La couleur du Jazz

La semaine dernière j’ai visité l’exposition “La couleur du Jazz” au Musée des Beaux Arts de Montréal. Cette exposition nous propose de vivre la modernité des années 1920 à Montréal avec le groupe de Beaver Hall. Il s’agit de la première grande étude sur ce “regroupement éphémère d’une vingtaine d’artistes dont la production a donné, document.write(“”); comme le soulignait la critique de l’époque, « une nouvelle impulsion » à la vie artistique montréalaise, québécoise et canadienne”.
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Le
Groupe de Beaver Hall est en quelque sort le pendant montréalais au Groupe des Sept qui était basé à Toronto. Et plutôt que de se limiter à “proposer une image identitaire du Canada à travers la représentation de la nature sauvage du Nord” comme le faisait le Groupe des Sept, le Groupe de Beaver Hall exprime la modernité de l’époque à travers des portraits et les paysages humanisés de la ville et de la campagne. Le groupe a eut une existence très courte (1920-1923) mais ses membres ont continué par la suite leur travail individuellement et contribué à la formation du Groupe des peintres canadiens en 1933. L’exposition couvre toute cette période.

Ce qui est remarquable dans ce groupe ce n’est pas tant qu’il “constitue l’une des manifestations les plus originales de la modernité picturale au Canada“ mais bien la parité hommes-femmes au sein des membres du groupe qui dénote encore une fois la grande modernité de ce courant artistique. Pour plus de détails sur le contexte historique et les thématiques de l’exposition vous pouvez consulter le site internet que le musée y consacre.

J’ai bien aimé l’exposition. Il y a de très belle pièces et c’est rafraichissant de voir que des artistes montréalais ont pu avoir un tel impact (et d’en apprendre plus sur eux). Les portraits sont fascinants (certains détails, comme les mains, sont parfois très réaliste). On retrouve beaucoup de paysages hivernaux (après tout c’est le Canada). Les paysages urbains (dont le style varie beaucoup d’un artiste à l’autre, allant du réalisme détaillé et précis au quasi impressionnisme) nous font presque voyager dans le temps (Archambault sur la rue Sainte-Catherine, l’Église Saint-Jacques [qui a passé au feu et a été “cannibalisé” par l’UQAM] sur Saint-Denis, etc.).

J’ai toutefois trouvé l’exposition un peu courte et j’aurais bien aimé y voir une peu plus de média (photos des artistes, petits documentaires videos, etc. — il existe d’ailleurs un film de l’ONF sur trois des membres féminins du groupe). J’ai aussi trouvé que le titre de l’exposition ne se retrouvait pas vraiment dans la sujet. Oui, le jazz représente bien la modernité de l’époque et on a reproché aux membres du groupe de faire des oeuvres trop colorées qui furent à l’époque comparées aux notes dissonantes du jazz. Mais l’analogie s’arrête là. Une petite musique de fond jazzée aurait aussi sans doute contribué à donner plus de couleur à l’atmosphère de l’exposition.

En souvenir de cette exposition, je vous offre sur Vimeo (et ci-bas) un petit diaporama des oeuvres qui m’ont le plus marqué. J’ai aussi créé un album sur Flickr (avec le détail de chacune des pièces).


Vous trouverez également sur Youtube quelques courts videos sur l’exposition.

Si ça vous intéresse, dépêchez-vous car l’exposition prends fin le 31 janvier!

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Découverte: de sérieux manga

Cette semaine, document.write(“”); je suis sorti en ville pour visiter un musée et j’en ai profité pour bouquiner un peu. J’ai été surpris de faire quelques découvertes: une perle rare du Lézard Noir, un autre Taniguchi (eh oui!), des manga qui n’en sont pas et un nouveau tome de Versailles no bara.
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Pour en savoir plus, jetez un coup d’oeil
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Gekiga Fanatics

“Osaka, fin des années 1950. De jeunes mangakas vont participer à la création d’un genre nouveau qui révolutionnera la bande dessinée japonaise : le gekiga. En partie autobiographique, Gekiga Fanatics se concentre sur trois mangakas encore inconnus à l’époque : Yoshihiro TatsumiL’Enfer, Une vie dans les marges (Cornélius), Takao SaitôGolgo 13 (Glénat), ainsi que l’auteur lui-même, Masahiko Matsumoto – La Fille du bureau de tabac (Cambourakis). Extrêmement documenté, le livre décrit avec justesse et précision les doutes et les difficultés qu’affrontent de jeunes auteurs exigeants et passionnés, qui refuseront toujours de renoncer à leurs rêves.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

Ce manga me rappelle beaucoup Une vie dans les marges de Yoshihiro Tatsumi (publié chez Cornélius et dont j’ai commenté la version anglaise, A drifting life, publié par Drawn & Quarterly). Dans les deux cas, il s’agit de manga autobiographiques qui parlent de l’après-guerre, de la carrière de mangaka de l’auteur et de la naissance du manga comme on le connait aujourd’hui. Tant Tatsumi que Matsumoto, faisaient partie (avec entre autres Shigeru Mizuki et Osamu Tezuka) de cette première génération de mangaka pionniers qui dessinaient des histoires plutôt sérieuses dans un style un peu brouillon et parfois même caricatural. Mais Tatsumi et Matsumoto faisaient partie d’un groupe qui écrivait du Gekiga (“dessin dramatique”) caractérisé par des histoires plus sombres et avec plus d’action que le manga typique (qui offrait généralement des récit plus léger et un style plus caricatural) et visaient donc un lectorat plus âgé, plus mature. Ils s’inspiraient de la vie de tout les jours et traitaient de thèmes réalistes plus en phase avec les problèmes socio-politiques de l’époque. Pour bien exprimer ce genre de récit complexe, ils utilisaient des techniques artistiques plus cinématique qui permettaient de mieux rythmer la narration pour que l’action coule plus naturellement à travers les cases. [image ci-haut: Tatsumi Yoshihiro, Saito Takao et Matsumoto Masahiko]

Gekiga Fanatics (??????!! / Gekiga bakatachi !!) a d’abord été publié en feuilleton dans le magazine Big Comic Zôkan de Shôgakukan en 1979 avant d’être compilé en volumes chez Seirink?geisha. Il a été traduit et publié en français chez Le Lézard Noir.

Nous sommes très chanceux d’avoir des éditeurs français comme Cornélius ou le Lézard Noir qui n’hésitent aucunement à publier ces oeuvres plus anciennes, parfois plus difficile d’approche et donc moins populaire. Du côté anglophone, jusqu’à récemment, il n’y avait que Drawn & Quarterly et Vertical qui s’y était risqué mais maintenant d’autres éditeurs tâtent le terrain avec des titres comme The Rose of Versailles de Riyoko Ikeda chez Udon Entertainment, Queen Emeraldas de Leiji Matsumoto chez Kodansha Comics, Otherworld Barbara par Moto Hagio chez Fantagraphics Books ou même le colossal The Osamu Tezuka Story: A Life in Anime and Manga par Toshio Ban chez Stone Bridge Press.

Dans une langue comme dans l’autre, même si le graphisme est un peu moins plaisant ou que l’histoire représente une lecture un peu plus exigeante, il n’en demeure pas moins que ce sont des classiques de la littérature graphique japonaise que tout amateur se doit d’avoir lu.


Gekiga Fanatics, par Masahiko Matsumoto (Traduction par Miyako Slocombe). Le Lézard Noir, novembre 2013. 328 pg., 24,00 € / $42.95 Can. ISBN: 978-2-35348-0494. Recommandé pour public jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Ice Age chronicle of the earth, vol. 1 & 2

“Dans le futur, tandis que l’humanité tente tant bien que mal de survivre aux conséquences d’un nouvel âge glaciaire, Takéru va devoir se lancer dans une odyssée afin de sauver ses compagnons. A son bras, un bracelet sacré en argent, seul souvenir qui lui reste de sa mère…”

“Saura-t-il faire face à son destin ?”

(Texte du site de l’éditeur)

Les éditeurs de manga français (dans ce cas-ci Kana) continue à nous sortir des vieux Taniguchi qui date de l’époque où il faisait plus dans le récit d’action que dans le contemplatif. Et nous en sommes fort heureux!

