Joséphine Impératrice (1)

Impératrice de charme au cœur d’or ! Nous sommes au XVIIIe siècle sur l’île de la Martinique. La jeune Rose Tascher de la Pagerie grandit entourée d’une famille aimante. En 1779, document.write(“”); à 16 ans, elle quitte son île et sa famille pour Paris où elle épouse Alexandre, vicomte de Beauharnais. Commence alors pour la jeune fille un dur apprentissage de la vie, entre un mari volage qui la délaisse et l’isolement dans un pays qu’elle ne connaît pas ! La jeune femme s’endurcit sans jamais se départir de la bonté et de la générosité qui la caractérise. Elle va bientôt reconquérir sa liberté et son indépendance, mais déjà, les prémices de la Révolution grondent…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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“La petite Rose naît en 1763 dans une famille noble mais pauvre de la Martinique, alors colonie française. Un jour, une voyante lui prédit que son destin sera « plus grand que celui d’une reine ». Peu après, elle s’embarque pour la métropole et arrive à Paris. C’est le début d’une grande aventure… La vie tumultueuse et passionnée de Joséphine de Beauharnais, qui devint la femme de Napoléon et l’impératrice des Français ! Volume 1 / 4.” [ Texte de la
couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

J’ai découvert ce manga en novembre de l’an dernier mais il m’a fallut du temps avant de pouvoir mettre la main dessus et le lire. Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014. Finalement, le quatrième volume français paraîtra en juillet 2014. Un extrait de trente-six pages du premier volume est disponible sur le site de Pika Édition. [Ci-contre: page 85]

Le scénariste, Kaoru Ochiai, ne semble pas très connu (même au Japon) et, comme c’est le cas la plupart du temps pour les manga, c’est la dessinatrice qui est la véritable vedette. Même si Yumiko Igarashi n’est né qu’en août 1950, on l’inclut parfois parmi les membres du Groupe de l’an 24 (des femmes mangaka très innovatrices, toutes nées en l’an 24 de l’ère Sh?wa [1949]) mais le fait demeure qu’elle fait partie de la même génération que les Moto Hagio, Riyoko Ikeda, Yumiko ?shima, Keiko Takemiya ou Ry?ko Yamagishi. Elle est surtout connue en occident pour ses manga Candy Candy et Georgie. L’éditeur français a rendu disponible sur Youtube (et sous-titré) un bref interview avec la mangaka où elle nous présente son dernier projet:


Ce manga historique nous raconte la vie extraordinaire de Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, qui deviendra plus tard la première épouse de Napoléon 1er. C’est d’ailleurs lui qui lui donnera le nom de Joséphine. Rose nait en Martinique en 1763 dans une famille de basse noblesse. Elle y mène une vie paisible auprès de ses parents Joseph-Gaspard et Rose-Claire, de ses soeurs Catherine et Françoise, ainsi que son demi-frère Agathon (aussi appellé Antoine). Ce dernier (fils de Marion, une domestique, et du père de Rose) est un personnage fictif qui sert de narrateur au récit. Une voyante prédit à Rose un destin exceptionnel et qu’elle ne sera réellement aimé que par un seul homme.

En 1777, le marquis de la Ferté-Beauharnais (gouverneur général des Antilles françaises et amant de Désirée, la soeur de Joseph-Gaspard) propose de marier son fils de dix-sept ans, le vicomte Alexandre de Beauharnais, à Catherine mais celle-ci meurt de la tuberculose. À sa place, il est décidé qu’il épousera plutôt Rose, qui a alors seize ans. Rose part donc pour Paris (elle amène avec elle Agathon pour lui servir de domestique) et le mariage est célébré le 13 décembre 1779 [ci-contre: page 79]. Elle tombe rapidement enceinte d’un fils (en 1781), Eugène, et puis d’une fille (en 1783), Hortense.

Elle croit brièvement qu’Alexandre est cet homme que la voyante lui a prédit qu’elle rencontrerait mais elle se trompe. Alexandre ne l’aime pas et passe la plupart de son temps avec madame de la Touche, sa maîtresse. Le couple se sépare donc. Alors qu’Agathon devient le précepteur des enfants, Rose passe près de deux ans à l’abbaye de Penthemont, où elle apprend ce que toute femme de bonne société doit savoir. Puis, elle revient vivre avec Monsieur de Beauharnais à Fontainebleau, où elle espère rencontrer de nombreux jeunes hommes. Mais le spectre de la révolution gronde…

Extrait des pages 82-83: le lendemain du mariage

Ce manga me rappelle un peu La rose de Versailles de Riyoko Ikeda, qui se déroule à la même époque et qui, en abordant le personnage de Marie-Antoinette, traite aussi des prémices de la révolution française. Peut-être qu’avec le titre original de Bara no Josephine Yumiko Igarashi fait-elle un clin d’oeil à celui de Versailles no Bara, mais le titre fait plus clairement référence au nom même de Rose et à l’intérêt qu’elle portait à la botanique et plus particulièrement à la culture des roses (dont au moins trois variétés seront nommées en son honneur).

Aussi, l’opposition assez marquée entre le récit très sérieux et le style de dessin plutôt comique me rappelle beaucoup Osamu Tezuka, chez qui l’on retrouve la même opposition (pourrait-on parler ici de technique narrative?). Ceci place donc le manga à la limite entre le sh?jo (manga pour jeunes filles) de par son style et le josei (manga pour femmes adultes) de par son histoire tout de même assez sérieuse.

Le récit, qui nous offre une histoire à la fois romantique et historique, est excellent. J’espère qu’il va intéresser les jeunes lecteurs à l’histoire de France. A noter d’ailleurs que, malgré la superbe illustration de couverture (répétée dans les pages 4-5) qui reprend la célèbre peinture du Sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, Napoléon est absolument absent de ce volume.

Le style graphique du manga est assez bon: si les expressions exagérées des personnages sont généralement dans l’ordre du comique (caricatural), il offre tout de même de temps en temps des arrières-plans très détaillés. Il s’agit ici d’un excellent exemple de style sh?jo classique (un peu comme Sailor Moon): personnages aux grand yeux rêveurs, arrière-plans floraux ou étoilés, beaucoup d’attention porté au coiffures et aux vêtements, etc. D’ailleurs, l’auteur (Igarashi) le dit elle-même: “des robes, des dentelles et des roses : un univers rempli de tout ce que j’aime !”

J’adore les manga historiques et celui-ci ne m’a pas déçu. J’ai bien hâte de voir où Joséphine Impératrice nous mènera (et de voir quand Napoléon y fera son apparition). Je le recommande donc vivement.

Joséphine Impératrice, vol. 1, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, octobre 2013. 192 pages, N & B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1263-4. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Bara no Josephine, vol. 1 © Yumiko Igarashi & Kaoru Ochiai / Visions 2012. All rights reserved. © 2013 Pika Éditions pour la présente édition française.

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L’interprétation des rêves

“Les rêves, document.write(“”); images produites pendant notre sommeil par l’activité psychique, ont toujours eu des sens différents selon les époques et les pays. Prophéties ? Prédictions d’avenir ? Ou simple activité psychique ? Freud explique à travers l’expérience de ses patients et les cas auxquels il a été confronté au cours de sa vie d’homme et de médecin sa théorie de l’analyse du rêve, ainsi que ce que l’on appellera plus tard la « psychanalyse ». Suivez le cheminement de Freud qui l’a amené à l’explication et à la publication de « L’interprétation des rêves » parue en 1899 grâce à ce manga, et comprenez ainsi la signification de vos rêves…”. [ Texte du site de l’éditeur ]
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Une gigantesque bataille livrée pour mieux connaître l’être humain !

“Le XIXe siècle. Pour la première fois dans toute la longue histoire de l’Homme, Freud se penche sur l’esprit humain. Sans répit, il le décortique d’un oeil acéré en cherchant en même temps à donner un sens au rêve, et touche au combat psychique dans lequel l’Homme d’aujourd’hui se débat…”

“Retrouvez en manga son « introduction à la psychanalyse » et son « interprétation des rêves », deux oeuvre qui ont entraîné une révolution dans tous les domaines, non seulement en psychologie mais dans la perception sociétale, la littérature, l’éducation ou les arts…”

Le complexe d’Oedipe… Le mythe de ce roi est comme un avertissement qui nous est lancé…

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

L’interprétation des rêves (??????: ?????????? / Manga de dokuha: Seishin Bunseki Nyûmon • Yume Handan / “Lire en manga: Vorlesungen zur Einfürung in die Psychoanalyse; Die Traumdeutung”) est le cinquante-neuvième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en avril 2010 (le #1102 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le douzième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en octobre 2013 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix et Le manifeste du Parti Communiste). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

L’interprétation des rêves nous offre une courte (et assez peu détaillée) biographie illustrée de Sigmund Freud ainsi qu’un exposé sommaire sur son oeuvre, principalement Introduction à la psychanalyse (1917) et L’interprétation des rêves (1899). [ Dans le résumé qui suit certains détails et précisions, comme la chronologie, ont été ajouté par moi ]

Dans “Introduction à la psychanalyse, 1ère partie” (pg 5), on découvre un jeune Freud qui fait un stage clinique à l’hôpital de Vienne. Après ses études de médecine, où il s’est spécialisé en neurologie en travaillant à l’institut de Ernst Brücke, il délaisse la recherche sur les conseils de ce dernier et devient médecin praticien en 1882. Il s’intéresse aux névroses (maladies des nerfs qui ne présentent ni fièvre, ni lésions) et particulièrement à l’hystérie (trouble mental qui s’exprime par des symptômes physiologiques qui ne sont pas liés à des lésions) — dont les patients, qui souffrent de symptômes variés mais ne montrent rien d’anormal physiquement, sont souvent considéré comme des simulateurs. En 1885, il va étudier à l’Hôpital de la Salpêtrière de Paris avec Jean-Martin Charcot qui réussit à créer artificiellement l’hystérie par l’hypnose.

Dans “Les pionniers de l’esprit” (pg 46), après un bref séjour à Berlin, Freud revient à Vienne au printemps 1886 pour épouser Martha Bernays et y établir son cabinet. Freud se demande quel genre de traumatisme invisible peut causer l’hystérie et constate que celle-ci, jusqu’alors considérée comme une maladie de femme, peut aussi être masculine. Cette position polémique devient une source de ridicule et isole Freud professionnellement. Seul son ami Josef Breuer continue de travailler avec lui. Lorsqu’il exprime sa frustration que le traitement hypnotique n’est pas toujours très efficace, Breuer lui raconte le cas de la patiente “Anna O.” Celle-ci souffrait de lourds symptômes hystériques (perte de sensibilité, de la vision, du language, etc.) qui étaient apparus alors qu’elle s’occupait de son père malade. D’abord avec l’aide de l’hypnose, puis par de simples conversations, il interrogea la patiente sur ce qui la troublait. Il découvrit avec surprise qu’après ces conversations la patiente se sentait soulagée et que ses symptômes disparaissaient!

Comparaison des pages 22-23 de l’édition originale et française

L’étude de ce cas, et de plusieurs autres par la suite, permet à Freud de découvrir non seulement l’origine de l’hystérie mais également un véritable traitement. L’hystérie serait causée par un traumatisme psychologique fort (des émotions, des pulsions [morales, sexuelles ou instinctives] ou même des souvenirs intolérables auxquels le patient ne peut faire face et qui sont refoulés, puis se transforment et resurgissent en tant que maladie, angoisse ou obsession). Il s’agit alors de faire remonter le patient dans ses propres souvenirs et de lui faire réaliser l’origine de son trouble ou de la maladie. Freud complémente la thérapie de Breuer, qu’il appelle la « cure par la parole », avec l’association libre, qui consiste à faire dire aux patients tout ce qui leur passe par la tête. Il établit ainsi les bases de la psychanalyse.

Afin d’améliorer sa thérapie, Freud cherche à mieux comprendre la complexité de l’esprit humain. Il développe ainsi les concepts de narcissisme et du “complexe d’Oedipe.” Dans “L’interprétation des rêve” (pg 130), on voit comment il parvient à ces résultats. Il découvre que les rêves peuvent être une fenêtre sur l’inconscient et s’utilise lui-même comme sujet. “En analysant le rêve, on trouve comment il est lié à l’émotion problématique qui étreint l’individu.”

Dans “Introduction à la psychanalyse, 2e partie” (pg 142), on y voit que les sentiments primitifs comme l’amour sont à la base de notre comportement et que la libido (désir sexuel) passe par trois étapes de développement affectif: le stade oral, le stade anal et le stade phallique.

Dans “Le mouvement psychanalytique” (pg 154), on voit que Freud obtient finalement la reconnaissance de son travail. Il donne des séminaires, rassemble de nombreux disciples autour de lui, d’autres médecins se mettent à pratiquer la psychanalyse et des sociétés de la psychanalyse se forment dans plusieurs villes. Cette nouvelle popularité ouvre la porte à la critique et l’apparition de nombreuses théories rivales que Freud refuse de reconnaître crée des schismes dans la profession naissante: Alfred Adler (complexe d’infériorité), Wilhelm Stekel (qui critique l’inefficacité de la libre association) et Carl Gustav Jung (partisan des “archétypes” et père de la psychologie analytique) en sont les principaux dissidents.

Le manga se conclut avec “Malaise dans la civilisation” (pg 179), qui nous introduit brièvement à un autre ouvrage de Freud (1930). Avec la Première Guerre Mondiale, Freud réalise qu’au fond l’homme reste un sauvage guidé par ses pulsions primitives violentes. Il complémente sa première topique psychique (inconscient, préconscient, conscient) par une seconde topique composée du Moi (réalité), du Ça (plaisir) et du Surmoi (conscience morale). “Dans une société civilisée, afin de se conformer à l’ordre exigé, l’énergie primitive du ça doit se hisser à un autre niveau. Ceci se fait principalement lorsque le moi est utilisé dans un effort intellectuel [culture] amenant l’énergie du ça vers “la sublimation“.”

Comparaison des pages 24-25 de l’édition originale et française

Comme pour la plupart des autres volumes de la collection, le dessin de ce manga est plutôt médiocre mais est tout de même étrangement efficace pour exprimer un sujet aussi théorique que la psychanalyse. Et, malgré une approche plutôt superficiel, le manga en constitue quand même une bonne introduction. Cela n’a rien de passionnant mais c’est néanmoins une bonne lecture. Cela m’a rappelé un peu le film A Dangerous Method, qui traite de la rivalité entre Jung et Freud. Je dois également ajouter que le titre est trompeur car l’interprétation des rêves ne constitue qu’une minuscule partie de l’ouvrage (douze pages!) qui aurait plutôt due s’appeler “Introduction à la psychanalyse” comme c’est le cas de l’édition originale japonaise.

L’interprétation des rêves, écrit par Sigmund Freud, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), octobre 2013. 12,8 x 18,2 x 1,50 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30203-137-1. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Vorlesungen zur Einfürung in die Psychoanalyse; Die Traumdeutung by Sigmund Freud © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 Éditions Soleil.

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Manifeste du parti communiste

“Redécouvrez les grandes idées de Karl Marx et de Friedrich Engels et de leur Manifeste du parti Communiste, document.write(“”); par le biais de cette fiction prenant place dans l’Europe de la révolution industrielle. Revivez les aventures de Bill, de Frank et de Simon, qui vont oser se lever et remettre en question un système capitaliste injuste et opposant les bourgeois aux prolétaires”.
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[ Texte du
site de l’éditeur ]

Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes !

“L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de lutte de classes, expliquaient Karl Marx et Friedrich Engels. (…) Accessible à tous et très didactique, cette adaptation en manga de classique est une magistrale leçon d’histoire sociale.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Le manifeste du Parti Communiste (??????: ????? (???????????) / Manga de dokuha: Ky?san T?sengen / “Lire en manga: Manifest der Kommunistischen Partei”) est le quarante-troisième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2009 (le #967 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le sixième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mars 2012 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables et Guerre et Paix). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans l’ensemble cette adaptation en manga respecte assez bien les idées de bases et la structure du Manifeste du Parti Communiste, mais au lieu de l’exposer d’une façon magistrale elle l’illustre à l’aide d’une histoire qui met en scène trois ouvriers d’une usine quelque part en Europe. Le texte du Manifeste est largement cité tout au long du récit.

Dans la première partie, “Bourgeois et Prolétaires” (pg. 5), Bill, Frank et Simon réalisent qu’ils sont outrageusement exploité par les bourgeois propriétaires de l’usine où ils travaillent et cela dans le seul but de s’enrichir alors qu’eux gagnent à peine de quoi survivre et que leur travail éreintant ruine leur santé et ne leur laisse que peu de temps avec leur famille. [ci-contre: pg 94] Inévitablement, face à ce traitement, les ouvriers se soulèvent. Ils découvrent que l’un des gestionnaires de l’usine, Normann, est en fait un agitateur en mission secrète pour établir un syndicat dans ce district, dans le but ultime de créer un parti. L’idée est d’éventuellement fonder un lieu (une ville, puis un pays) “qui hébergera un socialisme critico-utopique (…) [où] il n’y aura pas de classes et toute la production sera répartie équitablement…” L’idée exprimée dans cette partie du Manifeste est que “L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. (…) La société bourgeoise moderne (…) n’a fait que de substituer aux anciennes de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression (…). [N]otre époque (…) a simplifié l’opposition des classes. La société toute entière se divise de plus en plus (…) en deux grandes classes (…) : la bourgeoisie et le prolétariat.”

Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française

Dans la seconde partie, “Prolétaires et Communistes” (pg. 100), nos ouvriers sont allé travaillé à Utopie, la ville du socialisme. Ils y trouvent “Un bon environnement de travail… Des horaires de travail raisonnables… Une cantine et des boutiques réservés aux employés… Des infrastructure scolaires… un logement pour tous..” Tout semble bien dans le meilleurs des mondes. Vraiment? Dans une société où tous reçoivent un salaire identique, tous doivent travailler équitablement. Les contrevenants, les fainéants, seront sévèrement punis! Mais l’homme derrière tout cela, Bruno, a des motivations cachées. Il a mis en marche cette révolution non pas pour abolir la domination du prolétariat et établir une société plus juste et équitable, mais dans le but de reconstruire une société féodale! Lorsque la vérité est découverte, Normann élimine Bruno, mais trop tard car l’armée envahit Utopie et tout est perdu. Dès la page 110, le récit introduit Marx et Engels comme narrateurs et commentateurs. Le message exprimé ici est que la seule façon de mettre fin à la lutte des classes et à l’oppression du prolétariat est d’abolir la propriété privée, de centraliser le capital et tous les instruments de production entre les mains de l’état et d’organiser par la révolution le prolétariat en classe dominante : c’est-à-dire le communisme.

Cette partie du manga inclut également (pg 132-133) la troisième partie du Manifeste : “Littérature socialiste et communiste.” En réponse aux révolutions citoyennes, les aristocrates et bourgeois ont développé des modes de pensées socialistes afin d’apaiser le prolétariat tout en continuant de l’opprimer: le socialisme réactionnaire (féodal, petit-bourgeois, allemand), conservateur ou bourgeois. Les tout premiers systèmes socialistes et communistes (les écrits critico-utopiques de Saint-Simon, Fourier, Owen, etc.) finissent tous malheureusement par un échec, en retombant dans la catégorie des socialistes réactionnaire. Il y a toutefois eut quelques succès, comme la Commune de Paris en 1871. Mais le véritable communisme est inévitable. Car “le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.”

Dans la troisième partie du manga (pg. 179; mais la quatrième du Manifeste), Marx et Engels expliquent “La position du communisme [à l’égard des différents partis d’opposition].” Ils ont déjà établit dans la préface qu’étant donné que le spectre du communisme hante l’Europe et qu’il est maintenant reconnu comme une puissance, il est grand temps qu’ils exposent, par ce manifeste, leurs conceptions et leurs objectifs. Ainsi, “les communistes appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant” (que ce soit les chartistes anglais, les réformateurs agraires en Amérique, le partie démocrate-socialiste français, les mouvements en Suisse et en Pologne avec le soulèvement de Cracovie) et cela même s’ils ne sont pas foncièrement “ouvriers”. Ils concluent :

“Les communistes enfin travaillent partout à l’union et à l’entente des partis démocratiques de tous les pays. Les communistes dédaignent de dissimuler leurs conceptions et leurs desseins. Ils expliquent ouvertement que leurs objectifs ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout ordre social passé. Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Comparaison des pages 14-15 de l’édition originale et française

L’histoire et le traitement du Manifeste du Parti Communiste est assez similaire à l’adaptation manga du Capital. C’est bien une fois mais à la longue cela devient un peu ennuyeux. Cette adaptation est toutefois intéressante en soi. Le récit est assez bon mais je ne crois pas que l’on puisse rendre adéquatement un ouvrage théorique comme le Manifeste dans un manga. Chose surprenante, malgré tout, l’essentiel est là (je n’ai bien sûr pas lu le Manifeste en détails mais je l’ai cependant feuilleté suffisamment en bibliothèque et en ligne pour établir cette opinion).

