Images du mer-fleuri [002.021.251]

Lotus corniculatus 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/07/16 ]

Le Lotier corniculé (aussi appelé “pied de poule” ou “bird’s-foot trefoil” et “eggs and bacon” en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Fabales, à la famille des Fabaceae (ou légumineuses, une famille qui compte plus de sept cent genres et près de vingt-mille espèces comme le soja, les haricots, les pois, les fèves, ou les trèfles) et au genre Lotus (qui comprend une centaine d’espèces). C’est une plante basse (5 à 20 cm) caractérisé par une longue racine pivotante, des feuilles alternes “composées de trois folioles obovales”, des fleurs jaunes vif (devenant parfois orangé marqué de rouge) et ses fruits qui forment des gousses oblongues de deux ou trois centimètres pouvant contenir jusqu’à une vingtaine de graines. Les fleurs, longues d’environ un centimètre, poussent sur de longs pédoncules disposées en ombelle par groupe de quatre à huit. Elles sont composées d’un pétale supérieur droit et large et de deux pétales latéraux plus petits qui cachent le pistil et les étamines. Le nom du genre provient du grec (λωτός / lōtos / désignant de nombreuses espèces de plantes) et celui de l’espèce provient du latin (Corniculatus = “Corniculé, cornu” en référence à la forme des gousses)

Le lotier corniculé est considéré comme une plante envahissante mais qui trouve tout de même de très nombreuses utilisations. C’est d’abord une plante ornementale car ses fleurs sont assez attrayantes et offrent une floraison prolongée (de mai à septembre). Elle est appréciée par plusieurs espèces de papillons (dont les chenilles se nourrissent des feuilles) ainsi que par les abeilles et bourdons (car ses fleurs sont mellifères). C’est aussi surtout une plante fourragère qui est également utilisé pour son pouvoir structurant sur le sol et sa biomasse (engrais vert). Malgré le fait qu’elle soit toxique à forte dose (due au cyanure d’hydrogène qu’elle contient) ses fleurs séchées en tisanes peuvent avoir une utilisation médicinale grâce à des effets calmant ou somnifère. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.244]

Conium maculatum 

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[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2013/06/18]

IMG_3904La Grande ciguë (appelé hemlock en anglais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Apiales, à la famille des Apiaceae (ou Umbelliferae qui inclus plus de trois milles espèces telles la carotte, le  céleri, le  cerfeuil, la coriandre, le  fenouil, le panais, le persil, etc.) et au genre Conium. C’est une plante herbacée bisannuelle qui fleurie la seconde année et qui est caractérisée par une longue tige (un à trois mètres) cylindrique, glabre, très ramifiée, d’une texture cireuse et tachetées de rouge-pourpre surtout dans le bas. Ses feuilles sont alternes et divisées (pennatiséquées trois à cinq fois) en une forme triangulaire. À l’extrémité des tiges dressées on retrouve de petites fleurs blanches qui poussent sur de long pédoncules et qui sont regroupées en ombelles. Elle a une odeur désagréable (surtout quand on froisse ses feuilles) qui rappelle l’urine de chat ou de souris. Son nom provient du latin conium (dérivé du grec κώνος / kónos / “cône” ou possiblement de κώνειος / koneios / ”tourner, tourbillonner” en référence à la sensation de vertige que peut causer son ingestion) et maculatum (signifiant “maculé, moucheté, taché”).

Au moyen-âge on lui attribuait des propriétés occultes mais dès l’antiquité elle était surtout connue  pour sa très haute toxicité. Même à très petite dose (150–300 mg), les alcaloïdes qu’elle contient (surtout la conine mais aussi du méthyl-éthyl-coniine, de la pseudoconhydrine, de la conhydrine et de la pipéridine) interfèrent avec le système nerveux périphérique causant la mort par paralysie respiratoire (avec des troubles digestifs, des céphalées, de la perte de sensation et de force musculaire, des convulsions, de l’insuffisance rénale, et une paralysie ascendante). Il faut donc faire bien attention de ne pas la confondre avec des plantes de la même famille (comme le persil, le panais et la carotte). Les Athéniens l’utilisaient pour exécuter leurs condamnés, l’exemple le plus connu étant Socrate. Toutefois, pour obtenir une mort paisible, telle que Platon la décrit à la fin de son Phédon, les grecs y ajoutaient probablement d’autre drogues comme la datura et l’opium. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles et hellénistes)

LXVI. – À ces mots, Criton fit signe à son esclave, qui se tenait près de lui. L’esclave sortit et, après être resté un bon moment, rentra avec celui qui devait donner le poison, qu’il portait tout broyé dans une coupe. En voyant cet homme, Socrate dit : « Eh bien, mon brave, comme tu es au courant de ces choses, dis- moi ce que j’ai à faire. – Pas autre chose, répondit-il, que de te promener, quand tu auras bu, jusqu’à ce que tu sentes tes jambes s’alourdir, et alors de te coucher ; le poison agira ainsi de lui-même. » En même temps il lui tendit la coupe. Socrate la prit avec une sérénité parfaite, Échécrate, sans trembler, sans changer de couleur ni de visage; mais regardant l’homme en dessous de ce regard de taureau qui lui était habituel : « Que dirais-tu, demanda-t-il, si je versais un peu de ce breuvage en libation à quelque dieu ? Est-ce permis ou non ? – Nous n’en broyons, Socrate, dit l’homme, que juste ce qu’il en faut boire. – J’entends, dit-il. Mais on peut du moins et l’on doit même prier les dieux pour qu’ils favorisent le passage de ce monde à l’autre ; c’est ce que je leur demande moi-même et puissent-ils m’exaucer ! » Tout en disant cela, il portait la coupe à ses lèvres, et il la vida jusqu’à la dernière goutte avec une aisance et un calme parfaits. 

