishima-4-cov“1868, Nagasaki. Alors que le Japon entre dans l’ère Meiji, les partisans de la restauration impériale issus du sud du pays affrontent les derniers défenseurs du shogunat d’Edo lors de la guerre de Boshin. Mais la vie suit son cours à Nagasaki, où Tamao, qui poursuit sa formation de courtisane, voit les vagues du temps emporter un à un ceux qu’elle aime.

Après Le Dernier Envol du papillon et La Lanterne de Nyx, découvrez la dernière partie de la “trilogie de Nagasaki”, par Kan Takahama, lauréate du Grand Prix Osamu Tezuka en 2020.” 

[Texte du site de l’éditeur et du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Les saisons d’Ohgishima (扇島歳時記 / Oogishima Saijiki / lit. “Registres saisonniers d’Ohgishima”) est un manga seinen par Kan Takahama qui a d’abord été prépublié dans les périodiques Torch et Comic Ran en 2019-2022 avant d’être compilé en quatre volumes chez Leed Publishing en 2020-22. Il a été traduit en français chez Glénat. Takahama est une mangaka qui est très populaire en France. Son sujet de prédilection est les relations amoureuses complexes et difficiles, mais elle s’est également intéressé au manga seinen historique, en particulier avec sa “Trilogie de Nagasaki” qui se déroule un peu avant et au tout début de l’ère Meiji (et dont j’ai déjà commenté les deux premières parties: Le Dernier envol du papillon et La lanterne de Nyx, ainsi que les premier, second et troisième volumes des Saisons d’Ohgishima).

Le récit se conclut avec ce quatrième volume. La capitale Edo, où siège le gouvernement, a été renommée Tokyo et c’est le début de l’ère Meiji.  Toutefois, la guerre fait toujours rage dans le Nord et Kojiro se retrouve au cœur de ces combats sanglants. Il craint de succomber à la malédiction de sa famille et de devenir un démon, mais son père se sacrifie pour le faire revenir à Nagasaki. Ganji se livre à la prison et avoue être un Kirishitan mais le soldat de garde le laisse partir. Il a alors une discussion franche avec Mademoiselle Oura. Victor désespère de ne pas pouvoir émanciper Tamao. Sakunosuke disparaît de la maison close et, l’état de santé de Rikiya s’étant dégradé, elle retourne chez elle. Momotoshi veut faire fortune pour pouvoir retourner en Europe. Alors que le monde change autour d’elle, Tama est devenue mature…

Un manga très intéressant et beau, caractérisé par le style un peu particulier de Kan Takahama — angulaire, un peu brouillon, qui utilise beaucoup de trames et de ton de gris ce qui donne de la dimension et de l’originalité à son dessin, qui s’est d’ailleurs beaucoup amélioré depuis le debut de sa trilogie. L’aspect le plus fascinant de ce manga c’est qu’à travers le récit de la vie quotidienne des personnages, Takahama nous fait découvrir la culture et les mœurs d’une période de transition qui constitue sans aucun doute l’époque la plus intéressante de toute l’histoire japonaise. Il nous offre une agréable lecture, à la fois divertissante et instructive, incontournable pour tous amateurs de Takahama ou d’histoire japonaise.

Il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment la traduction française, inévitable, du prochain manga de Takahama: Shishi to Botan (獅子と牡丹 / lit. “Le lion et la pivoine”) couramment en prépublication dans Torch. Il traite d’un sujet plutôt similaire, car il raconte l’histoire de Akira Tominaga, un acheteur d’or d’Amakusa qui entreprend une quête pour retrouver les trésors cachés des Kirishitan.

Les saisons d’Ohgishima t.4,  par Kan Takahama (traduction par Yohan Leclerc). Grenoble: Éditions Glénat (Coll. Seinen, Roman Graphique), mars 2024. 224 pages, 14.5 x 21.0 cm, 10.95 € / $18.95 Can, ISBN 978-2-344-05730-8. Pour un lectorat jeune adulte (16+). Extraits disponibles. stars-3-5

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© Kan Takahama. © 2024 Éditions Glénat pour la traduction française.

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Innocent vol. 2-3

Innocent-2-covVol. 2

“L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française. Dans le Paris de 1753, à la veille de la Révolution, Charles-Henri Sanson n’est âgé que de 14 ans lorsqu’il doit, pour la première fois, monter sur l’échafaud dressé en place de Grève pour procéder, au lieu de son père, exécuteur des hautes œuvres de Paris, à un supplice. Résolu à lutter contre le terrible héritage familial, il décide de progresser vers ses propres idéaux, mais le chemin sera long.” [Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Innocent, vol. 2, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), mai 2015. 208 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7115-2. Pour un lectorat jeune adulte (16+).