Ice Age Chronicle of the Earth (?????? / Chiky? hy?kai-ji-ki) a d’abord été publié en feuilleton dans le magazine Morning de Kôdansha en 1987-88 avant d’être compiler en volumes chez Futabasha. Dans les années ’80, Taniguchi écrivait surtout des récits d’action comme Trouble Is My Business, Enemigo ou Garôden, ou des récits qui mettaient en scène la nature et les grands espaces tels que Blanco, K ou Encyclopédie des animaux de la préhistoire. Ice Age Chronicle of the Earth s’inscrit bien dans ces thématiques. Et, si l’on se fit à la bande de couverture de l’édition française ainsi qu’au style de Taniguchi pour ce diptyque visionnaire, c’est une époque où il devait lire et s’inspirer du magazine français Métal Hurlant


En tout cas j’ai bien hâte de lire ce manga. Ce sera délicieux!

Ice Age chronicle of the earth vol. 1 & 2, par Jirô TANIGUCHI. Paris: Dargaud (collection Kana: Made In), mai et septembre 2015. 272 & 224 pgs, 16.3 x 23.2 x 2 cm, 18.00 € / $31.95 Ca, ISBN: 9782505063643 & 9782505063650. Recommandé pour public adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga Classics: Great Expectations

“Great Expectations has it all: romance, mystery, comedy, and unforgettable characters woven through a gripping rags-to-riches tale. Naive Pip, creepy Miss Faversham, beautifully cold Estella, terrifying Abel Magwitch, and the rest of Dicken’s fantastic cast are perfectly envisioned in this new adaptation in this 300-plus page volume featuring artwork by artist Nokman Poon.”

“Manga Classics editions feature classic stories, faithfully adapted and illustrated in manga style, and available in both hardcover and softcover editions. Proudly presented by UDON Entertainment and Morpheus Publishing.”

(Text from the publisher’s website)

When I first noticed this book while browsing at the bookstore I thought “Great! Another interesting manga classics adaptation!” but I soon realized that it was no manga at all! A manga is a comics by a Japanese artist while this one is produced by a Canadian artist (of asian origin). I think I mentioned before this collection of manga classics from Udon Enterainment. They have many interesting adaptations such as Jane Austen’s Emma, Victor Hugo’s Les Miserables, Jane Austen’s Pride and Prejudice, or Nathaniel Hawthorne’s The scarlet letter. But none of them is really manga. Too bad. However, it might still be worth a look.

Great Expectations, original story by Charles Dickens, adaptation by Crystal Silvermoon, and illustrations by Nokman Poon. Richmond Hill: Udon Entertainment (collection Manga Classics), mai 2015. 308 pg, 6 x 8.5″, B&W, Softcover, $19.99 US / $26.50 Cnd, ISBN: 978-1927925317. Recommandé pour public jeune (7+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Musashi

“Minamoto Musashi (1584-1645), le samouraï légendaire, est connu dans le monde entier comme un grand maître de sabre, un chercheur spirituel, et l’auteur du classique Le livre des Cinq Roues.”

“Cette version graphique nous raconte sa vie étonnante. C’est à la fois un récit vivant d’une période fascinante dans le Japon féodal et le portrait d’un courageux samouraï qui a combattu avec les idées philosophiques et spirituelles qui sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient en son temps.”

“Plus de 350 ans après sa mort, Musashi nous fascine toujours. À partir d’authentiques sources japonaises, William Scott Wilson, brosse un portrait inoubliable de cet illustre personnage historique.”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)


Bon encore une fois, est-ce que cette bande-dessinée est du manga ou pas? L’auteur est écossais (mais vivant au japon) et l’artiste est japonaise. Je crois qu’à la rigueur on peut considérer ça comme du manga. A noter qu’il s’agit ici d’un nouveau petit éditeur, qui semble spécialisé en arts martiaux. Cela m’a accroché l’oeil à la librairie mais ce n’est peut-être pas d’un grand intérêt. À voir par curiosité peut-être…

Musashi, scénarisé par Sean Michael Wilson et illustré par Michiru Morikawa. Noisy sur Ecole: Budo, août 2015. 176 pgs, 15 x 21 cm, 12.95 € / $17.95 Can, ISBN: 978-2-84617-363-6. Recommandé pour public adolescent (12+).

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J’ai déjà mentionné en mars les fameux Rose of Versailles Episodes. Riyoko Ikeda avait déjà tenté de faire des suite à son chef d’oeuvre Versailles no bara avec les Rose of Versailles Side-Stories que l’éditeur Kana avait inclus dans le troisième tome de l’édition française. Toutefois, quarante ans plus tard, alors qu’elle reprend sa carrière de mangaka, elle se remet sur une véritable suite composée d’histoire courtes qui sont chacune centrée autour d’un personnage secondaire différent. Les épisodes sont sérialisé dans Margaret, le magazine hebdomadaire shojo de Shueisha. Une première compilation est paru en août 2014 rassemblant les quatre premières histoires. Ce volume, faisant véritablement suite à la série de dix tomes, a été numéroté le volume onze.

En cherchant à commander le volume onze pour l’anniversaire de mon épouse, j’ai eu la surprise de constater qu’un douzième volume était paru en juillet. Il va sans dire que je l’ai également commandé. Hélas mon japonais n’est pas assez bon pour que je puisse le lire. J’espère que ma femme pourra me le raconter!

Le volume 12 contient les épisodes cinq et six. L’épisode 5, qui suit le Major Victor Clement de Girodelle (l’autre amoureux d’Oscar, qui lui fit une proposition de mariage), est paru en deux parties: une première partie de trente-sept page dans le Margaret #22 (publié le 20 octobre 2014) et une seconde partie de trente-trois pages dans le Margaret #23 (publié le 5 novembre 2014), chacune comportant cinq pages en couleurs. L’épisode 6 a lui aussi été publié en deux partie: l’une dans le Margaret #8 (publié le 20 mars 2015) et l’autre dans le Margaret #9 (publié le 4 avril 2015) totalisant une centaine de pages. Cet épisode nous révèle le secret de la naissance d’Oscar (en révélant comment ses parents se sont rencontré)!

???????? 12 (Versailles no bara 12 / La rose de versailles vol. 12), par Riyoko Ikeda. Tokyo: Shueisha (collection Margaret), juillet 2015. 216 pgs, 7.1 x 5 x 0.9 inches, ? 745 ($9.00 Cnd), ISBN: 978-4088454092. Recommandé pour public adolescent (12+).

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Image du chat-medi

Vanille
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(iPhone 6s, document.write(“”); Vanille, 2015-12-05)

Image du mer-fleuri

Pour égailler ce frisquet milieu de semaine / To cheer up this chilly midweek
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Rosier floribunda / Floribunda rose
Rosaceae: Rosa “Eureka”
Eureka
(iPhone 6, document.write(“”); Jardin botanique, 2015-07-05)

Educational manga

What makes manga so interesting is that they can not only be used for entertainment but many of them also have a great educational value. I have already talked about manga adaptations of literary classics as well as of my interest for historical manga like The Rose of Versailles by Riyoko Ikeda, which is set in the prelude to the French revolution, or The Tale of Genji (adapted in manga by several mangaka, particularly Waki Yamato, Miyako Maki, Egawa Tatsuya), which is a romance story set at the Japanese royal court of the Heian era. It has long been thought that educational manga (and particularly historical manga or manga set in an historical context) were not popular, but recent successes (titles like Cesare, Emma, Rurouni Kenshin, Thermae Romae, or Vinland Saga come to mind) have proved that wrong. But, there’s more to this.

A few days ago, I was watching the news on NHK World and there was a report on a manga series about the History of Japan (unfortunately the report has no equivalent on the station’s website either as a written article or a streaming video that I can link to). This is another type of great educational manga that helped sparks a renewed interest in Japanese history but it is also used by public and “cram” schools to teach history.

I found this concept of Japanese history educational manga so interesting that I decided to research it a little further to get more details and discovered that at least three great publishers had released their own series about the history of Japan.

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Cat-urday’s picture

Caramel in the new year
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(iPhone 6s, document.write(“”); 2016-01-01)

Ab-surdité municipale

Incroyable: sur ma rue dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension…
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Les sentiers du Parc St-Michel sont mieux déneigés que les trottoirs!
snowy sidewalk Park trail cleaner than sidewalks!
(iPhone 6s, document.write(“”); 2016-01-01)

Et au moins deux bornes fontaines sont hors d’usage depuis plusieurs années!
Unbelievable!
(iPhone 6s, 2016-01-01)

Et pourtant nous payons tous notre part de taxes !