La grosse faiblesse du manga est son dessin dont la qualité varie entre médiocre et moyen. Encore une fois, les dessinateurs réussissent quand même, malgré tout, à illustrer le récit efficacement. Toutefois, si le fait que tout les ouvrages de la collection “Classiques” de Soleil Manga sont présenté dans le sens de lecture occidental ne m’avait pas déranger jusqu’à maintenant, je suis ici horrifié de constater qu’on a omit de réajuster certaines cases après avoir “flippé“ la page, avec pour résultat une carte du monde à l’envers (voir page 14, ci-haut) ! Ce n’est déjà pas un chef d’oeuvre d’adaptation alors on aurait pu au moins éviter d’empirer la situation ici en faisant un petit effort!

En conclusion, c’est tout de même une introduction intéressante au Manifeste du Parti Communiste. C’est un ouvrage qui exprime l’idéologie d’une autre époque (quoique certains le trouvent toujours pertinent) mais dont la connaissance demeure encore plutôt utile de nos jours, du moins pour ceux qui ont a coeur la compréhension de leur histoire et de la géo-politique actuelle. Sinon c’est à lire pour les curieux.

Le manifeste du Parti Communiste, écrit par Karl Marx & Friedrich Engels, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mars 2012. 12,8 x 18,2 x 1,75 cm, 224 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-877-8. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Manifest der Kommunistischen Partei by Karl Heinrich Marx and Friedrich Engels © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2012 MC Productions.

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365 expressions latines expliquées

“Certaines expressions latines et mots directement transcrits du latin sont d’un usage si courant qu’on en a presque oublié leur origine : a priori, document.write(“”); post-scriptum, nota bene, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, intra muros, modus vivendi, quota, et caetera ! D’autres expressions sont moins limpides. Parmi les plus simples à comprendre, certaines formules bien connues : Veni, vidi, vici…, Errare humanum est… dont il est intéressant d’apprendre l’origine si on veut les employer à bon escient. Ce livre se présente comme une session de rattrapage, parfois très amusante, pour tous ceux qui n’ont pas « fait latin ».” [ Texte du site de l’éditeur ]
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A priori, post-scriptum, nota bene, intra muros, modus vivendi, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, referendum, quota, audit, consensus, lapsus, et caetera ! Les expressions et mots latins entrés dans notre langage quotidien ne manquent pas. Et tout le monde les comprend. Les choses se compliquent pour les non latinistes avec certaines formules pourtant courantes : in cauda venerum, fluctuat nec mergitur, ite misa est, prorata temporisa… Chez le juriste ou le médecin, les termes venus de Rome peuvent en déconcerter plus d’un : ab intestat (qui a plus à voir avec un testament qu’avec l’intestin !), in paribus (« dans les parties », mais au sens de « régions occupées par des infidèles »). Que de contresens possibles ! (…)” [ Texte de la
couverture arrière ]

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Avant même de faire du latin à l’université, j’ai toujours été très intéressé aux locutions (ou expressions) latines que l’on trouvaient dans les fameuses « pages roses » du Petit Larousse Illustré, insérées entre les noms communs et les noms propres. Il parait qu’elles ne se trouvent plus dans les éditions récentes du Petit Larousse… Dommage. C’est sans doute pour combler cette lacune que les Éditions du Chêne ont publié ce petit ouvrage, qui offre, nous dit-on, une liste plus complete et plus actuelle que celle des dites « pages roses ».

Il est inévitable, en effet, de rencontrer des expressions latines dans la langue française, que ce soit dans notre parlé quotidien ou dans des usages plus techniques ou scientifiques. Que ce soit pour faire preuve d’un peu plus de culture, pour approfondir notre lecture d’Astérix ou simplement pour permettre aux non-latinistes de s’y retrouver, ce petit guide est d’une utilisation pratique et agréable.

L’ouvrage est agrémenté de nombreuses petites illustrations, souvent anciennes, tirées des archives d’Hachette. Ces illustrations n’ont généralement aucun rapport avec le texte, mais elles y mettent un peu de graphisme et de couleurs. Le gros avantage de cet ouvrage (comparé par exemple aux « pages roses ») c’est qu’il n’offre pas seulement la traduction française des expressions latines mais aussi explique leurs origines et leurs usages, ce qui est fort intéressant. Toutefois, le seul caveat [cette expression n’est d’ailleurs pas dans l’ouvrage puisqu’elle est surtout utilisée en anglais] est que les expressions ne sont pas présentées dans un ordre alphabétique. En fait, il semble n’y avoir aucune logique dans l’ordre utilisé, mais heureusement il y a un index alphabétique à la fin de l’ouvrage. Ce n’est pas une liste exhaustive des expressions existantes mais avec trois-cent-soixante-cinq d’entre elles (une pour chaque jour de l’année) on fait assez bien le tour (en 360° ?) du sujet…


Voici une sélection de vingt expressions latines notables:

1. Fugit irreparabile tempus (Le temps fuit irréparablement)
7. Sapere aude (Ose savoir, aie le courage de savoir)
16. Ira furor brevis est (La colère est une courte folie)
34. Timeo hominem unius libre (Je redoute l’homme d’un seul livre)
43. Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)
70. Oderint, dum metuant (Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent)
74. Mens sana in corpore sano (Une sprit sain dans un corps sain)
91. Sustine et abstine (Supporte et abstiens-toi)
94. Sed quis custodiet ipsos custodes (Mais qui surveillera les surveillants eux-mêmes?)
152. Verba volant, scripts manant (Les paroles s’envolent, [amis] les écrits restent)
194. Post coitum omne animal triste (Tout animal est triste après l’amour)
197. Nulla dies sine linea (Pas un jour sans une ligne)
219. Stultorum infinitus est numerus (Le nombre des sots est infini)
240. Credo quia absurdum (Je crois parce que c’est absurde)
249. Modus omnibus rebus (De la mesure en toute chose)
250. Aequo animo (D’une âme égale)
292. In medio stat virtus (La vertu se tient au milieu)
297. Dum spiro, spero (Tant que je respire, j’espère)
350. Carpe diem (Cueille le jour)
359. Sol omnibus lucet (Le soleil brille pour tout le monde)

Vous trouverez sur internet une liste de locutions latines plus complète ainsi qu’un extrait d’une dizaine de pages de cet ouvrage.

Je recommande donc ce livre pratique et amusant qui figure bien sur toute table à café, table de chevet ou simplement dans votre bibliothèque de références. Ce n’est pas le genre d’ouvrage que l’on lit d’un trait, du début à la fin, mais que l’on savoure par petite portion, de temps en temps, et à répétition.

365 expressions latines expliquées, écrit par Paul Desalmand & Yves Stalloni. Paris, Éditions du Chêne (Hachette Livre, Coll. Littérature), septembre 2013. 13.5 x 18.5 x 3.0 cm, 288 pg., 15,90 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-81230-829-1.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

365 expressions latines expliquées © 2013, Éditions du Chêne • Hachette Livre.

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Sugar-Puss on Dorchester Street

“When the sun goes down and the neons go up Montreal becomes one of the world’s most colourful cities. Through its countless night clubs, document.write(“”); cocktail bars, lavish hotels and colourful streets pass a host of fabulous characters whose presence gives the city the atmosphere for which it is famous.
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Into this pseudo-paradise came Gisele Lepine—fresh as the cool clear air of her Laurentian village and eager with the realization of a five-year-old dream—Montreal.

Gisele met the characters, basked in the synthetic glamor of the cabarets and reached the goal she had set as a climax to her personal five-year plan.

Few author could capture the life and atmosphere of Montreal as does Al Palmer in Sugar-Puss. He was born in the east end of the city and in fact celebrates his birthday (May 18th) on the same day as does his native city.”

[ From the 1949 edition’s back cover ]

“One of the earliest Canadian noir novels, Sugar-Puss on Dorchester Street tells the story of Gisele Lepine, beautiful farmer’s daughter who leaves her sleepy faming community for the neon lights of Montreal. In the fast-paced city, dreams quickly turn to nightmares as the young ‘farmette’ finds herself surrounded by drug-dealers, newspapermen, nightclub owners, chorus girls and a fatherly boxer who is well past his prime. It’s all a bit too much for innocent Gisele, who hasn’t yet had to deal with the violence that is to come. All becomes a whirlwind set in the post-war ‘open city’ in which burlesque houses were plentiful, Dorchester Street was lined with nightclubs and Decarie Boulevard served as Canada’s Sunset Strip.“

[ From the publisher’s website ]


WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements beforehand are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should proceed further carefully!

When I stumbled a few months back upon the weird Outdoor Co-ed Topless Pulp Fiction Appreciation Society‘s blog [warning: NSFW link], it made me realized that the pulp fiction genre was alive and well, still having its dedicated bookstores and publishers. It made me curious about a genre in which I never had any interest before. My only brush with the genre had been reading late ’50s to early ’70s novels from the Fleuve Noir Anticipation collection (particularly the infamous Perry Rhodan series!) and hearing about Pierre Saurel’s spy novel series Les aventures étranges de l’agent IXE-13, L’as des espions canadiens (published from 1947 to 1966, and adapted in 1972 into a film comedy by Jacques Godbout; strangely, I also read a few issues of an unrelated British comics series, Spy 13, published from 1960 to 1986, and which was also adapted into a 1964 movie parody). So, when Sugar-Puss on Dorchester Street fell on my lap while opening a box of new arrivals at the library, I knew I really had to read it.

Pulp fiction is a genre generally defined as stories, often of poor-quality, dealing with lurid, sensational and exploitative subjects, printed on low-quality paper and published for the mass market [ Dictionary.com, Vintage Library, Wikipedia ]. It is a generic genre of escapist literature that encompass, among others, detective & mystery, hard-boiled, noir, science-fiction and western stories.

Sugar-Puss on Dorchester Street is a fine example of pulp fiction and noir genre, but what’s make it really interesting is its local connections: it is not only written by a Montrealer (Al Palmer was a journalist at the Montreal Herald and The Gazette where he covered the police scene and the city’s nightlife), but it’s also set in the city. In regards with the preface, which gives a lengthy description of Dorchester Street (later known as boulevard René-Lévesque), we can even say that the city is one of the main characters of the novel.

When she was thirteen, Gisele Lepine once visited Montreal with her parents for the St. Jean Baptiste parade. She felt ashamed at the way people were staring at their unsophisticated rural manners and clothing. She never went back with her parents, but vowed to go live there five years later. For all those years, she prepared herself by taking a job in a ski lodge and saving every penny. She worked hard to learn english, practicing until she could speak it “with only the slightest trace of an accent”. She studied the wealthy guests mannerisms, copied their clothes, collected a new wardrobe from abandoned items, and developed the “uncanny ability to ward off advances from the male guests without injuring their pride.” All this to escape the farming life and go to Montreal.

Five-years later, as planned, she arrives in the Dorchester Street bus terminal with only a small luggage. She rent a clean and cheap tourist room and buy every newspaper she can find to look for a job. The next morning, she finds a waitressing job at the first place she applied, “a cheap restaurant on St. Catherine east of Bleury.” Unfortunately, on the fourth day, she has to leave in a hurry, without being paid, due to the unwelcome advances of the greek owner. To calm herself, she goes into a department store near the corner of St. Catherine and University streets and buys a bathrobe!

Later that night, she goes into a café, The Breakers, a kind of club for boxing aficionados, and orders a Cuba Libre at the suggestion of the waiter. There, she meets Gaston Courtney, proprietor of Le Coq d’Or night club, who offers her straightaway a job of chorus girl! Since she’s unfamiliar with the city and doesn’t know anything about night clubs, Schultz, the helpful café’s owner, introduces her to Jimmy Holden, a journalist at The Chronicle. He offers to bring her along on his night clubs’ round, with a first stop at the El Zebra, near the corner of Peel and St. Catherine. She quickly finds herself involved with Jimmy but, after one or two well suggested love-making scenes, they quarrel over her work as a chorus girl. She leaves him for Courtney but becomes entangled in his quite shady business. Jimmy has been investigating for some times Courtney’s racket, involving human trafficking and drugs. After the mandatory car chase and gun fight, Courtney is killed. His lawyer tells Gisele that, as Courtney’s fiancé, she is the sole benefactor of his will. But she’s tired of the city and ready to abandon everything to go back to her little Laurentian village…

Sugar-Puss on Dorchester Street is a quick, nice reading. Of course, being what it is (a pulp fiction), it is full of cliché but, at least for a novice like me, it is nevertheless a good entertainment. It’s a simple story of innocence corrupted by the big city and its seductions of fame, lust and cupidity. We can easily ignore the elements of the story that feel far-fetched or lack credibility (like the fact that the young heroine is excelling in everything—save in choosing the right man—but, after all, we are told that French Canadian girls matured fast) or be oblivious to the rather (too) happy ending.

It really feels like an old B&W movie with Humphrey Bogart: the atmosphere, the way they speak, the description of the places. It’s a kind of window on the past, a time-traveling printed device bringing us in the post-war Montreal. Unfortunately, if the names of the streets are familiar, most of the location described are long gone… It’s fun and pleasant to read, so I can only recommend this novel, particularly if you are interested either in pulp fiction or in stories located in Montreal.

I definitely find interesting this idea of reprinting vintage pulp fiction novels. Sugar-Puss on Dorchester Street, first published in 1949, is part of a Véhicule Press‘ imprint, Ricochet Books, that is dedicated to reprint such novels. So far, there are five titles (this one is the fourth) and a sixth title should be published in May 2014. I’ll do my best to read a few more titles from this collection in a near future.

Sugar-Puss on Dorchester Street, by Al Palmer (with an introduction by Will Straw). Montreal, Véhicule Press (Coll. Ricochet Books), 2013. 220 pp, 7 x 4.25 in., $13.95 CDN. ISBN: 978-1-55065-349-6. Recommended for adults (16+).
For more information you can check the following web sites:

Sugar-Puss on Dorchester Street © Véhicule Press, 2013. The publisher is pleased to respect any unacknowledged property rights.

[ Traduire ]

Guerre et Paix

Mon âme est éternelle ! Tu ne pourras jamais me l’enlever !
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Guerre et Paix, document.write(“”); fresque épique qui a pour théâtre la guerre napoléonienne avec la Russie du début du XIXème siècle, met en scène André, un jeune officier qui remet en cause l’utilité de combattre, Pierre, un homme tourmenté par sa recherche du vrai bonheur malgré son immense richesse et Natacha, une fille ingénue qui deviendra une femme pleine de charme. Leur destin et celui d’une multitude d’autres personnages, s’entrecroisent à Moscou, ville en proie à l’anarchie engendrée par la guerre.”

“Découvrez en manga une des oeuvres les plus grandioses de la littérature moderne.”

Ta victoire t’importe à ce point ?! Espèce de fanatique de la guerre !!

[ Texte du site de l’éditeur  et de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Guerre et Paix (???????????? / Manga de dokuha: Sens? to heiwa) est le septième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en novembre 2007 (le #620 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le quatrième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en septembre 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir et Les misérables). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans le premier chapitre, intitulé “André” (pg 5), l’histoire débute en 1805 alors que la coalition des puissances européennes s’opposant aux conquêtes de Napoléon tente de l’arrêter à Austerlitz. Mais c’est la défaite. Le prince André Bolkonsky, aide de camp du général Koutouzov, est laissé pour mort sur le champ de bataille. À Moscou, sa femme Lise, qui est enceinte, garde toujours espoir. Mais André revient trop tard: sa femme est morte en donnant naissance à son fils. Il regrette d’avoir perdu un être cher à cause d’une guerre futile. Pendant ce temps, son ami le comte Pierre Bézoukhov (qui a épousé la belle Hélène Kouraguine, une “femme volage à la tête vide”) fait la fête avec des gens de mauvaise compagnie, principalement son ami Fiodor Dolokhov et quelques autres officiers sans titre de noblesse. Pierre et André se revoient lors d’une soirée chez les Rostov. André fait la rencontre avec la jeune et dynamique Natacha Rostov. [ci-contre: pg 9]

Dans le second chapitre (“Pierre”, pg 46), une lettre anonyme accuse Hélène d’avoir une liaison avec Dolokhov. Pierre provoque ce dernier en duel. Dolokhov, blessé, avoue qu’il a beau passer pour un homme brutal et sauvage mais il ne s’approprierait jamais la femme d’autrui. Hélène, furieuse du scandale, affirme qu’elle est simplement allé au théâtre avec Dolokhov parce que Pierre ne s’occupait pas assez d’elle. Le couple en vient à une entente: il se sépare mais Pierre doit fournir à sa femme une résidence et une grosse somme en dédommagement. Natacha invite Pierre et André à la villa familiale à Otradnoïe pour des vacances. André se remémore la bataille d’Austerlitz et les deux amis se demandent si, malgré la paix, ils sont vraiment heureux… Dans le troisièmes chapitre (“Natasha”, pg 82), André continue de fréquenter Natasha. Il tombe amoureux d’elle et désir la marier mais son père exige qu’ils attendent une année. En 1811, la guerre avec Napoléon menace à nouveau. Anatole Kouraguine, qui convoite Natasha, réussi à l’attirer chez lui grâce à la complicité de sa soeur Hélène, et tente de la violer. Pierre intervient à temps mais elle sent qu’elle a trahi l’amour d’André, et rompt l’engagement.

Dans le quatrième chapitre (“Moscou”, ci-bas: pg 112-113), Napoléon envahit la Russie en 1812 pour répondre à la violation du traité de paix (la Russie avait rompu le blocus continental en reprenant le commerce avec le Royaume-Uni) et marche sur Moscou. André est grièvement blessé à la bataille de Borodino. A l’approche de l’ennemi, les moscovites fuient la ville, qui brûle à cause de la négligence de l’envahisseur. Pierre est fait prisonnier par les soldats français. Malgré son succès, Napoléon doit battre en retraite car, faute de ravitaillement, le moral des troupes est au plus bas et l’hiver approche… Le récit (ou Tolstoï?) s’abandonne à quelques réflexions philosophiques:

“Pourquoi les gens… se jettent-ils corps et âme dans les tragédies historiques que sont les guerres? (…) Pourquoi obéissent-ils à la fatalité… au prix de tout leur être? L’homme… est un être dont la puissance est insignifiante. La raison en est… que les hommes ne sont rien de plus que des rouages qui bâtissent l’Histoire.”

Dans le dernier chapitre (“L’âme éternelle”, pg 166), André se réveille dans le couvent de Troïtsk avec sa soeur Marie et son fils Nicolas à son chevet. Natasha vient également le voir mais il est mourant. Ils se confessent tous deux leur amour. Napoléon se retire de Moscou en emportant les prisonniers avec lui—dont fait partie Pierre. Dans cette longue marche, en hiver, avec des provisions insuffisantes, le nombre de morts et de déserteurs ne cesse de croître. Heureusement, les troupes russes attaquent le convoi et libèrent les prisonniers. Pierre est sauvé par Dolokhov. Il retrouve Natasha et la marie. Le manga se termine sur une dernière réflexion:

“L’histoire ne parle jamais de la Paix. Les Hommes sont des rouages qui servent à bâtir l’histoire, ceci s’applique aussi bien aux soldats qu’aux paysans et même aux Rois. Il n’y a pas d’exception. Toutefois… L’Homme trouve néanmoins le chemin de la Vie. Il aime ses semblables, Nourrit ses enfants, Aide ses amis Et pardonne ses ennemies. Tout en riant avec son entourage, il aspire à une existence heureuse… Et construit lui-même sa vie. Mais cela, l’Histoire n’en parle pas et n’en parlera jamais.”

