Cesare (3)

Cesare_3-cov“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”

“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Cesare (2)

Cesare_2-cov“À peine arrivé à l’université de Pise,  Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”

“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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À la recherche du temps perdu

Mon existence a maintenant franchi les limites du temps et de l’espace !
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“À l’instant où je mis en bouche la madeleine, document.write(“”); je fus pris d’une étrange sensation : les souvenirs de mon enfance ressuscitèrent. En même temps que je me revoyais grandir, se présentait devant mes yeux une fresque de la haute société d’avant et d’après la Première Guerre Mondiale. C’était le début d’un long voyage à la recherche de mon temps perdu…”

“Découvrez en manga cet immense chef-d’œuvre littéraire, par lequel l’auteur, grâce à son interprétation particulière du temps et sa thèse sur les souvenirs, a marqué en profondeur la littérature et la philosophie du XXe siècle.”

Le temps qui s’est écoulé jusqu’à présent sans s’arrêter ne serait-ce qu’une seule fois… n’est pas seulement à moi… mais continue de s’écouler sans interruption en ce moment même pour toutes les personnes de ce monde !

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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J’ai déjà introduit la collection “Classiques” de Soleil Manga. Celle-ci, essentiellement, traduit en français quelques-uns des titres de l’impressionnante collection “Manga de Dokuha” publié au Japon par East Press. Cette collection se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique. Après avoir commenté deux de ces adaptations d’un intérêt très mineur (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible), je m’attaque maintenant à de la véritable littérature.

À la recherche du temps perdu (??????: ????????? / Manga de dokuha: Ushinawareta Toki wo Motomete) est le trente-sixième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publié par East Press en 2009 (le #913 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le cinquième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga.

L’oeuvre principale de Marcel Proust, qui fait dans les cinq-mille pages, est sans doute trop riche et complexe pour être aisément décrite. Il s’agit d’une suite de sept romans dont il commence l’écriture en 1907 et qui sera publié entre 1913 et 1927 (les trois derniers après sa mort). Elle est considéré par beaucoup comme un chef-d’oeuvre de la littérature française. En puisant dans ses souvenirs, Proust “dépeint avec minutie les moeurs de son époque” [rabat de couverture intérieur du manga], particulièrement la haute bourgeoisie et l’aristocratie du début du xxe siècle, en une sorte de “réflexion (…) sur la mémoire et sur le temps” [wikipédia].

Le manga se divise en sept parties, chacune représentant plus ou moins l’un des romans de Proust. Dans la première, “Du côté de chez Swann” (p. 5), le narrateur (Proust) se remémore son enfance à Combray grâce au goût d’une madeleine. Ce récit sert à établir les bases et à introduire les personnages qui peupleront le reste de l’histoire. Il y traite de son intérêt pour la lecture et son désir de devenir écrivain, de l’admiration qu’il avait pour la famille noble des Guermantes (représentée dans une tapisserie de l’église locale), du bonheur que représentait pour lui le baiser du soir avec sa mère (représentant l’angoisse d’être séparé d’elle pour la nuit), ou encore de Monsieur Swann, un riche voisin qui était la coqueluche des salons et qui faisait scandale en ayant épousé Odette (une ancienne cocotte ou prostituée de première classe). Un jour, en se promenant du côté de chez Swann, il fait la rencontre fortuite avec Gilberte (la fille des Swann) et en tombe amoureux. Si celle-ci se montre amicale, elle demeure froide à ses avances. Il cessa donc de fréquenter Gilberte mais resta proche des Swann.

Deux ans plus tard, dans “À l’ombre des jeunes filles en fleurs” (p. 61), il fait avec sa grand-mère un séjour estival à Balbec, une station balnéaire imaginaire de Normandie. Il y fait la rencontre de la Marquise de Villeparisis, du Marquis Robert de Saint-Loup, du Baron de Charlus (un Guermantes qui lui fait des avances!), du peintre Elstir, mais surtout d’Albertine Simonet. Il en tombe amoureux et fréquentera tout l’été la troupe d’amies de celle-ci. À la fin de l’été, elle l’invite dans sa chambre mais, lors qu’il s’apprête à l’embrasser, elle le rejète et quitte précipitamment l’hotel.

Dans “Du côté des Guermantes” (p. 117), le narrateur aménage avec sa famille (sur recommandation de la marquise de Villeparisis) dans un appartement de l’hôtel des Guermantes sur le faubourg Saint-Germain à Paris. C’est l’occasion pour lui de faire connaissance avec les membres les plus respectables de la famille Guermantes, qu’il admire tant, et de finalement entrer dans le monde de l’aristocratie. Saint-Loup, avec qui il s’est lié d’amitié, l’introduit au salon de sa tante, la marquise de Villeparisis, où il rencontre le duc et la duchesse de Guermantes, ainsi que le Baron de Charlus (qui lui fait encore des avances mais dont il ne comprend pas la nature). Suite au décès de sa grand-mère, il tombe en dépression et ne sort plus, mais la visite inattendu d’Albertine, avec qui il développe finalement une relation, le sort de sa torpeur.

Dans “Sodome et Gomorrhe” (p. 171), il est invité au salon de la Princesse de Guermantes, la tête de la famille. En chemin, il rencontre Swann qui lui annonce qu’il est mourant, puis le Baron de Charlus, qu’il surprend avec le valet Jupien, et il comprend finalement que le baron est un “homme de Sodome” (homosexuel). Plus tard, il propose à Albertine de se rendre à Balbec. A la gare, il rencontre à nouveau Charlus, cette fois accompagné du violoncelliste Charles Morel (son nouvel amant), et surprend Albertine en conversation très rapprochée avec une demoiselle, ce qui fait naître dans son coeur de la méfiance à son égard.

Dans “La prisonnière” (p. 225), Albertine retrouve sa troupe d’amies à Balbec et le narrateur fréquente le salon de Madame Verdurin. C’est là qu’il reverra Charlus et Morel, qui joue la “sonate de Vinteuil.” Cette mélodie lui fait imaginer Albertine dans les bras de mademoiselle Vinteuil. Il se rend compte, d’une part, qu’Albertine est Gomorrhéenne (i.e. lesbienne) et, d’autre part, qu’il ne l’aime plus. Mais il demeure jaloux et ne la laisse pas sortir sans lui. Après une querelle, il décide de rompre mais, après qu’elle soit partie, elle lui manque terriblement. Plus tard, il apprend qu’elle est morte dans un accident de cheval. Au même moment, il reçoit une lettre d’Albertine où elle demande pardon et lui avoue son amour. Cela le laisse dévasté.

Extrait des pages 258-259

Dans “Albertine disparue” (p. 279), il retrouve par hasard son premier amour, Gilberte, chez la duchesse de Guermantes. Après la mort de Swann, Odette s’est remariée avec monsieur de Forcheville et est ainsi acceptée par l’aristocratie. Adoptée par son beau-père, Gilberte est devenu mademoiselle de Forcheville. Elle annonce au narrateur son mariage prochain avec Robert de Saint-Loup mais lui avoue croire que Robert la trompe avec de multiple maîtresses. La santé du narrateur étant fragile, il passe plusieurs mois au sanatorium. À ce moment, la première guerre mondiale éclate. À Paris, il rencontre Saint-Loup qui s’est porté volontaire et a même reçu la Croix de Guerre. Il est surprit d’apprendre que le narrateur connait Morel, qui a disparu au front et que Saint-Loup recherche désespérément. Sur le chemin du retour, le narrateur éprouve un malaise et cherche refuge dans une auberge. Il découvre que celle-ci est en fait un lieu de plaisir géré par Jupien dans le seul but de divertir le Baron de Charlus. Jupien lui apprend que Morel a quitté le Baron pour devenir l’amant de Saint-Loup. Ils sont interrompu par un raid aérien qui détruit l’auberge. Par la suite on apprend que Saint-Loup est mort au front.

Finalement, dans “Le Temps retrouvé” (p. 333), il est invité par le prince de Guermantes. Il revoit tout ces gens qu’il connait et qu’il n’a plus vu depuis la guerre et son séjour au sanatorium mais il ne reconnait plus personne car ils ont tous vieillis. Morel est là pour jouer la sonate de Vinteuil. La merveilleuse mélodie rend le narrateur nostalgique mais lui fait un tout autre effet cette fois car elle évoque pour lui son temps perdu! Après le concert, il rencontre Gilberte qui lui présente sa fille, qui représente l’union des familles Swann et Guermantes. Il se rend alors compte que, lui aussi, a vieilli et que c’est le moment pour lui d’écrire tout ce qu’il a ressenti dans sa vie, de laisser une trace de son existence…

Malheureusement, comme je n’ai jamais lu Proust, je ne peux donc pas comparer le manga à l’original. Toutefois, cette adaptation me laisse une assez bonne impression. Le dessin est bien, mais sans être extraordinaire (c’est quand même beaucoup mieux que les autres titres de la collection que j’ai lu jusqu’à maintenant). Le style est typique et nous semble familier tout en étant assez inégale (parfois bien, parfois grossier) mais demeure généralement agréable à l’oeil. L’histoire est intéressante (particulièrement parce que j’ai toujours été curieux de découvrir Proust) et, malgré l’ampleur du défi que représente l’adaptation d’une telle saga, la narration est plutôt fluide. Je regrette toutefois que l’on ait choisi de la publier dans le sens de lecture occidental, mais je comprend que la collection se veuille accessible au plus large public possible.

Adapter un géant littéraire de près de cinq-mille pages en moins de quatre-cent est une tâche presqu’impossible. Il faut donc faire des choix. Dans ce cas-ci, on a choisi de sélectionner les événements les plus marquant de la vie du narrateur et de les enchaîner d’une façon suffisamment cohérente pour je ne ressente pas qu’il y manque quelque chose. Je suis donc tout de même impressionné du résultat. Toutefois, il semble que les lecteurs familiers avec l’oeuvre de Proust soient beaucoup moins indulgents et reprochent à l’adaptation son manque d’émotion, une apparence superficielle et l’absence de la complexe beauté de la langue de Proust. Mais ce sont là les torts de toutes adaptations! Il faut voir cette collection de classiques comme des adaptations cinématographiques que l’on regarde (parfois en accéléré) pour avoir un avant-goût de l’histoire et juger si cela vaut la peine que l’on se lance dans la lecture du livre.

À la recherche du temps perdu est donc un assez bon divertissement, qui est d’une lecture agréable et surtout très instructive car elle représente le parfait condensé (style Readers’ Digest) de ce très grand classique de la littérature française. C’est une excellente introduction pour aiguiser notre appétit avant d’entreprendre la lecture de l’oeuvre comme telle.


À la recherche du temps perdu, écrit par Marcel Proust et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 2,8 cm, 384 pg., 9,90 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30201-879-2. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: À la recherche du temps perdu © 2008 Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Cesare (1)

Cesare_1-cov“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”

“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Discovery: Showa, A history of Japan

A friend brought to my attention yet another classic manga. Since I’m in a period where I’m focusing on historical manga, document.write(“”); it’s definitively a title that I want to check out! I am not sure why I am surprised since it was announced nearly a year ago, but I’ll take any Shigeru Mizuki coming my way, particularly from Drawn & Quarterly. It’s a must. I don’t know yet if I’ll buy it or simply borrow it at the library, but stay tuned!
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Showa: a History of Japan, 1926-1939 is the first volume of Shigeru Mizuki’s meticulously researched historical portrait of twentieth century Japan. This volume deals with the period leading up to World War II, a time of high unemployment and other economic hardships caused by the Great Depression. Mizuki’s photo-realist style effortlessly brings to life Japan of the 1920s and 1930s, depicting bustling city streets and abandoned graveyards with equal ease.”

“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website ]

Showa: a History of Japan, 1926-1939 , by Shigeru Mizuki. Montreal, Drawn & Quarterly, october 2013. 6.45 x 8.765 in., b&w, paperback, 560 pg., $24.95 Can. ISBN: 9781770461352. A preview is available on D&Q site. Volume 2 (Showa 1938-1944) coming in april 2014.


[ Traduire ]

Übel Blatt (1)

“La légende raconte que pour lutter contre une terrifiante armée des ténèbres, document.write(“”); l’empereur missionna 14 vaillants guerriers à qui il confia 14 lances sacrées. 3 d’entre eux, “les glorieux guerriers sans retour”, périrent au combat. 4 autres, surnommés “les lances de la trahison”, furent exécutés par leurs compagnons pour félonie. Les 7 derniers accomplirent leur mission et furent accueillis en héros à leur retour.”
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“Mais 20 ans plus tard, des rebelles baptisés eux aussi “les lances de la trahison” défient de nouveau l’autorité de l’empire…”

“Sombre, vénéneux, épique… Découvrez Übel Blatt, une incroyable saga de dark fantasy !”

[ Texte du site de l’éditeur ]

“Privé de la juste reconnaissance de ses faits d’armes, celui à qui l’on donne le surnom infamant de “Lance de la Trahison” continue son périple après avoir changé d’identité et d’apparence…”

“La quête de vengeance mène Köinzell à Rielde Velem, ville dirigée par le “monastère”, un groupe religieux rongé par la corruption et qui multiplie les exécutions publiques.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Il y a quelques semaines sur NHK World, je suis tombé sur une émission de Imagine-Nation qui introduisait le manga Übel Blatt de Etorouji Shiono. Je n’en avais jamais entendu parlé mais le style me paraissait intéressant alors je me suis réservé le premier volume à la bibliothèque. Je me suis toutefois aperçu par la suite qu’il y avait un volume zéro qui introduit probablement le personnage principal et ses origines (quoique le premier volume en fait un bon résumé et je n’ai donc pas l’impression d’avoir manqué quelque chose).

Übel Blatt (???????? / lit. “journal du mal” en allemand, mais l’auteur voulait probablement dire “épée maléfique”) est un manga seinen de dark fantasy écrit et illustré par le jeune artiste Etorouji Shiono. Il a été prépublié en feuilleton dès 2005 dans le magazine Young Gangan et, depuis 2011, dans Big Gangan (tous deux publiés par Square Enix). La série comporte jusqu’à maintenant quatorze volumes qui ont presque tous été traduit en français par les Éditions Ki-oon (le volume 14 devrait paraître en décembre 2013). Il a été primé au Japan Expo de 2008 pour le meilleurs manga seinen. Un interview avec l’auteur est disponible sur Youtube, et le site de l’éditeur français offre aussi un extrait d’une vingtaine de pages du volume zéro. Ki-oon a aussi produit quelques “bande-annonces” pour le manga (l’une sur DailyMotion et une autre, plus longue, sur Youtube):

Vingt ans plus tôt, alors que les fiefs de Szaalanden sont menacés d’invasion par le royaume maléfique de Wischtech, quatorze de leur meilleurs jeunes guerriers reçoivent la mission d’y mettre fin. Trois mourront, quatre trahiront et seront exécutés, sept vaincront et deviendront des héros. Tel est la légende mais la vérité est toute autre: les quatre véritable héros ont vaincu l’ennemi pour être ensuite lâchement assassiné par leur sept confrères qui leur volèrent ainsi la gloire.

Le personnage principal, Köinzell, est en fait Ascheriit, l’un des quatres véritable héros, qui a survécu à une mort certaine en mangeant une elfe lunaire et qui s’est lui-même lentement transformé en demi-elfe par la suite. Il détient des habilités exceptionnelles en combat mais son corps d’elfe est fragile, quoiqu’il puise une grande force dans la lune. L’origine de Köinzell n’est pas expliquée dans le premier volume, mais je suppose qu’elle l’a été dans le volume zéro.

Alors qu’il arrive à la ville frontière de Rielde Velem pour pénétrer clandestinement dans le territoire des fiefs de Szaalanden, Köinzell fait la rencontre de ceux qui deviendront ses premiers compagnons: Vido, Peepi et Altea. Ils doivent d’abord affronter les moines du monastère, puis les créatures Wischtech des catacombes, avant de pouvoir “passer de l’autre côté” et rejoindre le camps des Sept Héros. Car Köinzell ne désire qu’une chose: se venger de ceux qui sont les véritables traitres!

Übel Blatt est une histoire d’héroïc fantasy sombre assez typique comme on l’a vu maintes fois en manga (voir Berserk ou Claymore par exemple): pleine de jeunes filles en détresses légèrement vêtu ou d’héroïnes à la poitrine opulente (pour justifier un peu de nudité), de grandioses combats d’épée en grande éclaboussures de sang, de techno-magie, de monstres “maléfiques” hideux, de trahisons, de courage, de sacrifices, avec un beau héros elfique adolescent! C’est tout de même bien écrit et intéressant (pour autant que je puisse juger avec un seul volume). Toutefois, ce qui a initialement attiré mon attention c’est surtout la qualité du dessin, qui est très détaillé, sombre, assez dynamique mais demeure quand même compréhensible. Le design des personnages et des créatures est attrayant. L’ensemble — le style riche et épique, une histoire captivante et prometteuse — fonctionne assez bien pour créer une lecture agréable, qui nous en fait désirer plus. Intéressant.

Übel Blatt, vol. 1, par Etorouji SHIONO (traduction: Ryoko Akiyama). Paris, Éditions Ki-oon, juillet 2007 (réimprimé en avril 2011). 13,0 x 18,0 cm, 226 pg., 7,65 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-915513-68-4. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (16+ due à du gore, de la nudité et de la violence).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Übel Blatt © 205 Etorouji Shiono / Square Enix. Édition française © 2007 Ki-oon.

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Les Vacances de Jésus et Bouddha (2)

Jésus revient, document.write(“”); Jésus révient avec Bouddha !“
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“Si vous aussi, quand vous allez chez votre libraire, vous demandez « Vous n’auriez pas ce manga avec Jésus et Bouddha ? », ne craignez rien, vous n’êtes pas seul ! Tout le monde sait maintenant qu’ils prennent des vacances dans la banlieue de Tôkyô. Bouddha compte toujours le moindre sou, tandis que Jésus met son blog à jour aussi vite que sa connexion le lui permet. Découvrez vous aussi cette nouvelle divine comédie !”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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J’ai déjà pas mal tout dis ce que je pensais de cette série dans mon commentaire du premier volume. Dans le second volume, Jésus et Bouddha continue leurs vacances sur terre, dans la banlieue de Tokyo. Au chapitre 9, Holy birthday, Jésus & bouddha célèbre la noël et bouddha tente de faire une surprise à Jésus pour son anniversaire mais la propriétaire de l’immeuble casse leur party. Au chapitre 10, Auto-sanctification, ils passent le jour de l’an au temple et à jouer à des jeux de société. Au chapitre 11, Hospital fever, Bouddha tombe malade après avoir médité trois heures en manches courtes dans la neige et Jésus tente de montrer qu’il est responsable en s’occupant de lui. (ci-contre, page 56) Au chapitre 12, Un prince trop bien portant, Bouddha a pris du poids durant les fêtes et le duo décide de faire de l’exercice. Au chapitre 13, Le parc le plus proche du paradis, le duo passe un bel après-midi au parc. Au chapitre 14, Pèlerinage, Bouddha amène Jésus à la terre sainte des geeks, Akihabara, où Jésus espère qu’ils achèteront un nouvel ordinateur mais Bouddha, lui, désire magasiner un autocuiseur de riz! Finalement, au chapitre 15 (Coupe, ablutions et un peu de vin), Jésus et Bouddha se coupent les cheveux mutuellement et vont ensuite au bain public où Jésus, rigolant trop suite à une de ses blagues nulles, transforme l’eau du bain en vin!

Page 12 (à gauche) et page 63 (à droite)

Bon, Les vacances de Jésus et Bouddha c’est un manga très hilarant et original au début mais on s’en lasse rapidement. Et je dois dire que j’en ai beaucoup arraché à essayer de lire les textes qui sont souvent un peu trop petits pour mes vieux yeux (il me faudrait une deuxième paire de lunettes ou une loupe!). Au point où je me trouvais des excuses pour ne pas lire (j’ai donc pris du retard dans mes lectures). J’aurais beaucoup plus apprécié ce manga s’il avait été publié dans un format un peu plus grand et avec un meilleur lettrage. Enfin, c’est tout de même rigolo et je le recommande mais, moi, j’ai abandonné l’idée de lire le volume trois et les suivants…

Les vacances de Jésus et Bouddha, vol. 2, par Hikaru Nakamura (traduction: Étienne Robert). Paris, Kurokawa, septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 1,2 cm, 128 pg., 6,70 € / $11.95 Can. ISBN: 978-2-351-42588-6. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Saint Oniisan © 2008 Hikaru Nakamura, All Rights Reserved.