Bonne et heureuse année à tous!

Je souhaite à tous une bonne, heureuse et paisible nouvelle année 2016!

I wish everyone a good, happy and peaceful New Year 2016!

??????????????2016???????

Volo autem omnes homines esse bonum, felix ac pacatam degere Novus Annus MMXVI!
?????? ?????? ??? ???? ?????? ?????? ????? 2016!

???????????2016??

Mi deziras ke ?iu bona, feli?a kaj paca nova jaro 2016!

Ich wünsche allen ein gutes, glückliches und friedliches neues Jahr 2016!

??????? ?? ????? ??? ????, ??????????? ??? ???????? ??? ???? 2016!

Mwen swete tout moun yon bon, kè kontan ak lapè New Year 2016!

??? ???? ????? ??? ???? ????, ?????? ??????? 2,016!

??? ?? ???? ?? ?? ????? ??, ??? ?? ?????????? ??? ??? 2016 ?????!

Auguro a tutti una buona, felice e sereno anno nuovo 2016!

?? ??, ?? ???? ???? ?? 2016? ?????!

Jeg ønsker alle en god, lykkelig og fredelig nytt år 2016!

?? ?? ??? ??? ???? ??? ? ??? ???? ??? 2016 ???? ??????!

Desejo a todos um bom, feliz e em paz Ano Novo 2016!

? ????? ???? ??????, ?????????? ? ?????? ????? ??? 2016!

Les deseo a todos una buena y feliz y en paz Año Nuevo 2016!

??????????????????????????????????????????????? 2016!

Tai chúc m?i ng??i m?t n?m m?i t?t, h?nh phúc và hòa bìnt n?m 2016!

Image du mer-fleurie

Pour égailler ce milieu de semaine enneigé / To cheer up this snowy midweek
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Rosier arbustif / Shrub rose
Rosaceae: Rosa “Autumn Sunset”
Autumn Sunset
(Canon PowerShot S5 IS, document.write(“”); Jardin botanique, 2015-07-05)

À peine survivante                                   Définitivement morte
Barely surviving                                     Surviving no more
Going… Gone!
(iPhone 6s, 2015-12-28 & 2015-12-30)

Kawamori interview on Forbes!

While browsing on the internet, document.write(“”); I just discovered this long and fascinating interview of Shoji Kawamori on the Forbes magazine!
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The creator of Macross talks about the genesis of the series, about how important it is for him to create realistic mocha, about writing and directing, about how his work seems to have inspired many other creators (without ever being credited), and so many other things! It’s really an interesting article.

Asterix: Le Papyrus de César

Asterix-Papyrus_de_Cesar-cov“Deux ans après le succès d’Astérix chez les Pictes, les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo sont de retour dans un nouvel album écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad.”

“Tous les ingrédients de la potion magique Astérix sont au rendez-vous : l’Histoire de Rome et des Gaulois est revue et corrigée à coups de gags et de jeux de mots en pagaille ! Par Toutatis !”

“Jules César a eu beau tenter d’exercer sa censure, rien n’y a fait ! Le Papyrus de César est un succès public et critique. Tous les colporteurs de nouvelles sont unanimes, et font part de leur enthousiasme à longueur d’Acta Diurna, dans des critiques élogieuses. « Coup de tonnerre dans le monde des lettres », « Déjà un classique ! », les unes se succèdent pour souligner la qualité d’un album dont on parlera encore dans 2 000 ans !“

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Sommeil Yoga
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Yogi sleep
(iPhone 6s, document.write(“”); 2015-12-21)

Le Sommet des Dieux au cinema

J’ai lu cette semaine sur le site d’Animeland que le roman de Baku Yumemakura Le Sommet des Dieux a été adapté au cinema!
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Intitulé Everest: le sommet des dieux (?????? – ????? / Evu-eresuto: Kamigami no Itadaki), document.write(“”); le film est réalisé par Hideyuki Hirayama, avec un script de Masato Katô, et met en vedette Junichi Okawa (Makoto Fukamachi), Hiroshi Abe (Joji Hanyu), Machiko Ono (Ryogo Kishi), Pierre Taki (Miyazawa), Masahiro Komodo (Inoue), Shunsuke Kazaa (Buntaro Kishi), Kuranosuke Sasaki (Wataru Hase). Le film, qui a réellement été tourné sur l’Everest, sortira en salle au Japon le 12 mars 2016. La bande-annonce est déjà disponible sur
le site officiel et sur Youtube:

“Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet. Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal? Cela changerait l’histoire de l’alpinisme! C’est sur cette passionnante question que s’ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.” [résumé sur Manga-News]

Toujours selon Animeland, un court manga inspiré du film et dessiné par Tetsuya Saruwatari devrait paraitre dans le numéro de mars 2016 (parution le 24 février) de Grand Jump Premium. Décidément, le roman de Baku Yumemakura est très populaire.

En effet, en janvier dernier Manga-News nous apprenait que la superbe adaptation manga de ce même roman par Jir? Taniguchi serait elle-même adaptée en un long métrage d’animation 3D! Le film serait produit par le studio Julianne Films (France) en association avec Walking The Dog (Belgique) et Mélusine Productions (Luxembourg) et est réalisé par Jean-Christophe Roger et Eric Valli. Il n’y a pas encore de date de sortie d’annoncée. [MAJ: quelques détails de plus sur Cineuropa]

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Akiyuki Nosaka passes away

Earlier this month, document.write(“”); I read on Anime News Network that Akiyuki Nosaka, the novelist who wrote the famous japanese story Grave of the Fireflies (????? / Hotaru no Haka), passed away on December 9 at the age of 85. Written in 1967, the story was semi-autobiographical as it was inspired by his war-time experience as a kid, particularly the firebombing of Kobe in 1945.
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In 1988, the novel was adapted into a beautiful
animated movie by Studio Ghibli under the direction of Isao Takahata.

Image du mer-fleurie

Pour égailler ce gris milieu de semaine / To cheer up this grey midweek
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Pied d’alouette / Larkspur
Ranunculaceae: Delphinium elatum “Triton Dark Blue”
Larkspur (closeup)
(iPhone 6, document.write(“”); Jardin botanique, 2015-07-05)

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Cendrine cherchant la chaleur
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A dangerous game
(iPhone 6s, document.write(“”); 2015-12-11)

Découverte: Le livre des morts

À la découverte de la mythologie égyptienne !
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“Égypte ancienne, document.write(“”); Louxor, 1400 avant J.-C., le faible taux de survie des nourrissons, la famine et les épidémies faisaient que pour les Égyptiens, la mort était monnaie courante. L’apparition du livre des morts donne de l’espoir au peuple, car il est la promesse d’une vie après après la mort.”

“Après le décès de leur mère, Thouti élève seul avec son père sa petite soeur Kiki. Contant les légendes du panthéon des dieux égyptiens, un vieux prêtre leur redonne le sourire. Il finit par leur parler du fameux livre des morts, mais Thouti et sa soeur apprennent avec horreur que tous les humains ne peuvent pas accéder à la deuxième vie promise dans l’autre monde…”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le livre des morts (??????????? / Manga de dokuha: Shisha no sho / “Lire en manga: Le livre des morts”) est le cent-unième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2011 (le #1361 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le treizième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en novembre 2014 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix, Le manifeste du Parti Communiste, L’interprétation des rêves et Les mots de Bouddha). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant plus de cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Extrait des pages 2 et 7 de la version originale

Je bien hâte de mettre la main sur ce manga et de le lire. Il ne semble pas encore disponible au Québec en bibliothèque mais heureusement il l’est en librairie (pas partout toutefois). Si c’est une collection intéressante (il me reste encore à lire les deux volumes de Entretiens avec Confucius et Le Prince de Machiavel) et que le concept de Manga de dokuha est assez génial, il semble que l’adaptation et les illustrations parfois médiocre de Variety Art Works aient beaucoup nui à sa popularité. J’ai bien peur que Soleil en ait abandonné la publication puisque seulement deux titres sont paru en 2014 (le volume 2 de Entretiens avec Confucius en mai ainsi que Le livre des morts en novembre) et aucun en 2015.