Innocent-3-covVol. 3

“L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française. Pour avoir tenté d’assassiner Louis XV, Damiens est condamné à l’écartèlement, une peine que les Sanson n’ont pas eu à appliquer depuis près de 150 ans. Appelé en renfort pour diriger l’exécution, Nicolas-Gabriel, oncle de Charles-Henri, va apporter plus de problèmes que de solutions. La foule gigantesque qui s’est assemblée pour assister au supplice ne se doute pas encore de l’horreur qui l’attend.” [Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Innocent, vol. 3, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), juillet 2015. 224 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7116-9. Pour un lectorat jeune adulte (16+).

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Innocent (イノサン / Inosan) est un manga seinen par Shin’ichi Sakamoto (dont toutes les œuvres publiées depuis 2004 ont été traduites en français: Kiômaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et sa suite Innocent – Rouge sont tous disponibles chez Delcourt/Tonkam). Il a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique Weekly Young Jump entre janvier 2013 et mai 2015 avant d’être compilé en neuf volumes chez Shūeisha en 2013-2015. Il a été traduit en anglais chez Dark Horse en 2023-2024 (trois volumes omnibus) et en français chez Delcourt en 2015 (neuf volumes). Il raconte l’histoire romancée d’une famille de bourreaux, particulièrement Charles-Henri Sanson (de la quatrième génération), qui a été exécuteur des “hautes œuvres” à Paris durant la Révolution française et la Première République, faisant tomber près de trois mille têtes, dont celle de Louis XVI. J’ai déjà commenté le premier volume. Si vous désirez en apprendre plus sur cet auteur, vous pouvez consulter l’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa qui lui est consacré ainsi qu’une entrevue dans le magazine dBD #181 (pp. 38-43).

Le récit suit son cours en restant égal au premier volume. S’il est toujours rébarbatif envers la carrière à laquelle il est destiné, Charles-Henri s’entraîne néanmoins à bien l’accomplir, car il est déterminé à ne pas faire souffrir inutilement ses victimes. Ce qui rend ce manga intéressant c’est son thème historique, qui semble bien documenté et qui nous fait découvrir un aspect négligé de l’histoire de France, et aussi le trait superbe, incroyablement détaillé et réaliste, de l’artiste (réalisé grâce au dessin par ordinateur, à l’intégration de photographies et la complicité d’une demi-douzaine d’assistants). Toutefois, le récit — plutôt bizarre et lugubre — est très inégal et manque de fluidité. De gros plans excessifs et un enchaînement déficient entre les cases rendent souvent difficile la compréhension d’une scène.  Un manga à lire par curiosité, si l’Histoire vous intéresse. stars-3-0

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© 2013 Shin’ichi Sakamoto. All rights reserved. © 2015 Éditions Delcourt pour l’édition française.

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#DRCL: Midnight Children 01

DRCL-1-cov“Le mythe de Dracula revisité par un orfèvre du manga !

À la fin du XIXe siècle, un vaisseau russe embarque d’étranges caisses remplies d’une terre à l’odeur pestilentielle. La traversée des océans est un calvaire pour l’équipage : disparitions et morts suspectes s’enchaînent. Certains parlent d’un fantôme… Quand le bateau parvient enfin à destination en Angleterre, il a tout d’une épave flottante. Alors que la police portuaire se lance à la recherche de survivants, elle tombe sur une énorme créature mi-homme mi-loup, qui disparaît comme par magie…

Quelques instants plus tard, dans le cimetière de la ville, quatre élèves du prestigieux établissement Whitby assistent à une scène terrifiante : un de leurs camarades est capturé par une bête ténébreuse ! Seule Mina Murray, l’unique fille de l’établissement, a le courage de voler à son secours, mais il est déjà trop tard…

Le brillant Shin’ichi Sakamoto (Ascension, Innocent…) revisite le mythe de Dracula et installe le plus célèbre des maudits au cœur de la jeune élite anglaise ! Cette relecture moderne qui dépasse les genres et les frontières est portée par des “enfants de minuit” tous différents, mais unis dans leur volonté de se frayer un chemin à travers les ténèbres…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

#DRCL midnight children est un manga d’horreur seinen par Shin’ichi SAKAMOTO qui est inspiré par le roman Dracula de Bram Stoker. Il est publié en feuilletons dans le magazine Grand Jump depuis janvier 2021 et a été compilé jusqu’à maintenant en quatre volumes chez Shueisha. Il a été traduit en anglais chez Viz (deux volumes parus en septembre 2023 et mars 2024, avec un troisième à paraître en septembre 2024) et en français chez Ki-oon (deux volumes parus en janvier et mai 2024).