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Découverte: Joséphine Impératrice

Lorsque j’ai récemment vu ce manga pour la première fois dans les nouveautés de Manga-Thé, document.write(“”); j’ai tout de suite pensé “Enfin, un de ces vieux manga des années ’70 qu’on a traduit” (voir le billet “Une mine de manga inexploitée”) mais en fait c’est un manga récent. Toutefois, c’est ce qui s’en rapproche le plus: l’artiste, Yumiko Igarashi, fait partie de la même génération que les Moto Hagio ou Riyoko Ikeda (elle ne fait techniquement pas partie du Groupe de l’an 24 mais presque) et c’est une fresque historique dans ce qui semble un pur style Sh?jo. J’ai donc bien hâte d’y jeter un coup d’oeil.
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“Une impératrice de charme au coeur d’or. XVIIIe siècle sur l’île de la Martinique, la jeune Rose Tascher de la Pagerie grandit entourée d’une famille aimante. Jeune fille issue de la noblesse, elle vit librement et simplement, bien loin des conventions et du faste de la vie parisienne. En 1779, à 16 ans, elle est mariée au vicomte de Beauharnais. Commence alors pour la jeune fille un dur apprentissage de la vie, entre un mari volage qui la délaisse et l’isolement dans un pays qu’elle ne connaît pas, la jeune femme s’endurcit sans jamais se départir de la bonté et de la générosité qui la caractérise. Elle va bientôt reconquérir sa liberté et son indépendance, mais en attendant, les prémices de la Révolution grondent déjà dans Paris…” [texte du site de l’éditeur]

Joséphine Impératrice, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, octobre 2013. 192 pages, 7,50 €, ISBN 978-2-8116-1263-4. Le volume 2 est paru le 30/10/2013 et le volume 3 paraîtra le 19/03/2014. À lire absolument!

Voir des extraits après le saut de page:

Voir d’abord le preview de trente-six pages sur le site de l’éditeur!


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Quelques nouvelles en BD

Calvin & Hobbes en livrel

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Presque trente ans après que Bill Watterson eu lancé sa fameuse série Calvin & Hobbes, document.write(“”); trois compilations rassemblant une bonne partie de son oeuvre sont maintenant disponible en format électronique: The Essential Calvin and Hobbes, The Authoritative Calvin and Hobbes, et The Indispensable Calvin and Hobbes. Ces collections se vendent pour $12.99 sur la plupart des sites de livrels comme celui pour le
Kindle d’Amazon, le Nook de Barnes & Noble et, bien sûr, pour l’iBooks d’Apple [ quoique le lien vers l’iBook store ne semble plus fonctionner… 😦 ].

[Sources (en anglais): Cult of Mac, The Verge]

La Pastèque au musée

La BD s’expose au Musée: 15 artistes de La Pastèque inspirés par la collection. Dans le cadre du 15e anniversaire de la maison d’édition La Pastèque, le Musée présente une exposition gratuite et originale mettant en vedette quinze des bédéistes qui ont fait le succès de l’éditeur au fil des ans : La BD s’expose au Musée – 15 artistes de La Pastèque inspirés par la collection. Après une visite au MBAM et des recherches dans sa base de données, Isabelle Arsenault, Pascal Blanchet, Paul Bordeleau, Pascal Colpron, Cyril Doisneau, Patrick Doyon, Jean-Paul Eid, Pascal Girard, Réal Godbout, Janice Nadeau, Michel Rabagliati, Marc Simard, Rémy Simard, Siris et Leif Tande ont chacun choisi une œuvre de la collection dont ils se sont ensuite inspirés pour créer un récit inédit.”

L’exposition se tient du 6 novembre 2013 au 30 mars 2014 au Pavillon Jean-Noël Desmarais (Niveau 3). L’entrée est libre en tout temps.

[Source: MBA]

Hayao Miyazaki de retour sur la planche à dessin!

Hayao Miyazaki avait pourtant annoncé sa retraite, mais deux mois plus tard on le surprend à travailler sur un manga! Je suppose qu’il prenait sa retraite de production d’animation seulement et que, maintenant qu’il du temps à lui, il se remet sur les choses qu’il voulait vraiment produire.

L’émission de télé de la NHK Professional Shigoto no Ry?gi (style de travail professionnel) a montré Miyazaki en train de dessiner un manga de samurai! “Miyazaki a affirmer vouloir dessiner des histoires sur la période des Royaumes combattants du Japon (Sengoku) et autres histoires qui ne peuvent être classifiées”. Cette histoire sera prépublié dans un magazine qui n’a pas encore été identifié [MàJ 12/09: il s’agirait de Model Graphix] et Miyazaki le fait sur une base bénévole, c’est-à-dire qu’il ne désire pas être rémunéré. Le style du manga ressemble beaucoup au style riche et chargé qu’il a utilisé pour son vieux manga de Nausicaä de la vallée du vent.

[Source (en anglais): ANN]

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La Bible (1): L’ancien Testament en manga

“De la création du monde à la mort du Christ, document.write(“”); redécouvrez le texte le plus lu au monde dans une version manga complète et riche. “que la lumière soit…”. Dieu créa le monde par ces simples mots, avant de faire l’homme puis la femme. Ayant prospéré avec le temps, l’humanité oublia à plusieurs reprises la gloire de Dieu et devint orgueilleuse. Alors Dieu décida de détruire les hommes… avant de leur envoyer son fils pour racheter leurs fautes…” [ Résumé de la série sur le site de l’éditeur ]
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De la création du monde à la naissance du Christ… « que la lumière soit… ». Dieu créa le monde par ces simples mots, avant de faire l’homme puis la femme. Ayant prospéré avec le temps, l’humanité oublia ensuite la gloire de Dieu et devint orgueilleuse. Alors Dieu décida de détruire les Hommes… Le texte le plus lu au monde raconté en manga !“ [ Texte de la
couverture arrière ]

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J’ai déjà introduit dans des billets précédents la collection de classiques de la littérature de East Press, Manga de Dokuha, ainsi que le second volume de cette série, La Bible (2): Le nouveau testament (oui, je sais, j’ai lu le second volume en premier mais c’est lui qui était disponible en premier). Je serai donc plutôt bref dans mon commentaire.

La Bible (vol. 1): L’Ancien Testament (??????????? / Manga de Dokuha: Ky?yaku Seisho / littéralement “Lisez en manga: L’Ancien Testament de la Bible”) est un manga seinen publié en novembre 2010 par East Press dans la collection Manga de Dokuha. Peu de détails sont connu sur le studio Variety Art Works qui a fait l’adaptation des textes et le dessin de ce manga qui se veut, comme tout les autres volumes de la collection, une sorte de condensé (style Readers’ Digest) de la Bible pour un public japonais qui n’en connait rien. Il ne s’agit pas ici de propagande religieuse mais simplement d’une introduction au texte originale (“un écrit religieux en même temps qu’un trésor d’histoires très variées qui abondent de détails et de savoirs divers” comme le précise le manga en conclusion), qui offre au lecteur un point de départ qui lui permettra ensuite, si il le désir, “d’aller jusqu’au texte d’origine.” [à droite: page 13, Dieu crée Adam et Eve]

En occident, l’histoire de l’Ancien Testament est relativement bien connue (ne serait-ce que par les nombreux films bibliques qui jouent à la télé chaque année à Pâques ou à Noël). Je me permet néanmoins un petit rappel. L’Ancien Testament est composé de nombreux livres (dont le nombre varie selon les différents canons), divisés en quatre grandes parties: le Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome), les livres historiques (Josué, Juges, Ruth, Samuel, Rois, Chroniques, Esdras, Néhémie, Esther, Tobie, Judith, Maccabées), Poésies et Sagesses (Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Sagesse de Salomon, Ecclésiastique), et les prophètes (Isaïe, Jérémie, Lamentations, Baruch, Ezéchiel, Daniel, et les Douze). Ce manga s’attarde surtout sur le Pentateuque (la Genèse et l’Exode) et les livres historiques qui racontent l’histoire du peuple d’Israël depuis son entrée en Terre Promise avec Josué jusqu’à l’exil à Babylon. [à gauche: page 19, Caïn et Abel font des offrandes à Dieu]

Le manga se divise en quinze chapitres. Il s’ouvre avec un prologue (p 5-11) qui explique brièvement ce qu’est l’Ancien Testament (un peu comme je viens de le faire), puis enchaîne avec la Génèse (p. 12-17: la création, Adam & Eve). Il poursuit avec Caïn et Abel (p. 18-25), puis l’arche de Noé (p. 26-41), la tour de Babel (p. 42-47), Abraham (p. 48-64), Sodome et Gomorrhe (p. 65-72), Isaac le sacrifié (p.73-82, où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils [image à droite]), Esaü et Jacob (p. 83-89), Joseph en Egypte (p. 90-113) et termine le récit du Pentateuque avec un très long chapitre sur l’Exode (p. 114-237, où Moïse libère son peuple de l’Egypte, reçoit les Dix Commandements et construit l’Arche d’Alliance). Josué (p. 238-257) lui succède et conquiert les territoires allant de Jéricho à Canaan. Puis aux temps des Juges, Gédéon (p. 258-282) poursuit la conquête de la terre promise. Un dernier gros chapitre, Le temps des Rois (p. 283-374), nous raconte brièvement l’histoire de Saul (qui défend et protège Israel), David (qui y apporte la prospérité) et Salomon (qui rend des jugement juste envers son peuple). Le tout se termine avec un prologue (p. 375-382) qui raconte en quelques pages que par la suite le royaume, affaiblit, fut divisé puis conquit par Babylone. Libéré par la conquête Perse, les israélites reprennent foi en leur Dieu qui leur envoie de nombreux prophètes et, finalement, le Messie.

Pages 194-95: Moïse sépare les eaux de la Mer Rouge pour échapper à l’armée du Pharaon

Toute cette histoire est plutôt violente et très répétitive: Dieu choisit un homme pour diriger son peuple, ce chef fait un bon travail jusqu’à ce qu’il tourne le dos à Dieu en commettant quelque péché, le chef disgracié amène la misère sur son peuple qui est conquit, puis libéré, puis le repentir amène un nouvel âge d’or. On rince et on recommence inlassablement. C’est un peu ennuyeux à lire, quoique c’est pas mauvais de se faire rappeler toute cette vieille histoire. Mais, bon, c’est pas ma période préférée. Par contre, j’ai beaucoup plus apprécié ce volume comparativement au second (le Nouveau Testament), dont j’avais trouvé le dessin plutôt moche, car justement le dessin de celui-ci est plutôt bien (bon, on s’entend, c’est tout de même pas un chef-d’oeuvre). Dans l’ensemble, c’est un manga amusant et didactique qui mérite d’être lu si vous êtes curieux ou désirez rafraîchir vos connaissances bibliques (quoique ça reste au niveau de base, la Bible 101 en quelques sortes, et en super accéléré).

La Bible (vol. 1): L’Ancien Testament, par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2012. 12,8 x 18,2 x 2,7 cm, 224 pg., 8,99 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30202-242-3. Lecture dans le sens occidental (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de Dokuha: Old Testament © Variety Art Works, East Press Co., Ltd. All Rights Reserved. © 2012 MC Productions pour l’édition en langue française.

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Gen d’Hiroshima, vol. 1

“Dans le Japon en guerre contre les États-Unis, document.write(“”); le jeune Gen Nakaoka et sa famille survivent, tant bien que mal, entre la faim et les persécutions dues au pacifisme militant du père, dans une ville curieusement épargnée par les bombardements. Jusqu’au matin du 6 août 1945, lorsque l’enfer nucléaire se déchaîne soudain sur Hiroshima…” [Texte de la couverture arrière]
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“Dans l’univers du manga, Gen d’Hiroshima occupe une place à part, celle d’une oeuvre classique mais mystérieuse, quasi mythique. En effet, trente ans après sa parution au Japon, elle reste largement méconnue du public francophone. Avec ce récit, Keiji Nakazawa ne prétend pas faire un travail d’historien; il prend même quelques libertés comme de faire figurer Einstein en train de fabriquer la bombe. C’est en tant que témoin ayant survécu au feu nucléaire qu’il a créé une oeuvre dont lui-même reconnaît le caractère à 80% autobiographique.”

“Le plus grand respect de l’oeuvre originale a présidé à l’édition de Gen d’Hiroshima, tant dans la première édition qu’en a proposé Vertige Graphic que dans cette édition à format réduit. Ainsi, le sens de lecture japonais a été conservé, afin de garder la conception graphique de l’auteur. Les panneaux ou bandeaux comportant des inscriptions sont restitués tels quels et traduits en note. De même, la forme des bulles originales a été sauvegardée, en dépit des pro­blèmes posés par des bulles verticales dans lesquelles un texte plutôt horizontal doit être inséré. Cette réédition en plus petit format ne nuit nullement à la qualité de l’oeuvre, puisqu’elle se rapproche du format dans lequel Gen a été originellement publié au Japon.”

“Ce premier volume est accompagné de l’intro­duction qu’Art Spiegelman, le célèbre auteur de Maus, avait rédigée pour la version américaine, qui montre bien l’impact considérable de Gen d’Hiroshima lors de sa première parution en Occident.” [ Texte de l’Avant-propos de l’éditeur ]

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Au début d’août, au moment de l’anniversaire du bombardement d’Hiroshima, NHK World a présenté un reportage (dans le cadre de l’émission “Today’s Close-up”) sur Gen d’Hiroshima et son créateur, Keiji Nakazawa (le reportage est disponible dans son intégralité sur Youtube). Cela m’a incité à en lire tout au moins le premier tome (ce que je me promettais depuis longtemps). Il est étrange que ce titre, pourtant considéré comme un classique, n’ait jamais été publié par les grands éditeurs de manga mais par de petits éditeurs ou des éditeurs mainstream qui n’ont pas su en faire la mise en marché proprement — et ce tant en français qu’en anglais. Je possède l’une des premières éditions anglaise du premier tome (New Society Publishing, 1987), mais j’ai préféré en emprunter la version française à la bibliothèque afin de la commenter car je la considère plus intéressante et plus respectueuse de l’original.

Gen d’Hiroshima (?????? / Hadashi no Gen / lit. “Gen aux pieds nus”) voit le jour au Japon lorsque Keiji Nakazawa (qui est déjà un mangaka professionnel depuis 1963) publie Ore wa mita [“Je l’ai vu”, qui sera publiée en anglais par EduComics en janvier 1982], un court récit autobiographique d’une cinquantaine de pages, dans le numéro d’octobre du magazine Monthly Sh?nen Jump. L’histoire est si bien reçu que l’éditeur lui propose d’en faire une série qui sera prépublié en feuilletons dans Weekly Sh?nen Jump (1973-74). Cependant, après avoir été abandonné par Shueisha, son éditeur, c’est Chuokoron-Shinsha qui le publiera en volumes (tank?bon) en 1975 et la prépublication en feuilletons se poursuivra dans divers petits magazines intellos (1975-85, Shimin [Citoyen], Bunka Hy?ron [Critique Culturelle] et Ky?iku Hy?ron [Critique d’Éducation]).

Gen d’Hiroshima a d’abord été traduit en anglais par Project Gen, un groupe d’étudiants pacifistes de Tokyo formé en 1976 (Yukio Aki, Alan Gleason [fondateur du groupe qui fera plus tard, entre autre, des traductions pour Dark Horse, tel que Oh My Goddess!], Ann Gleason, Yuko Kitaura, Katsuhiko Mochizuki, Hiroyo Mori, Masahiro Oshima, Noriko Oshima, Leonard Rifas [fondateur du petit éditeur EduComics], Frederik L. Schodt [auteur d’ouvrages sur les manga et sur Osamu Tezuka, traducteur des romans de Gundam, entre autres], Akiko Sugiura, Toshihide Suzuki). Il est publié pour la première fois en anglais par EduComics (et c’est d’ailleurs le premier manga a avoir été traduit dans une langue européenne [Schodt, Manga! Manga!, p. 238]) mais seulement deux fascicules en format “comics” paraitront (1980-81). Cette publication connait un succès critique fracassant mais cela fut loin d’être une réussite commerciale. EduComics eut un peu plus de succès avec la publication de I Saw It (1982), en y ajoutant de la couleur et des ombrages pour y donner une apparence plus familière au public américain, mais toute la controverse autour du sujet a presque détruit le petit éditeur [Schodt, Dreamland Japan, p. 309]. La publication fut reprise plus tard (1987-88) par New Society Publishing, cette fois en format livre (graphic novel), mais s’arrêta après seulement quatre volumes [Adams, p. 94]. Penguin en publia aussi quelques volumes. L’édition actuelle par Last Gasp (2003-10), qui y ajouta une introduction par Art Spiegelman, est finalement complète (dix volumes, quoique le premier est pour l’instant épuisé).

Pour ce qui est de l’édition française, Gen d’Hiroshima fut d’abord publié par Les Humanoïdes Associés en 1983 (mais seulement un volume de deux-cent pages). Ce fut d’ailleurs le premier manga publié en France. Albin Michel fit également une tentative (un volume titré Mourir pour le Japon) en 1990. C’est finalement Vertige Graphic qui publiera la série au complet (2003-11), à la fois en grand format (17 x 24 cm) et en format poche. Certains tomes de la version poche sont manquants mais on me dit qu’ils seront réimprimés en 2014. Je ne peux malheureusement pas vous donner de lien direct vers le catalogue de Vertige Graphic car leur site est en construction et, pour l’instant, seulement une vingtaine de titres y apparaissent (il en manque encore une bonne centaine, dont Gen d’Hiroshima) mais le site devrait être à jour vers la fin octobre.

Inspiré par Shin Takarajima de Tezuka, Keiji Nakazawa commence à dessiner dès le milieu des années cinquante, vers l’âge de quinze ans. Il déménage à Tokyo en 1961 pour devenir mangaka et se trouve un travail d’assistant. Il publie sa première histoire, Spark 1, dans Sh?nen Gah? en 1963. Il publiera dans d’autres magazines mais sans beaucoup de succès. Ce n’est qu’en 1966, à la mort de sa mère, qu’il revient à Hiroshima et découvre sa vocation. Il est choqué tant par le fait que le US Atomic Bomb Casualty Committee avait réquisitionné le corps de sa mère pour en faire l’autopsie afin d’étudier les effets des radiations [Adams, p. 92], que par la constatation qu’après la crémation il ne restait plus que des cendres de ses os (un effet du césium qui affaiblit la structure osseuse). “Je me sentais comme si ma mère me disait de transmettre au monde entier la vérité sur la bombe” [Gravett, p. 57]. Il confronta donc ses souvenirs et utilisa son travail de mangaka pour décrire l’indicible horreur d’Hiroshima et de ses conséquences.

Nakazawa commence donc à produire des histoires anti-guerres. Il en publiera huit, dont Kuroi ame ni utarete (Sous la pluie noire, 1968), Aru hi totsuzen (Soudain un jour, 80 pages, 1970) et Ore wa mita (Je l’ai vu, 46 pages, 1972). Avec cette dernière, il en vient à un point tournant où, après avoir raconté des histoires de survivants (appelés hibakusha), il nous offre son propre témoignage et décrit comment, à l’âge de six ans, il a survécu au bombardement d’Hiroshima, la perte son père, son frère cadet et de sa soeur dans l’incendie qui suivi, et comment tout cela l’amena à devenir un mangaka anti-guerre [Schodt Manga! Manga! p. 155]. Après avoir écrit des histoires de plus en plus longues, Nakazawa s’attaque maintenant à une série. Avec Hadashi no Gen (1973-85) il reprend sa propre histoire mais en se concentrant seulement sur son enfance. Il modifie le récit, l’étend considérablement (totalisant près de deux mille pages!) et change les noms [Adams p. 90]. Keiji devient alors Gen, qui signifit “racine”. Nakazawa espère ainsi que son récit fera germer chez ses lecteurs une compréhension de la guerre et de ses atrocités, les inspirant à travailler pour la paix. Le manga engendrera également trois long-métrages, un film d’animation et même un opéra.


L’histoire du premier volume de Gen d’Hiroshima est entièrement consacrée à décrire les conditions de vie quotidienne de la population japonaise durant les dernier moments de la guerre: le rationnement et la pénurie de nourriture, la pauvreté et la misère, les entrainements quotidiens (et futile) avec des lances de bambou, la constante propagande et répression militaire, la cruauté des entrainements militaires, le mépris pour la vie des jeunes soldats et l’entêtement dans une guerre sans espoir [Schodt Manga! Manga! p. 75; Thompson p. 21]. La souffrance de la famille de Gen est d’autant plus grande que le père est un artiste ouvertement pacifiste qui s’insurge contre le privilège des riches, l’injustice faite aux coréens et critique le militarisme excessif, ce qui, en temps de guerre, équivaut à la trahison. Ils seront donc ostracisés et persécutés tant par leur voisins que par la police [Schodt Manga! Manga! p. 238]. Je ne doute pas de la véracité de ces dures conditions car ma femme m’a raconté que la famille de son père (heureusement trop jeune pour être conscrit) devait cultiver du riz pour les soldats mais ne pouvait en manger car la population n’avait droit qu’aux patates!

