RIP John Lewis

March-Lewis-covSadly, Congressman John Lewis died yesterday [BBCCNNGoogle  NYTUSA Today]. He was a hero of the American Civil Right Movement, one of the “Big Six”. In March 1965, he received a severe head injury during the “Bloody Sunday” as he led protesters across the Edmund Pettus Bridge while attempting to march from Selma to Montgomery. Since 1988 he has held a seat at the U.S. House of Representatives for Georgia’s 5th congressional district. He must be remembered for his accomplishments which are even more important in the midst of the Black Lives Matter movement.

I also want to remind everybody that John Lewis (in collaboration with Andrew Aydin and Nate Powell) wrote a biographical comic book retelling his struggle. More than ever it is worth a look…

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Blueberry, Intégrale t.1

Les Chroniques de la Lune noire Intégrale - tome 2“Le 10 mars 2012, Jean Giraud disparaissait. Cet immense auteur, considéré comme le plus grand par plusieurs de ses pairs, a laissé derrière lui une oeuvre considérable dont Blueberry est la véritable pierre angulaire. Les éditions Dargaud lui rendent ainsi un hommage en proposant une réédition de cette saga sous forme d’intégrales qui réuniront les nombreux épisodes dessinés par Giraud et scénarisés par Charlier avec plusieurs documents rares ou inédits. Une façon évidente de redécouvrir ce monument de la bande dessinée apparu dans le magazine en 1963.”

[Texte du site de l’éditeur ; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 17

Ce premier tome de l’Intégrale Blueberry (qui comprend neuf volumes au total) inclue les trois premier album de la série: Fort Navajo (46 pages, prépublié dans Pilote #210-232 [du 31 octobre 1963 au 2 avril 1964] et édité en album en 1965), Tonnerre à l’Ouest (46 pages, prépublié dans Pilote #236-258 [du 30 avril au 1er octobre 1964] et édité en album en 1966) et L’Aigle solitaire (46 pages, prépublié dans Pilote #261-285 [du 22 octobre 1964 au 8 avril 1965] et édité en album en 1967). Ce tome offre également en préface un dossier de douze pages par José-Louis Bocquet qui explique la genèse de la série et qui complète bien les informations présentées dans De Gir à Moebius (commenté précédemment). On y trouve également les sept premières pages du “tapuscrit” original de Jean-Michel Charlier.

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Page 26

Le premier album de cette édition intégrale nous introduit aux lieutenants Mike S. Blueberry et Steve J. Craig. Ce dernier est un fils de général, tout frais sorti de West-Point. Il est inexpérimenté et un peu rigide. À son opposé, Blueberry est un sudiste conquis aux idées de Lincoln, vétéran de la Guerre de Sécession mais exilé à la frontière pour son indiscipline, devenu cynique, joueur, bagarreur et un peu ivrogne. Tous deux se rendent à Fort Navajo pour une nouvelle assignation de poste. En chemin, ils trouvent un ranch qui a été incendié et pillé par les indiens. Les habitants ont tous été tué, sauf le jeune fils de la famille Stanton, Jim, qui a été kidnappé. Alors que la diligence poursuit son chemin vers le fort pour demander des renforts, les deux officiers se lancent à la poursuite des pillards mais tombent dans une ambuscade. Les renforts arrivent juste à temps mais le Major Bascom, commandant en second du fort qui est ambitieux et déteste les indiens, ne perd pas de temps pour rechercher revenge sur une autres troupes d’indiens Apaches. La tricherie répétée des tuniques bleues met fin à une longue période de paix…

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Dans Tonnerre à l’Ouest, le commandant Dickson étant mourant suite à une morsure de serpent, Bascom a prit le commandement et, en prétextant des négociations, a capturé les chefs Apache — sauf Cochise qui a réussi à s’enfuir mais qui reviendra sans aucun doute avec sa troupe de guerriers. Grâce à un subterfuge, Blueberry réussi à quitter le fort pour se rendre à Tucson afin de trouver de l’antivenin et rallier du renfort. Toutefois la ville est déjà occupée par les Apaches. Lorsqu’il retourne à Fort Navajo, il n’y trouve que Crowe, le pisteur Métis de la garnison. Le fort a été évacué suite à un assaut terrible durant lequel Bascom a été tué. Blueberry décide de poursuivre les indiens qui ont kidnappé le jeune Stanton. Passé la frontière Mexicaine, il rejoint leur camp et délivre le garçon. 

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Dans  L’Aigle solitaire, Blueberry rejoint Fort Quitman au Texas. Il fait son rapport au Colonel Birdling, lui révélant que l’armée a déclanché la guerre sous de faux prétextes en accusant injustement et en attaquant les Apaches. Malheureusement, avec le Nouveau-Mexique et le Texas à feux et à sang, la situation a trop dégénéré pour qu’il soit probable de rétablir la paix facilement. Toutefois, Blueberry profite qu’on l’ait mis en charge d’escorter un convoi d’armes et de munitions vers Camp Bowie, pour essayer d’y rencontrer le Général Crook et le convaincre de négocier la paix. Mais le trajet est long et difficile. Malgré sa grande expérience, les plans de Blueberry sont contrecarré tantôt par le mauvais jugement d’un subordonné alcoolique, tantôt par la traitrise d’un éclaireur indien, et le convoi ne parvient à Camp Bowie que de justesse et avec de lourdes pertes. Blueberry y retrouve Craig. Il fait son rapport au général mais celui-ci ne peut prendre la décision de négocier seul et Craig est envoyé à Washington avec un message pour le président…

Je ne suis pas un amateur de western et j’avoue que je n’aurais jamais lu cet ouvrage s’il n’avait pas été dessiné par Giraud. Et pourtant j’ai trouvé le récit tout à fait captivant. Blueberry n’est pas une série légendaire sans raison. L’excellent scénario de Charlier y est pour beaucoup. Toutefois le style graphique est encore maladroit et l’on voit bien que Giraud a encore de la difficulté avec les couleurs (particulièrement dans la première histoire). Il n’y a rien dans ce style qui évoque ce que Gir ou Moebius sera plusieurs années plus tard et c’est justement ce que j’ai trouvé intéressant avec cette lecture. Le dossier en préface est très utile pour nous aider à remettre ce travail dans le context de l’oeuvre de Giraud et à comprendre son cheminement. 

J’ai donc trouvé cette bande dessinée surprenamment bonne et je n’exclus pas la possibilité de continuer à lire les aventures de Blueberry — que j’aurais dû lire jadis dans Pilote et regrette de ne pas l’avoir fait… Si vous ne connaissez pas Blueberry, même si le genre western vous laisse indifférent, je vous en conjure d’en lire au moins quelques albums…

Blueberry, l’intégrale tome 1, par Jean-Michel Charlier (Scénario) et Jean Giraud (Dessin)). Paris, Dargaud, décembre 2012. 24 x 31.7, 168 pg., 29,99 € / $49.95 Can. ISBN: 9782205071238. Recommandé pour public adolescents (12+). stars-3-0

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 © Dargaud 2012

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Bleu argenté et Sauge bleue

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/06/14 ]

Sans en être totalement sûr, je crois qu’il s’agit ici d’un papillon Bleu argenté (Glaucopsyche lygdamus ou silvery blue en anglais) butinant sur un plant de Sauge bleue (Salvia farinacea ou mealy sage). Suivez les liens pour les détails sur chacun… [Translate]

Cesare (12)

Cesare_12-cov“Le 8 avril 1492, avant l’aube, Lorenzo de Médicis a rendu l’âme. Son successeur, Piero, n’a pas la carrure du grand homme… Incapable de suivre sa politique, il abandonne l’alliance tripartite qui garantissait la stabilité de l’Italie pour se rapprocher de Naples et de la noble famille des Orsini. 

Peu de temps après, l’état de santé du pape s’aggrave soudainement ; le conclave est désormais imminent. Cesare se rend dans la ville de Sienne pour y rencontrer Giovanni Gonzague, dont le frère aîné dirige les armées vénitiennes… En ces temps d’incertitude, les Borgia sauront-ils rallier assez de soutiens pour hisser Rodrigo sur le trône de Pierre ?

