Sur mon beau noir destrier
Les pieds fermement dans l’étrier
Je parcours, je parcours… l’été
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[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/05/23 ]
While walking on the park we were privileged to observed a family of groundhog (a mother and three pups) in their intimate moments. ♦ En nous promenant dans le parc nous avons eu le privilège d’observer une famille de marmottes (une mère et ses trois petits) dans leurs moments intimes.
J’aime beaucoup ma monture actuelle (un vélo électrique Écolo Lithium de Green Power HQ) mais il y a plusieurs facteurs qui m’ont fait récemment considérer une alternative.
Premièrement, la principale raison pour avoir acheté l’Écolo c’est qu’il avait un siège confortable qui permettait aussi d’avoir un passager à l’arrière (il a même des appuis-pieds pliants pour le passager). J’imaginais faire des randonnées romantiques avec ma femme pour aller dans des parcs ou au jardin botanique. Le hic c’est que ma femme refuse catégoriquement de monter avec moi sur le vélo!
Deuxièmement, l’an dernier il y avait une ligne de piquetage devant mon travail. Je ne pouvais pas, en bon syndiqué de bonne conscience, la traverser mais je ne voulais pas non plus arriver en retard au travail. Toutefois, rien ne m’empêchait de passer par l’arrière. Mais pour accéder à la terrasse de l’entrée par l’arrière il faut monter une volé d’une dizaine de marches! Ce fut un vrai calvaire de pousser un vélo de 80 kilos dans un escalier! Je me suis alors juré de le changer pour un vélo beaucoup plus léger!
L’Écolo est officiellement un vélo électrique: il est limité à 32 km/h, il a un pédalier et pas de plateforme pour mettre ses pieds. Il peut donc légalement rouler dans les parcs et sur les pistes cyclables (en limitant sa vitesse à 20 ou 25 km/h). Par contre il a une allure de scooter qui, eux, y sont interdit. Je ne me suis jamais fait arrêté mais les autres cyclistes et piétons ne se gênent pas pour me jeter des regards noirs en me considérant comme un intrus — même si je suis dans mon droit. C’en est presque gênant. Je n’aurais pas ce problème avec un véritable vélo électrique…
Toutefois, le style scooter de l’Écolo a tout de même des avantages qu’un vélo n’a pas. Je dois bien considérer si je suis prêt à me passer de ces quelques avantages… Il est donc bon de comparer les avantages et désavantages de chacun.
Type “Scooter” |
Type Vélo |
|
Large siège confortable |
Selle de vélo mais possibilité de changer le siège pour une option un peu plus confortable |
|
Très lourd (80 kg) |
+ de 2 fois plus léger (+/- 30 kg) |
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Lumières de signalisation |
Doit indiquer manuellement nos intentions mais possibilité d’ajouter des lumières de signalisation |
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Suspension |
Pas de suspension de fourche sur la plupart des vélos |
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Deux miroirs pour une sécurité accrue |
Possibilité d’ajouter au moins un miroir à gauche |
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Petit rangement à l’avant |
Possibilité d’ajouter des sacs de rangement |
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Pas de support à l’arrière |
Support arrière généralement inclus |
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Écran d’affichage ambigu pour la charge de la batterie et n’affiche pas le wattage |
Possibilité d’ajouter un écran qui affiche clairement le niveau de charge, la vitesse, la distance parcourue, et le wattage |
|
Une seule vitesse (engrenage) |
La plupart des vélos ont des dérailleurs de cinq à sept vitesses |
|
Pas d’assistance au pédalage (pedal-assist) “twist grip throttle” seulement |
La plupart des vélos ont de trois à cinq niveaux d’assistance, incluant un “twist ou thumb throttle” |
|
Peut pas vraiment pédaler si la batterie est morte |
Peu rouler comme un vélo normal (sans assistance) même si la batterie est morte — et faire de l’exercice ! |
|
Peut porter un passager |
La plupart ne permettre pas de passager |
|
En cas de difficulté doit se faire remorquer car trop gros et trop lourd pour être mis dans une voiture |
Certains modèles sont pliables et peuvent facilement être mis dans le coffre d’une voiture |
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Gros phare avant qui éclaire bien |
Lumière avant qui éclaire peu |
|
Freins à disque ou à tambour |
Freins à disque |
|
6 points d’avantages |
8 points (1/2 pt pour les “possibilités”) |
Le type “vélo” offre clairement plus d’avantages et de flexibilité. Il reste à voir quelle seraient les meilleures options disponibles sur le marché en ce moment. Voici donc les différents modèles que j’ai considéré (par ordre de prix et de préférence — à noter que tous ces modèles ont des moteurs de 500 watts et tous, sauf un, ont des pneus plus large qu’un vélo standard [“fat-bike”]):
|
Modèle |
Prix |
Batterie (v/Ah) |
Dist. Max (Km) |
Poids (Kg) |
Siège |
Niv. Assist. |
Vit. |
Autres caract. |
|
$2499 |
48 / 17.5 |
85 |
? |
Banane |
5 + throttle |
1 |
Passager |
|
|
$2399 |
48 / 20 |
200?! |
36.3 |
Banane |
5 + throttle |
1 |
Rack, scooter look |
|
|
$2399 |
48 / 14 |
72 |
34 |
Selle |
5 + throttle |
7 |
Rack, Passager, suspension |
|
|
$2299 |
48 / 14 |
80 |
29 |
Selle |
5 + throttle |
7 |
||
|
$2099 |
48 / 17.5 |
90 |
37 |
Banane |
5 + throttle |
7 |
Rack |
|
|
$2095 |
48 / 16 |
90 |
27 |
Selle |
5 |
7 |
Pneu régulier, rack |
|
|
$1949 |
48 / 14 |
72 |
29 |
Selle |
5 + throttle |
7 |
Rack |
|
|
$1799 |
48 / 14 |
72 |
30 |
Selle |
4 + throttle |
1 |
Rack, pas de garde-boue |
|
|
$1599 |
48 / 14 |
72 |
28 |
Selle |
4 + throttle |
7 |
Rack, pliable! |
Tous ces modèles ont des caractéristiques assez similaires. J’ai donc décidé de concentrer mon attention sur le prix, le poids et la flexibilité (tranportabilité, possibilité d’ajouter des accessoires ultérieurement, etc.). Pendant longtemps mon modèle préféré a été le Banana Boss de Dyad. Il offre un gros siège confortable (style banane), une possibilité de passager et plusieurs niveaux d’assistance au pédalage mais c’est également le modèle le plus cher et il n’a pas de support arrière (rack). Le second modèle est encore très cher, est un des plus lourds et a un peu une allure de scooter: alors pourquoi changer un dollar pour quatre vingt-cinq sous? Un autre favori est le Radrunner Plus qui offre de multiples vitesses et niveaux d’assistance ainsi que la possibilité de porter un passager mais qui demeure encore trop cher. Si je veux un modèle plus léger qui ressemble plus à un vélo il y a le RadCity Step-Thru 5 ou le Faster KS-D de Kolo. Malheureusement, ils sont tous deux encore au-dessus de la marque des deux mille dollars et le Faster a des pneus réguliers (alors que les “Fat-bike” ont l’avantage d’avoir une meilleurs traction hors-sentier ou sur la neige).
Mon choix s’est finalement établi sur la première version du Radrunner qui est beaucoup moins cher que sa version plus récente car il vient avec un minimum d’option (une seule vitesse, pas de “passenger kit” d’inclus et même pas de garde-boue!) mais il peut être complété ultérieurement avec de nombreux accessoires. Toutefois, peu de temps avant que je me décide à faire une commande, j’ai découvert le RadExpand 5 qui est une version améliorée du RadMini (sans la suspension mais avec un rack inclus), a à peu près la même armature que le RadCity ou le RadRunner mais possède 7 vitesses. C’est également un des modèles les plus légers et le moins cher de tous. Il est également pliable ce qui fait qu’il peut aisément être transporté dans une voiture (vers des lieu de randonné plus distant ou vers une boutique de réparation en cas de problème). Mon coeur était conquit!
J’ai fait ma commande en ligne chez Rad Power à la fin mars et cela devait être expédié d’ici au 11 avril. Malheureusement, à cause de la demande croissante pour les vélos électriques et le fait qu’ils ont eut des problèmes avec leur système informatique qui les forçait à remplir les bons d’expédition manuellement, cela a causé des retards considérables dans l’envoi des commandes. Cela est très frustrant. Un peu plus d’un mois plus tard, ils ont déjà chargé l’achat sur ma carte de crédit mais le vélo n’as toujours pas été expédié! Ce qui n’aide sans doute pas dans les délais est le fait que j’ai aussi commandé des accessoires (un miroir et un écran d’affichage avancé). Et comme les vélos de Rad Power sont expédié en pièces détachées et nécessitent un peu d’assemblage, je l’ai fait expédié chez VeloFix qui s’occupera de l’assemblage et de la livraison finale à mon domicile. Dans le cas du RadRunner (dont l’assemblage est plus simple car il n’a pas de dérailleur) je l’aurais fait livrer directement chez moi. Mais dans le cas du RadExpand, RadPower précise qu’il “nécessite une certaine compétence technique” et ils recommandent l’utilisation de leur service d’assemblage (VeloFix). Toutefois, on m’a aussi préciser que les délais de VeloFix ne serait que de quelques jours (évidemment cela dépend de leur niveau d’achalandage).
