Jirô Taniguchi, Une Anthologie

L.10EBBN001312.N001_ANTHtanig_JAQ_FR“Proposé dans une édition cartonnée luxueuse déjà utilisée pour Quartier Lointain et Le Journal de mon père du même Jirô Taniguchi, ce volume rassemble deux titres du maître japonais précédemment publiés chez Casterman : Terre de rêves, préalablement paru dans la collection Ecritures en 2005, recueil de cinq récits courts centrés sur la vie quotidienne, et L’Homme de la toundra, initialement paru l’année suivante sous le label Sakka, autre recueil d’histoires courtes d’inspiration plus naturaliste. Deux autres histoires [“La lune finissante” et “Une lignée centenaire”], inédites en français, viennent compléter cette anthologie de 504 pages.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi le texte de la couverture arrière ]

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Furari

“Furari pourrait se traduire par «au hasard», document.write(“”); «au gré du vent»…
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”Tout comme dans L’Homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jirô Taniguchi entraîne son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné mais que tout Japonais devine être Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses réflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement.

“Jirô Taniguchi, comme il l’a fait dans Au temps de Botchan avec le célèbre écrivain Sôseki, se glisse dans la tête et le coeur d’un personnage historique, nous faisant ainsi appréhender un regard japonais sur le monde qui touche à l’universel.” [ Texte du site de l’éditeur ]

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Furari (????) a été sérialisé au Japon dans le magazine Morning de Kôdansha, puis publié en un volume en 2011 avant d’être traduit en français par Casterman en février 2012. Jir? Taniguchi nous avait déjà introduit à ses récits déambulatoires avec les promenades scéniques de L’Homme qui marche (1995), Le Promeneur (2006) ou Les Années douces (2010-2011), les promenades gastronomiques du Gourmet solitaire (2005), les promenades alpines dans K (2006) et Le Sommet des dieux (2004) ou même encore les promenades dans les tréfonds de la mémoire dans Le Journal de mon père (1999) et Quartier lointain (2002). Cette fois, avec une maîtrise sans pareil du récit et du dessin, il nous entraine dans la pittoresque Édo, la Tokyo du XIXe siècle. Le personnage principal en arpente (littéralement puisqu’il mesure les distances en comptant ses pas) les rues et la campagne environnante, et, au hasard des rencontres, il s’émerveille de la nature qui l’entoure et des gens avec qui il converse. On voit ici deux autres thèmes chers à Taniguchi que sont la nature et les animaux ainsi que les relations avec les personnes (dans ce cas-ci tout particulièrement la relation avec Eï, sa compagne). Ce personnage anonyme (mais que l’on sait fortement inspiré de Tadataka In?, géomètre et cartographe qui fut le premier à établir une carte moderne du Japon) déambule ainsi de façon insouciante alors qu’il observe, mesure, annote et dessine. Sa riche imagination l’amène même parfois à visualiser ce que serait le paysage du point de vue d’un oiseau ou d’un insecte!

Ce manga seinen n’offre pas de véritable récit mais plutôt quinze petites tranches (de dix à seize pages chacune) dans la vie de ce géomètre retraité [attention: si vous n’avez jamais lu ce livre la présentation de chaque épisode pourrait dans certains cas vous gâcher la surprise!]:

Dans “Le Milan” le hasard de ses pas l’amène au pont Yanagi et sur sa route il commente la venue prochaine des fleurs de cerisiers, les risques d’incendies dans Edo, observe un dessinateur au sable et un milan qui vole la prise d’un pêcheur, puis se demande de quoi Edo aurait l’air vue du ciel.

Dans “Les Cerisiers” il va admirer les cerisiers sur la colline de Ueno avec Eï, sa compagne, commente sur la foule, boit du saké, fait de la poésie et tente de se mettre “dans la peau” d’un cerisier!

Dans “La Tortue” ses pas l’amènent dans le sanctuaire Hachiman, très animé, où il achète une tortue pour la relâcher dans la rivière (une bonne action) et, s’imaginant à la place de la tortue, observe des femmes aux champs.

Dans “Le Chat” il découvre un chat errant sur la galerie de sa demeure et s’imagine la vie insouciante du chat parcourant la ville par les toits, observant l’animation de la rue ou une femme nue prenant son bain.

Dans “Les Étoiles” il se promène dans Edo la nuit, observe les étoiles et fait la rencontre du poète Issa Kobayashi.

Dans “La Baleine” il se rend à Shinagawa avec sa compagne pour ramasser des palourdes sur la plage mais y trouve une poulpe et un pêcheur lui raconte que, deux ans plus tôt, une baleine s’échoua sur la plage.

Dans “La Pluie” il sort prendre ses mesures sous la pluie, observe des enfants jouer dans l’eau, commente sur le fait que le quartier Motomachi est construit sur un terrain gagné sur la mer (et donc mal drainé) et sur une épidémie de béribéri qui sévit alors à Edo, puis est inspiré par la chaise roulante d’un handicapé pour créer un nouvel instrument de mesure plus précis.

Dans “Les Lucioles”, la foule nuisant à ses mesures, il fait quelques détours et rencontre un peintre (qui n’est pas nommé mais qu’un Japonais cultivé pourrait peut-être reconnaître) avec lequel il échange quelques vers et observe des lucioles la nuit venue.

Dans “L’Éléphant” Eï se plaint qu’il part souvent sans prévenir, comme un chat, alors il l’invite à aller manger des sobas; sur la route ils rencontrent les traces d’un éléphant et il s’imagine voyageant sur le dos de cet énorme animal.

Dans “L’Orage”, après une visite à l’observatoire de Kuramaé où il est décidé qu’afin d’établir la mesure d’un degré il faudrait calculer la distance entre Edo et Ezochi (Hokkaido), il se fait prendre par l’orage sur le chemin du retour et est presque frappé par la foudre; alors qu’il récupère dans un izakaya, il rencontre un conteur (qui n’est encore une fois pas nommé mais un érudit saurait sans doute de qui il s’agit) qui lui raconte une histoire de chien.

Dans “La Libellule” le hasard de ses pas l’amène près de la résidences des Matsudaira à Unemegahara, passé le pont de Kyôbashi; il observe des libellules rouges, puis se repose dans un restaurant pour un peu de saké et un repas (ce qui rappelle beaucoup Le Gourmet solitaire!) où il réaffirme sa détermination à obtenir les autorisations officielles pour voyager à Ezochi; finalement, s’imaginant être une libellule, il aperçoit le plan d’Edo vu des airs.

Dans “La Lune” il voyage en barque sur la rivière avec Eï par une nuit de pleine lune. Ils admirent Edo la nuit, la beauté du paysage, observe le passage d’oies sauvages et il raconte la légende du lapin dans la lune. Quelle sérénité: “Se laisser ainsi aller, sentir le vent, regarder la lune… Je suis vraiment comblé” dit-il. Puis ils croisent le poète Issa.

Dans “Le Cheval” il remarque que le calcul de ses pas est devenu plus précis et commence à planifier son voyage à Ezochi. La vue d’un cheval lui rappel qu’une cariole permettrait de transporter plus de matériels. Il apprend que le bakufu a autorisé l’expédition et accordé un budget de vingt ryô (il devra défrayer le reste, dont les frais d’appareillage).

Dans “Les Fourmis” le promeneur et Eï vont sur le mont Hachiman pour observer le Mont Fuji au loin. Il annonce à Eï son prochain départ pour Ezochi et observe une colonne de fourmis dans l’herbe (bien sûr, il s’imagines minuscule à leur côté!). Eï décides de l’accompagné dans son expédition.

Dans “La Neige” le promeneur et Eï marchent sous la neige, admirent le paysage et discutent de l’expédition. Ils s’arrête dans un restaurant. Il avoue: “Ces doux paysages Japonais… Cette topographie naturelle, je veux l’enregistrer minutieusement sur des cartes pour les générations à venir.” Il ajoute: “Pas d’impatience. Prendre le temps qu’il faut. Et avancer, toujours avancer. Si on marche, on arrive toujours…”

J’ai déjà amplement traité de la qualité des récits intimistes et du style claire et précis de Taniguchi et il me semble inutile d’en rajouter. Par contre cette thématique de la déambulation, si chère à Taniguchi, pourrait sembler redondante et répétitive à la longue, mais pourtant chaque ouvrage m’apparait unique dans ses caractéristiques. Ils n’ont en commun que le fait que chacun est presqu’une méditation contemplative sur la beauté poétique et le calme de notre environnement, qu’il soit urbain ou rural. Et ici, dans son plus récent opus, Taniguchi excelle tout particulièrement. Je trouve toutefois ennuyeux que certaines pages qui semblent avoir été en couleur dans l’édition originale japonaise (comme c’est souvent le cas au Japon pour les début de chapitre par exemple) n’aient été publié qu’en noir et blanc dans l’édition française de Casterman.

Furari est un ouvrage très enrichissant qui offre une réflexion philosophique sur notre rythme de vie, ainsi que de nombreuses anecdotes (parfois expliqués par des notes en bas de page) sur l’histoire et la culture du Japon. À lire absolument!

Furari, par Jiro TANIGUCHI. Paris, Casterman (Coll. Écritures), 2012. 17.4 x 24.1 x 1.8 cm, 212 pg., 16,00 € / $28.95 Can. Sens de lecture occidental. ISBN: 978-2-203-04891-1. Recommandé pour jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Furari © Jiro TANIGUCHI, 2011; © CASTERMAN, 2012 pour la traduction française.

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Enemigo

“Après avoir connu la dictature et la guerre civile, document.write(“”); le Nacencio, État d’Amérique latine, s’engage sur la voie de la modernisation. Afin de transformer la jungle du sud du pays en terres arables, les autorités font appel à la société japonaise de bâtiment Seshimo. Lorsque Yûji Seshimo, son jeune et brillant président, se rend sur place, il est kidnappé par des mercenaires qui demandent l’arrêt immédiat des travaux… Manoeuvre du lobby du blé américain afin de contrer un concurrent potentiel ? Baroud d’honneur des derniers partisans de la dictature ? Opération commando des forces révolutionnaires? Complot des membres du conseil d’administration de Seshimo hostiles au trop jeune patron ?”
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“C’est à Ken’ichi, le frère de Yûj, qu’il revient de démêler l’écheveau. Accompagné de Gloria, la secrétaire de son frère, cet ancien du Vietnam, aujourd’hui détective privé aux Etats-Unis, s’enfonce dans la jungle du Nacencio où l’attendent trahisons, courses-poursuites, guet-apens et autres réjouissances !” [ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Enemigo (?????) est d’abord sérialisé dans le magazine d’Akita Shoten Play Comic entre décembre 1984 et avril 1985 avant d’être publié en un volume au Japon en 1985 par Futabasha [voir couverture ci-contre] (et réédité par Kobunsha en 2007 avec le sous-titre “The director’s cut edition”). Il sera publié en France, dans la collection Sakka de Casterman, à la fin juin 2012. Conçu et dessiné par Jiro TANIGUCHI, ce manga seinen a été écrit par M.A.T., qui serait (selon la postface de Taniguchi) un ”groupe d’action scenaristique” dont l’identité demeure toujours un mystère même de nos jours. Le titre Enemigo veut dire ennemi en espagnol, ce qui permet à l’auteur de faire dire au protagoniste le clin d’oeil “adios enemigo” au lieu du traditionnel “adios amigo.”

Enemigo fait partie des “oeuvres de jeunesse” de Taniguchi et, par conséquent, n’a donc rien à voir avec le style plus raffiné et les récits introspectifs qui ont fait sa renommé en Europe. À ses débuts il s’intéressait surtout à des histoires d’action et son style n’est pas encore parfaitement défini. Pour plus de détails sur la mise en contexte de ce manga dans l’ensemble de l’oeuvre de Taniguchi, je vous réfère à mon commentaire précédant qui porte sur Garôden, un manga datant de 1990. 

