Images du mer-fleuri [002.022.040]

Nuphar lutea 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2015/07/05 ]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 & 2018/06/26 ]

La semaine dernière je vous ai montré des spécimens de nénuphars roses. Cette fois-ci j’aimerais m’attarder sur les nénuphars jaunes. Ils appartiennent à la même famille mais à des genres différents. Tout comme le nénuphar rose le nénuphar jaune (appelé “yellow water-lily” en anglais et セイヨウコウホネ [Seiyou kouhone] en japonais) est une plante aquatique qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), à classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Nymphaeales (EN /  スイレン目 [Suiren-me]), à la famille des Nymphaeaceae (EN) mais, au lieu du genre Nymphaea [EN / スイレン属 (Suiren zoku)], il appartient plutôt au genre Nuphar ([EN / コウホネ属 (Kōhone zoku)] qui regroupe une dizaine d’espèces). Le nom du genre prends son origine dans l’arabe nīlūfar ou l’égyptien nfr (lys d’eau ou lotus) alors que le nom de l’espèce (lutea) signifie simplement “jaune” en latin. 

Le nénuphar jaune partage les même caractéristiques que son cousin rose (racines et rhizomes subaquatiques, feuilles flottantes à la surface) mais se distingue par l’apparence de sa fleur dont les pétales sont beaucoup plus petits que ses quatre à six sépales de couleur jaune vif (qui sont eux-même très courts comparé aux longs et abondants pétales des nénuphars roses ou blancs). Autre singularité, le fruit du nénuphar jaune mûri hors de l’eau, en restant sur sa hampe, alors que celui des Nymphaea mûri sous l’eau après la fermeture de la fleur. 

Il semble que dès le début du néolithique cette plante ait été utilisé comme nourriture d’appoint (tubercules bouillis et graines rôties) et même dans la médecine traditionnelle (avec des usages aussi divers que comme anaphrodisiaque, antifongique, anti-inflammatoire, antimicrobien, astringent, hypotenseur, sédatif, vasoconstricteur, etc.). De nos jours elle est surtout cultivée comme plante ornementale mais sa riche biochimie offre des composées qui ont récemment suscité de l’intérêt pour le traitement de maladies comme le cancer ou l’Alzheimer. En plus de composer de charmant jardins aquatiques (surtout en juxtaposition avec des Nymphaea) elle a également la propriété de bioaccumuler des contaminants présents dans l’eau ou dans les sédiments (comme les radionucléides et certains métaux lourds comme le cuivre) en les absorbant et les concentrant dans ses rhizomes et ses feuilles et contribuant ainsi à purifier l’environnement. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.033]

Rosea aqua lilium 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

Je reviens brièvement sur les nénuphars… avec quelques images de nénuphars roses (Pink Water Lily en anglais ou ピンクの睡蓮 [Pinku no suiren] en japonais). Ce que nous appelons communément “nénuphar” (parfois appelé “lys d’eau” ou “Water Lily” en anglais ou 睡蓮 [suiren] en japonais) appartient en fait à plusieurs genres de la famille des Nymphéacées (il ne doit pas être confondu avec le Lotus auquel il ressemble beaucoup et qui, lui, appartient à la famille des Nélumbonacées). Il désigne des plantes aquatiques qui poussent dans les eaux calmes et sont caractérisées par des rhizomes subaquatiques, de larges feuilles arrondies flottantes et de grandes fleurs solitaires blanches, jaunes, rouges ou de nuances intermédiaires (roses, violacées ou pêches). À l’origine il n’existait qu’une seule espèce européenne qui était blanche (Nymphaea alba) mais qui a été croisée au XIXe siècle avec des espèces tropicales pour créer une grande variété colorée d’hybrides et de cultivars (qui furent notamment popularisée par le peintre Monet). 

C’est une plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), à classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Nymphaeales ([EN /  スイレン目 (Suiren-me)] qui regroupe cinq familles dont les Nymphaeaceae et les Nelumbonaceae où l’on retrouve les lotus du genre Nelumbo), à la famille des Nymphaeaceae ([EN] qui regroupe une demi-douzaine de genres dont les deux plus importants sont les Nymphaea [une trentaine d’espèces] et les Nuphar [une dizaine d’espèces]), et au genre Nymphaea [EN / スイレン属 (Suirenzoku)]. Si le nom nénuphar origine de l’arabe nīlūfar (lui même emprunté au sanscrit नीलोतपल / nīlōtpala via le persan, ou même à l’égyptien nfr, et fait référence au lotus) le nom latin Nymphea provient lui du grec νυμφαία (nymphaia) et fait référence aux nymphes de la mythologie.

Il est difficile de dire à quelle espèce appartiennent ces nénuphars roses que j’ai photographié puisqu’il en existe une grande variété. Il pourrait s’agir de Nymphaea ‘Sunny Pink’, de Nymphaea marliacea ou de Nymphaea darwin mais j’opterais plus probablement pour les Nymphaea fabiola. Quoiqu’il en soit, elles sont très agréable à regarder (et dégage aussi une plaisante fragrance). C’est d’ailleurs pourquoi le principal usage des nénuphars est décoratif car ils agrémentent bien un jardin aquatique. Ils peuvent fournir un abris à la faune des étangs et des lacs mais aussi l’ombre qu’ils produisent contribue à réduire la croissance des algues. Étant donné qu’ils contiennent de la nupharine (un alcaloïde quinolizidine), les nénuphars sont toxiques (sauf pour les graines et les tubercules de certaines espèces). Toutefois dans certaines cultures les rhizomes, les tubercules et les bourgeons bouillis sont parfois consommés (surtout comme aliment de famine) ou utilisés dans la médecine traditionnelle. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Vous noterez que la plupart des photos botaniques que je met en ligne récemment datent d’avant la pandémie. En effet, je n’ai pas mis les pieds ni au jardin botanique ni au festival de la tulipe d’Ottawa depuis plus de deux ans ! Espérons que l’été prochain je pourrais aller ailleurs que dans mon jardin ou le parc Frédéric-Back pour collecter des images. On m’a d’ailleurs suggéré un site intéressant pour les jeunes (et moins jeunes) naturalistes qui désire admirer ou faire identifier leurs clichés: iNaturalist.

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Images du mer-fleuri [002.022.026]

Deutzia x lemoinei 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

DSC_0513La Deutzia de Lemoine (appelée Lemoine Deutzia en anglais ou ウツギ属 [Utsugi zoku] en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la classe des Equisetopsida, à la sous-classe des Magnoliidae, à l’ordre des Cornales, à la famille des Hydrangeaceae (qui comprend un peu plus d’une douzaine de genres où se répartissent une centaine d’espèces) et au genre des Deutzia (qui lui comprends une soixantaine d’espèces). Ce genre, nommé en l’honneur du botaniste hollandais Johann van der Deutz, est originaire d’Asie (à l’Est de l’Himalaya, principalement en Chine, quoi que l’on retrouve une douzaine d’espèces au Japon). Il en existe une grande variété d’hybrides et de cultivars.

C’est un arbuste qui peut atteindre entre un et quatre mètres de hauteur caractérisé par un feuillage caduque composé de feuilles simples avec des tiges courtes, opposées l’une à l’autre et avec des bords dentelés. La moelle des branches disparaît avec la croissance ce qui fait ce celle-ci deviennent creuses. Aux extrémités des branches latérales on retrouve l’inflorescence formée en panicules ou en corymbes composées de nombreuses fleurs généralement blanches (mais aussi parfois roses ou violettes). Les fleurs sont composées de cinq sépales, cinq pétales et, généralement, dix étamines. Le fruit est une capsule sèche contenant de nombreuses petites graines.  Il est plutôt difficile de différencier les espèces car elles ne se distinguent que par de menu détails. 

La Deutzia est surtout cultivée comme plante ornementale. La Deutzia de Lemoine (Deutzia x lemoinei) est un hybride des espèces Deutzia gracilis (Deutzia grêle) et Deutzia parviflora (Deutzia à petites fleurs). Ici il s’agit du cultivar “Compacta”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.019]

Bistorta officinalis 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

La Renouée bistorte (appelé snakeweed en anglais ou イブキトラノオ属 [Ibukitoranōzoku] en japonais) est une espèce de plantes herbacée vivace qui appartient à la classe des Equisetopsida, à la sous-classe des Magnoliidae, à l’ordre des Caryophyllales, à la famille des Polygonaceae (qui comprend une cinquantaine de genres répartis en mille deux-cent espèces) et au genre Bistorta (qui lui comprend une quarantaine d’espèces). Le nom de la famille vient du grec Polygonum (πολοί / polus [beaucoup] + γόνυ / gonu [genou] en référence à ses tiges très noueuses) et le nom du genre vient du latin Bistorta (bis-torda, doublement tordu, en référence à la forme de sa racine). Le nom latin de l’espèce, officinalis, signifit “officinale“ c’est-à-dire qui est utilisé en pharmacie. Le nom français est donc un pléonasme (ou une tautologie) puisque “Re-nouée” [doublement noué] et “bis-torde[doublement tordu] veulent dire essentiellement la même chose.

C’est une plante rhizomateuse dont la racine a la forme d’un “S” et qui peut atteindre jusqu’à un mètre de hauteur. Elle pousse en une touffe dense composée d’un feuillage basal dont les feuilles glabres, alternes, d’une forme ovale oblongue se terminant en pointe, sont veinées avec des nervures médianes blanches. Son inflorescence est un unique épis dense et cylindrique, de cinq à sept centimètre de long, qui pousse au sommet d’une longue tige dressée et non ramifiée. Il est composé de fleurs étroites, en forme de cloche, un demi-centimètre de long, d’une couleur rose pâle ou blanche, qui apparaissent à la fin du printemps jusqu’au milieu de l’été. Chaque fleur a cinq segments de périanthe, huit étamines et trois carpelles fusionnés. Le fruit est une noix noire brillante. 

C’est une plante ornementale mais aussi mellifère qui attire autant les pollinisateurs que les papillons. Elle est comestible: ses jeunes feuilles peuvent être consommées fraîche en salade ou cuite (comme les épinards), mais sa racine doit être bouillie pour éliminer l’astringence. Sa racine a également des propriétés médicinales longuement attestées (elle est mentionnée dans le Capitulare de Villis) pour soigner blessures, gingivites, aphtes et autres utilisations anti-hémorragiques, anti-inflammatoires ou astringentes. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.012]

Primula japonica (2)

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

La semaine dernière je vous ai présenté des images de Primula japonica “Alba” dont les fleurs sont blanches. Aujourd’hui je vous en montre une autre variété aux fleurs rouges. Comme je l’ai déjà mentionné, la Primevère du Japon (aussi appelée Japanese primrose en anglais ou クリンソウ [Kurinsō] en japonais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Primulales (ou les Ericales en classification phylogénétique APG), à la famille des Primulaceae et au genre Primula (qui comprend plus de cinq cent espèces). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Ici il s’agit probablement du cultivar “Miller’s Crimson”. 

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Images du mer-fleuri [002.022.005]

Primula japonica  

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

La Primevère du Japon (aussi appelée Japanese primrose en anglais ou クリンソウ [Kurinsō] en japonais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Primulales (ou les Ericales en classification phylogénétique APG), à la famille des Primulaceae et au genre Primula (qui comprend plus de cinq cent espèces). Le nom scientifique provient de primulus (un diminutif latin de primus ou premier) et le nom vernaculaire (primevère) a une origine similaire alors qu’il dérive du latin prima vera (“premier” et “printemps”) ce qui fait allusion au fait que la plante pousse très tôt au printemps.