Il ne me reste plus qu’à attendre patiemment. Je ferai un commentaire sur le RadExpend dès que je l’aurai reçu et aurai eut le temps de l’essayer un peu. En attendant je me tiens informé en lisant les commentaires des autres: sur Electric Bike Reviews et les groupes Facebook de Rad Power Bikes Québec et RadExpand Owners. Dépendant de combien j’aime l’expérience avec le RadExpand je vais considérer par la suite vendre mon Écolo. Je suis sûr que je n’aurai pas de difficulté à trouver des intéressés…
[ Translate ] [eBike tag]Ma monture, c’est un vélo électrique Écolo de Green Power HQ. Il a une allure de scooter mais c’est bel et bien un vélo (pour plus de détails voir mon entrée “Écolo Lithium” ou le tag “eBike”). Je l’adore mais je dois avouer qu’il m’est arrivé plusieurs mésaventures durant la dernière année qui me font me questionner sur sa fiabilité. D’abord la saison dernière a débuté — et s’est terminé — avec de la malchance.
En avril 2021, sur la 2e avenue près du Cirque du Soleil, j’ai roulé sur un nid de poule particulièrement profond que je n’ai pas pu éviter. Je ne m’en suis pas rendu compte tout d’ensuite mais un peu plus tard dans la journée j’ai remarqué que la jante de mon pneu arrière était légèrement déformée. Comme cela ne semblait pas affecter le roulement de la roue, j’ai décidé de la faire réparer plus tard. Mon mécano m’a assuré que c’était pas une grosse réparation et que ça coûterait environ $30 à $50.
L’été s’est bien déroulé et j’utilisais mon vélo électrique surtout pour me rendre au travail. C’est plus rapide que le métro et l’autobus, cela m’évite de côtoyer les gens qui ne veulent pas porter le masque (ou ne savent pas bien le porter) dans le transport en commun et je trouve cela agréable de me promener en vélo (sauf quand il pleut, évidemment). J’ai donc utilisé le vélo aussi longtemps que j’ai pu et cela même si cela commençait à être froid (le matin en novembre la température peut facilement descendre près du point de congélation et même sous zéro). J’ai toujours été craintif de conduire sur la neige car j’ai l’impression que les pneus manquent de traction dans ces conditions. Toutefois, vers la fin novembre, nous avons eut une petite neige durant la nuit, cela semblait vouloir fondre rapidement et les rues passantes étaient déjà dégagées. J’ai décidé de me risquer à prendre le vélo malgré tout. Malheureusement, les abords de mon lieu de travail était encore un peu enneigées et quand j’ai tourné pour entrer dans la stationnement j’ai dérapé! Le vélo est tombé sur le côté droit et a glissé. J’ai légèrement déchiré mon pantalon de neige et mon genou avait une bonne ecchymose mais j’était heureusement indemne. Toutefois ce n’était pas le cas du vélo: le pédalier était cassé. On m’a expliquer que la pièce qui attache la tige (l’arbre?) du pédalier au vélo est en fibre de verre et conçue pour se rompre afin d’empêcher le pédalier de tordre sous le choc. Le vélo roule très bien même sans le pédalier alors j’ai pu revenir à la maison sans trop de difficultés. J’ai tout de même décidé de ranger le vélo pour l’hiver et de le faire réparer au printemps.
Dès la fin février j’ai commencé à planifier la réparation du vélo (la jante de la roue arrière et le pédalier) ainsi qu’une révision annuelle. Petit problème: la boutique qui m’a vendu le vélo et qui s’occupe des réparations a déménagé. Elle était assez proche, dans Hochelaga, et maintenant elle est rendue dans RDP/PAT! C’est près de vingt kilomètres et une heure de route pour m’y rendre (et une autre heure pour en revenir)! Je commence donc par regarder si il n’y a pas une boutique plus proche qui pourrait faire cet entretien. Malheureusement, la plupart des boutiques préfèrent généralement s’en tenir à travailler sur les marques de vélos qu’ils vendent et servir leur propre clientèle… Mes tentatives de ce côté ont donc été infructueuses… Début mars, j’ai donc amené mon vélo à la boutique un samedi et je suis repasser le prendre la semaine suivante. Le mécano n’a pas réussi à complètement décrocher la jante mais tout de même suffisamment pour que la déformation paraisse moins. La révision a fait une différence car le vélo roulait comme neuf! Et ça m’a coûté moins cher que je pensais ($35 pour la pièce du pédalier, plus une heure de main d’oeuvre à $65, plus les taxes: $115). J’étais très satisfait.
Mes déboires n’étaient cependant pas terminé. À ce temps-ci de l’année les routes sont encore très sales, pleines de gravier et de déchets, que le passage des véhicules repoussent vers la bordure du chemin… où roulent les vélos. Alors sur le chemin de retour de la boutique j’ai fait une crevaison! Enfin, une crevaison lente. J’ai dû rouler sur du verre brisé (il y en a plein partout!) et le lendemain lorsque j’ai voulu prendre le vélo pour aller faire des commissions, le pneu arrière était complètement à plat et l’embout de la chambre à air était renfoncé vers l’intérieur. Je l’ai regonflé pour aller à la pharmacie mais quelques heures plus tard il était de nouveau à plat. Je ne pouvais pas risquer de faire une longue route sur un pneu qui se dégonfle et ne pouvait donc pas me rendre à la boutique en vélo… Heureusement, la boutique offre un service de remorquage pas trop cher. Ils sont donc venu chercher le vélo pour réparer la crevaison (et remplacer un boulon manquant sur le support du garde-boue arrière, qui semblait avoir échappé à leur vigilance lors de la revision) et, comme j’étais très occupé le weed-end suivant et qu’on annonçait de la pluie, je leur ai demandé de venir me le reporter. Comme preuve on m’a redonné la vieille chambre à air (en prenant soin d’indiquer où se situait la crevaison) et même inclus dans une enveloppe le morceau de verre coupable du délit (d’environ 3 x 5 mm). Ça c’est du service! Cette fois-ci la facture était un peu plus salée ($18 pour le tube, quarante-cinq minutes de main d’oeuvre à $50, et, évidemment, $100 pour le remorquage aller-retour, plus taxes, totalisant un peu moins de deux-cent dollars!!!). En deux ans (et un peu plus de deux mille huit cent kilomètres!) je n’ai jamais fait de crevaison. Il fallait bien que cela arrive un jour… Je me demande toutefois si la prochaine fois je n’essaierai pas de réparer ce genre de petit problèmes mécaniques par moi-même…
Mon vélo étant de retour de son dernier voyage (j’espère) chez le mécano je peut enfin recommencer à me rendre au travail sans avoir à utiliser les transports en commun. Première journée: Durant mon trajet de retour je perds ma pédale de gauche en plein milieu de la rue. Je la récupère à grand risque. Heureusement c’est une tâche relativement simple de la reviser en place. Je serre la vis le plus solidement que je peux. Je commence à être légèrement agacé par cette succession de problèmes. Il semble que cette révision mécanique était une vrai farce! Deuxième journée: pas de problème. Troisième journée: alors que je pédale sur un démarrage (sur les arrêts et les lumières de circulation l’accélération est lente et pédaler aide un peu à repartir plus rapidement) le pédalier fait un étrange “crunch” et cesse de fonctionner. Il tourne (“dans le beurre” comme on dit) mais n’a aucune action sur la traction. Ce n’est pas un problème trop grave puisque j’utilise très peu le pédalier (ce type de vélo n’a pas d’assistance au pédalier [“pedal-assist”] mais utilise quasi uniquement la puissance du moteur actionné en tournant la poignée [“twist grip throttle”]). Je peux donc revenir chez moi sans difficulté (mais un peu frustré). Je décide de réfléchir un peu au problème avant d’entreprendre la moindre action. Le lendemain je me rends quand même au travail en vélo. Quatrième journée: sur le chemin du retour je perd encore une fois la pédale de gauche! Mais c’est quoi cette histoire! Vais-je réussir à faire du vélo sans problème cette année?!
