SDL: La Philosophie-Fiction

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Voici une vidéo qui offre des extraits de la conférence sur la “Philosophie fiction” présenté sur l’Espace TD du Salon du Livre de Montréal le mercredi 14 novembre 2018 à 19h00 — voir mon billet “SDL: Jour 1, mercredi”. Animée par Jocelyn Lebeau, les participants incluaient Elisabeth Vonarburg, Esther Rochon, Bernard Werber et Karoline Georges. Dans cet extrait il manque les quinze première minutes ainsi que toutes les interventions de Mme Georges (retirées à sa demande)… mais cela reste une très intéressante discussion qu’il valait la peine de partager, je crois.

(Mise à jour: 2018/12/03)

J’ai retiré la video de la conférence à la demande de Karoline Georges qui affirme ne pas avoir donné son consentement pour être filmé ainsi que pour la diffusion de la conférence.  Toutefois aucun consentement de la sorte n’est requis pour filmer et diffuser un événement publique, qui se déroule sur un lieu publique. J’ai vérifié ce point légal avec un ami avocat qui pratique le droit intellectuel international dans une firme importante et qui l’enseigne dans une université américaine. J’ai cependant retiré la video pour le moment par courtoisie.

Je trouve cela très dommage car cette table-ronde offrait une discussion très intéressant et que ce n’est pas tout les jours que des auteurs de science-fiction québécoise ont la chance de débattre ce genre de sujet sur une scène du salon du livre.

Je reste très pantois sur la position de Karoline Georges. Un auteur se présente au salon du livre pour faire la promotion de sa personne et de ses livres. Il est dans son intérêt de rejoindre le plus de personnes possible, chacun étant un lecteur potentiel. Lorsqu’un bibliophile (promoteur de la SFQ de longue date) assiste à une conférence publique (sur un lieu publique), l’enregistre et veut la partager parce qu’il trouve ça bon et intéressant, n’est-ce pas dans l’intérêt de l’auteur qu’elle soit diffusée? Si une personne ne veut pas être vue, elle n’a qu’à NE PAS monter sur une scène publique et prendre la parole! Beaucoup d’auteurs n’ont pas la chance d’avoir une telle tribune. Je ne comprends simplement pas.

Ce sera quoi la prochaine fois? Demander qu’on retire un commentaire de lecture parce qu’on aime pas la critique? Vous en pensez quoi, mes chers lecteurs?

Je serais particulièrement intéressé à lire ce que mes collègues du milieu SFQ en pensent… N’hésitez pas à commenter sur ce billet ou sur le fil Facebook

(mise à jour : 2018/11/20)

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SDL : Jour 2, samedi

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Après une première visite le mercredi, je suis retourné au salon du livre samedi (après le travail à la bibliothèque). Là, il y avait vraiment foule, quoique l’habituel embouteillage de bibliophiles s’est calmé en fin d’après-midi. Je n’ai pas refait le tour mais je suis plutôt aller revoir des représentants de distributeurs. J’ai mis la main sur au moins un service de presse que je commenterai dans les prochaines semaines.

J’avais l’intention de faire quelques micro-entrevues (deux ou trois minutes chacune) avec des auteurs mais l’ambiance sonore du salon était trop bruyante pour ce genre d’exercice et je manquais de temps. Je vais plutôt essayer de contacter des auteurs cette semaine et faire des entrevues autrement qu’au salon. Je les mettrai en ligne sur le blogue au fur et à mesure qu’elles sont disponibles…

Solaris208-255x400L’objectif principal de ma visite était le lancement du #208 de la revue Solaris, au kiosque d’Alire. C’était très informel (pas de discours mais on a tout de même servi un p’tit rouge) et cela m’a permis de discuter avec plusieurs auteurs et de me mettre à jour avec le travail de quelques amis. J’en ai profité pour faire signer mon exemplaire par les auteurs présents. 

Le point fort de ce numéro d’automne c’est, comme d’habitude, ses fictions qui sont au nombre de six: Leçon d’histoire par Frédéric Parrot, Oeil de plastique par Pierre Gévart, La Véritable Histoire du mystérieux toaster spatial par Francine Pelletier, Prochaine Station par Jonathan Brassard, Autour d’elle par Célia Chalfoun et Yi par Oskar Källner. On y retrouve également un incontournable Carnets du Futurible sur les Échecs féeriques par Mario Tessier et de nombreux commentaires de lectures. Vous pouvez consulter en ligne le sommaire de ce numéro et même en feuilleter un extrait.  Je commenterai ce numéro de Solaris (et d’autres) dans un futur proche.

Voici quelques photos de l’événement:

Il reste encore quelques jours au salon et, si ce n’est pas déjà fait, je vous enjoins à aller y faire un tour. Cela vaut vraiment la peine (si vous êtes bibliophile, j’entends).

Bonne nouvelle, le salon grandit tellement que j’ai entendu dire qu’il se tiendra l’an prochain au Palais des Congrès!

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C Comme Cthulhu

C_Comme_Cthulhu-covVous tenez entre vos mains C comme Cthulhu, un abécédaire inspiré de l’oeuvre d’Howard Philips Lovecraft. Si ces créations sont indicibles, cet ouvrage est la preuve qu’on peut en revanche les dessiner avec autre chose que de la bave de shoggoth. Les parents peuvent enfin partager leur passion avec leurs larves… euh… leurs enfants, et apprendre en jouant à se faire peur. Sans risquer de devenir fous. Peut-être chèvre (aux mille chevreaux) sur les bords, mais pas fou.” [Texte de la couverture arrière]

J’ai découvert cet album tout-carton en lisant le commentaire de Karine sur Mon Coin Lecture. Un album pour tout-petits basé sur la mythologie lovecraftienne! C’était trop intriguant: il fallait que je vois ça de moi-même. Alors je me le suis réservé sur le site des bibliothèques de la Ville de Montréal. Et voilà! Je vous le commente donc pour l’Halloween

Comme vous le savez tous, un abécédaire est un livre illustré servant à apprendre l’alphabet aux enfants en se servant d’associations mnémoniques entre une lettre, un mot qui commence par celle-ci et un dessin qui représente ce mot. Pour rendre la chose amusante les éditeurs de livres et les éducateurs font souvent preuve de beaucoup d’imagination et, dans le cas de ce livre-ci, parfois à l’excès!

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Avec C Comme Cthulhu, l’alphabet se décline selon l’univers de H.P. Lovecraft: Alhazred (l’auteur fou du Kitab al-Azif, a.k.a. Necronomicon), Bêêêêê (le cri présumé de Shub-Niggurath, la chèvre noire aux mille chevreaux), Cthulhu (l’inconcevable prêtre des Grands Anciens), Dagon (un autre Grands Anciens, dieu poisson), Écritures Ponapes (texte mythique de R’lyeh), Frissons, Goules, Hastur (un autre Grand Ancien tentaculaire), Innsmouth (ville du Massachusetts où se déroule les cauchemars), John Raymond Legrasse (un inspecteur dans L’Appel de Cthulhu), K’n-yan (territoire sous-terrain en Oklahoma), Lovecraft (Dâ!), Miskatonic (rivière maudite qui donne son nom à l’Université d’Arkham), Necronomicon (le livre occulte qui rend fou), Olmstead (Robert Olmstead, le narrateur dans Le Cauchemar d’Innsmouth), Providence (ville natale de Lovecraft), Q’yth-Az (l’Intellect Crystalloïde, un autre Grand Ancien), R’Lyeh (la cité engloutie), Shoggoth (monstres gélatineux créés par les Anciens), Tiare de Dagon, Ulthar (Contrées du Rêve, peuplée de chats), Vigilant, West (Herbert West, le réanimateur original), Xiurhn (serviteur des Outer Gods), Yog-Sothoth (le Gardien d’entre les Mondes), et finalement Zombies (eh, y-a pas de zombies dans la mythologie de Lovecraft!). Wow!

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C’est amusant et les illustrations sont “cute” mais est-ce vraiment un album pour tout-petits? A quel public ce livre s’adresse-t-il? J’ai compris quand j’ai vu que le livre est publié par Bragelonne, un éditeur français dédié aux littératures de l’imaginaire (SF, Fantastique, Fantasy). Mais c’est une traduction, publié à l’origine en anglais par ComixTribe en décembre 2014. Il semble que C Is for Cthulhu soit un phénomène en soi, puisqu’il y toute une entreprise créant toutes sortes de produits sur le thème de Lovecraft (livres, t-shirts, toutous, etc). C’est donc un livre à l’intension de geeks, ou plutôt à l’intension des enfants de geeks! Qui ne veut pas apprendre à lire à ses enfants en les introduisants très jeunes à la mythologie de Lovecraft! 

C Comme Cthulhu n’est vraiment pas pour tout le monde. Mais moi j’ai adoré. Cela reste toutefois une curiosité. 

C comme Cthulhu : l’abécédaire Lovecraft, écrit par Jason Ciaramella et illustré par Greg Murphy (traduit par Alain Névant). Paris: Bragelonne, novembre 2016. 26 pp. 14.90 € / $24.95. ISBN: 979-10-281-0152-7. Pour lectorat de 4 ans et plus (!). stars-3-0

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Souvenirs d’Emanon

Souvenirs_Emanon-cov“1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.

 Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales “E. N.” Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !

 Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

 Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Souvenirs d’Emanon (おもいでエマノン / Omoide Emanon) est un manga seinen qui a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten à partir de 2008. La série comporte trois autre manga publié en 2012, 2013 et 2018. Le premier volume à été traduit en français chez Ki-oon (dans leur collection grand format, Latitudes) en janvier 2018 et la version française du deuxième volume, Errances d’Emanon (ISBN : 979-10-327-0315-1), y est déjà disponible en Europe depuis le début septembre 2018. L’histoire est basée sur une série de romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon”, une mystérieuse jeune femme dont la mémoire remonte au début de la vie sur Terre, il y a trois millions d’année (et dont le nom, en anglais, signifie “no name” [sans nom] épelé à l’envers).

Le dessin de Kenji Tsuruta (Spirit of Wonder, Forget-me-Not) est plutôt classique et est à la fois clair, précis et détaillé. Le récit de Shinji Kajio, quant à lui, est plutôt simple (l’histoire se déroule principalement durant l’après-midi et la soirée du 24 février 1967) et est essentiellement narratif (sans vraiment d’action). 

Souvenirs_Emanon-p038Un jeune étudiant bohème rentre chez lui après un voyage et, durant le périple de dix-sept heure du traversier qui l’amène sur l’île de Kyushu, il fait le rencontre d’une jeune fille mystérieuse. Elle dit s’appeler “Emanon” et, voyant qu’il est grand amateur de science-fiction, elle lui confesse qu’elle a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale directe depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire! Toute cette mémoire lui pèse lourd et elle se demande pourquoi elle a ce pouvoir et dans quel but? Autour de quelques bières, à la cantine du traversier, ils discutent et spéculent sur les implications d’un tel pouvoir. Puis elle rit et avoue lui avoir raconté une histoire pour savoir ce qu’il en pensait, puisqu’il est fervent de SF. Ils discutent toute la soirée et, au matin, lorsque le traversier accoste au port, elle a disparu. Il la cherche partout mais en vain. Treize ans plus tard, il l’aperçoit sur le quai d’une gare accompagnée d’une enfant. Il l’approche mais elle ne se souvient pas de lui. Toutefois, la fillette lui dit: “C’est moi, Emanon. C’est gentil de te souvenir de moi!” Le pouvoir ne peut résider que dans un seul individu par génération, et lorsqu’un enfant nait, le parent oubli tout des vies précédentes! Il la revoit encore plus tard, alors qu’il est un vieillard…

Souvenirs d’Emanon nous offre donc une intriguante histoire agréablement illustrée par Tsuruta. Un bon moment de lecture que je recommande sans hésitation.