Il y a des adaptations qui sont réussi et d’autres qui ne le sont pas. Dans ce cas-ci je dirais que c’est un échec total. Non seulement le dessin est parfois carrément laid mais le récit comporte de sérieuses lacunes narratives (trop d’ellipse et de raccourci sans doute) qui rendent par moment l’histoire un peu trop difficile à comprendre. De plus, le ton du récit est souvent faux et exagéré, tombant dans la comédie (Napoléon nous est d’ailleurs présenté comme un vilain de grand guignol). Je ne doute pas que le manga rende l’essence du magnifique roman de Tolstoï mais trop en a été retiré et on se retrouve avec une histoire sans âme, trop simplifiée. Comme le dit l’avertissement d’ouverture, le manga n’est pas un remplacement du roman mais veut plutôt susciter l’envie de le lire. Hélas, dans ce cas-ci la campagne était trop ambitieuse et c’est la défaite. Je n’ai nul envie de poursuivre plus loin avec une lecture ennuyante. Un manga à éviter, donc, à moins que vous soyez vraiment curieux et courageux!

Guerre et Paix, écrit par Léon Tolstoï, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-878-5. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Guerre et Paix by Leon Tolstoï © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Les misérables

“Octobre 1815, document.write(“”); Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancunes contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant, en ces années-là, difficile de fuir son passé…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Criminel tu es, criminel tu resteras !

“Sous l’impulsion du lumineux évêque Myriel, Jean Valjean, forçat libéré après 19 ans de bagne, prend la résolution de s’engager sur la voie du bien et de devenir un homme nouveau. Plusieurs années après, alors qu’il a changé de nom et qu’il est devenu maire de Montreuil-sur-Mer, Javert, un ancien gardien du bagne où il a été emprisonné, est nommé en tant qu’inspecteur de police dans cette ville…”

“Un manga inspiré par l’oeuvre magistrale de Victor Hugo, l’un des meilleurs poètes et romanciers français de l’école romantique.”

Tu ne m’échapperas pas, Jean Valjean !

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Les misérables (?????????????? / Manga de dokuha: re mizeraburu) est le vingt-huitième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en janvier 2009 (le #836 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le troisième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital et Le rouge et le noir). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Cette adaptation en manga de l’oeuvre de Victor Hugo semble être assez fidèle à l’original. Je n’ai bien sûr pas lu Les Misérables dans sa totalité mais j’ai vu suffisamment d’adaptations (cinématographiques, théâtrales, pour la télé, etc.) pour en avoir une assez bonne idée. Le manga suit la structure des cinq livres du roman (quoique le tome IV soit pratiquement absent) et se divise en sept chapitres. Dans “Les chandeliers d’argent” (pg 5), Jean Valjean, qui sort du bagne après dix-neuf ans, frappe à la porte de monseigneur Myrel pour obtenir un gîte pour la nuit. Après un cauchemar où il se rappelle les paroles du gardien Javert, “Criminel tu es, criminel tu resteras,” il ne peut résister à la tentation et s’enfuit en emportant l’argenterie de monseigneur Myrel. Lorsque Valjean est capturé, Myrel dit à la police lui avoir donné l’argenterie et lui remet en plus les chandeliers. “Par cette argenterie je rachète votre âme à l’esprit de perdition (…). Employez cet argent à devenir un honnête homme.” Sur la route, encore confus, Valjean prend par inadvertance la pièce de monnaie d’un jeune savoyard qui porte plainte à la police. Javert jure de le renvoyer au bagne. Dans “Fantine” (pg 28), quelques années plus tard, Valjean a changé son nom pour M. Madeleine et est maintenant maire de Montreuil-sur-mer. Alors que M. Fauchelevent se retrouve coincé sous sa charrette [ci-contre: pg 42], Valjean utilise sa force extraordinaire pour le libérer, et Javert, qui vient d’être nommé inspecteur de police de la ville, est témoin de la scène. Il commence à soupçonner la véritable identité du maire. Fantine perd son travail à la fabrique de bijoux de la ville car la gérante découvre qu’elle a un enfant hors mariage. Mais les Thénardier, qui gardent sa fille Cossette, ne cessent de lui demander de l’argent pour prendre soin d’elle et Fantine, qui est malade, doit vendre ses cheveux, ses dents et même se prostituer pour les payer. Après une bagarre, elle est arrêté par Javert mais Valjean use de son autorité de maire pour la faire libérer.

Dans “La confession de Jean Valjean” (pg 68), lorsqu’il apprend qu’un innocent a été arrêté parce qu’on l’a pris pour lui, Valjean se rend au procès et se dénonce. Il promet à Fantine, qui est sur son lit de mort, qu’il s’occupera de Cossette. Dans “Cossette” (pg 88), il se rend chez les Thénardiers et leur “achète” Cossette. Poursuivi par Javert, il se réfugie avec elle dans un couvent où, par pur hasard, le père Fauchelevent travail comme jardinier. Dans “Amour et révolution” (pg 108), Cossette a grandi et ne désir pas prendre le voile. Valjean (qui se cachait au couvent sous l’identité du frère de M. Fauchelevent) et sa “fille” s’installent donc dans une maison dans Paris. Elle croise Marius qui en tombe amoureux. Le jeune homme fait partie d’un groupe secret qui défend les droit du peuple et prône la révolution [ci-contre: pg. 118]. Toutefois Javert a un espion au sein du groupe et le surveille. Marius retrouve Cossette et lui déclare son amour. Le couple se rencontre clandestinement dans un parc. Valjean, qui sent la révolution venir et craint que Javert ne les retrouve, décide de quitter la France pour l’Angleterre.

Dans “La barricade sanglante” (ci-bas: pg 140-141), Javert retrace Valjean grâce à son espion. Cossette laisse une note à Marius pour l’avertir de son départ. Le couple se rencontre une dernière fois, mais Marius, qui a découvert que son groupe est infiltré, décide de retourner à la barricade pour en avertir ses camarades. Celle-ci est assiégé par l’armée mais les révolutionnaires ont capturé Javert. Valjean vient à la barricade pour sauver Marius. Il libère Javert et, alors que la barricade cède sous les coups de canon, il s’échappe par les égouts avec Marius blessé. Dans “La dernière aube” (pg 172), Javert rattrape Valjean et Marius. Valjean supplie Javert de l’aider à sauve Marius. Il l’amène auprès et Cossette et fait appeler un médecin. Valjean retourne voir Javert qui est surpris qu’il n’ait pas chercher à s’échapper. Javert, qui comprend que Valjean est un homme bon et que toutes ces années ses convictions ont été fausses, décide de se suicider en se jetant dans la Seine. “Aimer les gens… voilà la seule vérité qui compte.”


Je n’ai jamais aimé Les misérables car j’ai toujours trouvé que son histoire faisait beaucoup trop… misérabiliste. J’ai donc été plutôt surpris de trouver cette adaptation bonne. Le dessin, sans être extraordinaire ou même beau, est toutefois agréable mais surtout efficace. Et le manga fait une excellente synthèse du roman (bien sûr des pans de l’Histoire sont passé sous silence et il y a quelques divergences avec l’original—qui sont d’ailleurs indiqué par des notes) et rend même l’histoire étonnamment intéressante. La préface par Soleil Manga exprime d’ailleurs assez bien cela:

“À la lecture de ce manga, on se demande : mais comment ont-ils fait? Comment ont-ils réussi à si bien retranscrire ce roman colossal de 1500 pages en seulement 200 de bande dessinée ? Sans fausses notes ? Avec tant de poigne et en même tant de simplicité dans le texte et dans l’image ? Évidemment, ce serait mentir que de dire que tout y est. Car en effet, nous y trouvons nombre d’ellipses et de petits arrangements. Mais c’est dans le choix des passages, des images et dans le système de narration que s’illustre la réussite de ce manga. (…) cet ouvrage demeurera une excellente porte d’entrée à tous les jeunes gens et les moins jeunes souhaitant découvrir cette histoire. Pourquoi ? Peut-être grâce au recul que nous, occidentaux, ne pouvions avoir. Peut-être parce que cette approche nippone apporte un regard nouveau et en même temps très juste sur un objet que nous ne connaissons que trop bien et peut-être dont nous nous étions lassés.”

La préface nous dit aussi que ce manga “n’a pas pas pour but de remplacer l’oeuvre de Victor Hugo” mais plutôt “de provoquer l’envie de lire cette fabuleuse oeuvre dans le texte.” C’est donc assez réussi et je vous en recommande donc la lecture.

Les misérables, écrit par Victor Hugo, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-377-3. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Les misérables by Victor Hugo © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Thermae Romae (6)

“Lucius Modestus, document.write(“”); architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!!”
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“Satsuki n’arrive pas à oublier Lucius, qui s’est subitement volatilisé sous ses yeux… Elle se lance sur ses traces et décide d’entreprendre des fouilles archéologiques à Baïes, dans l’espoir d’y exhumer un indice qui lui permettrait de se rapprocher de Lucius à travers le temps… Notre héros, quant à lui, est de retour dans la Rome antique et s’attèle à la construction d’un grand site thermal dans cette même ville, mais deux millénaires plus tôt, alors même que l’empereur Hadrien risque de succomber à sa maladie à tout moment…”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

J’ai déjà introduit cette intéressante série historique et humoristique dans un billet consacré aux cinq premiers volumes et dans un autre billet (en anglais) j’en ai introduit les adaptations animée et cinématographique. Je vous réfère donc à ces billets pour plus de détails sur cette série.

Thermae Romae (???????? / ce qui signifie les thermes, ou bains, romains en latin), écrit et illustré par Mari Yamazaki, a d’abord été prépublié en feuilletons par Enterbrain dans leur magazine mensuel de manga seinen Comic Beam (entre février 2008 et avril 2013) avant d’être compilé en six tank?bon (volumes; paru entre novembre 2009 et juin 2013). La traduction française est publiée par Casterman (Collection Sakka) depuis mars 2012 et ce sixième et dernier volume est paru en octobre 2013. [ci-contre: pg 3]

Lucius Quintus Modestus est un architecte romain du IIe siècle qui voyage mystérieusement dans le Japon moderne (grâce aux bains) chaque fois qu’il est en manque d’idée pour concevoir une nouvelle réalisation, toujours plus innovatrice que la précédente. Cette fois, à la demande d’Hadrien, il doit rénover les installations thermales de la ville balnéaire de Baïes. Au cours de ses voyages spatio-temporels, il a développé une relation romantique avec Satsuki, une jeune japonaise férue d’histoire antique. Toutefois la disparition de Lucius, qui est retourné dans la Baïes du IIe siècle afin d’en terminer les thermes avant la mort du l’empereur, laisse Satsuki dans le désarroi. [ci-contre: pg 5] Elle fait faire des recherches par ses étudiants afin de trouvé trace de Lucius dans l’histoire mais sans résultats. Pendant ce temps, Lucius consacre toutes ses énergies pour edifier des thermes splendides à Baïes avant que la maladie n’ait raison d’Hadrien. Il confie aussi la vérité sur ses périples au jeune Marcus.

Satsuki réalise que la seule façon de trouver de l’information serait de faire des fouilles archéologiques à Baïes. Un collègue d’Oxford veut bien l’aider, mais il faut d’abord qu’elle trouve les fonds nécessaire, ce qui représente une somme très importante. Toutefois, grâce aux nombreux contacts mystérieux de Tetsuzô, son grand-père, elle réussi à financer les recherches. [ci-contre: pg 109] Mais c’est au tour du grand-père de voyager dans la Baïes antique. Sa renommée de masseur miracle s’y répand rapidement et l’on fait appel à lui pour prolonger les jours de l’empereur. Au moment où il entr’aperçoit Lucius aux thermes, il se retrouve transporté aux bains publiques de l’auberge Tôrinkan, au Japon. Les fouilles révèlent rapidement les traces du passage de Lucius et l’influence de la culture thermale japonaise (que seule vraiment un japonais peut comprendre). Se rappelant l’expérience de son grand-père, Satsuki se jète dans la source thermale qui jadis alimentait les bains de Baïes, espérant être transporté auprès de Lucius… Le stratagème fonctionne mais elle est rapidement faite prisonnière par des marchands d’esclaves!

Heureusement, le jeune Marcus Aurelius, qui passait par là pour se trouver un esclave brillant pour le servir lors de son séjour à Baïes, entend Satsuki appeller Lucius à l’aide. Il reconnait en elle l’un de ces “visages plats” dont Lucius lui a parlé et la sauve des griffes des marchands d’esclave. Il accepte de l’amener auprès de Lucius, qui est aux bains de la résidence secondaire de l’empereur, mais elle ne peut pas le voir maintenant car l’empereur, mourant, est en train de prendre son dernier bain! “Chez nous, citoyens romains, les choses importantes se disent dans les bains. (…) Il me suffit d’un bain… pour éprouver la joie profonde d’être né. (…) Continue… à bâtir des havres de paix pour les romains.” L’empereur, reconnaissant envers Lucius pour avoir construit la station balnéaire idéale, lui meurt dans les bras. Encore sous le choc, il marche sur la plage et aperçoit Satsuki. Il s’élance vers elle et l’enlace. Les amoureux sont enfin réuni! Un peu plus tard, Antonin succède à Hadrien comme empereur et Tatsuki donne un fils à Lucius.

Si la série dans son ensemble est très bonne, ce dernier volume est plutôt décevant. Le récit laisse en plan certain aspect de l’histoire–qu’arrive-t-il au grand-père? Au cheval Hanako? Aux gens du village d’Itô? À Marc-Aurèle? (Quoique l’auteur promet de mener chacune de ces histoires à terme dans un prochain manga)–et nous offre une fin un peu trop prévisible (quoique ce soit une belle fin). Plus grave, le dessin semble être de moindre qualité et on ne retrouve aucunes planches en couleurs. Il y a bien sûr toujours de superbe arrières-plans et on retrouve encore un certain réalisme dans le dessin, mais le tout semble un peu plus bâclé, comme si l’artiste voulait en finir rapidement avec la série et passer à autre chose. C’est bien dommage.

Malgré tout, comme je l’ai déjà dis, ce manga est, pour moi personnellement, particulièrement intéressant et amusant car il allie mes plus grands amours: le Japon et la Rome Antique, l’histoire et le manga! Qui plus est, il met en scène une période de l’histoire romaine qui m’est chère (la “dynastie” des Antonins, particulièrement Hadrien et Marcus Aurelius). Sans être académique, le manga offre une certaine rigueur historique. Chacun des chapitres est suivi de commentaires et de notes explicatives par l’auteur. Donc, en plus d’être un divertissement agréable, Thermae Romae nous offre beaucoup d’information tant sur la culture japonaise que romaine (qui, étrangement, semblent comporter quelques points communs!). En conclusion, si vous aimez les manga historique, les bains et l’empire romain, ce manga est définitivement pour vous. Je vous le recommande chaudement!

Thermae Romae, vol. 6, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), octobre 2013. 13.2 x 18.0 x 1.6 cm, 194 pg., 7,50 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-203-06207-8. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Thermae Romae © 2013 Mari Yamazaki. © Casterman 2013 pour la présente édition française.

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Cesare (6)

Cesare_6-cov“L’heure de la traditionnelle mêlée à cheval organisée par l’université de Pise a sonné… Alors qu’Henri profite de l’occasion pour régler ses comptes avec le jeune Borgia, Angelo offre la victoire à son camp en s’emparant presque malgré lui du drapeau ennemi!”

“Mais les réjouissances sont de courte durée : maintenant que Cesare pense avoir démasqué ses mystérieux opposants, reste encore à élaborer une stratégie pour les piéger…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Cesare (5)

Cesare_5-cov“Un soir de tempête, alors que la manufacture est quasiment prête à être livrée, Angelo décide d’effectuer une ronde et tombe nez à nez avec un groupe d’hommes vêtu comme des dominicains, qui mettent le feu à la fabrique ! Quelques jours plus tard, un cadavre porteur d’un compas dérobé sur le chantier par l’un des auteurs de l’incendie est repêché dans le fleuve…”

“Le seul autre indice susceptible de mener aux coupables est une brûlure qui aurait marqué l’un d’eux à l’épaule droite: c’est sur cette maigre base que Cesare se lance à leur recherche. Il emprunte des vêtements à Angelo, fausse compagnie à sa garde et part se mêler à la foule de la cité en fête. Mais au milieu des badauds et des forains se cache aussi l’assassin qui en veut à la vie de l’héritier des Borgia…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

[Note: la citation latine en couverture Reddite quae sunt Caesaris, Caesari, et quae sunt Dei, Deo signifie “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu”]

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Le rouge et le noir

Je renie ce monde où tout est réparti selon le rang de naissance!
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“La France du XIXe siècle est dominée par les aristocrates. Julien Sorel est un fils de charpentier qui a grandi sans savoir ce qu’est l’amour. Fasciné par Napoléon, document.write(“”); son naturel intelligent et sa beauté séduisent les nobles qui lui mettent entre les mains un billet pour le succès. Inspiré d’un fait divers réel de l’époque, ce manga, adaptation d’un chef-d’oeuvre de la littérature française, offre une décomposition de la psychologie amoureuse autant que de la pensée politique.”

Car en vérité, vous avez peur de moi, n’est-ce pas? Cuistres que vous êtes…

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le rouge et le noir (?????????? / Manga de dokuha: Aka to kuro) est le quatorzième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en mars 2008 (le #655 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le second titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu et Le Capital). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

À Verrières au début du XIXe siècle, le jeune Julien Sorel est un grand admirateur de Napoléon. Il aurait bien aimé suivre les pas de celui qui démontra que la naissance et la classe sociale ne déterminait pas son destin. Il rêvait d’une brillante carrière militaire qui lui permettrait de conquérir le coeur d’une noble parisienne. Hélas, depuis la chute de Napoléon, la noblesse avait reprit ses droits et le fils d’un charpentier de village ne pouvait aspirer à un tel poste. La seule alternative pour obtenir une position de pouvoir étant l’Église, il étudiait donc, sous la protection de l’abbé Chélan, afin de devenir prêtre. Mais son père, qui ne voyait pas d’un bon oeil toutes ces études, fit des arrangements pour qu’il devienne le précepteur des enfants du maire.

Il entre donc au service des De Rénal. Il espère que la reconnaissance de son travail et la recommendation d’un gentilhomme lui ouvrira des portes. Élisa, une jeune servante de la famille, tombe amoureuse de lui mais il la refuse car il ne veut pas laisser une passion amoureuse nuire à son ambition. Toutefois, lorsqu’il se rend compte de l’effet qu’il a sur la femme du maire, Louise de Rénal, il décide de séduire celle-ci. Mais lorsque l’un de ses enfants tombe malade, elle est pris de remords et y voit le punition de Dieu pour son péché d’adultère et Julien est renvoyé. [ci-contre: pg 78]

Julien se retrouve donc au séminaire de Besançon, de retour sur la voie de devenir prêtre. En travaillant dur, il acquiert le support du directeur du séminaire, l’abbé Pirard. Mais celui-ci a des ennemis qui, à cause de son association avec l’abbé Pirard, font obstacle à la carrière de Julien. L’abbé Pirard décide donc de quitter ses fonctions et amène Julien avec lui à Paris où il lui trouve un poste de secrétaire chez le Marquis de la Mole.

Un jour, pour échapper à la pluie, il entre dans un café et se fait insulté par un individu que la carte de visite identifie comme le Baron Charles de Beauvoisis. Il le provoque en duel afin de préserver son honneur mais lorsqu’il se présente chez le Baron il découvre que l’individu qui l’a insulté est fait le cocher du Baron. Celui-ci endosse la responsabilité des actes de son domestique et accepte le duel. [ci-contre: pg 114] Les deux duellistes survivent mais devant le courage de Julien, le Baron devient son ami et fait courir la rumeur que Julien est le fils naturel d’un noble. Avec le support tant du Baron de Beauvoisis que du Marquis de la Mole, Julien peut ainsi faire son entrée dans la bonne société!

