A few days ago, I was watching the news on NHK World and there was a report on a manga series about the History of Japan (unfortunately the report has no equivalent on the station’s website either as a written article or a streaming video that I can link to). This is another type of great educational manga that helped sparks a renewed interest in Japanese history but it is also used by public and “cram” schools to teach history.
I found this concept of Japanese history educational manga so interesting that I decided to research it a little further to get more details and discovered that at least three great publishers had released their own series about the history of Japan.
“Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet. Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal? Cela changerait l’histoire de l’alpinisme! C’est sur cette passionnante question que s’ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs.” [résumé sur Manga-News]
Toujours selon Animeland, un court manga inspiré du film et dessiné par Tetsuya Saruwatari devrait paraitre dans le numéro de mars 2016 (parution le 24 février) de Grand Jump Premium. Décidément, le roman de Baku Yumemakura est très populaire.
En effet, en janvier dernier Manga-News nous apprenait que la superbe adaptation manga de ce même roman par Jir? Taniguchi serait elle-même adaptée en un long métrage d’animation 3D! Le film serait produit par le studio Julianne Films (France) en association avec Walking The Dog (Belgique) et Mélusine Productions (Luxembourg) et est réalisé par Jean-Christophe Roger et Eric Valli. Il n’y a pas encore de date de sortie d’annoncée. [MAJ: quelques détails de plus sur Cineuropa]
“Après le décès de leur mère, Thouti élève seul avec son père sa petite soeur Kiki. Contant les légendes du panthéon des dieux égyptiens, un vieux prêtre leur redonne le sourire. Il finit par leur parler du fameux livre des morts, mais Thouti et sa soeur apprennent avec horreur que tous les humains ne peuvent pas accéder à la deuxième vie promise dans l’autre monde…”
Extrait des pages 2 et 7 de la version originale
Je bien hâte de mettre la main sur ce manga et de le lire. Il ne semble pas encore disponible au Québec en bibliothèque mais heureusement il l’est en librairie (pas partout toutefois). Si c’est une collection intéressante (il me reste encore à lire les deux volumes de Entretiens avec Confucius et Le Prince de Machiavel) et que le concept de Manga de dokuha est assez génial, il semble que l’adaptation et les illustrations parfois médiocre de Variety Art Works aient beaucoup nui à sa popularité. J’ai bien peur que Soleil en ait abandonné la publication puisque seulement deux titres sont paru en 2014 (le volume 2 de Entretiens avec Confucius en mai ainsi que Le livre des morts en novembre) et aucun en 2015.
Le livre des morts, adapté et illustré par Variety Art Works. Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), novembre 2014. 13,0 × 18,3 × 1,3 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-302-04336-7. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Shigeru Mizuki is one of those older generation’s mangaka (like Shôtarô Ishimori, document.write(“”); Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) who tell stories in a relatively simple and rather crude, sometimes even caricatural, style. Born in 1922, he showed an early artistic talent but WWII did not give him the chance to make a career. Conscript in 1943, he found himself in Papua New Guinea where he saw the horror of war (sick, he barely survives the massacre of his unit) and was seriously injured in an Allied bombing at Rabaul in 1944. Amputated of his left arm, he learns to drawn with the right and, among other various small jobs, works as a kami-shibai artist and storyteller (story illustrated with painted cardboard panels and presented by a street storyteller). He starts his mangaka career late, with the release of Rocket Man in 1957. He first works mostly for the Kashibonya market (libraries who rented books at low prices) and then joined Garo magazine in its debut in 1964. Mizuki is “above all a creator of ghost stories” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, P. 15) and is best known for his Kitaro series (first known as Hakaba no Kitaro [Graveyard’s Kitaro] and later as Ge ge ge no Kitaro [Kitaro the repulsive] serialized in weekly Shonen magazine from 1965 to 1969; available in English from Drawn & Quarterly) as well as many other tales of horror inspired by the yokai (monsters) of the traditional Japanese folklore. I can only wonder: was he writing this kind of stories because he was haunted by all the deaths he witnessed during the war?
With the 70s, he is finally ready to directly address another kind of horror: the one he lived during the war. In 1971 he serialized Gekiga Hitler (“Hitler: A Biography”, available in french from Cornélius) in the seinen magazine Weekly Manga Sunday (compiled in a single volume by Jitsugyo no Nihon-sha in 1972). This book is both a kind of personal introspection (where he tries to understand what happened to him during the war) and his take on a period of history that most people would prefer to keep quiet (maybe trying to explain what happened during the war to a younger generation who didn’t live through it). In 1973, he continued on the same line with the publication of Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths, available in English from Drawn & Quarterly and in French [Operation Mort], from Cornélius), which is an “anti-militarist story denouncing the blind and vain sacrifice” of the japanese soldiers (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) and is directly based on his own experience in Papua New Guinea.
This has given him a taste for autobiography, so he published NonNonBâ to ore (lit. “Grandma and Me” / NonNonBâ, available in English from Drawn & Quarterly) in 1977, where he looks back on his childhood and how he discovered, through the stories of an old woman, the supernatural “bestiary” of traditional Japanese folklore. He continues in 1988 with Komikku Showa-Shi (Showa: A history of Japan, available in English from Drawn & Quarterly), a history of Japan in manga dealing with the Showa era (1926-1989) in eight volumes. Finally, in 2006, he began a new series where he tackles a true autobiography: Mizuki Shigeru Den (“Mizuki’s Life”, available in French from Cornélius).
His style and humane stories, expressing deep respect for all life, make him “one of the forerunners of the 1960s gekiga movement, which sought to introduce more realistic artwork to Japanese comics” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). For more information on the gekiga movement, I’d like to refer you to my comments on A Drifting Life by Yoshihiro Tatsumi. On Shigeru Mizuki himself, you can see ANN’s entry and the 106th episode of “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” dedicated to him.
Contrairement à mon habitude je n’y suis pas allé vendredi (n’ayant pas reçu la passe pour la journée des professionnels) mais plutôt samedi. Je me suis dit que tant qu’à payer autant y aller une journée pour voir un maximum de monde. Maximum de monde il y avait. Un peu trop à mon goût (My kingdom for a two-handed sword!)
J’ai donc pu rencontrer Claude R. Blouin, document.write(“”); un spécialiste du cinéma nippon que je croise annuellement au Festival des Films du Monde. Je l’ai manqué à sa séance de signature aux Presses de l’Université Laval (où il a publié un fort intéressant essai sur le cinéma japonais) mais j’ai tout de même réussi à l’attraper au kiosque des Éditions Mots en toile où il signait Les cueilleuses de bleuets, un recueil de nouvelles publié l’an dernier et inspiré de toiles de maîtres ou d’images.
J’ai aussi pu passé par le kiosque des Éditions Alire, pour le cinq à sept des revues, et saluer et faire la jasette à plusieurs de mes connaissances qui y sont publiés.
Il y a vraiment beaucoup de choses à voir au salon du livre. Trop. Nos sens sont saturés de toute part et c’en est vraiment accablant. Ça ne s’améliore pas d’année en année.
Contrairement à mon habitude de ne JAMAIS acheter au salon du livre, j’ai succombé à la tentation une fois, puis, étant sur la pente glissante du désir livresque, une autre et un autre. Ça ma coûté cher mais là j’ai de la lecture intéressante pour un bout. Il reste à trouver le temps de les lire et de les commenter. Voici donc mes heureux achats (après le saut de page):
Le cinéma japonais et la condition humaine
“Que garder du bushido dans la société nouvelle ? Comment honorer les doctrines équilibristes du shintoïsme à l’ère du capitalisme accéléré ? Que faire des conceptions étendues de la famille à l’heure où celle-ci doit se recentrer en noyau nucléaire ? La question de la transmission traverse tout le cinéma japonais.”
“Nous aider à saisir le rythme poétique japonais, les enjeux politiques et révolutionnaires sous-jacents à ce cinéma surcodé, dont les clés sont moins l’affaire d’une élite bourgeoise que celle d’une culture radicalement transformée, c’est ce à quoi Claude Blouin s’est consacré.”
Cet essai m’apparait passionnant et j’ai bien hâte de le lire. En attendant, vous pouvez consulter un extrait des vingt premières pages sur le site de l’éditeur.
“Meet Kitaro. He’s just like any other boy, except for a few small differences: he only has one eye, his hair is an antenna that senses paranormal activity, his geta sandals are jet-powered, and he can blend into his surroundings like a chameleon. Oh, and he’s a three-hundred-and-fifty-year-old yokai (spirit monster). With all the offbeat humour of an Addams Family story, Kitaro is a lighthearted romp in which the bad guys always get what’s coming to them.”
“Kitaro is bestselling manga-ka Shigeru Mizuki’s most famous creation. The Kitaro series was inspired by a kamishibai, or storycard theater, entitled Kitaro of the Graveyard. Mizuki began work on his interpretation of Kitaro in 1959. Originally the series was intended for boys, but once it was picked up by the influential Shonen magazine it quickly became a cultural landmark for young and old alike. Kitaro inspired half a dozen TV shows, plus numerous video games and films, and his cultural importance cannot be overstated. Presented to North American audiences for the first time in this lavish format, Mizuki’s photo-realist landscapes and cartoony characters blend the eerie with the comic.” (Text from the publisher’s web site)
Despite his cartoony style, Shigeru Mizuki is one of the great master’s of Japanese manga. This is a must-read classic that I’ve always wanted to have. It’s just too bad that Drawn & Quarterly is too cheap to provide review copies (unlike other north american publishers I’ve been dealing with). And just after the book fair, I see that the book is on sale $10 off on their website. WTF!