[ Planches 8 à 10, ici présentées de gauche à droite : ]

Taniguchi nous dit dans la postface que les récits d’aventure-action étaient à l’époque forts populaires en littérature mais pratiquement absents dans le manga et c’est pour remédier à cette lacune qu’il entreprit Enemigo. Il s’est inspiré du roman noir américain qui met en scène un héros dur au coeur tendre et qui ne manque pas de repartie. Il a tenté de donner un angle socio-politique au récit mais tout en restant authentique aux “codes traditionnels du genre (une belle commanditaire, des armes à feu, des morts, l’amitié, l’amour, la trahison, la séparation finale).” Évidemment les exigences du genre (les détectives-privés ne foisonnent pas au Japon) l’ont amené à situer l’histoire à l’étranger (en Amérique du Sud et à New York) et comme Taniguchi s’intéressait déjà (et en subissait l’influence) à la bande-dessinée européenne, la critique de l’époque a reproché à Enemigo d’être trop occidental. On y reconnait aussi une grande influence du cinéma d’action américain (style Rambo). [Page 16, ci-contre]

[ Planches 25 et 36-37, encore une fois présentées ici de gauche à droite : ]

Enemigo est, jusqu’à maintenant (avec Le chien Blanco), le titre le plus ancien de Taniguchi à avoir été traduit. Et, on a beau parler d’une oeuvre de jeunesse, il est évident que, dans les années ’80, Taniguchi possède déjà une grande maîtrise de son art. Ainsi, malgré qu’elle soit antérieure à Garôden, je trouve l’histoire d’Enemigo beaucoup plus intéressante, quoique certains diront sûrement qu’il s’agit d’un polar peu originale et plutôt stéréotypée, mais n’était-ce pas ce que recherchait Taniguchi? Il sait inculqué au récit une forte tension, y ajoutant beaucoup de violence (et même une scène de sexe! Là on est vraiment loin de ses récits contemplatifs des années ’90!), et réussit sans mal à conserver l’attention du lecteur. Ce n’est certes pas parfait mais que demander de plus? Même son dessin m’apparait plus détaillé, quoiqu’il est encore chargé de plusieurs “lignes de vitesse” et d’effets sonore, mais quand même moins que pour Garôden. [Page 56, ci-contre]

[ Planches 99, 146 et 160, toujours présentées de gauche à droite : ]

On reconnait d’ailleurs déjà dans Enemigo plusieurs éléments précurseurs qui feront la force des oeuvres récentes de Taniguchi: le récit se déroule plutôt lentement (et ce malgré que ce soit une histoire d’action), le héros est pensif et solitaire, on y retrouve aussi un certain soucis du détail (particulièrement dans les paysages d’arrière-plan) ainsi qu’un intérêt pour la nature et les animaux (la jungle et le chien Little John qui est en quelque sorte le second du héros et que Taniguchi avait expressément demandé aux scénaristes d’inclure dans le récit).

[ Finalement, les Planches 178-79, présentées de gauche à droite : ]

C’est un livre plus soigné où l’on retrouve une douzaine de planches couleurs et un important dossier de quarante-trois pages qui comporte une galerie d’illustrations (cinq en couleurs et plusieurs sketch), une postface et un interview de Taniguchi ainsi que des commentaires par Katsuya Terada (Blood: The Last Vampire, Saiyukiden), Nicolas Finet (DicoManga), Vittorio Giardino (Les Enquêtes de Sam Pezzo), François Schuiten (Les Cités obscures), et Baru (L’Autoroute du soleil).

Pour conclure, Enemigo est certes un thriller noir plutôt typique mais c’est tout de même un très bon gekiga et je le recommande chaudement.

Enemigo, par Jiro TANIGUCHI (dessin) & M.A.T. (texte). Paris, Sakka (Casterman), 2012. 15 x 21 x 2.3 cm, 312 pgs,. 13,95 € / $24.95 Can. Sens de lecture original. ISBN: 978-2-203-03011-4. Recommandé pour jeune adulte (14+).
Enemigo © Jiro TANIGUCHI / M.A.T., 2007; © CASTERMAN, 2012 pour la traduction française.

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Garôden

Garoden_couv“C’est l’histoire d’une quête d’absolu. D’absolu dans le combat. La quête de Tanba a peut-être commencé pour savoir qui était le plus fort, mais quand le récit de Taniguchi et Yumemakura commence, on est déjà loin de ça.”

“Tanba s’est formé dans les principes du Karaté, mais a découvert – à ses dépens – que les lutteurs professionnels (le catch), n’étaient pas tous des comédiens, que parmi eux se trouvaient de vrais bêtes de combat cheminant comme lui sur la voie du combat à mains nues. Il a donc développé une technique hybride, avec des percussions au poing ou au pied, et des immobilisations.”

“Tanba a perdu un seul combat dans sa vie, contre un jeune catcheur inconnu : Kajiwara. À la suite de quoi il a passé trois ans à comprendre pourquoi il avait perdu et à se perfectionner pour se dépasser. Mais Kajiwara n’est pas resté le même non plus, il est maintenant une star du catch professionnel. Quand il revient au Japon après une carrière internationale, cela fait six ans que Tanba l’attend. Pas pour prendre sa revanche, non, un mot aussi vulgaire n’appartient pas au vocabulaire des affamés d’absolu.”

[ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Sushi Manga

SushiManga-couvQuand la culture manga et cuisine se rencontrent: un livre étonnant! Découvrez un livre de cuisine hors du commun, ludique et gourmand! Maître Karasu et Yuki l’apprentie vous enseignent l’art du sushi, de la cuison du riz jusqu’à la réalisation des rouleaux les plus complexes. Découpe de poisson, boulette nigiri, maki et sushi pressé… Tous les gestes, expliqués en manga, vous permettront de réaliser facilement plus de 40 recettes.” [ Texte de couverture arrière ]

Ce très beau livre offre un concept des plus intéressant: des recettes illustrées de superbe photos et expliquées pas à pas en BD. Toutefois l’emphase sur le manga (le livre est même présenté avec un sens de lecture de droite à gauche comme les manga japonais) est très nettement exagéré puisqu’on n’y retrouve que vingt-sept pages de manga couleur sur les cent-soixante-seize pages de l’ouvrage. C’est néanmoins non seulement un livre pratique et utile mais aussi un bel ouvrage à avoir sur sa table à café ou même dans sa cuisine.

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Otakuthon 2012

Again this year we will be at Otakuthon to promote Anime & Manga (as well as the still-on-hold <a href="http://www.protoculture-mag.com/&quot; target="“new”""iProtoculture/i/a) but mostly to sell lots of goodies from my personal collection (I moved last year into a smaller space and I really need to make some room).br /
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The convention will be held August 3-5 at the Palais des Congrès de Montréal (201, document.write(“”); Viger Avenue West, near Métro Place d’Armes). Check the a href=”
http://www.otakuthon.com/&#8221; target=”“new””Otakuthon website/A for details.br /
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I’ve been doing this for a long time and this year might very well be the last year (I am not getting any younger after all) so don’t miss this opportunity to check my anime & manga garage sale and find special or inexpensive goodies (mostly Dvds and manga at $5 or $10 each, some art books, and more)!br /
br /
Come meet and discuss with us!br /
br /
Encore une fois cette année, je serai à a href=”http://www.otakuthon.com/&#8221; target=”“new”””>Otakuthon pour faire la promotion de l’anime et du manga (et aussi de notre magazine Otakuthon pour plus de détails.

Je fais ça depuis pas mal d’années mais cette fois-ci pourrait bien être la dernière (on ne rajeuni pas après tout) alors ne manquez surtout pas cette opportunité de jeter un coup d’oeil sur ma petite vente de garage et d’y trouver des items spéciaux et des aubaines incroyables (surtout des Dvds et des manga à $5 ou $10, quelques “art books” et plus)!

Venez nous recontrer pour discuter!

Bibliography

Warning!

This blog was hit by a couple of catastrophes in 2017 that broke many image links and introduced malicious lines of code that have now been neutralized but are still  disfiguring many older entries of the blog.

Please bear with us while we are undergoing the  long process of repairing the blog! The most important part of this blog is still there — the words to read and the ideas to share — but the aesthetic of the presentation has unfortunately suffered.

Thank you for your understanding and support!

— clodjee  

After reading my bio/bibliography in the DALIAF, it reminded me that I published more than just fiction (or a few sci-fi short stories). So I decided to gather my own bibliography, a list as exhaustive as I could of all the major texts I’ve written. Here it is, right after the jump:
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Une rentrée très japonaise

La rentrée culturelle de 2011 offre beaucoup aux amateurs du Japon cet automne…
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Côté “littérature”, document.write(“”); la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) lance son année Manga. Les principaux événements sont les expositions “Manga: L’art du mouvement” (du 20 septembre 2011 au 30 septembre 2012, dans la salle d’exposition principale, niveau M) et “Raconte-moi un manga” (du 20 septembre 2011 au 13 janvier 2013, à l’Espace Jeunes).

Elles seront entourées d’une myriade d’activités tant pour adultes (voir le calendrier des activités culturelles: entretien avec Keiichi Hara et présentation de son film Un été avec Coo (22 sept., 19h à 22h), visite commentée de l’exposition (1 & 2 Oct, 14h à 16h; 2 Nov., 19h), Un mangaka à l’oeuvre (1er Oct., 13h30 à 16h30), L’homme qui ne voulait pas lire de mangas (6 Oct., 19h30), La petite histoire du manga au Québec (20 Oct, 19h30), Les poses du personnage manga (5 Nov, 14 h à 16h), Les secrets d’un atelier de mangaka: Stars et esclaves (15 Nov, 19h30), Le manga et la perspective (3 Dec, 14h à 16h), et Voyage au pays des mangas (15 Déc, 19h30))…

…que pour jeunes (voir calendrier des activités de l’Espace Jeunes: contes en origami (18 Sept, 13H30), Quel est ton type de manga? (18 Sept, 15h; 16 Oct, 14h; 13 Nov, 14h), Parle-moi BD pour voir! (2 Oct, 14h), Le visage manga et tous ses secrets (15 Oct, 14h), L’art du Kamishibaï (5 Nov, 13h), Le Kamishibaï et les contes populaires de nord de la France (19 Nov, 13h30), Les yeux et les expressions manga typiques (20 Nov, 14h), Le bonhomme Kamishibaï (27 Nov, 14h), Enfin réussir les cheveux manga! (10 Déc, 14h), Noël en origami avec Mme Sinto (17 Déc, 13h30), et le spectacle Manga-Théatre! (18 Déc, 14h)).

Il y en a vraiment pour tout les goûts! Pour plus d’information voir: manga.banq.qc.ca.

Du côté cinéma, la Cinématèque Québecoise présente, du 7 Septembre au 9 Octobre, “Un Mois de Cinéma Japonais”. On y fera un survol du cinéma japonais depuis les années 1960, ce qui incluera une série de soixante-douze projections (divisés en trois volets: “Expériences radicales : Rétrospective de l’Art Theatre Guild”, “Rétrospective Kore-eda Hirokazu” et “Panorama contemporain”) et l’exposition “Le cinéma japonais s’expose: Affiches de l’Art Theatre Guild.”

Finalement, côté théatre, Usine C présentera, du 7 au 10 Septembre, la pièce de Yasushi Inoué “Le Fusil de Chasse” (adaptée par Serge Lamothe et mise en scène par François Girard). On y retrouve la célèbre actrice nipponne Miki Nakatani. Fait étonnant, la pièce est présentée en version intégrale japonaise avec surtitres français. Pour plus d’information je recommande la lecture de l’article de Elsa Pépin dans Voir. Dépêchez-vous car il n’y a que quatre représentations!

Otakuthon 2011

Comme par les années passées, document.write(“”); je serai à <a href="http://www.otakuthon.com/&quot; target="“new”""Otakuthon/a ce week-end (quoique cette fois ce n'est pas en tant qu'invité mais simplement comme exposant).br /
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La convention a lieu du 12 au 14 août au Palais des Congrès de Montréal (situé au 201, avenue Viger ouest, près du métro Place d’Armes). Voyez le site d’a href=”
http://www.otakuthon.com/&#8221; target=”“new”””>Otakuthon pour plus de détails.

Je serai à la table #502 du Salon d’expositon (aussi connue comme la salle de vente), qui sera ouverte au public vendredi de 17:00 à 21:00, samedi de 10:00 à 19:00 et dimanche de 10:00 à 17:00.

