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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.
Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014 et, finalement, le quatrième volume français est paru en juillet 2014. Voir mon commentaire sur le premier volume pour plus de détails sur l’auteur et la série.
Le 9 mars 1796, Napoléon épousa Joséphine, au cours d’un mariage modeste à la mairie de Paris. Toutefois, comme Napoléon était en retard à cause d’une réunion d’état-major, le maire s’impatientât et quitta, ce qui fait que la cérémonie fut officié par l’adjoint du maire. De plus, Napoléon et Joséphine n’inscrivent même pas leur véritable dates de naissance (elle pour se rajeunir et lui pour se vieillir!). Deux jours plus tard, Napoléon et Agathon quittent pour faire campagne en Italie afin de libérer la Lombardie et le Piémont de l’occupation autrichienne. Agathon, en fin stratège, se fait accompagné d’un journaliste et d’un dessinateur qui rapporteront dans un journal parisien tout les faits et gestes de Napoléon en les présentant sous un jour favorable. En agissant ainsi Agathon espère se faire l’architecte de la gloire de Napoléon. Pendant ce temps, Joséphine est la coqueluche des salon parisiens et gagne le coeur tant du peuple que de la haute société [ci-haut: page 49].
Napoléon écrit régulièrement à Joséphine et lui envoie des trésors d’or et d’art provenant des tributs et du pillage de sa campagne. Toutefois, celle-ci ne lui répond pas ce qui inquiète le général et le distrait de son devoir militaire. Les conseillers du directoire et Agathon trouvent une solution en convainquant Joséphine de rejoindre Napoléon en Italie. Elle s’installe au palais Serbelloni de Milan. Il peut alors se consacrer au siège de Mantoue, où les Autrichiens résistent toujours. Avant leur départ, Joséphine remet à Napoléon et Agathon un foulard porte-chance. Mais Pauline, la soeur de Napoléon, voit Joséphine sortir de la chambre d’Agathon et assume qu’ils ont une liaison. Elle écrit donc une lettre pour en avertir son frère. Les relations de Joséphine avec sa belle-famille sont à leur pire et la mère de Napoléon jure de les séparer.
Jaloux de l’intimité dont Agathon jouit avec Joséphine, Napoléon l’envoi au front en tant que porte-étendard lors de la bataille du pont d’Arcole, espérant qu’il périsse. Quoiqu’il change d’avis, Agathon, pour protéger le général, ne lui laisse pas prendre l’étendard et est gravement blessé. Bien sûr, la propagande fera que l’histoire se souviendra que c’est Napoléon lui-même qui portait l’étendard. Dans son délire, Agathon murmure qu’il aura une mort digne et que Joséphine n’aura pas a rougir de son petit-frère. Bonaparte comprend alors son erreur: Agathon est le demi-frère de Joséphine ce qui explique l’affection qu’ils partagent! Lorsqu’Agathon se réveille, Eugène est a son chevet. Il a maintenant rejoint l’armée comme membre de l’état-major de Napoléon.
Après la bataille de Rivoli, le siège de Mantoue prends fin lorsque la ville capitule. Emporté dans son élan, Napoléon poursuit son offensive vers Vienne et obtient un traité de paix avec les Autrichiens. Il est de retour à Paris en décembre 1797 mais, six mois plus tard, comme l’Angleterre demeure en guerre, il repart faire campagne, cette fois en Égypte, afin de de couper le contact entre les anglais et leur riche colonie de l’Inde. Mais suite à l’incompétence du Directoire la marine française est anéanti par Nelson et Napoléon se retrouve isolé, sans ravitaillement, abandonné en Egypte. Pour faire face à une deuxième coalition et à la monté des mouvements royalistes contre-révolutionnaires, Bonaparte n’a pas le choix: il ignore ses ordres, fuit l’Égypte et rentre à Paris avec ce qu’il lui reste de troupe afin de renverser le Directoire grâce à son large support populaire! Le Directoire est dissous en décembre 1799 et Napoléon devint le premier consul de la République.
En mars 1805, Napoléon est également sacré roi d’Italie et monsieur Eugène (fils de Joséphine) est nommé vice-roi (et sera également marié à la princesse Augusta-Amélie de Bavière). Napoléon nomme son frère, Louis (qui a marié le fille de Joséphine, Hortense), roi de Hollande. Son fils Charles est l’héritier en titre de Napoléon, mais sa mort prématuré, à l’âge de quatre ans, remet toute la succession en question. Sous la pression de sa mère, le cabinet demande à Napoléon de divorcer Joséphine afin d’épouser une princesse plus jeune et avoir un successeur pour garantir la sécurité et la stabilité de l’Empire. Napoléon résiste mais c’est Joséphine elle-même qui l’en convainc [ci-contre: page 168]. Elle conservera son titre d’impératrice et se retirera à Malmaison pour cultiver des roses (plus de 250 espèces — d’où le titre Japonais original du manga, Les roses de Joséphine) et des plantes exotiques du monde entier.
Lors d’une visite du tsar Alexandre Ier à Malmaison Joséphine a un malaise (en fait, elle prend froid et attrape une pneumonie) et meurt peu de temps après (mai 1814). Ses dernières paroles furent pour Bonaparte. Après s’être échappé d’Elbe en mars 1815, Napoléon revint à Malmaison et pleura dans la chambre de Joséphine. Après un bref retour au pouvoir et sa défaite à Waterloo, Napoléon sera exilé à nouveau, cette fois sur l’Île Sainte-Hélène où il meurt en mai 1821. Ses dernières paroles auraient été pour Joséphine. Ils auront été amant jusqu’au bout…
Je dois avouer que la lecture de Joséphine Impératrice est une excellente façon de rafraîchir (très brièvement) ses connaissances sur l’Histoire de France. Et, dans l’ensemble, cette série est un magnifique exemple (par le thème mais surtout par son superbe style graphique) de manga sh?jo. Toutefois, ce volume en particulier est un peu moins intéressant, car le récit est un peu précipité vers la fin. De plus, la véracité du détails des événements historiques (quoique l’essentiel est vrai il faut dire), des motivations des protagonistes ainsi que la caractérisation des personnages (je doute sérieusement que Joséphine ait accepté le divorce aussi gracieusement!) est plutôt suspect. Quoiqu’il en soit c’est une lecture agréable qui nous offre un très bon manga romantique et historique. A lire absolument!
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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.
Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014 et, finalement, le quatrième volume français est paru en juillet 2014. Voir mon commentaire sur le premier volume pour plus de détails sur l’auteur et la série.
Rose a été arrêté simplement parce qu’elle est l’épouse d’Alexandre de Beauharnais, qui a été exécuté sous l’accusation d’être un traître. Agathon, le domestique et demi-frère de Rose, tente le tout pour le tout pour la faire libérer en assassinant Robespierre. Au même moment les députés de la Convention font arrêter les Jacobins dans l’espoir de mettre fin à la Terreur par la terreur! Ainsi, le 29 juillet 1794, Saint-Just et dix-neuf de ses compagnons furent exécutés. Dans les jours qui suivirent près d’une centaine de partisans Jacobins furent aussi guillotinés! Peu de temps après, Rose est finalement libéré et Agathon l’attend à sa sortie de prison. Elle retrouve rapidement la vie mondaine parisienne et s’épanouie à la “chaumière,” le salon de sa compagne de captivité, Thérésia Cabarrus, qui est devenu l’épouse de Tallien. C’est là qu’elle attire l’attention du timide et maladroit Napoleone di Buonaparte. [ci-haut: p. 46]
Agathon voudrait bien servir Rose de son mieux mais se sent plutôt inutile. Comme ils n’ont pas vraiment de revenu, Agathon cherche un moyen de gagner de l’argent. Avec la complicité du négociant Charles Tustier, que Rose avait rencontrer lors de son voyage en Martinique, Agathon fera le commerce du thé indien (interdit en France à cause de la guerre avec l’Angleterre, il est apporté au pays en contrebande par des navires anglais).
Napoleone di Buonaparte s’illustre avec la répression de l’insurrection de Vendémiaire. Il n’hésite pas à utiliser des canons en plein Paris contre les royalistes. Acclamé comme un héros, il est nommé commandant en chef des armées révolutionnaires à la place de Barras. Il vient en aide à Eugène, le fils de Rose, qui désire conserver le sabre de son père alors que toutes les armes sont interdites dans Paris suite à l’insurrection. Rose vient le remercier et Napoleone en tombe amoureux. Il demande l’aide d’Agathon pour lui faire la cour [ci-dessous: pp. 92-93].
Napoleone découvre que Agathon est derrière la contrebande de thé et le défi en duel mais, voyant comment il est dévoué au service de Rose, décide de l’épargner. Agathon lui suggère d’amener Rose en ballade à l’extérieur de Paris. Le couple se rapproche et finalement Napoleone demande Rose en mariage. Rose, trouvant son nom trop Italien, surnomme le Général “Napoléon”. Celui-ci veut aussi lui donner un nom que lui seul emploierait et ainsi Marie-Josèphe-Rose de Beauharnois devient “Joséphine”! [ci-contre: p. 134] Mais Hortense, la fille de Rose, s’oppose à cette union et fugue de la maison. Agathon et Napoléon la retrouve et parviennent à la faire changer d’avis.