DRCL-1-p223

T.01, p. 223

Shin’ichi SAKAMOTO nous offre une relecture du roman de Bram Stoker à sa façon. Le récit, quoique sombre et bizarre, est plutôt intéressant, mais la narration est un peu saccadée et confuse. Toutefois, l’aspect le plus remarquable du manga est le style superbe de Sakamoto qui nous offre un dessin extrêmement détaillé et réaliste (voir mon commentaire sur son manga Innocent à ce sujet). Si vous désirez en apprendre plus sur cet auteur qui s’intéresse surtout aux âmes tourmentées (et dont toutes les œuvres publiées depuis 2004 ont été traduites en français: Kiômaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et Innocent – Rouge disponibles chez Delcourt/Tonkam), vous pouvez consulter l’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa qui lui est consacré ainsi qu’une entrevue dans le magazine dBD #181 (pp. 38-43). #DRCL est un manga à lire par curiosité, si l’horreur vous intéresse.

#DRCL midnight children T01, par Shin’ichi SAKAMOTO (d’après Dracula de Bram Stoker / Traduction par Sylvain Chollet). Paris: Ki-oon, janvier 2024. 246 pages (4 en couleurs), 13 x 18 cm, 7,95 € / $15.95 Can, ISBN 979-10-327-1803-2. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2021 by Shin-ichi Sakamoto / SHUEISHA Inc.

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Blue Hole t.2

BlueHole-2-cov“Le chef-d’œuvre d’un des maîtres japonais de la science-fiction.

Les naufragés du Kronos sont tirés d’affaire ! Une expédition militaire internationale a été montée afin d’explorer le monde au-delà du trou bleu et de secourir les pionniers de sa découverte. Elle n’a toutefois pas qu’un simple objectif de sauvetage : le projet Blue Hole est engagé et le Crétacé n’en est que d’autant plus menacé… Gaïa et ses amis parviendront-ils à sauver les dinosaures et leur écosystème de la menace humaine ?” 

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

BlueHole-2-p008

T. 2, p. 8

Blue Hole (ブルーホール / Burū Hōru) est un manga de science-fiction par Yukinobu Hoshino qui a d’abord été prépublié dans Mr. Magazine en 1991-1992 avant d’être compilé en deux tomes chez Kodansha en août 1992 et février 1993. Il a été republié dans un format de poche (bunko) en janvier 1996 et mars 2002. Il a également été traduit en chinois et en français (d’abord chez Casterman en janvier 1996 puis chez Pika en juin 2021). J’ai déjà commenté le premier tome.

Les nations du monde se regroupent pour constituer un corps expéditionnaire destiné à secourir le Kronos mais surtout aussi pour tirer avantage de l’opportunité qu’offre le “trou bleu”. Le projet Blue Hole va donc de l’avant. Toutefois, la crainte que la chute imminente d’une météorite ait des répercussions désastreuses sur le monde moderne au travers du trou bleu force les gouvernements à tenter de l’obstruer. L’action inconsidérée de quelques individus ambitieux mettra cependant les écosystèmes de toutes les périodes temporelles en danger…

Tout invraisemblable qu’il soit, ce manga présente un bon récit d’action qui met en vedette le fascinant monde des  dinosaures et la nature destructrice de l’Homme. Ce qui rend ce manga intéressant c’est surtout le style réaliste et précis de Hoshino, qui est généralement scientifiquement bien documenté (pour l’époque) et qui s’apparente au Gekiga. Il met souvent l’emphase moins sur l’action que sur le sujet même du récit, les merveilles de la nature, et le questionnement moral que cela impose à l’Humanité. Il en résulte une bonne et agréable lecture.

Blue Hole T.02, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), septembre 2021. 296 pages, 17.5 x 24 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5174-9. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. stars-3-0

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© 2012 Yukinobu Hoshino. All rights reserved. © 2021 Pika Édition pour la version française.