Venez me recontrer pour discutter et jetez un coup d’oeil sur les aubaines incroyable que j’offre sur les dvds d’anime et les manga!

Cette année je n’ai qu’une seule table de vente, alors elle sera pas mal encombrée. J’y ferai moins la présentation du magazine (here.

Paradise Kiss live-action movie!

The superb manga series by Ai Yazawa, document.write(“”); already adapted into anime by Madhouse in 2005, is now getting a live-action movie adaptation. Produced by Fox International and starring Keiko Kitagawa (Yukari), Osamu Mukai (George), Aya ?masa (Miwako), and Kento Kaku (Arashi), the movie will be released in Japan in May 2011. Here’s the ???????? teaser to prove it (Cool! It really looks like the manga/anime; I can’t wait to see more!):
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(Sources:
ANN, Japanator, Wikipedia, YouTube)

Otakuthon reminder

Just a quick note to remind you that I’ll be a guest all week-end (August 13-15) at Otakuthon (Palais des Congrès de Montréal: 201, document.write(“”); Viger Avenue West, near Métro Place d’Armes). Check the Otakuthon website for details.
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Come see us and discuss at our tables (#516 & 517) in the Exhibition Hall. We’ll have LOTS of anime & manga goodies to sell at VERY good price.

Our friends from Dream Pod 9 will also be there (#510, 511 & 520).

I’ll also be kicking off my Super Virtual Summer Garage Sale. Don’t miss it!

Le Journal de mon père

“Contrairement à l’impression suggérée par son titre, document.write(“”); Le Journal de mon père n’est pas un récit autobiographique. Jirô Taniguchi a simplement “planté” son scénario à Tottori, sa ville natale, où il a tant de repères et de souvenirs. Le héros de cette histoire s’appelle Yoichi Yamashita et travaille à Tokyo dans une agence de design. Apprenant la mort de son père, il revient après une très longue absence à Tottori, la ville qui l’a vu grandir. Au cours d’une veillée funèbre très arrosée, le passé des années 50 et 60 ressurgit : l’incendie qui a ravagé la ville et la maison familiale, le dur labeur pour la reconstruction, le divorce de ses parents, ses souffrances d’enfant… Lors de cette veillée, chaque membre de la famille apporte un éclairage nouveau sur la personnalité de ce père que Yoichi tenait jusque-là pour responsable du désastre familial. Le fils réalise finalement, mais trop tard, qu’il a sans doute été le seul responsable de leur douloureuse incompréhension.” [Texte de présentation sur le site de l’éditeur]
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Le Journal de mon père est l’un des premier Taniguchi que j’ai lu (après le premier volume de Au temps de Botchan et La montagne magique) et j’ai été tellement impressionné que j’en suis resté bouche-bée et ai oublié d’en écrire le commentaire. Je corrige donc ici cette négligence.

Le Journal de mon père (??? / Chichi no koyomi) a originellement été publié au Japon par Shogakukan en 1994. En France, il a d’abord été publié par Casterman en trois volumes (Vol. 1: Le grand incendie, Vol. 2: La séparation, Vol. 3: L’apaisement) en 1999-2000, puis en un seul volume à couverture souple en 2004 et finalement en une édition cartonnée en 2007. La troisième oeuvre de Taniguchi a être traduite en français après L’Homme qui marche et Le Chien Blanco, Le Journal de mon père fut son premier succès en France et demeure encore aujourd’hui l’un de ses manga les plus connus en Europe. Taniguchi y raconte l’histoire de Yoichi qui, à l’occasion de la mort de son père, retourne dans son village natal pour la première fois en quinze ans. Il avait peu à peu cessé de voir son père, jugeant ce dernier responsable du départ de sa mère, et il éprouvait envers lui beaucoup de ressentiment. Au travers des discussions de la veillée funèbre, il redécouvre un père qu’il ne connaissait finalement pas beaucoup et en vient à regretter de ne pas l’avoir mieux connu de son vivant.

Le Journal de mon père ressemble étrangement à Quartier lointain (écrit quatre ans plus tard, en 1998), mais sans les éléments fantastiques ou surnaturels—qu’il réussisse à raconter une telle histoire en l’ancrant dans le quotidien démontre bien le talent extraordinaire de Taniguchi. On y retrouve toutes ses thématiques fétiches, particulièrement celles de la réminiscence, de la nostalgie et de la vie quotidienne. Il y a aussi le thème de la famille car son sujet quasi-Oedipien nous rappelle que l’on doit chérir ses proches pendant qu’il en est encore temps. On retrouve également le thème de la nature (dans les scènes buccoliques de la campagne Japonaise) ainsi que l’aspect animalier (dans l’affection du personnage principal pour son chien). Le plus surprenant c’est sans doute de découvrir—sous une forme inusité je l’admet—la thématique déambulatoire qui lui est si chère. Toutefois, dans ce cas-ci, Taniguchi nous offre une promenade à travers les souvenirs de Yoichi. Ce sera un voyage qui aura un effet transformateur profond sur le personnage—et peut-être aussi sur le lecteur.

C’est une oeuvre introspective très émouvante qui est bien mise en lumière par une excellente narration et par le style clair et précis de Taniguchi. C’est un superbe exemple de son talent d’artiste qui est particulièrement mis en valeur par l’édition cartonné (qui en profite également pour corriger quelques erreurs de disposition de cases présentent dans les éditions précédantes). Le Journal de mon père est sans conteste l’un des plus grands chef-d’oeuvres de Taniguchi.

Le journal de mon père par Jir? TANIGUCHI. Casterman (Coll. Écritures), 2007. B&W, 17.3 x 24 cm, 274 pgs (dont 4 en couleur). 19.00 € / $36.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2-203-00338-5.

[ AmazonRenaud-Bray BiblioWorldCat ]

Chichi no koyomi (Le journal de mon père) © 1995 by Jiro Taniguchi. All rights reserved. © Casterman, 2007 pour la traduction française.

Références: notice encyclopédique de ANN, bibliographie et notice Wikipedia.

Otakuthon 2010

Like the previous years, document.write(“”); I will be attending Otakuthon as a guest.
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The convention will be held August 13-15 at the Palais des Congrès de Montréal (201, Viger Avenue West, near Métro Place d’Armes). Check the
Otakuthon website for details.

I will be taking care of a couple of tables in the Exhibition Hall (opened Friday from 5:30 pm – 9:00 pm, Saturday from 10:30 am – 7:00 pm and Sunday from 10:30 am – 5:00 pm): one to promote the magazine Protoculture Addicts and another one where I’ll be kicking off my Super Virtual Summer Garage Sale (as you know I will soon have to move out from a huge appartment into a smaller one, so I have to get rid of most of my stuff). Therefore there will be LOTS of anime & manga goodies to sell at VERY good price.

I am not planning any panel this year but come meet me in the Exhibition Hall and I’ll gladly discuss with you!

I am also looking for a volunteer to help at the table. If you are interested please contact me.

A Drifting Life

An epic memoir from a manga master — Over four decades ago, document.write(“”); Yoshihiro Tatsumi expended the horizons of comics storytelling by using the visual language of manga to tell gritty, literary stories about the private lives of everyday people. He has been called “the grandfather of Japanese alternative comics” and has influenced generations of cartoonists around the world. Now the visionary creator of The Push Man and Other Stories and Good-Bye has turned his incisive, unflinching gaze upon himself. Over ten years in the making, A Drifting Life is Tatsumi’s most ambitious, personal, and heart-felt work: an autobiographical bildungsroman in comics form. Using his life-long obsession with comics as a framework, Tatsumi weaves a complex story that encompasses family dynamics, Japanese culture and history, first love, the intricacies of the manga industry, and most importantly, what it means to be an artist. Alternately humorous, enlighting, and haunting, this is the masterful summation of a fascinating life and an historic career.” [Text from the back-cover]
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Yoshihiro TATSUMI [?? ????] was born in 1935 in Tenn?ji-ku, Osaka. Inspired by the work of Osamu TEZUKA and Noboru ÔSHIRO, he starts drawing manga in junior high school and has his first works (simple 4-panel and postcard manga) published in 1949. His first full-length story, Kodomojima (Children’s Island), is published by Tsurushobô in 1954. He becomes part of a group of artists based in the Kansai region publishing mostly for the kashibon’ya market (libraries specialized in renting hardcover books—many publishers, like Hinomaru bunko, produced their books and anthologies exclusively for that market). He then starts to be regularly published in manga compilation (contributing to anthologies like Kage [Shadow] or Machi [City]) and constantly experiments with his storytelling. His stylistic research culminate with the publication of Kuroi Fubuki (Black Snowstorm) in 1956.

Tatsumi (and the group of artists he associated with: Takao SAITÔ, Masaaki SATÔ, Masahiko MATSUMOTO among others) was writing action-oriented stories that were darker than the typical manga, and therefore, aimed at an older, more mature readership. His stories were about people’s everyday life and were using realistic themes that were more in sync with the socio-political problems of the time. In order to express such a complex storytelling he was using artistic techniques inspired by cinema (he was a big movie fan). That allowed for more expressive stories, as the narrative was better paced and the action flowing more naturally through the panels. In order to distinguish his style from the more comical and childish manga that was usual at the time, Tatsumi gave it the name “gekiga” (drama pictures). His group of artist was known as the “gekiga workshop.”

A Drifting Life (????, Gekiga Hyouryuu / A Drifting life in gekiga) was originally published in 2008 by Seirin Kogeisha. In this manga, Tatsumi is recounting how he got inspired by his brother, despite their sibling rivalry, to become a manga artist, how he met and exchanged with Osamu Tezuka and how he becomes the mangaka he is today. It is an autobiographical story but he changed his name to “Hiroshi Katsumi” (and also altered a few other characters’ name) in order to distance himself from the story (and hopefully avoid getting in trouble with his friends appearing in it!). We learned how he got involved with the pay-library market and created the gekiga workshop—which was quite successful until the late 50s and early 60s. At that time, Japan started to experience a postwar economic hyperdrive and, as people had a bigger disposable income, they were buying more than renting their manga. The pay libraries slowly faded away in favor of competing magazine publishers. Manga magazines grew in number, became much thicker and were published more frequently (often weekly instead of monthly).

A Drifting Life is a great book for many reasons. I’ll give you three of them. First, it is simply a good read as it tells a compelling human story. Second, if you are interested in Japanese culture, this manga offers some insights on ordinary people’s daily life and chronicles many events of Japan history during the 50s & 60s. Finally, and foremost, it provides an essential account of the history of manga. Of course, some might consider Tatsumi’s artwork a little crude and cartoony (the same can be said of Tezuka’s work), but there’s so much strength in the storytelling that you don’t really notice. What you do notice is the size of the book (840 pages! 2 inches thick!) which makes it a little difficult to manipulate and read, but not enough to deter from its captivating story (and, on the positive side, it can help develop your forearms!). Therefore, if you are seriously into manga, A Drifting Life is a must. If you are not convinced, you should know that it has just won two Eisner awards: for the Best U.S. Edition of International Material (Asia category) and for the Best Reality-Based Work of the year.

A Drifting Life, story & art by Yoshihiro TATSUMI (edited by Adrian Tomine, translated by Taro Nettleton). Montreal, Drawn & Quarterly, 2009. Paperback, 840 pages, 6.125 x 8.25 in. (22.1 x 16.5 cm), b/w. ISBN: 9781897299746. $29.95 US / $36.95 CDN. Recommended for teenagers (14+). See a preview of the first chapter (from the NYT) and of pages 53-59 (on the publisher’s website).
A Drifting Life © 2009 by Yoshihiro Tatsumi. © 2009 by Drawn & Quarterly for this english edition. All Rights Reserved.

More Yoshihiro TATSUMI books are available in translation. In English: Good-Bye and other stories (Catalan, 1988), The Push Man and other stories (D&Q, 2005), Abandon the Old in Tokyo (D&Q, 2006), Good-Bye (D&Q, 2008), Black Blizzard (D&Q, 2010); In French: Hiroshima (Artefact, 1983), Coups d’éclat (Vertige, 2003), Les larmes de le bête (Vertige, 2004), Good bye (Vertige, 2005), L’enfer (Cornélius, 2008).