Les volumes subséquents traitent surtout de la souffrance des hibakusha. Les “chanceux” qui ont survécu à l’explosion et aux radiations doivent maintenant faire face à la famine, au désordre social (incluant la monté du crime organisé et les marchés noirs qui en découlent), à l’indifférence de l’occupant américain et, surtout, à la discrimination que leur condition de “contaminés” leur fera subir pour le reste de leur existence [Schodt Manga! Manga! p. 238]. Par la suite, dans l’espoir sans doute d’accroitre la popularité de son oeuvre, Nakazawa consacre un peu plus de temps aux gamineries espiègles des jeunes survivants désoeuvrés. Malgré cela, la représentation réaliste et parfois trop “graphique” de la dureté des conditions des survivants et des effets de la bombe [Schodt Manga! Manga! p. 238], de même que la critique qu’il fait tant du militarisme japonais que des comportements de l’occupant lui vaudront des objections sérieuses venant des deux côtés du Pacifique [Adams p. 92], ce qui nuira beaucoup à la diffusion de son oeuvre. La controverse se poursuit même de nos jours, alors qu’une commission scolaire du sud-ouest du Japon a décidé de retirer le manga des bibliothèques de ses écoles primaires et secondaires à cause de la représentation de la brutalité commise par les troupes japonaises (certains d’ailleurs nient que ces atrocités aient même eu lieu) [ANN, The Asahi Shimbun].


Gen d’Hiroshima est un drame historique, un manga documentaire, qui nous offre une histoire extrêmement émouvante ainsi qu’un message pacifiste puissant et universel [Schodt Manga! Manga! p. 238; Thompson p. 21]. On y retrouve le même style caricatural que chez les autres mangaka de sa génération (Ishinomori, Mizuki, Tatsumi, Tezuka), simple mais très expressif, “stylisant les émotions les plus dramatiques” [Manga Dico p. 372], mais qui n’est pas apprécié de tous puisque certains qualifient son dessin de “médiocre et empesé” [Groensteen p. 112]. Son style narratif est assez fluide. Malgré le sujet, il ne cherche pas a impressionner mais présente simplement les faits, variant les éléments de l’histoire pour conserver l’attention du lecteur. Il évite la dramatisation outrancière en contre-balancant d’une bonne dose d’humour, certaines scènes de bagarres approchant même le burlesque, et sait faire preuve de techniques narratives plus complexes (comme lorsqu’il marque le temps en représentant régulièrement le soleil–symbole impérial japonais–qui emplit la case).

L’édition anglaise de Last Gasp offre une excellente traduction, une bonne qualité d’impression et de papier mais malheureusement les planches ont été inversées afin de présenter l’histoire dans le sens de lecture occidental (de gauche à droite). Pour cette raison, je préfère l’édition française en format de poche de Vertige Graphic, qui nous présente le manga dans sa forme originale. La traduction, par Koshi Miyoshi et Vincent Zouzoulkovsky, est toute aussi bonne (quoique la qualité du papier et de l’impression laisse un peu à désirer). Un seul bémol cependant: pour une raison étrange l’édition française comporte douze pages de moins en fin de volume (j’espère qu’elles se retrouvent au début du volume suivant!).

Nakazawa a conçu Gen d’Hiroshima comme un manga pour enfant (sh?nen), mais la complexité, le sérieux et la dureté du sujet font qu’il est souvent considéré en occident comme un manga seinen, voir un gekiga. Quoiqu’il en soit c’est une lecture incontournable tant par son importance dans l’histoire du manga, que par la valeur didactique de son message pacifiste. Donc, à lire absolument.

Gen d’Hiroshima, vol. 1 (de 10), par Keiji Nakazawa. Paris, Vertige Graphic, 2007. Format poche (13 x 18 x 2 cm), 275 (+ XIII) pg., 9.00 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-8499-9051-3. Sens de lecture Japonais. Recommandé pour adolescents (14+ à cause du language, l’humour grossier, nudité et violence).
Aussi disponible en version anglaise:

Barefoot Gen, vol. 1: A cartoon story of Hiroshima (of 10), story & art by Keiji Nakazawa, San Francisco (CA), Last Gasp, 2003. 286 pages, 5.8 x 8.25 x 0.6 in., B&W, flipped, paperback, $14.95 US, ISBN 978-0-8671-9450-0.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Pour en savoir plus sur ce titre vous pouvez également consulter les entrés qui lui sont consacrées (en anglais) sur Anime News Network, The Comic Journal (un interview et une nécrologie), Goodreads et Wikipédia. En français, j’ai également trouvé un interview et une biographie bien illustrée.

Autres sources:

  • ADAMS, Jeff. Documentary Graphic Novels and Social Realism. Bern, Peter Lang (Série “Cultural Interactions: Studies in the Relationship between the Arts, vol. 7”), 2008. 214 pg, ISBN 978-3039113620. [cet ouvrage est disponible en partie sur Google Books; voir particulièrement les pages 90-109]
  • FINET, Nicolas et al. Dico Manga: Le Dictionnaire encyclopédique de la bande dessinée japonaise. Paris, Fleurus, 2008. 624 pg, ISBN 978-2-2150-7931-6.
  • GRAVETT, Paul. Manga: Sixty Years of Japanese Comics. New York, Harper Design International, 2004. 176 pg, ISBN 978-1-8566-9391-2.
  • GROENSTEEN, Thierry. L’Univers des mangas. Tournai, Casterman, 1996. 144 pg, ISBN 978-2-2033-2606-4.
  • SCHODT, Frederik L. Dreamland Japan: Writings On Modern Manga. Berkeley, Stone Bridge Press, 1996. 360 pg, ISBN 978-1-8806-5623-5.
  • SCHODT, Frederik L. Manga! Manga! The World of Japanese Comics. Tokyo, Kodansha International, 1983. 260 pg, ISBN 0-87011-752-1.
  • THOMPSON, Jason. Manga: The Complete Guide. New York, Ballantine Books/Del Rey, 2007. 560 pg, ISBN 978-0-345-48590-8.

Finalement, pourquoi ne pas visionner le reportage de NHK World disponible sur Youtube:


Gen d’Hiroshima © 1987 by Keiji Nakazawa. All rights reserved.

[ Translate ]

The Ice Wanderer and other stories

“Lost in the Great North, document.write(“”); two men are saved by the appearance of an old hunter who divulges a strange legend to them… [“The Ice Wanderer”] Surrounded by wolves and fighting for their survival, two explorers head for Alaska to bury their companion… [“White Wilderness”] A marine biologist begins a quest to find the mythical graveyard of whales” [“Return to the Sea”].
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“In total six shorts with as many stories of men confronted by savage nature which is sometimes cruel, sometimes forgiving but always vast. Through tales filled with respect for animal life, this splendid collection, which lies at the crossroads of poetry and adventure, shows master storyimager Taniguchi at his awardwinning best.”

[Text from the publisher’s website]


The work of Jir? Taniguchi has been repeatedly recommended to me and I must admit that I was bewitched from my first reading. Its superb, precise and poignant style as well as his concise and clever narrative–which always move forward at a very slow and almost contemplative pace–make him a must-artist and the most zen of all mangaka I know! And it is precisely his detailed craftsmanship and profound stories that closely resembles European comics (of which he acknowledges the influence) and that’s probably why he is much more popular in Europe that America.

The Ice Wanderer [????? / T?do no Tabibito / lit. “the tundra’s traveler”], first published in 2004, is no exception and is a superb example of Taniguchi’s talent. It is a collection of six short stories. The overall general theme of this collection is very Japanese and a very dear subject to the author: the respect and communion with nature. This is particularly evident in the last story, “Return to the Sea”. A man is studying whales in Alaska. Following an accident, the whale known as Old Dick saves his life. In fall, after the start of the great seasonal whales migration, Old Dick stayed behind and, like told in Inuit folklore, returned to his origin in the deep sea abyss. The man follow the whale to witness this “death rite” and almost dies himself. This story was first published in Japan in Big Comic Spirits (March 28th, 1994).

As for the first three stories, they deal more with the confrontation against wilderness and the fight for survival. In “The Ice Wanderer”, two men, who are lost in the Klondike region (Yukon) in 1897, owe their survival only to the providential appearance of an old hunter, who tells them a strange legend (first published in Big Comic Original Extra Edition, on July 2nd, 2003). In “White Wilderness”, two explorers travelling in the Yukon river basin (Alaska) to bury one of their companions, are struggling to survive as they are surrounded by wolves (this is a retelling of the first part of Jack London’s White Fang; first published in Big Comic Original Extra Edition, on December 28th, 2003). In “Our Mountains”, at the beginning of the Showa period (in the 20s) in the Senhoku district (Akita prefecture), a man goes on the trail of the bear that killed his son (first published in Big Comic Special Extra Edition, on December 1st, 2002).

The two remaining stories of the collection are distinguishing themselves by focusing more on another theme very dear to the author: they are touching stories telling every day’s life with a kind of urban nostalgia which sometimes feels autobiographical. In “Kaiyose-Jima” (“The island where the wind brings the seashells“, first published in Big Comic Original Extra Edition, on July 1st, 2004) we already find a more human environment. Following his parents’ divorce and his mother’s illness, the young Takashi spends the summer with his uncle in a small fishing village. With Yae-chan, an orphan taken in by his uncle and who taught him to swim, he gradually forgets the grief caused by his mother’s absence. One day, as they were gathering seashells together, a storm pushed their boat out to sea and they have to spend a terrible night on a small island.

In “Sh?kar?” (first published in Big Comic, January 10th, 1998), the story takes place in a more urban environment. Set in the 45th year of the Showa period (1970), it tells of a young mangaka who is influenced by the atmosphere of his new apartment, located in a former brothel. I do not think these two stories break completely with the theme of nature, because here Taniguchi seems to tell us that we can always communicate with our environment, whether it’s natural or urban.

Excerpts from “Our Mountains”; above: pages 127-28; below: pages 129-30

All in all, although this collection of short stories is a bit uneven, it is nevertheless a very good reading. It is worth noting that the work done by Fanfare (for the editing, translation and notes) and Ponent Mon (for the publishing) is excellent. I particularly appreciate that they respected the original format (reading from right to left) and did not flip the art (which unfortunately seems to happen often in North American editions). This is a high quality book (fine printing, good paper and binding) that everyone should read, as it is perfect to get acquainted with the work of Taniguchi.

The Ice Wanderer and other stories, written & illustrated by Jiro Taniguchi, translation by Elizabeth Tiernan and Shizuka Shimoyama. Rasquera (Tarragona, Spain), Fanfare/Ponent Mon, October 2007. B&W, 5.8 x 8.25 x .75 in, 240 pgs. £11.99 / $21.99 US. ISBN: 978-84-96427-33-4. Original Japanese format (right to left). Recommended for older teens (16+).
Also available in French: L’Homme de la Toundra, par Jir? Taniguchi. Casterman (Coll. Sakka), 2006. B&W, 15 x 21 cm, 248 pgs. 11.50 € / $23.95 Can. ISBN: 9782203373846. Recommandé pour jeunes adultes (16+).

For more information you can check the following sites:

To know more about this title you can also check articles on about.com and Anime News Network.

Another version of this article was originally published on this blog February 7th, 2010 (in french).

T?do no Tabibito © Jiro Taniguchi, 2005. © Fanfare/Ponent Mon 2007 for the English edition.

[ Traduire ]

Taniguchi in english

It is clear by now that Jiro Tanigichi is one of my favourite mangaka. Most of his work has been published in french by various publishers (mostly Casterman and Kana), document.write(“”); but there’s still only a few titles available in english and all (mostly) from the same publisher: Fanfare/Ponent Mon.
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In fact, Fanfare/Ponent Mon is not really one publisher but two small publishers, from United Kingdom and Spain, working together “to bring quality storytelling in the comic medium”. So small that Fanfare is actually a one-person company, where Stephen Robson is owner, publisher, and editor (see his interview on Manga Worth Reading)! According to their website, they focused at the beginning mostly “on the French and Japanese alternative scene through Frédéric Boilet´s “Nouvelle Manga” movement” but are now widening their interest, although always selecting and publishing the best original works they can find.

It is certainly true for their selection of Taniguchi’s titles:

Distant neighbourhood (vol. 1 and vol. 2)
The Ice Wanderer
The quest for the missing girl
Summit of the Gods (so far vol. 1, vol. 2, vol. 3, vol. 4 of 5)
The time of Botchan (so far vol. 1, vol. 2, vol. 3, vol. 4 of 10)
The walking man
A Zoo in winter

This selection represents indeed the best of Taniguchi. Their latest release is the fourth volume in the superb Summit of the Gods manga series (£14.99 / $25.00 US, ISBN 9788492444632).

So far, I’ve talked and commented mostly on the french edition of Taniguchi’s manga, but I also want to comment on the english books and I will–as soon as I get my hands on more of them (I have already a few of them but I’d like to have more than one volume of a series in order to have a better idea of the story before commenting on it).

[ Traduire ]

Nouveaux Taniguchi

Ces dernières semaines j’ai découvert en bouquinant que deux nouveaux titres de Jir? Taniguchi étaient paru cette année.
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Trouble is my business avait pourtant été <a href="http://www.kana.fr/actu-manga/trouble-is-my-business, document.write(“”); 1040″ target=”“new””>annoncé par Kana dès octobre de l’an dernier. Il s’agit encore une fois de la publication d’un oeuvre de jeunesse, parue dans les années ’80. Trouble is my business ( ????? / Jiken-ya kagy? / lit. “profession des incidents” ), écrit par Natsuo SEKIKAWA (Au temps de Botchan) et illustré par Jir? Taniguchi, est un manga seinen policier inspiré des films noirs américains. Il a été pré-publié en feuilletons dans plusieurs magazines entre 1979 et 1994 (principalement dans l’hebdomadaire Manga Goraku de Nihon Bungeisha et Manga Gang de Futabasha) avant d’être compilé en volumes d’abord en 1981, dans une édition révisée en 1989 et une édition définitive en 1996. La collection “Made In” de Kana (Dargaud) nous l’offre en six volumes dont les trois premiers sont déjà disponibles (le vol. 1 en février, le vol. 2 en mai et le vol. 3 en août 2013). Le volume quatre paraitra en novembre.

La série est décrite ainsi sur le site de Kana: “Jotaro Fukamachi est un détective privé et a la réputation de fin limier. Plutôt pingre, il se montre souvent intéressé. D’un autre côté, il a des principes auxquels il se tient. Le principal étant de « tenir toujours une promesse ». Du coup, il lui arrive de s’investir dans des affaires qui ne lui rapportent rien. À travers les affaires de disparitions, d’enquêtes de proximité, il fait face aux côtés sombres de l’être humain. Pourtant, il ne perd pas son humour et sa confiance en l’humanité.”

Les enquêtes du limier ( ???? / Ry?ken tantei / lit. “détective de chien de chasse”) est quant à lui un manga récent, originalement publié en 2011-2012. Basé sur le roman de Itsura Inami St Mary no ribbon ( ??????????? / Sento Mer? no ribon / lit. “Ruban de Sainte-Marie”), ce manga est publié en deux volumes dans la collection Sakka de Casterman: Chien d’aveugle (paru en mars) et Pur-sang en cavale (paru en juin).

Le premier volume est décrit comme suit sur le site de Casterman: “Dans une région montagneuse de la province japonaise, Taku Ryûmon vit en reclus dans son immense domaine en compagnie de son fidèle compagnon, le chien Joe. Passionné de chasse, il gagne sa vie en tant que détective privé spécialisé dans la recherche de chiens de chasse perdus ou volés. Toutefois, sa rencontre avec des membres de la mafia l’amènera à traiter un nouveau type d’affaire. Engagé pour retrouver le chien guide d’une jeune fille aveugle, il découvrira l’entrainement et la relation unique qui lie ces chiens et leurs maitres. A l’issue de cette enquête, il aidera une famille démunie à obtenir un précieux chien guide d’aveugle, le beau labrador noir Mary.”

Je commenterai ces volumes dès que j’aurai eu le temps de les lire (et ma pile de manga à lire qui est déjà pas mal haute…)

[ Translate ]

Buddha (1)

“Osamu Tezuka’s vaunted storytelling genius, document.write(“”); consummate skill at visual expression, and warm humanity blossom fully in his eight-volume epic of Siddhartha’s life and times. Tezuka evidences his profound grasp of the subject by contextualizing the Buddha’s ideas; the emphasis is on movement, action, emotion, and conflict as the prince Siddhartha runs away from home, travels across India, and questions Hindu practices such as ascetic self-mutilation and caste oppression. Rather than recommend resignation and impassivity, Tezuka’s Buddha predicates enlightenment upon recognizing the interconnectedness of life, having compassion for the suffering, and ordering one’s life sensibly. Philosophical segments are threaded into interpersonal situations with ground-breaking visual dynamism by an artist who makes sure never to lose his readers’ attention.”
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“Tezuka himself was a humanist rather than a Buddhist, and his magnum opus is not an attempt at propaganda. Hermann Hesse’s novel or Bertolucci’s film is comparable in this regard; in fact, Tezuka’s approach is slightly irreverent in that it incorporates something that Western commentators often eschew, namely, humor.” [ Text from the
publisher’s web site ]


Buddha (???) is a sh?nen manga written and illustrated by Osamu Tezuka. It was successively serialized in Ushio Shuppansha’s magazines Kibo-no-tomo, Shonen World and Comic Tom between September 1972 and December 1983, before being compiled in fourteen volumes. It has been translated in french by Tonkam and in english by Vertical.

Osamu Tezuka did not limit his manga writing to stories for children, like Astro Boy (Tetsuwan Atom) or Kimba the White Lion (Jungle Taitei). He also wrote very serious stuff, like his manga adaptation of Dostoyevski’s Crime and Punishment, Faust, Tell Adolf (Adolf ni Tsugu), Phoenix (a spiritual allegory told through the entire human history), and Buddha, a fictionalized biography of Siddhartha Gautama.

Buddha is Tezuka’s longest continuous story, spanning eight volumes for a total of three thousand pages! With this story, he wanted to tell the human side of the life of Buddha. It is not a reference book on Buddhism (although the book is endorsed by several Buddhist groups), but it is a very good introduction to Buddhist ideas—at the same time Tezuka expresses his own moral views of the world, deeply rooted in humanism and the respect of life, which happen to be similar to Buddhist philosophy. Volume one of Buddha tells the story of Chapra, a young man who tries in vain to elevate himself from his status of shudra (slave caste). In his endeavor he meets with the monk Naradatta and with the pariah Tatta. In this volume, we also see the birth of Siddhartha (but not until page 267!!).

Tezuka’s style is very old-fashioned and naïve, yet very cinematic at the same time. It is not surprising to learn that his strongest influences, as he admitted himself, were old Disney and Fleischer animations. However, despite his cartoonish art, he succeeds in telling a very serious story, while keeping it simple and accessible—even to children (however, parental discretion is advised since there’s some nudity and violence). Tezuka is an excellent storyteller, keeping the reader constantly captivated throughout this spiritual and historic fresco. He successfully balances the depth and drama of the story with a good dose of humor and poetry. It is a fascinating work that deserves to be considered his masterpiece. I am glad that Vertical chose to publish this title, first in hardcover, and later in paperback. My only regret is that they decided to publish it in the western left-to-right format and not in its original Japanese right-to-left version.

The manga was adapted into two anime film: Tezuka Osamu no Buddha: Akai Sabaku yo! Utsukushiku (Buddha: The Great Departure, released in may 2011) and Buddha 2: Tezuka Osamu no Buddha ~Owarinaki Tabi~ (it should premiere in Japanese theaters February 2014; a 10-Minute English-subbed trailer was recently posted).

Buddha, vol. 1: Kapilavastu (of 8), story & art by Osamu Tezuka, New York, Vertical, may 2006. 400 pages, 6 x 8 in., B&W, flipped, paperback, $14.95 US ($21.00 CND), rated 8+, ISBN 978-1-932234-56-5. Winner of the 2003 and 2004 Eisner Awards for Best Foreign Work. A twelve-page preview is available on Vertical website.
Also available in french from Tonkam:

Bouddha, vol. 1: Kapilavastu (de 8), par Osamu Tezuka. Paris, Éditions Tonkam (Tsuki Poche), Octobre 1997. 11.4 x 17.0 x 2 cm, 400 pg., 8.40 € / $16.95 Can. ISBN: 2-912628-01-6. Flipped. Recommended for children (8+). Republished in a deluxe edition in may 2004 as “La vie de Bouddha, vol. 1: Kapilavastu” (135x195mm, 15.50 € / $26.95 Can., ISBN 9782845805279).

For more information you can also check the following sites:

To know more about this title you can also check articles on Anime News Network, Tezuka in English and Tezuka’s official website.

Another version of this article was first published in Protoculture Addicts #89 (Fall 2006): 77.

Buddha © 2006 by Tezuka Productions. All rights reserved. Translation © 2006 by Vertical, Inc.