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Découvertes de l’été [002.024.181]

Nouveautés mangas

De quoi réjouir le cœur des amateurs de vieux manga (comme moi qui se plaignait souvent que les éditeurs français laissent inexploité une véritable mine d’excellent shōjo paru dans les années ’70 et ’80), car on a ce printemps annoncé la parution de plusieurs titres intéressants. En effet, profitant de la présence de Moto Hagio au festival d’Angoulême, Akata a annoncé la parution de deux nouveaux titres de la mangaka dans sa collection Héritage (Source: Animeland).

Akata a d’abord annoncé la réédition de l’œuvre emblématique de Moto Hagio, Le Cœur de Thomas (トーマの心臓 / Tōma no shinzō), qui avait déjà été publié chez Kazé en 2012 — voir mon commentaire. L’ouvrage devrait inclure des pages couleur ainsi que deux courts récits qui font suite à l’histoire principale: Hômonsha et Kohan kite. À paraitre en 2025.

En janvier 2025, Akata publiera également 10 Billion Days and 100 Billion Nights, un manga shōnen de Moto Hagio adaptant le roman classique SF de Ryū Mitsuse (百億の昼と千億の夜 / Hyakuoku no Hiru to Sen’oku no Yoru / lit. “Dix milliards de jours et cent milliards de nuits”). Le manga a été prépublié dans le magazine Weekly Shônen Champion entre 1977 et 1978 avant d’être compilé en deux volumes chez Akita Shoten. Il raconte l’histoire du philosophe grec Platon qui, à la recherche de l’Atlantide, entreprend un périple spatio-temporel !

Encore plus extraordinaire, Panini a annoncé pour novembre 2024 la publication du manga Asaki Yumemishi – Genji Monogatari de Waki Yamato (あさきゆめみし – 源氏物語 / lit. “Faisant de rêves vains – Le Dit du Genji“) qui adapte le roman très ancien de Murasaki Shikibu. Il est d’abord paru en prépublication dans le magazine Mimi entre 1979 et 1993 avant d’être compilé en treize volumes chez Kōdansha. Il y a eu une édition “shinsōban” de sept volumes en 2001 qui a ensuite été révisée en 2021 en une édition commémorative de la collection Kodansha Kiss (célébrant le 30e anniversaire de la collection et les 55 ans de carrière de l’artiste). C’est cette dernière réédition qui sera traduite et publiée par Panini. (Source: Nautiljon).

Finalement, Pika Graphic a annoncé la parution d’un nouveau one-shot inédit de Jirô Taniguchi en juin (donc déjà paru en France). Il s’agit du récit “noir” Rude Boy (ルード・ボーイ) dessiné par Taniguchi sur un scénario de Marley Caribu. Il a d’abord été prépublié dans le magazine Play Comic en 1984 avant d’être compilé en un seul volume chez Akita Shoten.

… et anime

J’ai aussi découvert des nouveautés intéressantes du côté des anime. 

En effet, le studio Science Saru a annoncé pour 2026 une nouvelle animation basée sur Ghost in the Shell, le manga de Masamune Shirow paru chez Kōdansha en 1989. Très peu de détails sont connus pour l’instant. (Source: Nautiljon)

On annonce également une nouvelle animation basée sur le manga Ranma 1/2 de Rumiko Takahashi paru chez Shogakukan en 1987. Les détails seront dévoilés en juillet. (Source: Animeland / ANN).

Finalement, le nouveau film de La Rose de Versailles, basé sur le fameux manga de Riyoko Ikeda, qui avait été annoncé il y a un peu plus d’un an, a reçu une date de sortie et une bande-annonce. Produit par le Studio MAPPA, le film sera réalisé par Ai Yoshimura, avec un scénario de Tomoko Konparu, des character designs de Mariko Oka, une musique de Hiroyuki Sawano et Kohta Yamamoto, ainsi que les voix de Miyuki Sawashiro (Oscar), Aya Hirano (Marie Antoinette), Toshiyuki Toyonaga (André) et Kazuki Katô (Fersen). Le film sortira l’année prochaine (mise à jour: le 31 janvier 2025). (Source: Animeland).

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Innocent vol. 1

Innocent-1-cov“L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française.

Le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières et de la Révolution française sur lequel repose notre société actuelle. Acteur et témoin privilégié de cette période mouvementée, Charles-Henri Sanson, exécuteur des hautes œuvres de Paris, nous entraîne au long de sa cruelle existence dans une grande fresque historique.

