Life
Cogitationes me: Thought of the day (for myself) [002.021.324]
Self-learning
I just watched an interesting documentary on NHK World-Japan about a young boy, Asuka Umeda, who spent seven years writing in notebooks about events and subjects he was reading about in newspapers, commenting them and researching them further in what was for him a self-learning adventures. I first thought that he was an Hikikomori (ひきこもり) or suffering from a slight form of autism, but no, he was a normal boy, going to school and was just particularly shy and socially awkward — like many otakus (just a look at his bedroom and you instantly know that he’s a great anime & manga fan, doing lots of gunpla [ガンプラ]). He was certainly not shy about talking about his notebooks to teachers and museum directors, and won many awards for his writings and essays. One of those essays is about his self-learning experience and this documentary is illustrating it with cute animations and interviews.
Apparently, this type of self-learning (独学 / dokugaku / autodidacticism) is common in Japan. Elementary students are writing essays and compiling scrapbooks as homework assignments and some push it further as they make it an extracurricular activity. Asuka just pushed it even further, becoming obsessed with it to the point where he didn’t participated to any after-school club activities and stopped seeing friends to dedicate his time to writing in is notebooks. He is pursuing this interest even in high-school. He will probably become a good writer and journalist.
It made me realized that I was exactly like that as a child: curious but shy and socially awkward, spending lots of time reading, making scrapbooks and writing in my notebooks (thirty-seven so far) about ideas, places, books and movies that I have seen. Life has always been about the pursuit of knowledge for me. And I continue to do so, I just call it blogging now!
I recommend you see this documentary, My Notebooks: Seven Years of Tiny Great Adventures, which will remain available for streaming on NHK World website until the end of May. At he same time, you could have a look on another documentary about the animation studio Production I.G., which has created many of my favourite anime (like Ghost in the shell or Blood: The Last Vampire) — available for streaming until November 13, 2022.
[ Traduire ]Samedi Nature [002.021.310]
Black fox?
Friday we’ve spotted a creature in the Park (near entry #20, Deville street, along the building of what was Frank & Dino Aliments). It looked like a fluffy black cat, with a long fluffy tail and a longer and more pointy nose than usual. It was moving quickly, with agility, staying close to the ground. It looked strange for a cat. I couldn’t take any picture but our first thought was “Could that be a fox?”. My wife once saw a fox in the park. Usually foxes are red but I know that some can have darker colour. A quick search on the internet confirmed that in Canada the Silver fox has a black fur with white tips and that there are increased sighting of them in the GTO. So, why not in here?
Although, after looking at the pictures on the web, I am not so sure. The creature we saw had no white tip on the tail and foxes walk taller, looking more like a dog than a cat. Maybe it was a youngster. Or maybe it was just a fluffy black cat with a long fluffy tail and a longer and more pointy nose than usual… Has anyone seen something like that?
[ Traduire ]
Update:
My nephew suggests that the creature we saw was a Fisher (a.k.a. the “Fisher Cat” or “Pékan” or “Martre pêcheuse” in French — the scientific name is Martes pennanti). It is in the family of the Mustelidae (like the weasels, otters and ferrets). He says he saw one last year in a park of Montreal and, indeed, there had been many sightings in the West Island and southshore. I agree that it is certainly a suitable candidate (although the creature we saw looked a little smaller, fluffier and I am not sure it was moving in a hopping way like the Fisher). Here are a few videos to give you an idea of what the Fisher looks like: Complètement Animal: Le Pékan, Fisher cat vs squirrel, Fisher cat in Vermont snow, Meet the Fisher, Fisher in North Bay, Ontario. I’ll keep an eye on the area in case I could see it again and confirm this identification.
Cat-urday’s Picture [002.021.275]
Poésie du dimanche [002.021.122]
Haïku quatuor
Blossoms in the tree
Flickers of beauty
Short-lived sanity
Spring rain
In a chilly morning
Bring hope anew
Crypto Trump woke virus
Madness of the world
Washed away in the rain
Ephemeral satisfaction
Momentary victory
Forgotten chaos
Pictorial chronicles [002.021.121]
Semaine XV en images
[ iPhone 11 Pro, Iles Laval & Parc Frédéric-Back, 2021/04/25 ∼ 05/01 ]
Dimanche: Une journée tranquille de congé à rattraper les tâches ménagères et à écrire sur le blogue. Rien d’intéressante à signaler…
Lundi: Après le souper, nous allons marcher dans le parc juste à temps pour observer un superbe coucher de soleil. À ma grande surprise, au même moment, une lune énorme se lève derrière le cirque du soleil. C’est la super lune du printemps que les anglophones appellent “Pink Moon” (pas parce qu’elle est vraiment rose mais parce qu’elle apparait au moment des premières floraisons). Une “super lune” se produit lorsqu’une pleine lune se produit alors qu’elle est au périgée (le point où, dans son orbite elliptique, la lune est la plus proche de la terre) et que le soleil, la terre et la lune sont alignés de sorte que la lune reçoit un maximum d’illumination solaire (syzygie). La lune peut ainsi paraître 7% plus grosse que d’habitude et 15% plus brillante! Une deuxième super lune se produira cette année, le 26 mai prochain. Je me suis dit alors, je vais retourner à la maison chercher ma caméra pour prendre des photos de la lune avec un zoom. Malheureusement, je me suis rendu compte qu’il était 19h55. Le couvre-feu commençait bientôt, ne me laissant pas le temps pour des photos. J’ai attendu plus tard et, un peu avant minuit, j’ai pris quelques photos à partir de mon balcon…
Mardi: Je fini le travail un peu plus tôt à cause du couvre-feu. Je reviens en bicyclette électrique et décide de passer par le parc qui, dix minutes avant le couvre-feu, est pratiquement désert. C’est l’occasion d’observer un autre beau coucher de soleil…
Mercredi: Une journée pluvieuse sans histoire…
Jeudi: J’ai pris congé et ce sera ma dernière longue fin de semaine avant mes vacances à la fin mai (tous le mois d’avril j’ai eut de longue fin de semaine pour finir mes banques de congés) mais il y a beaucoup à faire. Le matin, j’ai un rendez-vous téléphonique avec mon médecin de famille (le dernier avant qu’elle ne prenne sa retraite, après cela il va me falloir trouver un nouveau médecin!) mais Hydro-Québec débarque aussi pour remplacer le fil qui relit la maison au réseau électrique (apparemment la capacité de notre panneau électrique est plus grande que le calibre du fil, alors ils vont le changer; de plus, le fil avait été un peu abîmé par le frottement avec une branche d’arbre). Je leur demande d’attendre un peu avant de commencer leur travail (parce que pas d’électricité veut aussi dire pas de téléphone IP!) mais de toute façon, le médecin m’appelle sur mon cellulaire… J’en profite ensuite pour prendre rendez-vous avec l’urologue. En après-midi, nous nous rendons au cimetière pour rendre hommage à mes parents et déposer des fleurs sur la tombe familiale. Nous en profitons pour faire le tour des îles-Laval (là où j’ai grandi) et constater l’avancement des travaux du REM (le Réseau Express Métropolitain) qui remplacera l’ancien train de banlieue (et qui sera mis progressivement en service en 2023-2024). Les rails ont été enlevé, la butte excavée, la gare de l’île Bigras sera SOUS les rails (!) et le nouveau pont entre l’île Bigras et Montréal est presque complété. Cela est prometteur… Je termine la journée dans le jardin (une première tulipe a éclose!), puis une brève marche dans le parc et finalement sur l’ordinateur pour écrire ma chronique sur l’histoire des empereurs romains vu au travers de ma collection de pièces de monnaie anciennes.