[ Traduire ]

Dororo (1)

“Hyakkimaru est né sans bras, document.write(“”); sans jambes, sans yeux, sans oreilles, sans nez… Pas moins de 48 parties de son corps lui ont été ôtées, chacune ayant été emportée par un démon avant sa naissance. Devenu un jeune homme, il se découvre d’étranges pouvoirs, en particulier celui d’attirer toujours vers lui les monstres et démons. Accompagné de Dororo, un petit voleur assez particulier, il part à la recherche d’un endroit où il pourra enfin vivre en paix. Mais son voyage ne sera qu’une suite ininterrompue de luttes contre les pires esprits malfaisants du Japon.”
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Dororo est un manga de samouraï d’un genre plutôt inhabituel.”

[ Texte de la jaquette intérieure de couverture ]

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Dororo (???) est un manga sh?nen écrit et illustré par Osamu Tezuka. Il a d’abord été prépublié en feuilleton dans le Weekly Shonen Sunday de Shogakukan (entre le 27/08/1967 et le 22/07/1968) avant d’être compilé en quatre Tankoubon (volumes). Il a été traduit en français par Delcourt et est maintenant également disponible en anglais chez Vertical.

Ce manga a connu de nombreuses adaptations. Il a d’abord été adapté en une série télé d’animation de 26 épisodes, intitulé Dororo et Hyakkimaru (???????). Produit par Mushi (le studio de Tezuka) sous la direction de Gisaburo Sugii, il a été diffusé sur Fuji TV (le dimanche à 19h30 entre le 06/04/1969 et le 28/09/1969). En Septembre 2004, Sega a aussi produit un jeu vidéo pour PS2 intitulé “Blood Will Tell”. Finalement, le manga a été adapté au cinéma par Toho en 2007 avec Akihiko Shiota à la réalisation, ainsi que Kou Shibasaki (Dororo) et Satoshi Tsumabuki (Hyakkimaru) dans les rôles principaux. C’est une étrange adaptation (l’histoire se déroule dans le futur) qui se voulait la première partie d’une trilogie (la suite n’a jamais été produite) mais qui respecte bien l’esprit du manga (pour plus de détails voir, en anglais, les sites de Anime News Network, AsianWiki et IMdB).

Le père de Hyakkimaru, Daigo Kagemitsu, était un seigneur de guerre de l’époque Sengoku. Un jour, il se rendit à un temple connu comme le “pavillon des enfers” et demanda à y passer la nuit, seul. Afin de devenir le maître du pays tout entier, il promit à chacun des quarante-huit démons du temple (représentés par des statues) une partie de son fils. Ainsi, son fils naquît muet, sourd, aveugle, sans aucun membres. Il lui manquait quarante-huit parties du corps (incluant nez, nombril, cheveux, etc.). Éplorée, la mère due, malgré elle, abandonner à la rivière cet enfant considéré non viable. Il fut toutefois recueilli par une sorte de médecin de campagne un peu sorcier qui en prit soin et, contre toute attente, il survécu. Le médecin lui fabriqua des prothèses qui lui donnèrent une apparence plus humaine et il développa des habilités surnaturelles (télépathie, fort instinct et “sixième sens”) qui lui permirent de se déplacer et de communiquer comme un être humain normal.

Cependant, sa nature surhumaine attirait démons, spectres et fantômes ce qui s’avérait dangereux pour son père adoptif. Il décida donc de quitter sa maison à la recherche d’un lieu mieux adapté à sa nature. Avant son départ, le médecin le dota d’un sabre, caché dans l’un de ses bras artificiels, et le baptisa Hyakkimaru, l’enfant-aux-cent-démons. Une nuit, un esprit lui avoua que s’il pourchassait et tuait les quarante-huit démons qui lui avaient volé son corps il pourrait peut-être un jour redevenir normal. Plus tard il sauva une jeune voleur (peut-être avait-il senti que, comme lui, l’enfant était plus que ce qu’il prétendait) qui devint son compagnon de route et ainsi tous deux sillonnent les campagnes à la recherche de démons.

Dororo a été créé à l’origine pour bénéficier de l’immense popularité des histoires de fantômes et de monstres (dans la tradition de l’oeuvre de Shigeru Mizuki), mais a fini par devenir plus une quête héroïque. Hyakkimaru et Dororo (dont le nom vient du mot japonais pour voleur, “dorobo”) sont tous deux à la recherche de ce qu’ils ont perdu: les parties du corps dispersés de Hyakkimaru et le trésor du père de Dororo. Toutefois, ce manga est bien plus qu’une histoire de samouraï et de voleur sur une mission de pogrom démoniaque. Il s’agit plutôt d’une quête de découverte de soi, sur un fond de lutte de classe (un thème certainement inspiré par l’idéologie de l’époque, notamment le “Zenky?t?”, ou le mouvement de protestation étudiants, entre les années 1965 et 1972, particulièrement dans les universités de Nichidai et Todai à Tokyo). Comme la plupart des manga de Tezuka, celui-ci est très bien écrit. Le récit est captivant et, en dépit de l’aspect cartoonesque des protagonistes, très sérieux–mais jamais dénué d’humour.

Les protagonistes : Daigo Kagemitsu, le docteur, Hyakkimaru et Dororo
Sans être une oeuvre majeure de Tezuka, cette brève série de manga mérite tout de même notre attention. Cela vaut certainement la peine d’être lu.

Dororo, vol. 1 (de 4), par Osamu Tezuka. Paris, Éditions Delcourt (Label Akata, Coll. Fumetsu), avril 2006. 12.7 x 18.0 x 2 cm, 220 pg., 7.99 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-7560-0154-8. Sens de lecture Japonais. Recommandé pour jeunes adolescents (10+).
Aussi disponible en version anglaise chez Vertical:

Dororo, vol. 1 (of 3), écrit et illustré par Osamu Tezuka, New York, Vertical, avril 2008. 312 pages, 6 x 8 in., B&W, unflipped, paperback, $13.95 US ($15.95 CND), rated 16+, ISBN 978-1-934287-16-3. (Vol. 2: 2008/06/24, ISBN 978-1934287170; Vol. 3: 2008/8/26, ISBN 978-1934287187). Il a été réédité en mars 2012 en un énorme volume de 848 pages (U.S. $24.95 / CAN $29.95, ISBN: 978-1-935654-32-2). Gagnant du Eisner Award en 2009.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Pour en savoir plus sur ce titre vous pouvez également consulter les entrés qui lui sont consacrées (en anglais) sur Anime News Network, Tezuka in English et le site officiel de Tezuka.

Une autre version de cet article a été préalablement publié dans Protoculture Addicts #96 (May/June 2008): 37.

Dororo © 2006 by Tezuka Productions. All rights reserved. © 2006 Guy Delcourt Productions pour l’édition française.

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Kirihito (1)

“Pour découvrir les causes d’une maladie mystérieuse, document.write(“”); la “monmô”, le Dr. Kirihito Osanaï se rend au village de Inugami-sawa, dans une région très retirée du Japon. Il va y faire une découverte incroyable et sera victime d’une monstrueuse machination…”
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“À travers ce drame bouleversant, Osamu Tezuka plonge son scalpel directement dans un des “foyers infectieux” qui rongent notre société contemporaine.”

[ Texte de la jaquette intérieure de couverture ]

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Kirihito (?????? / Kirihito Sanka / lit. “éloge de Kirihito”) est un manga seinen relativement obscure écrit et illustré par Osamu Tezuka. Il a été prépublié en feuilleton dans le magazine Big Comics de Shogakukan entre Avril 1970 et Décembre 1971. Il a été compilé en un nombre de volumes qui varie beaucoup selon l’éditeur (de deux à cinq volumes) mais l’édition complète de l’oeuvre de Tezuka par Kodansha en 1977 le met en quatre volumes.

C’est un manga très complexe qui représente un point tournant important dans l’oeuvre de Tezuka. Il s’agit de sa première histoire de suspense médical (lui-même médecin, Tezuka va perfectionner ce genre pour sa série Black Jack (1973-83) et utilisera également une thématique médicale pour L’arbre au soleil (1981-86), une chronique biographique qui retrace la vie de son arrière-grand-père, Ryoan Tezuka, aussi un médecin). C’est également sa première oeuvre influencée par le gekiga et offrant une forte thématique sociologique. Même son style graphique, qui apparait moins cartoonesque et caricatural qu’à l’habitude, subit l’influence du gekiga, un genre de récit graphique plus sombre, plus dramatique et réaliste, par opposition au manga qui est un genre généralemenet considéré plus léger et comique.

Le jeune docteur Kirihito Osanai étudie une maladie énigmatique qui transforme les humains en créatures d’une apparence quasi canine. Recherchant les causes de cette maladie, qu’il croit d’origine environnementale, il se rend dans un village reculé du Japon où il en devient lui-même victime. Il réussi à en contrôler le développement mais doit aussi faire face à une conspiration orchestrée par son propre patron. Il est fait prisonnier par un cirque chinois, mais réussi à s’échapper. Cependant l’avion qui l’amène de Taiwan aux Pays-Bas est détourné et il se retrouve bloqué au Moyen-Orient.

Préfigurant étrangement son Bouddha (1972-83), Tezuka explore les valeurs morales fondamentales du christianisme en utilisant un personnage qui a une vie de souffrance comme l’a fait Jésus-Christ (et le nom du personnage est un jeu de mot sur le nom du “Christ”, qui se prononce “Kirisuto” en japonais, et peut-être aussi sur “hosanna” qui est une exclamation de louange à Dieu en araméen et en hébreux). Le message humaniste de Tezuka (fait de compassion et de non-violence) commence à prendre forme. Au premier niveau, l’histoire offre un commentaire social sur l’ostracisme et le racisme, l’enseignement de l’acceptation de toutes les différences et le fait que, peu importe la façon dont nous nous regardons, nous sommes tous humains. Pour cela, Tezuka pourrait avoir utilisé une maladie comme la lèpre, mais cela n’aurait pas eu un effet aussi spectaculaire qu’une maladie fictive comme celle de Monmô, ce qui lui permet aussi d’ajouter, à un second niveau, un commentaire moral sur la nature humaine. Il dénonce ainsi les vices humains, démontrant que nous devons constamment nous battre pour rester au-dessus de la bête. Sur le rebond, il critique également la médecine moderne, qui est souvent plus préoccupés par la politique, les récompenses, les subventions et la promotion personnelle des ses chercheurs que de la santé réelle des patients.

Ce manga nous propose une histoire plutôt sérieuse qui se déroule lentement, ce qui ne plaira sans doute pas aux fans de Tezuka habitués à des récits plus légers. C’est toutefois superbement écrit et assez captivant. L’édition française de Delcourt/Akata honore bien cet excellent ouvrage avec une présentation attrayante et respectueuse: bonne traduction, sens de lecture original, répartie sur quatre volumes — contrairement à l’édition anglaise de Vertical qui renverse les planches pour les présenter dans le sens de lecture occidental, en un seul volume énorme et encombrant.

Je n’ai lu que le premier volume mais l’ensemble de la série m’apparait d’un grand intérêt et je m’efforcerai sûrement d’en lire la suite dès que possible. Même si ce n’est pas une oeuvre très connue de Tezuka, j’en recommande la lecture car je crois que c’est un manga important pour comprendre et apprécier la travail du maître.

Kirihito, vol. 1, par Osamu Tezuka. Paris, Éditions Delcourt (Label Akata, Coll. Ginkgo), août 2005. 12.7 x 18.0 x 1.8 cm, 220 pg., 7.99 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-8478-9892-7. Sens de lecture Japonais. Recommandé pour jeunes adultes (16+).
Aussi disponible en version anglaise chez Vertical:

Ode To Kirihito, story & art by Osamu Tezuka, New York, Vertical, 2006. 828 pages, 6 x 8 in., B&W, flipped, paperback, $24.95 US ($37.95 CND), rated 16+, ISBN 1-932234-64-0. (La réédition de 2010 est en deux volumes: Part 1, 978-1-934287-97-2, 480 pages; Part 2, 978-1-934287-98-9, 352 pages; U.S. $14.95 / CAN $18.95 chacun).

Vertical avait mis en ligne un preview (qui est encore disponible) pour les pages 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64 et 65 de leur édition anglaise.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Pour en savoir plus sur ce titre vous pouvez également consulter les entrés qui lui sont consacrées (en anglais) sur Anime News Network et Tezuka in English.

Une autre version de cet article a été préalablement publié dans Protoculture Addicts #89 (Fall 2006): 78.

Kirihito Sanka © 2005 by Tezuka Productions. All rights reserved. © 2005 Guy Delcourt Productions pour l’édition française.

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Le Château de l’aurore

“Grand amateur de l’Histoire de son pays, document.write(“”); Tezuka s’est souvent amusé à construire ses récits à partir d’épisodes marquants du passé, comme l’illustre ce Château de l’Aurore étincelant de fantaisie. Les intrigues politiques et le contexte historique font tout le sel de cette chronique palpitante située à l’époque de Hideyoshi Toyotomi (1536-1598), l’un des trois unificateurs du Japon féodal.”
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“Le puissant seigneur Muneharu Matsunoki se lance à la demande du shogun dans la construction d’un château de style «anglais». Malgré l’opposition des habitants, les travaux de l’extravagante bâtisse commencent. Mais le chantier devient le théâtre de mystérieux sabotages et des ombres inquiétantes rôdent bientôt dans le périmètre. Les liens familiaux et les rivalités de clans s’en mêlant, les passions s’exacerbent et la situation devient vite explosive. Déjà, c’est la guerre qui menace…”

“Cette œuvre réalisée au tout début des années 1960 témoigne de ce que les spécialistes japonais désignent comme «l’Âge d’or» d’Osamu Tezuka, période qui le voit s’affranchir de l’influence de Walt Disney et inventer les codes de la bande dessinée japonaise moderne. Le Château de l’Aurore n’est que l’un des nombreux joyaux méconnus dont regorge l’œuvre pléthorique de ce génie du 9e Art.” [ Texte tiré du blogue de l’éditeur ]

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Le Château de l’aurore (???? / Yoake Shiro) est un manga seinen écrit et illustré par celui qui est connu au Japon comme le “dieu du manga,” Osamu Tezuka. Prépubliée en feuilletons dans les magazines de l’éditeur Gakken Chûgaka Ichinen Course et Chûgaka Ninen Course (de septembre 1959 à mars 1961), l’histoire fut finalement compilée en un seul volume en mai 1961 par l’éditeur Suzuki. Il a été réédité en août 1978 par Kodansha, en juin 1997 et décembre 1998 par Sh?gakukan (deux différent formats), puis par Gakken en août 2003. La traduction française est paru chez Cornélius en mars 2008. Il a été nominé pour le prix jeunesse du Festival de bande-dessinée d’Angoulème en 2008.

Il est toujours difficile de parler d’un monument comme Osamu Tezuka (1928-1989). Considéré comme l’un des pères du manga (ou même un “dieu”), il a fortement contribué à établir les règles du genre, il a eut une influence énorme sur la culture japonaise et s’est révélé un mangaka versatile et extrêmement prolifique (il a produit environ sept-cent oeuvres soit plus de 150,000 pages!). Il est quasi impossible de vraiment exprimer l’importance qu’il a eut dans l’histoire du manga. On connait tous bien sûr des titres comme Astro Boy, Le Roi Léo ou Princesse Saphir mais ceux-ci ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de sa production et cela même si on ne compte que la cinquantaine de titres traduit en français (dont plusieurs sont disponible en bibliothèques).

Ces titres qui nous viennent facilement à l’esprit donnent l’impression qu’il dessinait surtout pour les enfants (et son style simple et souvent caricatural renforce ce sentiment) alors que son oeuvre est pourtant très diversifié tant dans les genres (drame ou comédie, que ce soit fantastique, historique ou science-fiction) que dans les thèmes abordés (nature, technologie, médecine, politique, philosophie, religion, etc.). Il a produit de nombreux manga pour adultes, avec des histoires très sérieuses (ne serait-ce que L’Histoire des 3 Adolf, M.W. ou Kirihito), mais tout au long de son oeuvre (peu importe laquelle) il a toujours conservé la volonté d’être didactique et de promouvoir la connaissance ainsi qu’un profond humanisme (après tout il avait fait ses études en médecine).

Le Château de l’aurore est une oeuvre plutôt mineure de Tezuka. La plupart des ouvrages consacré au maître n’en parle même pas. C’est pourtant une oeuvre charnière mais qui demeure tout de même assez typique. Lorsqu’elle est publiée, Tezuka a trente-et-un ans mais cela fait déjà treize ans qu’il a publié sa première histoire, Maachan no Nikkich? (1946). Entre temps il a principalement produit Shin Takarajima (1947, son premier succès), Metropolis (1949), Le Roi Léo (1950), Captain Atom (1951-52, où Astro fait sa première apparition), Astro Boy (1952-68), Princesse Saphir (1953) et il a débuté les quatre premiers chapitres de Phénix (1954-57). Lorsqu’il débute Le Château de l’aurore (1959-61), il a finalement atteint sa maturité artistique et perfectionné un style qui lui est propre.

Le Château de l’aurore est un récit historique avec une touche de fantasy. C’est-à-dire que le contexte historique est véridique mais les personnages principaux et les lieux sont fictifs. Comme nous l’apprend la postface de la traductrice Nathalie Bougon, Tezuka a choisit de situer son récit dans “l’une des époques les plus fascinantes de l’histoire du Japon”: l’ère de Momoyama (1568-1603). Marquée par trois grands généraux, ce sera une période de transition entre l’ancien Japon féodal (l’époque Sengoku / Muromachi) et l’ère d’Edo. D’abord Nobunaga Oda entreprend l’unification du Japon. À sa mort, Hideyoshi Toyotomi lui succède et continue l’unification qui sera complétée en 1591 par l’alliance avec son adversaire d’antan, Ieyasu Tokugawa. Toutefois, à la mort de Toyotomi en 1598, Tokugawa s’oppose rapidement à la régence de son fils Hideyori et, après la fameuse bataille de Sekigahara en 1600, prend le contrôle du pays tout entier (quoique Hideyori ne sera complètement vaincu qu’en 1615 avec le siège et la destruction du château d’Osaka). Tokugawa instaure le Bakufu en 1603 et ce sera le début du shogunat Tokugawa, qui règnera sur un Japon unifié, pacifié et refermé sur lui-même jusqu’à la restauration Meiji en 1868.

Le récit débute avec un mystérieux personnage qui entre au château du seigneur Muneharu Matsunoki. Le fils du seigneur, Midori-maru, surprend son père en réunion avec celui-ci, qui se révèle être l’architecte Ugetsu-saï. On y apprend que le shogun Toyotomi, inquiet de mouvements de troupes dans le Kanto (possiblement une manigance de Tokugawa), a demandé au seigneur de faire construire en secret un château-fort sur ses terre. Cela devra être le plus beau château du monde, construit dans un style anglais pseudo-élisabethain (un peu comme le château de Disney). Le château doit être secrètement construit en surplomb d’une vallée qui appartient au domaine public et non au seigneur. Une jeune femme, O-tae, y construit une école pour jeune paysans pauvres. Midori-maru tente de la convaincre de quitter mais, lorsqu’il échoue, il fera tout son possible pour l’aider et la protéger.

La supervision de la construction du château est confié au maître d’armes To-no-suké Murasaki, mais les travaux sont constamment perturbés par le sabotages des espions de l’ennemi et des intrigues politiques. De plus, Yayoï–la fille du ministre, secrètement en amour avec Midori-maru–est jalouse de la relation de celui-ci avec O-tae et fera tout pour leur nuire. Lorsque les villageois sont expulsés de leur terres et que la maîtresse d’école est condamné à mort, Midori-maru sauve celle-ci et s’enfuit avec elle. Il se révolte contre son père en s’opposant à la poursuite travaux dont le coût humain est trop élevé. Le ministre est assassiné par un traitre déguisé en oni, mais Midori-maru, déguisé en ouvrier, le confronte et le blesse. Yayoï, avec l’aide de To-no-suké, sur qui elle a maintenant dévolu son affection, cherche désespérément à venger la mort de son père. Lorsqu’elle découvre que le traitre n’est nul autre que To-no-suké, elle se suicide. To-no-suké, rongé par le remort, se repent. Le château est finalement complété mais, à la mort de Toyotomi, le nouveau shogun Tokugawa assiège le château. Midori-maru revient pour aider son père, qui a décidé de saborder le château à l’aide d’explosifs. Mais, piégés, le père et le fils réconciliés meurent dans sa destruction–une fin où Tezuka veut sans aucun doute rappeler la destruction du château d’Osaka et la mort de Hideyori.

Le Château de l’aurore est un oeuvre plutôt typique de Tezuka. Son style y est très simple (trop pour certains) mais assez efficace. S’il commence vraiment à maîtriser son art, ce n’est pas encore parfait au niveau de la narration qui manque un peu de fluidité. Malgré le sérieux apparent du sujet, Tezuka laisse toujours une bonne place à l’humour. Un bon exemple est la scène où Midori-maru affronte To-no-suké, qui lui lance un bâton de dynamite dont il tranche la mèche de son sabre. “Bravo! Je vois que tu maîtrises l’art du sabre!” s’exclame To-no-suké. Midori-maru lui répond, “Et toi l’art du calunar! Je te rappelle que la dynamite n’existe pas à notre époque!”

