The month in review (2014-01-28)

January was a very cold and depressing month. Actually, document.write(“”); the most depressing day of the year, called Blue Monday, was on January 20th… I didn’t do much and nothing exciting happened. I kept reading the news nevertheless and here’s a few news worthy of interest after the jump:
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Cesare (5)

Cesare_5-cov“Un soir de tempête, alors que la manufacture est quasiment prête à être livrée, Angelo décide d’effectuer une ronde et tombe nez à nez avec un groupe d’hommes vêtu comme des dominicains, qui mettent le feu à la fabrique ! Quelques jours plus tard, un cadavre porteur d’un compas dérobé sur le chantier par l’un des auteurs de l’incendie est repêché dans le fleuve…”

“Le seul autre indice susceptible de mener aux coupables est une brûlure qui aurait marqué l’un d’eux à l’épaule droite: c’est sur cette maigre base que Cesare se lance à leur recherche. Il emprunte des vêtements à Angelo, fausse compagnie à sa garde et part se mêler à la foule de la cité en fête. Mais au milieu des badauds et des forains se cache aussi l’assassin qui en veut à la vie de l’héritier des Borgia…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

[Note: la citation latine en couverture Reddite quae sunt Caesaris, Caesari, et quae sunt Dei, Deo signifie “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu”]

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Le rouge et le noir

Je renie ce monde où tout est réparti selon le rang de naissance!
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“La France du XIXe siècle est dominée par les aristocrates. Julien Sorel est un fils de charpentier qui a grandi sans savoir ce qu’est l’amour. Fasciné par Napoléon, document.write(“”); son naturel intelligent et sa beauté séduisent les nobles qui lui mettent entre les mains un billet pour le succès. Inspiré d’un fait divers réel de l’époque, ce manga, adaptation d’un chef-d’oeuvre de la littérature française, offre une décomposition de la psychologie amoureuse autant que de la pensée politique.”

Car en vérité, vous avez peur de moi, n’est-ce pas? Cuistres que vous êtes…

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le rouge et le noir (?????????? / Manga de dokuha: Aka to kuro) est le quatorzième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en mars 2008 (le #655 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le second titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu et Le Capital). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

À Verrières au début du XIXe siècle, le jeune Julien Sorel est un grand admirateur de Napoléon. Il aurait bien aimé suivre les pas de celui qui démontra que la naissance et la classe sociale ne déterminait pas son destin. Il rêvait d’une brillante carrière militaire qui lui permettrait de conquérir le coeur d’une noble parisienne. Hélas, depuis la chute de Napoléon, la noblesse avait reprit ses droits et le fils d’un charpentier de village ne pouvait aspirer à un tel poste. La seule alternative pour obtenir une position de pouvoir étant l’Église, il étudiait donc, sous la protection de l’abbé Chélan, afin de devenir prêtre. Mais son père, qui ne voyait pas d’un bon oeil toutes ces études, fit des arrangements pour qu’il devienne le précepteur des enfants du maire.

Il entre donc au service des De Rénal. Il espère que la reconnaissance de son travail et la recommendation d’un gentilhomme lui ouvrira des portes. Élisa, une jeune servante de la famille, tombe amoureuse de lui mais il la refuse car il ne veut pas laisser une passion amoureuse nuire à son ambition. Toutefois, lorsqu’il se rend compte de l’effet qu’il a sur la femme du maire, Louise de Rénal, il décide de séduire celle-ci. Mais lorsque l’un de ses enfants tombe malade, elle est pris de remords et y voit le punition de Dieu pour son péché d’adultère et Julien est renvoyé. [ci-contre: pg 78]

Julien se retrouve donc au séminaire de Besançon, de retour sur la voie de devenir prêtre. En travaillant dur, il acquiert le support du directeur du séminaire, l’abbé Pirard. Mais celui-ci a des ennemis qui, à cause de son association avec l’abbé Pirard, font obstacle à la carrière de Julien. L’abbé Pirard décide donc de quitter ses fonctions et amène Julien avec lui à Paris où il lui trouve un poste de secrétaire chez le Marquis de la Mole.

Un jour, pour échapper à la pluie, il entre dans un café et se fait insulté par un individu que la carte de visite identifie comme le Baron Charles de Beauvoisis. Il le provoque en duel afin de préserver son honneur mais lorsqu’il se présente chez le Baron il découvre que l’individu qui l’a insulté est fait le cocher du Baron. Celui-ci endosse la responsabilité des actes de son domestique et accepte le duel. [ci-contre: pg 114] Les deux duellistes survivent mais devant le courage de Julien, le Baron devient son ami et fait courir la rumeur que Julien est le fils naturel d’un noble. Avec le support tant du Baron de Beauvoisis que du Marquis de la Mole, Julien peut ainsi faire son entrée dans la bonne société!

Lors d’une soirée, Julien croise par hasard Monsieur Valenod, le rival de Monsieur De Rénal, maintenant maire de Verrières. Celui-ci lui demande d’être introduit au Marquis de la Mole mais Julien refuse en invoquant l’excuse qu’il est “un trop petit garçon à l’hôtel de la Mole… pour prendre sur moi de présenter quiconque à Monsieur le Marquis”, ce qui rend Valenod furieux. Julien se découvre des affinités avec Mathilde, la fille du Marquis de la Mole, qui le méprisait en tant que roturier mais qui devient peu à peu intriguée, puis fascinée et enfin amoureuse de Julien. [ci-contre: pg 125] Orgueilleuse, elle joue un peu avec ses sentiments, mais elle succombe définitivement quand Julien tente de la rendre jalouse. Le Marquis est furieux lorsqu’elle tombe enceinte. Alors, pour sauver les apparences, il offre à Julien le titre de Chevalier de la Vernaye, des terres, une rente et un poste de lieutenant des Hussards afin qu’il puisse épouser sa fille. Julien est maintenant heureux car il peut maintenant gravir les échelons de la bonne société.

