Monnaies anciennes 70

Les Constantiniens (6)

Julianus (355-363) 

Flavius Claudius Julianus (généralement appelé Julien II ou Julien l’Apostat en français) est né vers 331 à Constantinople de Flavius Julius Constantius (lui-même fils de Constance Chlore et de Theodora) et de Basilina. À la mort de Constantinus, ses cousins consolident leur pouvoirs en purgeant tout les membres de la famille constantinienne sauf son demi-frère Gallus (qui était gravement malade) et lui-même (qui n’avait que six ans), qui sont épargné probablement à la demande de l’impératrice Eusebia. Il est confiné à sa résidence de Cappadoce et reçoit une éducation hellénisante où il a accès à tous les classiques de la littérature et de la philosophie grecque. Dès 347, il est autorisé à revenir à Constantinople, puis à Nicomédie en 351. En 355, il est à Athènes pour étudier la philosophie. Il se fait initier aux mystères de Mithra et d’Éleusis.

En 351, Constantius II, qui peine à maintenir l’ordre tant aux frontières que contre les usurpateurs, prend Gallus comme César. Mais ce dernier, plein de rancoeur quand au fait que l’empereur ait fait assassiner son père, se rebelle et il est exécuté en 354. Avec réticence Constantius rappel Julianus à ses côté et le fait César à Mediolanum le 6 novembre 355. Il lui donne également sa jeune soeur Helena en mariage. Dès décembre il est envoyé en Gaule pour protéger la frontière rhénane contre les avances des Alamans. Méfiant, Constantius le fait encadrer par ses généraux Marcellus et Ursicin. Même si il n’a aucune expérience militaire, Julianus se révèle un bon administrateur et un excellent stratège. Il se rend d’abord à Vienna, puis lève le siège de Augustodunum (Autun) et marche sur Rementium (Reims), puis Agrippina (Cologne). Il hiverne à Agedincum (Sens). En 357, il fait campagne à Tabernis (Saverne), à Augusta Raurica (Augst), à Lugdunum (Lyon) pour finalement obtenir la victoire à Argentoratum (Strasbourg). Dorénavant il hivernera à Lutetia car, située sur une île, elle est facile à défendre. En 358, il repousse une invasion de Francs. En 360, Constantius — qui a de la difficulté à contenir les Sassanides sur la frontière Orientale — demande à Julianus deux légions en renfort. Celles-ci, récalcitrantes à entreprendre un voyage en Orient, se rebellent et acclament Julianus empereur! Constantius envoi donc ses troupes pour intercepter l’usurpateur mais meurt de la fièvre en chemin le 3 novembre 361. Sur son lit de mort, afin de maintenir la stabilité de l’empire, il reconnait Julianus comme son successeur. En décembre, Julianus rentre à Constantinople où il entreprend de réformer la bureaucratie.

En bon néoplatonicien, Julianus s’oppose à l’exclusivité du christianisme et favorise un polythéisme plus inclusif où les hérésies chrétiennes, le judaïsme, les cultes solaires ou mystiques païens peuvent coexister. Il promulgue donc un édit de tolérance et écrit même un livre où il s’attaque aux chrétiens, Contre les Galiléens. Il favorise également un gouvernement moins autocratique et plus près des anciennes valeurs républicaines. Malheureusement, son règne durera moins de deux ans. Comme il doit compléter la protection de la frontière orientale entreprise par Constantius, il s’installe à Antioche en juillet 362 pour préparer une campagne militaire contre les Sassanides. En mars 363, il met son armée en marche vers la  capitale Perse de Ctesiphon qu’il attaque à la fin mai. Comme il n’est pas en mesure d’en faire le siège il poursuit vers Samarra où il rencontre le gros des forces Sassanide le 25 juin. La bataille continue le lendemain mais la cavalerie perse submerge les défenses romaines et Julianus est blessé mortellement dans l’abdomen par une lance (Libanios relate qu’il fut frappé par un de ses propres soldats, un chrétien, mais cela n’est pas corroboré par des auteurs contemporains comme Ammianus Marcellinus ou Eutropius qui ont pourtant participé à la campagne militaire). Toutefois, aucun des deux camps n’obtient de victoire décisive. Le général Jovianus est rapidement nommé empereur à la place de Julianus. L’armée romaine doit retraiter à Dura, puis à Nisibis. Jovianus signe alors un traité de paix qui fait d’énorme concessions aux Sassanides. Sur la route du retour, il s’arrête à Antioche mais il ne parviendra jamais à Constantinople car il meurt subitement à Dadastana le 17 février 364 après seulement sept mois de règne. Ainsi prit fin la dynastie des empereurs constantiniens…

Je n’ai qu’une seule pièce de monnaie de Julianus. Il s’agit d’une assez belle petite dénomination constantinienne de bronze (G [Good], AE4, AE / BI [Bronze / Billon], 16 mm, 1.929 g, patine verdâtre, payé environ $8 le 1985/12/17; die-axis: ↑↗︎). L’avers présente un buste du jeune César la tête nue, drapé et cuirassé à droite avec l’inscription latine D[OMINVS] N[OSTER] FL[AVIVS] CL[AVDIVS] IVLI-ANVS NOB[ILISSIMVS] C[AE]S[AR] (“Notre Seigneur Flavius Claudius Julianus, Très Noble César”). Le revers illustre un soldat casqué avançant à gauche, portant un bouclier au bras gauche, transperçant de sa lance une monture qui a chuté, son cavalier barbare (dont on ne distingue malheureusement pas les détails du visage mais il n’est probablement pas barbu et porte un bonnet phrygien) ayant la tête tourné vers le soldat et lui tendant le bras gauche en un geste de supplique, avec l’inscription latine FEL[ICIVM] TEMP[ORVM] – REPARATIO (“le retour des temps heureux”), une marque d’atelier difficilement lisible en exergue et une possible lettre dans le champs gauche.

L’inscription de l’avers qui a la particularité de débuter par “D N FL CL…” et de se terminer par “…NOB CS” est assez rare. On rencontre plus fréquemment l’inscription plus courte “D N IVLIANVS NOB C”. Toutefois, comme la fin de l’inscription est difficilement lisible j’avoue que cela pourrait bien être aussi l’inscription plus fréquente qui se termine par “…P F AVG” (notons la césure distinctive entre le “I” et le “A” de Ivlianvs). Cependant, celle-ci n’apparait que plus tardivement (363), est généralement accompagné d’un portrait plus âgé et barbu et ne semble jamais être présente conjointement avec un revers FEL TEMP REPARATIO. Le fait qu’il s’agisse d’un portrait juvenile semble confirmer que l’inscription se termine bien par “NOB CS”. 

Malheureusement les marques d’exergue et de champs sont également peu visible. J’avais d’abord cru lire dans l’exergue un “HT” pour la troisième officine d’Héraclée. Toutefois, la nomenclature très particulière “D N FL CL IVLI-ANVS NOB CS” est plutôt rare et semble n’avoir été utilisée que par la quatrième officine (Delta = 4) de Cyzique. L’inscription en exergue ne peut donc être que SMK𝚫 (Sacra Moneta Kyziki). Quand à la marque de séquence du champs gauche il n’y a que trois possibilités: aucune marque (il semble pourtant y en avoir une, quoique illisible), une étoile (✷) ou un •M•. En scrutant bien, je crois bien qu’il s’agit de la troisième possibilité. Selon certain cela pourrait être non pas une marque de séquence (pour distinguer les différentes émissions d’un même type) mais une marque de valuation (indiquant que cette dénomination vaut le millième d’un solidus d’or [M = 1000] — mais si c’était le cas qu’en serait-il des autres marques que l’on retrouve parfois avec ce type, comme ✷, 𝚪, •S• ?).

Selon ces indications, et d’après le RIC (Kent, J.P.C.; Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VIII: The Family Of Constantine I (337-364), London: Spink & Son, 1981, pp. 487-488, 498-499), cette pièce aurait donc été frappé par la quatrième officine de l’atelier de Cyzique entre le 6 novembre 355 et le 3 novembre 361 EC. C’est un type de pièce qui est peu abondant ([S = scarce, i.e. se situant entre “rare” et “commun”] de seize à vingt-et-une pièces connues à l’époque de la compilation du répertoire).

Sources: Wikipedia (Julianus [FR/EN]), FAC (Julianus, FEL TEMP REPARATIO), ERIC (Julianus); RIC v. VIII, Cyzicus: 116; Online Ref.: Google, CoinArchives, CoinTalk, FAC, Numista, WildWinds (text, image). Voir aussi ma fiche.

Pour en savoir plus sur le rôle du type avec FEL TEMP REPARATIO dans la propagande impériale, je vous réfère à mon entrée précédente. Dans ce cas-ci, ce type célèbre sans doute l’une (ou l’ensemble) de ses victoires en Germanie contre les Alamans (comme à Augustodunum en juin 356 ou Argentoratum en août 357).

La semaine prochaine je conclu mon survol des monnaies de la dynastie constantinienne par des pièces de monnaies commémoratives des cités de Rome et de Constantinople.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.356]

Aesculus glabra  

[ Nikon D3300, Commissioners Park (Ottawa), 2018/05/22 ]

J’ai pris ces photos en 2018 lors du Festival de la Tulipe d’Ottawa mais je ne suis pas sûr de l’identification de cet arbre. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une espèce appartenant au genre Prunus [EN], qui regroupe plus de trois cent espèces d’arbres fruitiers ou ornementaux comme le Prunus laurocerasus (Laurier-cerise / cherry laurel), Prunus buergeriana (イヌザクラ ou Dog cherry), Prunus padus (Merisier à grappes / Bird cherry), ou encore le Prunus virginiana (Cerisier de Virginie / Chokecherry). Toutefois, malgré les similitudes, les fleurs de ces espèces sont généralement blanches ou roses et non jaunes. Il est plus probable qu’il s’agisse d’une espèce du genre Aesculus [EN] qui comprend une trentaine d’espèces de marronniers et de paviers. Les deux principaux candidats pour cette identification seraient l’Aesculus flava (Pavier jaune ou Marronnier à fleurs jaunes / yellow buckeye) ou l’Aesculus glabra (Marronnier glabre / Ohio buckeye). Je pencherais plus pour ce dernier car ses fleurs ont des étamines plus longues que les pétales (comme sur ma photo) alors que les étamines de l’Aesculus flava sont plus courtes que les pétales.

