Enfin libre
De courir les routes
Vers les soleils couchants
[ Translate ]
This morning nature generously provided us with zucchini, tomatoes (heirloom “Brandywine” and cherry tomatoes “Sweet 100”), basil, green and yellow beans, and kale. May we be eternally grateful… So say we all !Despite slings and arrows
Or those marching in opposition
Nature simply goes on
[ Traduire ]
[ Traduire ]
[ Traduire ]
[ Traduire ]
[ Traduire ]
[ Traduire ]
Et devant l’air sec qui brûle l’âme
J’implorai d’artifices embruns
Et mon esprit, porté par ses rames
Rêva d’eden hors du communs…
Le rêveur gris
Isléaval
1983/06/02
Nous nous sommes retrouvé dans la nuit torride
Pour partager nos voeux et nos corps splendides
Nous avons chacun goûté à la passion de nos fruits
Puis tu as bu de mon eau et ton lotus s’est épanouis
Ah qu’il est bon, ma belle, d’être aimé…
Clodjee
Morwajal
001.995.035
L’amour est une grande porte
Qui ailleurs nous transporte
Sa serrure, douce et chaude au touché
Sur moi, j’en porte toujours la clef
Mais seulement toi peux l’actionner
Clodjee
Morwajal
001.996.030
Note: On retrouve ici un fragment oublié (un quatrain avec une structure de rimes en abab provenant du carnet ID-10) ainsi que deux minuscules poèmes (des cinquains style tanka, avec une structure de rimes en aabbc et aabbb) un peu osés et grivois (sinon ringards!)… Comme toujours des vers hétérométriques qui ne respectent aucune forme. Voilà, je crois bien avoir gratter le fonds de tout mes tiroirs proverbiaux. À partir de maintenant, le poète du dimanche va devoir être un peu plus créatif…
[ Translate ]
The storm is coming for good
The weather again match my mood
My karma stand within the cyclone
With few thoughts on what should be done
I feel a strange power rising
The wind blows strongly like passion
The trees are mimicking my soul
Their leafs upside-down, torn apart
In this season everything is falling
Leafs, moral, empires and even dimensions
All is so beautiful, but I’m not a fool
I know that deception can also be an art
But even if I fear the shipwreck of my heart
Even if I feel that this will end in the dark
I must tame the voices of the night, this bane
Who shake my soul, incredible destroyer
For there must be something beyond the pain
As winter is always followed by the summer
This power who bring death also do miracle
And I would be fragments without this full circle
1990-09-15
Morwajal
Sejanus
Notes: Here is the conclusion of this thirty year-old series of poetic fragments from my notebooks (See part I and part II). Five quatrains, heterometric but somewhat rhyming (poorly and without a specific scheme). It’s not great art, but I like it.
[ Traduire ]
I eat the beauty of the night
The warmth of the wind is my drink
I stare over the city, with a sigh
Lost in the loveliness of the stars
Yes, they are unreachable, too far
But I can’t quit looking, without a blink
And I hope, even if I deeply know
That no help from there will ever come
This rejected salvation is the thorn
Which pierce my heart with sorrow
My love is a mirror without reflection
Broken picture of a dying soul in dereliction
1990-07-30
Sejanus
Morwajal
Notes: More fragments from the Sunday’s Poet thirty year-old notebooks. No form and some poor rhymes…
[ Traduire ]
1. THE TRAIL
Luckily, I’ll ride that trail
If not it will be hell
It matters little what I’ll find
The return is what I really mind
Each step will increase the weight
Of this life I hate without escape
I fear any radical change
And death seems out of range
No oblivion in immortality
No perfection in misery
I must journey on this despicable path
And to destiny spare my wrath
10-01-90
2. THE WRECK
On your ship you’re the only master
And alone responsible for its disaster
14-03-90
3. THE VOICE
My dreams are my bane
Each night they make me insane
A voice shout: “Leave him alone”
And when I woke up all hope was gone
06-90
Sejanus
Morwajal
Note: A few more thirty year-old fragments from my notebooks, scattered verses that never made it into poetry. No real form, but at least it rhymes. Maybe one day, if inspired, I’ll take the time to recycle them into proper poetry… [ Traduire ]
clodjee
Morwajal
002.020.110
Note: essai de pseudo-tanka (tanka-toy?) et photo-haïku. le pouète du dimanche, quand y trouve ça pas easy, y se réfugie dans l’humour. (Essaye donc de traduire ça gougle!) ごめんなさい!