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Le douzième volume (série en cours) de Cesare: Il creatore che ha distrutto (チェーザレ 破壊の創造者 / Chēzare – Hakai no sōzōsha / lit. “César [Borgia]: le créateur qui détruit”) a été prépublié en feuilleton dans le mensuel de Kōdansha Morning avant d’être compilé en tankōbon (volume) en juin 2019. La version française est parue en janvier 2020 chez Ki-oon. 

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Page 31

Alors que plus de quatre ans s’est écoulé depuis la parution du tome précédant je commençais à croire que Fuyumi Soryo avait abandonné la publication de son manga biographique sur César Borgia, et cela juste au moment où le récit devenait vraiment intéressant (voir les liens plus bas vers mes commentaires des tomes précédents). Mais non, c’est juste que les volumineux tomes sont si chargés de détails tant historiques que graphiques que les délais de production sont de plus en plus long! Jusqu’au tome six les délais de production entre chaque volume étaient en moyenne d’environ six mois. Ces délais doubleront (avec une moyenne de treize mois) pour les tomes sept à dix, puis doubleront encore pour le tome onze (vingt-deux mois!) et doubleront une fois de plus pour le tome douze (quarante-deux mois ! — mais cinquante-deux pour les lecteurs français!!). Dans ce dernier cas, l’auteure a prise une pause de trois ans, sans doute pour se reposer du rythme effréné de la publication mensuelle mais également pour faire des recherches afin de maintenir la rigueur historique de son récit qui entre dans une nouvelle phase.

Il faut dire que cela en valait vraiment l’attente car le dessin du tome douze est vraiment extraordinaire: il est clair, précis et très détaillé. Le récit, quant à lui, progresse de façon intéressante mais plus lentement. J’ai même l’impression que, malgré les deux-cent-vingt-quatre pages, il ne s’y passe pas grand chose. On dirait que, depuis la mort de Lorenzo de Medicis (le 8 avril 1492) et du pape Innocent VIII (le 25 juillet 1492), tout le monde retient son souffle en attendant de voir où les pions du jeu vont tomber…

Piero de Medicis, qui n’a pas la finesse politique de son père, décide d’abandonner l’alliance tripartite avec Naples et Milan pour se concentrer sur une entente plus simple avec seulement Naples. Cela rompt la bonne entente entre les Medicis et les Borgia, ce qui prends une importance cruciale avec le décès du pape Innocent VIII. Si la ville de Milan supportait la candidature du cardinal Rodrigo Borgia à la papauté, Naples (et maintenant Florence) supportait celle de Giuliano della Rovere. Cela met Giovanni de Medicis dans une position embarrassante car il doit beaucoup aux Borgia mais est obligé de suivre les ordres de son frère et voter pour della Rovere (qui était pourtant l’un des instigateurs de la conjuration des Pazzi et du meurtre de son oncle Giuliano)! 

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Pages 60-61

Tous les joueurs avancent leurs pions: pour “sécuriser” Rome Naples envoie son armée (dirigée par le condottiere Virginio Orsini) aux portes de Rome alors que les milanais dépêchent la marine génoise dans le port d’Ostie. Pour sa part, Cesare se rend à Sienne pour rencontrer le jeune Giovanni Gonzague (dont la famille est en charge de l’armée de Venise) afin d’acquérir du support pour son père.  Gonzague l’invite chez lui à Mantoue pour discuter de la situation avec son frère, puis ils retournent à Sienne pour une course de chevaux. À Rome, Angelo est auprès de Giovanni, récemment nommé légat pontifical, pour l’assister dans la lourde tâche qui l’attend: participer au conclave de 1492. Le récit de ce volume est d’ailleurs en grande partie consacré à expliquer le déroulement du conclave ainsi que les complexes intrigues et manoeuvres politiques qui entrent en jeu pour l’élection du pape. Mais après deux scrutins, il n’y a toujours pas de vainqueur…

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Page 176-177

Au risque de me répéter, ce manga offre une grande constance tant dans la qualité du récit que dans son excellence graphique. Il y a de toute évidence une grande recherche pour présenter les personnages et les événements avec véracité mais aussi pour en illustrer la culture (particulièrement les costumes et l’architecture) avec détail et précision. C’est un manga fort agréable à lire car son récit est non seulement captivant par ses intrigues, très divertissant aussi mais surtout intellectuellement stimulant par la richesse de l’information historique qu’il nous offre. Bien sûr, ce genre de récit historique comporte inévitablement beaucoup d’éléments fictifs, car l’auteur doit combler tout les vides, les faits et événements que l’histoire n’a pas retenue, mais l’imagination de Fuyumi Soryo y parvient avec brio. 

Si vous êtes amateur de manga historique, particulièrement intéressé à la renaissance, à l’histoire ecclésiastique et italienne, que vous avez aimé des séries télévisées comme Les Borgias ou Les Médicis: Maîtres de Florence, ce manga est un incontournable que je recommande au plus haut point. C’est une lecture excellent et passionnante. Vivement la suite!

Cesare: Il creatore che ha distrutto, vol. 12 (Dodici), par Fuyumi Soryo (supervision: Motoaki Hara; traduction: Sébastien Ludmann). Paris, Éditions Ki-oon, janvier 2020. 13 x 18 cm, 224 pg., 7,90 € / $14.95 Can. ISBN: 979-10-327-0573-5. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+). stars-4-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Voir aussi mes commentaires sur les autres volumes:

Cesare_1-cov Cesare_2-cov Cesare_3-cov Cesare_4-cov Cesare_5-cov Cesare_6-cov
Cesare_7_cov Cesare_8-cov Cesare_9-cov Cesare_10-cov Cesare_11-cov Cesare_12-cov

CESARE © 2019 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd. All rights reserved.

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Images du mer-fleuri [002.020.197]

Cirsium vulgare

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/06/27]

Le Circe / Chardon lancéolé / vulgaire (Bull / Common / Spear Thistle en anglais) est une plante bisannuelle de la famille des Asteraceae et du genre Cirsium. Considérée comme une “mauvaise herbe” à cause de ses feuilles épineuses et le fait qu’elle pousse surtout dans les champs abandonnés, elle est pourtant en partie comestible et fort appréciée de certains oiseaux (le chardonneret aime ses graines par exemple) et par les insectes pollinisateurs (comme les papillons Belle-Dame et Monarque) qui apprécient sont riche nectar. [ Translate ]

Images du mer-fleuri [002.020.190]

Bouquet & Rudbeckie

[ iPhone 11 Pro, 2020/07/1, 3 & 10]

La Rudbeckie hérissée (Rudbeckia hirta en latin ou Black-eyed Susan en anglais) est une plante à fleurs ornementale de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae et du genre Rudbeckia. Je suis sûr qu’il y a toute une histoire derrière ce nom (du genre “Beckie a été rude et s’est hérissée contre Suzan et lui a donné un oeil au beurre noir”…) 😂

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Status report (early July)

The life in the time of the coronavirus continues… 

This is my fifth status report since the beginning of the coronavirus pandemic (the other four were in March, mid-April, the end of April, and in mid-May). It has now been fifteen weeks (or one-hundred and seven days) since it has all begun. It has been forty days since the beginning of the slow re-opening and my return to work (thirteen days since we’ve restart taking the public in the library for a limited offer of service). 

On the domestic side of life, I can say that I feel I have not been doing much in the last month and half… I didn’t do much around the house (it was either too hot or raining). As usual, I probably watch too much television: like rewatching the Ghost in the Shell: Arise series and several movies (also, to fill the time, I started watching again the 2004 series of Battlestar Galactica). However, I have been reading enough to catch up on my tsundoku… (hurray!) and write a little about my readings (dBD #141, La sphère d’Or, Unbeaten tracks in Japan, I’ll never tell, De Gir à Moebius, and several other French comics that I covered in the article “Sherlock Holmes en bande dessinée (2)”).

Weather — The temperature was unusually warm lately (above average) and often quite dry. So much so that the vegetation in the parc often took a yellowish colour. Thankfully, it rained periodically enough to keep everything alive. In the last week or so it has been quite hot and humid. Enough to discourage any sustained outside activities, although we still take our daily walk.