Comme son nom l’indique, cette espèce est originaire du Japon mais elle est maintenant cultivée sur tout les continents. Elle est caractérisée par de larges feuilles d’une apparence un peu froissée, pouvant atteindre jusqu’à vingt-cinq centimètres de long, qui poussent en une rosette au centre de laquelle émerge une tige dressée de cinquante centimètres dont le sommet arbore des grappes de fleurs violettes ou blanches. Dans ce cas-ci il s’agit probablement du cultivar “Alba.” (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.363]

Lantana camara  

DSC_0818

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

DSC_0821Le Lantanier (appelé “Shrub verbena” en anglais ou ランタナ en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Lamiales, à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui incluent trente-deux genres, qui se divisent en huit cents espèces) et au genre Lantana (qui regroupe environ cent cinquante espèces). Natif des tropiques d’Amériques du Sud et d’Afrique, il a cependant été introduit dans de nombreuses autres régions au climat chaud. Son nom provient de la Viorne lantane (à laquelle elle ressemble) et du grec καμάρα qui signifie “voûté”. Ici il s’agit du cultivar “Lucky Red Hot”.

C’est un arbrisseau épineux vivace qui peut atteindre entre un demi et trois mètre de hauteur, caractérisé par un feuillage vert foncé qui est denté, composé et opposé. Ses inflorescences multicolores (variant entre le rouge, l’orange, le jaune, le rose, le bleu ou le blanc selon leurs maturités), poussent en ombelles au bout des tiges. Les petites fleurs tubulaires possèdent quatre pétales et dégagent une odeur fruitée avec une nuance poivrée. Le fruit est une drupe qui a l’apparence d’une baie et qui passe du vert au violet foncé à maturité. Les feuilles sont toxiques (et ne sont donc pas consommé par les herbivores) mais les fruits sont apprécié des oiseaux. C’est une plante qui est avant tout décorative mais qui est aussi mellifères ou peut servir à attirer les papillons. Elle aurait aussi des propriétés antimicrobiennes, fongicides et insecticides. Elle est toutefois classée parmi les espèces envahissantes. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.356]

Aesculus glabra  

[ Nikon D3300, Commissioners Park (Ottawa), 2018/05/22 ]

J’ai pris ces photos en 2018 lors du Festival de la Tulipe d’Ottawa mais je ne suis pas sûr de l’identification de cet arbre. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une espèce appartenant au genre Prunus [EN], qui regroupe plus de trois cent espèces d’arbres fruitiers ou ornementaux comme le Prunus laurocerasus (Laurier-cerise / cherry laurel), Prunus buergeriana (イヌザクラ ou Dog cherry), Prunus padus (Merisier à grappes / Bird cherry), ou encore le Prunus virginiana (Cerisier de Virginie / Chokecherry). Toutefois, malgré les similitudes, les fleurs de ces espèces sont généralement blanches ou roses et non jaunes. Il est plus probable qu’il s’agisse d’une espèce du genre Aesculus [EN] qui comprend une trentaine d’espèces de marronniers et de paviers. Les deux principaux candidats pour cette identification seraient l’Aesculus flava (Pavier jaune ou Marronnier à fleurs jaunes / yellow buckeye) ou l’Aesculus glabra (Marronnier glabre / Ohio buckeye). Je pencherais plus pour ce dernier car ses fleurs ont des étamines plus longues que les pétales (comme sur ma photo) alors que les étamines de l’Aesculus flava sont plus courtes que les pétales.

Le Marronnier glabre (appelé Ohio buckeye en anglais ou オハイオトチノキ/ Ohaio tochi no ki en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Sapindales, à la famille des Hippocastanaceae (ou les Sapindaceae dans la classification phylogénétique APG III) et au genre Aesculus. J’ai déjà affiché une image des fruits de cette espèce plus tôt cette année. C’est un arbre qui peut atteindre les quinze à vingt-cinq mètres de haut et qui est caractérisé par une large couronne ovale-arrondie dont le feuillage caduque passe du vert vif (printemps) au vert foncé (été) puis au jaune, parfois même orangé (automne). Ses feuilles palmées sont composées de cinq folioles ovales-oblongues, dentellées, de huit à seize centimètres de long. La floraison, vers avril et mai, produit à l’extrémité des rameaux de petites fleurs de deux à trois centimètres de long, d’une couleur jaune verdâtre, regroupées en panicules dressés. Le fruit est une capsule épineuse ronde (de quatre à cinq centimètres de diamètre) contenant une ou deux grosses graines (de deux à trois centimètres de diamètre) en forme de noix brune avec une cicatrice basale blanchâtre. Son contenu en acide tannique la rend toxique pour le bétail et l’humain, mais elle est appréciée des écureuils — et des enfants qui l’utilisent comme porte-bonheur et projectile! Toutes les parties de cet arbre (mais les fleurs, l’écorce et les brindilles en particulier) dégagent une odeur désagréable lorsqu’elles sont meurtries. Comme c’est un bois mou il n’a pas beaucoup d’usage autre que décoratif (mais gare à la chute des fruits!) ou comme barrière contre le vent. Les autochtones utilisaient la noix dans leur médecine traditionnelle ou pour en extraire le tannin utilisé pour fabriquer le cuir. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.349]

Phacelia tanacetifolia  

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/06/04 ]

La phacélie à feuilles de tanaisie (appelé “lacy phacelia” ou “purple tansy” en anglais) est une espèce de plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Solanales (ou des Boraginales dans la classification phylogénétique APG IV), à la famille des Hydrophyllaceae (qui comprend près d’une vingtaine de genres où se répartissent  deux cent-cinquante espèces — ou les Boraginaceae dans le APG) et au genre Phacelia (qui inclue deux-cent espèces natives d’Amériques dont quatre-vingt-dix en Californie seulement!). 

La plante pousse en une tige rigide, épaisse et poilue qui peut atteindre un mètre. Elle est caractérisé par des feuilles alternes de vingt à deux-cent millimètres de long, divisées en folioles qui sont découpées en de multiples lobes dentés, ce qui les apparentent à de la dentelle (d’où le nom en anglais) ou à des feuilles de tanaisie (d’où le nom latin de l’espèce, “aux feuilles comme les Tanacetum”). Au printemps, l’inflorescence se développe au bout des tiges en une cyme en forme de crosse (ou scorpioïdes) qui se déroule unilatéralement en un regroupement dense de petites fleurs (1 cm) très parfumées, en forme de cloche et dans des tons de bleu-lavande. Elles sont formée d’une corolle à cinq pétales d’où sortent cinq très longues étamines. Le nom Phacelia vient du grec φάκελος (fakelos / faisceau, fagot) en référence à ce regroupement de fleurs.

C’est une plante très appréciée en agriculture car non seulement c’est une plante mellifère qui attire les agents pollinisateurs mais le miel que les abeilles produisent avec son nectar est très parfumé. De plus, elle attire beaucoup les pucerons et, par conséquent, les insectes qui s’en nourrissent (syrphides, carabes, bombyles et aphelinidae) ce qui permet de se débarrasser des pucerons mais aussi de nombreux autres insectes nuisibles (comme les vers de pomme). Ainsi, si on la plante en couvre-sol entre les rangs d’arbres fruitiers, elle en favorisera la croissance. Finalement, elle a la propriété d’éliminer certaines mauvaises herbes (comme le chiendent) et constitue un bon engrais vert. Ses fleurs coquettes en font aussi une plante ornementale. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.342]

Fragaria  

[ iPhone 11 Pro, hortus meus, 2021/06/09 ]

Les fraisiers (appelé “strawberries” en anglais ou Ichigo [イチゴ] en Japonais) sont un genre de plante appartenant à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rosales, et à la famille des Rosaceae (celle des Rosiers, qui comprend une centaine de genres divisés en plus de cinq mille espèces). Le genre Fragaria, quand à lui, se divise en une vingtaine d’espèces — mais plus de six cent variétés d’hybrides et de cultivars — dont les principales sont le fraisier des bois (Fragaria vesca) et le fraisier cultivé (ou fraisier de jardin, l’hybride Fragaria × ananassa).

Le fraisier pousse en multiples rameaux horizontaux qui se propagent par ses stolons et qui forment des touffes de cinq à quarante centimètres de hauteurs. Il est caractérisé par un feuillage vert foncé qui est trifoliolé, denté et, selon l’espèce, plus ou moins poilues, des fleurs printanières blanches (parfois roses) de dix à trente millimètres de diamètre et qui ont cinq pétales, ainsi qu’un faux-fruit d’une forme ovoïde oblongue et de couleur rouge ou jaune blanchâtre, la fraise, qui est formé par le réceptacle charnu de la fleur qui est recouvert de multiples akènes disposés à intervalle régulier dans de petites alvéoles. Ce sont ces akènes qui constituent les véritables fruits car ils contiennent chacun une graine. Le nom vient du latin fragro (selon Gaffiot: “exhaler fortement une odeur”, ”sentir bon”) qui fait référence à l’arôme du fruit — quoi que le nom anglais lui fait référence à la paille [straw] utilisée comme paillis pour cultiver la plante.

Dans ce cas-ci, il s’agit de fraisiers à fleurs rose qui ont été obtenu par l’hybridation avec un autre genre de Rosaceae, les potentilles, pour obtenir le groupe d’hybrides Fragaria × Potentilla qui aurait l’avantage de produire des fleurs de qualité ornementale mais qui donneraient également de gros fruits rouges facilement commercialisables. Les recherches ont débuté au milieu des années soixante mais n’ont vraiment donné de résultat qu’en 1989 et depuis on retrouve une vingtaine de variétés (comme les ‘AC-Roseberry’, ‘Berries Galore Rose’, ‘Camara’, ‘Fragoo’, ‘Gerald Straley’, ‘Lipstick’, ‘Loran’, ‘Merlan’, ‘Pikan’, ‘Pink panda’, ‘Red ruby’, ‘Roman’, ‘Rosalyne’, ‘Serenata’, ‘Shades of Pink’, ‘Tarpan’, ’Tristan’, ‘Toscana’, et ‘Vivarosa’) mais qui ne donnent pas toutes des fruits volumineux ou abondants. Je ne suis pas sûr quelle est la variété que j’ai dans mon jardin, mais celles qui semblent le plus commercialisées ici sont les “Rose Belle” et les “Toscana”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.335]

Hosta

[ iPhone 11 Pro, hortus meus, 2021/06/15 & 07/09 ]

Les Hostas (aussi appelés “plantain lilies” en anglais et gibōshi [擬宝珠 / ギボウシ] en japonais) sont un genre de plantes vivaces herbacées qui appartiennent à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Liliopsida (ou Monocotyledonae, i.e. dont la plantule n’a qu’une seule feuille), à l’ordre des Liliales (qui se reproduisent par rhizomes ou bulbes; ou Asparagales dans la classification APG III), et à la famille des Liliaceae (qui consiste en une quinzaine de genre répartis en plus de six cent espèces dont le lys, le muguet, la jacinthe, la tulipe et le narcisse;  ou Asparagaceae dans l’APG III, ou l’on retrouve plus d’une centaine de genres et près de trois mille espèces dont l’asperge). 