Further readings: Yoshihiro TATSUMI official website, “Manifesto of a Comic-Book Rebel“ in New York Times (2009/04/14), review in Anime News Network (2009/07/04), and an interview in About.com: Manga.

Note: I am rather disappointed that Drawn & Quarterly did not even deign to answer my request for a review copy. Fortunately, Montreal (besides snobby publishers) has a great network of public libraries (free books!).

Sky Hawk

“Hikosaburô et Manzô, document.write(“”); deux samouraïs exilés aux Etats-Unis depuis la restauration de Meiji (1868), vivent de leur chasse sur le territoire des Indiens Crow.”
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“Un jour, Hikosaburô porte secours à une Indienne, Running Deer, poursuivie par des chasseurs de prime. Ils sont sauvés in extremis par un groupe de guerriers Oglagla conduits par Crazy Horse. Le chef indien, fasciné par la technique de combat des deux samouraïs, les invite à rejoindre son campement pour enseigner le ju-jitsu à ses hommes. Une profonde amitié va alors naître entre eux.”

“Devenus Sky Hawk et Winds Wolf, les deux samouraïs vont lutter aux côtés des Indiens contre les hommes blancs venus à la conquête de l’Ouest. La bataille pour sauver leur terre sacrée des Black Hills s’annonce terrible, mais ces valeureux guerriers sont bien décidés à lutter jusqu’au bout.”

“Avec SKY HAWK, Jirô Taniguchi nous livre un western fascinant où bushidô japonais et code d’honneur indien se retrouvent autour des mêmes valeurs. Les décors du far-west américain et le style épuré de l’auteur servent à merveille l’histoire d’une amitié improbable.” [Texte de présentation du rabat de couverture ainsi que du site de l’éditeur]

Sky Hawk (??? / Ten no taka / lit. “Faucon Céleste”) a été publié au Japon par Futabasha en 2002 et en France par Casterman (collection Sakka) en 2009. Taniguchi démontre une fois de plus sa polyvalence par le fait qu’il est à l’aise avec une grande diversité de genres. Il poursuit son rapprochement avec la BD franco-belge en s’attaquant cette fois au western, un genre typiquement occidental. Dans la préface de l’ouvrage, Jean “Moebius” Giraud se targue d’ailleurs que le western survit maintenant plus dans la BD franco-belge que dans le cinéma Hollywoodien. Et Taniguchi, dans la postface, avoue encore une fois avoir grandement été influencé et stimulé par cette BD européenne, particulièrement—dans le cas de Sky Hawk—par les “séries de western telles que Mac Coy [Gourmelen & Palacios], Blueberry [Charlier & Giraud], Comanche [Herman & Greg], Jonathan Cartland [Harlé & Blanc-Dumont]”. Il a bien sûr également été inspiré par le western hollywoodien (des films comme Little Big Man, Jeremiah Johnson, Un homme nommé cheval, Danse avec les Loups ou Le Derniers des Mohicans). Il précise qu’il voulait faire du western depuis longtemps mais qu’il cherchait une façon d’introduire le genre d’une manière qui serait appréciée par le public japonais. C’est alors qu’il eut l’idée de mettre en scène des personnages Japonais.

Sky Hawk semble bien loin de l’humanisme et des déambulations introspectives du Journal de mon père ou Quartier Lointain. On y retrouve pourtant une des thématiques chères à Taniguchi: les vastes étendues de nature sauvage. En effet, Sky Hawk allie avec dextérité l’action et le naturalisme de Blanco à la violence et au récit historique de Kaze no Sho. Sur une toile de fond historique rigoureusement recherchée, Taniguchi superpose l’histoire de deux ronins exilés dans l’ouest américain. Si ces deux personnages sont eux fictifs, la présence de Japonais en Amérique à cette époque est un fait établi (il nous le précise dans la postface: “j’ai appris qu’en 1869 une quarantaine de Japonais du clan Aizu, ayant perdu la guerre de Boshin, avaient emprunté le bateau à vapeur China, partant de Yokohama pour se rendre à San Francisco”). Pour ancré l’authenticité du récit il le parsème de faits et de personnages historiques, le faisant culminer avec la bataille de Little Big Horn où Custer sera défait et tué.

Sky Hawk est une bonne occasion pour Taniguchi de dessiner ces grands espaces naturels et sauvages qu’il aime tant, mais aussi de tracer un parallèle entre les cultures nippone et amérindienne qui, toutes deux basées sur des croyances animistes, vouent un grand respect à la nature. La comparaison pourrait bien même être poussée au niveau politique: les deux samurai ont fuit le Japon après avoir été défait par les forces qui favorisaient l’influence européenne et se retrouvent en Amérique à lutter contre ces même européens qui veulent envahir l’ouest et détruire la culture amérindienne. On peut possiblement y voir une critique voilée de l’expension de l’influence américaine qui piétine injustement toutes les cultures par où elle passe, mais c’est par contre certainement un avertissement où Taniguchi nous rappelle que la destruction de la nature—illustrée ici par les bisons—a aussi des effets dévastateurs sur les cultures humaines.

Le style de Taniguchi s’est grandement amélioré depuis Blanco (1985) et Kaze no Sho (1992). La preuve en est ses superbes illustrations de début de chapitres. Il a maintenant une excellente maitrise du récit d’action, tout en conservant son style clair et précis. Sky Hawk est du pur Taniguchi à son meilleur. Malgré que ce soit un récit d’action, il nous entraine dans une marche à travers l’Ouest sauvage américain et suscite une sorte d’introspection sur la destruction du magnifique, mais fragile, équilibre de la nature (à laquelle l’homme appartient) et qui se fait souvent pour des raisons bassement égoïstes et politiques. A lire absolument.

Sky Hawk par Jir? TANIGUCHI. Casterman (Coll. Sakka), 2009. B&W, 15 x 21 cm, 288 pgs (dont 8 en couleur). 12.50 € / $26.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2-203-02617-9.
Ten no Taka (Sky Hawk) © Jiro Taniguchi, 2002. © Casterman, 2009 pour la traduction française.

Références: notice bibliographique et notice Wikipedia.

Blanco, Vol. 1-2

Blanco_cov1“Une ancienne légende inuit raconte qu’une fois tous les sept ans, les esprits de toutes les proies abattues par les chasseurs se réincarnent dans un être surpuissant à l’apparence d’un chien blanc, venu enlever la vie des hommes. Hiver 1989, Alaska. Deux chasseurs sont attaqués par un chien blanc à la tête d’une meute de loups. L’un des deux hommes trouve la mort instantanément suite à un exploit extraordinaire de la bête. Par la suite, l’armée américaine met secrètement la tête de l’animal à prix auprès de chasseurs chevronnés. Une chasse est lancée et un carnage a bien lieu: celui de tous ces braconniers. Une poursuite acharnée s’engage alors contre ce prédateur… Quel secret se cache derrière ce simple chien blanc pourtant si redoutable ? Légende maléfique ou secret militaire bien gardé ?” [Texte de présentation sur le site de l’éditeur]

Publié initialement sous le titre Chō Sentō Inu Buranka (超戦闘犬 ブランカ; littéralement “super chien de combat Blanca”, mais simplement traduit “Le chien Blanco”), Blanco [ブランカ, Blanca] a d’abord été sérialisé au Japon (1984-85) dans un magazine qui cessa de paraître avant que le récit soit complété, puis a été publié en volumes dans son intégralité par trois éditeurs successifs: Shodensha (1985-86), Futabasha (1990) et Shogakukan (1996). En France, Casterman le publie d’abord en 1996-97, sous le titre Le Chien Blanco, dans le sens de lecture occidental. Il est toutefois republié en 2009 dans la collection “Sakka”, cette fois dans le sens de lecture original, avec une nouvelle traduction et une meilleure qualité d’impression. Le premier volume arbore d’ailleurs huit pages couleur.

Blanco est l’un des premiers manga où Jirō TANIGUCHI scénarise ses propres histoires tout en s’attaquant à des récits plus long. Il y développe plus avant sont intérêt pour le naturalisme, auquel il avait pris goût alors qu’il n’était qu’un simple assistant et qu’il lisait Jack London et Ernest Thompson Seton—qui auront d’ailleurs une grande influence sur son oeuvre. On est toutefois encore loin des déambulations introspectives et du style clair et précis auxquels Taniguchi nous a habitué avec ses plus récents manga. Non, Blanco est une oeuvre plus fruste, un manga d’action où il dépeint la confrontation violente entre l’homme et la bête, sur un arrière-plan de nature sauvage immaculée et d’intrigue politique internationale.

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Vol. 1, page 91

Dans le premier volume, nous suivons Blanco, un chien blanc mystérieux qui possède des capacités extraordinaires. En provenance de Sibérie, il a traversé en Alaska par le détroit de Béring et continue inlassablement sa route au Yukon, en direction sud-est, vers une destination inconnue. Il est poursuivit par des agents et des militaires d’une puisssance étrangère—non pas les Américains (comme la présentation de l’édition française suggère de façon érronnée) mais la “République R” qui, après avoir tenté d’échapper à l’influence russe en développant une arme secrète [la Corée du Nord?], essaie maintenant d’en éliminer toutes traces. Blanco tue sans merci tout ceux qui s’interposent à sa course folle et, ce faisant, attirera l’attention d’un chasseur (dont les compagnons ont été tué par Blanco) et d’une biologiste (dont le collègue a été tué par les agents de la République R).

Blanco_cov2Dans le second volume, l’identité et les motivations de Blanco se précisent. Il est le fruit de modifications génétiques et a été kidnappé par les agents de la République R dans le but d’en faire une arme secrète meurtrière. Ayant réussi à s’échapper, il tente de rejoindre sa véritable maîtresse, Patricia, la petite-fille de son créateur, qui vit à New York. La poursuite s’intensifie: Shiba, le chasseur japonais, se fait des alliés mais revise ses intensions face à Blanco; Helène, la biologiste, retrace Patricia et découvre le secret du chien blanc; la République R envoi des commandos d’élite et une meute de chiens génétiquement modifiés pour éliminer définitivement Blanco. Toutefois, le métabolisme de celui-ci s’embale et s’épuise, lui laissant juste assez de force pour un dernier exploit avant de retrouver Patricia dans un climax touchant. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire, puisqu’une louve a donné naissance aux petits de Blanco…

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Vol. 2, page 161

Je dois avouer avoir eu beaucoup de mal à embarquer dans cette histoire: les capacités surnaturelles de Blanco et certains éléments de l’histoire (un saut de 170 pieds? communication télépathique longue distance! des troupes étrangères entrant au Canada sans être détectées…) semblent trop invraissemblables; de plus, le récit démarre très lentement. Toutefois, si l’on est patient, on se fait éventuellement emporter par l’histoire. Le récit est fluide et Taniguchi maîtrise plutôt bien les scènes d’action. Mais, même si ce manga a été populaire au Japon et qu’il a été bien reçu en Europe, je crois que Blanco est une des oeuvres plutôt moyenne de Taniguchi. C’est bon et vaut la peine d’être lu mais sans plus.

Cette série se poursuit avec un deuxième cycle intitulé Kami no inu Blanca II (神の犬 ブランカII, “Blanca 2: Le chien des dieux”) qui a été sérialisé en 1995-96 et publié lui aussi en deux tomes. Casterman, dans son édition française, l’a simplement intégré à la première partie sous le seul titre de Blanco: le vol. 3, intitulé L’Heure du Loup (272 pg, ISBN: 978-2-203-02882-1), est paru en février 2010 et le vol. 4, intitulé La Croisée des Chemins (272 pg, ISBN: 978-2-203-03010-7), vient tout juste de paraître (le 30 juin 2010) et conclut la série. Nous commenterons séparément ces deux volumes plus tard.

Blanco Vol. 1: La Poursuite, Vol. 2: L’Instinct du Retour par Jirō TANIGUCHI. Casterman (Coll. Sakka), 2009. B&W, 15 x 21 cm, 280 & 288 pgs. 12.50 € / $24.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2-203-02092-4 (vol. 1), 978-2-203-02524-0 (vol. 2). stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreads — Wikipedia — WorldCat ]

Blanco © Jiro Taniguchi, 1996. © Casterman, 2009 pour la traduction française.