Vendredi: Je me suis acheté une pompe électrique sans fils pour vérifier la pression et gonfler les pneus de ma bicyclette/scooter. Le gadget s’avère efficace et utile car je constate que les pneus n’avaient que la moitié de la pression requise (ce qui pourrait expliquer l’incident de la semaine dernière). Je fais quelques menu travaux (j’installe un AirTag sur ma bicyclette) et j’écris un peu mais c’est une journée paresseuse où j’en profite pour rattraper mon visionnement d’émissions de télé. Nous faisons également notre promenade quotidienne dans le parc pour observer la nature (beaucoup de merles, un couple de cardinals, un pic mineur, quelques bernaches et marmottes — les habitués). Comme il a plu ces derniers jours, des mares se sont formées dans le parc et un couple de canard colvert s’y ébat.
Samedi: Une répétition de la veille: je fais de menus travaux dans le jardins (le pommier commence à faire des feuilles !), j’écris un peu, regarde la télé (entre autre je termine la première saison de la série Legend of the Galactic Heroes: Die Neue These [銀河英雄伝説 ディ ノイエ テーゼ / Ginga Eiyū Densetsu: Di Noie Tēze / Legend of the Galactic Heroes: The New Thesis] dont les douze épisodes ont été diffusé à la télévision japonaise entre avril et juin 2018, puis diffusé sur le web par Crunchyroll avant d’être publié en BluRay par FUNimation en mars 2019. Il s’agit d’un remake par Production I.G. de la fameuse série d’OVA basé sur les romans de Yoshiki Tanaka, [ Amazon • Nelligan ]
) et nous prenons notre marche quotidienne dans la parc. Cette fois-ci, je remarque que les poiriers en face du Cirque du Soleil sont en fleurs. Je note également un très bel arbuste à fleurs jaunes (ce serait un Forsythia). Somme toute, ce fut une belle semaine assez tranquille…
Poésie du dimanche [002.021.115]
Élaï
Dans le feu des enfers elle fut coulée
De maléfices démoniaques fut imprégnée
De runes magiques elle fut gravée
Elle est la lame de pierre
Le poing noir, vengeur de la terre
Elle est Élaï, l’épée meurtrière
Ainsi chantait-on à travers les millénaires
La gloire d’Elaï, le démon de basalte
Trouvée dans les cendres grises du désert
S’étendant aux pieds du Mont de l’Ersalt
Par Tkwaïsh, dernier bâtard Swaihwé
Biset
1980/04/15
[ Translate ]Comme je l’ai mentionné plus tôt, le poète du dimanche (à l’aube de ses dix-huit ans) a aussi écrit de la poésie de fantasy (dans le genre plus heroic). Rien de bien sophistiqué et qui, comme à son habitude, ne respecte aucune règle ou forme poétique. On y voit une rare influence de Robert E. Howard, de Edgar Rice Burroughs ou, à la rigueur, même de Tolkien alors que son inspiration venait généralement plus du fantastique (Lovecraft), du symbolisme ou du romantisme…
Pictorial chronicles [002.021.115]
La semaine en huit images…
[ iPhone 11 Pro, 2021/04/18-24 ]
Dimanche: Ce qui est bien le dimanche c’est que je fini de travaillé tôt et, comme le soleil se couche maintenant plus tard, on a assez d’ensoleillement pour avoir le temps d’aller prendre notre marche de santé après le souper. C’était une superbe journée avec un beau ciel. J’aime bien prendre le temps d’admirer le couché de soleil…
Lundi: Durant le week-end j’ai appris que ma voisine dit à qui veut bien l’entendre que nous sommes racistes parce qu’on ne lui parle pas… Je ne sais trop pourquoi ce genre de ragot m’embête et je n’ai pas arrêté d’y penser car je sais que c’est un mensonge. Toute ma vie j’ai fait de grands efforts pour ne pas tomber dans le piège de la généralisation et j’essai toujours de juger les gens sur leur mérite personnel et non sur leur apparence, comme la couleur du cheveu, des yeux et, encore moins, de la peau. J’hésite à en parler car ces temps-ci c’est un sujet controversé mais le fait est qu’en général je ne parle à personne. Au travail, je fais un effort pour papoter avec les collègues mais je ne parle pas aux voisins — à moins qu’ils ne viennent me parler (dans ce cas là j’engage la conversation pour rester poli; même avec la voisine d’en face qui est vietnamienne, ou celle d’à côté qui est sud-américaine, ou la vieille madame italienne et le monsieur portugais — leurs origines n’a rien à voir, au contraire cette diversité m’enchante). C’est ma philosophie de “vivre et laisser vivre.” Évidemment, je vais avoir encore moins le goût de converser si les gens viennent surtout me voir pour se plaindre, me blâmer de tout ce qui leur arrive (non, si votre abris Tempo que vous avez mal installé et négligé de déneiger s’est écrasé ce n’est pas de ma faute), me jeter des regards…umm… méchants parce q’ils pensent que c’est moi qui ait porté plainte sur le fait que leur cour arrière ressemble à un camp de réfugiés et est un nid à feu, me menacer (“vous savez, les maisons ça peut passer au feu…”) et encore moins pour me parler de religion! Dès qu’on amène Jésus dans la conversation, moi je décroche (c’est ma politique du “caput, domus, templum” — les seuls lieux où ce sujet devrait être abordé). Non, madame, je ne vous parle pas mais c’est simplement parce que vous êtes… une crisse de folle ! Je sais, c’est horrible de discriminer le gens à cause de leur santé mentale, mais, bon, personne n’est parfait…
Mardi: En me rendant au travail, j’ai roulé dans un nid de poule profond que je n’ai pas pu éviter (sur la 2e Ave, en face du Cirque du Soleil et de l’arrêt de la 94 — les rues de Montréal sont vraiment dans un terrible état, particulièrement au printemps). Plus tard, après être arrivé au travail, j’ai remarqué que la roue arrière était un peu abîmée: il y a une légère déformation sur la jante de la roue (mais c’est seulement d’un côté). Quelle malchance! Toutefois, le gars qui m’a vendu la bicyclette électrique (Kolo Scooters, à qui j’ai envoyé une photo) me dit que ce n’est pas grave et que cela peut s’arranger facilement (et à peu de coût). Pour éviter ce genre de problème il faut juste s’assurer d’avoir une bonne pression dans les pneus (40 lbs)… Apple annonce de nouveaux produits mais rien de bien intéressant pour moi (à part peut-être les AirTags).