Elles poussent jusqu’à quatre-vingt centimètres de hauteur et leurs feuillages ovales ou lancéolés, plus ou moins gros et panachées selon les variétés, peut s’étendre d’une largeur de vingt centimètres à un mètre. Les fleurs, généralement inodores, poussent sur des tiges dressées ligneuses, plus hautes que le feuillage, et forment des grappes pendantes de clochettes mauves, lavandes ou blanches, de deux à cinq centimètres de long — chaque fleur est constitué de six tépales. Le nom fait référence au botaniste autrichien Nicolaus Thomas Host.

Les hostas sont avant tout des plantes ornementales mais toutes les espèces sont comestibles et même considérées comme légumes dans certaines régions d’Asie. Toutefois, si ingéré en grande quantité, elles peuvent être toxiques pour les animaux domestiques et les chevaux. Il existe une grande variété d’espèces et de cultivars chez les hostas (plus de trois mille référencées!) qui est apparente surtout dans la forme et la coloration du feuillage, qui est particulièrement apprécié si celui-ci comporte une variégation crème, dorée ou vert pâle. C’est une plante très populaire. J’en ai moi-même quatre espèces différentes dans mon jardin. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.328]

Chelone obliqua  

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/08/14 ]

La Galane oblique (aussi appelée “pink turtlehead” en anglais) est une espèce de plante vivace herbacée qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Lamiales, à la famille des Plantaginaceae (la famille du plantain qui traditionnellement, sous la classification Scrophulariaceae, se divisait en trois genres mais qui, avec la classification phylogénique, en regroupe maintenant une centaine — dont les Antirrhinum (Muflier), les Digitalis (Digital pourpre), Linaria (Linaire commune), les Penstemon ou les Veronica — incluant près de deux mille espèces) et au genre Chelone (qui regroupe quatre espèces: c. glabra, c. cuthbertii, c. lyonii, et la c. obliqua). 

Elle pousse sur une tige dressée de soixante à soixante-dix centimètre de haut et elle est caractérisée par un feuillage caduque, abondant, dont les feuilles lancéolées, dentées et nervurées, mesurant de cinq à vingt centimètres, sont d’un beau vert foncé lustré. À la fin de l’été, d’août à septembre, elle fleurit en épis denses, d’un rose foncé, où les inflorescences sont des fleurs tubulaires à deux lèvres, avec une petite barbe jaune à l’intérieur de chaque lèvre inférieure. Les fleurs ressemblent un peu à des têtes de tortue, d’où son nom scientifique (qui vient du grec χελώνα / chelóna / tortue). C’est surtout une plante ornemental cultivée qui est devenu rare à l’état sauvage, voire même menacé dans certains États d’Amérique. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Cogitationes me: Thought of the day (for myself) [002.021.325]

Replica

I was watching yesterday a documentary on CNN (“The Hunt for Planet B”) about the James Webb Space Telescope which, after so many delays, will finally launch from French Guiana on December 18 (see its official Nasa website). It’s an infrared telescope with much more sensitivity than Hubbles which, among many other things, will push further our knowledge of the universe by looking for the very first galaxies and habitable exoplanets. 

On that documentary there was this guy reading Sidereus Nuncius (“The sidereal messenger”) by Galileo Galilei. Of course, it couldn’t be the original edition (published in 1610 by Thomas Baglioni in Venice) because it is a very rare book. It must have been a replica. My first reaction was, “I want that book.” I have always been into old books but they are very expensive and I cannot afford to purchase many of them — and certainly not rare edition which are priceless. It made me realized that purchasing replica could be an option. I quickly googled it to see if it was available. I could always make my own by using one of the many scanned files in PDF format (there is even translations available) but, of course, there are also several replica editions available on amazon. A purchase that I will seriously consider…

I already knew about old books replica, as my nephew mentioned he had purchased copies of Leonardo da Vinci’s notebooks (also available on Amazon from various publishers) but I never considered acquiring any. Now I am starting to have the hitch… Let’s see… which other great old books could I find replica of? Some facsimiles seems as expensive as the real thing! There is really a great market for old and ancient books and, if I prefer to go to ancient book fairs where I can browse through the books myself, there are also many purchasing options on the internet. In the course of my researches, I have even discovered that you can purchase on Etsy bundles of old books to decorate your house or give a more respectable look to your bookshelves ! The internet cannot cease to amaze me…

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Images du mer-fleuri [002.021.321]

Brassica oleracea var. acephala  

[ iPhone 13 Pro, Cirque du Soleil, 2021/10/17 ]

Le chou d’ornement ou kale ornamental (appelé en anglais “Flowering decorative cabbage” ou “ornamental Kale”) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Brassicales, à la famille des Brassicaceae (ou Cruciferae, qui se divise en près de quatre-cent genres et plus de quatre mille espèces de plante herbacées qui sont principalement des légumes) et au genre Brassica (qui inclue une quarantaine d’espèces dont cinq se sont taillé une place de choix dans notre alimentation: Brassica juncea (moutarde brune), B. nigra (moutarde noire), B. napus (colza, rutabaga),  B. oleracea (les choux et le brocoli), et  B. rapa (les navets, bok choy, chou chinois)). La plus prolifique de ces espèces est sans aucun doute la B. oleracea qui, à partir du chou commun, a été développée en de nombreuses variétés et cultivars:  le chou pommé (cabus, var. capitata f. alba), le chou de Milan (Savoy, var. sabauda), le chou rouge (var. capitata f. rubra), le chou frisé (kale, var. sabellica), le chou de Bruxelles (var. gemmifera), le chou-rave (var. gongylodes), le chou-fleur (var. botrytis), le brocoli (var. italica), le “broccoflower” (hybride des deux précédentes variétés) et le broccolini (hybride des var. italica et var. alboglabra)— pour n’en nommer que quelques uns.

Le chou d’ornement appartient à la variété acephala (de acéphale, sans tête, par opposition à la variété de chou typique, var. capitata, qui pousse en une tête compacte, ou “pomme”). Il en existe de nombreuses variétés qui ont été développées principalement pour leurs feuilles ornementales centrales qui sont d’un blanc brillant, rouge, rose, lavande, bleu ou violet. Elles sont aussi comestibles que n’importe quelle autre variété de chou ou de chou frisé, mais pas nécessairement aussi agréable au goût car elle ont tendance à avoir une saveur amère et sont donc souvent plus utilisées en cuisine comme garnitures. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Feuilletage automnal

Voici quelques livres que j’ai emprunté à la bibliothèque et feuilleté sans avoir eut le temps de les lire complètement mais que je recommande néanmoins très fortement. Par ordre alphabétique inverse…

Unbeaten track in Japan 

UnbeatenTracksInJapan-CovJ’ai déjà parlé de cet ouvrage mais à cette époque je n’avais à ma disposition qu’une version électronique (disponible sur le Projet Gutenberg) qui ne contenait aucune illustration ou index. Je l’ai donc fait acheté par ma bibliothèque, où il est maintenant disponible, et je vous le recommande grandement si les récits d’aventures ou l’histoire du Japon de l’époque Meiji vous intéresse.

J’ai découvert Isabella Bird par la lecture du manga Isabella Bird, Femme Exploratrice, par Taiga Sassa, publié en français chez Ki-oon. Ayant trouvé ce manga tout à fait fascinant et sachant qu’il était basé sur les écrits de cette véritable aventurière Britannique, j’ai voulu en apprendre plus en lisant le texte original.

Cette ouvrage est la réplique exacte de l’édition de 1911 (originalement publié par John Murray en 1885). Le texte de la couverture arrière nous apprend que “Isabella Bird, fille d’un pasteur de campagne, s’était fait dire par son médecin que voyager soulagerait ses problèmes de santé (maux de dos et dépression). Elle suivit ce conseil sans demi-mesures en se lançant dans des excursions vers les régions les plus reculées de l’Ouest américain, de la Malaisie, du Kurdistan, de la Perse, du désert marocain, de la Chine, et même du Japon. À peine dix ans après que ce dernier ait commencé à s’ouvrir à l’Occident, Bird entreprend de se rendre sur l’île de Hokkaido pour y rencontrer ses autochtones, les Aïnous, traversant des régions à peine connues des Japonais eux-même. Malgré son état de santé, elle parcourt plus de 1 400 milles à cheval, en pousse-pousse et à pied, suivant des sentiers de montagne sinueux et traversant d’innombrables rivières pour rencontrer des villageois dans leurs communautés éloignées et des paysans dans leurs champs. Tout au long de ce périple, l’intrépide exploratrice victorienne écrit à sa soeur et à ses amis des lettres poignantes et vivantes où elle décrit les vicissitudes de son voyage, les inconforts et les difficultés ainsi que les plaisirs et l’excitation de la découverte“. Unbeaten Tracks in Japan rassemble cette correspondance, agrémentant les descriptions de nombreux croquis et photographies par l’auteur elle-même, donnant ainsi à l’ouvrage une qualité ethnographique fascinante.

C’est déjà assez extraordinaire qu’une femme de l’Angleterre victorienne ait autant voyagé par elle-même mais cela est encore plus intéressant qu’elle ait beaucoup écrit sur le sujet et même publié une douzaine de livres où elle décrit dans les moindres détails tout ce qu’elle a vu et vécu au cours de ses périples. La plupart de ces ouvrages semblent suivre la même formule épistolaire. Toutefois, pour le moment, seul ses récits sur le Tibet (Chez les Tibétains) et l’Ouest Américains (Une anglaise au Far West) ont été traduit en français. 

J’ai bien aimé ce carnet de voyage épistolaire d’Isabella Bird au Japon mais il est malheureusement un peu laborieux à lire car il est long et composé principalement de descriptions. Je dois avouer que je n’arrêtais pas de m’endormir et que je pouvais lire à peine une dizaine de pages chaque soir (étrangement j’ai toujours trouvé que lire sur une tablette ou lecteur électronique est plus fatiguant). La lecture de ce livre était donc toute une entreprise, mais cela en valait quand même la peine car il offre une vue unique (et contemporaine) sur le Japon de l’ère Meiji. C’est un ouvrage qui intéressera donc surtout les fanatiques d’histoire japonaise ainsi que ceux qui lisent le manga et sont curieux d’en savoir plus sur Isabella Bird elle-même.

Unbeaten tracks in Japan by Isabella L. Bird. New York: Dover, 2005. 336 pages, 16 x 22 cm, $14.95 US, ISBN 9780486445151, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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Hommage à Hayao Miyazaki

HommageAMiyazaki-covCet ouvrage est une compilation de petits articles qui forment une référence bio, biblio et filmographique sur Hayao Miyazaki, ce maître du cinéma d’animation Japonais. Le livre débute avec une filmographie de sept pages. Il se divise ensuite en cinq parties, dont la première s’intitule “L’animateur de l’enfance”. On y traite en une ou deux pages chacunes des oeuvres de Miyazaki qui s’adressent tout particulièrement à un jeune public (Horus, Prince du soleil; Panda Petit Panda; Mon voisin Totoro; Ponyo sur la falaise; Porco Rosso; Le vent se lève) ainsi que deux thématiques qui lui sont chères: l’enfance et l’aviation. Dans la seconde partie, “L’âme de Ghibli”, on traite de la création du Studio Ghibli, des collaborateurs de Miyazaki (notamment Isao Takahata, Yoshifumi Kondô, Hiromasa Yonebayashi et Aoi Hiiragi), de quelques titres produit par le studio (Si tu tends l’oreille; Le Royaume des chats; On your Mark; Histoires courtes), du travail de son fils Gorô (Les Contes de Terremer; La Colline aux coquelicots) et des produits dérivés du studio. 