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Press Release: Tokyopop & Zinio Announce the Launch of Digital Manga Editions

Los Angeles, document.write(“”); CA (June 25, 2010) — Tokyopop, the leader of the global manga revolution, and Zinio, the world’s top digital publishing distribution service, today announced a partnership that offers more than fifty volumes of manga, available immediately for digital download to your PC and Mac by visiting www.Zinio.com/tokyopop.
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Dozens of volumes now available to download to your computer

The debut list of titles for sale includes the bestsellers Bizenghast, Dramacon, and Princess Ai; manga-adapted-to-film series such as The Dreaming and Van Von Hunter; the groundbreaking shonen-ai hit Gravitation, and Jim Henson’s Return to Labyrinth and Legends of the Dark Crystal. Release dates for future titles, including Min-Woo Hyung’s Priest, inspiration for the Spring 2011 3-D film from Sony/Screen Gems, will be announced and made available for digital download soon.

Stu Levy, Tokyopop’s founder, producer of the upcoming films Priest and The Dreaming and director of Van Von Hunter, each based on the company’s manga series, says, “I have always been a strong advocate for digital-in fact, my DNA is made entirely from 0’s and 1’s. The manga lifestyle is rapidly moving online and we are committed to finding the best experience possible in that medium. Zinio offers the top online reading experience, and their team is committed to providing a 360º accessibility.”

For consumers, Zinio enables the ability to shop for, search inside, read, share, and save digital content to your computer. Similar to thumbing through the print edition at a local bookstore, readers of Tokyopop digital versions can preview pages of each manga, free of charge.

“More than a decade ago, Tokyopop introduced manga to America, building a category that has been embraced by millions of teens,” says Rich Maggiotto, President & CEO, Zinio. “We’re thrilled to have a partnership that will offer loyal and new manga readers these digital editions.”

Initially, most manga on the launch list will sell for a material discount, $5.99 per volume, while some larger volumes, such as the Gravitation collection–a two-volume omnibus edition–are priced at $7.99. For a complete list of titles, please visit www.Zinio.com/tokyopop.

About TOKYOPOP:
Founded by multi-cultural media visionary Stu Levy, Tokyopop is hailed as a leading youth-oriented entertainment brand and an innovator of manga creation, with a revolutionary artistic vision that transcends countless platforms. From the introduction of the first-ever extensive manga publishing program in North America, to the development of its manga-originated intellectual properties into film, television and digital entertainment, Tokyopop has changed the way teens experience pop culture. The company’s global reach has expanded to Europe and Asia, with offices in the UK and Germany, in addition to its Los Angeles and Tokyo operations. With millions of fans logging onto the new social networking site www.Tokyopop.com, reading its books, which are licensed in 50 countries in more than 30 languages, and watching its DVDs and television programs, Tokyopop’s award-winning catalogue of licensed and original properties has made the company a visionary in an ever-growing teen entertainment marketplace. Visit www.Tokyopop.com for additional information.

About Zinio:
Zinio is the world’s newsstand and bookstore. With its many digital products and services, Zinio creates better ways for people to discover published content, get more of it and do more with it. Now, readers can purchase content once to be read on any screen. Zinio provides the ability to shop for, search inside, read, share and save digital content in 23 local newsstands in any country in the world. Through the ZINIO UNITY™ reading platform, readers can move seamlessly within each publication page between text, interactive graphics, animated illustrations, videos and much more. Offering hundreds of thousands of the best digital titles, Zinio’s e-stores and applications are revolutionizing reading. Founded in 2001 and privately held, Zinio is headquartered in San Francisco and has offices in New York, London, Paris, Barcelona and Taipei.

# # #Note: Available at this moment there are twenty-one volumes of the titles Afterlife, Earthlight, Gyakushu!, Riding Shotgun, Tarot Cafe, The Dreaming, Van Von Hunter for $5.99 US ($6.27 CA) each.

Press Release: VIZ Media Debuts LIBRARY WARS Manga Series

A LOVE OF BOOKS AND READING INSPIRES A GIRL TO STAND AGAINST CENSORSHIP IN NEW MANGA SERIES LIBRARY WARS: LOVE AND WAR. New Shojo Adventure Follows A Young Recruit In The Library Defense Forces As She Protects The Right To Read.
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San Francisco, document.write(“”); CA, MAY 10, 2010
VIZ Media, LLC (VIZ Media), one of the entertainment industry’s most innovative and comprehensive publishing, animation and licensing companies, brings a new literary manga adventure to North American readers with the release of LIBRARY WARS: LOVE & WAR on June 1st. The series, with story and art by Kiiro Yumi and based on the original concept by Hiro Arikawa, will be published under the Shojo Beat imprint, is rated ‘T+’ for Older Teens and will carry an MSRP of $9.99 U.S. / $12.99 CAN.

In the near future, the federal government creates a special committee to rid society of books it deems unsuitable. But the libraries vow to protect their collections, and with the help of local governments, form a military group to defend themselves – the Library Defense Forces!

In the opening volume, Iku Kasahara has dreamed of joining the LDF ever since one of its soldiers stepped in to protect her favorite book from being confiscated in a bookstore when she was younger. But now that she’s finally a recruit, she’s finding her dream job to be a bit of a nightmare. Especially since her hard-hearted drill instructor seems to have it in for her!

“Manga lovers will root for the cute librarians in this fun new series that also addresses some important issues like liberty, freedom of speech and censorship,” says Candice Uyloan, Director, Consumer Marketing, VIZ Media. “LIBRARY WARS is based on a collection of novels also written by Hiro Arikawa that were extremely popular in Japan, selling more than one million copies. Fans will definitely want to add this adventure to their summer reading lists!”

Hiro Arikawa won the 10th Dengeki Novel Prize for her work Shio no Machi: Wish on My Precious in 2003 and debuted with the same novel in 2004. Arikawa is probably best known for the LIBRARY WARS series and also her trilogy about Japan’s military Self Defense Forces, Jieitai Sanbusaku (The SDF Trilogy), which consists of In the Sky, The Bottom of the Sea, and City of Salt.

Kiiro Yumi won the 42nd LaLa magazine Manga Grand Prix Fresh Debut award for her manga Little Billy’s Depression. Her latest series, LIBRARY WARS: LOVE & WAR is currently featured in Japan’s LaLa magazine.

For more information on this title and other shojo titles from VIZ Media, please visit www.shojobeat.com.

About VIZ Media, LLC
Headquartered in San Francisco, CA, VIZ Media, LLC (VIZ Media), is one of the most comprehensive and innovative companies in the field of manga (graphic novel) publishing, animation and entertainment licensing of Japanese content. Owned by three of Japan’s largest creators and licensors of manga and animation, Shueisha Inc., Shogakukan Inc., and Shogakukan-Shueisha Productions, Co., Ltd., VIZ Media is a leader in the publishing and distribution of Japanese manga for English speaking audiences in North America, the United Kingdom, Ireland, and South Africa and is a global ex-Asia licensor of Japanese manga and animation. The company offers an integrated product line including the popular monthly manga anthology SHONEN JUMP magazine, graphic novels, and DVDs, and develops, markets, licenses, and distributes animated entertainment for audiences and consumers of all ages.

# # #

Quartier Lointain au cinéma

Cette nouvelle est au confluent de deux de mes grands intérêts: le manga et le cinéma. Comme je l’ai déjà mentioné, document.write(“”); Quartier lointain—ce superbe manga de Taniguchi—a été adapté au cinéma par Sam Garbarski. Des détails sur le film, ainsi que la bande-annonce allemande, sont maintenant disponibles.
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Le manga raconte l’histoire d’un “salaryman” en pleine crise de la quarantaine qui, un peu par accident, visite son village natal et se retrouve mystérieusement transporté dans le temps, à l’âge de quatorze ans, pour revivre une partie de son adolescence… Si l’histoire originale se déroule au Japon, dans le village de Kurayoshi (préfecture de Tottori), l’adaptation est elle transposée en France, à Nantua (Rhône-Alpes).

“Thomas, la cinquantaine, père de famille, arrive par hasard dans la ville de son enfance. Alors qu’il se recueille sur la tombe de sa mère, il est pris d’un malaise. Quand il se réveille, son corps semble différent et le nom de sa mère n’est plus gravé sur la pierre tombale… Revenu quarante ans en arrière dans son corps d’adolescent, il décide alors de rentrer ‘chez lui’ pour comprendre ce qui a poussé son père à les abandonner cette année-là et tenter d’empêcher cette mystérieuse disparition. Mais peut-on modifier son passé en le revivant ?” [Texte de présentation sur le site du distributeur]

Quartier lointain, dont le titre allemand est Vertraute Fremde (Familiar Strangers), est une co-production belge (Entre Chien et Loup), française (Archipel 35), luxembourgeoise (Samsa Film) et allemande (Pallas Film). Le film de 98 minutes, distribué par Wild Bunch Distribution, met en vedette Léo Legrand (Thomas enfant), Pascal Greggory (Thomas adulte), Jonathan Zaccaï (le père), Alexandra Maria Lara (la mère), Laura Moisson (Corinne), Pierre-Louis Bellet (Rousseau) et Laura Martin (Sylvie). Ayant déjà eut une avant-première à Cannes en 2009, il sortira d’abord en Allemagne le 20 mai (étrange pour ce qui est, techniquement, un film français) et en France en septembre.

Si l’on se fit à la bande-annonce, le film (dont la production avait été annoncé depuis près de quatre ans) est vraiment proche de l’histoire et de la “mise-en-scène” originale (mis à part la transposition du lieu et quelques détails). C’est certainement à voir.

Sources: About.com, ANN, Movie Maze.

Mes voisins les Yamada

“Nos voisins les Yamada… Une famille japonaise typique, document.write(“”); défiant avec entrain (plus que succès) les petits tracas du quotidien. Entre boulot, cuisine, scolarité, retraite et relations humaines, leurs “aventures domestiques” épinglent avec mordant les travers d’une société où les codes n’existent que pour mieux être détournés. Suivez Matsuko, Takashi, Noboru, Nonoko et Shige au coeur d’un univers où l’humour se mêle à l’absurde, pour éclairer différemment le Pays du Soleil levant.” [Texte du rebat intérieur de couveture, tome 2]
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Mes voisins les Yamada [?????? ???????, H?hokekyo Tonari no Yamada-kun] est un “comic strip” japonais qui a été publié dans le quotidien Asahi Shinbun entre 1991 et 1997 avant d’être compilé en volumes par Tokuma Shoten en 1999. Dessiné par le mangaka Hisaichi ISHII, Mes voisins les Yamada n’est pas un manga a proprement parler mais plutôt un “yonkoma”—c’est-à-dire une histoire humoristique en quatre cases qui se présente à la verticale (contrairement à l’Occident où les “comic strip” sont horizontales)—et est surtout connu pour avoir été adapté en animation en 1999 par le Studio Ghibli sous la direction de Isao Takahata. On y raconte la vie quotidienne (et les situations saugrenues qui en découle) d’une famille japonaise et de son entourage.

J’ai découvert ce “manga” à la bibliothèque avec grande surprise: car j’ignorais qu’une traduction française était disponible. Je n’ai lu qu’une partie du second volume et j’ai malheureusement été un peu décu. Non pas à cause du style simple et même carrément minimaliste—ça c’est pas surprenant étant donné qu’il s’agit d’un “comic strip”—mais surtout à cause des histoires. Ce genre d’humour satirique se lit assez bien mais on s’en lasse rapidement. D’abord c’est une volumineuse lecture, et puis l’humour est un peu bête, les gags parfois répétitifs et souvent plats (sans doute quelque chose se perd-t-il dans la traduction). Seulement cinq pourcent des gags sont vraiment drôles. On se retrouve tout de même tous un peu dans ces personnages loufoques. C’est quand même amusant à lire et je le recommande à ceux qui sont curieux de découvrir un style qui est très populaire au Japon.

Mes voisins les Yamada, par Hisaichi ISHII. Delcourt (Label Akata, Coll. Shampooing), 2009. 3 vols., B&W, 21 x 14.6 cm, 350 pgs ch. 15.00 € ch. / $24.95 Can ch. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2-7560-1451-7 (vol. 1), 978-2-7560-1452-4 (vol. 2), 978-2-7560-1453-1 (vol. 3).
Mes voisins, les Yamada © 1999 Hisaichi Ishii • Studio Ghibli. All rights reserved. © 2009 Guy Delcourt Productions pour l’édition française.