Health — With the confinement (probably because of slightly bigger meal and less activity) I have gained weight. My blood pressure and glucose are also higher (maybe because of an increased stress?). I have also experienced digestive problems, my usual recurring pain at the end of the digestive track as well as some chest and shoulder pain (probably muscular). Overall, I feel in good shape but it could be better. Unfortunately, I know that with age nothing gets better…

Work — All is fine at work. My usual library being still closed for renovation I was assignment to another one. This new place is at a nice location (at walk/bike distance from home) and has a nice team (although, since the people of my library working there are in extra, we perform mostly boring jobs). However, there was one painful incident: a customer refused the answer the covid “questions” and to sanitize his hands upon entrance. As I was insisting (to follow protocol), he became increasingly disagreeable, up to implying that I was doing so because of my ego or because I was racist. I was just trying to do my job. I was putting my health at risk (and the health of my family) in order to give him access to the library and he has shown absolutely no appreciation or gratitude for it. All I ask is some respect. If I was hurt by being called a racist (and I will come back on this subject) what really pissed me off was that my colleagues didn’t show much support when I tried to explain that he refused to follow protocol and insulted me. I don’t know, maybe they just didn’t understand me well: it is hard to express yourself calmly when it’s hot and your are talking through a mask and a face-shield. What happened to “we must absolutely ask ALL the covid questions and not let anyone in that doesn’t answer properly”? And then they told me “you know, we get insulted all the time. You have to get used to it” implying that I was weak to let it get to me. We are supposed to have a policy of not tolerating any disrespect and bullying (no respect, no service) and, yet in the end, that man received the service he came for. If you are tolerating such disrespect OF COURSE people will feel empowered and continue with the same behaviour. It is the wrong attitude. Anyway, that incident bothered me for weeks as I kept thinking about it…

One thing that I spent a lot of time on lately, was shopping for a nice electric bike or scooter. In this epidemic, I want to avoid public transportation (bus & subway) and if my work place for now is at a walking or biking distance, it is quite tiring in the summer heat (and I am closer to sixty than fifty years-old after all). I rented one for a week and I liked it a lot, but when I wanted to purchase one not a single store in the metropolitan area had any in stock. I guess everybody had the same idea at the same time and I was too late. An electric BIKE looks cool (particularly the Banana Boss, the Rad Runner 1, the Maxie Large, or the Paris) but it is quite expensive and a standard bicycle seat is really hard on my backside. Strangely, a scooter is less expensive, as well as being much more confortable and versatile. I’ve been checking several nice models (Écolo, Tao Aquarius, Vienna, Gio Italia, Mignon, UQi Pro, etc.) but now I found a good store and I am just waiting for them to receive some stock later this month… (Search eBike on the blog)

Many important events happened in the second quarter of 2020 ( the end of May, June and the beginning of July) but I don’t want to spend much time on those current events. However, the world stage was dominated by the three great plagues of the era. First, the coronavirus. So far, the world has suffered over 10 million cases of infection resulting in over half a million deaths! We dealt relatively well with it in Canada, but the U.S. in on the verge of total catastrophe as it reopened too soon and they are now seeing an horrible surge in infection (over fifty-thousand new cases each day!). 

The second plague is Trump. I would think that we would get used to it by now but his mishandling of the coronavirus response (no national coordination, not enough test and PPE, not urging confinement, distanciation, and wearing masks, etc.), his constant lying, and his rhetoric encouraging hate-speech and inciting to violence kept making everything worse. Sometimes, I think he just doing it on purpose. If he is not a Putin agent, he is certainly an agent of chaos. He loves it. I can’t wait until November… 

The final plague is racism. Following the death by police abuse of George Floyd and many other subsequent similar baffling incidents, the American urban areas erupted in spontaneous protests against this pervasive institutional racism that literally plagues the U.S. How did we moved from a pandemic to riots in the streets? (Without much social distancing hence the cases surge) We all hoped that it was getting better but I guess we got negligent — the coronavirus confinement and Trump inducement somehow seem to have put salt on the wound — as it now seems worse than ever. It must be dealt with once and for all. With police reform certainly (defunding, demilitarizing, new structure, call it what you want — I always thought we should have several level of policing: the unarmed street or biking cop, the patrol police answering to theft and hold-up, the inspector, the riot police and now we should have a force of psycho-social worker for domestic violence, teenage trouble, neighbour disputes, etc.), but the disease goes further than that. Social reform and massive investments to reduce inequality (in education, in job opening, in housing, etc.) are necessary. With the recent movements like Me-Too and Black Lifes Matter, I feel that the world is effervescent and on the verge of great changes, just like in ’68. However, we will have to be patient. Real change takes time. But now the seed of change, the idea that it is possible, has been planted in people’s minds. It only remains to take care of it and watch it germinate… But the first step toward that change is for American to go vote in November.

Racism has always bothered me. All my life I tried to treat everybody equally, not letting their opinion, behaviour, the size of their nose, the colour of their eyes, hair or skin (pink, brown, “black”, “red” or “yellow”) distract me from the fact that we were all the same. Human beings. I always tried to be tolerant (sometime failing: for a while I became quite intolerant toward religion, but now the only thing I can’t tolerate is intolerance — and stupidity). When I was a teenager I thought that the best way to solve racism was to intermarry and eventually we would all become of the same skin colour (that’s what I did, unfortunately I never had kids — too much trouble!). However, skin colour is just an excuse for racists: in fact they are just afraid of the difference (people thinking, dressing, talking, etc., differently than they are). There are many culture on this world and, if we just learn about them, we see there is no reason to be afraid. We discover that this difference is beautiful, that it is a wealth. Those people usually are against (or ignorant of) science. Science is telling us that, genetically, we are all the same and that there is only one race: the human race. I always wanted to write about this complex and touchy subject (and someday I will). Unfortunately, whatever you say or write will always receive criticism: you didn’t say this, the way you say that is discriminatory, it is not enough, it is too much, etc., so I am waiting to have the right words. However, if you stay silent,  it is worse because they say that you are complicit, that you are encouraging racism by saying nothing. I prefer to show support by my actions: I won’t protest in the street but I’ll always try to be equitable, unbiased, and just. If I see someone being discriminated (racially or otherwise) I will try to defend them. And I’ll stay silent. If I scold you for doing something wrong (like misbehaving in the library or trying to cut the waiting line to enter the bus) and you answer be accusing me of being racist, I’ll stay silent. But just know that calling me a racist is the worst insult that you could give me…

I feel the end of this year will really be difficult… Take care of yourselves and stay safe !

Also, I found time to stay a little acquainted with the affairs of the world and gathered a few notable news & links — which I now share with you (in both french or english, slightly categorized, but in no particular order — note that, to save on coding time, the links will NOT open in a new window), after the jump.

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Sherlock Holmes en bande dessinée (2)

BDs hommages & pastiches

Dans la première partie de cette série d’articles sur les adaptations de Sherlock Holmes en bande dessinée, j’ai traité des adaptations canoniques c’est-à-dire qui racontent fidèlement les récits des romans de Sir Arthur Conan Doyle. Il s’agissait principalement de la série britannique écrite par Ian Edginton et illustrée par Ian Culbard, publiée en anglais chez SelfMadeHero (2009-2011), puis traduite en français chez Akileos (2010-2011).

Dans cette seconde partie je vais traiter des pastiches (parodies) et des hommages à la série de romans du célèbre détective. Ces adaptations sont beaucoup plus nombreuses (et il me faudra sand doute plus qu’un article pour les couvrir). Je commence pour les deux plus importantes, d’abord parce qu’elles sont plus connues mais aussi parce que ce sont des séries de plusieurs volumes.

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(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Baker Street : all you need is Holmes 

BakerStreet-Intégral-covOubliez Léonard de Vinci, Darwin, Einstein… Sherlock Holmes est l’homme le plus intelligent du monde. Ou pas.

[Texte de la couverture arrière]

“Enfin les aventures déjantées du plus célèbre des détectives et de son acolyte médecin en version intégrale. Retrouvez les cinq tomes de la série dans cette édition unique. Des éclats de rire en perspective.

Saviez-vous que le docteur Watson doit une grande partie de sa popularité à une méduse? Que Sherlock Holmes pratique parfois le cambriolage ? Et seriez-vous capable de trouver un rapport entre un diable en boîte, un haltère, un réveil-matin, un cactus et une masse d’armes ? Non ? Eh bien plongez-vous dans les carnets secrets du docteur Watson, miraculeusement exhumés par deux froggies…

[Texte du site de l’éditeur]

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Cette édition intégrale de la série Baker Street compile les cinq volumes de la bande dessinée par Veys et Barral. Le premier volume, Sherlock Holmes n’a peur de rien, inclue cinq histoires courtes: “L’incident sur la Tamise” (6 p.), “Ophiophobie” (7 p.), “Tossing the caber” (8 p.), “Le bois rouge de Pernambouc” (16 p.),  et “Rançon pour une momie” (10 p.). 