Dans la troisième partie, “Le Japon en toile de fond”, on aborde le fait qu’une bonne partie de l’oeuvre de Miyazaki est profondément ancrée dans la culture Japonaise (notamment ses mythes et ses religions) et on présente en deux ou trois pages les oeuvres en question (Princess Mononoke; Le Voyage de Chihiro; Nausicaä de la vallée du vent; Kiki la petite sorcière; Le Château dans le ciel). On y parle également de son travail de mangaka (où il crée des oeuvres “plus sombre et plus adulte” qui, a quelques exceptions, n’ont pas été traduites: Le peuple du désert, Nausicaä, Imotô, Le Voyage de Shuna, L’Ère des hydravions, Notes de rêveries, Le retour de Hans, Des tigres couverts de boue, Le vent se lève, Diner dans les airs, Illusions de Westall: Une excursion à Tynemouth), de sa vision du féminisme et de la grande influence qu’il a eut sur l’animation japonaise (Nadia, le secret de l’eau bleue est basé sur une adaptation de Vingt mille lieux sous les mers que Miyazaki avait débuté pour Tōhō, mais jamais complétée, et qui fut reprise par Gainax et Hideaki Anno).

À l’opposé, dans la quatrième partie intitulé “Un imaginaire tourné vers l’Occident”, on remarque que beaucoup des titres sur lesquels Miyazaki a travaillé sont des adaptations ou sont, pour le moins, inspirées de la littérature Occidentale: Le Chat botté (Charles Perrault), Le Château de Cagliostro (Maurice Leblanc via Monkey Punch), Sherlock Holmes (Arthur Conan Doyle), Heidi (Johanna Spyri), Anne, la maison aux pignons verts (Lucy Maud Montgomery), Fifi Brindacier (Astrid Lindgren — malheureusement la version de Miyazaki ne vera jamais le jour), Les Joyeux Pirates de l’Île au trésor (Robert Louis Stevenson), Conan, le fils du futur (Alexander Key), et Le Château ambulant (Diana Wynne Jones).

Dans la dernière partie, “Hayao Miyazaki, et après?”, on nous parle du dernier projet du maître (Kimitachi wa dô ikiru ka, adaptant un livre jeunesse de Genzaburô Yoshino), de ses héritiers (notamment Hiromasa Yonebayashi et le studio Ponoc, dont le premier long métrage a été Arrietty : Le Petit Monde des Chapardeurset il ne faut pas oublier Gorô Miyazaki qui a réalisé pour NHK la série télé adaptant Ronya, fille de brigand et le long-métrage 3D de Aya and The Witch) et de ses influences françaises (Paul Grimault, Saint-Exupéry, Moebius). L’ouvrage se conclu sur un lexique et une bibliographie.

Beaucoup a déjà été écrit sur Miyazaki et cet ouvrage pourrait bien n’être qu’un livre de plus, mais j’ai bien aimé le fait qu’il soit composé de petites parties qui se lisent facilement. J’ai surtout apprécié les articles qui présentent chacune des oeuvres importantes de Miyazaki en deux ou trois pages. Ce qui est bien aussi avec ce genre d’ouvrage c’est qu’on est pas obligé de tout lire: on ne s’attarde que sur ce qui nous intéresse. Il y a plusieurs articles sur des gens (Benoit Chieux, Steve Alpert, Neil Gaiman, Isabelle Vanini, Alexis Hunot, Balak, Noë Monin) qui ont travaillé avec ou été influencé par Miyazaki et que je n’ai pas lu parce ce que ça ne m’intéressait pas. Toutefois, dans l’ensemble, c’est une très bonne référence sur — et même une introduction à — Hayao Miyazaki qui mérite d’être lue ou feuilletée.

Hommage à Hayao Miyazaki : un coeur à l’ouvrage, par Stéphanie Chaptal. Paris: Ynnis, 2020. 155 pages, 27 cm, 14.95 € / $C 24.95, ISBN 978-2-376-97131-3, Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-3-5

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© 2020 Ynnis Éditions.

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Guide des premiers soins pour votre chat

GuidePremiersSoinsChat-covComme beaucoup d’ouvrages du genre, celui-ci vous apprendra de façon simple et efficace à garder votre animal de compagnie en santé (voir “comment utiliser ce livre”). Il est divisé en quatre parties (voir sommaire): “Un chat en bonne santé“ (anatomie, vaccination, dressage, alimentation, etc.), “Premiers soins de base” (manipulation, nettoyage et pansage, médicament, etc.), “Premiers soins d’urgence” (réanimation, fractures, morsures, empoisonnement, etc.), et “Annexes” (répertoire des premiers soins, glossaire et index).

Ce qui fait la particularité de ce livre — et qui a attiré mon attention — c’est qu’il est bien écrit, présenté en sections claires et précises mais surtout superbement illustré de photographies, tableaux, schéma et dessins qui rendent l’information agréable et facile à assimiler. Ce n’est, bien sûr, pas un ouvrage que l’on va lire d’une couverture à l’autre d’un seul coup mais c’est un ouvrage de référence essentiel à avoir si vous possédé un chat. Il ne vous protégera pas contre toutes les circonstances (j’avais l’ouvrage entre les mains et cela n’a pas empêché mon adorable Saya de trépasser) mais les informations qu’il contient vous seront sûrement utiles. Un excellent ouvrage.

Guide des premiers soins pour votre chat : tout ce que vous devez savoir en cas d’urgence, par Jennifer Parker. Paris: Broquet, 2021. 192 pages, 23 cm, $C 24.95, ISBN 978-2-89654-666-4, Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-4-0

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© 2021 Hachette Livre, Marabout pour l’édition française. © 2021 Broquet Inc pour l’édition canadienne-française.

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Comprendre les migraines

ComprendreLesMigraines-CovJ’aime bien cette défunte collection car elle présente ses différents sujets de façon ordonné et clair. Quand on souffre d’un problème on est heureux de trouver les informations essentielles présentées d’une façon simple et concise. Dans ce cas-ci on nous explique qu’est-ce qu’une céphalée, quel sont les différents types de migraines, leurs déclencheurs et comment vivre avec selon le genre de patients. Malheureusement, avec les migraines il n’y a pas de solution facile (ni miraculeuse)… C’est un peu décourageant mais cela m’a tout de même donné quelques pistes à suivre…  

Comprendre les migraines, par Anne MacGregor. Montréal: Modus Vivendi (Coll. Médecine Familiale), 2006. 184 pages, 12 x 19 cm, $C 9.95, ISBN 978-2-89523-438-8, Pour lectorat adolescent (14+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-3-0

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© Family Doctor Publications 2000-2006

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Bambi : l’histoire d’une vie dans les bois

Bambi-covJ’ai découvert cette nouvelle édition dans un article de Paris-Match (#3733, p. 33) et j’en ai même brièvement parlé l’an dernier. Je l’ai fait acheté par ma bibliothèque — c’est surtout mon épouse qui l’a lu car moi je n’ai eu le temps que de la feuilleter. 

Considéré comme un conte pour enfant (9 à 12 ans) à cause du film de Disney (sortie en 1942) ce livre est actuellement un roman animalier pour adulte écrit en 1923 par Félix Salten, un auteur autrichien. Le titre original est Bambi: Eine Lebensgeschichte aus dem Walde (le nom “Bambi” viendrait de bambino, qui veut dire “enfant” en italien). Étrangement, il fut banni par les nazis qui y voyaient une allégorie politique sur le traitement des juifs en Europe. Ce symbolisme n’est pas vraiment évident à la lecture mais cela reste tout de même un long récit dramatique, trop sérieux et volumineux pour être approprié pour un jeune lectorat. Malgré une histoire qui transpose clairement des connotations autobiographiques et un ton sombre qui reflète l’inquiétude de sa communauté, le récit de Salten en bout du compte est empreint de pacifisme et d’optimisme. Tout cela est bien remis en contexte par les préfaces de Maxime Rovere et de Benjamin Lacombe ainsi qu’une postface qui commente la nouvelle traduction par Nicolas Waquet.

Si c’est le récit de Salten qui vous intéresse, il peut être trouvé facilement et à peu de frais en format électronique (Project GutenbergKindleKobo) mais ce qui rend cette édition intéressante ce sont les superbe et très nombreuses illustrations de Benjamin Lacombe. Un ouvrage qui mérite définitivement que l’on s’y attarde…

Bambi: l’histoire d’une vie dans les bois, par Félix Salten, illustré par Benjamin Lacombe. Paris: Albin Michel, novembre 2020. 176 pgs. 22.7 x 30.7 cm, 29.90 € / $C 44.95. ISBN 9782226450210. Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-4-0

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© 2016, Éditions Payot & Rivages pour la traduction en langue française. © 2020 Albin Michel Jeunesse pour la présente édition.

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Images du mer-fleuri [002.021.314]

Symphyotrichum novae-angliae  

[ iPhone 11/13 Pro, mon jardin, 2021/09/24, 10/01 & 10/08]
[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/15]

J’ai déjà discuté de cette plante l’an dernier mais en voici quelques photographies supplémentaires.

L’aster de Nouvelle-Angleterre (aussi appelé New England aster ou Michaelmas daisy en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, i.e. dont l’inflorescences est composée d’une multitude de petites fleurs, qui comprend  près de deux mille genres répartis en plus de trente mille espèces comme les pissenlits, les marguerites ou les tournesols) et au genre Symphyotrichum (eh oui! Avec la nouvelle taxonomie elle n’est plus considérée comme une aster !).

Cette plante peut atteindre de trente à cent-cinquante centimètre de hauteur et former un buisson de soixante à quatre-vingt-dix centimètre de large constitué de plusieurs tiges dressées, non ramifiées, émergeant d’un seul point. Elle est caractérisée par des feuilles non dentées et lancéolées, ainsi que par une inflorescence constituée par un disque central composé de minuscules fleurons jaunes, entouré par jusqu’à une centaine de fleurons ligulés mauves ou d’un violet profond (parfois même roses ou blancs). La floraison se fait entre août et novembre. Son nectar est apprécié par de nombreux insectes mais tous particulièrement par le bourdon. C’est une plante surtout décorative mais qui a aussi une variété d’usages médicinales. Son nom origine du grec (soit de ἀστήρ / astḗr / étoile — en référence à sa forme; ou de σύμφυσις / sýmphysis / “grandir ensemble” et θρίξ / thríks / “poil” — en référence au fait que le poils du pappus sont disposés en un anneau basal cohérent) et du latin (“de nouvelle-angleterre”). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.307]

Tanacetum vulgare 

[ iPhone 6/13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2015/07/24 & 2021/10/30]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2019/08/20 ]

J’ai déjà illustré cette plante à deux reprises (en mai 2016 et en novembre 2019) mais je n’en ai pas beaucoup parlé — d’autant plus que je commence à manquer de sujets pour mes entrées botaniques. Toutefois, c’est une plante qui est très présente dans le parc et donc qui mérite un peu d’attention.