Mercredi: Nous sommes affligé d’un tempête de neige d’avril qui nous laisse un bon cinq centimètres — quoiqu’après avoir neigé toute la journée il n’y a pas vraiment d’accumulation et cela fond rapidement). J’ai peur que la neige et le froid ne donnent un choc fatal aux fleurs et à la végétation qui commençaient à se développer mais, non, les jonquilles qui avaient fleuri mercredi dernier semblent avoir récupéré (toutefois, les fleurs du magnolia, elles, ont perdu leur blancheur et ont tourné d’une couleur brunâtre). Le lendemain après-midi tout avait fondu et le printemps reprenait son cours…
Jeudi: L’un de mes chats, Caramel, a développé des problèmes de comportement qui me déconcertent. De temps en temps, sans raison apparente, il se met à miauler et cracher mais seulement envers mon épouse. Est-ce pour exprimer sa peur, de la douleur, un besoin d’attention? Depuis le début de l’hiver, on a recueilli dans le garage un pensionnaire, Félix, mais ils ne se rencontrent jamais. Caramel peut sans doute le sentir et cela lui cause possiblement du stress? Un collègue m’a suggéré l’utilisation de phéromones qui ont un effet calmant sur le chats. J’en ai commandé et on verra ce que ça donne… Aussi, cela fait deux semaines que j’ai reçu le vaccin d’AstraZeneca-Oxford contre la Covid-19 (aka AZD1222)!
Vendredi: Au début de la semaine, je me suis réveillé une nuit avec une douleur dans le dos. J’ai d’abord cru que c’était musculaire. Mais après quelques jours, j’ai commencé à avoir des “sensations bizarres” dans le système urinaire, puis des envies fréquentes… Je devais me rendre à l’évidence: je faisais à nouveau une pierre au rein ! Comme je n’avais pas eut de coliques néphrétiques (ces douleurs atroces qui généralement accompagne cette condition) j’en ai conclu que j’étais chanceux et que la pierre était de petite taille. J’avais raison car non seulement elle est passé rapidement mais elle ne faisait que trois millimètres. Comme la température s’est réchauffée nous en profitons pour faire notre promenade dans le parc et nous observons la ménagerie habituelle de cardinals, pic bois et marmottes…
Samedi: Une autre superbe journée. Plus d’une semaine après leur éclosion et après avoir enduré la neige, les jonquilles sont encore en bonne forme. Dans le parc, je note une petit arbre fruitier en fleurs (possiblement un pommetier). Quel magnifique printemps! Malheureusement, la pluie s’annonce pour les prochains jours… J’ai appliqué pour une position supérieure dans une autre bibliothèque (bon, je n’ai pas grand chance de l’obtenir car cela fait plusieurs fois que je postule sur ce genre d’emploi sans succès mais on ne sait jamais)… Et plus que deux-mil-deux-cent-vingt jours avant la retraite…
[ Translate ]Poésie du dimanche [002.021.108]
Nelligan
Son âme est un soulier percé
Et son esprit comme un soldat blessé
Perd son sang et sa vitalité
Se vide de sa substance, de ses idées
Il prend l’eau de sa coque éventrée
Dans l’abime, le vaisseau d’or a sombré
L’hymne aux morts est joué
O Nelligan, Ave !
Biset
1979/11/17
1980/07/07
[ Translate ]Le poète du dimanche a écrit cet hommage à Nelligan pour l’occasion de l’anniversaire de son décès, le 18 novembre (1941). C’est un piètre hommage (deux quatrains, tous sur la même rimes) mais je n’avais que dix-sept ans. Nelligan, lui, a écrit la plupart de ses chefs-d’oeuvres à l’âge de vingt ans mais rapidement, avant même de compléter son Récital des Anges, sa santé mentale décline (possiblement après un excès de fièvre) et il sombre dans l’apathie. Tel Icare, il aura volé trop près du génie et la démence qu’il avait appréhendé (et même prédit) l’enveloppe. Il n’aura écrit qu’une centaine de poèmes, dont la profondeur tragique nous hantent tous depuis.
Pictorial chronicles [002.021.100]
Le week-end en six images
Jeudi : le gouvernement ouvre la vaccination à tous les 55 ans et + pour l’Astra-Zeneca. Si les quantités disponibles étaient limités en région, cela ne semble pas être un problème à Montréal. Par contre l’attente est longue. Parti de la maison vers 11h15, je suis arrivé à 11h40 et on me donne un ticket pour 13h00. Quand je reviens on me dit qu’il y a un petit délai (quinze ou vingt minutes qu’y disait — plutôt le double) et on nous fait monter sur l’esplanade: ça c’est la file d’attente pour entrer dans la file d’attente ! Mais, bon, je fini par entrer dans le stade pour m’enregistrer vers 14h15 et, après avoir longuement marché dans les dédales de la bête de béton, je reçois mon vaccin une heure plus tard. Je suis de retour à la maison vers 16h. Smooth! Mais trop stressé pour prendre un selfie victorieux…
Vendredi : Je passe la pire nuit de mon existence. Pendant près de quatre heures j’ai des frissons si extrême que je danse “le bacon” dans mon lit — à se demander si ce n’était pas des convulsions. Après autant de contractions, tous les muscles de mon corps sont meurtries et douloureux. J’ai mal à la tête, un peu de fièvre et une légère nausée. Le pire (et le plus inquiétant) c’est que toute la nuit mon rythme cardiaque s’est maintenu au-dessus de 120 bpm ! J’annule mon rendez-vous avec le physiothérapeute (pour ma tendinite au talon d’Achille) et je prends la journée relax, me déplaçant comme un p’tit vieux… J’écris un peu et je regarde pousser les fleurs mais, malheureusement, les jonquilles n’ont pas encore fleuries. En après-midi mon rythme descent en bas du 100 bpm, puis redevient relativement normal à 80 bpm (mon normal est plus autour de 70) en soirée. Les courbatures disparaissent et je me sens à nouveau moi-même.
Samedi: Je dors profondément. Tout semble revenu à la normale ce matin mais mon rythme cardiaque demeure plus élevé que d’habitude. Tous cela n’est que les effets secondaires normaux d’un vaccin — il est mieux d’être efficace ce damné vaccin ! Comme c’est encore une superbe journée (nous sommes vraiment choyé ces derniers temps: il fait si chaud et si beau) j’en profite pour faire les menus travaux autour de la maison que j’avais prévu pour cette fin de semaine et que j’étais trop indisposé pour faire la veille. Je balaie la ruelle en face de chez nous, coupe quelques branches, arrange le petit toit de l’escalier de la sortie du sous-sol pendant que ma femme commence à préparer le jardin pour les semences. Je sors faire une commission en vélo électrique puis on va prendre notre petite marche de santé dans le parc. Surprise: le magnolia un peu plus haut sur ma rue est déjà en pleine floraison !