Comme je n’ai plus très confiance dans le mécano de la boutique et que c’est le week-end, je décide de régler ces problèmes par moi-même. Je ne suis malheureusement pas bien équipé pour ce genre de projet mécanique mais on se débrouille! J’ai d’abord enlevé la protection en plastique qui recouvre le système d’entraînement du pédalier. C’est simple il n’y a que cinq écrous à enlever. Je découvre rapidement la nature du problème: la vis qui attache l’engrenage d’entraînement à l’arbre du pédalier a perdu son boulon et est tombée. C’est simple à solutionner sauf que le boulon est resté quelques part sur la route… La vis, plus grosse, est restée prisonnière dans le boitier de plastique. J’enligne les ouvertures de l’engrenage et de l’arbre, y replace la vis et je cherche dans ma collection de quincaillerie diverse un boulon d’un quart. Je n’en trouve pas… Je fais donc une courte visite au Canadian Tires local pour m’en procurer un et je le vise en place. Il ne reste plus qu’à replacer la couverture protectrice et reboulonner en place la pédale de gauche, cette fois plus fermement (il me faudra vérifier ce boulon de temps en temps pour faire sûr qu’il tient en place). Je replace le sac de rangement que j’avais enlevé pour les travaux et, voilà!, c’était pas trop compliqué puis j’ai épargné au moins une centaine de dollars de frais de réparation! C’est l’avantage de ce genre de vélo: il n’y a rien de trop compliqué là-dedans.
Dorénavant (du moins en attendant de trouver un autre mécano fiable et plus proche) je vais essayer de faire la maintenance et les réparations moi-même. Il suffira de s’équiper un peu mieux… Pour l’instant j’espère juste que cette série de malheurs est terminé et que je vais pouvoir enfin faire des promenade de vélo sans expérimenter d’autres problèmes mécaniques…
[ Translate ] [eBike tag]
Update (2022/04/28): Comble de malchance, la pédale de gauche est tombée pour une troisième fois. Malheureusement, cette fois-ci j’ai perdu la vis (et le couvercle protecteur) quelque part sur la route… J’ignore pourquoi cette pédale n’arrête pas de se dévisser et de tomber. C’est probablement due aux vibrations causées par nos routes cahoteuses ou à la rotation du pédalier… Peut-être que ce n’était pas la bonne vis (j’ai remarqué que le diamètre de la tête de la vis de l’autre pédale était différent)? Peu importe… Quoi qu’il en soit, comme j’ignore les spécifications de la vis (diamètre et longueur, est-ce une vis en standard US/Impérial ou métrique? Tout ce que je sais c’est qu’elle a une tête hexagonale, est un peu plus large que 1/4, peut être 3/8?, ou 6 à 8 mm, et 10 à 20 mm de long) ce qui fait qu’il me serait difficile de trouver un remplacement dans une quincaillerie.
Je contacte donc la boutique où j’ai acheté mon Écolo. Ne voulant pas me rendre à vélo jusque là ou faire se déplacer le mécano pour si peu je lui propose de simplement me vendre une ou deux vis que je passerais chercher en voiture. Il m’offre plutôt de passer chez moi le soir même pour faire la réparation (sans frais!!). Comme il n’est pas sûr lui-même des specs de la vis, il en apporte plusieurs modèles. Il m’explique que le secret est d’appliquer un adhésif sur la vis (Loctite rouge 262 “Threadlocker”) — j’avais pensé sceller la vis avec du verni à ongle mais cela semble beaucoup plus efficace. Il en applique aussi sur la vis de l’autre pédale (et me laisse une vis d’extra, au cas ou…). Avec cela, me dit-il, la pédale ne devrait plus jamais se défaire. Ça c’est du service! J’ai eu tort de douter de lui. J’ai probablement juste été très malchanceux… Maintenant il ne me reste plus qu’à espérer ne plus avoir de problème avec ce vélo!
[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, fin mars – début avril 2022 ]
La neige a fondue dans le parc et il est maintenant beaucoup plus agréable de s’y promener (car durant l’hiver, si les pistes de ski étaient bien entretenues, les sentiers piétonniers étaient eux difficilement praticables). Vers la fin du mois de mars nous avons aperçu les premières outardes (bernaches ou “Canada Geese” ou Branta canadensis) et, une semaine plus tard, on pouvait y voir de nombreux couples se prélassant sur la pelouse. Nous avons compté une trentaine d’individus… Puis, encore une semaine plus tard (presqu’à la mi-avril) nous avons aperçu la première marmotte (Marmota monax / ”groundhog“) de l’année. Les premières fleurs du parc, les tussilages (Tussilago farfara), ont également fait leur apparition et nous avons même constaté que certains arbres fleurissaient déjà. Le feuillage ne devrait pas tarder à suivre…
Dans mon jardin, les premières tiges de jonquilles, qui étaient apparu à la fin de mars, commencent à être un peu plus longues mais, hélas, elles n’ont pas fleuri pour Pâques. Cela prendra encore quelques semaines… Les tulipes et les iris sortent de terre également. Mon pommier à survécu à son deuxième hiver et bourgeonne déjà. J’ai bien hâte que tous cela prenne un peu plus de couleurs…
[ Translate ][ iPhone Pro 11/13, hortus meus, 2021/04/14 & 2022/03/26 ]
Avec le passage de l’équinoxe du printemps les journées se réchauffent un peu plus et la nature se réveille de son long sommeil hivernal. Les tiges de jonquilles commencent à percer le sol et se pointent le bout du nez. Bientôt elles donneront au jardin ses premières couleurs, avec un peu de vert, avant d’éclater de leur feu d’artifice floral et d’y ajouter un peu de jaune! Elles annonceront alors l’approche de l’été… Il est à noter que cette année nous accusons un retard de quelques semaines par rapport à l’an dernier où elles s’étaient pointées dès le 19 mars (28 mars en 2020 et 1er avril en 2019) pour fleurir vers le 14 avril 2021. Mais, cette année, elles devraient être fleuries pour Pâques…
La véritable jonquille (appelée “daffodil” en anglais et 水仙 [Suisen] en japonais — qui ne doit pas être confondu avec le Narcisse jaune [Narcissus pseudonarcissus] aussi appelé jonquille dans certaines régions d’Europe) est une plante herbacée bulbeuse qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Monocotyledonae (ou Liliopsida), à l’ordre des Asparagales, à la famille des Amaryllidacées (ou Liliaceae, qui regroupe une soixantaine de genres subdivisées en plus de huit-cent espèces) et au genre Narcissus ([EN, スイセン属 / Suisen zoku] qui comprend une trentaine d’espèces de narcisses et de jonquilles mais dont il existe également de nombreux cultivars et hybrides horticoles). Le nom du genre provient du grec νάρκισσος (nárkissos, dérivé de ναρκάω [narkáô] et de νάρκη [nárkê], signifiant “être engourdi”, “torpeur” et faisant référence au propriétés narcotiques de la plante) alors que celui de l’espèce provient du latin juncus (junquillo en espagnol: jonc, tige semblable à un jonc, en référence à la forme de ses feuilles qui s’apparentent à celles des joncs). La jonquille est l’emblême de la fête des grands-mères, du désir (quoique la narcisse, elle, symbolise plutôt l’égoïsme) et de la Société canadienne du cancer. Ma mère adorait cette fleur et elle en achetait chaque année pour Pâques.
Native de la péninsule Ibérique, cette plante vivace est caractérisé par un bulbe ovoïde qui chaque année développe une ou deux pousses (rejet) qui se divisent chacune en une série de feuilles basales longues et étroites (de cinq à quatre-vingt centimètres et qui ressemblent à des tiges de joncs) ainsi qu’une tige creuse qui porte une à trois fleurs jaunes (ou parfois blanches). Le périanthe de la fleur est composé d’un calice de six sépales et d’une corolle de pétales soudés ensemble, entourant six étamines et un pistil. La floraison se fait de mars à juin et, après maturité, la fleur donne un fruit composé d’une capsule trilobée contenant de nombreuses graines.
Toutes les espèces de narcisses sont toxiques car elles contiennent (principalement dans le bulbe mais aussi, à un degré moindre, dans la fleur ou même l’eau où a trempé la fleur coupée) plusieurs variétés d’alcaloïdes (lycorine, galanthamine, narciclasine, pretazettine, etc.). Malgré cela on lui connaît dès l’antiquité de nombreux usages en médecine traditionnelle (contre le cancer, comme analgésique, antiphlogistique, etc., et même contre l’Alzheimer). On en tire également une huile essentielle qui est utilisé en parfumerie, mais son utilisation principale demeure ornementale — dans le jardinage, en horticulture (fleurs en pots) et floriculture (fleurs coupées). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)
[ Translate ]Mes parents (qui sont malheureusement tous deux retournés à la terre depuis quelques années déjà — mon père en 2015 et ma mère en 2017) ont été marié pendant soixante-deux ans ! C’est admirable et un très bel exemple à suivre …
Alors je vous dis d’oubliez le côté commercial de cette fête, qui a été inventé pour faire vendre des fleurs et du chocolat, et contentez-vous d’apprécier l’amour et l’harmonie qui vous entoure. Je vous en souhaite à tous beaucoup en ce jour prochain de la Saint-Valentin.
