R.I.P. Joël Champetier

Joel Champetier, Boréal 2008Joël Champetier est décédé d’une façon paisible durant la nuit du 30 mai. Je l’ai appris samedi matin par un coup de téléphone de Pascale Raud.

Il a vaillamment combattu la leucémie. Après de longues recherches afin de trouver un donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse, il a dû subir plusieurs traitements expérimentaux afin de faire reculer suffisamment la leucémie pour permettre la greffe. Après de nombreux revers, il a du se rendre à l’évidence: les traitements étaient inefficaces. Le 19 avril il s’est donc résigné avec une certaine sérénité à attendre la fin. Le 25 mai, il a décidé d’interrompre les transfusions de plaquettes et de sang et de s’en remettre aux soins palliatifs. Dans la dernière semaine, son état s’est rapidement détérioré. Nous savions tous que la fin était proche. Le 30 mai, il s’est paisiblement éteins dans son sommeil et a finalement trouvé la paix. [Photo prise à Boréal 2008]

J’offre donc toutes mes sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses lecteurs, mais tout particulièrement à sa courageuse compagne, Valérie Bédard.

Nous nous sommes rencontré, je crois, à l’un des ateliers d’écriture d’Élisabeth Vonarburg en 1981 et j’ai continué de le voir sporadiquement, de Boréal en Boréal. À mon grand regret, sans doute à cause de ma nature timide, je ne le connaissais pas très bien mais j’ai toujours grandement admiré tant sa personnalité affable et enjouée que son talent indéniable. J’ai eu le grand honneur de publier (sous la direction littéraire de Yves Meynard) deux de ses textes: “Les vents du temps” (dans Samizdat 8, 1987) et “Karyotype 47, XX, +21” (dans l’anthologie Sous des soleils étrangers, 1989). C’est la seconde fois que la leucémie emporte quelqu’un que je connais.

Une cérémonie de commémoration aura lieu à St-Séverin-de-Proulxville dimanche le 7 juin 2015 à 15h30. Pour en savoir plus ou pour rendre hommage à la mémoire de cet auteur des éditions Alire qu’on a parfois qualifié d’être le «Stephen King québécois» vous pouvez vous rendre sur la page Facebook de Joël Champetier.

De nombreux hommages lui ont déjà été rendu tant sur les blogues d’adeptes de la SFFQ (Culture des futurs, Frédérick Durand, Fractale Framboise, Michèle Laframboise, Une doyenne, une sorcière et un caniche pour ne citer que ceux là), dans les média (L’Écho Abitibien, Ici radio-Canada, Les Libraires, Locus, MonSFFA, Le Nouvelliste, et, bien sûr, Solaris) et même sur Youtube.

So long Joel, and thanks for all the soluble fish (and other stories) !
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipedia ]

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Solde de livres des ABM 2015

Comme toutes les années le <a href="http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4276, document.write(“”); 5496140&_dad=portal&_schema=PORTAL” target=”“new””>solde de livres des Amis des Bibliothèques de Montréal se tient à l’Aréna Étienne-Desmarteau (3430, rue de Bellechasse) du 2 au 10 mai, entre 13 h et 19 h.
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Vous y trouverez toutes sortes de livres qui ont été retiré de la collection des bibliothèques de la ville de Montréal (histoire de faire de la place pour les nouveautés). On y trouve de tout: romans, livres pour enfants, magazines, bandes dessinées, manga, livres en gros caractères, dictionnaires et documentaires sur des sujets variés (voyages, santé, sciences, histoire, politique, philosophie, anthropologie, informatique, etc.). Chaque jour des milliers de nouveaux livres sont ajoutés ce qui fait que le choix demeure toujours varié et bon.

C’est plus de 150,000 95 000 livres et revues (dont plus de 12,000 en anglais) offert à très bon prix (50 ¢ pour les livres jeunesses, revues et magazines; 1 $ pour les livres pour adultes; 2 $ pour les bandes dessinées et manga; ainsi que 3 $ pour les dictionnaires, encyclopédies et “beaux livres”).

