Le Guide du Mauvais Père

Guide_du_mauvais_pere_1-cov“Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d’arbre qui pousse dans l’estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).

Vraisemblablement inspiré des Chroniques d’une Mère Indigne de Caroline Allard, Delisle avait commencé sur son blogue une série de petites histoires mettant en scène ses enfants et son “moi” romancé (du moins on l’espère!) dans des scènettes où son jugement de père lui faisait (supposément) défaut. Le livre compile ces histoires et en rajoute plusieurs autres. Par exemple, il raconte à son fils que, si il met sa dent sous son oreillée, une petite souris y laissera une pièce de monnaie en échange. Mais, plusieurs nuit de suite, étant trop fatigué et occupé, il oubli de mettre la monnaie sous l’oreillée de son fils et doit trouver une façon de se sortir de cette situation sans éveiller les soupçons de l’enfant. Mon illustration préférée ne se trouve pas dans les pages du livres mais sur le rabat de couverture intérieure de la jaquette: alors qu’il porte son bébé dans un harnais ventral, il urine sur un mur! Voici d’autres exemples:

Ce qui est extraordinaire avec Guy Delisle c’est que malgré qu’il utilise un style extrêmement simple, ses illustrations sont tellement expressives que cela lui permet de rendre des idées parfois assez complexes avec un minimum de traits (C’est un aspect de son travail que j’avais déjà remarqué dans ses ouvrages précédents — et ceci est encore plus remarquable pour des sujets complexes comme en géo-politique mondiale du moyen-orient que pour une chronique “familiale” humoristique qui ne prend que quelques “cases”).

Bref, Le Guide du Mauvais Père offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable que je recommande vivement.

Le Guide du Mauvais Père, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), 2013. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-3873-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoogleWikipedia ]

Le Guide du Mauvais Père © 2013 Guy Delcourt Productions.

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Mai, mois de la BD

Mai est le mois de la BD dans les bibliothèques de Montréal. Pour une deuxième année consécutive, document.write(“”); les bibliothèques de Montréal — en collaboration avec le Festival BD de Montréal — organisent de nombreuses activités qui mettent la bande dessinée à l’honneur. Pour plus de détails, veuillez consulter le calendrier des activités et le site “Mai, Mois de la BD dans les Bibliothèques de Montréal: sortez de votre bulle !” Vous trouverez aussi quelques anecdotes surprenants sur la BD sur la page “Saviez-vous que?” À vos BDs!

Je suis vivant et vous êtes morts

“Tout commence avec le souvenir d’un cordon de lampe qui n’existe pas. La plupart des gens se disent « c’est bizarre » et passent outre. Pas Philip K. Dick. Pour lui, document.write(“”); c’est le début d’un doute incessant : sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? L’existence de l’écrivain sera guidée par ces retournements, tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique, junkie…”
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“Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Prix Renaudot 2011 pour Limonov, il est également l’auteur de La Moustache, La Classe de neige (prix Femina 1995), L’Adversaire, Un roman russe et D’autres vies que la mienne.”

«L’écriture d’Emmanuel Carrère est extraordinairement hypnotique tout en paraissant simple. Il possède cet art de rendre intéressant, vital, symbolique chaque destin qu’il décide de raconter.»

[ Texte de la couverture arrière ]

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La première fois que j’ai eu Je suis vivant et vous êtes morts entre les mains, alors que je le préparais pour le mettre en circulation à la bibliothèque, je n’en ai pas pensé grand chose. Je connaissais Emmanuel Carrère de nom (ayant beaucoup entendu parlé de Limonov par exemple) mais je n’avais jamais lu (ou même été tenté de lire) un de ses livres. Toutefois, je feuillette toujours les livres qui me passent entre les mains: par nécessité d’abord (pour avoir les information nécessaire pour bien catégoriser le livre et l’identifier avec le pictogramme adéquat), par curiosité souvent, mais surtout pour me familiariser avec la collection afin de pouvoir bien servir la clientèle (cela m’a souvent été utile). Je croyais que c’était un roman, alors j’ai été extrêmement surpris de découvrir qu’il s’agissait en fait d’une livre traitant de Philip K. Dick (sans conteste l’un de mes auteurs favoris). En fait, c’est une biographie romancée de Dick, ce qui n’est, après tout, pas si surprenant que cela puisque Carrère a plusieurs fois touché au genre biographique (Werner Herzog, L’Adversaire, D’autres vies que la mienne, Limonov). J’ai d’abord cru que c’était un livre récent, puisqu’il m’arrivait avec les nouveautés, mais en fait c’est la réédition en format poche d’un livre paru en 1993! Malgré tout, j’ai tout de suite su que je devais absolument lire ce livre.

Le récit que Carrère fait de la vie de Dick est fascinant. Si j’ai d’abord trouvé son style plutôt agaçant, je me suis toutefois rapidement habitué aux interventions de l’auteur dans son récit et aux différents artifices qu’il utilise pour y donner vie. Son style fluide nous emporte rapidement. Carrère nous dit que, pour préparer son ouvrage, il a lu beaucoup de livres, attachant beaucoup d’importance aux biographies de PKD (principalement Divine Invasion: The Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick). Il a également rencontré et interviewé plusieurs proches de Dick. Toutefois sa principale source a été l’oeuvre de Dick elle-même.

Carrère décrit et explique plusieurs nouvelles et romans de PKD à travers lesquels il nous fait découvrir le cheminement existentiel de l’auteur qui a été tour à tour intello, bohème, bourgeois, artiste, hippy, junky et mystique. Ces différentes étapes ont été ponctué par une succession d’épouses ou de compagnes: Jeanette l’amatrice de musique classique rencontrée dans la boutique de disques où travaillait PKD (1948), Kleo la gauchiste rebelle (1950), Anne (1959) qui lui donne une fille (Laura Archer née en 1960) et qui souffrait d’instabilité psychologique, Nancy la mondaine (1964) qui lui donne une seconde fille (Isa) et Tessa la timide croyante avec qui il s’installe à Fullerton (1972) et qui lui donne un fils (Christopher né en 1973). Il décrit également la série d’événements ou de visions qui jalonnent sa vie et le marquent profondément: la mort de sa sœur jumelle un peu plus d’un mois après leur naissance, son père portant un masque à gas de la 1ère guerre mondiale, un visage dans le ciel, le cambriolage de sa maison de Berkley, une livreuse de pharmacie portant un pendantif en forme de poisson qui provoqua ce que PKD appela son “anamnèse”, etc.

Ainsi Carrère remet l’oeuvre dans le contexte de la vie de PKD, et vice-versa, tentant d’expliquer ce qui l’avait amené à écrire tel livre ou ce que telle histoire exprimait de la vie de PKD ou de son état d’esprit à une époque donnée. C’est durant sa relation avec Anne, qui l’encourage beaucoup à écrire, que PKD commence à produire ses oeuvres les plus significatives: The Man in the High Castle (Le Maître du Haut Château, publié en 1962), Clans of the Alphane Moon (Les Clans de la Lune alphane, paru en 1964), The Three Stigmata of Palmer Eldritch (Le Dieu venu du Centaure, publié en 1965). PKD soutient un rythme effréné d’écriture grâce à l’utilisation d’amphétamines (aka “speed”) mais ceux-ci auront un effet dévastateur sur sa santé. Durant son mariage avec Nancy, il écrit, entre autres, Do Androids Dream of Electric Sheep? (aka Blade Runner, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, publié en 1968), Ubik (1969) et Flow my Tears, the Policeman Said (Le prisme du néant, écrit en 1970 mais publié en 1974) dont le titre est inspiré d’une pièce ce John Dowland, luthiste anglais du XVIe siècle que PKD appréciait beaucoup.

Il avait souvent eut des périodes de dépression mais, lorsque Nancy le quitte, il sombre à son plus bas. Il se drogue beaucoup, partage sa maison avec un groupe de junkies, et, en 1971, le cambriolage de sa maison exacerbera sa nature paranoïaque. Sous prétexte d’une convention de science-fiction, il tente de refaire sa vie en s’installant à Vancouver mais il se sent isolé plus que jamais et tente de se suicider. Après un passage de trois semaines dans une maison de désintoxication (X-Kalay), il revient en Californie et s’installe à Fullerton. Ces expériences lui inspireront A Scanner Darkly (Substance mort, écrit en 1973 mais publié en 1977).

PKD avait souvent réfléchit à la religion, particulièrement au travers de ses longues discussions théologiques avec l’évêque James A. Pike (évêque épiscopalien du diocèse de Californie, rencontré à l’automne 1965 par l’entremise d’une amie, dont la foi vacilla suite aux révélations des manuscrits de la mer morte qui suggéraient que le Jésus historique n’aurait été qu’un simple prédicateur Essénien (apparemment, ceux-ci mangeaient un pain et buvaient un bouillon fait à partir d’un champignon hallucinogène, en une sorte de cérémonie antérieure à la communion!), il introduisit PKD à la Gnose et, par cela, eut une grande influence sur lui; il est également l’inspiration du personnage de Timothy Archer dans The Transmigration of Timothy Archer). Il eut aussi quelques expériences pseudo-religieuses (comme la vision d’un visage dans le ciel, qu’un prêtre attribua à Satan) sans doute causées par les effets secondaires des nombreuses drogues qu’il consommait. Mais rien de cela n’était comparable au mysticisme profond qu’il éprouva à partir de 1974 (possiblement déclenché par sa tentative de suicide, son séjour à X-Kalay, la chute de Nixon (son ennemi juré!), le sevrage de la drogue ou sa fameuse anamnèse). Obsédé, il passa de nombreux mois, sinon des années, à spéculer sur son expérience religieuse, définissant sa gnose dickienne dans de volumineux carnets de notes qu’il appelait son Exégèse. Ses cinq derniers romans (la “trilogie divine”) en sont fortement empreint: d’abord Radio Free Albemuth (une première tentative d’exprimer son expérience, écrit en 1976 mais publié de façon posthume en 1985), puis VALIS (SIVA, 1980), The Divine Invasion (L’Invasion divine, 1981) et The Transmigration of Timothy Archer (La Transmigration de Timothy Archer, 1982), puis finalement The Owl in Daylight (jamais complété, il y travaillait au moment de sa mort, le 2 mars 1982, suite à un AVC et à une crise cardiaque).

La biographie que nous présente Carrère nous permet de mieux comprendre qui était PKD, ainsi que son oeuvre. Dans le fond, PKD est une sorte de philosophe moderne qui questionne sans cesse tant sa propre identité que la véritable nature de la réalité et qui s’est façonné une conception de l’univers influencée par ses expériences avec une vaste pharmacopée (source de son instabilité psychologique, de sa paranoïa, de sa schizophrénie — quoique, apparemment, les drogues dures n’y ont pas joué de rôle significatif, à part pour une brève période de sa vie, contrairement à l’image qu’on a eut de lui particulièrement en Europe) et par ses croyances gnostiques. Mais dans quelle mesure tout ce que nous raconte Carrère est réel? Quelle part en est spéculation ou invention ? En effet, certains anecdotes ou détails nous semble douteux car trop précis. Après tout l’ouvrage est décrit comme une biographie “romancée.” Comme beaucoup d’auteurs, PKD a sans doute puisé dans ses propres expériences pour étoffer ses récits, mais j’ai l’impression que Carrère a parfois comblé les vides dans la vie de son sujet en tirant la matière directement de l’oeuvre de PKD sans se soucier si l’anecdote était véridique ou fictif. Cela expliquerait sans doute pourquoi, comme certains en ont fait la juste remarque, que Je suis vivant et vous êtes morts “se lit comme un roman de Dick”.

En lisant Je suis vivant et vous êtes morts, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à deux autres documents traitant de la vie de PKD qui me sont tombé dans les mains ces dernières années. L’un est un documentaire video un peu minable (mais qui offre tout de même quelques information intéressantes) qui regroupe des interviews de proches de PKD: The gospel according to Philip K. Dick (Amazon, IMDb, NYT). L’autre est un film (réalisé par Matthew Wilder, avec Bill Pullman) que j’ai vu au Festival des Films du Monde en 2008, Your Name Here, qui offre un douteux et bouffon hommage à la vie de PKD, possiblement inspiré par la fascination qu’il avait pour la chanteuse Linda Ronstadt (IMDb, Polly Staffle).

En lisant tout ceci je me rend compte que PKD a exercé sur moi une plus grande influence que je ne le croyait. Certes, ma fascination pour cet auteur provient d’abord d’une certaine affinité commune (j’ai eu mon lot d’expériences personnelles dickiennes, incluant une certaine paranoïa, un alter-ego androïde du nom de Flip Cody (sans doute lui même influencé par la participation à de nombreux jeux de rôle), un intérêt académique pour les religions, des voix intérieures (ou de la poésie?) criants “Libera me” ou “Let me out of here!” (tout cela sans le moindre usage de drogue!), etc.) mais il m’apparait que beaucoup de ces choses que j’ai ressenti ou rêvé me viennent probablement des livres de PKD que j’ai lu, oublié et que mon subconscient a intégré. Fascinant!