Dans le second volume, Sherlock Holmes et le Club des sports dangereux (48 p.), on retrouve une histoire loufoque où le quatuor de détectives imbéciles (Holmes, Watson, Lestrade et son cousin Brodie) doit enquêter tout à la fois sur “Le profa­nateur” (alias Jack le Moustacheur), une tentative de meurtre sur Lestrade, un meurtre à huis clos dans un club bien particulier, une gerbille surexcitée et sur une série de disparitions mystérieuses près du Limehouse !

Dans le troisième volume, Sherlock Holmes et les Hommes du Camellia (48 p.), notre petit groupe doit aidé M. Clipton, un producteur de thé du Ceylan, à retourner dans son pays en six semaines pour la lecture du testament de son oncle afin de pouvoir hériter de la plantation familiale. Toutefois, un compétiteur — un producteur de thé chinois, M. Teawings — fera tout pour les en empêcher!

Le quatrième volume, Sherlock Holmes et l’Ombre du M (52 p.), est la suite directe du précédent. La lecture du testament s’est révélé être un canular, mais lorsque l’oncle de Clipton meurt vraiment d’une crise cardiaque, le testament révisé exige cette fois, pour hériter de la plantation familiale, qu’il retourne en Angleterre et fasse un spectacle de clown devant la reine! Pour contrer Holmes, Teawings engage son ennemi juré, Moriarty! Cette fois l’adversaire est plus coriace alors, pour rendre leur itinéraire moins prévisible, Holmes y introduit un élément de hasard…

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Page 208

Dans le cinquième et dernier volume, Le Cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes, on retrouve — en plus de l’aventure titre (34 p.) où Holmes, affligé par l’oisivité, tente d’élucider le vol inexplicable de documents sur une base militaire (dont le menu du mess des officiers!) — cinq histoires courtes (une sans titre [4 p.], “Le jour de Watson” [3 p.], “Rendez-vous à Chelsea Bridge” [2 p.], “Coucher de soleil sur l’abattoir” [2 p.] et “Rendez-vous au Strand” [2 p.]) et une dizaine de gags en une seule case. L’édition intégrale se termine avec les couvertures originales des cinq volumes.

Cette bande dessinée respecte bien l’univers victorien créé par Sir Arthur Conan Doyle mais nous présente une version très humoristique et plutôt irrévérencieuse des personnages (dont le visuel est d’ailleurs inspiré par les acteurs Jeremy Brett et David Burke, qui incarnèrent le célèbre duo de détectives dans la série télévisée de Granada).

L’aspect visuel (dessin et mise en page) est bien réussi. Quoi que inégale cette série est agréable à l’oeil. Le récit est bien mené puisqu’il est à la fois captivant et très drôle. Cela n’a évidemment rien à voir avec les véritables aventures de Sherlock Holmes mais, en plus d’en respecter l’esprit, c’est aussi très divertissant et je me suis beaucoup amusé avec cette lecture. C’est une excellent parodie que je recommande chaudement.

Baker Street : all you need is Holmes [Édition Intégrale], par Pierre Veys (scénario) et Nicolas Barral (dessin). Paris: Delcourt, novembre 2017. 266 p., 22.5 x 29.7 cm, 34.95 € / $C 59.95, ISBN 978-2-413-00028-0. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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© 2017 Éditions Delcourt

Capsules

Les quatre de Baker Street 

t. 1, L’affaire du rideau bleu

Quatre_de_Baker_Street-1-covUne série captivante et romanesque librement inspirée de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle ! Trois détectives en herbe pour une enquête digne du maître de Baker Street !

Billy, Charlie et Black Tom sont insé­­p­ara­bles. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l’East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles ! Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la pro­tection d’un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d’espions des rues… Mais lorsque la fiancée de Black Tom est kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve… en s’adjoignant les services d’un quatrième larron pour le moins inattendu. Place aux Quatre de Baker Street, la plus jeune équipe de détectives de l’époque victorienne !

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Cette bande dessinée mets en scène non pas le grand détective lui-même (Holmes et le Dr Watson n’apparaissent que dans les quatre dernières pages!) mais des personnages secondaire: les fameux “Irréguliers” ou “Francs-tireurs” de Baker Street, une troupe d’enfants de la rue qui sont les yeux et les oreilles du détective et qu’il utilise pour des missions de surveillance. Avec le temps, les membres de la troupe ont grandi ou se sont trouvé d’autres activités et il n’en reste plus que trois: Billy (William Fletcher, un jeune garçon bien éduqué), Black Tom (Tommy O’Rourke, Irlandais et l’acrobate du groupe), Charlie (Charlotte, habillée en garçon elle est en réalité une fille, la modératrice du groupe). La quatuor est complété par Watson, le chat de gouttière tigré. Lorsque Sherlock Holmes n’est pas disponible, alors les Quatre de Baker Street mènent l’enquête eux-même! Dans ce premier album, la petite amie de Black Tom est kidnappée et le quatuor devra retracer les coupables, puis s’attaquer au Rideau Bleu, “un bordel chicot du West-End.”

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Page 5

Dans sa préface, Régis Loisel louange le talent de l’artiste: “Sa mise en scène aux cadrages énergiques sert le scénario à merveille, les décors sont précis et généreux et l’ambiance générale est soutenue par des couleurs somptueu­ses.” Si je suis d’accord avec la première partie de son commentaire (les décors et la mise en page sont très adéquats) mon opinion est à l’opposée sur les couleurs: je n’aime guère le dessin un peu trop anguleux à mon goût par moment, les ombrages sur les visages me semblent un peu exagérées et, surtout, le choix d’une palette de couleurs sombres, tout dans le brun et le sépia, me déplait beaucoup. Je comprends que l’artiste voulait sans doute rendre l’atmosphère victorienne (brumeuse, étouffante, ancienne — à moins que cela soit un problème d’impression?) mais je trouve cela très laid. 

Par contre, l’histoire est excellente. Le récit est bien mené, captivant et les personnages sont crédibles et attachants. L’histoire est sérieuse, fidèle à l’esprit des Aventures de Sherlock Holmes. Il s’agit donc d’un digne hommage à Conan Doyle. Dans l’ensemble, malgré les faiblesses du style graphique, c’est une bonne lecture.

Il est intéressant de constater que cette bande dessinée a non seulement été traduite en anglais chez Insight Comics [Goodreads], mais qu’elle a aussi été adapté en animation par les studios Folivari, Canal Plus et Studiocanal [voir la page officielle et le teaser sur Vimeo]. Cela démontre bien l’intérêt et la qualité de la série.

Les quatre de Baker Street t. 1, L’affaire du rideau bleu, par Jean-Blaise Djian & Olivier Legrand (scénario), David Etien (dessin et couleur). Issy-Les-Moulineaux: Vents d’Ouest, janvier 2009. 56 p., 24 x 32 cm, 13.90 € / $C 22.95, ISBN 978-2-7493-0437-3. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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© 2009 Vents d’Ouest

Capsules

t. 2, Le dossier Raboukine

Quatre_de_Baker_Street-2-covLes Quatre de Baker Street sont de retour !

Londres, 1890. Billy, l’apprenti détective, Charlie, la petite fille grimée en garçon, et Black Tom le monte-en-l’air sont trois gamins des rues unis par une solide amitié. Accompagnés du matou Watson, ils arpentent les bas-fonds de l’East End, menant enquêtes, filatures et autres missions de confiance pour le compte d’un certain… Sherlock Holmes. Ce nouvel opus voit nos héros se mêler d’une ténébreuse affaire impliquant des révolutionnaires russes exilés à Londres et la police secrète du Tsar… Nos protagonistes vont avoir fort à faire pour déjouer machinations, trahisons et mauvais coups…

Le premier tome de cette série avait fait l’unanimité, grâce au dessin dynamique et étonnant de maîtrise de David Etien et au scénario mené tambour battant de Djian et Legrand. On se replonge avec délectation dans ce second tome, qui nous entraîne dans une nouvelle enquête passionnante et nous fait découvrir un peu plus ces gamins gouailleurs et attachants.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

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Page 3

Dans cette aventure, les quatre de Baker Street doivent enquêter sur un complot politique impliquant des révolution­naires Russes. Alors que des prostitués sont à nouveau assassinées dans White­chapel (dont Sally, une amie de Billy), on craint le retour de Jack l’Éventreur. Toutefois, le quatuor découvrira que cette affaire est en fait liée à un complot de la police secrète du Tsar pour discré­diter les révolutionnaires socialistes réfugiés à Londres. Holmes étant absent, il incombe au quatuor de venir en aide à Katia Ivanovna et son compagnon Victor Raboukine!