Les monarchies voisines, craignant que la révolution soit contagieuse, forment une coalition contre la France. Bonaparte est nommé Commandant Général de l’armée d’Italie. Agathon se joint à son état-major en tant que conseillé stratégique. Rose fait la rencontre de la mère (Maria Letizia), du frère (Louis) et des soeurs (Pauline et Caroline) de Napoléon. Ils sont plutôt désagréables et mesquins mais Rose réussi tout de même à les charmer. Deux jours avant son départ pour la campagne d’Italie, le 9 mars 1796, Joséphine et Napoléon se marient à la mairie de Paris au cours d’une cérémonie modeste.
Joséphine Impératrice est un beau manga historique mais qui prends tout de même beaucoup de liberté avec l’Histoire. Par exemple, Robespierre n’est pas mort assassiné mais plutôt guillotiné le 28 juillet 1794. Ce manga n’a certes pas le sérieux de Cesare, qui offre dans chaque volume une bibliographie et plusieurs pages de notes historiques sur les événements, l’architecture ou les artistes présent dans le récit. C’est avant tout un manga romantique présenté dans un contexte historique qui se veut plus ou moins exacte mais sans faire trop d’effort. C’est un beau petit récit, très agréable à lire et dessiné dans un superbe style shojo, très typique du genre (sur ce sujet voir mon commentaire sur le deuxième volume). Juste pour cet aspect, c’est un manga qu’il faut lire absolument!
Joséphine Impératrice, vol. 3, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, mars 2014. 192 pages, N & B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1395-2. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).
“Tout Pise est en effervescence : Giovanni de Médicis s’apprête à passer son grand oral, ultime étape qui le sépare de la fin de ses études et surtout de son accession au rang de cardinal…”
“Mais sa réussite n’aura pas seulement des conséquences politiques. À la suggestion de Cesare, Angelo se prépare à partir pour Florence, où il est destiné à devenir le nouvel homme de confiance de Son Excellence. L’avenir des Borgia, des Médicis et de la papauté même repose désormais sur les épaules de Giovanni !”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Cesare a désormais conscience que le fragile équilibre sur lequel repose la péninsule italienne pourrait bien voler en éclats : Lorenzo de Médicis est rongé par la maladie, tandis qu’un discours dissident, porté notamment par le charismatique Savonarole, commence à prendre de l’ampleur au cœur même de Florence.”
“Dans ces circonstances, les révélations de Raffaele Riario, qui vient d’annoncer que Naples avait trahi ses alliés pour se tourner vers la curie, font l’effet d’un coup de tonnerre. D’autant que c’est l’ennemi juré des Borgia, Giuliano della Rovere, qui est à l’origine de ce revirement ! Alors que le rideau se lève sur 1492, année qui va marquer l’histoire, les ambitions de chacun sont sur le point de faire basculer l’ordre du monde…”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
A few days ago, I was watching the news on NHK World and there was a report on a manga series about the History of Japan (unfortunately the report has no equivalent on the station’s website either as a written article or a streaming video that I can link to). This is another type of great educational manga that helped sparks a renewed interest in Japanese history but it is also used by public and “cram” schools to teach history.
I found this concept of Japanese history educational manga so interesting that I decided to research it a little further to get more details and discovered that at least three great publishers had released their own series about the history of Japan.
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“Booked For Japan” est une émission où l’animateur Robert Campbell, un spécialiste de littérature japonaise, discute chaque semaine avec un invité célèbre de sa lecture préférée afin de révéler ses valeurs et sa vision du monde. Le livre favori de Riyoko Ikeda est Man’s Search for Meaning de Viktor Frankl [Amazon, Goodreads, Nelligan].
Riyoko Ikeda est une mangaka de grand renom. Née en 1947, elle fait donc partie du célèbre Groupe de l’an 24. Elle a surtout produit des manga sh?jo ou josei historiques comme Oniisama e… (Très cher frère, 1975, 3 vols), Orpheus no Mado (La fenêtre d’Orphée, 1975, 18 vols), Jotei Ecaterina (L’impératrice Catherine, 1983, 5 vols), Eikou no Napoleon – Eroica (La gloire de Napoléon : Heroica, 1986, 11 vols), Porando Hishi Ten no Hate Made (Jusqu’aux frontières du ciel – Histoire secrète de la Pologne, 1991, 3 vols) ou encore Niberunku no Yubiwa (L’Anneau du Nibelung, 2000, 4 vols). [Voir aussi pour références, en anglais, ANN et Baka-Updates]
Toutefois, elle est surtout connue ici pour Berusaiyu no Bara (???????? / La Rose de Versailles, 1972, 10 vols) qui fut adapté en animation (connue ici sous le titre de Lady Oscar, 1979-80, 40 eps), au cinéma et même en comédie musicale (par la célèbre troupe de revue Takarazuka) ! Il me semble incompréhensible que de tout l’ensemble de son excellente oeuvre, La Rose de Versailles soit son seul manga à avoir été traduit ici (les deux premiers volumes ont d’abord été traduit en anglais en 1980 par Frederik L. Schodt pour l’éditeur japonais Sanyusha mais ce ne fut jamais disponible en Amériques — il en a toutefois mis un bref extrait dans son livre Manga! Manga! The world of Japanese comics [Amazon, Goodreads]; la traduction française est elle toujours disponible chez Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan]).
Riyoko Ikeda est aussi une femme aux talents multiples car, après avoir produit près d’une quarantaine de superbe manga, elle fait le choix difficile en 1995 de changer de carrière et entre à l’Université Musicale de Tokyo pour apprendre le chant! Après une brève carrière de chanteuse classique professionnelle, elle se rend compte qu’il est plutôt difficile de vivre du chant et revient tranquillement au dessin. [voir une entrevue et un extrait de concert sur Youtube]
Sous la pression de ses fans, Ikeda avait déjà écrit plusieurs compléments à ce qui est sans doute son ouvrage le plus populaire. En 1984, elle avait publié Berusaiyu no Bara Gaiden (?????????? / La Rose de Versailles Side-Stories) qui compilait quatre récits secondaires reprenant les même personnages et introduisant comme nouvelle protagoniste une petite fille nommée Loulou: “Loulou et la poupée qui l’accompagne”, “Le fils du général de Jarjayes ?!”, “Le pirate turc et la religieuse” et “L’élixir du diable”. Ce volume a été publié en français sous le titre La Rose de Versailles Vol. 3: Hors-Série par Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan].
D’une certaine façon, Eroica, en 1986, avait aussi été conçu comme une suite à La Rose de Versailles en continuant le récit de la révolution française avec l’avénement et les exploits de Napoléon Bonaparte. Il est vraiment dommage que cette (longue) série n’ait jamais été traduite. De même, si l’on pousse une peu plus loin, on peut aussi considérer comme une suite la série des BeruBara Kids (???? Kids / “BeruBara” étant la contraction typiquement japonaise pour “Berusaiyu no Bara”; 2006, 7 vols) une auto-parodie en 4-komas (histoires humoristiques en quatre cases) qui met en action les personnages de La Rose de Versailles en format SD (Super-Deformé) ou chibi (enfantin). Incroyablement, un premier volume de cette série est maintenant disponible en français chez Tonkam sous le titre La Rose de Versailles Kids. On aura vraiment tout vu !
Toutefois, et là on entre finalement dans le sujet dont je voulais vous entretenir, la véritable suite de La Rose de Versailles ce sont les Berusaiyu no bara episodes (???????? ???? / La Rose de Versailles – Episodes). En effet, ce n’est que quarante ans plus tard que Riyoko Ikeda nous revient avec une véritable suite! Le tout premier de ces nouveaux épisodes est paru dans un livre “spécial anniversaire” joint comme extra au numéro célébrant le cinquantenaire de Margaret, le magazine hebdomadaire shojo de Shueisha (le #10, paru le 5 mai 2013). Il s’agit d’une histoire courte de seize pages qui se concentre sur André quand il était un jeune garçon et avant qu’il ne rencontre Oscar.
Couverture du Margaret 2013 #10 et extrait des pages 1-10 de l’épisode #1:
Un deuxième épisode parait dans le Margaret 2013 #22 (du 5 novembre 2013):
Puis un troisième épisode parait dans le numéro double de Margaret 2014 #3-4 (30 Jan & 5 Fév):
Et un quatrième épisode parait dans Margaret 2014 #12 (20 mai 2014):
Cet épisode est dédié au subordonné d’Oscar, Alain de Soissons
L’épisode 5, qui suit le Major Victor Clement de Girodelle, est paru en deux parties: une première partie de trente-sept page dans le Margaret #22 (publié le 20 octobre 2014) et une seconde partie de trente-trois pages dans le Margaret #23 (publié le 5 novembre 2014), chacune comportant cinq pages en couleurs. L’épisode 6 a lui aussi été publié en deux partie: l’une dans le Margaret #8 (publié le 20 mars 2015) et l’autre dans le Margaret #9 (publié le 4 avril 2015) totalisant une centaine de pages. Cet épisode nous révèle le secret de la naissance d’Oscar!