Suite à la paralysie de son père, Charles-Henri prend sa succession et devient bourreau officiel. Il enchaîne les exécutions, met à mort les figures les plus importantes de la révolution comme Danton et Robespierre et torture les condamnés à mort. Seul problème : être bourreau le dégoûte. De ce paradoxe va naître une personnalité trouble et fascinante qu’Innocent se propose d’explorer.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

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Vol. 1, p. 21

Innocent (イノサン / Inosan) est un manga seinen par Shin’ichi Sakamoto qui a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique Weekly Young Jump entre janvier 2013 et mai 2015 avant d’être compilé en neuf volumes chez Shūeisha en 2013-2015. Il a été traduit en anglais chez Dark Horse en 2023-2024 (trois volumes omnibus) et en français chez Delcourt en 2015 (neuf volumes). Il raconte l’histoire romancée d’une famille de bourreaux, particulièrement Charles-Henri Sanson de la quatrième génération, qui a été exécuteur des “hautes œuvres” à Paris durant la Révolution française et la Première République, faisant tomber près de trois mille têtes, dont celle de Louis XVI.

Malgré qu’elle nous offre un récit plutôt bizarre et lugubre, c’est une lecture intéressante, car il s’agit d’un manga historique qui semble bien documenté. Toutefois le récit est très inégal et manque de fluidité. De gros plans excessifs et un enchaînement déficient entre les cases rendent souvent difficile la compréhension d’une scène. Cependant, ce qui accroît de beaucoup l’intérêt de ce titre est la qualité exceptionnelle du dessin. L’auteur porte une grande attention au détail, produisant ainsi un superbe style très réaliste. Il travaille à l’ordinateur et intègre parfois quelques photos dans les cases. L’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa démontre bien le grand talent de cet artiste. Un manga à lire par curiosité, si l’Histoire vous intéresse.

Innocent, vol. 1, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), mars 2015. 208 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7003-2. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

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© 2013 Shin’ichi Sakamoto. All rights reserved. © 2015 Éditions Delcourt pour l’édition française.

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Le clan des Otori t.4: Les Neiges de l’exil

J04814_LeClanDesOtori_T4_COUV.indd“Une fresque puissante au cœur d’un Japon médiéval fantastique sublime: le début du deuxième cycle. 

L’assassinat du sanguinaire chef des Tohan, sire Iida, a renversé l’échiquier politique des Trois Pays. L’heure est aux alliances, mais Takeo et Kaede, tous deux héritiers légitimes de leurs clans, poursuivent d’autres desseins. Fuites, secrets, traques, magie, séduction… Leurs ennemis sont partout. Dissimulés, prêts à frapper.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Le Clan des Otori est une bande dessinée par Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier qui adapte la série de romans de fantasy historique Tales of the Otori par Lian Hearn, inspirée par le Japon féodal. J’ai déjà commenté le premier et le second tome, ainsi que le troisième volet qui conclut le premier cycle du récit (basé sur le premier volume, Across the Nightingale Floor parut en 2002). Le second cycle adapte le deuxième tome de la série, Grass for His Pillow parut en 2003.

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T. 4, p. 6

Takeo, que l’on nomme maintenant Minoru, se cache à Yamagata le temps que les choses se calment. Il est protégé par la Tribu mais est en fait prisonnier sous la surveillance d’Akio qui lui est plutôt hostile. Héritier présomptif de l’autorité de la Tribu, sa présence gêne les ambitions du cousin de son père, Kotaro, et de son neveu, Akio. Mais Takeo n’est pas intéressé au pouvoir. On le cache au sein d’une troupe de théâtre saltimbanque. Quant à Kaede, elle donne son allégeance à Araï Daiichi, le nouveau maître des Trois Pays depuis la mort de Iida Sadamu. Elle obtient la permission de retourner chez elle. Maintenant héritière tant des Shirakawa que des Maruyama, on la dit enceinte de Otori Shigeru (en fait, l’enfant est de Takeo). Elle retrouve son domaine de Shirakawa dévasté, sa mère morte et son père gravement blessé. Si elle veut trouver sa place sur l’échiquier du pouvoir, elle doit se faire des alliés.