Avec cet album, le graphisme s’est beaucoup amélioré: le style est un peu plus agréable et les couleurs en tons de brun et sépia moins présentes (quoique inconsistantes puisqu’au début elles semblent servir pour représenter des scènes de nuit, mais celles-ci se retrouvent avec de beaux tons de bleu vers la fin de l’album)… Le récit, toujours aussi captivant et sérieux, est également plus riche et intéressant. Cet album nous offre donc une très bonne lecture.

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T. 8, page 3

Les Quatre de Baker Street est une série très prometteuse qui en est déjà à son huitième album. La série continue donc avec le tome 3: Le Rossignol de Stepney, le t. 4: Les Orphelins de Londres, le t. 5: La Succession Moriarty, le t. 6: L’Homme du Yard, le t. 7: L’Affaire Moran et le t. 8: Les Maîtres de Limehouse. J’ai eut la chance de mettre la main sur un extrait papier des dix premières pages de ce huitième album (paru en octobre 2019) et je dois avouer que cette série a fait beaucoup de chemin et m’apparait excellente (l’amélioration du style graphique est particulièrement frappante). À lire certainement.

Les quatre de Baker Street t. 2, Le dossier Raboukine, par Jean-Blaise Djian & Olivier Legrand (scénario), David Etien (dessin et couleur). Issy-Les-Moulineaux: Vents d’Ouest, avril 2010. 56 p., 24 x 32 cm, 13.90 € / $C 22.95, ISBN 978-2-7493-0519-6. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© 2010 Vents d’Ouest

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Capsules

Vendredi nature [002.020.185]

Ichthyosaurus communis

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[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

Jeune ichthyosaure / Young ichthyosaur

U.K., Jurassique (200 M d’années), Natural History Museum of London

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J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes plus récents billets “Vendredi nature” (002.020.017024, 031038045052059066080087094108150157 et 178). Voir aussi le vidéo memento de ma visite.

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Image du mer-fleuri [002.020.183]

alius arcanum planta

[ iPhone 8+ / iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2019/07/12 & 2020/07/01]

Bon, encore une autre de ces plantes mystérieuses que je n’arrive pas à identifier malgré avoir passé tout l’après-midi à feuilleter mes nombreuses références botaniques. S.V.P., quelqu’un a une idée de ce que cela pourrait être ? Merci !

Well, yet another of these mysterious plants that I cannot identify despite having spent the whole afternoon leafing through my many botanical references. Anyone have any idea what it could be? Thanks !

MISE À JOUR (2020/07/02): Après avoir vérifié plusieurs suggestions (Lavande, Lupin et Liatris spicata) qui offraient quelques ressemblance mais ne correspondaient pas vraiment à la plante mystérieuse, j’ai continué mes recherche sur internet (près de cinq heures au total!) et j’ai finalement trouvé! Il s’agit d’une Dalea purpurea (dalée violette / purple prairie clover), une espèce de légumineuse (comme les pois et les fèves) qui appartient au genre Dalea, à la famille des Fabaceae, et à l’ordre des Fabales. (Sources: Google)

UPDATE (2020/07/02): After checking several suggestions (Lavender, Lupine and Liatris spicata) which offered some resemblance but did not really correspond to the mysterious plant, I continued my research on the internet (almost five hours in total!) And I finally found ! It is a Dalea purpurea (dalée violette / purple prairie clover), a species of Leguminosae (the pea or bean family) which belongs to the genus Dalea, to the family of Fabaceae, and to the order of Fabales. (Sources: Google)

J’emmerde Facebook

Sommet-des-dieux-animeLe 20 juin j’ai republié un message d’Animeland qui annonçait la bande-annonce d’un film d’animation adaptant un excellent manga d’un de mes auteurs préférés, Jiro Taniguchi. Le 26 juin j’ai reçu un message de Facebook qui disait “Your post goes against our Community Standards [on SPAM] so only you can see it.” J’ai donc contesté la décision et FB a fermé le dossier mais j’ignore toujours si mon billet original est toujours visible… alors je l’ai re-publié (mais il ne semble toujours pas visible!)…

 La bande-annonce en question (sur Vimeo)

Je suis outragé! Facebook trouve correct que Trump mente sur leur page, que Trump fasse de la désinformation et de la propagande haineuse, que Trump incite à la violence [WaPoNYT] mais je republie simplement un post qui parle d’une animation basé sur un beau manga de mon auteur préféré et c’est du SPAM ???? F**k you FB, je commence sérieusement à penser à te laisser tomber !

Ne vous gênez pas pour commenter et laisser FB savoir quelle petite merde ils sont!

* * *

F**k Facebook !

On June 20 I republished a message from Animeland announcing the trailer for an animated film adapting an excellent manga from one of my favorite authors, Jiro Taniguchi [same news on Anime News Network]. On June 26 I received a message from Facebook saying “Your post goes against our Community Standards [on SPAM] so only you can see it.” So I contested the decision and FB closed the file but I still don’t know if my original post is still visible … So I re-posted it (but I’m still not sure it is visible…) !

I am outraged ! Facebook finds it okay that Trump lies on their page, that Trump does disinformation and propaganda, that Trump uses hate-speech and incites to violence [WaPoNYT] but when I simply republish a post that talks about an animation based on a beautiful manga by my favorite author it is SPAM ???? F ** k you FB, I’m seriously starting to think about dumping you !

Please feel free to comment and tell FB how shitty they are !

 

De Gir à Moebius

Gir-a-Moebius-CovComment devient-on un génie ? Avec cette réédition du recueil d’oeuvres de jeunesse de Jean Giraud/Moebius, Les Humanoïdes Associés lèvent le mystère de la naissance d’un géant de la bande dessinée ! Cet ouvrage patrimonial, jamais rééditée depuis 1981, est désormais accompagné du texte critique de Claude Ecken « Le Garage hermétique de Gir ».

[Texte du site de l’éditeur]

Comment devient-on un génie? Tout le monde connaît l’auteur bicéphale de Blueberry et du Garage Hermétique. Sous la signature de Gir, il a fait ses débuts et porté le western classique vers la perfection; sous le pseudonyme de Moebius, il a réinventé la bande dessinée de science-fiction et donné libre cours à une imagination débridée, dans un dialogue introspectif avec ses multiples personnalités. “Il ne suffit pas de rêver, il faut travailler”, a dit avec modestie Jean Giraud, interviewé en 2009.

En rééditant en fac-similé de sa première édition le recueil de ses oeuvres de jeunesse, Les Humanoïdes Associés lèvent une partie du mystère de la naissance de géant de la bande dessinée, exploré par l’exégète Claude Ecken dans sa post-face: Le garage hermétique de Gir.

[Texte de la couverture arrière]

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Frank et Jérémie (p 13)

Originalement publié par les Humanos en 1981 sous le titre Gir Oeuvre tome 1, cet intéressant album nous offre un recueil des oeuvres de jeunesse de Jean Giraud (alias Gir ou Moebius) qui ont été publié dans divers périodiques entre 1956 et 1979 mais ne furent jamais auparavant compilées en album. À la préface de Joseph Gilain (Jijé) s’ajoute pour la réédition une excellente postface de Claude Ecken qui retrace la biographie de Giraud et explique la génèse de son oeuvre.

On retrouve donc vingt-six récits divisé en quatre périodes. Dans “1956: Les début” on retrouve d’abord une petite histoire inédite en huit cases (sans titre, mais elle pourrait s’intituler “Silence”) puis trois histoires de “Frank et Jérémie” d’environ six pages chacune et qui furent publiées dans la revue Far West alors qu’il n’a que dix-sept ans. C’est en noir et blanc, le traits sont plutôt grossiers alors c’est vraiment ses débuts. Comme le dit Ecken dans la postface, malgré la maladresse de son dessin Giraud fait déjà preuve d’un grand “sens de la mise en image” presque cinématographique. On y voit déjà, aussi, son goût pour le western.