Un zoo en hiver

“Kyôto, document.write(“”); 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas… Pour la première fois, Jirô Taniguchi opte pour un registre explicitement autobiographique, convoquant ses souvenirs de jeunesse et son parcours d’auteur. Un beau récit d’apprentissage en bande dessinée, où l’on retrouve la finesse et l’élégance qui ont fait le succès du maître japonais auprès des lecteurs de langue française.” [Texte de présentation sur le site de l’éditeur]
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Un zoo en hiver [?????, Fuyu no d?butsuen] a été publié au Japon en 2008 par Shogakukan. Ce manga nous en apprend un peu sur le travail d’assistant mangaka (d’une façon similaire à Tokyoland) mais, fidèle à ses habitudes, Jir? TANIGUCHI se concentre surtout sur le quotidien (toujours à travers une perspective assez contemplative, introspective et nostalgique) et, dans ce cas particulier, sur les relations personnelles. Toutefois, la thématique d’ensemble de l’histoire tourne autours de l’apprentissage: le jeune mangaka qui découvre son métier, le jeune homme qui s’initie aux choses de la vie, particulièrement la relation avec ses collègues, avec son frère, ses premiers amours (la fille du patron, la jeune fille malade—dans ce dernier cas l’histoire nous laisse en suspend: la jeune fille mourra-t-elle ou finiront-ils ensemble?)

La présentation de l’éditeur fait mention que ce manga est “explicitement autobiographique” mais, dans un interview, Taniguchi nuance beaucoup cette affirmation. Il précise que, comme il l’a fait déjà dans la plupart de ses histoires, certains aspects sont autobiographique et que, s’il s’est inspiré de ses débuts de mangaka et de certaines personnes de l’époque, l’histoire qu’il raconte est totallement inventée. Le récit d’Un zoo en hiver est d’ailleurs excellent et l’histoire nous est racontée avec une grande maîtrise. Mais Taniguchi nous a déjà démontré ses talents narratif à maintes reprises. Ce qui m’a vraiment impressioné avec ce manga c’est son style qui offre une clarté et une précision presque parfaite. Ici, Taniguchi se surpasse vraiment.

À la fois simple et profond, Un zoo en hiver est un superbe manga. C’est sans aucun doute la meilleure oeuvre de Taniguchi que j’ai lu. C’est un volume unique (one-shot) qui se lit très bien et je le recommande chaudement.

Un zoo en hiver, par Jir? TANIGUCHI. Casterman (Coll. Écritures), 2009. B&W, 17 x 24 cm, 231 pgs. 15.00 € / $29.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2203020993. [Voir couverture arrière]
Fuyu no d?butsuen © Jiro Taniguchi, 2008. © Casterman, 2009 pour la traduction française.

Mangaya ferme

La seule véritable boutique exclusive de manga à Montréal, document.write(“”); le Marché Clandestin Mangaya, fermera définitivement ses portes le samedi 10 Avril 2010 à 19h00.
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Une vente de liquidation a lieu jusqu’au 10 avril : 50% de rabais sur le prix de vente régulier sur tout. Les packs-bundle sont vendus au prix étiquté le moins cher.

Consultez leur page Facebook pour plus d’information.

Kaze no Shō: Le livre du vent

“En l’an deux de l’ère Keian, document.write(“”); époque d’Edo, deux clans s’affrontent dans une guerre sans merci autour d’un manuscrit secret, les Chroniques secrètes des Yagyû. Dans ses pages se trouvent des secrets capables de faire trembler le sh?gunat des Tokugawa. C’est à Yagyû Jûbei, escrimeur légendaire et gardien des Chroniques secrètes, d’empêcher le Japon de sombrer dans une guerre civile sanglante. Une fascinante plongée dans l’histoire du Japon, mise en scène par deux auteurs-culte du manga, Jir? Taniguchi et Kan Furuyama” [Texte de couverture arrière]
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Taniguchi démontre une fois de plus sa polyvalence avec un récit d’action samurai (Jidai mono). En l’an trente et un de l’ère Meiji (1899), un groupe de haut fonctionnaires se réunissent chez Kaishu Katsu pour discutter du bon vieux temps. Ce dernier leur révèle que, peu de temps après que le sh?gun Yoshinobu Tokugawa lui ait confié les pouvoirs du bakufu (sh?gunat), il reçu la visite du douzième maître du clan Yagyû qui lui avait alors remit le légendaire manuscrit des “Chroniques Secrètes des Yagyû”. Rédigé par le sh?gun Ieyasu lui-même, le manuscrit contenait les secrets des Takugawa et devait être transmis de génération en génération à ceux qui avait en mains les pouvoirs du bakufu. Ce sont les révélations du manuscrit qui poussèrent sans doute Kaishu à abdiquer ses pouvoirs et négocier la capitulation d’Edo afin d’éviter une effusion de sang inutile…

Il entreprend donc de raconter à ses collègues comment, en l’an deux de l’ère Keian (1649), Yagy? J?bei réussit à déjouer un complot de Lord Gomino, le mikado (empereur) maintenant retiré à Ky?to, qui visait à renverser le bakufu des Tokugawa. Cet exploit, resté inconnu aux historiens, évita ainsi que le pays sombre dans une guerre civile sanglante. Kaishu débute son récit avec le vol des “Chroniques” par les agents du mikado et il le termine avec leur restitution lors de la confrontation finale entre J?bei et le ninja Yashamaro. Ce serait une histoire relativement simple si ce n’était des nombreuses références culturelles et historiques qui ne sont pas toujours évidentes pour les occidentaux (heureusement il y a des notes en bas de page et un glossaire) et qui alourdissent un peu la lecture.

Kaze no sh? [??? / Le livre du vent] a d’abord été sérialisé dans le magazine Young Champion avant d’être republié en volume (“tank?bon”) par Akita Shoten en 1992. C’est le premier manga historique auquel Taniguchi a contribué. Il est difficile de dire dans quelle mesure les événements de ce récit sont véridique—Yagy? J?bei Mitsuyoshi (1607-1650) fut bel et bien, avec Miyamoto Musashi, un des samurai légendaires du Japon—mais comme le scénariste Kan Furuyama est fervent d’histoire du Japon on peut supposer qu’il a donné au récit une solide base historique. Quoiqu’il en soit, Furuyama semble conclure que les “Chroniques Secrètes des Yagyû” et cette première tentative de restauration du pouvoir impérial ont été un élément clé non seulement pour l’avénement de l’ère Meiji (en 1868)—avec l’abolition définitive du Bakufu (sh?gunat), puis l’ouverture et la modernisation du Japon—mais également pour établir les bases de la mythologie impériale qui poussera une bande de fanatiques à instaurer une dictature militaire qui éventuellement ruinera le Japon en entreprenant la conquête de l’asie toute entière!

Avec Kaze no Sh?, le style de Taniguchi diffère de la clarté et de la précision qu’on retrouve dans ses récits plus personnels. Il adapte son trait aux besoins du genre historique avec des scènes toujours détaillées mais aussi beaucoup plus chargées (on retrouve beaucoup de “ligne de vitesse” en trame pour exprimer le mouvement et l’action). Une autre conséquence de ce choix de genre est que les déambulations paisibles auxquels Taniguchi nous a habitué laissent place à des combats sanglants et à des scènes de violence. L’histoire est cependant intéressante et nous fait découvrir bien des aspects méconnus de l’histoire japonaise mais la lourdeur tant du texte que des planches en rend la lecture moins agréable que la plupart de ses autres ouvrages.

C’est donc une oeuvre mineure mais qui mérite tout de même d’être lue, car ce manga seinen (pour jeune homme) est plus réaliste et éducatif que la plupart des manga sh?nen (pour jeune garçon) de baston pseudo-historique—les Naruto, Rurouni Kenshin, Samurai Champloo, Samurai Deeper Kyo, etc., qui sont malheureusement beaucoup plus populaires—et il se compare pas trop mal aux canons du genre (les Habitant de l’infini, Lone Wolf & Cub ou Vagabond, qui sont tous avantagés par le fait que ce sont des séries).

Kaze no Sh?: Le livre du vent, par Jir? TANIGUCHI & Kan FURUYAMA. Panini Comics (Coll. Génération Comics), 2004. B&W (4 pg en couleur), 17 x 24 cm, 236 pgs. 14.00 € / $24.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2845382923.
Also released in English under the title Samurai Legend (CPM Manga [Central Park Media], Cat.# CMX 63801G, 2003, 240 pg, ISBN 1-58664-856-X, $15.95 US, rated 16+). To be reviewed separately later.
Kaze no Sh? © 1992 Jiro Taniguchi / Kan Furuyama • Akita Publishing Co., Ltd. © 2006 Panini France S.A. pour l’édition française.

Les fils de la terre

“Depuis l’éclatement de la bulle économique, document.write(“”); l’agriculture japonaise est en crise. Année après année, la population agricole du pays ne cesse de diminuer. Il est devenu urgent d’agir. Dans ce contexte pesant, Shuntaro Natsumé, un jeune fonctionnaire un peu pataud mais passionné, se voit confier la lourde tâche d’élaborer une réforme capable d’inverser la tendance. À cette fin, il est envoyé dans un lycée agricole de campagne, comme enseignant. Il s’installe à Takazono, un petit village situé dans une région montagneuse, où il fait la connaissance d’un jeune agriculteur : Kohei. Celui-ci est particulièrement remonté contre les fonctionnaires, et attribue le déclin de ce secteur et des conditions de vie des agriculteurs aux mauvaises politiques agricoles des gouvernements successifs. À son contact, Natsumé va prendre conscience d’une chose : la mission qui lui a été confiée risque d’être plus difficile qu’il ne l’avait imaginé…” [Résumé du premier volume sur le site de l’éditeur]
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Pour avoir la moindre chance de réussir la mission impossible qu’on lui a confié, Natsume doit d’abord apprendre à connaître le milieu rural japonais et ensuite se faire accepter par les habitants locaux, qui sont plutôt désabusés et méfiants face au gouvernement. Il se lie d’abord d’amitié avec les villageois, tous des personnes agées (et principalement des vieilles dames), car la plupart des jeunes sont partis se trouver des emplois à la ville. Puis il gagne à sa cause Mlle Takashina, professeur d’anglais et championne de tir à l’arc qui a été muté au lycée un peu avant son arrivé. Mais il lui faut aussi convaincre ses étudiants de s’intéresser à l’agriculture… Il commence par obtenir le respect de Ryuichi Kokubu, un jeune rebel. Toutefois, acquérir la confiance de Kohei, le seul jeune à être resté au village, lui demandera de plus grand efforts.

Dans le deuxième volume, Natsume continue a être confronté au pessimisme de Kohei. Il se rend cependant compte que la clé du succès serait, d’une part, de faire connaitre les produits du village en faisant la promotion de leur qualité naturelle supérieure et, d’autre part, en attirant les gens de la ville au village en leur offrant des possibilités de ressourcement. Mlle Nanako, proche amie de Natsume et fille du chef de cabinet du ministre de la culture, vient le rejoindre à Takazono et, séduite par la place, décide de s’y installer. Pendant ce temps, Natsume reçoit une nouvelle mission impossible du ministère: faire la tournée du Japon pour trouver des examples d’agriculteurs qui ont réussi—mais la liste qu’on lui fournit a été créé de façon à s’assurer de son échec!

Dans le dernier tome, Natsume et Kohei passent une année à faire la tournée du Japon afin de rencontrer des agriculteurs et recueillir leur opinion. Au hasard de quelques détours pour aider des cultivateurs en difficultés, ils font des découvertes intéressantes. Au retour, ils trouvent un village transformé par les efforts de Nanako et Takashina: elles ont créé la “Maison de la Terre”, une petite boutique où elles vendent les produits du village. Natsume se rend à Tokyo pour proposer une réforme du système d’éducation, mais on lui révèle que depuis le début tout ce projet n’était en fait qu’une manoeuvre politique. Il présente donc ses recommendations directement au premier ministre: une nouvelle option “agriculture” dans les lycées, sorties hebdomadaires des classes de primaire et secondaire en milieu rural pour bonifier l’image de l’agriculture, financement accru pour les agriculteurs participants au project afin de réduire leur endettement et augmenter leur autonomie. Malheureusement, le premier ministre ne pense pas que cela soit politiquement possible… Natsume tentera donc de prouver que son plan est réalisable en le portant d’abord en miniature sur le village de Takazono.