Le Marronnier glabre (appelé Ohio buckeye en anglais ou オハイオトチノキ/ Ohaio tochi no ki en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Sapindales, à la famille des Hippocastanaceae (ou les Sapindaceae dans la classification phylogénétique APG III) et au genre Aesculus. J’ai déjà affiché une image des fruits de cette espèce plus tôt cette année. C’est un arbre qui peut atteindre les quinze à vingt-cinq mètres de haut et qui est caractérisé par une large couronne ovale-arrondie dont le feuillage caduque passe du vert vif (printemps) au vert foncé (été) puis au jaune, parfois même orangé (automne). Ses feuilles palmées sont composées de cinq folioles ovales-oblongues, dentellées, de huit à seize centimètres de long. La floraison, vers avril et mai, produit à l’extrémité des rameaux de petites fleurs de deux à trois centimètres de long, d’une couleur jaune verdâtre, regroupées en panicules dressés. Le fruit est une capsule épineuse ronde (de quatre à cinq centimètres de diamètre) contenant une ou deux grosses graines (de deux à trois centimètres de diamètre) en forme de noix brune avec une cicatrice basale blanchâtre. Son contenu en acide tannique la rend toxique pour le bétail et l’humain, mais elle est appréciée des écureuils — et des enfants qui l’utilisent comme porte-bonheur et projectile! Toutes les parties de cet arbre (mais les fleurs, l’écorce et les brindilles en particulier) dégagent une odeur désagréable lorsqu’elles sont meurtries. Comme c’est un bois mou il n’a pas beaucoup d’usage autre que décoratif (mais gare à la chute des fruits!) ou comme barrière contre le vent. Les autochtones utilisaient la noix dans leur médecine traditionnelle ou pour en extraire le tannin utilisé pour fabriquer le cuir. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 69

Les Constantiniens (5)

Constantius (324-361) (3)

Flavius Julius Constantius (généralement appelé Constantius II ou Constance II en français) s’adjoint donc un nouveau César en novembre 355, son cousin Flavius Claudius Julianus (appelé Julien II ou Julien l’Apostat en français). Il reçoit tout de suite la charge de la partie Occidentale de l’empire (Bretagne, Hispanie, et les Gaules). Il n’a aucune expérience militaire mais est entouré d’hommes de confiance de Constantius comme Flavius Florentius ou Secundus Salutius. Pendant que son César rétablit l’ordre sur la frontière du Rhin, Constantius, après avoir soumis les Quades et les Sarmates sur le Danube, doit retourné en Orient en 358 car les Sassanides ont reprit les hostilités. Ceux-ci réussissent à reprendre Amida (ainsi que les six légions qui la défendaient) en octobre 359. Constantius réclame donc des renforts à Julianus, mais celui-ci se proclame Auguste en février 360 et marche sur la Mésopotamie, non pas pour venir en aide à son cousin, mais pour lui usurper le pouvoir. Constantius lance ses troupes à sa rencontre mais la confrontation n’aura pas lieu car l’empereur contracte la fièvre en octobre et meurt à Mopsueste (Cilicie) le 3 novembre 361. Il aura régné vingt-quatre ans, durant lesquels il aura fait de son mieux pour maintenir la paix aux frontières et poursuivre les réformes monétaires, administratives et religieuses de ses prédécesseurs. À sa mort, il a fait de Julianus son successeur légitime et celui-ci se retrouve seul à la tête de l’Empire…

Cette semaine nous terminons notre survol de mes pièces de monnaie de Constantius II avec trois pièces pratiquement identiques. Elles offrent le même type de revers représentant un légionnaire frappant de sa lance un cavalier barbare dont la monture est tombée (the “Fallen Horseman”) entouré de l’inscription FELicium TEMPorum REPARATIO (“le retour des temps heureux”).

Dans les trois cas l’avers présente un buste de l’empereur drapé et cuirassé à droite, la tête coiffée d’un diadème perlé, avec l’inscription latine D[OMINVS] N[OSTER] CONSTAN-TIVS P[IVS] F[ELIX] AVG[VSTVS] (“Notre Seigneur Constantius, Pieux et Heureux Auguste”). Le revers illustre un soldat casqué avançant à gauche, portant un bouclier au bras gauche, transperçant de sa lance une monture qui a chuté, son cavalier barbare tombant vers l’avant sur le cou du cheval, son bouclier tombé sur la sol à droite, avec l’inscription latine FEL[ICIVM] TEMP[ORVM] RE-PARATIO (“le retour des temps heureux”) et une marque d’atelier en exergue et une lettre dans le champs gauche.

IMG_1323-1331La première pièce est un beau centenionalis (VG [Very Good], AE2, AE / BI [Bronze / Billon], 20 mm, 3.809 g, payé environ $7, patine foncée avec des incrustations presque orangées; die-axis: ↑↗︎). Les inscriptions ne sont pas complètement lisibles mais suffisamment pour identifier la pièce, d’autant plus que l’illustration du revers est très reconnaissable (sans que l’on puisse toutefois distinguer le type de coiffure du cavalier). La marque d’atelier en exergue semble être ANAI (ou possiblement un AN𝚫I — AN pour l’atelier d’Antioche avec la marque de la onzième ou quatorzième officine) avec un E dans le champs gauche (marque de séquence). 

IMG_1312-1316La seconde pièce est un assez beau centenionalis (G [Good], AE2, AE / BI [Bronze / Billon], 20 mm, ±4.5 g, patine foncée avec des incrustations de vert-de-gris; die-axis: ↑↗︎). Dans ce cas également, les inscriptions ne sont pas complètement lisibles mais elles sont, avec l’illustration du revers, assez claires pour facilement identifier la pièce. Toutefois la représentation du cavalier ici comporte une variante: le visage du cavalier (dont on ne distingue malheureusement ni les traits, ni la coiffure) serait tourné vers le soldat et il lui tend le bras gauche (pour implorer sa grâce?). La marque d’atelier en exergue semble être AN𝝘 (AN pour l’atelier d’Antioche avec la marque de la troisième officine [Gamma = trois]) avec un E dans le champs gauche (marque de séquence). 

IMG_1365-1371La troisième pièce est une petite dénomination de bronze constantinien avec un assez beau avers mais dont le revers est de qualité assez pauvre (G/P [Good / Poor], AE4, AE [Bronze], 15 mm, 2 g, patine verdâtre, pratiquement aucuns détails visibles sur le revers; die-axis: ↑↓ ?). L’inscription latine de l’avers est la plus lisible des trois pièces mais rien n’est lisible sur le revers. Par contre, les grandes lignes de l’illustration du revers semblent indiquer qu’il s’agit du type de FEL TEMP REPARATIO avec le cavalier abattu… Considérant que ces pièces proviennent probablement d’un même lot (mais je n’en suis pas sûr) et que je crois distinguer un “AN” en exergue, il fort possible qu’il s’agisse du même atelier que les deux autres pièces (quoi que ce type de revers était très fréquent à cette époque, qu’il comportait de nombreuses variantes et a été frappé dans à peu près tous les ateliers de l’Empire). Par contre, aucune lettre ne peut être distinguée dans le champs… Cela ne permet donc pas une identification précise.

Selon ces indications, et d’après le RIC (Kent, J.P.C.; Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VIII: The Family Of Constantine I (337-364), London: Spink & Son, 1981, pp. 506, 524, 528), les deux premières pièces auraient été frappée par l’atelier d’Antioche vers 350-355 EC. De plus petites dénominations, comme la troisième pièce (possiblement RIC VIII, Antioch: 188), auraient été produite dans le premier groupe des pièces de bronze de la période allant du 6 novembre 355 au 3 novembre 361 EC.

Sources: Wikipedia (Constantius II [FR/EN]), FAC (Constantius II, Ancient Coin Denominations, Antioch, Centenionalis, FEL TEMP REPARATIO), ERIC (Constantius II, Denominations); RIC v. VIII, Antioch: 144, 146 & 188; Online réferences : acsearch, CoinArchives, CoinTalk, FAC, Numismatics, Numista, WildWinds (ANB: text, image; ANZ: text, image). Bibliographie: Mattingly, Harold. “FEL. TEMP. REPARATIO,” in Numismatic Chronicle. 1933, pp. 182-201. Voir aussi mes fiches (fiche 1, fiche 2, fiche 3).

Le type de revers que l’on retrouve sur ces pièces est lourd de sens. La propagande impériale s’en sert, encore une fois, pour répandre un message rassurant sur l’unité et la sécurité de l’Empire. Il annonce le début d’un nouvel age d’or qui constituera ”le retour des temps heureux“. Il célèbre aussi le retour de la paix entre les deux co-empereurs (Constantius II et Constans) suite à la fin vers 346 de la querelle religieuse qui les opposait, ainsi que le onzième centenaire de Rome en 348. Surtout, il commémore la “victoire” contre les Perses de 350 (puisque le “barbare” est souvent représenté avec un bonnet phrygien le soldat frappant le cavalier représente clairement la victoire des légions romaines contre la cavalerie Sassanide). 

La semaine prochaine je conclu ma série d’articles sur les empereurs constantiniens et leur monnaie, avec une pièce de Julianus !

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.349]

Phacelia tanacetifolia  

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/06/04 ]

La phacélie à feuilles de tanaisie (appelé “lacy phacelia” ou “purple tansy” en anglais) est une espèce de plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Solanales (ou des Boraginales dans la classification phylogénétique APG IV), à la famille des Hydrophyllaceae (qui comprend près d’une vingtaine de genres où se répartissent  deux cent-cinquante espèces — ou les Boraginaceae dans le APG) et au genre Phacelia (qui inclue deux-cent espèces natives d’Amériques dont quatre-vingt-dix en Californie seulement!). 

La plante pousse en une tige rigide, épaisse et poilue qui peut atteindre un mètre. Elle est caractérisé par des feuilles alternes de vingt à deux-cent millimètres de long, divisées en folioles qui sont découpées en de multiples lobes dentés, ce qui les apparentent à de la dentelle (d’où le nom en anglais) ou à des feuilles de tanaisie (d’où le nom latin de l’espèce, “aux feuilles comme les Tanacetum”). Au printemps, l’inflorescence se développe au bout des tiges en une cyme en forme de crosse (ou scorpioïdes) qui se déroule unilatéralement en un regroupement dense de petites fleurs (1 cm) très parfumées, en forme de cloche et dans des tons de bleu-lavande. Elles sont formée d’une corolle à cinq pétales d’où sortent cinq très longues étamines. Le nom Phacelia vient du grec φάκελος (fakelos / faisceau, fagot) en référence à ce regroupement de fleurs.