Jusque-là nous avions eu presque tous assez de force pour retenir nos larmes ; mais en le voyant boire, et quand il eut bu, nous n’en fûmes plus les maîtres. Moi-même, j’eus beau me contraindre; mes larmes s’échappèrent à flots ; alors je me voilai la tête et je pleurai sur moi-même ; car ce n’était pas son malheur, mais le mien que je déplorais, en songeant de quel ami j’étais privé. Avant moi déjà, Criton n’avait pu contenir ses larmes et il s’était levé de sa place. Pour Apollodore, qui déjà auparavant n’avait pas un instant cessé de pleurer, il se mit alors à hurler et ses pleurs et ses plaintes fendirent le cœur à tous les assistants, excepté Socrate lui-même. « Que faites-vous là, s’écria- t-il, étranges amis ? Si j’ai renvoyé les femmes, c’était surtout pour éviter ces lamentations déplacées ; car j’ai toujours entendu dire qu’il fallait mourir sur des paroles de bon augure. Soyez donc calmes et fermes. » En entendant ces reproches, nous rougîmes et nous retînmes de pleurer. 

Quant à lui, après avoir marché, il dit que ses jambes s’alourdissaient et il se coucha sur le dos, comme l’homme le lui avait recommandé. Celui qui lui avait donné le poison, le tâtant de la main, examinait de temps à autre ses pieds et ses jambes ; ensuite, lui ayant fortement pincé le pied, il lui demanda s’il sentait quelque chose. Socrate répondit que non. Il lui pinça ensuite le bas des jambes et, portant les mains plus haut, il nous faisait voir ainsi que le corps se glaçait et se raidissait. Et le touchant encore, il déclara que, quand le froid aurait gagné le cœur, Socrate s’en irait. Déjà la région du bas-ventre était à peu près refroidie, lorsque, levant son voile, car il s’était voilé la tête, Socrate dit, et ce fut sa dernière parole : « Criton, nous devons un coq à Asclèpios ; payez-le, ne l’oubliez pas. – Oui, ce sera fait, dit Criton, mais vois si tu as quelque autre chose à nous dire. » À cette question il ne répondit plus ; mais quelques instants après il eut un sursaut. L’homme le découvrit : il avait les yeux fixes. En voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux. 

LXVII. – Telle fut la fin de notre ami, Échécrate, d’un homme qui, nous pouvons le dire, fut, parmi les hommes de ce temps que nous avons connus, le meilleur et aussi le plus sage et le plus juste.” 

[Platon, Phaedon, trad. Émile Chambry, La Bibliothèque Électronique de Québec, vol. 4, ver. 1.01. Pour une traduction anglaise voir Plato’s Phaedo, translated by F.J. Church, NY: The Liberal Arts Press, 1951 sur bard.edu]

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Images du mer-fleuri [002.021.237]

Asclepias tuberosa 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/08/25]

En me promenant dans le parc Frédéric-Back j’avais remarqué ces fleurs d’un orange frappant dans la section des Plaines Est mais elles étaient trop loin pour être identifiées. Je croyais alors qu’il s’agissait possiblement d’une variété orangée d’Achillée millefeuille [Achillea millefolium / yarrow]. Dès que cette section du parc a été ouverte, plus tôt cette semaine, je me suis empressé d’aller investiguer pour découvrir, à ma grande surprise, qu’il s’agissait en fait d’une variété d’Asclépiade !

L’Asclépiade tubéreuse (appelée butterfly weed en anglais) est une espèce de plante vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, les plantes à fleurs), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Gentianales, à la famille des Asclepiadaceae (qui rassemble environ deux mille espèces réparties en deux-cent-cinquante genres — toutefois, dans la classification phylogénétique elle appartient à la sous-famille des Asclepiadoideae et à la famille des Apocynaceae) et au genre Asclepias (incluant cent-quarante espèces dont la plus connue est l’Asclépiade commune [Asclepias syriaca ou milkweed en anglais]). Ce genre de plante, souvent considérée envahissante, est caractérisé par ses inflorescences en ombelles (dont la couleur varie, selon l’espèce, entre le rose et le rouge pourpre en passant par le jaune-orangé et qui, comme elles sont très nectarifères, attirent de nombreux pollinisateurs — particulièrement les papillons comme le Monarque / Danaus plexippus dont la chenille se nourrit des feuilles), ses fruits en forme de cosses (des follicules qui contiennent des aigrettes blanches et soyeuses à laquelle sont attachées les graines que le vent disperse lors de son ouverture à la fin de l’été) et le latex qu’elle produit (qui contient 1 ou 2% de caoutchouc mais surtout des alcaloïdes, des terpènes et des cardénolides qui rendent cette plante toxique pour le bétail et les humains car elle peut affecter le coeur ou causer une réaction allergène). Le nom provient du grec (Ἀσκληπιός / Asklêpiós, le dieu grec de la médecine) et fait référence à ses propriétés phytothérapeutiques (utilisées jadis par les autochtones d’Amériques). De nos jours elle est surtout utilisé pour ses fibres soyeuses qui servent à produire de l’isolant, de la rembourrure ou du textile.

L’asclepias tuberosa, quant à elle, se distingue par ses fleurs d’un jaune-orangé éclatant, ses feuilles lancéolées disposées en alternance (remontant en spirale sur la tige, contrairement à l’Asclepias lanceolata dont les feuilles sont disposées en opposition ou à l’Asclepias syriaca dont les feuilles sont plus larges) et ses fruits fusiformes dressés (alors que les fruits de l’Asclepias syriaca sont beaucoup plus charnus). Au Québec, c’est une espèce rare et protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. (Sources: Wikipedia, Espace Pour La Vie, Asclépiades indigènes du Québec, MEQ)

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Images du mer-fleuri [002.021.230]

Tanacetum parthenium 

[ iPhone 11 Pro, de horto suo, 2021/08/13]