[Ces photos ont été prises en août 1953 et le 16 mai 2015]
[ Translate ]I just watched an interesting documentary on NHK World-Japan about a young boy, Asuka Umeda, who spent seven years writing in notebooks about events and subjects he was reading about in newspapers, commenting them and researching them further in what was for him a self-learning adventures. I first thought that he was an Hikikomori (ひきこもり) or suffering from a slight form of autism, but no, he was a normal boy, going to school and was just particularly shy and socially awkward — like many otakus (just a look at his bedroom and you instantly know that he’s a great anime & manga fan, doing lots of gunpla [ガンプラ]). He was certainly not shy about talking about his notebooks to teachers and museum directors, and won many awards for his writings and essays. One of those essays is about his self-learning experience and this documentary is illustrating it with cute animations and interviews.
Apparently, this type of self-learning (独学 / dokugaku / autodidacticism) is common in Japan. Elementary students are writing essays and compiling scrapbooks as homework assignments and some push it further as they make it an extracurricular activity. Asuka just pushed it even further, becoming obsessed with it to the point where he didn’t participated to any after-school club activities and stopped seeing friends to dedicate his time to writing in is notebooks. He is pursuing this interest even in high-school. He will probably become a good writer and journalist.
It made me realized that I was exactly like that as a child: curious but shy and socially awkward, spending lots of time reading, making scrapbooks and writing in my notebooks (thirty-seven so far) about ideas, places, books and movies that I have seen. Life has always been about the pursuit of knowledge for me. And I continue to do so, I just call it blogging now!
I recommend you see this documentary, My Notebooks: Seven Years of Tiny Great Adventures, which will remain available for streaming on NHK World website until the end of May. At he same time, you could have a look on another documentary about the animation studio Production I.G., which has created many of my favourite anime (like Ghost in the shell or Blood: The Last Vampire) — available for streaming until November 13, 2022.
[ Traduire ]Friday we’ve spotted a creature in the Park (near entry #20, Deville street, along the building of what was Frank & Dino Aliments). It looked like a fluffy black cat, with a long fluffy tail and a longer and more pointy nose than usual. It was moving quickly, with agility, staying close to the ground. It looked strange for a cat. I couldn’t take any picture but our first thought was “Could that be a fox?”. My wife once saw a fox in the park. Usually foxes are red but I know that some can have darker colour. A quick search on the internet confirmed that in Canada the Silver fox has a black fur with white tips and that there are increased sighting of them in the GTO. So, why not in here?
Although, after looking at the pictures on the web, I am not so sure. The creature we saw had no white tip on the tail and foxes walk taller, looking more like a dog than a cat. Maybe it was a youngster. Or maybe it was just a fluffy black cat with a long fluffy tail and a longer and more pointy nose than usual… Has anyone seen something like that?
[ Traduire ]
Update:
My nephew suggests that the creature we saw was a Fisher (a.k.a. the “Fisher Cat” or “Pékan” or “Martre pêcheuse” in French — the scientific name is Martes pennanti). It is in the family of the Mustelidae (like the weasels, otters and ferrets). He says he saw one last year in a park of Montreal and, indeed, there had been many sightings in the West Island and southshore. I agree that it is certainly a suitable candidate (although the creature we saw looked a little smaller, fluffier and I am not sure it was moving in a hopping way like the Fisher). Here are a few videos to give you an idea of what the Fisher looks like: Complètement Animal: Le Pékan, Fisher cat vs squirrel, Fisher cat in Vermont snow, Meet the Fisher, Fisher in North Bay, Ontario. I’ll keep an eye on the area in case I could see it again and confirm this identification.
Blossoms in the tree
Flickers of beauty
Short-lived sanity
Spring rain
In a chilly morning
Bring hope anew
Crypto Trump woke virus
Madness of the world
Washed away in the rain
Ephemeral satisfaction
Momentary victory
Forgotten chaos
[ iPhone 11 Pro, Iles Laval & Parc Frédéric-Back, 2021/04/25 ∼ 05/01 ]
Dimanche: Une journée tranquille de congé à rattraper les tâches ménagères et à écrire sur le blogue. Rien d’intéressante à signaler…
Lundi: Après le souper, nous allons marcher dans le parc juste à temps pour observer un superbe coucher de soleil. À ma grande surprise, au même moment, une lune énorme se lève derrière le cirque du soleil. C’est la super lune du printemps que les anglophones appellent “Pink Moon” (pas parce qu’elle est vraiment rose mais parce qu’elle apparait au moment des premières floraisons). Une “super lune” se produit lorsqu’une pleine lune se produit alors qu’elle est au périgée (le point où, dans son orbite elliptique, la lune est la plus proche de la terre) et que le soleil, la terre et la lune sont alignés de sorte que la lune reçoit un maximum d’illumination solaire (syzygie). La lune peut ainsi paraître 7% plus grosse que d’habitude et 15% plus brillante! Une deuxième super lune se produira cette année, le 26 mai prochain. Je me suis dit alors, je vais retourner à la maison chercher ma caméra pour prendre des photos de la lune avec un zoom. Malheureusement, je me suis rendu compte qu’il était 19h55. Le couvre-feu commençait bientôt, ne me laissant pas le temps pour des photos. J’ai attendu plus tard et, un peu avant minuit, j’ai pris quelques photos à partir de mon balcon…
Mardi: Je fini le travail un peu plus tôt à cause du couvre-feu. Je reviens en bicyclette électrique et décide de passer par le parc qui, dix minutes avant le couvre-feu, est pratiquement désert. C’est l’occasion d’observer un autre beau coucher de soleil…
Mercredi: Une journée pluvieuse sans histoire…
Jeudi: J’ai pris congé et ce sera ma dernière longue fin de semaine avant mes vacances à la fin mai (tous le mois d’avril j’ai eut de longue fin de semaine pour finir mes banques de congés) mais il y a beaucoup à faire. Le matin, j’ai un rendez-vous téléphonique avec mon médecin de famille (le dernier avant qu’elle ne prenne sa retraite, après cela il va me falloir trouver un nouveau médecin!) mais Hydro-Québec débarque aussi pour remplacer le fil qui relit la maison au réseau électrique (apparemment la capacité de notre panneau électrique est plus grande que le calibre du fil, alors ils vont le changer; de plus, le fil avait été un peu abîmé par le frottement avec une branche d’arbre). Je leur demande d’attendre un peu avant de commencer leur travail (parce que pas d’électricité veut aussi dire pas de téléphone IP!) mais de toute façon, le médecin m’appelle sur mon cellulaire… J’en profite ensuite pour prendre rendez-vous avec l’urologue. En après-midi, nous nous rendons au cimetière pour rendre hommage à mes parents et déposer des fleurs sur la tombe familiale. Nous en profitons pour faire le tour des îles-Laval (là où j’ai grandi) et constater l’avancement des travaux du REM (le Réseau Express Métropolitain) qui remplacera l’ancien train de banlieue (et qui sera mis progressivement en service en 2023-2024). Les rails ont été enlevé, la butte excavée, la gare de l’île Bigras sera SOUS les rails (!) et le nouveau pont entre l’île Bigras et Montréal est presque complété. Cela est prometteur… Je termine la journée dans le jardin (une première tulipe a éclose!), puis une brève marche dans le parc et finalement sur l’ordinateur pour écrire ma chronique sur l’histoire des empereurs romains vu au travers de ma collection de pièces de monnaie anciennes.
Vendredi: Je me suis acheté une pompe électrique sans fils pour vérifier la pression et gonfler les pneus de ma bicyclette/scooter. Le gadget s’avère efficace et utile car je constate que les pneus n’avaient que la moitié de la pression requise (ce qui pourrait expliquer l’incident de la semaine dernière). Je fais quelques menu travaux (j’installe un AirTag sur ma bicyclette) et j’écris un peu mais c’est une journée paresseuse où j’en profite pour rattraper mon visionnement d’émissions de télé. Nous faisons également notre promenade quotidienne dans le parc pour observer la nature (beaucoup de merles, un couple de cardinals, un pic mineur, quelques bernaches et marmottes — les habitués). Comme il a plu ces derniers jours, des mares se sont formées dans le parc et un couple de canard colvert s’y ébat.