Toutefois, sa réussite fait des jaloux parmi le clergé et le confesseur de Madame de Rénal la convainc d’écrire une lettre qui dénonce Julien comme un hypocrite qui, pour réussir, “cherche à séduire la noble dame de la maison où il réside…” Fou de rage de voir son rêve détruit, il tire au pistolet sur Madame de Rénal. Elle survit mais il se retrouve en prison. Mathilde fait tout son possible pour utiliser les relations et la fortune de sa famille afin d’obtenir un acquittement au procès en achetant les jurés. Mais cela dégoûte Julien: “Profits, vanité, libertinage… Je ne vois là que des gens assis bien droit dans la hiérarchie sociale et prêt à diriger les honnêtes gens du peuple… Des esprits corrompus et aveuglés par l’argent qui se détournent de la vérité… Plutôt mourir que de demander de l’aide à ces gens-là…” Il avoue donc avoir agit avec préméditation et que son seul crime est celui “d’être issue du peuple… et d’avoir eu l’audace de me mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société!” Louise de Rénal vient le visiter en prison [ci-contre: pg 182] pour lui affirmer encore son amour — l’amour, ce sentiment qui échappe à sa compréhension et qui a déjoué son ambition. Après avoir été guillotiné, Julien est enterré dans une petite grotte de la montagne qui domine Verrières. Avant de refermer le tombeau, en écho à l’amour tragique entre son ancêtre Boniface de la Mole et Marguerite de Navarre, Mathilde serre la tête décapitée de Julien dans ses mains: “Tu es à moi… à jamais.”

Cette adaptation en manga de Le rouge et de noir de Stendhal est une très bonne et agréable lecture. Cela me paraît un condensé (style Readers’ Digest!) assez fidèle au roman. Je n’ai bien sûr pas lu l’original mais je l’ai un peu feuilleté et je peux aussi y comparer l’excellente adaptation cinématographique réalisé par Claude Autant-Lara en 1954 (avec Gérard Philipe et Danielle Darrieux) que j’ai vu maintes fois. Chose amusante, le manga fait sa propre autocritique, en indiquant par des notes lorsqu’il y a des divergences majeures avec l’oeuvre originale. J’ai également remarqué que la scène finale, avec la tête coupée, n’apparaît pas dans le film d’Autant-Lara (c’était sans doute trop fort pour l’époque).

Le style graphique du manga (qui par moment rappelle au peu celui du genre sh?jo) est plutôt bien tout en étant assez inégal: les traits sont généralement simple et naif, quoique les visages des personnages (surtout féminins) sont beaux et expressifs, et les arrières-plans sont souvent bien travaillés. Les artistes ont mis juste assez d’effort pour que le dessin soit agréable mais sans plus.

Si le roman lui-même reste muet sur le sens du titre, le manga met beaucoup d’emphase à l’expliquer en suivant la thèse la plus commune (et évidente) chez les érudits: le rouge représente la carrière militaire à laquelle Julien rêvait (le rouge de l’uniforme) et le noir représente la carrière ecclésiastique à laquelle il s’était résolu (le noir de la soutane). Stendhal se serait inspiré d’un fait divers de l’époque (1827), où un séminariste nommé Antoine Berthet aurait à deux reprises séduit une femme d’une maison où il était précepteur (dans le premier cas, la maîtresse de la maison Michoud, et la fille de la famille Cordon dans le second) et tiré au pistolet sur la première avant d’être arrêté et exécuté. Le roman de Stendhal (Henri Beyle de son vrai nom) est d’abord un roman historique puisqu’il y présente la société française telle quelle était entre le Premier Empire et la Deuxième République (façonnée par les événements tant de la Restauration, que du bref retour de Napoléon, puis de la Seconde Restauration, et enfin de la révolution de 1830 ainsi que la Monarchie de Juillet). C’est également une roman psychologique où il expose et étudie les motivations, l’ambition et les amours des personnages.

Je crois que le manga exprime assez bien l’essence de tout cela. C’est non seulement une lecture agréable mais il nous fait également découvrir tant l’oeuvre de Stendhal qu’une époque intrigante de la complexe histoire française. À lire certainement.

Le rouge et le noir, écrit par Stendhal, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-346-9. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Le rouge et le noir by Stendhal © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Showa: a History of Japan (1926-1939)

A Fascinating period in Japanese history explored by a master of manga.
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Showa: a History of Japan, document.write(“”); 1926-1939 is the first volume of Shigeru Mizuki’s meticulously researched historical portrait of twentieth century Japan. This volume deals with the period leading up to World War II, a time of high unemployment and other economic hardships caused by the Great Depression. Mizuki’s photo-realist style effortlessly brings to life Japan of the 1920s and 1930s, depicting bustling city streets and abandoned graveyards with equal ease.”

“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa 1926-1939 is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website and from the back cover ]


As I already wrote in my comment on his illustrated biography of Hitler (in french), Shigeru Mizuki is one of those older generation’s mangaka (like Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) who tell stories in a relatively simple and rather crude, sometimes even caricatural, style. Born in 1922, he showed an early artistic talent but WWII did not give him the chance to make a career. Conscript in 1943, he found himself in Papua New Guinea where he saw the horror of war (sick, he barely survives the massacre of his unit) and was seriously injured in an Allied bombing at Rabaul in 1944. Amputated of his left arm, he learns to drawn with the right and, among other various small jobs, works as a kami-shibai artist and storyteller (story illustrated with painted cardboard panels and presented by a street storyteller). He starts his mangaka career late, with the release of Rocket Man in 1957. He first works mostly for the Kashibonya market (libraries who rented books at low prices) and then joined Garo magazine in its debut in 1964. Mizuki is “above all a creator of ghost stories” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, P. 15) and is best known for his Kitaro series (first known as Hakaba no Kitaro [Graveyard’s Kitaro] and later as Ge ge ge no Kitaro [Kitaro the repulsive] serialized in weekly Shonen magazine from 1965 to 1969; available in English from Drawn & Quarterly) as well as many other tales of horror inspired by the yokai (monsters) of the traditional Japanese folklore. I can only wonder: was he writing this kind of stories because he was haunted by all the deaths he witnessed during the war?

With the 70s, he is finally ready to directly address another kind of horror: the one he lived during the war. In 1971 he serialized Gekiga Hitler (“Hitler: A Biography”, available in french from Cornélius) in the seinen magazine Weekly Manga Sunday (compiled in a single volume by Jitsugyo no Nihon-sha in 1972). This book is both a kind of personal introspection (where he tries to understand what happened to him during the war) and his take on a period of history that most people would prefer to keep quiet (maybe trying to explain what happened during the war to a younger generation who didn’t live through it). In 1973, he continued on the same line with the publication of Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths, available in English from Drawn & Quarterly and in French [Operation Mort], from Cornélius), which is an “anti-militarist story denouncing the blind and vain sacrifice” of the japanese soldiers (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) and is directly based on his own experience in Papua New Guinea.