Je vous ai déjà amplement entretenu de la camomille (l’an dernier et la semaine dernière), mais j’aimerais ajouter quelques détails sur la Grande Camomille (qu’on appel parfois chrysanthème en français ou feverfew en anglais). Comme les autres camomilles cette espèce appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Asterales, et à la famille des Asteraceae (ou Compositae). Le genre Tanacetum (dont l’origine du nom est inconnue) inclue plus d’une centaine d’espèces de tanaisies (comme la Tanacetum vulgare [Tanaisie / tansy] ou la Tanacetum balsamita [menthe-coq ou tanaisie des jardins / costmary]), de pyrèthres (comme la Tanacetum cinerariifolium [Pyrèthre de Dalmatie / Dalmatian chrysanthemum]), et de camomilles. C’est l’une des trois espèces de camomilles qui a des propriétés médicinales (avec la Matricaria chamomilla et la Chamaemelum nobile). Ce qui la distingue de la Matricaria chamomilla (ou Petite camomille) c’est qu’elle est vivace (au lieu d’être annuelle), elle se développe en plusieurs tiges (et non une seule tige ramifiée) et que ses feuilles sont bipennées en trois à six segments larges (ce qui fait que le feuillage ressemble plus à celui du chrysanthème qu’à celui des camomilles). Selon les botanistes elle a tour à tour été classé dans quatre genres différents avec des noms comme Chrysanthemum parthenium (d’où le fait qu’on l’appelle parfois Chrysanthème — la similitude de leur parfum en est une autre raison), Leucanthemum parthenium, Matricaria parthenium (Grande camomille), et Pyrethrum parthenium (Pyrèthre doré). Le nom latin de l’espèce provient du grec παρθενιον (parthenion / “virginité”). 

Dès l’antiquité elle est considérée comme une plante médicinale. Elle est mentionné par le botaniste grec Dioskoridês (Peri hulês iatrikês / De materia medica 3, 150) et le naturaliste romain Plinius (Historia Naturalis 21, 104 — voir ci-bas pour le texte complet). Ce dernier dit que “le parthénium leucanthès (…) pousse dans les bordures des jardins, a une fleur blanche, une odeur de pomme et un goût amer”. Il la recommande en bain de siège contre les inflammations de la matrice et en cataplasme (?) pour tirer la bile noire soulageant ainsi les vertiges (migraines?) et les calculs. De nos jours elle est utilisé surtout en tisane et pour son huile essentielle qui contient des lactones sesquiterpéniques (surtout le parthénolide), des monoterpènes (principalement le camphre et l’acétate de bornyle) et des flavonoïdes (tels que quercétine, apigénine, lutéoline, chrysoériol, etc.). Sans véritables études cliniques, on lui attribut des effets anti-inflammatoire ainsi que sur la prévention des céphalées et des dysménorrhée. L’inhibition des prostaglandines et des spasmes des muscles lisses vasculaires aideraient donc a prévenir les migraines. Toutefois, comme les autres camomilles, elle est contre-indiquée aux femmes enceintes, peut causer des réactions allergiques ou interagir avec les anticoagulants et les nombreux médicaments qui sont métabolisés par le foie (comme les NSAIDs).

Sous prétexte que cela soignait les migraines ma femme a insisté pour que je mange des feuilles de grande camomille. Je les ai recraché aussitôt ayant eut l’impression d’avoir mordu dans un flacon de Vicks VapoRub ! Outre l’extrême amertume, le goût très désagréable provient probablement à la haute teneur en camphre de la feuille de grande camomille… C’est sans doute pour cela qu’elles sont surtout utilisé en infusion. De toute façon c’est probablement tout aussi inefficace contre les migraines que le Rizatriptan prescrit par la neurologue… Je préfère donc admirer la grande camomille pour ses qualités ornementales… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles ou latinistes)

Plinius, Historia Naturalis, Liber XXI, Cap. CIV (§176):

Parthenium alii leucanthes, alii amaracum vocant, Celsus apud nos perdicium et muralem. nascitur in hortum saepibus, flore albo, odore mali, sapore amaro. ad insidendum decocta in duritia vulvarum et inflammationibus, sicca cum melle et aceto inposita bilem detrahit atram. ob hoc contra vertigines utilis et calculosis. inlinitur et sacro igni, item strumis cum axungia inveterata. magi contra tertianas sinistra manu evelli eam iubent dicique cuius causa linguae subiere ut mox in cyatho aqua devoretur.” (Texte latin de l’édition de Loeb; Voir aussi le texte latin de Naturalis Historia. Pliny the Elder. Karl Friedrich Theodor Mayhoff. Lipsiae. Teubner. 1906)

Parthenium is called leucanthes by some and amaracum by others. Celsus, among the latin writers calls it perdicium and murals. It grows in the hedges of gardens, and has a white flower, the smell of apple and a bitter taste. A decoction of this plant is used to make a sitz-bath for induration and inflammation of the womb, and the dried plant is applied with honey and vinegar to bring away black bile. For this reason it is good for dizziness and stone in the bladder. It is used as an application for erysipelas, and also with old axle-grease for scrofulous sores. For tertian argues the Magi recommend us to gather it with the left hand without looking back, while saying for whose sake it is being gathered; then a leaf of it should be placed under the tongue of the patient to be swallowed presently in cya thus of water. (transl.: Jones, W.H.S. Pliny Natural History vol. VI. (Loeb Classical Library). Cambridge, Harvard University Press, 1961, pp. 284-87) [See also the translation of John Bostock]

Le parthénion (parietaria diffusa, L.) est appelé par les uns leucanthes, par les autres amnacus. Celse (De re med., II, 33), entre les Latins, le nomme perdicium et muralis. Il croît dans les haies de jardins, porte une fleur blanche, est d’une odeur désagréable et d’un goût amer. Avec la décoction on fait un bain de siège, dans les duretés et les inflammations de matrice. Sec, avec du miel et du vinaigre, en suppositoire, il évacue l’atrabile, propriété qui le rend avantageux contre les vertiges et les calculs. On en fait un topique pour l’érysipèle, et, avec du vieux oing, pour les écrouelles. Pour les fièvres tierces, les mages recommandent de le cueillir de la main gauche, et de dire, sans se retourner, pour qui on la cueille; puis, d’en mettre une feuille sous la langue du malade, et de la lui faire avaler un moment après dans un cystite (0 litr., 045) d’eau. (Émile Littré, Paris : Dubochet, 1848-1850) [Je ne suis pas très satisfait de cette traduction]

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Images du chat-medi [002.021.226]

Femelle en noir & blanc

[ iPhone 11 Pro, cour arrière (VSP), 2021/08/13 ]

Étrangement, cette année, le quartier est plein de chats errants noir et blanc (comme le pensionnaire de notre garage, Félix). Dans ce cas-ci il s’agit d’une jeune femelle qui vient se reposer de temps en temps avec ses deux chatons, profitant de l’ombre et de la protection de la jungle qu’est notre cour arrière. Félix lui voue un grand intérêt (peut être est-il le père des chatons?) qui n’est — malheureusement pour lui — pas réciproque car la demoiselle ne pense sans doute qu’à protéger ses petits. Il y a donc de nombreuses altercations qui agitent les tournesols et troublent la quiétude matinale… Elle est très timide et donc pas facile à photographier.