C’est dommage mais le concept d’adapter des classiques de la littérature en manga n’est pas unique à Manga de dokuha. D’autres auteurs l’ont fait et, l’idée commençant à faire son chemin en occident, d’autres éditeurs en ont publié des adaptations en français. On en retrouve donc maintenant aussi chez Kurokawa (Les misérables) ou Ki-oon (Le requiem des roses) mais surtout chez Nobi Nobi (Les Quatre Filles du Docteur March, La Petite Princesse Sara, Les Aventures de Tom Sawyer, Les Enquêtes de Sherlock Holmes, Les Trois Mousquetaires, et Roméo et Juliette).

À suivre, donc.

Le livre des morts, adapté et illustré par Variety Art Works. Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), novembre 2014. 13,0 × 18,3 × 1,3 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-302-04336-7. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Shisha no sho © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2014 MC Productions.

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Pour égailler ce gris milieu de semaine / To cheer up this grey midweek
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Iris japonais / Japanese Iris
Iridaceae : Iris ensata “Kalamazoo”
Japanese Iris
(iPhone 6, document.write(“”); jardin botanique, 2015-07-05)

Image du chat-medi

– [Saya] “Wow! Le monde à l’envers!” / “Wow! Everything’s upside-down!”
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– [Caramel] “Tais-toi et dors!” / “Shut up and sleep!”
Caramel & Saya
(iPhone 6s, document.write(“”); 2015-12-09)

J’y étais

Manif du SCFP et SFMM devant l’Hôtel de Ville
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(iPhone 6s, document.write(“”); a Live Photo converted in GIF with Live GIF, 2015-12-09)

Image du mer-fleurie

Pour égailler ce gris milieu de semaine / To cheer up this grey midweek
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Hémérocalle / Daylily
Xanthorrhoeaceae : Hemerocallis yezoensis
Daylily
(Canon PowerShot S5 IS, document.write(“”); jardin botanique, 2015-07-05)

Chattitudes

Comment décoder le comportement de son chat en 100 situations clés dessinées, document.write(“”); type BD, via des dessins à la fois tendres, drôles et très explicites.”
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“Sayo Koizumi nous fait partager avec humour et un grand sens de l’observation 100 moments complices qui en disent long sur le tempérament de chats: comment ils nous disent bonjour, leurs jeux préférés, ce qu’ils expriment quand ils remuent la queue, pourquoi ils dorment tant et dans des postures incroyables…”

Chôjiro, grand frère et Raku la petite soeur, sont les deux chats adorés de Sayo Koizumi, une illustratrice vivant à Tokyo. Comme tous les chats du monde, ils ont leurs habitudes, leurs petits défauts, leur language, leurs mystères…”

“Illustré de dessins poétiques et charmants, ce joli guide célèbre avec tendresse les petits bonheurs d’une vie sous le signe du plus adorable des félins: le chat.“

(Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière)

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Chattitudes: Ce que me dit mon chat par Sayo Koizumi a originalement été publié au Japon en septembre 2012 sous le titre ???????????! ?????????100 (Motto neko to nakayoku narou! Daisukina neko no himitsu 100 / lit. “Pour devenir amis avec plus de chat! Les 100 secrets de votre chat favoris”) par l’éditeur Media Factory, une filiale de Kadokawa (ISBN: 978-4840148092, ? 1,296). Il a été suivi d’un second volume en octobre 2013 intitulé ??????????????????100 (Zûtto neko to asobou! Neko to no o tanoshimi 100 / lit. “Jouons tout le temps avec les chats! Les 100 plaisirs du chat!”). Le premier volume a été traduit et adapté en français par Marcia Nishio pour être publié par Larousse en février 2015.

Sayo Koizumi est une illustratrice professionnelle qui adore les chats et les utilisent depuis une vingtaine d’années dans son travail. Elle s’est inspirée de ses deux chats, Chôjiro et Raku, pour concevoir cet ouvrage.

Ce guide très kawaii (“mignon” en japonais) a pour but de nous faire découvrir des tas d’information nouvelles sur les chats pour nous les rendre plus familier et enrichir nos relations avec eux. Le guide offre cent information ou faits concernant les chats et est divisé en cinq chapitres. Dans l’introduction (info # 1 à 9), “C’est bien vrai que les chats sont comme ça!”, on présente les différentes races de chats, dit que le chats on l’air démoniaques quand ils bâillent, qu’ils n’aiment pas les voix graves, etc. Dans le chapitre 1 (info # 10 à 20), “Comprendre ce que ressentent les chats”, on y apprend pourquoi les chats aiment se mettre la tête dans les sacs, qu’ils disent bonjour en nous sentant les doigts, qu’ils font des bisous en se collant les truffes, etc., et on donne quelques conseils pour prendre de belles photos de chats. Dans le chapitre 2 (info # 21 à 36, “Petit bric-à-brac de connaissances sur les chats”, on y apprend qu’un chat qui ronronne produit 26 vibrations par seconde, qu’en japonais le mot “chat” vient du verbe “dormir” (nemuru ko [dormir + enfant] -> neko), que les chats sont nyctalopes, etc., et on y présente les différents types de pelages de chat.


Dans le chapitre 3 (info # 37 à 44), “De nouveaux jeux avec les chats”, on propose quelques jeux pour embêter votre chats, on apprend que la liane Matatabi (Actinidia polygame) a un effet similaire à l’herbe à chat, et on propose une visite dans un bar ou café à chat (on en suggère à Tokyo mais il en existe aussi quelques uns à Montréal). Dans le chapitre 4 (info # 45 à 53), “Petites histoires sur les chats et la nourriture”, on y apprend que les chats ne perçoivent pas le goût sucré, qu’ils détestent les agrumes, qu’ils adorent laper l’eau du robinet, etc., et on y présente les aliments et plantes toxiques pour les chats.


Dans le chapitre 5 (info # 54 à 63), “Différences entre mâles et femelles et étranges histoires liées au sexe des chats”, on y apprend que les mâles sont généralement plus gros, les femelles plus soignées, que les chatons d’une même portée peuvent avoir des pères différents, etc., et on donne quelques trucs pour aller chez le vétérinaire. Le livre se termine avec des infos bonus (# 64 à 100 — histoire de compléter le compte) sur le language des chats et autres chatfolies et un carnet d’adresses utiles (en France).

C’est un guide amusant qui offre quelques information pratique sans être vraiment très utile. Malheureusement, comme c’est un livre publié en Europe, toutes les information sur les centre d’adoption et les cliniques vétérinaires ne sont d’absolument aucune utilité pour les lecteurs nord-américains. Cela reste néanmoins un bon livre de chevet pour passer le temps en s’amusant. Dans mon cas cela m’a permis, pour un temps, d’allier mon amour des chats et du Japon. D’autant plus que mes deux chats ressemble beaucoup à ceux de l’auteur et que je n’arrêtais pas de me dire durant la lecture que c’est bien vrai que mes chats sont comme ça! Un bon divertissement pour les amateurs de chats. Avez-vous caressé un chat aujourd’hui?

Chattitudes, écrit et illustré par Sayo Koizumi. Paris, Larousse, février 2015. 128 pages, 15 x 21.2 x 1.4 cm, 7,90 € / $12.95 Cnd, ISBN 9782035879301. Lectorat: pour tous les amateurs de chats!

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Image du chat-medi

Caturday Caramel
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(iPhone 6s, document.write(“”); 2015-12-05)

Mangeons! (1)

“D’elle, document.write(“”); on ne connaît rien ou presque. Cette superbe jeune femme surgit sans crier gare dans la vie de gens ordinaires qui ont pour point commun d’être agacés, écrasés parfois, par les tracas du quotidien. Jeune diplômé attendant désespérément le résultat d’un entretien d’embauche, homme hanté par le souvenir de la rupture avec sa compagne, mari torturé par sa propre infidélité… Les âmes à secourir sont légion pour celle qui pourrait être la déesse de la bonne chère. Le temps d’un repas auquel elle convie silencieusement cette galerie de personnages, elle leur redonnera le sourire, l’espoir, ou cette légèreté qu’ils ont perdue. Ses armes : une gourmandise ô combien communicative et une sensualité où se rejoignent désir et plaisir du palais, qui feront vite oublier l’incongruité de ses apparitions toujours plus hilarantes.”
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“Entre un bol de nouilles avalé goulûment dans une gargote, des fruits de mer grillés à même le bord de mer où ils ont été ramassés, un steak haché préparé avec amour à la maison, ce pendant féminin du Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi nous convie à un voyage gastronomique, sensuel et comique dans le paysage culinaire japonais d’aujourd’hui, et oeuvre à nous rappeler que la gourmandise est peut-être le plus grand plaisir de la vie et que nous perdrions beaucoup à le bouder.”