This has given him a taste for autobiography, so he published NonNonBâ to ore (lit. “Grandma and Me” / NonNonBâ, available in English from Drawn & Quarterly) in 1977, where he looks back on his childhood and how he discovered, through the stories of an old woman, the supernatural “bestiary” of traditional Japanese folklore. He continues in 1988 with Komikku Showa-Shi (Showa: A history of Japan, available in English from Drawn & Quarterly), a history of Japan in manga dealing with the Showa era (1926-1989) in eight volumes. Finally, in 2006, he began a new series where he tackles a true autobiography: Mizuki Shigeru Den (“Mizuki’s Life”, available in French from Cornélius). His style and humane stories, expressing deep respect for all life, make him “one of the forerunners of the 1960s gekiga movement, which sought to introduce more realistic artwork to Japanese comics” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). For more information on the gekiga movement, I’d like to refer you to my comments on A Drifting Life by Yoshihiro Tatsumi. On Shigeru Mizuki himself, you can see ANN’s entry and the 106th episode of “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” dedicated to him.

Showa: A history of Japan (??????? / Komikku Showa-Shi / lit. “A Comics History of the Showa Era”) was first published in eight volumes (tank?bon), between november 1988 and december 1989, by Kodansha without being serialized in a magazine beforehand as it is generally the case for a manga series. It won the 13th Kodansha Manga Award in 1989 and was reissued in a smaller format (bunkobon) in 1994. The English edition by Drawn & Quarterly will be compiled into four huge volumes (the first volume was released in november 2013 and the second one is due in may 2014). There’s a five-page (pg 348-352) preview available on their website. [opposite: pg 194]

It is always rather difficult to comment on such historical manga, because there is so much material to talk about, so many dates, so many events and historical characters, that it’s a little overwhelming. Fortunately, the superb foreword by Frederik L Schodt says it all about this huge volume and helps us put everything into perspective:

“The long Showa era was arguably the most tumultuous, violent, and tragic of them all, with only brief moments of optimism. (…) It might at first seem odd that a manga artist would create what, I believe, is one of the best histories–of any sort–on Japan’s Showa period.” [foreword, p. 9]

“[Mizuki] is not afraid to tell how an entire nation became first delirious with war fever, and afterward disillusioned with not only war, but nationalism itself.” [p. 10]

“In this first volume of Mizuki’s Showa series, we are given a rare Japanese view of the train of events that led up to the war, and shown what it meant for ordinary citizens–and especially for Shigeru Mizuki–to be dragged deeper and deeper into a world of no escape” [p. 11]

This manga tells us the story of the Showa era, which corresponds to the reign of Emperor Hirohito (1926-1989). This first volume explains the circumstances that brought Japanese expansionism, creating an asian colonial empire (mostly in Manchuria and Korea), and the events (particularly the Mukden incident on september 18th 1931) that led the military (without the consent of the government or the emperor) toward the Second Sino-Japanese war (on july 7th 1937) and later into World War II. I was told that the war was very hard on the Japanese people (and the story told in the first volume of Barefoot Gen by Keiji Nakazawa is an excellent example of what they had to endure). However, I realized while reading this manga that the entire era was one of hardship: from the aftermath of the Great Kanto Earthquake to the financial crisis, from the Great Depression to a virtual military dictatorship, from war to defeat and occupation. The making of the pacific war was much more complex that I had previously thought. [Opposite: pg 234]

Mizuki is telling us two different stories with his manga: first, the History (with a capital “H”) of the Showa era that he presents to us in “a quasi-acedemic approach” and, second, his own childhood memories of that era, which is presented in a more casual and comical way as he portrays himself as a looser. In order to emphasize the difference between the two stories, he uses two different–and even opposite–styles: the historical story is told with rather realistic drawings which use “iconic photographs (…) hand-traced or rendered in super-high contrast” while his personal story is told with his usual “loose and cartoony” style (he even sometimes uses Rat-man, a character from his yokai stories, as narrator) [all quotes are from Schodt, foreword, p. 10]. All in all, he uses for this manga a very simple layout that is made of quite large drawings and very little panels per page (sometimes even only two and rarely more than eight). [Opposite: pg 278]

The manga concludes with an interesting afterword by Hideki Ozaki, followed by explicatives notes and relevant facts that help a lot to better understand the context of the historical events and the actors that participate in them. It is quite an interesting subject, but unfortunately the complexity of the narrative (as I said, many dates, many people) is made even more confusing for readers who are unfamiliar with Japanese history by the fact that Mizuki doesn’t tell his story in a strictly chronological manner but often comes back in time to tell about more events or give more details on previously presented events. [Opposite: pg 412]

However, as an historian, I am compelled to find highly fascinating such a manga which succeeds to summarize an important–but often embarrassingly neglected or distorted–era of Japanese history with simple terms and illustrations. It’s an heavy book (literally!) which is not always easy to read (particularly for us gaijin) but it is a very good (if not always entertaining) story and an excellent way to learn about Japanese history and better understand the culture. So, if you have any interest in classic manga or in Japanese history & culture, I recommend reading this manga.

Showa: a History of Japan, 1926-1939, by Shigeru Mizuki (translation: Zack Davisson). Montreal, Drawn & Quarterly, november 2013. 6.45 x 8.765 x 1.75 in., b&w, paperback, 534 pg., $24.95 US/Can. ISBN: 978-1-77046-135-2. Recommended for young adults (14+).

For more information you can check the following websites:

Showa: a History of Japan © 2013 Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. Translation © 2013 Zack Davisson. Forward © 2013 Frederik L. Schodt. Afterword © 2013 Hideki Ozaki. Relevant facts © 2013 Shigeru Mizuki. English edition © 2013 Drawn & Quarterly. All rights reserved.

[ Traduire ]

L’image du chat-medi

Bookshelf cat / Chat de bibliothèque !
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Rappel: nous avons toujours deux chats à vendre (voir la nouvelle affiche et faire circuler)
Reminder: we still have two cats to sell (check the new poster and pass around please)

Cesare (4)

Cesare_4-cov“Angelo, qui s’est vu confier la supervision du chantier de la manufacture, promet innocemment à Cesare de lui rapporter tout ce qui touchera à l’avancée des travaux. Ayant eu vent de ce pacte, Miguel conseille au jeune Florentin de ne pas accorder aveuglément sa confiance à son camarade espagnol.”