La Tanaisie commune (appelée Tansy en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, i.e. dont l’inflorescences est composée d’une multitude de petites fleurs, qui comprend  près de deux mille genres répartis en plus de trente mille espèces comme les pissenlits, les marguerites ou les tournesols) et au genre Tanacetum (qui inclut entre soixante-dix et cent-soixante espèces selon la source, comme la Grande camomille — dont j’ai récemment parlé). Elle pousse en tiges érigées pouvant atteindre un mètre de hauteur (entre cinquante et cent-cinquante centimètres) et est caractérisée par des feuilles pennatilobées alternes (de dix à quinze centimètres de long) ainsi que par des inflorescences jaune composées de fleurons identiques regroupés en corymbe de capitules, disposées en ombelles et ayant la forme de boutons. La floraison se fait entre juillet et septembre.

C’est une plante ornementale et odorante. Connue depuis l’antiquité, elle est mentionnée au Moyen-Âge dans le Capitulare de Villis et le Liber cure cocorum. Elle est surtout utilisée pour son huile essentielle (composée principalement de trans-thuyone, de camphre et trans-chrysanthényle) qui a des propriétés insectifuge et vermifuge. Malgré qu’à forte dose elle soit toxique (et même psychoactive !), elle a des usages médicinaux (tonique amère, abortif, antioxydant) ou culinaires (comme épices ou aromate). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Samedi nature [002.021.303]

Dryobates pubescens

[ iPhone 13 Pro, VSP, 2021/10/30 ]

Samedi en allant faire mon devoir de citoyen par anticipation je suis tombé par hasard sur ce magnifique spécimen de Pic mineur femelle (ou female downy woodpecker en anglais). J’ai déjà partagé quelques photos de cette espèce (les 2020/04/24 et 2020/05/08) mais cet individu n’était vraiment pas gêné par la présence humaine et s’est laissé approché et photographié sans problème (sans compter que la qualité du zoom de ma “caméra” s’est améliorée depuis). 

Cet animal vertébré appartient à la classe des aves (oiseaux), à l’ordre des Piciformes, à la famille des Picidae (les pics, qui comprend une trentaine de genres où se répartissent plus de deux cent espèces), et au genre Dryobates (qui comprend cinq espèces mais aussi de nombreuses sous-espèces). C’est la plus petite espèce de pics en Amérique du Nord. Son nom scientifique signifie “marcheur des bois couvert de duvet” (du grec δρυο / dryós / “boisé” et βάτης / bátēs / “marcheur” et du latin pubescens). Il existe sept sous-espèces de Dryobates pubescens en Amérique du Nord et au Québec on retrouve la sous-espèce medianus. Le pic mineur est pratiquement identique au Pic chevelu (Leuconotopicus villosus ou hairy woodpecker en anglais —qui appartient pourtant à un genre différent, les Leuconotopicus, ce qui constitue un intéressant exemple d’évolution convergente) mais ce dernier est un peu plus gros (il fait 250 mm de longueur avec une envergure d’aile de 380 mm et un poids de 40 à 95 g alors que le Pic mineur fait 160 mm de longueur avec une envergure de 280 mm et pèse entre 20 et 33 g). De plus, le Pic mineur a des taches noires sur ses rectrices blanches et son bec est plus court que sa tête (alors que le Pic chevelu a un bec presqu’aussi long que la tête). (Sources: Wikipedia)

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Images du mer-fleuri [002.021.300]

Malva sylvestris 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/30]

J’ai déjà parlé de cette fleur en janvier dernier (et même il y a quelques années) mais j’y reviens très brièvement pour signaler mon étonnement d’en voir des spécimens dans le parc qui sont encore splendides aussi tardivement dans la saison. Il faut dire que cette année j’ai noté plusieurs espèces (Achillée, Chicorée, Cosmos, Violette, etc.) qui se sont mises à fleurir à nouveau en octobre! C’est sans doute due au redoux que nous avons connu fin septembre et début octobre qui a étrangement créé de la confusion chez Mère Nature, lui laissant peut-être croire à un second printemps…

La Grande Mauve (aussi appelé Mauve sylvestre et Common / Tall Mallow en anglais) est une plante herbacée bisannuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Malvales, à la famille des Malvaceae (qui inclus plus de quatre-cent genres divisés en quatre mille espèces très diverses; on y retrouve des genres comme les Abelmoschus [dont le gombo ou okra], les Alcea [dont la Rose trémière], les Althaea [dont la Guimauve], les Durio [dont le durian], les Gossypium [dont le cottonier], les Hibiscus, les Theobroma [dont le cacao], les Tilia [dont le Tilleul] et même les Adansonia [qui comporte huit espèces de Baobab !]), et au genre Malva (qui comprend une soixantaine d’espèces).

La plante est caractérisée par une tige dressée pouvant atteindre de trente à cent-vingt centimètres et par des feuilles crénelées, d’un vert profond, qui sont presque rondes à la base et quintilobées en pointes vers la partie supérieure. Elle fleurit de mai à septembre et offre de belles et grandes fleurs rose-pourpres (de deux ou trois centimètres de diamètre) formées de cinq pétales séparés, échancrés sur le bout et marqués de stries foncés. Elles donnent un fruit sec (schizocarpe) en forme de meule de fromage qui continent des des akènes. Le nom provient du grec (μαλάχη / malákhē / “mou ou amollir”) et fait allusion soit au limbe mou de la plante ou à ses propriétés émollientes. C’est une plante ornementale mais qui est comestible dans sa totalité. Elle peut être consommé “crue en salade, cuite en soupe, en farce ou en ragoût. Elle est riche en sels minéraux, vitamines A, B1, B2 et C, en protéines complètes, en fer et en calcium”. Elle a également un usage médicinal de par ses propriétés anti-inflammatoires. Originaire d’Europe de l’Ouest elle est considérée en Amérique du Nord comme une espèce envahissante. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.293]

Elaeagnus angustifolia 

[ iPhone 11/13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/06/12 & 10/17]

Cela fait quelques années déjà que j’ai remarqué dans le parc, près du point de vue situé au bout de la rue Paul-Boutet (et en-dessous), quelques arbres d’un vert tendre presque blanchâtre, voir argenté. Je me suis dit “on dirait presque des oliviers” mais je croyais notre climat trop froid pour ce genre d’arbres. Eh bien, non, il s’agit bel et bien d’une variété d’olivier.

L’olivier de Bohême (appelé “Russian Olive” en anglais) est une espèce d’arbuste qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe (clade) des Rosidées, à l’ordre des Rosales, à la famille des Elaeagnaceae (divisé en trois genres où se répartissent une soixantaine d’espèces) et au genre Elaeagnus. C’est un arbuste qui croit rapidement pour atteindre une hauteur moyenne de sept mètres (de deux à douze mètres) et qui est caractérisé par des feuilles lancéolées, alternes et caduques, au pétiole court, d’un vert profond sur le dessus et argenté sur le dessous, et mesurant de quatre à huit centimètres de long sur environ deux centimètres de large. La floraison se fait de mai à juillet et offre de petites fleurs odorantes jaunes d’environ un centimètre, formées d’un calice à quatre lobe (sépales) sans pétales, protégeant quatre étamines et un pistil. Elles poussent sous l’aisselle des feuilles, soit isolées ou par grappes de deux ou trois fleurs, et sont mellifères — ce qui veut dire qu’elles attirent les insectes pollinisateurs comme les abeilles. Le fruit jaune, qui mesure un ou deux centimètres de long, a l’apparence d’une drupe (comme la cerise ou l’olive) mais est en fait un akène enveloppé d’une hypanthe charnue. Les fruits sont comestibles, sucrés mais avec une texture farineuse, et sont parfois utilisés pour faire des conserves.

Le nom scientifique dérive du grec ἐλαίαγνος / elaíagnos (composé de ἐλαία / elaia / “olive” et de ἁγνός / hagnós / “pure”, “chaste”, “sacré”) et de l’épithète latin qui signifie avoir “des feuilles étroites”. Quand aux noms vernaculaires ils font tous référence soit au fait que le fruit ressemble à celui de l’olivier (qui appartient pourtant à une famille différente, les Oleaceae) soit que la feuille s’apparente à celle du saule (de la famille des Salicaceae). Cet arbuste a avant tout un usage ornemental (à cause de son beau feuillage et de ses fleurs odorantes) mais il est aussi utilisé comme séparation (haie) ou écran brise-vent. Il joue également un rôle dans l’alimentation humaine: ses fleurs mellifères peuvent servir à la production de miel et ses fruits (parfois appelé “datte de Trébizonde“ ou “olive perse”), riches en lycopène, sont comestibles — pouvant être consommés séchés ou en marmelade. Il y aurait même un usage médicinal car, en Iran, une concoction faite de lait et du fruit séché pulvérisé est parfois utilisée pour traiter la polyarthrite rhumatoïde et les douleurs articulaires (arthrose). Originaire d’Europe de l’Est, il a été introduit en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle où il est considéré comme une espèce envahissante à cause de sa croissance rapide et de sa capacité d’adaptation en sol pauvre (car une symbiose avec des bactéries dans son système racinaire lui permet de fixer l’azote atmosphérique). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.286]

Fraxinus americana 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/09]

Il n’y a pas que l’érable (Acer saccharum, Acer rubrum), le lierre (Parthenocissus quinquefolia, Parthenocissus tricuspidata) ou le vinaigrier (Rhus glabra, Rhus typhina) qui offrent de belles couleurs rouges à l’automne dans le parc. J’y ai également observé cet arbre qui déployait un panache flamboyant. Je me suis demandé ce que c’était et, après quelques recherches, j’ai découvert avec surprise qu’il s’agissait d’un Frêne blanc (appelé en anglais “white ash”). C’est la même variété d’arbre que j’ai devant ma maison et il ne donne jamais de telle couleurs! Évidemment, il s’agit d’un cultivar différent: le ‘Autumn Purple’.

Comme c’est le cas de la plupart des fleurs que je vous présente (Surprenant n’est-ce pas?), cet arbre  fait partie de la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), de la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), et de la sous-classe des Asteridae (ou Compositae). Toutefois, la parenté s’arrête ici car cette plante ligneuse appartient à l’ordre des Scrophulariales (qui regroupe douze familles; dans la classification APG c’est l’ordre des Lamiales), à la famille des Oleaceae (qui inclut près d’une trentaine de genres où se répartissent neuf-cent espèces comme l’olivier, le jasmin ou le lilas) et au genre Fraxinus (qui regroupe une soixantaine d’espèces).

Les frênes sont caractérisés par une écorce rugueuse, des feuilles composées pennées, et des fruits produits en grappes de samares simples. C’est une espèce dioïques, c’est-à-dire monosexué, et chaque arbre est soit mâles (staminées), soit femelles (pistillées). Il peut atteindre de dix à vingt mètre de haut, vivre près de deux-cent-cinquante ans, et servir d’écosystèmes à de nombreux organismes. Il est d’ailleurs très vulnérable à l’agrile du frêne. Comme c’est un bois dur et dense  il est prisé en parquèterie, en ébénisterie, ainsi que pour fabriquer des manches d’outils, des battes de baseball, des arcs et même certains instruments de musique. Toutefois, dans des conditions extérieures humides, il pourrit rapidement. Son feuillage a été utilisé pour faire des tisanes et des boissons. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.279]

Bellum falsi solis: Heliopsis contra helianthus !

Lorsque je vous ai parlé des Hélianthes l’an dernier, j’ai mentionné qu’il y avait deux espèces dans le parc qui étaient très similaires aux tournesols. J’aimerais y revenir brièvement et profiter de l’occasion pour parader un peu les nouvelles capacités du iPhone 13 Pro (excellente qualité de photo et macro).