Finalement, Je suis vivant et vous êtes morts m’a fait découvrir des facettes de PKD que je n’avais jamais imaginé. D’une part, j’ignorais que ses oeuvres contenaient autant d’éléments autobiographiques. C’est troublant. D’autre part, je ne pensait pas que l’aspect religieux y avait eu autant d’importance et d’influence. Mmmm… Tout cela me donne le goût de relire les livres de PKD (mais cette fois non pas en traduction mais dans la version originale). Quoiqu’il en soit, si vous n’êtes pas familier avec PKD, Je suis vivant et vous êtes morts vous le fera découvrir (mais gare aux “spoilers”). Et si vous êtes déjà un amateur, il vous le fera vraiment découvrir!

Outre l’oeuvre de PKD elle même, plusieurs ouvrages ont été écrit à son sujet. À part les Divine Invasions: A Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick (déjà mentionné plus haut), voici quelques suggestions de lectures que je peux vous (et me) faire (tous les liens sont vers Amazon.com): Tessa B. Dick: My Life on the Edge of Reality par Tessa B. Dick, Philip K. Dick: Remembering Firebright par Tessa B. Dick, Philip K. Dick and Philosophy: Do Androids Have Kindred Spirits? par D. E. Wittkower et, bien sûr, The Exegesis of Philip K. Dick par Philip K. Dick, Pamela Jackson & Jonathan Lethem. La version anglaise de Je suis vivant et vous êtes morts (I Am Alive and You Are Dead: A Journey into the Mind of Philip K. Dick par Emmanuel Carrère) mérite également d’être mentionnée (ne serait-ce que pour nos lecteurs anglophones).

Je suis vivant et vous êtes morts, par Emmanuel Carrère. Paris, Éditions du Seuil (Coll. Points, #258), 2012. 11 x 18 x 1.8 cm, 416 pg., 7,70 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-7578-3072-7.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Je suis vivant et vous êtes morts © Emmanuel Carrère et les Éditions du Seuil, 1993.

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Solde de livres des ABM


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Ne manquez pas cette semaine le
solde annuel de livres des Amis de la bibliothèque de Montréal qui a lieu du 27 avril au 5 mai, document.write(“”); de 13 h à 19 h, à l’Aréna Étienne-Desmarteau (3430, rue de Bellechase, Montréal) ! Plus de 90,000 livres et revues à petits prix ($0.50 pour revues, $1-$2 pour les livres) ! Quand les bibliothèques de Montréal font le ménage de leur livres, on s’arrange pour trouver à ces livres-là de toutes nouvelles familles qui en prendront soin. Venez faire votre part tout en contribuant à financer les activités dans les bibliothèques.

Tant qu’à être dans les annonces, n’oubliez pas de consulter la nouvelle section “Bibliothèque Numérique” du réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal…

Golden Week

Today is Showa Day, document.write(“”); marking the start of the Golden Week in Japan. Enjoy!
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Check
last year’s entry for more details….

Petite information syndicale

Je m’empresse de transmettre à mes collègues aide-bibliothécaires ces information (principalement sur les banques de congé et sur le choix de formule d’indexation du régime de retraite) qui pourront sans aucun doute leur être utile. Je suis désolé si je poste ce billet plutôt tardivement mais je suis pas mal occupé et il m’a fallut du temps pour rassembler ces information (et j’attend encore confirmation pour certains éléments).
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Les détails
après le saut de page:

Formule d’indexation de votre régime de retraite

Plusieurs personnes m’ont questionné sur la lettre qu’ils ont reçu du bureau des régimes de retraite et qui les avisait que, document.write(“”); suite de l’entente d’harmonisation des régimes de retraite, ils devaient faire un choix sur la formule d’indexation de la rente avant le 24 mai 2013.

Je me suis moi-même questionné sur ce choix, étant un peu perplexe de découvrir des disparités entre les chiffres que donnait la documentation fournis par le BRRM et ceux que le syndicat (SFMM) avait donné dans le Fonctionnaire Express du 2011-11-30 annonçant l’entente d’harmonisation.

Le SFMM a récemment mis en ligne des information qui clarifient beaucoup les choses (du moins pour moi; l’apparente disparité provenait du fait qu’il y a deux groupe de retraités: le groupe A (permanents avant le 1er mai 1983) et le groupe B (permanent à compter du 1er mai 1983), ayant des taux annuel d’indexation différents). Je vous conseil de jeter un coup d’oeil à ces information.

Le gens du groupe B doivent choisir entre l’ancienne méthode (indexation déterminée par la formule Indice Monétaire d’Inflation (IMI) – 3%) et la nouvelle (taux annuel d’indexation fixe de 1%).

Je ne peux pas faire de recommandation mais, pour ma part, je crois que l’ancienne méthode (si elle a été favorable par le passé) ne l’est plus depuis le début de la crise financière et risque fort de rester défavorable pour un avenir prévisible. La méthode d’indexation au taux annuel fixe de 1% me semble donc plus sûre.

Je vous rappelle que le formulaire doit être envoyé et reçu au BRRM avant le 24 mai 2013 et que ce choix est irrévocable!

Banques de congé

Ce sujet génère beaucoup de confusion et de nombreux collègues me posent des questions afin d’obtenir des précisions. Je dois avouer qu’il est difficile d’y voir clair dans tout ça et je vais donc faire mon possible pour tout expliquer.

Pour les cols-blancs auxiliaires:

Vacances

  • la banque se termine le dernier vendredi d’avril (26 avril 2013) et la nouvelle banque commence le samedi suivant (27 avril 2013)
  • les congés non utilisés seront payés dans les trente jours

Mobiles (Loi 128)

  • la banque se termine le dernier vendredi de mai (31 mai 2013) et la nouvelle banque commence le samedi suivant (1er juin 2013)
  • tout les congés mobiles doivent être utilisés sinon on les perd !

Maladies

  • la banque se termine le dernier vendredi de mai (31 mai 2013) et la nouvelle banque commence le samedi suivant (1er juin 2013)
  • les premières 21 heures de congés non utilisés sont converties en Mobile pour la banque suivante et le reste est payé avant le 1er août

Pour les cols-blancs permanents:

Toutes les banques de congé pour les cols-blancs permanents se terminent chaque année le 30 avril et les nouvelles banques commencent le 1er mai.

Vacances

  • “L’excédent de trois (3) semaines de vacances acquises par le fonctionnaire permanent (…) et non utilisé (…) peut être ajouté au 1er mai à la banque globale de temps [BGT] prévue au paragraphe 28.15.” (article 26.10 de la convention collective).
  • Pour obtenir ce transfert à la BGT, vous devez remplir le formulaire disponible uniquement sur l’intranet (en naviguant les menus > Finances: Centre de documentation: Paie: Formulaires: Transfert de solde au 30 avril 2013; ou avec ce lien intranet direct: http://servicesti/finances/vacances-cols-blancs-permanents/). Ce choix de transfert est irrévocable.
  • Si aucun choix de transfert n’est fait les heures excédantes seront automatiquement perdues !
  • Comme il est question ici de l’excédent de trois (3) semaines de vacances, on doit en déduire que les trois premières semaines de vacances doivent être absolument prises sinon on les perd. À noter que, selon l’article 26.02, les heures de vacances acquisent par le fonctionnaire permanent ayant entre 2 ans et 5 ans d’ancienneté, sont justement de trois semaines (105 heures). Les permanents avec moins de cinq (5) ans d’ancienneté n’ont donc AUCUN excédent de vacance transférable !
  • Donc, si vous avez moins de cinq ans d’ancienneté, vous devez prendre toutes vos vacances sinon vous les perdez.

Maladies

  • “Le solde du crédit d’heures en maladie acquis par le fonctionnaire permanent [en accord avec l’article 24.01b] (…) est, pour les premières vingt et une (21) heures, soit versé à la banque de vacances, soit versé à la globale de temps [BGT] prévue au paragraphe 28.15. Le reste peut (…) soit être ajouté, au 1er mai, au nombre d’heures de vacances de l’année en cours (…), soit être versé à la banque globale de temps (…), soit être remboursé par l’Employeur au plus tard le 30 juin (…).“ (article 24.07a de la convention collective).
  • Donc, les premières 21 heures du solde de maladies peuvent être soit
    1) transférées à la BGT (option) ou
    2) transférées en vacances (défaut)
  • Les heures restantes (s’il y a lieu) peuvent être soit
    1) transférées en vacances (option 1)
    2) transférées à la BGT (option 2) ou
    3) remboursées au plus tard le 30 juin (défaut)
  • “Le fonctionnaire permanent doit aviser l’Employeur, par écrit, au plus tard le 1er mai de chaque année“ (art. 24.07b) de son choix. Pour ce faire il doit absolument remplir en ligne les formulaires disponibles sur le site intranet des Finances (menu > Centre de documentation: Paie: Formulaires: Transfert de solde au 30 avril 2013). Auncun formulaire papier ne sera traité. De plus, ce choix est irrévocable.
  • Si aucun choix n’est fait, les premières 21 heures du solde de maladies seront automatiquement transférées en vacances, et la balance d’heures sera automatiquement payée.

Mobiles et Fériés

Ni la documentation reçu par les Ressources Humaines [RH], ni la convention collective, ne donnent de précision sur l’excédent éventuel de congés fériée.

De plus, il est précisé que les heures de congés mobile “ne peuvent être transportées à l’année suivante” (art. 27.01b). Ce qui voudrait dire que “les heures de congé mobile ne sont ni monnayables, ni reportables à une autre année et elles sont automatiquement perdues“ (selon l’aide-mémoire à l’intention du personnel col blanc permanent préparé par les RH).

Hors, la documentation et l’article de la convention mentionnés ci-haut, s’adressent au fonctionnaire permanent typique (qui travaille du lundi au vendredi). Les aides-bibliothécaires ont un horaire atypique qui, je crois, est couvert par l’article 27.04 (Remise de congés pour le fonctionnaire permanent travaillant régulièrement selon un système de rotation ou durant les fins de semaine), particulièrement par l’alinéa d):

  • “À défaut d’être pris avant le 30 avril d’une année, les heures de congé mobile et les jours fériés accumulés (…) sont ajoutés au crédit de vacances de l’année suivante (…).”
  • Les mobiles et les fériés non utilisés seraient donc transférable en vacances.
  • Toutefois, ceci reste à être confirmé soit par le syndicat ou les RH (quoique ma directrice syndicale me renvoi à mon administrateur ou aux RH sur ce sujet, et ceux-ci sont notoirement lent pour répondre à toutes questions de ce genre). Pour l’instant il serait sans doute plus prudent d’utiliser toutes les heures de mobiles et de fériés…

Je rappel aussi aux cols blancs permanents:

  • qu’il faut maintenir la balance des 1820 heures
  • que pour tout vos paiements de soldes (maladies ou vacances) vous avez deux options:
    1) recevoir en juin le montant payable MOINS les déductions d’impôt et autres retenues à la source (option par défaut si aucune demande n’est faite à la Paie institutionnelle)
  • 2) transférer le montant payable (moins les déductions obligatoires à la RRQ) dans un REER (Caisse du Réseau municipal, SSQ, La Capital, Banque Laurentienne ou au Fonds de solidarité des travailleurs du Québec de la FTQ). La date limite pour compléter la demande est le 26 avril 2013. Ce choix est irrévocable.

Finalement (en bonus pour les courageux qui ont lu ce billet jusqu’ici), j’ai lu sur SIMON une offre d’emploi qui m’a choqué: l’arrondissement de St-Léonard offre des postes ÉTUDIANTS d’aide-bibliothécaire au salaire minimum ($10.51 / hr)! On me dit qu’il y a des ententes pour permettre ce genre de chose durant l’été, mais, considérant que beaucoup d’aide-bibliothécaire auxiliaires ont de la difficulté à travailler un nombre d’heures décents, et que, à un tel salaire, l’employeur favorisera certainement les employés qui lui coûte le moins cher, je trouve cette situation intolérable. Je me demande même si cela est “légal” en vertu de notre convention. Ça serait à voir…

Aussi, considérant que par les années passées j’ai toujours reçu mon échelon en février et la rétro-activité en mars, je me demande si c’est normal que je n’ai pas reçu encore le paiement de la rétro. Est-ce que quelqu’un sait ce qu’il en est?

Considérant tout le trouble qu’on a à trouver, interpréter ou comprendre l’information sur des sujets tels qu’abordé dans ce billet, je propose de donner à l’employeur la devise suivante: “Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué” !