Cat-urday’s pictures : Strangely, this year the neighborhood is full of black and white stray cats (like our garage resident, Félix). In this case, it is a young female who comes to rest from time to time with her two kittens, enjoying the shade and the protection of the jungle that is our backyard. Félix has a great interest in her (perhaps he is the father of the kittens) which – unfortunately for him – is not reciprocal because the young lady probably only thinks of protecting her young. There are therefore many altercations which shake the sunflowers and disturb the morning tranquility … She is very shy and therefore not easy to photograph.

Images du mer-fleuri [002.021.223]

Camomille 

[ iPhone 8+/11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2018/06/10 & 2021/07/16]

J’ai déjà parlé de la camomille l’an dernier, mais j’aimerais rajouter quelques détails. “Camomille” (Chamomile en anglais) est un nom générique utilisé pour désigner plusieurs espèces de plantes herbacées annuelles à fleurs appartenant à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Asterales, et à la famille des Asteraceae (ou Compositae). C’est une plante qui s’apparente beaucoup aux marguerites (genre Leucanthemum) et aux pâquerettes (genre Bellis) avec lesquelles elle ne doit pas être confondue (elle se distingue par une fleur plus petite dont le centre est bombé et par son feuillage bi- ou tripennatiséquées — une feuille composée qui est découpée de façon symétrique (comme une plume), de chaque côté de la nervure centrale, à deux ou trois niveaux, comme la plupart des Ombellifères tel le fenouil). Son nom en grec signifie “Pomme de terre” (χαμαί / khamai / “sur terre” et μῆλον / mēlon / “pomme“) car son parfum rappellerait l’odeur des pommes. Elle est mentionnée par Pline (Historia Naturalis liber XXII, 53) et recommandée comme plante potagère dans le Capitulare de Villis.

On en retrouve principalement trois genres:

mais on retrouve aussi la Cladanthus mixtus (camomille marocaine  ou Moroccan chamomile), la Cota tinctoria [camomille jaune ou oxeye chamomile]), la Eriocephalus punctulatus (camomille du Cap) et la Tanacetum parthenium [grande camomille ou feverfew]. 

On peut les diviser en deux groupes: celles qui ont une utilité par leurs propriétés médicinales (comme la Matricaria chamomilla, la Chamaemelum nobile et la Tanacetum parthenium — que l’on utilise surtout pour leurs huiles essentielles ou sous forme de tisanes) ou tinctoriales (la Cota tinctoria) et celles qui sont simplement ornementales (Anthemis arvensis), considéré comme de la mauvaise herbe / plante envahissante (Matricaria discoidea, Matricaria perforata) ou même qui peuvent avoir un potentiel toxique (Anthemis cotula). Il est a noter que les propriétés médicinales de la camomille (contre l’anxiété, l’insomnie, l’inflammation, les migraines, etc.) ne sont pas strictement scientifiquement prouvées et que ses composés chimiques (polyphénols tels apigénine, quercétine, patulétine et lutéoline) peuvent interagir négativement avec certains médicaments (anticoagulant, aspirine, NSAIDs, etc.). De plus, ses propriétés emménagogues font qu’elle est contre-indiquée au femme souffrant de cancers du système reproductif (ovaire, utérus, sein) ou qui ont des troubles utérins (endométriose, fibrome). En plus d’être employé comme tisane, la camomille est aussi utilisée comme agent aromatisant dans les industries alimentaires (confections et boissons comme la bière) et cosmétiques (savon, rince-bouche, etc.).

Il est très difficile de distinguer les différences entre ces nombreuses espèces et donc de les identifier avec exactitude. L’année dernière j’avais identifié celles que j’avais photographié dans le parc comme des Matricaria chamomilla mais là je n’en suis pas si sûr! Je crois maintenant qu’il s’agirait plutôt des Matricaria perforata… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.216]

Ambrosia artemisiifolia 

IMG_3908[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin Botanique, 2013/06/18 ]

IMG_3909La Petite herbe à poux (que l’on appel en Europe Ambroisie à feuilles d’armoise ou “Common ragweed” en anglais) est un espèce de plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae, i.e. “qui germe en deux feuilles”), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, “fleurs composées”), à la tribu des Heliantheae (la troisième plus grande tribu de la famille des tournesols) et au genre Ambrosia (qui comprend une cinquantaine d’espèces, dont la Grande herbe à poux [Ambrosia trifida ou giant ragweed en anglais], qui sont pour la plupart des plantes envahissantes de nature adventice (“mauvaise herbe”) ou rudérale (qui poussent sur les terrains abandonnés et le long des routes) et qui produisent un pollen très allergène).

Elle est caractérisée par des feuilles dentelées, douces et velues (longues de trois à douze centimètres), de couleur vert foncé, qui sont divisées en pennes et poussent d’abord en opposition mais les “feuilles et rameaux supérieurs sont alternes.“ Les multiples branches peuvent atteindre soixante-dix centimètres (parfois même deux mètres!). La floraison se fait entre juillet et septembre sous la forme de fleurs vertes qui poussent en chandelles, i.e. droite sur le bout des tiges, et dont le petit fruit sec (akène de 2-4 mm, en forme de cône inversé) ne produit qu’une seule graine qui persiste en hiver — étant ainsi très apprécié des oiseaux.