Tout semble avoir progressé rapidement ces derniers jours: il y a déjà des tulipes d’écloses sur le terrain d’un voisin (en plus des jonquilles, crocus, jacinthes et ces petites fleurs bleues dont j’ai oublié le nom — Gloire des neiges [Chionodoxa forbesii] ? Scille de Sibérie [Scilla siberica] ?) et même les bourgeons des lilas sont sur le point d’éclore. Il n’y a pas encore de feuilles aux arbres mais la nature semble vraiment être sur le point d’exploser de vie. C’est l’un des plus beau moment du printemps. Tout est en avance de plusieurs semaines comparé à l’année dernière ! Cela veut dire que la saison des allergies est aussi sur le point de commencer… En effet, j’ai remarqué dans le parc que les peupliers sont également en fleurs (mais le pire est encore à venir, i.e. quand le cotton se mets à s’envoler). Je trouve d’ailleurs que l’apparence de l’inflorescence du peuplier (que les anglais appel catkin mais qui se dit chaton en français!) à quelque chose de très sexuelle… J’en profite pour mentionner que le peuplier canadien (Populus ×canadensis, de la famille des Salicaceae) est un hybride entre le Populus deltoides femelle et le Populus nigra mâle. Il ne faut jamais passer à côté d’une occasion d’accroitre son savoir…
Notre promenade dans le parc Frédéric-Back a été très fructueuse puisque nous avons observé un cardinal rouge (Cardinalis cardinalis) qui tirait du pistolet-laser pour nous distraire de sa femelle, deux bernaches du Canada (Branta canadensis) qui passaient en rase-motte au-dessus des arbres pour aller prendre leur quartier nocturne sur la pelouse du parc et trois marmottes communes (Marmota monax) — dont deux jeunes qui s’amusaient gaiement sur le dessus d’une butte. C’est beau de voir le parc si plein de vie (et je ne parle pas des gens qui se rassemblent en groupe pour faire le party sans même porter le masque). C’est le moment idéal pour observer les oiseaux car il n’y a pas encore de feuilles aux arbres. Mais cette opportunité va hélas bientôt prendre fin. Même quand ils ne se cachent pas dans le feuillages, il est difficile d’identifier les oiseaux qui se tiennent à l’écart et ne demeurent pas en place longtemps. J’en ai vu des petits au ventre blanc cet après-midi et je serais bien en peine de dire ce que c’était (mésange/chickadee ?, Bruant/sparrow ?, Viréo ?, Fauvette/warbler ?)…
Après avoir fait le lavage, accompli plusieurs tâches dans le jardin et pris ma marche de santé dans le parc, je suis revenu à la maison pour profiter d’une pause bien méritée. Je me suis assis dans le jardin (pour admirer mon travail), je me suis ouvert une bonne bière (une fois n’est pas coutume) et je me suis mis le nez dans un livre. Rien de mieux que de se perdre dans un monde et des aventures fictives pour oublier le nôtre et relaxer (et rien de mieux pour oublier la bibliothèque que de lire une histoire de… bibliothèque invisible !). Il s’agit ici du premier volume d’une série de fantasy par l’auteur britannique Genevieve Cogman: The Invisible library [Goodreads / Nelligan]. L’idée de bibliothécaires en mission style Indiana Jones dans des mondes parallèles pour trouver des manuscrits rares et préserver l’équilibre entre l’ordre et le chaos n’a rien de bien original mais cela permet de mettre en scène des mondes hybrides qui mélangent magie, supernaturel et cyberpunk! Je ne fais que commencer mais cela m’apparait très divertissant et agréable à lire… Demain, dimanche, retour au travail (dans une bibliothèque!).
Ce fut donc un riche week-end. De plus, aujourd’hui est le centième jour de l’année et il ne me reste plus que deux-mil-deux-cent-trente-quatre jours avant la retraite… Bonne semaine à tous !
[ Translate ]Pictorial chronicles [002.021.095]
Le printemps dans le parc
Hier j’ai fait une promenade dans le Parc Frédéric-Back: j’y ai vu deux couples de bernaches et un couple d’urubu en plus des traditionnels merles, étourneaux, hirondelles, corneilles et goélands. La veille j’avais vu des bernaches et des pluviers kildir. La semaine d’avant j’avais vu un couple de canards. On a également aperçu notre première fleur de l’année, un tussilage. Les arbres ont des bourgeons, nos iris et jonquilles — même les tournesols — sortent de terre. C’est vraiment le printemps!
[ iPhone 11 Pro, VSP, 2021/03/27 & 2021/04/03-04]
Aujourd’hui, comme le beau temps persistait, je suis retourné prendre ma marche quotidienne dans le parc, cette fois avec ma caméra qui a un zoom (Nikon D3300 + Tamron Tele-Macro 70-300mm). J’espérais revoir les bernaches et les urubus. Quelle chance jai eut! Quelle joie ce fut !
J’ai vu encore plus de fleurs — et même quelques insectes (mouches, abeilles). Plus de tussilages (Tussilago Farfara ou Coltsfoot) avaient éclot et il y avait de superbe crocus sur le terrain d’un de mes voisins. J’ai aussi constaté que des ouvriers avaient travaillé aujourd’hui pour installer la fontaine près du Cirque du soleil… Maintenant, s’ils pouvaient enlever ces damnés clôtures et ouvrir les nouvelles sections, J’en serais encore plus heureux…
[ Nikon D3300, VSP, 2021/04/05]
J’ai bien sûr revu les bernaches (Branta canadensis / Canada goose) qui, à ce temps-ci de l’année, aiment bien venir s’installer sur les pelouses du parc…
[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2021/04/05]
Les urubus à tête rouge (Cathartes aura / Turkey vulture) étaient à l’appel aussi, planant et tournoyant dans le vent à la recherche de quelques proies ou par simple plaisir.
[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2021/04/05 ]
J’y ai aussi aperçu quelques autres oiseaux: d’abord un simple moineau domestique (Passer domesticus / House Sparrow) et, plus rare, une superbe Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius / American Kestrel)…
Ce fut vraiment un superbe week-end. C’est agréable de voir la nature se réanimer. Cela présage bien pour le reste de la saison…
[ Translate ]POÉSIE DU DIMANCHE [002.021.087]
Au rêve…
La mélancolie
Des jours de pluie
Fait place au remord
D’un précoce départ
Le soleil brille de tout ses feux
Il m’est indifférent dans mes adieux
À cette paisible et oisive vie
Ou pendant deux pléiades, ici
J’ai vécu dans l’insouciance
Et l’oubli de l’horreur rance
Je vis dans un monde de terreur et de merveille
Des forces s’affrontent, secouant l’âme de mes rêves
Comme un navire malmené par une mer en furie
…voir
Biset
1980/07/24
[ Translate ]Une autre poésie du dimanche tirée d’un vieux carnet trouvé dans une malle oubliée. À dix-huit ans, j’avais quitté ma banlieue d’Isléaval et mis ma vie sur pause pour deux semaines pour oublier mes soucis et le monde cruel au chalet de ma grand-mère . En pleine nature, sur les rives du lac Daphné, près du village rustique de Saint-Eloi-de-Paxton, j’ai fait un séjour d’oisiveté et de loisir qui hélas prenait fin… Une poésie simple et anarchique…
POÉSIE DU DIMANCHE [002.021.080]
Hymne au printemps
C’est le printemps qui arrive
Les banquises partent à la dérive
La nature se réveille
Et les Hommes s’émerveillent
Que reviennent les oiseaux
Que chantent les p’tits moineaux
Que la marmotte se réveille
Que croassent les corneilles
Que chasse l’oiseau de proie
Que pondent les oies
Qu’aux arbres poussent les feuilles
C’est le printemps qui arrive
Faisons lui un bel accueil
Montrons lui notre joie de vivre !
Biset
1976/03/09
1978/05/03
[ Translate ]Une nouvelle entrée nostalgique du poète du dimanche avec des vers joyeux qui accueillent le printemps. Le premier brouillon écrit à treize ans, remanié deux ans plus tard. J’y ai apporté quelques petits changements (un mot ici et là) pour cette occasion.