Cette bande dessinée nous offre une très bonne adaptation du roman de Lian Hearn. C’est un beau récit, captivant, qui se lit bien malgré la complexité des intrigues qui opposent les différentes factions politiques ou religieuses (les clans de Rohan, Seishuu, Otori, Nogushi, la Tribu, les Invisibles, etc.). Si j’apprécie beaucoup moins le style du dessin, brouillon avec des couleurs criardes (qui n’est pas sans rappeler celui de Sfar), celui-ci exprime toutefois bien le récit et ne distrait pas de la lecture. C’est donc une très bonne BD qui nous permet de découvrir plus aisément la série de romans et qui plaira certainement aux amateurs de culture japonaise.

Le Clan des Otori  t. 4: Les Neiges de l’exil, par Stéphane Melchior (texte, d’après l’œuvre de Lian Hearn) et Benjamin Bachelier (dessin). Paris: Gallimard BD (Coll. Fétiche), mars 2024. 88 pages, 23.7 x 31.7 cm, 18.95 € / $C 37.95, ISBN 9782075197007. Pour lectorat adolescent (12+). Extraits disponibles. stars-3-5

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© Liam Hearn, 2003. © Gallimard 2024 pour la présente édition.

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Yawara #15

yawara-15-cov“L’œuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Yawara! (やわら!) est une œuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été prépubliée entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eu une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est publiée en français chez Big Kana. Il y a seize volumes de parus jusqu’à maintenant (les deux suivants paraîtront en juillet et octobre 2024). J’ai déjà commenté les premier, second, troisième, quatrième, cinquième, sixième, les septième et huitième, les neuvième, dixième, onzième, douzième, treizième ainsi que le quatorzième volumes.  

Pour une série relativement frivole, ce quinzième volume nous offre une surprise avec deux sérieux rebondissements (si vous ne voulez pas en savoir plus, ARRÊTEZ DE LIRE ce paragraphe immédiatement !). Malgré tous ses efforts, Hanazono perd de justesse le tournoi Shôjiki de judo universitaire masculin pour la région du Kantô. Toutefois, Fujiko le considère comme son champion et ils deviennent définitivement un couple. Saut dans le temps: Fujiko remporte le tournoi international de judo féminin de Fukuoka dans la catégorie des moins de 61 kg et Yawara fait de même pour les moins de 48 kg. Toutefois, peu de temps après, Fujiko doit abandonner sa carrière d’athlète, car elle est enceinte. Fujiko et Hanazono se marient. Autre saut dans le temps: Cela fait maintenant un an que Yawara travaille à Tsurukame Travel tout en s’entraînant et elle a hâte aux jeux de Barcelone où elle pourra enfin affronter son amie Jody. Après une tournée d’entraînement en Europe, Sayaka Honami est de retour à Tokyo et elle met de nouveau Yawara au défi de l’affronter au championnat par catégories (étape éliminatoire pour les Olympiques)! Toutefois, coup de théâtre, Yawara découvre par hasard que son père, Kojirô, est l’entraîneur de Sayaka ! Yawara est troublée par le fait, qu’à l’âge de cinq ans, elle a vaincu son père lors d’un entraînement et que celui ait par la suite disparu pour perfectionner son judo. Elle se sent responsable d’avoir brisé sa famille et croit qu’il est devenu le coach de sa rivale pour la vaincre. Elle refuse donc d’humilier une seconde fois son père en battant Sayaka et déclare forfait au championnat national. Elle déçoit beaucoup de gens par son absence à Barcelone…

Yawara est en général un manga assez bon, car c’est à la fois un shonen (par son récit sportif) et un shojo (du fait que c’est une comédie romantique). Il mélange en effet avec brio une histoire captivante remplie d’action sportive avec des personnages attachants, mais troublés par de cocasses imbroglios (amoureux ou autres) et cible ainsi un lectorat beaucoup plus large. Le style de Urasawa est plutôt classique et simple, mais est aussi assez beau et très efficace dans son expression de la narration. Toutefois, ce volume, en nous offrant des rebondissements inattendus et un récit beaucoup plus mature que les précédents, devient très intéressant.  C’est donc une excellente lecture qui est non seulement agréable, mais aussi plutôt amusante. Chaudement recommandé.

Yawara t. 15, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), janvier 2024. 322 pages, B&W (8 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8661-1. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-4-0

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Lire aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2024 pour l’édition française.  

The Wheel of Time: The Eye of The World GN #5-6

EyeOfTheWorldGN-5-covVol. 5

“Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel. This volume features brilliant interior art by Marcio Fiorito and Francis Nuguit.