Souvenirs d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), janvier 2018. 180 pages, 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0226-0. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). Un trailer et un extrait de 28 pages sont disponibles sur le site de l’éditeurstars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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OMOIDE EMANON © Shinji Kajio, Kenji Tsuruta / TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD

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Souvenirs Emanon-Logo

Ready Player One

ReadyPlayerOneIn a dystopian future (Is it? It realistically could be just our future or it could be a “trumpian” future), the reality is too tough to take and people are looking to forget their troubles. What was originally created as a virtual reality game become the perfect source of escapism for the people. In virtual reality they can be whoever or whatever they want! It is based on the novel by Ernest Cline. 

This is a typical fantasy story where the hero (with a group of companions) must find an artifact to save the world from an evil overlord (or a nefarious corporation plotting to control the world). The only difference is that, this time, the artifact is a legendary Easter Egg in a virtual reality video game. It is also a quest to find the heir to the Halliday’s fortune and ownership of the entire virtual world, known as OASIS (Ontologically Anthropocentric Sensory Immersive Simulation). The movie improves on the book by providing a great visual: the part inside the virtual reality (60% of the movie) was created with motion capture CGI. It is certainly not very original, but it’s brilliantly written and well orchestrated.

For me, what makes the movie interesting is that it’s a treasure trove of popular culture references (mostly related to movies and video games) from the 80s (including a few anime like Akira, Dragon Ball, Godzilla, or Gundam !) that plays on the nostalgia of a long gone era. In that aspect, it can particularly appeal to two different audiences: those who grew up in that era (the Millenials or Generation Y) or those who grew up hearing stories from their parents and have a glorified impression of the era (the Generation Z or iGen, Centennials). It is so rich in references that you could see the movie a dozen time and still discover new ones! 

The movie was well received (with a Rotten Tomatoes critical score of 72% and a slightly better audience score of 78%) and did well at the box office (bringing back in revenue three time its budget of $175 millions). Unfortunately, even if it’s directed by Spielberg, it has the usual flaws of most teenage action movies: it offers an heroic but superficial story (and characters) where the exploding action (full of car races, fights and magic!), a shared cultural trivia, visual overload and an expedited storyline replace the depth and richness that usually make truly excellent movies. However, it remains a great and funny movie that celebrate geek culture. It is entertainment at its best. I enjoyed it immensely and, if you are in the right demographic, you will certainly too. stars-3-5

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Capsules

Alienated

Catching up on some of the movies recorded on my PVR, I decided to watch the latest two movies from the Alien franchise: Alien Resurrection and Alien: Covenant.

AlienResurrection-covIn this 1997 sequel of the Alien franchise, Ripley is brought back to life by cloning in order to deliver an alien embryo for an army mad-scientist to study. Of course, everything goes wrong and close quarter’s chases ensue. However, director Jean-Pierre Jeunet (Delicatessen, Amélie) is no Ridley Scott and the movie doesn’t have the thrill of the original and is riddled with inconsistencies. I’ll list two. First, cloned someone along with the parasite that infects her, and she keeps her personality and memories? Even the pseudo-explanations given to justify that doesn’t make any sense! Second, the alien queen switches from oviparous reproduction to viviparous in the middle of the movie, as she gives birth to the end-level monster which ends up so weak and pitiful that you almost want to champion him instead of the good guys. However, I like that the genetically-mixed Ripley, believe it or not still played by Sigourney Weaver, is such an ambivalent character that you keep wondering whether she’s the bad guy of the movie. I also like the character of Call, played by Winona Ryder. Despite those few positive aspects, the movie is barely entertaining. For once, Rotten Tomatoes seems to agree with me (critics rating at 55% and audience rating at 39% !). stars-2-0

[ AmazonBiblioGoogleIMdBWikipediaYoutube ]

Capsules

Alien-Covenant-posterAlien: Covenant is the 2017 sequel to the Alien prequel, Prometheus, both directed by Ridley Scott. His experience and skills make for a story that is a more suspenseful thriller than the movie above, but after so many iteration, it unfortunately has nothing original left to offer. It’s the same old story. Katherine Waterston, who plays Daniels, the movie’s heroine, is a suitable replacement for Ripley. But in the end the movie received only an overall rating of 66% on Rotten Tomatoes.

A radio signal brings a colony-ship to an earth-like planet home of the ship encountered in Prometheus. There, the android David has released the pathogen that creates a new type of aliens that consumes all animal life on the planet. David awaits, in what looks like an old temple, for new life to visits him so he can pursue further his experiments in creation. I like the fight between the two androids, David and the newer (but emotionally neutered) model named Walter (both played by Michael Fassbender). An opened ending leaves space for yet another sequel. Alien: Covenant is well-made and entertaining, but what’s the point to repeat endlessly the same kind of story? Apparently, that’s what Ridley Scott thinks as well, and he is planning something rather different for the eventual sequel… stars-2-5

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Capsules

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Visages de la SFFQ

Je vous présente ici (sans ordre particulier) un échantillon de cinquante visages de la Science-Fiction & Fantastique Québécois du XXIe siècle. Il s’agit surtout de panelistes, d’auteur(e)s, de certains lauréats de prix et de quelques participants au congrès Boréal de 2018. 

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Voir aussi mes commentaires sur le Jour 1, le Jour 2, et le Jour 3 de la convention.

Boréal 2018 — Jour 3

Dernière journée de Boréal (dimanche, 6 mai), le congrès québécois des littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique et fantasy)! [ Voir aussi mes commentaires sur la première et seconde journée du congrès ! ]

J’arrive trop tard pour voir le “documentaire hommage à Joël Champetier” (mais il sera mis disponible sur Youtube plus tard). Malheureusement le panel sur “L’héritage d’Ursula Le Guin” est en concurrence avec mon premier panel…

IMG_2270Le premier événement de la journée est “Le club de lecture de la République”, animé par Geneviève Blouin, avec Caroline-Isabelle Caron, Yves Meynard, Jean-Louis Trudel et Élisabeth Vonarburg. Les panelists nous parlent de livres traduits en français qu’ils recommandent comme porte d’entrée à la SF (ils ont fait ces recommendations sur le webzine de la République du Centaure: Jean-Louis, Yves, Élisabeth, Caroline-Isabelle). Élisabeth propose l’oeuvre de Cordwainer Smith, ou de Jean-Claude Dunyach, Yves propose Les Enfermés de John Scalzi mais également l’oeuvre de Robert Reed. Jean-Louis propose principalement Rivage des intouchables de Francis Berthelot. On propose aussi la trilogie climatique de Kim Stanley Robinson (et sa suite, pas encore traduite en français: 2140 New York). Il est aussi question de Solarpunk! J’ai été tout particulièrement intéressé par les suggestion de Caroline-Isabelle. Elle nous fait découvrir l’Afro-futurisme à travers l’oeuvre de l’auteure africaine Nnedi Okorafor, Qui a peur de la mort ? Elle propose également Angelica Gorodischer (SF brésilienne). Encore plus de titre à ajouter à ma liste de lecture!

IMG_2271Mon second panel (et celui qui m’intéressait le plus de tout le congrès) est “Booktubeurs, blogueurs et réseaux sociaux”, animé par Raphaëlle B. Adam (coordonnatrice à l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, contributrices sur Brins d’Éternité et Le Fil Rouge), avec Catherine Girard Ratté (bibliothécaire jeunesse et La Biblio Geek sur Youtube et Facebook; elle parle surtout de BD), Pascale Laplante-Dubé (contributrice sur Les Amazones, émission radio et podcast qui donne voix aux femmes et aux minorités geeks, et à la République du Centaure), Joëlle Rivard (contributrices sur Le Fil Rouge et sur Instagram) et Stéphanie Sylvain (elle co-produit Les Filles de Joual, un blogue sur la littérature québécoise, et elle est sur Facebook et Youtube). Ici on s’interroge sur la part qu’occupe les média sociaux dans l’écosystème du livre au Québec et comment cela influence-t-il la critique littéraire. Dans la plupart des cas, il n’est pas vraiment question de critique mais plutôt de suggestions littéraires. On lit ce qu’on a envie de partager ou on partage ce qu’on envie de lire (ses coups de coeur, et, bien sûr, les services de presse que l’on reçoit). C’est plus facile avec les média sociaux car on a un feed-back immédiat. Évidemment, si tu parle seulement de ce que tu aimes, c’est plus plaisant mais c’est moins populaire. Il faut donc être à l’écoute de ce les gens veulent savoir. Le hic est de savoir rejoindre ses lecteurs: en utilisant des mots-clés (comme bookstagram ou livrestagram), en étant constant dans sa diffusion et en publiant préférablement aux heures de plus grand achalandage, en utilisant plusieurs autres plate-formes de diffusion (i.e. Facebook, Youtube, Instagram, etc.) en plus de son blogue, et en utilisant le réseautage (se faire des contacts). Il y a aussi le “Book Haul”, où l’on présente les livres achetés (ou reçu en service de presse) durant le mois courant. Très intéressant tout ça. Et ça fait plaisir de rencontrer d’autres blogueurs (parce que, paradoxalement, malgré que l’on utilise les média dit sociaux, cela ne fait souvent pas de nous de créatures très “sociales”).

IMG_2275Ma troisième activité de la journée (je dit “activité” parce que c’est plus un jeu qu’un panel) est le “Maltraitement de texte”, animé par Yves Meynard. Une autre événement incontournable du congrès Boréal! Cette année les concurrents sont Dave Côté, Alain Ducharme (qui défend son titre de champion pour une troisième année!), Éric Gauhtier et Isabelle Lauzon. On lit des extraits (plutôt mauvais) de romans ainsi que les suites possibles écrites par chacun des participants. Le public doit alors voter sur lequel des textes constitue la véritable suite! Les participants qui réussissent à berner le public en faisant passer leur texte pour la véritable suite, gagnent des points. Le public gagne aussi des points lorsqu’une majorité vote pour la suite légitime. Tout à fait hilarant! Alain Ducharme demeure le champion mais a annoncé qu’il se retirait de la compétition l’an prochain…

IMG_2277Mon quatrième et dernier panel est “Je veux écrire, par où est-ce que je commence? Comment ont-ils commencé?”, animé par Isabelle Lauzon, avec Jonathan Brassard, Talhi Briones, Ariane Gélinas et Patrick Senécal. Les participants parlent du parcours qui les a amené à être publié et offrent des conseils aux auteurs débutants. Il faut juste se lancer dans l’aventure, travailler fort (écrire tout les jours) et être persévérant. Il n’y a pas de recette magique pour être publié. Chaque auteur suit un parcours différent. Les anecdotes de Patrick Senécal sont toujours succulents!

Le congrès Boréal 2018 se termine avec la cérémonie de clôture et la remise des différents prix: les prix des concours d’écriture: Étudiant (“Le royaume de glace” par Kassandra Del Dotto), Concours d’écriture sur place Catégorie Relève (ex aequo Mariane Cayer avec “Le régal gelé” et Clémence Meunier avec “Tombe la neige”) et Catégorie Pro (Hugues Morin avec “Frill, l’avatar au long museau”), le prix Solaris ( Luc Dagenais pour sa nouvelle “La Déferlante des mères” [sources: Solaris, République du Centaure]), et finalement les prix Aurora-Boréal (Roman: De synthèse par Karoline Georges, Nouvelle: “La nuit aux trois démons” par Philippe-Aubert Côté, BD: Le Seigneur de Saint-Rock par Francis Desharnais & Val Mo, Ouvrage connexe: Petit Guide de la science-fiction au Québec par Jean-Louis Trudel, Création artistique visuelle et audiovisuelle: le film Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, Fanédition: le blogue Horizons imaginaires [sources: Boréal, République du Centaure]).