Kitaro, by Shigeru Mizuki. Montreal, Drawn & Quarterly, july 2013. B&W paperback, 6.5 X 8.7, 432 pgs., $24.95 US/Can. ISBN: 9781770461109. There an 8-page extract available.
Showa 1944–1953: A History of Japan
“Showa 1944–1953: A History of Japan continues award-winning author Shigeru Mizuki’s autobiographical and historical account of the Showa period in Japan. This volume recounts the events of the final years of the Pacific War, and the consequences of the war’s devastation for Mizuki and the Japanese populace at large.”
“After the surprise attack at Pearl Harbor, Japan and the United States are officially at war. The two rival navies engage in a deadly game of feint and thrust, waging a series of microwars across the tiny Pacific islands. From Guadalcanal to Okinawa, Japan slowly loses ground. Finally, the United States unleashes the deathblow with a new and terrible weapon—the atomic bomb. The fallout from the bombs is beyond imagining.”
“On another front, Showa 1944–1953 traces Mizuki’s own life story across history’s sweeping changes during this period, charting the impact of the war’s end on his life choices. After losing his arm during the brutal fighting, Mizuki struggles to decide where to go: whether to remain on the island as an honored friend of the local Tolai people or return to the rubble of Japan and take up his dream of becoming a cartoonist. Showa 1944–1953 is a searing condemnation of the personal toll of war from one of Japan’s most famous cartoonists.” (Text from the publisher’s web site)
I’ve previously commented the first volume of this manga (I borrowed it at the library). I’ll probably also borrow volume 2 in order to comment on it and then I’ll read and comment this volume 3 of the series. This period of Japanese history was interesting me more so I’ve decided to purchase that particular volume (I’ll probably also purchase the volume 4, if I can). I’ve also commented on his graphical biography of Hitler. His work is superb (despite the cartoony style) and is an essential part of manga’s history and as such it is an absolute must-read. I can’t wait! (Darn! This one is also discounted on the web site! Damn you, D&Q!).
Il laisse dans le deuil son épouse Laure Gauthier, ses enfants Luce, Francine et Claude J. (Miyako Matsuda), les familles de ses frères et soeurs (Alice [feu Jean-Vianney Yale], Pauline [feu André Langlois], Soeur Madeleine [Congrégation Notre-Dame], Pierre [Micheline], Cécile [Gérard Saint-Jean] et Gilles [Marguerite] lui survivent), ainsi que de nombreux parents et amis.
Au lieu d’envoyer des fleurs, si vous désirez faire un geste à la mémoire de Claude E., nous vous suggérons de faire un don à la Société de l’Alzheimer de Montréal.
J’ai déjà parlé de mon père à deux reprise sur ce blogue (lors d’un commentaire sur le film YUL 871 et en introduisant les portraits d’artisans du cinéma de l’ONF). Aussi, je mettrai prochainement en ligne un album photo commémoratif (probablement sur ma page Flickr ou Vimeo). Pour le moment, je lui rends hommage en reprenant ici la video de son “portrait d’artisan du cinéma” que j’ai mis sur Vimeo l’été dernier:
“For the love of all things otaku—anime, video games, figures, you name it!—power-pedaling Sakamichi Onoda has long been conquering the steepest slopes and regularly making the ninety-kilometer round-trip to Akihabara on a granny bike!! But when his bike commute to his new high school lands him in a confrontation with the serious first-year road racer Imaizumi, Onoda has a major showdown on his hands! Can this meek geek really out-pedal the future ace of the school road-racing team?!” (Text from Yen Press)
Yowamushi Pedal (????? / lit. “weakling pedal”) is a sports manga by Wataru Watanabe which is currently serialized in Akita Shoten’s Weekly Sh?nen Champion magazine. Since its beginning in February 2008, it has been compiled in forty-one tank?bon volumes so far. The manga is popular, as its many fan pages and scanlations can attest, so it’s no surprise that it has been licensed for North America by Yen Press.
Yowamushi Pedal, vol. 1, by Wataru Watanabe. New York, Yen Press, decembre 2015. Trade Paperback, 400 pg., $24.00 US /$29.00 CAN. ISBN: 9780316309523. Recommended for a young readership (7+). A second volume (ISBN 9780316354684) is announced for april 2016.
The manga was also adapted in a two-season animated TV series (38 episodes for Yowamushi Pedal and 24 episodes for Yowamushi Pedal: Grande Road), three animated movies (Yowamushi Pedal Re: Ride and Yowamushi Pedal Re: Road simply compiles the episodes of the TV series, while Yowamushi Pedal: The Movie is a sequel) and one video game for Nintendo 3DS. The second season of the TV series is currently streaming on Crunchyroll and Discotek Media has acquired the right for the North American Dvd release (due for december 2015).
If you are a cycling fan, this manga and anime will probably interest you.
For more information you can check the following websites:
[ Traduire ]
An (?? / lit. “Sweet Red Bean Paste”): Japan/France/Germany, 2015, 113 min; Dir.: Naomi Kawase; Cast: Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida.
“At seventy, Tokue is sure of herself, thanks to her secret recipe for exceptional dough for dorayaki, a traditional, irresistibly delicious Japanese sweet cake filled with red bean paste. In her mind, there is no doubt: Sentaro, the lonely dorayaki vendor who doesn’t like sugar, must hire her. The idea turns out to be good, because once Tokue gets involved, the little shop’s sales take off. While the old lady teaches her boss to “listen to the beans,” she can’t hide her secret for very long.” (from the Festival’s website)
Screening as a special presentation: Sat 10/10 15:30 at Auditorium Alumni H-110 (Concordia); Sun 10/18 21:00 at Cineplex Odeon Quartier Salle 10.
Belladonna of Sadness (????????? / Kanashimi no Beradonna): Japan, 1973, 86 min; Dir.: Eiichi Yamamoto; Scr.: Eiichi Yamamoto & Yoshiyuki Fukuda (based on a book by Jules Michelet); Mus.: Masahiko Satô; Animation: Gisaburo Sugii; Prod.: Osamu Tezuka; Cast: Katsuyuki Itô, Aiko Nagayama, Shigako Shimegi, Masaya Takahashi, Netsuke Yashiro, Masakane Yonekura.
“Never before officially released in North America, this one-of-a-kind cult classic can now be enjoyed in all of its splendour through a new restoration based on original negatives. [P]roduced by the legendary Osamu Tezuka’s studio Mushi Production (…). Based on a book by Jules Michelet (Satanism and Witchcraft, 1862), it tells the tragic feminist tale of a 14th-century peasant woman driven by religious oppression to give herself body and soul to witchcraft and the sulphurous charms of the devil.” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “Temps 0” segment: Mon 10/10 19:00 at Salle J.A. De Sève (Concordia); Sat 10/18 19:00 at Cinéma du Parc 2.
The birth of saké: USA/Japan, 2015, 94 min; Dir./Scr./Phot.: Erik Shirai; Ed.: Takeshi Fukunaga, Frederick Shanahan; Prod.: Makoto Sasa.
“In northern Japan, the small Tedorigawa brewery has been making its saké using the same artisanal methods for more than a century. From October to April, the workers, all men, live together at the brewery and work non-stop, even when mourning. Cooking the rice, stirring it by hand, overseeing its fermentation… it is a sacred ritual, conducted silently in a shroud of steam. (…) There is a good reason saké is not “manufactured” but rather “born”: it is a beverage, but it is also history and culture.” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “Panorama” segment (documentary): Thu 10/15 19:00 at Cinéma du Parc 1; Sat 10/17 19:00 at Centre PHI – Espace B.
“The film is loosely based on the famous manga Ochibi-san, by Moyoco Anno, about the day-to-day life of Ochibi as she experiences the 4 seasons of Japan.” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “P’tits Loups” segment: Sat 10/10 10:00 at Agora Hydro-Québec du Coeur des sciences.
Journey to the shore (???? / Kishibe no Tabi): Japan/France, 2015, 127 min; Dir.: Kiroshi Kurosawa; Scr.: Takashi Ujita, Kiyoshi Kuroswa (based on a novel by Kazumi Yumoto); Cast: Eri Fukatsu, Tadanobu Asano, Yu Aoi, Akira Emoto.
“Yusuke drowned in the ocean three years ago. But one day, he reappears in the middle of Japan, more specifically in the life of his strangely unsurprised wife, Mizuki, a piano teacher, who he invites on a journey through villages and rice paddies. On their journey, there is no confrontation; there are, rather, opportunities to rebuild their bond and meet others who, like him, are still wandering. What they will find at the end is, perhaps, eternal peace.” (from the Festival’s website)
Screening as a special presentation: Thu 10/08 14:00 at Cinéma du Parc 1; Sat 10/17 16:30 at Auditorium Alumni H-110 (Concordia).
“Once there were twenty or more. Now, in the Japanese coastal village of Ushimado, there are only six. The gradual disappearance of small, family-run oyster factories may be a sign of the times, but it is more than a symbolic change: it also has very real consequences for fishermen, manual labourers and local residents, who are not happy to see workers being brought in from outside.” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “Panorama” segment (documentary): Sat 10/10 18:30 at Cinéma du Parc 2; Sun 10/11 13:00 at Cinéma du Parc 2.
The Taste of Tea (??? / Cha no Aji): Japan, 2004, 120 min; Dir./Scr.: Ishii Katsuhito; Phot.: Kosuke Matushima; Ed.: Katsuhito Ishii; Mus.: Little Tempo; Cast: Tadanobu Asano, Takahiro Sato, Maya Banno, Satomi Tezuka, Tomokazu Miura, Tatsuya Gashuin, Anna Tsuchiya, Rinko Kikuchi.