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References Manga

Cela faisait un bon bout de temps qu’il n’y avait pas eut de livres de référence sur le manga de publié (à part la pléthore de livres sur comment dessiner dans le style manga!). Toutefois, document.write(“”); je viens de prendre connaissance de la publication récente de deux de ces références. Je ferai tout mon possible pour les commenter dès que je les aurai trouvé (le réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal devrait en faire l’acquisition bientôt) et consulté. Cela s’ajoutera à ma série de commentaires que j’avais intitulé “Anime & Manga Reference Desk” (ainsi qu’à la liste “Essential anime & manga references” que je n’ai malheureusement pas mise à jour depuis longtemps) et que j’avais publié dans Protoculture Addicts (je planifie d’ailleurs de reprendre ici, en français, cette série de commentaires bibliographiques).
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La première de ces réréfences nous viens des éditions Kazé (qui avaient publié les deux éditions du Guide Phénix) sous la supervision de Sébastien Kimbergt (journaliste du magazine Animeland). Intitulé Le Meilleur du Manga: Édition 2013 (Les conseils des pros pour s’y retrouver dans la masse !), ce guide a pour objectif d’orienter le lecteur et de l’aider à choisir les meilleurs manga à travers la très grande quantité de titres disponibles. Pour ce faire, le guide a compilé les top 5 d’une centaine de professionnels du livre et du divertissement, tirant leur sélection parmi les 550 titres publiés en France entre septembre 2011 et août 2012, afin de produire un top 20 des ouvrages les plus populaires et unanimement célébrés. On y trouvera également “des guides de lecture thématiques, des trucs et astuces pour choisir une nouvelle série à lire, mais également des articles de fond, des infos amusantes et deux interviews de mangakas : Rei TOMA, l’auteure de l’Arcane de L’Aube et Kaoru MORI l’auteure de Bride Stories”. L’ouvrage de 192 pages, qui se vend pour 7,95€ ($13.95 Cdn), est disponible dans les librairies depuis le 23 janvier 2013, en France, et depuis mars au Québec. (Source: Animeland)

La seconde référence est un peu moins récente. Manga: Les 120 incontournables; La mangathèque idéale, écrit par Olivier Richard et publié par 12 Bis, nous offre une sélection subjective de 120 titres de manga jugés incontournables, présenté alphabétiquement, divisé selon les catégories d’âges habituelles (shônen, seinen, shôjô et josei). Chacune des notices, en plus des information bibliographiques, offre un résumé de l’histoire et un commentaire critique. Animeland nous apprend également que l’ouvrage ne comporte AUCUNE illustration. Parus en novembre 2012, l’ouvrage (10×15 cm, ISBN : 978-2-35648-451-2) de 300 pages se vend pour 9.90 € ($17.95 Cdn) et est disponible au Québec depuis janvier 2013.

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Press Review (2013-04-15)

April already. Still tired and a little depressed for no real reasons other than probably the end of winter blah. Still got mice problem: the cats got a tiny one on the first floor (they’re spreading and reproducing! But it seems that cats are the best countermeasure). Winter came back for a last hurrah and we got snow again last friday. They were forecasting fifteen centimetres but we probably got no more than five on the ground. Very wet snow. And it melted completely within two days. And I have a damn cold again.
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Besides the deaths of Roger Ebert and Margaret Thatcher, document.write(“”); or the sabre rattling of North Korea (trying to bully the West into getting more aid again; when you comply to taxing you just show that you’re weak; they should give them a good lesson for once and for all), it was a very quiet couple of weeks in the news. Have a look on the links
after the jump:


Anime & Manga related, Japan, Popular Culture

Apple, apps and mobile devices news

Books, Digital Edition & Library

Economy, Environment & International/U.S. Politics

Health, home & garden

Local News & National Politics

Media, Culture, & Society

Sciences & History

Technology, Gadgets & Internet

Union stuff & Montreal’s libraries

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So you know your alcohol

I am an amateur of fine Japanese alcohol. I am just beginning so I’ve tasted a few, document.write(“”); but not too many. I like sake, but not all sake are equal. So far, the best I’ve tasted was brought to me from Japan by a friend and I couldn’t read the label, so it would be hard to tell what brand it was. The Société des alcools du Québec (SAQ) offers a few brand of sake, most of them rather average.
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For a while, I’ve been looking for some
Sh?ch?, a Japanese alcohol distilled from grain, mostly barley. I am just curious to taste it, but so far the SAQ has just one brand and it is pretty expensive (it’s Premium Rice Sh?ch?), not to mention located only in a few stores not easily accessible for me. I am patient, so I’m sure I’ll find it eventually. I might be able to find some at Miyamoto (if I can find the time to go there, it’s near metro Vendome).

Last week, I went to the SAQ to get some sake, any brand, preferably cheap. In such circumstances, my preference goes to the Hakutsuru. It’s an old classic at the SAQ. It doesn’t taste much, but for a 720 ml it’s really cheap at $11.15. Because, sometimes, you don’t want to taste the best, you just want some damn sake without spending too much. Unfortunately, I visited two stores and both were out of it, and in the case of the second store, out of any sake. Sad.

The lady at the store suggested me an alternative. “Try this,” she said. “It’s similar to sake, but it is Korean”. It was cheap enough ($6.00 for 375 ml), so I said “wine not”. However, since it was called Soju (in fact, Jinro Chamisul Soju — my bottle was slightly different from the illustration), I was doubtful it would taste like sake. First, it had 20.1 % of alcohol while sake usually goes around 15%. A higher percentage indicate the alcohol is distilled and sake is brewed. Soju (note the similarity of the name to Sh?ch?) is in fact an alcohol distilled from grain (usually rice, but also potatoes, wheat, or barley — but here the bottle just says “grain”). Tonight, I tasted it and it was tasting definitely more like vodka (not surprisingly, the Russian or Polish alcohol distilled from grain or potatoes) than sake.

However, the experience is not wasted since Soju is similar to Sh?ch? (or Shocchu, like it is spelled on the SAQ’s web site), it gives me an idea of that Sh?ch? would taste. I’m not disappointed, since I am already an amateur of vodka. It also taught me that the SAQ people don’t know shit about their alcohol.

[ Traduire, si vous osez ]

Hitler de Shigeru Mizuki

“Mizuki pose une question aujourd’hui encore sans réponse : qui était Hitler ? Pour résoudre cet effrayant mystère, document.write(“”); il convoque les avatars du Führer : l’étudiant famélique, le caporal bavarois, l’agitateur politique, le chancelier du Reich, le chef de guerre. De la synthèse de ces images multiples et contradictoires naît un personnage rusé et naïf, cabotin et cruel, inquiétant et ridicule, silhouette dérisoire qui rit, sifflote, enrage, pleure et répète : «Mon empire durera mille ans.»”
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“Son expression se concentre dans ses moustaches et surtout un regard, tour à tour hypnotique comme celui de Mabuse ou mouillé comme celui d’un chien battu. Pour décor, le mangaka use de photos d’archives, qui soulignent la froide réalité de la tragédie mais aussi créent l’ambiance expressionniste et angoissante d’une Allemagne hantée, où rôde la Mort montée sur son cheval pâle.”

“Claire et didactique, cette biographie déroule les étapes d’une catastrophe implacable, rythmée par le bruit des bottes. Si elle reproduit parfois la légende hitlérienne, noire ou dorée, elle évite de diaboliser son sujet, qui demeure humain, trop humain. Terré dans son bunker, l’artiste frustré meurt dans l’écroulement de son oeuvre, le Reich de mille ans. Il n’est plus qu’un cadavre anonyme parmi des millions d’autres. Le charnier de l’Histoire engloutit les victimes et leurs bourreaux. Et les ruines de Berlin évoquent celles de Hiroshima ou Nagasaki. La folie de Hitler est celle d’un homme, de tous les hommes”. [ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Shigeru Mizuki est un de ces mangaka de la vieille génération (comme les Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) qui racontent des histoires relativement simple dans un style plutôt grossier et parfois caricatural. Né en 1922, il démontra tôt un talent artistique prometteur mais la 2e guerre mondiale ne lui donna pas la chance de faire carrière. Conscrit en 1943, il se retrouve en Papouasie-Nouvelle-Guinée où il vit l’horreur (malade, il survit de peu au massacre de son unité) et est grièvement blessé lors d’un bombardement allié à Rabaul en 1944. Amputé du bras gauche, il réapprend à dessiné de la main droite et, entre autres petits boulots variés, travaille comme artiste et conteur de kami-shibai (récit agrémenté de cartons illustrés qui est présenté par un conteur de rue). Il en vient aux manga sur le tard, avec la publication de Rocket Man en 1957. Il publie d’abord surtout pour le marché du Kashibonya (livres en locations à bas prix) puis joint le magazine Garo à ses débuts en 1964. Mizuki est “avant tout un créateur d’histoires de fantômes” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 15) et est surtout connu pour sa série d’histoire de Kitaro (Hakaba Kitaro [Kitaro du cimetière] et Ge ge ge no Kitaro [Kitaro le repoussant] sérialisés dans la magazine hebdomadaire Shônen de 1965 à 1969) ainsi que de nombreux autres récits d’horreur et d’épouvante inspirés des yokai (monstres) du folklore traditionnel japonais. Écrivait-il ce genre d’histoires parce qu’il était hanté par toutes ces morts dont il fut le témoins durant la guerre?

Avec les années ’70 il est finalement prêt à aborder directement un autre genre d’horreur: celle qu’il a vécut durant la guerre. En 1971, il prépublie Gekiga Hitler (??????? / Hitler: une biographie) dans le magazine hebdomadaire seinen Manga Sunday des éditions Jitsugyô no Nihonsha (qui le compilera ensuite en un seul volume en 1972). Cet ouvrage est pour lui une sorte de “projet pédagogique qui vise à lutter contre la propagande [c’est à dire la vision révisionniste des nationalistes japonais, nostalgiques du militarisme impérial] et l’ignorance” (Hitler, introduction, p. 8). C’est à la fois une introspection personnelle, où il cherche à comprendre ce qui lui est arrivé pendant la guerre, et une façon d’offrir à ses lecteurs des éléments de réflexion sur un sujet que la plupart des gens préfèreraient garder sous silence. En 1973, il poursuit cette recherche avec la publication de Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths / Opération Mort), un “récit antimilitariste qui dénonce le sacrifice aveugle et vain” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) des soldats et directement basé sur sa propre expérience en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Opération Mort lui ayant donné un goût pour l’autobiographie, il publie donc Nonnonb? to ore (lit. “Mémé et moi” / NonNonBâ) en 1977. Il y fait un retour sur son enfance et explique comment il a découvert, à travers les récits d’une vieille femme, tout le “bestiaire” surnaturel traditionnel des japonais. Il poursuit en 1988 avec Comic Showa-Shi, une histoire du Japon en manga traitant de l’ère Showa (1926-1989) en huit volumes. Finalement, en 2006, il débute une nouvelle série où il s’attaque à une véritable autobiographie: Mizuki Shigeru Den (La vie de Mizuki). Son style et ses récits humains, exprimant un profond respect pour toute forme de vie, font de lui “l’un des précurseur du mouvement gekiga des années ’60, qui visait à introduire un dessin plus réaliste” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). Sur le mouvement gekiga, je vous réfère à mon commentaire sur A Drifting Life par Yoshihiro Tatsumi (en anglais; pour d’autres références en anglais vous pouvez consulter la notice d’ANN sur Mizuki ainsi que l’épisode CVI de “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” consacré à Mizuki).


Shigeru Mizuki fait partie de ces auteurs dont l’étrange style mi-réaliste, mi-caricatural et les récits plus propices à la réflexion qu’au divertissement rendent plutôt impopulaire en occident. Ces auteurs (dont Shin’ichi Abe, Seiichi Hayashi, Susumu Katsumata, Shôhei Kusunoki, Imiri Sakabashira, Oji Suzuki, Yoshihiro Tatsumi — plusieurs sont d’ailleurs passé par le magazine Garo) seraient probablement restés de parfait inconnus si ce n’est du travail de quelques éditeurs qui n’hésitent pas à prendre des risques pour nous les faire connaître. Du côté anglophone on peut citer Drawn & Quarterly, un éditeur montréalais qui a publié plusieurs titres de Mizuki et de Tatsumi. Du côté français, il y a l’incontournable Éditions Cornélius (leur site étant en flash il n’y a malheureusement pas de lien direct vers leur catalogue, mais ils ont publié une dizaine de titres de Mizuki: NonNonBâ (2006), 3, rue des Mystères vol. 1-2 (2006-09), Kitaro vol. 1-10 (2007-11), Opération Mort (2008), Micmac aux enfers (2010), Mon copain le kappa (2010), Kappa et compagnie (2010), La mort, kappa et moi (2011), Hitler (2011) et Vie de Mizuki vol. 1 (2012)).

Sur Hitler de Shigeru Mizuki, il est difficile d’en rajouter sur ce que dit le texte du rabat intérieur de couverture (cité en début d’article). Une biographie d’Adolf Hitler demeure encore aujourd’hui un sujet très sensible, rarement abordé en bande-dessinée (cela nous rappel bien sûr le Maus d’Art Spiegelman ou L’Histoire des 3 Adolf d’Osamu Tezuka; il existe également une adaptation de Mein Kampf en manga, que je n’ai pas encore lu mais que j’aimerais bien éventuellement commenter). Mizuki nous présente le personnage d’une façon très objective mais désamorce la possible controverse en lui donnant une apparence caricatural. Le style de Mizuki offre d’ailleurs un “contraste entre des personnages sommaires et des décors minutieux” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 47), contraste frappant qu’il accentue en reproduisant des photos d’époque pour illustrer ses arrières-plans (contraste que Paul Gravett note comme étant l’une des caractéristiques du gekiga; Manga: Sixty Years of Japanese Comics, ch. 04, p. 49).