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Post-scriptum: durant le congrès j’avais le projet de demander aux auteurs participants quel genre de bestioles de compagnie qu’ils avaient. J’aurais compilé ça et écrit l’article pour le fanzine des chats du futur, Chatmizdat. Malheureusement, j’ai manqué de temps (les panels, c’est bien plus intéressant — et puis je suis d’une nature gênée…). Mais bon, on sait tous que Catherine Sylvestre a un cockatiel, Esther Rochon un chat, Julie Martel a un chien et deux rats, Élisabeth Vonarburg a (avait?) des chats, et que Valérie Bédard a un chow-chow et un chat. C’est déjà un début…

À la prochaine (peut-être, parce que, en 2019, le congrès Boréal est à Sherbrooke, alors on verra…)

Voir aussi mes commentaires sur le Jour 1, le Jour 2, et l’album “Visages de la SFFQ”.

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Boréal 2018 — Jour 2

Après une première soirée plutôt tranquille, l’action commence vraiment à Boréal, le congrès québécois des littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique et fantasy)!

Aujourd’hui (Samedi, 5 mai) j’ai assisté à une enfilade de panels qui m’apparaissaient au départ plus ou moins intéressants, mais qui offraient malgré tout toujours des aspects fascinants qui font de l’événement une occasion incontournable pour en apprendre plus sur la nature du genre ou sur la faune colorée formée par les auteurs et autres intervenants du milieu. J’y ai appris, par exemple, que l’éditeur Rivière Blanche (filiale francophone de l’éditeur américain Black Coat Press) avait été créé pour prendre la suite et rendre hommage à Fleuve Noir (non seulement en publiant des textes nostalgiques des années ’70, en pastichant ses couvertures mais aussi en poursuivant la numérotation de ses volumes là où Fleuve Noir s’était arrêté!); que Jo Walton écrivait de l’ “uchnonie discrète”; ou que l’on pouvait faire de la poésie de science-fiction (c’est le cas avec Nous rêvions de robots de Isabelle Gaudet-Labine)… Et le lieu où se déroulait les panels (le Temple Maçonnique de Montréal!) était vraiment fascinant…

Atelier de Belta LangPremier panel de la journée: “Atelier de Belta Lang” avec Hanne Madeleine Gates Paine qui nous introduit au langage parlé par les Belters (habitants de la ceinture d’astéroïdes, regroupés sous la bannière de l’OPA, the Outer Planets Alliance) dans l’excellente série télé The Expanse. J’ai été plutôt déçu car je m’attendais à ce qu’on discute de la génèse de la langue et non à un cours de langue! Amusant tout de même.

La chaîne du livreJe passe donc à l’autre panel : “La chaîne du livre, écosystème du domaine littéraire”, animé par la libraire Josée Lepire (Coop ETS), avec les éditeurs Séléna Bernard (Bragelonne), Jean Pettigrew (Alire) et Guillaume Voisine (Brins d’Éternité). Il est intéressant de voir comment la trajectoire d’un livre peut être complexe, de l’éditeur au distributeur, puis au libraire et au lecteur! Une chaîne du livre en constant changements, ce qui explique la grandes difficultés qu’éprouvent tant les éditeurs que les libraires…

Rétro-futur: steampunk, pulp et autres emprunts au passéDeuxième panel de la journée : “Rétro-futur: steampunk, pulp et autres emprunts au passé”, animé par la libraire Josée Lepire (Coop ETS), avec Frédérick Durand, Cédric Ferrand, Claude Lalumière et Christian Sauvé. En tant qu’historien et amateur de SF, les uchronies m’ont toujours intéressé. Il en est ressorti cet intéressant concept que, lorsque le futur des lendemains qui chantent est mort avec le XXIe siècle (où sont les pistolasers et les voitures volantes que l’on m’avait promis?!), l’imaginaire s’est réfugié dans le passé pour réinventer un futur à la hauteur de nos aspirations. Une discussion vraiment cool!

L’imaginaire a-t-il une langue ?Troisième panel de la journée : “L’imaginaire a-t-il une langue” animé par Alain Ducharme, avec Marie Bilodeau, Derek Künsken, Sylvain Neuvel, Olivier Paquet et Patrick Senécal. Il y a-t-il des différences culturelles dans l’imaginaire anglophone et francophone? Certainement, puisque chacun perçoit son univers au travers de sa propre culture… Étrangement, les trois premiers auteurs mentionnés ci-haut sont francophone mais écrivent en anglais. Mais c’est pas juste une question de marché: j’ai moi-même beaucoup de difficulté à lire de la SF en français. Je ne sais pourquoi, en anglais cela me parait plus sérieux. Alors je comprend que certains préfèrent l’écrire en anglais…

Quatrième panel: “Cyborg et réalités virtuelles: corps et l’image en SF”, animé par Mathieu Lauzon-Dicso (Prof au College Marianopolis et instigateur d’Horizons Imaginaires), avec Sabrina Calvo, Isabelle Gaudet-Labine et Karoline Georges. L’identité et la perception de soi sont des thèmes cruciaux de la SF. Et ces auteures ont des imaginaires (ou des processus d’écriture) particulièrement étranges… 

le personnage dans la littérature de genreCinquième panel : “Rétro ou futuriste, humain ou pas: le personnage dans la littérature de genre”, animé par Natasha Beaulieu, avec Sabrina Calvo, Esther Rochon, Patrick Senécal et Élisabeth Vonarburg. Natasha demande à ces auteurs quels sont leur personnage préféré, qui les a inspiré et pourrait-il exister dans un autre contexte, un autre genre? Le personnage préféré d’Élisabeth (réticente à répondre à ce genre de question) est Gilles dans Reine de mémoire. Pour Esther, c’est le prince dans la série Chroniques Infernales. Pour Patrick, c’est Maxime Lavoie dans Le Vide (et il nous révèle que le prof le plus débile de Malphas est actuellement son seul personnage inspiré d’une personne réelle). Pour Sabrina, il s’agit de Colline dans Sous la colline.

Après un bon souper, on termine la journée avec “Visionnement par la bande-annonce”, présenté par Christian Sauvé. C’est un événement incontournable de tout congrès Boréal, où Christian nous propose de nombreuse bandes-annonces de films (SF, étonnants, poches, super-héros, animations de Disney), histoire de rigoler. Il inclus souvent quelques videos édifiants (cette fois-ci un video mexicain anti-Trump et un video utilisant la technologie d’édition de visages où l’on voit Trump et ses acolytes se faire arrêter). On s’est bien amusé! Merci Christian!

Voir aussi mes commentaires sur le Jour 1, le Jour 3, et l’album “Visages de la SFFQ”.

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Boréal 2018 – Jour 1

Tel qu’annoncé en janvier, c’était ce week-end le moment de mon immersion annuel dans l’univers étrange de la SFFQ. Un univers auquel j’ai jadis appartenu et dans lequel j’ai maintenant l’impression d’être une épave impuissante. Mais je persiste à y revenir périodiquement, en observateur impassible, témoin silencieux de l’évolution des littératures de l’imaginaire d’ici (et d’ailleurs). Comme chaque année, cet événement me rappel Ô combien dépassé et inadéquat je suis devenu. Je ne lis plus que très peu de SFFQ (ou même de SFF tout court) et maintenant la grande majorité des visages (ou des noms) me sont inconnu. Il me semble qu’il y a pas si longtemps il y a eut une nouvelle vague de “jeunes” qui ont formé les Six Brumes ou Brins d’Éternité, qui maintenant sont devenu des vétérans, et là maintenant j’y vois plein de jeune collégiens (venus d’Horizons Imaginaires) en mal de savoir et sans doute aspirant à devenir la nouvelle génération d’auteurs et d’éditeurs de demain… 

La première journée au Congrès Boréal (vendredi, 4 mai) s’est déroulée à la Maison des Écrivains (UNEQ).  René Gagnon a fait le maître de cérémonie pour la remise du Prix Jacques-Brossard. Pierre Filion, l’éditeur de Jacques Brossard, nous a parlé de sa relation avec l’auteur et a présenté le prix, qui a été décerné à Karoline Georges pour son roman De Synthèse, publié chez Alto (les deux autres finalistes était Philippe Meilleur et Pascal Raud). [Radio-Canada, Le Devoir]

Le deuxième volet de la soirée était consacré aux lancements de Bragelonne Québec, Brins d’Éternité et des Six Brumes. Cette fois, c’est Alain Ducharme qui officie.  Séléna Bernard, de Bragelonne Québec, nous présente Blackwing #1: La marque du corbeau de Ed McDonald. Puis, Dave Côté des Six Brumes, nous parle de la prévente 2018 et nous incite à faire un don de $10 à la République du Centaure pour l’appuyer. Finalement, Guillaume Voisine nous a présenté le #50 de Brins d’Éternité qui offre, en plus de 200 pages, des nouvelles de quinze auteurs! Cela a été suivi par les lectures de quelques uns de ces auteurs: Geneviève Blouin, Michèle Laframboise, Dave Côté et Jean-Louis Trudel.

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Voir aussi mes commentaires sur le Jour 2, le Jour 3, et l’album “Visages de la SFFQ”.

Genres et littératures (3)

Sources et Bibliographie complémentaire

Pour compléter mon essai sur les Genres et littérature (0: Introduction, 1: Littératures rationnelles, 2: Littératures de l’Imaginaire) je vous présente ici la liste des sources que j’ai utilisé ainsi qu’une bibliographie complémentaire pour ceux et celles qui désireraient pousser plus loin sur le sujet.

Sources

ALLARD, Yvon. Paralittérature. Montréal, La Centrale des Bibliothèques, 1979. 728 p. ISBN 2-89059-000-3. [ BiblioWorldCat ]

AMALRIC, Hélène. Le guide des 100 polars incontournables. Paris, Libris, 2008. 110 p. ISBN 978-2-290-00919-2. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Catalogue des âmes et cycles de la S.F.. Paris: Denoël, 1979. 298 p. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Le Science-fictionnaire 2. Paris, Denoël (Présence du Futur #549), 1994. 332 p. ISBN 978-2-207-30565-1. [ BiblioWorldCat ]

BOGDANOFF, Igor & Grichka. Clefs pour la science-fiction. Paris, Seghers, 1976. 378 p. [ WorldCat ]

Collections : La revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici. Montreal, Association Nationale des Éditeurs de Livres, 52 p. Vol. 1, No 3 (Avril 2014): Le roman historique, Vol. 1, No 4 (Juin 2014): Polars, thrillers et romans policiers et Vol. 2, No 6 (Novembre 2015): Littérature et imaginaire.

Éditions Alire: Catalogue 2015-2016. Québec, Éditions Alire, 2015. 98 p.

JANELLE, Claude. Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française. Québec, Les éditions Alire, 2011. 535 p. ISBN 978-2-8961507-4-8. [ BiblioWorldCat ]

Lire: Special Polar (Juin 2010).

SPINRAD, Norman, ”Les Neuromantiques” in Univers 1987. Paris: J’ai Lu (#2165), pp. 256-278. [ WorldCat ]

J’ai également essayé d’inclure le plus d’hyper-liens possible (principalement vers Wikipedia) afin de renvoyer les lecteurs vers des références plus développées et ainsi limiter cet essai à un bref schéma visant simplement à introduire le sujet. Veuillez prendre note que d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps (pour les auteurs et les titres).