Lors d’une soirée, Julien croise par hasard Monsieur Valenod, le rival de Monsieur De Rénal, maintenant maire de Verrières. Celui-ci lui demande d’être introduit au Marquis de la Mole mais Julien refuse en invoquant l’excuse qu’il est “un trop petit garçon à l’hôtel de la Mole… pour prendre sur moi de présenter quiconque à Monsieur le Marquis”, ce qui rend Valenod furieux. Julien se découvre des affinités avec Mathilde, la fille du Marquis de la Mole, qui le méprisait en tant que roturier mais qui devient peu à peu intriguée, puis fascinée et enfin amoureuse de Julien. [ci-contre: pg 125] Orgueilleuse, elle joue un peu avec ses sentiments, mais elle succombe définitivement quand Julien tente de la rendre jalouse. Le Marquis est furieux lorsqu’elle tombe enceinte. Alors, pour sauver les apparences, il offre à Julien le titre de Chevalier de la Vernaye, des terres, une rente et un poste de lieutenant des Hussards afin qu’il puisse épouser sa fille. Julien est maintenant heureux car il peut maintenant gravir les échelons de la bonne société.

Toutefois, sa réussite fait des jaloux parmi le clergé et le confesseur de Madame de Rénal la convainc d’écrire une lettre qui dénonce Julien comme un hypocrite qui, pour réussir, “cherche à séduire la noble dame de la maison où il réside…” Fou de rage de voir son rêve détruit, il tire au pistolet sur Madame de Rénal. Elle survit mais il se retrouve en prison. Mathilde fait tout son possible pour utiliser les relations et la fortune de sa famille afin d’obtenir un acquittement au procès en achetant les jurés. Mais cela dégoûte Julien: “Profits, vanité, libertinage… Je ne vois là que des gens assis bien droit dans la hiérarchie sociale et prêt à diriger les honnêtes gens du peuple… Des esprits corrompus et aveuglés par l’argent qui se détournent de la vérité… Plutôt mourir que de demander de l’aide à ces gens-là…” Il avoue donc avoir agit avec préméditation et que son seul crime est celui “d’être issue du peuple… et d’avoir eu l’audace de me mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société!” Louise de Rénal vient le visiter en prison [ci-contre: pg 182] pour lui affirmer encore son amour — l’amour, ce sentiment qui échappe à sa compréhension et qui a déjoué son ambition. Après avoir été guillotiné, Julien est enterré dans une petite grotte de la montagne qui domine Verrières. Avant de refermer le tombeau, en écho à l’amour tragique entre son ancêtre Boniface de la Mole et Marguerite de Navarre, Mathilde serre la tête décapitée de Julien dans ses mains: “Tu es à moi… à jamais.”

Cette adaptation en manga de Le rouge et de noir de Stendhal est une très bonne et agréable lecture. Cela me paraît un condensé (style Readers’ Digest!) assez fidèle au roman. Je n’ai bien sûr pas lu l’original mais je l’ai un peu feuilleté et je peux aussi y comparer l’excellente adaptation cinématographique réalisé par Claude Autant-Lara en 1954 (avec Gérard Philipe et Danielle Darrieux) que j’ai vu maintes fois. Chose amusante, le manga fait sa propre autocritique, en indiquant par des notes lorsqu’il y a des divergences majeures avec l’oeuvre originale. J’ai également remarqué que la scène finale, avec la tête coupée, n’apparaît pas dans le film d’Autant-Lara (c’était sans doute trop fort pour l’époque).

Le style graphique du manga (qui par moment rappelle au peu celui du genre sh?jo) est plutôt bien tout en étant assez inégal: les traits sont généralement simple et naif, quoique les visages des personnages (surtout féminins) sont beaux et expressifs, et les arrières-plans sont souvent bien travaillés. Les artistes ont mis juste assez d’effort pour que le dessin soit agréable mais sans plus.

Si le roman lui-même reste muet sur le sens du titre, le manga met beaucoup d’emphase à l’expliquer en suivant la thèse la plus commune (et évidente) chez les érudits: le rouge représente la carrière militaire à laquelle Julien rêvait (le rouge de l’uniforme) et le noir représente la carrière ecclésiastique à laquelle il s’était résolu (le noir de la soutane). Stendhal se serait inspiré d’un fait divers de l’époque (1827), où un séminariste nommé Antoine Berthet aurait à deux reprises séduit une femme d’une maison où il était précepteur (dans le premier cas, la maîtresse de la maison Michoud, et la fille de la famille Cordon dans le second) et tiré au pistolet sur la première avant d’être arrêté et exécuté. Le roman de Stendhal (Henri Beyle de son vrai nom) est d’abord un roman historique puisqu’il y présente la société française telle quelle était entre le Premier Empire et la Deuxième République (façonnée par les événements tant de la Restauration, que du bref retour de Napoléon, puis de la Seconde Restauration, et enfin de la révolution de 1830 ainsi que la Monarchie de Juillet). C’est également une roman psychologique où il expose et étudie les motivations, l’ambition et les amours des personnages.

Je crois que le manga exprime assez bien l’essence de tout cela. C’est non seulement une lecture agréable mais il nous fait également découvrir tant l’oeuvre de Stendhal qu’une époque intrigante de la complexe histoire française. À lire certainement.

Le rouge et le noir, écrit par Stendhal, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-346-9. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Le rouge et le noir by Stendhal © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Showa: a History of Japan (1926-1939)

A Fascinating period in Japanese history explored by a master of manga.
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Showa: a History of Japan, document.write(“”); 1926-1939 is the first volume of Shigeru Mizuki’s meticulously researched historical portrait of twentieth century Japan. This volume deals with the period leading up to World War II, a time of high unemployment and other economic hardships caused by the Great Depression. Mizuki’s photo-realist style effortlessly brings to life Japan of the 1920s and 1930s, depicting bustling city streets and abandoned graveyards with equal ease.”

“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa 1926-1939 is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website and from the back cover ]


As I already wrote in my comment on his illustrated biography of Hitler (in french), Shigeru Mizuki is one of those older generation’s mangaka (like Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) who tell stories in a relatively simple and rather crude, sometimes even caricatural, style. Born in 1922, he showed an early artistic talent but WWII did not give him the chance to make a career. Conscript in 1943, he found himself in Papua New Guinea where he saw the horror of war (sick, he barely survives the massacre of his unit) and was seriously injured in an Allied bombing at Rabaul in 1944. Amputated of his left arm, he learns to drawn with the right and, among other various small jobs, works as a kami-shibai artist and storyteller (story illustrated with painted cardboard panels and presented by a street storyteller). He starts his mangaka career late, with the release of Rocket Man in 1957. He first works mostly for the Kashibonya market (libraries who rented books at low prices) and then joined Garo magazine in its debut in 1964. Mizuki is “above all a creator of ghost stories” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, P. 15) and is best known for his Kitaro series (first known as Hakaba no Kitaro [Graveyard’s Kitaro] and later as Ge ge ge no Kitaro [Kitaro the repulsive] serialized in weekly Shonen magazine from 1965 to 1969; available in English from Drawn & Quarterly) as well as many other tales of horror inspired by the yokai (monsters) of the traditional Japanese folklore. I can only wonder: was he writing this kind of stories because he was haunted by all the deaths he witnessed during the war?

With the 70s, he is finally ready to directly address another kind of horror: the one he lived during the war. In 1971 he serialized Gekiga Hitler (“Hitler: A Biography”, available in french from Cornélius) in the seinen magazine Weekly Manga Sunday (compiled in a single volume by Jitsugyo no Nihon-sha in 1972). This book is both a kind of personal introspection (where he tries to understand what happened to him during the war) and his take on a period of history that most people would prefer to keep quiet (maybe trying to explain what happened during the war to a younger generation who didn’t live through it). In 1973, he continued on the same line with the publication of Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths, available in English from Drawn & Quarterly and in French [Operation Mort], from Cornélius), which is an “anti-militarist story denouncing the blind and vain sacrifice” of the japanese soldiers (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) and is directly based on his own experience in Papua New Guinea.

This has given him a taste for autobiography, so he published NonNonBâ to ore (lit. “Grandma and Me” / NonNonBâ, available in English from Drawn & Quarterly) in 1977, where he looks back on his childhood and how he discovered, through the stories of an old woman, the supernatural “bestiary” of traditional Japanese folklore. He continues in 1988 with Komikku Showa-Shi (Showa: A history of Japan, available in English from Drawn & Quarterly), a history of Japan in manga dealing with the Showa era (1926-1989) in eight volumes. Finally, in 2006, he began a new series where he tackles a true autobiography: Mizuki Shigeru Den (“Mizuki’s Life”, available in French from Cornélius). His style and humane stories, expressing deep respect for all life, make him “one of the forerunners of the 1960s gekiga movement, which sought to introduce more realistic artwork to Japanese comics” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). For more information on the gekiga movement, I’d like to refer you to my comments on A Drifting Life by Yoshihiro Tatsumi. On Shigeru Mizuki himself, you can see ANN’s entry and the 106th episode of “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” dedicated to him.

Showa: A history of Japan (??????? / Komikku Showa-Shi / lit. “A Comics History of the Showa Era”) was first published in eight volumes (tank?bon), between november 1988 and december 1989, by Kodansha without being serialized in a magazine beforehand as it is generally the case for a manga series. It won the 13th Kodansha Manga Award in 1989 and was reissued in a smaller format (bunkobon) in 1994. The English edition by Drawn & Quarterly will be compiled into four huge volumes (the first volume was released in november 2013 and the second one is due in may 2014). There’s a five-page (pg 348-352) preview available on their website. [opposite: pg 194]

It is always rather difficult to comment on such historical manga, because there is so much material to talk about, so many dates, so many events and historical characters, that it’s a little overwhelming. Fortunately, the superb foreword by Frederik L Schodt says it all about this huge volume and helps us put everything into perspective:

“The long Showa era was arguably the most tumultuous, violent, and tragic of them all, with only brief moments of optimism. (…) It might at first seem odd that a manga artist would create what, I believe, is one of the best histories–of any sort–on Japan’s Showa period.” [foreword, p. 9]

“[Mizuki] is not afraid to tell how an entire nation became first delirious with war fever, and afterward disillusioned with not only war, but nationalism itself.” [p. 10]

“In this first volume of Mizuki’s Showa series, we are given a rare Japanese view of the train of events that led up to the war, and shown what it meant for ordinary citizens–and especially for Shigeru Mizuki–to be dragged deeper and deeper into a world of no escape” [p. 11]

This manga tells us the story of the Showa era, which corresponds to the reign of Emperor Hirohito (1926-1989). This first volume explains the circumstances that brought Japanese expansionism, creating an asian colonial empire (mostly in Manchuria and Korea), and the events (particularly the Mukden incident on september 18th 1931) that led the military (without the consent of the government or the emperor) toward the Second Sino-Japanese war (on july 7th 1937) and later into World War II. I was told that the war was very hard on the Japanese people (and the story told in the first volume of Barefoot Gen by Keiji Nakazawa is an excellent example of what they had to endure). However, I realized while reading this manga that the entire era was one of hardship: from the aftermath of the Great Kanto Earthquake to the financial crisis, from the Great Depression to a virtual military dictatorship, from war to defeat and occupation. The making of the pacific war was much more complex that I had previously thought. [Opposite: pg 234]

Mizuki is telling us two different stories with his manga: first, the History (with a capital “H”) of the Showa era that he presents to us in “a quasi-acedemic approach” and, second, his own childhood memories of that era, which is presented in a more casual and comical way as he portrays himself as a looser. In order to emphasize the difference between the two stories, he uses two different–and even opposite–styles: the historical story is told with rather realistic drawings which use “iconic photographs (…) hand-traced or rendered in super-high contrast” while his personal story is told with his usual “loose and cartoony” style (he even sometimes uses Rat-man, a character from his yokai stories, as narrator) [all quotes are from Schodt, foreword, p. 10]. All in all, he uses for this manga a very simple layout that is made of quite large drawings and very little panels per page (sometimes even only two and rarely more than eight). [Opposite: pg 278]

The manga concludes with an interesting afterword by Hideki Ozaki, followed by explicatives notes and relevant facts that help a lot to better understand the context of the historical events and the actors that participate in them. It is quite an interesting subject, but unfortunately the complexity of the narrative (as I said, many dates, many people) is made even more confusing for readers who are unfamiliar with Japanese history by the fact that Mizuki doesn’t tell his story in a strictly chronological manner but often comes back in time to tell about more events or give more details on previously presented events. [Opposite: pg 412]

However, as an historian, I am compelled to find highly fascinating such a manga which succeeds to summarize an important–but often embarrassingly neglected or distorted–era of Japanese history with simple terms and illustrations. It’s an heavy book (literally!) which is not always easy to read (particularly for us gaijin) but it is a very good (if not always entertaining) story and an excellent way to learn about Japanese history and better understand the culture. So, if you have any interest in classic manga or in Japanese history & culture, I recommend reading this manga.

Showa: a History of Japan, 1926-1939, by Shigeru Mizuki (translation: Zack Davisson). Montreal, Drawn & Quarterly, november 2013. 6.45 x 8.765 x 1.75 in., b&w, paperback, 534 pg., $24.95 US/Can. ISBN: 978-1-77046-135-2. Recommended for young adults (14+).

For more information you can check the following websites:

Showa: a History of Japan © 2013 Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. Translation © 2013 Zack Davisson. Forward © 2013 Frederik L. Schodt. Afterword © 2013 Hideki Ozaki. Relevant facts © 2013 Shigeru Mizuki. English edition © 2013 Drawn & Quarterly. All rights reserved.

[ Traduire ]

Cesare (4)

Cesare_4-cov“Angelo, qui s’est vu confier la supervision du chantier de la manufacture, promet innocemment à Cesare de lui rapporter tout ce qui touchera à l’avancée des travaux. Ayant eu vent de ce pacte, Miguel conseille au jeune Florentin de ne pas accorder aveuglément sa confiance à son camarade espagnol.”

“C’est alors qu’un autre personnage approche Cesare : Niccolò Machiavel, agent à la solde de Lorenzo de Médicis. Lorsque l’espion lui confie que l’état de santé de son employeur est des plus préoccupants, le jeune Borgia prend conscience de la nécessité de réconcilier les Médicis et Raffaele Riario avant que Florence ne montre des signes de faiblesse. Tout en prenant soin de s’assurer de l’identité de tous les membres de la Fiorentina, il met en place un nouveau plan…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le Capital

Sais-tu de quoi est fait l’argent que nous utilisons ?
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“Au milieu du XIXe siècle, document.write(“”); la révolution industrielle se met en marche en Europe, chamboulant notre manière de voir, de consommer et de vivre. La production en masse est désormais possible, mais les inégalités qui résultent des nouvelles pratiques économiques et sociales creusent un fossé qu’il est difficile de combler. La nouvelle donne profite à une minorité d’entrepreneurs tandis qu’elle dessert considérablement la masse de travailleurs qui ne deviennent qu’une «force de travail» pour enrichir les premiers. Découvrez dans ce manga une introduction à l’oeuvre majeure de Karl Marx, concernant le système économique actuel: le capitalisme…”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Les deux volumes du Capital (?????? ??? & ?????? ????? / Manga de dokuha: Shihon-ron & Manga de dokuha: Zoku Shihon-ron / Lit. Le Capital & Le Capital, la suite) sont les vingt-sixième et trente-cinquième volumes de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en décembre 2008 et avril 2009 (les #797 & 885 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le tout premier titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en janvier 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Je dois avouer que c’est tout un défit que de vouloir adapter pour les masses un ouvrage théorique tel que Le Capital. Si Marx est parfois cité, il était toutefois impossible d’utiliser son texte tel quel, alors les auteurs ont inventé une histoire afin d’en illustrer les principes de base. Le récit nous fait donc suivre Robin, un jeune producteur de fromage artisanal dont la production est insuffisante pour répondre à la demande du marché. Il rencontre par hasard Daniel, un jeune investisseur très ambitieux, qui lui propose d’investir afin d’industrialiser sa production. Ayant souffert de la pauvreté étant plus jeune (sa mère en est morte), il est déterminé à devenir riche et accepte la proposition de Daniel. Avec lui, il découvre les rouages du capitalisme. En mécanisant et simplifiant la chaine production il n’a pas besoin d’une main d’oeuvre qualifiée et celle-ci devient donc bon marché et remplaçable. Ainsi les ouvriers “vendent” leur force de travail comme une marchandise. Malheureusement, afin de faire face à la demande, aux pressions de la concurrence et, surtout, de réaliser du profit, la cadence et le nombre d’heures de travail doivent être augmenté au point d’avoir des effets abrutissants et néfastes sur la vie des ouvriers. Devant cette exploitation abusive de ses ouvriers, Robin a des doutes mais il n’a pas le choix s’il ne veut pas tout perdre et redevenir pauvre. [ci-contre: vol. 1, pg 106]

Connais-tu les mécanismes du capitalisme ?

“Avec la révolution industrielle, notre mode de vie a considérablement changé. Aujourd’hui, nous croulons sous les objets, nous travaillons comme des forcenés, nous consommons toujours plus. Et bien que nous sachions par avance que ce système capitaliste est voué à l’échec et aboutira sur une crise, qui fera d’innombrables victimes, nous continuons de fermer les yeux.”

“Comment naissent les crises économiques ? Comment le chômage est-il possible ? Pourquoi toutes ces inégalités sociales ? Découvrez, par le biais de ce manga, les idées de Marx sur la question…”

[ Texte de la couverture arrière ]

Lorsqu’il est décédé en 1883, Marx n’avait complété que la première partie de Das Kapital. C’est son collègue Friedrich Engels qui le finira en utilisant ses notes. Ainsi, après avoir expliqué à travers l’histoire de Robin les concepts de base du capitalisme (marchandise, exploitation, force de travail, valeur du travail), les auteurs du manga prennent une nouvelle approche beaucoup plus efficace: ils font intervenir Engels lui-même comme narrateur et guide. Grâce à l’utilisation de petits graphiques et d’exemples puisés dans l’histoire de Robin, celui-ci nous explique des concepts comme la valeur d’échange, la plus-value ou la circulation du capital. Il nous apprend aussi que la recherche du profit et la surproduction qui en découle crée une spirale infernale qui entraine inéluctablement les entreprises, ainsi que tout les fournisseurs et distributeurs qui lui sont liés, vers la crise. [ci-contre: vol. 2, pg 7]

En effet, malgré que le profit des entreprises proviennent essentiellement de la plus-value générée par la travail des ouvriers, la croissance demande de mécaniser la production, diminuant ainsi la main-d’oeuvre, causant du chômage, et ultimement diminuant les profits. C’est là l’une des contradictions du capitalisme. De plus, la surproduction conduisant à la suraccumulation des marchandises, la baisse des profits conduisant à un ralentissement de la circulation du capital puis à une monté des créances douteuses, le système bancaire commence à ployer sous la pression. Les banques finissent par manquer de liquidité et c’est la crise financière. Ce genre de crises est inhérent aux sociétés capitalistes et se produit régulièrement. Elles sont cependant nécessaire pour “rétablir l’équilibre entre l’offre et la véritable demande. Mais après quels dégâts ?” Le manga se conclut avec l’image (sarcastique j’espère) de Marx et Engels, auréolés, entamant leur ascension vers les cieux avec un dernier message: “remettez en cause le capitalisme”!

Extrait ci-dessous: vol. 2, pg 38-39

Certaines histoires ne sont que légèrement adaptées pour s’ajuster à un médium narratif plus graphique et d’autres sont adaptées plus lourdement. C’est le cas ici avec Das Kapital qui est une oeuvre théorique plutôt rébarbative. Chose surprenante, l’idée de créer une histoire afin de faire passer le message théorique d’une façon plus facile fonctionne assez bien pour ce manga. Il faut dire que c’est un sujet assez intéressant car très d’actualité: on se sent tous touché par la crise et avons sans doute tous eut le sentiment d’être exploité par notre employeur (diminution du personnel, augmentation des cadences — mais n’oublions quand même pas que nous ne sommes pas à la fin du XIXe siècle et que nos emplois viennent avec un salaire minimum et de nombreux avantages sociaux!). Il s’agit tout de même d’un manga un peu lourd et pas vraiment amusant à lire. La lecture en est même laborieuse, pour ne pas dire assommante — ce qui n’est nullement aidée par le fait que le dessin est relativement médiocre. Le second volume est un peu plus aisé à lire sans doute à cause de l’utilisation de techniques narrative plus didactiques.