Le récit d’Hitler est intéressant, facile à lire. Ce n’est certes pas une biographie exhaustive et il ne résous pas tout à fait le débat sur qui était vraiment Hitler (un monstre? un fou? un homme ordinaire qui a fait ce qu’il croyait nécessaire? C’est au lecteur d’en juger). Toutefois, ce que nous offre ici Mizuki (un auteur maintes fois récompensé — entre autres à Angoulème pour NonNonBâ en 2007 et pour Opération Mort en 2009), c’est une leçon d’histoire excellente et toujours pertinente qu’un manga a plus de chance de transmettre à la jeune génération (tout au moins celle des années ’70, à qui ce manga était destiné) qu’un cours magistral. À lire certainement.

Hitler, par Shigeru MIZUKI. Paris, Éditions Cornélius (Coll. Pierre), 2011. 17 x 24 x 3 cm, 296 pg., 25,50 € / $47.50 Can. Sens de lecture japonais. ISBN: 978-2-36081-022-2. Recommandé pour jeune adulte (16+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Hitler © Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. All rights reserved. Édition française © Cornélius 2011.

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(Don’t) Trust

Don’t trust any news you read on the internet today.
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(Including this one)

(Non) Credo

Depuis mon plus jeune âge je me suis toujours penché sur le sujet des religions (et c’est sans doute pour ça que j’ai depuis un mal de dos chronique). Dès l’âge de sept ou huit ans, document.write(“”); j’ai remis en question l’enseignement religieux reçu à l’école et j’étais réticent à aller à l’église. Toutefois, ce n’est que plus tard, dans l’adolescence, que je me suis vraiment intéressé à la philosophie des religions (sans vraiment savoir ce que c’était au départ).
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Avant d’en venir à la conclusion que la religion est une question vide de sens produite par notre nature même d’être humain insécure — mais que c’est toutefois un mal nécessaire et qu’il faut accepter et respecter l’opinion d’autrui tant que celui-ci respecte celle des autres et préserve la dignité humaine — j’ai longtemps cherché une voie de remplacement.

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Je me suis bien sûr intéressé à toutes sortes de théorie farfelues. Il y a eut, entre autres, celle que je pourrais appeler “hydrogènisme” et qui vouait un culte à la molécule d’hydrogène car elle seule était présente à l’origine de l’univers et est véritablement omniprésente en nous et partout.

Il y a aussi toute la question du nombre d’or, connu dès l’antiquité comme la proportion d’Euclide mais qui fut mis en évidence au Moyen-Âge par Fibonacci et sa suite de nombre, qui laisse entrevoir une organisation exceptionnelle et inexpliquée de l’univers et suggère l’existence d’un Grand Architecte, créateur du cosmos. Si cela pouvait expliquer l’un des éléments dont la science avait le plus de difficulté à donner du sens (du moins pour l’instant), le big bang qui donna naissance à l’univers, j’étais prêt à en considérer la possibilité pour un moment d’autant plus que cela semblait exclure l’idée ridicule de l’existence d’une entité anthropomorphe intervenant sans cesse dans nos vies telles que le concevaient les religions gréco-romaine ou judéo-chrétienne.

De toute les religions, j’ai toujours eu un certain respect pour les cultes multimillénaires qui ont survécu jusqu’à nos jours (incluant à la rigueur certains aspects des religions judéochrétiennes, de l’hindouisme ou de l’Islam) mais surtout pour les croyances animistes (shintô, croyances amérindiennes, etc.). Et j’ai aussi voué un certain intérêt envers ces philosophies qui sont souvent élevées en pseudo-religion (particulièrement le bouddhisme). Toutefois j’abhorre les religions organisées (et encore plus les sectes) qui exploitent les masses et mettent trop d’emphase sur les démonstration ostentatoires (en annonçant leur couleur avec des objets décoratifs ou vestimentaires tel que pendantifs, chapeaux, costumes, coiffures, etc., ou s’adonnent à de complexes cérémonies).

Parmi la religion chrétienne, la plus tolérable est sans aucun doute le protestantisme (et ses multiples variantes) qui, par ses réformes constantes, s’est le mieux adapté au mode de vie moderne et demeure donc plus respectueux de l’individualisme (femmes ordonnées, acceptation de l’homosexualité, marriage des prêtres, etc.). Les plus odieuses des religions sont toutes les formes d’orthodoxies et de fondamentalismes, qu’elles soient évangélistes d’extrème droite, zélotes, talibans, hassidiques, etc. Toutes ces religions caractérisées par un dogme rigide qui gouvernent implacablement la vie des croyants dans tous ses aspects, leur refusant toute individualité.

Toute cette quête et cette analyse introspective ne pouvait aboutir que vers l’athéisme (la négation de toute foi) ou l’agnosticisme (l’indifférence ou même l’impossibilité de se prononcer sur l’existence ou non du divin). Prudent, j’ai généralement plus penché vers ce dernier, mais au début j’ai aussi beaucoup considéré le premier et cela m’a mené sur le chemin dangereux de l’intolérance.

En effet, comme beaucoup j’ai pensé “qu’il faut être bien idiot pour croire à toutes ces âneries, et bien faible pour nécessiter de telles béquilles morales ou intellectuelles”. Toutefois, une telle attitude, quand l’on raille sans cesse le croyant, tournant en dérision sa foi profonde dans le divin ou envers ses institutions (on rencontre beaucoup cette attitude navrante sur l’internet, sur Facebook entre autres, avec des pages comme Atheist EDU, Working class atheists ou The Proud Atheist), n’est certes pas la meilleure façon de se faire ou de conserver des amitiés. Il faut être prudent dans nos conversations publiques, car on ne sait jamais vraiment quelles sont les croyances profondes de nos interlocuteurs (j’avais la méchante habitude d’assumer que mes interlocuteurs, étant des gens que je considérais brillants, étaient soit athées ou agnostiques).

J’ai ainsi perdu plusieurs amis, chassé par le martèlement incessant de mon intolérance. J’ai peu à peu réalisé que cette attitude faisait de moi un méchant crétin, particulièrement quand un ami, que je respectais beaucoup, est devenu prêtre. J’ai donc appris à mettre de l’eau dans mon vin et à respecter l’opinion des autres. Ce n’est pas parce qu’on est en désaccord qu’il faut être désagréable et blessant. On a beau penser que leur position est ridicule, le mieux est de se taire. Bien sûr, souvent les religions ne se gêneront pas pour insensiblement imposer leurs opinions aux autres mais (et je dois sans doute cela à mon éducation catholique) je crois que si on s’abaisse à leur niveau on ne vaut pas plus qu’eux. Il faut toujours chercher à comprendre et à respecter l’autre.

J’en suis donc venu à développer ce que j’appelle les trois tenants du respect religieux: tu ne discutera que rarement de religion, tu respectera l’ultime commandement (“ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent”; en fait, ça résume les dix commandements) et tu n’exercera ton culte qu’en privé (le principe du caput-domus-templum: dans ta tête, dans ta maison et dans ton temple). Si tu respecte ça, tu n’embêtera probablement jamais personne. Toutefois, il ne faut jamais exclure une bonne et saine discussion (comme ici) et se laisser le droit à l’humour (mais attention certains groupes n’entendent pas à rire sur ce sujet).

Cela nous amène à la question de la séparation de la morale et de la religion. L’histoire des religions nous apprends et nous fait comprendre comment les religions sont nés et ont évolués. La croyance religieuse est avant tout une quête de sens, de savoir. Pourquoi moi? Pourquoi l’univers? Et toute la relation qu’il y a entre les deux. Un gouffre incommensurable, indicible, sépare ces deux espaces (le moi et le tout) et il doit être comblé d’une façon ou d’une autre par une explication rationnelle ou mystique, un mythe fondateur, un pont qui a pour seul but de rassurer notre psyché.

Si tel est le fondement de la religion, l’origine des préceptes religieux (doctrine ou dogme) est, quant à elle, beaucoup plus pragmatique. Elle émane de deux sources: l’une morale et l’autre utilitaire. Dans une société simple, où le savoir n’est pas accessible à tous, il est important d’établir des règles claires pour s’assurer de la sécurité, de la survie tant de l’individu que du groupe: des règles qui régissent la relation entre l’individu et son environnement (des règles d’hygiène par exemple: ne pas manger certains types de nourritures dans un climat chaud, manger d’une main et se torcher de l’autre, etc.) et des règles qui gouvernent les relations entre les membres du groupe (bonne conduite, moeurs, éthique, lois comme le décalogue ou le code d’Hammourabi ou la loi salique). Pour bien fonctionner, toute société, qu’elle soit religieuse ou séculaire, doit avoir un fondement morale qui est de nature philosophique. La morale religieuse découle nécessairement de la philosophie morale. Toutefois, les choses se sont compliquées le jour où le pouvoir politique a mis à contribution la morale pour des fins de contrôle (marquant souvent et étrangement le passage d’une société matriarcale à une société patriarcale). Et le dogme était né. Pour éviter les abus du pouvoir, il est important de conserver un séparation entre ce qui est strictement morale (l’État en quelque sorte) et la religion (l’Église).

C’est bien beau tout ça et on a beau rejeter l’irrationnel (et le bébé avec l’eau du bain parfois), on en vient toujours à croire en quelques choses au fonds de nous même. Que ce soit de petites superstitions, du spiritisme, le culte des ancêtres, ou qu’on se dise ”moi je ne crois qu’en l’Homme” (quelle erreur: l’Homme est une créature des plus bêtes et méchantes, qui ne mérite pas l’espace qu’il occupe sur cette planète) ou ”moi je ne crois qu’en la Science”, on croit quand même toujours en quelque chose. D’une façon un peu similaire au polythéisme agglutinant des romains (plus tard transposé dans le culte des saints), la tendance actuelle semble être au syncrétisme.

Je m’en suis déjà moqué, mais c’est une pratique courante et, ma foi, très justifiée. Les catholiques appelle ça de la religion de cafétéria, puisqu’on choisi et croit ce qui nous plait le plus soit à l’intérieur des préceptes chrétiens, soit dans l’ensemble des religions du Monde. Des fois, j’ai l’impression de pousser ce principe à l’extrême. Je crois un peu de tout (dans une nonchalance influencée par l’agnosticisme, avec une morale un peu catholique de gauche et plutôt bouddhiste, et une forte allégeance à la Science). Croyant un peu plus une chose le matin, un peu plus une autre le soir, selon mes humeurs.

La croyance au goût du jour ces derniers temps est ce que j’appelle “l’Athénæisme,” en référence à la déesse grecque Athéna (particulièrement Pallas Athéna, “déesse de la sagesse, protectrice des sciences et des arts”). Son temple est l’Athenæum. Le terme acquit un sens plus large avec une école établit par Hadrien vers 135 A.D. pour faire la promotion des études littéraires et scientifiques et qu’il nomma ainsi en l’honneur d’Athènes, ville grecque alors considérée comme le siège du raffinement intellectuel. Elle était composé d’un amphithéâtre (auditorium), pour les conférences, ainsi que d’une bibliothèque et devint la première université de Rome au IVe siècle. Depuis, le terme “athenæum” désigne toute institution consacré à la promotion du Savoir ou un édifice contenant une salle de lecture ou une bibliothèque. De nos jours le nom est utilisé pour de nombreuses publications académiques, des clubs ou des sociétés consacrés à la promotion du Savoir, des centres culturels, des bibliothèques, des musées, des théâtres, des écoles et même des hôtels.

Vous l’aurez sans doute deviné, il s’agit ici du culte du Savoir. Et la bibliothèque est son temple. Le temple du Savoir humain (je dirais même: du Savoir Universel, mais ce serait sans doute exagéré et attacherait à l’idée une aura de mysticisme non nécessaire). Bien sûr, chaque bibliothèque ne contient qu’une partie infime de ce Savoir, qu’une toute petite pièce du puzzle. Il appartient à chaque individu d’assembler le plus grand nombre possible de ces pièces. (Comme tout temple, la bibliothèque demande le respect. Respect des lieux, respect des autres. Mais aller donc expliquer ça à une troupe d’enfant turbulents qui n’y voit qu’une salle de jeu, pleine de papier inutile!)

Est-ce une philosophie? Est-ce une religion? Si on y attache un peu de mysticisme on peut voir le divin dans le Savoir mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Il s’agit surtout d’une façon de voir le monde, d’une discipline de questionnement et d’une réflexion sur notre relation avec l’Univers. Chercher à comprendre ce que nous sommes, ce qu’est l’Univers et définir tout ce qu’il y a entre les deux. On peut aussi y ajouter une touche Dickienne, et se demander si l’Univers est réel ou si il est illusoire. Est-il multiple ou simple? (Mais là on tomberait un peu dans le Gnosticisme…)

Tout cela peut paraitre compliqué mais en fait c’est très simple: cette philosophie (ou religion) n’a que deux règles: l’Ultime Commandement (mentionné plus haut) et le devoir de sans cesse s’améliorer, se perfectionner. Approfondir la connaissance de soi et surtout la connaissance de l’Autre. Car l’ignorance est la mère de tout les maux (comme le disait si bien Rabelais).