C’est une plante très appréciée en agriculture car non seulement c’est une plante mellifère qui attire les agents pollinisateurs mais le miel que les abeilles produisent avec son nectar est très parfumé. De plus, elle attire beaucoup les pucerons et, par conséquent, les insectes qui s’en nourrissent (syrphides, carabes, bombyles et aphelinidae) ce qui permet de se débarrasser des pucerons mais aussi de nombreux autres insectes nuisibles (comme les vers de pomme). Ainsi, si on la plante en couvre-sol entre les rangs d’arbres fruitiers, elle en favorisera la croissance. Finalement, elle a la propriété d’éliminer certaines mauvaises herbes (comme le chiendent) et constitue un bon engrais vert. Ses fleurs coquettes en font aussi une plante ornementale. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 68

Les Constantiniens (5)

Constantius (324-361) (2)

Dès avril 340, Flavius Julius Constantius (généralement appelé Constantius II ou Constance II en français) se partage l’Empire avec son frère Constans. Malheureusement, cet équilibre du pouvoir ne pouvait durer éternellement. Constans, qui n’est pas très aimé ni du peuple, ni de l’armée, est renversé et tué par l’usurpateur Flavius Magnentius qui s’est déclaré empereur en janvier 350. Profitant de la mort du co-empereur d’Occident, un autre usurpateur se déclare en Italie, Nepotianus, mais il est rapidement éliminé par Marcellinus, un général de Magnentius. Profitant d’une accalmie sur le front Perse, Constantius II met son armée en marche vers l’Illyrie pour tenter d’empêcher Magnentius de prendre trop de pouvoir. Il tente d’abord de lui nuire par des manigances politiques mais Magnentius réussit malgré tout à prendre le contrôle de tout l’Occident. Les deux armées s’affrontent d’abord à Mursa en septembre 351, puis à Mons Seleucus en juillet 353. Magnentius, vaincu, se donnera la mort à Lugdunum (Lyon) le 11 août 353 et son césar Magnus Decentius fera de même à Sens le 18 août. 

Constantius II se retrouve donc à régner seul sur tout l’Empire Romain. Pour l’aider dans cette tâche, il s’adjoint donc comme César l’un de ses deux cousins survivants, Constantius Gallus, fils de Julius Constantius (lui-même fils de Constantius I, et donc demi-frère de Constantinus), lui offre sa soeur Constantia en mariage, et l’envoi aussitôt à Antioche pour poursuivre la campagne contre les Perses Sassanides. Pendant ce temps, Constantius II se rend sur la frontière rhénane pour repousser des incursions barbares au printemps 354. Malheureusement, Gallus se conduit en despote sanguinaire ce qui le rend plutôt impopulaire. Craignant une nouvelle usurpation, Constantius le fait donc arrêter et exécuter en septembre 354. Il confit la défense des Gaules au général Flavius Silvanus mais celui-ci tente d’usurper le pouvoir en août 355 et Constantius II envoi le général Ursicinus pour lui régler son compte dès septembre. La pression des barbares s’accentuant tant sur la frontière du Rhin (avec les Francs, Alamans et les Saxons) que sur celle du Danube (avec les Quades et les Sarmates), Constantius doit se trouver un nouveau César. Son choix se porte sur son autre cousin, frère de Gallus, Flavius Claudius Julianus. À contre-coeur, il l’investit des pouvoirs impériaux à Mediolanum (Milan) le 6 novembre 355 et lui donne son autre soeur, Helena, en mariage. À suivre la semaine prochaine…

Cette semaine je vous présente deux pièces de monnaie de Constantius avec un type de revers de Gloria Exercitus (“à la gloire de l’armée”).

IMG_1339-1340La première pièce est un assez beau follis réduit / nummus (G [Good], AE3, AE / BI [Bronze / Billon], 17 mm, 2.231 g, payé environ $6 le 1985/06/16, dont l’avers comporte un important dépôt rougeâtre; die-axis: ↑↓). L’avers représente un buste du César lauré et cuirassé à droite, avec l’inscription latine FL[AVIVS] IVL[IVS] CONSTANTIVS NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Flavius Julius Constantius, Très Noble César”). Le revers illustre deux soldats casqués et cuirassés, dos à dos mais se regardant l’un l’autre, tenant une lance (spiculum) renversée dans la main droite et la main gauche reposant sur un bouclier, entourants deux étendards (vexillum), avec l’inscription latine GLOR-IA EXERC-ITVS (“à la gloire de l’armée”) et un SMAN? en exergue (marque de la énième officine [cela ressemble plus à un “X” mais en fait ne peut être que soit un Epsilon (E, cinq), un Sigma (S, six), un Zêta (Z, sept) ou un Êta (H, huit)] de l’atelier d’Antioche [Sacra Moneta ANtiochia]).

D’après le RIC (Bruun P.M., Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VII: Constantine and Licinius (313-337). London: Spink & Son, 1966, p. 693), cette pièce aurait été frappée par l’atelier d’Antioche vers 330-333 ou 335 EC.

IMG_1348-1356La seconde pièce est un follis réduit / nummus passable (Fr [Fair], AE4, AE / BI [Bronze / Billon], 13 mm, 1.753 g, payé environ $5 le 1985/01/06, caractérisé par le fait que les contours du visage de l’empereur ont été accentué en les gravant avec une pointe; die-axis: ↑↓). L’avers représente un une tête de l’empereur laurée à droite, avec l’inscription latine présumée D[OMINVS] N[OSTER] CONSTAN-TIVS P[IVS] F[ELIX] AVG[VSTVS] (“Notre Seigneur Constantius, Pieux et Heureux Auguste”). Le revers illustre deux soldats casqués et cuirassés, dos à dos mais se regardant l’un l’autre, tenant une lance (spiculum) renversée dans la main droite et la main gauche reposant sur un bouclier, entourants un étendard (vexillum), avec l’inscription latine illisible GLOR-IA EXERC-ITVS (“à la gloire de l’armée”) et ce qui semble être un SMK? en exergue (marque de la énième officine [six officines possibles: A, B, 𝚪, 𝚫, E, et S] de l’atelier de Cyzique [Sacra Moneta Kyzici]). 

D’après le RIC (Kent, J.P.C.; Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VIII: The Family Of Constantine I (337-364), London: Spink & Son, 1981, p. 486, 490-91), cette pièce aurait été frappée par l’atelier de Cyzique entre septembre 337 et avril 340 EC. 

Sources: Wikipedia (Constantius II [FR/EN]), FAC (Constantius II, Antioch, Gloria Exercitus, military ensigns, spiculum, vexillum), ERIC (Constantius II); RIC v. VII, Antioch: 88; RIC v. VIII, Cyzicus: 10, 16, 21, 23, 27 ou 32. Online references de la pièce 1: Google, CoinArchives, CoinTalk, Numismatics, WildWinds (text, image); online references de la pièce 2: Google, Numismatics, WildWinds (RIC 10: text, image; RIC 32: text, image). Voir aussi mes fiches (Antioche, Cyzique).

J’ai déjà amplement parlé de signification de ce type de Gloria Exercitus dans la propagande impériale alors je ne m’étendrai pas sur le sujet ici.

La semaine prochaine nous concluons notre survol de mes pièces de monnaie de Constantius II avec trois pièces d’un type de revers que je ne vous ai pas encore présenté: la représentation d’un légionnaire frappant de sa lance un cavalier barbare dont la monture est tombée (the “Fallen Horseman”) avec l’inscription FELicium TEMPorum REPARATIO (“le retour des temps heureux”).

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.342]

Fragaria  

[ iPhone 11 Pro, hortus meus, 2021/06/09 ]

Les fraisiers (appelé “strawberries” en anglais ou Ichigo [イチゴ] en Japonais) sont un genre de plante appartenant à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rosales, et à la famille des Rosaceae (celle des Rosiers, qui comprend une centaine de genres divisés en plus de cinq mille espèces). Le genre Fragaria, quand à lui, se divise en une vingtaine d’espèces — mais plus de six cent variétés d’hybrides et de cultivars — dont les principales sont le fraisier des bois (Fragaria vesca) et le fraisier cultivé (ou fraisier de jardin, l’hybride Fragaria × ananassa).

Le fraisier pousse en multiples rameaux horizontaux qui se propagent par ses stolons et qui forment des touffes de cinq à quarante centimètres de hauteurs. Il est caractérisé par un feuillage vert foncé qui est trifoliolé, denté et, selon l’espèce, plus ou moins poilues, des fleurs printanières blanches (parfois roses) de dix à trente millimètres de diamètre et qui ont cinq pétales, ainsi qu’un faux-fruit d’une forme ovoïde oblongue et de couleur rouge ou jaune blanchâtre, la fraise, qui est formé par le réceptacle charnu de la fleur qui est recouvert de multiples akènes disposés à intervalle régulier dans de petites alvéoles. Ce sont ces akènes qui constituent les véritables fruits car ils contiennent chacun une graine. Le nom vient du latin fragro (selon Gaffiot: “exhaler fortement une odeur”, ”sentir bon”) qui fait référence à l’arôme du fruit — quoi que le nom anglais lui fait référence à la paille [straw] utilisée comme paillis pour cultiver la plante.