“A spell of time in the life of a family living in rural Tochigi prefecture, north of Tokyo. Though her husband is busy working at an office, Yoshiko is not an ordinary housewife, instead working on an animated film project at home. Uncle Ayano has recently arrived, looking to get his head together after living in Tokyo for several years. Meanwhile, Yoshiko’s daughter Sachiko is mainly concerned with why she seems to be followed around everywhere by a giant version of herself.” (from the Festival’s website)
Screening as special presentation commented by Jean-Marc Vallée: Fri 10/09 19:00 at Cinéma du Parc 1.
Sumo Road: The Musical (????????? / Dosukoi Musical): Japan, 2015, 25 min; Dir./Scr.: Ken Oshiai; Phot.: Chris Freilich; Ed.: Chieko Suzaki; Mus.: Nobuko Toda; Cast: Tetsu Watanabe, Ryusuke Komakine, Lin Yu Chun, Gitarô Ikeda.
“An over- weight exchange student with no friends decides to join the sumo team at a Japanese university.But to ensure his spot, he must stand up to the team leader and face him in an ultimate sumo match. Can he embrace the spirit of sumo or will he be cast out and friendless once again?” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “Compétition International” segment: Mon 10/12 17:00 at Pavillon Judith-Jasmin annexe (Salle Jean-Claude Lauzon); Wed 10/14 13:00 at Pavillon Judith-Jasmin annexe (Salle Jean-Claude Lauzon).
“Yoko (Megumi Kagurazaka) is a robot employed by a courier company. In her interstellar ship, shaped like a little Japanese house, she scoots back and forth across the galaxy, delivering parcels and news to people everywhere. Yoko is terribly bored, and eventually can no longer resist looking inside the parcels to learn more about the very strange phenomenon that is human nature.” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “Temps 0” segment: Sat 10/10 17:00 at Cineplex Odeon Quartier 10; Sun 10/11 21:00 at Cinéma du Parc 1.
“He’s a benevolent vampire yakuza feared by criminals and adored by regular folk. One day two men show up: a Django-like goth preacher and a geeky fighter (none other than Yayan Ruhian from Raid 2). They belong to a rival cartel that wants him dead. But just before he dies, the yakuza vampire bites his faithful right-hand man, young Kageyama. What happens next? The apocalypse, obviously!” (from the Festival’s website)
Screening as part of the “Temps 0” segment: Tue 10/13 19:00 at Cineplex Odeon Quartier 10; Wed 10/14 21:00 at Cineplex Odeon Quartier 10.
“Sicile, 241 avant J.-C. Après deux décennies de conflit avec Rome, l’armée carthaginoise menée par Hamilcar Barca doit déposer les armes. Son fils, Hannibal, a six ans quand il assiste à cette bataille. Mise en déroute, Carthage doit un tribut astronomique au vainqueur, et l’enfant est témoin, impuissant, de l’humiliation des siens.”
“Mais le jeune Hannibal refuse l’échec : élevé dans la haine de Rome, il va vouer son existence entière à la destruction de l’ennemi. Commence alors l’affrontement exceptionnel d’un des plus grands tacticiens de tous les temps et de son alter ego romain, le génie militaire Scipion l’Africain. Traversée des Alpes à dos d’éléphant, pillages impitoyables et combats parmi les plus sanglants de mémoire d’homme : un duel à mort qui a marqué l’Histoire…”
“Bravoure, complots et stratégie… Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !”
Je ne peux pas croire qu’un manga mettant en scène l’histoire de Rome m’ait échappé! Et c’est dans un style très décent! Il s’agit d’un manga seinen historique couramment prépublié dans le magazine Ultra Jump de Shueisha depuis mars 2011. On y raconte la deuxième guerre punique alors que l’expansion naissante de Rome l’opposait à l’empire Carthaginois au IIIe siècle avant notre ère. Il y a sept tomes de paru jusqu’à maintenant. Une bande-annonce et un extrait de cinquante-neuf pages sont disponible sur le site de Ki-oon. À lire absolument dès que j’ai un peu de temps!
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
Godzilla: une métaphore du japon d’après-guerre
“Le kaiju eiga (film de monstres) continue encore aujourd’hui à offrir aux théoriciens un indicateur intéressant de l’évolution de la société japonaise depuis 1954, année de sortie du premier Godzilla. Le Japon d’après-guerre demeure sans nul doute un lieu de prédilection qui se prête à l’incarnation de plusieurs périls enfantés par l’inconscience des hommes. Godzilla et ses avatars, par leurs ravages cataclysmiques, perpétuent cette image d’une nation victime des forces de la nature ou des dérives génocidaires de la science.”
Un sujet qui me semble passionnant, abordé ici par un auteur québécois dans un essai publié en France. J’ai toujours dit que le cinéma est une fenêtre ouverte sur la société et le temps et qu’il peut nous en apprendre beaucoup si seulement on peut prendre quelques instant pour l’observer et y réfléchir. C’est particulièrement vrai pour le cinéma japonais. Vous pouvez voir la couverture arrière pour plus de détails, ainsi qu’un extrait sur Google Books.
Godzillamd: une métaphore du japon d’après-guerre, par Alain Vézina. Paris, l’Harmattan, mai 2014. 21.5 x 0.8 x 13.5 cm, 198 pg., 24 € / $40.95 Can. ISBN: 978-2-343-03201-6. Recommandé pour public adulte (16+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
Planète japon
“Planète Japon est un magazine francophone trimestriel, entièrement dédié à la culture japonaise. On y trouve des dossiers (sur l’histoire, la culture, la société japonaise, les arts et même les paysages japonais), des articles de qualités (musique, littérature, mangas, cinéma, cuisine, technologie, tendances, etc.) mais aussi des interview. Distribué partout en France ainsi que dans certains pays francophones, Planète Japon propose un voyage entre modernisme et traditions à tous les passionnés de Japon, quel que soit leur âge et leur connaissance du pays.”
On me dit que c’est disponible en kiosques ici mais jusqu’à maintenant j’en ai fait une demi-douzaine sans la moindre chance. Pour plus de détails voyez leur site internet ou la page Facebook.
La Divine Comédie par Go Nagai
J’ai été plutôt intrigué lorsque Animeland m’a appris que les éditions Black Box (dont j’ignorais l’existence: voir leur site internet et page Facebook) allait publier fin septembre une adaptation très personnelle (et qui semble très “inspirée” de Gustave Doré—pour ne pas dire copié) de la Divine Comédie de Dante dans le cadre de leur Collection Go Nagai (3 tomes de 258 pages, 14,5 x 21 cm, 32.70 €). Cela n’a rien de récent puisque Dante shinkyoku (?????) a originalement été publié au Japon en 1994.
Je n’aime pas du tout Go Nagai: je trouve son dessin laid, ses histoires vulgaires et il a la fâcheuse tendance à usurper le travail de ses assistants sous son propre nom. J’imagine assez bien cependant une adaptation de Dante par cet auteur fasciné par l’horreur démoniaque. Je serais donc curieux de voir ce que cela donne comme résultat (en fait, nul besoin d’attendre que cette série traverse l’Atlantique puisqu’il existe déjà une “scanlation” anglaise partielle). À voir donc, mais par simple curiosité.
The Firefly Effect: Electoral 2072 – Book 1
I have this friend from college who seems to be a real renaissance man: he’s an athlete, an artist (he drew a wicked Calvin on my dorm’s door and inked the comic I scripted, Gates of Pandragon), an engineer, and a lawyer. I knew he was creative (he wrote some RPG scenarii) but I recently discovered that he also wrote a couple of science-fiction novels! Some would say they are not real books because they are not in print, but ebooks are the future and the publishing company is an open access publisher specialized in Science, Technology and Medicine! It looks quite serious (but actually they’re based in India and have a questionable record; it’s more like self-publishing as you pay them to publish your stuff). He told me that he writes hard-science and implied that it might be a difficult read since he writes for himself, assuming that his readers have a PhD in Physics! Comments are good, though, and it looks interesting so I will surely give it a try as soon as I have a little time.
For more information you can check the following websites:
A Brief History of Manga
“Manga is more than a genre in the comics field: it is a vital creative medium in its own right, with hundreds of millions of readers worldwide, a host of graphic styles, and a rich history now spanning seven decades.”
“Now for the first time, that history is told by an award-winning expert in the field. Covering topics from Akira to Mazinger Z, this book is fully illustrated throughout, and photos of key creators accompany accessible sidebars and timelines.”
“Answering the key questions of any fan where did my favourite manga come from, and what should I read next? this book will open doors to neophytes and experts alike.”
There sure has been an avalanche of reference books about manga lately, but I always said that there is never too much information. Each new books offer a new angle, a new perspective. And this time it’s written by Helen McCarthy, a well-known anime and manga specialist from the United Kingdom. I am quite curious to read it and add it to my reference shelf. I’ll try to get a review copy from the publisher (if I can reach them, their website was down for a while).
For more information you can check the following websites:
Histoire(s) du manga moderne
“1952. Le manga moderne fait ses premiers pas dans un Japon qui retrouve son indépendance après la Seconde Guerre mondiale. 2012. Phénomène culturel global, le manga est un rouage essentiel de la troisième puissance économique au monde. Comment, en soixante ans, la BD japonaise a-t-elle connu un tel essor ? Qui sont les acteurs ayant permis cette incroyable expansion ? Année après année, découvrez les événements majeurs et les artistes qui ont marqué l’histoire du manga moderne.”