Dans la section “1958-1965: Coeurs Vaillants” on retrouve “Le roi des bisons” (10 pages, scénario de Noël Carré, publié dans Coeurs Vaillants en juillet 1958), “Quand la galère des Pytheas voguait vers le pôle” (1 page, scénario de M. Dubreuil, publié dans Fripounet et Marisette en octobre 1957) et “L’Épopée de Larsen et Nordenskjöld” (3 pages, scénario de J.-C. Pasquier, publié dans Coeurs Vaillants en juin 1958). Giraud expérimente —avec plus ou moins de succès— avec la couleur et l’on voit l’influence de son mentor, Joseph Gilain (Jijé).

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Le hors-la-loi (p 54)

Dans la section ”1965-1970: Total Journal” on retrouve “Le lac des émeraudes” (4 pages, scénario de P. Christin, publié dans Total Journal en 1966), “Le hors-la-loi” (9 pages, paru dans Bonux Boy #14 en 1961 et dans Total Journal en 1966), “Chasseur de prime” (6 pages, publié dans Total Journal en août 1967), “Le retour du galérien” (8 pages, scénario de Philip, publié dans Total Journal en 1966), “Pépites et voleurs!” (2 pages, publié dans Total Journal #6 en décembre 1966), “Madame Curie, Prix Nobel et mère de famille” (5 pages, scénario de Paul Loncle [P. Christin], publié dans Total Journal en 1970), “Que devient Blueberry?” (Illustration pleine page probablement publié dans Pilote), et “Les journées de Sélim” (2 pages, scénario de P. Christin, publié dans Total Journal en 1967). Giraud travaille fort et commence a raffermir son style tant pour les récits réalistes qu’humoristiques. Avec “Le hors-la-loi” on voit déjà apparaître le Gir qui illustrera Blueberry

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Musique Ininterrompue (p 113)

Dans la section “1970-1979: de Pilote en Tintin” on retrouve “Y a pas moyens” (2 pages, publié dans Pilote en 1972), “Par ici la monnaie” (2 pages, scénario de Guy Vidal, publié dans Pilote en 1971), “Madame Censure épaule Récuperationix” (1 page, publié dans Pilote #622 en octobre 1971), “Si les techniciens de l’espace s’amusaient à faire des poissons d’avril” (1 page, scénario de Jacques Lob, publié dans Pilote #338 en mars 1967), “Les écumeurs du Montana” (roman-photo de 7 pages critiquant la situation des auteurs de BD, co-scénarisé avec J.-C. Mézières, publié dans Pilote en 1970), “L’Hémoglobine est dans le vent” (1 page, illustration de “postures outrancières”, publié dans Pilote #629 en novembre 1971), “Musique ininterrompue” (2 pages, publié dans Pilote #737 en décembre 1973), “Test” (2 pages, scénario de Patrice Leconte, publié dans Pilote #678 en novembre 1972), “Le drame à éviter” (3 pages, scénario de l’équipe de l’Express, publié dans l’Express #1230 en février 1975), “Tom Smith Rides Again” (illustration double-page, lieu et date de publication non indiqués), et “Wounded Knee” (2 pages, publié dans Tintin en 1979). À travers ces planches et durant cette période, on voit bien Giraud mûrir, commencer à maîtriser son art et à devenir Moebius.  On le voit développer l’humour absurde et tordu (comme une bande de Möbius!) et un style qui annonçe déjà les couleurs criardes de Arzach (“Musique ininterrompue”) ou le dessin propre et précis (avec ses ombrages hachurés) du Garage Hermétique (“Tom Smith Rides Again” et “Wounded Knee”) qui caractériseront sa métamorphose dans Métal Hurlant.

Je n’aime pas particulièrement lire des histoires courtes en bande dessinée (quoi que certaines soient très drôles), surtout si le style du dessin n’est pas vraiment agréable. Mais dans l’ensemble chacune de ces histoires nous racontent la lutte que Giraud a mené pour devenir Gir et ensuite évoluer en Moebius. Ce qui rend cet album vraiment intéressant c’est la postface biographique de Claude Ecken qui replace chaque récit dans son contexte et, par son analyse, nous permet d’en comprendre l’importance. Une bonne lecture pour tout amateur de Jean Giraud et de bande dessinée.

De Gir à Moebius: Le lac des émeraudes, par Jean Giraud (Gir/Moebius), préface de Joseph Gilain (Jijé) et postface de Claude Ecken. Paris: Les Humanoïdes Associés, janvier 2019. 136 p. (94 planches), 24 x 32 cm, 24,95 € / $C 39.95, ISBN 978-2-7316-2926-2. Pour un lectorat adolescent (14+).  stars-3-0

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© 2019 Humanoids, Inc.

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Vendredi nature [002.020.178]

Dikelokephalina brenchleyi

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[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

Trilobites géants / Giant trilobites

Maroc, Cambrien supérieur (c. 487 M d’années), Natural History Museum of London

Selon la fiche signalétique, ce groupe de trilobites géants aurait suffoqué durant une épisode d’accouplement massif… Ces spécimen appartiennent à l’embranche­­ment des Arthropoda du règne animal, à la classe des Trilobita, à l’ordre des Asaphida, à la super-famille des Dikelokephaloidea, à la famille des Dikelokephalinidae, et à de l’espèce Dikelokephalina.

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes plus récents billets “Vendredi nature” (002.020.017024, 031038045052059066080087094108150 et 157). Voir aussi le vidéo memento de ma visite.

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I’ll never tell (Catherine McKenzie)

ill-never-tell-9781501178634_xlgFrom Catherine McKenzie, the instant bestselling author of The Good Liar, comes a riveting domestic suspense in the vein of Liane Moriarty that sees five siblings forced to confront a tragedy they thought was buried long ago.

What happened to Amanda Holmes?

After the sudden death of their parents, the MacAllister children return to the run-down summer camp where they spent their childhood. The four sisters and their elder brother haven’t all been together at Camp Macaw in over twenty years—ever since a tragic and mysterious accident.

Over the course of the Labour Day weekend, the siblings must determine what to do with the property, now worth millions. But a stunning condition of their father’s will compels them to face their past—and come to a decision that threatens to tear them apart forever.

A sharp and engrossing novel of suspense, I’ll Never Tell reveals what happens when the secrets and lies that hold a family together are finally exposed.

[Text from the publisher’s website; see also the back cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I’ll never tell is a whodunit novel in the style of Agatha Christie. A family is reunited in a summer camp after season for the reading of their parents’ will as they both died in a train accident. But a clause put by their father forces them to resolve an unsolved murder perpetrated by one of them twenty years ago in this same camp. Over the years miscommunication had brought its lot of painful imbroglio and misunderstanding. With the final reveal (and some twists) the web of lies and secrets culminates in drama to finally bring resolution and closure to the family.

It is a mystery novel — a thriller ? — and a touchy-feely chick-lit story altogether, full of thoughts on the meaning of relationships: between parents and children, between siblings and between couples (happy or unhappy and of all gender orientation). Catherine McKenzie [ BiblioFBGoodreadsGoogleWeb ] is certainly skilled at developing the psychology — and often the darker aspects — of her characters. In this ninth novel, she uses again a narration at the first person done through multiple point of views… including the one of the victim ! (I guess it is her style; but at least this time [I previously commented on her novel Hidden] she puts the name of the narrator in the head of each chapter).

I’ll never tell is well written as the storytelling is fluid and compelling. More importantly, the plot remaining believable despite its several twists and turns, it is quite enjoyable. Therefore it constitutes a very good read that — once you get familiar with the characters and settings — you can barely put down until the end. Catherine McKenzie is a local writer worth our attention. I will certainly read another of her books (she has published ten so far and most of them have even been translated in French). Her latest novel, You can’t catch me, just came out and Paramount Television Studios has already acquired its rights for a TV series. They also had previously acquired the right for I’ll never tell. 