Les dons du public sont aussi accepté. Vous pouvez donc apporter vos livres tous les jours du solde (sauf les samedis et dimanches). Il y a tellement de livres cette année (toutes les bibliothèques ont fait du ménage dans leur collection en prévision de l’installation des puces RFID dans les livres pour le nouveau système de prêt) que les dons du public ne sont plus acceptés!

C’est non seulement une aubaine pour vous mais en achetant vous contribuez à financer les activités d’animation dans les Bibliothèques de Montréal et à promouvoir la lecture. Tout le monde est gagnant! Même les livres qui trouvent ainsi de nouvelles familles pour les chérir!

Après la vente les livres restant sont offert à des associations sans but lucratif et groupes communautaires (comme Renaissance, l’Armée du Salut ou la Fondation des parlementaires québécois – Cultures à partager). Ultimement, le papier des invendus sera recyclé. Sauvez donc un livre en venant l’acheter à peu de frais!

Si le solde de livre est aussi populaire que les années précédentes (et les ABM ont fait beaucoup de publicité sur FB cette année) attendez-vous à des lignes d’attentes pour entrer dans les premiers jours…

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Bilal: La couleur de l’air

Après Animal’z et Julia et Roem, document.write(“”); voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal.
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“Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumonier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ?”

“Toujours magistral, tant dans la puissance et l’originalité de son récit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final à la trilogie amorcée dans Animal’z et poursuivie dans Julia et Roem.” (Texte du site de l’éditeur)

Découvert en septembre dernier, ce n’est que maintenant que j’ai pu mettre la main sur cet album où Bilal conclut une autre de ses trilogies graphiques. Trois groupes de rescapés qui voyagent chacun à leur manière (par terre, par mer et par les airs) finissent par se rencontrer dans une apothéose apocalyptique. La terre a entreprise un grand changement, le coup de sang, une sorte de reset écologique où la planète entière se met en mouvement, se reconfigure, se transforme, où les continents se déplacent, la pollution est aspirée dans les profondeurs du globe, la gravité s’inverse (faisant voler les maisons et les baleines), et où même la mémoire des Hommes est remise à zéro. Tout cela semble coordonnée par la conscience planétaire afin de finalement offrir aux survivants un nouvel Eden plein d’espoir naïf. Une tabula rasa presque biblique! [Ci-contre: page 53]

L’idée du reset écolo est assez intéressante et les dessins sont superbes mais le récit est plutôt faible. C’est vraiment beau ce crayonné plein de couleurs glauques un peu vaporeuses mais je ne peut être que déçu. Je suis tout de même content de l’avoir lu mais aussi bien aise de ne pas l’avoir acheté — heureusement qu’il y a des bibliothèques publiques!

Extraits des pages 7 à 9 (cliquez pour agrandir):

La Couleur de l’air, par Enki Bilal. Paris: Casterman, octobre 2014. 96 pgs, 24 x 32.1 x 1.5 cm, 18.00 € / $34.95 CAN, ISBN: 978-2-203-03309-2. Suggéré pour lecteur adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La Couleur de l’air © Enki Bilal & Casterman 2014.

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La Rose de Versailles – Episodes

Samedi dernier, document.write(“”); avant d’aller me coucher, alors que je prenais des nouvelles de mon entourage en parcourant Facebook, je suis tombé sur une entrée de NHK World qui annonçait une émission de “Booked For Japan” dédiée à Riyoko Ikeda! J’ai rapidement consulté l’horaire et découvert que l’émission était en cours. Alors j’ai immédiatement ouvert l’application NHK World sur mon iPad pour l’écouter. C’était plutôt intéressant (C’est juste dommage qu’on ne puise pas revoir ces émissions “Sur Demande” car j’aimerais bien la visionner de nouveau et vous y référer…) et cela m’a rappelé avoir lu que Riyoko Ikeda avait repris la production de son manga Versailles no Bara avec de courtes histoires publiées en feuilletons dans le magazine sh?jo Margaret de Sh?eisha.
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Booked For Japan” est une émission où l’animateur Robert Campbell, un spécialiste de littérature japonaise, discute chaque semaine avec un invité célèbre de sa lecture préférée afin de révéler ses valeurs et sa vision du monde. Le livre favori de Riyoko Ikeda est Man’s Search for Meaning de Viktor Frankl [Amazon, Goodreads, Nelligan].