J’ai introduit ce titre il y plus d’un an déjà mais, là il est finalement paru alors j’aimerais encore une fois en souligner l’importance avant d’en faire un commentaire plus approfondi. C’est un bel ouvrage avec une présentation chronologique fort intéressante. Et comme je l’ai dit plus haut, on a jamais trop de références sur le manga, chaque nouveau livre apportant une nouvelle perspective.
Histoire(s) du manga moderne , par Matthieu Pinon et Laurent Lefebvre. Paris: YNNIS Éditions, Avril 2015. 24 x 2.5 x 27 cm, 204 pg., 29.99 € / $49.95 Can. ISBN: 979-1-0933-7622-6.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
Here our interest is mostly with the Japanese movies. At first, with the festival press releases and an article in the august edition of Coco Montreal, we determined that the festival would show at least fourteen Japanese movies. However, with the release of the schedule we astonishingly discovered that a record-breaking number of Japanese movies will be shown this year: seventeen (twenty-one if we count a Liberian movie with a Japanese director, a four-minute short and two documentaries)! See the films index for details. (updated 2015-08-21)
Be careful, the schedule of some movies has changed (updated 2015-08-28).
Coco Montreal have put a more detailed article (this time with english and french translation) on the festival’s Japanese movies in their September issue (available both in the issuu.com flash version and on their Facebook page). [updated 2015-09-01]
You can now read some comments about the Festival’s Japanese movies (in french) in the first part of the article by my esteemed colleague Claude R. Blouin on the blog Shomingeki. [updated 2015-09-03]
You will find, after the jump, a list of all those movies (plus a few useful links — of course, more details and links will be added as the information become available):
World Competition / Film en compétition
Gassoh (??): Japan, 2015, 87 mins; Dir.: Tatsuo Kobayashi; Scr.: Aya Watanabe (based on the manga by Hinako Sugiura); Phot.: Hitoshi Takaya; Music: Asa-Chang; Cast: Yuya Yagira (Kiwamu Akitsu), Koji Seto (Masanosuke Yoshimori), Amane Okayama (Teijiro Fukuhara), Joe Odagiri, Mugi Kadowaki, Minami Sakurai, Kai Inowaki, Yuko Takayama, Reiko Fujiwara, Daisuke Ryu, Rie Minemura, Mantaro Koichi, Lily.
The final resistance to the dismantling of the Togugawa Shogunate at the end of the Edo period and the futile struggles of three young men who participated in the Shougitai resistance.
Schedule: Thu 9/03 9:00 CI; Thu 9/03 21:30 CI.
First Feature Competition / Compétition de premières oeuvres
When their claim to have seen a phantom deer is debunked, three young siblings are denigrated. Now, 25 years later, their father dying, the wounds are still raw.
Sangoroh, a rakugo artist, has a drinking problem and is annoyed by his partner Manami’s pestering him about it. Can he get his life in order before it’s too late.
Tokita would rather be making movies than teaching about them in film school. But it pays the bills and there’s always Yui, the pretty school secretary. Then Ritsuko enters his life…
Schedule: Fri 8/28 10:00 QL10; Sat 8/29 19:00 QL10.
The Next Generation Patlabor — Tokyo War (The Next Generation ????? ? ???? / Patoreiba: Shuto Kessen / Lit. “Patlabor: Decisive battle over the capital”): Japan, 2015, 93 min.; Dir./Scr.: Mamoru Oshii; Phot.: Hiroshi Machida, Tetsuya Kudo; Art Dir.: Anri Jojo; Ed.: Yoshinori Ohta; Music: Kenji Kawai; Labor Design: Hideki Hashimoto, Katsuya Terada; Cast: Toshio Kakei (Keiji Gotoda), Erina Mano (Akira Izumino), Seiji Fukushi (Yuma Shiobara), Rina Ohta (Kasya), Shigeru Chiba (Shigeo Shiba), Kanna Mori (Rei Haihara), Kotaro Yoshida (Onodera), Reiko Takashima (Kei Takahata), Yoshinori Horimoto (Isamu Otawara), Shigekazu Tajiri (Hiromichi Yamazaki), Kohei Shiotsuka (Shinji Mikiya), Yoshikazu Fujiki (Yoshikatsu Buchiyama).
In a world where giant robots are built and used for labour, a special police force of robots is created to handle crimes relating to these machines: the Patrol Labor.
At home (??????): Japan, 2015, 110 min.; Dir.: Hiroshi Chono; Scr.: Teruo Abe (based on the novel by Takayoshi Honda); Music: Takatsugu Muramatsu; Phot.: Shinya Kimura; Ed.: Osamu Suzuki; Prod. Des.: Shin Nakayama; Cast: Yutaka Takenouchi (Thief), Yasuko Matsuyuki (Swindler), Kentaro Sakaguchi (Jun Moriyama), Yuina Kuroshima (Asuka Moriyama), Yuto Ikeda (Takashi Moriyama), Jun Kunimura, Itsuji Itao, Seiji Chihara.
A father, a mother, an elder son, a daughter and a younger son. A family of five. For all appearances, a perfectly normal, happy family. But none of them related.
Blowing in the wind of Vietnam (??????????? / Betonamu No Kaze Ni Fukarete): Japan/Vietnam, 2015, 116 min.; Dir.: Tat Binh & Kazuki Omori; Scr.: Kazuki Omori, Uichiro Kitazaki (based on a novel by Miyuki Komatsu); Phot.: Koichi Saito; Ed.: Naoki Kaneko; Music: Tetsuro Kashibuchi; Cast: Eiji Okuda, Akira Emoto, Kôji Kikkawa, Keiko Matsuzaka, Yôsuke Saitô, Reiko Kusamura, Yûya Takayama, Shigehiro Yamaguchi, Reina Fujie, Yoneko Matsukane, Tan Nhuong, Lan Huong, Tan Hanh.
When Misao returns to Japan from Vietnam for her father’s funeral, she sees that her mother is becoming forgetful, even a bit senile. Can a change of scenery help?
Schedule: Fri 8/28 9:30 QL12; Sat 8/29 21:30 QL12.
Decline of an assassin (??????????/ Norainu ha dansu wo odoru / lit. “Stray dogs are dancing”): Japan, 2015, 100 min.; Dir./Scr./Ed.: Kubota Shouji; Phot.: Hiromitu Nishimura; Music: Ipeei Yogo; Cast: Yoshimasa Kondo, Keisuke Kato, Shogo Suzuki, Hidetoshi Kubota, Yuri Yanagi, Kouta Kusano.
After four decades as the reliable hitman for a criminal gang, Kurosawa is now making mistakes. It may be time to retire. But how can he ever return to “normal” life?
Schedule: Fri 8/28 20:30 QL16; Sat 8/29 12:00 QL16; Sat 9/05 21:30 Ql11.
Back in his hometown after retirement, Takashi Arimura finds life depressing. On his wife’s suggestion he takes up painting. The world now looks very different.
Schedule: Sun 8/30 16:00 QL16; Mon 8/31 9:10 QL16.
Love can be deadly but when Haruka decided to make love with her boyfriend she never expected it to be literally true. A dark fantasy about life, sex and love.
When the son of a government minister wants to be in Japan’s first gay marriage – to one of her political supporters, no less – a mysterious lawyer offers to help.
Schedule: Fri 9/04 16:00 QL11; Sat 9/05 21:30 QL11; Fri 8/28 10:00 QL11; Sat 8/29 21:30 QL11.
Summer on the frontline (???? 15??? / Soman kokkyo 15 sai no natsu / Summer of 15 years old on the Soviet national border): Japan, 2015, 94 min.; Dir./Scr.: Tetsuya Matsushima (based on his own novel); Phot.: Kazuo Okuhara; Ed.: Seiichi Miyazawa; Music: Koji Ueno; Cast: Ryuuchiro Shibata, Anna Kijima, Min Tanaka, Isao Natsuyagi.
When the great earthquake of 2012 destroys his high school’s filmmaking equipment, Keisuke, 15, looks forward to a dull summer. He couldn’t be more mistaken.
A young drifter hoping to escape from his social dead end, breaks into a gangster’s locker in search of gold. What he finds is a hard drive with very dangerous information.
Schedule: Fri 9/04 20:00 QL13; Sat 9/05 10:00 QL13.
The Letters (????? / Popura no aki / lit. “Autumn poplar”): Japan, 2015, 98 min.; Dir./Scr./Ed.: Ken’ichi Ohmori (based on a novel by Kazumi Yumoto); Phot.: Masao Nakabori; Cast: Nene Ohtsuka, Tamao Nakamura, Miyu Honda.
Chiaki, 8, devastated by the death of beloved father, moves into an apartment whose landlady claims to be able to deliver letters to the dead.
Schedule: Fri 9/04 9:00 QL12; Sat 9/05 19:30 QL12.
Yoko the cherry blossom (Yoko Zakura) : Japan, 2015, 115 min.; Dir./Scr.: Gen Takahashi; Phot.: Phil Harder; Ed.: Yoshinori Ota; Music: Benjamin Be’doussac; Cast: Takashi Sasano, Koji Matoba, Maki Miyamoto, Yuki Kazamatsuri.
The true story of a Japanese teacher’s quest to create a hybrid cherry blossom, to fulfill a promise he made to his students before they were sent off to die in World War II.
Alone in Fukushima (????????? / Naoto hitorikkiri): Japan, 2015, 98 min., Dir./Scr./Phot./Ed.: Mayu Nakamura; Music: Saho Terao; Sound: Masashi Furuya.
Alone in Fukushima is a feature length documentary about Naoto Matsumura, a man who remained alone in a no-man’s land after the nuclear disaster. The film follows Naoto struggling to survive with the animals in a small town which Japan tries to erase from the map.
