Petite mise à jour

Comme ces dernières semaines ont été plutôt mouvementées, ce week-end je me repose: je lis et je fais du rattrapage dans le visionnement de séries télé. De toute façon il fait trop froid pour travailler dans le jardin (on annonce d’ailleurs un risque de gel pour cette nuit, alors priez pour mes plants de tomate ! Contrairement à certains, je n’ai pas l’espace pour de @#$%?&* de belles patates 😉

J’en ai quand même profité pour faire quelques petits ajustements dans la disposition du blogue (en ajoutant quelques éléments dans la colonne de droite) et mettre à jour ma bibliographie.

Et bonne Fête de Mères (en retard)!

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Le Guide du Mauvais Père

Guide_du_mauvais_pere_1-cov“Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d’arbre qui pousse dans l’estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).

Vraisemblablement inspiré des Chroniques d’une Mère Indigne de Caroline Allard, Delisle avait commencé sur son blogue une série de petites histoires mettant en scène ses enfants et son “moi” romancé (du moins on l’espère!) dans des scènettes où son jugement de père lui faisait (supposément) défaut. Le livre compile ces histoires et en rajoute plusieurs autres. Par exemple, il raconte à son fils que, si il met sa dent sous son oreillée, une petite souris y laissera une pièce de monnaie en échange. Mais, plusieurs nuit de suite, étant trop fatigué et occupé, il oubli de mettre la monnaie sous l’oreillée de son fils et doit trouver une façon de se sortir de cette situation sans éveiller les soupçons de l’enfant. Mon illustration préférée ne se trouve pas dans les pages du livres mais sur le rabat de couverture intérieure de la jaquette: alors qu’il porte son bébé dans un harnais ventral, il urine sur un mur! Voici d’autres exemples:

Ce qui est extraordinaire avec Guy Delisle c’est que malgré qu’il utilise un style extrêmement simple, ses illustrations sont tellement expressives que cela lui permet de rendre des idées parfois assez complexes avec un minimum de traits (C’est un aspect de son travail que j’avais déjà remarqué dans ses ouvrages précédents — et ceci est encore plus remarquable pour des sujets complexes comme en géo-politique mondiale du moyen-orient que pour une chronique “familiale” humoristique qui ne prend que quelques “cases”).

Bref, Le Guide du Mauvais Père offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable que je recommande vivement.

Le Guide du Mauvais Père, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), 2013. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-3873-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoogleWikipedia ]

Le Guide du Mauvais Père © 2013 Guy Delcourt Productions.

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Mai, mois de la BD

Mai est le mois de la BD dans les bibliothèques de Montréal. Pour une deuxième année consécutive, document.write(“”); les bibliothèques de Montréal — en collaboration avec le Festival BD de Montréal — organisent de nombreuses activités qui mettent la bande dessinée à l’honneur. Pour plus de détails, veuillez consulter le calendrier des activités et le site “Mai, Mois de la BD dans les Bibliothèques de Montréal: sortez de votre bulle !” Vous trouverez aussi quelques anecdotes surprenants sur la BD sur la page “Saviez-vous que?” À vos BDs!

Je suis vivant et vous êtes morts

“Tout commence avec le souvenir d’un cordon de lampe qui n’existe pas. La plupart des gens se disent « c’est bizarre » et passent outre. Pas Philip K. Dick. Pour lui, document.write(“”); c’est le début d’un doute incessant : sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? L’existence de l’écrivain sera guidée par ces retournements, tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique, junkie…”
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“Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Prix Renaudot 2011 pour Limonov, il est également l’auteur de La Moustache, La Classe de neige (prix Femina 1995), L’Adversaire, Un roman russe et D’autres vies que la mienne.”

«L’écriture d’Emmanuel Carrère est extraordinairement hypnotique tout en paraissant simple. Il possède cet art de rendre intéressant, vital, symbolique chaque destin qu’il décide de raconter.»

[ Texte de la couverture arrière ]

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La première fois que j’ai eu Je suis vivant et vous êtes morts entre les mains, alors que je le préparais pour le mettre en circulation à la bibliothèque, je n’en ai pas pensé grand chose. Je connaissais Emmanuel Carrère de nom (ayant beaucoup entendu parlé de Limonov par exemple) mais je n’avais jamais lu (ou même été tenté de lire) un de ses livres. Toutefois, je feuillette toujours les livres qui me passent entre les mains: par nécessité d’abord (pour avoir les information nécessaire pour bien catégoriser le livre et l’identifier avec le pictogramme adéquat), par curiosité souvent, mais surtout pour me familiariser avec la collection afin de pouvoir bien servir la clientèle (cela m’a souvent été utile). Je croyais que c’était un roman, alors j’ai été extrêmement surpris de découvrir qu’il s’agissait en fait d’une livre traitant de Philip K. Dick (sans conteste l’un de mes auteurs favoris). En fait, c’est une biographie romancée de Dick, ce qui n’est, après tout, pas si surprenant que cela puisque Carrère a plusieurs fois touché au genre biographique (Werner Herzog, L’Adversaire, D’autres vies que la mienne, Limonov). J’ai d’abord cru que c’était un livre récent, puisqu’il m’arrivait avec les nouveautés, mais en fait c’est la réédition en format poche d’un livre paru en 1993! Malgré tout, j’ai tout de suite su que je devais absolument lire ce livre.

Le récit que Carrère fait de la vie de Dick est fascinant. Si j’ai d’abord trouvé son style plutôt agaçant, je me suis toutefois rapidement habitué aux interventions de l’auteur dans son récit et aux différents artifices qu’il utilise pour y donner vie. Son style fluide nous emporte rapidement. Carrère nous dit que, pour préparer son ouvrage, il a lu beaucoup de livres, attachant beaucoup d’importance aux biographies de PKD (principalement Divine Invasion: The Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick). Il a également rencontré et interviewé plusieurs proches de Dick. Toutefois sa principale source a été l’oeuvre de Dick elle-même.

Carrère décrit et explique plusieurs nouvelles et romans de PKD à travers lesquels il nous fait découvrir le cheminement existentiel de l’auteur qui a été tour à tour intello, bohème, bourgeois, artiste, hippy, junky et mystique. Ces différentes étapes ont été ponctué par une succession d’épouses ou de compagnes: Jeanette l’amatrice de musique classique rencontrée dans la boutique de disques où travaillait PKD (1948), Kleo la gauchiste rebelle (1950), Anne (1959) qui lui donne une fille (Laura Archer née en 1960) et qui souffrait d’instabilité psychologique, Nancy la mondaine (1964) qui lui donne une seconde fille (Isa) et Tessa la timide croyante avec qui il s’installe à Fullerton (1972) et qui lui donne un fils (Christopher né en 1973). Il décrit également la série d’événements ou de visions qui jalonnent sa vie et le marquent profondément: la mort de sa sœur jumelle un peu plus d’un mois après leur naissance, son père portant un masque à gas de la 1ère guerre mondiale, un visage dans le ciel, le cambriolage de sa maison de Berkley, une livreuse de pharmacie portant un pendantif en forme de poisson qui provoqua ce que PKD appela son “anamnèse”, etc.

Ainsi Carrère remet l’oeuvre dans le contexte de la vie de PKD, et vice-versa, tentant d’expliquer ce qui l’avait amené à écrire tel livre ou ce que telle histoire exprimait de la vie de PKD ou de son état d’esprit à une époque donnée. C’est durant sa relation avec Anne, qui l’encourage beaucoup à écrire, que PKD commence à produire ses oeuvres les plus significatives: The Man in the High Castle (Le Maître du Haut Château, publié en 1962), Clans of the Alphane Moon (Les Clans de la Lune alphane, paru en 1964), The Three Stigmata of Palmer Eldritch (Le Dieu venu du Centaure, publié en 1965). PKD soutient un rythme effréné d’écriture grâce à l’utilisation d’amphétamines (aka “speed”) mais ceux-ci auront un effet dévastateur sur sa santé. Durant son mariage avec Nancy, il écrit, entre autres, Do Androids Dream of Electric Sheep? (aka Blade Runner, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, publié en 1968), Ubik (1969) et Flow my Tears, the Policeman Said (Le prisme du néant, écrit en 1970 mais publié en 1974) dont le titre est inspiré d’une pièce ce John Dowland, luthiste anglais du XVIe siècle que PKD appréciait beaucoup.

Il avait souvent eut des périodes de dépression mais, lorsque Nancy le quitte, il sombre à son plus bas. Il se drogue beaucoup, partage sa maison avec un groupe de junkies, et, en 1971, le cambriolage de sa maison exacerbera sa nature paranoïaque. Sous prétexte d’une convention de science-fiction, il tente de refaire sa vie en s’installant à Vancouver mais il se sent isolé plus que jamais et tente de se suicider. Après un passage de trois semaines dans une maison de désintoxication (X-Kalay), il revient en Californie et s’installe à Fullerton. Ces expériences lui inspireront A Scanner Darkly (Substance mort, écrit en 1973 mais publié en 1977).

PKD avait souvent réfléchit à la religion, particulièrement au travers de ses longues discussions théologiques avec l’évêque James A. Pike (évêque épiscopalien du diocèse de Californie, rencontré à l’automne 1965 par l’entremise d’une amie, dont la foi vacilla suite aux révélations des manuscrits de la mer morte qui suggéraient que le Jésus historique n’aurait été qu’un simple prédicateur Essénien (apparemment, ceux-ci mangeaient un pain et buvaient un bouillon fait à partir d’un champignon hallucinogène, en une sorte de cérémonie antérieure à la communion!), il introduisit PKD à la Gnose et, par cela, eut une grande influence sur lui; il est également l’inspiration du personnage de Timothy Archer dans The Transmigration of Timothy Archer). Il eut aussi quelques expériences pseudo-religieuses (comme la vision d’un visage dans le ciel, qu’un prêtre attribua à Satan) sans doute causées par les effets secondaires des nombreuses drogues qu’il consommait. Mais rien de cela n’était comparable au mysticisme profond qu’il éprouva à partir de 1974 (possiblement déclenché par sa tentative de suicide, son séjour à X-Kalay, la chute de Nixon (son ennemi juré!), le sevrage de la drogue ou sa fameuse anamnèse). Obsédé, il passa de nombreux mois, sinon des années, à spéculer sur son expérience religieuse, définissant sa gnose dickienne dans de volumineux carnets de notes qu’il appelait son Exégèse. Ses cinq derniers romans (la “trilogie divine”) en sont fortement empreint: d’abord Radio Free Albemuth (une première tentative d’exprimer son expérience, écrit en 1976 mais publié de façon posthume en 1985), puis VALIS (SIVA, 1980), The Divine Invasion (L’Invasion divine, 1981) et The Transmigration of Timothy Archer (La Transmigration de Timothy Archer, 1982), puis finalement The Owl in Daylight (jamais complété, il y travaillait au moment de sa mort, le 2 mars 1982, suite à un AVC et à une crise cardiaque).

