Manga Chats

MangaChats-covPots de colle, acrobates, bavards, gourmands… les chats sont comme ça  !

Tamako Tamagoyama brosse avec tendresse et humour le portrait de ses 2 chattes, Ton et Shino. L’une est introvertie et très gourmande, l’autre vive et bruyante, alors il se passe toujours quelque chose  !

Avec son style simple très expressif, Tamagoya croque les comportements amusants de ses «  enfants  » gâtés à qui elle passe tout.  Ronfler la nuit, préférer un carton à une jolie panière, se vautrer sur la télécommande et zapper, s’installer sur le linge propre à peine plié…  : quand Ton et Shino n’en font qu’à leur tête, on adore  !

Tamako Tamagoyama est une illustratrice japonaise dont la série de mangas 100% chats a rapidement trouvé un large public. Ton et Shino sont une source inépuisable d’inspiration  !

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Manga Chats (うちの猫がまた変なことしてる。  / Uchi no neko ga mata henna koto shiteru / Lit. “Mon chat fait encore des choses étranges”) est sérialisé dans le magazine culinaire レタスクラブ  (Retasukurabu / lit. “Club de laitue”) et le premier volume a été publié au Japon en février 2016 par Kadokawa. Quatre volumes sont paru jusqu’à maintenant (dernière parution en février 2019). 

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Ce livre tiens plus du documentaire que de la bande dessinée. La dessinatrice nous présente ce manga biographique et humoristique où elle raconte le aventures de ses deux chattes, Ton et Shino, en y ajoutant quelques conseils sur le toilettage, la diète ou la psychologie féline. Le livre est divisé en sept chapitres et comporte cent-vingt-et-une petites histoires en quatre cases (aussi appelé “Yonkoma” au Japon) — souvent accompagnés de photos des chats dans des situations qui ont inspirés l’histoire, trente-et-une histoires pleine page (d’environ cinq cases chacune), une histoire de trois pages et une douzaine de planches d’explications et de conseils.

C’est amusant mais sans plus. Le dessin, simple et primitif, ne m’apparait pas très esthétique. Je crois que le livre a de l’intérêt surtout pour les amateurs et les propriétaires de chats qui vont volontiers sympathiser avec les mésaventures de l’auteur et se dire “c’est bien vrai, mon chat fait ça aussi.” Ceci dit, ce style de dessin et d’histoire est typique des magazines d’opinion japonais. C’est un ouvrage très ordinaire qui offre tout de même de l’intérêt pour le fanas de chats ou les gens curieux de cet aspect de la culture japonaise.

Manga Chats: ces deux chats vont vous faire craquer !, par Tamako Tamagoyama. Paris: Larousse, juillet 2018. 174 pages, 15.0 x 21.0 cm, 8.95 € / $C 14.95 (version numérique: 6.99 €). ISBN: 9782035946447. stars-2-5

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© 2016 Tamako Tamagoyama / KADOKAWA 

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Capsules

Le vieil homme et son chat 1

VieilHommeEtSonChat-01-covComment prendre le temps de vivre et de vieillir en faisant de chaque moment un trésor d’humour, de tendresse et de nostalgie? Le vieil homme et son chat pourrait bien connaître le secret du bonheur.

Dans une petite ville côtière du Japon, loin des mégalopoles, Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, vit avec Tama, un chat âgé de 10 ans. Ou alors est-ce le matou qui veille sur son maître pour honorer une promesse faite à son épouse disparue ? Difficile à dire, tant les deux compères sont inséparables. 

Au fil des saisons, entre les promenades, les repas entre voisins de toujours et le souvenir ému des années passées, Daikichi et Tama se serrent les coudes, se chamaillent… et s’adorent.

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

Le vieil homme et son chat (ねことじいちゃん / Neko to Jii-chan) est un manga seinen publié en feuilletons dans Comic Essay Gekijou (Media Factory) et qui a été compilé en volume chez Kadokawa depuis septembre 2015. La série est toujours en cours au Japon avec cinq volumes de parus jusqu’à maintenant (le vol. 5 est paru en janvier 2019).

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Ce manga est l’histoire d’un vieil instituteur à la retraite et de son chat, Tama. Au travers de seize histoires courtes, divisés selon les quatre saisons, nous découvrons sa vie quotidienne, sa relation avec Tama, son entourage, le village, et même quelques recettes de cuisine. Le récit se déroule principalement de nos jours, mais on y retrouve aussi quelques flashback qui développent un peu les personnages. C’est un manga plein d’humour et de tendresse qui est très agréable à lire. Il est dessiné dans un style inhabituel, un peu brouillon mais colorié à l’aquarelle. C’est très beau.

Ce genre de “tranche de vie” racontée avec un rythme lent et une atmosphère sereine me rappelle un peu le style du regretté Taniguchi. Cela nous fait découvrir la vie quotidienne d’une petite ville côtière japonaise tout en nous divertissant avec des anecdotes amusantes. C’est donc une lecture enrichissante et chaleureuse que je recommande à tous mais surtout aux amateurs de chats et du Japon.

Le tome 2, Le vieil homme et son chat se font les griffes, devrait paraître en juin 2019. Chose amusante, le manga a été adapté au cinéma sous le titre The Island of cats, qui est sortie en salle au Japon en février 2019 (le film de 103 min. est réalisé par IWAGŌ Mitsuaki sur un scénario de TSUBOTA Fumi et met en vedette TATEKAWA Shinosuke, SHIBASAKI Kō, EMOTO Tasuku, YAMANAKA Takashi, HAYAMA Shōno, TANAKA Yūko et KOBAYASHI Kaoru; pour plus d’information voir le site officiel ainsi que les sites suivants: ANNAsianWikiIMDbYoutube).

Le vieil homme et son chat tome 1: n’ont plus peur des chiens, par Nekomaki. Paris: Casterman, septembre 2018. 176 pages, 15.2 x 21.1 cm, 15,00 € / $C 28.95, ISBN 978-2-203-15566-4. Pour lectorat adolescent (12+). stars-4-0

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© Nekomaki / ms-work 2015.

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Revue de ‘zines

Je prends un peu le temps de faire le tour des périodiques consacrés à la bande dessinée (principalement dBD et Animeland) pour voir si je ne peux pas y faire quelques découvertes intéressantes…

dBD132dBD #132 (Avril) nous offre principalement un entretien avec Peeters & Schuiten (sur la quatrième et dernière intégrale des Cités obscures) et un article sur la BD Turque (un pays où il ne fait pas bon être caricaturiste). Dans les actualités, je note que le 46e grand prix d’Angoulême a été décerné à Rumiko Takahashi (Urusei Yatsura, Maison Ikkoku et Ranma 1/2) pour la diversité de son oeuvre. Ce n’est que la deuxième femme à recevoir cet honneur (après Florence Cestac en 2000). Je note également le livre de cuisine graphique L’Art du sushi, par Franckie Alarcon chez Delcourt. Dans le cahier critique, on retrouve The empire of corpses t. 3 par Toh & Tomoyuki chez Pika (une suite cyberpunk décevante au roman de Frankenstein) et Akû t. 1 par Kaneshiro & Fujimura chez Ki-oon [erreur de dBD, c’est en fait chez Pika!] (un manga préhistorique plaisant à lire). Rien de bien significatif. C’est donc une récolte décevante ce mois-ci… stars-3-0

AL225J’ai eu beaucoup de peine à mettre la main sur Animeland #225 (Décembre 2018-Février 2019) car ma bibliothèque ne semble plus le tenir (ou un retard de livraison? Et je n’ai reçu aucune réponse à mes demandes de service de presse!). Le magazine est maintenant trimestriel mais offre un format plus grand (22.5 x 29.7 cm) et volumineux (148 pages). On remarque dans ce numéro à double couverture des articles sur Macross, Mirai ma petite soeur, Le château de Cagliostro, sur la postproduction d’anime, sur Gunnm (Alita: Battle Angel), Vinland Saga, et sur “Comment éditer un manga, part 1.” Dans la sélection anime (animathèque) je note la deuxième saison de Golden Kamui (chez Crunchyroll). Dans la mangathèque, je note MW d’Osamu Tezuka chez Delcourt/Tonkam. Encore une fois, un numéro plein d’information… stars-3-5

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Capsules

Les Montagnes Hallucinées T. 1

MontagnesHallucinées-t1-covEn 1931, une expédition de sauvetage découvre le campement en ruines du Pr Lake, parti explorer l’Antarctique quelques mois plus tôt. Son équipe de scientifiques avait envoyé un message annonçant une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence…

Sur place, des squelettes humains dépouillés de leur chair laissent imaginer les scènes d’horreur qui ont pu se dérouler. Plus perturbantes encore : les immenses montagnes noires aux pics acérés au pied desquelles le Pr Lake et ses compagnons ont rendu l’âme… Ces terres désolées semblent cacher de terribles secrets. Gare aux imprudents qui oseraient s’y aventurer !