In The Eye of the World: the Graphic Novel, Volume Five, Rand al’Thor and his friends and companions have been separated by attacks by Darkfriends and scattered across the lands. Having persevered, they make their way to Caemlyn, where they hope to be reunited. But their roads have grown ever more dangerous.

Lan, Moiraine, and Nynaeve rescue Perrin and Egwene from the Whitecloaks. But five traveling together attract more attention than two or three traveling on their own….

Rand and Mat have encountered more than one Darkfriend, often barely escaping without injury. They’re out of money and in too much danger to stop and work for more. Luckily, they make some new friends, but unluckily, Rand tumbles into a royal garden, where he is seized by the Palace Guards and hauled before the Queen….”[Text from the publisher’s website]

EyeOfTheWorldGN-6-covVol. 6

“Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel. This final volume features brilliant interior art by Francis Nuguit.

The Eye of the World: the Graphic Novel, Volume Six, Rand al’Thor and his companions—his old friends from Emond’s Field; the brave warrior Lan Mandragoran; and Moiraine, the mysterious and powerful Aes Sedai—have at last been reunited. Their journey in search of the Eye of the World nears its climax as they dare the otherworldly Ways, guided by an Ogier, Loial, and narrowly escape the menace of the soul-stealing Machin Shin. When the group reaches the realm of the Green Man, they believe themselves safe. But two of the Forsaken are waiting for them, ready to attack and to guide their dark lord, Ba’alzamon, to the ones he has been seeking!

When the three young men left Emond’s Field, they were untried blades. Their long journey has stolen much of their innocence and made them seasoned warriors, given them powers and gifts they did not seek and are still learning how to use. But not until the final moments are they sure which of them the Dark One intends to claim… and whether that one is strong enough to fight back and survive.” [Text from the publisher’s website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

The graphic novel adaptation of Wheels of Time TV series on Amazon Prime Video (and, above all, of Robert Jordan’s fantasy novels series) continues with the fifth and sixth volumes (I have already commented on volumes one, two, three and four).  As I have already said, the comic summarizes the story of the novel very well (as it is much more faithful to the novels than the TV series) but the art is quite inconstant as the artist changes with each volume. So much so that I almost abandon reading this series, but curiosity got the best of me. However, as the story of the first book comes into a conclusion, you are so caught up in the action that the artwork doesn’t really matter. Overall, it is an entertaining reading and the graphic novel remains a good way to avoid reading the lengthy novel series (while waiting for the next season of the TV adaptation). A relatively good comics if you are curious about the story.

The Wheel of Time Graphic Novel adaptation continues with The Great Hunt vol. 1 (#7) by Rick Hoskin and Marcio Abreu. Vol. 2 will be published in April 2025. Unfortunately it is not yet available in my local library, therefore I will have to suspend my reading of the graphic novel series (and probably give another try to reading Jordan’s novels instead).

The Wheel of Time: The Eye of the World  GN #5, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) with Marcio Fiorito and Francis Nuguit (Illustrators). New York: Tor Books, July 2014. 176 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-0-7653-7425-7. For a teenage readership (12+). stars-3-0

The Wheel of Time: The Eye of the World  GN #6, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) with Andie Tong (Illustrator). New York: Tor Books, January 2015. 176 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-0-7653-7427-1. For a teenage readership (12+). stars-3-0

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© 2014 Bandersnatch Group Inc.

[ Traduire ]

Blue Hole t.1

BlueHole-1-cov“Le chef-d’oeuvre d’un des maîtres japonais de la science-fiction. Au large des Comores, le spécimen d’un poisson disparu depuis 65 millions d’années est capturé… Une expédition scientifique se monte alors et part étudier le phénomène à l’origine de son apparition : un étrange “trou bleu” dont parlent les autochtones. Tout juste trouvée, cette faille dans l’océan aspire les chercheurs et les entraîne en pleine ère du Crétacé, lorsque la Terre regorgeait de reptiles terrestres et marins. Face aux dinosaures les plus hostiles, la survie devient la priorité, mais les objectifs de certains vont attirer le danger sur le groupe et l’écosystème de ce monde encore pur…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

BlueHole-1-p279Blue Hole (ブルーホール / Burū Hōru) est un manga de science-fiction par Yukinobu Hoshino qui a d’abord été prépublié dans Mr. Magazine en 1991-1992 avant d’être compilé en deux tomes chez Kodansha en août 1992 et février 1993. Il a été re-publié dans un format de poche (bunko) en janvier 1996 et mars 2002. Il a également été traduit en chinois et en français (d’abord chez Casterman en janvier 1996 puis chez Pika en juin 2021).