Dans ce cas-ci, il s’agit de fraisiers à fleurs rose qui ont été obtenu par l’hybridation avec un autre genre de Rosaceae, les potentilles, pour obtenir le groupe d’hybrides Fragaria × Potentilla qui aurait l’avantage de produire des fleurs de qualité ornementale mais qui donneraient également de gros fruits rouges facilement commercialisables. Les recherches ont débuté au milieu des années soixante mais n’ont vraiment donné de résultat qu’en 1989 et depuis on retrouve une vingtaine de variétés (comme les ‘AC-Roseberry’, ‘Berries Galore Rose’, ‘Camara’, ‘Fragoo’, ‘Gerald Straley’, ‘Lipstick’, ‘Loran’, ‘Merlan’, ‘Pikan’, ‘Pink panda’, ‘Red ruby’, ‘Roman’, ‘Rosalyne’, ‘Serenata’, ‘Shades of Pink’, ‘Tarpan’, ’Tristan’, ‘Toscana’, et ‘Vivarosa’) mais qui ne donnent pas toutes des fruits volumineux ou abondants. Je ne suis pas sûr quelle est la variété que j’ai dans mon jardin, mais celles qui semblent le plus commercialisées ici sont les “Rose Belle” et les “Toscana”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 67

Les Constantiniens (5)

Constantius II (324-361) (1)

Flavius Julius Constantius (généralement appelé Constantius II ou Constance II en français) est né à Sirmium le 7 août 317. Il est le troisième fils de l’empereur Constantinus (le second avec sa deuxième épouse, Fausta). Il reçoit une éducation auprès de précepteurs chrétiens et est fait César dès l’âge de sept ans, le 8 novembre 324. Dès 332, son père l’associe plus étroitement au pouvoir en l’envoyant en Gaule pour protéger la frontière rhénane mais, la santé déclinante de Constantinus ne lui permettant plus de faire campagne, il le rappelle en 335 pour l’envoyer plutôt en Syrie où les Perses Sassanides ont envahit l’Arménie. Par le temps qu’il arrive les Perses ont également repris la Mésopotamie, dont la ville clé d’Amida. Après quelques défaites initiales, le général Perses est tué et les troupes de Constantius reprennent la ville dont ils consolident les fortifications. Un accord de paix est conclu en 336. Il installe ses quartiers à Antioche mais, au début de 337, Constantius doit se rendre précipitamment à Constantinople pour être au chevet de son père qui est mourant. Après sa mort, le 22 mai 337, il organise de somptueux obsèques en juin et le fait enterrer dans l’église des Saints-Apôtres à Constantinople. Pour consolider leur pouvoir, les trois fils de Constantinus font assassiner leurs deux oncles et six cousins (mais trois seront épargné: Gallus, Julianus et Nepotianus). Ils se proclament alors Augustes et se rencontrent à Viminacium en Mésie le 9 septembre pour se partager l’Empire: Constantinus II prends le contrôle l’Occident (Bretagne, Gaules, Hispanie, Maurétanie), Constans (sous la tutelle de son aîné) devient responsable de l’Italie, l’Afrique du Nord, l’Illyricum, la Pannonie ainsi que la Macédoine, et Constantius II prends l’Orient (la Thrace, l’Asie Mineure, la Syrie, l’Égypte et le Cyrénaïque).

À la nouvelle de la mort de Constantinus, les Perses attaquent à nouveau et Constantius II est constamment occupé à les contenir. Pendant ce temps, ses deux frères se querellent pour le contrôle de leurs territoires résultant en la mort de Constantinus II en avril 340. L’Empire redevient donc une dyarchie mais sa stabilité reste menacée par une dispute entre les co-empereurs au sujet du contrôle du siège épiscopale d’Alexandrie et de l’hérésie arienne (pour laquelle Constantius II a des sympathie et qui questionne la nature de la Trinité, à savoir si la substance du Christ est différente de Dieu ou de la même essence). Toutefois, pour éviter de trop diviser l’Empire, Constantius II se montre conciliant en 346 et l’harmonie règne à nouveau entre les co-empereurs. Ils sont de toute façon bien trop occupé à défendre leurs frontières respectives. Constans doit affronter les Francs sur le Rhin en 342, puis les Sarmates et les Vandales sur le Danube. Constantius II continue à résister à la pression des Sassanides jusqu’à ce que ceux-ci, après treize ans de guerre sans véritable gains, se retirent à l’été 350 alors qu’ils doivent défendre leur propre frontière orientale contre des attaques de tribus nomades kidarites. À suivre la semaine prochaine…

J’ai six pièces de monnaie de Constantius II mais cette semaine je vais ne vous en présenter qu’une seule.

IMG_1301-1309Cette pièce est un beau follis réduit / nummus (VG [Very Good], AE4, AE / BI [Bronze / Billon], 17 x 16 mm, 1.983 g, payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisée par une patine brunâtre; die-axis: ↑↙︎). L’avers représente un buste de l’empereur portant un diadème de perles, drapé et cuirassé à droite, avec l’inscription latine D[OMINVS] N[OSTER] CONSTAN-TIVS P[IVS] F[ELIX] AVG[VSTVS] (“Notre Seigneur Constantius, Pieux Heureux Auguste”). Le revers illustre l’empereur debout à gauche, casqué et cuirassé, tenant un globe dans la main droite et une lance (spiculum) renversée dans la gauche, avec l’inscription latine  SPES REI-PVBLIC[A]E (“l’Espoir de la République”), un [?]SIRM en exergue (marque de l’atelier de Sirmium [SIRM] précédée d’une marque d’officine illisible, mais les seules possibilités sont “A” ou “B”) et un S (ou un S frappé d’un trait?) dans le champs gauche (marque de séquence?).

D’après le RIC (Kent, J.P.C.; Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VIII: The Family Of Constantine I (337-364), London: Spink & Son, 1981, p. 390), cette pièce aurait été frappée par l’atelier de Sirmium vers 355-361 EC.

Sources: Wikipedia (Constantius II [FR/EN]), FAC (Constantius II, Sirmium, Spes, Spes Republicae, spiculum), ERIC (Constantius II); RIC v. VIII, Sirmium: 86; Sear RCV (1983): 3911; Online Réf.: Google, ac, acsearch, acsearch, CoinArchives, eBay, FAC, KevinCoins, Numismatics, Numista, Picckick, vcoins, WildWinds (image). Voir aussi ma fiche.

La semaine prochaine nous continuons notre survol du règne de Constantius II.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.335]

Hosta

[ iPhone 11 Pro, hortus meus, 2021/06/15 & 07/09 ]

Les Hostas (aussi appelés “plantain lilies” en anglais et gibōshi [擬宝珠 / ギボウシ] en japonais) sont un genre de plantes vivaces herbacées qui appartiennent à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Liliopsida (ou Monocotyledonae, i.e. dont la plantule n’a qu’une seule feuille), à l’ordre des Liliales (qui se reproduisent par rhizomes ou bulbes; ou Asparagales dans la classification APG III), et à la famille des Liliaceae (qui consiste en une quinzaine de genre répartis en plus de six cent espèces dont le lys, le muguet, la jacinthe, la tulipe et le narcisse;  ou Asparagaceae dans l’APG III, ou l’on retrouve plus d’une centaine de genres et près de trois mille espèces dont l’asperge). 

Elles poussent jusqu’à quatre-vingt centimètres de hauteur et leurs feuillages ovales ou lancéolés, plus ou moins gros et panachées selon les variétés, peut s’étendre d’une largeur de vingt centimètres à un mètre. Les fleurs, généralement inodores, poussent sur des tiges dressées ligneuses, plus hautes que le feuillage, et forment des grappes pendantes de clochettes mauves, lavandes ou blanches, de deux à cinq centimètres de long — chaque fleur est constitué de six tépales. Le nom fait référence au botaniste autrichien Nicolaus Thomas Host.

Les hostas sont avant tout des plantes ornementales mais toutes les espèces sont comestibles et même considérées comme légumes dans certaines régions d’Asie. Toutefois, si ingéré en grande quantité, elles peuvent être toxiques pour les animaux domestiques et les chevaux. Il existe une grande variété d’espèces et de cultivars chez les hostas (plus de trois mille référencées!) qui est apparente surtout dans la forme et la coloration du feuillage, qui est particulièrement apprécié si celui-ci comporte une variégation crème, dorée ou vert pâle. C’est une plante très populaire. J’en ai moi-même quatre espèces différentes dans mon jardin. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 66

Les Constantiniens (4)

Constans (333-350) (2)

Flavius Julius Constans (généralement appelé Constant 1er) ayant vaincu son frère Constantinus II en 340, contrôle maintenant toute la partie occidentale de l’empire alors que son frère Constantius II règne sur la partie orientale. Ce partage du pouvoir se fera sans trop de difficultés, chacun des co-empereurs étant occupé à maintenir l’intégrité de ses frontières: contre les tribus germaniques à l’Ouest et contre les Perses Sassanides en Orient. En 348, Constans célébrera à Rome le onzième centenaire de la cité avec des jeux séculaires. Le principal point de dissension sera au niveau des politiques religieuses divergentes des deux empereurs. 

Constans s’élève en grand défenseur du christianisme orthodoxe et s’en tient au credo établit lors du concile de Nicée en 325. Ainsi il lutte tout autant contre les pratiques païennes (en interdisant les sacrifices, la magie et en faisant fermer des temples) que contre les schismes chrétiens que sont le donatisme et l’arianisme. Il supportera les nicéens où qu’ils soient, même en Orient, où son frère Constantius II favorise l’arianisme. Ils s’opposent sur la nomination de l’évêque d’Alexandrie, Athanase, au cours de divers conciles (Tyr en 335, Antioche en 341) mais il est éventuellement rétablit dans ses fonctions avec le soutiens du pape Jules Ier au concile de Sardique en 342. Finalement, en 346, les deux frères s’entendent sur une politique de non-intervention de l’un sur le territoire de l’autre.

Malheureusement, l’administration de Constans n’est pas très efficace car sa bureaucratie est lourde et corrompue. Et, comme il doit accroître le fardeau fiscal de la population, il n’est pas très populaire. D’autant plus qu’il est accusé d’être cruel, débauché et homosexuel — il aurait fait un édit punissant de mort “l’homme qui épouse un homme comme s’il était une femme” [cum vir nubit in feminam viris porrecturam] mais cela n’était peut-être que pour faire taire les rumeurs à son sujet… Il n’est donc pas surprenant que son entourage (le ministre des finances Marcellinus et des officiers militaires) complote contre lui. Ayant perdu le support des légions, les troupes basées à Augustodunum (Autun) acclament empereur le général Flavius Magnentius en janvier 350. À cette nouvelle, Constans fuit vers l’Espagne mais il est rattrapé à Castrum Helenae (Elne) dans les Pyrénées et assassiné le 27 février 350. Il n’avait que trente ans et son règne n’aura durée qu’une douzaine d’année. Quand à Magnentius, qui s’est adjoint comme César Magnus Decentius (possiblement son frère), il ne règne que trois ans. À la nouvelle de la mort de Constans, Constantius II abandonne le front Perse pour marcher sur l’usurpateur. Après une première confrontation à Mursa en septembre 351, il le défait à Mons Seleucus en juillet 353 et il se donnera la mort à Lugdunum (Lyon) le 11 août 353. Par la suite, Constantius II règnera seul sur l’empire pendant huit ans…

Mes deux autres pièces de monnaie de Constans nous offrent sur le revers un type avec deux victoires et l’intriguante inscription VICTORIAE DD AVGG Q NN…

IMG_1238-1239La première pièce est un assez beau follis réduit / nummus (G [Good], AE4, AE / BI [Bronze / Billon], 13 x 15 mm, 1.574 g, payé environ $6 le 1985/06/16, dont le flan a une importante rognure sur le quart supérieur droit de l’avers; die-axis: ↑↑). L’avers représente un buste de l’empereur portant un diadème à rosettes, drapé et cuirassé à droite, avec l’inscription latine CONSTANS P[IVS] F[FELIX] AVG[VSTVS] (“Constans, Auguste Pieux et Heureux”). Le revers illustre deux Victoires ailées debout face à face, portant chacune une couronne et une palme, avec l’inscription latine VICTORIAE DD[OMINORVM] AVGG[VSTI] Q[VE] NN[OSTRORVM] (les doubles “D”, “G” et “N” dénotent un pluriel et impliquent DVORVM (deux); “[Dédié] aux victoires de nos deux Seigneurs et Augustes”), avec un TRS• en exergue (marque de la deuxième officine [S=Secundus] de l’atelier de Treveris [TR]) et une branche de palmier dressée (épis?) dans le champs, au centre (marque de séquence?).