Margaret 2014 #22 (20 oct) et Margaret 2015 #8 (20 mars) En août 2014, Sueisha a compilé les quatres premiers épisodes en un onzième volume de la série La Rose de Versailles et en a profiter pour rééditer les dix premiers volumes. Les épisodes sont respectivement intitulés: “André Grandier”, “Girodelle”, “Hans Axel von Fersen” et “Alain de Soissons” d’après le personnage sur lequel l’histoire de chaque épisode est centrée. Dans cette compilation, le premier épisode comporte une quinzaine de pages en plus dont certaines en couleurs. Le volume comporte 184 pages (dont vingt-quatre en couleur) et se détail à ? 713 (à peu près $7.50 Can). Il est disponible sur Amazon au Japon mais peu d’autres détails sont connu pour l’instant et aucune annonce n’a encore été faite sur une éventuelle traduction française. Je n’ai trouvé pour l’instant qu’un seul article qui commente, en anglais, ce nouveau volume. Considérant le talent et ce que j’ai précédemment lu de l’oeuvre de Riyoko Ikeda, je ne doute pas que l’histoire soit fort intéressante (et, de plus, j’adore les manga historiques). Quand au dessin, le premier episode et les extraits que je vous ai présenté ici, parlent par eux-même et démontrent aisément que l’artiste a su pousser son talent encore plus loin. C’est tout simplement superbe!
Je vais probablement me procurer le premier volume japonais (pour mon épouse surtout), en attendant la parution du volume 12 (probablement cet été ou cet automne) et espérer que cette suite soit publiée rapidement dans la francophonie!
This is a fifteen seconds promo for the exposition, but the museum Youtube channel also offers a longer promo (1:00) and a short video (1:06) showing how the exposition was put together. A longer video (in french only, 3:10) shows more of the making of the exposition and explains why it is so exceptional.
I took advantage of a longer week-end this afternoon to visit this exposition. Being so busy lately, I was afraid that I would miss it since there’s only a month left to visit it. I urge you to hurry and go a look on this exceptional exposition. It really synthesizes is a small exhibit (a little more than five-hundreds artifacts from twenty-one Greek museums) the entire history of ancient Greece which had such a profound impact on all our western civilisations. Suddenly my memory was flooded by a wave of images, facts and souvenirs from my university time when I was studying ancient history. That was great!
Actually, the title of the exhibition is a little misleading since it really starts with the Neolithic period and the Cycladic culture (6,500 to 1,450 BCE), showing us a few of those famous cycladic figurines like the “violin-shaped” female figurines and those long female figurine with faces that look a little like the Easter Island’s moai.
The exhibit pauses to talk about Homer‘s epics, the Iliad and the Odyssey, which recorded the oral histories of the greek gods and heroes but also tells us a lot about the History of that era.
The exhibition then moves to the second floor with another succession of rooms introducing us to the Archaic period (7th to 6th Centuries BCE). After a time of decline, the greek civilisation reorganize and consolidate itself around several city-states and a strong aristocracy, bringing an era of prosperity and expansion.
In that part of the exhibit we can see several kouroi and korai (votive statues of young men [kouros] and women [kore] in rather stiff posture; geochemical analysis tells us they were richly coloured), artifacts found in the tombs of several aristocrat women or priestesses (particularly the tomb of the Lady of Archontiko, probably the wife of a Bottiaean ruler), and some interesting warriors’ helmets.
However, most of the second floor exhibit is dedicated to the Classical period (5th to 4th Centuries BCE). This is the summum of the ancient greek civilisation.
In this case, the exhibit is divided in several themes: the Olympics, the battle of Thermopylae (made notorious by the movie 300), the Athenian democracy, the rich literary culture (theatre, philosophy, rhetoric), etc. Here the artifacts displayed are less spectacular (mostly potteries and stone sculptures — I was disappointed to see very little coins) and the exhibit rests more on several explanatory panels and animated videos.
The spreading of the classical greek culture made possible by Alexander’s conquest will bring a new era, the Hellenistic period, characterized by a rich culture, that will last until the Roman empire.
This exhibition is definitely a must. The only negative points that I unfortunately must bring out is the fact that it is quite expensive ($20 ! In today’s context it is clear that one must pay a lot for access to culture; although you get a 20% rebate if you have the Acces-Montreal card [FB]) and that photography is strictly forbidden at all times in every exhibition rooms. Museum usually forbid only flash photography (since light can often damage the art, but that’s good for paintings; I can hardly see what damage light could do to stone artifacts!) and when they forbid all photography it is usually to make more money by selling reproductions (which is not the case here). That was probably a requirement from the lending museums. Fortunately, for once, the museum shop is offering a souvenir book that is relatively complete (132 pages, although it is NOT an exhaustive catalog of the exhibition) and at a quite reasonable price ($9.95). It is really worth purchasing (but it is for now available only in the museum shop).
Dans ce discours de 1966, document.write(“”); Gamal Abdel Nasser (qui fut le charismatique et progressiste président d’Égypte de 1956 à 1970) fait état de sa rencontre avec les Frères Musulmans en 1953 et le fait qu’ils exigeaient qu’il impose le port du voile aux femmes. Cette idée fait rire la foule!
Dans une version plus longue de ce discours (14:26 min. sur Youtube), il continue en mentionnant que les Frères Musulmans exigeaient aussi qu’il interdise le travail des femmes et qu’il ferme les théâtres et cinémas. Il poursuit ensuite en exposant le complot des Frères Musulmans.
Il est amusant de constater qu’il y a une cinquantaine d’année l’idée de voiler le femmes faisait rire les Égyptiens. Aujourd’hui, alors que le fondamentalisme des musulmans plus radicaux a beaucoup progressé dans le monde arabe, je ne crois pas qu’il y ait matière à en rire… D’une certaine façon, et c’est peut-être surprenant, on voit bien que les choses n’ont guère changer dans le monde arabe et que, finalement, ce genre d’idée extrémiste ne date pas d’hier.
En 1953, nous voulions vraiment, honnêtement, collaborer avec les Frères Musulmans, pour qu’ils avancent dans le droit chemin.
J’ai rencontré le conseiller général des frères musulmans.
Il a présenté ses demandes.
Il a demandé quoi ?
D’abord, m’a-t-il dit, il faut que tu imposes le voile en Égypte et que tu ordonnes à chaque femme qui sort dans la rue de se voiler.
[ Éclats de rire dans l’assistance. ]
[ Nasser lève une main en l’air, l’air de dire « Oui, c’est incroyable, je ne fais que retranscrire. » ]
À chaque femme dans la rue.
[ Un homme crie dans l’assistance « Qu’il le porte lui même ! ». Redoublement des rires dans l’assistance. Nasser sourit. Applaudissements nourris du public. ]
Et moi je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait [référence à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah, au XIe siècle] et et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la nuit tombée.
Moi à mon avis, chacun est libre de ses choix.
Il me répondit : « Non ! C’est à toi de décider en tant que gouverneur responsable. »
Je lui répondis : « Monsieur, vous avez une fille à la faculté de médecine et elle ne porte pas le voile.
[ Rires et débuts d’applaudissements. Mais Nasser continue. ]
Pourquoi ne l’obligez vous pas à le porter ?
Si vous…
[ Applaudissements plus nourris, obligeant Nasser à s’interrompre. ]
Si vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une seule fille, qui plus est la vôtre, comment voulez vous que je le fasse porter à 10 millions de femmes Égyptiennes?»
[ Explosion de rires dans l’audience. Nasser rit allègrement. ]
“Alors qu’Angelo est enfin autorisé à quitter la chambre, Cesare lui témoigne sa confiance en lui remettant la clé de son cabinet de travail, tandis que Silenzio lui apprendra l’espagnol. Mais ce n’est pas la seule occasion de se réjouir : le monde chrétien est en liesse après la prise de Grenade, qui vient marquer la fin de la Reconquista !”
“Pour fêter l’événement, l’héritier des Borgia se voit inviter à Florence par les Médicis… L’occasion pour lui de vérifier de ses propres yeux les rumeurs alarmantes qui courent sur la santé de son hôte. L’archevêque de Pise est également convié aux célébrations, car Lorenzo et lui doivent impérativement trouver un terrain d’entente pour défendre la Toscane contre ses voisins du nord. Cesare parviendra-t-il à amener les ennemis d’hier à devenir les alliés de demain ?”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Angelo se retrouve pris malgré lui dans les intrigues qui se tissent autour de Cesare: afin de confirmer ses soupçons, le jeune Espagnol l’utilise comme appât pour tendre un piège aux membres de la Fiorentina. C’est ainsi que Draghignazzo et Roberto se révèlent être les responsables de l’incendie de la manufacture… Malheureusement, le plan tourne mal. Tandis que Draghignazzo fait une chute fatale en essayant de s’enfuir, Roberto poignarde Angelo en tentant d’éliminer l’héritier des Borgia !”