Schedule: Tue 9/01 16:00 QL14; Sat 9/05 16:00 QL2.
Behind “The Cove” (?????????? / `Za k?vu’ no uragawa): Japan, 2015, 110 min.; Dir./Scr./Phot./Ed.: Keiko Yagi.
Keiko Yagi never bothered to see the 2010 film THE COVE, thinking it just another exaggerated attack on Japan’s dolphin hunt. But she decided to see for herself.
Schedule: Fri 9/04 21:30 QL14; Sat 9/07 14:30 QL14.
Several Japanese movies won awards again this year:
TAG by Sion Sono received the Cheval Noir Award for Best Film
Tomoe Kanno (for LA LA LA AT ROCK BOTTOM) received the Cheval Noir Award for Best Screenplay
Subaru Shibutani (for LA LA LA AT ROCK BOTTOM) received the Cheval Noir Award for Best Actor
Reina Triendl (for TAG) received the Cheval Noir Award for Best Actress
Sion Sono’s TAG also received a Special Mention “for its creative, surprising, and monumental opening kill sequence”
MISS HOKUSAI by Keiichi Hara received no less than three awards: the Satoshi Kon Award for Best Animated Feature Film, the Prix Séquences, as well as the Best Animated Feature Audience Award (Gold Prize)
LOVE & PEACE by Sion Sono received the Best Asian Feature Audience Award (Gold Prize)
Surprisingly, Attacks on Titan, the latest sensation from Japan, didn’t win any prize.
The dates for next year festival (the 20th anniversary edition!) were also announced: The Fantasia International Film Festival will take place in Montreal from July 14 to August 2, 2016.
Now, the question is: will Udon includes in this edition the more recent Rose of Versailles “Episodes” ? Or will it be in an eventual third omnibus volume? I hope they thought of acquiring the rights for those stories as well…
At the same occasion, Udon announced the release of Moyoco Anno’s Sugar Sugar Rune also for the 2nd Quarter 2016 [ ANN ]
Studio Ghibli’s latest film, When Marnie Was There, earned over $500K in U.S. Theaters [ ANN ]
Nintendo President Satoru Iwata Passes Away [ ANN ]
Shigeru Mizuki’s manga Showa: A History of Japan (1939-1944 and 1944-1953) won the 2015 Will Eisner Comic Industry Award for Best U.S. Edition of International Material from Asia [ ANN ]
Mamoru Nagano’s manga Five Star Stories will receive its first new volume in nine years this august [ ANN, Forbes ]
Sunrise Announced at Anime Expo that it is working on a new Gundam TV series [ ANN ]
Tokyopop has announced at Anime Expo that it is planning to begin publishing manga again in 2016 [ ANN ]
Vertical announced at Anime Expo that it has licensed the publishing rights for, amongst others, the Attack on Titan: Lost Girls novel spinoff [ ANN ]
The live-action adaptation of Masamune Shirow’s Ghost in the Shell, starring Scarlett Johansson, is set to be released in march 2017 [ ICv2 ]
Luc Besson has announced that his next movie as producer and director will be Valerian and the City of a Thousand Planets, based on the comics by Pierre Christin & Jean-Claude Mézières, which should see a release in 2017 [ ICv2, themarysue.com]
Résultat d’un projet spécial, coédité par Futuropolis et Louvre Éditions, où des artistes de BD s’inspirent des oeuvres du Louvre, cette bande-dessinée de Taniguchi nous offre des planches superbement détailées et colorées.
“(…) un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue (…). Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre (…) oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.”
Les Gardiens du Louvre, par Jiro TANIGUCHI (Traduction: Ilan Nguyên). Paris, Futuropolis / Louvre Éditions, novembre 2014. 23.0 x 32.5 x 1.7 cm, 136 pg., album couleur et cartonné, 20,00 € / $37.95 Can. Sens de lecture original japonais. ISBN: 9782754810159. Recommandé pour public adolescent (12+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
Les contrées sauvages 2
“Au milieu d’une nature aussi cruelle que ses paysages sont sublimes et les créatures qui la peuplent sont hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Véritable périple à travers les grands espaces, des montagnes japonaises aux étendues de l’Ouest américain, cette anthologie n deux tomes donne à voir une facette encore méconnue en France de l’oeuvre de Taniguchi : l’époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s’essayait avec succès à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d’histoires.”
Les Contrées Sauvages vol. 2, par Jirô TANIGUCHI. Paris: Casterman (collection Sakka), janvier 2015. 264 pgs, 15 x 21.4 x 2.2 cm, 13.95 € / $26.95 Can, ISBN: 9782203084445. Recommandé pour public adolescent (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
Elle s’appelait Tomoji
“L’histoire vraie d’une rencontre signée Taniguchi”
“Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne au nord du mont Fuji, tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages.”
“Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddhisme.”
Elle s’appelait Tomoji , scénario: Jirô TANIGUCHI et Miwako Ogihara, dessin: Jirô TANIGUCHI. Paris: Rue de Sèvres, janvier 2015. 174 pgs, 18.5 x 25.5 cm, 17 € / $31.95 Can, ISBN: 9782369811312. Recommandé pour public adolescent (12+).
Extraits des pages 3 à 8
Un extrait plus long peut être consulté sur le site de l’éditeur
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
[ Translate ]
Je vous rappel que le solde de livre annuel des <a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4276, document.write(“”); 5491676&_dad=portal&_schema=PORTAL” target=”“new””>Amis des Bibliothèques de Montréal débute ce samedi. Plus de détails dans mon billet à ce sujet ou sur la page Facebook consacré à l’événement. Au plaisir de vous y voir (je vais essayer d’aller y faire un tour presque tout les jours!)
The nominees for the 38th Annual Japan Academy Prizes were announced on January 14th and on February 27th the Japan Academy Prize Associations revealed the winners (hi-lighted in yellow). Here they are (after the jump): Continue reading →
C’est plus de 150,000 95 000 livres et revues (dont plus de 12,000 en anglais) offert à très bon prix (50 ¢ pour les livres jeunesses, revues et magazines; 1 $ pour les livres pour adultes; 2 $ pour les bandes dessinées et manga; ainsi que 3 $ pour les dictionnaires, encyclopédies et “beaux livres”).
Les dons du public sont aussi accepté. Vous pouvez donc apporter vos livres tous les jours du solde (sauf les samedis et dimanches). Il y a tellement de livres cette année (toutes les bibliothèques ont fait du ménage dans leur collection en prévision de l’installation des puces RFID dans les livres pour le nouveau système de prêt) que les dons du public ne sont plus acceptés!
C’est non seulement une aubaine pour vous mais en achetant vous contribuez à financer les activités d’animation dans les Bibliothèques de Montréal et à promouvoir la lecture. Tout le monde est gagnant! Même les livres qui trouvent ainsi de nouvelles familles pour les chérir!
Après la vente les livres restant sont offert à des associations sans but lucratif et groupes communautaires (comme Renaissance, l’Armée du Salut ou la Fondation des parlementaires québécois – Cultures à partager). Ultimement, le papier des invendus sera recyclé. Sauvez donc un livre en venant l’acheter à peu de frais!
Si le solde de livre est aussi populaire que les années précédentes (et les ABM ont fait beaucoup de publicité sur FB cette année) attendez-vous à des lignes d’attentes pour entrer dans les premiers jours…
Yoshihiro TATSUMI [?? ????] was born in 1935 in Tenn?ji-ku, Osaka. Inspired by the work of Osamu TEZUKA and Noboru ÔSHIRO, he starts drawing manga in junior high school and has his first works (simple 4-panel and postcard manga) published in 1949. His first full-length story, Kodomojima (Children’s Island), is published by Tsurushobô in 1954. He becomes part of a group of artists based in the Kansai region publishing mostly for the Kashi-hon ya market (libraries specialized in renting hardcover books—many publishers, like Hinomaru bunko, produced their books and anthologies exclusively for that market). He then starts to be regularly published in manga compilation (contributing to anthologies like Kage [Shadow] or Machi [City]) and constantly experiments with his storytelling. His stylistic research culminate with the publication of Kuroi Fubuki (Black Snowstorm) in 1956.
Tatsumi (and the group of artists he associated with: Takao SAITÔ, Masaaki SATÔ, Masahiko MATSUMOTO among others) was writing action-oriented stories that were darker than the typical manga, and therefore, aimed at an older, more mature readership. His stories were about people’s everyday life and were using realistic themes that were more in sync with the socio-political problems of the time. In order to express such a complex storytelling he was using artistic techniques inspired by cinema (he was a big movie fan). That allowed for more expressive stories, as the narrative was better paced and the action flowing more naturally through the panels. In order to distinguish his style from the more comical and childish manga that was usual at the time, Tatsumi gave it the name “gekiga” (drama pictures). His group of artist was known as the “gekiga workshop.”
Yoshihiro TATSUMI is not my favourite mangaka (and so far i’ve read only A Drifting Life) but I have great respect for his role in the history of manga and for his work. His style was rather crude and cartoony (like most artists of his time) but he created great stories.
For more information you can check the following websites:
(Sources: ANN, The Guardian, ICv2 / Image Source: Andreas Rentz-Getty Images Europe [via ANN])
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“Booked For Japan” est une émission où l’animateur Robert Campbell, un spécialiste de littérature japonaise, discute chaque semaine avec un invité célèbre de sa lecture préférée afin de révéler ses valeurs et sa vision du monde. Le livre favori de Riyoko Ikeda est Man’s Search for Meaning de Viktor Frankl [Amazon, Goodreads, Nelligan].