Elle contient un composé chimique (psilostachyin) qui est utilisé en agriculture pour éliminé les mollusques (limaces et escargots). La plante elle-même est aussi parfois utilisée pour la décontamination des sols particulièrement les métaux lourds comme le plomb. Certaines tribus autochtones (Cherokee, Dakota, Delaware,  Iroquois, et Lakota) l’utilisaient aussi dans leur médecine traditionnelle. Le nom provient du grec ambrosia (ἀμβροσία / “immortalité”, “qui appartient au dieux”), la nourriture des dieux qui était réputée rendre immortelle. Le nom latin de l’espèce, artemisiifolia, lui, fait référence au fait que ses feuilles ressemblent à celle de l’Artemisia (le genre auquel appartient l’absinthe et dont le nom évoque la déesse Artemis ou à la reine et botaniste Artemisia II).

Comme elle est très allergène pour l’Humain et est la cause de la rhinite allergique (“Rhume des foins”), il est important de l’éradiquer avant qu’elle ne fleurisse à la mi-juillet. Il y a des municipalités où les propriétaires qui négligent de le faire peuvent se voir infliger une amende (comme à Alma, Dorval, Gatineau, Mont-Saint-Hilaire, Québec, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu, et Sainte-Thérèse) mais cela ne semble plus être le cas à Montréal (depuis 1996 [suite à un litige], sauf dans des arrondissements comme Saint-Laurent ou L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève — car l’herbe à poux est une responsabilité des arrondissements). Toutefois, on fait régulièrement des campagnes de sensibilisation pour encourager les gens à lutter contre l’herbe à poux par l’arrachage manuel ou la tonte. Certaines municipalités utilisent également des herbicides (du simple chlorure de sodium aux dicamba, glyphosate, triclopyr, ou metsulfuron — qui peuvent avoir de sérieux effets néfastes sur l’environnement), ou des méthodes thermiques (vapeur, flamme ou infra-rouge — qui ont l’inconvénient d’affecter aussi la végétation environnante). L’idéal pour lutter contre l’herbe à poux est d’opter pour une méthode préventive comme l’implantation d’un couvert végétal compétitif (en plantant des près fleuris, du sarrasin, du pâturin, ou du trèfle).

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/07/09 ]

Toutefois, je constate que l’herbe à poux est omniprésente dans le Parc Frédéric-Back. J’ai noté qu’il y a eut récemment une campagne d’arrachage mais on n’a enlevé que les plants de grandes tailles et il y a encore de très nombreux petits plants qui risquent eux aussi de fleurir ! C’est “une obligation pour les propriétaires de l’arracher sur leur terrain” mais la ville semble être assez tolérante en ce qui concerne ses propres parcs. Ce qui n’est guère mieux c’est que j’ai constaté, par les années passées, que la gestion du parc a utilisé des méthodes plus facile mais radicales (j’ignore si c’était de l’épandage chimique ou thermique mais cela a laissé de grandes aires avec des plantes “brûlées”, brunies et desséchées — j’espère qu’il ne s’agissait pas d’herbicides car n’est-ce pas interdit à Montréal? Encore une fois, deux poids deux mesures: c’est interdit pour les citoyen mais la ville ne s’en prive pas !) Si l’entreprise horticole qui gère le parc ne suffit pas à la tâche, la ville devrait peut-être faire appel aux citoyens avec un festival d’arrachage où des primes serait offerte pour chaque kilo d’herbe à poux arraché ? Il faut savoir être créatif — même si il est dommage de devoir faire la guerre à la nature à cause de certaines plantes qui se révèlent nuisibles à notre santé…

(Sources: Wikipedia [FR/EN], Google, Info Mtl,  Info Qc, Santé Mtl, thèse de maîtrise de Martin Ghiovany Bourdeau)

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Images du mer-fleuri [002.021.209]

Cichorium intybus 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédric-Back, 2021/07/02 ]

La Chicorée amère (ou chicorée sauvage, aussi appelée “Common chicory” en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae, i.e. “qui germe en deux feuilles”), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, “fleurs composées”, qui comprend mille-six-cent genres divisés en plus de vingt milles espèces comme le pissenlit, la marguerite et le tournesol), et au genre Cichorium (qui inclut non seulement une dizaine d’espèces, dont la Cichorium endivia [var. crispum et var. latifolium], mais également plusieurs sous-espèces et cultivars).

C’est une plante robuste caractérisée par une racine charnue, une tige unique qui forme de nombreux rameaux rigides et minces, des feuilles basales découpées en lobes (comme celles du pissenlit) et des feuilles intermédiaires lancéolées, mais surtout par de belles petites fleurs bleues ligulées qui forment des capitules et poussent directement sur la tige. Les fleurs se distinguent par leur photonastie (i.e. elles s’ouvrent à l’aube et se referme dès midi lorsque le soleil décline ou par temps nuageux). Toutes les parties de la plante ont un goût amère (à cause des lactucine et intybine qu’elle contient) et produisent un latex blanc.

La chicorée sauvage est surtout utilisée comme plante fourragère (car elle protège contre la météorisation et certains parasites) mais elle a aussi des propriétés médicinales (cholagogue, détoxiquante, légèrement laxative et même possiblement anaphrodisiaque). Cette variété n’est pas vraiment comestible (quoique, comme les feuilles de pissenlits, on peut utiliser les jeunes feuilles crues ou cuites en salades) mais au fil des siècles sa culture a développé de nombreuses sous-espèces et cultigroupes qui ont pris une place importante dans l’alimentation humaine: la chicorée à café (var. sativum, dont la racine séchée et torréfiée constitue un succédané de café), la chicorée de Catalogne (cultivars de la var. foliosum), la chicorée pain de sucre (var. foliosum Hegi f. cylindricum dite ‘Pan di Zucchero’), l’endive (var. foliosum), et le radicchio (de Trévise et de Chioggia, cultivars de la var. foliosum).