[ Traduire ]
[ Traduire ]
[ Translate ]
Pour oublier: le travail dès que possible
Ce sont les nuits qui sont les plus pénibles
Sa présence était comme une drogue dans mon sang
Me désintoxiquer des souvenirs réminescent
La douceur de ses lèvres, sa grande tendresse
Le goût de sa sève, ses promptes caresses
Mais surtout sa sollicitude à l’égard de ma détresse
Mon destin s’est accompli et la vie doit suivre son cours
Je suis éveillé, je ne suis plus aveugle, ni sourd
J’ai besoin d’action, de présences, plus qu’avant
Et maintenant seule l’obscurité me terrifie horriblement
Jamais je n’oublierai…
Nos destins se sont rencontré…
Elle m’a grandi, a illuminé mon obscurité…
Elle est toujours là, j’espère au moins son amitié…
Et avec équilibre, espoir de continuité…
Necesito un guia
Usted es muy hermosa
Usted me gusta muchisimo
Yo te quiero
Mucha gracias por su atension, dispenseme…
Cuendo puedo volver a verle?
1988-12-10
Mais ce ne sont là que des mots, des évidences
Qui sont, quant tout est fini, bien vide de sens
Quel est le poids des impressions anarchiques
Véhiculés par des clichés pathétiques
Devant ce qui fut si magique ?
1988-12-17
Le rêveur gris
Morwajal
Note: Voici les deux derniers morceaux de ce long poème sur ce qu’un bref idylle m’a appris de la vie. Comme toujours il s’agit de vers éclectiques, sans formes précises, ni métrique. Vous noterez deux brèves strophes en espagnol (nous nous échangions parfois de petits billets dans la langue de Cervantes) [pour la traduction demandez à Mr. Google!]… Voir les parties un (IIa: 2.1-2.2), deux (IIb: 2.3) et trois (IIc: 2.4) de cet ensemble. Le poète du dimanche n’en a pas encore fini puisque j’ai toujours dans mon sac quelques fragments épars.
[ Translate ]
Je croyais conserver l’affection intime de ma belle
Mais elle n’était pas prête, c’était trop exiger d’elle
Le rideau tombait sur l’acte final, tout était fini
La réalité est vraiment une planche pourrie
J’ai tant pleuré alors, que me reste-t-il, qu’ai-je fait ?
J’avais tant besoin d’elle, rien n’avais plus de sens
Pendant quelques jours j’ai comme été en transe
Il me fallait me reprendre, tirer un trait
J’ai fait le bilan. De l’amour? Je la connaissais si peu
Comment ai-je pu espérer réduire cet amour, le limiter ?
Le cacher au fonds de mon coeur, l’oublier dans un creux ?
Je me suis déçu moi-même. N’avais-je rien appris à aimer ?
J’aurais voulu pouvoir lui crier ma haine
Pour faire le vide, et oublier ma peine
Mais je l’aimais encore et trop fort
Seule la litanie contre la peur m’offrait un réconfort
1988-12-09
Le rêveur gris
Morwajal
Note: Quatrième partie d’un long poème consacré à une expérience amoureuse. Encore une fois, il s’agit de quatre quatrains hétérométriques qui riment mais pas selon un schéma constant (AABB ABBA ABAB AABB)… On note une référence à Philip K. Dick ainsi qu’à la série de romans Dune de Frank Herbert. Intéressant. Voir les deux premières parties (IIa: 2.1-2.2) et la troisième partie (IIb: 2.3). À suivre…

I am now on indefinite leave
It would feel like staycation —
If it was not for this doomsday vibes
The coronavirus (COVID-19) unleashed itself on an unprepared world. Now, we are all in self-confinement to create the social distancing necessary to slow down the onslaught. Therefore the library is closed. We worked for about a week without the public (it was quite fun), but now they have sent us back home (with pay!). I am glad because I was worried that travelling everyday on the bus and the subway would put my family at risk (one of my siblings is immunosuppressed). The governments (both federal, provincial and municipal) asked us to stay home, so we do. I don’t know how long it will last; it might be anything from two weeks to two months.
I will take advantage of that time to catch up on my reading and movie viewing, do a little clean-up in the house and maybe (if it last for a while) start gardening. I will definitively blog more during this period, mostly to post my reading or viewing comments but also to try to entertain you with bits of knowledge and wisdom. I have already post a list of activities everyone can do during this confinement period.