I’ll never tell, by Catherine McKenzie. Toronto: Simon & Schuster, June 2019. 384 pages, 14 x 21.5 in, $C 22.00. ISBN 978-1-5011-7863-4. For young adult (16+). stars-3-5

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© 2019 by Catherine McKenzie

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Capsules

Image du mer-fleuri [002.020.176]

Tropaeolum majus

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[ iPhone 11 Pro, 2020/06/22 ]

La capucine (garden nasturtium ou monks cress en anglais) est une plante vivace herbacée de l’ordre des Geraniales, de la famille des Tropaeolaceae, et du genre Tropaeolum. Sa fleur comestible a un goût sucré avec une finition poivrée. Les feuilles sont également comestibles. Elles peuvent être ajoutée à une assiette soit comme décoration ou comme salade, et peut également être macérée dans la vinaigre (pickled) pour faire une entrée. Elle est riche en vitamine C, en lutéine et aurait des propriétés antiseptique et diurétique. C’est une plante décorative à croissance rapide et grimpante qui est parfois utilisée dans la lutte aux pucerons (car elle les attire). (Source: Wikipedia) [ Translate ]

Unbeaten tracks in Japan

41u2qa+Cp-L“The firsthand account of a British adventuress as she treks though the Japanese outback in 1878, traveling alone among “degenerate” Japanese and “savage” Aino, and recording it all for posterity in this book, a classic of its kind.” [Promotional text]

“Isabella L. Bird’s voyage to Japan in the 1870s reveals a country steeped in ancient customs and a rugged landscape of beautiful, flowing hills and country pathways.

As of the first Western women to author a book about the Japanese islands, Isabella Bird was keen to relay her observations as accurately as she could manage. The isolationist policy of Japan, which forbade any foreigners from travelling inland, had only recently been lifted. Bird was thus able to witness the urban culture of Tokyo and the rural areas surrounding it, together with the large, northerly island of Hokkaido.

The author offers her observations of the architecture and customs of the native Japanese, and later the Ainu minority ethnic group. Northern Japan’s rural culture is revealed as being enormously different from the modern society the world knows today. Modern residents or aficionados of Japan will however recognize many surviving hallmarks, such as the supreme hospitality and generally well-mannered behavior of the locals.

Despite hailing from and exhibiting the values of the condescending culture of Victorian England, Bird manages to relay a good impression of Japan prior to its rapid modernization in the 20th century. Her views reflect their time; although she had a Japanese translator and guide as a companion, she was unable to grasp the social graces of the area, and acutely felt herself an outsider. She does not lapse into despondency however; instead, she by turns indulges in good-natured mockery of Japan’s insular society.”  [Text from the back cover of the Pantianos Classics edition]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I first learn of Isabella Bird when I started reading the manga series by SASSA Taiga dedicated to her traveling in Japan (see my comments). Isabella Bird was a real British adventuress that traveled around the world to relieve her back pain and melancholy as well as to satisfy her curiosity. She first went to the United States in 1854, then in Australia, Hawaii (called at the time Sandwich Islands), and back to the U.S. in Colorado to see the Rocky Mountains in 1872-73. Five years later she went to Asia, travelling through Japan, China, Korea, Vietnam, Singapore and Malaysia. In 1889, she went to China, Persia, Kurdistan and Turkey. In 1897, she went back to China and Korea to travel up the Yangtze and Han rivers. Her last voyage in 1904, at the age of seventy-two year-old, was to Morocco where she wanted to meet the Berbers. 

It is extraordinary enough for a woman to have been travelling so much almost alone but it is even more interesting that she wrote a lot about it as she published around twenty books describing her journeys. It seems that most of her books are the collection of letters that she wrote to her friends and relatives describing in every details everything she saw during her travelling. 

She went to Japan in 1878 (at the age of forty-seven year-old) with the goal to explore Ezo (Hokkaido) and meet the Ainu — she seems to have an interest in learning about the indigenous people of each country she visited. However, she chose to travel from Tokyo not by the easier sea route but by the more difficult inland road, first to Niigata and then Aomori and Hakodate — hence the title Unbeaten Tracks in Japan. It must have been a very difficult journey. Almost every day she wrote to her sister Henrietta back in England, describing to her the Japanese landscape and its vegetation as well as the culture of its people (their houses, clothings and usages). Her observations are particularly interesting because she describes Japan at a time of change, ten years after the Meiji Restoration, witnessing the last remnants of the samurai culture as well as the beginning of the modernization of Japan. The book collecting all those letters was first published in 1880 and an abridged version was published in 1885.

Now that I have read the original words of Isabella Bird I can better appreciate the manga. We can see that, if the anecdotes and the facts told in the manga seem fairly faithful, the character’s open and understanding attitude toward the Japanese people is not entirely truthful. In the manga, she barely makes any negative comments in her description of the Japanese while in her work, Isabella Bird has the condescending, and even sometimes contemptuous, attitude towards the Japanese that one would expect to find in any British aristocrat of the time. And her translator and guide Ito, which is the key to every scenes in the manga, is hardly mentioned in her book (and when she mentions him it is often to mock him; although, she brings the subject of his previous and unfulfilled contract with the botanist Charles Maries).

She describes the Japanese as busy people, talks about their “miserable physique and the national defects of concave chests and bow legs” (p. 9), or being “so lean, so yellow, yet so pleasant-looking, so wanting in colour and effectiveness” (p. 10). She adds “I never saw people take so much delight in their offspring (p. 56) (…) but it is not good for European children to be much with them, as they corrupt their morals, and teach team to tell lies” (p. 87). However, she finds them polite, civil and honest (p. 75). In the deep country, she finds that people are poor, almost naked and quite dirty. She keeps even harsher words for the Ainu. She calls them “magnificent savages” and “children” (p. 175), “a harmless people without the instinct of progress” (p. 168) characterized by their “apathy and want of intelligence” (p. 173). They are often naked, drink too much sake and the Japanese (including Ito) say that they “are just dogs” (p. 181). She says that “They have no history (…) their houses and persons swarm with vermin, they are sunk in the grossest ignorance, they have no letters or any numbers above a thousand, they are clothed in the bark of trees and the untanned skins of beasts, they worship the bear, the sun, moon, fire, water, and I know not what, they are uncivilisable and altogether irreclaimable savages, yet they are attractive, and in some ways fascinating (…)” (p. 184). So, it is not all bad as she even finds them “charming in many ways” (p. 202) and that they are sometimes “superb-looking men, gentle and extremely courteous” (p. 168).

It is a very interesting book but, unfortunately, the epistolary travelog of Isabella Bird in Japan  is a little laborious to read as it is long and consisting mostly of descriptions. I must admit that I kept falling asleep and could read barely a dozen pages every night. Therefore reading this book was quite an enterprise, but all worth the effort because it offers a unique view on the Meiji’s Japan. It is a good reading but mostly for the Japanese history fanatics as well as for those who read the manga and are curious to learn more about Isabella Bird herself.

Unbeaten tracks in Japan: An account of travels in the interior, including visits to the aborigines of Yezo and the shrines of Nikkô and Isé, by Isabella L. Bird. London: John Murray, 1885. 136 pages. The book is available for free download on Amazon Kindle, Google Books and Gutenberg Project. stars-3-0

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Vendredi nature [002.020.171]

Les récoltes jusqu’à maintenant
~ Our crops so far ~

[ iPhone 11 Pro, 2020/06/16 ]

Bien sûr notre jardin continue à nous offrir des fleurs (des roses [rosa] et des iris hollandais [Iris x hollandica]). Les premiers légumes à se pointer sont les délicieux radis (Radish / Raphanus sativus), les tomates (Tomatoes / Solanum lycopersicum) et les courgettes (zucchinis / Cucurbita pepo var. cylindrica). La chaleur de l’été se chargera bien de faire apparaître le reste (courges cabocha, fèves, poivrons, etc.). [ Translate ]

Images du mer-fleuri [002.020.169]

Robinia pseudoacacia

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/06/05 ]

Le robinier faux-acacia (black locust en anglais) est une espèce d’arbre de la sous-classe des Rosidae, de l’ordre des Fabales, de la famille des Fabaceae et du genre Robinia. C’est un arbuste décoratif dont le bois très dur est utilisé en menuiserie, comme bois de chauffage et même pour faire des arcs. Ses fleurs très odorantes sont également utilisées en parfumerie. Elles sont aussi comestibles mais le reste de l’arbre (particulièrement l’écorce) est toxique. Ce n’est pas une espèce locale (elle vient des Appalaches —principalement de la Pennsylvanie, Géorgie, l’Illinois et l’Arkansas) et est donc une espèce envahissante. [ Translate ]