Ainsi s’achève cette réflexion pascale.

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Press Review (2013-03-31)

The most boring week spent in the worse way possible: expecting something to happen. Of course, document.write(“”); nothing happened! I was hoping to get some results from my little job hunting, but I guess I’ll stay in this hell’s pit for a little while. At least I’ve received my income tax returns and got my annual haircut (for that I tried a local italian barber for the first time). Buona Pasqua tutti!
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For a little action, check the few links I gathered this week
after the jump:


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Non Sequitur (2013-03-05)
Zits (2013-03-05)
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TV Japan in Montreal at last!

A quick post on Coco Montreal‘s Facebook page brought to my attention that TV Japan (which offers mostly NHK programming) is now available in Montreal through Bell Fibe TV (although Bell own web page doesn’t mention anything about this yet).
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TV japan’s
press release mentioned by Coco Montreal (in Japanese), document.write(“”); also point to a free preview available from March 21st to April 18th.

Some of NHK programming (mostly news and documentaries) are already available in English through NHK World, which can be watched here for free online or via an iOS app.

However, more NHK programming (in Japanese) is now available from TV Japan, a channel owned by NHK Cosmomedia America, Inc. It offers “24 hours Japanese broadcasting everywhere in North America.” Their website also says that it “broadcasts many of its live news programs with English translation as a secondary audio service or with English crawl. An additional few select programs are provided in English or with English subtitle”. We also learn that it is “available in North America through DISH Network satellite service (US only), select Cable Systems [Rogers in Ontario, BC and Alberta] and IPTV Systems [Bell Fibe TV in Quebec, BC, AB, MB and ON] as a premium channel [meaning at the hefty price of $20 per month]”.

It offers a great variety of programming: news, drama, documentary, sports and even anime (although it’s limited to Anpanman, Chibi Maruko Chan, Doraemon, Detective Conan and One Piece).

It make me wish that I was with Bell Fibe TV, but lets hope that Videotron will have the brilliant idea to add it to its international lineup on their new Illico Digital TV (they did promised more channel as I recall — although they just added AMC which is already a good news).

Press Review (2013-03-26)

Not much happened in the last couple of weeks: A few activities on the union side (inflating even more my disillusions about democracy), document.write(“”); a little job hunting (I’m looking to move to a better position, geographically) and a last hurrah of the winter with a storm that gave us nearly twenty centimetres of snow last week. However, spring is coming out stronger each day.
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I just finished reading
Hitler, a manga by Shigeru Mizuki, and now I am reading Mari Yamazaki’s Thermae Romae (an hilarious manga that was adapted into both an anime and a live-action movie) as well as Je suis vivant et vous êtes morts [I am alive but you’re dead] a novelized biography of Philip K. Dick by French author Emmanuel Carrère. All quite interesting and I’ll try to comment on them as soon as possible (considering how busy I am, it’ll probably take months).

On TV, I just finished watching the (Brit, of course) series Mr Selfridge and Ripper Street. I am currently following (or catching up on) Ben Hur (the 2010 movie for TV remake, ideal viewing choice for the week leading to Easter!), Murdoch Mysteries and Vikings (while still watching the usual Elementary, Hawaiï Five-O, Mentalist, NCIS, Vampire Diaries and Walking Dead — it’s funny to note that those are the only shows with contemporary setting that I watch). Not to forget that Bomb Girls, The Borgia, Continuum, Doctor Who, Game of Thrones and Mad Men will resume imminently. I’m wondering where I find time to sleep.

Not much news-wise either. A new Pope was elected (as if it would change anything) and, for the rest, here’s a few links after the jump:


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Unshelved (2013-03-21)

Unshelved (2013-03-23, originally appeared on 2003/04/22)

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Press Review (2013-03-12)

Domestic log: We’ve just started Daylight Saving Time. Spring is obviously coming in a week as we are getting warmer temperature and rain to make the snow melt. I’m not complaining. I feel much better that way, document.write(“”); although the view of all those bare trees is still depressing. I can’t wait to see some green. Last week was the spring break for local elementary and high schools so the library was hellishly busy. Seeing all those poster-children for vasectomy sure makes you rethink your career plans. I am really desperate to move out of this library for a less dysfunctional one in order to save my sanity! I also heard the shocking news of the death of Toren Smith, a manga translation pioneer that played a key role in importing our favourite books this side of the Pacific. I barely knew him, having met only half a dozen times, mostly in the nineties. However my wife knew him much better than me. We’ve spent a sad evening remembering him as my wife was telling me a few interesting anecdotes about him.
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As for the press review, the last couple of weeks were poor in big news. The
winners of the Japanese Academy Awards were announced and the Conclave to elect the new Pope has just begun. You will find links to more news (including my favourite library humour) after the jump:


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Dilbert (2013/02/14)

Pooch Cafe (2013/02/14)

Unshelved (2013/02/27)

Unshelved (2013/02/28)

Unshelved (2013/03/02 — originally appeared on 4/15/2003)

Unshelved (2013/03/11)

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Toren Smith (1960-2013)

This week, document.write(“”); I was aghast to learn (via Anime News Network and James Hudnall) that one of the founding pillar of the manga industry in North America had passed away. Toren Smith was probably the first to go to Japan in order to negotiate publishing rights for manga titles, translate them into English (working with his friend David Lewis, later known as Dana Lewis, whom he met in Japan) and team up with American comics companies (like Viz, Eclipse and Dark Horse) to publish them — for that purpose he created Studio Proteus and thus kickstarted the manga industry in North America. For this we should all be immensely grateful and indebted to him.
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I met Toren for the first time in August 1989 at the San Diego Comic Convention, where my friend Alain Dubreuil and I interviewed him for Protoculture Addicts, and I kept seeing him in several other conventions after that. However, my wife knew him quite well. Married twice (mostly to the artist Tomoko Saito), he led a full and interesting life. He was an enthusiastic and multitalented individual, a shrewd businessman (he didn’t talked much about it but a good part of his income came from translating hentai manga, most of them published through Fantagraphics‘ imprint MangErotica) and a great guy. He brought us so many excellent manga, gave us (with Adam Warren) the Dirty Pair comics and even had a cameo appearance in the anime Gunbuster (at first I thought he had seriously pissed off Gainax people, because when someone put you in their animation only to kill you off it’s usually not out of love, but I later learned that it was meant as an expression of great respect and friendship).

Toren Smith died on Monday March 4th 2013 at age 52 (way too young) and the cause of his death has not been made public. My wife and I want to express our most sincere condolences to Toren’s family, friends and fans. Requiescat in pace Smith Toren!

Many members of the anime and manga community commented on his passing (Japanator, Right Stuf, The Fandom Post, All Day Comics, Gilles Poitras, The Mike Toole Show and I’m sure you can find more on Google), but if you have to read only one piece about Toren I suggest you check the obituary by Jonathan Clements.

For my part, as a tribute to Toren Smith’s life and career, I would like to offer you the interview we made with him and published in Protoculture Addicts #7 (pages 21-24) in the Spring 1990. Read the interview after the jump:

An Interview with Toren Smith

PA: Tell us about your background in Japanese animation: what are the series that marked your youth and how did you get so hooked to this japanimation thing?

TS: When I was a kid there were only two Japanese animation on TV, at least where I lived. Interesting enough, I liked them both. I didn’t like much else that was on TV, but I remember liking both of the shows. One of them was Kimba the White Lion, one of [Osamu] Tezuka’s works, and the other one was a show called Marine Boy, based on a Japanese show called Marine Kid which is really minor and obscure. Most of the Japanese people I talked to just never heard of it, even Japanese animation fans; but we have to remember there have been 500 animation series in Japan for the past 20 years, so it’s hard to remember them all. So that’s pretty much what I remember of when I was a kid. I remember liking Kimba quite a bit. I would actually hurry home from school so I could watch that one.

As far as getting turned on more recent stuff, what happened was that I moved from Calgary to California. I was living with a friend of mine in North California and she was a very popular SF/Fantasy artist. One of her fans came up to visit her and said, “have you ever seen Japanese animation? You got to see it, it’s great!” So we went to his grandmother’s house where he was staying and watched Japanese animation. He showed us Cagliostro Castle, the [Hayao] Miyazaki Lupin film. It was subtitled in English. We were all just completely blown away by that. He also showed us Phoenix 2772, the Australian dubbed version which didn’t impressed us as much but was still pretty good. When we came back the next week-end, he showed us Crusher Joe, some episodes of Urusei Yatsura and a couple of other things like that. My friend and I were completely astonished to find out that this stuff existed since we had never heard of it. And he told us about the C/FO [Cartoon/Fantasy Organization].

The person who did all this was James Hudnall, who of course is now writing for Marvel Comics. He does Alpha Flight, Strike Force Morituri and recently did Luthor for DC. It’s kind of interesting that he was the one who started us all on it. So, it’s pretty much how I got into it. And then from there, of course, I got interested in the manga itself.

PA: What were your first involvements with the animation fandom in this country?

TS: What happened was, James Hudnall decided he liked the area up there so much (we are living in Santa Rosa, around that very nice area about fifty miles north of San Francisco, the Sonoma county with a lot of wineries around) that he wanted to moved there. He was still a computer programmer at that time. He packed up everything, bought a house, and moved up there but he missed going to the C/FO meetings that they were having down in Southern California. I mean this was when the C/FO really did something, when people were still getting involved doing a lot of things. So we started a C/FO chapter – he started it and I came in to help out on it. I was working as a computer programmer at that time as well. So I started helping him out by making translation booklets. I would just take sheets of 8 by 11 paper, and use the IBM Selectric typewriter at work to produce a master copy, switching the balls to make different typefaces. I’d paste in drawings clipped out of animation magazines, then Xerox it off on the company machine when no one was around, fold it over once, and we’d give them away at the meetings. A lot of people would come and watch all different kinds of animation. I started collecting it about that time too.

Then I got contacted by a friend of mine, John McLaughlin, who is a SF fan and was putting on BayCon. He asked us to do an animation room, which was very progressive of him because at that time not many people had ever done one. That was BayCon ‘84. We had just a little tiny room – a room where the beds fold up into the wall. Well, it was jammed, it was absolutely packed with people, from the time it opened till the time it closed. John saw this and said, “God! It looks really popular! Next year we’ll have a bigger room”. So in ’85 we had a much bigger room. That was the first year I put together one of those animation booklets. It was stapled together, it was twenty pages Xeroxed on both sides, some of them were blue, most of them were yellow and I got Lela Dowling to draw a really nice Lum on the front. That was the booklet that started everything off. Again the room was absolutely packed from morning till night. So John said, “OK, next year what if we run it 24 hours? I’ll give you a huge budget so you can rent all the stuff you want, buy all the films you want and print a really nice booklet”.

I contacted Steven Johnson, and after I’d written all the synopses, I drove down to his office and we worked twenty hours a day for three days putting everything together. It was originally printed with a black and white cover, but when Books Nippan asked us to reprint it a few months later, we had Lela Dowling color her original cover illustration. So that was the big BayCon ’86 book. I really wanted to do an expanded version, I really did. I had plans for it; [Yoshikazu] Yasuhiko even did me a cover – I got it at home on my wall in a frame; [Hayao] Miyazaki’s also doing one for me, but I’m not sure now when I’m going to have time to do the book – it might not be for years. Besides, with all the subtitling that’s being done, and the English version coming out, the need for such a book isn’t as great as it once was. Anyway, that was how I got involved in BayCon and came out of that.

PA: What brought you to Japan and how did Studio Proteus start?

TS: What happened was that I had been in pretty close contact with Frederik Schodt who wrote Manga! Manga! He called me up and said, “look, a friend of mine wants to start publishing Japanese comics in America, can you help him at all?” I said, “well, maybe”. So I got into contact with this person, Seiji Horibuchi who is now president of Viz comics. At that time he was running his own company called Green Communications which was doing location research for movies and stuff like that; he had nothing to do with comics at all. He had a connection with Shogakukan. He talked about it a little bit, he asked my opinion on a few things. A couple of years earlier, James Hudnall had been working part time for Eclipse Comics as a Marketing Director. He was pushing them to get Akira and Lone Wolf and Cub. We didn’t realize at that time that First Comics was also negotiating for those. But no one was really interested in Japanese comics back then; they didn’t think it could sell.