Riyoko Ikeda est une mangaka de grand renom. Née en 1947, elle fait donc partie du célèbre Groupe de l’an 24. Elle a surtout produit des manga sh?jo ou josei historiques comme Oniisama e… (Très cher frère, 1975, 3 vols), Orpheus no Mado (La fenêtre d’Orphée, 1975, 18 vols), Jotei Ecaterina (L’impératrice Catherine, 1983, 5 vols), Eikou no Napoleon – Eroica (La gloire de Napoléon : Heroica, 1986, 11 vols), Porando Hishi Ten no Hate Made (Jusqu’aux frontières du ciel – Histoire secrète de la Pologne, 1991, 3 vols) ou encore Niberunku no Yubiwa (L’Anneau du Nibelung, 2000, 4 vols). [Voir aussi pour références, en anglais, ANN et Baka-Updates]
Toutefois, elle est surtout connue ici pour Berusaiyu no Bara (???????? / La Rose de Versailles, 1972, 10 vols) qui fut adapté en animation (connue ici sous le titre de Lady Oscar, 1979-80, 40 eps), au cinéma et même en comédie musicale (par la célèbre troupe de revue Takarazuka) ! Il me semble incompréhensible que de tout l’ensemble de son excellente oeuvre, La Rose de Versailles soit son seul manga à avoir été traduit ici (les deux premiers volumes ont d’abord été traduit en anglais en 1980 par Frederik L. Schodt pour l’éditeur japonais Sanyusha mais ce ne fut jamais disponible en Amériques — il en a toutefois mis un bref extrait dans son livre Manga! Manga! The world of Japanese comics [Amazon, Goodreads]; la traduction française est elle toujours disponible chez Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan]).
Riyoko Ikeda est aussi une femme aux talents multiples car, après avoir produit près d’une quarantaine de superbe manga, elle fait le choix difficile en 1995 de changer de carrière et entre à l’Université Musicale de Tokyo pour apprendre le chant! Après une brève carrière de chanteuse classique professionnelle, elle se rend compte qu’il est plutôt difficile de vivre du chant et revient tranquillement au dessin. [voir une entrevue et un extrait de concert sur Youtube]
Sous la pression de ses fans, Ikeda avait déjà écrit plusieurs compléments à ce qui est sans doute son ouvrage le plus populaire. En 1984, elle avait publié Berusaiyu no Bara Gaiden (?????????? / La Rose de Versailles Side-Stories) qui compilait quatre récits secondaires reprenant les même personnages et introduisant comme nouvelle protagoniste une petite fille nommée Loulou: “Loulou et la poupée qui l’accompagne”, “Le fils du général de Jarjayes ?!”, “Le pirate turc et la religieuse” et “L’élixir du diable”. Ce volume a été publié en français sous le titre La Rose de Versailles Vol. 3: Hors-Série par Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan].
D’une certaine façon, Eroica, en 1986, avait aussi été conçu comme une suite à La Rose de Versailles en continuant le récit de la révolution française avec l’avénement et les exploits de Napoléon Bonaparte. Il est vraiment dommage que cette (longue) série n’ait jamais été traduite. De même, si l’on pousse une peu plus loin, on peut aussi considérer comme une suite la série des BeruBara Kids (???? Kids / “BeruBara” étant la contraction typiquement japonaise pour “Berusaiyu no Bara”; 2006, 7 vols) une auto-parodie en 4-komas (histoires humoristiques en quatre cases) qui met en action les personnages de La Rose de Versailles en format SD (Super-Deformé) ou chibi (enfantin). Incroyablement, un premier volume de cette série est maintenant disponible en français chez Tonkam sous le titre La Rose de Versailles Kids. On aura vraiment tout vu !
Toutefois, et là on entre finalement dans le sujet dont je voulais vous entretenir, la véritable suite de La Rose de Versailles ce sont les Berusaiyu no bara episodes (???????? ???? / La Rose de Versailles – Episodes). En effet, ce n’est que quarante ans plus tard que Riyoko Ikeda nous revient avec une véritable suite! Le tout premier de ces nouveaux épisodes est paru dans un livre “spécial anniversaire” joint comme extra au numéro célébrant le cinquantenaire de Margaret, le magazine hebdomadaire shojo de Shueisha (le #10, paru le 5 mai 2013). Il s’agit d’une histoire courte de seize pages qui se concentre sur André quand il était un jeune garçon et avant qu’il ne rencontre Oscar.
Couverture du Margaret 2013 #10 et extrait des pages 1-10 de l’épisode #1:
Un deuxième épisode parait dans le Margaret 2013 #22 (du 5 novembre 2013):
Puis un troisième épisode parait dans le numéro double de Margaret 2014 #3-4 (30 Jan & 5 Fév):
Et un quatrième épisode parait dans Margaret 2014 #12 (20 mai 2014):
Cet épisode est dédié au subordonné d’Oscar, Alain de Soissons
L’épisode 5, qui suit le Major Victor Clement de Girodelle, est paru en deux parties: une première partie de trente-sept page dans le Margaret #22 (publié le 20 octobre 2014) et une seconde partie de trente-trois pages dans le Margaret #23 (publié le 5 novembre 2014), chacune comportant cinq pages en couleurs. L’épisode 6 a lui aussi été publié en deux partie: l’une dans le Margaret #8 (publié le 20 mars 2015) et l’autre dans le Margaret #9 (publié le 4 avril 2015) totalisant une centaine de pages. Cet épisode nous révèle le secret de la naissance d’Oscar!
Margaret 2014 #22 (20 oct) et Margaret 2015 #8 (20 mars) En août 2014, Sueisha a compilé les quatres premiers épisodes en un onzième volume de la série La Rose de Versailles et en a profiter pour rééditer les dix premiers volumes. Les épisodes sont respectivement intitulés: “André Grandier”, “Girodelle”, “Hans Axel von Fersen” et “Alain de Soissons” d’après le personnage sur lequel l’histoire de chaque épisode est centrée. Dans cette compilation, le premier épisode comporte une quinzaine de pages en plus dont certaines en couleurs. Le volume comporte 184 pages (dont vingt-quatre en couleur) et se détail à ? 713 (à peu près $7.50 Can). Il est disponible sur Amazon au Japon mais peu d’autres détails sont connu pour l’instant et aucune annonce n’a encore été faite sur une éventuelle traduction française. Je n’ai trouvé pour l’instant qu’un seul article qui commente, en anglais, ce nouveau volume. Considérant le talent et ce que j’ai précédemment lu de l’oeuvre de Riyoko Ikeda, je ne doute pas que l’histoire soit fort intéressante (et, de plus, j’adore les manga historiques). Quand au dessin, le premier episode et les extraits que je vous ai présenté ici, parlent par eux-même et démontrent aisément que l’artiste a su pousser son talent encore plus loin. C’est tout simplement superbe!
Je vais probablement me procurer le premier volume japonais (pour mon épouse surtout), en attendant la parution du volume 12 (probablement cet été ou cet automne) et espérer que cette suite soit publiée rapidement dans la francophonie!
Dans ce discours de 1966, document.write(“”); Gamal Abdel Nasser (qui fut le charismatique et progressiste président d’Égypte de 1956 à 1970) fait état de sa rencontre avec les Frères Musulmans en 1953 et le fait qu’ils exigeaient qu’il impose le port du voile aux femmes. Cette idée fait rire la foule!
Dans une version plus longue de ce discours (14:26 min. sur Youtube), il continue en mentionnant que les Frères Musulmans exigeaient aussi qu’il interdise le travail des femmes et qu’il ferme les théâtres et cinémas. Il poursuit ensuite en exposant le complot des Frères Musulmans.
Il est amusant de constater qu’il y a une cinquantaine d’année l’idée de voiler le femmes faisait rire les Égyptiens. Aujourd’hui, alors que le fondamentalisme des musulmans plus radicaux a beaucoup progressé dans le monde arabe, je ne crois pas qu’il y ait matière à en rire… D’une certaine façon, et c’est peut-être surprenant, on voit bien que les choses n’ont guère changer dans le monde arabe et que, finalement, ce genre d’idée extrémiste ne date pas d’hier.
En 1953, nous voulions vraiment, honnêtement, collaborer avec les Frères Musulmans, pour qu’ils avancent dans le droit chemin.
J’ai rencontré le conseiller général des frères musulmans.
Il a présenté ses demandes.
Il a demandé quoi ?
D’abord, m’a-t-il dit, il faut que tu imposes le voile en Égypte et que tu ordonnes à chaque femme qui sort dans la rue de se voiler.
[ Éclats de rire dans l’assistance. ]
[ Nasser lève une main en l’air, l’air de dire « Oui, c’est incroyable, je ne fais que retranscrire. » ]
À chaque femme dans la rue.
[ Un homme crie dans l’assistance « Qu’il le porte lui même ! ». Redoublement des rires dans l’assistance. Nasser sourit. Applaudissements nourris du public. ]
Et moi je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait [référence à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah, au XIe siècle] et et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la nuit tombée.
Moi à mon avis, chacun est libre de ses choix.
Il me répondit : « Non ! C’est à toi de décider en tant que gouverneur responsable. »
Je lui répondis : « Monsieur, vous avez une fille à la faculté de médecine et elle ne porte pas le voile.
[ Rires et débuts d’applaudissements. Mais Nasser continue. ]
Pourquoi ne l’obligez vous pas à le porter ?
Si vous…
[ Applaudissements plus nourris, obligeant Nasser à s’interrompre. ]
Si vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une seule fille, qui plus est la vôtre, comment voulez vous que je le fasse porter à 10 millions de femmes Égyptiennes?»