Poésie du dimanche [002.021.066]
Robots, robots
Robots, robots
Cela fait si longtemps
Quand les humains avaient du pot
Du moins plus que maintenant
Avec vos petites roues
Faites de caoutchouc
Vous rouliez de ci, de là
Tout en faisant ceci, cela
C’était les balbutiements de la robotique
Frankenstein faisait peur, c’était cynique
Sans sentiments, mais vous parliez
Maladroits, mais que vous travailliez
Robots, robots
Vous étiez presque sot
Ce n’était que le début
Ah, si nous avions su !
Biset
1978/05/11
[ Translate ]Le poète du dimanche frappe encore. À l’époque de mes presque seize ans, j’écrivais beaucoup de poésie de science-fiction (et même de fantasy comme vous le verrez plus tard), quoique la saveur la plus commune de mes vers restait généralement dans le fantastique… Ici c’est la rencontre du lyrisme asimovien et du récit de mise en garde du genre Terminator (qui ne verra pourtant le jour qu’en 1984)… C’est pas génial mais c’est du bonbon amer. Juste pour la postérité…
Poésie du dimanche [002.021.059]
Même si parfois la vie…
Même si parfois la vie parait insignifiante
Même si parfois on a le cafard
Même si parfois ça ne vaut pas le prix
Même si parfois on connait la solitude
Même si parfois nous manque la plaine verdoyante
Même is parfois on se perd dans le brouillard
Même si parfois l’enfant quitte le nid
Même si parfois on rêve de béatitude
Cela vaut la peine de la vivre
Même si elle nous rend ivre
Sans jamais révéler ses mystères
N’ayez crainte de quitter votre mère
Pour aller au plus profond de l’univers
Car toujours vous reviendrez à la terre
Biset
1977/08/21
1978/05/03
[ Translate ]Le poète du dimanche persiste avec ses horreurs de jeunesse qu’il a à peine peaufiné (changeant quelques mots ici et là pour favoriser le rythme ou la rime). Ne lui en tenez pas rigueur c’est juste pour égailler son humeur…
POÉSIE DU DIMANCHE [002.021.052]
Je vous dis merde
À vous tous, je vous dis merde
Car je sais que j’vous emmerde
Vous m’avez persécuté
Vous m’avez désavoué
Je vois que vous espérez
Me voir périr
Je vois que vous désirez
Me voir souffrir
Je pars dans mon désert
Je pars en solitaire
Je pars m’isoler
Je vais me retirer
De cette société
Qui est de vous peuplée
Je ne fait pas d’adieu
Je pars vivre heureux
Et sans du sujet me perdre
Je vous dis merde
Biset
1976/02/27
[ Translate ]Le poète du dimanche vous offre encore une oeuvre de jeunesse sortie de ses vieux tiroirs. Rien de bien sophistiqué et qui ne respecte aucunes règles poétiques si ce n’est que c’est en vers. Cela exprime la rébellion de l’adolescent qui souffre d’intimidation et ne se sent pas accepté par une société qui lui semble si incompatible avec ses rêves et ses aspiration. Il la rejète et aspire à la solitude — tout en gardant une touche d’humour. J’avais treize ans. Blessé mais toujours narquois. Comme c’est mon habitude je n’ai changé que quelques mots ici et là pour balancer la métrique de certain vers, éviter les répétitions et resserrer un peu le sujet. J’aime bien…
Poésie du dimanche [002.021.045]
J’en ai marre de vivre cette vie
J’en ai marre de vivre cette vie
J’en ai marre d’être ce débris
De vivre dans ce trou
Sans un sous
Sans l’un de vous
De cette vie je vais m’éloigner
De cette vie je vais m’esquiver
Je vais filer, décamper
Je vais déguerpir, m’enfuir
De cette vie de suis lassé
Je veux en finir
Mais je dois subir mon sort
Mais je dois attendre la mort
Je suis lassé de vivre
Cette vie complètement ivre
Ivresse de folie
Cette folie de la vie
J’en ai marre de vivre cette vie
J’en ai marre d’être ce débris
De vivre dans ce trou
C’est fini, je sombre, voilà, je suis fou
Biset
1976/02/27
[ Translate ]Le poète du dimanche continue à sortir des vers de ses vieilles malles. Ici je n’ai appliqué presqu’aucun changements. Ça ne respecte aucune forme poétique et c’est plutôt médiocre mais cela exprime bien les affres de l’adolescence… J’avais treize ans. C’est cela quand on lit, trop jeune, des poètes comme Nelligan et Beaudelaire. On oubli le cadre et on ne garde que la noirceur…
Poésie du dimanche [002.021.031]
Dit moi…
Dit moi pourquoi je suis de ce monde
Dit moi pourquoi tout m’est immonde
Dit moi où il faut mettre l’apostrophe
Dit moi… car je finirai en catastrophe
Dit moi où est la fin de l’univers
Dit moi avant la fin de ce vers
Dit moi quand la fin du monde
Dit moi… car je suis dans l’encombre
Dit moi où vais-je mourir
Dit moi pourquoi souffrir
Dit moi pourquoi cette terre
Dit moi pourquoi l’univers
Dit moi pourquoi
Pourquoi je suis là
Et aussi pourquoi toi
Pourquoi tu n’y es pas
Mais j’ai toujours la foi
Si tu ne dit rien parfois
Que tu me diras, moi
Me dira pourquoi…
Biset Lermite
1972
[ Translate ]J’ai fait quelques petits changements pour améliorer des rimes très pauvres (répétitions de monde et moi, entre autres) mais dans l’ensemble ce poème est tel que je l’ai écrit à l’âge de dix ans…
Cat-urday’s video [002.020.361]
Wrapped Gift
Last Friday I notice in the afternoon that someone had left a wrapped dead mouse on the top of the backyard stairs. I thought it was a subtle message from one of my beloved neighbours and I lamented against those crazy people who cannot even afford a dead horse’s head. I decided to check the Nest camera in order to identify the culprit. To my great surprise, I discovered that the deed was done at 2PM sharp by none other than Felix — the alley cat that I took in the garage for the winter and that I let out a couple of hours every day when he gets too antsy. It seems that he had found one of those glue traps with a dead mouse on it (apparently some paper towel flew in the wind and got stuck on it too) and decided it would make a perfect gift for us !
It is not the first time that a cat brings us a dead mouse. I guess that this behaviour goes back to the time when humans first started to interact with cats in the Neolithic. They were never really domesticated, but probably slowly became tame by contact with humans through a commensal relationship (a form of symbiosis). With the agricultural revolution, mass producing food meant that human had to create food storage (primarily granary) that inevitably attracted vermine (mostly rats and mice). The presence of vermine in turn attracted small predators like cats who started hanging around human settlements. Humans probably started to “reward” the cats (with food and confort) for getting rid of the vermine and with time this synanthropic relation became mutualistic and the behaviour became instinctive. The cat, in order to prove that he is earning his keep, brings the dead prey as proof, hence the “gift” — which is rarely wrapped.
[ Traduire ]Happy / Joyeux Solstice
Like every year, I want to wish everyone a happy solstice.