Les fils de la terre [??? / Tsuchi no ko], a d’abord été publié par Shueisha en 2002-03 dans le magazine Oh Super Jump avant d’être compilé en volumes. Son créateur, Jinpachi M?ri [?? ??], a travaillé comme scénariste sur plusieurs autres manga (dont Tajikarao, l’esprit de mon village (avec l’artiste Kanji Yoshikai, publié en français par Delcourt), Benkei in N.Y. (avec Jir? Taniguchi, publié en anglais par Viz Comics) et Kasai no hito (avec Osamu Uoto)) mais c’est cependant sont expertise juridique et agricole qui a profondement marquée Les fils de la terre en lui donnant un aspect documentaire. Les volumes 2 et 3 offrent d’ailleurs des extraits d’une série de portraits d’agriculteurs qu’il a publié dans le National Agricultural News sous le titre “Héritiers de la Terre.”

Les fils de la terre est un excellent manga. Son style relativement traditionel et simple (qui rappelle vaguement celui de Tsukasa Hojo, mais en plus dégagé) est visuellement très agréable. Son récit, fluide et bien rythmé, nous offre une histoire intelligente qui sait captiver et divertir, mais aussi qui nous renseigne beaucoup sur le milieu rural du Japon et les difficultés que connait son agriculture—des problèmes ne lui sont d’ailleurs pas spécifiques. C’est une thématique assez inhabituelle (et peut-être un peu controversée) pour un manga que de dire que le principal obstacle à la résolution de nos problèmes économiques est politique—alors que nos gouvernements succombent aux pressions de lobby industriels au détriment de notre bien-être—et que la solution est dans une économie plus locale, un mode de vie plus simple et moins matérialiste. C’est d’ailleurs un sujet assez actuel alors que les idées altermondialistes sont à la mode et qu’on parle beaucoup d’environnement, de développement durable, d’agriculture “bio”, d’efficacité énergétique ou de simplicité volontaire. Ce manga ne vous convaincra sûrement pas de faire un “retour à la terre” mais il vous ferra certainement prendre conscience d’une partie des problèmes de notre société consommatrice.

Les fils de la terre, par MORI Jinpachi (scénerio) & HATAJI Hideaki (dessin). Delcourt (Label Akata, Coll. Ginkgo), 2007-2008. 3 vols., n&b, 12.7 x 18 cm, 218 / 207 / 180 pgs. 7,50 € / $13.95 Can chacun. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2756005485 (Vol. 1), 978-2756005492 (Vol. 2) and 978-2756005508 (Vol. 3).
Tsuchi no ko © 2002 by Jinpachi Môri, Hideaki Hataji. All rights reserved. © 2007 Guy Delcourt pour l’édition française.

Encyclopédie des Animaux de la Préhistoire

“Il y a longtemps, document.write(“”); bien longtemps, si longtemps que c’est difficile à imaginer. La nature n’était pas encore polluée, elle était luxuriante et toutes sortes d’animaux vivaient sur la Terre. Ce sont les ancêtres des animaux actuels. Pourquoi l’éléphant est-il si grand ? Comment les ours se sont-ils mis à hiberner ? Confrontés aux terribles changements de la nature, tous ces êtres ont connu des joies et des peines; certains ont évolué, d’autres se sont éteints. Telles sont les lois de la Nature.” [Texte d’intro sur le site de l’éditeur, basé sur la préface de Taniguchi]
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Jir? Taniguchi est un mangaka des plus éclectique. On retrouve plusieurs grands thèmes tout au long de son oeuvre, mais chacun de ces thèmes a eut une certaine proéminence durant une période de temps. Ainsi, durant les années ’80, il a surtout écrit des histoires policières ou d’action inspirées du roman noir et des histoires inspirées du roman animalier. Dans les années ’90, il a développé ses oeuvres maîtresses traitant de la vie quotidienne et des souvenirs. Puis, dans les années 2000, il a surtout abordé des sujets traitant du grand air et de la nature. L’Encyclopédie des animaux de la préhistoire s’inscrit dans son thème animalier et n’est sans doute pas étrangé au fait qu’il ait été, de 1966 à 1972, l’assitant de Ky?ta Ishikawa pour lequel il dessinait surtout des animaux.

L’Encyclopédie des Animaux de la Préhistoire [???? / Gen Juiten] a d’abord été sérialisé entre 1987 et 1990 avant d’être compilé au éditions Futabasha en 1998 (2006 en France). Il s’agit de dix-huit petites histoires courtes (dont deux en couleurs: “Prologue: La Promenade de l’Elasmotherium” et “Chapitre 3: Souviens-toi… Le Mammouth jeffersonien”) qui font six ou huit pages et qui nous introduisent à la vie quotidienne d’autant d’espèces d’animaux préhistoriques (Elasmotherium, Machairodus, Agriotherium, Mammouth, Phororhacos, Pliohippus, Mégatherium, Oxydactylus, Paleomastodon, Protocetus, Kannemeyeria, Cynodictis, Indricothère, Palaeotragus, Proganochelys, Mesocyon, Eozostrodon et Ramapithèque). Les histoires sont toutes suivies d’un commentaire de deux pages, par Ryuichi KANEKO, qui nous en apprend un peu plus sur l’époque, les moeurs ou la physiologie des petites bêtes en question.

Avec L’Encyclopédie des Animaux de la Préhistoire, Taniguchi nous offre un style très réaliste et détaillé (un peu trop peut-être par moment car les planches y sont parfois un peu surchargées). C’est un de ses ouvrages mineurs, qui est plus intéressant pour son aspect “encyclopédique” de vulgarisation scientifique, qui vise sans doute à intéresser les jeunes à la préhistoire, que pour ses récits trop courts. L’ensemble se veut léger mais malheureusement les appendices savants le rendent trop lourd pour être une lecture agréable et relaxante. C’est plutôt original et éducatif, mais pas le genre de lecture à prendre pour tuer le temps dans la salle d’attente d’une clinique.

Encyclopédie des animaux de la préhistoire, par Jir? TANIGUCHI (commentaires par Ryuichi KANEKO). Dargaud (Coll. Kana, label Made In), 2006. B&W (14 pg en couleur), 15 x 21 cm, 164 pgs. 10 €. Recommandé pour adolescents (12+). ISBN: 978-2505000273.
Tales of the prehistoric animal kingdom © 1998 by Jiro Taniguchi. All rights reserved. © Kana (Dargaud-Lombard s.a.), 2006 pour la traduction française.

Quartier Lointain

“Homme mûr de 48 ans, document.write(“”); transporté dans la peau de l’adolescent qu’il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu’il était jeune. Et petit à petit, l’année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ou est-il condamné à le revivre, impuissant? Et retrouvera-t-il son existence normale, sa femme et ses enfants?” [Texte d’intro sur le site de l’éditeur] “Prix du meilleur scénario au Festival d’Angoulême 2003. Prix Canal BD des librairies spécialisées en 2003. Prix de la meilleure BD adaptable au cinéma au Forum de Monaco 2004.” [Texte de couverture arrière]
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Ce n’est pas un hasard si l’oeuvre de Jir? Taniguchi est souvent adaptée en français par Frédéric Boilet, qui se fait également le héraut de la “nouvelle manga.” Ce genre se définit comme une nouvelle vague de roman graphique qui surpasse les marchés nationaux que sont la BD européenne, le comics américain ou le manga japonais pour offrir une sorte de syncrétisme artistique. C’est un genre d’auteur, plus mature et innovateur que son parent commercial, qui a une prédilection particulière pour le thème universel de la vie quotidienne. Les oeuvres personnelles de Taniguchi, celles dont il est également l’auteur en plus d’en être l’artiste comme c’est le cas pour Quartier Lointain, appartiennent indéniablement à ce genre.

 

 

Quartier Lointain [????? / Haruka-na machi he], après une sérialisation dans le magazine seinen Big Comic, destiné à un public masculin plus âgé, a d’abord été publié en deux volumes (1998-99 au Japon et 2002-03 en France) avant d’être compilé dans une édition intégrale (2004 au Japon et 2006 en France). Quatre ans plus tôt, avec Le journal de mon père (l’histoire d’un homme qui, après un longue absence, revient dans son village natal pour les funérailles de son père), Tanuguchi avait déjà touché le thème de la réminiscence, mais il y ajoute cette fois une touche de fantastique. Son style habituel, soigné et détaillé, qui sait fort bien rendre toute l’émotion et la sensibilité du récit, est le canevas idéal pour ce superbe travail narratif. Une fois de plus Taniguchi documente d’une façon intimiste la vie quotidienne japonaise.

On s’attend à ce qu’une telle histoire de voyage dans le temps soit une forme de science-fiction introspective, mais c’est en fait clairement du fantastique tel que définit par Todorov. Si Taniguchi n’aborde jamais les causes de l’expérience temporelle de son personnage, il met néanmoins en place les éléments nécessaire pour deux explications opposées: d’une part l’événement survient alors que Hiroshi visite la tombe de sa mère et qu’un papillon croise son chemin, ce qui suggère une intervention divine ou supernaturelle et, d’autre part, comme l’expérience débute et se termine au même endroit et qu’il avait beaucoup bu la veille, on peu imaginer que toute cette histoire est une sorte de rêve ou d’épiphanie éthylique. Toutefois, si cela nous offre une intéressante question rhétorique, l’élément déclancheur du récit n’a guère d’importance. Ce qui intéresse Taniguchi ce n’est pas tant le “comment” que le “pourquoi.”

Une fois qu’on a compris les prémices de l’histoire on ne peut que se demander si Hiroshi sera prisonnier de ce jeune corps, condamné à revivre son adolescence (l’horreur!) ou si le savoir acquit et son expérience d’adulte ne l’amèneront pas à modifier son “futur.” En fait, l’expérience sera doublement transformationnelle. En portant son regard d’adulte sur son enfance il comprend beaucoup de choses qui avaient échappé à l’enfant qu’il était. Inversement, expérimenter à nouveau la vivacité et la vigeur de la jeunesse, lui permet de se ressourcer et de remettre en question sa vie de salarié aux portes de la cinquantaine, un peu trop porté sur l’alcool et qui ne porte plus qu’un intérêt distant à sa famille.

 

Quartier Lointain nous offre donc une lecture intéressante et intelligente. Ce manga fait définitivement partie des meilleurs oeuvres de Taniguchi, celles qui méritent vraiment notre attention. A noter qu’une adaptation cinématographique, réalisé par Sam Garbarski, est disponible en France.

Quartier Lointain: L’intégrale, par Jir? TANIGUCHI. Casterman, 2006. B&W (6 pg en couleur), 17 x 24 cm, 405 pgs. 25.95 € / $54.95 Can. Recommandé pour adolescents (13+). ISBN: 978-2-203-39644-9.

[ AmazonRenaud-BrayBiblioWorldCat ]

Also available in English from Ponent Mon / Fanfare under the title A Distant Neighborhood Volume 1 and Volume 2 (2009, 200 & 208 pg, £12.99/$23.00 US each). To be reviewed separately later.

Quartier Lointain © 1998, 1999 by Jiro Taniguchi. All rights reserved. © Casterman, 2006 pour la traduction française.