Samedi: Une répétition de la veille: je fais de menus travaux dans le jardins (le pommier commence à faire des feuilles !), j’écris un peu, regarde la télé (entre autre je termine la première saison de la série Legend of the Galactic Heroes: Die Neue These [銀河英雄伝説 ディ ノイエ テーゼ / Ginga Eiyū Densetsu: Di Noie Tēze / Legend of the Galactic Heroes: The New Thesis] dont les douze épisodes ont été diffusé à la télévision japonaise entre avril et juin 2018, puis diffusé sur le web par Crunchyroll avant d’être publié en BluRay par FUNimation en mars 2019. Il s’agit d’un remake par Production I.G. de la fameuse série d’OVA basé sur les romans de Yoshiki Tanaka, [ Amazon • Nelligan ]
) et nous prenons notre marche quotidienne dans la parc. Cette fois-ci, je remarque que les poiriers en face du Cirque du Soleil sont en fleurs. Je note également un très bel arbuste à fleurs jaunes (ce serait un Forsythia). Somme toute, ce fut une belle semaine assez tranquille…
Dans le feu des enfers elle fut coulée
De maléfices démoniaques fut imprégnée
De runes magiques elle fut gravée
Elle est la lame de pierre
Le poing noir, vengeur de la terre
Elle est Élaï, l’épée meurtrière
Ainsi chantait-on à travers les millénaires
La gloire d’Elaï, le démon de basalte
Trouvée dans les cendres grises du désert
S’étendant aux pieds du Mont de l’Ersalt
Par Tkwaïsh, dernier bâtard Swaihwé
Biset
1980/04/15
[ Translate ]Comme je l’ai mentionné plus tôt, le poète du dimanche (à l’aube de ses dix-huit ans) a aussi écrit de la poésie de fantasy (dans le genre plus heroic). Rien de bien sophistiqué et qui, comme à son habitude, ne respecte aucune règle ou forme poétique. On y voit une rare influence de Robert E. Howard, de Edgar Rice Burroughs ou, à la rigueur, même de Tolkien alors que son inspiration venait généralement plus du fantastique (Lovecraft), du symbolisme ou du romantisme…
[ iPhone 11 Pro, 2021/04/18-24 ]
Dimanche: Ce qui est bien le dimanche c’est que je fini de travaillé tôt et, comme le soleil se couche maintenant plus tard, on a assez d’ensoleillement pour avoir le temps d’aller prendre notre marche de santé après le souper. C’était une superbe journée avec un beau ciel. J’aime bien prendre le temps d’admirer le couché de soleil…
Lundi: Durant le week-end j’ai appris que ma voisine dit à qui veut bien l’entendre que nous sommes racistes parce qu’on ne lui parle pas… Je ne sais trop pourquoi ce genre de ragot m’embête et je n’ai pas arrêté d’y penser car je sais que c’est un mensonge. Toute ma vie j’ai fait de grands efforts pour ne pas tomber dans le piège de la généralisation et j’essai toujours de juger les gens sur leur mérite personnel et non sur leur apparence, comme la couleur du cheveu, des yeux et, encore moins, de la peau. J’hésite à en parler car ces temps-ci c’est un sujet controversé mais le fait est qu’en général je ne parle à personne. Au travail, je fais un effort pour papoter avec les collègues mais je ne parle pas aux voisins — à moins qu’ils ne viennent me parler (dans ce cas là j’engage la conversation pour rester poli; même avec la voisine d’en face qui est vietnamienne, ou celle d’à côté qui est sud-américaine, ou la vieille madame italienne et le monsieur portugais — leurs origines n’a rien à voir, au contraire cette diversité m’enchante). C’est ma philosophie de “vivre et laisser vivre.” Évidemment, je vais avoir encore moins le goût de converser si les gens viennent surtout me voir pour se plaindre, me blâmer de tout ce qui leur arrive (non, si votre abris Tempo que vous avez mal installé et négligé de déneiger s’est écrasé ce n’est pas de ma faute), me jeter des regards…umm… méchants parce q’ils pensent que c’est moi qui ait porté plainte sur le fait que leur cour arrière ressemble à un camp de réfugiés et est un nid à feu, me menacer (“vous savez, les maisons ça peut passer au feu…”) et encore moins pour me parler de religion! Dès qu’on amène Jésus dans la conversation, moi je décroche (c’est ma politique du “caput, domus, templum” — les seuls lieux où ce sujet devrait être abordé). Non, madame, je ne vous parle pas mais c’est simplement parce que vous êtes… une crisse de folle ! Je sais, c’est horrible de discriminer le gens à cause de leur santé mentale, mais, bon, personne n’est parfait…
Mardi: En me rendant au travail, j’ai roulé dans un nid de poule profond que je n’ai pas pu éviter (sur la 2e Ave, en face du Cirque du Soleil et de l’arrêt de la 94 — les rues de Montréal sont vraiment dans un terrible état, particulièrement au printemps). Plus tard, après être arrivé au travail, j’ai remarqué que la roue arrière était un peu abîmée: il y a une légère déformation sur la jante de la roue (mais c’est seulement d’un côté). Quelle malchance! Toutefois, le gars qui m’a vendu la bicyclette électrique (Kolo Scooters, à qui j’ai envoyé une photo) me dit que ce n’est pas grave et que cela peut s’arranger facilement (et à peu de coût). Pour éviter ce genre de problème il faut juste s’assurer d’avoir une bonne pression dans les pneus (40 lbs)… Apple annonce de nouveaux produits mais rien de bien intéressant pour moi (à part peut-être les AirTags).
Mercredi: Nous sommes affligé d’un tempête de neige d’avril qui nous laisse un bon cinq centimètres — quoiqu’après avoir neigé toute la journée il n’y a pas vraiment d’accumulation et cela fond rapidement). J’ai peur que la neige et le froid ne donnent un choc fatal aux fleurs et à la végétation qui commençaient à se développer mais, non, les jonquilles qui avaient fleuri mercredi dernier semblent avoir récupéré (toutefois, les fleurs du magnolia, elles, ont perdu leur blancheur et ont tourné d’une couleur brunâtre). Le lendemain après-midi tout avait fondu et le printemps reprenait son cours…
Jeudi: L’un de mes chats, Caramel, a développé des problèmes de comportement qui me déconcertent. De temps en temps, sans raison apparente, il se met à miauler et cracher mais seulement envers mon épouse. Est-ce pour exprimer sa peur, de la douleur, un besoin d’attention? Depuis le début de l’hiver, on a recueilli dans le garage un pensionnaire, Félix, mais ils ne se rencontrent jamais. Caramel peut sans doute le sentir et cela lui cause possiblement du stress? Un collègue m’a suggéré l’utilisation de phéromones qui ont un effet calmant sur le chats. J’en ai commandé et on verra ce que ça donne… Aussi, cela fait deux semaines que j’ai reçu le vaccin d’AstraZeneca-Oxford contre la Covid-19 (aka AZD1222)!
Vendredi: Au début de la semaine, je me suis réveillé une nuit avec une douleur dans le dos. J’ai d’abord cru que c’était musculaire. Mais après quelques jours, j’ai commencé à avoir des “sensations bizarres” dans le système urinaire, puis des envies fréquentes… Je devais me rendre à l’évidence: je faisais à nouveau une pierre au rein ! Comme je n’avais pas eut de coliques néphrétiques (ces douleurs atroces qui généralement accompagne cette condition) j’en ai conclu que j’étais chanceux et que la pierre était de petite taille. J’avais raison car non seulement elle est passé rapidement mais elle ne faisait que trois millimètres. Comme la température s’est réchauffée nous en profitons pour faire notre promenade dans le parc et nous observons la ménagerie habituelle de cardinals, pic bois et marmottes…
Samedi: Une autre superbe journée. Plus d’une semaine après leur éclosion et après avoir enduré la neige, les jonquilles sont encore en bonne forme. Dans le parc, je note une petit arbre fruitier en fleurs (possiblement un pommetier). Quel magnifique printemps! Malheureusement, la pluie s’annonce pour les prochains jours… J’ai appliqué pour une position supérieure dans une autre bibliothèque (bon, je n’ai pas grand chance de l’obtenir car cela fait plusieurs fois que je postule sur ce genre d’emploi sans succès mais on ne sait jamais)… Et plus que deux-mil-deux-cent-vingt jours avant la retraite…
[ Translate ]Son âme est un soulier percé
Et son esprit comme un soldat blessé
Perd son sang et sa vitalité
Se vide de sa substance, de ses idées
Il prend l’eau de sa coque éventrée
Dans l’abime, le vaisseau d’or a sombré
L’hymne aux morts est joué
O Nelligan, Ave !
Biset
1979/11/17
1980/07/07
[ Translate ]Le poète du dimanche a écrit cet hommage à Nelligan pour l’occasion de l’anniversaire de son décès, le 18 novembre (1941). C’est un piètre hommage (deux quatrains, tous sur la même rimes) mais je n’avais que dix-sept ans. Nelligan, lui, a écrit la plupart de ses chefs-d’oeuvres à l’âge de vingt ans mais rapidement, avant même de compléter son Récital des Anges, sa santé mentale décline (possiblement après un excès de fièvre) et il sombre dans l’apathie. Tel Icare, il aura volé trop près du génie et la démence qu’il avait appréhendé (et même prédit) l’enveloppe. Il n’aura écrit qu’une centaine de poèmes, dont la profondeur tragique nous hantent tous depuis.