Le nom provient du grec kikhorion (κιχώριον, possiblement dérivé de l’égyptien keksher) et signifie en latin “plante de janvier” ou “salade d’hiver”. Elle est mentionnée par le naturaliste romain Plinius (Naturalis Historia, liber XX, cap. 29 et 30), le poète Horatius (Odes 31, ver 15), le gastronome Apicius (De re coquinera), ainsi que par les médecins Celsus (De Medicina) et Galênós (De alimentorum facultatibus, 41; De Simplicium Medicamentorum Temperamentis et Facultatibus; De subtiliante diaeta), et sa culture est même recommandée dans le Capitulare de Villis vel curtis imperii. (Sources: Wikipedia [FR/EN])

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Images du mer-fleuri [002.021.202]

Allium giganteum 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin Botanique, 2013/06/18 ]

L’ail ornemental (appelé “Ornamental onion” en anglais) est une dénomination qui, en fait, regroupe de nombreuses espèces et hybrides du genre allium. On y retrouve, entre autres, les A. cristophii (Persian onion), les Allium hollandicum (Dutch garlic), Allium caeruleum (blue globe onion) et les Allium flavum (small yellow onion). Dans ce cas-ci il s’agit du cultivarGlobemaster” de l’espèce Allium giganteum (ail géant ou giant onion en anglais) qui constitue la plus grande variété d’ail ornemental (produisant des “globes” de 15 à 20 cm de diamètre). Comme les autres allium, ce sont de grandes plantes herbacées, vivaces et à bulbes, possédant un feuillage basale gris-vert en forme de lanière, et qui offrent des fleurs étoilées violettes qui forment des grappes globulaires (ombelles) qui poussent l’été au bout de tiges sans feuilles pouvant atteindre 80 cm de hauteur. Il a reçu le “Award of Garden Merit” de la British Royal Horticultural Society. Ces plantes ont un un fort parfum d’oignon ou d’ail mais, attention, elles ne sont pas comestible car elles contiennent du soufre (cystéine, sulfure) et en manger (tant les fleurs, graines, feuilles ou tiges) peut causer des nausées, vomissements ou de la diarrhée. Elles peuvent être particulièrement toxiques pour les animaux domestiques.

Le genre allium fait partie de la division des Magnoliophyta, de la classe des Liliopsida (Monocotyledonae), de l’ordre des Liliales, et de la famille des Liliaceae (ou Alliaceae selon la classification phylogénétique APG) . Il comprend près de neuf-cent espèces dont plusieurs ont pris une place importante dans l’agro-économie humaine, incluant des plantes maraîchères (légumes) comme  l’oignon (Allium cepa), l’échalote (A. cepa L. var. aggregatum), le poireau (A. ampeloprasum), l’oignon vert (ciboule ou A. fistulosum) ou des herbes comme l’ail cultivé (A. sativum) ou sauvage (A. ursinum) et la ciboulette (A. schoenoprasum). Certaines sont considérées comme ayant des propriétés médicinales. Le nom viendrait soit du celtique ( all / “brûlant, âcre”) ou du grec (ἀλέω / aleo / “to avoid”). (Sources: Wikipedia [FR/EN] et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.195]

Artemisia absinthium 

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[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin Botanique, 2013/06/18 ]

IMG_3922L’Absinthe (appelée wormwood en anglais) est un plante à fleurs, vivace, de la division des Angiospermae (Magnoliophyta), de la classe des Dicotyledonae, de la sous-classe des Asteridae, de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae (caractérisée par leurs inflorescences composées de petites fleurs réunies en “capitules”) et du genre Artemisia. Elle forme généralement des arbrisseaux de 50 à 120 cm de hauteur, aux feuilles alternes — d’un “gris verdâtre sur le dessus et presque blanches et soyeuses sur le dessous” — et qui donnent vers la fin de l’été (de juillet à septembre) des fleurs “jaunes, tubulaires, réunies en capitules globuleux”. Le nom latin prendrait son origine dans le grec ancien avec d’une part ἀρτεμισία (artemisía — en référence à la déesse grecque Artemis, patronne de la nature sauvage, de la chasse et des accouchements, ou à la Reine Artemisia, épouse et soeur du roi Mausolus d’Halicarnasse) et d’autre part ἀσπίνθιον ou ἀψίνθιον (aspínthion / apsínthion [possiblement dérivé du Perse] — un goût amer, qui désignait également la plante du même nom). J’en ai vu au jardin botanique mais il y en aurait possiblement dans le parc Frédéric-Back car j’y ai vu de quoi de très similaire…

C’est une plante ornementale qui a de très nombreux usages: elle a des propriétés insectifuges et fongicides (elle repousse, entre autres, les piéride du chou, les pucerons et les acariens), médicinales (en tant que vermifuge, désinfectant, contre les nausées, elle facilite aussi la digestion en calmant l’estomac et évacuant la bile, et stimule le flux sanguin dans la région pelvienne — pour traiter les règles douloureuses ou absentes, ou même avoir un effet abortif) mais elle est surtout connue pour son utilisation en tant qu’aromate ajoutée aux spiritueux (principalement la fameuse liqueur d’absinthe), au vin (surtout le Vermouth mais aussi le vin Pelin en Roumanie) ou au thé (au Maroc). Il faut cependant être prudent car la plante contient une substance toxique, la thuyone, qui en quantité excessive (30~60 mg/kg) peut causer “des vomissements, de la diarrhée, des vertiges, des convulsions” et même la mort.