“De retour à l’archevêché, Cesare prend immédiatement les dispositions nécessaires pour soigner notre Florentin, qui échappe de peu au pire. Et alors que les tensions entre les cardinaux agitent une Rome déjà tendue par l’attente du prochain conclave, les célébrations de la Nativité sont sur le point de débuter…”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Jazz Petite-Bourgogne raconte l’incroyable contribution de Montréal à l’histoire du jazz en explorant la vie des musiciens noirs légendaires de la Petite-Bourgogne. Ce quartier fut au cœur de la créativité musicale, des clubs privés et des bars clandestins des années 1920, la belle époque du jazz, aux années 1940 et 1950, l’Âge d’or du jazz. Oscar Peterson, Oliver Jones, les Frères Sealey, Nelson Symonds, Charlie Biddle, et Louis Metcalf font partie des grands qui ont vécu et/ou joué dans La Petite-Bourgogne.”
Le web documentaire se divise en quatorze capsules de trois ou quatre minutes chacune qui, après une brève introduction, nous présentent différents aspects de la vie (musicale) de ce quartier populaire de Montréal : les gares de train et les porteurs, la prohibition, le coin, l’église et la communauté, la pègre, danse et burlesque, le Café Saint-Michel, la vie dans la Petite-Bourgogne, le Rockhead’s Paradise, Oscar Peterson, le Black Bottom, les temps difficiles, et renaissance. Comme c’est une expérience interactive, le site offre aussi en complément des galeries de photos, des extraits audio, une chronologie interactive et un index des artistes.
Here are some pictures from our visit last week to the Fabergé exhibition at the Museum of Fine Arts in Montreal. This does not really do justice to the splendour of the exhibits that really must be seen in person…
“In 1582, document.write(“”); before the unification of Japan, Nobunaga Oda was forced to take his own life at Honno-ji Temple during a violent revolt led by Mitsuhide Akechi. Following Oda’s death, the powers in Japan held the Kiyosu Conference — the “conference that changed the course of history” — to resolve the Oda clan’s succession of leadership and redistribute Mitsuhide Akechi’s territories. Hideyoshi Toyotomi, Nagahide Niwa and Tsuneoki Ikeda meet to decide on a successor. The conference would become Japan’s first group-made political decision. In this film, director Koki Mitani, known especially for his comedies, gives us his unique interpretation of the intricate web of human relationships involved in this process as the brave general Katsuie Shibata and Hideyoshi Hashiba, who would later unify Japan, engage in a battle of wits, deceit and bargaining.” (Text from the Festival’s program)
The Kiyosu Conference is the 6th feature film by Koki Mitani, a director mostly known for his modern-day comedies (Suite Dreams [reviewed in PA #90: 74] and The Magic Hour were both shown at the Montreal World Film Festival in 2006 and 2008, respectively). It is his first attempt at a historical epic. It tells the story of what’s considered as the first political meeting of Japanese history. After the death of Nobunaga Oda in 1582, all the Oda clan power players (Katsuie Shibata, Hideyoshi Toyotomi, Nagahide Niwa, Tsuneoki Ikeda) agree to meet at the Kiyosu Castle in order to discuss his succession. Ensues a series of political intrigues, romances and plot twists which, added to the sheer number of characters (the leaders, their vassals and retainers, all with long Japanese names), makes it rather complicated to recount the whole story (for that the synopsis in the Festival’s program [above] is doing a good job).
You might think that such a serious and complex subject would be boring, but Mitani draws into his experience to create comic relief at regular intervals, so the movie carries a consistant light tone. I was actually quite surprised: I was expecting a historical saga and found what could be considered a comedy (somewhere in the movie there’s even a guy wearing a Groucho Marx moustache!). Some critics have seen in the movie a political satire, but I think it is simply the result of the awkward mix of drama and comedy that can often be found in Japanese movies.
You can find a “Who’s Killing Who? A Viewer’s Guide” on the creator’s blog.
The animation is quite nice, document.write(“”); and it illustrates quite well the endless killings that this region have known since ancient history (although I would like to point out that it has also known long periods of peace)… It’s rather actual.
This land is mine.
God gave this land to me.
This brave and ancient land to me.
And when the morning sun reveals her hills and plains.
Then I see a land where children can run free.
So take my hand and walk this land with me.
And walk this lovely land with me.
Tho’ I am just a man
when you are by my side
with the help of God
I know I can be strong.
So take my hand and walk this land with me.
And walk this golden land with me.
Tho’ I am just a man
when you are by my side
with the help of God I know I can be strong.
To make this land our home,
if I must fight,
I’ll fight to make this land our own.
Until I die this land is mine!
Strangely, the french lyrics sang by Edith Piaf with the simple title “Exodus,” are quite different (but also beautiful and more appropriate for the movie itself):
Ils sont partis dans un soleil d’hiver
Ils sont partis courir la mer
Pour effacer la peur
Pour écraser la peur
Que la vie a clouée au fond du coeur
Ils sont partis en croyant aux moissons
Du vieux pays de leurs chansons
Le coeur chantant d’espoir
Le coeur hurlant d’espoir
Ils ont repris le chemin de leur mémoire
Ils ont pleuré les larmes de la mer
Ils ont versé tant de prières :
“Délivrez-nous, nos frères !
Délivrez-nous, nos frères !”
Que leurs frères les ont tirés vers la lumière
Ils sont là-bas dans un pays nouveau
Qui flotte au mât de leur bateau
Le coeur brisé d’amour
Le coeur perdu d’amour
Ils ont retrouvé la terre de l’amour.
It roughly translates as:
They left in a winter sun
They went running the sea
To erase the fear
To crush the fear
That life has nailed into their heart
They left believing the harvest
Of the old country of their songs
Their heart singing of hope
Their heart screaming of hope
They have gone back to their memory
They cried tears of the sea
They poured so many prayers:
“Deliver us, our brothers!
Deliver us, our brothers! “
That their brothers brought them into the light
They are there in a new country
That floats their boat mast
Their heart broken by love
The heart lost by love
They found the land of love.
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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.
J’ai introduit ce manga l’automne dernier et en ai déjà commenté le premier volume. Je vous réfère à ces articles pour plus de détails. Le deuxième volume de Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”), prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, a été publié au Japon en janvier 2013 et traduit en français chez Pika Éditions en novembre 2013.
Joséphine s’est installé à Fontainebleau, chez son beau-père. Elle reçoit une lettre de la Martinique, ce qui la rend heureuse car elle dit qu’elle sent encore le soleil. Toutefois, cette lettre est porteuse de mauvaises nouvelles: son père est très malade et sa jeune soeur Françoise est décédé. Joséphine décide donc de retourner en Martinique pour visiter ses parents et leur présenter ses enfants [ci-contre: pg 12]. Devant les périls d’un tel voyage, Alexandre s’y oppose. Il refuse surtout de laisser partir Eugène, l’héritier des Beauharnais, car il veut qu’il reçoive une éducation digne de son rang. Un compromis est néanmoins établi: Joséphine amènera Hortense en Martinique tandis qu’Eugène demeurera à Paris, chez Madame de Beauharnais, sous la supervision d’Agathon.
Fidèle à lui-même, Alexandre ne tiens pas sa promesse et traite Agathon comme un simple domestique. Il se console par ses retrouvailles avec Jean, le cuisinier des Beauharnais qu’il considère comme un grand-frère. Celui-ci fréquente Sylvie, la domestique des voisins. Ils espèrent se marier mais le maître de celle-ci refuse et, la considérant comme une esclave, la marque au fer rouge. Sylvie se suicide de honte et de désespoir. Jean, furieux contre la comportement ignoble de la noblesse, se joint à une cellule révolutionnaire afin de lutter pour la liberté et l’égalité du peuple. Il introduit Agathon à ses amis, dont Saint-Just. La révolution gronde, puis éclate le 14 juillet 1789. La haine du peuple laisse place à la vengeance et de nombreux nobles sont massacrés. Agathon se réfugie à Fontainebleau où tout est surprenamment calme. En effet, Alexandre s’est joint à l’armée révolutionnaire.
Le séjour de Joséphine en Martinique est relativement sans histoire, du moins jusqu’à ce que la révolution rejoigne les paysans opprimés avec une année de retard, et qu’elle doivent retourner en France précipitamment. Alexandre est maintenant membre de l’Assemblée constituante et Jacobin. Il en est le président lorsque le roi Louis XVI tente de fuir à Varennes, ce qui mènera éventuellement à son procès et son exécution en janvier 1793. À la fin de son terme, Alexandre rejoint l’armée pour défendre le territoire française contre la coalition européenne. Blâmé pour la défaite de Mayence, il est accusé de trahison et emprisonné à la prison des Carmes. Joséphine tente de plaider pour sa libération mais est arrêtée à son tour. Elle retrouve Alexandre en prison [ci-contre: pg 158]. Celui-ci sera exécuté en juillet 1794. C’est le début de la Terreur, avec ses arrestations arbitraires, ses procès sommaires et ses exécutions de masse. Agathon est convaincu que la seule façon de mettre fin à la terreur, et de sauver Joséphine, est d’assassiner Robespierre. C’est alors qu’il croise par hazard un petit général nommé Bonaparte…
Pages 168-69: Joséphine et Alexandre de Beauharnais se retrouvent à la prison des Carmes
Ce volume de Joséphine Impératrice, nous offre un excellent et agréable récit. Il nous permet, par la bande, non seulement de rafraichir nos connaissances de la révolution française, mais l’utilisation habile de personnages fictifs comme Agathon ou Jean, nous évite de trop s’embourber dans les faits historiques. Le style détaillé et précis supporte très bien le récit. L’ensemble représente un exemple remarquable de manga sh?jo: une histoire romantique encadrée de fleurs et de belles robes.