Cornélius nous offre ici une publication d’excellente qualité (tant au niveau de l’impression que du choix du papier), notamment par la restauration des planches originales (par l’utilisation de différentes éditions ils ont pu ainsi recréer les trames de gris de façon à éviter un effet de moiré embarrassant). Ce n’est certes pas le meilleur manga de Tezuka mais c’est tout de même un ouvrage intéressant. Ce n’est pas une lecture indispensable mais si, comme moi, Tezuka vous intéresse je vous le suggère tout de même.

Extraits des pages 51 et 132
Un extrait de vingt-huit pages (en format PDF) est disponible sur le site de l’éditeur mais, comme ce site est programmé en Flash, il est impossible de vous y rediriger par un simple lien alors vous en trouverez une copie ici.

Le château de l’aurore, par Osamu Tezuka. Paris, Éditions Cornélius (Coll. Paul), mars 2008. 15 x 21 x 2 cm, 160 pg., 15.50 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-9154-9249-1. Sens de lecture Japonais. Recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Le château de l’aurore © 2008 by Tezuka Productions. All rights reserved. Design & traduction © Cornélius 2008.

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Thermae Romae (E)

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.
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First, document.write(“”); before talking about the movie, I would like to briefly introduce the Thermae Romae manga and anime…

“When Roman architect Lucius is criticized for his “outdated” thermae designs, he retreats to the local bath to collect his thoughts. All Lucius wants is to recapture the Rome of earlier days, when one could enjoy a relaxing bath without the pressure of merchants and roughhousing patrons. Slipping deeper into the warm water, Lucius is suddenly caught in the suction and dragged through the drainage at the bottom of the bath! He emerges coughing and sputtering amid a group of strange-looking foreigners with the most peculiar bathhouse customs…over 1,500 years in the future in modern-day Japan! His contemporaries wanted him to modernize, and so, borrowing the customs of these mysterious bath-loving people, Lucius opens what quickly becomes the most popular new bathhouse in Rome—Thermae Romae!” ( from the manga publisher’s website )


Thermae Romae (???? · ??? / Roman thermal baths in Latin), was written and illustrated by Mari Yamazaki. It was first serialized by Enterbrain in their monthly seinen manga magazine Comic Beam (between February 2008 and April 2013) before being compiled into six volumes. The French translation is published by Casterman (Sakka Collection, the first five volumes have already been published) and the English translation is published by Yen Press (two volumes published so far).

Thermae Romae is a rather wacky and sometimes coarse fantastic comedy. But this is obviously not a simple comedy. This would be a average manga (good because hilarious, but no more) if it were not for its rather ingenious premise. The story is well written and supported by sound research to detail. Drawings (especially the faces and backgrounds) are in a realistic style, which is rare for a manga (especially for a comedy). Each chapter is followed by comments and explanatory notes by the author. This manga, in addition to being a pleasant entertainment, gives us a lot of information on both Japanese and Roman cultures (which, strangely, appear to have much in common).

After the first two volumes, the time traveling of Lucius whenever he quickly needs new ideas become tiresome. Fortunately, the author introduces some new elements to enliven the story (introducing a semblance of political intrigue and addressing the issue of Hadrian‘s succession, for example). Yamazaki’s story therefore avoid running out of steam by bringing Lucius to discover a little more of Japanese culture. By comparing the two cultures, she reflects upon the experience of discovering a different culture and on how the West has perceived Japanese culture. With the fourth volume, the manga take a different direction that breaks Lucius’ temporal back-and-forth cycle and gives a new life to the story. Lucius meets the brilliant Satsuki Odate, an highly educated spa geisha who is interested in ancient Rome and can speak Latin! Having an interpreter will allow Lucius to discover more aspects of modern Japanese culture. The fifth volume is less about Roman baths than various small aspects of Roman culture. The presentation of the spatio-temporal travel (which remains unexplained) is refined and the volume ends with a suspense that makes us yearn for the next and final book! A very good manga! You can read more on this manga (in french) in a previous entry of this blog.

Thermae Romae Vol. 1-5, by Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka). Vol. 1: March 2012, 186 pg., ISBN: 978-2-2030-4909-3; Vol. 2: March 2012, 202 pg., ISBN: 978-2-2030-4910-9; Vol. 3: June 2012, 194 pg., ISBN: 978-2-2030-5082-2; Vol. 4: October 2012, 194 pg., ISBN: 978-2-2030-6040-1; Vol. 5: January 2013, 194 pg., ISBN: 978-2-2030-6206-1. 13.2 x 18.1 x 1.8 cm, 7,95 € / $13.95 Can. For young adult (14+). Vol. 6 coming around the end of summer 2013.

Thermae Romae Vol. 1-2, by Mari Yamazaki. New York, Yen Press. Vol. 1: November 2012, 352 pages, ISBN: 978-0-316-22919-7; Vol. 2: May 2013, 352 pages, ISBN: 978-0-316-23219-7. 7”x 10.125, $34.99 US ($38.99 Can). For Older Teen (14+). Vol. 3 coming in February 2014.

Thermae Romae © 2009-2013 Mari Yamazaki. © Casterman 2012-2013 pour la présente édition française.

The Thermae Romae animation was produced by DreamLink Entertainment (DLE Inc.) studio under the direction of Azuma Tani with scripts by Mamoru Nakano and character designs by Toshimitsu Takechi. The three 24-min. episodes (or six 12-min. episodes) aired on Fuji TV’s Noitamina block between January 12 and January 26, 2012. The series has been licensed for released in North America by Discotek Media.

The story of the anime is much simplified (exit the political plots) and covers roughly only the first three volumes, but stay relatively faithful to the manga. Unfortunately, the anime is produced using flash animation and character designs that are very caricatural. The result is a limited animation that is far from the realistic art of the manga (this short teaser on Youtube gives you an idea). It’s still very funny and worth watching, but it’s also an acquired taste.
Thermae Romae © 2012 Mari Yamazaki / Published by Enterbrain, Inc. /??????????Anime Production Committee.

“Ancient Roman architect Lucius is too serious. His inability to keep up with the fast-moving times costs him his job. When a friend takes the dejected Lucius to the public bathhouse to cheer him up, Lucius accidentally slips through time and resurfaces in a modern-day public bath in Japan. There, he meets aspiring young manga artist Mami, along with others of the “flat-faced clan”. Shocked by the many inventive aspects of Japan’s bathing culture, Lucius returns to ancient Rome and garners tremendous attention when he implements these novel ideas back in Rome. As he time-slips back and forth between ancient Rome and modern-day Japan, Lucius’ reputation as the ingenious, new bath architect begins to grow.” (from IMDb)

The Thermae Romae movie is an excellent production. First, it includes a cast of very good actors (strangely the fact that most of the roman roles are played by Japanese actors with “less japanese faces” doesn’t make the movie feel less realistic). Second, the sets and costumes are superbs (it helps that they used the specialized facilities of Cinecitta studio in Rome, as well as some barely noticeable computer animation). Finally, it offers an interesting story, full of intrigue and good natured comedy. All in all, it is quite entertaining.

Unfortunately, if you know anything about roman antiquity or if you have previously read the manga, you’ll probably be very disappointed. First, emperor Hadrian is presented as a tyrant while he was in fact one of the most benevolent, cultured and caring emperor (as they said in the manga and anime: one of the five “good” emperors). Also, Ceionius (Aelius) is presented as an horrible womanizer and an incompetent which was most probably not the case. Secondly, I understand that a movie adaptation must take some liberty with the original story, but I felt in this case that it was diverging a little too much. The female character of Satsuki Odate, a scholarly spa geisha in the manga, is replaced by wannabe mangaka Manami Yamakoshi which opens for an entirely new story line. Lucius keeps meeting her in every of his time travelings (from the very beginning), until she finally comes back to Rome with him by accident. Her knowledge of history ends up changing the course of events and they must find a clever way to change things back as they should be happening. I am sure that in itself it is an interesting story but I was nevertheless quite disappointed. However, I still thinks it’s funny and I nevertheless recommend it.

Finally, to have a better idea of this movie, you can read a variety of reviews (The Guardian, The Hollywood Reporter and The Japan Times) and view the trailer on Youtube:


A second movie is scheduled to be released in May 2014 (AsianWiki).

Thermae Romae (???? · ???): Japan, 2012, 108 min.; Dir.: Hideki Takeuchi; Scr.: Sh?go Mut? (based on Mari Yamazaki’s manga); Phot.: Kazushige Kawagoe; Ed.: Hiroshi Matsuo; Mus.: Norihito Sumimoto; Prod.: Chihiro Kameyama, Minami Ichikawa, Atsushi Terada, Hirokazu Hamamura; Cast: Hiroshi Abe (Lucius), Aya Ueto (Manami Yamakoshi), Kazuki Kitamura (Ceionius), Riki Takeuchi (Tateno), Kai Shishido (Antoninus), Takashi Sasano (Shuzo Yamakoshi), Masachika Ichimura (Hadrian), Midoriko Kimura (Yumi Yamakoshi), Katsuya (Marcus). It was an Official selection at the Toronto International Film Festival 2012, the Hawaii International Film Festival 2012 and the New York Asian Film Festival 2013. It will screen at the Fantasia festival August 2nd at 4 pm in the Imperial Theatre.
For more information you can visit the following websites:
Available on DVD on these websites:
Thermae Romae © 2012??????????Film Production Committee.

[ Traduire ]

Manga de Dokuha

Ma lecture récente de La Bible (2): Le Nouveau Testament m’a fait découvrir la collection Manga de Dokuha (et c’est sans doute la seule bonne chose que m’a apporté la lecture de ce manga).

J’ai souvent entendu parlé de classiques de la littérature adaptés en manga (ça n’a rien de nouveau: Tezuka a adapté Crimes et châtiments de Dostoïevski et le classique japonais Le dit du Genji [Genji monogatari] a aussi connu maintes adaptations). Mais quand il était question de titres comme Das Kapital de Marx ou Mein Kampf d’Hitler, je me disais qu’il fallait vraiment que je lise ça. Ce que j’ignorais c’est que la plupart de ces adaptations manga de grands classiques appartiennent en fait à une seule et même collection! Pour en faire la découverte…

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La Bible (2) : Le Nouveau Testament en manga!

“De la création du monde à la mort du Christ, document.write(“”); redécouvrez le texte le plus lu au monde dans une version manga complète et riche. “que la lumière soit…”. Dieu créa le monde par ces simples mots, avant de faire l’homme puis la femme. Ayant prospéré avec le temps, l’humanité oublia à plusieurs reprises la gloire de Dieu et devint orgueilleuse. Alors Dieu décida de détruire les hommes… avant de leur envoyer son fils pour racheter leurs fautes…” [ Résumé de la série sur le site de l’éditeur ]
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La vie du Christ qui a aidé et sauvé des gens par ses miracles. Une Église de plan international, des croyants à travers le monde entier et un livre sacré… « le Nouveau Testament » raconte la vie du fils de Dieu, Jésus-Christ, aussi appelé le « messie », incarné sur terre pour guider les Hommes vers le royaume de Dieu, mais aussi ses paroles et ses miracles. Un livre qui sert de pivot à l’enseignement du christianisme depuis 2000 ans.“ [ Texte de la
couverture arrière ]

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Ce manga seinen m’est tombé entre les mains à la bibliothèque (étrangement, il n’est disponible que dans une seule bibliothèque alors que le premier volume, lui, n’est disponible que dans une autre!) au moment où je lisait Les vacances de Jésus et Bouddha. Malgré mes réticences à lire ce qui ne pouvait être qu’une montagne d’ineptie, je me suis dis que ce serait un enchaînement amusant. Quelle erreur (horreur)! Mais bon, on retrouve toujours du bon dans tout…

La Bible (vol. 2): Le Nouveau Testament (?????? ???? / Manga de Dokuha: Shin’yaku Seisho) a été publié en novembre 2010 par East Press en tant que numéro 73 (MD073) de leur collection de classiques de la littérature (Manga de Dokuha / “Lisez en manga”–je reviendrai sur cette importante collection dans un prochain billet). Je n’ai trouvé pratiquement aucune information sur le studio Variety Art Works qui adapte et illustre les titres de cette collection (il y a bien un site en japonais, alors j’en saurai peut-être un peu plus quand j’en aurai traduit l’essentiel). [À droite: le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, pg. 36]

L’histoire, nous la connaissons déjà tous, est plutôt simple: c’est la vie de Jésus et ce manga la parcourt en accéléré (c’est un peu comme visionner un film en “fast-forward”). Les chapitres se divisent comme suit: “La Bible” (un bref rappel de ce que c’est), “L’Annonciation” (un ange vient dire à Marie qu’elle est enceinte), “Jean le Baptiste” (celui-ci prêche la venue du Messie et baptise Jésus qui part ensuite subir les tentations de Satan dans le désert), “Les débuts du ministère” (Jésus commence à se faire connaitre par de premiers miracles et rassemble ses disciples), “Les Enseignements de Jésus” (il prêche en usant parfois de paraboles mais ça ne marche pas partout et il risque de s’attirer la colère des puissants, comme Jean le Baptiste qui fut exécuté par le roi Hérode), “Les miracles de Jésus” (il voyage, prêche et fait d’autres miracles comme la multiplication des pains, marcher sur l’eau, ressusciter Lazare et il prédit sa propre mort, car le nombre grandissant de ses disciples ennui les prêtres et les pharisiens qui complotent sa perte), “La Passion du Christ” (Jésus se rends à Jérusalem où il chasse les marchands du temple et continue de prêcher alors que des pharisiens tentent de le piéger par des questions; après la dernière cène et un dernier discours à ses douze disciples les plus proche sur le mont des Oliviers, il est trahi par Judas et arrêté; il subit un procès sommaire et est crucifié), “La Résurrection et l’Ascension” (Marie-Madeleine découvre le tombeau vide; Jésus apparait à ses disciples et les enjoins à porter sa parole à travers le monde, puis il monte au ciel) et finalement “Le Nouveau Testament” (contient les actes des apôtres — ayant reçu de l’esprit saint le don de glossolalie, les apôtres prêchent la parole du Christ et baptisent les fidèles; le pharisien Saul de Tarse se convertit et devient Paul, l’un de ses plus fervent apôtres–les épitres et l’Apocalypse). [À gauche: sur la montagne, Jésus prit et confère avec Moïse et Élie, pg. 95]

Jésus ressuscite Lazare, pg 108, et meurt sur la croix, pg 163

Que l’on soit d’accord ou pas avec le texte original, l’adaptation qui en est faite n’est pas si mal. Si j’ai l’impression que cela a été produit sans grands efforts pour faire connaître ce “classique de la littérature” à un public japonais qui n’en connait rien, je dois admettre qu’on y donne tout de même l’essentiel de la doctrine de Jésus, sans plus ni moins, dans sa plus simple expression (en lisant les textes du manga, ça me rappelait étrangement Jésus de Montréal ou le monologue d’Yvon Deschamps sur “Le p’tit Jésus”). Toutefois, j’ai plus à me plaindre du côté artistique: la qualité du dessin est pauvre, plutôt simple et bâclé. Les personnages sont caricaturaux, souvent laids et avec des expressions d’illuminés fous furieux. Pas surprenant que les responsables veulent rester anonymes! Si je suis surpris par l’adaptation, je suis extrêmement déçu par l’illustration du sujet. Ce n’est pas un très bon manga et n’a de l’intérêt que pour les curieux.

La Bible (vol. 2): Le Nouveau Testament, par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Paris, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2012. 12,8 x 18,2 x 1,6 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-3020-2243-0. Lecture dans le sens occidental (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de Dokuha: New Testament © Variety Art Works, East Press Co., Ltd. All Rights Reserved. © 2012 MC Productions pour l’édition en langue française.

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Les Vacances de Jésus et Bouddha (1)

La divine colocation de Jésus et Bouddha. Après avoir oeuvré au bonheur de l’humanité pendant 2000 ans, document.write(“”); les deux amis décident de prendre quelques vacances en louant un petit appartement sur Terre. Ils vont découvrir un mode de vie bien éloigné du paradis et vous offrir un regard inédit sur notre quotidien. Vous apprendrez ce que ressent Jésus quand on le prend pour Johnny Depp, ou ce que pense Bouddha de ces statues à son effigie, qui ont tant de succès dans les magazines de décoration.” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Sei Onii-san (??????? / Saint Young Men) est prépublié dans le magazine Morning 2 de Kodansha depuis 2007 et a, jusqu’à maintenant, été compilé en huit volumes (entre janvier 2008 et décembre 2012). C’est une comédie pour jeunes adultes (seinen) écrite et illustrée par Hikaru NAKAMURA, une jeune mangaka de vingt-neuf ans qui n’en est qu’à son second manga. Elle avait auparavant publié Arakawa Under the Bridge (?????? ? ????), une comédie romantique prépublié depuis 2004 dans le magazine de Square Enix Young Gangan, compilée en treize volumes et qui a été adapté en une série animée. Saint Young Men a été traduit en français par Kurokawa (cinq volumes de disponibles depuis mars 2011, le plus récent étant paru en mars 2013). En 2009, ce manga s’est classé à la dixième position du palmarès japonais Oricon des meilleurs vendeurs et a également reçu le Prix Culturel Osamu Tezuka pour une histoire courte. Le manga a également été adapté en un long métrage d’animation (une production du studio A-1 Pictures, avec un scénario de Rika NEZU et une réalisation de Noriko TAKAO) qui est sortie dans les salles de cinéma japonaise en mai 2013.


[ Page 54 — C’est en format japonais: Lire les bulles de droite à gauche ! ]
J’ai récemment découvert ce manga et, comme ça m’avait l’air tellement hilarant, je n’ai pas pu résister à l’emprunter à la bibliothèque pour y jeter un coup d’oeil! C’est effectivement très drôle. Siddh?rtha Gautama, dit “L’Éveillé”, et Jésus de Nazareth, le “fils de Dieu”, décident de prendre un repos bien mérité et louent un petit appartement dans le quartier de Tachikawa à Tokyo. Bien sûr, après avoir vécu au Paradis, la vie dans la société moderne Japonaise nécessite une certaine adaptation.

Une bonne partie de l’humour léger que l’on retrouve dans le manga provient de ce contexte très propice à la comédie de situation (sit-com). Cette interaction, pour ne pas dire confrontation, entre le divin et le quotidien trivial est aussi une occasion de ridiculiser certaines moeurs et habitudes de notre mode de vie moderne. De même, d’une façon un peu plus sérieuse, le manga offre une sorte de critique sociale, en utilisant le regard extérieur de nos deux vacanciers (qui, pour cet aspect du récit, auraient pu être n’importe quels jeunes touristes américains ou européens). On peut aussi dire que, par la bande, il permet aux lecteurs occidentaux de découvrir plusieurs aspects de la société nippone.

Ainsi l’auteur joue avec les apparences (Jésus est comparé à Johnny Depp, Bouddha se plaint de sa coiffure qui ressemble à une permanente ou des statues qui le représentent obèse) ou avec leur attributs divins (les stigmates de Jésus saignent et il change l’eau en vin et autres miracles, Bouddha se sort de situations difficiles en utilisant son “Buddha smile” et brille d’une aura de sainteté lorsqu’excité). Chacun se trouve des aspirations: Bouddha, ayant découvert Tezuka, est inspiré et se met à produire un manga plein d’inside joke célestes et Jésus, pour réaliser un vieux rêve, convint Bouddha de former un duo de standing comics!

La représentation de Jésus me semble toutefois plus caricaturale que celle du Bouddha, probablement parce que l’auteur à une meilleurs connaissance de ce dernier. D’ailleurs j’ai aussi l’impression qu’une partie de l’humour généré par Bouddha se perd soit dans la traduction ou dans l’ignorance des traditions bouddhistes inévitable chez la plupart des lecteurs occidentaux.

Si l’humour des Vacances de Jésus et Bouddha est léger et tout à fait anodin, il est toutefois risqué de jouer avec des icônes religieuses. Nos deux anti-héros se voient la proie de nombreuses tentations de la vie moderne (commercialisme, jeunes collégiennes, etc.) et les mettre face à ces dilemmes et indignités irrévérencieuses pourrait en choquer plus d’un chez les extrémistes religieux. L’auteur aurait aussi pu créer un trio de personnages en y ajoutant le Prophète musulman, mais cela aurait représenté un risque trop grand car l’on sait que les fondamentalistes (quels qu’ils soient) ne badinent pas avec l’humour. Si le manga n’a pas généré de tollé, il a tout même essuyer quelques critiques mais, étrangement, jusqu’à maintenant surtout de la part d’organisations bouddhistes conservatrices. L’absence de traduction anglaise explique sans doute pourquoi la droite chrétienne n’a pas encore crié au scandale… Mais au Japon peu de gens se soucient de la religion, les pratiques religieuses étant plus considérées comme des coutumes que l’expression d’une ferveur croyante. On y mélange sans peine shintô et bouddhisme en un syncrétisme insouciant, où les esprits sont toujours présents dans la vie de tout les jours. Pourquoi n’en irait-il pas de même pour le “fils de Dieu”?