[ Explosion de rires dans l’audience. Nasser rit allègrement. ]
>> Cliquez ici pour lire la suite “Japon, années 1960. Dans la moiteur d’une station balnéaire aux accents de Las Vegas, royaume des faux-semblants et de la corruption, le jeune et irréprochable inspecteur Sata enquête sur le meurtre d’un ingénieur. Lorsque ses pas le mènent sur le lieu de travail de la victime, une entreprise fabriquant des modules pour un mystérieux programme spatial, une secrétaire prend la fuite, attirant sur elle tous les soupçons. Alors que Sata la poursuit, il perd subitement connaissance. À son réveil, un éclat métallique est logé dans son crâne, provoquant des pertes de mémoire et des hallucinations. Pour Sata, qui brûle de découvrir ce qui lui est arrivé, la traque de la suspecte prend bientôt la forme d’une obsession amoureuse.”
“Atsushi Kaneko livre avec Wet Moon son chef-d’œuvre à ce jour, une enquête policière haletante et hallucinée, un récit à la croisée de l’univers de David Lynch et du graphisme de Charles Burns ou de Paul Pope. Une série en trois tomes.” (Texte du site de l’éditeur)
Prépublié en feuilletons dans le magazine Comic Beam, ce thriller historique seinen mérite certainement un coup d’oeil (voir une planche en extrait et la couverture arrière).
Wet moon Vol. 1-3, écrit et illustré par Kaneko Atsushi. Paris, Casterman (Coll. Sakka), janvier 2014. 240 pages, 12.9 x 18.8 x 2 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 9782203081482 (vol. 1), 9782203084421 (vol. 2, paru en avril 2014), et 9782203084568 (vol. 3, septembre 2014). Lectorat de 14 ans et plus.
Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants: Maintenant passons à quelques références qui me semblent intéressantes et utiles:
“Naoki Urasawa est l’un des principaux artisans de l’imaginaire japonais contemporain. Encensé à partir des années 1990 par la critique et les lecteurs pour ses thrillers haletants (Monster, 20th Century Boys puis Pluto), il s’est d’abord fait connaître avec des œuvres d’un registre très différent, telles que Pineapple Army, Master Keaton, Yawara ! et Happy !. En plus de vingt-cinq ans de carrière, ce prolifique dessinateur et scénariste s’est vu couronné de tous les prix dans sa spécialité et s’est imposé comme un auteur incontournable de la bande-dessinée japonaise. Rien ne semblait pourtant prédestiner Urasawa à un tel succès. Comment un jeune homme passionné par la musique et le dessin bien décidé à ne pas devenir mangaka est-il néanmoins parvenu à vendre plus de cent millions d’exemplaires de ses œuvres ? Quel est le secret de la longévité de ce mangaka adulé par un public tant oriental qu’occidental ?”
“À la fois biographique (de l’enfance d’Urasawa à son manga le plus récent, Billy Bat) et analytique (principalement via une réflexion sur ses thèmes majeurs), cet ouvrage vise à mieux appréhender l’univers et les inspirations artistiques d’Urasawa. Cette plongée dans son œuvre amène inévitablement à évoquer une histoire beaucoup plus vaste. Car retracer le parcours de Naoki Urasawa c’est aussi revivre les évolutions culturelles et historiques qui ont agité le globe, des années 1960 à nos jours. Bien qu’il se défende de délivrer des messages dans ses œuvres, Urasawa se révèle être un formidable interprète du monde qui l’entoure.” (Texte du site de l’éditeur)
Même si je n’ai lu que son 20th Century Boys (que j’ai trouvé vraiment génial), j’admire beaucoup Urasawa et j’espère pouvoir lire ses autres mangas. Cet ouvrage est une grande opportunité pour en apprendre plus sur cet auteur de talent. Heureusement qu’il est disponible en bibliothèque car il est pour l’instant épuisé.
Naoki Urasawa: L’air du temps, par Alexis Orsini. Montélimar, les moutons électriques (vol. 8 de la «la bibliothèque des miroirs-BD»), mai 2012. 252 pages, 17 x 21 cm, 63 € / $56.95 Cnd, ISBN 978-2-36183-076-2. Lectorat de 14 ans et plus.
Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants: Le documentaire suivant est en anglais mais je le présente ici exceptionnellement en français (histoire de ne pas faire un billet bilingue):
“Une «première» dans le domaine, cette nouvelle série de “Survol Critique” se concentre sur tous les aspects du format de romans graphiques, visant à l’établir comme une discipline académique importante et un sujet de recherche dans les bibliothèques. Conçu pour les établissements universitaires, les écoles secondaires, et les bibliothèques publiques, la série offre une perspective unique sur les histoires et les thèmes exprimés dans le paysage historique et actuelle du milieu du roman graphique.”
“Le troisième de cette série, Critical Survey of Graphic Novels: Manga, nous offre un aperçu en profondeur pour plus de 55 manga parmi les plus populaires et étudiés, allant de séries volumineuses aux volumes uniques. Un afflux récent de manga japonais traduits sur le marché américain a suscité un plus grand intérêt dans les traditions de langue étrangère et de comics avec un long récit. Ce volume se concentre sur les œuvres traduites qui ont été particulièrement influentes dans le développement de la tradition du manga.”
“Souvent définie par des caractéristiques telles que le travail stylisée de ligne, les récits-culturels spécifiques et la narration convaincante qui se tiennent souvent en contraste avec le cadre de caractères centrée sur des comics américains, le manga comprend néanmoins un large éventail de genres et sous-genres. Les chercheurs acquerront une meilleure compréhension de ce dernier, qui, dans la tradition de manga, est représenté par un large spectre qui comprend Redikomi, qui cible un public féminin maturité; manga shôjo-ai, qui se concentre sur les aspects spirituels, sexuels ou émotionnels de relations; shonen-ai, manga créé par les auteurs femmes qui se concentre sur les relations entre hommes homoérotiques ou homoromantic; et kodomo manga, créé exclusivement pour un public jeune.”
“Chaque essai, présenté en format critique par des auteurs proéminents dans leur domaine d’étude, portera notre regard au-delà des aspects archétypaux et consuméristes du milieu pour illustrer le large éventail de thèmes littéraires et les styles artistiques dynamiques inhérentes au format manga.” (Traduction très libre et partiellement automatisée du texte sur le site de l’éditeur)
On a déjà vu ce genre d’essai critique s’adressant au grand public alors qu’ici il s’agit plutôt d’un ouvrage académique. C’est probablement un peu sec à la lecture mais offre certainement un intérêt puisqu’on y trouvera une perspective un peu différente. Ça mérite donc un coup d’oeil.
Critical Survey of Graphic Novels: Manga , collectif. Hackensack, NJ, Salem Press (Coll. Critical Survey of Graphic Novels), septembre 2012. 400 pages, 2.5 x 20.3 x 26.7 cm, $195 US / $226.20 CND, ISBN 978-1587659553. Disponible en livrel (format électronique). Lectorat de 14 ans et plus. (Voir un bref extrait).
Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:
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J’ai toujours été attiré par les polars mais je n’en ai lu que très peu. De plus, j’ai toujours porté un grand intérêt aux auteurs d’ici mais n’en ai lu que très peu. Bon, il faut dire que j’ai l’impression de lire de moins en moins peu importe les genres et que j’ai toujours eu un peu la phobie de lire les auteurs que je connais par peur d’être déçu… Crimes à la librairie m’apparaît donc comme l’occasion parfaite de remédier à ces deux situations en lisant une anthologie de polars local. Le polar est un genre en plein développement au Québec, si l’on en juge par un magazine spécialisé comme Alibi. Sous la direction de Richard Migneault, seize écrivains québécois de grand talent se sont réunis autour d’un thème séduisant, crimes à la librairie, et nous invitent dans autant de librairies. Ils dénaturent donc, chacun à sa façon, ce carrefour de tous les imaginaires en transformant chaque livre qui s’y trouve en témoin de l’énigme, du suspense, de l’insoutenable. Publié au Éditions Druide, 336 pages, 24,95 $. Disponible en librairies, en ligne, ainsi qu’à la bibliothèque en format papier et numérique.
Je dois avouer n’avoir pas beaucoup suivi l’évolution de la SFFQ pendant de longues années (du fait que mon travail d’éditeur [puis ma nouvelle carrière en bibliothèques] me tenait très occupé, que je me sentais un peu boudé pcq je publiais en anglais et sur un genre [anime & manga] qui, tout en étant riche en SFF, est souvent méprisé, et finalement pcq j’ai tendance à être plutôt misanthrope et casanier). J’ignore donc tout de cette nouvelle relève d’auteurs qui semble surtout provenir des régions et se cristalliser autour de la revue Brins d’éternité et des éditions Les Six Brumes. J’espère donc trouver le temps pour me rattraper en lisant l’anthologie Dix ans d’éternité. Sous la direction d’Ariane Gélinas, celle-ci célèbre la longévité de Brins d’éternité par une sélection de vingt nouvelles parmi les plus marquantes parues dans la revue depuis 2007. Publié aux éditions Les Six Brumes, 383 pages, $20. Disponible en librairies, en ligne, et à la bibliothèque.