La biographie que nous présente Carrère nous permet de mieux comprendre qui était PKD, ainsi que son oeuvre. Dans le fond, PKD est une sorte de philosophe moderne qui questionne sans cesse tant sa propre identité que la véritable nature de la réalité et qui s’est façonné une conception de l’univers influencée par ses expériences avec une vaste pharmacopée (source de son instabilité psychologique, de sa paranoïa, de sa schizophrénie — quoique, apparemment, les drogues dures n’y ont pas joué de rôle significatif, à part pour une brève période de sa vie, contrairement à l’image qu’on a eut de lui particulièrement en Europe) et par ses croyances gnostiques. Mais dans quelle mesure tout ce que nous raconte Carrère est réel? Quelle part en est spéculation ou invention ? En effet, certains anecdotes ou détails nous semble douteux car trop précis. Après tout l’ouvrage est décrit comme une biographie “romancée.” Comme beaucoup d’auteurs, PKD a sans doute puisé dans ses propres expériences pour étoffer ses récits, mais j’ai l’impression que Carrère a parfois comblé les vides dans la vie de son sujet en tirant la matière directement de l’oeuvre de PKD sans se soucier si l’anecdote était véridique ou fictif. Cela expliquerait sans doute pourquoi, comme certains en ont fait la juste remarque, que Je suis vivant et vous êtes morts “se lit comme un roman de Dick”.

En lisant Je suis vivant et vous êtes morts, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à deux autres documents traitant de la vie de PKD qui me sont tombé dans les mains ces dernières années. L’un est un documentaire video un peu minable (mais qui offre tout de même quelques information intéressantes) qui regroupe des interviews de proches de PKD: The gospel according to Philip K. Dick (Amazon, IMDb, NYT). L’autre est un film (réalisé par Matthew Wilder, avec Bill Pullman) que j’ai vu au Festival des Films du Monde en 2008, Your Name Here, qui offre un douteux et bouffon hommage à la vie de PKD, possiblement inspiré par la fascination qu’il avait pour la chanteuse Linda Ronstadt (IMDb, Polly Staffle).

En lisant tout ceci je me rend compte que PKD a exercé sur moi une plus grande influence que je ne le croyait. Certes, ma fascination pour cet auteur provient d’abord d’une certaine affinité commune (j’ai eu mon lot d’expériences personnelles dickiennes, incluant une certaine paranoïa, un alter-ego androïde du nom de Flip Cody (sans doute lui même influencé par la participation à de nombreux jeux de rôle), un intérêt académique pour les religions, des voix intérieures (ou de la poésie?) criants “Libera me” ou “Let me out of here!” (tout cela sans le moindre usage de drogue!), etc.) mais il m’apparait que beaucoup de ces choses que j’ai ressenti ou rêvé me viennent probablement des livres de PKD que j’ai lu, oublié et que mon subconscient a intégré. Fascinant!

Finalement, Je suis vivant et vous êtes morts m’a fait découvrir des facettes de PKD que je n’avais jamais imaginé. D’une part, j’ignorais que ses oeuvres contenaient autant d’éléments autobiographiques. C’est troublant. D’autre part, je ne pensait pas que l’aspect religieux y avait eu autant d’importance et d’influence. Mmmm… Tout cela me donne le goût de relire les livres de PKD (mais cette fois non pas en traduction mais dans la version originale). Quoiqu’il en soit, si vous n’êtes pas familier avec PKD, Je suis vivant et vous êtes morts vous le fera découvrir (mais gare aux “spoilers”). Et si vous êtes déjà un amateur, il vous le fera vraiment découvrir!

Outre l’oeuvre de PKD elle même, plusieurs ouvrages ont été écrit à son sujet. À part les Divine Invasions: A Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick (déjà mentionné plus haut), voici quelques suggestions de lectures que je peux vous (et me) faire (tous les liens sont vers Amazon.com): Tessa B. Dick: My Life on the Edge of Reality par Tessa B. Dick, Philip K. Dick: Remembering Firebright par Tessa B. Dick, Philip K. Dick and Philosophy: Do Androids Have Kindred Spirits? par D. E. Wittkower et, bien sûr, The Exegesis of Philip K. Dick par Philip K. Dick, Pamela Jackson & Jonathan Lethem. La version anglaise de Je suis vivant et vous êtes morts (I Am Alive and You Are Dead: A Journey into the Mind of Philip K. Dick par Emmanuel Carrère) mérite également d’être mentionnée (ne serait-ce que pour nos lecteurs anglophones).

Je suis vivant et vous êtes morts, par Emmanuel Carrère. Paris, Éditions du Seuil (Coll. Points, #258), 2012. 11 x 18 x 1.8 cm, 416 pg., 7,70 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-7578-3072-7.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Je suis vivant et vous êtes morts © Emmanuel Carrère et les Éditions du Seuil, 1993.

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Hitler de Shigeru Mizuki

“Mizuki pose une question aujourd’hui encore sans réponse : qui était Hitler ? Pour résoudre cet effrayant mystère, document.write(“”); il convoque les avatars du Führer : l’étudiant famélique, le caporal bavarois, l’agitateur politique, le chancelier du Reich, le chef de guerre. De la synthèse de ces images multiples et contradictoires naît un personnage rusé et naïf, cabotin et cruel, inquiétant et ridicule, silhouette dérisoire qui rit, sifflote, enrage, pleure et répète : «Mon empire durera mille ans.»”
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“Son expression se concentre dans ses moustaches et surtout un regard, tour à tour hypnotique comme celui de Mabuse ou mouillé comme celui d’un chien battu. Pour décor, le mangaka use de photos d’archives, qui soulignent la froide réalité de la tragédie mais aussi créent l’ambiance expressionniste et angoissante d’une Allemagne hantée, où rôde la Mort montée sur son cheval pâle.”

“Claire et didactique, cette biographie déroule les étapes d’une catastrophe implacable, rythmée par le bruit des bottes. Si elle reproduit parfois la légende hitlérienne, noire ou dorée, elle évite de diaboliser son sujet, qui demeure humain, trop humain. Terré dans son bunker, l’artiste frustré meurt dans l’écroulement de son oeuvre, le Reich de mille ans. Il n’est plus qu’un cadavre anonyme parmi des millions d’autres. Le charnier de l’Histoire engloutit les victimes et leurs bourreaux. Et les ruines de Berlin évoquent celles de Hiroshima ou Nagasaki. La folie de Hitler est celle d’un homme, de tous les hommes”. [ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Shigeru Mizuki est un de ces mangaka de la vieille génération (comme les Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) qui racontent des histoires relativement simple dans un style plutôt grossier et parfois caricatural. Né en 1922, il démontra tôt un talent artistique prometteur mais la 2e guerre mondiale ne lui donna pas la chance de faire carrière. Conscrit en 1943, il se retrouve en Papouasie-Nouvelle-Guinée où il vit l’horreur (malade, il survit de peu au massacre de son unité) et est grièvement blessé lors d’un bombardement allié à Rabaul en 1944. Amputé du bras gauche, il réapprend à dessiné de la main droite et, entre autres petits boulots variés, travaille comme artiste et conteur de kami-shibai (récit agrémenté de cartons illustrés qui est présenté par un conteur de rue). Il en vient aux manga sur le tard, avec la publication de Rocket Man en 1957. Il publie d’abord surtout pour le marché du Kashibonya (livres en locations à bas prix) puis joint le magazine Garo à ses débuts en 1964. Mizuki est “avant tout un créateur d’histoires de fantômes” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 15) et est surtout connu pour sa série d’histoire de Kitaro (Hakaba Kitaro [Kitaro du cimetière] et Ge ge ge no Kitaro [Kitaro le repoussant] sérialisés dans la magazine hebdomadaire Shônen de 1965 à 1969) ainsi que de nombreux autres récits d’horreur et d’épouvante inspirés des yokai (monstres) du folklore traditionnel japonais. Écrivait-il ce genre d’histoires parce qu’il était hanté par toutes ces morts dont il fut le témoins durant la guerre?

Avec les années ’70 il est finalement prêt à aborder directement un autre genre d’horreur: celle qu’il a vécut durant la guerre. En 1971, il prépublie Gekiga Hitler (??????? / Hitler: une biographie) dans le magazine hebdomadaire seinen Manga Sunday des éditions Jitsugyô no Nihonsha (qui le compilera ensuite en un seul volume en 1972). Cet ouvrage est pour lui une sorte de “projet pédagogique qui vise à lutter contre la propagande [c’est à dire la vision révisionniste des nationalistes japonais, nostalgiques du militarisme impérial] et l’ignorance” (Hitler, introduction, p. 8). C’est à la fois une introspection personnelle, où il cherche à comprendre ce qui lui est arrivé pendant la guerre, et une façon d’offrir à ses lecteurs des éléments de réflexion sur un sujet que la plupart des gens préfèreraient garder sous silence. En 1973, il poursuit cette recherche avec la publication de Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths / Opération Mort), un “récit antimilitariste qui dénonce le sacrifice aveugle et vain” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) des soldats et directement basé sur sa propre expérience en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Opération Mort lui ayant donné un goût pour l’autobiographie, il publie donc Nonnonb? to ore (lit. “Mémé et moi” / NonNonBâ) en 1977. Il y fait un retour sur son enfance et explique comment il a découvert, à travers les récits d’une vieille femme, tout le “bestiaire” surnaturel traditionnel des japonais. Il poursuit en 1988 avec Comic Showa-Shi, une histoire du Japon en manga traitant de l’ère Showa (1926-1989) en huit volumes. Finalement, en 2006, il débute une nouvelle série où il s’attaque à une véritable autobiographie: Mizuki Shigeru Den (La vie de Mizuki). Son style et ses récits humains, exprimant un profond respect pour toute forme de vie, font de lui “l’un des précurseur du mouvement gekiga des années ’60, qui visait à introduire un dessin plus réaliste” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). Sur le mouvement gekiga, je vous réfère à mon commentaire sur A Drifting Life par Yoshihiro Tatsumi (en anglais; pour d’autres références en anglais vous pouvez consulter la notice d’ANN sur Mizuki ainsi que l’épisode CVI de “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” consacré à Mizuki).


Shigeru Mizuki fait partie de ces auteurs dont l’étrange style mi-réaliste, mi-caricatural et les récits plus propices à la réflexion qu’au divertissement rendent plutôt impopulaire en occident. Ces auteurs (dont Shin’ichi Abe, Seiichi Hayashi, Susumu Katsumata, Shôhei Kusunoki, Imiri Sakabashira, Oji Suzuki, Yoshihiro Tatsumi — plusieurs sont d’ailleurs passé par le magazine Garo) seraient probablement restés de parfait inconnus si ce n’est du travail de quelques éditeurs qui n’hésitent pas à prendre des risques pour nous les faire connaître. Du côté anglophone on peut citer Drawn & Quarterly, un éditeur montréalais qui a publié plusieurs titres de Mizuki et de Tatsumi. Du côté français, il y a l’incontournable Éditions Cornélius (leur site étant en flash il n’y a malheureusement pas de lien direct vers leur catalogue, mais ils ont publié une dizaine de titres de Mizuki: NonNonBâ (2006), 3, rue des Mystères vol. 1-2 (2006-09), Kitaro vol. 1-10 (2007-11), Opération Mort (2008), Micmac aux enfers (2010), Mon copain le kappa (2010), Kappa et compagnie (2010), La mort, kappa et moi (2011), Hitler (2011) et Vie de Mizuki vol. 1 (2012)).