Je n’ai pas lu l’original alors je ne peux pas vraiment comparer mais je suis pas mal sûr que cette version manga est plus accessible. Elle pourra sans aucun doute assouvir votre curiosité à l’égard de Marx et vous en offrir une bonne introduction. Cela me rappel des manga didactiques comme Japan Inc (en français: Les Secrets de l’économie japonaise en bande dessinée) ou Manga Science. Toutefois, malgré l’intérêt du sujet, ce manga demeure assez moyen, une simple curiosité qui, hélas, fait plutôt piètre figure quand on vient de lire un manga comme Cesare.

Le Capital, Vol. 1 et Vol. 2, écrit par Karl Marx (avec Friedrich Engels pour le vol. 2) et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges; adaptation: Demopolis). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), janvier 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg. ch., 6,95 € / $12.95 Can. ch. ISBN: 978-2-30201-322-3 / 978-2-30201-396-4. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Das Kapital by Karl Heinrich Marx © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Cesare (3)

Cesare_3-cov“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”

“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Cesare (2)

Cesare_2-cov“À peine arrivé à l’université de Pise,  Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”

“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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À la recherche du temps perdu

Mon existence a maintenant franchi les limites du temps et de l’espace !
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“À l’instant où je mis en bouche la madeleine, document.write(“”); je fus pris d’une étrange sensation : les souvenirs de mon enfance ressuscitèrent. En même temps que je me revoyais grandir, se présentait devant mes yeux une fresque de la haute société d’avant et d’après la Première Guerre Mondiale. C’était le début d’un long voyage à la recherche de mon temps perdu…”

“Découvrez en manga cet immense chef-d’œuvre littéraire, par lequel l’auteur, grâce à son interprétation particulière du temps et sa thèse sur les souvenirs, a marqué en profondeur la littérature et la philosophie du XXe siècle.”

Le temps qui s’est écoulé jusqu’à présent sans s’arrêter ne serait-ce qu’une seule fois… n’est pas seulement à moi… mais continue de s’écouler sans interruption en ce moment même pour toutes les personnes de ce monde !

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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J’ai déjà introduit la collection “Classiques” de Soleil Manga. Celle-ci, essentiellement, traduit en français quelques-uns des titres de l’impressionnante collection “Manga de Dokuha” publié au Japon par East Press. Cette collection se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique. Après avoir commenté deux de ces adaptations d’un intérêt très mineur (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible), je m’attaque maintenant à de la véritable littérature.

À la recherche du temps perdu (??????: ????????? / Manga de dokuha: Ushinawareta Toki wo Motomete) est le trente-sixième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publié par East Press en 2009 (le #913 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le cinquième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga.

L’oeuvre principale de Marcel Proust, qui fait dans les cinq-mille pages, est sans doute trop riche et complexe pour être aisément décrite. Il s’agit d’une suite de sept romans dont il commence l’écriture en 1907 et qui sera publié entre 1913 et 1927 (les trois derniers après sa mort). Elle est considéré par beaucoup comme un chef-d’oeuvre de la littérature française. En puisant dans ses souvenirs, Proust “dépeint avec minutie les moeurs de son époque” [rabat de couverture intérieur du manga], particulièrement la haute bourgeoisie et l’aristocratie du début du xxe siècle, en une sorte de “réflexion (…) sur la mémoire et sur le temps” [wikipédia].

Le manga se divise en sept parties, chacune représentant plus ou moins l’un des romans de Proust. Dans la première, “Du côté de chez Swann” (p. 5), le narrateur (Proust) se remémore son enfance à Combray grâce au goût d’une madeleine. Ce récit sert à établir les bases et à introduire les personnages qui peupleront le reste de l’histoire. Il y traite de son intérêt pour la lecture et son désir de devenir écrivain, de l’admiration qu’il avait pour la famille noble des Guermantes (représentée dans une tapisserie de l’église locale), du bonheur que représentait pour lui le baiser du soir avec sa mère (représentant l’angoisse d’être séparé d’elle pour la nuit), ou encore de Monsieur Swann, un riche voisin qui était la coqueluche des salons et qui faisait scandale en ayant épousé Odette (une ancienne cocotte ou prostituée de première classe). Un jour, en se promenant du côté de chez Swann, il fait la rencontre fortuite avec Gilberte (la fille des Swann) et en tombe amoureux. Si celle-ci se montre amicale, elle demeure froide à ses avances. Il cessa donc de fréquenter Gilberte mais resta proche des Swann.

Deux ans plus tard, dans “À l’ombre des jeunes filles en fleurs” (p. 61), il fait avec sa grand-mère un séjour estival à Balbec, une station balnéaire imaginaire de Normandie. Il y fait la rencontre de la Marquise de Villeparisis, du Marquis Robert de Saint-Loup, du Baron de Charlus (un Guermantes qui lui fait des avances!), du peintre Elstir, mais surtout d’Albertine Simonet. Il en tombe amoureux et fréquentera tout l’été la troupe d’amies de celle-ci. À la fin de l’été, elle l’invite dans sa chambre mais, lors qu’il s’apprête à l’embrasser, elle le rejète et quitte précipitamment l’hotel.

Dans “Du côté des Guermantes” (p. 117), le narrateur aménage avec sa famille (sur recommandation de la marquise de Villeparisis) dans un appartement de l’hôtel des Guermantes sur le faubourg Saint-Germain à Paris. C’est l’occasion pour lui de faire connaissance avec les membres les plus respectables de la famille Guermantes, qu’il admire tant, et de finalement entrer dans le monde de l’aristocratie. Saint-Loup, avec qui il s’est lié d’amitié, l’introduit au salon de sa tante, la marquise de Villeparisis, où il rencontre le duc et la duchesse de Guermantes, ainsi que le Baron de Charlus (qui lui fait encore des avances mais dont il ne comprend pas la nature). Suite au décès de sa grand-mère, il tombe en dépression et ne sort plus, mais la visite inattendu d’Albertine, avec qui il développe finalement une relation, le sort de sa torpeur.

Dans “Sodome et Gomorrhe” (p. 171), il est invité au salon de la Princesse de Guermantes, la tête de la famille. En chemin, il rencontre Swann qui lui annonce qu’il est mourant, puis le Baron de Charlus, qu’il surprend avec le valet Jupien, et il comprend finalement que le baron est un “homme de Sodome” (homosexuel). Plus tard, il propose à Albertine de se rendre à Balbec. A la gare, il rencontre à nouveau Charlus, cette fois accompagné du violoncelliste Charles Morel (son nouvel amant), et surprend Albertine en conversation très rapprochée avec une demoiselle, ce qui fait naître dans son coeur de la méfiance à son égard.

Dans “La prisonnière” (p. 225), Albertine retrouve sa troupe d’amies à Balbec et le narrateur fréquente le salon de Madame Verdurin. C’est là qu’il reverra Charlus et Morel, qui joue la “sonate de Vinteuil.” Cette mélodie lui fait imaginer Albertine dans les bras de mademoiselle Vinteuil. Il se rend compte, d’une part, qu’Albertine est Gomorrhéenne (i.e. lesbienne) et, d’autre part, qu’il ne l’aime plus. Mais il demeure jaloux et ne la laisse pas sortir sans lui. Après une querelle, il décide de rompre mais, après qu’elle soit partie, elle lui manque terriblement. Plus tard, il apprend qu’elle est morte dans un accident de cheval. Au même moment, il reçoit une lettre d’Albertine où elle demande pardon et lui avoue son amour. Cela le laisse dévasté.

Extrait des pages 258-259

Dans “Albertine disparue” (p. 279), il retrouve par hasard son premier amour, Gilberte, chez la duchesse de Guermantes. Après la mort de Swann, Odette s’est remariée avec monsieur de Forcheville et est ainsi acceptée par l’aristocratie. Adoptée par son beau-père, Gilberte est devenu mademoiselle de Forcheville. Elle annonce au narrateur son mariage prochain avec Robert de Saint-Loup mais lui avoue croire que Robert la trompe avec de multiple maîtresses. La santé du narrateur étant fragile, il passe plusieurs mois au sanatorium. À ce moment, la première guerre mondiale éclate. À Paris, il rencontre Saint-Loup qui s’est porté volontaire et a même reçu la Croix de Guerre. Il est surprit d’apprendre que le narrateur connait Morel, qui a disparu au front et que Saint-Loup recherche désespérément. Sur le chemin du retour, le narrateur éprouve un malaise et cherche refuge dans une auberge. Il découvre que celle-ci est en fait un lieu de plaisir géré par Jupien dans le seul but de divertir le Baron de Charlus. Jupien lui apprend que Morel a quitté le Baron pour devenir l’amant de Saint-Loup. Ils sont interrompu par un raid aérien qui détruit l’auberge. Par la suite on apprend que Saint-Loup est mort au front.

Finalement, dans “Le Temps retrouvé” (p. 333), il est invité par le prince de Guermantes. Il revoit tout ces gens qu’il connait et qu’il n’a plus vu depuis la guerre et son séjour au sanatorium mais il ne reconnait plus personne car ils ont tous vieillis. Morel est là pour jouer la sonate de Vinteuil. La merveilleuse mélodie rend le narrateur nostalgique mais lui fait un tout autre effet cette fois car elle évoque pour lui son temps perdu! Après le concert, il rencontre Gilberte qui lui présente sa fille, qui représente l’union des familles Swann et Guermantes. Il se rend alors compte que, lui aussi, a vieilli et que c’est le moment pour lui d’écrire tout ce qu’il a ressenti dans sa vie, de laisser une trace de son existence…

Malheureusement, comme je n’ai jamais lu Proust, je ne peux donc pas comparer le manga à l’original. Toutefois, cette adaptation me laisse une assez bonne impression. Le dessin est bien, mais sans être extraordinaire (c’est quand même beaucoup mieux que les autres titres de la collection que j’ai lu jusqu’à maintenant). Le style est typique et nous semble familier tout en étant assez inégale (parfois bien, parfois grossier) mais demeure généralement agréable à l’oeil. L’histoire est intéressante (particulièrement parce que j’ai toujours été curieux de découvrir Proust) et, malgré l’ampleur du défi que représente l’adaptation d’une telle saga, la narration est plutôt fluide. Je regrette toutefois que l’on ait choisi de la publier dans le sens de lecture occidental, mais je comprend que la collection se veuille accessible au plus large public possible.

Adapter un géant littéraire de près de cinq-mille pages en moins de quatre-cent est une tâche presqu’impossible. Il faut donc faire des choix. Dans ce cas-ci, on a choisi de sélectionner les événements les plus marquant de la vie du narrateur et de les enchaîner d’une façon suffisamment cohérente pour je ne ressente pas qu’il y manque quelque chose. Je suis donc tout de même impressionné du résultat. Toutefois, il semble que les lecteurs familiers avec l’oeuvre de Proust soient beaucoup moins indulgents et reprochent à l’adaptation son manque d’émotion, une apparence superficielle et l’absence de la complexe beauté de la langue de Proust. Mais ce sont là les torts de toutes adaptations! Il faut voir cette collection de classiques comme des adaptations cinématographiques que l’on regarde (parfois en accéléré) pour avoir un avant-goût de l’histoire et juger si cela vaut la peine que l’on se lance dans la lecture du livre.

À la recherche du temps perdu est donc un assez bon divertissement, qui est d’une lecture agréable et surtout très instructive car elle représente le parfait condensé (style Readers’ Digest) de ce très grand classique de la littérature française. C’est une excellente introduction pour aiguiser notre appétit avant d’entreprendre la lecture de l’oeuvre comme telle.


À la recherche du temps perdu, écrit par Marcel Proust et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 2,8 cm, 384 pg., 9,90 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30201-879-2. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: À la recherche du temps perdu © 2008 Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Cesare (1)

Cesare_1-cov“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”

“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Übel Blatt (1)

“La légende raconte que pour lutter contre une terrifiante armée des ténèbres, document.write(“”); l’empereur missionna 14 vaillants guerriers à qui il confia 14 lances sacrées. 3 d’entre eux, “les glorieux guerriers sans retour”, périrent au combat. 4 autres, surnommés “les lances de la trahison”, furent exécutés par leurs compagnons pour félonie. Les 7 derniers accomplirent leur mission et furent accueillis en héros à leur retour.”
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“Mais 20 ans plus tard, des rebelles baptisés eux aussi “les lances de la trahison” défient de nouveau l’autorité de l’empire…”

“Sombre, vénéneux, épique… Découvrez Übel Blatt, une incroyable saga de dark fantasy !”

[ Texte du site de l’éditeur ]

“Privé de la juste reconnaissance de ses faits d’armes, celui à qui l’on donne le surnom infamant de “Lance de la Trahison” continue son périple après avoir changé d’identité et d’apparence…”

“La quête de vengeance mène Köinzell à Rielde Velem, ville dirigée par le “monastère”, un groupe religieux rongé par la corruption et qui multiplie les exécutions publiques.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Il y a quelques semaines sur NHK World, je suis tombé sur une émission de Imagine-Nation qui introduisait le manga Übel Blatt de Etorouji Shiono. Je n’en avais jamais entendu parlé mais le style me paraissait intéressant alors je me suis réservé le premier volume à la bibliothèque. Je me suis toutefois aperçu par la suite qu’il y avait un volume zéro qui introduit probablement le personnage principal et ses origines (quoique le premier volume en fait un bon résumé et je n’ai donc pas l’impression d’avoir manqué quelque chose).

Übel Blatt (???????? / lit. “journal du mal” en allemand, mais l’auteur voulait probablement dire “épée maléfique”) est un manga seinen de dark fantasy écrit et illustré par le jeune artiste Etorouji Shiono. Il a été prépublié en feuilleton dès 2005 dans le magazine Young Gangan et, depuis 2011, dans Big Gangan (tous deux publiés par Square Enix). La série comporte jusqu’à maintenant quatorze volumes qui ont presque tous été traduit en français par les Éditions Ki-oon (le volume 14 devrait paraître en décembre 2013). Il a été primé au Japan Expo de 2008 pour le meilleurs manga seinen. Un interview avec l’auteur est disponible sur Youtube, et le site de l’éditeur français offre aussi un extrait d’une vingtaine de pages du volume zéro. Ki-oon a aussi produit quelques “bande-annonces” pour le manga (l’une sur DailyMotion et une autre, plus longue, sur Youtube):

Vingt ans plus tôt, alors que les fiefs de Szaalanden sont menacés d’invasion par le royaume maléfique de Wischtech, quatorze de leur meilleurs jeunes guerriers reçoivent la mission d’y mettre fin. Trois mourront, quatre trahiront et seront exécutés, sept vaincront et deviendront des héros. Tel est la légende mais la vérité est toute autre: les quatre véritable héros ont vaincu l’ennemi pour être ensuite lâchement assassiné par leur sept confrères qui leur volèrent ainsi la gloire.

Le personnage principal, Köinzell, est en fait Ascheriit, l’un des quatres véritable héros, qui a survécu à une mort certaine en mangeant une elfe lunaire et qui s’est lui-même lentement transformé en demi-elfe par la suite. Il détient des habilités exceptionnelles en combat mais son corps d’elfe est fragile, quoiqu’il puise une grande force dans la lune. L’origine de Köinzell n’est pas expliquée dans le premier volume, mais je suppose qu’elle l’a été dans le volume zéro.

Alors qu’il arrive à la ville frontière de Rielde Velem pour pénétrer clandestinement dans le territoire des fiefs de Szaalanden, Köinzell fait la rencontre de ceux qui deviendront ses premiers compagnons: Vido, Peepi et Altea. Ils doivent d’abord affronter les moines du monastère, puis les créatures Wischtech des catacombes, avant de pouvoir “passer de l’autre côté” et rejoindre le camps des Sept Héros. Car Köinzell ne désire qu’une chose: se venger de ceux qui sont les véritables traitres!

Übel Blatt est une histoire d’héroïc fantasy sombre assez typique comme on l’a vu maintes fois en manga (voir Berserk ou Claymore par exemple): pleine de jeunes filles en détresses légèrement vêtu ou d’héroïnes à la poitrine opulente (pour justifier un peu de nudité), de grandioses combats d’épée en grande éclaboussures de sang, de techno-magie, de monstres “maléfiques” hideux, de trahisons, de courage, de sacrifices, avec un beau héros elfique adolescent! C’est tout de même bien écrit et intéressant (pour autant que je puisse juger avec un seul volume). Toutefois, ce qui a initialement attiré mon attention c’est surtout la qualité du dessin, qui est très détaillé, sombre, assez dynamique mais demeure quand même compréhensible. Le design des personnages et des créatures est attrayant. L’ensemble — le style riche et épique, une histoire captivante et prometteuse — fonctionne assez bien pour créer une lecture agréable, qui nous en fait désirer plus. Intéressant.

Übel Blatt, vol. 1, par Etorouji SHIONO (traduction: Ryoko Akiyama). Paris, Éditions Ki-oon, juillet 2007 (réimprimé en avril 2011). 13,0 x 18,0 cm, 226 pg., 7,65 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-915513-68-4. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (16+ due à du gore, de la nudité et de la violence).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Übel Blatt © 205 Etorouji Shiono / Square Enix. Édition française © 2007 Ki-oon.

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Les Vacances de Jésus et Bouddha (2)

Jésus revient, document.write(“”); Jésus révient avec Bouddha !“
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“Si vous aussi, quand vous allez chez votre libraire, vous demandez « Vous n’auriez pas ce manga avec Jésus et Bouddha ? », ne craignez rien, vous n’êtes pas seul ! Tout le monde sait maintenant qu’ils prennent des vacances dans la banlieue de Tôkyô. Bouddha compte toujours le moindre sou, tandis que Jésus met son blog à jour aussi vite que sa connexion le lui permet. Découvrez vous aussi cette nouvelle divine comédie !”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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J’ai déjà pas mal tout dis ce que je pensais de cette série dans mon commentaire du premier volume. Dans le second volume, Jésus et Bouddha continue leurs vacances sur terre, dans la banlieue de Tokyo. Au chapitre 9, Holy birthday, Jésus & bouddha célèbre la noël et bouddha tente de faire une surprise à Jésus pour son anniversaire mais la propriétaire de l’immeuble casse leur party. Au chapitre 10, Auto-sanctification, ils passent le jour de l’an au temple et à jouer à des jeux de société. Au chapitre 11, Hospital fever, Bouddha tombe malade après avoir médité trois heures en manches courtes dans la neige et Jésus tente de montrer qu’il est responsable en s’occupant de lui. (ci-contre, page 56) Au chapitre 12, Un prince trop bien portant, Bouddha a pris du poids durant les fêtes et le duo décide de faire de l’exercice. Au chapitre 13, Le parc le plus proche du paradis, le duo passe un bel après-midi au parc. Au chapitre 14, Pèlerinage, Bouddha amène Jésus à la terre sainte des geeks, Akihabara, où Jésus espère qu’ils achèteront un nouvel ordinateur mais Bouddha, lui, désire magasiner un autocuiseur de riz! Finalement, au chapitre 15 (Coupe, ablutions et un peu de vin), Jésus et Bouddha se coupent les cheveux mutuellement et vont ensuite au bain public où Jésus, rigolant trop suite à une de ses blagues nulles, transforme l’eau du bain en vin!

Page 12 (à gauche) et page 63 (à droite)

Bon, Les vacances de Jésus et Bouddha c’est un manga très hilarant et original au début mais on s’en lasse rapidement. Et je dois dire que j’en ai beaucoup arraché à essayer de lire les textes qui sont souvent un peu trop petits pour mes vieux yeux (il me faudrait une deuxième paire de lunettes ou une loupe!). Au point où je me trouvais des excuses pour ne pas lire (j’ai donc pris du retard dans mes lectures). J’aurais beaucoup plus apprécié ce manga s’il avait été publié dans un format un peu plus grand et avec un meilleur lettrage. Enfin, c’est tout de même rigolo et je le recommande mais, moi, j’ai abandonné l’idée de lire le volume trois et les suivants…

Les vacances de Jésus et Bouddha, vol. 2, par Hikaru Nakamura (traduction: Étienne Robert). Paris, Kurokawa, septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 1,2 cm, 128 pg., 6,70 € / $11.95 Can. ISBN: 978-2-351-42588-6. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Saint Oniisan © 2008 Hikaru Nakamura, All Rights Reserved.