“C’est alors qu’un autre personnage approche Cesare : Niccolò Machiavel, agent à la solde de Lorenzo de Médicis. Lorsque l’espion lui confie que l’état de santé de son employeur est des plus préoccupants, le jeune Borgia prend conscience de la nécessité de réconcilier les Médicis et Raffaele Riario avant que Florence ne montre des signes de faiblesse. Tout en prenant soin de s’assurer de l’identité de tous les membres de la Fiorentina, il met en place un nouveau plan…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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L’image du mer-fleurie

Ranunculaceae: Ranunculus acris
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Bouton d’or / Buttercup
Jardin botanique (2013/06/18)
https://www.flickr.com/photos/clodjee/11693197594/player/d1fe9860f9
Plusieurs l’ignore sans doute mais cette fleure est poison
Many might ignore this but this flower is poisonous

Bonne et heureuse année!

MMXIII ne m’a pas semblé une bonne année. Je l’ai trouvé un peu difficile. C’est donc pourquoi je nous souhaite à tous pour MMXIIII une…
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Bonne et heureuse année !

2013 did not seem to me a good year. I found it a bit difficult. This is why I wish us all for 2014 a …

Happy new year!

Gelukkige nuwe jaar! / ??? ????? ?????! / ??????? ???? ??????! / ????? / ????? / Bonan Novjaron! / Frohes neues Jahr! / ??????????? ?? ??? ????! / ??? ????! / ??? ??? ?????? ??! / Felice anno nuovo! / ???????????????? / ?? ? ?? ????! / Beatus annos! / Godt Nyttår! / ??? ?? ?????! / Feliz ano novo! / An nou fericit! / ? ????? ?????! / Feliz año nuevo! / ??????????????? / Chúc m?ng n?m m?i! / Happy ngonyaka omusha! / etc.

Le Capital

Sais-tu de quoi est fait l’argent que nous utilisons ?
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“Au milieu du XIXe siècle, document.write(“”); la révolution industrielle se met en marche en Europe, chamboulant notre manière de voir, de consommer et de vivre. La production en masse est désormais possible, mais les inégalités qui résultent des nouvelles pratiques économiques et sociales creusent un fossé qu’il est difficile de combler. La nouvelle donne profite à une minorité d’entrepreneurs tandis qu’elle dessert considérablement la masse de travailleurs qui ne deviennent qu’une «force de travail» pour enrichir les premiers. Découvrez dans ce manga une introduction à l’oeuvre majeure de Karl Marx, concernant le système économique actuel: le capitalisme…”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Les deux volumes du Capital (?????? ??? & ?????? ????? / Manga de dokuha: Shihon-ron & Manga de dokuha: Zoku Shihon-ron / Lit. Le Capital & Le Capital, la suite) sont les vingt-sixième et trente-cinquième volumes de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en décembre 2008 et avril 2009 (les #797 & 885 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le tout premier titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en janvier 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Je dois avouer que c’est tout un défit que de vouloir adapter pour les masses un ouvrage théorique tel que Le Capital. Si Marx est parfois cité, il était toutefois impossible d’utiliser son texte tel quel, alors les auteurs ont inventé une histoire afin d’en illustrer les principes de base. Le récit nous fait donc suivre Robin, un jeune producteur de fromage artisanal dont la production est insuffisante pour répondre à la demande du marché. Il rencontre par hasard Daniel, un jeune investisseur très ambitieux, qui lui propose d’investir afin d’industrialiser sa production. Ayant souffert de la pauvreté étant plus jeune (sa mère en est morte), il est déterminé à devenir riche et accepte la proposition de Daniel. Avec lui, il découvre les rouages du capitalisme. En mécanisant et simplifiant la chaine production il n’a pas besoin d’une main d’oeuvre qualifiée et celle-ci devient donc bon marché et remplaçable. Ainsi les ouvriers “vendent” leur force de travail comme une marchandise. Malheureusement, afin de faire face à la demande, aux pressions de la concurrence et, surtout, de réaliser du profit, la cadence et le nombre d’heures de travail doivent être augmenté au point d’avoir des effets abrutissants et néfastes sur la vie des ouvriers. Devant cette exploitation abusive de ses ouvriers, Robin a des doutes mais il n’a pas le choix s’il ne veut pas tout perdre et redevenir pauvre. [ci-contre: vol. 1, pg 106]

Connais-tu les mécanismes du capitalisme ?

“Avec la révolution industrielle, notre mode de vie a considérablement changé. Aujourd’hui, nous croulons sous les objets, nous travaillons comme des forcenés, nous consommons toujours plus. Et bien que nous sachions par avance que ce système capitaliste est voué à l’échec et aboutira sur une crise, qui fera d’innombrables victimes, nous continuons de fermer les yeux.”

“Comment naissent les crises économiques ? Comment le chômage est-il possible ? Pourquoi toutes ces inégalités sociales ? Découvrez, par le biais de ce manga, les idées de Marx sur la question…”

[ Texte de la couverture arrière ]

Lorsqu’il est décédé en 1883, Marx n’avait complété que la première partie de Das Kapital. C’est son collègue Friedrich Engels qui le finira en utilisant ses notes. Ainsi, après avoir expliqué à travers l’histoire de Robin les concepts de base du capitalisme (marchandise, exploitation, force de travail, valeur du travail), les auteurs du manga prennent une nouvelle approche beaucoup plus efficace: ils font intervenir Engels lui-même comme narrateur et guide. Grâce à l’utilisation de petits graphiques et d’exemples puisés dans l’histoire de Robin, celui-ci nous explique des concepts comme la valeur d’échange, la plus-value ou la circulation du capital. Il nous apprend aussi que la recherche du profit et la surproduction qui en découle crée une spirale infernale qui entraine inéluctablement les entreprises, ainsi que tout les fournisseurs et distributeurs qui lui sont liés, vers la crise. [ci-contre: vol. 2, pg 7]

En effet, malgré que le profit des entreprises proviennent essentiellement de la plus-value générée par la travail des ouvriers, la croissance demande de mécaniser la production, diminuant ainsi la main-d’oeuvre, causant du chômage, et ultimement diminuant les profits. C’est là l’une des contradictions du capitalisme. De plus, la surproduction conduisant à la suraccumulation des marchandises, la baisse des profits conduisant à un ralentissement de la circulation du capital puis à une monté des créances douteuses, le système bancaire commence à ployer sous la pression. Les banques finissent par manquer de liquidité et c’est la crise financière. Ce genre de crises est inhérent aux sociétés capitalistes et se produit régulièrement. Elles sont cependant nécessaire pour “rétablir l’équilibre entre l’offre et la véritable demande. Mais après quels dégâts ?” Le manga se conclut avec l’image (sarcastique j’espère) de Marx et Engels, auréolés, entamant leur ascension vers les cieux avec un dernier message: “remettez en cause le capitalisme”!