Avec un trait sombre et réaliste, Gou Tanabe met en images les pires cauchemars imaginés par H. P. Lovecraft, le maître du fantastique et de l’horreur. Aux confins des terres inexplorées, la joie de la découverte laisse place à une lutte sans espoir contre la terreur et la folie ! (Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière)

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Les montagnes Hallucinées (狂気の山脈にて – ラヴクラフト傑作集 / Kūki no Sanmyaku ni te – ravukurafuto kessaku-shu / lit. “Dans une chaîne de montagnes folle; collection de chefs-d’œuvres de Lovecraft”) a d’abord été publié en feuilleton dans le magazine Comic Beam (2016-17, Enterbrain), puis compilé en quatre volumes par Kadokawa. L’adaptation anglaise a été publié par Dark Horse et la version française est paru chez Ki-oon. TANABE Gou a aussi adapté en manga plusieurs autres récits de Lovecraft: The Outsider (2007), The Hound and Other Stories (2014, publié en anglais chez Dark Horse), The Colour Out of Space (2015), et The Haunter of the Dark (2016).

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Ce manga est l’adaptation d’un court roman (ou novella) de H.P. Lovecraft (elle-même inspirée par le roman de Edgar Allan Poe, Les aventures d’Arthur Gordon Pym). En 1931, une expédition scientifiques de l’Université de Miskatonic se rend en Antarctique à bord du brick Arkham et de la goélette Miskatonic pour pousser plus loin les explorations de Shackleton, Amundsen, Scott et Byrd. Au-delà des Monts Terror et Erebus, de la chaîne de l’Amirauté et même du Mont Nansen, ils découvrent une chaine de montagnes noires. Ils y trouvent de nombreux fossiles et même, dans une caverne, les restes de créatures incomparables — qui leur rappel un peu la description que le Necronomicon faisait des Grands Anciens! Mais une tempête violente interrompt la communication avec l’équipe de Lake. Après la tempête, Dyer vient à leur rescousse mais découvre le camp anéanti, les membres de l’équipe de Lake étant tous morts et mutilés—sauf un, Gedney, qui semble avoir fuit en traineau à chien. À la recherche de celui-ci, ils montent une expédition pour aller voir ce qu’il y a au-delà des montagnes… Qu’y trouveront-ils? À suivre avec le tome 2!

Cette histoire me rappelle un peu le film The Thing (qui se passe aussi en Antarctique) et la série télé The Terror (adaptation d’un roman de Dan Simmons sur l’expédition perdue de Franklin raconté avec un ton légèrement horrifique et dont j’ai déjà parlé) qui ont possiblement été inspirés par la nouvelle de Lovecraft.

Ce manga nous offre un superbe livre avec une couverture en simili cuir, imitant les livres anciens, et quelques illustrations couleurs au début. Le dessin est très beau: sombre mais très détaillé. Toutefois, l’excès de détails dans les structures complexes (neige, montagne, paysage d’arrière plan) les rende un peu confuse (à dessein?). Le récit est fluide mais ne réussit cependant pas à m’impressionner.  La narration est trop anecdotique, trop rapide et avare de détails. La faute en tient sans doute à la nouvelle de Lovecraft, que le manga adapte assez fidèlement. La nouvelle est composée de douze chapitres, et le premier volume du manga couvre les quatre premiers.

C’est une très bonne lecture mais je réserve toutefois mon jugement final tant que je n’ai pas lu le deuxième volume, paru en Europe en mars 2019. Néanmoins, c’est à lire absolument si vous êtes le moindrement amateur de l’oeuvre de Lovecraft.

Les Montagnes Hallucinées T. 1 (Les chefs-D’Oeuvres de Lovecraft), par Gou TANABE (dessin) et H.P. Lovecraft (histoire). Paris: Ki-oon (Coll. Seinen), octobre 2018. 294 p. 15 x 21 cm, 15 € / $C 27.50. ISBN 979-10-327-0362-5. Pour lectorat jeune adulte (16+). Un extrait de vingt-huit pages est disponible. Voir aussi la “bande annonce” sur Youtubestars-3-5

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© Tanabe Gou 2016 & 2017

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Ad Astra VI

AdAstra-v06-covMalgré les réserves d’Aemilus, Varron reste fidèle à son plan. Il lance son immense armée contre les troupes carthaginoises, persuadé d’avoir identifié la stratégie de l’ennemi : profiter du terrain pour prendre l’adversaire au piège.

Mais rien ne se passe comme prévu et, dès le début des combats, la cavalerie romaine se fait décimer ! Tandis qu’Aemilius, blessé, cherche à préserver Scipion du carnage, le second consul prend lâchement la fuite. Si l’infanterie de Rome domine encore, la bataille ne fait que commencer…

Bravoure, complots et stratégie… Plongez au cœur des batailles qui opposèrent les légendaires Hannibal et Scipion !” (Texte de la couverture arrière)

Ad Astra: Scipion l’Africain & Hannibal Barca (アド・アストラ -スキピオとハンニバル- / Ad Astra – Scipio to Hannibal) est un manga seinen historique par Mihachi KAGANO (dont c’est le premier titre) qui raconte les faits saillants de la deuxième guerre punique qui opposa Rome et Carthage. Il a été prépublié dans le magazine Ultra Jump (entre mars 2011 et février 2018), puis compilé en treize volumes chez Shūeisha. La version française paraît chez Ki-oon.

AdAstra-v06-p21Le sixième volume est entièrement consacré à la bataille de Cannae et à ses suites immédiates. Encore une fois, les romains sont victimes de la brillante stratégie d’Hannibal. Toutes les batailles précédentes n’ont servi qu’à convaincre les romains qu’ils commençaient à comprendre sa stratégie afin qu’il puisse à nouveau les surprendre. Il commence par rassurer ses alliés gaulois en affirmant qu’ils vaincront malgré leur infériorité numérique (80,000 romains contre 50,000 alliés Carthaginois) et de lourdes pertes mais que cela en vaut la peine pour se venger du joug romains et pour l’honneur de la Gaule! Après avoir feint la retraite, les Carthaginois encerclent les romains et les massacrent. Minucius et Aemilius sont tué par Giscon. Scipion, qui avait reçu l’ordre de rester en retrait avec la cavalerie, décide de mobiliser les 10,000 hommes restés au camp en renfort mais ceux-ci refusent. Leur dernier ordre était de garder leur position et, Aemilius étant mort et Varron ayant “retraité” (fuit), il n’y a plus de généraux pour donner de nouveaux ordres.

Les pertes romaines sont lourdes: 60,000 morts (dix fois plus que les Carthaginois!) et 10,000 prisonniers (dont Rome refusera de racheter la liberté)! Maharbal est d’avis que les Carthaginois devraient profiter de la victoire et marcher sur Rome mais Hannibal refuse, ne voulant pas prendre de front un ville défendu par une muraille. Maharbal réponds “Tu sais vaincre, Hannibal, mais tu ne sais pas profiter de la victoire!” Par dépit, il massacre les villages environnants (Caius qui a survécu à la bataille mais a perdu un oeil, en est témoin). Hannibal envoi son frère Magon à Carthage pour réclamer des renforts. À Rome, Fabius reprends le pouvoir et envoi les soldats survivants en Sicile, sous le commandement de Marcellus. Scipion décide de suivre le cursus honorum et de briguer office pour éventuellement devenir consul même si la tâche se révèle ardue (“Per aspera ad astra” d’où le titre du manga). Il défit Marcellus pour obtenir son soutien à l’édilité mais celui-ci le punis. Lorsque Marcellus est rappelé en Italie pour défendre la Campanie contre Hannibal, Scipion demande à l’accompagner…

Ad Astra est un manga très bien dessiné — le style en est clair et précis. Le récit est fluide, intéressant et très instructif pour ceux qui s’intéresse à l’histoire et à la civilisation romaine. Cependant, malgré que le récit laisse de côté de nombreux détails historiques (si l’on compare à Tite-Live), ce manga s’étire sur treize volumes. Nous n’en sommes donc qu’à la moitié de l’histoire! Cela reste quand même, avec Pline, le manga historique idéal pour les amateurs d’histoire romaine.

Ad Astra: Scipion L’Africain & Hannibal Barca Vol. VI, par Mihachi KAGANO. Paris: Ki-oon, juin 2015. 210 pages, 13 x 18 cm, 7,90 € / $16.98 Can. ISBN 978-2-35592-829-1. Pour un lectorat adolescent (14 ans et plus). stars-3-5

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Ad Astra Publius Cornelius Scipio Africanus Major & Hannibal Barca © 2011 by Mihachi Kagano / SHUEISHA Inc.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

ad_astra-v01 ad_astra-v02 ad_astra-v03 AdAstra-v04-cov AdAstra-v05-cov

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Isabella Bird 4

IsabellaBird_4-cov“Des choses se trament à Tokyo… Le botaniste Charles Maries souhaite récupérer son interprète, et malheureusement le contrat qu’il a établi avec Ito est toujours valable. Les Parkes ont beau lui mettre des bâtons dans les roues, le chasseur de plantes est prêt à tout pour parvenir à ses fins ! 

Inconsciente de la menace qui plane sur son expédition, Isabella Bird a quant à elle atteint Niigata, première grande étape de son voyage. L’aventurière se prépare maintenant à partir vers le nord, pour ce qui devrait être la partie la plus éprouvante du périple…

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, Femme Exploratrice est un récit passionnant sur les rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

(Texte de la couverture arrière)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan.