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Unshelved 10: Bibliovores

bib•li•o•vore | ‘bibl??, document.write(“”); vôr | noun : a person whose primary form of nourishment is books.
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The tenth Unshelved collections, Bibliovores, “begins where
Too Much Information left off, with the birth of Dewey’s adorable daughter, Trillian. It also features: The on-the-job education of Mallville Public Library’s newest employee, Dyna the clerk; Dewey explaining plagiarism to an unrepentant Merv; The mystery patron who won’t leave the bathroom; Dewey’s NDA review copy of a hot new YA novel by his favorite author; Library Day Camp; Staff self-assessments; and much more!”

“In addition to daily comic strips [published on the website between December 5th 2011 and March 28th 2013], Bibliovores features Dewey’s Secret Origin, Conference Tips, and the 12 page classic comic epic What Would Dewey Do @ BEA? It’s the same compact size as Too Much Information and Large Print, but this time around [there’s] six months worth of color strips.” [Text from the publisher’s website]


As I have previously announced, Overdue Media released in June a tenth Unshelved compilation titled Bibliovores. Unshelved is a web comic that tells the daily misadventures of Dewey and his co-workers at an American dysfunctional library. It’s a kind of sitcom in a comics format where’s the backdrop is set in a library instead of someone’s apartment. The various awkward or absurd situations are generally hilarious (even if you don’t work in a library or don’t know much about its world, although I admit it helps).

I already introduced the webcomics in 2008, then commented on Reader’s Advisory in february 2010, on Large Print in september 2010 and talked about the release of Too Much Information in january 2012, so there’s not much more I can say about this new book. It’s equal to the others, not always funny but worth reading (particularly for me since I very often recognized situations I’ve found myself in). Unfortunately, the book doesn’t feature the “Unshelved Book Club” pages, but this volume still has forty pages in color. Even if you can read this comics online, I generally order the book from Amazon just to encourage the creators.

My top ten favourites (plus one bonus):










Unshelved Vol. 10: Bibliovores, by Gene Ambaum and Bill Barnes. Seattle, Overdue Media, 2013. 21.8 x 17 cm, 120 pgs., $11.95 US / $12.95 CDN. ISBN-13: 978-1-937914-04-2.

For more information you can check the following websites:

Bibliovores © 2013 Overdue Media LLC. All rights reserved.

[ Traduire ]

La fête de la tomate

“Un petit plant tout rabougri était bradé à l’entrée du supermarché. Hana l’a remarqué, document.write(“”); l’a réclamé à son papa, l’a rempoté, arrosé, soigné, et protégé des chenilles. Le jour des grandes vacances, elle l’a emporté avec elle passer l’été chez sa grandmère. Ses parents la désapprouvaient ? Hana a tenu bon. Le typhon souffle ? Le petit plant, enraciné dans le potager, résiste. La nature récompense souvent ceux qui prennent soin d’elle. Au coeur de l’été, Hana pourra bientôt inviter toute sa famille à un festin de tomates cerises !“
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[ Texte du
site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

«Papa, c’est quoi cette plante ?» (page 2-3)

Au supermarché, Hana convainc son père d’acheter un petit plant de tomate rachitique. Elle le rempote, l’arrose, le protège des chenilles et il grandit. Hana aime s’occuper des plantes, peut-être parce que son nom veut dire “fleur” en japonais. L’été venue, elle se rend chez sa grand-mère et, contre l’avis de ses parents, amène son plant avec elle. Tout de suite grand-mère lui propose de la replanter dans son jardin. Elle grandira mieux en pleine terre mais restera plus petite que les autres plants de tomates car c’est une variété de tomates cerises. Au bout de quelques jours, des fleurs jaunes apparaissent, puis deviennent de petites tomates vertes. Bientôt, elle pourrons être mangées.

Un soir, la météo annonce un terrible typhon, alors Hana et sa grand-mère plantent des piquets pour attacher les plants. Pendant la nuit, Hana est inquiète mais le lendemain le soleil est de retour et les plants, quoique secoués par les vents violents, ont survécu. Deux jours plus tard, Hana cueille et goûte à sa première tomate, toute rouge et chaude de soleil. Quand ses parents viennent la chercher, Hana et grand-mère leur prépare un merveilleux festin avec le fruit du potager: tomates, carottes, concombres, radis, et pommes accompagnés de chrysanthèmes et de sushis. Ils reviendront à la maison avec un carton rempli de tomates, et Hana se demande ce qu’elle fera pousser l’an prochain.

Gauche: “Un matin, catastrophe, Hana s’aperçoit qu’il y a de petits trous dans les feuilles” (pg 5)
Droite: «Est-ce que tu crois que les tomates ont peur, elles aussi ?» (pg 19)

C’est une très belle histoire qui enseigne aux enfants la valeur de la terre et du jardinage. C’est aussi très bien illustré, avec une technique peut-être un peu classique pour ce genre d’album mais qui donne un très beau résultat. Si l’auteur vit maintenant à Paris, elle illustre tout de même des scènes typiques de la vie quotidienne japonaise, telle que le supermarché, la campagne avec ses maisons aux toits de tuiles, les intérieurs japonais avec leur tables basses, les tatamis et les futons, l’utilisation de bambou dans le jardins et la préparation des repas où les fruits et légumes sont sculptés et présentés avec du feuillage et des fleurs. L’album peut donc aussi constituer une introduction è la culture japonaise. J’aime bien.

Le site de l’éditeur comprend également deux vidéos: une introduction du livre par le directeur général de la maison d’édition et une interview avec l’auteur.

La fête de la tomate, écrit et illustré par Satomi Ichikawa. Paris, L’École des loisirs, octobre 2012. 22 x 27.2 x 0,8 cm, 30 pg., 13,20 € / $19.95 Can. ISBN: 978-2-211-21139-0. Recommandé pour les enfants de 5 à 7 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La fête de la tomate © 2012, L’École des loisirs, Paris.

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Madame Mo: Les fêtes japonaises

“Yoko, document.write(“”); Norio, Plüq, Rose… tous les personnages de l’univers de Madame Mo nous entraînent dans un voyage culturel à travers le Japon et ses fêtes traditionnelles. Hina Matsuri, la fête des poupées en mars, O-tsukimi, la fête de la lune en septembre, Shichi-go-san, la fête des enfants en novembre… nous les suivons sur une année. Douze petites histoires faites de tranches de vie ou de souvenirs d’enfance nous immergent dans l’ambiance de la fête. Et pour prolonger ces moments joyeux, chaque histoire est accompagnée d’une activité manuelle simple et d’une recette. Un ouvrage riche et atypique pour lire et s’amuser à tous les âges !“
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[ Texte du
site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Situé dans l’univers de Madame Mo, créé en 2003 par Agnès Lafaye et Pascale Moteki pour illustrer des objets inspirés de la tradition japonaise, ce livre pour enfants nous introduit aux fêtes japonaises. Il y a une fête pour chacun des mois de l’année et chacune nous est présentée à l’aide d’une petite histoire, d’une activité de bricolage et d’une recette. Ainsi, pour janvier, où l’on fête le nouvel an japonais (Oshogatsu), les auteurs nous racontent ce que les personnages font cette journée là, puis nous présente le jeu Fukuwarai (où les joueurs doivent épingler les différentes parties du visage (comme les yeux, les sourcils, le nez et la bouche) sur un dessin de face vierge) et une recette de Oyako don (Omelette au poulet sur bol de riz). Les fêtes pour le reste de l’année sont en février: chasser les mauvais esprits (Setsubun); mars: la fête des poupées (Hina Matsuri); avril: fête des cerisiers en fleur (Hanami); mai: la fête des garçons (Kodomo no Hi); juin: saison des pluies (Tsuyu); juillet: fête des étoiles (Tanabata Matsuri); août: fête des ancêtres (O-Bon); septembre: fête de la lune (O-Tsukimi); octobre: fête du sport dans les écoles (Undokai); novembre: fête des enfants (Shichi-go-san); et décembre: denier jour de l’année (O-Misoka).


Ce n’est pas le genre de livre que l’on lit d’un bout à l’autre mais plutôt une référence que l’on utilise pour introduire la culture japonaise aux enfants en leur lisant une histoire chaque mois et leur présentant des activités thématiques culinaires ou ludiques en relation avec la fête du mois. C’est une très bonne façon de développer la diversité culturelle des jeunes tout en s’amusant. Les illustrations sont simples et très colorés, mais le style des personnages de l’univers de Madame Mo est un peu excentrique (“personnages dotés d’une tête surdimensionnée avec un oeil plus grand que l’autre”). C’est un livre très amusant, riche en idées et en information.

Madame Mo: Les fêtes japonaises; Histoires, recettes et petits bricolages, écrit par Agnès Lafaye et illustré par Pascale Moteki. Arles, Éditions Philippe Picquier, avril 2013. 20 x 26 x 0,9 cm, 104 pg., 16,00 € / $27.95 Can. ISBN: 978-2-8097-0911-7. Recommandé pour les enfants de 7 à 12 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Madame Mo: Les fêtes japonaises © 2013, Éditions Philippe Picquier.

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Sucker Punch

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.
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“Close your eyes. Open your mind. You will be unprepared.”

Sucker Punch is an epic action fantasy that takes us into the vivid imagination of a young girl whose dream world provides the ultimate escape from her darker reality. Unrestrained by the boundaries of time and place, document.write(“”); she is free to go where her mind takes her, and her incredible adventures blur the lines between what’s real and what is imaginary.”

“She has been locked away against her will, but Babydoll (Emily Browning) has not lost her will to survive. Determined to fight for her freedom, she urges four other young girls—the outspoken Rocket (Jena Malone), the street-smart Blondie (Vanessa Hudgens), the fiercely loyal Amber (Jamie Chung) and the reluctant Sweet Pea (Abbie Cornish)—to band together and try to escape their terrible fate at the hands of their captors, Blue (Oscar Isaac), Madam Gorski (Carla Gugino) and the High Roller (Jon Hamm).”

“Led by Babydoll, the girls engage in fantastical warfare against everything from samurais to serpents, with a virtual arsenal at their disposal. Together, they must decide what they are willing to sacrifice in order to stay alive. But with the help of a Wise Man (Scott Glenn), their unbelievable journey—if they succeed—will set them free.” [Official Synopsis]


I just caught this movie on Showcase the other day and I was blown away. I had heard about it and seen some promising illustrations, but on release it was demolished by the critics (Rotten Tomatoes gave it a 23% rating for the critics and 46% for the audience) and I forgot about it. However it’s created by a reputable director, Zack Snyder (300, Watchman, Man of Steel), and even if it far from perfect it is quite a piece of beautiful entertainment. It is told with very little dialog, lots of music and astonishing CGI.

It starts with a sad story: a mother dies leaving her fortune to her two daughters. The abusive stepfather is unhappy with this and, as he is about to take it out on the girls, the oldest escapes her room and tries to kill him. However, the bullet ricochets on a steel pipe and kills the younger sister instead. The stepfather seizes this opportunity and has her institutionalized because of her supposedly violent and murderous behaviour. He makes a deal with the orderly that runs the place that she will be “taken care of”. In a few days, a special doctor will come to lobotomize her. That’s just the introduction. The girl, known as Babydoll, uses her imagination to escape her grim circumstances. The mental hospital becomes a brothel where’s the girls entertain the customers. But the Babydoll of the imaginary world escapes her own ordeal in a fantasy world where she is a warrior and has to gather five items in order to free herself: a map, a lighter, a knife, a key and a mysterious item that will be revealed at the end. The Babydolls of all worlds are determined to fight for their freedom.

The use of music and its sketch movie style reminds me of the eclectic storytelling of Heavy Metal where you had several unrelated segments united by one main story. Here you have an Inception‘s style asylum mindfuck that opens into segments set into four anachronistic mishmash fantasy world worthy of the most excessive mecha anime and video games: a Kungfu Panda style samurai fight where Babydoll acquires her only weapons: a katana and a Gluck, a WWI steampunk nazi zombie world where they acquire the map, a WW2 dragonslaying medieval fantasy world where they acquire the fire and a futuristic high train robbery meet bomb squad mission with a Vietnam war era helicopter where they acquire the knife (but not without a cost).

Snyder succeeds in capturing the pop culture of the current generation in the same way that Tarentino (Pulp Fiction, Kill Bill, Djando Unchained) captured the pop culture of the baby boomers. With its story inside a story, inside a story, the movie offers a clever storytelling. It also has a fascinating and beautiful visual. Unfortunately, the story is uneven and doesn’t always make sense, the acting is rather average, and the ending is quite disappointing: it delivers a soppy philosophical moral about self-determination and strength of character. I find solace in the fact that it is not really an happy ending. And, yes, it is sexist! But it is well worth watching (for a sci-fi loving male audience of course)!


Sucker Punch: USA, 2011, 110 min.; Dir.: Zack Snyder; Scr.: Zack Snyder & Steve Shibuya (based on a story by Zack Snyder); Phot.: Larry Fong; Ed.: William Hoy; Mus.: Tyler Bates, Marius de Vries; Prod.: Deborah & Zack Snyder; Studio: Legendary Pictures, Cruel and Unusual Films; Distr.: Warner Bros; Cast: Emily Browning (Babydoll), Abbie Cornish (Sweet Pea), Jena Malone (Rocket), Vanessa Hudgens (Blondie), Jamie Chung (Amber), Carla Gugino (Madam Gorski), Oscar Isaac (Blue), Jon Hamm (High Roller), Scott Glenn (Wise Man).
For more information you can visit the following websites:
Sucker Punch © 2011 Warner Bros. Entertainment Inc.

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La nostalgie heureuse

Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes fut le Japon. À l’âge de cinq ans, document.write(“”); quand on m’en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des années, s’éloignait de mon corps et de ma tête ? (…)“
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“Je n’avais plus mis les pieds au pays du Soleil levant depuis décembre 1996. Nous étions en février 2012. Le départ était fixé au 27 mars. Seize années sans Japon. La même durée qu’entre mes cinq et mes vingt et un ans, qui m’avait fait l’effet d’une traversée du désert. (…) Quand on m’a proposé ce reportage sur les traces de mon enfance japonaise, j’ai accepté pour une raison simple : j’étais persuadée que le projet serait refusé par la chaîne de télévision. J’étais à cette époque à un stade de mon cerveau où je valais moins que rien : personne ne miserait un euro sur moi. (…) En janvier, l’équipe m’avertit que France 5 acceptait. Je tombai des nues. J’allais donc vraiment retourner au Japon. Sidérée, je m’aperçus que cette perspective, à laquelle je n’avais jamais cru, m’enthousiasmait.” [ Extraits des premières pages ]

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J’ai découvert Amélie Nothomb avec le superbe film Stupeur et tremblements d’Alain Corneau (IMdB, bande annonce et extraits sur Youtube). Jusqu’alors, je ne sais pourquoi, j’avais cru qu’elle était une auteur américaine ou britannique, très populaire, qui parlait bien français (un peu comme Kristin Scott Thomas) et qui était un peu dingue. Le film m’avait intrigué parce qu’il traitait du Japon et que je croyais le réalisateur québécois. Après avoir visionné le film (que j’avais emprunté à la bibliothèque) j’étais suffisamment impressionné pour faire quelques recherches et découvrir que non seulement Corneau était français mais encore que le film était basé sur le roman très autobiographique de Nothomb, qui était en fait une auteur belge, quoique plutôt excentrique et névrosée! Comme quoi qu’on ne peut pas toujours être dans l’erreur.

Son père étant diplomate belge en poste au Japon, Amélie Nothomb est née dans l’archipel nippon, plus précisément dans la banlieue de Kobe. Elle y passa les cinq premières années de son existence. Elle fut extrêmement traumatisée lorsque son père fut relocalisé en Chine, puis ailleurs, et qu’elle dû quitter ce Japon tant aimé. Pendant “les années qui ont suivi cet exil, j’ai souffert au-delà du dicible” nous dit-elle. Toutefois, vers le milieu des années ’90, elle décida d’y retourner et se trouva un emploi de traductrice dans une firme Japonaise à Tokyo. C’est là qu’elle vécu l’enfer corporatif nippon, où les salaryman et les ?eru sont cruellement abusé pendant les premières années de leur service, afin de les “briser” et qu’ils deviennent les employés serviles, malléables et robotisés typiques du Japon. Elle survécut en se jetant mentalement dans le paysage urbain tokyoïte et en découvrant l’écriture où elle épanchait ses frustrations. Elle finit par raconter cette expérience dans le roman Stupeur et tremblements (qui fut très mal reçu au Japon), qui éventuellement devint aussi un film. Elle cru qu’elle ne reviendrait jamais au Japon…

J’ai eu vent pour la première fois de La nostalgie heureuse en lisant un article dans Le Monde (et éventuellement un autre dans le Huffington Post) qui annonçait un documentaire de France 5 où l’équipe de télévision suivait Amélie Northomb alors qu’elle effectuait un retour au Japon. Intitulé “Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux”, le reportage de cinquante-deux minutes réalisé par Luca Chiari nous montre une Amélie Nothomb qui, au printemps 2012, retrace ses souvenirs d’enfance, retrouve sa nounou Nishio-san, son fiancé Rinri, elle visite le quartier de sa jeunesse à Kobe, son école primaire, le pavillon d’or, une pièce de théâtre Nô, la corporation où elle travailla à Tokyo, et même le village dévasté de Soma près de Fukushima.

Elle se rassure: ses souvenirs, s’ils sont un peu devenu fiction par le processus littéraire, sont néanmoins réels; elle a bel et bien vécu son enfance au Japon. Et surtout, en un rare interview du genre, elle se confie. Elle nous parle de la correspondance qu’elle entretiens avec ses lecteurs, de l’agression sexuelle dont elle a été victime au Bangladesh, de l’anorexie qui l’affligea adolescente, de ses démons intérieures et que “l’écriture est un moyen de me vider de toute la souillure que je contiens.” On découvre un personnage tourmenté né de l’instabilité d’une vie nomade, en proie à une profonde crise d’identité et d’estime de soi, à des angoisses sans fin. Tout “cela a développé un attachement au langage et, par conséquent à la littérature. Le langage était ma seule conscience stable. Le mot c’est vraiment la chose. C’est aussi pour cela que j’ai tellement besoin d’écrire” L’écriture est sa thérapie, la façon d’exprimer sa musique intérieure.

La nostalgie heureuse est le pendant littéraire à ce voyage cathartique. Elle relate le déroulement du tournage, nous fait de nouvelles révélations (entre autre elle développe beaucoup plus sur ses retrouvailles avec Rinri, qui avait refusé de prendre part au reportage télévisé) mais passe plusieurs éléments du reportage sous silence. Elle entr’ouvre encore un peu le voile sur son processus de pensée intérieur, sur ses souffrances personnelles. Elle exprime une profonde nostalgie, dont on ne sais pas trop si elle est traumatique ou heureuse. Et je me demande quelle est la différence entre un roman autobiographique et une simple autobiographie. Cela veut-il dire que le récit est romancé et, si oui, dans quelle mesure?

Je comprend bien pourquoi Amélie Nothomb est une auteur si populaire. On sympathise et on s’identifie un peu à elle. Après tout nous avons tous nos moments sombres, nos craintes et nos démons intérieurs. Une douce folie. Une soif de rédemption par l’écriture passive ou active. Mais je dois toutefois avouer qu’elle est un personnage incroyablement égocentrique. Toutes ses histoires sont autobiographiques à un niveau ou à un autre, et elle fait la couverture de tout ses livres! Par contre, elle a une belle écriture, simple et fluide, qui est empreinte de beaucoup d’images. La nostalgie heureuse est un livre intime, beau et touchant que j’ai lu d’une seule traite en un peu plus d’une heure (c’est assez court, cent-cinquante-deux pages mais en caractère plutôt gros). Je le recommande. Pour ma part, je suis intrigué et aimerais bien en lire plus. Elle a écrit une vingtaine d’autres ouvrages. Trouverais-je le temps?

La nostalgie heureuse, par Amélie Nothomb. Paris, Albin Michel, août 2013. 20 x 13 cm, 162 pg., 16,50 € / $24.95 Can. ISBN: 978-2-226-24968-5.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La nostalgie heureuse © Éditions Albin Michel, 2013.