Bien sûr, Joséphine Impératrice est plus que cela. Si le genre sh?jo (qui signifie simplement manga pour filles) est surtout définit (selon Matt Thorn) par certaines caractéristiques du récit et du style—-ce sont des histoires romantiques qui mettent toujours de l’avant des personnages principaux féminins, et où l’on retrouve des yeux exceptionnellement grands, de même que des fleurs, des bulles ou des étoiles dessinées en arrière-plan—-en définitive un manga sera considéré comme sh?jo simplement parce qu’il est publié dans un magazine sh?jo. Le sh?jo classique fait souvent plus dans la romance légère, du genre conte de fée ou feuilleton télévisée mélodramatique (soap opera). Dans ce cas-ci, si l’on tient compte du sérieux de l’histoire qui prend place au sein de la révolution française, il s’agirait plutôt d’un manga josei (ou Ladies comics) qui s’adresse à un public féminin adulte.
Quoiqu’il en soit, que vous vous intéressiez à l’histoire ou simplement aux mangas sh?jo en général, Joséphine Impératrice est une excellente lecture.
Joséphine Impératrice, vol. 2, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne: Pika Éditions, novembre 2013. 192 pages, N & B, 11.8 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1285-6. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).
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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.
J’ai découvert ce manga en novembre de l’an dernier mais il m’a fallut du temps avant de pouvoir mettre la main dessus et le lire. Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014. Finalement, le quatrième volume français paraîtra en juillet 2014. Un extrait de trente-six pages du premier volume est disponible sur le site de Pika Édition. [Ci-contre: page 85]
Le scénariste, Kaoru Ochiai, ne semble pas très connu (même au Japon) et, comme c’est le cas la plupart du temps pour les manga, c’est la dessinatrice qui est la véritable vedette. Même si Yumiko Igarashi n’est né qu’en août 1950, on l’inclut parfois parmi les membres du Groupe de l’an 24 (des femmes mangaka très innovatrices, toutes nées en l’an 24 de l’ère Sh?wa [1949]) mais le fait demeure qu’elle fait partie de la même génération que les Moto Hagio, Riyoko Ikeda, Yumiko ?shima, Keiko Takemiya ou Ry?ko Yamagishi. Elle est surtout connue en occident pour ses manga Candy Candy et Georgie. L’éditeur français a rendu disponible sur Youtube (et sous-titré) un bref interview avec la mangaka où elle nous présente son dernier projet:
Ce manga historique nous raconte la vie extraordinaire de Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, qui deviendra plus tard la première épouse de Napoléon 1er. C’est d’ailleurs lui qui lui donnera le nom de Joséphine. Rose nait en Martinique en 1763 dans une famille de basse noblesse. Elle y mène une vie paisible auprès de ses parents Joseph-Gaspard et Rose-Claire, de ses soeurs Catherine et Françoise, ainsi que son demi-frère Agathon (aussi appellé Antoine). Ce dernier (fils de Marion, une domestique, et du père de Rose) est un personnage fictif qui sert de narrateur au récit. Une voyante prédit à Rose un destin exceptionnel et qu’elle ne sera réellement aimé que par un seul homme.
En 1777, le marquis de la Ferté-Beauharnais (gouverneur général des Antilles françaises et amant de Désirée, la soeur de Joseph-Gaspard) propose de marier son fils de dix-sept ans, le vicomte Alexandre de Beauharnais, à Catherine mais celle-ci meurt de la tuberculose. À sa place, il est décidé qu’il épousera plutôt Rose, qui a alors seize ans. Rose part donc pour Paris (elle amène avec elle Agathon pour lui servir de domestique) et le mariage est célébré le 13 décembre 1779 [ci-contre: page 79]. Elle tombe rapidement enceinte d’un fils (en 1781), Eugène, et puis d’une fille (en 1783), Hortense.
Elle croit brièvement qu’Alexandre est cet homme que la voyante lui a prédit qu’elle rencontrerait mais elle se trompe. Alexandre ne l’aime pas et passe la plupart de son temps avec madame de la Touche, sa maîtresse. Le couple se sépare donc. Alors qu’Agathon devient le précepteur des enfants, Rose passe près de deux ans à l’abbaye de Penthemont, où elle apprend ce que toute femme de bonne société doit savoir. Puis, elle revient vivre avec Monsieur de Beauharnais à Fontainebleau, où elle espère rencontrer de nombreux jeunes hommes. Mais le spectre de la révolution gronde…
Extrait des pages 82-83: le lendemain du mariage
Ce manga me rappelle un peu La rose de Versailles de Riyoko Ikeda, qui se déroule à la même époque et qui, en abordant le personnage de Marie-Antoinette, traite aussi des prémices de la révolution française. Peut-être qu’avec le titre original de Bara no Josephine Yumiko Igarashi fait-elle un clin d’oeil à celui de Versailles no Bara, mais le titre fait plus clairement référence au nom même de Rose et à l’intérêt qu’elle portait à la botanique et plus particulièrement à la culture des roses (dont au moins trois variétés seront nommées en son honneur).
Aussi, l’opposition assez marquée entre le récit très sérieux et le style de dessin plutôt comique me rappelle beaucoup Osamu Tezuka, chez qui l’on retrouve la même opposition (pourrait-on parler ici de technique narrative?). Ceci place donc le manga à la limite entre le sh?jo (manga pour jeunes filles) de par son style et le josei (manga pour femmes adultes) de par son histoire tout de même assez sérieuse.
Le récit, qui nous offre une histoire à la fois romantique et historique, est excellent. J’espère qu’il va intéresser les jeunes lecteurs à l’histoire de France. A noter d’ailleurs que, malgré la superbe illustration de couverture (répétée dans les pages 4-5) qui reprend la célèbre peinture du Sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, Napoléon est absolument absent de ce volume.
Le style graphique du manga est assez bon: si les expressions exagérées des personnages sont généralement dans l’ordre du comique (caricatural), il offre tout de même de temps en temps des arrières-plans très détaillés. Il s’agit ici d’un excellent exemple de style sh?jo classique (un peu comme Sailor Moon): personnages aux grand yeux rêveurs, arrière-plans floraux ou étoilés, beaucoup d’attention porté au coiffures et aux vêtements, etc. D’ailleurs, l’auteur (Igarashi) le dit elle-même: “des robes, des dentelles et des roses : un univers rempli de tout ce que j’aime !”
J’adore les manga historiques et celui-ci ne m’a pas déçu. J’ai bien hâte de voir où Joséphine Impératrice nous mènera (et de voir quand Napoléon y fera son apparition). Je le recommande donc vivement.
Joséphine Impératrice, vol. 1, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, octobre 2013. 192 pages, N & B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1263-4. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).
“Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes !”
“L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de lutte de classes, expliquaient Karl Marx et Friedrich Engels. (…) Accessible à tous et très didactique, cette adaptation en manga de classique est une magistrale leçon d’histoire sociale.”
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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.
Le manifeste du Parti Communiste (??????: ????? (???????????) / Manga de dokuha: Ky?san T?sengen / “Lire en manga: Manifest der Kommunistischen Partei”) est le quarante-troisième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2009 (le #967 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le sixième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mars 2012 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables et Guerre et Paix). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.
Dans l’ensemble cette adaptation en manga respecte assez bien les idées de bases et la structure du Manifeste du Parti Communiste, mais au lieu de l’exposer d’une façon magistrale elle l’illustre à l’aide d’une histoire qui met en scène trois ouvriers d’une usine quelque part en Europe. Le texte du Manifeste est largement cité tout au long du récit.
Dans la première partie, “Bourgeois et Prolétaires” (pg. 5), Bill, Frank et Simon réalisent qu’ils sont outrageusement exploité par les bourgeois propriétaires de l’usine où ils travaillent et cela dans le seul but de s’enrichir alors qu’eux gagnent à peine de quoi survivre et que leur travail éreintant ruine leur santé et ne leur laisse que peu de temps avec leur famille. [ci-contre: pg 94] Inévitablement, face à ce traitement, les ouvriers se soulèvent. Ils découvrent que l’un des gestionnaires de l’usine, Normann, est en fait un agitateur en mission secrète pour établir un syndicat dans ce district, dans le but ultime de créer un parti. L’idée est d’éventuellement fonder un lieu (une ville, puis un pays) “qui hébergera un socialisme critico-utopique (…) [où] il n’y aura pas de classes et toute la production sera répartie équitablement…” L’idée exprimée dans cette partie du Manifeste est que “L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. (…) La société bourgeoise moderne (…) n’a fait que de substituer aux anciennes de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression (…). [N]otre époque (…) a simplifié l’opposition des classes. La société toute entière se divise de plus en plus (…) en deux grandes classes (…) : la bourgeoisie et le prolétariat.”
Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française
Dans la seconde partie, “Prolétaires et Communistes” (pg. 100), nos ouvriers sont allé travaillé à Utopie, la ville du socialisme. Ils y trouvent “Un bon environnement de travail… Des horaires de travail raisonnables… Une cantine et des boutiques réservés aux employés… Des infrastructure scolaires… un logement pour tous..” Tout semble bien dans le meilleurs des mondes. Vraiment? Dans une société où tous reçoivent un salaire identique, tous doivent travailler équitablement. Les contrevenants, les fainéants, seront sévèrement punis! Mais l’homme derrière tout cela, Bruno, a des motivations cachées. Il a mis en marche cette révolution non pas pour abolir la domination du prolétariat et établir une société plus juste et équitable, mais dans le but de reconstruire une société féodale! Lorsque la vérité est découverte, Normann élimine Bruno, mais trop tard car l’armée envahit Utopie et tout est perdu. Dès la page 110, le récit introduit Marx et Engels comme narrateurs et commentateurs. Le message exprimé ici est que la seule façon de mettre fin à la lutte des classes et à l’oppression du prolétariat est d’abolir la propriété privée, de centraliser le capital et tous les instruments de production entre les mains de l’état et d’organiser par la révolution le prolétariat en classe dominante : c’est-à-dire le communisme.
Cette partie du manga inclut également (pg 132-133) la troisième partie du Manifeste : “Littérature socialiste et communiste.” En réponse aux révolutions citoyennes, les aristocrates et bourgeois ont développé des modes de pensées socialistes afin d’apaiser le prolétariat tout en continuant de l’opprimer: le socialisme réactionnaire (féodal, petit-bourgeois, allemand), conservateur ou bourgeois. Les tout premiers systèmes socialistes et communistes (les écrits critico-utopiques de Saint-Simon, Fourier, Owen, etc.) finissent tous malheureusement par un échec, en retombant dans la catégorie des socialistes réactionnaire. Il y a toutefois eut quelques succès, comme la Commune de Paris en 1871. Mais le véritable communisme est inévitable. Car “le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.”
Dans la troisième partie du manga (pg. 179; mais la quatrième du Manifeste), Marx et Engels expliquent “La position du communisme [à l’égard des différents partis d’opposition].” Ils ont déjà établit dans la préface qu’étant donné que le spectre du communisme hante l’Europe et qu’il est maintenant reconnu comme une puissance, il est grand temps qu’ils exposent, par ce manifeste, leurs conceptions et leurs objectifs. Ainsi, “les communistes appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant” (que ce soit les chartistes anglais, les réformateurs agraires en Amérique, le partie démocrate-socialiste français, les mouvements en Suisse et en Pologne avec le soulèvement de Cracovie) et cela même s’ils ne sont pas foncièrement “ouvriers”. Ils concluent :
“Les communistes enfin travaillent partout à l’union et à l’entente des partis démocratiques de tous les pays. Les communistes dédaignent de dissimuler leurs conceptions et leurs desseins. Ils expliquent ouvertement que leurs objectifs ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout ordre social passé. Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !”
Comparaison des pages 14-15 de l’édition originale et française
L’histoire et le traitement du Manifeste du Parti Communiste est assez similaire à l’adaptation manga du Capital. C’est bien une fois mais à la longue cela devient un peu ennuyeux. Cette adaptation est toutefois intéressante en soi. Le récit est assez bon mais je ne crois pas que l’on puisse rendre adéquatement un ouvrage théorique comme le Manifeste dans un manga. Chose surprenante, malgré tout, l’essentiel est là (je n’ai bien sûr pas lu le Manifeste en détails mais je l’ai cependant feuilleté suffisamment en bibliothèque et en ligne pour établir cette opinion).
La grosse faiblesse du manga est son dessin dont la qualité varie entre médiocre et moyen. Encore une fois, les dessinateurs réussissent quand même, malgré tout, à illustrer le récit efficacement. Toutefois, si le fait que tout les ouvrages de la collection “Classiques” de Soleil Manga sont présenté dans le sens de lecture occidental ne m’avait pas déranger jusqu’à maintenant, je suis ici horrifié de constater qu’on a omit de réajuster certaines cases après avoir “flippé“ la page, avec pour résultat une carte du monde à l’envers (voir page 14, ci-haut) ! Ce n’est déjà pas un chef d’oeuvre d’adaptation alors on aurait pu au moins éviter d’empirer la situation ici en faisant un petit effort!
En conclusion, c’est tout de même une introduction intéressante au Manifeste du Parti Communiste. C’est un ouvrage qui exprime l’idéologie d’une autre époque (quoique certains le trouvent toujours pertinent) mais dont la connaissance demeure encore plutôt utile de nos jours, du moins pour ceux qui ont a coeur la compréhension de leur histoire et de la géo-politique actuelle. Sinon c’est à lire pour les curieux.
Gisele met the characters, basked in the synthetic glamor of the cabarets and reached the goal she had set as a climax to her personal five-year plan.
Few author could capture the life and atmosphere of Montreal as does Al Palmer in Sugar-Puss. He was born in the east end of the city and in fact celebrates his birthday (May 18th) on the same day as does his native city.”
“One of the earliest Canadian noir novels, Sugar-Puss on Dorchester Street tells the story of Gisele Lepine, beautiful farmer’s daughter who leaves her sleepy faming community for the neon lights of Montreal. In the fast-paced city, dreams quickly turn to nightmares as the young ‘farmette’ finds herself surrounded by drug-dealers, newspapermen, nightclub owners, chorus girls and a fatherly boxer who is well past his prime. It’s all a bit too much for innocent Gisele, who hasn’t yet had to deal with the violence that is to come. All becomes a whirlwind set in the post-war ‘open city’ in which burlesque houses were plentiful, Dorchester Street was lined with nightclubs and Decarie Boulevard served as Canada’s Sunset Strip.“
WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements beforehand are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should proceed further carefully!
Sugar-Puss on Dorchester Street is a fine example of pulp fiction and noir genre, but what’s make it really interesting is its local connections: it is not only written by a Montrealer (Al Palmer was a journalist at the Montreal Herald and The Gazette where he covered the police scene and the city’s nightlife), but it’s also set in the city. In regards with the preface, which gives a lengthy description of Dorchester Street (later known as boulevard René-Lévesque), we can even say that the city is one of the main characters of the novel.
When she was thirteen, Gisele Lepine once visited Montreal with her parents for the St. Jean Baptiste parade. She felt ashamed at the way people were staring at their unsophisticated rural manners and clothing. She never went back with her parents, but vowed to go live there five years later. For all those years, she prepared herself by taking a job in a ski lodge and saving every penny. She worked hard to learn english, practicing until she could speak it “with only the slightest trace of an accent”. She studied the wealthy guests mannerisms, copied their clothes, collected a new wardrobe from abandoned items, and developed the “uncanny ability to ward off advances from the male guests without injuring their pride.” All this to escape the farming life and go to Montreal.
Five-years later, as planned, she arrives in the Dorchester Street bus terminal with only a small luggage. She rent a clean and cheap tourist room and buy every newspaper she can find to look for a job. The next morning, she finds a waitressing job at the first place she applied, “a cheap restaurant on St. Catherine east of Bleury.” Unfortunately, on the fourth day, she has to leave in a hurry, without being paid, due to the unwelcome advances of the greek owner. To calm herself, she goes into a department store near the corner of St. Catherine and University streets and buys a bathrobe!
Later that night, she goes into a café, The Breakers, a kind of club for boxing aficionados, and orders a Cuba Libre at the suggestion of the waiter. There, she meets Gaston Courtney, proprietor of Le Coq d’Or night club, who offers her straightaway a job of chorus girl! Since she’s unfamiliar with the city and doesn’t know anything about night clubs, Schultz, the helpful café’s owner, introduces her to Jimmy Holden, a journalist at The Chronicle. He offers to bring her along on his night clubs’ round, with a first stop at the El Zebra, near the corner of Peel and St. Catherine. She quickly finds herself involved with Jimmy but, after one or two well suggested love-making scenes, they quarrel over her work as a chorus girl. She leaves him for Courtney but becomes entangled in his quite shady business. Jimmy has been investigating for some times Courtney’s racket, involving human trafficking and drugs. After the mandatory car chase and gun fight, Courtney is killed. His lawyer tells Gisele that, as Courtney’s fiancé, she is the sole benefactor of his will. But she’s tired of the city and ready to abandon everything to go back to her little Laurentian village…
Sugar-Puss on Dorchester Street is a quick, nice reading. Of course, being what it is (a pulp fiction), it is full of cliché but, at least for a novice like me, it is nevertheless a good entertainment. It’s a simple story of innocence corrupted by the big city and its seductions of fame, lust and cupidity. We can easily ignore the elements of the story that feel far-fetched or lack credibility (like the fact that the young heroine is excelling in everything—save in choosing the right man—but, after all, we are told that French Canadian girls matured fast) or be oblivious to the rather (too) happy ending.
It really feels like an old B&W movie with Humphrey Bogart: the atmosphere, the way they speak, the description of the places. It’s a kind of window on the past, a time-traveling printed device bringing us in the post-war Montreal. Unfortunately, if the names of the streets are familiar, most of the location described are long gone… It’s fun and pleasant to read, so I can only recommend this novel, particularly if you are interested either in pulp fiction or in stories located in Montreal.