The celebration of the solstice goes back to the beginning of time (or at least, as far as we know, to the Neolithic). The winter solstice is when the polar axis of the planet reaches its maximum tilt away from the sun, making it appear at its lowest on the horizon and resulting in the longest night and the least amount of daylight. For all prehistoric cultures it probably meant the end of winter hardships and the promise of a new beginning. The sun dies behind the horizon only to be reborn, therefore the winter solstice festival is almost always linked to the cult of the Sun and the New Year. With time, those age-old rituals were integrated into each culture beliefs and evolved into the festivities of Christmas / Nativity (Western Europe), Dongzhi (China), Festivus (geek culture), Hanukkah (Judaic culture), Karachun (Slavic cultures), Kwanzaa (African-American culture), Makar Sankranti (India), Saturnalia / Sol Invictus (Ancient Rome), Yalda (Iran), Yule (Germanic culture), etc.
Those festivities were also often linked with the worship of entities/deities that resurrected (they died and rose again) in correlation with fertility or after-life cults (many being part of mystery cults): Attis, Baldr, Dionysus, Dumuzid, Ishtar, Izanami, Jesus, Mithra, Osiris, Persephone, Quetzalcoatl, just to name a few. That’s what makes comparative mythology so interesting (for which Jesus is a fascinating study case).
Of course, this year everything feels different. We had a very bad year and we yearn for much better time. Therefore, whatever you are celebrating at this time of the year, I want to wish you all Merry Festivities (by yourself) as well as a happy and much better New Year ! Take care and be safe!

Comme chaque année, je souhaite à tous un joyeux solstice.
La célébration du solstice remonte au début des temps (ou du moins, à notre connaissance, au néolithique). Le solstice d’hiver se produit lorsque l’axe polaire de la planète atteint son inclinaison maximale loin du soleil, le faisant apparaître à son plus bas à l’horizon et entraînant la nuit la plus longue et le moins de lumière du jour. Pour toutes les cultures préhistoriques, cela signifiait probablement la fin des épreuves hivernales et la promesse d’un nouveau départ. Le soleil meurt derrière l’horizon pour renaître, donc le festival du solstice d’hiver est presque toujours lié au culte du soleil et du nouvel an. Avec le temps, ces rituels séculaires ont été intégrés dans les croyances de chaque culture et ont évolué vers les festivités de Noël / Nativité (Europe de l’Ouest), Dongzhi (Chine), Festivus (culture geek), Hanoucca (culture judaïque), Karachun (cultures Slaves), Kwanzaa (culture afro-américaine), Makar Sankranti (Inde), Saturnalia / Sol Invictus (Rome antique), Yalda (Iran), Yule (culture germanique), etc.
Ces festivités étaient aussi souvent liées au culte d’entités / divinités ressuscitées (elles moururent et ressuscitèrent) en corrélation avec la fertilité ou les cultes d’après-vie (beaucoup faisant partie de cultes à mystères): Attis, Baldr, Dionysos, Dumuzi, Ishtar / Innana, Izanami, Jésus, Mithra, Osiris, Perséphone, Quetzalcoatl, pour n’en nommer que quelques-uns. C’est ce qui rend la mythologie comparéé si intéressante (pour laquelle Jésus est un cas d’étude fascinant).
Bien sûr, cette année, tout est différent. Nous avons eu une très mauvaise année et nous aspirons à de bien meilleurs moments. Par conséquent, quoi que vous fêtiez à cette période de l’année, je tiens à souhaiter à tous de joyeuses fêtes (par vous-même) ainsi qu’une bonne et meilleure année! Prenez soin de vous et soyez en sécurité!

عطلات سعيدة للجميع
祝大家節日快樂
Feliĉaj Ferioj al ĉiuj
Frohe Feiertage für alle
Ευχάριστες διακοπές σε όλους
Happy Holidays nan tout
חג שמח לכולם
सभी के लिए खुश छुट्टियाँ
Buone Feste a tutti
すべてにハッピーホリデー
Beatus festis in omnes
Счастливые праздники для всех
Felices fiestas a todos
Chúc mừng ngày lễ cho tất cả

Sur le matelas !
Mon très vieux matelas à ressort me donnant des maux de dos, j’ai décidé de le changer pour un matelas à mousse mémoire du type “lit dans une boîte.” Je recherchais donc un matelas de mousse, de format double (75 x 54 po), entre huit et douze pouces d’épaisseur, d’une fermeté entre médium et ferme, et dans un budget de $300-$800.
J’ai d’abord regardé sur Amazon mais si les matelas n’y étaient pas chers ($240-$270) la plupart étaient fait en Chine et il était donc plus difficile d’en juger de la qualité (malgré des évaluations de la clientèle de plus de 4.5 et avec plus de 70% d’évaluations à cinq étoiles). J’ai donc élargi mon champs de recherche et consulté de nombreuses “études” comparatives sur les matelas, d’abord plus général (beaucoup de matelas fait aux USA, à Mexico ou en Chine, à des prix entre $700 et $6000 US!) puis en me concentrant sur les matelas en mousse fait au Canada. Après une visite chez Dormez-vous? (pour tester la fermeté des matelas de mousse en général) et de nombreux tableaux comparatifs, j’ai réduit la liste à seulement trois ou quatre candidats:
Dans une des études-tests déjà mentionnées, les deux modèles du Bloom de Dormez-vous?/Sleep Country se retrouvent en vingt-huitième et trentième position avec des évaluations respectives de 5.9 et 5.5/10. Le moins cher (Earth) est plutôt mou avec une fermeté à 4.2 et l’autre (Mist) a une fermeté moyenne à 5.6. Toutefois, ces matelas sont fabriqué en Chine et, si Dormez-vous? offre le même 100 jours d’essai que les autres fabricants, les conditions du retour sont plutôt mauvaises: frais de restockage de $50 et un crédit en magasin au lieu d’un remboursement. Éliminé!