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Genres et littératures (2)

Littératures de l’imaginaire

J’ai précédemment parlé des genres littéraires rationnels (les genres ordinaires, voir banal — mundane comme ils disent en anglais) qui sont ancrés dans la réalité. Il me reste donc à vous entretenir des genres littéraires de l’imaginaire. Un collègue les avait sommairement définit comme “des histoires qui ne se peuvent pas”, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Ils se divisent en trois grandes catégories qui se définissent grossièrement comme suit:

  1. le fantastique, où l’on imagine ce qui est, mais autrement, ce qui existe en dehors des normes, de façon irrationnel, caché, ailleurs ou au-delà de notre réalité quotidienne (par exemple: le surnaturel)
  2. la fantasy, où l’on imagine ce qui aurait pu être dans le passé ou dans un autre monde (par exemple : la magie)
  3. la science-fiction, où l’on imagine ce qui sera dans un avenir immédiat ou lointain (par exemple : un empire galactique)

Les genres tendent à être définit par leurs styles littéraires et les thèmes qu’ils utilisent. Je ne m’attarderai pas vraiment sur le style mais plutôt sur les thèmes et les sujets qui caractérisent un genre. De ce point de vue, les trois grands genres de l’imaginaire sont assez aisé à définir. Ce qui est plus difficile à définir ce sont les nombreux sous-genres pour chacune de ces catégories. Non seulement les érudits ne semblent pas s’entendre sur leur nomenclature mais la frontière est parfois floue entre les différents sous-genres (leurs multiples variantes ont parfois des tonalités assez similaires). Alors, comme je l’ai fait pour les genres rationnels, je vais vous présenter ici les principaux genres des littératures de l’imaginaire, les définir du mieux que je peux, en expliquer les sous-genres majeures (ou les regrouper selon leurs similarités) et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

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The Next Generation Patlabor — Tokyo War

“Over the years since 1988, document.write(“”); the “Mobile Police PATLABOR” franchise in Japan has become a pioneer in multimedia, combining anime comics, videograms, films and novels. Until now the films have been animated. The story has now gone live-action… Labor is a robot specifically designed for heavy industry work. The rise of Labors has sparked a revolution in industry, but also an increase in crime. To combat these new Labor crime wave, the police have created a special unit: The Patrol Labor known as the Special Vehicles Section 2 (SV2). This is the birth of “Patlabor”. We are now in the 21st century and the Tokyo Metropolitan Police’s SV2 so-called Patlabor still looks out for misbehaving Labors, but Patlabor is no longer considered necessary because of its cost and care. When Tokyo is attacked by an organization of terrorists using stealth helicopters, SV2 is called in to neutralize the threat.”
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(Text from the
Festival’s program)


WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.

This is a beautiful movie. The CGI seems so perfect that the only thing that looks out of place is the Labor themselves — they look so preposterous, like some old giant toys from another era; that was probably done on purpose.

Not surprisingly (considering it’s a movie directed by Mamoru Oshii), this is a Patlabor movie where we see actual labor action only a few minutes in the end. And, of course, the movie have the usual slow moments of politico-philosophical introspection also typical of Oshii’s movies. The director himself seems to make a cameo appearance in the movie, with his typical hat and his beloved basset hound dog.

However, I am not sure that anyone who is not already familiar with the Patlabor story could easily understand what’s happening in this movie, which seems to come closely after the second anime movie, and which is also the final segment of a 7-part series of live-action films! Even myself, who is well acquainted with the Patlabor universe, had trouble following sometimes (was the pilot of the helicopter the previous SV2 commander? Was she acting to seek some sort of social justice? I am not really sure…). Of course, if you take it strickly as an action movie (and disregards the political stuff) there is not much that you really need to understand to enjoy the movie.

In his introduction of the movie, before the screening, Oshii-San didn’t say much. However, he mentioned that he shot his previous film in Montreal (Garm Wars: The Last Druid — for more details on this movie you can check ANN, IMdB, Youtube or Wikipedia).

All in all, this movie offers a great photography, beautiful CGI, a nice near-future sci-fi setting and, as a bonus, it shows us parts of Tokyo that we are not used to see. But it has much more meaning if you are a Patlabor fan, of course.

The Next Generation Patlabor — Tokyo War (The Next Generation ????? ? ???? / Patoreiba: Shuto Kessen / Lit. “Patlabor: Decisive battle over the capital”): Japan, 2015, 93 min.; Dir./Scr.: Mamoru Oshii; Phot.: Hiroshi Machida, Tetsuya Kudo; Art Dir.: Anri Jojo; Ed.: Yoshinori Ohta; Music: Kenji Kawai; Labor Design: Hideki Hashimoto, Katsuya Terada; Cast: Toshio Kakei (Keiji Gotoda), Erina Mano (Akira Izumino), Seiji Fukushi (Yuma Shiobara), Rina Ohta (Kasya), Shigeru Chiba (Shigeo Shiba), Kanna Mori (Rei Haihara), Kotaro Yoshida (Onodera), Reiko Takashima (Kei Takahata), Yoshinori Horimoto (Isamu Otawara), Shigekazu Tajiri (Hiromichi Yamazaki), Kohei Shiotsuka (Shinji Mikiya), Yoshikazu Fujiki (Yoshikatsu Buchiyama).

Film screened at the Montreal World Film Festival on August 30th, 2015 (Cinema Quartier Latin 9, 21h30 – the theatre was filled only at 14% of its capacity) as part of the “World Great” segment. The director was present to introduce the movie but there was no Q&A due to the late hour of the screening.

For more information you can visit the following websites:
The Next Generation Patlabor — Tokyo War © 2015 HEADGEAR / ”THE NEXT GENERATION -PATLABOR-” PARTNERS.

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Solaris #198

Solaris est un périodique québécois de science-fiction et de fantastique qui s’inscrit dans une longue tradition.

Fondé en septembre 1974 par Norbert Spehner (un des grands anciens de la SFFQ), il a d’abord arboré le nom de Requiem, ce qui lui donnait un ton plus fantastique que sf. Avec le numéro 28 (aout-sept 1979) le nom change pour Solaris et Spehner (en grand calembourlingueur) ne donne pour seule justification que “parce que je LEM.” Le fardeau de la rédaction passe à Élisabeth Vornarburg avec le numéro 53 (automne 1983), puis à Luc Pomerleau avec le numéro 67 (mai-juin 1986). Si le zine passe à l’ère informatique avec le numéro 60 (mars-avril 1985), son apparence ne s’améliore qu’avec le numéro 73 (mai-juin 1987) et il ne prendra vraiment une allure de pro-zine qu’avec le numéro 87 (oct 1989, spécial 15e anniversaire). La rédaction passe finalement à Joël Champetier avec le numéro 100 (printemps 1992) et il occupera le poste jusqu’à peu de temps avant sa mort en mai 2015. Pascal Raud l’assistera en temps que coordonatrice dès le numéro 181 (Hiver 2012 — et assurera ensuite l’interim durant sa maladie). Sous l’égide des ÉditionsAlire, Solaris prends un format livre de poche (13.5 x 21 cm) avec le numéro 134 (Été 2000). Il se concentre alors sur l’aspect littéraire: le volet BD disparait et la chronique “Sci-néma” déménage sur le site internet de la revue (cette dernière chronique reviendra cependant dans les pages de Solaris avec le numéro 185 en Hiver 2013). Depuis le numéro 196 (Automne 2015) la coordination des revues (Solaris et Alibi, son pendant polar) est maintenant assuré par Jonathan Reynolds.

La magazine offre une double détente: d’une part c’est une anthologie permanente des littératures de l’imaginaire francophone qui nous permet, par ses courtes nouvelles, de se tenir à jour dans les courants littéraires de genres et, d’autre part, par ses brillants articles et critiques (je préfère toutefois parler de “commentaires de lecture”), d’y trouver de nombreuses suggestions de lectures pour nous divertir et nous inspirer encore plus.

Le numéro 198 (Printemps 2016) nous offre cinq nouvelles dont les quatre premières partagent la thématique des “femmes étranges”:

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  • “K**l Me, I’m Famous” par Éric Holstein: un journaliste de la scène rock découvre une créature mythique au sein d’un groupe punk. stars-3-5
  • “Le Choix des âmes” par Daniel Birnbaum: derrière chaque grand scientifique il y a une femme prète à se sacrifier pour la science. stars-3-0
  • “Elle” par Jérémie Bourdages-Duclot: un étudiant membre d’une équipe de football collégiale réputée est obscédé par le sexe. Fasciné par une belle femme qu’il a croisé semble-t-il par hasard, il découvrira qu’il y a des prédateurs plus féroce que lui… stars-3-5
  • “Prestance” par Samuel Lapierre: un veuf tombe amoureux d’un mannequin-robot dans la vitrine d’une boutique de mode. Sa perversion le mènera à la ruine. stars-3-0

La cinquième nouvelle, “Tempus fugit” par Mario Tessier, est un texte à part. C’est une intéressante histoire de hard-science mais trop succincte et qui demeure tout de même un peu décevante pour ceux qui connaisse cet auteur. Il évoque un peu la SF classique des débuts d’Asimov. Le récit est un peu précipité et fourni simplement le prétexte pour décrire un organisme extra-terrestre cristalo-végétal quasi immortel. En fait, la nouvelle sert surtout d’introduction à l’article du “Futurible” qui lui fait suite. stars-2-5

Dans ce numéro, “Les Carnets du Futurible” (publié dans Solaris de façon quasi-ininterrompue depuis le numéro 153 — sauf dans le numéro 172 à l’Automne 2009 — ce qui fait de cet article le quarante-cinquième épisode de la série) est consacrés aux plus vieux organismes vivants. Comme le sont toujours les articles des “Carnets du Futurible”, cet article est tout à fait fascinant.

L’article suivant est tout aussi intéressant. Il s’agit de la traduction de la première partie d’un article de Jonathan McCalmont (originalement publié en anglais sur son blog Ruthless Culture). Intitulé “Lacheté, paresse et ironie: comment la science-fiction a perdu le futur” l’article se questionne sur les causes de l’épuisement du genre en prenant comme point de départ des commentaires du critique Paul Kincaid. Est-ce que cela a à voir avec le fait que le monde change si vite que les auteurs de SF n’essaient même plus de prédire l’avenir dans leurs histoires? Ou est-ce lié au brouillage délibéré (et bizarre) entre les différents genres? Ou au fait que de plus en plus des auteurs dits “mainstream” empiètent sur les littératures de l’imaginaire?

Christian Sauvé nous offre une fois de plus une excellente chronique “Sci-néma” où il traite de films sur la post-humanité (robots & A.I.) tels que Terminator: Genisys, Big Hero 6, Transcendence, Chappie et Ex Machina. Il note également que la hard science, jusqu’alors pratiquement absente du grand écran, commence a y être une thématique de plus en plus fréquente et il cite The Martians en exemple. Il ajoute que, ces derniers temps, les films de fantasy à grands budgets font piètre figure (City of Bones, Seventh Son, et Winter’s Tale) mais que les films d’horreur innovent (Horns, Unfriended, It Follows).

La chronique des “Littéranautes” offre des commentaires de lecture sur la littérature de l’imaginaire québécoise: Les Clowns vengeurs: Allégeances (par Nadine Bertholet et Isabelle Lauzon, chez Porte-Bonheur), Écorché (par Ariane Gélinas, Pierre-Luc Laurence et Jonathan Reynolds, chez La Maison des viscères), et La Peau du Mal (par Corinne De Vailly, chez Recto-Verso).

Finalement, Solaris se conclu avec la chroniques des “lectures” qui commente le reste: L’Héritage des Rois-Passeurs (par Manon Fargetton, chez Bragelonne), Hamlet au paradis (par Jo Walton, chez Denoël), La Santé par les plantes (par Francis Mizo, chez ActuSF), Dimension merveilleux scientifique (une anthologie compilée par Jean-Guillaume Lanuque, chez Rivière Blanche), Zombie Nostalgie (par Øystein Stene, chez Actes Sud), Frankenstein (par Michel Faucheux, chez L’Archipel), Fond d’écran: nouvelles et textes courts (par Terry Pratchett, chez Atalante), Au-delà du Réel: L’Avenir du Futur (par Didier Liardet, chez Yris), et Feuillets de cuivre (par Fabien Clavet, chez ActuSF). Personnellement, je préfère quand les commentaires de lecture ont une appréciation quantifiée (système de points ou d’étoiles), mais je crois qu’ici c’est une décision éditoriale de ne pas en avoir.