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5 juillet 1878, Ito—l’interprète et guide de Isabella—se remémore sa rencontre avec le botaniste Charles Maries et les abus qu’il a subit sous son service. Le 12 juillet, ils quittent Niigata et, après avoir traversé le fleuve Shinano, prennent la longue route d’Echigo qui les mène vers Yamagata, puis Akita et, ultimememnt, à Aomori. Faute de chevaux, ils continuent la route à dos de vaches… Ils rencontrent un groupe de “bokka” (des femmes portant des marchandises sur leur dos). L’une d’elles, O-yu, est intéressée à apprendre l’écriture. Le 15 juillet, ils arrivent à Yamagata. Ils visitent l’hôpital local et Isabella est surprise (et un peu choquée) de voir les locaux habillés à l’occidental. La ville interdit même les habits traditionnels dans un effort d’entrer dans la modernité et d’obtenir la reconnaissance de l’Occident. Le dos d’Isabella la fait souffrir. 

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À l’étape de Tateoka, ils rencontrent un vieux couple d’aveugles, lui est anma (masseur) et elle est azusa-miko (nécromancienne qui utilise une sorte d’arc pour appeler les esprits). Isabella est surprise que Ito, qui normalement  abhorre les superstitions, croit au chamanisme. Ito reçoit une lettre de sa mère, auprès de laquelle Maries s’est plaint de son ingratitude. Il joint une note à la lettre enjoignant Ito de revenir à son service sous peine d’être poursuivi en justice. Il lui offre une augmentation et l’averti qu’Isabella souffre d’une maladie qui ronge ses vertèbres et que le voyage pourrait lui être fatal! Et cette mise en garde est confirmée par les prédictions de la voyante… Il ne sait que faire et se sent dans une impasse. Le dernier chapitre raconte une anecdote de la vie de Fanny Parkes, l’exubérante épouse du ministre plénipotentiaire britannique Harry Parkes.

Au fur et à mesure que le récit avance, ce manga s’épanoui sous nos yeux. L’histoire est non seulement captivante mais elle est riche en détails tant géographiques, botaniques que ethniques sur la culture Japonaise de l’ère Meiji. On y discute entre autre l’épineuse question du développement d’un pays: est-ce que modernisation devrait nécessairement vouloir dire occidentalisation? La tentation est grande de chercher à imiter pour plaire et ainsi évider la condescendance et le mépris des impérialistes du genre de Charles Maries. Le style graphique est encore un peu inégal mais demeure généralement très riche, détaillé et précis. C’est même superbe par moment. C’est donc un excellent manga historique que je recommande chaudement.

Isabella Bird, femme exploratrice T04 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), août 2018. 208 pg, , 13 x 18 cm, 7,90 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-0305-2. Pour lectorat jeune (7+). stars-4-0

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© 2017 Taiga Sassa. All Rights reserved.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents (cliquez sur l’image pour activer le lien):

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Détour

DetourLes week-ends se déroulent rarement comme prévu. Je planifiais de faire de menus travaux, de la comptabilité, de lire et commenter des mangas (surtout Isabella Bird et Moriarty) et je me retrouve finalement à lire (relire?) des vieilles BDs de Moebius, à regarder des animés sur Netflix (Gundam Unicorn !) et à rechercher une nouvelle adaptation animée d’un vieux manga shōjo des années ’70 par nulle autre que Waki Yamato (Haikara-san ga tōru) et dont je parlerai sans doute amplement dans un futur proche…

Encore un coup de nostalgie. Cela faisait un bout de temps que j’avais pas regardé d’animés… C’est bon. Ça fait du bien. Et sur Netflix, qui plus est (quoiqu’on y retrouve rien de bien nouveau puisque Gundam Unicorn date déjà de 2010). Et ce n’est pas fini puisque Netflix a annoncé plusieurs titres d’animés à venir (dont Evangelion en juin, Saint Seiya plus tard dans l’été et Ghost In The Shell Stand Alone Complex en 2020 !!!). Ce n’est vraiment plus de la culture populaire (geeky stuff) mais cela commence à faire partie de la culture courante (mainstream)…

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Je suis un chat

Je-suis-un-chat“Le célèbre roman de Sôseki devient un manga. Célèbre et désopilant. Vue par l’œil ironique d’un chat doté de remarquables talents d’observation et d’analyse, voici la vie d’un professeur d’anglais et de son entourage au début du vingtième siècle, lorsque le Japon est secoué par l’essor des valeurs mercantiles venues d’Occident.

Le professeur Kushami, double de l’auteur, sa famille, ses visiteurs, l’étudiant amoureux, le tireur de pousse-pousse, le riche industriel, la maîtresse de koto, sans oublier les chats, l’univers fantaisiste et débridé du roman est parfaitement restitué, avec toute sa richesse et sa profondeur.”

(D’après le site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

Je suis un chat (吾輩は猫である / Wagahai wa, neko de aru / lit. “Moi qui suis un chat”) est l’adaptation en manga d’un classique de la littérature japonaise par le romancier Sôseki. Le roman avait d’abord été publié en feuilletons dans la revue littéraire Hototogisu entre 1905 et 1906. 

9782809711905_pgKushami est professeur de littérature anglaise à l’ère Meiji et tout un monde orbite autour de lui: ses étudiants (Meitei, Kangetsu), ses amis, sa famille, ses voisins. Le témoin de cette vie quotidienne est un chat sans nom, qui prends ici la place d’un narrateur omniscient. Il s’agit d’un récit satirique, qui parodie la classe moyenne japonaise ayant adopté tant bien que mal les coutumes de l’occident et qui se prends des airs arrogants. Une bonne partie de l’intrigue se déroule autour des spéculations sur le possible marriage de Kangetsu avec Tomiko, la fille des Kaneda — un riche marchand. Malheureusement, l’histoire finit mal pour le chat…

Le récit est très amusant et assez proche de l’oeuvre originale. Par contre, le style graphique est plutôt décevant: il est très simple (épuré, voir primitif) mais il fait tout de même le travail et illustre bien le récit. C’est une excellente façon de faire connaître cet oeuvre de Natsume Sōseki — dont le personnage est un peu l’alter ego de Sōseki qui était lui aussi professeur de littérature anglaise.

Je suis un chat, par Cobato Tirol (Traduction par Patrick Honnoré). Arles: Éditions Philippe Picquier, août 2016. 208 pages, 14,50€ / C$ 26.95, ISBN-13 : 978-2-8097-1190-5. Pour lectorat de tout âge. stars-3-0

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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© Tirol Cobato / Home She, 2010. © Éditions Philippe Picquier 2016 pour la traduction française.

A noter que l’on retrouve d’autre mangas aux Éditions Philippe Picquier:

Miss Hokusai Tome 1, par SUGIURA Hinako.
Dix Nuits Dix Rêves, par KONDÔ Yôko (D’après le roman de Sôseki).
La porte,  par INOUE Daisuke (d’après le roman de Sôseki).

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Capsules

dBD #130

dBD130-covJe feuillette le plus récent numéro de dBD (février 2019) dans l’espoir de découvrir de nouveau titres intéressants. Malheureusement, je suis déçu car je n’y trouve rien de bien passionnant pour moi. Toutefois, ce numéro nous offre un hommage à Stan Lee par une interview avec Jean-Marc Lainé (biographe de l’artiste américain) et une interview avec Didier Tarquin (Lanfeust de Troy) qui revient avec U.C.C. Dolores, une BD de SF très prometteuse où une nonne hérite d’un croiseur de guerre et se lance vers la Frontière spatiale (voir le sommaire de ce numéro pour plus de détails sur le contenu). 

Dans le cahier critique on retrouve notamment Nymphéas Noirs de Cassegrain, Duval & Bussi chez Dupuis (adaptation d’un thriller de Bussi qui se déroule à Giverny, “quoi de plus naturel que d’adapter un roman policier aux airs impressionnistes en BD”), Journal d’une vie tranquille par Tetsuya Chiba (Ashita no Joe) chez Vega (autobiographie de son enfance en Mandchourie, “extrêmement séduisant”), Avant de partir par Jung & Koo chez Sarbacane (manhwa coréen “merveilleusement étrange”), ABCD de la typographie chez Gallimard (ce collectif, scénarisé par David Rault, ambitionne de tracer “l’histoire de la typographie latine, intimement liés à celle de la BD”), Ragna Crimson par Daiki Kobayashi chez Kana (dark fantasy, histoire de chasseurs de dragons avec des personnages attachants, qui “tient pour l’instant ses promesses”), et Talentless t. 3 de Looseboy & Furuya chez Doki-Doki (“un peu la rencontre entre Battle Royale et les X-Men). Un magazine riche en information pour les amateurs de BD.

dBD #130 — Février 2019. [collectif dirigé par Frédéric Bosser] Boulogne-Billancourt: dBD sarl, février 2019. 100 p., 23 x 30 cm, 8.90 €. ISSN 1951-4050. Lectorat adolescent (12+). stars-2-5

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ Biblio —  Wikipedia — WorldCat ]

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Capsules

dBD #121

dBD-121dBD c’est toute l’actualité de la bande dessinée.

dBD, c’est chaque mois de longues et courtes interviews, des dossiers, des analyses, des portraits d’auteurs, un portfolio qui revient sur les images et les planches marquantes d’un créateur, des visites d’ateliers, des retours sur le passé et sur des albums majeurs dans l’histoire de la bande dessinée, des coups de gueules et de cœur mais également un important cahier critiques et un tableau des étoiles établi par des journalistes spécialisés.

dBD n’est pas un magazine que je lis régulièrement, même si je suis un grand amateur de BD et qu’il couvre aussi un peu le manga — que j’adore encore plus que la BD en générale. Et je n’en ai parlé qu’une seule fois jusqu’à maintenant lorsque j’ai commenté le numéro 215, qui mettait Valérian en couverture.