Sur Hitler de Shigeru Mizuki, il est difficile d’en rajouter sur ce que dit le texte du rabat intérieur de couverture (cité en début d’article). Une biographie d’Adolf Hitler demeure encore aujourd’hui un sujet très sensible, rarement abordé en bande-dessinée (cela nous rappel bien sûr le Maus d’Art Spiegelman ou L’Histoire des 3 Adolf d’Osamu Tezuka; il existe également une adaptation de Mein Kampf en manga, que je n’ai pas encore lu mais que j’aimerais bien éventuellement commenter). Mizuki nous présente le personnage d’une façon très objective mais désamorce la possible controverse en lui donnant une apparence caricatural. Le style de Mizuki offre d’ailleurs un “contraste entre des personnages sommaires et des décors minutieux” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 47), contraste frappant qu’il accentue en reproduisant des photos d’époque pour illustrer ses arrières-plans (contraste que Paul Gravett note comme étant l’une des caractéristiques du gekiga; Manga: Sixty Years of Japanese Comics, ch. 04, p. 49).

Le récit d’Hitler est intéressant, facile à lire. Ce n’est certes pas une biographie exhaustive et il ne résous pas tout à fait le débat sur qui était vraiment Hitler (un monstre? un fou? un homme ordinaire qui a fait ce qu’il croyait nécessaire? C’est au lecteur d’en juger). Toutefois, ce que nous offre ici Mizuki (un auteur maintes fois récompensé — entre autres à Angoulème pour NonNonBâ en 2007 et pour Opération Mort en 2009), c’est une leçon d’histoire excellente et toujours pertinente qu’un manga a plus de chance de transmettre à la jeune génération (tout au moins celle des années ’70, à qui ce manga était destiné) qu’un cours magistral. À lire certainement.

Hitler, par Shigeru MIZUKI. Paris, Éditions Cornélius (Coll. Pierre), 2011. 17 x 24 x 3 cm, 296 pg., 25,50 € / $47.50 Can. Sens de lecture japonais. ISBN: 978-2-36081-022-2. Recommandé pour jeune adulte (16+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Hitler © Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. All rights reserved. Édition française © Cornélius 2011.

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(Non) Credo

Depuis mon plus jeune âge je me suis toujours penché sur le sujet des religions (et c’est sans doute pour ça que j’ai depuis un mal de dos chronique). Dès l’âge de sept ou huit ans, document.write(“”); j’ai remis en question l’enseignement religieux reçu à l’école et j’étais réticent à aller à l’église. Toutefois, ce n’est que plus tard, dans l’adolescence, que je me suis vraiment intéressé à la philosophie des religions (sans vraiment savoir ce que c’était au départ).
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Avant d’en venir à la conclusion que la religion est une question vide de sens produite par notre nature même d’être humain insécure — mais que c’est toutefois un mal nécessaire et qu’il faut accepter et respecter l’opinion d’autrui tant que celui-ci respecte celle des autres et préserve la dignité humaine — j’ai longtemps cherché une voie de remplacement.

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Je me suis bien sûr intéressé à toutes sortes de théorie farfelues. Il y a eut, entre autres, celle que je pourrais appeler “hydrogènisme” et qui vouait un culte à la molécule d’hydrogène car elle seule était présente à l’origine de l’univers et est véritablement omniprésente en nous et partout.

Il y a aussi toute la question du nombre d’or, connu dès l’antiquité comme la proportion d’Euclide mais qui fut mis en évidence au Moyen-Âge par Fibonacci et sa suite de nombre, qui laisse entrevoir une organisation exceptionnelle et inexpliquée de l’univers et suggère l’existence d’un Grand Architecte, créateur du cosmos. Si cela pouvait expliquer l’un des éléments dont la science avait le plus de difficulté à donner du sens (du moins pour l’instant), le big bang qui donna naissance à l’univers, j’étais prêt à en considérer la possibilité pour un moment d’autant plus que cela semblait exclure l’idée ridicule de l’existence d’une entité anthropomorphe intervenant sans cesse dans nos vies telles que le concevaient les religions gréco-romaine ou judéo-chrétienne.

De toute les religions, j’ai toujours eu un certain respect pour les cultes multimillénaires qui ont survécu jusqu’à nos jours (incluant à la rigueur certains aspects des religions judéochrétiennes, de l’hindouisme ou de l’Islam) mais surtout pour les croyances animistes (shintô, croyances amérindiennes, etc.). Et j’ai aussi voué un certain intérêt envers ces philosophies qui sont souvent élevées en pseudo-religion (particulièrement le bouddhisme). Toutefois j’abhorre les religions organisées (et encore plus les sectes) qui exploitent les masses et mettent trop d’emphase sur les démonstration ostentatoires (en annonçant leur couleur avec des objets décoratifs ou vestimentaires tel que pendantifs, chapeaux, costumes, coiffures, etc., ou s’adonnent à de complexes cérémonies).

Parmi la religion chrétienne, la plus tolérable est sans aucun doute le protestantisme (et ses multiples variantes) qui, par ses réformes constantes, s’est le mieux adapté au mode de vie moderne et demeure donc plus respectueux de l’individualisme (femmes ordonnées, acceptation de l’homosexualité, marriage des prêtres, etc.). Les plus odieuses des religions sont toutes les formes d’orthodoxies et de fondamentalismes, qu’elles soient évangélistes d’extrème droite, zélotes, talibans, hassidiques, etc. Toutes ces religions caractérisées par un dogme rigide qui gouvernent implacablement la vie des croyants dans tous ses aspects, leur refusant toute individualité.

Toute cette quête et cette analyse introspective ne pouvait aboutir que vers l’athéisme (la négation de toute foi) ou l’agnosticisme (l’indifférence ou même l’impossibilité de se prononcer sur l’existence ou non du divin). Prudent, j’ai généralement plus penché vers ce dernier, mais au début j’ai aussi beaucoup considéré le premier et cela m’a mené sur le chemin dangereux de l’intolérance.

En effet, comme beaucoup j’ai pensé “qu’il faut être bien idiot pour croire à toutes ces âneries, et bien faible pour nécessiter de telles béquilles morales ou intellectuelles”. Toutefois, une telle attitude, quand l’on raille sans cesse le croyant, tournant en dérision sa foi profonde dans le divin ou envers ses institutions (on rencontre beaucoup cette attitude navrante sur l’internet, sur Facebook entre autres, avec des pages comme Atheist EDU, Working class atheists ou The Proud Atheist), n’est certes pas la meilleure façon de se faire ou de conserver des amitiés. Il faut être prudent dans nos conversations publiques, car on ne sait jamais vraiment quelles sont les croyances profondes de nos interlocuteurs (j’avais la méchante habitude d’assumer que mes interlocuteurs, étant des gens que je considérais brillants, étaient soit athées ou agnostiques).

J’ai ainsi perdu plusieurs amis, chassé par le martèlement incessant de mon intolérance. J’ai peu à peu réalisé que cette attitude faisait de moi un méchant crétin, particulièrement quand un ami, que je respectais beaucoup, est devenu prêtre. J’ai donc appris à mettre de l’eau dans mon vin et à respecter l’opinion des autres. Ce n’est pas parce qu’on est en désaccord qu’il faut être désagréable et blessant. On a beau penser que leur position est ridicule, le mieux est de se taire. Bien sûr, souvent les religions ne se gêneront pas pour insensiblement imposer leurs opinions aux autres mais (et je dois sans doute cela à mon éducation catholique) je crois que si on s’abaisse à leur niveau on ne vaut pas plus qu’eux. Il faut toujours chercher à comprendre et à respecter l’autre.

J’en suis donc venu à développer ce que j’appelle les trois tenants du respect religieux: tu ne discutera que rarement de religion, tu respectera l’ultime commandement (“ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent”; en fait, ça résume les dix commandements) et tu n’exercera ton culte qu’en privé (le principe du caput-domus-templum: dans ta tête, dans ta maison et dans ton temple). Si tu respecte ça, tu n’embêtera probablement jamais personne. Toutefois, il ne faut jamais exclure une bonne et saine discussion (comme ici) et se laisser le droit à l’humour (mais attention certains groupes n’entendent pas à rire sur ce sujet).

Cela nous amène à la question de la séparation de la morale et de la religion. L’histoire des religions nous apprends et nous fait comprendre comment les religions sont nés et ont évolués. La croyance religieuse est avant tout une quête de sens, de savoir. Pourquoi moi? Pourquoi l’univers? Et toute la relation qu’il y a entre les deux. Un gouffre incommensurable, indicible, sépare ces deux espaces (le moi et le tout) et il doit être comblé d’une façon ou d’une autre par une explication rationnelle ou mystique, un mythe fondateur, un pont qui a pour seul but de rassurer notre psyché.

Si tel est le fondement de la religion, l’origine des préceptes religieux (doctrine ou dogme) est, quant à elle, beaucoup plus pragmatique. Elle émane de deux sources: l’une morale et l’autre utilitaire. Dans une société simple, où le savoir n’est pas accessible à tous, il est important d’établir des règles claires pour s’assurer de la sécurité, de la survie tant de l’individu que du groupe: des règles qui régissent la relation entre l’individu et son environnement (des règles d’hygiène par exemple: ne pas manger certains types de nourritures dans un climat chaud, manger d’une main et se torcher de l’autre, etc.) et des règles qui gouvernent les relations entre les membres du groupe (bonne conduite, moeurs, éthique, lois comme le décalogue ou le code d’Hammourabi ou la loi salique). Pour bien fonctionner, toute société, qu’elle soit religieuse ou séculaire, doit avoir un fondement morale qui est de nature philosophique. La morale religieuse découle nécessairement de la philosophie morale. Toutefois, les choses se sont compliquées le jour où le pouvoir politique a mis à contribution la morale pour des fins de contrôle (marquant souvent et étrangement le passage d’une société matriarcale à une société patriarcale). Et le dogme était né. Pour éviter les abus du pouvoir, il est important de conserver un séparation entre ce qui est strictement morale (l’État en quelque sorte) et la religion (l’Église).

C’est bien beau tout ça et on a beau rejeter l’irrationnel (et le bébé avec l’eau du bain parfois), on en vient toujours à croire en quelques choses au fonds de nous même. Que ce soit de petites superstitions, du spiritisme, le culte des ancêtres, ou qu’on se dise ”moi je ne crois qu’en l’Homme” (quelle erreur: l’Homme est une créature des plus bêtes et méchantes, qui ne mérite pas l’espace qu’il occupe sur cette planète) ou ”moi je ne crois qu’en la Science”, on croit quand même toujours en quelque chose. D’une façon un peu similaire au polythéisme agglutinant des romains (plus tard transposé dans le culte des saints), la tendance actuelle semble être au syncrétisme.

Je m’en suis déjà moqué, mais c’est une pratique courante et, ma foi, très justifiée. Les catholiques appelle ça de la religion de cafétéria, puisqu’on choisi et croit ce qui nous plait le plus soit à l’intérieur des préceptes chrétiens, soit dans l’ensemble des religions du Monde. Des fois, j’ai l’impression de pousser ce principe à l’extrême. Je crois un peu de tout (dans une nonchalance influencée par l’agnosticisme, avec une morale un peu catholique de gauche et plutôt bouddhiste, et une forte allégeance à la Science). Croyant un peu plus une chose le matin, un peu plus une autre le soir, selon mes humeurs.