D’après le RIC (Kent, J.P.C.; Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VIII: The Family Of Constantine I (337-364), London: Spink & Son, 1981, pp. 130-134, 152), cette pièce aurait été frappée par la seconde officine de l’atelier de Treveris (Trèves) vers 347-348 EC.

IMG_1247-1251La seconde pièce est un follis réduit / nummus de qualité passable (Fr [Fair], AE4, AE / BI [Bronze / Billon], 13 mm, 1.530 g, payé environ $6 le 1985/06/16, caractérisé par un fort dépôt de vert-de-gris; die-axis: ↑↑). L’avers représente probablement un buste (tête plus grosse?) de l’empereur portant un diadème à rosettes (?), (drapé et cuirassé ?) à droite, avec l’inscription latine CONSTAN-S P[IVS] F[FELIX] AVG[VSTVS] (“Constans, Auguste Pieux et Heureux”). Le revers illustre deux Victoires ailées debout face à face, portant chacune une couronne et une palme, avec l’inscription latine VICTORIAE DD[OMINORVM] AVGG[VSTI] Q[VE] NN[OSTRORVM] (“[Dédié] aux victoires de nos deux Seigneurs et Augustes”). Malheureusement les détails de l’exergue et du champs demeurent illisibles… Toutefois, comme toutes mes pièces de cet empereurs proviennent du même lot et que la plupart ont été frappé à Trèves, j’aurais tendance à croire que c’est le cas aussi pour cette pièce… Néanmoins pas moins de sept ateliers ont frappé ce type à la même époque: Aquileia (AQP), Arles (PARL), Lyon (PLG), Rome (RP, R•P), Siscia (ASIS), Thessalonica (SMTSA) et Trèves (TRP).

D’après le RIC (op. cit., pp. 130-134, 151-152), cette pièce aurait possiblement été frappée par l’atelier de Treveris (Trèves) vers 347-348 EC. Si statistiquement il y a plus de chance que ce soit une pièce de Constans, j’admet cependant que cela pourrait tout aussi bien être une pièce de Constantius II…

Sources: Wikipedia (Constans [FR/EN]), FAC (Constans, palm, Victoria, VICTORIAE DD NN AVGG, wreath), ERIC (Constans); RIC v. VIII, Trier: 209; online ref. pièce 1: Google, numismatics, WildWinds (text, image). Voir aussi mes fiches (pièce 1, pièce 2).

Ce type de revers avec deux Victoires ne semble pas célébrer une victoire militaire spécifique et récente. Il ne fait, sans doute, que rappeler les victoires antérieures de Constans contre Constantin II et contre les tribus germaniques. Dans un contexte plus large, il commémore possiblement aussi le quinzième anniversaire du règne de Constans et le onzième centenaire de la ville éternelle. Aussi, en invoquant les victoires des deux Augustes, il rappelle la bonne entente entre les co-empereurs. C’est somme toute une autre version de la propagande rassurante de l’Empire.

La semaine prochaine nous abordons le règne du quatrième et dernier fils de Constantinus, Constantius II.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.328]

Chelone obliqua  

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/08/14 ]

La Galane oblique (aussi appelée “pink turtlehead” en anglais) est une espèce de plante vivace herbacée qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Lamiales, à la famille des Plantaginaceae (la famille du plantain qui traditionnellement, sous la classification Scrophulariaceae, se divisait en trois genres mais qui, avec la classification phylogénique, en regroupe maintenant une centaine — dont les Antirrhinum (Muflier), les Digitalis (Digital pourpre), Linaria (Linaire commune), les Penstemon ou les Veronica — incluant près de deux mille espèces) et au genre Chelone (qui regroupe quatre espèces: c. glabra, c. cuthbertii, c. lyonii, et la c. obliqua). 

Elle pousse sur une tige dressée de soixante à soixante-dix centimètre de haut et elle est caractérisée par un feuillage caduque, abondant, dont les feuilles lancéolées, dentées et nervurées, mesurant de cinq à vingt centimètres, sont d’un beau vert foncé lustré. À la fin de l’été, d’août à septembre, elle fleurit en épis denses, d’un rose foncé, où les inflorescences sont des fleurs tubulaires à deux lèvres, avec une petite barbe jaune à l’intérieur de chaque lèvre inférieure. Les fleurs ressemblent un peu à des têtes de tortue, d’où son nom scientifique (qui vient du grec χελώνα / chelóna / tortue). C’est surtout une plante ornemental cultivée qui est devenu rare à l’état sauvage, voire même menacé dans certains États d’Amérique. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 65

Les Constantiniens (4)

Constans (333-350) (1)

Flavius Julius Constans (généralement appelé Constant 1er) est né vers 320. Il était le troisième et plus jeune fils de l’empereur Constantinus le Grand et de Fausta, sa deuxième épouse. Il est élevé à Constantinople où il reçoit une éducation latine et chrétienne sous la supervision du poète Aemilius Magnus Arborius. En décembre 333, avec ses frères Constantinus II et Constantius II, il est fait César par son père et reçoit le titre de nobilissimus caesar (“très noble césar”) — probablement pour coïncider avec les célébrations du millénaire de Byzance. En 335, pour assurer sa succession dynastique, Constantinus associe ses fils au pouvoir impérial et leur adjoint deux nouveaux césars: ses neveux Flavius Dalmatius et Flavius Hannibalianus. À la mort de Constantinus, en mai 337, ses trois fils ne perdent pas de temps à éliminer la concurrence potentielle (leurs oncles et cousins) et sont acclamé Augustes par les troupes et le sénat en septembre. Après s’être concerté à Viminacium en 338, ils se partagent alors l’Empire: Constantinus II prends l’Occident (Britannia, Gaules, Hispania), Constans reçoit le centre (l’Italie, l’Afrique du Nord, l’Illyricum et la Thrace) et Constantius II l’Orient (Asie Mineure, Moyen-Orient, Égypte). Toutefois, Constantinus II était jaloux du territoire qu’avait reçu son frère cadet Constans (qui était sous sa tutelle) et il considérait qu’en tant que l’aîné des trois frères il méritait plus. Il envahit donc l’Italie en 340 mais se retrouve encerclé à Aquilée, une erreur qui lui sera littéralement fatale. Constans se saisit donc de son territoire et contrôle alors tout l’Occident. Pendant dix ans, il se partage l’empire avec Constantius II sans trop de difficultés et se concentrera surtout à maintenir la paix aux frontières: il repousse une invasion Sarmates en 337, mène une campagne militaire contre les Francs en 341-42 et se rends même en Bretagne en 343 probablement pour y contenir les Pictes et les Scots. À suivre la semaine prochaine, où nous traiterons de la fin de son règne…

J’ai quatre pièces de monnaie de Constans et cette semaine je vous en présente deux.

IMG_1226-1232La première de ces pièces est un très beau follis réduit / nummus (F / VG [Fine / Very Good], AE3/4, AE / BI [Bronze / Billon], 14 x 15 mm, 1.533 g, payé environ $6 le 1985/06/16, le revers était couvert de concrétions résineuse et a exceptionnellement nécessité un curetage et un nettoyage à la gomme; die-axis: ↑↓). L’avers présente un buste de l’empereur portant un diadème à rosettes, drapé et cuirassé à droite, avec l’inscription latine CONSTANS P[IVS] F[FELIX] AVG[VSTVS] (“Constans, Auguste Pieux et Heureux”). Le revers illustre deux soldats casqués et cuirassés, dos à dos mais se regardant l’un l’autre, tenant une lance (spiculum) renversée dans la main droite et la main gauche reposant sur un bouclier, entourants un étendard (vexillum) inscrit d’un “M”, avec l’inscription latine GLORI-A EXER-CITVS (“à la gloire de l’armée”) et un TRP suivi d’un croissant en exergue (marque de la première officine [P = Primus] de l’atelier de Augusta Treverorum [TR]; le croissant serait une marque de séquence).

D’après le RIC (Kent, J.P.C., Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VIII: The Family Of Constantine I (337-364), London: Spink & Son, 1981, pp. 126-127, 145), cette pièce aurait été frappée par la première officine de l’atelier de Treveris (Trèves) en 340 EC. L’étendard portant un “M” (dont la signification n’est pas clair; une marque de séquence? Une division de légion?) semble être présent surtout dans les frappes de l’atelier de Trèves (quoiqu’il apparait également à Arles et Siscia). Si l’exergue est difficilement lisible je suis pas mal sûr qu’il s’agit de la marque de Trèves. L’autre aspect qui est un peu incertain est le type de diadème (perle ou rosette?) illustré sur le portrait de l’Empereur. La fréquence de cette pièce serait plutôt commune.

IMG_1254-1256La deuxième des pièces est un exemplaire tout à fait médiocre d’un follis réduit / nummus (VP [Very Poor], AE4, AE / BI [Bronze / Billon], 11 mm, 0.945 g, payé environ $6 ! le 1985/06/16; le flan est entièrement corrodé ce qui fait qu’il n’y a rien de lisible; die-axis: ?). Il me semble distinguer plusieurs lignes parallèle sur le revers ce qu’il me laisse croire qu’il s’agirait, comme la pièce précédente, d’un type de Gloria Exercitus avec deux soldats entourant un vexillum. Et comme toute ces pièces faisaient partie d’un même lot qui apparemment ne contenait que des pièces de Constans frappée à Trèves, j’aurais tendance à croire que c’est le cas aussi pour cette pièce…

Sources: Wikipedia (Constans [FR/EN]), FAC (Constans, Gloria Exercitus, military ensigns, spiculum, vexillum), ERIC (Constans); RIC v. VIII, Trier: 111; online ref. pièce 1: acsearch, acsearch, chijanofuji, CoinTalk, CtGc,  Google, numisbids, numismatics, vcoins, WildWinds (RIC 111: text1, image1; text2, image2; RIC 112: text, image). Voir aussi ma fiche.