L’alcool d’absinthe est documenté dès l’antiquité (elle est mentionnée par Pythagore, Hippocrate et même dans le De rerum natura de Lucretius) comme ayant des propriétés médicinales, aphrodisiaque et stimulant la création. On retrouve des vins d’absinthe dès le XVIe siècle mais la recette actuelle (l’absinthe distillée avec des herbes comme l’anis vert et le fenouil) n’apparait qu’au XVIIIe siècle. Elle aurait été inventé en 1792 par le Dr Pierre Ordinaire ou par l’herboriste suisse Henriette Henriod dont la recette est acquise en 1797 par le major Dubied et son gendre Henri-Louis Pernod. Elle est commercialisée dès 1805 par la distillerie Pernod, puis sa préparation traditionnelle est popularisée dès 1830 par les soldats revenant d’Algérie: elle est diluée dans un grand verre avec trois à sept fois son volume d’eau (ce qui “trouble” sa couleur verte) en faisant couler l’eau goutte à goutte sur une cube de sucre placé sur une cuillère percée (pelle à absinthe). Elle acquiert de plus en plus de popularité jusqu’à constituer, en 1870, 90 % des apéritifs consommés en France. La “Fée verte” devient la consommation emblématique de la “Belle Époque” parisienne où ses propriétés psychotropes (voir hallucinogènes) et stimulantes sont appréciées des artistes et intellectuels comme Beaudelaire, Verlaine, Rimbaud, Toulouse-Lautrec, et Van Gogh. Toutefois, ses effets neurotoxiques négatifs génèrent un important mouvement d’opposition des ligues anti-alcooliques et elle est interdite en France (et dans de nombreux autres pays) dès 1915 et Pernod se reconvertit dans le pastis… Sa production est heureusement autorisée à nouveau en 1988 mais en règlementant ses taux de thuyone (provenant de l’absinthe), de fenchone (provenant du fenouil) et de pinocamphone (de l’hysope) à respectivement 35 mg/l, 5 mg/l et 10 mg/l, et en utilisant l’appellation “spiritueux aromatisé à la plante d’absinthe”. En 2010, les producteurs peuvent enfin utiliser la dénomination “absinthe“. Il en existe même des producteurs au Québec. Je serais bien curieux d’y goûter… (Sources: Wikipedia)

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Images du mer-fleuri [002.021.188]

Lavandula angustifolia 

[ iPhone 11 Pro / Nikon D3300, Maison Lavande, 2021/07/01 ]

La Lavande officinale (ou Lavande vraie, appelée true lavender ou English lavender en anglais) est une espèce d’arbrisseaux à fleurs de la classe des Dicotyledonae, de la sous-classe des Asteridae, de l’ordre des Lamiales, de la famille des Lamiaceae et du genre Lavandula. Originaire de la Méditerranée, elle est caractérisée par ses fleurs mauves ou violettes disposées en épis et qui sont très odorantes. Le nom proviendrait du latin lavare (laver, en référence au fait qu’elle servait à parfumée la lessive) ou peut-être aussi livere (bleuâtre, en référence à sa couleur). C’est une plante qui a de nombreux usages: on l’utilise comme plante ornementale dans les jardins, comme herbe aromatique en cuisine mais surtout on en extrait une huile essentielle qui est très utilisée en parfumerie et en cosmétique (pour faire des savons, shampoo, etc.). On lui attribut aussi des propriétés médicinales (sans toutefois qu’il n’y ait de preuves cliniques) analgésique, antidépressives, ou antiseptiques. Il faut cependant être prudent car son huile essentielle est toxique. On lui reconnait plus aisément son utilisation en aromathérapie pour soulager l’anxiété ou l’insomnie ou encore ses propriétés répulsives contre les les mites et les poux. C’est également une plantes mellifères qui est bien appréciée des abeilles. 

Elle est une culture iconique de la Provence mais est aussi cultivée dans de nombreux pays au climat tempéré sec et même au Québec, grâce à des variétés résistantes au gel. J’ai récemment visité les champs de la Maison Lavande, situé à St-Eustache. Cette entreprise a été créé en 2006 par deux journalistes en mal de campagnes. On y cultive de nombreuses variétés: la “Munsted” (développé à Surrey en Angleterre), la “Provence Bleue” (la variété française), la “Hidcote” (une autre lavande anglaise), la “Melissa” (développée en Oregon, caractérisée par ses fleurs blanches et roses), ainsi que les lavandins [variétés hybrides Lavandula × intermedia créé par le croisement entre les espèces L. angustifolia et L. latifolia] “Grosso” et “Fred Boutin”. (Sources: Wikipedia & Maison Lavande)

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Images du mer-fleuri [002.021.181]

Papaver 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2013/06/18 ]

J’ai déjà présenté une photo du Pavot oriental. Comme ces images ont été prise au même moment et à proximité, j’en déduis donc qu’il s’agit probablement de la même espèce (Papaver orientale) ou d’une espèce similaire (comme le coquelicot, i.e. Papaver rhoeas). Dans tout les cas il s’agit du genre Papaver, un genre de plantes  qui appartient à la classe des Equisetopsida (angiospermes de la sous-classe des Magnoliidae), de l’ordre des renonculales, et de la famille des Papaveraceae. Ce genre comprend une cinquantaine d’espèces dont les plus connues sont le coquelicot et le pavot à opium (Papaver somniferum). C’est une plante herbacée caractérisée par des feuilles pennées ou bipennée, de grandes fleurs souvent solitaires, à quatre pétales, et très colorées. Le fruit est une grande capsule (fruit sec) à déhiscence (ouverture spontanée) porricide (par les pores) ou apicale (par l’apex ou l’extrémité). Les tiges, dressées et cylindriques, ainsi que le fruit, produisent un latex blanc ou ivoire, généralement malodorant, qui contient des alcaloïdes aux propriétés somnifères, sédatives ou analgésiques, parfois toxique, ce qui fait que certaines espèces (mais surtout le Papaver somniferum) ont été utilisé pour la production de stupéfiants ou de médicaments. En Amérique du Nord, comme plantes ornementales, ont retrouve surtout le pavot d’Islande (Papaver nudicaule) et le coquelicot (Papaver rhoeas). (Sources: Wikipedia)

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Images du mer-fleuri [002.021.174]

Leucanthemum × superbum 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 ]