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/1 ]

Le premier exemple est la Heliopsis helianthoides (Héliopsis faux-hélianthe aussi appelé en anglais “Oxeye Sunflower” ou “False Sunflower”). Tout comme les hélianthes, cette plante herbacée vivace fait partie de la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), de la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), de l’ordre des Asterales et de la famille des Asteraceae (les fleurs “composées”) mais elle appartient à un genre différent, les Heliopsis (qui inclus environ dix-huit espèces). Originaire d’Amérique du Nord, elle est caractérisée par des feuilles dentées de forme ovale ou lancéolée et par des capitules composites coniques formés à la périphérie de fleurons ligulés jaunes de deux à quatre centimètres (les “pétales”, qui persistent contrairement à ceux du tournesol qui flétrissent et tombent) et au centre de fleurons discaux de couleur jaune ou brunâtre. C’est une plante rhizomateuse qui peut atteindre de quarante à cent-cinquante centimètres de hauteur. Le nom, provenant du grec (helios / soleil et opsis / apparence), signifie d’une part “qui a l’apparence du soleil” et d’autre part (helianthoides) similaire à l’hélianthe. C’est une belle plante ornementale qui attire aussi les papillons. 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/4 ]

L’Helianthus tuberosus (Topinambour, qui est aussi appelé en anglaisJerusalem artichoke” ou “wild sunflower”), quand à elle, est du même genre que le tournesol, helianthus (où l’on retrouve vingt-quatre espèces et, bien sûr, plusieurs hybrides). Cette plante herbacée vivace peut atteindre de deux à trois mètres de hauteur et est caractérisé par des feuilles lancéolées, dentées et alternes (de dix à vingt-cinq centimètres de long), des capitules plats de cinq à dix centimètres de diamètre formés de dix à vingt fleurons ligulés jaunes (pétales, qui sont plus long que pour l’Héliopsis) en périphérie et de plus d’une soixantaine de fleurons tubuleux jaune-brun au centre, ainsi que par ses rhizomes tubérisés qui ressemblent un peu au gingembre. Elle s’apparente à plusieurs autres variétés d’hélianthes (avec lesquelles elle peut donc être confondue), particulièrement l’Hélianthi (Helianthus strumosus) et le tournesol vivace (Helianthus laetiflorus).

Originaire d’Amérique du Nord, elle a eut un rôle important dans la culture des autochtones qui l’utilisaient comme fourrage et légume. Samuel de Champlain en a fait la découverte lors de ses voyages (voir les citations plus bas) et il la partagea à Port-Royale avec Marc Lescarbot et Jean de Poutrincourt qui ramenèrent cette “truffe du Canada” en Europe après l’échec de la colonie en 1607. Son nom scientifique signifie “fleur de soleil” tubéreuse (du grec hêlios / soleil et anthos / fleur) en référence à ses grandes fleurs jaunes qui évoquent l’astre solaire. Ses noms communs origine tous d’une méprise: le nom français de “Topinambour” résulte d’une association erroné avec la tribu brésilienne des Tupinambas et le nom anglais de “Jerusalem Artichoke” provient de la déformation de girasole, le nom italien du tournesol. 

C’est une belle plante ornementale mais qui est aussi cultivée pour ses tubercules comestibles. Ceux-ci peuvent être consommé cru, fermenté ou cuit et leur saveur s’apparente à l’artichaut. Comme la patate, ils peuvent être pilé ou moulu en farine mais au lieu de l’amidon elles contiennent de l’inuline (un glucide polysaccharides qui n’affecte pas la glycémie mais peu provoquer des flatulences!) et sont riches en vitamines et minéraux. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

“Nous vinsmes mouiller l’ancre jusques à Saincte Croix, distante de Québec de quinze lieues; c’est une poincte basse, qui va en haulsant des deux costez. Le pays est beau & uny, & les terres meilleures qu’en lieu que j’eusse veu, avec quantité de bois, mais fort peu de sapins & cyprès. Il s’y trouve en quantité des vignes, poires, noysettes, cerises, groiselles rouges & vertes, & de certaines petites racines de la grosseur d’une petite noix ressemblant au goust comme truffes, qui sont très-bonnes rôties & bouillies. Toute ceste terre est noire, sans aucuns rochers, sinon qu’il y a grande quantité d’ardoise; elle est fort tendre, & si elle estoit bien cultivée, elle seroit de bon rapport.” [23 juin 1603] — Des sauvages ou Voyages de Samuel Champlain (1603), livre premier, chap. VI (p. 26).

“Le lendemain nous fusmes voir leur habitation avec nos armes, & fismes environ une lieue le long de la coste. Devant que d’arriver à leurs cabannes, nous entrasmes dans un champ semé de bled d’Inde, à la façon que nous avons dit cy-dessus. Il estoit en fleur, & avoit de haut 5 pieds & demy, & d’autre moins advancé, qu’ils sement plus tard. Nous veismes aussi force feves de Bresil, & des citrouilles de plusieurs grosseurs, bonnes à manger; du petum & des racines qu’ils cultivent, lesquelles ont le goust d’artichaut. Les bois sont remplis de chesnes, noyers, & de très beaux cyprés, qui sont rougeastres, & ont fort bonne odeur. Il y avoit aussi plusieurs champs qui n’estoient point cultivez, d’autant qu’ils laissent reposer les terres; & quand ils y veulent semer, ils mettent le feu dans les herbes, & puis labourent avec leurs besches de bois. Leurs cabannes sont rondes, couvertes de grosses nattes faites de roseaux, & par en haut il y a au milieu environ un pied & demy de descouvert, par où fort la fumée du feu qu’ils y font.“ [21 juillet 1605] — Les Voyages du sieur de Champlain (1613), livre premier, chap. VIII (p. 66).

Les extraits cités proviennent de Oeuvre de Champlain, vol. 1 (présenté par G.-É. Giguère). Montreal: Éditions du Jour, 1973. Le texte est également disponible en ligne sur le Project Gutenberg.

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Images du mer-fleuri [002.021.272]

Monarda fistulosa 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2019/07/17 & 2021/07/16]

La Monarde sauvage (appelée Wild Bergamot ou “bee balm” en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Lamiales, à la famille des Lamiaceae (regroupant environ six mille espèces divisées en plus de deux cent genres, incluant plusieurs espèces d’herbes aromatiques comme la menthe, le romarin, la sauge, l’origan, le thym ou la lavande) et au genre Monarda (qui comprend seize espèces). Elle pousse en plusieurs branches dressées d’une hauteur d’environ un mètre et se répand par ses racines (rhizomes) ce qui fait qu’elle forme généralement des bosquets touffus. Elle est caractérisée par des feuilles lancéolées et dentées (longues de deux à huit centimètres) et des belles fleurs (d’une couleur variant entre le rose et la lavande, parfois blanche) qui poussent en grappes compactes et solitaires à l’extrémité de chaque branche (une grappe de quatre centimètres de long peut contenir de vingt à cinquante fleurs!). La floraison se fait de juin à septembre. Son nom fait référence, d’une part, au botaniste espagnol Nicolás Monardes et, d’autre part, à ses fleurs tubulaires et creuses (fistulosus / “en forme de tuyau, creux, poreux”).

La monarde est une plante ornementale appréciée pour ses charmantes fleurs. C’est aussi une plante mellifère qui attire les pollinisateurs (surtout les bourdons mais aussi abeilles, colibris et lépidoptères) et est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles ou larves de papillons (Lintneria eremitus, Pyrausta orphisalis, Pyrausta signatalis, Xenotemna pallorana). Elle est également considérée comme une plante médicinale par de nombreuses tribus autochtones d’Amériques (Menominee, Ojibwés, Onneiouts, Pieds-Noirs, Winnebagos) qui l’utilisent en tisane ou en cataplasme pour traiter le rhume, les infections ou les flatulences. Finalement, c’est une plante aromatique utilisé pour son huile essentielle (composée principalement de p-cymène, carvacrol et de thymol). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Pour ma part, comme j’ai prise cette photographie dans un parc urbain, j’appellerais cette fleur une monarde urbaine (en hommage à Silverberg). 😉

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Images du mer-fleuri [002.021.265]

Impatiens balfourii 

[ iPhone 11 Pro, VSP, 2021/09/17 ]

J’ai récemment découvert cette plante dans mon jardin. Elle y était par hasard… Par curiosité nous l’avons laissé poussé et je ne le regrette pas du tout puisqu’elle offre de très charmantes fleurs qui s’apparentent un peu aux orchidées.

Il s’agit de la Balsamine de Balfour (appelé en anglais “Balfour’s touch-me-not”, “Poor man’s orchid” ou encore “Kashmir balsam”). C’est une plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Geraniales (ou Ericales en classification APG), à la famille des Balsaminaceae (qui comprend entre six cent et mille espèces réparties en deux ou quatre genres selon la classification) et au genre Impatiens (qui regroupe la presque totalité des espèces de cette famille puisque le genre Hydrocera n’en inclut qu’une seule). Originaire de l’Himalaya elle est caractérisée par un tige glabre qui se divise en plusieurs rameaux (atteignant 15 à 120 cm de haut), des feuilles alternes, ovales, pointues et dentées (d’environ quatre centimètres de large), et de petites fleurs roses ou lavandes (de 2 cm) qui poussent en grappes de quatre à huit fleurs au dessus des dernières feuilles. La fleur est composée d’un sépale blanc en forme de casque, de deux pétales inférieurs roses avec une touche de jaune à la base et d’un petit éperon. La floraison se fait de juillet à septembre. La dissémination s’effectue lorsque le fruit mûr, en forme de capsule ( de 20 mm), éclate spontanément (déhiscence explosive) et propulse les graines sur une distance d’une dizaine de centimètres à plusieurs mètres. 

La nom de Balsamine provient d’un fait que certaines espèces (comme l’Impatiens balsamina) étaient utilisées pour faire des baumes afin de soigner les blessures. Le nom latin Impatiens (impatient, incapable d’attendre) fait référence à la dissémination explosive de la plante. Le nom de l’espèce rend hommage au botaniste écossais Isaac Bayley Balfour. C’est une plante ornementale cultivée pour ses belles fleurs mais elle se retrouve aussi à l’état sauvage et plusieurs États américains la considère comme une plante envahissante. Elle attire les insectes pollinisateurs comme le bourdon mais aussi les colibris. Les feuilles des Balsamines (aussi appelé en anglais jewelweed, touch-me-not, ou busy lizzie) nourrissent plusieurs espèces d’insectes (dont des lépidoptères et des coléoptères comme le scarabée japonais) mais sont toxiques pour d’autres espèces. Malgré cela les Balsamines, dont certaines espèces contiennent des composés anti-inflammatoires et/ou fongicides, sont utilisées en herboristerie pour traiter les piqûres d’insectes et les dermatites causées par certaines plantes (ortie, herbe à puce, sumacs). Elles sont une composantes de produits comme Preparation H ou des élixirs floraux de Bach. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.258]

Linaria vulgaris 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/09/10 ]

J’ai déjà illustré cette fleur il y a quelques année, mais j’aimerais en reparler puisque je vous ai présenté la semaine dernière le Lotus corniculatus (a.k.a. “eggs and bacon”) et qu’ensemble ces deux fleurs constituent ce que j’appel le “petit-déjeuner floral”. Elles sont d’ailleurs très similaire et il faut prendre garde à ne pas les confondre.