Dans ce cas-ci, dBD #121 a attiré mon attention à cause de sa couverture sur Naoki Urasawa (pour les détails sur le contenu, je vous renvoi au sommaire du numéro sur le site du magazine). Apparemment, c’est la première fois que dBD consacre sa couverture à un artiste japonais — et ce à l’occasion d’une exposition à l’Hôtel de Ville de Paris des planches d’Urasawa, qui avait déjà été mis à l’honneur à Angoulème. L’article de cinq pages passe en revue la carrière du mangaka qui est très connu en France pour ses nombreux succès: Monster, 20th Century Boys, Pluto, Billy Bat. Mais il ne faut pas oublié Master Keaton, Happy!, Yawara!, ou Pineapple Army. Je l’ignorais mais Kana a même publie une anthologie intitulé Histoires courtes de Naoki Urasawa. 

J’ai feuilleté le reste du magazine avec intérêt. Il faut dire que, dans le cas de dBD, c’est surtout les actualités et les critiques qui sont intéressantes. Je connais très peu les auteurs de BD qui publie de nos jours. La scène BD est très différente de l’époque de mon enfance où elle se limitait surtout aux auteurs et artistes orbitant autour des périodiques Pilote et Tintin. La quantité de titres publiés annuellement de nos jours est tout simplement époustouflante! Ah, si j’avais des centaines d’heures pour lire chaque semaine!

Quelques titres ont attiré mon regard: la revue L’Histoire consacre un numéro Hors-Série à la série de BD Alix de Jacques Martin; San Antonio de Frédéric Dard fait un retour en BD avec San-Antonio chez les Gones par Michaël Sanlaville chez Casterman; Delcourt/Tonkam réédite Fruits Basket par Natsumi Takaya en douze volumes doubles (Perfect) et en rajoute avec la publication du spin-off Fruits Basket Another; critique de Le coeur des amazones par Bindi & Rossi chez Casterman (“une relecture féministe du mythe” troyen); critique de Le goût d’Emma par Takahama, Maisonneuve & Pavlowitch chez Les Arènes (les aventures d’une critique culinaire); critique de Osamu Tezuka, Une vie en manga chez Pika (“biographie colossale”); critique de Souvenirs d’Emanon par Kajio & Tsuruta chez Ki-oon (histoire décevante mais “graphisme enchanteur (…), trait d’une élégance rare”); et une critique de L’Atelier des sorciers par Kamome Shirahama chez Pika (“une belle découverte”). Un magazine riche en information pour les amateurs de BD.

dBD #121 — mars 2018. [collectif dirigé par Frédéric Bosser] Boulogne-Billancourt: dBD sarl, mars 2018. 100 p., 23 x 29.7 cm, 8.90 €. ISSN 1951-4050. Lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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Animeland #224

224-coverLa nostalgie n’aura jamais autant été d’actualité ! Cowboy Bebop, une des plus grandes séries animées, fête ses 20 ans cette année ! Retrouvez dans le magazine un dossier spécial consacré à ses créateurs, interviewés pour l’occasion.

Retrouvez aussi notre dossier éco, cette fois consacré aux fan-arts (et à leur business !), un dossier anime dédié à Monogatari, la rubrique pop-corn et ses reviews de films (Flavor of Youth, My Hero Academia: Two Heroes, Bungo Stray Dogs: Dead Apple…), les chroniques anime et manga, la suite de notre dossier manga consacré à L’Attaque des Titans, la review du jeu vidéo Octopath, notre rubrique Portrait de voix…

J’avais planifié de commenter AnimeLand régulièrement mais je me suis retrouvé assez occupé (et la bibliothèque où je le lis ne le reçoit pas toujours de façon très assidue — si j’avais un service de presse comme dans le bon vieux temps cela serait tellement plus simple!). Alors quand un nouveau numéro paraissait, je retournais simplement celui qui trainait sur le coin de mon bureau sans l’avoir commenté. J’ai donc passé quatre numéros sans les commenter. Toutefois, quand j’ai vu ce numéro “Double” (148 pages au lieu de 116, et dans un format légèrement plus grand) je me suis dis qu’il fallait absolument que j’en parle. Alors voilà…

D’abord, il faut rappeler que AnimeLand est sans conteste le meilleur magazine d’information (en dehors du Japon, bien sûr) sur l’anime et le manga (qui sont couvert en part égale, avec un peu d’espace consacré au cinéma, aux jeux vidéos et à la paraphernalia, i.e. figurines, modèles réduits, etc.). Que ce soit tant pour ses informations (voir leur fil de nouvelle sur le site internet: anime et manga), leur dossiers, interviews ou critiques, ce magazine demeure une lecture incontournable pour tout les fans qui se respecte.

Dans ce numéro (pour les détails voir le sommaire du numéro sur le site du magazine) j’ai été tout particulièrement intéressé à la sélection de séries télé de la rédaction (je note Holmes of Kyoto, une série de 12 épisodes sur Crunchyroll où le personnage et son assistante font des enquêtes) ainsi que sa sélection de mangas récents (je note La fille du temple aux chats [Makoto Ojiro, Soleil], Les montagnes hallucinées [Gô Tanabe adaptant H.P. Lovecraft!, Ki-oon], Le vieil homme et son chat [Nekkomaki, Casterman] et la réédition de La vie de Bouddha [Osamu Tezuka, Delcourt/Tonkam]), un article de huit pages sur la saga Monogatari, une série d’articles et d’interview qui célèbrent les 20 ans de Cowboy Bepop, un article sur Visions d’Escaflowne, un très intéressant article sur la dernière étape de production d’une animation: le compositing, un petit article sur Noise — le plus récent manga de Tetsuya Tsutsui chez Ki-oon, un article sur le mangaka Kenji Tsuruta (Spirit of Wonder, Emanon, L’Île errante), et un article sur Le signe des rêves de Naoki Urasawa.

Il y a tant de choses à découvrir dans un seul numéro d’AnimeLand! C’est beaucoup de petits sujets (une ou deux pages) ce qui me donne l’impression que les articles sont toujours trop courts… J’aimerais bien de temps en temps voir de véritable articles de fond avec analyse, présentation des personnages, synopsis des épisodes, interview avec le directeur, etc.

Dans un magazine comme AnimeLand, quand on a soif de découverte, même les publicités peuvent être une source d’information. J’ai ainsi appris qu’AnimeLand, en partenariat avec les éditions Ynnis, sortait le livre 100 Films d’animation japonais, un répertoire des films les plus marquants et qui constituera sans aucun doute une des rares références en français sur ce genre (208 pages, 29,90 €, paru en Octobre). Avec le même partenariat, le magazine a aussi annoncé la parution de Quiz Animeland, un jeu questionnaire qui permettra au amateurs de tester leurs connaissances manga et anime en 500 questions, divisées en cinq rubriques: manga, film, anime, classique et expert (14,95 €, novembre 2018). 

Je crois qu’AnimeLand a bien compris qu’une publication périodique ne peut être que marginalement profitable et que pour survivre il faut multiplier le plus possible les publications parallèles (c’est ce que j’avais l’intention de faire avec PA…). Depuis longtemps déjà, l’équipe du magazine produit de nombreux numéros spéciaux (AnimeLand X-Tra) et Hors-Série (dont le plus récent, dédié au mangas, passe en revue l’année 2018 en mangas) — que ma bibliothèque ne reçoit malheureusement pas! Depuis quelques années, ils ont aussi produits de nombreux livres (consacrés aux studios Disney ou Ghibli, au 30ème anniversaire du Club Dorothée ou au centenaire de l’animation Japonaise (que j’ai déjà commenté), ou encore à la culture japonaise (son quotidien, ses “stars”). Ces ouvrages ne sont toutefois pas toujours facile à trouver outre atlantique (encore une fois, des services de presse seraient appréciés!)…

Finalement, on ne s’ennui jamais avec AnimeLand. Et je suis impatient de voir le prochain numéro dédié à Gunnm (Battle Angel Alita) et Mirai, Ma Petite Soeur.

AnimeLand #224 — Octobre/Novembre 2018 [Collectif dirigé par Émilie Jollois et Christopher Macdonald]. Paris, AM Media Network, septembre 2018. 148 p. 12.00 € / C$18.40. ISSN 1148-0807. Lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Voir aussi mes commentaires sur des numéros précédents:

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Errances d’Emanon

image-1533042376“À bord du Sun Flower, Emanon a confié son étrange histoire à un étudiant qui lui rappelait son époux défunt. Mais cette traversée en bateau n’était qu’une infime partie du voyage de la jeune femme à la mémoire de trois milliards d’années : pour elle, une vie ne dure qu’un instant !