Si l’artiste porte beaucoup d’attention aux détails (comme les textes sur les t-shirts des personnages par exemple), son style reste encore un peu brouillon. Mais c’est un trait qui est commun à la plupart des manga d’humour léger. Toutefois, mon reproche principal (et cela vaut pour beaucoup de manga publié ces derniers temps), est l’utilisation d’une typographie minuscule dans les textes exprimant les pensées des personnages, ainsi que pour les notes explicatives. Les éditeurs devraient réaliser qu’il n’y a pas que les jeunes qui lisent les manga, mais aussi des vieux aux yeux fatigués!

Quoiqu’il en soit, j’ai beaucoup rigolé en lisant ce premier tome des Vacances de Jésus et Bouddha et j’ai bien l’intention de lire les volumes suivants. Je vous le recommande donc.


[ Pages 24, à droite, et 55, à gauche ]
Les vacances de Jésus et Bouddha, vol. 1, par Hikaru Nakamura (traduction: Étienne Robert). Paris, Kurokawa, mars 2011. 12,8 x 18,2 x 1,2 cm, 144 pg., 6,70 € / $11.95 Can. ISBN: 978-2-351-42587-9. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Saint Oniisan © 2008 Hikaru Nakamura, All Rights Reserved.

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Hokusai par Shōtarō Ishinomori

“Quand Tetsuzô prend le nom de Hokusai il a déjà plus de 40 ans. L’auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s’imposer en tant que dessinateur. À travers ses voyages et ses rencontres, document.write(“”); entrez dans la vie trépidante de l’homme qui a émerveillé l’Occident : Hokusai !” [ Texte de la couverture arrière ]
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“L’aventure de Hokusai commence réellement lorsque le personnage a une quarantaine d’année. On découvre un opportuniste qui a souvent changé de nom en fonction des écoles auxquelles il s’affiliait. Mais c’est surtout un « vieux fou de peinture », avide de reconnaissance et voulant toujours dessiner, même au seuil de la mort. La renommé de Hokusai ne s’est pas faite toute seule ! Il a dû ruser pour imposer ce nom illustre, en peignant devant une foule sur un grain de riz ou sur une toile géante… Découvrez l’incroyable parcours de ce peintre dans ce one-shot d’Ishinomori où l’humour rejoint le récit historique.” [ Texte du
site de l’éditeur ]

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Hokusai (??) est un manga seinen de Sh?tar? Ishinomori originalement publié au Japon en février 1987 par Sekai Bunka-sha, puis réédité en 1996 par Futabasha et par Kadokawa Shoten en 2005. Il a été traduit et publié en français dans la collection Sensei (dédié aux grands maîtres du manga) de Kana (Dargaud) en juin 2010 et réédité avec une couverture légèrement différente en août 2011. Aussi incroyable que cela puisse paraître pour une telle oeuvre, il ne semble pas y avoir eut jusqu’à maintenant de traduction anglaise.

Parlons d’abord ici de l’auteur. Sh?tar? Ishinomori est né Onodera Sh?tar?, mais a publié sous le pseudonyme de Ishinomori (d’après sa ville natale dans le district de Tome, préfecture de Miyagi). Comme l’orthographe de son nom [??] était trop souvent prononcé “Ishimori” par erreur il le changea en 1984 [???]. Il est décédé en 1998 à l’âge de soixante ans. Il fait partie de la première génération de mangaka et peut ainsi être considéré comme l’un des grands maîtres du manga. Il a fait ses débuts en 1954 en participant à un concours pour “dépister” des artistes débutants organisé par le magazine Manga Sh?nen. Remarqué par Osamu Tezuka, il devient brièvement son assistant pour Astro Boy et, dès la fin de son secondaire en 1956, il le rejoint à Tokyo dans le fameux Tokiwas? (une sorte de commune de mangaka fondé par Tezuka) où il demeure jusqu’à la fin de 1961. Son premier gros succès a été Cyborg 009 en 1964, prépublié dans le Weekly Shonen King de Kodansha pour être finalement compilé en trente-six volumes et pour lequel il a reçu le prix Kodansha en 1967 (disponible en français chez Glénat, collection Vintage).

Ishinomori est surtout connu pour ses histoires de science-fiction destinées à un jeune public (Cyborg 009 en 1964, Genma Taisen en 1967 ou The Skull Man en 1970) et ses séries télévisées de sentai (super-héros) tokusatsu (effets spéciaux) comme Kamen Rider (1971) et Kikaider (1972). Plusieurs de ces titres sont disponible en anglais chez le fournisseur de digital comics ComiXology. Un autre de ses titres sh?nen, Ry? no Michi (1969, Le Voyage de Ryu), est disponible en français chez Glénat (Coll. Vintage).

Ishinomori a toutefois produit des histoires réalistes plus sérieuses, destinées à un public plus âgé, comme Sabu to Ichi Torimono Hikae (Weekly Sh?nen Sunday: 1966-68 et Big Comic: 1968-72, Prix Sh?gakukan en 1968, traduit en français chez Kana, collection Sensei, en quatre volumes), Kuzuryû (1974, l’histoire d’un vendeur ambulant de médicaments, traduit en français chez Kana, coll. Sensei), Miyamoto Musashi (1974, l’histoire du célèbre ronin, également traduit en français chez Kana, coll. Sensei), Sandarobotchi (Big Comic: 1975-81, une histoire sans beaucoup d’action qui se concentre sur le développement des personnages et la description de la vie quotidienne d’un fabriquant de jouets en bambou qui fait aussi du recouvrement de créances dans le quartier Yoshiwara d’Edo, la Tokyo du 18e siècle) ou Hotel (1984-98, prépublié dans Big Comic, compilé en 25 vols, gagnant du Prix Sh?gakukan en 1988, raconte la vie quotidienne du personnel et des clients d’un hôtel). Hokusai appartient à cette partie de l’oeuvre de Ishinomori mais demeure un ouvrage mineure dont on parle peu.

Ishinomori a également produit quelques ouvrages plus didactiques: Manga Nihon keizai ny?mon (1986, 4 vols., partiellement traduit en anglais par University of California Press sous le titre Japan Inc et en français chez Albin Michel sous le titre Les Secrets de l’économie japonaise en bande dessinée), Kurodaiku (publié dans Business Jump et qui se déroule dans le monde des affaires), ou encore Manga Nihon no Rekishi (une histoire ambitieuse du Japon publiée chez Chuo Kohron depuis 1989 mais qui reste malheureusement inachevée).

Sh?tar? Ishinomori a été un auteur polyvalent tant dans la diversité de ses sujets que de son style et surtout un mangaka très prolifique (il est connu pour avoir dessiné parfois plus de cinq cent pages en un seul mois et produit au-delà de 70,000 pages de manga durant les trente premières années de sa carrière–un exploit rendu possible en partie par la simplicité de son dessin et par l’utilisation d’assistants [Thierry Groensteen, L’univers des mangas, pp. 98-100; Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 139]). Il a eut une grande influence sur le genre (on retrouve parmi les nombreux artistes a avoir été ses assistants des noms comme Go Nagai ou Keiko Takemiya).

Il est malheureux de constater que l’ensemble de l’oeuvre des membres de cette première génération de grands mangaka, à laquelle appartient Ishinomori, a longtemps été ignoré par l’occident, probablement à cause de son style graphique qui, à l’opposé de la profondeur de ses sujets, était perçu comme trop simple (sinon enfantin et parfois caricaturale) pour être prit avec sérieux. Toutefois, ces dernières années, le public occidental (jusqu’à maintenant surtout en France) a finalement commencé à s’intéressé à ces auteurs qui ont définit le genre du manga, surtout grâce au travail d’éditeurs comme Glénat (avec sa collection Vintage) et Kana (avec sa collection Sensei). Dans le monde anglophone le réveille semble un peu plus lent mais des éditeurs indépendants comme drawn and quarterly ou Vertical semblent ouvrir la voie.


Hokusai est un personnage complexe qui est certes difficile à cerner dans le cadre d’un manga mais Sh?tar? Ishinomori réussi très bien à la faire (quoiqu’en près de six-cent pages!). La preuve de cette complexité, comme le dit lui-même Ishinomori dans sa postface, c’est que durant son exceptionnellement longue existence (en effet il était rare à l’époque de vivre jusqu’à quatre-vingt-dix ans), Hokusai a utilisé une cinquantaine de noms (ou variantes de noms) différents, a déménagé plus de quatre-vingt-dix fois et était presque constamment sur la route, à la recherche de nouveaux paysages à mettre sur papier ou d’une façon de se ressourcer. Cette étonnante vitalité a fait de lui un artiste très prolifique (environ 30 000 dessins!), ce qui lui a fait connaître de son vivant la notoriété mais jamais le succès financier et il vivra donc dans la pauvreté.

Ironiquement, comme c’est souvent le cas pour les grands artistes, c’est la postérité qui lui donnera le succès et lui conférera une grande influence sur l’ensemble du monde artistique (tant au Japon que dans le reste du monde, notamment sur les impressionnistes français avec le japonisme). Hokusai nous donnera donc des oeuvres iconiques tels les “Hokusai Manga” (1814-1834, 12 vols., ces carnets de croquis, illustrant la vie quotidienne de l’époque, auraient popularisé le mot “manga” mais il signifit plutôt ici des “esquisse spontanée”), “Le rêve de la femme du pêcheur” (c. 1820, une scène érotique [shunga] où une poulpe caresse une femme, réputée pour être à l’origine du concept de shokushu ou hentai tentaculaire), “La grande vague de Kanagawa” (1831, de la série Fugaku Sanj?rokkei, “Trente-six vues du mont Fuji”), ou encore les “Cent histoires de fantômes” (Hyaku monogatari, 1830-35).

Ishinomori précise toutefois qu’il a tenté d’esquisser une biographie romancée de Hokusai: “j’ai essayé plus ou moins de respecter les étapes de la vie de Hokusai, mais j’ai préféré mettre l’accent sur les zone d’ombres qui la composent” dit-il dans la postface, et il a donc “créé pour cela une sorte de personnage imaginaire.”


Le nom de Katsushika Hokusai (1760-1849), avec ceux de Utamaro et de Hiroshige, est devenu synonyme d’estampes japonaises (Ukiyo-e). Très jeune Hokusai, alors nommé Tetsuz?, s’intéresse à la peinture. Toutefois Ishinomori ouvre son récit non pas avec la naissance d’Hokusai mais avec les derniers moments de celui-ci, puis enchaîne avec l’instant où (en 1799, au seuil de la quarantaine), contemplant la constellation de la Grande Ourse (appellé hokutosei au Japon, où “hoku” signifit “nord”), il décide de changer son nom, maitre S?ri, pour Hokusai afin de “repartir à neuf.” Il a de la difficulté à faire accepter ce nouveau nom et doit réaliser des exploits publiques (comme peindre en 1804 un portrait géant du maitre zen Daruma) pour s’imposer à nouveau sur la scène artistique. Ce n’est qu’à la page soixante-treize qu’Ishinomori utilise un flashback (en fait un cauchemar) pour raconter l’enfance de l’artiste où il travaille comme livreur de livres, puis apprenti dans un atelier de gravure (1775), chez un fabriquant de miroir (son beau-père) et finalement auprès de l’artiste Katsukawa Shunsh? (1778-92) où il prend le nom de Shunr?.

Avec l’aide d’un autre flashback, Ishinomori poursuit son récit de la vie de Hokusai. Sa femme étant partie avec les enfants et renié par l’école Katsukawa, Hokusai connait des temps difficiles. Il reprend alors le nom de l’artiste décédé Tawaraya S?ri (1795-98) et continue sa recherche artistique en étudiant de nombreux styles (kano, Sessh?, la peinture chinoise, la gravure sur cuivre, etc.). Après avoir peint une décennie sous le nom de Hokusai (1799-1810) il n’est toujours pas satisfait de son style. Ayant atteint une grande notoriété, il organise des expositions et accomplit de nouveaux exploits (peindre sur un grain de riz, faire de nouvelles peintures géantes, performer pour le shogun), mais réalise qu’il a cessé de progresser. Il a cinquante ans. Il prends donc le nom de Taito (1811-19) et entreprends de nombreux voyages, observant les paysages de la campagne nippone, les habitations, et surtout les gens, dans leurs gestes de la vie quotidienne, qu’il esquisse sans cesse dans ses fameux “Hokusai Manga.” Il peint parfois sous le pseudonyme de Gaky?jin, c’est-à-dire “vieux fou du dessin!” Ishinomori nous décrit plusieurs anecdotes et mésaventures que Hokusai aurait vécu sur sa route.

Par la suite, le récit de Ishinomori est plus décousu et anecdotique. Dans le chapitre cinq, “Mon ami Hokusai (50 ans),” il raconte la collaboration houleuse entre Hokusai et l’écrivain Bakin. Dans le chapitre six, “Honjo Warigesui (85 ans)” [le titre réfère au quartier où est né Hokusai], alors qu’il est harcelé par le serviteur d’un riche seigneur qui désir lui passer une commande, Hokusai (alors nommé Miuraya Hachiemon) raconte les origines de sa famille et son enfance. Dans le chapitre sept, “Les trente-six vues du mont Fuji (67 ans),” Ishinomori revient sur les voyages de Hokusai avec une anecdote où un mystérieux individu attente à sa vie et l’accuse du meurtre de sa femme. Dans le chapitre huit, “Manji (74 ans),” Hokusai est troublé par de nombreux cauchemars (qui lui inspirent sans doute ses “Cent histoires de fantômes”) et harcelé par son petit-fils Eikichi qui lui réclame de l’argent. Dans le dernier chapitre, “Miroir de la Chine et du Japon (80 ans),” Hokusai passe ses journées à observer la mer et à dessiner inlassablement; il a la vision d’une jeune femme à demi-nue qui sort de la mer. Ishinomori clôt sont ouvrage avec un épilogue où il revient sur les derniers moments de Hokusai en 1849.


Hokusai est un excellent manga. Le dessin est simple mais efficace et s’apparente beaucoup à celui de Tezuka (c’est normal puisqu’il l’admirait et a été son assistant). Bien sûr, les nombreux changements de nom et flashbacks peuvent créer de la confusion chez le lecteur mais on s’habitue vite aux techniques narratives de Ishinomori. Le récit est empreint de beaucoup d’humour et serait un livre accessible à tous si ce n’était des nombreuses frasques amoureuses de Hokusai qui sont autant d’opportunité pour illustrer de la nudité (ce qui est habituel pour les japonais). Un aspect que j’apprécie particulièrement est le fait que Ishinomori introduit beaucoup de reproductions des dessins de Hokusai pour illustrer et jalonner le récit. Finalement, malgré qu’il semble prendre beaucoup de liberté avec la vie de Hokusai, Ishinomori en livre l’essentiel d’une façon agréable qui impressionne probablement plus l’esprit du lecteur que ne le ferait une lecture plus académique. Tout cela en fait une lecture incontournable et je le recommande chaudement.

Hokusai, par Sh?tar? Ishinomori. Bruxelles, Kana (Coll. Sensei), juin 2010. 18,0 x 12,7 x 3,5 cm, 592 pg., 15,00 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-5050-0893-4. Recommandé pour “public averti” (14+ à cause de scènes de nudité).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Hokusai © Shotaro ISHInoMORI / Ishimori Production. All Rights resersed. © Kana (Dargaud-Lombard s.a.) pour la traduction française.

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Library Wars

Toshokan Sens? (????? / Library War) first came out as a light novel series (written by Hiro Arikawa and published by MediaWorks in 2006-07; translated in french by Glénat in their Roman Manga collection). It was then adapted into a manga series by Kiiro Yumi (serialized in Hakusensha’s LaLa magazine since 2007, document.write(“”); translated in English by Viz Media and in French by Glénat). Both novel and manga series are available in french from the Montreal libraries network. I will definitely add those to my reading list since I work in a library and find the concept totally hilarious! However, as it is often the case in Japan, it was later adapted into a 12-episode animated series (directed by Takayuki Hamana and produced by Production I.G, it aired in 2008 on Fuji TV’s Noitamina segment) before being made into a live-action movie directed by Shinsuke Sato in April 2013. [See AsianWiki for more details on the movie]
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In 2019, the Japanese government (following a trend that we start seeing today in many developed societies) pass a very strong censorship law in order to protect the country but it has the adverse effect of dangerously diminishing the freedom of expression. An armed force is created to search and eliminate any documents that contravene the law. However, libraries in Japan have their own law that gives them freedom in collecting and offering their materials, guaranteeing privacy to their users and categorically opposing any type of censorship (it’s based on the Statement on Intellectual Freedom in Libraries, a real law passed in 1954 and amended in 1979). Therefore, an armed force is created to protect libraries against such censorship. The story follows Iku Kasahara, a young woman who had always dreamed to join the Library Defense Force, as she becomes a recruit and discovers all the challenges of a paramilitary life.

Yesterday, we’ve learned from Anime News Network that “Montreal’s Fantasia International Film Festival will screen the Canadian premiere of the live-action Library Wars film this summer”. Fantasia’s scheduling is yet to be announced.

In the meantimes, you can have a quick look on the movie’s trailer Dailymotion:

https://dailymotion.com/video/xzgom7

Update: Now you can also read my comment on the movie.

[ Traduire ]

Thermae Romae

“Lucius Modestus, document.write(“”); architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!! Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ?” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Ce manga est une comédie fantastique (fantasque?) un peu loufoque et même parfois grossière. Ce ne serait qu’un manga moyen (bon parce qu’hilarant, mais sans plus) si ce n’était des prémices plutôt ingénieux de cette histoire. Toutefois, pour moi personnellement, ce manga est particulièrement intéressant et amusant car il allie mes plus grands amours: le Japon et la Rome Antique, l’histoire et le manga! Qui plus est, il met en scène des personnages historiques qui me sont chers: l’empereur
Hadrien, son successeur désigné Aelius Caesar, le jeune Lucius (fils d’Aelius et futur co-empereur Lucius Verus), le jeune Marcus (futur empereur Marc-Aurèle) et Antonin (Sénateur, futur empereur et père adoptif de Lucius et Marcus).

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Ici je dois avouer avoir passé un peu plus d’une demi-douzaine d’années à étudier l’histoire romaine à l’université. Je me suis intéressé à des sujets comme les loisirs à Rome, leurs possible rôle dans la démoralisation romaine et les éventuelles conséquences sur le déclin de l’empire. J’ai consacré mes thèses de maîtrise et de doctorat à la vita veri, la vie du co-empereur Lucius Verus au sein de l’Histoire Auguste, un corpus de biographies d’empereurs du IIe et IIIe siècle, vraisemblablement écrit au IVe siècle (je suggère de lire aussi la vita hadriani et la vita aeli pour plus d’information sur la période historique où se déroule ce manga). Sur ce genre de sujet je doit m’efforcer d’être bref car je pourrais sans doute en parler pendant des heures. Mais, bon, vous voyez pourquoi je trouve ce manga particulièrement intéressant et amusant.

Thermae Romae (les thermes, ou bains, romains en latin) n’est évidemment pas qu’une simple comédie. L’histoire est bien écrite et supportée par une recherche sérieuse du détail. Les dessins (particulièrement les visages et les arrières-plans) sont dans un style réaliste, ce qui est plutôt rare pour un manga (surtout pour une comédie). Chacun des chapitres est suivi de commentaires et de notes explicatives par l’auteur. Ce manga, en plus d’être un divertissement agréable, nous offre beaucoup d’information tant sur la culture japonaise que romaine (qui, étrangement, semblent comporter de nombreux points communs).


Thermae Romae, vol. 1, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Mars 2012. 13.2 x 18.0 x 1.4 cm, 186 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-4909-3. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).

“Les aventures thermales de Lucius se poursuivent sur les chapeaux de roue. Si l’humour est toujours aussi présent (un orgueilleux citoyen romain pris pour un dieu japonais de la fertilité suite à un malentendu, puis enfermé dans l’enclos aux crocodiles d’un parc d’attractions, ou encore terrifié mais excité par sa première glissade sur un tobogan aquatique) notre architecte semble être de plus en plus dépassé par les événements : devenir un proche de l’empereur, s’est s’attirer l’inimitié de gens puissants. Lucius va-t-il se retourver au centre d’un complot politique ?” [Texte du site de l’éditeur]

Thermae Romae (????????), écrit et illustré par Mari Yamazaki, a d’abord été prépublié par Enterbrain dans leur magazine mensuel de manga seinen Comic Beam (entre février 2008 et avril 2013) avant d’être compilé en six volumes (le premier est paru en novembre 2009 et le dernier paraîtra en juin 2013). La traduction française est publié par Casterman (Collection Sakka) depuis mars 2012 et les cinq premiers volumes sont déjà parus. La traduction anglaise est publiée par Yen Press (deux volumes de parus jusqu’à maintenant). Il a été honoré à deux reprises en 2010: le Prix Manga Taisho et le Prix culturel Osamu Tezuka pour une histoire courte.