I started talking to Seiji a lot. For about a year we talked about it, and made various plans. More and more I felt that I wanted to go to Japan. This was something I really wanted to do. To go to Japan, meet some people and see what it was like. At that time I had figured I would just work for Viz as a translator. Seiji was saying that I’d do Urusei Yatsura and all sorts of other stuff. I finally packed up, sold everything, quit my job, took all the money I had and went to Japan. I went over there with James Hogan, the SF writer. We went to the Daicon SF convention. We flew to Tokyo, spent two days there and then flew directly to Osaka for the convention. At Daicon V, I met with [Osamu] Tezuka, Mamoru Oshii, Mamoru Nagano; I just met this incredible list of people and that was it. Once I made the contacts, I could start talking to people about things.

I didn’t actually start working on Kamui until early ’87. Back in early ’86, Seiji had decided, based on my recommendation, that he should co-publish the book with an already established American company. So I said: “you should go with Eclipse because they are interested and because they are close” (they are very close to San Francisco, about 75 miles north). Seiji kept telling me, during the fall of ‘86, “Don’t worry, we’ll give you Kamui, and we’ll give you another book, Mai [The Psychic Girl] or Area 88. That way you’ll have two books so that you can survive while living in Japan doing them”. I finally got a letter from James Hudnall telling he’d been given Area 88 and Mai and Viz had never even told me in my face. So I was stuck in Japan with only Kamui to live on. It wasn’t enough; I mean I would have starved to death. So I merely had to start doing things on my own. So I gathered up a bunch of stuff I really wanted to get the rights to and publish in English. And I took it to Seiji and said: “look, these are things we should get. I could help you get them and if I do, you’ll have to give me the translation work on it”. “Well”, he said, “we can’t do anything that isn’t Shogakukan right now; we have to do only Shogakukan works”. “OK, fine, fair enough. We can’t wait on these things or other people will get them”. So I went off and got them myself. I got Appleseed, and a bunch of other things. When I told Seiji, he got really mad at me. So I did Kamui for him but I never did anything else. The only reason I’m doing Nausicaä now is because [Hayao] Miyazaki insisted that I work on it. That was the big split between me and Viz and that’s why I decided to start Studio Proteus.

One thing I realized is that I wasn’t going to get the rights to anything unless I could fool these people into thinking that I was a real company. I got a very expensive suit, spent most of my last money on it, so I would look very professional, and I got some really nice business cards. I planned everything out. I would go to them and show them the business card. They’d see the business card and they’d see the suit and they’d figure “this guy must know what he’s talking about”. That’s all it was. And of course I had copies of the stories I’d written for Epic and Eclipse and other people like that. So that’s how Studio Proteus really got started – an expensive suit, a nice business card, and a line of B.S. I contacted the Appleseed people first of all and they were very interested. Also at that time we were negotiating for Nausicaä so all I had to tell people was that we were doing Nausicaä and immediately everyone would say “you must be a big company, if you’re doing Nausicaä” because everyone knows Nausicaä there, it’s the Watchmen of Japan, everyone knows it. So after that, things started to fall into place, and Studio Proteus was off and running.

PA: What’s the readers’ feedback on your present projects?

TS: It depends on how you count feedback. Most letters you get are positive because most people who don’t like something, hate it, or got pissed off at it, won’t write in; they’ll just grumble to their friends. But if they like it, they’ll want to write, show their approval and maybe get published; so most of the letters we get are positive. From talking to other writers about how fan mail tends to run, I’ve determined that, actually, the negative mail on all of our series is very low, much lower than the average. So I think we must be doing something right. As far as sales go, all of our books are selling much better than the average B&W comic: the average B&W sells about 6000 copies; Appleseed and Dirty Pair are selling close to 30,000 copies, which is very good. Our lowest seller is Cyber 7 but that’s catching on and sales on everything are going up. Outlanders is selling 500 to a 1000 copies more each month as the series goes on; this is almost unheard of in the comic industry. Cyber 7 is also selling more, about 250 additional copies every new issue.

The only thing we’re getting a lot of flack on of course is Dirty Pair. A lot of people don’t like the fact that we changed the character designs and that they are too different from the TV series. I said it a million times before but I’ll say it again: we had no choice on that, we had to change them. If they don’t like what we’ve changed them to, well that’s a decision that only the individual reader can make. If they don’t like it, they really don’t have to buy it because we have to do what we want to do. Otherwise, we can’t do the best job we can on it. You have to want to be doing something; if the readers want you to do this or that, you feel like you’re being pushed around. It’s either the readers like what you do or they don’t but I don’t think people will go farther ahead if they try and do what the readers want. Once you do that, almost invariably you’re sunk. You can never guess. We’re making 30,000 people happy, I know that much. I think that maybe rather than try to make happy the two or three people that write in every month – that’s about all we get, maybe two or three very negative letters every month (although there must be much more people out there who don’t like it) – so I mean rather than trying to make those 200-300 people happy at the expense of the 30,000 people who like it, we’ll just continue to make what we feel is good. That’s the best we can do, I think.

PA: What are your near future projects and what are you thinking of for the next years?

TS: Coming up real soon is Dominion. As a matter of fact, I should probably have a script waiting for me in San Francisco. I’ll start working on that next week. That will be out in October [1989]. All the covers on that will be by [Masamune] Shirow – some people didn’t like the Arthur AdamsAppleseed covers. Within the next month, we’ll probably start working on What’s Michael? That’s a book-size thing, about 110 pages or so, that we’ll have coming out, sold mainly through bookstores. It’s a very funny comic. Following that, Black Magic will be beginning in February [1990]. What’s happening is that Appleseed Book three will end and, instead of Book four beginning a month later, we’ll have Black Magic. It will run for five months and then there will be a one month break and we’ll start Appleseed Book four. The reason for this is because the artist in Japan is very slow in producing the book and we have to space it out as much as we can. I’m afraid that Appleseed fans can’t expect to see Book 5 much before summer ’92. But we’re thinking of publishing the Appleseed Data Book, a 200-page encyclopaedia of the Appleseed world. It has around fifty new Shirow illos and a new 48-page short story. We might do that later next year.

The Venus Wars will be coming out from Dark Horse this summer, July or August. It’s written and drawn by Yoshikazu Yasuhiko, director and character designer for Gundam, Arion, Song of the Wind and Trees and other films like that. I’m sure every animation fans knows Yasuhiko. We will be doing that probably for Dark Horse, on a monthly basis. It will run about forty pages an issue and will cost about $2.25. It should run – if Yasuhiko does what he told me he was going to do – something between forty and fifty issues. About the same size as Outlanders.

We’ve got about four more projects coming up for ’90, but they’re all still waiting for final contracts, so I really can’t talk about them. One I can talk about is The last Continent, by Akihiro Yamada. It’s an homage to Arthur Conan Doyle’s The Lost World, but takes place in the world of 1950’s Japan, instead of Victorian England. The art is very detailed and realistic – it reminds me a bit of Mark Schultz’ art on Xenozoic Tales, with a dose of Frazetta’s comics work. Look for that from Eclipse about July or August.

The new Dirty Pair series will be starting in May. This one will be called A Plague of Angels. The WWWA has sent the Pair to an out of the way O’Neill colony, and assigned a reporter to follow them around as they (supposedly) keep out of trouble and show everybody how nice and sweet they really are. I think you can imagine about how well that particular plan works out. The first issue has the most action we’ve ever jammed into a single issue of The Dirty Pair so far. That’s pretty much it for the future that I can talk about, anyway.

PA: What can you tell us about the main new things coming in Japan in the near future?

TS: I’ve been away so long, actually, I’m due to go back. I’ll be going back in September. I know that there’re going to be a movie made called Maimu, directed by [Sh?ji] Kawamori, the guy who directed Macross The Movie and character design will be by [Haruhiko] Mikimoto; Mikimoto has been doing a lot of character designs lately and it started to look all the same because he’s doing so much work he doesn’t have time to really think up new things. But I’ve seen the character designs for Maimu and they’re going to be great. And of course Kawamori is just like a great director, so I’ve got real hope for that. The girl does a lot of riding around on a mountain bike in the movie and so Kawamori bought a mountain bike and he’s been learning to do tricks and things on it, so that he could direct it in such a way that is very convincing. That’s something that is coming up and I look forward to it.

[Katsuhiro] Otomo is working on a new film, Roujin Z, which is going to be – you’re not going to believe this – about an old man who’s gotten Alzheimer’s disease. He’s senile and he’s going to be inside a power suit like those in Appleseed or Gundam; he’s going to go out and do good deeds except he’s not very good at them because he’s senile. What a bizarre concept. But, anyway, that’s what Otomo’s got planned; we’ll see what happens with that. There’s also a rumour that Gainax, which did Wings of Oneamis, will be the one working on that.

The Gainax folks are also doing a series for NHK in Japan. The title is, literally, Nadia’s Strange Ocean, but they’ve been calling it Blue Water in English, which is a lot more euphonic. The character designs are by [Yoshiyuki] Sadamoto (Oneamis) and direction by [Hideaki] Anno (Gunbuster). I’ve seen the first episode, and it’s pretty damn good for TV animation. It’s heavily influenced by 20,000 Leagues Under the Sea.

There’s another rumour – that I’m not in position to confirm or deny – that Shirow Masamune (Black Magic M66 and Appleseed) will be directing a very high budget Appleseed movie; when I say very high budget I’m talking about the same as Wings of Oneamis or Akira, somewhere between.

PA: Thank you Toren.

Interview by Alain Dubreuil (and Claude J Pelletier; pictures by CJP)

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36th Japan Academy Prize Winners

The Japan Academy Prize Association has just announced the Award winners for its 36th edition (for the nomination see our previous blog entry):

  • Best Picture of the year: The Kirishima Thing (“Kirishima, document.write(“”); Bukatsu Yamerutteyo”, dir.: Daihachi Yoshida)
  • Best Director of the year: Daihachi Yoshida (The Kirishima Thing)
  • Best Animation of the year: Wolf Children (“Okami Kodomo no Ame to Yuki”, dir.: Mamoru Hosoda)
  • Best Actor of the year: Hiroshi Abe (Thermae Romae)
  • Best Actress of the year: Kirin Kiki (Chronicle Of My Mother)
  • Best Supporting Actor of the year: Hideji Otaki (Dearest)
  • Best Supporting Actress of the year: Kimiko Yo (Dearest)
  • Best Screenplay of the year: Kenji Uchida (Key Of Life)
  • Best Music of the year: Ikuko Kawai (A Chorus of Angels)
  • Best Cinematography of the year: Daisaku Kimura (A Chorus of Angels)
  • Best Lighting of the year: Takashi Sugimoto (A Chorus of Angels)
  • Best Art Direction of the year: Norihiro Isoda & Nariyuki Kondo (The Floating Castle)
  • Best Sound of the year: Fumio Hashimoto (Admiral Yamamoto)
  • Best Editing of the year: Mototaka Kusakabe (The Kirishima Thing)
  • Best Foreign Language Film of the year: The Intouchables (France)
  • Most Popular Film of the year: The Kirishima Thing
  • Most Popular Actor of the year: Yuko Oshima (a member of AKB48’s Team K, for her role in Ushijima the Loan Shark)

Unlike last year, there is no clear winner. However, The Kirishima Thing gets best picture, best director, best editing AND most popular film, while A Chorus of Angels gets three of the “Technical” awards and Dearest gets both supporting role awards. I’ve already seen Dearest but I’ll make sure to add the other two on my list of “to watch” movies.

For more details on the award winners you can check the AsianWiki, Anime News Network and the Japan Academy Prize official site (in Japanese).

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La maison en petits cubes

Cette semaine j’ai découvert un superbe album illustré pour enfant qui m’a, document.write(“”); par le suite, mener vers de nouvelles révélations. Je vous en fait ici une brève introduction afin que vous puissiez le découvrir à votre tour. Comme vous voyez j’ai des lectures des plus éclectiques…
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“Dans une ville entièrement immergée, un vieux monsieur résiste encore et toujours à la montée du niveau de la mer. Chaque fois que l’eau atteint son plancher, il est obligé de bâtir une nouvelle maison par-dessus la précédente, si bien qu’au fil du temps son logis a fini par ressembler à une immense pile de petits cubes. Un jour, alors qu’il s’est encore une fois lancé dans la construction d’une nouvelle demeure, ses outils tombent tout au fond de l’eau. Il enfile sa combinaison pour aller les repêcher, et au fur et à mesure qu’il descend à travers ses anciennes maisons, de lointains souvenirs lui reviennent en mémoire…”

“Découvrez le sublime livre créé par les auteurs du film La maison en petits cubes, récompensé dans les festivals du monde entier, notamment par le prestigieux Oscar du meilleur court-métrage d’animation”. [ Texte de la couverture arrière et du site de l’éditeur ]
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La maison en petits cubes (?????? / Tsumiki no Ie) a été publié au Japon en 2008 par Hakusensha. Il a été traduit en français en mars 2012 par nobi nobi!, un éditeur de livres Jeunesse spécialisée sur le Japon. Cet album illustré est l’adaptation en livre d’un court-métrage d’animation. KATÔ Kunio (qui était le réalisateur et le directeur artistique de l’animation) a illustré le livre et HIRATA Kenya (scénariste et dessinateur pour les arrières-plans) en a écrit l’histoire. Le livre n’est pas une simple transposition de l’histoire mais plutôt un complément car les créateurs ont cherché avec le livre a pousser plus loin le récit qui est entièrement redessiné. Il y a donc quelques différences (dans l’animation, c’est sa pipe qu’il échappe à l’eau alors que dans le livre ce sont ses outils qui coulent par le fonds) mais le propos reste le même.