La sphère d’Or (Erle Cox)

Sphere_d_or-cov“En Australie au début du siècle dernier, un jeune homme, Alan Dundas, creuse une banale citerne dans son jardin lorsque sa pioche heurte une matière très dure… Il met ainsi à jour le sommet d’une sphère faite d’un or plus résistant que tous les matériaux connus. Au prix de nombreuses ruses, qui transforment sa descente en une sorte de voyage initiatique. Alan parvient au coeur de la sphère. Là, il découvre de véritables trésors culturels et scientifiques témoins d’une très ancienne civilisation auxquels Alan consacrera désormais tout son temps, négligeant, non seulement les travaux de sa ferme, mais également sa jeune fiancée. Car le véritable joyau du trésor souterrain, c’est une jeune femme d’une beauté incomparable qui vit là, en état de stase, depuis vingt-sept millions d’années. Avec l’aide de son ami, le docteur Barry, Alan la ramène à la vie. Hiéranie – tel est son nom – leur livrera alors les clefs fantastiques de son monde et de son histoire, mais aussi et surtout le terrifiant contenu de la mission pour laquelle elle a été placée dans cette sphère…”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La sphère d’Or (titre original: Out of the Silence) est un roman de l’auteur australien Erle Cox. Il a d’abord été publié en feuilletons dans le journal The Argus (120 episodes en 1919) puis sous forme de livre en 1925. Il a connu une édition américaine en 1928 et, l’année suivante, une première traduction française (par Richard de Clerval) est paru dans la collection Le Masque. 

Ce roman de science-fiction raconte l’histoire de Alan Dundas, un jeune fermier australien qui, dans les années ’20, découvre un grand bâtiment sphérique enterrée dans son champs — fait d’une sorte de ciment très résistant qui est, nous le découvrirons vers la fin du récit, une forme d’or. Astucieux, il réussi non seulement à en trouver la porte mais également à déjouer tout les pièges qui protègent un précieux trésor: Plusieurs galeries concentriques exposent tout le savoir (artistique, technique, médical, littéraire, etc.) d’une civilisation ayant disparue dans un cataclysme il y a plusieurs millions d’années. Au centre, dans une sorte de “temple”, il découvre une sphère de cristal où git une femme d’une grande beauté qui se révèle être en animation suspendue. Grâce à un livre illustré qui explique comment la réveiller — et à l’expertise de son ami médecin, le Dr Dick Barry — il la ramène à la vie et en tombe immédiatement amoureux. 

Alan venait tout juste de commencer à courtiser la jeune Marian Seymour lorsqu’il est subjugué par la fascinante Hiéranie mais cette relation romantique naissante sera vite oubliée. L’occupante de cette arche du Savoir est définitivement sur-humaine: non seulement elle possède une intelligence (et un cerveau) de loin supérieur à l’humain contemporain, des connaissances scientifiques extrêmement avancées, mais elle est aussi dotée de pouvoirs extra-sensoriels. Elle apprends l’anglais très vite et explique son histoire à Alan et Barry. Elle leur fait aussi promettre de ne rien révéler à personne sur son existence. Toutefois, en apprenant que la mission de Hiéranie est de restaurer sa civilisation, Barry commence à craindre que d’avoir ravivé cette femme supérieure, froide et implacable, n’ait un effet néfaste sur l’avenir de l’Humanité… Alan, quand à lui, est éperdument amoureux… Mais l’amour pure de Marian réussira-t-il, dans un dénouement digne d’un drame shakespearien, à sauver le monde?

On ne peut pas vraiment reprocher à l’ouvrage son sexisme considérant l’époque à laquelle il a été écrit: tant dans la société australienne du début du vingtième siècle que dans le monde de Hiéranie la femme est très peu considérée. Pourtant, la relation de pouvoir entre Alan et Hiéranie est inversée puisque c’est cette dernière qui domine la relation. De plus, la bonne société de la petite ville de Glen Cairn semble contrôlée en arrière-plan par les femmes… Cox était peut-être en avance sur son temps…

Par contre, le racisme exprimé par le récit est quant à lui tout à fait impardonnable (quoi que, encore une fois, compréhensible pour l’époque). Dans le monde de Hiéranie, les races de couleurs ont été éliminé dans un grand génocide et avec une politique eugéniste stricte car elles étaient inférieures en tout points. “Elles pouvaient imiter et non créer. Elles se multipliaient beaucoup plus rapidement (…) et partout elles exigeaient comme un droit l’égalité pour laquelle elles n’étaient pas faites.” [p. 203] Barry semble s’objecter mais Alan acquiesce: “je pense que le monde serait meilleur et plus propre si quelques-unes de ses [sic] races en venaient à s’éteindre” [p. 210] et il cite les Turcs en particulier — ce qui est compréhensible car la défaite de Gallipoli a laissée aux Australiens des séquelles importantes qui ont perdurées.

Je note que l’oeuvre de Cox a presque une qualité prophétique lorsqu’il décrit la technologie de Hiéranie (télévision, CT-scan) ou l’avenir de la planète (qui évoque vaguement le nazisme et la Seconde Guerre Mondiale pourtant presque deux décennies d’avance!).  On note également que l’ouvrage offre un prologue qui figurait dans l’édition originale et qui avait été supprimé dans les éditions postérieures mais qui n’apporte absolument rien au récit.  Je me dois aussi de remarquer que la traduction comporte plusieurs erreurs grammaticales et typographiques. J’ai par contre bien aimé le style vieillot de l’ouvrage (normal considérant son âge) et surtout l’utilisation d’une langue qui évoque les vieux films français (je n’ai pas pu lire la version anglaise mais j’imagine que la traduction reflète le style original). Toutefois les épithètes sucrée qu’utilisent les protagonistes amoureux pour s’interpeler me semblent bien exagérés..

Évidemment, la lecture de cet ouvrage me confirme que La nuit des temps de Barjavel (commenté précédemment) offre de grandes similitudes avec La sphère d’Or. Celui-ci l’a définitivement “inspiré” ou “influencé” et les similitudes sont si grandes que certains l’ont même accusé de plagiat. Je me souviens d’avoir lu que Barjavel avait commencé à écrire La nuit des temps comme un scénario de film et, le projet étant tombé, il en a ensuite fait un roman. Peut-être que son scénario était une adaptation de La sphère d’Or et que, par la suite (l’éditeur jugeant peut-être qu’il y avait assez de différences entre les récits), le crédit pour Cox a été “oublié”? Quoi qu’il en soit les deux romans sont bons et chacun est assez original à sa façon pour que l’on prenne du plaisir à lire les deux indépendamment.

Par son récit crédible, qui nous offre une histoire à la fois fascinante et captivante, remplie d’éléments intéressants,  La sphère d’Or constitue une bonne lecture. À lire.

La sphère d’or, par Erle Cox (traduit par Pierre Versins et Martine Renaud). Dinan: Terre de Brume (coll. Terres Mystérieuses), janvier 2008. 360 pages, 14 x 24 cm, 20.50 € / $C 34.95. ISBN 978-2-84362-367-7. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

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© Terre de Brume, 2008, pour la présente édition

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Vendredi nature [002.020.164]

Marmota monax

Quatre petites marmottes dans le parc Frédéric-Back

Encore des marmottes (groundhog ou woodchuck en anglais)! Mais que voulez-vous le parc Frédéric-Back en est plein (surtout dans la butte entre l’entrée Émile-Journault et l’entrée Deville/2e avenue) et j’en rencontre presque tout les jours. Elles sont si mignonnes que je ne peux résister à les prendre en photos — surtout les bébés nés au printemps. [ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.162]

Dianthus barbatus

IMG_7705

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/06/07 ]

L’œillet de poète ou œillet barbu (Sweet William en anglais ou アメリカ ナデシコ [Nadeshiko américaine] en Japonais) est une plante vivace herbacée à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Caryophyllales, de la famille des Caryophyllaceae et de l’espèce Dianthus. Cette plante forme un bouquet de petites fleurs réunies en corymbe souvent multicolores. Malgré sa brève floraison c’est une très belle fleur que j’aime beaucoup. [ Translate ]