Jeudi : le gouvernement ouvre la vaccination à tous les 55 ans et + pour l’Astra-Zeneca. Si les quantités disponibles étaient limités en région, cela ne semble pas être un problème à Montréal. Par contre l’attente est longue. Parti de la maison vers 11h15, je suis arrivé à 11h40 et on me donne un ticket pour 13h00. Quand je reviens on me dit qu’il y a un petit délai (quinze ou vingt minutes qu’y disait — plutôt le double) et on nous fait monter sur l’esplanade: ça c’est la file d’attente pour entrer dans la file d’attente ! Mais, bon, je fini par entrer dans le stade pour m’enregistrer vers 14h15 et, après avoir longuement marché dans les dédales de la bête de béton, je reçois mon vaccin une heure plus tard. Je suis de retour à la maison vers 16h. Smooth! Mais trop stressé pour prendre un selfie victorieux…
Vendredi : Je passe la pire nuit de mon existence. Pendant près de quatre heures j’ai des frissons si extrême que je danse “le bacon” dans mon lit — à se demander si ce n’était pas des convulsions. Après autant de contractions, tous les muscles de mon corps sont meurtries et douloureux. J’ai mal à la tête, un peu de fièvre et une légère nausée. Le pire (et le plus inquiétant) c’est que toute la nuit mon rythme cardiaque s’est maintenu au-dessus de 120 bpm ! J’annule mon rendez-vous avec le physiothérapeute (pour ma tendinite au talon d’Achille) et je prends la journée relax, me déplaçant comme un p’tit vieux… J’écris un peu et je regarde pousser les fleurs mais, malheureusement, les jonquilles n’ont pas encore fleuries. En après-midi mon rythme descent en bas du 100 bpm, puis redevient relativement normal à 80 bpm (mon normal est plus autour de 70) en soirée. Les courbatures disparaissent et je me sens à nouveau moi-même.
Samedi: Je dors profondément. Tout semble revenu à la normale ce matin mais mon rythme cardiaque demeure plus élevé que d’habitude. Tous cela n’est que les effets secondaires normaux d’un vaccin — il est mieux d’être efficace ce damné vaccin ! Comme c’est encore une superbe journée (nous sommes vraiment choyé ces derniers temps: il fait si chaud et si beau) j’en profite pour faire les menus travaux autour de la maison que j’avais prévu pour cette fin de semaine et que j’étais trop indisposé pour faire la veille. Je balaie la ruelle en face de chez nous, coupe quelques branches, arrange le petit toit de l’escalier de la sortie du sous-sol pendant que ma femme commence à préparer le jardin pour les semences. Je sors faire une commission en vélo électrique puis on va prendre notre petite marche de santé dans le parc. Surprise: le magnolia un peu plus haut sur ma rue est déjà en pleine floraison !
Tout semble avoir progressé rapidement ces derniers jours: il y a déjà des tulipes d’écloses sur le terrain d’un voisin (en plus des jonquilles, crocus, jacinthes et ces petites fleurs bleues dont j’ai oublié le nom — Gloire des neiges [Chionodoxa forbesii] ? Scille de Sibérie [Scilla siberica] ?) et même les bourgeons des lilas sont sur le point d’éclore. Il n’y a pas encore de feuilles aux arbres mais la nature semble vraiment être sur le point d’exploser de vie. C’est l’un des plus beau moment du printemps. Tout est en avance de plusieurs semaines comparé à l’année dernière ! Cela veut dire que la saison des allergies est aussi sur le point de commencer… En effet, j’ai remarqué dans le parc que les peupliers sont également en fleurs (mais le pire est encore à venir, i.e. quand le cotton se mets à s’envoler). Je trouve d’ailleurs que l’apparence de l’inflorescence du peuplier (que les anglais appel catkin mais qui se dit chaton en français!) à quelque chose de très sexuelle… J’en profite pour mentionner que le peuplier canadien (Populus ×canadensis, de la famille des Salicaceae) est un hybride entre le Populus deltoides femelle et le Populus nigra mâle. Il ne faut jamais passer à côté d’une occasion d’accroitre son savoir…
Notre promenade dans le parc Frédéric-Back a été très fructueuse puisque nous avons observé un cardinal rouge (Cardinalis cardinalis) qui tirait du pistolet-laser pour nous distraire de sa femelle, deux bernaches du Canada (Branta canadensis) qui passaient en rase-motte au-dessus des arbres pour aller prendre leur quartier nocturne sur la pelouse du parc et trois marmottes communes (Marmota monax) — dont deux jeunes qui s’amusaient gaiement sur le dessus d’une butte. C’est beau de voir le parc si plein de vie (et je ne parle pas des gens qui se rassemblent en groupe pour faire le party sans même porter le masque). C’est le moment idéal pour observer les oiseaux car il n’y a pas encore de feuilles aux arbres. Mais cette opportunité va hélas bientôt prendre fin. Même quand ils ne se cachent pas dans le feuillages, il est difficile d’identifier les oiseaux qui se tiennent à l’écart et ne demeurent pas en place longtemps. J’en ai vu des petits au ventre blanc cet après-midi et je serais bien en peine de dire ce que c’était (mésange/chickadee ?, Bruant/sparrow ?, Viréo ?, Fauvette/warbler ?)…
Après avoir fait le lavage, accompli plusieurs tâches dans le jardin et pris ma marche de santé dans le parc, je suis revenu à la maison pour profiter d’une pause bien méritée. Je me suis assis dans le jardin (pour admirer mon travail), je me suis ouvert une bonne bière (une fois n’est pas coutume) et je me suis mis le nez dans un livre. Rien de mieux que de se perdre dans un monde et des aventures fictives pour oublier le nôtre et relaxer (et rien de mieux pour oublier la bibliothèque que de lire une histoire de… bibliothèque invisible !). Il s’agit ici du premier volume d’une série de fantasy par l’auteur britannique Genevieve Cogman: The Invisible library [Goodreads / Nelligan]. L’idée de bibliothécaires en mission style Indiana Jones dans des mondes parallèles pour trouver des manuscrits rares et préserver l’équilibre entre l’ordre et le chaos n’a rien de bien original mais cela permet de mettre en scène des mondes hybrides qui mélangent magie, supernaturel et cyberpunk! Je ne fais que commencer mais cela m’apparait très divertissant et agréable à lire… Demain, dimanche, retour au travail (dans une bibliothèque!).
Ce fut donc un riche week-end. De plus, aujourd’hui est le centième jour de l’année et il ne me reste plus que deux-mil-deux-cent-trente-quatre jours avant la retraite… Bonne semaine à tous !
[ Translate ]Hier j’ai fait une promenade dans le Parc Frédéric-Back: j’y ai vu deux couples de bernaches et un couple d’urubu en plus des traditionnels merles, étourneaux, hirondelles, corneilles et goélands. La veille j’avais vu des bernaches et des pluviers kildir. La semaine d’avant j’avais vu un couple de canards. On a également aperçu notre première fleur de l’année, un tussilage. Les arbres ont des bourgeons, nos iris et jonquilles — même les tournesols — sortent de terre. C’est vraiment le printemps!
[ iPhone 11 Pro, VSP, 2021/03/27 & 2021/04/03-04]
Aujourd’hui, comme le beau temps persistait, je suis retourné prendre ma marche quotidienne dans le parc, cette fois avec ma caméra qui a un zoom (Nikon D3300 + Tamron Tele-Macro 70-300mm). J’espérais revoir les bernaches et les urubus. Quelle chance jai eut! Quelle joie ce fut !
J’ai vu encore plus de fleurs — et même quelques insectes (mouches, abeilles). Plus de tussilages (Tussilago Farfara ou Coltsfoot) avaient éclot et il y avait de superbe crocus sur le terrain d’un de mes voisins. J’ai aussi constaté que des ouvriers avaient travaillé aujourd’hui pour installer la fontaine près du Cirque du soleil… Maintenant, s’ils pouvaient enlever ces damnés clôtures et ouvrir les nouvelles sections, J’en serais encore plus heureux…
[ Nikon D3300, VSP, 2021/04/05]
J’ai bien sûr revu les bernaches (Branta canadensis / Canada goose) qui, à ce temps-ci de l’année, aiment bien venir s’installer sur les pelouses du parc…
[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2021/04/05]
Les urubus à tête rouge (Cathartes aura / Turkey vulture) étaient à l’appel aussi, planant et tournoyant dans le vent à la recherche de quelques proies ou par simple plaisir.
[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2021/04/05 ]
J’y ai aussi aperçu quelques autres oiseaux: d’abord un simple moineau domestique (Passer domesticus / House Sparrow) et, plus rare, une superbe Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius / American Kestrel)…
Ce fut vraiment un superbe week-end. C’est agréable de voir la nature se réanimer. Cela présage bien pour le reste de la saison…
[ Translate ]La mélancolie
Des jours de pluie
Fait place au remord
D’un précoce départ
Le soleil brille de tout ses feux
Il m’est indifférent dans mes adieux
À cette paisible et oisive vie
Ou pendant deux pléiades, ici
J’ai vécu dans l’insouciance
Et l’oubli de l’horreur rance
Je vis dans un monde de terreur et de merveille
Des forces s’affrontent, secouant l’âme de mes rêves
Comme un navire malmené par une mer en furie
Biset
1980/07/24
[ Translate ]Une autre poésie du dimanche tirée d’un vieux carnet trouvé dans une malle oubliée. À dix-huit ans, j’avais quitté ma banlieue d’Isléaval et mis ma vie sur pause pour deux semaines pour oublier mes soucis et le monde cruel au chalet de ma grand-mère . En pleine nature, sur les rives du lac Daphné, près du village rustique de Saint-Eloi-de-Paxton, j’ai fait un séjour d’oisiveté et de loisir qui hélas prenait fin… Une poésie simple et anarchique…
C’est le printemps qui arrive
Les banquises partent à la dérive
La nature se réveille
Et les Hommes s’émerveillent
Que reviennent les oiseaux
Que chantent les p’tits moineaux
Que la marmotte se réveille
Que croassent les corneilles
Que chasse l’oiseau de proie
Que pondent les oies
Qu’aux arbres poussent les feuilles
C’est le printemps qui arrive
Faisons lui un bel accueil
Montrons lui notre joie de vivre !