Ces pièces ont été frappé à Treveris, capitale du la préfecture prétorienne des Gaules (Praefectus Praetorio Galliarium), après que Constans en ait pris le contrôle suite à la mort de son frère Constantinus II. Elles célèbrent la gloire des troupes (celles qui lui ont permis de vaincre son frère mais aussi celle de son frère qui sont maintenant sous sa juridiction) afin de s’en assurer la fidélité.

Il semble que les pièces du bas-empire me sont de plus en plus de difficiles à identifier avec exactitude car elles sont en moins bon état de conservation. Est-ce parce qu’elles ont circulé plus longtemps? Ou parce que la qualité de la frappe était moins bonne? Ou simplement parce que j’ai eu moins de chance avec l’acquisition de ces lots là? Je ne saurais dire…

Quoi qu’il en soit, la semaine prochaine je vous présente deux autres pièces de Constans, cette fois-ci avec une inscription de revers que je n’avais jamais rencontré jusqu’à maintenant et qui, au début, m’a laissé un peu perplexe.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.321]

Brassica oleracea var. acephala  

[ iPhone 13 Pro, Cirque du Soleil, 2021/10/17 ]

Le chou d’ornement ou kale ornamental (appelé en anglais “Flowering decorative cabbage” ou “ornamental Kale”) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Brassicales, à la famille des Brassicaceae (ou Cruciferae, qui se divise en près de quatre-cent genres et plus de quatre mille espèces de plante herbacées qui sont principalement des légumes) et au genre Brassica (qui inclue une quarantaine d’espèces dont cinq se sont taillé une place de choix dans notre alimentation: Brassica juncea (moutarde brune), B. nigra (moutarde noire), B. napus (colza, rutabaga),  B. oleracea (les choux et le brocoli), et  B. rapa (les navets, bok choy, chou chinois)). La plus prolifique de ces espèces est sans aucun doute la B. oleracea qui, à partir du chou commun, a été développée en de nombreuses variétés et cultivars:  le chou pommé (cabus, var. capitata f. alba), le chou de Milan (Savoy, var. sabauda), le chou rouge (var. capitata f. rubra), le chou frisé (kale, var. sabellica), le chou de Bruxelles (var. gemmifera), le chou-rave (var. gongylodes), le chou-fleur (var. botrytis), le brocoli (var. italica), le “broccoflower” (hybride des deux précédentes variétés) et le broccolini (hybride des var. italica et var. alboglabra)— pour n’en nommer que quelques uns.

Le chou d’ornement appartient à la variété acephala (de acéphale, sans tête, par opposition à la variété de chou typique, var. capitata, qui pousse en une tête compacte, ou “pomme”). Il en existe de nombreuses variétés qui ont été développées principalement pour leurs feuilles ornementales centrales qui sont d’un blanc brillant, rouge, rose, lavande, bleu ou violet. Elles sont aussi comestibles que n’importe quelle autre variété de chou ou de chou frisé, mais pas nécessairement aussi agréable au goût car elle ont tendance à avoir une saveur amère et sont donc souvent plus utilisées en cuisine comme garnitures. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 64

Les Constantiniens (3)

Constantinus II (317-340) (5)

Nous concluons le survol des pièces de monnaie de  Flavius Claudius Constantinus Iunior (généralement appelé Constantinus II — vous trouverez sa notice biographique dans la première entrée sur cet empereur) avec, cette fois, trois spécimens d’un type de revers représentant deux soldats entourant des étendards avec l’inscription Gloria Exercitus (“à la gloire de l’armée”). Ces pièces sont très similaires dans leurs portraits et dans leurs inscriptions mais ont été frappé par des ateliers différents.

IMG_1209-1217La première pièce est un assez beau follis réduit / nummus (G [Good], AE3, AE / BI [Bronze / Billon], 17 mm, 2 g, patine brun foncé avec trace de vert-de-gris; die-axis: ↑↑). L’avers nous offre un buste du césar lauré (ou diadèmé?), drapé et cuirassé à droite avec l’inscription latine  CONSTANTINVS IVN[IOR] NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Constantin le Jeune, Très Noble César”). Le revers illustre deux soldats casqués et cuirassés, dos à dos mais se regardant l’un l’autre, tenant une lance (spiculum) renversée dans la main droite et la main gauche reposant sur un bouclier, entourants deux étendards (vexillum), avec l’inscription latine GLOR-IA EXERC-ITVS (“à la gloire de l’armée”) et un SMH? ou SMN? en exergue (marque d’une officine incertaine [B = Beta? S = Zeta?] soit de l’atelier de Heraclea [Sacra Moneta Heraklea] ou de Nicomedia [Sacra Moneta Nicomedia] — quoi que pour ma part cela m’apparait être plus un SMNS, soit la sixième officine de Nicomedia, car la barre du “N” m’apparait bien diagonale [voir la comparaison ci-bas] et qu’il n’y avait pas d’officine “S” à Heraclea pour ce type).

Selon le RIC (Bruun P.M., Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VII: Constantine and Licinius (313-337). London: Spink & Son, 1966, pp. 539-40, 594, 598 & pp. 557, 633), cette pièce aurait été frappée par la sixième officine de l’atelier de Nicomédie en 330-335 EC. Ce serait une pièce rare (r2 = sept à dix pièces connues à l’époque de la rédaction du répertoire).

IMG_1190-1197La seconde pièce est un très beau follis réduit / nummus (F [Fine], AE3, AE / BI [Bronze / Billon], 17.5 mm, 2.795 g, payé environ $5, patine grisâtre et vert foncé; die-axis: ↑↑). L’avers nous offre un buste du césar lauré et cuirassé à droite avec l’inscription latine  CONSTANTINVS IVN[IOR] NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Constantin le Jeune, Très Noble César”). Le revers illustre deux soldats casqués et cuirassés, dos à dos mais se regardant l’un l’autre, tenant une lance (spiculum) renversée dans la main droite et la main gauche reposant sur un bouclier, entourants deux étendards (vexillum), avec l’inscription latine GLOR-IA EXERC-ITVS (“à la gloire de l’armée”) et un SMKS en exergue (marque de la sixième officine [S = Zeta] de l’atelier de Cyzicus [Sacra Moneta Kyzici]; le point serait une marque de séquence).

Selon le RIC (op. cit., pp. 639-642, 656), cette pièce aurait été frappée par la sixième officine de l’atelier de Cyzique en 332-333 ou 335 EC (les  sources en ligne plus récentes donnent une tranche plus large en la datant de 330 à 335). Ce serait une pièce rare (r3 = quatre à six pièces connues à l’époque de la rédaction du répertoire).

IMG_1179-1182La troisième pièce est un beau follis réduit / nummus (VG [Very Good], AE3-4, AE / BI [Bronze / Billon], 16 x 14 mm, 2 g, payé environ $6 le 1987/07/16, patine verte; die-axis: ↑↓). L’avers nous offre un buste du césar lauré (ou diadèmé?), drapé et cuirassé à droite avec l’inscription latine CONSTANTINVS IVN[IOR] NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Constantin le Jeune, Très Noble César”). Le revers illustre deux soldats casqués et cuirassés, dos à dos mais se regardant l’un l’autre, tenant une lance (spiculum) renversée dans la main droite et la main gauche reposant sur un bouclier, entourants deux étendards (vexillum), avec l’inscription latine GLORI-A EXER-CITVS (“à la gloire de l’armée”) et un * SLG en exergue (marque de la seconde officine [S = Secvndus] de l’atelier de Lugdunum [LG]; l’étoile serait une marque de séquence).

Selon le RIC (op. cit., p. 121, 139), cette pièce aurait été frappée par la seconde officine de l’atelier de Lugdunum (Lyon) en 333-334 EC (quoi que les  sources en ligne plus récentes donnent une tranche plus large en la datant de 330 à 335). Ce serait une pièce rare (r3 = quatre à six pièces connues à l’époque de la rédaction du répertoire).

Sources: Wikipedia (Constantinus II [FR/EN], vexillum [FR/EN]), FAC (Constantinus II, Gloria Exercitus, military ensigns, spiculum, vexillum), ERIC (Constantinus II); RIC v. VII, Nicomedia: 189; Cyzicus: 97; Lugdunum: 263; online ref. pièce 1: Google, numismatics (Heraclea, Nicomedia), vcoins, WildWinds (Hereclea: text, image; Nicomedia: text, image);  online ref. pièce 2: Google, acsearch, catawiki, numismatics, WildWinds (text, image S, image Γ, image Δ, image E);  online ref. pièce 3: Google, acsearch, coinsha, MA-shops, numismatics, WildWinds (text, image), yorkcoins. Voir aussi mes fiches (Nicomedia, Cyzicus, Lugdunum).

Comme je l’ai mentionné précédemment, la fidélité des armées était cruciale pour maintenir la stabilité de l’Empire et la propagande impériale utilisait des pièces de monnaie comme ce type de revers représentant deux soldats entourant des étendards avec l’inscription Gloria Exercitus (“à la gloire de l’armée”) pour “flatter” l’égo des troupes et ainsi s’assurer qu’elles étaient satisfaite de leur condition afin qu’elles ne cherchent pas à renverser le pouvoir établit. Je conclus avec ce tableau récapitulatif de mes pièces de Constantinus II:

Recap-ConstinusIunior

La semaine prochaine nous nous attaquons au règne de Flavius Julius Constans, un autre fils du Grand Constantinus, dont j’ai trois pièces et que je traiterai probablement en deux parties (il est également possible que cette chronique “saute” une ou deux semaines pour que je me consacre à faire du rattrapage dans mes commentaires de lecture… On verra…).

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.314]

Symphyotrichum novae-angliae  

[ iPhone 11/13 Pro, mon jardin, 2021/09/24, 10/01 & 10/08]
[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/15]

J’ai déjà discuté de cette plante l’an dernier mais en voici quelques photographies supplémentaires.

L’aster de Nouvelle-Angleterre (aussi appelé New England aster ou Michaelmas daisy en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, i.e. dont l’inflorescences est composée d’une multitude de petites fleurs, qui comprend  près de deux mille genres répartis en plus de trente mille espèces comme les pissenlits, les marguerites ou les tournesols) et au genre Symphyotrichum (eh oui! Avec la nouvelle taxonomie elle n’est plus considérée comme une aster !).