Extrait ci-dessous: vol. 2, pg 38-39

Certaines histoires ne sont que légèrement adaptées pour s’ajuster à un médium narratif plus graphique et d’autres sont adaptées plus lourdement. C’est le cas ici avec Das Kapital qui est une oeuvre théorique plutôt rébarbative. Chose surprenante, l’idée de créer une histoire afin de faire passer le message théorique d’une façon plus facile fonctionne assez bien pour ce manga. Il faut dire que c’est un sujet assez intéressant car très d’actualité: on se sent tous touché par la crise et avons sans doute tous eut le sentiment d’être exploité par notre employeur (diminution du personnel, augmentation des cadences — mais n’oublions quand même pas que nous ne sommes pas à la fin du XIXe siècle et que nos emplois viennent avec un salaire minimum et de nombreux avantages sociaux!). Il s’agit tout de même d’un manga un peu lourd et pas vraiment amusant à lire. La lecture en est même laborieuse, pour ne pas dire assommante — ce qui n’est nullement aidée par le fait que le dessin est relativement médiocre. Le second volume est un peu plus aisé à lire sans doute à cause de l’utilisation de techniques narrative plus didactiques.

Je n’ai pas lu l’original alors je ne peux pas vraiment comparer mais je suis pas mal sûr que cette version manga est plus accessible. Elle pourra sans aucun doute assouvir votre curiosité à l’égard de Marx et vous en offrir une bonne introduction. Cela me rappel des manga didactiques comme Japan Inc (en français: Les Secrets de l’économie japonaise en bande dessinée) ou Manga Science. Toutefois, malgré l’intérêt du sujet, ce manga demeure assez moyen, une simple curiosité qui, hélas, fait plutôt piètre figure quand on vient de lire un manga comme Cesare.

Le Capital, Vol. 1 et Vol. 2, écrit par Karl Marx (avec Friedrich Engels pour le vol. 2) et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges; adaptation: Demopolis). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), janvier 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg. ch., 6,95 € / $12.95 Can. ch. ISBN: 978-2-30201-322-3 / 978-2-30201-396-4. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Das Kapital by Karl Heinrich Marx © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Astérix chez les Pictes

Asterix_chez_les_Pictes-cov“Le Village d’Astérix enneigé se remet doucement d’un hiver glacial comme jamais, quand Astérix et Obélix font la plus étonnante des découvertes : un jeune homme enfermé dans un glaçon, échoué sur la plage ! Panoramix est formel : il s’agit d’un Picte. Mais qui sont les Pictes ? Des peuples de l’ancienne Ecosse, redoutables guerriers aux multiples clans, dont le nom, donné par les Romains, signifie littéralement «les hommes peints». Astérix chez les Pictes, c’est donc un voyage épique, en compagnie de Mac Oloch et de la belle Camomilla, vers une contrée riche de traditions. Au fil des pages, on découvre un peuple attachant dont les différences culturelles se traduisent en gags et jeux de mots mémorables. De l’eau de malt, des noms en Mac, des lancers de tronc, des bardes adeptes de la cornemuse, les origines du mur d’Hadrien et du monstre du Loch Ness sont dévoilés ! Et même des Gaulois en kilts, par Toutatis !”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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L’image du chat-medi

Caramel sommeille
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Rappel: nous avons toujours deux chatons à donner (voir l’affiche et faire circuler si possible)
Reminder: we still have two cats to give away (check the poster and pass around please)

The month in review (2013-12-27)

Lots happened on the domestic front during december. Mostly problems. It’s depressing how life can sometimes hounds you down. I’ll address that in a separate entry if I have the courage…
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In the news, document.write(“”); no big events worth reporting but nearly an hundred interesting bits of information that I gathered and shared with you
after the jump:


Anime & Manga related, Japan, Popular Culture

Apple, apps and mobile devices news

Books, Digital Edition & Libraries

Economy, Environment & International/U.S. Politics

Health, home & garden

Humour

Local News & National Politics

Media, Culture, Entertainment & Society

Sciences & History

Technology, Gadgets & Internet

Union stuff & Montreal’s libraries

[ Traduire ]

Le Club des Irrésistibles

J’ai toujours rêvé de faire (de m’occuper ou de gérer) un blogue de lecteurs pour les bibliothèques de Montréal — quoiqu’il y a peu de chances que cela arrive un jour puisque je ne suis qu’un simple aide-bibliothécaire et que je viens de découvrir qu’il y en avait déjà un (plus ou moins)…
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J’avais déjà vaguement entendu parlé de ce “
Club des irrésistibles” mais je croyais que c’était simplement des suggestions de lectures de bibliothécaires. C’est un peu plus que cela. Toutefois ça n’a rien à voir avec ce que je ferais si j’en avais la chance (probablement quelques choses de similaire à mes commentaires de livres, document.write(“”); mais plus, tellement plus) mais, bon, c’est tout de même un début. Les gens de partout dans le monde peuvent y laisser leurs suggestions de lectures et partager leurs coups de coeur livresques. Ça c’est bien mais beaucoup de choses laissent à désirer:

  • les commentaires (ou dans ce cas-ci plutôt des suggestions) ne sont pratiquement jamais signées
  • ils sont tous vraiment trop court; en général c’est dans le genre “je suggère ce livre parce que je l’ai lu et j’ai trouvé ça bon”! Point à la ligne. Oui mais pourquoi? Où sont les arguments, les anecdotes de lecture, dans quel contexte ce titre se situe-t-il dans l’oeuvre de l’auteur ? Dans son époque ? Etc.
  • la présentation du blogue est un peu confuse et manque d’attrait
  • il n’y a pratiquement pas d’explications sur comment participer ou quel genre de suggestions ou de commentaires on s’attend des participants
  • le blogue est très peu annoncé et semble n’avoir que très peu de visibilité: la preuve c’est que je n’en ai entendu parlé que vaguement et qu’il y a très peu de commentaires pour chacune des entrées du blogue
  • l’absence total de bilinguisme. Pourtant Montréal est une ville officiellement bilingue, la collection des bibliothèques comporte des livres en anglais et le catalogue Nelligan a lui-même une présentation bilingue…
  • il n’y a pas de catégorie “Manga” et tout est confondu dans une catégorie “Bande-dessinée”!