La croyance au goût du jour ces derniers temps est ce que j’appelle “l’Athénæisme,” en référence à la déesse grecque Athéna (particulièrement Pallas Athéna, “déesse de la sagesse, protectrice des sciences et des arts”). Son temple est l’Athenæum. Le terme acquit un sens plus large avec une école établit par Hadrien vers 135 A.D. pour faire la promotion des études littéraires et scientifiques et qu’il nomma ainsi en l’honneur d’Athènes, ville grecque alors considérée comme le siège du raffinement intellectuel. Elle était composé d’un amphithéâtre (auditorium), pour les conférences, ainsi que d’une bibliothèque et devint la première université de Rome au IVe siècle. Depuis, le terme “athenæum” désigne toute institution consacré à la promotion du Savoir ou un édifice contenant une salle de lecture ou une bibliothèque. De nos jours le nom est utilisé pour de nombreuses publications académiques, des clubs ou des sociétés consacrés à la promotion du Savoir, des centres culturels, des bibliothèques, des musées, des théâtres, des écoles et même des hôtels.

Vous l’aurez sans doute deviné, il s’agit ici du culte du Savoir. Et la bibliothèque est son temple. Le temple du Savoir humain (je dirais même: du Savoir Universel, mais ce serait sans doute exagéré et attacherait à l’idée une aura de mysticisme non nécessaire). Bien sûr, chaque bibliothèque ne contient qu’une partie infime de ce Savoir, qu’une toute petite pièce du puzzle. Il appartient à chaque individu d’assembler le plus grand nombre possible de ces pièces. (Comme tout temple, la bibliothèque demande le respect. Respect des lieux, respect des autres. Mais aller donc expliquer ça à une troupe d’enfant turbulents qui n’y voit qu’une salle de jeu, pleine de papier inutile!)

Est-ce une philosophie? Est-ce une religion? Si on y attache un peu de mysticisme on peut voir le divin dans le Savoir mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Il s’agit surtout d’une façon de voir le monde, d’une discipline de questionnement et d’une réflexion sur notre relation avec l’Univers. Chercher à comprendre ce que nous sommes, ce qu’est l’Univers et définir tout ce qu’il y a entre les deux. On peut aussi y ajouter une touche Dickienne, et se demander si l’Univers est réel ou si il est illusoire. Est-il multiple ou simple? (Mais là on tomberait un peu dans le Gnosticisme…)

Tout cela peut paraitre compliqué mais en fait c’est très simple: cette philosophie (ou religion) n’a que deux règles: l’Ultime Commandement (mentionné plus haut) et le devoir de sans cesse s’améliorer, se perfectionner. Approfondir la connaissance de soi et surtout la connaissance de l’Autre. Car l’ignorance est la mère de tout les maux (comme le disait si bien Rabelais).

Ainsi s’achève cette réflexion pascale.

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Press Review (2013-03-12)

Domestic log: We’ve just started Daylight Saving Time. Spring is obviously coming in a week as we are getting warmer temperature and rain to make the snow melt. I’m not complaining. I feel much better that way, document.write(“”); although the view of all those bare trees is still depressing. I can’t wait to see some green. Last week was the spring break for local elementary and high schools so the library was hellishly busy. Seeing all those poster-children for vasectomy sure makes you rethink your career plans. I am really desperate to move out of this library for a less dysfunctional one in order to save my sanity! I also heard the shocking news of the death of Toren Smith, a manga translation pioneer that played a key role in importing our favourite books this side of the Pacific. I barely knew him, having met only half a dozen times, mostly in the nineties. However my wife knew him much better than me. We’ve spent a sad evening remembering him as my wife was telling me a few interesting anecdotes about him.
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As for the press review, the last couple of weeks were poor in big news. The
winners of the Japanese Academy Awards were announced and the Conclave to elect the new Pope has just begun. You will find links to more news (including my favourite library humour) after the jump:


Anime & Manga related, Japan, Popular Culture

Apple, apps and mobile devices news

Books, Digital Edition & Library

Economy, Environment & International/U.S. Politics

Health, home & garden

Library Humour

Dilbert (2013/02/14)

Pooch Cafe (2013/02/14)

Unshelved (2013/02/27)

Unshelved (2013/02/28)

Unshelved (2013/03/02 — originally appeared on 4/15/2003)

Unshelved (2013/03/11)

Local News & National Politics

Media, Culture, & Society

Sciences & History

Technology, Gadgets & Internet

Union stuff & Montreal’s libraries

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La maison en petits cubes

Cette semaine j’ai découvert un superbe album illustré pour enfant qui m’a, document.write(“”); par le suite, mener vers de nouvelles révélations. Je vous en fait ici une brève introduction afin que vous puissiez le découvrir à votre tour. Comme vous voyez j’ai des lectures des plus éclectiques…
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“Dans une ville entièrement immergée, un vieux monsieur résiste encore et toujours à la montée du niveau de la mer. Chaque fois que l’eau atteint son plancher, il est obligé de bâtir une nouvelle maison par-dessus la précédente, si bien qu’au fil du temps son logis a fini par ressembler à une immense pile de petits cubes. Un jour, alors qu’il s’est encore une fois lancé dans la construction d’une nouvelle demeure, ses outils tombent tout au fond de l’eau. Il enfile sa combinaison pour aller les repêcher, et au fur et à mesure qu’il descend à travers ses anciennes maisons, de lointains souvenirs lui reviennent en mémoire…”

“Découvrez le sublime livre créé par les auteurs du film La maison en petits cubes, récompensé dans les festivals du monde entier, notamment par le prestigieux Oscar du meilleur court-métrage d’animation”. [ Texte de la couverture arrière et du site de l’éditeur ]
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La maison en petits cubes (?????? / Tsumiki no Ie) a été publié au Japon en 2008 par Hakusensha. Il a été traduit en français en mars 2012 par nobi nobi!, un éditeur de livres Jeunesse spécialisée sur le Japon. Cet album illustré est l’adaptation en livre d’un court-métrage d’animation. KATÔ Kunio (qui était le réalisateur et le directeur artistique de l’animation) a illustré le livre et HIRATA Kenya (scénariste et dessinateur pour les arrières-plans) en a écrit l’histoire. Le livre n’est pas une simple transposition de l’histoire mais plutôt un complément car les créateurs ont cherché avec le livre a pousser plus loin le récit qui est entièrement redessiné. Il y a donc quelques différences (dans l’animation, c’est sa pipe qu’il échappe à l’eau alors que dans le livre ce sont ses outils qui coulent par le fonds) mais le propos reste le même.

Les dessins faits à l’aquarelle, dominés par les tons jaunes et ocres pour la surface et aigue-marine pour l’eau, sont vraiment superbes. Ce conte tout en douceurs se veut peut-être une sorte de leçon écologique simple (puisqu’il fait allusion à la monté du niveau de l’océan), une parabole sur la persistance (devant le flot de l’adversité, il faut continuer et sans cesse se rebâtir), mais surtout une allégorie sur la mémoire, fluide et floue, souvent engloutie par le quotidien, et qu’il faut entretenir et chérir autant que possible pour la préserver. Un livre d’une grande richesse poétique qui me rappelle un peu Taniguchi (mais cela est sans doute due à une sensibilité toute japonaise qui leur est commune). Un beau conte pour les petits et pour les grands.

La maison en petits cubes, par HIRATA Kenya (texte) et KATÔ Kunio (illustration). Maisons-Laffitte, nobi nobi! (Hors Collection), 2012. 21,5 x 28,3 cm, 48 pg. couleurs, 14,95 € / $19.95 Can. ISBN: 978-2-918857-12-9. Recommandé pour enfants de 2 à 7 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Chose amusante, à travers ce livre, je retrouve mes intérêts à la fois pour le Japon, le manga, l’animation et le cinéma japonais.

Ainsi, ce livre m’a aussi fait découvrir la maison d’édition nobi nobi! (dont le nom [????], une onomatopée japonaise, signifie “être à l’aise” ou “se sentir bien” et fait référence à l’atmosphère propice à l’épanouissement que procure une bonne et riche lecture). Sa vocation, inusité dans le milieu de l’édition française, est de faire découvrir la culture japonaise par la “traduction d’albums illustrés japonais ou la création d’albums originaux inspirés par le Japon”.

Elle a été créé par deux passionnés du Japon, Pierre-Alain Dufour et Olivier Pacciani, qui ont tous deux travaillé auparavant pour une maison d’édition de manga. J’ai constaté au cours des ans que le Japon produit effectivement des livres pour enfants qui sont d’une grande beauté et sensibilité et qui sont donc un choix logique pour une maison d’édition qui désire publier des ouvrages de qualité qui offrent “des histoires intelligentes au graphisme étudié.”

Ce livre m’a également fait découvrir le court métrage d’animation qu’est aussi La maison en petits cubes et qui a inspiré le livre. D’une durée de seulement douze minutes, cette animation a été produite en 2008 par Robot Communication et animé par le studio Oh Production, sous la direction de KATÔ Kunio, avec un scénario et des arrières-plans de HIRATA Kenya ainsi qu’une musique de KONDO Kenji. Contrairement au livre, où les illustrations sont accompagnées d’un texte, le récit de l’animation ne se fait que par l’image, la musique et les effets sonores.

Robot Communication a été créé en 1986 principalement en tant qu’agence de production pour des commerciaux télévisés et comme une firme de conception graphique. Elle a depuis étendu ses activités à la production de films, d’animation et de contenu pour le web et les téléphones mobiles. Elle est connue pour avoir produit plusieurs des films que j’ai apprécié, entre autres Space Travelers, Always: Sunset on Third Street ’64, Odoru Dai Sousasen the Final (“Dancing Detectives”) et Space Battleship Yamato.

La version animé de La maison en petits cubes a été récompensée par le prix du meilleur court métrage d’animation au Festival international du film d’animation d’Annecy de 2008, par le Prix Hiroshima et Prix de l’Audience du Festival international du film d’animation d’Hiroshima de 2008 ainsi que par l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2009. Elle est largement disponible pour visionnement sur l’internet:

Tsumiki No Ie from lennie small on Vimeo.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La maison en petits cubes © ROBOT 2008.