La Linaire commune  (appelé en anglais “common toadflax ou “butter-and-eggs“) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Scrophulariales (ou Lamiales selon la classification phylogénétique APG), à la famille des Scrophulariaceae (ou Plantaginaceae selon APG III, qui regroupe près de deux milles espèces réparties en une soixantaine de genres) et au genre Linaria (qui regroupe environ cent-cinquante espèces). Il existe principalement une vingtaine d’espèces de linaires.

La linaire commune atteint entre quinze et quatre-vingt-dix centimètre de hauteur et est caractérisé par de nombreuses tiges non ramifiées et des feuilles alternes très fine (deux à six cm de long par un à cinq mm de large), d’une couleur bleu-vert glauque, et qui ressemblent à celles du lin (d’où le nom). Les fleurs, qui poussent en grappes au sommet des tiges, sont deux à trois cm de long et sont constituées de deux lèvres closes jaunes avec une tache orange et d’un long éperon. Elle fleurit entre juin et octobre. Elle sert de nourriture à de nombreux insectes (surtout des papillons de nuit) et n’est pollinisée que par de grosses abeilles et des bourdons, car sa corolle fermée n’est accessible qu’avec une certaine force.

C’est une plante rudérale et une mauvaise herbe mais qui peut être utilisée comme fleurs décoratives. Malgré une légère toxicité pour l’humain et le bétail (due à la présence de glycoside cyanogénétique), elle est utilisée en médecine traditionnelle (par l’infusion des feuilles) entre autres pour ses propriétés diurétiques et antipyrétiques. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.251]

Lotus corniculatus 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/07/16 ]

Le Lotier corniculé (aussi appelé “pied de poule” ou “bird’s-foot trefoil” et “eggs and bacon” en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Fabales, à la famille des Fabaceae (ou légumineuses, une famille qui compte plus de sept cent genres et près de vingt-mille espèces comme le soja, les haricots, les pois, les fèves, ou les trèfles) et au genre Lotus (qui comprend une centaine d’espèces). C’est une plante basse (5 à 20 cm) caractérisé par une longue racine pivotante, des feuilles alternes “composées de trois folioles obovales”, des fleurs jaunes vif (devenant parfois orangé marqué de rouge) et ses fruits qui forment des gousses oblongues de deux ou trois centimètres pouvant contenir jusqu’à une vingtaine de graines. Les fleurs, longues d’environ un centimètre, poussent sur de longs pédoncules disposées en ombelle par groupe de quatre à huit. Elles sont composées d’un pétale supérieur droit et large et de deux pétales latéraux plus petits qui cachent le pistil et les étamines. Le nom du genre provient du grec (λωτός / lōtos / désignant de nombreuses espèces de plantes) et celui de l’espèce provient du latin (Corniculatus = “Corniculé, cornu” en référence à la forme des gousses)

Le lotier corniculé est considéré comme une plante envahissante mais qui trouve tout de même de très nombreuses utilisations. C’est d’abord une plante ornementale car ses fleurs sont assez attrayantes et offrent une floraison prolongée (de mai à septembre). Elle est appréciée par plusieurs espèces de papillons (dont les chenilles se nourrissent des feuilles) ainsi que par les abeilles et bourdons (car ses fleurs sont mellifères). C’est aussi surtout une plante fourragère qui est également utilisé pour son pouvoir structurant sur le sol et sa biomasse (engrais vert). Malgré le fait qu’elle soit toxique à forte dose (due au cyanure d’hydrogène qu’elle contient) ses fleurs séchées en tisanes peuvent avoir une utilisation médicinale grâce à des effets calmant ou somnifère. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.244]

Conium maculatum 

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[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2013/06/18]

IMG_3904La Grande ciguë (appelé hemlock en anglais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Apiales, à la famille des Apiaceae (ou Umbelliferae qui inclus plus de trois milles espèces telles la carotte, le  céleri, le  cerfeuil, la coriandre, le  fenouil, le panais, le persil, etc.) et au genre Conium. C’est une plante herbacée bisannuelle qui fleurie la seconde année et qui est caractérisée par une longue tige (un à trois mètres) cylindrique, glabre, très ramifiée, d’une texture cireuse et tachetées de rouge-pourpre surtout dans le bas. Ses feuilles sont alternes et divisées (pennatiséquées trois à cinq fois) en une forme triangulaire. À l’extrémité des tiges dressées on retrouve de petites fleurs blanches qui poussent sur de long pédoncules et qui sont regroupées en ombelles. Elle a une odeur désagréable (surtout quand on froisse ses feuilles) qui rappelle l’urine de chat ou de souris. Son nom provient du latin conium (dérivé du grec κώνος / kónos / “cône” ou possiblement de κώνειος / koneios / ”tourner, tourbillonner” en référence à la sensation de vertige que peut causer son ingestion) et maculatum (signifiant “maculé, moucheté, taché”).

Au moyen-âge on lui attribuait des propriétés occultes mais dès l’antiquité elle était surtout connue  pour sa très haute toxicité. Même à très petite dose (150–300 mg), les alcaloïdes qu’elle contient (surtout la conine mais aussi du méthyl-éthyl-coniine, de la pseudoconhydrine, de la conhydrine et de la pipéridine) interfèrent avec le système nerveux périphérique causant la mort par paralysie respiratoire (avec des troubles digestifs, des céphalées, de la perte de sensation et de force musculaire, des convulsions, de l’insuffisance rénale, et une paralysie ascendante). Il faut donc faire bien attention de ne pas la confondre avec des plantes de la même famille (comme le persil, le panais et la carotte). Les Athéniens l’utilisaient pour exécuter leurs condamnés, l’exemple le plus connu étant Socrate. Toutefois, pour obtenir une mort paisible, telle que Platon la décrit à la fin de son Phédon, les grecs y ajoutaient probablement d’autre drogues comme la datura et l’opium. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles et hellénistes)

LXVI. – À ces mots, Criton fit signe à son esclave, qui se tenait près de lui. L’esclave sortit et, après être resté un bon moment, rentra avec celui qui devait donner le poison, qu’il portait tout broyé dans une coupe. En voyant cet homme, Socrate dit : « Eh bien, mon brave, comme tu es au courant de ces choses, dis- moi ce que j’ai à faire. – Pas autre chose, répondit-il, que de te promener, quand tu auras bu, jusqu’à ce que tu sentes tes jambes s’alourdir, et alors de te coucher ; le poison agira ainsi de lui-même. » En même temps il lui tendit la coupe. Socrate la prit avec une sérénité parfaite, Échécrate, sans trembler, sans changer de couleur ni de visage; mais regardant l’homme en dessous de ce regard de taureau qui lui était habituel : « Que dirais-tu, demanda-t-il, si je versais un peu de ce breuvage en libation à quelque dieu ? Est-ce permis ou non ? – Nous n’en broyons, Socrate, dit l’homme, que juste ce qu’il en faut boire. – J’entends, dit-il. Mais on peut du moins et l’on doit même prier les dieux pour qu’ils favorisent le passage de ce monde à l’autre ; c’est ce que je leur demande moi-même et puissent-ils m’exaucer ! » Tout en disant cela, il portait la coupe à ses lèvres, et il la vida jusqu’à la dernière goutte avec une aisance et un calme parfaits. 

Jusque-là nous avions eu presque tous assez de force pour retenir nos larmes ; mais en le voyant boire, et quand il eut bu, nous n’en fûmes plus les maîtres. Moi-même, j’eus beau me contraindre; mes larmes s’échappèrent à flots ; alors je me voilai la tête et je pleurai sur moi-même ; car ce n’était pas son malheur, mais le mien que je déplorais, en songeant de quel ami j’étais privé. Avant moi déjà, Criton n’avait pu contenir ses larmes et il s’était levé de sa place. Pour Apollodore, qui déjà auparavant n’avait pas un instant cessé de pleurer, il se mit alors à hurler et ses pleurs et ses plaintes fendirent le cœur à tous les assistants, excepté Socrate lui-même. « Que faites-vous là, s’écria- t-il, étranges amis ? Si j’ai renvoyé les femmes, c’était surtout pour éviter ces lamentations déplacées ; car j’ai toujours entendu dire qu’il fallait mourir sur des paroles de bon augure. Soyez donc calmes et fermes. » En entendant ces reproches, nous rougîmes et nous retînmes de pleurer. 

Quant à lui, après avoir marché, il dit que ses jambes s’alourdissaient et il se coucha sur le dos, comme l’homme le lui avait recommandé. Celui qui lui avait donné le poison, le tâtant de la main, examinait de temps à autre ses pieds et ses jambes ; ensuite, lui ayant fortement pincé le pied, il lui demanda s’il sentait quelque chose. Socrate répondit que non. Il lui pinça ensuite le bas des jambes et, portant les mains plus haut, il nous faisait voir ainsi que le corps se glaçait et se raidissait. Et le touchant encore, il déclara que, quand le froid aurait gagné le cœur, Socrate s’en irait. Déjà la région du bas-ventre était à peu près refroidie, lorsque, levant son voile, car il s’était voilé la tête, Socrate dit, et ce fut sa dernière parole : « Criton, nous devons un coq à Asclèpios ; payez-le, ne l’oubliez pas. – Oui, ce sera fait, dit Criton, mais vois si tu as quelque autre chose à nous dire. » À cette question il ne répondit plus ; mais quelques instants après il eut un sursaut. L’homme le découvrit : il avait les yeux fixes. En voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux. 

LXVII. – Telle fut la fin de notre ami, Échécrate, d’un homme qui, nous pouvons le dire, fut, parmi les hommes de ce temps que nous avons connus, le meilleur et aussi le plus sage et le plus juste.” 

[Platon, Phaedon, trad. Émile Chambry, La Bibliothèque Électronique de Québec, vol. 4, ver. 1.01. Pour une traduction anglaise voir Plato’s Phaedo, translated by F.J. Church, NY: The Liberal Arts Press, 1951 sur bard.edu]

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Images du mer-fleuri [002.021.237]

Asclepias tuberosa 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/08/25]

En me promenant dans le parc Frédéric-Back j’avais remarqué ces fleurs d’un orange frappant dans la section des Plaines Est mais elles étaient trop loin pour être identifiées. Je croyais alors qu’il s’agissait possiblement d’une variété orangée d’Achillée millefeuille [Achillea millefolium / yarrow]. Dès que cette section du parc a été ouverte, plus tôt cette semaine, je me suis empressé d’aller investiguer pour découvrir, à ma grande surprise, qu’il s’agissait en fait d’une variété d’Asclépiade !