Une comédie gourmande en quatre tomes.

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Mangeons ! (????? / Taberu Dake / lit. “just eating”) est un manga seinen par Sanko Takada qui est d’abord paru en feuilletons dans la magazine Gekkan! (Monthly) Spirits de l’éditeur japonais Shôgakukan entre décembre 2010 et novembre 2013. La série maintenant complète a été compilée en quatre volumes (le premier volume est paru en novembre 2011, le second en mai 2012, le troisième en juin 2013 et le quatrième en janvier 2014). La version française est publiée dans la collection Sakka de Casterman (paru respectivement en mars, juin, octobre 2014 et en février 2015).

Fait intéressant, l’auteur — qui a remporté avec ce titre le 66ème Grand prix comics des nouveaux auteurs de Shôgakukan — est non seulement passionnée par son sujet mais le maîtrise parfaitement puisqu’elle est elle-même diététicienne! La protagoniste de l’histoire rencontre dans chaque chapitre une personne différente avec qui elle partage un repas, écoute leur problèmes et les laisse dans le bonheur, le tout n’étant sans doute qu’un prétexte pour partager avec les lecteurs ses connaissances gastronomiques. Chose amusante, le manga a également été adapté en juillet 2013 par TV Tokyo en une série télévisée de douze épisodes mettant en vedettes les actrices et chanteuses Mariko Goto et Hirofumi Arai. (Ci-contre, page 59)


Le sujet gastronomique, qui me rappel beaucoup Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi — mais avec une tournure humoristique et supernaturelle, dans le style Video Girl Ai ou Ah! My Goddess — en fait un titre qui aurait pu être intéressant… si l’histoire n’était pas aussi insipide, terne et répétitive. Et chaque chapitre nous apparait beaucoup trop court. Il manque quelque chose à la recette…

Dans le chapitre 1, “La déesse et son bol de riz garni,” un jeune en recherche d’emploi désespère de n’avoir aucune réponse. Il reçoit un mail disant “Aujourd’hui vous avez le soutien d’une déesse! Prenez des forces et tout ira bien!” Une jeune femme apparait donc de nulle part et l’entraîne dans un petit restaurant qui ne paie pas de mine où elle commande deux ”Staminadon” (un bol de riz avec une garniture de viande et de légumes sautés). Ils mangent avec enthousiasme et, tout revigoré, il est prêt à se relancer dans la recherche d’emploi! Dans le chap. 2, “Steaks hachés Full Power”, elle montre à un jeune garçon à préparer son repas lui-même à la maison sans attendre sa mère qui est au travail. Au chap. 3, “Dango tricolores sous les cerisiers”, elle partage des boulettes à base de farine de riz avec un homme nostalgique après une rupture. Dans le chap. 4, “Un homme, deux femmes et des bentos”, elle partage une boite à lunch avec un homme qui trompe sa femme. Dans le chap. 5, “Le gâteau coup de coeur”, elle partage un morceau de gâteau et fait vivre de grandes émotions à une jeune fille qui rêve du grand amour. Dans le chap. 6, “Histoire de nouilles”, elle fait des Udon avec un joueur de pachinko qui se prend pour Don Juan. Dans le chap. 7, “Torimotsu night”, elle partage des tripes sur du riz avec Une-chan, le gros chat du quartier. Dans le chap. 8, “Mori-ken et les palourdes”, elle apparait comme une pêcheuse de palourde en détresse à un sauveteur cuistot (pas fameux ce récit).

Le volume se termine avec deux histoires ayant remportées le 66e grand prix Shôgakukan du nouvelle espoir. Dans la première, “Une bonne bouchée de curry”, elle aide un salaryman célibataire à se préparer un plat de curry. Dans la seconde, “La belle et le poisson”, elle prépare du poisson pour une jeune fille qui manque de confiance en elle. Chacune des histoires de ce volume sont entrecoupées de ”L’analyse nutritionnelle d’Ume et de l’auteur” qui analyse la valeur nutritive de chacun des plats présentés. Un peu nul.

Le concept a du potentiel, le dessin est bien mais l’histoire est ennuyeuse et ne “click” pas du tout. J’ai fais la découverte de ce titre en novembre dernier et en ai débuté la lecture en janvier suivant. J’en ai lu quelques pages ici là laborieusement pour l’abandonner au trois-quart au début février. Je l’ai terminé aujourd’hui pour en faire le commentaire. Pénible lecture. Je ne lirai donc pas les tomes suivants.

Mangeons! Vol. 1, écrit et illustré par Sanko Takada. Paris, Casterman (Coll. Sakka), mars 2014. 184 pages, 13.2 x 18 x 1.6 cm, 7,95 € / $13.25 Cnd, ISBN 9782203077034. Lectorat de 14 ans et plus. Un extrait d’une douzaine de pages sur le site de l’éditeur japonais (en japonais évidemment!).

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Paul dans le Nord

Paul_dans_le_Nord“Été 76. Paul a 16 ans et ne rêve que d’une chose: une motocyclette Kawasaki KE100 pour fuir son quotidien et ses parents envahissants. Avec Ti-Marc, un nouvel ami rencontré à sa polyvalente, Paul traversera cette période difficile de son adolescence avec un peu plus de légèreté. Voyages en auto-stop, soirées arrosées entre copains et expériences nouvelles seront au rendez-vous. Le tout, sur fond de jeux olympiques, de musique de Peter Frampton et de Beau Dommage…”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Image du mer-fleurie

Pour égailler ce pluvieux milieu de semaine / To cheer up this rainy midweek
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Lis asiatique / Asiatic lily
Liliaceae : Lilium : “Corsage”
Asiatic Lily: “Corsage”
(Canon PowerShot S5 IS, document.write(“”); jardin botanique, 2015-07-05)

Shigeru Mizuki 1922-2015

I just read on Anime News Network yesterday that Shigeru Mizuki passed away on Monday morning in a Tokyo hospital of heart failure following a bad fall in his home on November 11.
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I just
bought a couple of his manga to comment on them later. I had previously commented on two of his works:


Here’s what I wrote about him in those comments:


Shigeru Mizuki is one of those older generation’s mangaka (like Shôtarô Ishimori, document.write(“”); Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) who tell stories in a relatively simple and rather crude, sometimes even caricatural, style. Born in 1922, he showed an early artistic talent but WWII did not give him the chance to make a career. Conscript in 1943, he found himself in Papua New Guinea where he saw the horror of war (sick, he barely survives the massacre of his unit) and was seriously injured in an Allied bombing at Rabaul in 1944. Amputated of his left arm, he learns to drawn with the right and, among other various small jobs, works as a kami-shibai artist and storyteller (story illustrated with painted cardboard panels and presented by a street storyteller). He starts his mangaka career late, with the release of Rocket Man in 1957. He first works mostly for the Kashibonya market (libraries who rented books at low prices) and then joined Garo magazine in its debut in 1964. Mizuki is “above all a creator of ghost stories” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, P. 15) and is best known for his Kitaro series (first known as Hakaba no Kitaro [Graveyard’s Kitaro] and later as Ge ge ge no Kitaro [Kitaro the repulsive] serialized in weekly Shonen magazine from 1965 to 1969; available in English from Drawn & Quarterly) as well as many other tales of horror inspired by the yokai (monsters) of the traditional Japanese folklore. I can only wonder: was he writing this kind of stories because he was haunted by all the deaths he witnessed during the war?

With the 70s, he is finally ready to directly address another kind of horror: the one he lived during the war. In 1971 he serialized Gekiga Hitler (“Hitler: A Biography”, available in french from Cornélius) in the seinen magazine Weekly Manga Sunday (compiled in a single volume by Jitsugyo no Nihon-sha in 1972). This book is both a kind of personal introspection (where he tries to understand what happened to him during the war) and his take on a period of history that most people would prefer to keep quiet (maybe trying to explain what happened during the war to a younger generation who didn’t live through it). In 1973, he continued on the same line with the publication of Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths, available in English from Drawn & Quarterly and in French [Operation Mort], from Cornélius), which is an “anti-militarist story denouncing the blind and vain sacrifice” of the japanese soldiers (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) and is directly based on his own experience in Papua New Guinea.