C’est donc très décevant. Il y tellement de choses qui pourraient être faites pour promouvoir le catalogue et les titres de la collection des bibliothèques de Montréal et cela avec un très petit budget! Vraiment, les gens des bibliothèques semble manquer d’imagination et de volonté (ou de moyens) mais, bon, c’est la ville de Montréal et sur ce je n’en dirai pas plus (je ne peux, ayant renoncé à mes droits constitutionnels de libre expression sur ce sujet…). Oui, c’est très décevant. Mais, bon, allez voir ce que c’est et n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire…

Je vais tout de même garder un oeil sur ce club. Je me suis inscrit à l’info-lettre et peut-être demanderais-je quelques explications pour mieux comprendre comment ça marche et peut-être aussi daignerai-je y participer. On verra. Pour l’instant je trouve plus amusant de participer à Goodreads.

[ Translate ]

Season’s Greetings

I take a few moments to wish you all Happy Holidays…
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… and a Merry
Christmas or a nice Winter Solstice

… as well as a cheerful Festivus, document.write(“”); a lively Hanukkah, a carefree HumanLight, a jocund Koliada, a joyful Kwanzaa, a mirthful Saturnalia, a happy Birthday of the Unconquered Sun, a joyous Yald?, and a gleeful Yule! I hope I didn’t forget anyone.

Anyway, whoever or wherever you are, I hope you have a great time!

[ Traduire ]

Cesare (3)

Cesare_3-cov“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”

“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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L’image du chat-medi

Saya était jaloux de pas avoir eut de photos depuis longtemps…
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Rappel: nous avons toujours deux chatons à donner (voir l’affiche et faire circuler si possible)
Reminder: we still have two cats to give away (check the poster and pass around please)
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S.v.p. votez pour la photo de notre chat dans ce concours!
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L’image du mer-fleurie

Phlox glabre / Smooth Phlox
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Polemoniaceae: Phlox glaberrima “Triple Play”
Jardin botanique (2013-06-18)
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Cesare (2)

Cesare_2-cov“À peine arrivé à l’université de Pise,  Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”

“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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L’image du chat-medi / Cat-urday’s picture

Ce cher chaton Caramel
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Rappel: nous avons toujours deux chatons à donner (voir l’affiche et faire circuler si possible)
Reminder: we still have two cats to give away (check the poster and pass around please)

À la recherche du temps perdu

Mon existence a maintenant franchi les limites du temps et de l’espace !
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“À l’instant où je mis en bouche la madeleine, document.write(“”); je fus pris d’une étrange sensation : les souvenirs de mon enfance ressuscitèrent. En même temps que je me revoyais grandir, se présentait devant mes yeux une fresque de la haute société d’avant et d’après la Première Guerre Mondiale. C’était le début d’un long voyage à la recherche de mon temps perdu…”

“Découvrez en manga cet immense chef-d’œuvre littéraire, par lequel l’auteur, grâce à son interprétation particulière du temps et sa thèse sur les souvenirs, a marqué en profondeur la littérature et la philosophie du XXe siècle.”

Le temps qui s’est écoulé jusqu’à présent sans s’arrêter ne serait-ce qu’une seule fois… n’est pas seulement à moi… mais continue de s’écouler sans interruption en ce moment même pour toutes les personnes de ce monde !

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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J’ai déjà introduit la collection “Classiques” de Soleil Manga. Celle-ci, essentiellement, traduit en français quelques-uns des titres de l’impressionnante collection “Manga de Dokuha” publié au Japon par East Press. Cette collection se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique. Après avoir commenté deux de ces adaptations d’un intérêt très mineur (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible), je m’attaque maintenant à de la véritable littérature.

À la recherche du temps perdu (??????: ????????? / Manga de dokuha: Ushinawareta Toki wo Motomete) est le trente-sixième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publié par East Press en 2009 (le #913 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le cinquième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga.

L’oeuvre principale de Marcel Proust, qui fait dans les cinq-mille pages, est sans doute trop riche et complexe pour être aisément décrite. Il s’agit d’une suite de sept romans dont il commence l’écriture en 1907 et qui sera publié entre 1913 et 1927 (les trois derniers après sa mort). Elle est considéré par beaucoup comme un chef-d’oeuvre de la littérature française. En puisant dans ses souvenirs, Proust “dépeint avec minutie les moeurs de son époque” [rabat de couverture intérieur du manga], particulièrement la haute bourgeoisie et l’aristocratie du début du xxe siècle, en une sorte de “réflexion (…) sur la mémoire et sur le temps” [wikipédia].

Le manga se divise en sept parties, chacune représentant plus ou moins l’un des romans de Proust. Dans la première, “Du côté de chez Swann” (p. 5), le narrateur (Proust) se remémore son enfance à Combray grâce au goût d’une madeleine. Ce récit sert à établir les bases et à introduire les personnages qui peupleront le reste de l’histoire. Il y traite de son intérêt pour la lecture et son désir de devenir écrivain, de l’admiration qu’il avait pour la famille noble des Guermantes (représentée dans une tapisserie de l’église locale), du bonheur que représentait pour lui le baiser du soir avec sa mère (représentant l’angoisse d’être séparé d’elle pour la nuit), ou encore de Monsieur Swann, un riche voisin qui était la coqueluche des salons et qui faisait scandale en ayant épousé Odette (une ancienne cocotte ou prostituée de première classe). Un jour, en se promenant du côté de chez Swann, il fait la rencontre fortuite avec Gilberte (la fille des Swann) et en tombe amoureux. Si celle-ci se montre amicale, elle demeure froide à ses avances. Il cessa donc de fréquenter Gilberte mais resta proche des Swann.

Deux ans plus tard, dans “À l’ombre des jeunes filles en fleurs” (p. 61), il fait avec sa grand-mère un séjour estival à Balbec, une station balnéaire imaginaire de Normandie. Il y fait la rencontre de la Marquise de Villeparisis, du Marquis Robert de Saint-Loup, du Baron de Charlus (un Guermantes qui lui fait des avances!), du peintre Elstir, mais surtout d’Albertine Simonet. Il en tombe amoureux et fréquentera tout l’été la troupe d’amies de celle-ci. À la fin de l’été, elle l’invite dans sa chambre mais, lors qu’il s’apprête à l’embrasser, elle le rejète et quitte précipitamment l’hotel.