Le second volume s’ouvre sur quatre planches en couleurs. Lucius Quintus Modestus est dévasté par la demande de divorce de Livia, sa femme. Il n’aurait peut-être pas dû passer trois ans à Jérusalem pour aider Hadrien. Son ami, le sculpteur Marcus, le réfère à une prêtresse dont les potions doivent surcharger sa virilité et il tente ainsi de regagner les faveurs de sa femmme. Mais celle-ci, croyant les rumeurs qu’il était l’amant d’Hadrien, s’est remarié et est enceinte! Il s’efforce donc de continuer son travail et doit trouver une façon d’expliquer à des barbares comment se comporter aux thermes (cela me rappelle d’ailleurs un album pour enfants que j’ai vu à la bibliothèque — mais cela est une autre histoire).

L’histoire suit son cours mais je dois avouer qu’après deux volumes les voyages dans le temps répétitifs de Lucius pour combler ses besoins d’innovation deviennent rapidement lassant. Heureusement l’auteur introduit quelques éléments nouveaux pour agrémenter le récit (la femme de Lucius ou les soldats d’origine barbare qui reçoivent la citoyenneté en remerciement de leurs service). Je trouve aussi intéressant qu’elle tente d’introduire un semblant d’intrigue politique, particulièrement en abordant la question de la succession d’Hadrien.


Thermae Romae, vol. 2, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Mars 2012. 13.2 x 18.1 x 1.8 cm, 202 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-4910-9. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).

“L’aventure spatio-temporelle continue pour notre cher architecte Lucius. Pris au piège par des sénateurs véreux, il retourne la situation à son avantage avec brio grâce à sa foi en la grandeur des Thermes ! Reconnu maintenant comme le nouvel architecte de l’Empire, les commandes affluent de tous côtés et c’est une nouvelle fois dans le Japon contemporain qu’il puise son inspiration et innove en construisant ici une ville thermale, là une baignoire individuelle en bois et là-bas des bains totalement divins !“ [ Texte du site de l’éditeur ]

Il est amusant de constater que Mari Yamazaki ne se destinait pas à une carrière de mangaka. Née à Tokyo en 1967, elle passe son enfance à Sapporo où sa mère, musicienne, est membre de l’orchestre symphonique. Après avoir voyagé en Europe, elle s’installe à Florence à dix-sept ans pour y étudier la peinture à l’École des Beaux-Arts. Après une décade passée en Italie, souvent dans des conditions difficiles, elle revient au Japon. Elle subvient à ses besoins par toutes sortes de petits travaux (animatrice télé, reporter, professeur d’italien à l’université, etc.). En 1997, uniquement dans l’espoir de remporter une bourse, elle participe à un concours organisé par Kodansha dans le but de recruter des dessinateurs débutants. C’est ainsi que commença sa carrière de mangaka. Après son mariage à un professeur de littérature comparée italien, elle voyage avec lui, au gré de son travail, en Égypte, en Syrie, au Portugal pour finalement s’établir à Chicago.

En s’inspirant surtout de ce quelle aime (l’Italie, l’histoire) et de son expérience personnelle (sa famille, ses voyages, son travail d’artiste) elle a publié depuis 2001 plus d’une douzaine de manga: M?retsu! Italia Kazoku (2006), Sore de wa Sassoku Buon Appetito! (2007), Rumi to Maya to Sono Sh?hen (2008, 2 vol.), Italia Kazoku F?rinkazan (2008), Sekai no Hate de mo Manga Egaku (2009, 2013; 3 vol.), Arabia Neko no Gorumu (2010, 2 vol.), Sweet Home Chicago (2010, 2013; 2 vol.), Jakomo Fosukari (2011), etc. Son manga le plus populaire est sans conteste Thermae Romae. Un seul autre titre a, jusqu’à maintenant, été traduit en français: Pil (Casterman, Coll. Écritures, avril 2013). Son plus récent ouvrage est une version illustrée de la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson prépubliée dans Kiss, un magazine josei bimensuel publié par Kodansha (extrait du manga).

Il est a noter que la biographie de Yamazaki publiée dans les volumes de Thermae Romae (et sur le site de Casterman) comporte une erreur importante: son mari n’est pas le potier italien rencontré à la gare de Bruxelles et qui l’invite à venir étudier en Italie en 1984 mais le petit-fils de celui-ci. On omet aussi de mentionner que le père de son fils n’est pas le petit-fils du potier mais un poète italien rencontré lors de son premier voyage en Italie (même la biographie sur wikipedia se trompe sur ce sujet; l’information a été confirmé sur le site officiel de Mari Yamazaki).

Dans le troisième volume de Thermae Romae, Lucius Modestus doit d’abord déjouer un complot que le sénat ourdit contre sa personne (j’aime bien l’idée que les brigands soit les descendants des survivants de l’éruption du Vésuve en 79), trouver un façon de garder Aelius bien au chaud lors de sa campagne en Pannonie et, finalement, reçoit d’un affranchi la commande pour construire des bains tape-à-l’oeil. La rencontre avec un jeune architecte japonais qui doit faire face à une demande similaire l’inspirera. Yamazaki réussi à éviter l’essoufflement de son récit en amenant Lucius à découvrir un peu plus de la culture japonaise. En comparant le deux cultures, elle suscite une réflexion sur l’expérience de découvrir une culture différente (ce qu’elle a elle même vécu en voyageant en Europe) et sur la perception que l’Occident a de la culture nippone.


Thermae Romae, vol. 3, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Juin 2012. 13.0 x 17.9 x 1.5 cm, 194 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-5082-2. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).

“Rome est au plus mal. Aelius Caesar, le successeur annoncé d’Hadrien, vient de rendre son dernier soupir… Et pour couronner le tout, Lucius se retrouve une nouvelle fois transporté dans le temps pile au moment où l’empereur lui confie une mission capitale pour le maintien de la Pax Romana ! À son arrivée, stupéfaction ! Lucius, croit voir la déesse de la lune en personne se dresser devant lui ! Qui est cette jeune femme et pourquoi sera-t-elle un atout fondamental pour Lucius ? Notre architecte n’est pas au bout de ses surprises, d’autant qu’il semble désormais « coincé » chez les visages plats… De quoi faire pléthore de découvertes !” [ Texte du site de l’éditeur ]

Le succès de Thermae Romae est sans aucun doute lié aux prémices ingénieux de l’histoire, son humour et à sa capacité de nous faire découvrir la culture romaine tout en suscitant une réflexion sur celle du Japon moderne. Je crois toutefois qu’une bonne part de ce succès est également due au style réaliste du manga. Cela, bien sûr, tient au fait que Yamazaki a reçu une formation artistique classique. Son style plus réaliste est parfait pour dépeindre tant les détails de la Rome antique (architecture, statuaire) que les visages occidentaux des romains et se démarque ainsi du style stéréotypé que l’on rencontre habituellement dans le manga.

Avec le quatrième volume, le manga prends une direction différente qui brise le cycle des aller-retours temporels de Lucius et donne un nouveau souffle au récit. Suite au décès d’Aelius, Lucius se voit confier une mission capitale pour assurer la succession d’Hadrien: la rénovation des bains de Baïes en Campanie. Mais en pleine conversation avec Hadrien, il disparait à nouveau et se retrouve cette fois coincé au Japon. Il fait la rencontre de la brillante Satsuki Odate, une geisha de station thermale très éduquée qui s’intéresse à la Rome antique et sait parler latin! Le fait d’avoir une interprète va permettre à Lucius de découvrir encore plus d’aspects de la culture japonaise moderne (dont l’électricité). Il fait également la rencontre avec la jument Hanako. Autant de raisons qui rendent son retour difficile!

Thermae Romae, vol. 4, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Octobre 2012. 13.4 x 18.2 x 1.7 cm, 194 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-6040-1. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).


“Grâce à la jolie Satsuki, Lucius continue d’approfondir ses connaissances des stations thermales japonaises, l’occasion pour les deux tourtereaux de passer du temps ensemble. Entre deux leçons particulières, Lucius se frottera à la pègre locale et fera la connaissance du grand-père de Satsuki qui lui fera découvrir la médecine traditionnelle japonaise. De retour à Rome pour un bref instant, Lucius apprend que l’état de santé de l’empereur Hadrien s’est encore dégradé, au point que celui-ci a perdu tout espoir. Hélas, Lucius ne contrôle pas ses voyages spatio-temporels et le voila à nouveau arraché à la Rome antique ! Quand pourra-t-il venir au chevet d’Hadrien pour le faire bénéficier de ses découvertes médicales ?” [ Texte du site de l’éditeur ]

Dans le cinquième volume il est moins question de bains romains que de différents petits aspects de la culture romaine: comment on montait à cheval, les massages thérapeutiques, l’importance de restaurer les anciennes constructions au lieu de les reconstruire (les vieux bâtiments personnifient le passé, la culture et prennent de la valeur, une certaine patine, avec le temps) ou le fait que le suicide n’était pas un tabou dans l’antiquité. Le récit se diversifie, donc, et la relation entre Lucius et Satsuki s’étoffe. La présentation du voyage dans le temps et l’espace (qui demeure toujours inexpliqué) se raffine: lorsqu’il disparait en pleine conversation avec Marcus dans les bains de Baïes, son corps devient transparent avant de s’effacer. Son attachement à la jeune femme, à la station thermale d’It?, sa volonté de la protégé des “brigands” de yakusa, l’empêche de rester à son époque afin de restaurer la station thermale de Baïes et de voir à la santé d’Hadrien. Il lui reste certainement quelques choses à faire ou a apprendre au Japon… Le volume se termine sur un suspense et nous fait languir pour le prochain et dernier tome! Un très bon manga!

Thermae Romae, vol. 5, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Janvier 2013. 13.4 x 18.2 x 1.6 cm, 194 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-6206-1. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).


Le volume six, qui doit sortir très bientôt au Japon, paraîtra sans doute en français d’ici la fin de l’été 2013 (Amazon l’annonce pour juillet). Je le commenterai sans doute à ce moment-là.

Thermae Romae a été adapté en une courte série d’animation (six épisodes d’une quinzaine de minutes chacun) ainsi qu’en un film long-métrage que nous commenterons dans un billet séparé (en anglais).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Thermae Romae © 2009-2013 Mari Yamazaki. © Casterman 2012-2013 pour la présente édition française.

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Les vacances de Jésus et Bouddha !

Alors que je regardais l’émission Imagine-nation sur NHK World mardi dernier (le 21 mai, document.write(“”); vers l’heure du souper) j’ai fait la découverte d’un nouveau manga présenté par l’émission. Il s’agit de Sei Onii-san (??????? / Saint Young Men) dont le titre français est Les vacances de Jésus et Bouddha. L’auteur est Hikaru NAKAMURA. Ce n’est rien de bien récent (huit volumes parus au Japon depuis janvier 2008 et cinq volumes déjà disponibles en français chez Kurokawa depuis mars 2011 — le vol. 5 étant parus en mars 2013) mais ça a l’air tellement drôle que je crois que ça vaut la peine d’y jeter un coup d’oeil. Je me suis donc réservé le premier volume à la bibliothèque municipale.
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Sur le site de l’éditeur français on décrit l’histoire comme suit: “Après avoir oeuvré au bonheur de l’humanité pendant 2000 ans, les deux amis décident de prendre quelques vacances en louant un petit appartement sur Terre. Ils vont découvrir un mode de vie bien éloigné du paradis et vous offrir un regard inédit sur notre quotidien. Vous apprendrez ce que ressent Jésus quand on le prend pour Johnny Depp, ou ce que pense Bouddha de ces statues à son effigie, qui ont tant de succès dans les magazines de décoration.” Ça me rappelle vaguement les prémices du Satirycon de Pétrone. Pas super original mais sûrement hilarant.

Hikaru NAKAMURA est une jeune mangaka qui ne semble avoir publié qu’un seul autre manga: ?????? ? ???? (Arakawa Under the Bridge) une comédie romantique prépublié dans Young Gangan, compilée en treize volumes (jusqu’à maintenant) et qui a été adapté au cinéma. Si Sei Onii-san est de retour dans l’actualité nippone c’est qu’un film d’animation vient tout juste de sortir dans les salles japonaises (scénario de Rika NEZU et réalisation de Noriko TAKAO). En voici la bande-annonce sur Youtube:


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References Manga

Cela faisait un bon bout de temps qu’il n’y avait pas eut de livres de référence sur le manga de publié (à part la pléthore de livres sur comment dessiner dans le style manga!). Toutefois, document.write(“”); je viens de prendre connaissance de la publication récente de deux de ces références. Je ferai tout mon possible pour les commenter dès que je les aurai trouvé (le réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal devrait en faire l’acquisition bientôt) et consulté. Cela s’ajoutera à ma série de commentaires que j’avais intitulé “Anime & Manga Reference Desk” (ainsi qu’à la liste “Essential anime & manga references” que je n’ai malheureusement pas mise à jour depuis longtemps) et que j’avais publié dans Protoculture Addicts (je planifie d’ailleurs de reprendre ici, en français, cette série de commentaires bibliographiques).
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La première de ces réréfences nous viens des éditions Kazé (qui avaient publié les deux éditions du Guide Phénix) sous la supervision de Sébastien Kimbergt (journaliste du magazine Animeland). Intitulé Le Meilleur du Manga: Édition 2013 (Les conseils des pros pour s’y retrouver dans la masse !), ce guide a pour objectif d’orienter le lecteur et de l’aider à choisir les meilleurs manga à travers la très grande quantité de titres disponibles. Pour ce faire, le guide a compilé les top 5 d’une centaine de professionnels du livre et du divertissement, tirant leur sélection parmi les 550 titres publiés en France entre septembre 2011 et août 2012, afin de produire un top 20 des ouvrages les plus populaires et unanimement célébrés. On y trouvera également “des guides de lecture thématiques, des trucs et astuces pour choisir une nouvelle série à lire, mais également des articles de fond, des infos amusantes et deux interviews de mangakas : Rei TOMA, l’auteure de l’Arcane de L’Aube et Kaoru MORI l’auteure de Bride Stories”. L’ouvrage de 192 pages, qui se vend pour 7,95€ ($13.95 Cdn), est disponible dans les librairies depuis le 23 janvier 2013, en France, et depuis mars au Québec. (Source: Animeland)

La seconde référence est un peu moins récente. Manga: Les 120 incontournables; La mangathèque idéale, écrit par Olivier Richard et publié par 12 Bis, nous offre une sélection subjective de 120 titres de manga jugés incontournables, présenté alphabétiquement, divisé selon les catégories d’âges habituelles (shônen, seinen, shôjô et josei). Chacune des notices, en plus des information bibliographiques, offre un résumé de l’histoire et un commentaire critique. Animeland nous apprend également que l’ouvrage ne comporte AUCUNE illustration. Parus en novembre 2012, l’ouvrage (10×15 cm, ISBN : 978-2-35648-451-2) de 300 pages se vend pour 9.90 € ($17.95 Cdn) et est disponible au Québec depuis janvier 2013.

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Hitler de Shigeru Mizuki

“Mizuki pose une question aujourd’hui encore sans réponse : qui était Hitler ? Pour résoudre cet effrayant mystère, document.write(“”); il convoque les avatars du Führer : l’étudiant famélique, le caporal bavarois, l’agitateur politique, le chancelier du Reich, le chef de guerre. De la synthèse de ces images multiples et contradictoires naît un personnage rusé et naïf, cabotin et cruel, inquiétant et ridicule, silhouette dérisoire qui rit, sifflote, enrage, pleure et répète : «Mon empire durera mille ans.»”
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“Son expression se concentre dans ses moustaches et surtout un regard, tour à tour hypnotique comme celui de Mabuse ou mouillé comme celui d’un chien battu. Pour décor, le mangaka use de photos d’archives, qui soulignent la froide réalité de la tragédie mais aussi créent l’ambiance expressionniste et angoissante d’une Allemagne hantée, où rôde la Mort montée sur son cheval pâle.”

“Claire et didactique, cette biographie déroule les étapes d’une catastrophe implacable, rythmée par le bruit des bottes. Si elle reproduit parfois la légende hitlérienne, noire ou dorée, elle évite de diaboliser son sujet, qui demeure humain, trop humain. Terré dans son bunker, l’artiste frustré meurt dans l’écroulement de son oeuvre, le Reich de mille ans. Il n’est plus qu’un cadavre anonyme parmi des millions d’autres. Le charnier de l’Histoire engloutit les victimes et leurs bourreaux. Et les ruines de Berlin évoquent celles de Hiroshima ou Nagasaki. La folie de Hitler est celle d’un homme, de tous les hommes”. [ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Shigeru Mizuki est un de ces mangaka de la vieille génération (comme les Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) qui racontent des histoires relativement simple dans un style plutôt grossier et parfois caricatural. Né en 1922, il démontra tôt un talent artistique prometteur mais la 2e guerre mondiale ne lui donna pas la chance de faire carrière. Conscrit en 1943, il se retrouve en Papouasie-Nouvelle-Guinée où il vit l’horreur (malade, il survit de peu au massacre de son unité) et est grièvement blessé lors d’un bombardement allié à Rabaul en 1944. Amputé du bras gauche, il réapprend à dessiné de la main droite et, entre autres petits boulots variés, travaille comme artiste et conteur de kami-shibai (récit agrémenté de cartons illustrés qui est présenté par un conteur de rue). Il en vient aux manga sur le tard, avec la publication de Rocket Man en 1957. Il publie d’abord surtout pour le marché du Kashibonya (livres en locations à bas prix) puis joint le magazine Garo à ses débuts en 1964. Mizuki est “avant tout un créateur d’histoires de fantômes” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 15) et est surtout connu pour sa série d’histoire de Kitaro (Hakaba Kitaro [Kitaro du cimetière] et Ge ge ge no Kitaro [Kitaro le repoussant] sérialisés dans la magazine hebdomadaire Shônen de 1965 à 1969) ainsi que de nombreux autres récits d’horreur et d’épouvante inspirés des yokai (monstres) du folklore traditionnel japonais. Écrivait-il ce genre d’histoires parce qu’il était hanté par toutes ces morts dont il fut le témoins durant la guerre?

Avec les années ’70 il est finalement prêt à aborder directement un autre genre d’horreur: celle qu’il a vécut durant la guerre. En 1971, il prépublie Gekiga Hitler (??????? / Hitler: une biographie) dans le magazine hebdomadaire seinen Manga Sunday des éditions Jitsugyô no Nihonsha (qui le compilera ensuite en un seul volume en 1972). Cet ouvrage est pour lui une sorte de “projet pédagogique qui vise à lutter contre la propagande [c’est à dire la vision révisionniste des nationalistes japonais, nostalgiques du militarisme impérial] et l’ignorance” (Hitler, introduction, p. 8). C’est à la fois une introspection personnelle, où il cherche à comprendre ce qui lui est arrivé pendant la guerre, et une façon d’offrir à ses lecteurs des éléments de réflexion sur un sujet que la plupart des gens préfèreraient garder sous silence. En 1973, il poursuit cette recherche avec la publication de Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths / Opération Mort), un “récit antimilitariste qui dénonce le sacrifice aveugle et vain” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) des soldats et directement basé sur sa propre expérience en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Opération Mort lui ayant donné un goût pour l’autobiographie, il publie donc Nonnonb? to ore (lit. “Mémé et moi” / NonNonBâ) en 1977. Il y fait un retour sur son enfance et explique comment il a découvert, à travers les récits d’une vieille femme, tout le “bestiaire” surnaturel traditionnel des japonais. Il poursuit en 1988 avec Comic Showa-Shi, une histoire du Japon en manga traitant de l’ère Showa (1926-1989) en huit volumes. Finalement, en 2006, il débute une nouvelle série où il s’attaque à une véritable autobiographie: Mizuki Shigeru Den (La vie de Mizuki). Son style et ses récits humains, exprimant un profond respect pour toute forme de vie, font de lui “l’un des précurseur du mouvement gekiga des années ’60, qui visait à introduire un dessin plus réaliste” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). Sur le mouvement gekiga, je vous réfère à mon commentaire sur A Drifting Life par Yoshihiro Tatsumi (en anglais; pour d’autres références en anglais vous pouvez consulter la notice d’ANN sur Mizuki ainsi que l’épisode CVI de “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” consacré à Mizuki).