Un groupe de scientifiques qui étudie un mystérieux “trou bleu” dans l’océan Indien (principalement la comorienne Maïa Nagiri, le Dr Hawk, la journaliste Julie Carlyle, le chercheur Alf, le caporal Hood, et le capitaine Voss), est aspiré par un tourbillon et se retrouve de l’autre côté d’une faille temporelle en pleine ère du Crétacé. Ils doivent survivre à une faune et un environnement hostile, peuplé de dinosaures, en espérant une mission de secours. Mais souvent le pire enemi de l’homme, reste l’homme lui-même…

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T.1, pp. 6-7

J’ai déjà lu l’édition de Casterman, dans les années ’90, sous le titre Le Trou bleu, mais je ne crois pas l’avoir commenté. C’était une édition dans un format plus petit (15 x 21 cm), publié dans le sens de lecture occidental avec une traduction de Sylvie Siffointe, une division des volumes différentes et sur un papier de moindre qualité (maintenant jaunie). J’en garde tout de même un très bon souvenirs. Toutefois, cette édition-ci semble de meilleure qualité. À la relecture, j’apprécie encore plus le superbe style précis et détaillé de Hoshino et surtout sa thématique écologique en arrière plan du récit d’aventure. Dès les années ’90 il présentait des préoccupations environnementales dans son récit! Étrangement, même aujourd’hui, les chercheurs tentent de régler les problèmes environnementaux avec des solutions extravagantes (comme le Dr Hawk qui veut siphonner l’air pur du Crétacé et y rejeter les polluants) alors qu’une panoplie de solutions simples suffirait sans doute à prendre soin de notre environnement. Une bonne et agréable lecture.

Blue Hole T.01, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), juin 2021. 304 pages, 17 x 24 cm, 9.99 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5173-2. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]

© 2012 Yukinobu Hoshino. All rights reserved. © 2021 Pika “edition pour la version française.

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Blue Period #14

BluePeriod-14-cov“Durant les vacances d’été, Yatora est convié à suivre Momoyo et Hachiro dans leur ville natale, Hiroshima. Accompagnés de Yotasuke et de Yakumo, ils se rendent à la maison familiale de Momoyo pour travailler sur les oeuvres qu’ils vont présenter à des concours. Yatora va alors découvrir que c’est là que ses trois camarades se sont rencontrés et qu’ils ont été poussés par une quatrième personne, aujourd’hui décédée, à emprunter le chemin de l’art…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Blue period (ブルーピリオド / Burū Piriodo) est un manga seinen sur l’art écrit et illustré par Tsubasa Yamaguchi qui est sérialisé depuis juin 2017 dans Monthly Afternoon et a été compilé jusqu’à maintenant en quinze volumes chez Kōdansha. La version anglaise est publiée aux USA par Kodansha (quatorze volumes de disponibles) et la version française est publiée chez Pika. Il a remporté plusieurs prix en 2020 (le Manga Taishō et le Kōdansha manga shō; nominé aussi pour le Tezuka Osamu bunka shō) et a été adapté en une série télévisée d’animation en 2021 (douze épisodes animé par le studio Seven Arcs sous la direction de Koji Masunari et Katsuya Asano, sur un scénario de Reiko Yoshida; diffusée sur MBS, TBS, AT-X et sur Netflix). J’ai déjà commenté les trois premiers volumes, les trois suivants, les volumes sept et huit, ainsi que les volumes neuf, dix (en anglais), onze / douze et treize.

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Vol. 14, pp. 4-5

Ce quatorzième volume se concentre surtout sur le passé de Yakumo Murai et comment Yakumo, Momoyo et Kenji ont rencontré Sanada. 

Malgré le style graphique plutôt moyen et le fait que le récit piétine un peu, ce manga reste une lecture intéressante et agréable qui traite des angoisses d’un jeune adulte qui cherche sa place dans le monde de l’art. Un manga plutôt moyen, à lire si le monde de l’art vous intéresse.

Blue period vol. 14 par Tsubasa Yamaguchi (traduction par Nathalie Lejeune). Vanves: Pika (Coll. Seinen), février 2024. 192 pages, 13.5 x 18.3 cm, 7 € 70 /  $22.95 Can, ISBN 978-2-8116-8478-5, Pour lectorat adolescent (12+). stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]

© 2023 Tsubasa Yamaguchi. All rights reserved.

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