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La légende du Chat Porte-Bonheur

“Il y a de nombreuses années, document.write(“”); j’étais un chat en quête de nourriture et qui cherchait un refuge. Après un long et épuisant chemin, je suis arrivé devant un temple niché au pied d’une majestueuse montagne à la cime enneigée. Je me suis assis sous le portique et j’ai attendu, la patte antérieure levée comme à mon habitude.”
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“Basée sur la légende japonaise [du] XVIIe siècle, l’histoire de Tama, le chat Porte-Bonheur, raconte l’origine du Maneki Neko, célèbre petit chat qui lève sa patte en signe de bienvenue et procure chance, fortune et prospérité.“

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Le court récit de cet album pour enfants nous raconte l’histoire d’un chat errant qui avait la particularité de parfois lever la patte droite, comme si il souhaitait la bienvenue aux gens. C’était un bobtail japonais principalement de couleur blanche mais avec une queue noir et orange. Il fut recueilli par le moine d’un temple en ruines qui le nomma Tama, en souvenir de son enfance sur les rives du fleuve Tama. Un jour, durant un violent orage, un seigneur avait cherché refuge sous les branches d’un magnifique cerisier en fleur. Le cerisier lui semblait un meilleur abris que le temple délabré, mais voyant le chat sur le seuil du temple qui semblait l’inviter à entrer, il changea d’avis. Aussitôt la foudre frappa le cerisier et une grosse branche s’écrasa lourdement à l’endroit où le seigneur se tenait quelques instant plus tôt. Pour remercier le chat qui lui sauva la vie, le seigneur fit restaurer le temple et fit de généreuses donations de sorte que le moine et le chat ne fûrent plus jamais dans le besoin. Le chat porta chance et apporta le bonheur tant au seigneur qu’au moine. C’est pourquoi il est honoré en tant que Chat du Bonheur.

Cette histoire n’est qu’une des nombreuses légendes qui expliquent l’origine du Maneki Neko (??? / littéralement le “chat qui invite”) dont on retrouve la représentation dans une grande variété de formes dans la plupart des boutiques et restaurants Japonais ou même du Chinatown. L’origine du geste provient du chat qui se lave l’oreille, qui s’apparente au geste japonais d’invitation, d’où l’idée du chat qui invite le bonheur. Dans l’émission Must Love Cats (en anglais, qui donne pour origine la légende de la vieille femme d’Imado), on explique que si le chat lève la patte droite il apportera la chance et si c’est la gauche il apportera la fortune (financière) et que parfois il lève les deux (ou même les quatre pattes)! Dans la postface de ce livre pour enfants, l’auteur explique qu’elle a choisit de raconter la variante du chat du temple, qui date du début de l’ère Edo, parce que c’est la plus populaire. Le temple serait celui de Gotokuji et le seigneur serait Naotaka Ii.

C’est un beau conte, bien écrit mais illustré plutôt sobrement, qui raconte un aspect intéressant de la culture japonaise. Je le recommande. Le site de l’éditeur comporte un extrait des dix premières pages du livre si vous désirez en avoir une meilleur idée avant d’en faire l’achat — quoiqu’il est également disponible en bibliothèques.

La légende du Chat porte-Bonheur; Un récit traditionnel du Japon, écrit par Wendy Henrichs et illustré par Yoshiko Jaeggi (traduit par Alice Seelow). Paris, Circonflexe, octobre 2012. 21,5 x 26,0 x 0,9 cm, 32 pg., 13,00 € / $19.95 Can. ISBN: 9782878336184. Couverture cartonnée. Recommandé pour les enfants de 6 à 10 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

http://snagplayer.video.dp.discovery.com/636146/snag-it-player.htm?auto=no
I am Tama, lucky cat: A Japanese Legend © 2011 by Wendy Henrichs. Illustrations © 2011 by Yoshiko Jaeggi. Photographs, page 32 © 2011 by Barbara and Jerry Conner. ©2012, Circonflexe pour l’édition en langue française.

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Sony QX10 Camera

I was looking for a new camera to replace my old Canon PowerShot S5IS. Since I got the iPhone 4S I was mostly using the smartphone to take pictures and movies because it was providing a better quality (actually, document.write(“”); same quality for the pictures [8 megapixels or 3264 x 2448] but much better for the movies: Canon shots 640 x 480 in mjpeg while the iPhone does 1920 x 1080 in H.264) and was more convenient since it’s smaller, lighter and always at hand. I was using the Canon mostly for events like film festivals where I needed to use a zoom for presentations and press conferences (the Canon has a zoom of 12x optical plus 4x digital for a total of 48x, while the iPhone 4S has only a 5x digital zoom). However, the iPhone (equipped with an Olloclip 3-in-1) also has a better macro capability.
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Any recent compact point-and-shoot would have been better than the Canon, but since I am a sucker for gadgets, I was quite intrigued when Sony announced their “Smartphone Attachable Lens-Style Camera.” If it is a camera in its own right it can also be considered as a smartphone accessory, just adding to the capability of the phone while remaining compact and handy. It was quite promising. I read all the articles about the upcoming products and felt that this would be the perfect replacement for the Canon PowerShot S5IS. Maybe I was wrong?


Of the two models announced by Sony [see their respective specs as an image or online], I chose the QX10 even if the QX100 offered a better picture quality (20 megapixels instead of 18 for the QX10 and a bigger CMOS sensor [1 inch instead of 0.53 inch for the QX10]) because the QX10 offered the most zoom (10x versus 3.6x for the QX100) and a much cheaper price ($250 versus $500 for the QX100 !). And a good zoom (even if it was not as strong as the Canon) was all I needed to add to the iPhone (particularly when shooting movies). I also considered the Olloclip Telephoto, but, if it was quite cheaper ($100), it was only adding a mere 2x optical magnification so there was no comparison with the Sony QX10. Therefore I purchased it as soon as it was available (on september 25th).

The controls — Basically, the Qx10 looks like a camera lens and therefore has no viewfinder. It also has very simple controls: a power button on top [1] near the microphone [2], a tiny LCD display [3] indicating whether there’s a memory card inserted or not and the remaining battery capacity, a hook for the strap [4], a tripod socket [5], a status light [7] showing whether it’s turned on, charging or recording, the zoom lever [8], the shutter button [9], a Micro-USB plug [10] to transfer pictures and recharge the battery and a reset button [11] both hidden behind a small trap-door. The viewfinder, extra controls and settings are provided by the smartphone to which the camera is connected to (either via NFC or wi-fi direct, depending of the smartphone model–for the iPhone it’s via wi-fi since it has no Near Field Communication capability).

Battery & memory card — The bottom of the camera (opposite side to the lens) opens to reveal the Lithium Ion type N battery and a slot to insert either a microSD memory card or Memory Stick Micro media [here it’s a Nexxtech 16 Gb microSD]. Printed inside the camera’s battery cover (and on the “Quick Start Guide”) you’ll find the SSID password [here it’s blured] needed to connect with the software (you’ll need to enter it the first time only). The battery can be charged either by connecting the camera to a computer via a micro-USB to USB cable (provided), a USB AC power adapter (AC-UD10 or AC-UD11 [this one is more compact and the less expensive option at only $20, but it is currently out of stock], sold separately) or a battery charger (BC-TRX, also sold separately).

Attachment to smartphone — The camera comes with an attachment ring that fits most smartphone. It fits the iPhone without any problem even if it’s in a case. You first fix the camera to its attachment by inserting the camera into the slots, aligning the index marks on both the camera and the attachment, and then rotating the attachment until it clicks (there’s a level that you must slide to free the camera when you want to remove the smartphone attachment). You then open the attachment clamps and extend them to attach the camera to the smartphone. Just be careful not to swing the camera around too much as the smartphone might slip out of the clamps.


The software — To operate the camera with your smartphone you’ll need Sony’s software PlayMemories Mobile (available on iTunes apps store for the iPhone, iPad or iPod Touch). Once you’ve downloaded the software, connected the camera and the smartphone via wi-fi (in iPhone’s setting >> wi-fi; see picture above, on the left), you can open the app which will then connect with the camera (it takes a few seconds; see picture above, in the middle). You can now see the camera’s view, control its settings and shoots images using the touchscreen of the smartphone (see picture above, on the right).

On the top left of the apps’ screen you have the auto settings (Intelligent Auto, Superior Auto and Program Auto) and, just bellow it, the various auto settings it has selected. On the top right you have the indicator of the space left on the memory card (in number of pictures; here there’s 2450 pictures left) and the still image size (here: 4:3 18 Megapixels). Inside the picture (bottom left) you have the zoom control (Wide and Telephoto). Just bellow the picture, clicking on the arrow up or down ( sideway) removes the settings from the screen or brings them back. At the bottom left, the tools symbol opens the main settings panel for the Self-Timer (off, 2 sec, 10 sec), the Still Image Size (4:3 18M, 4:3 5M, 16:9 13M, 16:9 2M), the duration of the review image (on, off, 2 sec), the save to smartphone option (on, off), the size of the review image (original, 2M), as well as option to copy pictures from the smartphone, set the beep (on, off, shutter) and format the memory card. At the bottom center you have the shutter button and on the bottom right the mode control (photo for still images and movie). You can change the aperture and the focus by touching an area of the picture (the area of the picture that you want in-focus and best lighted).

After testing the camera in both indoor and outdoor conditions, I must admit that I am VERY disappointed by this product. It is a very cool and interesting concept: a small and compact camera that uses a smartphone for screen and storage, taking high quality pictures and movies. However, I found several serious problems:

  • The worse problem is that the PlayMemories Mobile software is constantly freezing and crashing. It seems that the latest version (3.0, dated June 26th) is not compatible with iOS 7! Without it the camera is totally useless!
  • The advantage of a smartphone camera is its portability. When you see an interesting subject, you can take your smartphone out of your pocket and QUICKLY take a picture. Unfortunately, attaching the camera to the smartphone, connecting them via wi-fi and then opening the software takes a lot of time (one or two minutes at least). By the time you’re done, your subject has moved or disappeared!
  • If you chose to save the pictures to the smartphone, it takes several seconds to do so (particularly in 18M mode), increasing considerably the time it takes to shoot a subject. It is therefore quite difficult to take quickly several pictures.
  • You can have only one wi-fi connection at a time, therefore when you are using your camera you can use only the cellular connection to upload your pictures to the cloud or share them.
  • For some reasons, even after disconnecting the camera, pictures taken with the QX10 don’t upload to iCloud. Maybe it’s because they are too big? That’s annoying because you have to plug either the camera or the smartphone to your computer to transfer them.
  • The date/time on the camera is supposed to automatically set itself to that of the smartphone to which it is connected via wi-fi. Well, it doesn’t work and the date/time started with January 1st, messing up the sorting of the pictures in iPhoto. Also quite annoying.
  • [Update: Oops! I forgot this one] It can be a little tricky to focus properly and results can be a little disappointing, particularly with the maximum zoom (10x)–which is somewhat to be expected for that type of camera.
  • The camera has no flash and the software doesn’t make use of the smartphone’s flash.
  • It saves the pictures only in jpeg (for still images) and mp4 (for movies). There’s no option to save in raw format.
  • There’s no manual controls or Aperture Priority setting (although it is available on the QX100).
  • There’s a serious lack of proper documentation. The camera comes only with a “Quick Start Guide” flyer and there’s no manual available online. Only sale sheets.

After my series of tests I almost decided to bring the camera back to the store and ask for a refund. That Bad. However, it is small and compact, and takes excellent pictures and movies. Most of the problems seems related to the fact that the PlayMemories Mobile software is poorly designed and has not been updated to work with iOS 7 (it is unbelievable that a company like Sony has failed to timely update its software considering that the iPhone market share is at its highest [even more since the release of the new models], the adoption rate of iOS7 is the fastest so far and the iPhone 4S & 5 are the most popular camera on Flickr!). Once that problem is solved it will be a pretty interesting products. So, I’ve decided to wait and see. Even if Sony doesn’t update the software soon, PinGuo has announced that the next update of its popular Camera360 software (4.7, due in October) will be compatible with the QX models. In the meantime, the QX10 is rather difficult to use and requires lots of patience.

For more detailed reviews you can check Apple Insider, CNET, Engadget, iMore, the New York Times, Photography Blog, Pocket Lint, Technology Tell, or The Verge.

Update (2013-10-07): Apple Insider has revealed that Sony recently promised to quickly fix their QX series’ connection problems with the iPhone. PlayMemories Mobile should be updated in “the coming weeks.” Apple Insider also says that another third-party developers, TapTapTap, is working to make its Camera+ photo apps compatible with the QX series. It should be available “shortly.”

Update (2013-10-08): Sony has updated PlayMemories Mobile very early this morning. Now the camera is more stable–it doesn’t freeze as much–the date/time problem is solved and it does upload to iCloud even in the 18M format. The focus is still tricky, but I guess it is something we could get used to. Camera+ has been updated too, but there’s still no sign of QX compatibility… Anyway, this improvement comes just in time for a few days vacation, so I will have plenty of occasions to test the updated software.

[ Traduire ]

La Bible (1): L’ancien Testament en manga

“De la création du monde à la mort du Christ, document.write(“”); redécouvrez le texte le plus lu au monde dans une version manga complète et riche. “que la lumière soit…”. Dieu créa le monde par ces simples mots, avant de faire l’homme puis la femme. Ayant prospéré avec le temps, l’humanité oublia à plusieurs reprises la gloire de Dieu et devint orgueilleuse. Alors Dieu décida de détruire les hommes… avant de leur envoyer son fils pour racheter leurs fautes…” [ Résumé de la série sur le site de l’éditeur ]
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De la création du monde à la naissance du Christ… « que la lumière soit… ». Dieu créa le monde par ces simples mots, avant de faire l’homme puis la femme. Ayant prospéré avec le temps, l’humanité oublia ensuite la gloire de Dieu et devint orgueilleuse. Alors Dieu décida de détruire les Hommes… Le texte le plus lu au monde raconté en manga !“ [ Texte de la
couverture arrière ]

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J’ai déjà introduit dans des billets précédents la collection de classiques de la littérature de East Press, Manga de Dokuha, ainsi que le second volume de cette série, La Bible (2): Le nouveau testament (oui, je sais, j’ai lu le second volume en premier mais c’est lui qui était disponible en premier). Je serai donc plutôt bref dans mon commentaire.

La Bible (vol. 1): L’Ancien Testament (??????????? / Manga de Dokuha: Ky?yaku Seisho / littéralement “Lisez en manga: L’Ancien Testament de la Bible”) est un manga seinen publié en novembre 2010 par East Press dans la collection Manga de Dokuha. Peu de détails sont connu sur le studio Variety Art Works qui a fait l’adaptation des textes et le dessin de ce manga qui se veut, comme tout les autres volumes de la collection, une sorte de condensé (style Readers’ Digest) de la Bible pour un public japonais qui n’en connait rien. Il ne s’agit pas ici de propagande religieuse mais simplement d’une introduction au texte originale (“un écrit religieux en même temps qu’un trésor d’histoires très variées qui abondent de détails et de savoirs divers” comme le précise le manga en conclusion), qui offre au lecteur un point de départ qui lui permettra ensuite, si il le désir, “d’aller jusqu’au texte d’origine.” [à droite: page 13, Dieu crée Adam et Eve]

En occident, l’histoire de l’Ancien Testament est relativement bien connue (ne serait-ce que par les nombreux films bibliques qui jouent à la télé chaque année à Pâques ou à Noël). Je me permet néanmoins un petit rappel. L’Ancien Testament est composé de nombreux livres (dont le nombre varie selon les différents canons), divisés en quatre grandes parties: le Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome), les livres historiques (Josué, Juges, Ruth, Samuel, Rois, Chroniques, Esdras, Néhémie, Esther, Tobie, Judith, Maccabées), Poésies et Sagesses (Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Sagesse de Salomon, Ecclésiastique), et les prophètes (Isaïe, Jérémie, Lamentations, Baruch, Ezéchiel, Daniel, et les Douze). Ce manga s’attarde surtout sur le Pentateuque (la Genèse et l’Exode) et les livres historiques qui racontent l’histoire du peuple d’Israël depuis son entrée en Terre Promise avec Josué jusqu’à l’exil à Babylon. [à gauche: page 19, Caïn et Abel font des offrandes à Dieu]

Le manga se divise en quinze chapitres. Il s’ouvre avec un prologue (p 5-11) qui explique brièvement ce qu’est l’Ancien Testament (un peu comme je viens de le faire), puis enchaîne avec la Génèse (p. 12-17: la création, Adam & Eve). Il poursuit avec Caïn et Abel (p. 18-25), puis l’arche de Noé (p. 26-41), la tour de Babel (p. 42-47), Abraham (p. 48-64), Sodome et Gomorrhe (p. 65-72), Isaac le sacrifié (p.73-82, où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils [image à droite]), Esaü et Jacob (p. 83-89), Joseph en Egypte (p. 90-113) et termine le récit du Pentateuque avec un très long chapitre sur l’Exode (p. 114-237, où Moïse libère son peuple de l’Egypte, reçoit les Dix Commandements et construit l’Arche d’Alliance). Josué (p. 238-257) lui succède et conquiert les territoires allant de Jéricho à Canaan. Puis aux temps des Juges, Gédéon (p. 258-282) poursuit la conquête de la terre promise. Un dernier gros chapitre, Le temps des Rois (p. 283-374), nous raconte brièvement l’histoire de Saul (qui défend et protège Israel), David (qui y apporte la prospérité) et Salomon (qui rend des jugement juste envers son peuple). Le tout se termine avec un prologue (p. 375-382) qui raconte en quelques pages que par la suite le royaume, affaiblit, fut divisé puis conquit par Babylone. Libéré par la conquête Perse, les israélites reprennent foi en leur Dieu qui leur envoie de nombreux prophètes et, finalement, le Messie.

Pages 194-95: Moïse sépare les eaux de la Mer Rouge pour échapper à l’armée du Pharaon

Toute cette histoire est plutôt violente et très répétitive: Dieu choisit un homme pour diriger son peuple, ce chef fait un bon travail jusqu’à ce qu’il tourne le dos à Dieu en commettant quelque péché, le chef disgracié amène la misère sur son peuple qui est conquit, puis libéré, puis le repentir amène un nouvel âge d’or. On rince et on recommence inlassablement. C’est un peu ennuyeux à lire, quoique c’est pas mauvais de se faire rappeler toute cette vieille histoire. Mais, bon, c’est pas ma période préférée. Par contre, j’ai beaucoup plus apprécié ce volume comparativement au second (le Nouveau Testament), dont j’avais trouvé le dessin plutôt moche, car justement le dessin de celui-ci est plutôt bien (bon, on s’entend, c’est tout de même pas un chef-d’oeuvre). Dans l’ensemble, c’est un manga amusant et didactique qui mérite d’être lu si vous êtes curieux ou désirez rafraîchir vos connaissances bibliques (quoique ça reste au niveau de base, la Bible 101 en quelques sortes, et en super accéléré).

La Bible (vol. 1): L’Ancien Testament, par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2012. 12,8 x 18,2 x 2,7 cm, 224 pg., 8,99 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30202-242-3. Lecture dans le sens occidental (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de Dokuha: Old Testament © Variety Art Works, East Press Co., Ltd. All Rights Reserved. © 2012 MC Productions pour l’édition en langue française.

[ Translate ]

Gen d’Hiroshima, vol. 1

“Dans le Japon en guerre contre les États-Unis, document.write(“”); le jeune Gen Nakaoka et sa famille survivent, tant bien que mal, entre la faim et les persécutions dues au pacifisme militant du père, dans une ville curieusement épargnée par les bombardements. Jusqu’au matin du 6 août 1945, lorsque l’enfer nucléaire se déchaîne soudain sur Hiroshima…” [Texte de la couverture arrière]
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“Dans l’univers du manga, Gen d’Hiroshima occupe une place à part, celle d’une oeuvre classique mais mystérieuse, quasi mythique. En effet, trente ans après sa parution au Japon, elle reste largement méconnue du public francophone. Avec ce récit, Keiji Nakazawa ne prétend pas faire un travail d’historien; il prend même quelques libertés comme de faire figurer Einstein en train de fabriquer la bombe. C’est en tant que témoin ayant survécu au feu nucléaire qu’il a créé une oeuvre dont lui-même reconnaît le caractère à 80% autobiographique.”