J’ai déjà mentionné la grande marguerite (aussi appelée marguerite horticole ou Shasta daisy en anglais) que j’avais photographié lors d’une visite dans le parc Frédéric-Back mais j’en avais vu aussi au jardin botanique. C’est une espèce de plantes à fleurs herbacées, vivaces, de la classe des Equisetopsida, sous-classe des Magnoliidae, de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae et du genre Leucanthemum. Elle a l’apparence typique de la marguerite avec des pétales blancs disposés en rayons autour d’un disque jaune. Elle est le résultat d’une quadruple hybridation: en 1890 l’horticulteur Américain Luther Burbank a d’abord croisé une Marguerite commune (Leucanthemum vulgare) avec une Marguerite géante (Leucanthemum maximum), puis avec une Leucanthemum lacustre, et enfin avec une Nipponanthemum nipponicum. Il l’a nommé Shasta (du Mont Shasta dans la chaîne des Cascades en Californie) en référence à la blancheur des pétales qui évoque la neige. Si les représentant du genre sont souvent considéré comme des mauvaises herbes nuisibles, la Shasta est appréciée comme plante ornementale et de nombreux cultivars (comme la “Becky” illustrée ici) ont été développé pour l’industrie de la fleur coupée. J’ignore cependant si elle est comestible comme la marguerite commune ou si elle en a les propriétés médicinales (qui, comme la camomille, a des propriétés antispasmodiques, calmantes, digestives et astringente).(Sources: Wikipedia & divers sites horticoles)

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Chats, ruelles et paysages

ChatsRuellesEtPaysages-covLa photographe Geneviève LeSieur pose un regard tendre sur les chats qu’elle a croisés au cours de ses promenades dans le quartier de Limoilou, à Québec, et sur ceux que son voyage aux Îles-de-la-Madeleine a mis sur sa route. Elle capte au passage la vie secrète des ruelles, le charme des villages du littoral laurentien, les paysages éblouissants de la Gaspésie et des Îles, tous ces endroits que les chats colorent de leur présence. Les humains chez qui ils habitent – et qu’ils ont parfois choisis eux-mêmes – ont ouvert leur porte à la voyageuse pour lui raconter comment ces attachants compagnons se sont fait une place dans leur existence. Tantôt drôles, tantôt émouvantes, leurs histoires généreusement partagées sont avant tout de réelles histoires d’amour.

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

ChatsRuellesEtPaysages-p10-11

pp. 10-11

Entre Québec et les îles de la Madeleine, Geneviève Lesieur s’est amusé à photographier des chats. Elle nous offre un album de centaines d’images de félins, mais aussi de ruelles, d’arrière-cour, de fleurs, de murales — en un mot: de paysages! Il y a beaucoup de photos pleine-page mais aussi quelques mosaïques. Il y a aussi très peu de texte: à part une ou deux introductions et quelques descriptions on ne retrouve que le nom des chats et un bref profil pour chacun. 

ChatsRuellesEtPaysages-p08-09

pp. 8-9

Dans un premier temps (les quatre-vingt premières pages), on retrouve le fruit de trois ans de déambulations dans les ruelles de Limoilou à Québec: 102 kilomètres et 125 chats. De charmantes rencontres avec Boris, Émile, Charli, Léo, etc. Et la conclusion que “les chats roux sont des coquins” (je suis bien d’accord). Puis, pour les cinquante-six pages suivantes, elle se lance dans un road-trip de vingt-et-un jours entre Québec et les îles de la Madeleine — en passant par Saint-Jean-Port-Joli, Kamouraska, Saint-Simon-de-Rimouski, Percé, Cap-d’Espoir et Chalottetown — pour photographier près d’une soixantaine de chats (on y retrouve aussi un alpaga, un chien et trois poules): Tommy, Gaston, Mini-Fée (!), Ektor, Malfada, Tydlydy, Pixel, Jacob (un lykoi loup-garou! C’est la première fois que je vois un chat comme ça!), Serena, etc.

Un très beau livre de chevet à lire (mais surtout à contempler) pour les amateurs de chats et de belles photographies. Une lecture agréable car c’est bien connu, les chats, ça nous relaxe (sauf les roux, évidemment).

Chats, ruelles et paysages; de Québec aux Îles de la Madeleine, par Geneviève Lesieur. Montréal: Les Éditions de l’Homme, septembre 2020. 144 p., $29.95. ISBN 978-2-7619-5194-4. Pour lectorat de tout âge. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWorldCat ]

© 2020, Les Éditions de l’Homme. Tous droits réservés.

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Images du mer-fleuri [002.021.167]

 Inula helenium + Bombus

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 ]

L’Inule aulnée (aussi appelée Grande aulnée ou Elecampane ou elfdock en anglais) est une espèce de plante à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae (comme les marguerites et les tournesols) et du genre Inula (qui inclus près d’une centaine d’espèces). La caractéristique du genre est que l’inflorescence n’est pas constituée d’une fleur unique mais est en fait un corymbe de capitules (fleur composée) formé d’une série de fleurons (fleurs tubulées ou en forme de tube) au centre, avec de nombreux demi-fleurons (fleurs ligulées ou en forme de languette) en périphérie, le tout entouré d’un involucre (collerette) de bractées. Le nom du genre est la forme latine du grec hinaein (“purifier”) en référence aux propriétés médicinales de la plante. Le nom de l’espèce a été interprété par Pline comme une allusion a Hélène de Troie (dans la mythologie grecque elle en avait une fleur entre les mains lorsqu’elle fut enlevée par Pâris) mais, en fait, ce serait une déformation du latin vulnus (“blessure”) en référence à ses vertus cicatrisantes. C’est une plante vivace et comestible dont les racines odorantes sont parfois utilisées pour parfumer les desserts. Elles sont riche en inuline (une fibre alimentaire de la classe des fructanes) et leurs propriétés toniques et médicinales sont utilisées contre la toux et les inflammations respiratoires (principalement des bronches), comme anti-fongique et antiscorbutique (mais attention aux effets secondaires qui peuvent inclurent diarrhées, vomissements et douleurs pelviennes). Elles semblent attirer les insectes pollinisateurs — comme ce bourdon (il existe une vingtaine d’espèces de bourdons (Bombus) au Québec, dont plusieurs sont en voie de disparition, mais je serais bien en peine de les identifier (il faut en effet être très attentif pour remarquer ce qui distingue le Bourdon américain (Bombus pennsylvanicus), des Bourdon à tache rousse (Bombus affinis), Bourdon fébrile (Bombus impatiens) ou même Bourdon terricole (Bombus terricola) !)). (Sources: Wikipedia & divers sites horticoles ou naturalistes)

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