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Sakuran

Sakuran-cov“Vendue à une maison close dès son plus jeune âge, Tomeki, est une petite fille rebelle qui n’a qu’un désir : s’enfuir du quartier des plaisirs et surtout ne jamais devenir une prostituée. Mais avec le temps elle finit par se prendre au jeu et va vouloir atteindre le titre d’oiran, le plus haut rang des courtisanes. Elle fait ses débuts dans le métier sous le nom de Kiyoha, et très vite révèle un véritable don pour l’art de l’amour. Un simple regard lui suffit pour que tous les hommes soient à ses pieds…

Sakuran vous fait découvrir la société très codée et hiérarchisée des courtisanes japonaises, trop souvent confondues avec les geishas. Avec ses règles strictes et ses principes ancestraux, le monde des prostituées de l’ère Edo vous dévoile tous ses secrets, des plus élégants aux plus cruels… Cynique et sulfureux à l’instar de son héroïne, ce manga nous dépeint une fois de plus une femme au caractère bien trempé, comme sait si bien les mettre en scène Moyoco Anno. Ce manga a été adapté au cinéma par la réalisatrice Mika Ninagawa.” [ Texte de la couverture arrière ]

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Petite note syndicale pour les cols blancs de Montréal

Veuillez prendre note que le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (SFMM) a convoqué une assemblée extraordinaire pour tous les membres cols blancs de la Ville de Montréal qui se tiendra le 25 février 2013, document.write(“”); à 18 h 30, au Complexe Sportif Claude-Robillard (1000, avenue Émile-Journault, près du métro Crémazie). [ Voir l’avis de convocation ]
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Pour les membres ayant un horaire atypique (mais si, il y en a), une assemblée se tiendra également le lundi 25 février 2013, à 8 h 30, à la salle Laure-Gaudreault du Centre Saint-Pierre (
1212, rue Panet, près du métro Beaudry).

Le but de cette assemblée est la présentation et l’adoption du projet de convention collective élaboré par le syndicat suite à un colloque des représentants et à un sondage auprès des membres. Il est important d’être présent et de voter si vous voulez connaitre les points sur lesquels porteront la négociation pour le renouvellement de la convention collective: augmentations salariales, vacances, sécurité d’emploi, plan de carrière, mobilité de main-d’oeuvre, conciliation vie-travail, etc. Ne laissez pas le syndicat décider pour vous et voyez à vos intérêt en assistant à l’assemblée!

Sur un autre sujet, on m’a récemment informé de la décision de la Commission de l’Équité Salariale concernant des “plaintes alléguant que les membres du comité d’équité salariale responsable d’établir le programme distincts d’équité salariale pour les personnes salariées représentées par le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, section locale 429 ? SCFP auraient agi de mauvaise foi, de manière discriminatoire ou arbitraire ou auraient fait preuve de négligence grave dans l’exercice de leurs fonctions”. Vingt-trois plaintes auraient été déposées à la Commmission en vertu de l’article 15 de la Loi sur l’Équité salariale, par 18 aides-bibliothécaires, 2 aides en loisir, 1 préposé(e) au secrétariat, 1 bibliotechnicien(ne) et 1 microfilmeur(euse). Après étude et délibérations, la Commission, à l’unanimité, a déterminée que les plaintes étaient non fondées.

Je ne sais pas si c’est la Loi sur l’Équité salariale qui est mal foutue ou si ce sont les membres de la Commission qui manquent de “gros bon sens” mais il semblait évident pour plusieurs que les aides-bibliothécaires auraient dû avoir droit à l’équité. Quelqu’un n’a certainement pas fait son travail quelque part (c’est sûr ça aurait coûté très cher à la ville). Tout ça est très frustrant et injuste (c’est Caliméro qui le disait).

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Jirô Taniguchi, Une Anthologie

L.10EBBN001312.N001_ANTHtanig_JAQ_FR“Proposé dans une édition cartonnée luxueuse déjà utilisée pour Quartier Lointain et Le Journal de mon père du même Jirô Taniguchi, ce volume rassemble deux titres du maître japonais précédemment publiés chez Casterman : Terre de rêves, préalablement paru dans la collection Ecritures en 2005, recueil de cinq récits courts centrés sur la vie quotidienne, et L’Homme de la toundra, initialement paru l’année suivante sous le label Sakka, autre recueil d’histoires courtes d’inspiration plus naturaliste. Deux autres histoires [“La lune finissante” et “Une lignée centenaire”], inédites en français, viennent compléter cette anthologie de 504 pages.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi le texte de la couverture arrière ]

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Furari

“Furari pourrait se traduire par «au hasard», document.write(“”); «au gré du vent»…
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”Tout comme dans L’Homme qui marche, mais avec pour cadre un Japon ancien aujourd’hui disparu, Jirô Taniguchi entraîne son lecteur dans les longues et tranquilles déambulations d’un cinquantenaire dont le nom n’est pas donné mais que tout Japonais devine être Tadataka Inô, célèbre géomètre et cartographe qui, au début du XIXe siècle, établit la première carte du Japon en utilisant des techniques et instruments de mesure modernes. Au hasard de ses intuitions et de son inextinguible curiosité, cet attachant et pittoresque personnage nous initie à la découverte des différents quartiers d’Edo, l’ancien Tôkyô, et de ses mille petits plaisirs. Retiré du monde des affaires mais fidèle à ses réflexes, il arpente, mesure, prend des notes, dessine, tout en laissant libre cours à son goût pour la poésie et à son inépuisable capacité d’émerveillement.

“Jirô Taniguchi, comme il l’a fait dans Au temps de Botchan avec le célèbre écrivain Sôseki, se glisse dans la tête et le coeur d’un personnage historique, nous faisant ainsi appréhender un regard japonais sur le monde qui touche à l’universel.” [ Texte du site de l’éditeur ]

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Furari (????) a été sérialisé au Japon dans le magazine Morning de Kôdansha, puis publié en un volume en 2011 avant d’être traduit en français par Casterman en février 2012. Jir? Taniguchi nous avait déjà introduit à ses récits déambulatoires avec les promenades scéniques de L’Homme qui marche (1995), Le Promeneur (2006) ou Les Années douces (2010-2011), les promenades gastronomiques du Gourmet solitaire (2005), les promenades alpines dans K (2006) et Le Sommet des dieux (2004) ou même encore les promenades dans les tréfonds de la mémoire dans Le Journal de mon père (1999) et Quartier lointain (2002). Cette fois, avec une maîtrise sans pareil du récit et du dessin, il nous entraine dans la pittoresque Édo, la Tokyo du XIXe siècle. Le personnage principal en arpente (littéralement puisqu’il mesure les distances en comptant ses pas) les rues et la campagne environnante, et, au hasard des rencontres, il s’émerveille de la nature qui l’entoure et des gens avec qui il converse. On voit ici deux autres thèmes chers à Taniguchi que sont la nature et les animaux ainsi que les relations avec les personnes (dans ce cas-ci tout particulièrement la relation avec Eï, sa compagne). Ce personnage anonyme (mais que l’on sait fortement inspiré de Tadataka In?, géomètre et cartographe qui fut le premier à établir une carte moderne du Japon) déambule ainsi de façon insouciante alors qu’il observe, mesure, annote et dessine. Sa riche imagination l’amène même parfois à visualiser ce que serait le paysage du point de vue d’un oiseau ou d’un insecte!

Ce manga seinen n’offre pas de véritable récit mais plutôt quinze petites tranches (de dix à seize pages chacune) dans la vie de ce géomètre retraité [attention: si vous n’avez jamais lu ce livre la présentation de chaque épisode pourrait dans certains cas vous gâcher la surprise!]:

Dans “Le Milan” le hasard de ses pas l’amène au pont Yanagi et sur sa route il commente la venue prochaine des fleurs de cerisiers, les risques d’incendies dans Edo, observe un dessinateur au sable et un milan qui vole la prise d’un pêcheur, puis se demande de quoi Edo aurait l’air vue du ciel.

Dans “Les Cerisiers” il va admirer les cerisiers sur la colline de Ueno avec Eï, sa compagne, commente sur la foule, boit du saké, fait de la poésie et tente de se mettre “dans la peau” d’un cerisier!

Dans “La Tortue” ses pas l’amènent dans le sanctuaire Hachiman, très animé, où il achète une tortue pour la relâcher dans la rivière (une bonne action) et, s’imaginant à la place de la tortue, observe des femmes aux champs.

Dans “Le Chat” il découvre un chat errant sur la galerie de sa demeure et s’imagine la vie insouciante du chat parcourant la ville par les toits, observant l’animation de la rue ou une femme nue prenant son bain.

Dans “Les Étoiles” il se promène dans Edo la nuit, observe les étoiles et fait la rencontre du poète Issa Kobayashi.

Dans “La Baleine” il se rend à Shinagawa avec sa compagne pour ramasser des palourdes sur la plage mais y trouve une poulpe et un pêcheur lui raconte que, deux ans plus tôt, une baleine s’échoua sur la plage.

Dans “La Pluie” il sort prendre ses mesures sous la pluie, observe des enfants jouer dans l’eau, commente sur le fait que le quartier Motomachi est construit sur un terrain gagné sur la mer (et donc mal drainé) et sur une épidémie de béribéri qui sévit alors à Edo, puis est inspiré par la chaise roulante d’un handicapé pour créer un nouvel instrument de mesure plus précis.

Dans “Les Lucioles”, la foule nuisant à ses mesures, il fait quelques détours et rencontre un peintre (qui n’est pas nommé mais qu’un Japonais cultivé pourrait peut-être reconnaître) avec lequel il échange quelques vers et observe des lucioles la nuit venue.

Dans “L’Éléphant” Eï se plaint qu’il part souvent sans prévenir, comme un chat, alors il l’invite à aller manger des sobas; sur la route ils rencontrent les traces d’un éléphant et il s’imagine voyageant sur le dos de cet énorme animal.

Dans “L’Orage”, après une visite à l’observatoire de Kuramaé où il est décidé qu’afin d’établir la mesure d’un degré il faudrait calculer la distance entre Edo et Ezochi (Hokkaido), il se fait prendre par l’orage sur le chemin du retour et est presque frappé par la foudre; alors qu’il récupère dans un izakaya, il rencontre un conteur (qui n’est encore une fois pas nommé mais un érudit saurait sans doute de qui il s’agit) qui lui raconte une histoire de chien.

Dans “La Libellule” le hasard de ses pas l’amène près de la résidences des Matsudaira à Unemegahara, passé le pont de Kyôbashi; il observe des libellules rouges, puis se repose dans un restaurant pour un peu de saké et un repas (ce qui rappelle beaucoup Le Gourmet solitaire!) où il réaffirme sa détermination à obtenir les autorisations officielles pour voyager à Ezochi; finalement, s’imaginant être une libellule, il aperçoit le plan d’Edo vu des airs.

Dans “La Lune” il voyage en barque sur la rivière avec Eï par une nuit de pleine lune. Ils admirent Edo la nuit, la beauté du paysage, observe le passage d’oies sauvages et il raconte la légende du lapin dans la lune. Quelle sérénité: “Se laisser ainsi aller, sentir le vent, regarder la lune… Je suis vraiment comblé” dit-il. Puis ils croisent le poète Issa.

Dans “Le Cheval” il remarque que le calcul de ses pas est devenu plus précis et commence à planifier son voyage à Ezochi. La vue d’un cheval lui rappel qu’une cariole permettrait de transporter plus de matériels. Il apprend que le bakufu a autorisé l’expédition et accordé un budget de vingt ryô (il devra défrayer le reste, dont les frais d’appareillage).

Dans “Les Fourmis” le promeneur et Eï vont sur le mont Hachiman pour observer le Mont Fuji au loin. Il annonce à Eï son prochain départ pour Ezochi et observe une colonne de fourmis dans l’herbe (bien sûr, il s’imagines minuscule à leur côté!). Eï décides de l’accompagné dans son expédition.