Riyoko Ikeda est une mangaka de grand renom. Née en 1947, elle fait donc partie du célèbre Groupe de l’an 24. Elle a surtout produit des manga sh?jo ou josei historiques comme Oniisama e… (Très cher frère, 1975, 3 vols), Orpheus no Mado (La fenêtre d’Orphée, 1975, 18 vols), Jotei Ecaterina (L’impératrice Catherine, 1983, 5 vols), Eikou no Napoleon – Eroica (La gloire de Napoléon : Heroica, 1986, 11 vols), Porando Hishi Ten no Hate Made (Jusqu’aux frontières du ciel – Histoire secrète de la Pologne, 1991, 3 vols) ou encore Niberunku no Yubiwa (L’Anneau du Nibelung, 2000, 4 vols). [Voir aussi pour références, en anglais, ANN et Baka-Updates]

Toutefois, elle est surtout connue ici pour Berusaiyu no Bara (???????? / La Rose de Versailles, 1972, 10 vols) qui fut adapté en animation (connue ici sous le titre de Lady Oscar, 1979-80, 40 eps), au cinéma et même en comédie musicale (par la célèbre troupe de revue Takarazuka) ! Il me semble incompréhensible que de tout l’ensemble de son excellente oeuvre, La Rose de Versailles soit son seul manga à avoir été traduit ici (les deux premiers volumes ont d’abord été traduit en anglais en 1980 par Frederik L. Schodt pour l’éditeur japonais Sanyusha mais ce ne fut jamais disponible en Amériques — il en a toutefois mis un bref extrait dans son livre Manga! Manga! The world of Japanese comics [Amazon, Goodreads]; la traduction française est elle toujours disponible chez Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan]).

Riyoko Ikeda est aussi une femme aux talents multiples car, après avoir produit près d’une quarantaine de superbe manga, elle fait le choix difficile en 1995 de changer de carrière et entre à l’Université Musicale de Tokyo pour apprendre le chant! Après une brève carrière de chanteuse classique professionnelle, elle se rend compte qu’il est plutôt difficile de vivre du chant et revient tranquillement au dessin. [voir une entrevue et un extrait de concert sur Youtube]

Sous la pression de ses fans, Ikeda avait déjà écrit plusieurs compléments à ce qui est sans doute son ouvrage le plus populaire. En 1984, elle avait publié Berusaiyu no Bara Gaiden (?????????? / La Rose de Versailles Side-Stories) qui compilait quatre récits secondaires reprenant les même personnages et introduisant comme nouvelle protagoniste une petite fille nommée Loulou: “Loulou et la poupée qui l’accompagne”, “Le fils du général de Jarjayes ?!”, “Le pirate turc et la religieuse” et “L’élixir du diable”. Ce volume a été publié en français sous le titre La Rose de Versailles Vol. 3: Hors-Série par Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan].

D’une certaine façon, Eroica, en 1986, avait aussi été conçu comme une suite à La Rose de Versailles en continuant le récit de la révolution française avec l’avénement et les exploits de Napoléon Bonaparte. Il est vraiment dommage que cette (longue) série n’ait jamais été traduite. De même, si l’on pousse une peu plus loin, on peut aussi considérer comme une suite la série des BeruBara Kids (???? Kids / “BeruBara” étant la contraction typiquement japonaise pour “Berusaiyu no Bara”; 2006, 7 vols) une auto-parodie en 4-komas (histoires humoristiques en quatre cases) qui met en action les personnages de La Rose de Versailles en format SD (Super-Deformé) ou chibi (enfantin). Incroyablement, un premier volume de cette série est maintenant disponible en français chez Tonkam sous le titre La Rose de Versailles Kids. On aura vraiment tout vu !

Toutefois, et là on entre finalement dans le sujet dont je voulais vous entretenir, la véritable suite de La Rose de Versailles ce sont les Berusaiyu no bara episodes (???????? ???? / La Rose de Versailles – Episodes). En effet, ce n’est que quarante ans plus tard que Riyoko Ikeda nous revient avec une véritable suite! Le tout premier de ces nouveaux épisodes est paru dans un livre “spécial anniversaire” joint comme extra au numéro célébrant le cinquantenaire de Margaret, le magazine hebdomadaire shojo de Shueisha (le #10, paru le 5 mai 2013). Il s’agit d’une histoire courte de seize pages qui se concentre sur André quand il était un jeune garçon et avant qu’il ne rencontre Oscar.