I definitely find interesting this idea of reprinting vintage pulp fiction novels. Sugar-Puss on Dorchester Street, first published in 1949, is part of a Véhicule Press‘ imprint, Ricochet Books, that is dedicated to reprint such novels. So far, there are five titles (this one is the fourth) and a sixth title should be published in May 2014. I’ll do my best to read a few more titles from this collection in a near future.
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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.
Thermae Romae (???????? / ce qui signifie les thermes, ou bains, romains en latin), écrit et illustré par Mari Yamazaki, a d’abord été prépublié en feuilletons par Enterbrain dans leur magazine mensuel de manga seinenComic Beam (entre février 2008 et avril 2013) avant d’être compilé en six tank?bon (volumes; paru entre novembre 2009 et juin 2013). La traduction française est publiée par Casterman (Collection Sakka) depuis mars 2012 et ce sixième et dernier volume est paru en octobre 2013. [ci-contre: pg 3]
Lucius Quintus Modestus est un architecte romain du IIe siècle qui voyage mystérieusement dans le Japon moderne (grâce aux bains) chaque fois qu’il est en manque d’idée pour concevoir une nouvelle réalisation, toujours plus innovatrice que la précédente. Cette fois, à la demande d’Hadrien, il doit rénover les installations thermales de la ville balnéaire de Baïes. Au cours de ses voyages spatio-temporels, il a développé une relation romantique avec Satsuki, une jeune japonaise férue d’histoire antique. Toutefois la disparition de Lucius, qui est retourné dans la Baïes du IIe siècle afin d’en terminer les thermes avant la mort du l’empereur, laisse Satsuki dans le désarroi. [ci-contre: pg 5] Elle fait faire des recherches par ses étudiants afin de trouvé trace de Lucius dans l’histoire mais sans résultats. Pendant ce temps, Lucius consacre toutes ses énergies pour edifier des thermes splendides à Baïes avant que la maladie n’ait raison d’Hadrien. Il confie aussi la vérité sur ses périples au jeune Marcus.
Satsuki réalise que la seule façon de trouver de l’information serait de faire des fouilles archéologiques à Baïes. Un collègue d’Oxford veut bien l’aider, mais il faut d’abord qu’elle trouve les fonds nécessaire, ce qui représente une somme très importante. Toutefois, grâce aux nombreux contacts mystérieux de Tetsuzô, son grand-père, elle réussi à financer les recherches. [ci-contre: pg 109] Mais c’est au tour du grand-père de voyager dans la Baïes antique. Sa renommée de masseur miracle s’y répand rapidement et l’on fait appel à lui pour prolonger les jours de l’empereur. Au moment où il entr’aperçoit Lucius aux thermes, il se retrouve transporté aux bains publiques de l’auberge Tôrinkan, au Japon. Les fouilles révèlent rapidement les traces du passage de Lucius et l’influence de la culture thermale japonaise (que seule vraiment un japonais peut comprendre). Se rappelant l’expérience de son grand-père, Satsuki se jète dans la source thermale qui jadis alimentait les bains de Baïes, espérant être transporté auprès de Lucius… Le stratagème fonctionne mais elle est rapidement faite prisonnière par des marchands d’esclaves!
Heureusement, le jeune Marcus Aurelius, qui passait par là pour se trouver un esclave brillant pour le servir lors de son séjour à Baïes, entend Satsuki appeller Lucius à l’aide. Il reconnait en elle l’un de ces “visages plats” dont Lucius lui a parlé et la sauve des griffes des marchands d’esclave. Il accepte de l’amener auprès de Lucius, qui est aux bains de la résidence secondaire de l’empereur, mais elle ne peut pas le voir maintenant car l’empereur, mourant, est en train de prendre son dernier bain! “Chez nous, citoyens romains, les choses importantes se disent dans les bains. (…) Il me suffit d’un bain… pour éprouver la joie profonde d’être né. (…) Continue… à bâtir des havres de paix pour les romains.” L’empereur, reconnaissant envers Lucius pour avoir construit la station balnéaire idéale, lui meurt dans les bras. Encore sous le choc, il marche sur la plage et aperçoit Satsuki. Il s’élance vers elle et l’enlace. Les amoureux sont enfin réuni! Un peu plus tard, Antonin succède à Hadrien comme empereur et Tatsuki donne un fils à Lucius.
Si la série dans son ensemble est très bonne, ce dernier volume est plutôt décevant. Le récit laisse en plan certain aspect de l’histoire–qu’arrive-t-il au grand-père? Au cheval Hanako? Aux gens du village d’Itô? À Marc-Aurèle? (Quoique l’auteur promet de mener chacune de ces histoires à terme dans un prochain manga)–et nous offre une fin un peu trop prévisible (quoique ce soit une belle fin). Plus grave, le dessin semble être de moindre qualité et on ne retrouve aucunes planches en couleurs. Il y a bien sûr toujours de superbe arrières-plans et on retrouve encore un certain réalisme dans le dessin, mais le tout semble un peu plus bâclé, comme si l’artiste voulait en finir rapidement avec la série et passer à autre chose. C’est bien dommage.
Malgré tout, comme je l’ai déjà dis, ce manga est, pour moi personnellement, particulièrement intéressant et amusant car il allie mes plus grands amours: le Japon et la Rome Antique, l’histoire et le manga! Qui plus est, il met en scène une période de l’histoire romaine qui m’est chère (la “dynastie” des Antonins, particulièrement Hadrien et Marcus Aurelius). Sans être académique, le manga offre une certaine rigueur historique. Chacun des chapitres est suivi de commentaires et de notes explicatives par l’auteur. Donc, en plus d’être un divertissement agréable, Thermae Romae nous offre beaucoup d’information tant sur la culture japonaise que romaine (qui, étrangement, semblent comporter quelques points communs!). En conclusion, si vous aimez les manga historique, les bains et l’empire romain, ce manga est définitivement pour vous. Je vous le recommande chaudement!
Thermae Romae, vol. 6, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), octobre 2013. 13.2 x 18.0 x 1.6 cm, 194 pg., 7,50 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-203-06207-8. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).
“L’heure de la traditionnelle mêlée à cheval organisée par l’université de Pise a sonné… Alors qu’Henri profite de l’occasion pour régler ses comptes avec le jeune Borgia, Angelo offre la victoire à son camp en s’emparant presque malgré lui du drapeau ennemi!”
“Mais les réjouissances sont de courte durée : maintenant que Cesare pense avoir démasqué ses mystérieux opposants, reste encore à élaborer une stratégie pour les piéger…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Un soir de tempête, alors que la manufacture est quasiment prête à être livrée, Angelo décide d’effectuer une ronde et tombe nez à nez avec un groupe d’hommes vêtu comme des dominicains, qui mettent le feu à la fabrique ! Quelques jours plus tard, un cadavre porteur d’un compas dérobé sur le chantier par l’un des auteurs de l’incendie est repêché dans le fleuve…”
“Le seul autre indice susceptible de mener aux coupables est une brûlure qui aurait marqué l’un d’eux à l’épaule droite: c’est sur cette maigre base que Cesare se lance à leur recherche. Il emprunte des vêtements à Angelo, fausse compagnie à sa garde et part se mêler à la foule de la cité en fête. Mais au milieu des badauds et des forains se cache aussi l’assassin qui en veut à la vie de l’héritier des Borgia…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa 1926-1939 is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website and from the back cover ]
As I already wrote in my comment on his illustrated biography of Hitler (in french), Shigeru Mizuki is one of those older generation’s mangaka (like Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) who tell stories in a relatively simple and rather crude, sometimes even caricatural, style. Born in 1922, he showed an early artistic talent but WWII did not give him the chance to make a career. Conscript in 1943, he found himself in Papua New Guinea where he saw the horror of war (sick, he barely survives the massacre of his unit) and was seriously injured in an Allied bombing at Rabaul in 1944. Amputated of his left arm, he learns to drawn with the right and, among other various small jobs, works as a kami-shibai artist and storyteller (story illustrated with painted cardboard panels and presented by a street storyteller). He starts his mangaka career late, with the release of Rocket Man in 1957. He first works mostly for the Kashibonya market (libraries who rented books at low prices) and then joined Garo magazine in its debut in 1964. Mizuki is “above all a creator of ghost stories” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, P. 15) and is best known for his Kitaro series (first known as Hakaba no Kitaro [Graveyard’s Kitaro] and later as Ge ge ge no Kitaro [Kitaro the repulsive] serialized in weekly Shonen magazine from 1965 to 1969; available in English from Drawn & Quarterly) as well as many other tales of horror inspired by the yokai (monsters) of the traditional Japanese folklore. I can only wonder: was he writing this kind of stories because he was haunted by all the deaths he witnessed during the war?