Cette passagère du temps poursuit inlassablement sa route, toujours prête pour de nouvelles rencontres. À la recherche d’un mystérieux trésor enfoui ou d’un frère perdu de vue, retrouvez-la dans ses errances…

Emanon est un des personnages les plus fascinants de la science-fiction contemporaine japonaise. Le dessinateur Kenji Tsuruta, tombé amoureux du concept imaginé par l’écrivain Shinji Kajio, donne un visage aussi vivant que mélancolique à cette incarnation féminine du passé, du présent et du futur de l’humanité. Que l’on croie ou non à son histoire, impossible d’oublier Emanon. Et elle non plus ne vous oubliera jamais…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheur” [spoilers]! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même pris connaissance sont vivement conseillées de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin! 

Errances d’Emanon (さすらいエマノン / Sasurai Emanon) est le second tome d’un manga seinen publié au Japon en 2010. La série a été prépublié dans le magazine Comic Ryu et compilé en volumes chez Tokuma Shoten. Ce manga peut se lire indépendamment du premier volume, Souvenirs d’Emanon, que nous avons déjà commenté en septembre 2018. L’histoire est basée sur une série de romans de science-fiction par Shinji KAJIO (aussi publiés par Tokuma Shoten), débutée avec une nouvelle en 1983, qui met en scène le personnage de “Emanon” (“no name” en anglais [sans nom] épelé à l’envers), une mystérieuse jeune femme qui a l’étrange pouvoir de se souvenir des vies des tous les individus de sa ligne ancestrale maternelle depuis l’apparition du premier organisme unicellulaire, il y a trois millions d’année!

Ce volume contient deux récits. Le premier, illustré totalement en couleurs, se déroule à une date indéterminée (mais selon les informations fourni on peut calculer que c’est en 1968). Emanon est de passage dans un village pour récupérer un contenant de graines qu’elle y avait caché. Ce sont les semences d’une fleur jaune appelé “Rikaho” qui est en voie de disparition et dont le nectar constitue la nourriture unique d’une variété de scarabées. Ceux-ci produisent des bactéries qui sont capable d’immuniser contre un virus mortel dont certains singes de la jungle sont porteurs (Ebola?). Elle pense que ce serait peut-être là sa raison d’être. Elle confie le reste des graines à Atsushi, un jeune garçon du village dont elle a fait la rencontre, en lui disant qu’elle reviendrait plus tard les chercher. Dans le dernier chapitre, elle revient au village dans un futur indéterminé pour récupérer les graines et le village est englouti sous plusieurs mètres d’eau… Dans ce récit elle croise également une amie, Hikari, qui semble avoir connaissance de l’avenir (une voyageuse temporelle?). Emanon lui mentionne qu’elle a récemment revue son frère…

Le deuxième récit est illustré en noir et blanc et se situe en 1967. Emanon débarque du traversier Sun Flower (où se déroulait le récit du volume précédent) et est à la recherche de son frère. Depuis la nuit des temps ses ancêtres n’ont donné naissance qu’à une seule et unique fille à qui la mémoire ancestrale se transmettait, transformant après quelques années la mère en une coquille vide, amnésique. Or, la mère d’Emanon a donné naissance à des jumeaux, un garçon et une fille. Quant elle a été assez autonome, Emanon a abandonné son frère au “Jardin du Bonheur”, un centre social d’aide à l’enfance où il a été mis en adoption, et elle a placé sa mère dans l’hôpital d’une ville voisine. Takuma a lui aussi quelques pouvoirs (dont la pyrokinésie) puisqu’ils ont été capable de se retrouver sans effort (il peut sentir la présence lointaine d’Emanon comme un point lumineux dans son champs de vision). Son existence a donc aussi sa raison d’être, mais laquelle? Toutefois, Takuma est choqué par les révélations d’Émanon et ressent de la haine envers celle qui l’a abandonné… Ils ne se reverront que trente ans plus tard…

PlancheA_343663Le style de Kenji Tsuruta est plutôt classique car les ombrages et les textures sont fait au trait d’encre (il utilise très peu de trames) ce qui donne un résultat précis et détaillé, qui est assez agréable à l’oeil. La section couleur est colorée à l’aquarelle par dessus l’encrage, ce qui parait encore plus beau. Le récit de Shinji Kajio est assez simple malgré les nombreux changements d’époques. L’histoire est fascinante et captivante. On aimerait bien en savoir plus sur Emanon mais le récit se développe très lentement, avec par moment très peu de dialogue. C’est un auteur qui semble bien aimer la science-fiction (Emanon lit Hauser’s Memory de Siodmak et cite Ray Bradbury) et dont j’aimerais bien lire d’autres de ses oeuvres. Il n’est malheureusement pas traduit (comme c’est le cas de la plupart de la SF japonaise). Plusieurs de ses nouvelles ont cependant été traduite en anglais dans la série d’anthologie Speculative Japan publié chez Kurodahan Press.

Dans l’ensemble, Errances d’Emanon est une très bonne lecture. J’aime bien ce personnage mystérieux et ce lent récit où l’on se demande toujours où il nous mènera. Malheureusement, Ki-oon n’a pas encore annoncé de date de parution pour les volumes trois et quatre. Par contre, Dark Horse publiera le premier volume en anglais, Memories of Emanon, dès mai 2019!

Errances d’Emanon, par Shinji KAJIO (scénario) et Kenji TSURUTA (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Latitudes), septembre 2018. 208 pages (64 en couleurs), 17 x 24 cm, 15,00 € / $28.95 Can. ISBN 979-10-327-0315-1. Pour un lectorat adolescent (16 ans et plus; contiens de la nudité). stars-3-5

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

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SASURAI EMANON © Shinji Kajio, Kenji Tsuruta 2012 / TOKUMA SHOTEN PUBLISHING CO., LTD

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Logo-ErrancesEmanon

Découverte: Mangas de chats

Les chats ont toujours été populaires en bande dessinée. On a qu’a penser à Garfield ou Le chat du rabbin. C’est toutefois encore plus vrai au Japon où l’on retrouve une quantité phénoménale de manga qui ont des chats comme protagonistes ou comme sujet principal. Plusieurs listes de titres plus ou moins exhaustives sont déjà disponibles pour les amateurs (Anime Planet, Barnes & Noble, Goodreads, Manga-newsManga Updates, etc.) mais je me permet toute de même d’y ajouter la mienne (tous ces titres sont disponibles dans le réseau des bibliothèques de Montréal):

Certains autres titres sont traduits mais pas encore disponibles dans les bibliothèques de Montréal:

  • Biki & Maru (TARASAWA Michi) Black Box Editions
  • Cyborg Kurochan (Yokouchi Naoki) Pika (épuisé?)
  • Kanojo to Kanojo no Neko / She and her cat (Makoto Shinkai) Kodansha
  • Neko Atsume: Kitty Collector Haiku — Seasons of the Kitty (Hit-Point) Viz Media
  • Nekogahara: Stray cat samurai (Hiroyuki Takei) Kodansha
  • Neko Ramen (Kenji Sonishi) TokyoPop
  • Nyankees (OKADA Atsushi) Doki Doki
  • Street Fighting Cats (SP Nakatema) Doki Doki

Et quelques autres titres qui ne sont pas encore traduits mais qui me semblent intéressants…

  • Cha! Chu! Cho! (Ei Mihara)
  • Deka Neko Hiyori (Emi Hashimoto)
  • Kyou no Nyakotan (Minori Kashiwa)
  • My Roommate is a Cat / Dōkyonin wa Hiza, Tokidoki, Atama no Ue (Tsunami Minatsuki / Asu Futatsuya) Flex
  • Neko no Machi no Ko (Satoshi Morie)
  • Walking Cat (KITAOKA Tomo) Futabasha [ウォーキング・キャット]

J’ai déjà lu Les chats du Louvre, Je suis un chat, Félin pour l’autre!, Manga Chat, Le vieil Homme et son Chat, Le journal des chats de Junji Ito et What’s Michael?, mais je vais essayer d’en lire encore plus dans l’avenir (Choubi-Choubi, Miaou! et Plum me semblent de bon candidats). Cette liste n’est toutefois que la pointe de l’iceberg! (Je vais essayer de la mettre à jour avec de nouvelles découvertes).

Et vous, quels sont vos manga de chats préférés?

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Mujirushi: Le Signe des rêves 2

signe-des-reves-2-covLe récit, débuté dans le premier volume, se poursuit. [Attention: SPOILER] Kasumi et son naïf de père Takashi ont un plan pour voler La Dentellière de Vermeer au Louvre: distribuer des masques de la présidente américaine Duncan (une sorte de mélange entre Trump et Hilary) dans le cadre d’un faux exercice d’évacuation et profiter de la confusion pour cacher le tableau dans les combles du musée. L’escroc Iyami, ce prétentieux personnage aux dents saillantes, espère profiter de la disparition du tableau pour vendre son faux à haut prix… Le pompier Michel tente de les en empêcher mais de toute façon Takashi ne réussi pas à saisir le tableau et le plan échoue… Toutefois, l’incident est perçu comme  une manifestation éclair anti-Duncan et, comme un scandale impliquant la président éclate au même moment, les masques de la présidente reviennent populaire et l’usine de Takashi suffit à peine à répondre à la demande. Sa femme revient et sa fortune est retrouvée!

signe-des-reves-2-bcovEntremêlé au récit principale on retrouve trois autres histoires: celle de l’inspecteur japonais à la poursuite d’un trafiquant de tableaux volés qui fait erreur sur la personne; deux journalistes qui “suivent” la présidente Duncan et révèlent le scandale; et finalement l’histoire de Kyôko, une japonaise qui a vécu à Paris et s’est occupé de Michel quand il était jeune. Finalement, l’histoire qui lie Kyôko et Iyami n’a rien de mystique et, si elle est un peu rocambolesque, elle est même plutôt décevante tellement qu’elle est banale. 

signe-des-reves-2-plancheLe manga nous offre quatre planches en couleurs et se conclue avec les fiches signalétiques de deux des oeuvres du Louvre représentées dans le récit (La Dentellière de Vermeer et la statue égyptienne du couple Sementaouy et Rouiay), une postface de Naoki Urasawa (qui explique la genèse du manga) et la présentation du personnage de Iyami. C’est sans doute cette dernière qui est la plus intéressante car elle donne une nouvelle optique au récit. On y explique que Iyami est en fait un personnage très populaire du manga Osomatsu-kun par Fujio Akatsuka. Le récit est donc rempli d’inside jokes que seul les gens familier avec cet aspect de la culture japonaise peuvent comprendre  et apprécier. Cela m’avait échappé…

Si le dessin de Naoki Urasawa semble un peu ordinaire, il est très efficace à exprimer l’action et l’émotion des personnages. Et, si la conclusion de l’histoire est un peu décevante, le récit est bien mené et captivant. Le signe des rêve demeure donc une bonne lecture. C’est du Urasawa, après tout!