C’est bien d’avoir des chroniques qui ne traitent pas seulement de l’aspect littéraire de la science-fiction. Mais en plus du cinéma, ce serait intéressant d’avoir aussi une petite chronique BD (cela fait des eons qu’il n’y en pas eu dans Solaris).

Malgré que son attrait principal demeure l’aspect anthologique, je dois avouer que je lis Solaris surtout pour ses excellents articles. Avec une telle diversité, tous les lecteurs y trouveront certainement leur intérêt. À lire.

Solaris #198 — Printemps 2016, Vol. 41, no 4 [Collectif dirigé par Jean Pettigrew, Pascale Raud, Daniel Sernine, Élisabeth Vonarburg, et coordonné par Jonathan Reynold]. Lévis, Publications bénévoles des littératures de l’imaginaire du Québec, avril 2016. 160 p. $12.95. ISSN 0709-8863. Abonnement d’un an: $40.00 (Canada), $35.00 (USA) et $63.00 (autres). stars-3-5

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsWikipediaWorldCat ]

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Congrès Boréal

Pour ceux que ça intéresse: le Congrès Boréal (rassemblement annuel des amateurs et professionnels des littérature de l’imaginaire du Québec) se tiendra la fin de semaine des 8, document.write(“”); 9 et 10 mai 2015. On me précise que la soirée du 8 mai se déroulera à la Maison des écrivains (QG de l’UNEQ: 492 avenue Laval) et que la fin de semaine du 9-10 mai comme tel aura lieu à l’hôtel Expresso (1005 rue Guy). Voir le site officiel pour plus de détails. Inscrivez-vous en grand nombre!
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Découverte: un nouvel album de Bilal

Après Animal’z et Julia et Roem, document.write(“”); voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal.
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“Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumonier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ?”

“Toujours magistral, tant dans la puissance et l’originalité de son récit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final à la trilogie amorcée dans Animal’z et poursuivie dans Julia et Roem. L’un des titres les plus attendus de la fin d’année.” (Texte du site de l’éditeur)

Pas grand chose à ajouter sur ce nouveau Bilal sinon que j’ai bien hâte de le lire (la date de parution en France est le 2014/10/22, mais il est difficile de dire quand il sera disponible au Québec). Décidément, Bilal va de trilogie en trilogie nous présentant toujours le même futur glauque mais jamais ennuyant.

La Couleur de l’air, par Enki Bilal. Paris: Casterman, octobre 2014. 96 pgs, 24 x 32.1 x 1.5 cm, 18.00 €, ISBN: 978-2-203-03309-2.

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The stomach

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.
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“Frank’s had enough. A spirit medium whose unique and grotesque method of channeling the dead is putting his own life at risk, document.write(“”); he wants out. But others have different plans.”

“Médium dont la méthode unique et grotesque d’entrer en contact avec les morts met sa propre vie en péril, Frank en a assez. Mais dans ce monde comme dans l’au-delà, d’autres ont aussi leurs plans.”

(Text from the Festival’s program)


The story of this short movie is quite interesting — it’s a great horror idea, something in-between P. K. Dick and H.P. Lovecraft! Some criminal had his brother killed, but couldn’t find the goods that he was hiding. He therefore consult a medium to ask his brother where is the loot. He puts his brother shoes into the medium’s feet, speaks in a tube inserted in the medium’s mouth and listen with a stetoscope into the medium’s stomach, which become a door to the other world and to the deceased. The brother is uncooperative and finds a way to get his revenge… Quite original!

The stomach: United Kingdom, 2014, 15 mins; Dir./Scr.: Ben Steiner; Phot.: Dom Bartels; Ed.: Jacob Proctor, Dan Dixon; Mus.: Dicken Marshall, Mark Ashworth; Cast: Aimon Meacock, Ben Bishop, Peter Marinker, Kiki Kendrick, Neil Newborn. Short film screened in opening to Tokyo – The city of glass at the Montreal World Film Festival on August 22nd, 2014 (Cinema Quartier Latin 15, 19h00) as part of the “Focus on World Cinema” segment.
For more information you can visit the following websites:
The stomach © Ben Steiner / Fume Films.

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Tempus edax rerum

Yesterday, document.write(“”); I’ve finally watched the Doctor Who 50th Anniversary Special “The Day of the Doctor” recorded the previous day on my PVR from Space (and still available to watch online; although it is also available on iTunes). Apparently, it was widely watched and quite appreciated by the fans. Although not by all since I read an opinion article of a guy who couldn’t understand the appeal of such a cheap and childish show… I thought the show was great, so I totally disagree.
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Yes, Doctor Who is just a simple show for kids and that’s exactly why it is so powerful. It reaches to our deepest and strongest imagination. It is whatever we want it to be. It reflects our hopes and fears, our own reality (and I am
not the only one to think that), it amazes us, it is sublime. It is the simplest and the most complex story of all time. It is a paradox. And that’s why I love it so much, despite the fact that all its parts, separately, tell me I should not, but all together they blow my mind. It is funny, but it makes me sad. It is so simple that I cannot comprehend it sometimes. We should not fight it, but just let go and enjoy…

Just for the love of the Doctor.

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Sucker Punch

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.
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“Close your eyes. Open your mind. You will be unprepared.”

Sucker Punch is an epic action fantasy that takes us into the vivid imagination of a young girl whose dream world provides the ultimate escape from her darker reality. Unrestrained by the boundaries of time and place, document.write(“”); she is free to go where her mind takes her, and her incredible adventures blur the lines between what’s real and what is imaginary.”

“She has been locked away against her will, but Babydoll (Emily Browning) has not lost her will to survive. Determined to fight for her freedom, she urges four other young girls—the outspoken Rocket (Jena Malone), the street-smart Blondie (Vanessa Hudgens), the fiercely loyal Amber (Jamie Chung) and the reluctant Sweet Pea (Abbie Cornish)—to band together and try to escape their terrible fate at the hands of their captors, Blue (Oscar Isaac), Madam Gorski (Carla Gugino) and the High Roller (Jon Hamm).”

“Led by Babydoll, the girls engage in fantastical warfare against everything from samurais to serpents, with a virtual arsenal at their disposal. Together, they must decide what they are willing to sacrifice in order to stay alive. But with the help of a Wise Man (Scott Glenn), their unbelievable journey—if they succeed—will set them free.” [Official Synopsis]


I just caught this movie on Showcase the other day and I was blown away. I had heard about it and seen some promising illustrations, but on release it was demolished by the critics (Rotten Tomatoes gave it a 23% rating for the critics and 46% for the audience) and I forgot about it. However it’s created by a reputable director, Zack Snyder (300, Watchman, Man of Steel), and even if it far from perfect it is quite a piece of beautiful entertainment. It is told with very little dialog, lots of music and astonishing CGI.

It starts with a sad story: a mother dies leaving her fortune to her two daughters. The abusive stepfather is unhappy with this and, as he is about to take it out on the girls, the oldest escapes her room and tries to kill him. However, the bullet ricochets on a steel pipe and kills the younger sister instead. The stepfather seizes this opportunity and has her institutionalized because of her supposedly violent and murderous behaviour. He makes a deal with the orderly that runs the place that she will be “taken care of”. In a few days, a special doctor will come to lobotomize her. That’s just the introduction. The girl, known as Babydoll, uses her imagination to escape her grim circumstances. The mental hospital becomes a brothel where’s the girls entertain the customers. But the Babydoll of the imaginary world escapes her own ordeal in a fantasy world where she is a warrior and has to gather five items in order to free herself: a map, a lighter, a knife, a key and a mysterious item that will be revealed at the end. The Babydolls of all worlds are determined to fight for their freedom.

The use of music and its sketch movie style reminds me of the eclectic storytelling of Heavy Metal where you had several unrelated segments united by one main story. Here you have an Inception‘s style asylum mindfuck that opens into segments set into four anachronistic mishmash fantasy world worthy of the most excessive mecha anime and video games: a Kungfu Panda style samurai fight where Babydoll acquires her only weapons: a katana and a Gluck, a WWI steampunk nazi zombie world where they acquire the map, a WW2 dragonslaying medieval fantasy world where they acquire the fire and a futuristic high train robbery meet bomb squad mission with a Vietnam war era helicopter where they acquire the knife (but not without a cost).

Snyder succeeds in capturing the pop culture of the current generation in the same way that Tarentino (Pulp Fiction, Kill Bill, Djando Unchained) captured the pop culture of the baby boomers. With its story inside a story, inside a story, the movie offers a clever storytelling. It also has a fascinating and beautiful visual. Unfortunately, the story is uneven and doesn’t always make sense, the acting is rather average, and the ending is quite disappointing: it delivers a soppy philosophical moral about self-determination and strength of character. I find solace in the fact that it is not really an happy ending. And, yes, it is sexist! But it is well worth watching (for a sci-fi loving male audience of course)!


Sucker Punch: USA, 2011, 110 min.; Dir.: Zack Snyder; Scr.: Zack Snyder & Steve Shibuya (based on a story by Zack Snyder); Phot.: Larry Fong; Ed.: William Hoy; Mus.: Tyler Bates, Marius de Vries; Prod.: Deborah & Zack Snyder; Studio: Legendary Pictures, Cruel and Unusual Films; Distr.: Warner Bros; Cast: Emily Browning (Babydoll), Abbie Cornish (Sweet Pea), Jena Malone (Rocket), Vanessa Hudgens (Blondie), Jamie Chung (Amber), Carla Gugino (Madam Gorski), Oscar Isaac (Blue), Jon Hamm (High Roller), Scott Glenn (Wise Man).
For more information you can visit the following websites:
Sucker Punch © 2011 Warner Bros. Entertainment Inc.

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Haikasoru

Haikasoru is Viz Media‘s imprint dedicated to bringing Japanese science fiction to the english-speaking world. They publish japanese literary works–whether they are award-winners, document.write(“”); classics, or new work by the hottest young writers–“featuring the action of anime and the thoughtfulness of the best speculative fiction” (from space opera to dark fantasy to hard science). So far, they have published over thirty titles.
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I was recently reminded of the existence of this collection because one of its titles, The Future Is Japanese, is featuring a short story that just won the 2013 Hugo Award for Best Short Story at LoneStarCon 3, in San Antonio, Texas. The short story is “Mono no Aware” by Chinese-American science fiction writer Ken Liu. It “tells the tale of the last Japanese survivor aboard an American space habitat after an asteroid has destroyed the Earth. This is the second story for which Ken Liu has won a Hugo Award”.

The Future Is Japanese, “edited by Nick Mamatas and Masumi Washington, is an anthology collecting science fiction from, and about, Japan, by some of the world’s best genre writers” (Pat Cadigan, Toh EnJoe, Project Itoh, Hideyuki Kikuchi, Ken Liu, David Moles, Issui Ogawa, Felicity Savage, Ekaterina Sedia, Bruce Sterling, Rachel Swirsky, TOBI Hirotaka, Catherynne M. Valente). Published in May 2012, it is available from most major North American book retailers (and an eBook edition is also available for the Amazon Kindle, Apple’s iBooks Store, the Barnes & Noble’s Nook Books Store, and the Sony Reader™ Store).

The Future Is Japanese. San Francisco, Haikasoru, 2012. 365 pages, 5 1/4 x 8 in., $14.99 USA / $17.99 CAN / £9.99 UK (iTunes & Kindle eBook: $8.99 USA), ISBN: 978-1-4215-4223-2.