Couverture du Margaret 2013 #10 et extrait des pages 1-10 de l’épisode #1:

Un deuxième épisode parait dans le Margaret 2013 #22 (du 5 novembre 2013):

Puis un troisième épisode parait dans le numéro double de Margaret 2014 #3-4 (30 Jan & 5 Fév):

Et un quatrième épisode parait dans Margaret 2014 #12 (20 mai 2014):

Cet épisode est dédié au subordonné d’Oscar, Alain de Soissons
L’épisode 5, qui suit le Major Victor Clement de Girodelle, est paru en deux parties: une première partie de trente-sept page dans le Margaret #22 (publié le 20 octobre 2014) et une seconde partie de trente-trois pages dans le Margaret #23 (publié le 5 novembre 2014), chacune comportant cinq pages en couleurs. L’épisode 6 a lui aussi été publié en deux partie: l’une dans le Margaret #8 (publié le 20 mars 2015) et l’autre dans le Margaret #9 (publié le 4 avril 2015) totalisant une centaine de pages. Cet épisode nous révèle le secret de la naissance d’Oscar!

Margaret 2014 #22 (20 oct) et Margaret 2015 #8 (20 mars)

En août 2014, Sueisha a compilé les quatres premiers épisodes en un onzième volume de la série La Rose de Versailles et en a profiter pour rééditer les dix premiers volumes. Les épisodes sont respectivement intitulés: “André Grandier”, “Girodelle”, “Hans Axel von Fersen” et “Alain de Soissons” d’après le personnage sur lequel l’histoire de chaque épisode est centrée. Dans cette compilation, le premier épisode comporte une quinzaine de pages en plus dont certaines en couleurs. Le volume comporte 184 pages (dont vingt-quatre en couleur) et se détail à ? 713 (à peu près $7.50 Can). Il est disponible sur Amazon au Japon mais peu d’autres détails sont connu pour l’instant et aucune annonce n’a encore été faite sur une éventuelle traduction française. Je n’ai trouvé pour l’instant qu’un seul article qui commente, en anglais, ce nouveau volume. Considérant le talent et ce que j’ai précédemment lu de l’oeuvre de Riyoko Ikeda, je ne doute pas que l’histoire soit fort intéressante (et, de plus, j’adore les manga historiques). Quand au dessin, le premier episode et les extraits que je vous ai présenté ici, parlent par eux-même et démontrent aisément que l’artiste a su pousser son talent encore plus loin. C’est tout simplement superbe!

Je vais probablement me procurer le premier volume japonais (pour mon épouse surtout), en attendant la parution du volume 12 (probablement cet été ou cet automne) et espérer que cette suite soit publiée rapidement dans la francophonie!

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La BD est Charlie

Parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours…
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“Du mercredi 7 janvier au vendredi 9 janvier 2015, document.write(“”); une série d’attentats a été perpétrée en France : plusieurs artistes et collaborateurs de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, ainsi que des membres des forces de l’ordre et de la communauté juive, ont perdu la vie dans des circonstances tragiques.”

“En réponse, des dessinateurs de presse et auteurs de bande dessinée du monde entier ont réagi spontanément à ces événements.”

“Émouvants, poétiques, humoristiques, violents, satiriques… 183 dessins de 173 auteurs ont été rassemblés dans un recueil intitulé La BD est Charlie : hymne à la liberté d’expression permettant de témoigner de l’incroyable solidarité artistique que ce drame a suscité.”

“À l’initiative du groupe BD du Syndicat National de l’Édition, cet ouvrage est réalisé au profit des familles des 17 victimes des attentats, à qui sera reversée l’intégralité des bénéfices. Il a été publié conjointement et solidairement par les maisons d’édition de bande dessinée françaises qui ont offert gracieusement leurs services.”

“Dessinateurs, éditeurs, diffuseurs offrent tous leurs droits et leurs services, imprimeurs, papetiers, distributeurs travaillent à prix coûtant.”

«L’humour est un coup de poing dans la gueule.»