Dans “Du côté des Guermantes” (p. 117), le narrateur aménage avec sa famille (sur recommandation de la marquise de Villeparisis) dans un appartement de l’hôtel des Guermantes sur le faubourg Saint-Germain à Paris. C’est l’occasion pour lui de faire connaissance avec les membres les plus respectables de la famille Guermantes, qu’il admire tant, et de finalement entrer dans le monde de l’aristocratie. Saint-Loup, avec qui il s’est lié d’amitié, l’introduit au salon de sa tante, la marquise de Villeparisis, où il rencontre le duc et la duchesse de Guermantes, ainsi que le Baron de Charlus (qui lui fait encore des avances mais dont il ne comprend pas la nature). Suite au décès de sa grand-mère, il tombe en dépression et ne sort plus, mais la visite inattendu d’Albertine, avec qui il développe finalement une relation, le sort de sa torpeur.

Dans “Sodome et Gomorrhe” (p. 171), il est invité au salon de la Princesse de Guermantes, la tête de la famille. En chemin, il rencontre Swann qui lui annonce qu’il est mourant, puis le Baron de Charlus, qu’il surprend avec le valet Jupien, et il comprend finalement que le baron est un “homme de Sodome” (homosexuel). Plus tard, il propose à Albertine de se rendre à Balbec. A la gare, il rencontre à nouveau Charlus, cette fois accompagné du violoncelliste Charles Morel (son nouvel amant), et surprend Albertine en conversation très rapprochée avec une demoiselle, ce qui fait naître dans son coeur de la méfiance à son égard.

Dans “La prisonnière” (p. 225), Albertine retrouve sa troupe d’amies à Balbec et le narrateur fréquente le salon de Madame Verdurin. C’est là qu’il reverra Charlus et Morel, qui joue la “sonate de Vinteuil.” Cette mélodie lui fait imaginer Albertine dans les bras de mademoiselle Vinteuil. Il se rend compte, d’une part, qu’Albertine est Gomorrhéenne (i.e. lesbienne) et, d’autre part, qu’il ne l’aime plus. Mais il demeure jaloux et ne la laisse pas sortir sans lui. Après une querelle, il décide de rompre mais, après qu’elle soit partie, elle lui manque terriblement. Plus tard, il apprend qu’elle est morte dans un accident de cheval. Au même moment, il reçoit une lettre d’Albertine où elle demande pardon et lui avoue son amour. Cela le laisse dévasté.

Extrait des pages 258-259

Dans “Albertine disparue” (p. 279), il retrouve par hasard son premier amour, Gilberte, chez la duchesse de Guermantes. Après la mort de Swann, Odette s’est remariée avec monsieur de Forcheville et est ainsi acceptée par l’aristocratie. Adoptée par son beau-père, Gilberte est devenu mademoiselle de Forcheville. Elle annonce au narrateur son mariage prochain avec Robert de Saint-Loup mais lui avoue croire que Robert la trompe avec de multiple maîtresses. La santé du narrateur étant fragile, il passe plusieurs mois au sanatorium. À ce moment, la première guerre mondiale éclate. À Paris, il rencontre Saint-Loup qui s’est porté volontaire et a même reçu la Croix de Guerre. Il est surprit d’apprendre que le narrateur connait Morel, qui a disparu au front et que Saint-Loup recherche désespérément. Sur le chemin du retour, le narrateur éprouve un malaise et cherche refuge dans une auberge. Il découvre que celle-ci est en fait un lieu de plaisir géré par Jupien dans le seul but de divertir le Baron de Charlus. Jupien lui apprend que Morel a quitté le Baron pour devenir l’amant de Saint-Loup. Ils sont interrompu par un raid aérien qui détruit l’auberge. Par la suite on apprend que Saint-Loup est mort au front.

Finalement, dans “Le Temps retrouvé” (p. 333), il est invité par le prince de Guermantes. Il revoit tout ces gens qu’il connait et qu’il n’a plus vu depuis la guerre et son séjour au sanatorium mais il ne reconnait plus personne car ils ont tous vieillis. Morel est là pour jouer la sonate de Vinteuil. La merveilleuse mélodie rend le narrateur nostalgique mais lui fait un tout autre effet cette fois car elle évoque pour lui son temps perdu! Après le concert, il rencontre Gilberte qui lui présente sa fille, qui représente l’union des familles Swann et Guermantes. Il se rend alors compte que, lui aussi, a vieilli et que c’est le moment pour lui d’écrire tout ce qu’il a ressenti dans sa vie, de laisser une trace de son existence…

Malheureusement, comme je n’ai jamais lu Proust, je ne peux donc pas comparer le manga à l’original. Toutefois, cette adaptation me laisse une assez bonne impression. Le dessin est bien, mais sans être extraordinaire (c’est quand même beaucoup mieux que les autres titres de la collection que j’ai lu jusqu’à maintenant). Le style est typique et nous semble familier tout en étant assez inégale (parfois bien, parfois grossier) mais demeure généralement agréable à l’oeil. L’histoire est intéressante (particulièrement parce que j’ai toujours été curieux de découvrir Proust) et, malgré l’ampleur du défi que représente l’adaptation d’une telle saga, la narration est plutôt fluide. Je regrette toutefois que l’on ait choisi de la publier dans le sens de lecture occidental, mais je comprend que la collection se veuille accessible au plus large public possible.

Adapter un géant littéraire de près de cinq-mille pages en moins de quatre-cent est une tâche presqu’impossible. Il faut donc faire des choix. Dans ce cas-ci, on a choisi de sélectionner les événements les plus marquant de la vie du narrateur et de les enchaîner d’une façon suffisamment cohérente pour je ne ressente pas qu’il y manque quelque chose. Je suis donc tout de même impressionné du résultat. Toutefois, il semble que les lecteurs familiers avec l’oeuvre de Proust soient beaucoup moins indulgents et reprochent à l’adaptation son manque d’émotion, une apparence superficielle et l’absence de la complexe beauté de la langue de Proust. Mais ce sont là les torts de toutes adaptations! Il faut voir cette collection de classiques comme des adaptations cinématographiques que l’on regarde (parfois en accéléré) pour avoir un avant-goût de l’histoire et juger si cela vaut la peine que l’on se lance dans la lecture du livre.