Biset
1976/03/09
1978/05/03
[ Translate ]Une nouvelle entrée nostalgique du poète du dimanche avec des vers joyeux qui accueillent le printemps. Le premier brouillon écrit à treize ans, remanié deux ans plus tard. J’y ai apporté quelques petits changements (un mot ici et là) pour cette occasion.
Robots, robots
Cela fait si longtemps
Quand les humains avaient du pot
Du moins plus que maintenant
Avec vos petites roues
Faites de caoutchouc
Vous rouliez de ci, de là
Tout en faisant ceci, cela
C’était les balbutiements de la robotique
Frankenstein faisait peur, c’était cynique
Sans sentiments, mais vous parliez
Maladroits, mais que vous travailliez
Robots, robots
Vous étiez presque sot
Ce n’était que le début
Ah, si nous avions su !
Biset
1978/05/11
[ Translate ]Le poète du dimanche frappe encore. À l’époque de mes presque seize ans, j’écrivais beaucoup de poésie de science-fiction (et même de fantasy comme vous le verrez plus tard), quoique la saveur la plus commune de mes vers restait généralement dans le fantastique… Ici c’est la rencontre du lyrisme asimovien et du récit de mise en garde du genre Terminator (qui ne verra pourtant le jour qu’en 1984)… C’est pas génial mais c’est du bonbon amer. Juste pour la postérité…
Même si parfois la vie parait insignifiante
Même si parfois on a le cafard
Même si parfois ça ne vaut pas le prix
Même si parfois on connait la solitude
Même si parfois nous manque la plaine verdoyante
Même is parfois on se perd dans le brouillard
Même si parfois l’enfant quitte le nid
Même si parfois on rêve de béatitude
Cela vaut la peine de la vivre
Même si elle nous rend ivre
Sans jamais révéler ses mystères
N’ayez crainte de quitter votre mère
Pour aller au plus profond de l’univers
Car toujours vous reviendrez à la terre
Biset
1977/08/21
1978/05/03
[ Translate ]Le poète du dimanche persiste avec ses horreurs de jeunesse qu’il a à peine peaufiné (changeant quelques mots ici et là pour favoriser le rythme ou la rime). Ne lui en tenez pas rigueur c’est juste pour égailler son humeur…
À vous tous, je vous dis merde
Car je sais que j’vous emmerde
Vous m’avez persécuté
Vous m’avez désavoué
Je vois que vous espérez
Me voir périr
Je vois que vous désirez
Me voir souffrir
Je pars dans mon désert
Je pars en solitaire
Je pars m’isoler
Je vais me retirer
De cette société
Qui est de vous peuplée
Je ne fait pas d’adieu
Je pars vivre heureux
Et sans du sujet me perdre
Je vous dis merde
Biset
1976/02/27
[ Translate ]Le poète du dimanche vous offre encore une oeuvre de jeunesse sortie de ses vieux tiroirs. Rien de bien sophistiqué et qui ne respecte aucunes règles poétiques si ce n’est que c’est en vers. Cela exprime la rébellion de l’adolescent qui souffre d’intimidation et ne se sent pas accepté par une société qui lui semble si incompatible avec ses rêves et ses aspiration. Il la rejète et aspire à la solitude — tout en gardant une touche d’humour. J’avais treize ans. Blessé mais toujours narquois. Comme c’est mon habitude je n’ai changé que quelques mots ici et là pour balancer la métrique de certain vers, éviter les répétitions et resserrer un peu le sujet. J’aime bien…
J’en ai marre de vivre cette vie
J’en ai marre d’être ce débris
De vivre dans ce trou
Sans un sous
Sans l’un de vous
De cette vie je vais m’éloigner
De cette vie je vais m’esquiver
Je vais filer, décamper
Je vais déguerpir, m’enfuir
De cette vie de suis lassé
Je veux en finir
Mais je dois subir mon sort
Mais je dois attendre la mort
Je suis lassé de vivre
Cette vie complètement ivre
Ivresse de folie
Cette folie de la vie
J’en ai marre de vivre cette vie
J’en ai marre d’être ce débris
De vivre dans ce trou
C’est fini, je sombre, voilà, je suis fou
Biset
1976/02/27
[ Translate ]Le poète du dimanche continue à sortir des vers de ses vieilles malles. Ici je n’ai appliqué presqu’aucun changements. Ça ne respecte aucune forme poétique et c’est plutôt médiocre mais cela exprime bien les affres de l’adolescence… J’avais treize ans. C’est cela quand on lit, trop jeune, des poètes comme Nelligan et Beaudelaire. On oubli le cadre et on ne garde que la noirceur…
Dit moi pourquoi je suis de ce monde
Dit moi pourquoi tout m’est immonde
Dit moi où il faut mettre l’apostrophe
Dit moi… car je finirai en catastrophe
Dit moi où est la fin de l’univers
Dit moi avant la fin de ce vers
Dit moi quand la fin du monde
Dit moi… car je suis dans l’encombre
Dit moi où vais-je mourir
Dit moi pourquoi souffrir
Dit moi pourquoi cette terre
Dit moi pourquoi l’univers
Dit moi pourquoi
Pourquoi je suis là
Et aussi pourquoi toi
Pourquoi tu n’y es pas
Mais j’ai toujours la foi
Si tu ne dit rien parfois
Que tu me diras, moi
Me dira pourquoi…
Biset Lermite
1972
[ Translate ]J’ai fait quelques petits changements pour améliorer des rimes très pauvres (répétitions de monde et moi, entre autres) mais dans l’ensemble ce poème est tel que je l’ai écrit à l’âge de dix ans…
Last Friday I notice in the afternoon that someone had left a wrapped dead mouse on the top of the backyard stairs. I thought it was a subtle message from one of my beloved neighbours and I lamented against those crazy people who cannot even afford a dead horse’s head. I decided to check the Nest camera in order to identify the culprit. To my great surprise, I discovered that the deed was done at 2PM sharp by none other than Felix — the alley cat that I took in the garage for the winter and that I let out a couple of hours every day when he gets too antsy. It seems that he had found one of those glue traps with a dead mouse on it (apparently some paper towel flew in the wind and got stuck on it too) and decided it would make a perfect gift for us !
It is not the first time that a cat brings us a dead mouse. I guess that this behaviour goes back to the time when humans first started to interact with cats in the Neolithic. They were never really domesticated, but probably slowly became tame by contact with humans through a commensal relationship (a form of symbiosis). With the agricultural revolution, mass producing food meant that human had to create food storage (primarily granary) that inevitably attracted vermine (mostly rats and mice). The presence of vermine in turn attracted small predators like cats who started hanging around human settlements. Humans probably started to “reward” the cats (with food and confort) for getting rid of the vermine and with time this synanthropic relation became mutualistic and the behaviour became instinctive. The cat, in order to prove that he is earning his keep, brings the dead prey as proof, hence the “gift” — which is rarely wrapped.
[ Traduire ]Like every year, I want to wish everyone a happy solstice.
The celebration of the solstice goes back to the beginning of time (or at least, as far as we know, to the Neolithic). The winter solstice is when the polar axis of the planet reaches its maximum tilt away from the sun, making it appear at its lowest on the horizon and resulting in the longest night and the least amount of daylight. For all prehistoric cultures it probably meant the end of winter hardships and the promise of a new beginning. The sun dies behind the horizon only to be reborn, therefore the winter solstice festival is almost always linked to the cult of the Sun and the New Year. With time, those age-old rituals were integrated into each culture beliefs and evolved into the festivities of Christmas / Nativity (Western Europe), Dongzhi (China), Festivus (geek culture), Hanukkah (Judaic culture), Karachun (Slavic cultures), Kwanzaa (African-American culture), Makar Sankranti (India), Saturnalia / Sol Invictus (Ancient Rome), Yalda (Iran), Yule (Germanic culture), etc.
Those festivities were also often linked with the worship of entities/deities that resurrected (they died and rose again) in correlation with fertility or after-life cults (many being part of mystery cults): Attis, Baldr, Dionysus, Dumuzid, Ishtar, Izanami, Jesus, Mithra, Osiris, Persephone, Quetzalcoatl, just to name a few. That’s what makes comparative mythology so interesting (for which Jesus is a fascinating study case).