L’Asclépiade tubéreuse (appelée butterfly weed en anglais) est une espèce de plante vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, les plantes à fleurs), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Gentianales, à la famille des Asclepiadaceae (qui rassemble environ deux mille espèces réparties en deux-cent-cinquante genres — toutefois, dans la classification phylogénétique elle appartient à la sous-famille des Asclepiadoideae et à la famille des Apocynaceae) et au genre Asclepias (incluant cent-quarante espèces dont la plus connue est l’Asclépiade commune [Asclepias syriaca ou milkweed en anglais]). Ce genre de plante, souvent considérée envahissante, est caractérisé par ses inflorescences en ombelles (dont la couleur varie, selon l’espèce, entre le rose et le rouge pourpre en passant par le jaune-orangé et qui, comme elles sont très nectarifères, attirent de nombreux pollinisateurs — particulièrement les papillons comme le Monarque / Danaus plexippus dont la chenille se nourrit des feuilles), ses fruits en forme de cosses (des follicules qui contiennent des aigrettes blanches et soyeuses à laquelle sont attachées les graines que le vent disperse lors de son ouverture à la fin de l’été) et le latex qu’elle produit (qui contient 1 ou 2% de caoutchouc mais surtout des alcaloïdes, des terpènes et des cardénolides qui rendent cette plante toxique pour le bétail et les humains car elle peut affecter le coeur ou causer une réaction allergène). Le nom provient du grec (Ἀσκληπιός / Asklêpiós, le dieu grec de la médecine) et fait référence à ses propriétés phytothérapeutiques (utilisées jadis par les autochtones d’Amériques). De nos jours elle est surtout utilisé pour ses fibres soyeuses qui servent à produire de l’isolant, de la rembourrure ou du textile.

L’asclepias tuberosa, quant à elle, se distingue par ses fleurs d’un jaune-orangé éclatant, ses feuilles lancéolées disposées en alternance (remontant en spirale sur la tige, contrairement à l’Asclepias lanceolata dont les feuilles sont disposées en opposition ou à l’Asclepias syriaca dont les feuilles sont plus larges) et ses fruits fusiformes dressés (alors que les fruits de l’Asclepias syriaca sont beaucoup plus charnus). Au Québec, c’est une espèce rare et protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. (Sources: Wikipedia, Espace Pour La Vie, Asclépiades indigènes du Québec, MEQ)

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Images du mer-fleuri [002.021.230]

Tanacetum parthenium 

[ iPhone 11 Pro, de horto suo, 2021/08/13]

Je vous ai déjà amplement entretenu de la camomille (l’an dernier et la semaine dernière), mais j’aimerais ajouter quelques détails sur la Grande Camomille (qu’on appel parfois chrysanthème en français ou feverfew en anglais). Comme les autres camomilles cette espèce appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Asterales, et à la famille des Asteraceae (ou Compositae). Le genre Tanacetum (dont l’origine du nom est inconnue) inclue plus d’une centaine d’espèces de tanaisies (comme la Tanacetum vulgare [Tanaisie / tansy] ou la Tanacetum balsamita [menthe-coq ou tanaisie des jardins / costmary]), de pyrèthres (comme la Tanacetum cinerariifolium [Pyrèthre de Dalmatie / Dalmatian chrysanthemum]), et de camomilles. C’est l’une des trois espèces de camomilles qui a des propriétés médicinales (avec la Matricaria chamomilla et la Chamaemelum nobile). Ce qui la distingue de la Matricaria chamomilla (ou Petite camomille) c’est qu’elle est vivace (au lieu d’être annuelle), elle se développe en plusieurs tiges (et non une seule tige ramifiée) et que ses feuilles sont bipennées en trois à six segments larges (ce qui fait que le feuillage ressemble plus à celui du chrysanthème qu’à celui des camomilles). Selon les botanistes elle a tour à tour été classé dans quatre genres différents avec des noms comme Chrysanthemum parthenium (d’où le fait qu’on l’appelle parfois Chrysanthème — la similitude de leur parfum en est une autre raison), Leucanthemum parthenium, Matricaria parthenium (Grande camomille), et Pyrethrum parthenium (Pyrèthre doré). Le nom latin de l’espèce provient du grec παρθενιον (parthenion / “virginité”). 

Dès l’antiquité elle est considérée comme une plante médicinale. Elle est mentionné par le botaniste grec Dioskoridês (Peri hulês iatrikês / De materia medica 3, 150) et le naturaliste romain Plinius (Historia Naturalis 21, 104 — voir ci-bas pour le texte complet). Ce dernier dit que “le parthénium leucanthès (…) pousse dans les bordures des jardins, a une fleur blanche, une odeur de pomme et un goût amer”. Il la recommande en bain de siège contre les inflammations de la matrice et en cataplasme (?) pour tirer la bile noire soulageant ainsi les vertiges (migraines?) et les calculs. De nos jours elle est utilisé surtout en tisane et pour son huile essentielle qui contient des lactones sesquiterpéniques (surtout le parthénolide), des monoterpènes (principalement le camphre et l’acétate de bornyle) et des flavonoïdes (tels que quercétine, apigénine, lutéoline, chrysoériol, etc.). Sans véritables études cliniques, on lui attribut des effets anti-inflammatoire ainsi que sur la prévention des céphalées et des dysménorrhée. L’inhibition des prostaglandines et des spasmes des muscles lisses vasculaires aideraient donc a prévenir les migraines. Toutefois, comme les autres camomilles, elle est contre-indiquée aux femmes enceintes, peut causer des réactions allergiques ou interagir avec les anticoagulants et les nombreux médicaments qui sont métabolisés par le foie (comme les NSAIDs).

Sous prétexte que cela soignait les migraines ma femme a insisté pour que je mange des feuilles de grande camomille. Je les ai recraché aussitôt ayant eut l’impression d’avoir mordu dans un flacon de Vicks VapoRub ! Outre l’extrême amertume, le goût très désagréable provient probablement à la haute teneur en camphre de la feuille de grande camomille… C’est sans doute pour cela qu’elles sont surtout utilisé en infusion. De toute façon c’est probablement tout aussi inefficace contre les migraines que le Rizatriptan prescrit par la neurologue… Je préfère donc admirer la grande camomille pour ses qualités ornementales… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles ou latinistes)

Plinius, Historia Naturalis, Liber XXI, Cap. CIV (§176):

Parthenium alii leucanthes, alii amaracum vocant, Celsus apud nos perdicium et muralem. nascitur in hortum saepibus, flore albo, odore mali, sapore amaro. ad insidendum decocta in duritia vulvarum et inflammationibus, sicca cum melle et aceto inposita bilem detrahit atram. ob hoc contra vertigines utilis et calculosis. inlinitur et sacro igni, item strumis cum axungia inveterata. magi contra tertianas sinistra manu evelli eam iubent dicique cuius causa linguae subiere ut mox in cyatho aqua devoretur.” (Texte latin de l’édition de Loeb; Voir aussi le texte latin de Naturalis Historia. Pliny the Elder. Karl Friedrich Theodor Mayhoff. Lipsiae. Teubner. 1906)

Parthenium is called leucanthes by some and amaracum by others. Celsus, among the latin writers calls it perdicium and murals. It grows in the hedges of gardens, and has a white flower, the smell of apple and a bitter taste. A decoction of this plant is used to make a sitz-bath for induration and inflammation of the womb, and the dried plant is applied with honey and vinegar to bring away black bile. For this reason it is good for dizziness and stone in the bladder. It is used as an application for erysipelas, and also with old axle-grease for scrofulous sores. For tertian argues the Magi recommend us to gather it with the left hand without looking back, while saying for whose sake it is being gathered; then a leaf of it should be placed under the tongue of the patient to be swallowed presently in cya thus of water. (transl.: Jones, W.H.S. Pliny Natural History vol. VI. (Loeb Classical Library). Cambridge, Harvard University Press, 1961, pp. 284-87) [See also the translation of John Bostock]

Le parthénion (parietaria diffusa, L.) est appelé par les uns leucanthes, par les autres amnacus. Celse (De re med., II, 33), entre les Latins, le nomme perdicium et muralis. Il croît dans les haies de jardins, porte une fleur blanche, est d’une odeur désagréable et d’un goût amer. Avec la décoction on fait un bain de siège, dans les duretés et les inflammations de matrice. Sec, avec du miel et du vinaigre, en suppositoire, il évacue l’atrabile, propriété qui le rend avantageux contre les vertiges et les calculs. On en fait un topique pour l’érysipèle, et, avec du vieux oing, pour les écrouelles. Pour les fièvres tierces, les mages recommandent de le cueillir de la main gauche, et de dire, sans se retourner, pour qui on la cueille; puis, d’en mettre une feuille sous la langue du malade, et de la lui faire avaler un moment après dans un cystite (0 litr., 045) d’eau. (Émile Littré, Paris : Dubochet, 1848-1850) [Je ne suis pas très satisfait de cette traduction]

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Images du mer-fleuri [002.021.223]

Camomille 

[ iPhone 8+/11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2018/06/10 & 2021/07/16]

J’ai déjà parlé de la camomille l’an dernier, mais j’aimerais rajouter quelques détails. “Camomille” (Chamomile en anglais) est un nom générique utilisé pour désigner plusieurs espèces de plantes herbacées annuelles à fleurs appartenant à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Asterales, et à la famille des Asteraceae (ou Compositae). C’est une plante qui s’apparente beaucoup aux marguerites (genre Leucanthemum) et aux pâquerettes (genre Bellis) avec lesquelles elle ne doit pas être confondue (elle se distingue par une fleur plus petite dont le centre est bombé et par son feuillage bi- ou tripennatiséquées — une feuille composée qui est découpée de façon symétrique (comme une plume), de chaque côté de la nervure centrale, à deux ou trois niveaux, comme la plupart des Ombellifères tel le fenouil). Son nom en grec signifie “Pomme de terre” (χαμαί / khamai / “sur terre” et μῆλον / mēlon / “pomme“) car son parfum rappellerait l’odeur des pommes. Elle est mentionnée par Pline (Historia Naturalis liber XXII, 53) et recommandée comme plante potagère dans le Capitulare de Villis.

On en retrouve principalement trois genres:

mais on retrouve aussi la Cladanthus mixtus (camomille marocaine  ou Moroccan chamomile), la Cota tinctoria [camomille jaune ou oxeye chamomile]), la Eriocephalus punctulatus (camomille du Cap) et la Tanacetum parthenium [grande camomille ou feverfew]. 

On peut les diviser en deux groupes: celles qui ont une utilité par leurs propriétés médicinales (comme la Matricaria chamomilla, la Chamaemelum nobile et la Tanacetum parthenium — que l’on utilise surtout pour leurs huiles essentielles ou sous forme de tisanes) ou tinctoriales (la Cota tinctoria) et celles qui sont simplement ornementales (Anthemis arvensis), considéré comme de la mauvaise herbe / plante envahissante (Matricaria discoidea, Matricaria perforata) ou même qui peuvent avoir un potentiel toxique (Anthemis cotula). Il est a noter que les propriétés médicinales de la camomille (contre l’anxiété, l’insomnie, l’inflammation, les migraines, etc.) ne sont pas strictement scientifiquement prouvées et que ses composés chimiques (polyphénols tels apigénine, quercétine, patulétine et lutéoline) peuvent interagir négativement avec certains médicaments (anticoagulant, aspirine, NSAIDs, etc.). De plus, ses propriétés emménagogues font qu’elle est contre-indiquée au femme souffrant de cancers du système reproductif (ovaire, utérus, sein) ou qui ont des troubles utérins (endométriose, fibrome). En plus d’être employé comme tisane, la camomille est aussi utilisée comme agent aromatisant dans les industries alimentaires (confections et boissons comme la bière) et cosmétiques (savon, rince-bouche, etc.).

Il est très difficile de distinguer les différences entre ces nombreuses espèces et donc de les identifier avec exactitude. L’année dernière j’avais identifié celles que j’avais photographié dans le parc comme des Matricaria chamomilla mais là je n’en suis pas si sûr! Je crois maintenant qu’il s’agirait plutôt des Matricaria perforata… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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