Hopefully everything will be well. In the meantime, please stay all safe.
[ Traduire ]

Amour et raison ne s’entendent pas
Les règles du jeu était simple, et nous n’étions pas las
Mais je savais que la douleur viendrait au bout du compte
Je devais agir, tout dire, pour éviter la honte
Je me suis emporté, je n’avais rien connu de tel
J’ai été hors-jeu, j’avais de l’amour pour elle
Tout perdre, son affection, telle était ma peur
Mais la mortelle morsure libérerait mon coeur
J’ai sonné la cruelle retraite
Je devais chercher l’oubli, en pure perte
J’ai fait le bilan, j’avais tant appris
Je devais rester éveiller, conserver l’acquis
J’avais ouvert mon coeur et éviter le pire
Je devais vivre avec et si possible en rire
Secoué aux tréfonds de mon âme pour avoir dit “j’AIME”
Tellement changé que jamais plus je ne serais le même
1988-12-06
Le rêveur gris
Morwajal
Note: Troisième partie de cette série chroniquant une brève mais très intense expérience amoureuse. Quatre quatrains hétérométriques mais qui riment cette fois (tous en AABB). L’ensemble (en six parties — voir partie IIa) écrit en un peu plus deux semaines. Intéressant. À suivre…
[ Translate ]
Une glace épaisse enfermait l’océan de mon coeur
Malgré la brise une tempête ravageait ma torpeur
Des vagues énormes secouaient mon essence
Des tourbillons immenses sapaient mon univers rance
La rage de mon impuissance obnubilait toute connaissance
1988-11-28
Alors que mon obscurité était ainsi ravagée
Je connu cette expérience inusité
Une petite lumière à la recherche d’une présence
M’appris comment embraser mon essence
En ces quelques petites journées
J’en découvris plus sur l’humanité
Que durant les vingt dernières années
Affection, sollicitude, tout n’était pas vain
Je devins subitement plus humain
1988-12-01
Le rêveur gris
Morwajal
Note: Quand on aime on vit! Une autre série de poèmes en forme libre trouvée profondément dans mes cahiers de notes… d’il y a trente-deux ans! À suivre…
When we love we live! Another series of free form poetry found deep in my notebooks… from thirty-two years ago! To be continued…
[ Translate ]
Il tombe une pluie printanière
Qui lave les derniers vestiges de l’hiver
La pluie chaude tombe sur mon visage
Et se mêle tendrement à mes larmes
Car tu es si loin — je me languis de toi
Ma bien aimée qui s’en est allé au loin
Avant que nous puissions resserrer
Les liens de notre si bel amour
Mais nos chaud baisers épistolaires
Ont vaillamment maintenu le feu sacré
De notre bel amour — et nos coeurs
N’ont pas cessé de battre de concert
Malgré que tu soit si loin de moi
Ces larmes mêlés de pluie sont de joie
J’exulte car ce sera bientôt l’été
Et nous serons à nouveau unis
Nous marcherons sous la pluie
Cette pluie chaude de l’été
Et il s’y se mêlera nos larmes
Les larmes de notre bonheur!
Clodjee
Morwajal
001.996.119
Note: Mis à part quelques haïku ici et là, ceci est l’un des derniers poèmes que j’ai écrit. Et cela fait plus de vingt ans déjà. Je pense bien essayer de m’y remettre si j’ai encore le feu sacré en moi. Ce dernier hallali me semble un peu faible: cinq quatrains sans rimes et hétérométrique… Hélas, la poésie nait de l’oisiveté et du désespoir. Les gens trop occupé et heureux n’écrivent pas de vers. Le poète du dimanche reviendra-t-il? C’est ce qu’on verra…
[ Translate ]
Knowledge is key to everything —
It opens the doors to a harmonious life
And to the understanding of the universe
Η γνώση είναι το κλειδί για τα πάντα
Ανοίγει τις πόρτες σε μια αρμονική ζωή
Και στην κατανόηση του σύμπαντος
Quae clavis est scientia
Qui dilatat viam ad concordiam
Et universe intellectum de
[ Traduire ]
Le printemps est un si beau mois
La douce nature partout se réveille
Des fleurs éclosent, et même en moi
Quelque chose d’étrange s’éveille
Une plante pousse dans mon coeur
Se nourris de mon âme, O! douleur
Car tu n’es pas là pour l’arroser
Et de ta tendre voix la réconforter
Le ciel est bleu mais si terne sans toi
Le soleil brille mais j’ai encore froid
Ma fleur est d’une beauté inimaginable
Qui m’est de jour en jour insupportable
Puisse-tu bientôt en ces lieux revenir
Pour entre tes mains la cueillir
Et ainsi mettre fin à ce tourment
Qu’est maintenant devenu le printemps
Clodjee
Morwajal
001.996.074
Note: Un autre poème sur les affres d’une relation longue distance… Il a une forme assez standard de quatre quatrains, hétérométrique (entre huit et douze syllabes), avec des rimes principalement masculines et sur un schéma AABB (sauf pour le premier quatrain qui est en ABAB). C’est un peu fleur bleue et cliché. Je sens que dès lors mon inspiration commençait à s’étioler… Le poète du dimanche sera-t-il bientôt à court de matériel ?