Cette plante peut atteindre de trente à cent-cinquante centimètre de hauteur et former un buisson de soixante à quatre-vingt-dix centimètre de large constitué de plusieurs tiges dressées, non ramifiées, émergeant d’un seul point. Elle est caractérisée par des feuilles non dentées et lancéolées, ainsi que par une inflorescence constituée par un disque central composé de minuscules fleurons jaunes, entouré par jusqu’à une centaine de fleurons ligulés mauves ou d’un violet profond (parfois même roses ou blancs). La floraison se fait entre août et novembre. Son nectar est apprécié par de nombreux insectes mais tous particulièrement par le bourdon. C’est une plante surtout décorative mais qui a aussi une variété d’usages médicinales. Son nom origine du grec (soit de ἀστήρ / astḗr / étoile — en référence à sa forme; ou de σύμφυσις / sýmphysis / “grandir ensemble” et θρίξ / thríks / “poil” — en référence au fait que le poils du pappus sont disposés en un anneau basal cohérent) et du latin (“de nouvelle-angleterre”). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Monnaies anciennes 63

Les Constantiniens (3)

Constantinus II (317-340) (4)

Nous continuons le survol de mes pièces de monnaie de Flavius Claudius Constantinus Iunior (généralement appelé Constantinus II) — vous trouverez la notice biographique de Constantinus II dans la première entrée sur cet empereur.  Cette semaine, je vous présente trois spécimens du type de revers Providentiae Caesarum avec une place forte. Malgré la similitude du type ces pièces sont assez distinctes puisqu’elles ont été frappé dans trois ateliers différents: le portrait de l’empereur n’est pas le même pour la première pièce et il y a des variations dans l’illustration de la place forte (le nombre de tourelles, de niveaux, la présence d’étoile ou de point, etc.).

IMG_1158-1169La première pièce est un assez beau follis / nummus réduit (AE3, AE [Bronze], 17 mm, 2.9 g, patine gris foncé avec égratignures; die-axis: ↑↑). L’avers nous offre un buste du jeune césar lauré et drapé à gauche, portant un globe et un sceptre dans la main droite, et une mappa dans la main gauche, avec l’inscription latine D[OMINVS] N[OSTER] FL[AVIVS] CL[AVDIVS] CONSTANTINVS NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Notre Seigneur Flavius Claudius Constantinus, Très Noble César”). Le revers illustre une place forte constituée de cinq niveaux, avec une ouverture sans porte (haute de deux niveaux et demi), surmontée de trois tourelles, avec l’inscription latine PROVIDEN-TIAE CAESS[ARVM] (le double “S” dénotant un pluriel, “la Providence [ou prévoyance] des Césars”), un SMHE en exergue (marque de la cinquième officine [Epsilon = 5] de l’atelier d’Héraclée [SMH = Sacra Moneta Heraklea]) et deux points (:) superposés dans le champs gauche (marque de séquence?).

Selon le RIC (Bruun P.M., Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VII: Constantine and Licinius (313-337). London: Spink & Son, 1966, pp. 535, 546), cette pièce aurait été frappée par la cinquième officine de l’atelier d’Héraclée en 318-320 EC. Ce serait une pièce rare (r4 = deux à trois pièces connues).

IMG_1138-1141La deuxième pièce est un très beau  follis / nummus réduit (AE3, AE [Bronze], 18 x 19 mm, 3.387 g, payé environ $5, une incrustation beige/rougeâtre rend la lecture difficile; die-axis: ↑↑). L’avers nous offre un buste du césar lauré, drapé et cuirassé à gauche, avec l’inscription latine CONSTANTINVS IVN[IOR] NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Constantin le Jeune, Très Noble César”). Le revers illustre une place forte constituée de neuf à onze niveaux (dix?), avec une ouverture sans porte (haute de cinq niveaux), surmontée de deux tourelles entourant une étoile, avec l’inscription latine PROVIDEN-TIAE CAESS[ARVM] (le double “S” dénotant un pluriel, “la Providence [ou prévoyance] des Césars”) et un SMANTΔ en exergue (marque de la quatrième officine [Delta = 4] de l’atelier de Antioche [SMANT = Sacra Moneta ANTioch]).

Selon le RIC (op. cit., p. 688), cette pièce aurait été frappée par la quatrième officine de l’atelier de Antioche en 325-326 EC. Ce serait une pièce rare (r2 = sept à dix pièces connues).

IMG_1149-1153La troisième pièce est un beau follis / nummus réduit (AE3, AE [Bronze], 18 x 19 mm, 3.022 g, payé environ $6 le 1985/06/16, patine vert foncé avec des dépôts de vert-de-gris; die-axis: ↑↓). L’avers nous offre un buste du césar lauré, drapé et cuirassé à gauche, avec l’inscription latine CONSTANTINVS IVN[IOR] NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (“Constantin le Jeune, Très Noble César”). Le revers illustre une place forte constituée d’un nombre inconnu de niveaux (impossible de les distinguer), avec une ouverture sans porte, surmontée de deux tourelles entourant une étoile, avec l’inscription latine PROVIDEN-TIAE CAESS[ARVM] (le double “S” dénotant un pluriel, “la Providence [ou prévoyance] des Césars”) et un SMTSΔ en exergue (marque de la quatrième officine [Delta = 4] de l’atelier de Thessalonique [SMTS = Sacra Moneta TheSsalonica]).

Selon le RIC (op. cit., p. 519), cette pièce aurait été frappée par la quatrième officine de l’atelier de Thessalonique en 326-328 EC. Ce serait une pièce plutôt commune (c3 = plus de quarante et une pièces connues).

Sources: Wikipedia (Constantinus II [FR/EN]), FAC (Constantinus II, Antioch, camp gates, Heraclea, mappa, Providentia, scepter, Thessalonica), ERIC (Constantinus II); RIC vol. VII Heraclea #37, Antioch #65, Thessalonica #157; online ref. pièce 1: CoinArchives (MHTE, ), ConstantineTheGreatCoins (image), WildWinds (text, image); online ref. pièce 2: acsearch, acsearch, CoinArchives, NumisBids, Numismatics, vcoins, WildWinds (text, image); online ref. pièce 3: CoinArchives, numismatics, WildWinds (text1, image1; text2, image2). Voir aussi mes fiches (Heraclea, Antioche, Thessalonique).

Comme je l’ai expliqué précédemment, le type de revers représentant une place forte (“camp gate”) avec l’inscription Providentia(e) est utilisé par la propagande impériale pour rassurer le peuple en exprimant l’idée qu’il n’y a rien à craindre d’une possible invasion barbare car l’empereur et ses césars sont vigilants et que les frontières sont bien gardées. Ces “places fortes” ne représentent pas toujours nécessairement les portes d’un camp romain mais aussi parfois une tour de guet, une forteresse ou même la porte d’entrée d’une ville (FAC). Les deux ou trois tourelles représentées seraient en fait des signaux lumineux utilisant une sorte de brasero où l’on allume un feu pour signaler l’approche d’un ennemi. L’étoile au milieu de deux tourelles pourrait donc représenter trois tourelles dont celle du milieu est allumée. 

La semaine prochaine nous concluons le survol des pièces de monnaie de Constantinus II avec, cette fois, trois spécimens d’un type de revers représentant deux soldats entourant des étendards avec l’inscription Gloria Exercitus (“à la gloire de l’armée”).

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Images du mer-fleuri [002.021.307]

Tanacetum vulgare 

[ iPhone 6/13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2015/07/24 & 2021/10/30]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2019/08/20 ]

J’ai déjà illustré cette plante à deux reprises (en mai 2016 et en novembre 2019) mais je n’en ai pas beaucoup parlé — d’autant plus que je commence à manquer de sujets pour mes entrées botaniques. Toutefois, c’est une plante qui est très présente dans le parc et donc qui mérite un peu d’attention.

La Tanaisie commune (appelée Tansy en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, i.e. dont l’inflorescences est composée d’une multitude de petites fleurs, qui comprend  près de deux mille genres répartis en plus de trente mille espèces comme les pissenlits, les marguerites ou les tournesols) et au genre Tanacetum (qui inclut entre soixante-dix et cent-soixante espèces selon la source, comme la Grande camomille — dont j’ai récemment parlé). Elle pousse en tiges érigées pouvant atteindre un mètre de hauteur (entre cinquante et cent-cinquante centimètres) et est caractérisée par des feuilles pennatilobées alternes (de dix à quinze centimètres de long) ainsi que par des inflorescences jaune composées de fleurons identiques regroupés en corymbe de capitules, disposées en ombelles et ayant la forme de boutons. La floraison se fait entre juillet et septembre.

C’est une plante ornementale et odorante. Connue depuis l’antiquité, elle est mentionnée au Moyen-Âge dans le Capitulare de Villis et le Liber cure cocorum. Elle est surtout utilisée pour son huile essentielle (composée principalement de trans-thuyone, de camphre et trans-chrysanthényle) qui a des propriétés insectifuge et vermifuge. Malgré qu’à forte dose elle soit toxique (et même psychoactive !), elle a des usages médicinaux (tonique amère, abortif, antioxydant) ou culinaires (comme épices ou aromate). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Samedi nature [002.021.303]

Dryobates pubescens

[ iPhone 13 Pro, VSP, 2021/10/30 ]

Samedi en allant faire mon devoir de citoyen par anticipation je suis tombé par hasard sur ce magnifique spécimen de Pic mineur femelle (ou female downy woodpecker en anglais). J’ai déjà partagé quelques photos de cette espèce (les 2020/04/24 et 2020/05/08) mais cet individu n’était vraiment pas gêné par la présence humaine et s’est laissé approché et photographié sans problème (sans compter que la qualité du zoom de ma “caméra” s’est améliorée depuis). 