“Le plus grand respect de l’oeuvre originale a présidé à l’édition de Gen d’Hiroshima, tant dans la première édition qu’en a proposé Vertige Graphic que dans cette édition à format réduit. Ainsi, le sens de lecture japonais a été conservé, afin de garder la conception graphique de l’auteur. Les panneaux ou bandeaux comportant des inscriptions sont restitués tels quels et traduits en note. De même, la forme des bulles originales a été sauvegardée, en dépit des pro­blèmes posés par des bulles verticales dans lesquelles un texte plutôt horizontal doit être inséré. Cette réédition en plus petit format ne nuit nullement à la qualité de l’oeuvre, puisqu’elle se rapproche du format dans lequel Gen a été originellement publié au Japon.”

“Ce premier volume est accompagné de l’intro­duction qu’Art Spiegelman, le célèbre auteur de Maus, avait rédigée pour la version américaine, qui montre bien l’impact considérable de Gen d’Hiroshima lors de sa première parution en Occident.” [ Texte de l’Avant-propos de l’éditeur ]

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Au début d’août, au moment de l’anniversaire du bombardement d’Hiroshima, NHK World a présenté un reportage (dans le cadre de l’émission “Today’s Close-up”) sur Gen d’Hiroshima et son créateur, Keiji Nakazawa (le reportage est disponible dans son intégralité sur Youtube). Cela m’a incité à en lire tout au moins le premier tome (ce que je me promettais depuis longtemps). Il est étrange que ce titre, pourtant considéré comme un classique, n’ait jamais été publié par les grands éditeurs de manga mais par de petits éditeurs ou des éditeurs mainstream qui n’ont pas su en faire la mise en marché proprement — et ce tant en français qu’en anglais. Je possède l’une des premières éditions anglaise du premier tome (New Society Publishing, 1987), mais j’ai préféré en emprunter la version française à la bibliothèque afin de la commenter car je la considère plus intéressante et plus respectueuse de l’original.

Gen d’Hiroshima (?????? / Hadashi no Gen / lit. “Gen aux pieds nus”) voit le jour au Japon lorsque Keiji Nakazawa (qui est déjà un mangaka professionnel depuis 1963) publie Ore wa mita [“Je l’ai vu”, qui sera publiée en anglais par EduComics en janvier 1982], un court récit autobiographique d’une cinquantaine de pages, dans le numéro d’octobre du magazine Monthly Sh?nen Jump. L’histoire est si bien reçu que l’éditeur lui propose d’en faire une série qui sera prépublié en feuilletons dans Weekly Sh?nen Jump (1973-74). Cependant, après avoir été abandonné par Shueisha, son éditeur, c’est Chuokoron-Shinsha qui le publiera en volumes (tank?bon) en 1975 et la prépublication en feuilletons se poursuivra dans divers petits magazines intellos (1975-85, Shimin [Citoyen], Bunka Hy?ron [Critique Culturelle] et Ky?iku Hy?ron [Critique d’Éducation]).

Gen d’Hiroshima a d’abord été traduit en anglais par Project Gen, un groupe d’étudiants pacifistes de Tokyo formé en 1976 (Yukio Aki, Alan Gleason [fondateur du groupe qui fera plus tard, entre autre, des traductions pour Dark Horse, tel que Oh My Goddess!], Ann Gleason, Yuko Kitaura, Katsuhiko Mochizuki, Hiroyo Mori, Masahiro Oshima, Noriko Oshima, Leonard Rifas [fondateur du petit éditeur EduComics], Frederik L. Schodt [auteur d’ouvrages sur les manga et sur Osamu Tezuka, traducteur des romans de Gundam, entre autres], Akiko Sugiura, Toshihide Suzuki). Il est publié pour la première fois en anglais par EduComics (et c’est d’ailleurs le premier manga a avoir été traduit dans une langue européenne [Schodt, Manga! Manga!, p. 238]) mais seulement deux fascicules en format “comics” paraitront (1980-81). Cette publication connait un succès critique fracassant mais cela fut loin d’être une réussite commerciale. EduComics eut un peu plus de succès avec la publication de I Saw It (1982), en y ajoutant de la couleur et des ombrages pour y donner une apparence plus familière au public américain, mais toute la controverse autour du sujet a presque détruit le petit éditeur [Schodt, Dreamland Japan, p. 309]. La publication fut reprise plus tard (1987-88) par New Society Publishing, cette fois en format livre (graphic novel), mais s’arrêta après seulement quatre volumes [Adams, p. 94]. Penguin en publia aussi quelques volumes. L’édition actuelle par Last Gasp (2003-10), qui y ajouta une introduction par Art Spiegelman, est finalement complète (dix volumes, quoique le premier est pour l’instant épuisé).

Pour ce qui est de l’édition française, Gen d’Hiroshima fut d’abord publié par Les Humanoïdes Associés en 1983 (mais seulement un volume de deux-cent pages). Ce fut d’ailleurs le premier manga publié en France. Albin Michel fit également une tentative (un volume titré Mourir pour le Japon) en 1990. C’est finalement Vertige Graphic qui publiera la série au complet (2003-11), à la fois en grand format (17 x 24 cm) et en format poche. Certains tomes de la version poche sont manquants mais on me dit qu’ils seront réimprimés en 2014. Je ne peux malheureusement pas vous donner de lien direct vers le catalogue de Vertige Graphic car leur site est en construction et, pour l’instant, seulement une vingtaine de titres y apparaissent (il en manque encore une bonne centaine, dont Gen d’Hiroshima) mais le site devrait être à jour vers la fin octobre.

Inspiré par Shin Takarajima de Tezuka, Keiji Nakazawa commence à dessiner dès le milieu des années cinquante, vers l’âge de quinze ans. Il déménage à Tokyo en 1961 pour devenir mangaka et se trouve un travail d’assistant. Il publie sa première histoire, Spark 1, dans Sh?nen Gah? en 1963. Il publiera dans d’autres magazines mais sans beaucoup de succès. Ce n’est qu’en 1966, à la mort de sa mère, qu’il revient à Hiroshima et découvre sa vocation. Il est choqué tant par le fait que le US Atomic Bomb Casualty Committee avait réquisitionné le corps de sa mère pour en faire l’autopsie afin d’étudier les effets des radiations [Adams, p. 92], que par la constatation qu’après la crémation il ne restait plus que des cendres de ses os (un effet du césium qui affaiblit la structure osseuse). “Je me sentais comme si ma mère me disait de transmettre au monde entier la vérité sur la bombe” [Gravett, p. 57]. Il confronta donc ses souvenirs et utilisa son travail de mangaka pour décrire l’indicible horreur d’Hiroshima et de ses conséquences.

Nakazawa commence donc à produire des histoires anti-guerres. Il en publiera huit, dont Kuroi ame ni utarete (Sous la pluie noire, 1968), Aru hi totsuzen (Soudain un jour, 80 pages, 1970) et Ore wa mita (Je l’ai vu, 46 pages, 1972). Avec cette dernière, il en vient à un point tournant où, après avoir raconté des histoires de survivants (appelés hibakusha), il nous offre son propre témoignage et décrit comment, à l’âge de six ans, il a survécu au bombardement d’Hiroshima, la perte son père, son frère cadet et de sa soeur dans l’incendie qui suivi, et comment tout cela l’amena à devenir un mangaka anti-guerre [Schodt Manga! Manga! p. 155]. Après avoir écrit des histoires de plus en plus longues, Nakazawa s’attaque maintenant à une série. Avec Hadashi no Gen (1973-85) il reprend sa propre histoire mais en se concentrant seulement sur son enfance. Il modifie le récit, l’étend considérablement (totalisant près de deux mille pages!) et change les noms [Adams p. 90]. Keiji devient alors Gen, qui signifit “racine”. Nakazawa espère ainsi que son récit fera germer chez ses lecteurs une compréhension de la guerre et de ses atrocités, les inspirant à travailler pour la paix. Le manga engendrera également trois long-métrages, un film d’animation et même un opéra.


L’histoire du premier volume de Gen d’Hiroshima est entièrement consacrée à décrire les conditions de vie quotidienne de la population japonaise durant les dernier moments de la guerre: le rationnement et la pénurie de nourriture, la pauvreté et la misère, les entrainements quotidiens (et futile) avec des lances de bambou, la constante propagande et répression militaire, la cruauté des entrainements militaires, le mépris pour la vie des jeunes soldats et l’entêtement dans une guerre sans espoir [Schodt Manga! Manga! p. 75; Thompson p. 21]. La souffrance de la famille de Gen est d’autant plus grande que le père est un artiste ouvertement pacifiste qui s’insurge contre le privilège des riches, l’injustice faite aux coréens et critique le militarisme excessif, ce qui, en temps de guerre, équivaut à la trahison. Ils seront donc ostracisés et persécutés tant par leur voisins que par la police [Schodt Manga! Manga! p. 238]. Je ne doute pas de la véracité de ces dures conditions car ma femme m’a raconté que la famille de son père (heureusement trop jeune pour être conscrit) devait cultiver du riz pour les soldats mais ne pouvait en manger car la population n’avait droit qu’aux patates!

Les volumes subséquents traitent surtout de la souffrance des hibakusha. Les “chanceux” qui ont survécu à l’explosion et aux radiations doivent maintenant faire face à la famine, au désordre social (incluant la monté du crime organisé et les marchés noirs qui en découlent), à l’indifférence de l’occupant américain et, surtout, à la discrimination que leur condition de “contaminés” leur fera subir pour le reste de leur existence [Schodt Manga! Manga! p. 238]. Par la suite, dans l’espoir sans doute d’accroitre la popularité de son oeuvre, Nakazawa consacre un peu plus de temps aux gamineries espiègles des jeunes survivants désoeuvrés. Malgré cela, la représentation réaliste et parfois trop “graphique” de la dureté des conditions des survivants et des effets de la bombe [Schodt Manga! Manga! p. 238], de même que la critique qu’il fait tant du militarisme japonais que des comportements de l’occupant lui vaudront des objections sérieuses venant des deux côtés du Pacifique [Adams p. 92], ce qui nuira beaucoup à la diffusion de son oeuvre. La controverse se poursuit même de nos jours, alors qu’une commission scolaire du sud-ouest du Japon a décidé de retirer le manga des bibliothèques de ses écoles primaires et secondaires à cause de la représentation de la brutalité commise par les troupes japonaises (certains d’ailleurs nient que ces atrocités aient même eu lieu) [ANN, The Asahi Shimbun].


Gen d’Hiroshima est un drame historique, un manga documentaire, qui nous offre une histoire extrêmement émouvante ainsi qu’un message pacifiste puissant et universel [Schodt Manga! Manga! p. 238; Thompson p. 21]. On y retrouve le même style caricatural que chez les autres mangaka de sa génération (Ishinomori, Mizuki, Tatsumi, Tezuka), simple mais très expressif, “stylisant les émotions les plus dramatiques” [Manga Dico p. 372], mais qui n’est pas apprécié de tous puisque certains qualifient son dessin de “médiocre et empesé” [Groensteen p. 112]. Son style narratif est assez fluide. Malgré le sujet, il ne cherche pas a impressionner mais présente simplement les faits, variant les éléments de l’histoire pour conserver l’attention du lecteur. Il évite la dramatisation outrancière en contre-balancant d’une bonne dose d’humour, certaines scènes de bagarres approchant même le burlesque, et sait faire preuve de techniques narratives plus complexes (comme lorsqu’il marque le temps en représentant régulièrement le soleil–symbole impérial japonais–qui emplit la case).

L’édition anglaise de Last Gasp offre une excellente traduction, une bonne qualité d’impression et de papier mais malheureusement les planches ont été inversées afin de présenter l’histoire dans le sens de lecture occidental (de gauche à droite). Pour cette raison, je préfère l’édition française en format de poche de Vertige Graphic, qui nous présente le manga dans sa forme originale. La traduction, par Koshi Miyoshi et Vincent Zouzoulkovsky, est toute aussi bonne (quoique la qualité du papier et de l’impression laisse un peu à désirer). Un seul bémol cependant: pour une raison étrange l’édition française comporte douze pages de moins en fin de volume (j’espère qu’elles se retrouvent au début du volume suivant!).

Nakazawa a conçu Gen d’Hiroshima comme un manga pour enfant (sh?nen), mais la complexité, le sérieux et la dureté du sujet font qu’il est souvent considéré en occident comme un manga seinen, voir un gekiga. Quoiqu’il en soit c’est une lecture incontournable tant par son importance dans l’histoire du manga, que par la valeur didactique de son message pacifiste. Donc, à lire absolument.

Gen d’Hiroshima, vol. 1 (de 10), par Keiji Nakazawa. Paris, Vertige Graphic, 2007. Format poche (13 x 18 x 2 cm), 275 (+ XIII) pg., 9.00 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-8499-9051-3. Sens de lecture Japonais. Recommandé pour adolescents (14+ à cause du language, l’humour grossier, nudité et violence).
Aussi disponible en version anglaise:

Barefoot Gen, vol. 1: A cartoon story of Hiroshima (of 10), story & art by Keiji Nakazawa, San Francisco (CA), Last Gasp, 2003. 286 pages, 5.8 x 8.25 x 0.6 in., B&W, flipped, paperback, $14.95 US, ISBN 978-0-8671-9450-0.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Pour en savoir plus sur ce titre vous pouvez également consulter les entrés qui lui sont consacrées (en anglais) sur Anime News Network, The Comic Journal (un interview et une nécrologie), Goodreads et Wikipédia. En français, j’ai également trouvé un interview et une biographie bien illustrée.

Autres sources:

  • ADAMS, Jeff. Documentary Graphic Novels and Social Realism. Bern, Peter Lang (Série “Cultural Interactions: Studies in the Relationship between the Arts, vol. 7”), 2008. 214 pg, ISBN 978-3039113620. [cet ouvrage est disponible en partie sur Google Books; voir particulièrement les pages 90-109]
  • FINET, Nicolas et al. Dico Manga: Le Dictionnaire encyclopédique de la bande dessinée japonaise. Paris, Fleurus, 2008. 624 pg, ISBN 978-2-2150-7931-6.
  • GRAVETT, Paul. Manga: Sixty Years of Japanese Comics. New York, Harper Design International, 2004. 176 pg, ISBN 978-1-8566-9391-2.
  • GROENSTEEN, Thierry. L’Univers des mangas. Tournai, Casterman, 1996. 144 pg, ISBN 978-2-2033-2606-4.
  • SCHODT, Frederik L. Dreamland Japan: Writings On Modern Manga. Berkeley, Stone Bridge Press, 1996. 360 pg, ISBN 978-1-8806-5623-5.
  • SCHODT, Frederik L. Manga! Manga! The World of Japanese Comics. Tokyo, Kodansha International, 1983. 260 pg, ISBN 0-87011-752-1.
  • THOMPSON, Jason. Manga: The Complete Guide. New York, Ballantine Books/Del Rey, 2007. 560 pg, ISBN 978-0-345-48590-8.

Finalement, pourquoi ne pas visionner le reportage de NHK World disponible sur Youtube:


Gen d’Hiroshima © 1987 by Keiji Nakazawa. All rights reserved.

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The Ice Wanderer and other stories

“Lost in the Great North, document.write(“”); two men are saved by the appearance of an old hunter who divulges a strange legend to them… [“The Ice Wanderer”] Surrounded by wolves and fighting for their survival, two explorers head for Alaska to bury their companion… [“White Wilderness”] A marine biologist begins a quest to find the mythical graveyard of whales” [“Return to the Sea”].
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“In total six shorts with as many stories of men confronted by savage nature which is sometimes cruel, sometimes forgiving but always vast. Through tales filled with respect for animal life, this splendid collection, which lies at the crossroads of poetry and adventure, shows master storyimager Taniguchi at his awardwinning best.”

[Text from the publisher’s website]


The work of Jir? Taniguchi has been repeatedly recommended to me and I must admit that I was bewitched from my first reading. Its superb, precise and poignant style as well as his concise and clever narrative–which always move forward at a very slow and almost contemplative pace–make him a must-artist and the most zen of all mangaka I know! And it is precisely his detailed craftsmanship and profound stories that closely resembles European comics (of which he acknowledges the influence) and that’s probably why he is much more popular in Europe that America.

The Ice Wanderer [????? / T?do no Tabibito / lit. “the tundra’s traveler”], first published in 2004, is no exception and is a superb example of Taniguchi’s talent. It is a collection of six short stories. The overall general theme of this collection is very Japanese and a very dear subject to the author: the respect and communion with nature. This is particularly evident in the last story, “Return to the Sea”. A man is studying whales in Alaska. Following an accident, the whale known as Old Dick saves his life. In fall, after the start of the great seasonal whales migration, Old Dick stayed behind and, like told in Inuit folklore, returned to his origin in the deep sea abyss. The man follow the whale to witness this “death rite” and almost dies himself. This story was first published in Japan in Big Comic Spirits (March 28th, 1994).

As for the first three stories, they deal more with the confrontation against wilderness and the fight for survival. In “The Ice Wanderer”, two men, who are lost in the Klondike region (Yukon) in 1897, owe their survival only to the providential appearance of an old hunter, who tells them a strange legend (first published in Big Comic Original Extra Edition, on July 2nd, 2003). In “White Wilderness”, two explorers travelling in the Yukon river basin (Alaska) to bury one of their companions, are struggling to survive as they are surrounded by wolves (this is a retelling of the first part of Jack London’s White Fang; first published in Big Comic Original Extra Edition, on December 28th, 2003). In “Our Mountains”, at the beginning of the Showa period (in the 20s) in the Senhoku district (Akita prefecture), a man goes on the trail of the bear that killed his son (first published in Big Comic Special Extra Edition, on December 1st, 2002).

The two remaining stories of the collection are distinguishing themselves by focusing more on another theme very dear to the author: they are touching stories telling every day’s life with a kind of urban nostalgia which sometimes feels autobiographical. In “Kaiyose-Jima” (“The island where the wind brings the seashells“, first published in Big Comic Original Extra Edition, on July 1st, 2004) we already find a more human environment. Following his parents’ divorce and his mother’s illness, the young Takashi spends the summer with his uncle in a small fishing village. With Yae-chan, an orphan taken in by his uncle and who taught him to swim, he gradually forgets the grief caused by his mother’s absence. One day, as they were gathering seashells together, a storm pushed their boat out to sea and they have to spend a terrible night on a small island.

In “Sh?kar?” (first published in Big Comic, January 10th, 1998), the story takes place in a more urban environment. Set in the 45th year of the Showa period (1970), it tells of a young mangaka who is influenced by the atmosphere of his new apartment, located in a former brothel. I do not think these two stories break completely with the theme of nature, because here Taniguchi seems to tell us that we can always communicate with our environment, whether it’s natural or urban.

Excerpts from “Our Mountains”; above: pages 127-28; below: pages 129-30

All in all, although this collection of short stories is a bit uneven, it is nevertheless a very good reading. It is worth noting that the work done by Fanfare (for the editing, translation and notes) and Ponent Mon (for the publishing) is excellent. I particularly appreciate that they respected the original format (reading from right to left) and did not flip the art (which unfortunately seems to happen often in North American editions). This is a high quality book (fine printing, good paper and binding) that everyone should read, as it is perfect to get acquainted with the work of Taniguchi.

The Ice Wanderer and other stories, written & illustrated by Jiro Taniguchi, translation by Elizabeth Tiernan and Shizuka Shimoyama. Rasquera (Tarragona, Spain), Fanfare/Ponent Mon, October 2007. B&W, 5.8 x 8.25 x .75 in, 240 pgs. £11.99 / $21.99 US. ISBN: 978-84-96427-33-4. Original Japanese format (right to left). Recommended for older teens (16+).
Also available in French: L’Homme de la Toundra, par Jir? Taniguchi. Casterman (Coll. Sakka), 2006. B&W, 15 x 21 cm, 248 pgs. 11.50 € / $23.95 Can. ISBN: 9782203373846. Recommandé pour jeunes adultes (16+).

For more information you can check the following sites:

To know more about this title you can also check articles on about.com and Anime News Network.

Another version of this article was originally published on this blog February 7th, 2010 (in french).

T?do no Tabibito © Jiro Taniguchi, 2005. © Fanfare/Ponent Mon 2007 for the English edition.

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