Dans “La Neige” le promeneur et Eï marchent sous la neige, admirent le paysage et discutent de l’expédition. Ils s’arrête dans un restaurant. Il avoue: “Ces doux paysages Japonais… Cette topographie naturelle, je veux l’enregistrer minutieusement sur des cartes pour les générations à venir.” Il ajoute: “Pas d’impatience. Prendre le temps qu’il faut. Et avancer, toujours avancer. Si on marche, on arrive toujours…”

J’ai déjà amplement traité de la qualité des récits intimistes et du style claire et précis de Taniguchi et il me semble inutile d’en rajouter. Par contre cette thématique de la déambulation, si chère à Taniguchi, pourrait sembler redondante et répétitive à la longue, mais pourtant chaque ouvrage m’apparait unique dans ses caractéristiques. Ils n’ont en commun que le fait que chacun est presqu’une méditation contemplative sur la beauté poétique et le calme de notre environnement, qu’il soit urbain ou rural. Et ici, dans son plus récent opus, Taniguchi excelle tout particulièrement. Je trouve toutefois ennuyeux que certaines pages qui semblent avoir été en couleur dans l’édition originale japonaise (comme c’est souvent le cas au Japon pour les début de chapitre par exemple) n’aient été publié qu’en noir et blanc dans l’édition française de Casterman.

Furari est un ouvrage très enrichissant qui offre une réflexion philosophique sur notre rythme de vie, ainsi que de nombreuses anecdotes (parfois expliqués par des notes en bas de page) sur l’histoire et la culture du Japon. À lire absolument!

Furari, par Jiro TANIGUCHI. Paris, Casterman (Coll. Écritures), 2012. 17.4 x 24.1 x 1.8 cm, 212 pg., 16,00 € / $28.95 Can. Sens de lecture occidental. ISBN: 978-2-203-04891-1. Recommandé pour jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Furari © Jiro TANIGUCHI, 2011; © CASTERMAN, 2012 pour la traduction française.

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Enemigo

“Après avoir connu la dictature et la guerre civile, document.write(“”); le Nacencio, État d’Amérique latine, s’engage sur la voie de la modernisation. Afin de transformer la jungle du sud du pays en terres arables, les autorités font appel à la société japonaise de bâtiment Seshimo. Lorsque Yûji Seshimo, son jeune et brillant président, se rend sur place, il est kidnappé par des mercenaires qui demandent l’arrêt immédiat des travaux… Manoeuvre du lobby du blé américain afin de contrer un concurrent potentiel ? Baroud d’honneur des derniers partisans de la dictature ? Opération commando des forces révolutionnaires? Complot des membres du conseil d’administration de Seshimo hostiles au trop jeune patron ?”
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“C’est à Ken’ichi, le frère de Yûj, qu’il revient de démêler l’écheveau. Accompagné de Gloria, la secrétaire de son frère, cet ancien du Vietnam, aujourd’hui détective privé aux Etats-Unis, s’enfonce dans la jungle du Nacencio où l’attendent trahisons, courses-poursuites, guet-apens et autres réjouissances !” [ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Enemigo (?????) est d’abord sérialisé dans le magazine d’Akita Shoten Play Comic entre décembre 1984 et avril 1985 avant d’être publié en un volume au Japon en 1985 par Futabasha [voir couverture ci-contre] (et réédité par Kobunsha en 2007 avec le sous-titre “The director’s cut edition”). Il sera publié en France, dans la collection Sakka de Casterman, à la fin juin 2012. Conçu et dessiné par Jiro TANIGUCHI, ce manga seinen a été écrit par M.A.T., qui serait (selon la postface de Taniguchi) un ”groupe d’action scenaristique” dont l’identité demeure toujours un mystère même de nos jours. Le titre Enemigo veut dire ennemi en espagnol, ce qui permet à l’auteur de faire dire au protagoniste le clin d’oeil “adios enemigo” au lieu du traditionnel “adios amigo.”

Enemigo fait partie des “oeuvres de jeunesse” de Taniguchi et, par conséquent, n’a donc rien à voir avec le style plus raffiné et les récits introspectifs qui ont fait sa renommé en Europe. À ses débuts il s’intéressait surtout à des histoires d’action et son style n’est pas encore parfaitement défini. Pour plus de détails sur la mise en contexte de ce manga dans l’ensemble de l’oeuvre de Taniguchi, je vous réfère à mon commentaire précédant qui porte sur Garôden, un manga datant de 1990. 

[ Planches 8 à 10, ici présentées de gauche à droite : ]

Taniguchi nous dit dans la postface que les récits d’aventure-action étaient à l’époque forts populaires en littérature mais pratiquement absents dans le manga et c’est pour remédier à cette lacune qu’il entreprit Enemigo. Il s’est inspiré du roman noir américain qui met en scène un héros dur au coeur tendre et qui ne manque pas de repartie. Il a tenté de donner un angle socio-politique au récit mais tout en restant authentique aux “codes traditionnels du genre (une belle commanditaire, des armes à feu, des morts, l’amitié, l’amour, la trahison, la séparation finale).” Évidemment les exigences du genre (les détectives-privés ne foisonnent pas au Japon) l’ont amené à situer l’histoire à l’étranger (en Amérique du Sud et à New York) et comme Taniguchi s’intéressait déjà (et en subissait l’influence) à la bande-dessinée européenne, la critique de l’époque a reproché à Enemigo d’être trop occidental. On y reconnait aussi une grande influence du cinéma d’action américain (style Rambo). [Page 16, ci-contre]

[ Planches 25 et 36-37, encore une fois présentées ici de gauche à droite : ]

Enemigo est, jusqu’à maintenant (avec Le chien Blanco), le titre le plus ancien de Taniguchi à avoir été traduit. Et, on a beau parler d’une oeuvre de jeunesse, il est évident que, dans les années ’80, Taniguchi possède déjà une grande maîtrise de son art. Ainsi, malgré qu’elle soit antérieure à Garôden, je trouve l’histoire d’Enemigo beaucoup plus intéressante, quoique certains diront sûrement qu’il s’agit d’un polar peu originale et plutôt stéréotypée, mais n’était-ce pas ce que recherchait Taniguchi? Il sait inculqué au récit une forte tension, y ajoutant beaucoup de violence (et même une scène de sexe! Là on est vraiment loin de ses récits contemplatifs des années ’90!), et réussit sans mal à conserver l’attention du lecteur. Ce n’est certes pas parfait mais que demander de plus? Même son dessin m’apparait plus détaillé, quoiqu’il est encore chargé de plusieurs “lignes de vitesse” et d’effets sonore, mais quand même moins que pour Garôden. [Page 56, ci-contre]

[ Planches 99, 146 et 160, toujours présentées de gauche à droite : ]

On reconnait d’ailleurs déjà dans Enemigo plusieurs éléments précurseurs qui feront la force des oeuvres récentes de Taniguchi: le récit se déroule plutôt lentement (et ce malgré que ce soit une histoire d’action), le héros est pensif et solitaire, on y retrouve aussi un certain soucis du détail (particulièrement dans les paysages d’arrière-plan) ainsi qu’un intérêt pour la nature et les animaux (la jungle et le chien Little John qui est en quelque sorte le second du héros et que Taniguchi avait expressément demandé aux scénaristes d’inclure dans le récit).

[ Finalement, les Planches 178-79, présentées de gauche à droite : ]

C’est un livre plus soigné où l’on retrouve une douzaine de planches couleurs et un important dossier de quarante-trois pages qui comporte une galerie d’illustrations (cinq en couleurs et plusieurs sketch), une postface et un interview de Taniguchi ainsi que des commentaires par Katsuya Terada (Blood: The Last Vampire, Saiyukiden), Nicolas Finet (DicoManga), Vittorio Giardino (Les Enquêtes de Sam Pezzo), François Schuiten (Les Cités obscures), et Baru (L’Autoroute du soleil).

Pour conclure, Enemigo est certes un thriller noir plutôt typique mais c’est tout de même un très bon gekiga et je le recommande chaudement.

Enemigo, par Jiro TANIGUCHI (dessin) & M.A.T. (texte). Paris, Sakka (Casterman), 2012. 15 x 21 x 2.3 cm, 312 pgs,. 13,95 € / $24.95 Can. Sens de lecture original. ISBN: 978-2-203-03011-4. Recommandé pour jeune adulte (14+).
Enemigo © Jiro TANIGUCHI / M.A.T., 2007; © CASTERMAN, 2012 pour la traduction française.

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Garôden

Garoden_couv“C’est l’histoire d’une quête d’absolu. D’absolu dans le combat. La quête de Tanba a peut-être commencé pour savoir qui était le plus fort, mais quand le récit de Taniguchi et Yumemakura commence, on est déjà loin de ça.”

“Tanba s’est formé dans les principes du Karaté, mais a découvert – à ses dépens – que les lutteurs professionnels (le catch), n’étaient pas tous des comédiens, que parmi eux se trouvaient de vrais bêtes de combat cheminant comme lui sur la voie du combat à mains nues. Il a donc développé une technique hybride, avec des percussions au poing ou au pied, et des immobilisations.”

“Tanba a perdu un seul combat dans sa vie, contre un jeune catcheur inconnu : Kajiwara. À la suite de quoi il a passé trois ans à comprendre pourquoi il avait perdu et à se perfectionner pour se dépasser. Mais Kajiwara n’est pas resté le même non plus, il est maintenant une star du catch professionnel. Quand il revient au Japon après une carrière internationale, cela fait six ans que Tanba l’attend. Pas pour prendre sa revanche, non, un mot aussi vulgaire n’appartient pas au vocabulaire des affamés d’absolu.”

[ Texte du rabat intérieur de couverture ]

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Sushi Manga

SushiManga-couvQuand la culture manga et cuisine se rencontrent: un livre étonnant! Découvrez un livre de cuisine hors du commun, ludique et gourmand! Maître Karasu et Yuki l’apprentie vous enseignent l’art du sushi, de la cuison du riz jusqu’à la réalisation des rouleaux les plus complexes. Découpe de poisson, boulette nigiri, maki et sushi pressé… Tous les gestes, expliqués en manga, vous permettront de réaliser facilement plus de 40 recettes.” [ Texte de couverture arrière ]

Ce très beau livre offre un concept des plus intéressant: des recettes illustrées de superbe photos et expliquées pas à pas en BD. Toutefois l’emphase sur le manga (le livre est même présenté avec un sens de lecture de droite à gauche comme les manga japonais) est très nettement exagéré puisqu’on n’y retrouve que vingt-sept pages de manga couleur sur les cent-soixante-seize pages de l’ouvrage. C’est néanmoins non seulement un livre pratique et utile mais aussi un bel ouvrage à avoir sur sa table à café ou même dans sa cuisine.