Les dessins faits à l’aquarelle, dominés par les tons jaunes et ocres pour la surface et aigue-marine pour l’eau, sont vraiment superbes. Ce conte tout en douceurs se veut peut-être une sorte de leçon écologique simple (puisqu’il fait allusion à la monté du niveau de l’océan), une parabole sur la persistance (devant le flot de l’adversité, il faut continuer et sans cesse se rebâtir), mais surtout une allégorie sur la mémoire, fluide et floue, souvent engloutie par le quotidien, et qu’il faut entretenir et chérir autant que possible pour la préserver. Un livre d’une grande richesse poétique qui me rappelle un peu Taniguchi (mais cela est sans doute due à une sensibilité toute japonaise qui leur est commune). Un beau conte pour les petits et pour les grands.

La maison en petits cubes, par HIRATA Kenya (texte) et KATÔ Kunio (illustration). Maisons-Laffitte, nobi nobi! (Hors Collection), 2012. 21,5 x 28,3 cm, 48 pg. couleurs, 14,95 € / $19.95 Can. ISBN: 978-2-918857-12-9. Recommandé pour enfants de 2 à 7 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Chose amusante, à travers ce livre, je retrouve mes intérêts à la fois pour le Japon, le manga, l’animation et le cinéma japonais.

Ainsi, ce livre m’a aussi fait découvrir la maison d’édition nobi nobi! (dont le nom [????], une onomatopée japonaise, signifie “être à l’aise” ou “se sentir bien” et fait référence à l’atmosphère propice à l’épanouissement que procure une bonne et riche lecture). Sa vocation, inusité dans le milieu de l’édition française, est de faire découvrir la culture japonaise par la “traduction d’albums illustrés japonais ou la création d’albums originaux inspirés par le Japon”.

Elle a été créé par deux passionnés du Japon, Pierre-Alain Dufour et Olivier Pacciani, qui ont tous deux travaillé auparavant pour une maison d’édition de manga. J’ai constaté au cours des ans que le Japon produit effectivement des livres pour enfants qui sont d’une grande beauté et sensibilité et qui sont donc un choix logique pour une maison d’édition qui désire publier des ouvrages de qualité qui offrent “des histoires intelligentes au graphisme étudié.”

Ce livre m’a également fait découvrir le court métrage d’animation qu’est aussi La maison en petits cubes et qui a inspiré le livre. D’une durée de seulement douze minutes, cette animation a été produite en 2008 par Robot Communication et animé par le studio Oh Production, sous la direction de KATÔ Kunio, avec un scénario et des arrières-plans de HIRATA Kenya ainsi qu’une musique de KONDO Kenji. Contrairement au livre, où les illustrations sont accompagnées d’un texte, le récit de l’animation ne se fait que par l’image, la musique et les effets sonores.

Robot Communication a été créé en 1986 principalement en tant qu’agence de production pour des commerciaux télévisés et comme une firme de conception graphique. Elle a depuis étendu ses activités à la production de films, d’animation et de contenu pour le web et les téléphones mobiles. Elle est connue pour avoir produit plusieurs des films que j’ai apprécié, entre autres Space Travelers, Always: Sunset on Third Street ’64, Odoru Dai Sousasen the Final (“Dancing Detectives”) et Space Battleship Yamato.

La version animé de La maison en petits cubes a été récompensée par le prix du meilleur court métrage d’animation au Festival international du film d’animation d’Annecy de 2008, par le Prix Hiroshima et Prix de l’Audience du Festival international du film d’animation d’Hiroshima de 2008 ainsi que par l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2009. Elle est largement disponible pour visionnement sur l’internet:

Tsumiki No Ie from lennie small on Vimeo.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La maison en petits cubes © ROBOT 2008.

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36th Japan Academy Prize Nominees

Last January, the nominees for the 36th Japan Academy Prize (aka the Japanese Academy Awards) were announced on the Japan Academy Prize Association website [ in japanese: 第36回日本アカデミー賞 ] :

The nominees for Best Picture of the year (2013) are:

The nominees for Best Director of the year (2013) are:

  • Shinji Higuchi & Isshin Inudo (The Floating Castle)
  • Junji Sakamoto (A Chorus of Angels))
  • Masato Harada (Chronicle Of My Mother)
  • Yasuo Furuhata (Dearest)
  • Daihachi Yoshida (The Kirishima Thing)

The nominees for Best Animation of the year (2013) are:

Here we are listing only the categories that are of interest for our blog, but you’ll find more details on ALL the nominees on the AsianWiki. You’ll find also some information (mostly about the anime category and the anime- & manga-related nominations) on Anime News Network.

The award winners will be announced on March 8, 2013, so stay tuned!

Update (2013-03-10): Award winners have been highlighted in red. You can find the full result on my entry on the “36th Japan Academy Prize Winners” as well as check the AsianWiki and Anime News Network for more details.

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Press Review (2013-02-26)

February is the most depressing month of the year. And that’s without counting on the fact that I work in a mad house where absurdity rules, document.write(“”); constantly being bullied and insulted by unruly kids and rebelling teenagers, having to attend union meetings that make a mockery of democracy, and that’s just the first day of the week. Luckily I can read manga and watch TV to completely forget about my crazy life (incidentally, I’m glad to say that, lately, I’ve been busy and able to catch up a little more on my blogging with a few comments — mostly in french — on Taniguchi’s Anthology and Furari, as well as Sakuran manga and live-action movie) or immerse myself in reading the news online. See this week’s crop (including more library humour) after the jump:
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Anime & Manga related, Japan, Popular Culture

Apple, apps and mobile devices news

Books, Digital Edition & Library

Economy, Environment & International/U.S. Politics

Health, home & garden

Library Humour

Local News & National Politics

Media, Culture, & Society

Sciences & History

Technology, Gadgets & Internet

Union stuff & Montreal’s libraries

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Sakuran (Movie)

FFM_logo_2010

Sakuran02“Tokyo was once a tiny village called Edo. The city owes its rapid expansion to the fact that, document.write(“”); in 1603, Shogun Tokugawa Ieyasu wanted to found the country’s capital at a place that was as far away as possible from the imperial seat in Kyoto. Edo soon grew to become a magnificent city. Anyone passing beneath the Great Gate of the new capital entered a glamorous world of pleasure and recreation, with a row of elegant brothels in the Yoshiwara district stretching over a kilometre. The courtesans who worked there were expected to be well-versed in music, dance and parlour games, as well as the art of flower arranging. Sakuran tells the story of one woman living in the lustrous world of Yoshiwara who was determined to stand on her own two feet and live life as she pleased.” (From the 2007 Montreal World Film Festival official programming book)

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.

First, take a look at the trailer:

Sakuran04With this movie, you enter the flamboyant “floating world” of 17th Century Japan’s Ukiyo-e — as it is reminiscent of that era’s woodblock prints and paintings which often represented courtesans and scenes of the pleasure quarters. What makes this film so unique is that most of the people who created Sakuran are women! The creator of the original manga, Moyoco Anno, the director, Mika Ninagawa, the scriptwriter, Yuki Tanada, and most of the cast are all women. Sakuran is a movie about women who need to survive in a harsh environment like the Yoshiwara District of Edo. Continue reading

Sakuran

Sakuran-cov“Vendue à une maison close dès son plus jeune âge, Tomeki, est une petite fille rebelle qui n’a qu’un désir : s’enfuir du quartier des plaisirs et surtout ne jamais devenir une prostituée. Mais avec le temps elle finit par se prendre au jeu et va vouloir atteindre le titre d’oiran, le plus haut rang des courtisanes. Elle fait ses débuts dans le métier sous le nom de Kiyoha, et très vite révèle un véritable don pour l’art de l’amour. Un simple regard lui suffit pour que tous les hommes soient à ses pieds…

Sakuran vous fait découvrir la société très codée et hiérarchisée des courtisanes japonaises, trop souvent confondues avec les geishas. Avec ses règles strictes et ses principes ancestraux, le monde des prostituées de l’ère Edo vous dévoile tous ses secrets, des plus élégants aux plus cruels… Cynique et sulfureux à l’instar de son héroïne, ce manga nous dépeint une fois de plus une femme au caractère bien trempé, comme sait si bien les mettre en scène Moyoco Anno. Ce manga a été adapté au cinéma par la réalisatrice Mika Ninagawa.” [ Texte de la couverture arrière ]

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Press Review (2013-02-18)

A lot happened at home in the last couple of weeks (or so). Here’s the highlights: at the end of January a pipe broke within a wall while I wasn’t home and it went on for hours! I had to break the wall to see where the leak was. Luckily, document.write(“”); it was the hot water so I just had to turn off the water from the heating tank to make it stop. No hot water for a few days and the plumber costed my a week’s salary (at a hundred dollars per hour I realize that I should have become a plumber instead of an historian)! The next morning another main pipe broke on the street (this time up street; it was the third city water infrastructure failure within a couple of weeks) and the city had to cut water supply for a few hours. The cats caught another mouse in the house. My eighty-three years-old mother had a major surgery to repair an abdominal aortic aneurism, but all went well and she’s recovering fine. Ten days ago we got another big snow storm (but only about ten centimetres this time). My cold is dragging on and tends to get worse on week-ends!
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Even the news were eventful: they found the
King Richard III under a parking lot, the Pope resigned, Obama delivered the State of the Union address, a meteorite crashed in Russia and much more (including some library humour) after the jump:


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Petite note syndicale pour les cols blancs de Montréal

Veuillez prendre note que le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM) a convoqué une assemblée extraordinaire pour tous les membres cols blancs de la Ville de Montréal qui se tiendra le 25 février 2013, document.write(“”); à 18 h 30, au Complexe Sportif Claude-Robillard (1000, avenue Émile-Journault, près du métro Crémazie). [ Voir l’avis de convocation ]
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Pour les membres ayant un horaire atypique (mais si, il y en a), une assemblée se tiendra également le lundi 25 février 2013, à 8 h 30, à la salle Laure-Gaudreault du Centre Saint-Pierre (
1212, rue Panet, près du métro Beaudry).

Le but de cette assemblée est la présentation et l’adoption du projet de convention collective élaboré par le syndicat suite à un colloque des représentants et à un sondage auprès des membres. Il est important d’être présent et de voter si vous voulez connaitre les points sur lesquels porteront la négociation pour le renouvellement de la convention collective: augmentations salariales, vacances, sécurité d’emploi, plan de carrière, mobilité de main-d’oeuvre, conciliation vie-travail, etc. Ne laissez pas le syndicat décider pour vous et voyez à vos intérêt en assistant à l’assemblée!

Sur un autre sujet, on m’a récemment informé de la décision de la Commission de l’Équité Salariale concernant des “plaintes alléguant que les membres du comité d’équité salariale responsable d’établir le programme distincts d’équité salariale pour les personnes salariées représentées par le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, section locale 429 ? SCFP auraient agi de mauvaise foi, de manière discriminatoire ou arbitraire ou auraient fait preuve de négligence grave dans l’exercice de leurs fonctions”. Vingt-trois plaintes auraient été déposées à la Commmission en vertu de l’article 15 de la Loi sur l’Équité salariale, par 18 aides-bibliothécaires, 2 aides en loisir, 1 préposé(e) au secrétariat, 1 bibliotechnicien(ne) et 1 microfilmeur(euse). Après étude et délibérations, la Commission, à l’unanimité, a déterminée que les plaintes étaient non fondées.

Je ne sais pas si c’est la Loi sur l’Équité salariale qui est mal foutue ou si ce sont les membres de la Commission qui manquent de “gros bon sens” mais il semblait évident pour plusieurs que les aides-bibliothécaires auraient dû avoir droit à l’équité. Quelqu’un n’a certainement pas fait son travail quelque part (c’est sûr ça aurait coûté très cher à la ville). Tout ça est très frustrant et injuste (c’est Caliméro qui le disait).

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Jirô Taniguchi, Une Anthologie

L.10EBBN001312.N001_ANTHtanig_JAQ_FR“Proposé dans une édition cartonnée luxueuse déjà utilisée pour Quartier Lointain et Le Journal de mon père du même Jirô Taniguchi, ce volume rassemble deux titres du maître japonais précédemment publiés chez Casterman : Terre de rêves, préalablement paru dans la collection Ecritures en 2005, recueil de cinq récits courts centrés sur la vie quotidienne, et L’Homme de la toundra, initialement paru l’année suivante sous le label Sakka, autre recueil d’histoires courtes d’inspiration plus naturaliste. Deux autres histoires [“La lune finissante” et “Une lignée centenaire”], inédites en français, viennent compléter cette anthologie de 504 pages.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi le texte de la couverture arrière ]

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Furari

“Furari pourrait se traduire par «au hasard», document.write(“”); «au gré du vent»…
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”Tout comme dans L’Homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jirô Taniguchi entraîne son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné mais que tout Japonais devine être Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses réflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement.