This has given him a taste for autobiography, so he published NonNonBâ to ore (lit. “Grandma and Me” / NonNonBâ, available in English from Drawn & Quarterly) in 1977, where he looks back on his childhood and how he discovered, through the stories of an old woman, the supernatural “bestiary” of traditional Japanese folklore. He continues in 1988 with Komikku Showa-Shi (Showa: A history of Japan, available in English from Drawn & Quarterly), a history of Japan in manga dealing with the Showa era (1926-1989) in eight volumes. Finally, in 2006, he began a new series where he tackles a true autobiography: Mizuki Shigeru Den (“Mizuki’s Life”, available in French from Cornélius).

His style and humane stories, expressing deep respect for all life, make him “one of the forerunners of the 1960s gekiga movement, which sought to introduce more realistic artwork to Japanese comics” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). For more information on the gekiga movement, I’d like to refer you to my comments on A Drifting Life by Yoshihiro Tatsumi. On Shigeru Mizuki himself, you can see ANN’s entry and the 106th episode of “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” dedicated to him.

[ Traduire ]

Genres et littératures (1): Littératures rationnelles

Littératures rationnelles

Aventure

Le roman d’aventure est l’archétype par excellence de la littérature populaire et en est le plus ancien des genres. En fait, plusieurs des genres littéraires modernes pourraient être considéré comme des sous-genres du roman d’aventure. C’est le cas du roman historique, d’espionage, d’anticipation ou même du roman sentimental. C’est pourquoi, maintenant, un pure roman d’aventure ne devrait pas contenir trop d’éléments qui le rapprocheraient de l’un de ces sous-genres.

Le roman d’aventure peut se définir comme un récit où un ou plusieurs protagonistes se retrouvent plongés inopinément dans une série de péripéties souvent rocambolesques qui les sortent de leur quotidien. L’histoire est généralement linéaire, l’arrière-plan simple, les personnages peu définie, mais l’intrigue est riche en action et rebondissements. C’est un genre souvent associé à la littérature jeunesse.

On pourrait faire remonter le roman d’aventure jusqu’à l’Odyssée et l’Iliade d’Homère, mais il a connu son essor surtout entre le milieu du XIXe et le milieu du XXe siècle. De nombreux auteurs s’y sont adonnés: Edgar Rice Burroughs (Tarzan), Daniel Defoe (Robinson Crusoé), Charles Dickens (Les aventures d’Oliver Twist), Alexandre Dumas (Le Comte de Monte-Cristo), Jack London (Croc-Blanc), Herman Melville (Moby Dick), Robert Louis Stevenson (L’Île au trésor), Mark Twain (Les aventures de Tom Sawyer), Jules Verne (Le Tour du monde en quatre-vingts jours), Henri Vernes (la série Bob Morane), etc.

Historique

Le roman historique se définit simplement comme un récit qui se déroule dans le passé et où le contexte historique, réel ou fictif, occupe une part importante. Les protagonistes peuvent être un mélange de personnage historiques réels et inventés. Dans ce cas-ci on pourrait se retrouver avec autant de sous-genres qu’il y a d’époque (roman antique, médiéval, de la renaissance, etc.) mais en fait on distingue surtout deux grandes catégories:

  • le roman historique réaliste “qui se veut le plus près possible des faits rapportés par les historiens et qui met en vedette un ou des personnages véridiques” [ALLARD, p. 213]
  • le roman historique lyrique où “le ou les personnages dominants sont des héros inventés ou copiés sur de multiples modèles, l’époque et les grands personnages ne servant que de décors et n’apparaissant qu’en silhouettes” [ALLARD, p. 214]

Certains incluent dans les sous-genres du roman historique la politique-fiction, qui s’apparente beaucoup au roman policier ou d’espionage et, pour cette raison, j’aurais plutôt tendance à en faire un genre en soi. À l’opposé, certains considèrent le western comme un genre à part alors que j’aurais plutôt tendance à le considérer comme un sous-genre du roman historique. Je mentionne en passant un autre sous-genre du roman historique: le roman biographique.

Le roman historique est un genre prolifique qui a eut les faveurs de nombreux auteurs: Juliette Benzoni (les cycles de Catherine et de Marianne), James Clavell (Shogun), Arthur Conan Doyle (Les aventures du brigadier Gérard), Maurice Druon (Les rois maudits), Alexandre Dumas (La reine Margot, Les trois mousquetaires, Les mohicans de Paris, etc.), Gustave Flaubert (Salammbô), Ken Follett (Les piliers de la terre), Diana Gabaldon (Outlander), Max Gallo (Le cortège des vainqueurs), Théophile Gauthier (Le capitaine Fracasse), Robert Graves (Moi, Claude), Alex Haley (Racines), Victor Hugo (Notre-Dame de Paris), Margaret Mitchell (Autant en emporte le vent), J.-H. Rosny ainé (La guerre du feu), Walter Scott (Rob Roy, Ivanhoe, Quantin Durward, etc.), Stendhal (La chartreuse de Parme), Léon Tolstoï (Guerre et paix), Léon Uris (Exodus), Lewis Wallace (Ben-Hur), Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien), pour n’en citer que quelques-uns.

Il est a noter que l’on retrouve récemment dans la littérature québécoise un grand engouement pour le roman historique (particulièrement pour le sous-genre du roman familial) avec des auteurs comme Jean-Pierre Charland, Michel David, Pauline Gill, Michel Langlois et Juliette Thibault. La revue Collections de l’ANEL a consacré un numéro complet au roman historique québécois.

Humour

On a tendance à oublier que l’humour est aussi un genre littéraire et pourtant c’est un genre ancien et tout de même assez prolifique. Le fait qu’il soit négligée tient peut-être qu’il est parfois considérée comme dans une catégorie à part, la littérature hyperrationnelle.

La littérature humoristique est une littérature qui fait bien sûr rire, ou du moins sourire, mais elle fait surtout réfléchir en nous présentant la réalité dans un angle amusant certes mais c’est justement parce qu’elle nous la présente sous un jour différent qu’elle nous la fait comprendre avec une perspicacité nouvelle.

L’humour se présente sous une forme variée de sous-genres comme l’esprit, la satire, le pastiche (parodie), l’ironie (humour noir), voir même l’absurde alors qu’au théâtre on parle plutôt de genre comique ou de farce. Chaque culture a aussi son humour propre: l’humour anglais ou l’humour juif par exemple.

L’humour, et particulièrement la satire, remonte à l’antiquité avec des auteurs comme Ésope (et ses Fables qui “inspireront” beaucoup Lafontaine), Ovide (Métamorphoses), Pétrone (Satyricon), Martial (Épigrammes), Juvénal (Satires), Apulée (L’Âne d’or ou les Métamorphoses) ou encore Lucien de Samosate (pour ses nombreux dialogues humoristiques). Pour la Renaissance on peut citer Boccace (Décaméron), Rabelais (Pantagruel) ou même Jonathan Swift (Les voyages de Gulliver). Avec les Lumières viendront Molière et Voltaire. Pour les modernes, je me contenterai que de citer Woody Allen (Dieu, Shakespeare… et moi), Art Buchwald, Raymond Devos (Çà n’a pas de sens, Sens dessus dessous), Kafka, O’Henry (Contes du Far West, New York tic tac), San Antonio (L’Histoire de France vue par San Antonio, Les vacances de Bérurier), Sempé (Le petit Nicolas), et Mark Twain (Contes choisis, Contes humoristiques anglo-saxons).