[ Translate ]
(and a special one for the week-end)
[ Traduire ]
Viens, ma douce, ma bien-aimée
Quittons nos kimonos chaleureux
Pour nous baigner des rayons radieux
De nos brulants regards enchevêtrés
Dans l’ombre vacillante des lanternes
Sur des rites millénaires on se prosterne
Toi, tu es celle qui embrasse le démon
Et moi, je suis celui qui mange le lotus
Nos voix s’élèvent à l’unisson
Pour chanter l’hymne à Vénus
D’abord, ma divine offrande je dépose
Puis tu me tend une sublime fleur close
Entre mes doigts ses fragiles pétales éclosent
Et enfin notre bonheur éclate en apothéose!
clodjee
Morwajal
001.996.042
Note: Un sonnet toujours plus coquin. À partir de cette année là j’ai presque toujours noté les dates en format GIST (Galactic Imperial Standard Timeline).
My body and soul, my mind, all rebels
At the thought of working on a week-end
— Damned change of schedule !* * *
As I approach the winter of my life
My body is tired, used and abused
Joints & spine frozen, stones in my back
[ Traduire ]
Je m’éveille dans le matin d’hiver
Et, craignant la froide morsure de l’air
Sous la couverture j’écoute la radio
Me languissant pour ton corps chaud
Je te sais si loin de cette froidure
Sous une latitude pleine de verdure
A ce moment tu penses à moi peut-être
A notre amour qui vit malgré les kilomètres
Je secoue quelques lambeaux de rêves
Pensant à toi, je trouve courage et me lève
Car je sais que chaque nouveau jour qui passe
Me rapproche de celui où encore je t’enlace
Ici, partout, la neige recouvre le monde
De son manteau de poussières vagabondes
Un linceul blanc qui endors l’âme, tranquillise
Une chape qui enfreint le corps, immobilise
Mais mon coeur bat pour toi, me réchauffe
Il me donne l’énergie pour lutter, être sauf
Toujours continuer, sans arrêt il faut travailler
Car par ce labeur nous pourrons nous retrouver
L’hiver c’est la mort, mais je vis quand même
L’hiver c’est l’ennui, pourtant je suis bohème
L’hiver c’est stérile, malgré tout j’écris ce poème
Tout ça, tout ça, mon amour, parce que je t’aime!
Clodjee
Morwajal
001.995.348 *
Note: Après un long intervalle sans écrire de poésie (mon esprit trop préoccupé par le travail et les difficultés), un nouvel amour m’amène une fois de plus l’inspiration… Après trois ans de correspondances et de visites sporadiques, elle deviendra mon épouse… Six quatrains pour autant de vers qu’il y a d’heures dans une longue journée solitaire…
Comme toujours les vers sont hétérométriques (huit à quatorze syllables) mais on retrouve une certaine homogénéité dans le genre (presque tout les quatrains ont des rimes féminines, sauf le premier où elles sont masculines et le cinquième qui est mixte) et dans la rime (tout les quatrains sont en AABB, sauf le dernier en AAAA). Malheureusement, la rime est souvent pauvre. Un poème naïf et un tantinet coquin pour garder le moral quand le froid et la distance attriste le coeur…
* Notez que la date est donnée en format GIST (Galactic Imperial Standard Timeline), ce poème ayant été écrit le trois-cent-quarante-huitième jour, de la neuf-cent-quatre-vingt-quinzième année, du premier millénaire de l’ère commune (EC).
[ Translate ]