(Source: Haikasoru’s press release)

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Éléments de fantasy chez Apulée

On me reproche parfois de commenter des ouvrages avec retard. Dans ce cas-ci je dois bien battre tout les records puisque ce roman a été écrit et publié pour la première fois il y a près de dix-huit-cent ans! Toutefois son caractère exceptionnel m’empêche de le passer sous silence.
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Les Métamorphoses ou l’Âne d’or (Metamorphoseon / Asinus aureus) a été écrit par Apulée (125-180) au IIe siècle et raconte les tribulations de Lucius. Celui-ci est de bonne condition: il vit avec aisance et le fait qu’il voyage en Thessalie pour affaires en compagnie de son cheval et d’un esclave le démontre bien. Sa trop grande curiosité à l’égard de la magie mettra cependant fin à sa bonne fortune. Il se verra plongé dans une honteuse déchéance lorsque, document.write(“”); transformé en âne, il vivra de multiples mésaventures à la recherche de sa forme originelle. Ce n’est qu’après ces nombreuses aventures, certaines heureuses mais la plupart malheureuses, où il change souvent de propriétaire et échappe sans cesse au trépas, que Lucius redeviendra un homme, non sans avoir subit une profonde transformation.

Les métamorphoses est non seulement un excellent ouvrage qui rend bien compte de l’imaginaire romain mais il se lit avec aisance et est d’une modernité étonnante tant dans la clarté de son action, le réalisme de ses descriptions ou l’absence de fausse pudeur dans ses scènes érotiques (c’est le cas aussi pour le seul autre roman de l’antiquité à nous être parvenu: le Satyricon de Pétrone). Il est toutefois surprenant de constater que l’on retrouve dès l’antiquité, dans ce roman d’Apulée, des thématiques typiques du merveilleux. Roman satirique ou conte fabuleux, Les Métamorphoses est donc une histoire de fantasy avant la lettre.

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La thématique la plus constante dans le roman d’Apulée est celle de la magie (ou sorcellerie) que l’on retrouve plus particulièrement sous ses aspects d’altération (la sorcière se changeant elle-même, ou une autre personne, en animal), d’enchantement ou de divination. Elle concurrence sérieusement la thématique plus classique de l’intervention divine, qui n’apparait d’ailleurs que dans les fables insérées dans le récit. À part ces quelques réminiscences de la mythologie classique, la tradition populaire est nettement dominante. Il faut croire que le folklore des campagnes n’a guère changé en deux-mille ans.

D’autres thématiques typiques de la fantasy sont également présentent, comme celle du “bestiaire” surnaturel. Orcus, un dieu mineur des morts chez les romains (et un célèbre démon dans Dungeons & Dragons) est mentionné une demi-douzaine de fois. Il est question de divers types de fantômes: les lémures (des âmes sans corps), les lares (démons protecteurs), les larves (damnés errants) et les mânes (morts de condition incertaines). On y voit aussi une sorte de loups-garou: les versipelles (des hommes qui peuvent se changer en bêtes à volonté). Et des dragons apparaissent à plusieurs reprises dans le récit: les soeurs de Psyché imaginent son invisible amant comme un reptile monstrueux, la source du Styx où Psyché doit puiser une eau sombre pour Vénus est défendue par des dragons dotés de mâchoires aux dents cruelles et d’une langue à triple fourche (VI, XV, 5: inter genas saevientium dentium et trisulca vibramina draconum), un compagnon de voyage de Lucius est dévoré par le dragon monstrueux qui est le gardien d’un bois, et Lucius, lors de son initiation isiaque, porte une robe ornée de figures de dragons de l’Inde et de griffons hyperboréens.

On rencontre souvent dans le récit des personnages ou des lieux dotés d’attributs fabuleux ou magiques: des gens qui peuvent parler aux plantes, aux animaux ou même aux objets inanimés; des palais somptueux emplis de serviteurs invisibles et où les tables demeurent toujours garnies (le palais de Cupidon); et l’existence de lieux “autres” tels que l’Enfer, le Tartare, l’Olympe, et même le palais de Cupidon est situé dans un “ailleurs” où l’on est transporté par le vent Zéphir (la mythologie semble généralement laisser croire que cet “ailleurs” est géographique — l’Olympe dans le ciel et l’Enfer dans le sol — mais par moment on semble y déceler une notion primitive de plan dimensionnel).

Plus que la thématique, la structure même du récit d’Apulée l’apparente au roman de fantasy. Les Métamorphoses offre un aspect féerique du fait que la narration principale est régulièrement interrompue par le récit de divers contes, fables ou légendes, ce qui n’est pas sans rappeler les Mille et une nuits, écrit au Moyen-âge, ou même Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Le récit est savamment entrecoupé de ces contes fabuleux: on y retrouve trois histoires racontant les exploits d’un groupe de brigands, trois histoires d’amour (Cupidon et Psyché, Plotina, Charité) et enfin le récit de trois adultères qui se terminent en crimes monstrueux. Le conte de Psyché est particulièrement connu: Vénus, jalouse de Psyché, charge son fils Cupidon (Eros) de l’éliminer mais celui-ci l’amène plutôt dans son palais en lui cachant sa véritable identité (ce conte s’apparente à un autre récit ancien: un jeune prince, changé en dragon par un maléfice, ne pouvait rejoindre sa bien-aimée qu’à la nuit tombante et à condition de lui demeurer invisible et qu’elle en conserve le secret).

De plus, le récit adopte aussi la forme d’une quête: c’est l’histoire typique du héros qui, confronté à une tâche ou à des épreuves, doit surmonter une série d’obstacles, ce qu’il ne réussit qu’après avoir mis à jour les faiblesses qui le rendaient vulnérable. Toutefois, Lucius n’est pas seulement à la recherche du bouquet de roses qui annulera le charme qui l’a transformé: il vit un véritable voyage initiatique et purificateur qui lui gagnera les faveurs de la déesse Isis. Celle-ci non seulement le délivrera de l’enchantement et le prendra sous sa protection divine mais, après lui avoir révélé les mystères de son culte, lui offrira une vie nouvelle au sein de son clergé. Cette transformation et son initiation au culte d’Isis lui offrent le salut éternel. Lucius voit donc son quotidien exploser, il vit des expériences totalement différentes de ce qu’il a connu jusqu’alors, qui le changent profondément et puis le font renaître (On note que les cultes initiatiques ou dit “à mystères” greco-romains avaient plusieurs aspects communs avec le Christianisme). Ce genre de quête initiatique est un élément propre à la fantasy.

Allégorie morale et religieuse sur la souffrance et le salut (quoique pleine d’humour), Les Métamorphoses me rappelle un peu, entre autres romans de fantasy, Le château de Lord Valentin de Robert Silverberg, où un prince déchu et amnésique retrouve son pouvoir (et bien plus) après une sorte de quête initiatique.

Ce roman, donc, non seulement nous instruit agréablement des moeurs et des croyances de la Rome antique, mais encore constitue un étonnant récit de fantasy. C’est une lecture pour les gens curieux. À lire (ou à relire).

Les Métamorphoses ou l’Âne d’or par Apulée. Traduit par Olivier Sers, Paris, Les Belles Lettres (Coll. Classiques en poche, #82), juin 2007. 10,8 x 17,8 cm, 576 pg., 19,30 € / $32.95 CDN. ISBN 978-2-251-79993-3. Edition bilingue (Français et latin).

Ceci n’est pas l’édition que j’ai consulté. Si je ne m’abuse j’ai lu celle de la Collection des Universités de France (dite “Collection Budé”), toujours aux Belles Lettres, en trois volumes (1940-45, multiples rééditions, traduit par P. Vallette, avec texte latin en regard). Mais l’édition ci-haut est plus intéressante et plus récente. Pour une édition plus abordable, je recommande soit celle de Folio Classique, soit l’édition anglaise de Penguin Classics. (Apparemment il en existe aussi une adaptation graphique, aux allures érotiques, par Milo Manara aux Humanoides Associés. C’est à voir!)

Vous pouvez également lire Les Métamorphoses en ligne soit sur le site de Remacle ou celui de la BCS (Bibliotheca Classica Selecta).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Ce billet est une version légèrement corrigée et augmentée d’un article paru dans Samizdat #11-12 (Avril 1988): 11-13.

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Je suis vivant et vous êtes morts

“Tout commence avec le souvenir d’un cordon de lampe qui n’existe pas. La plupart des gens se disent « c’est bizarre » et passent outre. Pas Philip K. Dick. Pour lui, document.write(“”); c’est le début d’un doute incessant : sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? L’existence de l’écrivain sera guidée par ces retournements, tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique, junkie…”
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“Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Prix Renaudot 2011 pour Limonov, il est également l’auteur de La Moustache, La Classe de neige (prix Femina 1995), L’Adversaire, Un roman russe et D’autres vies que la mienne.”

«L’écriture d’Emmanuel Carrère est extraordinairement hypnotique tout en paraissant simple. Il possède cet art de rendre intéressant, vital, symbolique chaque destin qu’il décide de raconter.»

[ Texte de la couverture arrière ]

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La première fois que j’ai eu Je suis vivant et vous êtes morts entre les mains, alors que je le préparais pour le mettre en circulation à la bibliothèque, je n’en ai pas pensé grand chose. Je connaissais Emmanuel Carrère de nom (ayant beaucoup entendu parlé de Limonov par exemple) mais je n’avais jamais lu (ou même été tenté de lire) un de ses livres. Toutefois, je feuillette toujours les livres qui me passent entre les mains: par nécessité d’abord (pour avoir les information nécessaire pour bien catégoriser le livre et l’identifier avec le pictogramme adéquat), par curiosité souvent, mais surtout pour me familiariser avec la collection afin de pouvoir bien servir la clientèle (cela m’a souvent été utile). Je croyais que c’était un roman, alors j’ai été extrêmement surpris de découvrir qu’il s’agissait en fait d’une livre traitant de Philip K. Dick (sans conteste l’un de mes auteurs favoris). En fait, c’est une biographie romancée de Dick, ce qui n’est, après tout, pas si surprenant que cela puisque Carrère a plusieurs fois touché au genre biographique (Werner Herzog, L’Adversaire, D’autres vies que la mienne, Limonov). J’ai d’abord cru que c’était un livre récent, puisqu’il m’arrivait avec les nouveautés, mais en fait c’est la réédition en format poche d’un livre paru en 1993! Malgré tout, j’ai tout de suite su que je devais absolument lire ce livre.

Le récit que Carrère fait de la vie de Dick est fascinant. Si j’ai d’abord trouvé son style plutôt agaçant, je me suis toutefois rapidement habitué aux interventions de l’auteur dans son récit et aux différents artifices qu’il utilise pour y donner vie. Son style fluide nous emporte rapidement. Carrère nous dit que, pour préparer son ouvrage, il a lu beaucoup de livres, attachant beaucoup d’importance aux biographies de PKD (principalement Divine Invasion: The Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick). Il a également rencontré et interviewé plusieurs proches de Dick. Toutefois sa principale source a été l’oeuvre de Dick elle-même.

Carrère décrit et explique plusieurs nouvelles et romans de PKD à travers lesquels il nous fait découvrir le cheminement existentiel de l’auteur qui a été tour à tour intello, bohème, bourgeois, artiste, hippy, junky et mystique. Ces différentes étapes ont été ponctué par une succession d’épouses ou de compagnes: Jeanette l’amatrice de musique classique rencontrée dans la boutique de disques où travaillait PKD (1948), Kleo la gauchiste rebelle (1950), Anne (1959) qui lui donne une fille (Laura Archer née en 1960) et qui souffrait d’instabilité psychologique, Nancy la mondaine (1964) qui lui donne une seconde fille (Isa) et Tessa la timide croyante avec qui il s’installe à Fullerton (1972) et qui lui donne un fils (Christopher né en 1973). Il décrit également la série d’événements ou de visions qui jalonnent sa vie et le marquent profondément: la mort de sa sœur jumelle un peu plus d’un mois après leur naissance, son père portant un masque à gas de la 1ère guerre mondiale, un visage dans le ciel, le cambriolage de sa maison de Berkley, une livreuse de pharmacie portant un pendantif en forme de poisson qui provoqua ce que PKD appela son “anamnèse”, etc.