Mujirushi: Le Signe des rêves 2, par Naoki Urasawa. Paris: Futuropolis / Louvre Éditions, octobre 2018. 136 pages, 19.5 x 26.5 cm, 20,00 €  / $39.95 Can. ISBN 978-2-7548-2581-8. Sens de lecture original (de droite à gauche). Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2018 Urasawa Naoki • N Wood Studio / Futuropolis • Musée du Louvre Éditions.

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Découverte: Suggestions d’achats

En octobre dernier j’ai fait une liste de suggestions d’achats pour le bibliothécaire adulte de ma bibliothèque. Elle comprenait quelques mangas récents qu’il me semblaient essentiels d’avoir, des livres de cuisine japonaise en manga (une curiosité) ainsi qu’une série d’anthologies de littérature de l’imaginaire japonais que je trouvais intéressante à lire (particulièrement parce qu’elle contiens des histoires courtes de l’auteur KAJIO Shinji, dont l’oeuvre n’a pas encore été traduite ni en anglais, ni en français). Je la partage ici avec vous:

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Moriarty vol. 1-2, Hikaru Miyoshi, Kana (Coll. Dark), Juin/Septembre 2018, 212/204 pgs, 9782505070733 / 9782505070740, 6,85€ / $12.95 Can ch. [ Amazon / Biblio / Goodreads ]

The Manga Cookbook: Japanese Bento Boxes, Main Dishes and More!, The Manga University Culinary Institute & Chihiro Hattori, Japanime Co. Ltd, December 2007, 158 pgs, 978-4921205072, $16.95. [ Amazon / Goodreads ]

The Manga Cookbook Vol. 2: More Popular and Delicious Japanese Dishes!, The Manga University Culinary Institute & Koda Tadashi, Japanime Co. Ltd, June 2017, 160 pgs, 978-4921205362, $16.95. [ Amazon / Goodreads ]

The Manga Cookbook Vol. 3: Japanese Fusion Food with Character!, The Manga University Culinary Institute & Ryo Katagiri, Japanime Co. Ltd., September 2018, 192 pgs, 978-4921205393, $19.95. [ Amazon / Goodreads ]

She and Her Cat, Vol. 1, Makoto Shinkai and Tsubasa Yamaguchi, Vertical Comics, Aout 2017, 180 Pages, 9781945054402, $12.95 US / $13.95 Can. [ Amazon / Goodreads ]

Le signe des rêves Vol. 1 & 2, Naoki Urasawa, Futuropolis (Coll. Louvre), Août/Octobre 2018, 144/136 pgs, 9782754825771 / 9782754825818, 20 € / $39.95 ch. [ Amazon / Biblio / Goodreads ] Voir mon commentaire du vol. 1 et du vol. 2.

Speculative Japan #1: Outstanding Tales of Japanese Science Fiction and Fantasy, by Gene van Troyer (Editor). Kurodahan Press, 2007, 290 pg. ISBN 9784902075267. Anthology that contains the short story “Reiko’s Universe Box” by KAJIO Shinji. [ Amazon / BiblioGoodreads ]

Speculative Japan #2: The Man Who Watched the Sea and Other Tales of Japanese Science Fiction and Fantasy. Kurodahan Press, 2011, 282 pg. ISBN 9784902075182. Anthology that contains the short story “Emanon: A Reminiscence” by KAJIO Shinji. [ Amazon / Goodreads ]

Speculative Japan #4: “Pearls for Mia” and Other Tales. Kurodahan Press, 2018, 272 pg. ISBN 978-4-902075-84-7. Contains the short story “Pearls for Mia”「美亜へ贈る真珠」by KAJIO Shinji. [ Amazon / Goodreads ]

Vampire! Tales of Blood and Roses from Japan. Kurodahan Press, to be released late 2019, pages TBD. ISBN 978-4-909473-00-4. Contains the short story “干し若” by KAJIO Shinji. 

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Mujirushi: Le Signe des rêves 1

signe-des-reves-1-futuropolisKamoda Takashi est un japonais crédule et malchanceux qui se fait constamment embarquer dans des magouilles où il se fait exploiter financièrement. Acculé à la faillite, sa femme le quitte. Mais un corbeau lui apporte un message d’espoir… mais ce n’est que pour se faire embarquer dans une autre magouille par un japonais francophile et mystérieux. Il se retrouve à Paris en compagnie de sa fille Kasumi avec mission de voler La Dentellière de Vermeer au Louvre! Kasumi raconte tout à Michel, un pompier parisien qui parle japonais et qui semble lié à leur mission par un mystérieux destin…

planchea_341960Le dessin d’Urasawa, sans être désagréable, est tout de même assez ordinaire. Par contre son récit — souvent empreint de fantastique — est toujours captivant. Si ses personnages sont peu crédible (l’éternel “looser” pathétique et l’amateur d’art manipulateur aux dents géantes), sa description des salles du Louvre est plutôt charmante. Dans l’ensemble c’est un très bon manga mais la première partie se termine abruptement sur un suspense. La suite au deuxième volume!

Cette série est intéressante pour deux raisons: d’abord il s’agit d’une oeuvre de Naoki Urasawa qui a produit de très bon manga sur une base très consistante (Yawara!, Master Keaton, Monster, 20th Century Boys, Pluto, Billy Bat). Deuxièmement, elle fait partie de la série de BD sur le Louvre publié conjointement par Futuropolis et Louvre Éditions (dont nous avons déjà commenté Les Gardiens du Louvre et  Les chats du Louvre). Le Signe des rêves vaut donc la peine d’être lu — mais je réserve mon jugement définitif en attendant d’avoir lu la suite.

Mujirushi: Le Signe des rêves 1, par Naoki Urasawa. Paris: Futuropolis / Louvre Éditions, août 2018. 144 pages, 19.5 x 26.5 cm, 20,00 €  / $39.95 Can. ISBN 978-2-7548-2577-1. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2018 Futuropolis / Urasawa Naoki.

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20 Years of Protoculture

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This article was first published in Protoculture Addicts #94 (Nov.-Dec. 2007): 21-27. It was celebrating the 20th anniversary of the magazine. For this version, I have added a few details and corrections, and I have omitted some illustrations (but added some new ones), as well as removed the sidebars (Uh?! for episodes 1-6, Top Uh?!, Where are they now) and the articles’ index that were part of the original article.

It might be hard to believe, but this magazine has been in publication for twenty years. I, myself, am amazed by this fact. Twenty years already? It didn’t feel that long. But, yeah, I’ve spent nearly half my life working on Protoculture Addicts, and I don’t regret a single moment of it. Like any anniversary, it makes me nostalgic (well, the fact that I am listening to soundtracks from Macross, Mospeada and Robotech while writing this certainly add to this feeling). It makes me think of the good ol’ years, of friends that I have not seen in a long time. But there’s no time for melancholy— anniversaries need to be celebrated! In the past, when I wanted to do a special issue, I usually added more colour. 

Unfortunately, I cannot do that now since we are already full-colour and we are still not big enough to add goodies like a free DVD. However, I quickly realized that the best way to celebrate the magazine was to tell you its story. I am sure that, once you know a little more about where it’s coming from, you’ll better appreciate the magazine. After all, it started like an episode of Comic Party or Doujin Work—a crazy idea in the mind of a bunch of idle college kids. So please, gather around, be quiet (gee, I feel like Uncle Carl when he was telling one of his anecdotes), and listen to this very special anime story… 

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Un commentaire déplacé

Les bibliothèques de Montréal sont rendu folles ! Faire passer de la section adultes à la section enfants des titres de manga comme Nausicaa ou Bride Stories ! Ça n’a aucun sens.

Nausicaa07Nausicaa offre une histoire mystico-politique vraiment trop complexe (que j’ai moi-même eu de la difficulté à suivre!), des thèmes matures (religion, guerre), de la violence, un graphisme plutôt chargé pour être vraiment compris et apprécié par des enfants. D’ailleurs, les spécialistes le considère comme un manga seinen. Bon, je comprend que l’éditeur français, Glénat, classe lui-même ce manga dans sa collection “Univers Kids” (Kodomo?) [quoi que l’éditeur américain, Viz, le classe comme “Teen”] et que l’anime était “ben cute” mais quand même!