La matelas fabriqué au Canada qui reçoit la meilleure évaluation (9.3/10) et qui se retrouve en deuxième position dans l’étude, est le Douglas. Il est fabriqué à Edmonton, a un prix abordable, avec une fermeté moyen/ferme (6.6), une couverture lavable et offre la meilleure garantie (15 ans et 120 jours d’essai). À considérer sérieusement…
Si j’ignore le Juno, également fabriqué à Edmonton (par Good Morning), parce que c’est une marque moins connue et que (malgré sa troisième position et excellente évaluation (9/10) qui lui donne le meilleur rapport qualité/prix) je craignais que son très bas prix ($350) soit synonyme de moindre qualité, mon choix suivant est le Endy. C’est une marque beaucoup plus connue et largement commentée et vantée sur les media sociaux. Classé en cinquième position avec une évaluation de 8.4/10, ce matelas (fabriqué à Toronto) est un peu plus cher ($775) mais offre une fermeté medium/ferme (6.5), une couverture amovible et lavable, une mousse à température neutre, un essai de 100 jours et dix ans de garantie. Il est considéré le matelas le plus écologique (“Best Eco-conscious”). À considérer très sérieusement…
Toutefois, étrangement, mon choix final s’est porté vers le PolySleep qui avait des qualités que les autres n’offraient pas. Malgré qu’il se retrouve en vingt-deuxième position avec une évaluation de seulement 6.6/10 (quoi qu’une autre étude le classe AVANT le Juno et le Endy, et lui attribut le “Meilleur soulagement de la pression”) il offre des conditions similaires aux autres (fermeté medium/ferme (6.5 selon PolySleep), garantie de 10 ans, 100 jours d’essai avec cependant une période de rodage (break-in) obligatoire de 45 jours) mais aussi plusieurs avantages : couverture amovible, lavable ET à l’épreuve des liquides (cette protection est disponible aussi chez Douglas et Endy mais la couverture doit être acheté séparément — $64-$100), mousse antimicrobienne, et des côtés renforcés (ne s’enfonce pas lorsqu’on s’assoit sur le bord du lit). Le prix était aussi très abordable ($850 sur Amazon mais seulement $680 sur le site de PolySleep). Par contre, ce qui a finit de me convaincre c’est que non seulement il était fabriqué au Canada mais aussi localement (à Montréal). Par les temps qui courent, nous voulons tous encourager les entreprises locales…
Ma première impression sur réception du PolySleep (avant même de l’essayer) était qu’il avait l’air confortable et semblait avoir toutes les qualités que je recherchais (pas trop mou, pas trop ferme, bord plus ferme, etc.). La livraison a été très rapide (deux jours). Le matelas a été facile à déballer et à installer. Après l’avoir sorti de la boite, étendu et coupé le plastique qui l’emballait sous vide, il s’est gonflé en quelques secondes! J’étais sûr que je l’aimerais et que c’était sans aucun doute un bon achat! De toute façon j’ai cent jours pour l’essayer et le retourner si je ne suis pas satisfait…
Toutefois, après avoir dormi dessus pendant une semaine, je dois avouer que je suis un peu déçu. Il n’offre pas tant d’amélioration que cela sur mon vieux matelas à ressorts (au moins il n’est pas plein de bosses!). C’est un peu trop mou à mon goût (j’aurais dû me méfier car les évaluations indépendantes donnaient la fermeté à 5.5 ou 5.6 et non le 6.5 que promet PolySleep) et, si les rebords sont renforcés, ça ne parait pas vraiment (quand tu es couché trop sur le bord, le matelas renfonce et l’on risque de rouler hors du lit!). Sans dire que la publicité de PolySleep est trompeuse, je trouve tout de même que les performances de leur matelas sont plutôt décevantes. J’imagine que tout les matelas de mousse dans cette braquette de prix offrent le même genre de caractéristiques… Trouverai-je vraiment mieux avec une autre marque? Et pour une véritable amélioration il me faudrait sans doute payer beaucoup plus cher (un matelas plus traditionnel de qualité moyenne, plus ferme, se trouve plus dans la braquette $1200 – $2500)…
Néanmoins, en bout du compte, le point le plus important est que je dorme un peu mieux et que je n’ai pas trop mal au dos. Par contre, ma femme, qui disait préférer un matelas pas trop dur, a commencé à avoir mal au dos… Elle aussi le trouve trop mou… On va tout de même être un peu plus patient (au moins un mois et demi!) et voir si notre impression change avec le temps… ![]()
[ Translate ]
Thought of the day [002.020.274]
Debating idiots
[ Traduire ]Yesterday’s presidential debate was not a debate but a shouting match. Actually, it reminds me of the old saying about “Arguing with an idiot”: it is like playing chess with a pigeon… “it knocks the pieces over, craps on the board, and flies back to its flock to claim victory.” The quote was attributed to atheist Scott D. Weitzenhoffer.
Status report (end of September)
The life in the time of coronavirus continues…
It has been a while since I wrote one of those… In the beginning of July, actually. This is my sixth status report and it has been twenty-seven weeks (or one-hundred-and-ninety-two days) since the beginning of the confinement. It has also been seventeen weeks since we started re-opening at the end of May and fifteen weeks since I restarted to work in a library in June. Time flies. Everything before that feels like an other life… Did we reopen too soon, too hard ? Or is it that (stupid) people are so quick to forget the danger of being in the middle of a pandemic ? As predicted, we are now starting the second wave. Lets hope it won’t be a tsunami… Last week, as the COVID-19 cases kept increasing, Montreal passed into yellow zone and today it switched into the red zone, the highest level of alert. To try to break the wave we really need to lock ourselves up again for the next month, avoid all gathering and social activities. Winter is coming and I am worried about what the fall will be bringing (I mean autumn, not “the” fall of civilisation — although that could still be a possibility; or at least the fall of democracy, the fall of decency, in our southern neighbour.
Now, I must apologize to my readers. In the last month or so, I have been feeling lousy and I didn’t write anything of significance on the blog. I posted only pictures — mostly from my daily walks in the park, of cats and flowers. Although I still read a few comics & manga or watched movies and tv series (e.g. I finally finished (re)watching Battlestar Galactica — I’ll write about it later if I can), but just didn’t feel like writing about it. I was (physically and mentally) exhausted. As often, work and life (chasing clinical appointments, shopping for an electric bike or a new mattress) were taking all my energy. However, I still think that posting those pictures are important to me. Each time I talk about natural history, or show the picture of an animal or a plant, or an ancient coin, I think it is an opportunity (first for me) to acquire new knowledge and then to share it with others. After all, this is one of the main reasons why I am writing this blog: Sharing my enthusiasm for knowledge (that and spilling my brain out into words in order to stay sane !).
The reasons why I am feeling so lousy are complex. First, frankly right now, the world is depressing. If you are watching the news (which I very often do, mostly from our southerly neighbour), all you can hear is scandal this, corruption that, election this, election that, COVID this, COVID that, COVID all over (one million deaths around the world so far), and, in every cases, associated with the name Trump! It is tiring.
Also, my work is rather frustrating. I am not working in my usual library, which is undergoing (since last December!!) some renovations. I’ve been relocated to another library, working with a different team. They are mostly nice people, but, let’s say, we’re not really sharing the same work ethic. Due to various delays (mostly unexpected structural weaknesses and COVID), the construction work has dragged on and the return to our rightful library has been pushed back several time. This situation is the cause of a great stress. (When I get too frustrated with my job, to blow steam, I just apply to another one…)
Finally, my life has become quite painful. On top of my usual ailments (being slightly overweight, back pain [due to an herniated lumbar disc with occasional sciatica], pre-diabetes, high blood pressure, hepatic steatosis, sigmoidal diverticulitis, occasional kidney stones and an unmentionable recurring abscess), earlier this month I started having chronic knee pain on the right side which the doctor diagnosed as probable osteoarthritis (the x-ray didn’t show anything). A little later, I also started having pain in the left hip. I’ve been prescribed some strong NSAID rubbing drops (a 1.5% diclofenac sodium solution) and also tried a similar product in cream, but their list of counter-indications and side-effects is longer and scarier than their benefits! I am quite wary of using them… I am still trying to exercice regularly, but I started to hate stairs (however I am still adamantly avoiding elevators). I just must learn to live with my pain. Pain is my friend. I will face my pain. I must not let pain change the way I do things. I will use my pain to keep a clear mind. And when the pain has gone I will remain active. (That’s my litany against pain). Fortunately, there are some good days… but I’m really starting to feel old…
However, in the last few days I felt a little worse. I was more tired, depressed, having a congestion and a slight cough, a little dizziness occasionally, higher blood sugar (five days in a row over 7 mmol/L), some gastro-intestinal problems and a slight fever. It is probably simply exhaustion due to the stress of work and the change of the season, doubled with the beginning of a cold. Nothing more (hopefully). However, the protocol at work requires me to report it to my superior, call public health authorities and undergo COVID-19 testing. Which I did today. I didn’t go to work, got tested and now I am isolating myself in my man/writing cave, waiting for the result of the test (and my new mattress).