With the 70s, he is finally ready to directly address another kind of horror: the one he lived during the war. In 1971 he serialized Gekiga Hitler (“Hitler: A Biography”, available in french from Cornélius) in the seinen magazine Weekly Manga Sunday (compiled in a single volume by Jitsugyo no Nihon-sha in 1972). This book is both a kind of personal introspection (where he tries to understand what happened to him during the war) and his take on a period of history that most people would prefer to keep quiet (maybe trying to explain what happened during the war to a younger generation who didn’t live through it). In 1973, he continued on the same line with the publication of Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths, available in English from Drawn & Quarterly and in French [Operation Mort], from Cornélius), which is an “anti-militarist story denouncing the blind and vain sacrifice” of the japanese soldiers (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) and is directly based on his own experience in Papua New Guinea.
This has given him a taste for autobiography, so he published NonNonBâ to ore (lit. “Grandma and Me” / NonNonBâ, available in English from Drawn & Quarterly) in 1977, where he looks back on his childhood and how he discovered, through the stories of an old woman, the supernatural “bestiary” of traditional Japanese folklore. He continues in 1988 with Komikku Showa-Shi (Showa: A history of Japan, available in English from Drawn & Quarterly), a history of Japan in manga dealing with the Showa era (1926-1989) in eight volumes. Finally, in 2006, he began a new series where he tackles a true autobiography: Mizuki Shigeru Den (“Mizuki’s Life”, available in French from Cornélius). His style and humane stories, expressing deep respect for all life, make him “one of the forerunners of the 1960s gekiga movement, which sought to introduce more realistic artwork to Japanese comics” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). For more information on the gekiga movement, I’d like to refer you to my comments on A Drifting Life by Yoshihiro Tatsumi. On Shigeru Mizuki himself, you can see ANN’s entry and the 106th episode of “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” dedicated to him.
Showa: A history of Japan (??????? / Komikku Showa-Shi / lit. “A Comics History of the Showa Era”) was first published in eight volumes (tank?bon), between november 1988 and december 1989, by Kodansha without being serialized in a magazine beforehand as it is generally the case for a manga series. It won the 13th Kodansha Manga Award in 1989 and was reissued in a smaller format (bunkobon) in 1994. The English edition by Drawn & Quarterly will be compiled into four huge volumes (the first volume was released in november 2013 and the second one is due in may 2014). There’s a five-page (pg 348-352) preview available on their website. [opposite: pg 194]
It is always rather difficult to comment on such historical manga, because there is so much material to talk about, so many dates, so many events and historical characters, that it’s a little overwhelming. Fortunately, the superb foreword by Frederik L Schodt says it all about this huge volume and helps us put everything into perspective:
“The long Showa era was arguably the most tumultuous, violent, and tragic of them all, with only brief moments of optimism. (…) It might at first seem odd that a manga artist would create what, I believe, is one of the best histories–of any sort–on Japan’s Showa period.” [foreword, p. 9]
“[Mizuki] is not afraid to tell how an entire nation became first delirious with war fever, and afterward disillusioned with not only war, but nationalism itself.” [p. 10]
“In this first volume of Mizuki’s Showa series, we are given a rare Japanese view of the train of events that led up to the war, and shown what it meant for ordinary citizens–and especially for Shigeru Mizuki–to be dragged deeper and deeper into a world of no escape” [p. 11]
This manga tells us the story of the Showa era, which corresponds to the reign of Emperor Hirohito (1926-1989). This first volume explains the circumstances that brought Japanese expansionism, creating an asian colonial empire (mostly in Manchuria and Korea), and the events (particularly the Mukden incident on september 18th 1931) that led the military (without the consent of the government or the emperor) toward the Second Sino-Japanese war (on july 7th 1937) and later into World War II. I was told that the war was very hard on the Japanese people (and the story told in the first volume of Barefoot Gen by Keiji Nakazawa is an excellent example of what they had to endure). However, I realized while reading this manga that the entire era was one of hardship: from the aftermath of the Great Kanto Earthquake to the financial crisis, from the Great Depression to a virtual military dictatorship, from war to defeat and occupation. The making of the pacific war was much more complex that I had previously thought. [Opposite: pg 234]
Mizuki is telling us two different stories with his manga: first, the History (with a capital “H”) of the Showa era that he presents to us in “a quasi-acedemic approach” and, second, his own childhood memories of that era, which is presented in a more casual and comical way as he portrays himself as a looser. In order to emphasize the difference between the two stories, he uses two different–and even opposite–styles: the historical story is told with rather realistic drawings which use “iconic photographs (…) hand-traced or rendered in super-high contrast” while his personal story is told with his usual “loose and cartoony” style (he even sometimes uses Rat-man, a character from his yokai stories, as narrator) [all quotes are from Schodt, foreword, p. 10]. All in all, he uses for this manga a very simple layout that is made of quite large drawings and very little panels per page (sometimes even only two and rarely more than eight). [Opposite: pg 278]
The manga concludes with an interesting afterword by Hideki Ozaki, followed by explicatives notes and relevant facts that help a lot to better understand the context of the historical events and the actors that participate in them. It is quite an interesting subject, but unfortunately the complexity of the narrative (as I said, many dates, many people) is made even more confusing for readers who are unfamiliar with Japanese history by the fact that Mizuki doesn’t tell his story in a strictly chronological manner but often comes back in time to tell about more events or give more details on previously presented events. [Opposite: pg 412]
However, as an historian, I am compelled to find highly fascinating such a manga which succeeds to summarize an important–but often embarrassingly neglected or distorted–era of Japanese history with simple terms and illustrations. It’s an heavy book (literally!) which is not always easy to read (particularly for us gaijin) but it is a very good (if not always entertaining) story and an excellent way to learn about Japanese history and better understand the culture. So, if you have any interest in classic manga or in Japanese history & culture, I recommend reading this manga.
Showa: a History of Japan, 1926-1939, by Shigeru Mizuki (translation: Zack Davisson). Montreal, Drawn & Quarterly, november 2013. 6.45 x 8.765 x 1.75 in., b&w, paperback, 534 pg., $24.95 US/Can. ISBN: 978-1-77046-135-2. Recommended for young adults (14+).
“Angelo, qui s’est vu confier la supervision du chantier de la manufacture, promet innocemment à Cesare de lui rapporter tout ce qui touchera à l’avancée des travaux. Ayant eu vent de ce pacte, Miguel conseille au jeune Florentin de ne pas accorder aveuglément sa confiance à son camarade espagnol.”
“C’est alors qu’un autre personnage approche Cesare : Niccolò Machiavel, agent à la solde de Lorenzo de Médicis. Lorsque l’espion lui confie que l’état de santé de son employeur est des plus préoccupants, le jeune Borgia prend conscience de la nécessité de réconcilier les Médicis et Raffaele Riario avant que Florence ne montre des signes de faiblesse. Tout en prenant soin de s’assurer de l’identité de tous les membres de la Fiorentina, il met en place un nouveau plan…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”
“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“À peine arrivé à l’université de Pise, Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”
“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”
“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
“Showa: a History of Japan, 1926-1939 is the first volume of Shigeru Mizuki’s meticulously researched historical portrait of twentieth century Japan. This volume deals with the period leading up to World War II, a time of high unemployment and other economic hardships caused by the Great Depression. Mizuki’s photo-realist style effortlessly brings to life Japan of the 1920s and 1930s, depicting bustling city streets and abandoned graveyards with equal ease.”
“When the Showa Era began, Mizuki himself was just a few years old, so his earliest memories coincide with the earliest events of the Era. With his trusty narrator Rat Man, Mizuki brings history into the realm of the personal, making it palatable, and indeed compelling, for young audiences as well as more mature readers. As he describes the militarization that leads up to World War II, Mizuki’s stance toward war is thoughtful and often downright critical – his portrayal of the Nanjing Massacre clearly paints the incident (a disputed topic within Japan) as an atrocity. Mizuki’s Showa is a beautifully told history that tracks how technological developments and the country’s shifting economic stability had a role in shaping Japan’s foreign policy in the early twentieth century.” [ Text from the publisher’s website ]
Showa: a History of Japan, 1926-1939 , by Shigeru Mizuki. Montreal, Drawn & Quarterly, october 2013. 6.45 x 8.765 in., b&w, paperback, 560 pg., $24.95 Can. ISBN: 9781770461352. A preview is available on D&Q site. Volume 2 (Showa 1938-1944) coming in april 2014.
“Une impératrice de charme au coeur d’or. XVIIIe siècle sur l’île de la Martinique, la jeune Rose Tascher de la Pagerie grandit entourée d’une famille aimante. Jeune fille issue de la noblesse, elle vit librement et simplement, bien loin des conventions et du faste de la vie parisienne. En 1779, à 16 ans, elle est mariée au vicomte de Beauharnais. Commence alors pour la jeune fille un dur apprentissage de la vie, entre un mari volage qui la délaisse et l’isolement dans un pays qu’elle ne connaît pas, la jeune femme s’endurcit sans jamais se départir de la bonté et de la générosité qui la caractérise. Elle va bientôt reconquérir sa liberté et son indépendance, mais en attendant, les prémices de la Révolution grondent déjà dans Paris…” [texte du site de l’éditeur]
“If you are cold, tea will warm you; if you are too heated, it will cool you; If you are depressed, it will cheer you; If you are excited, it will calm you.” ― William Ewart Gladstone