Ainsi Carrère remet l’oeuvre dans le contexte de la vie de PKD, et vice-versa, tentant d’expliquer ce qui l’avait amené à écrire tel livre ou ce que telle histoire exprimait de la vie de PKD ou de son état d’esprit à une époque donnée. C’est durant sa relation avec Anne, qui l’encourage beaucoup à écrire, que PKD commence à produire ses oeuvres les plus significatives: The Man in the High Castle (Le Maître du Haut Château, publié en 1962), Clans of the Alphane Moon (Les Clans de la Lune alphane, paru en 1964), The Three Stigmata of Palmer Eldritch (Le Dieu venu du Centaure, publié en 1965). PKD soutient un rythme effréné d’écriture grâce à l’utilisation d’amphétamines (aka “speed”) mais ceux-ci auront un effet dévastateur sur sa santé. Durant son mariage avec Nancy, il écrit, entre autres, Do Androids Dream of Electric Sheep? (aka Blade Runner, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, publié en 1968), Ubik (1969) et Flow my Tears, the Policeman Said (Le prisme du néant, écrit en 1970 mais publié en 1974) dont le titre est inspiré d’une pièce ce John Dowland, luthiste anglais du XVIe siècle que PKD appréciait beaucoup.

Il avait souvent eut des périodes de dépression mais, lorsque Nancy le quitte, il sombre à son plus bas. Il se drogue beaucoup, partage sa maison avec un groupe de junkies, et, en 1971, le cambriolage de sa maison exacerbera sa nature paranoïaque. Sous prétexte d’une convention de science-fiction, il tente de refaire sa vie en s’installant à Vancouver mais il se sent isolé plus que jamais et tente de se suicider. Après un passage de trois semaines dans une maison de désintoxication (X-Kalay), il revient en Californie et s’installe à Fullerton. Ces expériences lui inspireront A Scanner Darkly (Substance mort, écrit en 1973 mais publié en 1977).

PKD avait souvent réfléchit à la religion, particulièrement au travers de ses longues discussions théologiques avec l’évêque James A. Pike (évêque épiscopalien du diocèse de Californie, rencontré à l’automne 1965 par l’entremise d’une amie, dont la foi vacilla suite aux révélations des manuscrits de la mer morte qui suggéraient que le Jésus historique n’aurait été qu’un simple prédicateur Essénien (apparemment, ceux-ci mangeaient un pain et buvaient un bouillon fait à partir d’un champignon hallucinogène, en une sorte de cérémonie antérieure à la communion!), il introduisit PKD à la Gnose et, par cela, eut une grande influence sur lui; il est également l’inspiration du personnage de Timothy Archer dans The Transmigration of Timothy Archer). Il eut aussi quelques expériences pseudo-religieuses (comme la vision d’un visage dans le ciel, qu’un prêtre attribua à Satan) sans doute causées par les effets secondaires des nombreuses drogues qu’il consommait. Mais rien de cela n’était comparable au mysticisme profond qu’il éprouva à partir de 1974 (possiblement déclenché par sa tentative de suicide, son séjour à X-Kalay, la chute de Nixon (son ennemi juré!), le sevrage de la drogue ou sa fameuse anamnèse). Obsédé, il passa de nombreux mois, sinon des années, à spéculer sur son expérience religieuse, définissant sa gnose dickienne dans de volumineux carnets de notes qu’il appelait son Exégèse. Ses cinq derniers romans (la “trilogie divine”) en sont fortement empreint: d’abord Radio Free Albemuth (une première tentative d’exprimer son expérience, écrit en 1976 mais publié de façon posthume en 1985), puis VALIS (SIVA, 1980), The Divine Invasion (L’Invasion divine, 1981) et The Transmigration of Timothy Archer (La Transmigration de Timothy Archer, 1982), puis finalement The Owl in Daylight (jamais complété, il y travaillait au moment de sa mort, le 2 mars 1982, suite à un AVC et à une crise cardiaque).

La biographie que nous présente Carrère nous permet de mieux comprendre qui était PKD, ainsi que son oeuvre. Dans le fond, PKD est une sorte de philosophe moderne qui questionne sans cesse tant sa propre identité que la véritable nature de la réalité et qui s’est façonné une conception de l’univers influencée par ses expériences avec une vaste pharmacopée (source de son instabilité psychologique, de sa paranoïa, de sa schizophrénie — quoique, apparemment, les drogues dures n’y ont pas joué de rôle significatif, à part pour une brève période de sa vie, contrairement à l’image qu’on a eut de lui particulièrement en Europe) et par ses croyances gnostiques. Mais dans quelle mesure tout ce que nous raconte Carrère est réel? Quelle part en est spéculation ou invention ? En effet, certains anecdotes ou détails nous semble douteux car trop précis. Après tout l’ouvrage est décrit comme une biographie “romancée.” Comme beaucoup d’auteurs, PKD a sans doute puisé dans ses propres expériences pour étoffer ses récits, mais j’ai l’impression que Carrère a parfois comblé les vides dans la vie de son sujet en tirant la matière directement de l’oeuvre de PKD sans se soucier si l’anecdote était véridique ou fictif. Cela expliquerait sans doute pourquoi, comme certains en ont fait la juste remarque, que Je suis vivant et vous êtes morts “se lit comme un roman de Dick”.

En lisant Je suis vivant et vous êtes morts, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à deux autres documents traitant de la vie de PKD qui me sont tombé dans les mains ces dernières années. L’un est un documentaire video un peu minable (mais qui offre tout de même quelques information intéressantes) qui regroupe des interviews de proches de PKD: The gospel according to Philip K. Dick (Amazon, IMDb, NYT). L’autre est un film (réalisé par Matthew Wilder, avec Bill Pullman) que j’ai vu au Festival des Films du Monde en 2008, Your Name Here, qui offre un douteux et bouffon hommage à la vie de PKD, possiblement inspiré par la fascination qu’il avait pour la chanteuse Linda Ronstadt (IMDb, Polly Staffle).

En lisant tout ceci je me rend compte que PKD a exercé sur moi une plus grande influence que je ne le croyait. Certes, ma fascination pour cet auteur provient d’abord d’une certaine affinité commune (j’ai eu mon lot d’expériences personnelles dickiennes, incluant une certaine paranoïa, un alter-ego androïde du nom de Flip Cody (sans doute lui même influencé par la participation à de nombreux jeux de rôle), un intérêt académique pour les religions, des voix intérieures (ou de la poésie?) criants “Libera me” ou “Let me out of here!” (tout cela sans le moindre usage de drogue!), etc.) mais il m’apparait que beaucoup de ces choses que j’ai ressenti ou rêvé me viennent probablement des livres de PKD que j’ai lu, oublié et que mon subconscient a intégré. Fascinant!

Finalement, Je suis vivant et vous êtes morts m’a fait découvrir des facettes de PKD que je n’avais jamais imaginé. D’une part, j’ignorais que ses oeuvres contenaient autant d’éléments autobiographiques. C’est troublant. D’autre part, je ne pensait pas que l’aspect religieux y avait eu autant d’importance et d’influence. Mmmm… Tout cela me donne le goût de relire les livres de PKD (mais cette fois non pas en traduction mais dans la version originale). Quoiqu’il en soit, si vous n’êtes pas familier avec PKD, Je suis vivant et vous êtes morts vous le fera découvrir (mais gare aux “spoilers”). Et si vous êtes déjà un amateur, il vous le fera vraiment découvrir!

Outre l’oeuvre de PKD elle même, plusieurs ouvrages ont été écrit à son sujet. À part les Divine Invasions: A Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick (déjà mentionné plus haut), voici quelques suggestions de lectures que je peux vous (et me) faire (tous les liens sont vers Amazon.com): Tessa B. Dick: My Life on the Edge of Reality par Tessa B. Dick, Philip K. Dick: Remembering Firebright par Tessa B. Dick, Philip K. Dick and Philosophy: Do Androids Have Kindred Spirits? par D. E. Wittkower et, bien sûr, The Exegesis of Philip K. Dick par Philip K. Dick, Pamela Jackson & Jonathan Lethem. La version anglaise de Je suis vivant et vous êtes morts (I Am Alive and You Are Dead: A Journey into the Mind of Philip K. Dick par Emmanuel Carrère) mérite également d’être mentionnée (ne serait-ce que pour nos lecteurs anglophones).

Je suis vivant et vous êtes morts, par Emmanuel Carrère. Paris, Éditions du Seuil (Coll. Points, #258), 2012. 11 x 18 x 1.8 cm, 416 pg., 7,70 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-7578-3072-7.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Je suis vivant et vous êtes morts © Emmanuel Carrère et les Éditions du Seuil, 1993.

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Bibliography

Warning!

This blog was hit by a couple of catastrophes in 2017 that broke many image links and introduced malicious lines of code that have now been neutralized but are still  disfiguring many older entries of the blog.

Please bear with us while we are undergoing the  long process of repairing the blog! The most important part of this blog is still there — the words to read and the ideas to share — but the aesthetic of the presentation has unfortunately suffered.

Thank you for your understanding and support!

— clodjee  

After reading my bio/bibliography in the DALIAF, it reminded me that I published more than just fiction (or a few sci-fi short stories). So I decided to gather my own bibliography, a list as exhaustive as I could of all the major texts I’ve written. Here it is, right after the jump:
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Le DALIAF

“Le fantastique, la science-fiction et la fantasy composent ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler les littératures de l’imaginaire. En Amérique française, et plus particulièrement au Québec, leur apparition se confond avec le début de la littérature canadienne francophone puisque le premier texte recensé, « La Tour de Trafalgar », de Georges Boucher de Boucherville, est une nouvelle de fantastique parue en 1835. Cent soixante-treize ans plus tard, en 2008, année du quatre centième anniversaire de la fondation de Québec, plus de mille sept cents hommes et femmes ont contribué à l’élaboration du corpus des littératures de l’imaginaire en Amérique française. (…) Le [DALIAF] a pour objectif de démontrer l’importance de ce corpus littéraire – principalement québécois”. (Extrait du texte de couverture arrière)

J’ai déjà présenté le DALIAF dans un billet de novembre 2011 lorsque sa parution a finalement été annoncé mais, maintenant qu’il est disponible et que — m’en étant procuré un examplaire — j’ai pu amplement le consulter, je peux me permettre de le commenter brièvement.

Daliaf-P_p370

DALIAF, p. 370

Dans son introduction, Claude Janelle justifit d’abord le titre de son ouvrage: pourquoi est-ce un dictionnaire, quels genres d’auteurs ont été considéré, pourquoi en Amérique française, puis il définit le trois genre littéraire qu’il considère comme littératures de l’imaginaire (intéressantes définitions où entre en ligne de compte le fait que l’histoire se déroule dans notre monde ou pas, avec des éléments rationnelle ou pas, et qu’il y ait une rupture de la normalité ou pas).

Janelle termine en expliquant la structure de son ouvrage qui se lit en trois niveau. Le premier niveau est bibliographique: pour chacun des auteurs on donne la liste chronologique des oeuvres (romans, nouvelles, contes, recueils, etc.) publiés en Amérique du nord de 1835 à 2008 et appartenant aux littératures de l’imaginaire, includant traductions et rééditions. Le deuxième niveau est biographique: pour plus de quatre-vingts pour cent des quelques mille sept cents auteurs on retrouve une brève notice biographique qui remet l’auteur en contexte. Plusieurs de ces notices incluent une photographie de l’auteur (parfois en couleur). Puis, le troisième et dernier niveau est appréciatif puisqu’il offre, pour la plupart des textes, une liste de références critiques renvoyant à des ouvrages spécialisés (DOLQ, ASFFQ), journaux ou magazines littéraires. Cela permet de connaitre quelle a été la réception critique de chaque texte.