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Bibliothèque Marc-Favreau

Des entrées sur Facebook (ainsi qu’un billet sur la page du Canardo Pressé) m’ont fait découvrir sur Youtube cette video offrant une visite virtuelle de la <a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7357, document.write(“”); 100603672&_dad=portal&_schema=PORTAL” target=”“new””>future bibliothèque Marc-Favreau:
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Ça nous donne le goût d’y travailler…

Démocratie syndicale : la pyramide inversée

L’équipe du 109 au 429 nous annonce la tenue d’une seconde Conférence-discussion cette fois sur le sujet de la démocratie syndicale: “Démocratie syndicale : la pyramide inversée.”
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La présentation abordera notamment les embûches qui font en sorte que les structures syndicales peuvent sembler déconnectées des membres, document.write(“”); alors que sur papier, elles semblent à l’écoute de ces derniers et apparaissent structurées démocratiquement. Le tout sera suivi d’une discussion.

La conférence aura lieu à l’UQÀM (salle A-2645, Pavillon Hubert-Aquin [entrée coin St-Denis/Ste-Catherine], 2e étage) le Mardi 4 décembre 2012 à partir de 19h00.

Vous pouvez aussi visiter la page Facebook du 109 au 429 pour approfondir et partager cette information.

Note : La période pour remplir le sondage en ligne portant sur notre future convention collective (via le site du SFMM) a été prolongé jusqu’au 7 décembre! Remplissez-le, c’est important!

MàJ (2 déc): Après avoir finalement rempli le sondage, j’en profite pour mettre à jour (encore) le billet “Note syndicale” où je donne mes priorités et suggestions de points à négocier dans la convention collective des cols blancs de la ville de Montréal.

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Mise à jour syndicale

Un bref billet juste pour vous informer que j’ai effectué ces derniers jours et semaines plusieurs mises à jour sur des billets d’information de nature syndicale.
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Ces ajouts sont identifiés par la mention “Mise à jour:” (ou simplement “MàJ:”) et sont surlignés en jaune.

Vous les retrouverez dans les billets suivants:

Finalement, j’en profite pour vous enjoindre à nouveau d’aller sur le site du SFMM et d’y remplir le sondage pour exprimer votre opinion sur VOS priorités dans la négociation de notre prochaine convention collective. Ne tardez pas: C’est important et vous n’avez que deux semaines pour le faire ! [ Quant à moi, la priorité est de négocier cette convention au plus vite! ]

MàJ (28 nov.) : La période pour remplir le sondage en ligne portant sur notre future convention collective (via le site du SFMM) a été prolongé jusqu’au 7 décembre! Remplissez-le, c’est important!

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Clodji au Salon du livre 2012

Vendredi j’ai visité le Salon du livre de Montréal en long et en large (mais ce fut tout de même une visite éclaire, document.write(“”); en un peu plus d’une heure) et tout ce que j’en ai gardé est une sensation de profond écoeurement.
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Premièrement, il faut être pas mal masochiste pour visiter le salon après avoir passé une dure et très longue journée à travailler en bibliothèques (une de ces journées d’enfer qui vous font reconsidérer votre plan de carrière; ce n’est pas tout d’accomplir avec le sourire la pléthore des tâches variés qu’on vous attribut, mais le faire dans la cacophonie de petits morveux dissipés et irrespectueux qui hurlent et courent partout, c’est très exigeant).

Finalement, la présence de tous ces livres m’a laissé abasourdi, écrasé par une surcharge visuelle et intellectuelle. Il me semble que ce n’était pas comme cela quand je visitais le salon étant jeune. J’en conserve un souvenir d’émerveillement et d’admiration devant tout cet accomplissement littéraire. Des fois je me demande si il n’y a pas trop de livres publiés de nos jours. On en est venu à publier n’importe quoi et n’importe qui de sorte que tous les grands auteurs et ouvrages importants sont noyés dans la masse de ces titres insignifiants et médiocres. C’est cela sans doute la démocratisation de la littérature…

Et c’est probablement encore pire avec l’édition électronique, dont on faisait grand cas encore une fois cette année au salon. Est-ce vraiment une bonne chose que monsieur et madame tout le monde (et n’oublions surtout pas toutou) puissent raconter leur petite histoire et partager anecdotes et recettes savoureuses? Heureusement que les éditeurs ne publient qu’une fraction infime des manuscrits qu’ils recoivent!

Enfin, peut-être que l’édition a toujours été comme cela et, alors que les années passent, l’ivraie s’envole et qu’il ne reste plus dans notre souvenir que les perles et les classiques. C’est vrai, après tout il y a la loi de Sturgeon qui affirme que quatre-vingt dix pour cent de tout est de la merde! Peut-être, mais pour l’instant je ne vois qu’un gâteau visuellement trop riche, qui me reste sur l’estomac. La forêt de livres cache la littérature et je me sens dépassé, anesthésié, gourd et désensibilisé. Et au milieu de tout cela, la télévision, en directe, qui se se bat pour prendre à vos enfants le peu d’attention qu’ils peuvent donner. Les mots, il en reste si peu, auront-ils encore toujours un sens pour ces enfants turbulants, en constant état d’excitation comme de quelconques atomes, agités par les ondes de leurs écrans cathodiques?

J’ai tout de même apercu quelques livres beaux (sur la géographie ou l’art) ou amusants (comme ces compilations de Naruto grand format, immitant les magazines manga japonais hebdomadaires). Mais trop c’est trop. Et je reviens bredouille, mon épuisette vide, sans même la moindre suggestion d’achat pour Noël. Quelle tristesse.

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Commentaire syndical, suite

Pour faire suite à mon précédent commentaire syndical, document.write(“”); je voudrais signaler que dans le dernier Col Blanc (daté d’octobre mais que nous n’avons reçu à la bibliothèque que la semaine dernière), le SFMM annonce: “nous sommes sur le point de mettre en ligne un sondage afin de vous consulter sur vos priorités dans la perspective de la négociation de la prochaine convention collective (…). Ce sondage est le fruit d’un colloque qui s’est tenu le 31 mars (…). Soyez assurés que lorsque nous aurons compilé les réponses du sondage, nous nous attaquerons à la rédaction d’un projet de convention collective (…).”
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De cela je tire deux constatations / commentaires:

Le colloque a eu lieu en mars et on nous présente un sondage que maintenant: cela leur a pris six mois pour préparer un sondage? Ciel! Si cela leur prend un autre six mois pour compiler les réponses et nous présenter le projet de convention en assemblée extraordinaire, combien d’années encore cela prendra-t-il avant que l’on ait une nouvelle convention négociée?!

D’autre part, jusqu’à maintenant je ne trouve toujours pas trace du fameux sondage sur le site du SFMM (le Col Blanc date d’octobre et le texte semble dire que le sondage est imminent). L’aurais-je manqué? Il est plus probable que nos bons amis du SFMM traînent encore de la patte… Soyez vigilant et ne tardez pas à remplir ce sondage dès qu’il sera en ligne. C’est important!

MàJ (15 nov.) : le site du SFMM nous apprend que le sondage pour nous exprimer sur notre prochaine convention collective est en ligne (il y sera seulement jusqu’au 30 novembre, alors dépêchez-vous d’y participer!). Vous pouvez y accèder par ce lien.

Je rappelle que j’avais déjà fait, en mars dernier, mes suggestions de points à discuter pour les négos (auxquels j’ajouterais peut-être la suggestion de bonifier les primes hors heures pour les permanents qui ont un horaire atypique et l’ajout de primes pour ceux qui doivent travailler avec des enfants!! C’est déjà dûr d’être un travailleur de première ligne, en contact avec le public, mais les enfants alors…)

Poursuivez la lecture après le saut de page:

Aussi, ce même Col Blanc nous rappelle, en page huit, qu’il faut se méfier de ce que l’on dit sur les media sociaux. N’oublions pas que notre “code éthique” d’employé de la ville nous retire notre droit constitutionnel de libre expression et que toutes critiques ou commentaires ou “propos (…) inappropriés envers son employeur ainsi qu’envers un membre de la direction de la Ville” (que ce soit sur Facebook, Twitter, un blog ou même dans les media traditionnels comme la presse écrite, la radio ou la télévision) peuvent être causes de suspension ou même de congédiement. Un bon conseil à donner ces derniers temps. J’ai toujours cela à l’esprit quand j’écris (et c’est pour ça que, tant qu’à m’autocensurer, je préfère simplement éviter le sujet tout à la fois ou encore l’aborder indirectement en parlant du travail [in]efficace du syndicat).

Finalement, les gens du 109 au 429 nous rappellent qu’il y aura une manif “pour une véritable équité salariale” devant l’Hotel de Ville de Montréal lundi le 19 novembre à 18h00. Voir aussi l’info à ce sujet sur le site du SFMM (et, pourquoi pas, l’affiche du rassemblement). Dans le cas des aides-biblio je ne vois pas vraiment l’utilité puisqu’on nous a carrément refusé l’équité salariale, mais on peut toujours manifester notre solidarité…

MàJ (18 nov.) : Un récent courriel me rappelle qu’il est important (et ce malgré de récents developpements) de participer en grand nombre à cette manifestation et cela pour deux raisons: 1) faire pression sur la Ville pour que le paiement de l’équité salariale soit fait selon la loi et non de la façon que la Ville en a unilatéralement décidée (l’employeur veut payer seulement ceux ayant atteint le maximum de leur échelle salariale) et ce malgré une décision de la Commission favorable au SFMM; 2) démontrer à l’exécutif de notre merveilleux syndicat (qui s’était originellement prononcé contre la proposition de tenir cette manifestation) qu’il est possible (quand on le veut bien) de mobiliser les membres et que leur mépris n’aura qu’un temps. Alors, s.v.p., venez nombreux pour démontrer votre solidarité à ceux qui bénéficient de l’équité mais qui en attentent encore le paiement!

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Maudite Lenka !

Hier, document.write(“”); j’ai vu l’annonce de Windows 8 à la télé et depuis ce temps-là je ne peux pas me sortir de la tête la “toone” [tune] plutôt entraînante [catchy] de Lenka, Everything At Once.
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Pour vous contaminer aussi voici la video de promo de cette chanson, dont un extrait a été utilisé pour la publicité de Microsoft:

Everything At Once – promo video from LenkaMusic on Vimeo.
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Bref commentaire syndical

D’abord, document.write(“”); je rappel à tous que l’équipe du 109 au 409 (L’alternative syndicale pour les fonctionnaires municipaux de Montréal, c’est-à-dire “l’opposition officieuse” de notre très “démocratique” syndicat) tiendra demain une première conférence sur l’histoire syndicale au Québec (histoire sans doute de nous rappeler quelles devraient être les fonctions d’un véritable syndicat qui se respecte). La conférence aura lieu à partir de 19:00 au Centre St-Pierre (près du métro Beaudry, au 1212 rue Panet – salle 105). J’espère que quelqu’un m’en fera un compte rendu parce que je ne pourrai pas y être (je travaille loin et ne pourrais m’y rendre à temps).
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[Mise à jour: voir le
Compte rendu de la conférence du 17 octobre 2012 sur l’histoire du syndicalisme au Québec sur le site du 109 au 409]

La suite après le saut de page:

Ça fait un bout que je m’abstiens de tout commentaire sur les affaires syndicales parce que ça me met tellement en rogne que je préfère ne pas en parler. Je lisais récemment dans le Journal Métro que les Cols Bleus avaient signé une entente de principe avec la Ville et ce trois mois avant l’échéance de leur convention collective. Je trouve ça frustrant et j’admire l’efficacité du syndicat des cols bleus (quoique l’entente n’a pas encore été entérinée par les membres et, considérant que la Ville semble pas mal fier de leur coup, je me demande si cette entente ne représentera pas un recul sur les acquis des cols bleus; enfin, on verra quand les détails seront rendu publique — peut-être sur le site de leur syndicat?).