Policier

Le roman policier (ou polar) est probablement l’un des genres modernes les plus populaires. Il se définit de façon général comme un récit dont l’élément principal est l’intrigue, et qui tourne autour d’un crime ou d’un mystère que doivent résoudre petit à petit les protagonistes à l’aide d’une analyse méthodique et de déductions. Parmi les nombreux sous-genres on peut distinguer trois grandes catégories:

  • le roman de détective, d’enquête ou de mystère nous offre le point de vue du policier ou du détective. Il s’agit ici du véritable roman policier où le récit est axé sur le processus de déduction du (ou des) protagoniste(s) qui recherche le coupable et son modus operandi (ce que les anglais appelle le “who done it”). On peut aussi adjoindre à cette catégorie le roman de procédure (procédural), le roman médico-légal (police scientifique) et le roman judiciaire (mais celui-ci est souvent plutôt associé au thriller)
  • le thriller ou roman noir (hard boiled) offre le point de vue du criminel ou du détective peu scrupuleux; le récit est souvent violent, placé dans un contexte urbain et axé sur l’action
  • le suspense psychologique offre le point de vue de la victime; le récit est axé sur la psychologie des personnages et leurs émotions, particulièrement l’angoisse

C’est un genre tellement populaire et prolifique qu’il est difficile de se limiter dans les exemples, ne serait-ce qu’à vingt-cinq. Les auteurs les plus emblématiques seraient, je crois, Boileau-Narcejac (Sueurs froides), Dan Brown (Da Vinci Code), John Dickson Carr (La chamber ardente), Raymond Chandler (série Philip Marlowe), Agatha Christie (Dix petits nègres, séries Hercule Poirot et Miss Marple), Mary Higgins Clark (La maison du guet), Harlan Coben (Ne le dis à personne), Michael Connelly (Le poète), Frédéric Dard (Le bourreau pleure), Sir Arthur Conan Doyle (série Sherlock Holmes), Umberto Eco (Le nom de la rose), James Ellroy (Le dahlia noir), Charles Exbrayat (Barthélemy et sa colère), Graham Green (Tueur à gages), John Grisham (La firme, L’affaire Pélican, Le client), P. D. James (un certain goût pour la mort), Maurice Leblanc (série Arsène Lupin), Donna Leon (série Commissaire Brunetti), Gaston Leroux (Le mystère de la chambre jaune), Ellis Peters (série Cadfael), Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la Rue Morgue), Ellery Queen (Le cas de l’inspecteur Queen), Kathy Reichs (série Temperance Brennan), Georges Simenon (Inspecteur Maigret), et Fred Vargas (L’homme à l’envers).

Il est à noter que, ces dernières années, les auteurs de polars scandinaves connaissent une grande notoriété. On parle ici surtout de Åke Edwardson (série Erik Winter), Arnaldur Indriðason (série du commissaire Erlendur Svensson), Camilla Läckberg (La princesse des glaces), Stieg Larsson (série Millenium), Henning Mankell (série Kurt Wallander), ou de Jo Nesbø (série Harry Hole).

On retrouve également de nombreux auteurs de polars japonais, sans doute grâce à l’influence de l’auteur classique Edogawa Rampo (série du détective Kogoro Akechi, dont La proie et l’ombre) qui a fortement contribuer à populariser le genre au Japon. Il a fondé en 1947 la Nihon Suiri Sakka Ky?kai (Mystery Writers of Japan), une association qui décerne deux prix annuels: le Nihon Suiri Sakka Ky?kai Sh? (le prix des auteurs japonais de romans policiers) et le Edogawa Rampo Sh? (le prix Edogawa Ranpo). Avec ces prix et la palmarès Tozai Misuteri Besuto 100 (Les 100 meilleurs romans policiers de l’Orient et l’Occident) on peut facilement dénicher une douzaine d’auteurs emblématiques parmi la centaine d’auteurs de polars japonais (dont plusieurs sont traduit en français aux Éditions Philippe Picquier): Jir? Akagawa (Le Piège de la marionnette), Keigo Higashino (La Maison où je suis mort autrefois), Natsuo Kirino (Out), Mariko Koike (Le chat dans le cercueil), Seicho Matsumoto (Tokyo Express, Le vase de sable — dont j’ai déjà commenté la traduction anglaise), Miyuki Miyabe (Une carte pour l’enfer), Shizuko Natzuki (Meurtre au Mont Fuji), Ky?tar? Nishimura (Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux), Seiryôin Ryûsui (série Japan Detectives Club), S?ji Shimada (The Tokyo Zodiac Murders), Akimitsu Takagi (The tattoo murder case), Seishi Yokomizo (Le Village aux huit tombes).

Je terminerai avec le polar québécois qui est de plus en plus populaire. Montréal avait déjà vu naître dans l’après-guerre de nombreux romans noir ou de mystère (l’éditeur Véhicule Press y consacre d’ailleurs sa collection Ricochet Books avec des titres comme The Crime on Cote des Neiges, Murder over Dorval, The Mayor of Côte St. Paul ou encore Sugar-Puss on Dorchester Street — que j’ai commenté dans ce blogue) mais ce n’est qu’avec les années ’80 que nait vraiment le polar québécois moderne. La revue Collections de l’ANEL a d’ailleurs consacré un numéro complet au Polars, thrillers et romans policiers québécois. On peut noter une douzaine d’auteurs emblématique: Natasha Beaulieu (Le deuxième gant), Jacques Bissonnette (série Julien Stifer), Camille Bouchard (L’agence Kavongo), Christine Brouillet (série Maud Graham), Jacques Côté (Série Daniel Duval), Maxime Houde (série Stan Coveleski), Jean-Jacques Pelletier (série les Gestionnaires de l’Apocalypse), Lionel Noël (Opération Iskra), Louise Penny (série de l’inspecteur Armand Gamache), Patrick Senécal (Sur le seuil), Richard Ste-Marie (série Francis Pagliaro), Catherine Sylvestre (La vieille fille et la mort) — presque tous publié aux Éditions Alire qui publie également la revue Alibis: L’anthologie permanente du polar.

Espionnage

Le roman d’espionnage se retrouve au confluent du roman d’aventure et du roman policier. C’est une sorte de thriller d’action où le protagoniste se voit confier une mission secrète de surveillance ou de renseignement dont la nature est politique, voire militaire. On associe aussi à cette catégorie les sous-genre du roman de guerre et de la Politique-fiction qui est un thriller politique qui met en scène des événements politiques fictifs ou des théories du complot dans un contexte géopolitique contemporain réel.

Si les précurseurs du genre sont Joseph Conrad (L’agent secret) et John Buchan (Les 39 marches) au début du XXe siècle, ce n’est qu’avec la Seconde Guerre Mondiale qu’il prends vraiment son essor avec des auteurs comme Eric Ambler (Le masque de Dimitrios), Peter Cheyney (Héros de l’ombre), Tom Clancy (Série Jack Ryan), Len Deighton (Manoeuvres en eaux troubles), Charles Exbrayat (série Imogène), Ian Fleming (série James Bond), Frederick Forsyth (Le dossier Odessa), James Grady (Les trois jours du Condor), Graham Green (L’agent secret), John Le Carré (L’espion qui venait du froid), Robert Ludlum (série Jason Bourne), ou Pierre Nord (Double crime sur la ligne Maginot). Dans le cas de la Politique-fiction on peut citer Frederick Forsyth (Chacal), Jack Higgins (L’aigle s’est envolé), Michel Houellebecq (Soumission), Antoine Vitkine (La tentation de la défaite), et Irving Wallace (Complot).

Sentimental

Le roman sentimental ou d’amour (romance novel en anglais) est sans aucun doute la littérature de genre la moins respectée. Toutefois le roman sentimental c’est plus que les simples “romans à l’eau de rose” comme la fameuse collection Harlequin. C’est une longue tradition romanesque “issue du mélodrame, du roman social surtout familial et du récit psychologique“ et qui constitue en quelques sorte le pendant féminin “du roman d’aventure, insistant plus sur la passion que sur l’action, plus sur le sentiment que sur le sensationnel. (…) L’argument moteur de ces récits demeure le sentiment d’amour ou de haine, avec ses corollaires de rupture, de solitude, de reprise, de bonheur, de vengeance, où très souvent l’homme est passivement actif sinon activement passif en tant que désiré, lointain, timide, mais aussi perfide, autoritaire, incompréhensif; somme toute, le roman sentimental est perçu, éprouvé, raconté du point de vue de la jeune fille ou de la femme qui en est le centre, le pivot, la charnière.” (ALLARD, p. 183).

Au delà des grands classiques du roman sentimental, la grande popularité du genre auprès du public féminin en a fait un genre extrêmement prolifique qui offre une immense variété stylistique (ou le sentimental est teinté par les autres genres, y ajoutant des éléments policiers, historiques, fantastiques, de fantasy ou même érotiques donnant ainsi lieu à de nombreux sous-genres) et qualitative (tombant parfois dans la production de masse, n’offrant plus que des récit éphémères remplis de “clichés fanés et d’illusions nostalgiques” et qui tend à reléguer le genre “en une sorte de ghetto culturel populaire” (ALLARD, p. 184)). Si la littérature féminine (Chick lit) pourrait être considéré comme un sous genre du roman sentimental, elle en est plutôt l’évolution et est surtout vue comme un genre distinct.