Cet animal vertébré appartient à la classe des aves (oiseaux), à l’ordre des Piciformes, à la famille des Picidae (les pics, qui comprend une trentaine de genres où se répartissent plus de deux cent espèces), et au genre Dryobates (qui comprend cinq espèces mais aussi de nombreuses sous-espèces). C’est la plus petite espèce de pics en Amérique du Nord. Son nom scientifique signifie “marcheur des bois couvert de duvet” (du grec δρυο / dryós / “boisé” et βάτης / bátēs / “marcheur” et du latin pubescens). Il existe sept sous-espèces de Dryobates pubescens en Amérique du Nord et au Québec on retrouve la sous-espèce medianus. Le pic mineur est pratiquement identique au Pic chevelu (Leuconotopicus villosus ou hairy woodpecker en anglais —qui appartient pourtant à un genre différent, les Leuconotopicus, ce qui constitue un intéressant exemple d’évolution convergente) mais ce dernier est un peu plus gros (il fait 250 mm de longueur avec une envergure d’aile de 380 mm et un poids de 40 à 95 g alors que le Pic mineur fait 160 mm de longueur avec une envergure de 280 mm et pèse entre 20 et 33 g). De plus, le Pic mineur a des taches noires sur ses rectrices blanches et son bec est plus court que sa tête (alors que le Pic chevelu a un bec presqu’aussi long que la tête). (Sources: Wikipedia)

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Monnaies anciennes 62

Les Constantiniens (3)

Constantinus II (317-340) (3)

Nous continuons le survol de mes pièces de monnaie de Flavius Claudius Constantinus Iunior (généralement appelé Constantinus II) — vous trouverez la notice biographique de Constantinus II dans la première entrée sur cet empereur.  Cette semaine, je vous présente deux autres spécimens du type “Votis” dans une couronne, cette fois-ci il s’agit d’un Votis Decennalibus (VOT X). Comme la semaine dernière, ce sont des pièces très similaires (follis réduit [AE3]) avec le même type de revers et les même inscriptions mais dans ce cas-ci elles se distinguent un peu plus en deux façon: l’une des pièces présente un portrait vers la gauche et elles ont toutes deux été frappées par des ateliers différents, à des dates différentes. 

IMG_1096-1102La première pièce, un peu moins bien conservée (F [Fine]), est peu plus oblongue (17 x 19 mm, 3.023 g, payé environ $6 le 1985/04/14; die-axis: ↑↑). Son avers offre une tête du césar lauré à droite avec l’inscription latine CONSTANTINVS IVN[IOR] NOB[ILISSIMVS] C[AESAR] (Constantinus le Jeune, très noble césar). Le revers illustrent un VOT[IS] • X (Votis Decennalibus), sur deux lignes séparées d’un point, inscrit au centre d’une couronne de laurier (ornée sur le dessus d’une boucle faite d’un cercle avec un point au milieu), avec l’inscription latine CAESARVM NOSTRORVM (“Voeux pour le dixième [anniversaire de règne] de Nos Césars”), et un BSIS suivie d’un pictogramme représentant une percée / levé  de soleil (sunburst / rising sun) en exergue (marque de la seconde officine [B = Bêta] de l’atelier de Siscia [SIS] — le pictogramme constitue probablement une marque de séquence).

D’après le RIC (Bruun P.M., Ed. by Sutherland C.H.V. & Carson R.A.G., The Roman Imperial Coinage vol. VII: Constantine and Licinius (313-337). London: Spink & Son, 1966, p. 446), cette pièce aurait été frappée par la deuxième officine de l’atelier de Siscia en 321-324 EC.

IMG_1111-1115La seconde pièce est plus ronde mais elle est très très belle (VF [Very Fine], 18 mm, 2.987 g, payé environ $7, patine avec dépôt verdâtre; die-axis: ↑↓). L’avers nous offre un buste du césar lauré, drapé et cuirassé à gauche, suivie de la même nomenclature que la première pièce. Le revers illustre aussi une couronne inscrite d’un VOT[IS] • X avec la même inscription mais cette fois avec un TSBVI en exergue (marque de la deuxième officine [B = Bêta] de l’atelier de Thessalonique [TS] — le chiffre romain “VI” serait possiblement une marque de séquence ou une datation qui fait référence au sixième Consulat de Constantinus en 320 [et qui ne reçoit son septième consulat qu’en 326]).

 D’après le RIC (op.cit., p. 513), cette pièce aurait été frappée par la deuxième officine de l’atelier de Thessalonique en 324 EC.

Sources: Wikipedia (Constantinus II [FR/EN]), FAC (Constantinus II,Caesarvm Nostrorvm,laurel wreath, Siscia, vota, wreath), ERIC (Constantinus II); RIC v. 7: Siscia #182Thessalonica # 128; Online réf. pour la pièce 1: Google, acsearch, CoinArchives, CoinProject, numismatics, r5coins, vcoins, WildWinds (text, image); Online réf. pour la pièce 2: Google, acsearch, CoinArchives, CoinProject, numismatics, r5coins, vcoins, WildWinds (text, image). Voir aussi mes fiches (Siscia, Thessalonica).

Bibliographie:

J’ai deux observations sur cette paire de follis réduit. Premièrement, ces pièces présentent des Votis Decennalibus (voeux pour le dixième anniversaire de règne) alors que Constantinus II n’était césar en 321 que depuis cinq ans! Comme je l’ai déjà mentionné, ces voeux font originalement référence à une coutume de vœux publics pour le bien être de l’empereur, accompagnés de sacrifices et exprimés lors d’anniversaires importants. Ils étaient soit faits ou entrepris au début de la période décennale (suscepta) soit accomplis à la fin de la période (soluta). Il était donc fréquent de voir ces souhaits anticipés pour une période beaucoup plus longue que celle accomplie. Dans ce cas-ci, dès que le Votis quinquennalibus (VOT. V) est accompli, on s’empresse de faire des voeux pour la santé des jeunes césars, en anticipation, pour les cinq années à venir, soit des Votis Decennalibus (VOT. X).

“Les mots suscepta et soluta qu’on rencontre souvent à la suite du mot decennalia se rapportent, l’un au commencement, l’autre à la fin de la période décennale, c’est-à-dire au moment où les voeux sont formés (suscepta), et du moment où ils sont accomplis (soluta). La couronne de laurier qui figure sur les médailles frappées en souvenir de ces fêtes, est celle qu’on offrait à l’empereur”. (Daremberg & Saglio, Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines. Paris: Hachette, 1877‑1919. Tome 2.1, p.33-34)

Deuxièmement, on remarque que les portraits de Constantinus II sur ces pièces présentent des yeux plus grands que nature. C’est un style qui apparait sous le règne de Constantinus et qui est particulièrement apparent sur la tête de son fameux colosse préservé au Palazzo dei Conservatori du Musée Capitolin de Rome. Ce style est supposé représenter une abstraction, exprimant un regard tourné vers l’éternité et la transcendance de la nature divine de l’empereur. On retrouve une représentation similaire sur certaines pièces de monnaie de Constantinus où les yeux plus grands que nature de l’empereur regardent vers le haut, contemplant le ciel (ce sont les “yeux au ciel” [eyes to heaven] ou les “yeux vers dieu” [eyes to god] qui expriment la piété chrétienne de l’empereur). Ces yeux plus grand que nature se retrouve aussi dans la statuaire des fils de Constantinus. Malheureusement il existe peu de représentations lapidaires de Constantinus II qui n’a été empereur que trois ans (l’illustration sur la page française de Wikipedia de Constantinus II est en fait une tête de Constantius II, qui est le fils de Constantinus a avoir régné le plus longtemps, soit vingt-quatre ans). Cela n’a donc, bien sûr, rien à avoir avec le fameux style du dessin animé japonais (qui par ailleurs avait été introduit par Osamu Tezuka, qui l’avait lui-même emprunté à Walt Disney et Max Fleischer 😉 ).

La semaine prochaine nous continuons mon survol des pièces de monnaie de Constantinus II avec, cette fois, trois spécimens du type de revers avec Providentiae Caesarum et la représentation d’une place forte.

Voir l’index des articles de cette chronique.

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Pictorial chronicles [002.021.301]

Bouquet de fin octobre

[ iPhone 13 Pro, 2021/10/22 ]

Avant que le parc ne soit complètement tondu et que nous commencions à préparer notre jardin pour l’hiver, il restait tout de même encore assez de belles fleurs pour faire un somptueux bouquet d’octobre… De quoi raviver encore pour quelques jours nos souvenirs d’un été déjà lointain et de tenir à distance l’anticipation d’un long et rigoureux hiver… Oh floraison des jours dorés puisses-tu préserver éternellement dans nos pensées (et dans nos coeurs) la joie et la chaleur de l’ensoleillement estival !

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Images du mer-fleuri [002.021.300]

Malva sylvestris 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/30]

J’ai déjà parlé de cette fleur en janvier dernier (et même il y a quelques années) mais j’y reviens très brièvement pour signaler mon étonnement d’en voir des spécimens dans le parc qui sont encore splendides aussi tardivement dans la saison. Il faut dire que cette année j’ai noté plusieurs espèces (Achillée, Chicorée, Cosmos, Violette, etc.) qui se sont mises à fleurir à nouveau en octobre! C’est sans doute due au redoux que nous avons connu fin septembre et début octobre qui a étrangement créé de la confusion chez Mère Nature, lui laissant peut-être croire à un second printemps…

La Grande Mauve (aussi appelé Mauve sylvestre et Common / Tall Mallow en anglais) est une plante herbacée bisannuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Malvales, à la famille des Malvaceae (qui inclus plus de quatre-cent genres divisés en quatre mille espèces très diverses; on y retrouve des genres comme les Abelmoschus [dont le gombo ou okra], les Alcea [dont la Rose trémière], les Althaea [dont la Guimauve], les Durio [dont le durian], les Gossypium [dont le cottonier], les Hibiscus, les Theobroma [dont le cacao], les Tilia [dont le Tilleul] et même les Adansonia [qui comporte huit espèces de Baobab !]), et au genre Malva (qui comprend une soixantaine d’espèces).

La plante est caractérisée par une tige dressée pouvant atteindre de trente à cent-vingt centimètres et par des feuilles crénelées, d’un vert profond, qui sont presque rondes à la base et quintilobées en pointes vers la partie supérieure. Elle fleurit de mai à septembre et offre de belles et grandes fleurs rose-pourpres (de deux ou trois centimètres de diamètre) formées de cinq pétales séparés, échancrés sur le bout et marqués de stries foncés. Elles donnent un fruit sec (schizocarpe) en forme de meule de fromage qui continent des des akènes. Le nom provient du grec (μαλάχη / malákhē / “mou ou amollir”) et fait allusion soit au limbe mou de la plante ou à ses propriétés émollientes. C’est une plante ornementale mais qui est comestible dans sa totalité. Elle peut être consommé “crue en salade, cuite en soupe, en farce ou en ragoût. Elle est riche en sels minéraux, vitamines A, B1, B2 et C, en protéines complètes, en fer et en calcium”. Elle a également un usage médicinal de par ses propriétés anti-inflammatoires. Originaire d’Europe de l’Ouest elle est considérée en Amérique du Nord comme une espèce envahissante. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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