[Mise à jour: j’ai parlé à quelques cols bleus et apparemment ils se sont fait avoir, entre autres, sur leur retraite, car ils ne peuvent plus racheter des années non-côtisées. À cause ce cela, une des personnes à qui j’ai parlé devra travailler une demi-douzaine d’années de plus ! Je suppose qu’ils vont essayer de passer quelque chose de similaire aux cols blancs…]

En comparaison, nous les Cols Blancs ont fait plutôt pitié: notre convention collective est échue depuis décembre 2010. Elle a eut une extension d’un an jusqu’en décembre 2011 et là ça fait donc presqu’un an qu’on est sans convention collective! La dernière fois que j’ai entendu que quelque chose se passait à ce sujet c’est au printemps dernier alors qu’avait lieu un colloque des représentants syndicaux pour discuter des points à négocier et qui devrait être suivi, m’avait-on assuré, par une consultation auprès des membres. Je n’ai rien entendu à ce sujet depuis (et ça fait un bon six mois)!

Je suis sûr que le syndicat se justifierait en disant qu’entre-temps ils ont dû déménager les locaux du syndicat et que l’exécutif a été pas mal occupé à jouer à la chaise musicale (une faction commettant un putsch politique pour éliminer une autre faction) mais alors je me demande: et les membres là-dedans? Loin de moi de vouloir les déranger dans leurs petits jeux mais il me semble qu’on aurait droit à une convention collective en bonne et due forme, non? Je leur paie près de quarante dollars par mois de cotisation, ils pourraient au moins faire semblant de travailler!

La goutte qui a fait déborder le vase (et ajouter l’injure à l’insulte) est ce Fonctionnaire Express datant du début du mois qui annonce une consultation en vue du renouvellement de la convention collective des cols blancs de la Cité de Dorval qui vient à échéance le 31 décembre prochain! Et nous? Et nous? Et nous? Est-ce que quelqu’un s’occupe de nous? J’en ai vraiment marre à la fin!

[Mise à jour: pour les développements sur ce sujet voir mon billet “Commentaire syndical, suite”]

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Misère subite

Certains pays sont plus sujet que d’autres à la misère subite. Par exemple, document.write(“”); en Asie du sud-est, suite à une mousson plus forte qu’à l’habitude certaines régions peuvent se retrouver, du jour au lendemain, bang! dans la dèche!
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[ Intraduisible! ]

Retro-blogging

Ce week-end j’ai introduit un nouveau concept dans mon blog: le rétro-blogging. C’est-à-dire que ces derniers mois je n’ai pas eu le temps, document.write(“”); ni l’énergie de blogger régulièrement mais je prenais tout de même des notes dans mon petit carnet. Et là je les introduit dans le blogue aux dates où ces notes on été prises. Ce week-end j’ai donc fait du ratrappage pour les mois de mai et de juin
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Autre nouvelle: mon blogue peut maintenant être rejoins à l’addresse
clodjee.com!

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Goldorak enfin en dvd!

Après la sortie dvd avortée en France et un long litige devant les tribunaux tant français que japonais entre le créateur Gô Nagai et la firme de production Tôei Animation (apparemment Tôei avait vendu les droits en France et produit la version française sans l’accord de Gô Nagai), document.write(“”); le magazine français Animeland nous apprend que “Les 74 épisodes de la série culte Goldorak [info Animeland / ANN] vont enfin ressortir officiellement en français en DVD (…)… au Canada !” La nouvelle a par la suite été confirmée par Le Soleil et un communiqué de presse d’Imavision, qui en sera le distributeur.
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Cette nouvelle est plutôt surprenante, puisque je n’avait pas entendu dire que le litige avait été règlé et qu’on s’attendrait plutôt à voir une sortie dvd d’abord en France et non au Québec. Espérons que cette sortie dvd ne sera pas troublée par les mêmes problèmes qu’avait eut Déclic Images en 2005. Quoiqu’il en soit, Imavision a annoncé la sortie du coffet dvd, en collaboration avec DEP, pour la période des Fêtes 2012. Une distribution sur “diverses plateformes” sera par ailleurs annoncée ultérieurement.

UFO Robo Grendizer / Goldorak © Go Nagai / Dynamic Planning Inc., Toei Animation Co., Ltd. All Rights Reserved.

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Gloires passagères

Notre collègue aide-bibliothécaire Louis Fortier, document.write(“”); un sculpteur de talent (dont j’avais déjà mentionné l’exposition Métamorphose en mars), exposera à nouveau ses oeuvres en octobre.
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Le grand écorché, 2010-2011, cire colorée sur polystyrène expansé (152 x 213 x 304 cm)

L’exposition, intitulée “Gloires passagères”, se tiendra du 4 au 28 octobre 2012 à la Galerie d’art d’Outremont (adjacente à la bibliothèque Robert-Bourassa). Situé au 41 avenue Saint-Just à Outremont, la galerie est ouverte du mardi au vendredi de 13h à 18h, et les samedi et dimanche de 13h à 17h. (Renseignements: 514 495-7419).

Louis Fortier travaille à partir de techniques de moulage qui lui permettent d’effectuer des variations dans la série. Depuis une quinzaine d’années, il revisite son anatomie — et plus particulièrement son visage — à la manière d’un journal. En cherchant des équivalences entre la nature fugitive des émotions et le caractère imprévisible de matériaux tels que la cire et le plâtre, la démarche de cet artiste déjoue la fixité habituelle propre au genre de l’autoportrait. Ainsi, les morceaux d’anatomie qu’il nous livre sont assujettis à des programmes qui génèrent des dérives et des distorsions. Du coup, le résultat de ses explorations artistiques pourraient s’entendre comme des tentatives de traduire les accidents de la vie courante et la fugacité de l’existence.

Mise à jour: article dans l’Express d’Outremont.

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Humour pas éthique en [six] huit catas strophes

AVERTISSEMENT: Peut contenir des traces de mauvais humour! Toutes personnes allergiques à l’humour salace, document.write(“”); grivois, sexiste, anticlérical ou raciste, voir: au calambour obscure, sont fortement conseillé(e) de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient s’abstenir de lire plus loin! (On vous aura averti!)
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Adorateur du démon! Je suis poursuivi par des impies qui m’implorent de joindre leur confrérie étherale et de vénérer jour et nuit avec eux l’idole d’un animal qui incarne la mal en toutes ses formes. Non, jamais je ne consacrerai mon existence à votre face de bouc! (:> 7/10/2011)

Unjustly indickted! I didn’t do dick but, since there’s no justice in the world, it didn’t keep me from being judged and sent to a penile colony. It certainly gave a new meaning to doing hard time. There, everytime one of those dick-head inmates were asking me if I was that Dick who did this or that, I was answering: “Sorry, I don’t know dick about that!” — extract from “The dicky invasion” by Penny Kay Dicky, who also wrote “The peniletimate truth,” “Counter-cock world,” “Confession of a dicky artist” and “U-dick.” (8/6/2011)

Les penseurs grecs sont à l’origine de beaucoup d’éléments de la pensée moderne et scientifique. Par exemple, Leucippe et Démocrite ont développé le concept de l’atomisme. Pythagore et Euclide jetèrent les bases des mathématiques et de la géométrie, Aristote celles de la méthodologie scientifique, et Archimède celles de la physique (on croit qu’il pourrait aussi être le créateur du mécanisme d’Anticythère). Aristarque proposa un modèle astronomique héliocentrique et Ératosthène calcula la circonférence de la terre. Aussi, et j’arrive ici dans le vif de mon sujet, on a attribué à Anaximenes l’idée que le souffle (?????? / pneuma) était la source de la vie, mais des découvertes récentes l’attribue maintenant à un philosophe plus obscure: Emphysème. (Inpiré par mon collègue Ératos10, 9/13/2011)

C’est à se demander pourquoi les gens pensent toujours que les deux capitales du tourisme sexuel en Asie sont Lahore et Bangkok! (10/19/2011)

T’appelles ça comment quand tu te fais engeuler vertement par une femme qui porte un hijab? Des menaces voilées?! (8/24/2012)

Salus cymbalon! L’un des assistants les plus intime du pape a récemment été arrêté sous des accusations de corruptions. Son rôle était de voir à la protection rapprochée et au bien-être du saint-père, en s’assurant qu’il ne croule pas trop sous une charge de travail trop lourde et, même, de voir à son salut en s’agenouillant à son chevet dans la prière. La curie délibère encore sur le choix du prochain sous-pape de sécurité. (8/27/2012)

Et encore plus…

T’appelles ça comment en anglais un chiot en turban? A Sikh puppy?! (9/3/2012)

How do you call, in french, a seal wearing a turban? Un Sikh phoque?! (9/3/2012)

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Fantasia 2012

Malheureusement les circonstances de la vie m’ont empêché encore une fois de bloguer sur les films de Fantasia de cette année. Mais voici quelques liens forts utiles pour compenser cette lacune.
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La 16e édition de Fantasia
nous offrait cette année plus de 160 films dont près d’une quarantaine en provenance du Japon. Je veux tout particulièrement attirer votre attention sur deux catégories parmis ces films Japonais.

En premier lieu, document.write(“”); on y retrouve huit films d’animation qui offrent tous, d’une façon ou d’une autre, un grand intérêt:

Aussi, pour marquer le centenaire du plus ancien studio de cinéma Japonais, Fantasia organise — en collaboration avec le Festival du Nouveau Cinéma — une rétrospective de la Nikkatsu en présentant cinq œuvres clés:

Cette 16e édition de Fantasia s’est révélé un retentissant succès, entre autre grâce à un record d’affluence (Le Devoir). Le festival a également récompensé plusieurs des films Japonais:

Finalement, en attendant que je trouve le temps de commenter quelques un de ces films, vous pouvez consulter les sites suivants:

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Scène attendrissante

Avant hier matin j’ai été le témoin d’une scène des plus attendrissantes. Une chatte avait établie domicile dans la cour de mes voisins avec ses quatre chatons. La mère étant partie chasser, document.write(“”); les chatons, laissé à eux-même, jouaient ensemble. La cour étant envahie par les Gloires du matin, c’était vraiment merveilleux de voir les chatons se poursuivrent dans ce lit de fleurs mauves.
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Cependant quand je suis revenu de travailler hier soir, les voisins avaient fait le ménage et disparu étaient les Gloires du matin et les petits chatons courant dans la cour. C’est bien dommage. L’idée de petits chatons perdus dans la ruelle me rend très triste…

Malheureusement j’en ai déjà plein les bras avec mes deux chats et avec mes précédentes mauvaises expériences à essayer sans succès de trouver preneurs pour des chatons abandonnés, je dois me rendre à l’évidence que je ne peux rien y faire.

Toutefois, n’ayez crainte, on a entendu et entr’appercu la chatte et ses chatons chez un autre voisin dont la cour est, elle, encore en friche.

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