Les auteurs de roman sentimental classique emblématiques sont Jane Austen (Orgueil et préjugés), Charlotte Brontë (Jane Eyre), Alexandre Dumas fils (La dame aux camélias), Mme de La Fayette (La Princesse de Clèves), William Shakespeare (Roméo et Juliette), Stendhal (Le rouge et le noir). La liste des auteurs modernes pourrait inclure Elisabeth Barbier (Les gens de Mogador), Barbara Cartland (La belle et le cavalier), Mazo de La Roche (série Jalna), Delly (Esclave… ou reine?), Guy Des Cars (La brute), Anne et Serge Golon (série Angélique), Han Suyin (Multiple splendeur), Heinz Günther Konsalik (Deux filles en liberté), Colleen McCullough (Les oiseaux se cachent pour mourir), Nora Roberts (Le collectionneur), Erich Segal (Love story), Irwin Shaw (Le riche et le pauvre), Henri Troyat (Les semailles et les moissons), et Kathleen Woodiwiss (Quand l’ouragan s’apaise).

Note: d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps.

Lire la suite dans: “Genres et Littératures (2): Littératures de l’imaginaire

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Réflexions avant un autre petit saut de puce

Ces derniers temps je n’ai guère écrit sur ce blogue, document.write(“”); me contentant de la solution facile des photos de chats et de fleurs. J’ai totalement échoué dans ma résolution de l’année (mais où est-elle donc passée cette année qui pourtant s’achève bientôt?). J’ai encore écouté trop de télé, pas assez lu et pas assez écrit de commentaires de lecture. My bad.
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Il faut dire que mon dernier saut de puce pour rapprocher mon travail de la maison a été un peu malheureux. J’avais le souvenir d’une belle bibliothèque super organisée mais, hélas, c’était devenu une vrai maison de fou par la faute de trop de changements de direction et de “coupures” subtiles. C’est le problème des petites bibliothèques quand on s’imagine que la culture doit être un service rentable. Trop peu de personnel et de trop grandes attentes (des stats, des stats, plus d’activités et que ça saute!). Je me sentais toujours à la course, hors d’haleine psychologiquement. Et c’était devenu pire ces derniers temps. J’étais physiquement et moralement épuisé. A bout, je n’en pouvais plus. Imaginant toutes les possibilités pour me sortir de là: de la mutation en fonction supérieure (agent de bureau, chargé de rédaction et de diffusion, préposé à l’information policière, etc.) à aide-bibliothécaire dans un arrondissement plus proche, et même une année sabbatique. Plus d’une cinquantaine d’emplois postulés dans les dernières années sans le moindre succès. Ces dernier temps, le stress était si fort que j’avais de crampes dans les épaules et dans le cou. J’avais aussi parfois un sommeil troublé et peu réparateur. Tout ça me laissait trop peu d’énergie pour vraiment être productif.

Faute de pouvoir me perdre dans la lecture, j’échappais à l’implosion en rêvant que je gagnais à la loterie et prenais une retraite anticipée, ou que je dénichais l’emploi de rêve. Dans mon cas, ce serait de m’occuper d’un blogue de lecture pour les bibliothèques de la ville, où les bibliothécaires et les usagés commenteraient et discuteraient de leur lectures, épicé de bibliographies thématiques et de toutes sortes d’information dont le but serait de promouvoir l’imposant catalogue du réseau des bibliothèques et ses outils de recherche. Malheureusement, il existe déjà une sorte de bloque pour les bibliothèques de la ville mais il laisse beaucoup à désirer. De toute façon, ce genre de projet n’est jamais confié à des sbires de bas étages comme moi (même si j’ai plus de scolarité et d’expérience de gestion que la plupart des bibliothécaires). Mais on peut toujours rêver. Je me contente donc de faire mon propre blogue de lecture (aussi peu populaire soit-il).

Étrangement, quand je touche le fond du baril je fini toujours par m’en sortir. Il faut croire que quelqu’un veille sur moi (not really) ou que ma balance de karma était due. Cette semaine, on m’a appelé pour une mutation dans une bibliothèque situé dans le même arrondissement où j’habite. je vais commencer en janvier. Yatta! Bull’s eye!

Un autre saut de puce donc. Ce genre de changement est toujours un peu angoissant mais le changement est vraiment bienvenu. Ça ma l’air d’une bonne place pour être heureux tout en faisant partager mon amour de la lecture et des livres — non: de la connaissance, du savoir! Je ferais bien quelques années là avant d’envisager le prochain saut de puce. De toute façon il ne reste plus que treize ans et demi à faire (sept-cent-trois semaines — ou moins, si les libéraux tiennent leur promesse) avant une retraite bien méritée où je pourrais écrire à volonté et lancer de nouveaux projets d’éditions…

Avec ce renouveau d’optimisme et la réalisation que la vie est bien trop courte (le décès de mon père n’y étant pas étranger), je tente un dernier effort pour ne pas faire de ma résolution annuelle une perte totale. On va donc essayer d’écrire un peu plus. So many books and so little time!

Ça tombe bien parce que ces dernières semaines j’ai travaillé sur un petit essai traitant des genres littéraires (à raison de quelques heures par jour, surtout le week-end). J’espérais finir en fin de semaine mais il m’a fallut donner un peu de temps aux derniers préparatifs de l’hiver sur la maison. En prenant ma marche de santé cette après-midi, je me suis décidé à le scinder en deux. En voici donc la première partie. La seconde suivra bientôt si tout va bien.

Wish me luck!

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Genres et littératures

(0) Introduction

Je trouve qu’il y a souvent de la confusion concernant la définition des différents genres littéraires que ce soit parmi les simples lecteurs ou même parfois parmi les libraires et bibliothécaires. C’est particulièrement évident quand on regarde les notices bibliographiques du catalogue des bibliothèques de Montréal (qui sont souvent créées à partir de données fournies par la firme SDM). C’est une lacune déplorable sur un sujet qui est pourtant enseigné au CEGEP. Cela peut sembler trivial — après tout un bon livre demeure un bon livre qu’il soit de la SF ou un roman historique — mais j’ai toujours trouvé que la compréhension des choses commençait avec l’utilisation de la bonne terminologie et une définition claire, précise et exacte. Je vous offre donc ici un petit guide sur les genres littéraires qui ne se veut pas exhaustif mais qui vise simplement à introduire les principaux genres.

Pendant longtemps, les puristes ont considérés que la véritable littérature se limitait aux grands classiques romanesque, de la poésie et du théâtre (classiques anciens — avec des auteurs tel que Aristophane, Aristote, Cicéron, Euripide, Hérodote, Homère, Horace, Ovide, Platon, Socrate, Sophocle, Thucydide, Tite-Live, Virgile, Xénophon, etc. — ou classiques modernes — avec des auteurs tel que Austen, Balzac, Baudelaire, Brontë, Dickens, Dostoïevski, Dumas, Flaubert, Hemingway, Victor Hugo, Joyce, Molière, Montaigne, Maupassant, Proust, Shakespeare, Stendhal, Tolstoï, Voltaire, Zola, etc.), et qu’elle excluait tout autres genres de récits. Puis on a tranquillement accepté que la littérature populaire était une littérature à part, une para-littérature, avant de finalement admettre que les littératures de l’imaginaire et autres genres de récits populaires étaient indubitablement de la vrai littérature et pouvaient être étudiées comme telle. Évidemment, plusieurs des “classiques” cités plus haut sont considéré maintenant comme de la littérature de genre. Et cela n’empêche pas que je rencontre encore souvent aujourd’hui des collègues qui me disent que ce que publient des éditeurs comme Alire, un des rares éditeurs spécialisés en littérature de genres au Québec, ce n’est pas de la “vrai” littérature.

Je vais commencer par diviser les littératures en deux groupes: les littératures rationnelles, qui sont ancrés dans le réel, et les littératures de l’imaginaire, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Pour chacun de ces groupes, je vais vous présenter les principaux genres, les définir, en expliquer les sous-genres majeures et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

Poursuivre la lecture avec: (1) Les Littératures rationnelles

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