Shigeru Mizuki fait partie de ces auteurs dont l’étrange style mi-réaliste, mi-caricatural et les récits plus propices à la réflexion qu’au divertissement rendent plutôt impopulaire en occident. Ces auteurs (dont Shin’ichi Abe, Seiichi Hayashi, Susumu Katsumata, Shôhei Kusunoki, Imiri Sakabashira, Oji Suzuki, Yoshihiro Tatsumi — plusieurs sont d’ailleurs passé par le magazine Garo) seraient probablement restés de parfait inconnus si ce n’est du travail de quelques éditeurs qui n’hésitent pas à prendre des risques pour nous les faire connaître. Du côté anglophone on peut citer Drawn & Quarterly, un éditeur montréalais qui a publié plusieurs titres de Mizuki et de Tatsumi. Du côté français, il y a l’incontournable Éditions Cornélius (leur site étant en flash il n’y a malheureusement pas de lien direct vers leur catalogue, mais ils ont publié une dizaine de titres de Mizuki: NonNonBâ (2006), 3, rue des Mystères vol. 1-2 (2006-09), Kitaro vol. 1-10 (2007-11), Opération Mort (2008), Micmac aux enfers (2010), Mon copain le kappa (2010), Kappa et compagnie (2010), La mort, kappa et moi (2011), Hitler (2011) et Vie de Mizuki vol. 1 (2012)).

Sur Hitler de Shigeru Mizuki, il est difficile d’en rajouter sur ce que dit le texte du rabat intérieur de couverture (cité en début d’article). Une biographie d’Adolf Hitler demeure encore aujourd’hui un sujet très sensible, rarement abordé en bande-dessinée (cela nous rappel bien sûr le Maus d’Art Spiegelman ou L’Histoire des 3 Adolf d’Osamu Tezuka; il existe également une adaptation de Mein Kampf en manga, que je n’ai pas encore lu mais que j’aimerais bien éventuellement commenter). Mizuki nous présente le personnage d’une façon très objective mais désamorce la possible controverse en lui donnant une apparence caricatural. Le style de Mizuki offre d’ailleurs un “contraste entre des personnages sommaires et des décors minutieux” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 47), contraste frappant qu’il accentue en reproduisant des photos d’époque pour illustrer ses arrières-plans (contraste que Paul Gravett note comme étant l’une des caractéristiques du gekiga; Manga: Sixty Years of Japanese Comics, ch. 04, p. 49).

Le récit d’Hitler est intéressant, facile à lire. Ce n’est certes pas une biographie exhaustive et il ne résous pas tout à fait le débat sur qui était vraiment Hitler (un monstre? un fou? un homme ordinaire qui a fait ce qu’il croyait nécessaire? C’est au lecteur d’en juger). Toutefois, ce que nous offre ici Mizuki (un auteur maintes fois récompensé — entre autres à Angoulème pour NonNonBâ en 2007 et pour Opération Mort en 2009), c’est une leçon d’histoire excellente et toujours pertinente qu’un manga a plus de chance de transmettre à la jeune génération (tout au moins celle des années ’70, à qui ce manga était destiné) qu’un cours magistral. À lire certainement.

Hitler, par Shigeru MIZUKI. Paris, Éditions Cornélius (Coll. Pierre), 2011. 17 x 24 x 3 cm, 296 pg., 25,50 € / $47.50 Can. Sens de lecture japonais. ISBN: 978-2-36081-022-2. Recommandé pour jeune adulte (16+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Hitler © Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. All rights reserved. Édition française © Cornélius 2011.

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Toren Smith (1960-2013)

This week, document.write(“”); I was aghast to learn (via Anime News Network and James Hudnall) that one of the founding pillar of the manga industry in North America had passed away. Toren Smith was probably the first to go to Japan in order to negotiate publishing rights for manga titles, translate them into English (working with his friend David Lewis, later known as Dana Lewis, whom he met in Japan) and team up with American comics companies (like Viz, Eclipse and Dark Horse) to publish them — for that purpose he created Studio Proteus and thus kickstarted the manga industry in North America. For this we should all be immensely grateful and indebted to him.
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I met Toren for the first time in August 1989 at the San Diego Comic Convention, where my friend Alain Dubreuil and I interviewed him for Protoculture Addicts, and I kept seeing him in several other conventions after that. However, my wife knew him quite well. Married twice (mostly to the artist Tomoko Saito), he led a full and interesting life. He was an enthusiastic and multitalented individual, a shrewd businessman (he didn’t talked much about it but a good part of his income came from translating hentai manga, most of them published through Fantagraphics‘ imprint MangErotica) and a great guy. He brought us so many excellent manga, gave us (with Adam Warren) the Dirty Pair comics and even had a cameo appearance in the anime Gunbuster (at first I thought he had seriously pissed off Gainax people, because when someone put you in their animation only to kill you off it’s usually not out of love, but I later learned that it was meant as an expression of great respect and friendship).

Toren Smith died on Monday March 4th 2013 at age 52 (way too young) and the cause of his death has not been made public. My wife and I want to express our most sincere condolences to Toren’s family, friends and fans. Requiescat in pace Smith Toren!

Many members of the anime and manga community commented on his passing (Japanator, Right Stuf, The Fandom Post, All Day Comics, Gilles Poitras, The Mike Toole Show and I’m sure you can find more on Google), but if you have to read only one piece about Toren I suggest you check the obituary by Jonathan Clements.

For my part, as a tribute to Toren Smith’s life and career, I would like to offer you the interview we made with him and published in Protoculture Addicts #7 (pages 21-24) in the Spring 1990. Read the interview after the jump:

An Interview with Toren Smith

PA: Tell us about your background in Japanese animation: what are the series that marked your youth and how did you get so hooked to this japanimation thing?

TS: When I was a kid there were only two Japanese animation on TV, at least where I lived. Interesting enough, I liked them both. I didn’t like much else that was on TV, but I remember liking both of the shows. One of them was Kimba the White Lion, one of [Osamu] Tezuka’s works, and the other one was a show called Marine Boy, based on a Japanese show called Marine Kid which is really minor and obscure. Most of the Japanese people I talked to just never heard of it, even Japanese animation fans; but we have to remember there have been 500 animation series in Japan for the past 20 years, so it’s hard to remember them all. So that’s pretty much what I remember of when I was a kid. I remember liking Kimba quite a bit. I would actually hurry home from school so I could watch that one.

As far as getting turned on more recent stuff, what happened was that I moved from Calgary to California. I was living with a friend of mine in North California and she was a very popular SF/Fantasy artist. One of her fans came up to visit her and said, “have you ever seen Japanese animation? You got to see it, it’s great!” So we went to his grandmother’s house where he was staying and watched Japanese animation. He showed us Cagliostro Castle, the [Hayao] Miyazaki Lupin film. It was subtitled in English. We were all just completely blown away by that. He also showed us Phoenix 2772, the Australian dubbed version which didn’t impressed us as much but was still pretty good. When we came back the next week-end, he showed us Crusher Joe, some episodes of Urusei Yatsura and a couple of other things like that. My friend and I were completely astonished to find out that this stuff existed since we had never heard of it. And he told us about the C/FO [Cartoon/Fantasy Organization].

The person who did all this was James Hudnall, who of course is now writing for Marvel Comics. He does Alpha Flight, Strike Force Morituri and recently did Luthor for DC. It’s kind of interesting that he was the one who started us all on it. So, it’s pretty much how I got into it. And then from there, of course, I got interested in the manga itself.

PA: What were your first involvements with the animation fandom in this country?

TS: What happened was, James Hudnall decided he liked the area up there so much (we are living in Santa Rosa, around that very nice area about fifty miles north of San Francisco, the Sonoma county with a lot of wineries around) that he wanted to moved there. He was still a computer programmer at that time. He packed up everything, bought a house, and moved up there but he missed going to the C/FO meetings that they were having down in Southern California. I mean this was when the C/FO really did something, when people were still getting involved doing a lot of things. So we started a C/FO chapter – he started it and I came in to help out on it. I was working as a computer programmer at that time as well. So I started helping him out by making translation booklets. I would just take sheets of 8 by 11 paper, and use the IBM Selectric typewriter at work to produce a master copy, switching the balls to make different typefaces. I’d paste in drawings clipped out of animation magazines, then Xerox it off on the company machine when no one was around, fold it over once, and we’d give them away at the meetings. A lot of people would come and watch all different kinds of animation. I started collecting it about that time too.

Then I got contacted by a friend of mine, John McLaughlin, who is a SF fan and was putting on BayCon. He asked us to do an animation room, which was very progressive of him because at that time not many people had ever done one. That was BayCon ‘84. We had just a little tiny room – a room where the beds fold up into the wall. Well, it was jammed, it was absolutely packed with people, from the time it opened till the time it closed. John saw this and said, “God! It looks really popular! Next year we’ll have a bigger room”. So in ’85 we had a much bigger room. That was the first year I put together one of those animation booklets. It was stapled together, it was twenty pages Xeroxed on both sides, some of them were blue, most of them were yellow and I got Lela Dowling to draw a really nice Lum on the front. That was the booklet that started everything off. Again the room was absolutely packed from morning till night. So John said, “OK, next year what if we run it 24 hours? I’ll give you a huge budget so you can rent all the stuff you want, buy all the films you want and print a really nice booklet”.

I contacted Steven Johnson, and after I’d written all the synopses, I drove down to his office and we worked twenty hours a day for three days putting everything together. It was originally printed with a black and white cover, but when Books Nippan asked us to reprint it a few months later, we had Lela Dowling color her original cover illustration. So that was the big BayCon ’86 book. I really wanted to do an expanded version, I really did. I had plans for it; [Yoshikazu] Yasuhiko even did me a cover – I got it at home on my wall in a frame; [Hayao] Miyazaki’s also doing one for me, but I’m not sure now when I’m going to have time to do the book – it might not be for years. Besides, with all the subtitling that’s being done, and the English version coming out, the need for such a book isn’t as great as it once was. Anyway, that was how I got involved in BayCon and came out of that.

PA: What brought you to Japan and how did Studio Proteus start?

TS: What happened was that I had been in pretty close contact with Frederik Schodt who wrote Manga! Manga! He called me up and said, “look, a friend of mine wants to start publishing Japanese comics in America, can you help him at all?” I said, “well, maybe”. So I got into contact with this person, Seiji Horibuchi who is now president of Viz comics. At that time he was running his own company called Green Communications which was doing location research for movies and stuff like that; he had nothing to do with comics at all. He had a connection with Shogakukan. He talked about it a little bit, he asked my opinion on a few things. A couple of years earlier, James Hudnall had been working part time for Eclipse Comics as a Marketing Director. He was pushing them to get Akira and Lone Wolf and Cub. We didn’t realize at that time that First Comics was also negotiating for those. But no one was really interested in Japanese comics back then; they didn’t think it could sell.

I started talking to Seiji a lot. For about a year we talked about it, and made various plans. More and more I felt that I wanted to go to Japan. This was something I really wanted to do. To go to Japan, meet some people and see what it was like. At that time I had figured I would just work for Viz as a translator. Seiji was saying that I’d do Urusei Yatsura and all sorts of other stuff. I finally packed up, sold everything, quit my job, took all the money I had and went to Japan. I went over there with James Hogan, the SF writer. We went to the Daicon SF convention. We flew to Tokyo, spent two days there and then flew directly to Osaka for the convention. At Daicon V, I met with [Osamu] Tezuka, Mamoru Oshii, Mamoru Nagano; I just met this incredible list of people and that was it. Once I made the contacts, I could start talking to people about things.

I didn’t actually start working on Kamui until early ’87. Back in early ’86, Seiji had decided, based on my recommendation, that he should co-publish the book with an already established American company. So I said: “you should go with Eclipse because they are interested and because they are close” (they are very close to San Francisco, about 75 miles north). Seiji kept telling me, during the fall of ‘86, “Don’t worry, we’ll give you Kamui, and we’ll give you another book, Mai [The Psychic Girl] or Area 88. That way you’ll have two books so that you can survive while living in Japan doing them”. I finally got a letter from James Hudnall telling he’d been given Area 88 and Mai and Viz had never even told me in my face. So I was stuck in Japan with only Kamui to live on. It wasn’t enough; I mean I would have starved to death. So I merely had to start doing things on my own. So I gathered up a bunch of stuff I really wanted to get the rights to and publish in English. And I took it to Seiji and said: “look, these are things we should get. I could help you get them and if I do, you’ll have to give me the translation work on it”. “Well”, he said, “we can’t do anything that isn’t Shogakukan right now; we have to do only Shogakukan works”. “OK, fine, fair enough. We can’t wait on these things or other people will get them”. So I went off and got them myself. I got Appleseed, and a bunch of other things. When I told Seiji, he got really mad at me. So I did Kamui for him but I never did anything else. The only reason I’m doing Nausicaä now is because [Hayao] Miyazaki insisted that I work on it. That was the big split between me and Viz and that’s why I decided to start Studio Proteus.

One thing I realized is that I wasn’t going to get the rights to anything unless I could fool these people into thinking that I was a real company. I got a very expensive suit, spent most of my last money on it, so I would look very professional, and I got some really nice business cards. I planned everything out. I would go to them and show them the business card. They’d see the business card and they’d see the suit and they’d figure “this guy must know what he’s talking about”. That’s all it was. And of course I had copies of the stories I’d written for Epic and Eclipse and other people like that. So that’s how Studio Proteus really got started – an expensive suit, a nice business card, and a line of B.S. I contacted the Appleseed people first of all and they were very interested. Also at that time we were negotiating for Nausicaä so all I had to tell people was that we were doing Nausicaä and immediately everyone would say “you must be a big company, if you’re doing Nausicaä” because everyone knows Nausicaä there, it’s the Watchmen of Japan, everyone knows it. So after that, things started to fall into place, and Studio Proteus was off and running.

PA: What’s the readers’ feedback on your present projects?

TS: It depends on how you count feedback. Most letters you get are positive because most people who don’t like something, hate it, or got pissed off at it, won’t write in; they’ll just grumble to their friends. But if they like it, they’ll want to write, show their approval and maybe get published; so most of the letters we get are positive. From talking to other writers about how fan mail tends to run, I’ve determined that, actually, the negative mail on all of our series is very low, much lower than the average. So I think we must be doing something right. As far as sales go, all of our books are selling much better than the average B&W comic: the average B&W sells about 6000 copies; Appleseed and Dirty Pair are selling close to 30,000 copies, which is very good. Our lowest seller is Cyber 7 but that’s catching on and sales on everything are going up. Outlanders is selling 500 to a 1000 copies more each month as the series goes on; this is almost unheard of in the comic industry. Cyber 7 is also selling more, about 250 additional copies every new issue.

The only thing we’re getting a lot of flack on of course is Dirty Pair. A lot of people don’t like the fact that we changed the character designs and that they are too different from the TV series. I said it a million times before but I’ll say it again: we had no choice on that, we had to change them. If they don’t like what we’ve changed them to, well that’s a decision that only the individual reader can make. If they don’t like it, they really don’t have to buy it because we have to do what we want to do. Otherwise, we can’t do the best job we can on it. You have to want to be doing something; if the readers want you to do this or that, you feel like you’re being pushed around. It’s either the readers like what you do or they don’t but I don’t think people will go farther ahead if they try and do what the readers want. Once you do that, almost invariably you’re sunk. You can never guess. We’re making 30,000 people happy, I know that much. I think that maybe rather than try to make happy the two or three people that write in every month – that’s about all we get, maybe two or three very negative letters every month (although there must be much more people out there who don’t like it) – so I mean rather than trying to make those 200-300 people happy at the expense of the 30,000 people who like it, we’ll just continue to make what we feel is good. That’s the best we can do, I think.

PA: What are your near future projects and what are you thinking of for the next years?

TS: Coming up real soon is Dominion. As a matter of fact, I should probably have a script waiting for me in San Francisco. I’ll start working on that next week. That will be out in October [1989]. All the covers on that will be by [Masamune] Shirow – some people didn’t like the Arthur AdamsAppleseed covers. Within the next month, we’ll probably start working on What’s Michael? That’s a book-size thing, about 110 pages or so, that we’ll have coming out, sold mainly through bookstores. It’s a very funny comic. Following that, Black Magic will be beginning in February [1990]. What’s happening is that Appleseed Book three will end and, instead of Book four beginning a month later, we’ll have Black Magic. It will run for five months and then there will be a one month break and we’ll start Appleseed Book four. The reason for this is because the artist in Japan is very slow in producing the book and we have to space it out as much as we can. I’m afraid that Appleseed fans can’t expect to see Book 5 much before summer ’92. But we’re thinking of publishing the Appleseed Data Book, a 200-page encyclopaedia of the Appleseed world. It has around fifty new Shirow illos and a new 48-page short story. We might do that later next year.

The Venus Wars will be coming out from Dark Horse this summer, July or August. It’s written and drawn by Yoshikazu Yasuhiko, director and character designer for Gundam, Arion, Song of the Wind and Trees and other films like that. I’m sure every animation fans knows Yasuhiko. We will be doing that probably for Dark Horse, on a monthly basis. It will run about forty pages an issue and will cost about $2.25. It should run – if Yasuhiko does what he told me he was going to do – something between forty and fifty issues. About the same size as Outlanders.

We’ve got about four more projects coming up for ’90, but they’re all still waiting for final contracts, so I really can’t talk about them. One I can talk about is The last Continent, by Akihiro Yamada. It’s an homage to Arthur Conan Doyle’s The Lost World, but takes place in the world of 1950’s Japan, instead of Victorian England. The art is very detailed and realistic – it reminds me a bit of Mark Schultz’ art on Xenozoic Tales, with a dose of Frazetta’s comics work. Look for that from Eclipse about July or August.

The new Dirty Pair series will be starting in May. This one will be called A Plague of Angels. The WWWA has sent the Pair to an out of the way O’Neill colony, and assigned a reporter to follow them around as they (supposedly) keep out of trouble and show everybody how nice and sweet they really are. I think you can imagine about how well that particular plan works out. The first issue has the most action we’ve ever jammed into a single issue of The Dirty Pair so far. That’s pretty much it for the future that I can talk about, anyway.

PA: What can you tell us about the main new things coming in Japan in the near future?

TS: I’ve been away so long, actually, I’m due to go back. I’ll be going back in September. I know that there’re going to be a movie made called Maimu, directed by [Sh?ji] Kawamori, the guy who directed Macross The Movie and character design will be by [Haruhiko] Mikimoto; Mikimoto has been doing a lot of character designs lately and it started to look all the same because he’s doing so much work he doesn’t have time to really think up new things. But I’ve seen the character designs for Maimu and they’re going to be great. And of course Kawamori is just like a great director, so I’ve got real hope for that. The girl does a lot of riding around on a mountain bike in the movie and so Kawamori bought a mountain bike and he’s been learning to do tricks and things on it, so that he could direct it in such a way that is very convincing. That’s something that is coming up and I look forward to it.

[Katsuhiro] Otomo is working on a new film, Roujin Z, which is going to be – you’re not going to believe this – about an old man who’s gotten Alzheimer’s disease. He’s senile and he’s going to be inside a power suit like those in Appleseed or Gundam; he’s going to go out and do good deeds except he’s not very good at them because he’s senile. What a bizarre concept. But, anyway, that’s what Otomo’s got planned; we’ll see what happens with that. There’s also a rumour that Gainax, which did Wings of Oneamis, will be the one working on that.

The Gainax folks are also doing a series for NHK in Japan. The title is, literally, Nadia’s Strange Ocean, but they’ve been calling it Blue Water in English, which is a lot more euphonic. The character designs are by [Yoshiyuki] Sadamoto (Oneamis) and direction by [Hideaki] Anno (Gunbuster). I’ve seen the first episode, and it’s pretty damn good for TV animation. It’s heavily influenced by 20,000 Leagues Under the Sea.

There’s another rumour – that I’m not in position to confirm or deny – that Shirow Masamune (Black Magic M66 and Appleseed) will be directing a very high budget Appleseed movie; when I say very high budget I’m talking about the same as Wings of Oneamis or Akira, somewhere between.

PA: Thank you Toren.

Interview by Alain Dubreuil (and Claude J Pelletier; pictures by CJP)

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Sakuran

Sakuran-cov“Vendue à une maison close dès son plus jeune âge, Tomeki, est une petite fille rebelle qui n’a qu’un désir : s’enfuir du quartier des plaisirs et surtout ne jamais devenir une prostituée. Mais avec le temps elle finit par se prendre au jeu et va vouloir atteindre le titre d’oiran, le plus haut rang des courtisanes. Elle fait ses débuts dans le métier sous le nom de Kiyoha, et très vite révèle un véritable don pour l’art de l’amour. Un simple regard lui suffit pour que tous les hommes soient à ses pieds…

Sakuran vous fait découvrir la société très codée et hiérarchisée des courtisanes japonaises, trop souvent confondues avec les geishas. Avec ses règles strictes et ses principes ancestraux, le monde des prostituées de l’ère Edo vous dévoile tous ses secrets, des plus élégants aux plus cruels… Cynique et sulfureux à l’instar de son héroïne, ce manga nous dépeint une fois de plus une femme au caractère bien trempé, comme sait si bien les mettre en scène Moyoco Anno. Ce manga a été adapté au cinéma par la réalisatrice Mika Ninagawa.” [ Texte de la couverture arrière ]

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