Finalement, afin de mettre en lumière les auteurs les plus significatifs et distinguer les écrivains professionnels et réputés des “auteurs du dimanche, des étudiants en création littéraire” ou des “écrivaillons sans prétention” Janelle nous offre, après chacune des sections alphabétiques, une série de cinquante-six profils littéraires (incluant Jean-Pierre April, Aude, Honoré Beaugrand, Natasha Beaulieu, Michel Bélil, Sylvie Bérard, Alain Bergeron, Bertand Bergeron, Claude Bolduc, Guy Bouchard, Jacques Brossard, André Carpentier, Roch Carrier, Joël Champetier, Pierre Chatillon, Denis Côté, Emmanuel Desrosiers, Jean Dion, Frédérick Durand, Louis Fréchette, Maurice Gagnon, Éric Gauthier, Jean-Marc Gouanvic, Agnès Guitard, Jean-Charles Harvey, Anne Hébert, Alexandre Huot, Pierre Lacroix, Michèle Laframboise, Alexandra Larochelle, Jacques Lazure, Pamphyle LeMay, Michel J. Lévesque, Suzanne Martel, Edouard-Zotique Massicotte, Claude Mathieu, Yves Meynard, Hugues Morin, Stanley Péan, Gilles Pellerin, Francine Pelletier, Bryan Perro, Jean Pettigrew, Anne Robillard, Esther Rochon, Patrick Sénécal, Daniel Sernine, Jean-François Somcynsky, Norbert Spehner, Joseph-Charles Taché, Jules-Paul Tardivel, Marie-Josée Thériault, Yves Thériault, Michel Tremblay, Jean-Louis Trudel, et Élisabeth Vonarburg — désolé pour cette longue énumération mais le choix des auteurs peut être significatif pour certains).

Du premier coup d’oeil il est évident que le DALIAF est un ouvrage important et significatif. La compilation de l’information offerte par ce dictionnaire représente un travail immense et de longue haleine, et nous sommes extrèmement reconnaissant à Claude Janelle pour y avoir consacré plusieurs décennies. Il va de soi qu’un ouvrage d’une telle importance, malgré tout les efforts de perfection et de minutie pour les détails, ne sera jamais dépourvu d’erreurs, d’omissions ou même de coquilles (dans mon cas il omet ma nouvelle “profession” d’aide-bibliothécaire [depuis 2008] ainsi que la publication d’un texte intitulé “Enfer” dans Erreur Boréal [1987, pp. 9-10], un numéro spécial de Pilône; Ce genre de choses est inévitable et je suis malheureusement sûr que mon cas n’est pas unique) mais ce qui compte vraiment c’est l’immense somme d’information sur la production littéraire québécoise dans le domaine de l’imaginaire. Comme je l’ai déjà dit, le DALIAF est un outil de référence essentiel pour tout bibliothécaire, étudiant en littérature, intervenant de l’édition ou simplement amateur extrème du livre québécois (c’est aussi un bel exercice de “pétage de bretelles” pour les petits “écrivaillons sans prétention” comme moi!).

Toutefois, la taille (plus de cinq-cent pages), la qualité (un grand format en couleur avec couverture caisse, i.e. couverture cartonnée et reliure cousue) et le tirage peu élevé (ce qui est malheureusement le cas pour ce genre de dictionnaire plutôt académique qui suscite peu d’intérêt du grand public) d’une telle publication oblige à un prix de vente exorbitant (79,95 $ !). De plus, ces même facteurs rendent toute réédition improbable. Donc, si vous êtes le moindrement intéressé à acquérir le DALIAF, ne tardez pas trop car il est fort possible que toute réédition et mise à jour se fasse uniquement en format électronique. Quoiqu’il en soit le DALIAF est un incontournable — si vous pouvez vous le payer ou, sinon, vous pouvez toujours le consulter en bibliothèques.

Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française par Claude Janelle. Québec, Éditions Alire, 2011, 535 pgs. Couleur, 17.5 x 25.5 cm. Édition papier: 79,95 $, ISBN: 978-2-89615-074-8; Édition électronique (PDF): 49,99 $, ISBN: 978-2-89615-479-1. Feuilleter un extrait. stars-4-0

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Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française © 2011 Éditions Alire Inc. & Claude Janelle.

Épanouissement du DALIAF

Après des décennies de travail acharné, document.write(“”); le mythique Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française (ou “DALIAF” pour les intimes) est finalement sous presse! Cela faisait si longtemps qu’on en parlait qu’on se demandait s’il finirait par éclore. C’est compréhensible: toutes les années de nouveaux auteurs sont publiés mais à un moment donné il faut mettre un point final à l’ouvrage. Nul doute que cette attente en valait la peine!
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Compilé par
Claude Janelle (à qui l’on doit aussi L’Année de la science-fiction et du fantastique québécois, Le XIXe siècle fantastique en Amérique française et La Décennie charnière) et publié par les Éditions Alire (le principal éditeur de paralittérature au Québec, qui est mieux connu pour les romans d’horreur de Patrick Sénécal ou les thrillers des Jean-Jacques Pelletier mais n’en est toutefois pas à la publication de son premier essai), le DALIAF recense la production des littératures de l’imaginaire (c’est-à-dire science-fiction, fantastique et fantasy) produite, entre 1835 et 2008 inclusivement, en Amérique du Nord francophone (mais principalement au Québec) et s’attarde particulièrement aux plus de mille sept cents hommes et femmes qui en sont les créateurs.

Le DALIAF est un ouvrage à la fois bibliographique, biographique et critique. Fort de 535 pages, il est publié en quadrichromie dans un grand format couverture caisse (couverture cartonnée et reliure cousue). Il coûtera 79,95 $ pour la version papier (978-2-89615-074-8) et 49,99 $ pour la version électronique (format pdf, 978-2-89615-479-1). Lancé à la fin du mois de novembre (manquant de justesse le Salon du Livre!?), il sera disponible chez Alire en décembre et en librairies dès janvier 2012. Quoique dispendieux (mais volumineux et en couleur!), c’est un outil de référence essentiel pour tout bibliothécaire, étudiant en littérature, intervenant de l’édition ou simplement amateur extrème du livre québécois. Vous pouvez en avoir un aperçu (en feuilletant un extrait) sur le site de l’Entrepôt numérique ANEL-De Marque.

Et bien sûr, ayant publié quelques nouvelles comme auteur et quelques fanzines ou anthologies comme éditeur, on peut me trouver dans les pages du DALIAF. J’ai bien hâte de voir ça.

(voir aussi mon commentaire détaillé)

The Cosmos is singing

I just found this really cool music video that someone made using some clips from Carl Sagan’s tv series “Cosmos”:
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WorldCon

I will be all week-end (6 – 10 August 2009) at the 67th WorldCon, document.write(“”); Anticipation, which held at the Palais des Congrès in Montreal.

There are lots of anime & manga related panels, as well as panels on electronic edition, Quebec Science-Fiction, and tons of other interesting subjects. There are also many famous writers attending the convention (Neil Gaiman, Charles Stross, Robert Silverberg, etc.). The entrance fee is quite pricy but I am sure it is well worth the experience.

This calendar gives you an idea of the activities I am planning to attend. There are so many panels that I will have some serious choices to make!

Salon du livre de Montréal

La 31e édition du Salon du Livre de Montréal s’est terminée en début de semaine. Comme à toute les années je suis allé y faire mon tour, document.write(“”); histoire de jeter un coup d’oeil sur les nouveautés, y trouver quelques idées de cadeaux pour Noël et renouer contact les gens du milieu de l’édition.
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Le vendredi 21 Novembre, j’ai fait un premier survol du salon à l’occasion de la Journée des Professionnels. J’aurais bien aimé ramasser quelques catalogues mais la plupart des éditeurs n’en avaient pas ou plus (c’était pourtant juste la troisième journée du salon et ils auraient dû penser à s’en garder pour les professionnels du milieu de l’édition). Ils y avaient également quelques ateliers et tables rondes (Le feuilletage Numérique et la Recherche en Ligne, Communication-Jeunesse: Des Livres qui ont du Genre, Édition Numérique et Monde du Livre: Entrevoir l’avenir, Les Revues Culturelles à l’Heure du Numérique) aux quelles j’aurais bien assisté si j’avais reçu mon carton d’invitation à temps. Mais bon, j’ai tout de même recueillis de la documentation et quelques catalogues, observé les nouveautés manga, salué quelques amis, découvert une nouvelle collection intéressante et économique,
Librio, un magazine manga, Canal BD Manga Mag, ainsi qu’une nouvelle librairie spécialisée en BD, PlaneteBD. Cela valait donc tout de même la peine.

Je suis repassé au salon le lendemain pour deux raisons.

D’abord, pour passer quelques heures au kiosque des Éditions Alire (dont le site internet n’est malheureusement toujours pas équipé pour les commandes en ligne!) et rencontrer quelques-uns des merveilleux auteurs de science-fiction et fantasy Québécoise et Canadienne-Française: Francine Pelletier, Daniel Sernine (qui a d’ailleurs fait l’object d’un récent article dans La Presse), Jean-Louis Trudel, etc. J’ai également pu rencontrer et discuter avec les trois auteurs derrière le blog Fractale Framboise: Éric Gauthier, Christian Sauvé et Laurine Spehner. Vous trouverez quelques photos de mon samedi chez Alire sur ma Gallerie MobileMe.

Ensuite, pour assister à une table ronde organisée par la Librairie Monet, sur “Le livre électronique: L’avenir du livre?” Je dois avouer que la discussion était plutôt rhétorique mais elle a tout de même soulevé le point important que l’édition électronique fait partie de l’évolution inéluctable du livre et qu’elle préoccupe de plus en plus les éditeurs. La preuve en est les nombreux ateliers du salon (et même un récent article du Devoir) consacré à ce sujet. Personnellement, je ne crois pas que le livre imprimé disparaisse de si tôt, mais j’ai la conviction que l’internet et l’édition électronique sont des outils essentiels à la diffusion du livre et des revues culturelles et littéraires. Protoculture Addicts est d’ailleurs disponible en format électronique (eBook en format PDF) depuis de nombreuse années—sur le site de Drive Thru RPG—et nous étudions en ce moment de nouveaux formats possible pour une diffusion plus large. Le kiosque de la Librairie Monet faisait également la démontration de la technologie e-Ink et de plusieurs lecteurs électroniques: le iRex Illiad, Les Echos e-paper, et le (laid mais pourtant si cool) Amazon Kindle—absent de la démontration mais pourtant incontournable, je dois noter le Sony Reader Digital Book et le polyvalent Apple iPod Touch. Vous pouvez visionner la table ronde en son entier (une cinquantaine de minutes) sur ma page Blip.TV:

Your Name Here

Since I am pretty busy I usually check only the Japanese films at the Montreal World Film Festival (because I like them and for work). If I have the opportunity, document.write(“”); I may–from time to time–screen some Iranian or French movies just for “l’amour de l’art.”
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A friend of mine just pointed out to me a USA film in competition that seems to be a weird sci-fi movie based on the life of my fetish & favorite writer, Philip K Dick. It’s worth checking:

Your Name Here, directed by Matthew Wilder and starring Bill Pullman, Taryn Manning, Harold Perrineau, Traci Lords (!), M. Emmet Walsh and Ivana Milicevic. “The lines between reality and perception blur in this comic journey into the life and mind of one of science fiction’s most brilliant authors” ( IMDb )