“Jirô Taniguchi, comme il l’a fait dans Au temps de Botchan avec le célèbre écrivain Sôseki, se glisse dans la tête et le coeur d’un personnage historique, nous faisant ainsi appréhender un regard japonais sur le monde qui touche à l’universel.” [ Texte du site de l’éditeur ]

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Furari (????) a été sérialisé au Japon dans le magazine Morning de Kôdansha, puis publié en un volume en 2011 avant d’être traduit en français par Casterman en février 2012. Jir? Taniguchi nous avait déjà introduit à ses récits déambulatoires avec les promenades scéniques de L’Homme qui marche (1995), Le Promeneur (2006) ou Les Années douces (2010-2011), les promenades gastronomiques du Gourmet solitaire (2005), les promenades alpines dans K (2006) et Le Sommet des dieux (2004) ou même encore les promenades dans les tréfonds de la mémoire dans Le Journal de mon père (1999) et Quartier lointain (2002). Cette fois, avec une maîtrise sans pareil du récit et du dessin, il nous entraine dans la pittoresque Édo, la Tokyo du XIXe siècle. Le personnage principal en arpente (littéralement puisqu’il mesure les distances en comptant ses pas) les rues et la campagne environnante, et, au hasard des rencontres, il s’émerveille de la nature qui l’entoure et des gens avec qui il converse. On voit ici deux autres thèmes chers à Taniguchi que sont la nature et les animaux ainsi que les relations avec les personnes (dans ce cas-ci tout particulièrement la relation avec Eï, sa compagne). Ce personnage anonyme (mais que l’on sait fortement inspiré de Tadataka In?, géomètre et cartographe qui fut le premier à établir une carte moderne du Japon) déambule ainsi de façon insouciante alors qu’il observe, mesure, annote et dessine. Sa riche imagination l’amène même parfois à visualiser ce que serait le paysage du point de vue d’un oiseau ou d’un insecte!

Ce manga seinen n’offre pas de véritable récit mais plutôt quinze petites tranches (de dix à seize pages chacune) dans la vie de ce géomètre retraité [attention: si vous n’avez jamais lu ce livre la présentation de chaque épisode pourrait dans certains cas vous gâcher la surprise!]:

Dans “Le Milan” le hasard de ses pas l’amène au pont Yanagi et sur sa route il commente la venue prochaine des fleurs de cerisiers, les risques d’incendies dans Edo, observe un dessinateur au sable et un milan qui vole la prise d’un pêcheur, puis se demande de quoi Edo aurait l’air vue du ciel.

Dans “Les Cerisiers” il va admirer les cerisiers sur la colline de Ueno avec Eï, sa compagne, commente sur la foule, boit du saké, fait de la poésie et tente de se mettre “dans la peau” d’un cerisier!

Dans “La Tortue” ses pas l’amènent dans le sanctuaire Hachiman, très animé, où il achète une tortue pour la relâcher dans la rivière (une bonne action) et, s’imaginant à la place de la tortue, observe des femmes aux champs.

Dans “Le Chat” il découvre un chat errant sur la galerie de sa demeure et s’imagine la vie insouciante du chat parcourant la ville par les toits, observant l’animation de la rue ou une femme nue prenant son bain.

Dans “Les Étoiles” il se promène dans Edo la nuit, observe les étoiles et fait la rencontre du poète Issa Kobayashi.

Dans “La Baleine” il se rend à Shinagawa avec sa compagne pour ramasser des palourdes sur la plage mais y trouve une poulpe et un pêcheur lui raconte que, deux ans plus tôt, une baleine s’échoua sur la plage.

Dans “La Pluie” il sort prendre ses mesures sous la pluie, observe des enfants jouer dans l’eau, commente sur le fait que le quartier Motomachi est construit sur un terrain gagné sur la mer (et donc mal drainé) et sur une épidémie de béribéri qui sévit alors à Edo, puis est inspiré par la chaise roulante d’un handicapé pour créer un nouvel instrument de mesure plus précis.

Dans “Les Lucioles”, la foule nuisant à ses mesures, il fait quelques détours et rencontre un peintre (qui n’est pas nommé mais qu’un Japonais cultivé pourrait peut-être reconnaître) avec lequel il échange quelques vers et observe des lucioles la nuit venue.

Dans “L’Éléphant” Eï se plaint qu’il part souvent sans prévenir, comme un chat, alors il l’invite à aller manger des sobas; sur la route ils rencontrent les traces d’un éléphant et il s’imagine voyageant sur le dos de cet énorme animal.

Dans “L’Orage”, après une visite à l’observatoire de Kuramaé où il est décidé qu’afin d’établir la mesure d’un degré il faudrait calculer la distance entre Edo et Ezochi (Hokkaido), il se fait prendre par l’orage sur le chemin du retour et est presque frappé par la foudre; alors qu’il récupère dans un izakaya, il rencontre un conteur (qui n’est encore une fois pas nommé mais un érudit saurait sans doute de qui il s’agit) qui lui raconte une histoire de chien.

Dans “La Libellule” le hasard de ses pas l’amène près de la résidences des Matsudaira à Unemegahara, passé le pont de Kyôbashi; il observe des libellules rouges, puis se repose dans un restaurant pour un peu de saké et un repas (ce qui rappelle beaucoup Le Gourmet solitaire!) où il réaffirme sa détermination à obtenir les autorisations officielles pour voyager à Ezochi; finalement, s’imaginant être une libellule, il aperçoit le plan d’Edo vu des airs.

Dans “La Lune” il voyage en barque sur la rivière avec Eï par une nuit de pleine lune. Ils admirent Edo la nuit, la beauté du paysage, observe le passage d’oies sauvages et il raconte la légende du lapin dans la lune. Quelle sérénité: “Se laisser ainsi aller, sentir le vent, regarder la lune… Je suis vraiment comblé” dit-il. Puis ils croisent le poète Issa.

Dans “Le Cheval” il remarque que le calcul de ses pas est devenu plus précis et commence à planifier son voyage à Ezochi. La vue d’un cheval lui rappel qu’une cariole permettrait de transporter plus de matériels. Il apprend que le bakufu a autorisé l’expédition et accordé un budget de vingt ryô (il devra défrayer le reste, dont les frais d’appareillage).

Dans “Les Fourmis” le promeneur et Eï vont sur le mont Hachiman pour observer le Mont Fuji au loin. Il annonce à Eï son prochain départ pour Ezochi et observe une colonne de fourmis dans l’herbe (bien sûr, il s’imagines minuscule à leur côté!). Eï décides de l’accompagné dans son expédition.

Dans “La Neige” le promeneur et Eï marchent sous la neige, admirent le paysage et discutent de l’expédition. Ils s’arrête dans un restaurant. Il avoue: “Ces doux paysages Japonais… Cette topographie naturelle, je veux l’enregistrer minutieusement sur des cartes pour les générations à venir.” Il ajoute: “Pas d’impatience. Prendre le temps qu’il faut. Et avancer, toujours avancer. Si on marche, on arrive toujours…”

J’ai déjà amplement traité de la qualité des récits intimistes et du style claire et précis de Taniguchi et il me semble inutile d’en rajouter. Par contre cette thématique de la déambulation, si chère à Taniguchi, pourrait sembler redondante et répétitive à la longue, mais pourtant chaque ouvrage m’apparait unique dans ses caractéristiques. Ils n’ont en commun que le fait que chacun est presqu’une méditation contemplative sur la beauté poétique et le calme de notre environnement, qu’il soit urbain ou rural. Et ici, dans son plus récent opus, Taniguchi excelle tout particulièrement. Je trouve toutefois ennuyeux que certaines pages qui semblent avoir été en couleur dans l’édition originale japonaise (comme c’est souvent le cas au Japon pour les début de chapitre par exemple) n’aient été publié qu’en noir et blanc dans l’édition française de Casterman.

Furari est un ouvrage très enrichissant qui offre une réflexion philosophique sur notre rythme de vie, ainsi que de nombreuses anecdotes (parfois expliqués par des notes en bas de page) sur l’histoire et la culture du Japon. À lire absolument!

Furari, par Jiro TANIGUCHI. Paris, Casterman (Coll. Écritures), 2012. 17.4 x 24.1 x 1.8 cm, 212 pg., 16,00 € / $28.95 Can. Sens de lecture occidental. ISBN: 978-2-203-04891-1. Recommandé pour jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Furari © Jiro TANIGUCHI, 2011; © CASTERMAN, 2012 pour la traduction française.

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Utopia

“The Utopia Experiments is a legendary graphic novel shrouded in mystery. But when a small group of previously unconnected people find themselves in possession of an original manuscript, document.write(“”); their lives suddenly and brutally implode. Targeted swiftly and relentlessly by a murderous organisation known as “The Network”, the terrified group are left with only one option if they want to survive: they have to run”.
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“Episode 1: When five strangers from an online comic book forum agree to meet after gaining possession of the original manuscript for the cult graphic novel ‘The Utopia Experiments‘, they find themselves pursued by a shadowy organisation known as “The Network” who are in pursuit of the manuscript — and they are prepared to kill to track it down. While three of the forum members — Ian, Becky and Wilson — meet in the pub, another is confronted and killed by two Network henchmen. The only witness to the murder is 11-year-old Grant — the fifth forum member — and when he flees with the manuscript, the henchmen give chase. Ian and Becky soon find they’ve been set-up for crimes they haven’t committed, while Wilson’s hacking skills attract the attention of Network henchmen Arby and Lee. As the trio’s lives begin to fracture, the world of civil servant Michael Dugdale is also torn apart as he is blackmailed by The Network. Just as things are looking increasingly desperate for Ian, Becky and Wilson, they come face to face with an enigmatic stranger who claims to offer them a way out…” [Text from
the show’s website]


First, have a look on the trailer:


Self-described as a “Dark and enigmatic thriller,” this British TV series (yes, another one!) started on Channel 4 from January 15th 2013. Like most Brit TV, this series is rather short as it has only six 70-minute episodes (although it is somewhere question of “series 1” so it leaves hope for more). It’s a complex cyberpunk story that plays on our inner paranoia and was more accurately described by some as a “conspiracy thriller.” In a dystopic near future (global food price going up causing riots, new epidemic of “Russian flu”) big corporations and defence agency gone rogue are vying for power. And, caught in the middle, a bunch of comic book fans. It’s quite an interesting setting. However it doesn’t feel very original: “the network” remind me of the Division in Nikita, the comic book with hidden information a little of Heroes, and the pharma conspiracy a little bit of Torchwood: Miracle Day or some of ReGenesis, but overall, if I feel I’ve seen similar stories before, yet I cannot name any other shows to compare it with.

The show is strew with what seems to be a few popular culture references (to Watchmen, Terminator, etc.). It is also rather violent, with a lot of characters dying in each episode (and even one torture scene). It feels a little too much (and therefore is recommended for age 18+). But I guess that’s what we should expect with a psychopath assassin in the pay of a big nefarious pharmaceutical corporation. I am not sure if this show really takes this conspiracy theories thing seriously but I guess the subject is rather used in a sarcastic way. Although if the story is often funny the characters do seem to take themselves pretty seriously most of the time. That’s probably part of the charm of the show (I do particularly like the cold but efficient Jessica Hyde character).

What’s stand out the most in Utopia is the good acting, the superb camera work (particularly the scene composition) and (it’s British isn’t it?) the dark humour. I’ve seen only three episodes so far (half the so-called series 1) so I’m ready to hold judgement for now. But overall, it’s certainly worth watching.

For more information you can visit those sites:
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Press Review (2013-01-28)

First, document.write(“”); the domestic log. Indeed the Operating System of the Mac Mini got corrupt somehow and I had to use Time Machine to restore it. However, even Time Machine had a problem and I had to go back to a week-old backup to successfully restore the whole system and then restore more recent files individually. It took a while to do all that (each unsuccessful restore took several hours). It seems that everything stopped working properly since I also had problems with both my microwave oven and the regular oven (I will have to replace one and repair the latter).
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We also had a bunch of medical appointments (dentist and GP). My blood-pressure medication was changed (for a stronger one) and the diagnosis of
benign paroxysmal positional vertigo was confirmed. The most frustrating aspect of it is that I endured vertigo for over a month and a simple Epley maneuver solved the problem in a few minutes! Last year I was too busy to do any of the medical tests that my GP ordered, so this year I’ll make damn sure that I do them all.

I’ve spent the little spare times that I had left doing some clean up in my office (getting rid of a few more boxes, either putting books on shelves or shredding useless paperwork for recycling. We moved nearly two years ago and I still have plenty of boxes laying around). I also got a cold (luckily, so far, it’s not the terrible flu that everyone is talking about. Of course, I suffer from it not at work but during my days off!) and a water pipe broke down the street last night and we were nearly ten hours without water. Despite all that (there’s no respite for the restless, so now I am trying to catch up on my blogging) I still found many interesting news stories that I would like to share, so please check the links after the jump:


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