I am planning to take advantage of this short pause to hopefully write a little (about life & do some book/media comments) on this blog (and maybe for the Club des Irrésistible also).
Continues with Notable News (late September)
[ Traduire ]
Update (2020/10/01): The test came back negative. I am feeling better now and back to work. Sorry again: I spent too much time writing the status report and notable news that I didn’t write anything else… (The mattress is a little disappointing, offering little improvements on the previous one. Feel a little too soft to my taste but the important point is that I sleep a little better).
Ma monture (suite)
Après vous avoir longuement entretenu de ma nouvelle monture (un scooter électrique “Écolo” de GreenPower avec batterie au lithium), je vais vous parler de quelques nouveaux accessoires…
En plus de l’obligatoire casque et câble de verrouillage que j’ai déjà mentionné, je me suis procuré un pantalon de pluie imperméable (sur-vêtement) ainsi qu’un couvre sacs à dos imperméables en nylon pour pouvoir conduire le scooter dans tous le genre d’intempéries que l’automne pourra nous apporter.
Malheureusement, mon projet d’installer un porte-bagage arrière de chez Dyad ($40) a échoué. Il semble qu’il y ait après tout de légères différences entre les châssis des DS1 et de l’Écolo; les fixations de côtés sont trop serrées et je n’ai pas pu l’installer. Je suis donc retourné chez Dyad mais ils n’ont pas les outils nécessaires pour l’ajuster en place et ils m’ont donc remboursé. Aucunes des boutiques locales n’offre de porte-bagage pour l’Écolo mais je trouverai bien une solution éventuellement (soit obtenir de bon outils pour écarter légèrement les fixations pour pouvoir mettre le porte-bagage de Dyad en place adéquatement ou contacter le fabricant chinois pour voir s’il offre des accessoires pour ce modèle).
J’ai également acheté chez Dyad un sac en vinyl noir ($90) qui s’installe entre les jambes (dommage que Dyad ne présente pas sur leur site les accessoires disponibles; il faut se rendre à l’un des magasins pour savoir. Je n’ai rien vu de similaire ailleurs). Il remplit parfaitement l’espace mais les courroies pour l’attacher à l’arbre de direction (à l’avant) et au soutien du siège (à l’arrière) étaient un peu lousse alors je les ai “twisté” pour les resserrer. J’ai également fait de légères perforations dans le bas du sac pour y passer des attaches (“tie-wrap”) afin de maintenir le sac en place et aussi le sécuriser contre d’éventuelle tentatives de vol. J’en suis très satisfait.
J’ai trouvé un manuel en ligne pour le DS1 de Dyad mais malheureusement toujours aucun pour l’Écolo…
Finalement, j’ai aussi acheté une fixation pour iPhone Quad Lock ($120) qui s’installe sur le guidon du scooter. Le téléphone s’insère dans l’étui Quad Lock dont le système d’attache se verrouille solidement sur la fixation. Il y a même une couverture anti-intempérie qui s’ajuste sur le iPhone. C’est un accessoire très pratique. Cela permet de voir l’affichage de la navigation GPS pendant que l’on roule mais aussi de faire des vidéos de nos trajets ! En voici d’ailleurs un exemple (j’ai fait un tour rapide du parc mais comme je ne voulais pas vous embêter avec un vidéo de quinze minute j’en ai accéléré la vitesse (x8) pour le réduire à seulement deux minutes — warp speed !) :
Écolo Lithium (Green Power HQ)
Une nouvelle monture
Après le début du déconfinement, lorsque j’ai été rappelé au travail, je n’étais pas très à l’aise avec l’idée de devoir prendre l’autobus et le métro. Heureusement mon travail se trouvait à distance de marche ou de vélo. Toutefois je me suis vite rendu compte qu’à mon âge, en pleine canicule, le vélo (et parfois même la marche) c’est plutôt épuisant. C’est alors que je me suis rappelé avoir déjà voulu acquérir un vélo ou une mobylette électrique juste pour le plaisir. Mais c’est tout de même dispendieux et le plaisir seul n’en justifiait pas la dépense. Par contre, dans les circonstances, c’était devenu presqu’une nécessité.
J’ai donc loué une mobylette électrique pour une semaine (chez Dyad) pour voir si cela en valait la peine, si c’était difficile à conduire et, surtout, si j’aimais ça. J’ai adoré! Après avoir soigneusement étudié les modèles disponibles j’avais choisi de louer un DS1 de Dyad car ils offraient de déduire le coût de location de celui de l’achat si j’étais satisfait et désirais acheter la mobylette chez eux. Le problème c’est qu’après ma semaine de location il ne leur restait plus aucun modèle pour la vente et ils ne prévoyaient pas en recommander cette année! J’ai donc commencé à magasiner ailleurs et à considérer tout les modèles possibles: des modèles similaires au DS1 de Dyad (l’Écolo, le Passeport), des vélos électriques (comme le Banana Boss, le Rad Runner 1, le Maxie Large, ou même le Paris), de plus grosses mobylettes style Vespa (Tao Aquarius, Vienna, Gio Italia, Mignon, UQi Pro, etc.), mais plus personnes n’avait quoique ce soit en stock ! Il faut croire que tout le monde avait eut la même idée que moi en même temps!
J’ai agonisé de longues semaines en soupesant toutes les options possibles mais c’était toujours trop gros, trop cher, pas de siège confortable, pas de place pour un second passager, la boutique est située trop loin, etc., et les fournisseurs me disaient tous qu’ils n’aurait du stock que vers la fin juillet au mieux ou encore à l’automne.
J’ai finalement trouvé une boutique (Kolo Scooter) localisée à proximité (dans Hochelaga) qui semblait donner un service de qualité (4.9/5 sur Google), offrait un modèle de mobylette qui correspondait à toutes mes attentes et qui devait en recevoir à la fin juillet. Il ne me restait plus qu’à m’armer de patience… J’ai pu enfin prendre possession de mon scooter de marque Green Power HQ, modèle Écolo version lithium, vendredi le trente-et-un juillet. J’en suis bien satisfait. Voici donc ce que j’en pense en détails… (après le saut de page)
Pictorial chronicle [002.020.216]
Haïku pour une nouvelle monture
Bounty of Summer
This morning nature generously provided us with zucchini, tomatoes (heirloom “Brandywine” and cherry tomatoes “Sweet 100”), basil, green and yellow beans, and kale. May we be eternally grateful… So say we all !Despite slings and arrows
Or those marching in opposition
Nature simply goes on
[ Traduire ]
Haïku of discomfort
Poetry of mid-July
In Trump I don’t believe
Fake news is like wrestling
A scripted reality show
It’s not funny anymore
And should be cancelled
* * *
Gazing into the horizon
I see MMD sunsets
Before the end of forced labor
[ Traduire ]