L’Homme de la Toundra

“Perdus dans le grand nord, document.write(“”); deux hommes ne doivent leur survie qu’à l’apparition providentielle d’un vieux chasseur, qui leur confie une étrange légende [“L’Homme de la toundra”]; cernés par les loups, deux explorateurs partis enterrer un de leurs compagnons en Alaska luttent pour leur survie [“Le grand ouest blanc”]; dans le Japon des années 20, un homme part sur la piste de l’ours qui a tué son fils [“Nos montagnes”]; un biologiste marin se met en quête du mythique cimetière des baleines… [“Retour à la mer”]. Six nouvelles et autant d’histoires d’hommes confrontés à une nature sauvage, tantôt cruelle, tantôt miséricordieuse, mais toujours grandiose. A travers des récits marqués par un profond respect de la vie animale, Jirô Taniguchi rend hommage à l’oeuvre de Jack London, dont il est d’ailleurs question dans la première histoire. Au sein de cet ensemble singulièrement cohérent, une nouvelle se distingue pourtant: “L’appartement Sh?kar?” qui évoque de manière subtile un Japon disparu.” [Texte d’intro sur le site de l’éditeur]
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L’oeuvre de Jir? Taniguchi m’a été maintes fois recommandé et je dois avouer que dès la première lecture j’ai été envouté. Son superbe style, précis et poignant, de même que sa narration, concise et adroite—qui progresse toujours à un rythme très lent et quasi-contemplatif—en font un artiste incontournable et le plus zen des mangaka! Et ce sont précisement son art détaillé et ses récits profonds qui le rapproche beaucoup de la bande-dessinée Européenne (dont il reconnait l’influence) et c’est sans doute pour cela qu’il est plus populaire (énormément même) en Europe qu’en Amérique.

L’Homme de la Toundra [????? / T?do no Tabibito], publié en 2004, ne fait pas exception et est un superbe exemple du talent de Taniguchi. Toutefois, contrairement à ce que dit le texte de présentation de l’éditeur, ce recueil de six courts récits est un peu inégal dans son ensemble. Le theme général du recueil, d’un caractère très Japonais, est un sujet qui est très cher à l’auteur: le respect et la communion avec la nature. C’est particulièrement évident dans le dernier récit, “Retour à la mer.” Les trois premiers récits, quant à eux, traitent plus de la confrontation avec la nature sauvage et le combat pour la survie. Cependant, deux des récits du recueil se distinguent en s’attachant plus à une autre thématique très chère à l’auteur: il s’agit d’histoires touchantes, qui s’inscrivent dans le quotidien avec une sorte de nostalgie urbaine et semblent souvent autobiographiques. “Kaïyosé-Jima, l’île où accostent les coquillages” offre déjà un environnement plus humain. Suite au divorce de ses parents et à la maladie de sa mère, le jeune Takashi passe l’été chez son oncle, dans un petit village de pêcheurs. Grâce à Yae-chan, une orpheline recueillie par son oncle et qui lui apprend à nager, il oublit peu à peu le chagrin que l’absence de sa mère lui cause. Un jour qu’ils pêchaient des coquillages ensemble, une tempête pousse leur embarcation loin en mer et ils doivent passer une terrible nuit sur une petite ile. Dans “L’appartement Sh?kar?,” l’histoire se déroule dans un environnement plus urbain, alors qu’un jeune mangaka est influencé par l’ambiance de son nouvel appartement, situé dans un ancien bordel. Je ne crois pas que ces deux récits rompent totalement avec la thématique de la nature, car ici Taniguchi semble nous dire que nous pouvons toujours communier avec notre environnement, qu’il soit naturel ou urbain.

L’Homme de la Toundra, par Jir? Taniguchi. Casterman (Coll. Sakka), 2006. B&W, 15 x 21 cm, 248 pgs. 11.50 € / $23.95 Can. Recommandé pour jeunes adultes (16+). ISBN: 9782203373846.
Also available in English from Ponent Mon / Fanfare under the title The Ice Wanderer and other stories (240 pg, £11.99/$21.99 US). You can read the comment on the english version elsewhere on this blog.

L’Homme de la Toundra © Jiro Taniguchi, 2005. © Casterman, 2006 pour la traduction française.

Favourites

I am often asked what are my favourite anime or manga and which titles I would recommend. For me it is a question that is very difficult to answer. I’ve seen or read so many of them, and I like so many, to some level, for one reason or another, that it would probably be easier to make a top 50 than a top 10. If selecting the shows that I prefer–those I would like to introduce to a newcomer or that I would take to a desert island–is already a difficult task, putting them in order of preference is nearly impossible; so I won’t. In this alphabetical order selection, I took account of the quality of the title, its historical impact, its popularity and of a certain personal sentimental value. This selection is a choice frozen in the moment; it might very well be different tomorrow.

Anime:

Dennou Coil (TV series)
Escaflowne (TV series & movie)
Evangelion (TV series & movies)
Ghost in The Shell: Stand Alone Complex (TV series)
Gundam Seed (TV series)
Kimagure Orange Road (TV series)
Nausicaa (movie)
Robotech series (particularly the Macross and Mospeada segments)
Rurouni Kenshin (TV series & OVAs)
Whisper Of The Heart (movie)

Of course I could also includes all other Miyazaki movies (beside Nausicaa I particularly like Laputa, Totoro, Porco Rosso, Mononoke Princess) and series (particularly Future Boy Conan, Red-haired Ann), Akira (movie), Beck (TV series), Blood+ (TV series), Bubblegum Crisis (OVA series), Cowboy Bebop (TV series), Dot Hack//Sign (TV series), Fantastic Children (TV series), Giant Robo (OVA), Grave of the Fireflies (movie), GTO (TV series), Gunbuster (OVA series), the Gundam OVAs (0080, 0083, 8th MS Team), Hataraki-man (TV series), Initial D (TV series), Irresponsible Captain Tylor (TV Series), Kacho Ohji (aka Black Heaven, TV Series), Kare Kano (TV series), Megazone 23 Part II (OVA), Moyashimon (TV series), Nadia: Secret of Blue Water (TV series), Nana (TV series), Night Head Genesis (TV series), Nodame Cantabile (TV series), Noein (TV series), Paradise Kiss (TV series), Patlabor (series & movies), Rahxephon (TV series), Record Of Lodoss Wars (OVA series), Seirei no Moribito (TV series), Tide Line Blue (TV series), Twelve Kingdom (TV series), Wings of Honneamise (movie), Witch Hunter Robin (TV series) and so many more. But it gives you an idea.

Manga:

Blade of the Immortal (L’Habitant de L’infini)
Buddha
Detective Conan
Ghost In The Shell
Nana
Nausicaa
Paradise Kiss
Please Save My Earth
Rose of Versailles (Lady Oscar)
To Terra

I could also includes all the other works of Osamu Tezuka (beside Buddha I particularly like Astroboy, Dororo, Kirihito, L’arbre au soleil) and of Jiro Taniguchi (L’homme qui marche, Au temps de Botchan, etc.), but also Akira, Area 88, Beck, Cat’s Eye, City Hunter, Fushigi Yuugi, GTO, Ikkyu, Rouruni Kenshin, What’s Michael, Yakitate Ja-pan, etc. Most of those title are available both in English and French, and most of them I would recommend to a beginner (save maybe Ghost In The Shell which is too cyberpunk hardcore and difficult to follow). Strangely, I have much more trouble listing my favourite manga than anime (probably because I’ve seen more anime than I’ve read manga).

There you have it. Now, stop asking me which are my favourites!

For my other favourites (blogs, books/comics, interest, movies, music) check my profile.

Chibi-PA

After fifteen hours of travelling we finally arrived at West Palm Beach. The temperature was quite hot (about 30′ C/86′ F) and excessively humid—I don’t know how people can live in such a climate (constantly moving from the air-conditioned buildings to the sweltering outside is enough to catch one’s death). Jason & Lynn, document.write(“”); the Chibi-PA organizers, picked us up at the airport. I was disappointed to learn that the convention’s name is not pronounced “PeeHey” (as it could have been an hommage to Protoculture Addicts — J/K) but “Paw” and simply means “small party.” We quickly escaped to our beautiful hotel suite at the Crown Plaza to get some well deserved sleep.
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On Saturday, after a quick breakfast at the hotel, we took the shuttle for the convention center located a couple of miles away. Having the convention so far apart of the hotel was not inconvenient because of the shuttle (but it ran only on an hourly schedule and, the convention center not being a regular stop, you had to call to be picked up—but you could always catch the shuttle downtown, just a 5-minute walk from the convention). The first thing I did was to check the convention’s layout. It was good as it was all concentrated in the same area of the
Convention Center, on two floors (unfortunately neither the floor plans nor the schedule are/were available on Chibi-PA’s website). On the first floor, you had the registration, one small dealer room, three video room, one panel room, and a video game room (further away in the convention center there was also a vendor offering some fast food). On the second floor, you had a large dealer room, the main event room and, along the balcony, the artist alley. The dealer rooms were stacked with various nice goodies and the convention was pretty well organized and staffed. I have no complain.

The main guest (beside myself) was Makoto Nagano, the champion of the Japanese obstacle game show Sasuke (known as “Ninja Warrior” in North America) and his Q&A was the first event I attended. He arrived late, but the delay allowed the room to fill up. It was interesting to learn about this guy (I never heard of him before since the show is not broadcast in Canada, and I was more interested in his life as the captain of a fishing boat than in the game show itself), but unfortunately the english pronounciation of the Japanese translator was not very good and it was sometime difficult to get what she was saying. Right after that event, Nagano-san did an autograph session on the second floor balcony and I set up my table right beside his to sell and introduce my magazine to the crowd. At 5 pm we ran a panel where we introduced the magazine, answered questions, did a small focus group to get feedback from the audiance and discussed the anime industry situation. The crowd was good, in fact better than I expected (the room was half full, with about 20-30 people). I gave away copies of the magazine to each participant. I missed the koto and Fushu Daiko concerts (I was busy holding our presentation table and the panel), but attended a very interesting panel following ours, “Kimono Class with Yoshiko Carlton,” where a couple of Japanese ladies explained the intricacies of wearing a kimono. At 7:30 pm we walked to the beautiful CityPlace mall downtown, ate at a mexican restaurant and picked up some snacks at a grocery store before going back to the hotel to rest.

On Sunday, after a quick breakfast at the hotel, we arrived at the convention on time to attend the second of Nagano-san Q&A. After that we walked again around the nice outdoor CityPlace mall to take pictures. Then, while Nagano-san was again signing autograph, I hold the magazine presentation table. At 3 pm we had another panel, but no one came (the crowd was definitely thinner on Sunday). We hung around the convention a little (checking more carefully the dealer room). After that we walked around downtown in search of the beach (it’s called West Palm Beach, isn’t it?) but it was not within walking distance (we did make it to the “canal”). We finally came back to the hotel to rest before going out to eat with the convention organizers. I wish we could have some time with Nagano-san to discuss and do an interview.

Early Monday morning Jason & Lynn drove us to the Fort Lauderdale airport from where we flew back to Baltimore and then Burlington, where a friend picked us up and drove us back to Montreal. Flying over the trees in Vermont, with all their various fall colors, was beautiful. The trip back took only eleven hours and was a little less tiring, but the whole week-end left me rather exhausted (it must have been due to the heat and flying five planes in four days).

An amusing anecdote: at the same time than Chibi-PA, the Palm Beach County Convention Center was also hosting some Christian group convention on Saturday and some church activities on Sunday. It was funny to see all those people dressed as their best on one side of the convention center and, on the other side, fans dressed as their favorite anime character! At some point Sunday, someone (presumably attending the “other” convention) came nearby the registration area and shout some invectives equating us to the devil. Cool.

Overall Chibi-PA was a nice convention. The Florida convention scene is clearly well organized (although it is knowing the usual occasional feuds among competing organizers), but the demographics of the state (mostly an aging population of retirees who doesn’t care much for anime) are condemning the local anime conventions to remains small and barely solvent. However, there is nothing wrong with small conventions. There might not be any industry panels or many big guests, but they are usually the most fun to attend. If Chibi-PA was a small party (I estimated the attendance around 1200) for the fans to congregate and enjoy themselves (I only wish I had more time to enjoy its activities), its most endearing quality was that it extended its focus not only to anime and manga, but also to many related aspects of Japanese culture. If you have the opportunity to attend Chibi-PA in the future, I recommand you to do so. Let’s party!

I’ll post some pictures and video clips later.

Sci-Fi Anime

Sci-Fi Anime, document.write(“”); one of the rare anime-related specialized stores in the Montreal area (along with Marché Clandestin and Mangaya) has just moved to a new location:
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2186 Ste-Catherine W
Montreal, Qc H3H 1H7
(514) 482-7844