Le prolifique Daniel Sernine (auteur primé tant pour la jeunesse que pour adulte, directeur de collection chez Médiaspaul et directeur de la revue Lurelu) n’a malheureusement pas beaucoup publié ces derniers temps (ses plus récents romans étant la série de La Suite du Temps chez Alire [2004-2008] et Les îles du ciel chez Soulières [2014]) et certaines de ses oeuvres ne sont même plus disponibles. Heureusement, la collection Brumes de Légende, qui réactualise et rend de nouveau disponibles des ouvrages marquants des littératures de la science-fiction et du fantastique québécois, nous offre Petits démons, un recueil de nouvelles fantastiques qui rassemble les meilleures textes de Daniel Sernine associées à l’univers des démons de Neubourg et Granverger. Ainsi, au fil des siècles, à Québec, Neubourg ou Granverger, les descendants des familles Vignal et Davard sont touchés par l’ombre du Mauvais. Petits ou grands, nommés ou non, les démons renoncent rarement à leurs proies humaines. Publié aux éditions Les Six Brumes, 256 pages, $20. Disponible en librairies, en ligne, et à la bibliothèque.
Après avoir visité les grands distributeurs (particulièrement Prologue, ADP, Hachette), mes pas m’ont finalement amené au kiosque des éditions Alire. Toutefois, il n’y avait pas beaucoup d’auteurs présents en milieu d’après-midi (je n’y ai vu que Francine Pelletier et Richard Ste-Marie) car la plupart des auteurs n’avaient leur séances de dédicaces que plus tard en soirée ou le lendemain (Natasha Beaulieu, Héloïse Côté, Maxime Houde, Michel Jobin, Guy Gavriel Kay, François Lévesque, Rick Mofina, Lionel Noël, Patrick Sénécal, et Élisabeth Vonarburg). Malheureusement j’allais manquer l’événement idéal pour rencontrer un maximum de gens du milieu, le cinq à sept des revues Alibi et Solaris, qui se tenait également le samedi… On y lancerait les numéros 52 d’Alibi et 192 de Solaris (célébrant les quarante ans de la revue avec les textes de quarante auteurs!). Je me suis consolé en ramassant le catalogue 2014-2015 (aussi disponible en ligne). Tout fraîchement paru, en novembre, on note L’année de la science-fiction et du fantastique Québécois 1994 (a.k.a. l’ASFFQ) par Claude Janelle, qui est considéré comme la bible des littératures de l’imaginaire d’ici. Parmi les parutions prochaines notoires on remarque également, du côté de la fantasy et de la science-fiction, La voyante des Trois-Rivières (tome 2 du Crépuscule des arcanes) de Sébastien Chartrand, Les marches de la Lune morte d’Yves Meynard, Le jeu du démiurge de Philippe-Aubert Côté, ainsi que, du côté du polar, La Vieille Fille et la mort de Catherine Sylvestre et La Misère des laissés-pour-compte de Maxime Houde.
Somme toute, ce fut un intéressant salon, quoiqu’il y a tellement de choses à voir que c’est plutôt écrasant ou accablant — on se sent pas mal dépassé par cette pléthore littéraire d’éditions et d’auteurs. C’est un peu court, un après-midi, pour digérer tout ça. Et puis je trouve que c’est un peu cher 8 $ (plus le vestiaire à environ 3 $ et la bouffe à prix d’or — quoiqu’il existe un passport à 12 $ qui est valable pour les 6 jours du Salon; ça c’est un peu plus raisonnable). Je pense que le Salon du Livre devrait être comme le Salon des Métiers d’Art: gratuit, pour inciter les gens à acheter des livres (en fait c’est un peu le cas avec le mercredi gratuit pour les abonnés des bibliothèques de Montréal, et les jeudi à deux pour un). N’empêche que le Salon du Livre est un incontournable et que j’y serai encore l’an prochain pour découvrir de nouvelles merveilles livresques.
Je rappel à tout ces bons éditeurs que, s’ils veulent que je parle plus avant de leur titres, les services de presse sont les bienvenu (j’aime bien lire les ouvrages de la bibliothèques mais j’aime encore plus posséder mes précieuses lectures et les conserver pour références futures).
Mon premier arrêt a été pour le panel “Le processus d’achat des bibliothèques: nouveaux modèles d’affaires, nouvelles façons de travailler,” animé par Louise Guillemette-Labory, directrice associée des Bibliothèques de Montréal. Dans un premier temps, les chercheurs Frédéric Brisson (UdeS) et Stéphane Labbé (UQTR) nous ont présenté en primeur les résultats de leur enquête (à être publié dans les prochains mois) Le processus d’acquisition de livres des bibliothèques publiques au Québec. Ensuite, Manon Trépanier (libraire à la Librairie Alire), Micheline Perreault (bibliothécaire de Longueuil à la retraite), et Martin Dubois (bibliothécaire en chef du service des bibliothèques de Longueuil) nous ont présenté l’exemple concret des bibliothèques de Longueuil.
C’était assez intéressant mais étrangement je n’y ai rien entendu de radicalement nouveau. Où sont donc ces nouveaux modèles d’affaires? La principale (res)source des bibliothèques dans le processus d’achat de livres est bien sûr les libraires: certains titres populaires sont envoyés d’office, d’autres sont choisi en salles de montre par les bibliothécaires responsables de l’acquisition et certains sont aussi parfois acheté ponctuellement (achats locaux). Les autres outils qui contribuent aux choix de titres peuvent être les suggestions des usagers, les publications spécialisés (Les Libraires et leur revue, Lurelu), les palmarès et prix littéraires (des grands libraires, des journaux ou autres média (radio, TV)) ou encore les services documentaires spécialisés (Mémento, SDM). La sélection des titres est faite selon des critères tel que leur provenance (auteurs locaux ou étrangers), le potentiel d’emprunt, la notoriété/popularité de l’auteur, la qualité (palmarès, prix), le format (grand format ou format poche, richesse graphique de la couverture, couverture arrière détaillée, couverture rigide, etc.) et la façon dont un titre complètera ou améliorera la diversité de la collection. Le processus d’achat des livres électroniques est encore peu développé et, pour l’instant, mimique celui des livres papiers. Ce qui a été apparemment un aspect innovateur à Longueuil c’est comment ils ont dû harmoniser la gestion des bibliothèques et rationaliser le processus d’achat, en étroite collaboration avec leur libraire attitrée, afin de s’adapter à la structure des villes fusionnées et à la division par arrondissements.
En visitant l’exposition “La Bande Dessinée Québécoise” j’ai découvert la revue Collections, une publication bimestrielle de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) dont le numéro 6, consacré à la BD, était à l’honneur. Cette revue thématique a pour but de mettre en valeur la littérature d’ici auprès de nos bibliothèques. Les cinq autres numéros de la revue, tous disponible en ligne en format PDF, traitent des thématiques de la littérature jeunesse, la littérature au féminin, le roman historique, les Polars, thrillers et romans policiers, et les essais. Très informatif cette revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici. Bien écrit, bien présenté, au graphisme agréable, je suis pas mal certains que tous (pas seulement les bibliothécaires) y trouveront des suggestions d’achat pour Noël et même le reste de l’année. À quand un numéro consacré à la Science Fiction et aux Fantastique Québecois ?
Ensuite je suis passé par le kiosque de La Pastèque (l’éditeur des Paul, de Michel Risque et de Red Ketchup) dont la nouveauté notoire est la version française de La Famille Carter, une BD biographique racontant l’histoire d’une famille considérée comme l’un des piliers de la musique country moderne. J’ai aussi eu la surprise de découvrir que l’intégrale du comic strip canadien-anglais Ben sera désormais publié par La Pastèque, en commençant avec le volume six qui devrait paraître en novembre. Dès que les droits des huit premiers tomes seront libre, La Pastèque entreprendra la réimpression des premiers volumes. Cette charmante série racontant la vie d’une couple de retraité et qui a gagné le cœur de nombreux lecteurs est prépubliée tous les jours dans plusieurs journaux.
Côté manga, j’ai remarqué que le volume 10 de Cesare est paru ici et j’ai fait la découverte de quelques nouveaux titres qui me semblent intéressants. Celui qui a la plus piqué mon intérêt est Eurêka! par Hitoshi IWAAKI (Parasite), publié chez Komikku. Au IIIe siècle avant J.C., durant la seconde guerre punique, alors qu’Hannibal échoue à conquérir la ville de Rome, les Romains assiègent la ville de Syracuse qui résiste grâce au génie d’Archimède! Autre perle que j’espère ajouter à ma liste de lecture: l’éditeur français Nobi Nobi!, qui se spécialise dans la traduction de livre jeunesse Japonais, viens de lancer la collection “Les Classiques en Manga” qui reprends en manga les grands classiques de la littérature jeunesse. Les premiers titres, parus en octobre, sont Les trois mousquetaires (Alexandre Dumas, illustré par Russkey; voir un extrait) et La Petite Princesse Sara (Frances Hodgson Burnett, illustré par Azuki NUNOBUKURO).
Deux autres titres me semblent possiblement intéressants. D’abord, Le nouveau Tom Sawyer par le duo UME (Ozawa Takahiro et Seo Asako) publié chez Komikku, un hommage à Mark Twain qui met en scène Chiharu, un jeune citadin qui découvre avec curiosité l’île de Hatena-Jima (voir un extrait). Puis, il y a La main d’Horus par Tatsuya SEKI, aussi publié chez Komikku, qui raconte l’histoire de Jûzaburô Kujô, un chirurgien à l’hôpital général d’Ôedo qui semble posséder pouvoir divin de guérison (voir un extrait). Le dessin ne m’impressionne pas mais cela mérite toute de même un petit coup d’oeil. [En passant, je hais quand les éditeurs n’ont pas de catalogue internet vers lequel je peux vous renvoyer pour les détails. Au moins Komikku a une page Facebook en attendant que leur site soit complèté…]
Bon, il se fait tard alors j’ajouterai un autre jour mes “découvertes” du côté de la SFFQ (au Druide, au Six-Brumes et, bien sûr, au Éditions Alire) ainsi que mon impression générale du salon…