BrideStories10Quant à Bride Stories on y retrouve des thèmes matures et de la nudité ! C’est un manga considéré seinen (donc généralement pour les jeunes hommes de 15 à 30 ans), même par l’éditeur, Ki-oon, quoique certains spécialistes le classe pour 14 ans et plus! Il y a-t-il quelqu’un du réseau des bibliothèques, un bibliothécaire par exemple, qui va se décider à regarder la définition de seinen dans le dictionnaire ?!

Un compromis acceptable aurait été au moins de les mettre dans la section ados… mais qui suis-je pour m’en plaindre. Je n’ai fait que publier un magazine sur la culture populaire japonaise (animé & manga) pendant une vingtaine d’années… Je n’y connaît donc rien en comparaison de bibliothécaires qui viennent de sortir, tout verts, de l’université! Bande d’ignares!

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Pline vol. 6: Carthage La Grande

pline-v6-cov“Dans le tome précédent : Au terme d’une traversée mouvementée, Pline, Euclès et Félix, flanqués de deux nouveaux compagnons, débarquent à Stromboli. Les uns exultent de se rapprocher de leur terre natale, d’autres se réjouissent simplement de fouler à nouveau la terre ferme… Les plus clairvoyants sentent planer le danger.”

“L’Histoire a retenu son nom. Mais que savons-nous du plus grand savant de l’Antiquité ?”

“Après une traversée mouvementée, Pline et sa suite débarquent enfin sur la côte africaine. Carthage et son animation, puis le désert et ses dangers, s’offrent au regard du naturaliste pendant qu’à Rome, les intrigues politiques et l’instabilité de Néron annoncent de funestes événements.”

Pline et ses compagnons arrivent enfin dans le port affluent de Carthage. Il y rencontre son ami Vespasien, qui attend de prendre officiellement le poste de gouverneur de la province d’Afrique. On apprend que le jeune garçon que Pline à recueillit est d’origine Phénicienne. L’expédition se lance  alors dans la désert en direction d’Alexandrie!

Pendant ce temps à Rome, Poppée donne naissance à une fille, qui ne survit malheureusement pas longtemps. Néron retrouve l’esclave Plautina qu’il abuse pour oublié que ses responsabilités le rendent misérable. Et Tigellin complote afin de faire d’une pierre deux coups — à la fois contre les chrétiens et pour la spéculation immobilière — d’une façon qui changera le visage de Rome à jamais…

Extraits des pages 5 à 9

Ce fascinant manga historique nous offre un récit à la fois instructif et captivant. Le graphisme de Mari Yamazaki et Tori Miki est plutôt détaillé (de plus en plus avec chaque nouveau volume) et fort agréable à l’oeil. Ce manga est très recommandé particulièrement si la Rome antique vous intéresse. J’attend avec impatience le volume 7 qui devrait paraître en janvier 2019!

Pline, vol. 6: Carthage La Grande, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), juin 2018. 200 pg, 13.3 x 18.2 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-15361-5. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

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Pline © 2017 Mari Yamazaki, Tori Miki • 2018 Casterman pour la traduction française.

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

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Capsules

Découvertes littéraires du moment

SDL2018

Screen Shot 2018-10-08 at 17.31.18D’abord, ne pas oublier que le Salon du Livre de Montréal se tiendra la Place Bonaventure du 14 au 19 novembre 2018. L’entrée sera gratuite le mercredi pour les détenteurs d’une carte de bibliothèque de Montréal ou de la BAnQ. J’y serai sans faute soit le mercredi ou le vendredi (journée des professionnels), pour faire mon survol annuel du marché du livre (et tenter de faire quelques contacts utiles pour le blog, comme glaner des services de presse ou rencontrer des collègues blogeurs), et sûrement le samedi (pour rencontrer mes amis d’Alire et de Solaris, dont ce sera le lancement du #208).

Au hasard des livres qui me tombent entre les mains au travail ou du bouquinage chez des libraires locaux, il m’arrive de faire des découvertes intéressantes qui vaillent la peine d’être ajoutées à ma (déjà longue) liste de lecture. Voici donc une quinzaine de titres (Eh oui! À une exception près, ce n’est que de la BD ou du manga…) que j’ai découvert récemment et que j’espère lire dans un futur proche (ha!):

 

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Fantasia 2018

fantasia2018

The 22nd edition of the Fantasia International Film Festival will be held in Montreal from July 12th to August 2nd 2018. It specializes in animated and live-action genre cinema (fantasy, horror, action, science-fiction, etc.), but mostly horror and asian action movies. It will open with Daniel Roby’s “Dans la brume” (a Canada-France co-production). As usual, the festival will be offering “over 125 features and 220 shorts, featuring the premieres of more than 100 cutting-edge visions from across the world.”

The asian movies line-up (our main interest here) includes eight movies from China (six from Hong Kong), twenty-four from South-Korea, one from Vietnam and, of course, twenty-eight from Japan (including six anime). Here’s the list of Japanese movies:

Anime

Live-Action

It is interesting to note that a large majority of those movies are manga or novel adaptations. I am particularly interested in seeing The Travelling Cat Chronicles and Tremble All You Want — unfortunately I don’t have time to attend the festival… Check the festival website for more details (description, cast & crew info, schedule, location, etc).

Update: You can read a comment (in French) by Claude R. Blouin on some of those movies, “Sept fantaisies japonaises au festival Fantasia 2018” (Shomingeki)

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Découvertes de janvier

Que ce soit en déballant des boites de nouveautés à la bibliothèque, en bouquinant dans une librairie ou en parcourant les nombreux dédales de l’internet je fais souvent la découverte de nouveautés littéraires qui m’avaient jusqu’alors échappées. Et généralement, je m’empresse de les partager avec vous.

Dans ce cas-ci, j’ai découvert le premier titre grâce à une entrée sur la page facebook de l’auteure. Les deux autres, je les ai découvert en feuilletant le dernier numéro du magazine Animeland. Le dernier je l’ai découvert sur le site de l’éditeur

Découvrez-les après le saut de page >>
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Animeland

AnimeLand est le 1er magazine français sur l’animation japonaise et internationale, les mangas et tout l’univers otaku en France. C’est probablement le meilleurs magazine du genre à l’extérieur du Japon. Dans chaque numéro on nous offre des dossiers sur les anime, les mangas et les jeux vidéos qui se sont récemment démarqués. On y retrouve aussi des portraits et des interviews avec des artisans du milieu (seiyu, animateurs, etc.), ainsi que des actualités et commentaires sur les parutions récentes. Pour le contenu détaillé de chaque numéro, vous pouvez consulter le site du magazine: animeland.fr.

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Interviews

I recently stumbled on a couple of interviews I did in 2003-2004 when I was editor-in-chief for a magazine dedicated to Japanese popular culture (mostly anime and manga). It is strange to reminisce about this period of my life but I thought it would be amusing to share them with you here.

The first interview was done online with a couple of high-school students for a school assignment. It was done in French but I also translated it in English :

The second one was done with Fred Patten for an article in Comics Buyer’s Guide :

 

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The Controversial Art of Reviewing

Last September I wrote an essay on the “Subtile art of writing a review/commentary” (in French, but it is also available in a machine-translated English version). It is an essay I wanted to write for a long time, explaining how I was approaching the writing of a book or movie review — which I did for twenty years for a magazine. The funny thing is that I discovered a few weeks ago that I had already written that article in 2009 (in English) and forgot about it! I was checking out some old hard drives looking for something and stumble upon this article that I had written for a special issue (PAX #3) of the magazine I was working for, but we stop publication before it was released. It is based on the guidelines I wrote for our staff writers. My views on how to write a review have not change much since then. I thought it would be interesting to share it with the readers of this blog.

Reviewing a media product (wether it is a book, a manga, an anime series or a live-action movie) might seems an easy task, but in reality it is far from being simple. In fact, we are all doing it when we express an opinion to friends, but it is usually done in an emotional and very imprecise manner: “it was so bad, man” or “it was really cool.” In opposition, a professional reviewer—someone who does it for a living—must do his/her best to remain objective, precise and rigorous.

I admit that, if I always try to be an objective and precise reviewer, I am rarely rigorous. I am lazy and tend to keep my reviews short, introducing the subject and expressing my opinion in the most elementary manner. Today everybody is a critic as they can easily post what they think of this or that on their blog , but what makes the appraisal of a professional reviewer more interesting and valuable is experience. I’ve spent about two decades watching videos or films and reading books related to the subjects I review. I have therefore developped a methodology to assess the subject, an understanding of its workings and a set of criteria that—I hope—better equip me to examine and judge a particular media product.

In this article I have attempted to explain how I approach the writing of a review, what I think a review should be and what aspects of a medium I take in consideration when writing a review. I wanted to talked about this for a long time as I think it can offer interesting insights to both our readers and would-be reviewers.

First, there is two types of reviews: the basic or elementary review (the one I tend to favour) and the exhaustive review.