À la recherche du temps perdu est donc un assez bon divertissement, qui est d’une lecture agréable et surtout très instructive car elle représente le parfait condensé (style Readers’ Digest) de ce très grand classique de la littérature française. C’est une excellente introduction pour aiguiser notre appétit avant d’entreprendre la lecture de l’oeuvre comme telle.


À la recherche du temps perdu, écrit par Marcel Proust et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 2,8 cm, 384 pg., 9,90 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30201-879-2. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: À la recherche du temps perdu © 2008 Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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L’image du Chat-medi

“Time spent with cats is never wasted” — Sigmund Freud
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Rappel: nous avons toujours deux chatons à donner (voir l’affiche et faire circuler si possible)
Reminder: we still have two cats to give away (check the poster and pass around please)

L’Image du mer-fleurie (2013-12-04)

Geraniaceae: Geranium sanguineum “Album”
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Géranium sanguin / Bloody cranebill
Jardin botanique (2013-06-18)
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Geranium Sanguineum

The week in review (2013-12-03)

As usual, document.write(“”); the last three weeks were rather busy. On the domestic front, first, I was able to write more actively (some entries were retro-blogged from my physical notebook): a rant about an ordering woe with Amazon, reflexions on Memorial Day and Doctor Who‘s success, a few comics or manga news and discoveries (untranslated shojo from the 70s-80s, Joséphine Impératrice and Showa: A history of Japan), as well as a few book comments (Bibliovores, Les Vacances de Jésus et Bouddha 2, Übel Blatt 1, and Cesare 1).
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The weather grew increasingly cold (first getting consistently sub-zero temperature, then down to nearly -15° C) and snowy, giving us a real preview of winter. Now, we are already in december and there’s a little snow on the ground. Although it is a little warmer (1° C) so it might not stay long. I got caught by surprise, so I didn’t finish all the winter preparation I wanted to do in the garden. Maybe it will get warmer enough later to be able to do it. Who knows.

I went to visit an exposition at the Montreal Museum of Fine Arts titled “Splendore a Venezia” and dedicated to art and music from the Renaissance to Baroque in Venice. I gave attention mostly to the art part (looking at the pieces and reading their descriptions). It was really nice but I didn’t have enough of a few hours the see everything. So I intend to go back to pay attention this time to the musical part (and take the audio tour). I can go back as many time as I want since my wife and I took a VIP membership this year. I’ll probably go back regularly to have a look on the permanent collection that I haven’t seen in over fifteen years and also check out the “Comics at the Museum: 15 artists from La Pastèque reinterpret the collection” exposition. We’ve also visited a bazar at the Japanese-Canadian Cultural Center where I bought a small piece of Japanese-style pottery created by a local artist. Oh, and I also visited the Montreal book fair but there’s so many stuff there that it’s overwhelming.

Finally, it seems that I must always have a health problem of some sort: last week at work I slipped on a wet floor and hurt my back a little. Then aggravated it a few days later while carrying boxes. The pain has diminished and I can manage my tasks if I wear a lumbar support belt. But the pain is still annoying me. Hopefully it will pass with some more rest.

On the world stage, here’s again nearly an hundred interesting links after the jump:


Anime & Manga related, Japan, Popular Culture

Apple, apps and mobile devices news

Books, Digital Edition & Libraries

Economy, Environment & International/U.S. Politics

Health, home & garden

Local News & National Politics

Media, Culture, & Society

Special: Doctor Who 50th anniversary!

Sciences & History

Technology, Gadgets & Internet

Union stuff & Montreal’s libraries

[ Traduire ]

Cesare (1)

Cesare_1-cov“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”

“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Discovery: Showa, A history of Japan

A friend brought to my attention yet another classic manga. Since I’m in a period where I’m focusing on historical manga, document.write(“”); it’s definitively a title that I want to check out! I am not sure why I am surprised since it was announced nearly a year ago, but I’ll take any Shigeru Mizuki coming my way, particularly from Drawn & Quarterly. It’s a must. I don’t know yet if I’ll buy it or simply borrow it at the library, but stay tuned!
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Showa: a History of Japan, 1926-1939 is the first volume of Shigeru Mizuki’s meticulously researched historical portrait of twentieth century Japan. This volume deals with the period leading up to World War II, a time of high unemployment and other economic hardships caused by the Great Depression. Mizuki’s photo-realist style effortlessly brings to life Japan of the 1920s and 1930s, depicting bustling city streets and abandoned graveyards with equal ease.”

“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website ]

Showa: a History of Japan, 1926-1939 , by Shigeru Mizuki. Montreal, Drawn & Quarterly, october 2013. 6.45 x 8.765 in., b&w, paperback, 560 pg., $24.95 Can. ISBN: 9781770461352. A preview is available on D&Q site. Volume 2 (Showa 1938-1944) coming in april 2014.


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Image du chat-medi (2013-11-30)

Chats de Noël / Christmas cats
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http://www.flickr.com/photos/clodjee/11142274016/&quot; title="Christmas cats by clodjee, document.write(“”); on Flickr”>Christmas cats
Rappel: nous avons toujours deux chatons à donner (voir l’affiche et faire circuler si possible)
Reminder: we still have two cats to give away (check the poster and pass around please)

L’image du mer-fleurie (2013-11-27)

Geraniaceae : Geranium “Khan”
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Geranium / Cranesbill
Jardin botanique / botanical garden (2013-06-18)
<a href="http://www.flickr.com/photos/clodjee/11094685213/&quot; target="“new”" title="Geranium / Cranesbill by clodjee, document.write(“”); on Flickr”>Geranium / Cranesbill

Tempus edax rerum

Yesterday, document.write(“”); I’ve finally watched the Doctor Who 50th Anniversary Special “The Day of the Doctor” recorded the previous day on my PVR from Space (and still available to watch online; although it is also available on iTunes). Apparently, it was widely watched and quite appreciated by the fans. Although not by all since I read an opinion article of a guy who couldn’t understand the appeal of such a cheap and childish show… I thought the show was great, so I totally disagree.
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Yes, Doctor Who is just a simple show for kids and that’s exactly why it is so powerful. It reaches to our deepest and strongest imagination. It is whatever we want it to be. It reflects our hopes and fears, our own reality (and I am
not the only one to think that), it amazes us, it is sublime. It is the simplest and the most complex story of all time. It is a paradox. And that’s why I love it so much, despite the fact that all its parts, separately, tell me I should not, but all together they blow my mind. It is funny, but it makes me sad. It is so simple that I cannot comprehend it sometimes. We should not fight it, but just let go and enjoy…

Just for the love of the Doctor.

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