Of course, this year everything feels different. We had a very bad year and we yearn for much better time. Therefore, whatever you are celebrating at this time of the year, I want to wish you all Merry Festivities (by yourself) as well as a happy and much better New Year ! Take care and be safe!

Comme chaque année, je souhaite à tous un joyeux solstice.
La célébration du solstice remonte au début des temps (ou du moins, à notre connaissance, au néolithique). Le solstice d’hiver se produit lorsque l’axe polaire de la planète atteint son inclinaison maximale loin du soleil, le faisant apparaître à son plus bas à l’horizon et entraînant la nuit la plus longue et le moins de lumière du jour. Pour toutes les cultures préhistoriques, cela signifiait probablement la fin des épreuves hivernales et la promesse d’un nouveau départ. Le soleil meurt derrière l’horizon pour renaître, donc le festival du solstice d’hiver est presque toujours lié au culte du soleil et du nouvel an. Avec le temps, ces rituels séculaires ont été intégrés dans les croyances de chaque culture et ont évolué vers les festivités de Noël / Nativité (Europe de l’Ouest), Dongzhi (Chine), Festivus (culture geek), Hanoucca (culture judaïque), Karachun (cultures Slaves), Kwanzaa (culture afro-américaine), Makar Sankranti (Inde), Saturnalia / Sol Invictus (Rome antique), Yalda (Iran), Yule (culture germanique), etc.
Ces festivités étaient aussi souvent liées au culte d’entités / divinités ressuscitées (elles moururent et ressuscitèrent) en corrélation avec la fertilité ou les cultes d’après-vie (beaucoup faisant partie de cultes à mystères): Attis, Baldr, Dionysos, Dumuzi, Ishtar / Innana, Izanami, Jésus, Mithra, Osiris, Perséphone, Quetzalcoatl, pour n’en nommer que quelques-uns. C’est ce qui rend la mythologie comparéé si intéressante (pour laquelle Jésus est un cas d’étude fascinant).
Bien sûr, cette année, tout est différent. Nous avons eu une très mauvaise année et nous aspirons à de bien meilleurs moments. Par conséquent, quoi que vous fêtiez à cette période de l’année, je tiens à souhaiter à tous de joyeuses fêtes (par vous-même) ainsi qu’une bonne et meilleure année! Prenez soin de vous et soyez en sécurité!

祝大家節日快樂
Feliĉaj Ferioj al ĉiuj
Frohe Feiertage für alle
Ευχάριστες διακοπές σε όλους
Happy Holidays nan tout
חג שמח לכולם
सभी के लिए खुश छुट्टियाँ
Buone Feste a tutti
すべてにハッピーホリデー
Beatus festis in omnes
Счастливые праздники для всех
Felices fiestas a todos
Chúc mừng ngày lễ cho tất cả

Mon très vieux matelas à ressort me donnant des maux de dos, j’ai décidé de le changer pour un matelas à mousse mémoire du type “lit dans une boîte.” Je recherchais donc un matelas de mousse, de format double (75 x 54 po), entre huit et douze pouces d’épaisseur, d’une fermeté entre médium et ferme, et dans un budget de $300-$800.
J’ai d’abord regardé sur Amazon mais si les matelas n’y étaient pas chers ($240-$270) la plupart étaient fait en Chine et il était donc plus difficile d’en juger de la qualité (malgré des évaluations de la clientèle de plus de 4.5 et avec plus de 70% d’évaluations à cinq étoiles). J’ai donc élargi mon champs de recherche et consulté de nombreuses “études” comparatives sur les matelas, d’abord plus général (beaucoup de matelas fait aux USA, à Mexico ou en Chine, à des prix entre $700 et $6000 US!) puis en me concentrant sur les matelas en mousse fait au Canada. Après une visite chez Dormez-vous? (pour tester la fermeté des matelas de mousse en général) et de nombreux tableaux comparatifs, j’ai réduit la liste à seulement trois ou quatre candidats:
Dans une des études-tests déjà mentionnées, les deux modèles du Bloom de Dormez-vous?/Sleep Country se retrouvent en vingt-huitième et trentième position avec des évaluations respectives de 5.9 et 5.5/10. Le moins cher (Earth) est plutôt mou avec une fermeté à 4.2 et l’autre (Mist) a une fermeté moyenne à 5.6. Toutefois, ces matelas sont fabriqué en Chine et, si Dormez-vous? offre le même 100 jours d’essai que les autres fabricants, les conditions du retour sont plutôt mauvaises: frais de restockage de $50 et un crédit en magasin au lieu d’un remboursement. Éliminé!
La matelas fabriqué au Canada qui reçoit la meilleure évaluation (9.3/10) et qui se retrouve en deuxième position dans l’étude, est le Douglas. Il est fabriqué à Edmonton, a un prix abordable, avec une fermeté moyen/ferme (6.6), une couverture lavable et offre la meilleure garantie (15 ans et 120 jours d’essai). À considérer sérieusement…
Si j’ignore le Juno, également fabriqué à Edmonton (par Good Morning), parce que c’est une marque moins connue et que (malgré sa troisième position et excellente évaluation (9/10) qui lui donne le meilleur rapport qualité/prix) je craignais que son très bas prix ($350) soit synonyme de moindre qualité, mon choix suivant est le Endy. C’est une marque beaucoup plus connue et largement commentée et vantée sur les media sociaux. Classé en cinquième position avec une évaluation de 8.4/10, ce matelas (fabriqué à Toronto) est un peu plus cher ($775) mais offre une fermeté medium/ferme (6.5), une couverture amovible et lavable, une mousse à température neutre, un essai de 100 jours et dix ans de garantie. Il est considéré le matelas le plus écologique (“Best Eco-conscious”). À considérer très sérieusement…
Toutefois, étrangement, mon choix final s’est porté vers le PolySleep qui avait des qualités que les autres n’offraient pas. Malgré qu’il se retrouve en vingt-deuxième position avec une évaluation de seulement 6.6/10 (quoi qu’une autre étude le classe AVANT le Juno et le Endy, et lui attribut le “Meilleur soulagement de la pression”) il offre des conditions similaires aux autres (fermeté medium/ferme (6.5 selon PolySleep), garantie de 10 ans, 100 jours d’essai avec cependant une période de rodage (break-in) obligatoire de 45 jours) mais aussi plusieurs avantages : couverture amovible, lavable ET à l’épreuve des liquides (cette protection est disponible aussi chez Douglas et Endy mais la couverture doit être acheté séparément — $64-$100), mousse antimicrobienne, et des côtés renforcés (ne s’enfonce pas lorsqu’on s’assoit sur le bord du lit). Le prix était aussi très abordable ($850 sur Amazon mais seulement $680 sur le site de PolySleep). Par contre, ce qui a finit de me convaincre c’est que non seulement il était fabriqué au Canada mais aussi localement (à Montréal). Par les temps qui courent, nous voulons tous encourager les entreprises locales…
Ma première impression sur réception du PolySleep (avant même de l’essayer) était qu’il avait l’air confortable et semblait avoir toutes les qualités que je recherchais (pas trop mou, pas trop ferme, bord plus ferme, etc.). La livraison a été très rapide (deux jours). Le matelas a été facile à déballer et à installer. Après l’avoir sorti de la boite, étendu et coupé le plastique qui l’emballait sous vide, il s’est gonflé en quelques secondes! J’étais sûr que je l’aimerais et que c’était sans aucun doute un bon achat! De toute façon j’ai cent jours pour l’essayer et le retourner si je ne suis pas satisfait…
Toutefois, après avoir dormi dessus pendant une semaine, je dois avouer que je suis un peu déçu. Il n’offre pas tant d’amélioration que cela sur mon vieux matelas à ressorts (au moins il n’est pas plein de bosses!). C’est un peu trop mou à mon goût (j’aurais dû me méfier car les évaluations indépendantes donnaient la fermeté à 5.5 ou 5.6 et non le 6.5 que promet PolySleep) et, si les rebords sont renforcés, ça ne parait pas vraiment (quand tu es couché trop sur le bord, le matelas renfonce et l’on risque de rouler hors du lit!). Sans dire que la publicité de PolySleep est trompeuse, je trouve tout de même que les performances de leur matelas sont plutôt décevantes. J’imagine que tout les matelas de mousse dans cette braquette de prix offrent le même genre de caractéristiques… Trouverai-je vraiment mieux avec une autre marque? Et pour une véritable amélioration il me faudrait sans doute payer beaucoup plus cher (un matelas plus traditionnel de qualité moyenne, plus ferme, se trouve plus dans la braquette $1200 – $2500)…
Néanmoins, en bout du compte, le point le plus important est que je dorme un peu mieux et que je n’ai pas trop mal au dos. Par contre, ma femme, qui disait préférer un matelas pas trop dur, a commencé à avoir mal au dos… Elle aussi le trouve trop mou… On va tout de même être un peu plus patient (au moins un mois et demi!) et voir si notre impression change avec le temps… ![]()
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