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Alita: Battle Angel trailer

James Cameron had been talking about this project for a long time and now it seems that it is finally a reality! Cameron is writing and producing; Robert Rodriguez (Sin City) is directing. The cast includes Rosa Salazar (Alita), Christoph Waltz, Jennifer Connelly, Mahershala Ali, Ed Skrein, Jackie Earle Haley, and Keean Johnson. It is scheduled for release on July 20, 2018. The teaser/trailer is available now on Youtube:

It is, of course, based on Yukito Kishiro’s manga Gunnm (銃夢 / Ganmu / lit. “gun dream”) which was translated in America as Battle Angel Alita. It was originally published in Japan by Shueisha in Business Jump magazine between 1990 and 1995, and was compiled in nine tankōbon (but republished later by Kodansha). The English version is published by Kodansha USA and the French version by Glénat. There was an animation adaptation in 1993.

Interesting facts: Cameron was first inspired by the manga when he created the TV series Dark Angel in 2000. Also, it seems that the main character will be entirely CGI animated and that Rosa Salazar is playing the role through motion-capture.

It looks quite interesting and visually faithful to the original. I can’t wait to see it and hope I won’t be disappointed.

Sources: AnimeLand, ICv2, IMdB, Wikipedia.

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Weekly notable news (w17-19)

Another few weeks have passed quickly without anything significant happening: More crazy weeks at works and rainy week-ends where I don’t feel I accomplished anything. I am tired and really need a longer vacation. Next week I’ll start a ten-day holiday where I’ll be able to rest (sleep late!), catch up on stuff (writing, work around the house), travel around (Ottawa’s Tulip’s festival, Quebec City, botanical garden, museums, the libraries book sale, bury my mother’s ashes, etc.) and, above all, completely forget about work for a while. Or so I thought!

In hope for greener pastures, I have applied for a new library job (more responsibilities, further from home, but a greater challenge for my skills and a much better salary). However, after a lengthy processus, they scheduled an interview right in the middle of my vacation and at nine o’clock on the morning of my BIRTHDAY! Not only they made me filled a psychological test online (it’s called “an inventory of personality” and it will probably reveal that I am a total psycho) but they didn’t even bother to reply when I asked if it was possible to reschedule, so I’ll do my best to be there and we’ll see. Que sera, sera.

The weather has really been lousy lately. May is supposed to be the nicest month of all (and not only because it’s my birthday). Overall, it has been cold and rainy. It even snowed a little last week. In may! Hopefully, it will not portend that the summer will be likewise, and it will soon improve (at least for my vacations, please!).

Something strange happened at the beginning of the month: out of the blue, one late afternoon, I started to smell a vague odour of gazoline in the basement. It didn’t come from the obvious source, the garage. Usually, such smell comes from the sewage (through a dried P-trap) or from a dead animal but, in this case, it seemed to come from the pit of the water-pipe entry. I called the city and was told not to worry, it was “probably” not toxic and might have come from some work on the pipes in the neighbourhood (I couldn’t locate any nearby). I cracked open a window and the next morning it was gone. I never knew what it was.

The unlucky streak didn’t stop there. Not only I broke a piece of tooth while eating a granola bar during my lunch break at work (and I am still waiting for the dentist to find some spare time for an appointment), but I also discovered that the damage to the rear balcony of the house is more extensive than I first thought. The supporting posts are not planted deep enough (they rest on concrete supports that are just on the surface while they should be in soil deep enough so it never freezes in winter — who are the morons who built this house?!) so the ground expansion due to the freezing is slowly ripping the balcony off the house. So much that it has now become worrisome. We will have to do the repairs sooner than expected and it will probably be quite costly! What an exciting boring life!

Again, I must remind myself not to let the outside world rattle my core. Carpe diem, my boy, carpe diem!

Finally, I managed to stay acquainted with some of the affairs of the world and gathered notable news & links of interest — which I share with you (in both french or english, and organized into a few basic categories), after the jump.

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Découverte: Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine

Marie-Antoinette-covSa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

“Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.”

“Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice.”

“Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!” (Texte du site de l’éditeur)

Hier, je regardais les nouvelles sur NHK World et on y présentait un reportage sur le tout dernier manga de Fuyumi Sōryō, Mars. On y mentionne que la mangaka travaillait maintenant sur une biographie de Marie-Antoinette (voir aussi ANN, Le Monde) alors que je croyais qu’elle travaillais à la suite de Cesare. La mangaka aurait-elle décidé de mettre fin abruptement à Cesare (avec le volume 11)? D’autant plus que l’article mentionne que son futur projet serait une biographie de Dante Alighieri (poursuivant sur le sujet de la renaissance Italienne). Mais peut-être (j’espère) a-t-elle juste temporairement mis Cesare sur pause afin de travailler sur Marie-Antoinette, qui ne comporte d’ailleurs qu’un seul volume (un “one-shot” comme on dit).

Extrait des pages 10-11, 20-21, 24-25, & 40-41 (lire de droite à gauche):

Marie-Antoinette (マリー・アントワネット) est un manga historique seinen par Fuyumi Sōryō qui a d’abord été pré-publié en feuilleton dans Morning (et son pendant digital: D Morning), un magazine hebdomadaire de Kōdansha. Il a débuté dans le numéro 38 (18 août 2016) et s’est étalé sur quatre publications (se terminant dans le numéro 41). Chose rare, la publication en volume (tankōbon) s’est faite au Japon en septembre 2016, soit quelques jours après la parution du volume en français!

Malgré certaines critiques négatives en France, on peut s’attendre à un ouvrage d’une grande qualité historique. Soryo est d’ailleurs reconnue pour la qualité de sa documentation, d’autant plus que le projet, co-publié par Kodansha et Glénat, est produit en collaboration avec le Château de Versailles, qui a ouvert ses portes et offert tout son soutient à l’artiste. Le magnifique style rococo qui caractérise l’époque sera donc fidèlement reproduit dans tous ses aspects: la mode, l’architecture, l’étiquette et les moeurs de la court royale, etc.

Si l’on prends pour exemple la qualité de son travail sur Cesare (tant les détails historiques que le travail artistique), on ne sera pas déçu. J’ai déjà commandé le manga et le commenterai dès que je l’aurai lu.

Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine, par Fuyumi Soryo. Paris: Château de Versailles / Glénat (Coll. Seinen), septembre 2016. 180 pg., 9.15 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-344-01238-3. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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MARIE-ANTOINETTE © 2016 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd.

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Otaku & other popular (sub)culture phenomenons

Many elements of the Japanese teens subculture are generated, influenced or more often simply expressed by anime & manga: otaku, enjo kōsai (teenage prostitution), hikikomori, karoshi (overwork death), idols, cosplay (as well as various fashion styles like gothic lolita, kogal or ganguro), hentai (including yaoi [“Boys’ Love”, i.e. manga showing romantic relationships between male characters], yuri [“Girls’ love”], lolicon [underage love], panchira [panties shots] and burusera [stores for panties & school uniforms fetishists]), manga café, kawaii, moe — just to name the few that quickly come to mind. Also, Japanese (pop)culture is having (as it often had in the past, i.e. “japonisme”) a great influence on our western culture (and particularly, lately, on the teen pop-culture, with the so-called Japanification).

Therefore, this is a subject particular enough to deserve a separate entry in my “Anime & Manga Bibliography”. (The titles I own are with a green background).

Index

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Otaku & other popular (sub)culture phenomenons


(Collectif). Cosplay Girls: Japan’s live animation heroines. Tokyo, DH Publishing (Cocoro books), 2003. 96 pg. $30.00 US. ISBN 978-0-9723124-2-0.

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(Collectif). Eastern Standard Time: A Guide to Asian Influence on American Culture from Astro Boy to Zen Buddhism. Boston, Mariner Books, 344 pg. $24.95. ISBN 978-0-395-76341-X.

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(Collectif). Japan Edge: The Insider’s Guide to Japanese Pop Subculture. San Francisco, Cadence Books, 1999. 200 pg. $19.95 US / $29.95 Can. ISBN 978-1-56931-345-8.

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AZUMA, Hiroki (Translated by Abel, Jonathan E. & KONO, Shion). Otaku: Japan’s database animals. Minneapolis, University of Minnesota Press, 2009. 144 pg. ISBN 978-0-8166-5352-2.

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BARRAL, Étienne. Otaku: Les enfants du virtuel. Paris, Denoël (Impacts), 1999. 314 pg. ISBN 978-2-207-24319-2.

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KELTS, Roland. Japanamerica: How Japanese Pop Culture Has Invaded the U.S. Hampshire (UK), Palgrave MacMillan, 2007. 242 pg. $14.95 US / $17.25 Can. ISBN 978-1-4039-8476-0.

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MACWILLIAMS, Mark W. (Ed.). Japanese Visual Culture. Explorations in the World of Manga and Anime. Armonk NY, ME Sharpe/East Gate, 2008. 352 pg. ISBN 978-0765616029.

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Version 1.0.0

POULOS, Gerry. Cosplay: Catgirls and other Critters. Berkeley: Stone Bridge Press, September 2006. 80 pages. $16.95 US. ISBN 978-1933330020.

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WEST, Mark I. (Ed.). The Japanification of Children’s Popular Culture: From Godzilla to Miyazaki. Lanham, Scarecrow Press, 2009. 294 pg. ISBN 978-0-8108-5121-4.

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WICHMANN, Siegfried. Japonism: The Japanese influence on Western art since 1858. New York, Thames & Hudson, 1981. 432 p. ISBN 978-0-500-28163-7.

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