Cavanna, cofondateur de Hara Kiri et de Charlie Hebdo

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Ce “recueil est voué au dessin” et est dédié aux victimes des attentats : Frédéric Boisseau, Philippe Braham, Franck Brinsolaro, Jean Cabut dit Cabu, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier dit Charb, Yohan Cohen, Yoav Hattab, Philippe Honoré dit Honoré, Clarissa Jean-Philippe, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, François-Michel Saada, Bernard Verlhac dit Tignous, et Georges Wolinski dit Wolinski. Cliquez sur les liens pour découvrir et vous souvenir (com-mémorer) qui étaient chacunes de ces victimes. Ce sont eux qui doivent être célébré. Je ne crois pas que l’on ait un devoir de mémoire envers les barbares qui ont perpétré ces actes sanguinaires au nom d’une idéologie et d’une religion qu’ils ne comprenaient probablement pas vraiment. [ci-contre: page 6]

Je crois qu’il est tout a fait louable de vouloir rassembler les caricatures produites en réaction aux attentats de janvier 2015 et de le faire au profit des victimes. Malheureusement ce n’est qu’une sélection et la qualité de l’ensemble est très variable. La plupart des caricatures marquantes qui ont été publié dans les journaux ou sur les réseaux sociaux dans les jours qui ont suivi s’y retrouvent (mais pas toutes) mais certaines sont plutôt médiocres (c’est quand même pas aussi pire que la plupart des dessins non-retenu!). J’ai bien aimé celle du crayon brisé qui devient deux crayons (par Lucille Clerc) ou celle du terroriste qui se justifie en disant “he drew first” (par David Pope). Je me souviens d’avoir vu d’excellentes caricatures en ligne qui ne s’y retrouvent pas. Dommage. Toutefois on peut retrouver l’intégralité (?) des dessins soumis sur les albums de la page Facebook du Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême (album 1, album 2 et album 3).

Ce que j’ai bien aimé c’est qu’il n’y a pas que des caricatures hommages ou du genre “la lutte continue” mais aussi, dans le même esprit bête et méchant de Charlie Hebdo, des caricatures qui critiquent l’hypocrisie ou les excès dans les réactions aux attentats.

C’est donc plutôt moyen dans l’ensemble mais cela fait tout de même une assez bonne (mais très brève — ce ne sont que des dessins après tout) lecture de chevet apte à susciter un peu de réflexion.

On a beau critiquer, comme l’a fait le Pape François, l’aspect provocateur de l’humour à la Charlie Hebdo, mais on ne pourra jamais interdire la satire. Je l’ai déjà dit, je suis également de tout coeur avec la France qui proclame la liberté d’expression à tout prix (sauf, bien sûr, dans le cas de discours haineux). J’ai aussi beau être partisan de la sécularité, il ne faut tout de même pas oublié que cela inclut la liberté de religion (tant pour l’un que pour l’autre). Il faut simplement trouver une bonne balance entre les deux. Quand on vous insulte, si l’on dit des choses désagréable à votre égard, ou à l’égard de ce qui vous est cher, on peut argumenter, raisonner, faire valoir son point de vu divergeant, à la rigueur ignorer l’affront, mais il ne faut jamais au grand jamais répondre par la haine et la violence. C’est un principe primordial de civilité.

La satire de Charlie Hebdo s’accepte plus facilement quand l’on comprend d’où vient cette attitude insolente et irrévérencieuse. Cavanna, cofondateur avec le Professeur Choron de Hara Kiri et Charlie Hebdo, nous l’explique un peu en préface de l’ouvrage:

“(…) nous n’avions pas l’intention de faire de l’humour (…) mais bien de rire, de rire et de faire rire sans entraves, sans tabous et sans prétendre réformer les moeurs ou la morale, Rien n’est sacré. Pas même le bon goût. Pas même le militant. Surtout pas le croyant. Ne croyant à rien de transcendant, nous n’avions rien à respecter. L’humour est un coup de poing dans la gueule. Cette phrase, que je revendique, fut notre profession de foi. Rien n’est tabou, rien n’est sacré. (…) nous riions de tout et de tous. Le rire est brutal, provocateur, imprévisible, injuste, sans pitié. Il ne venge, ne punit ni ne juge. Il s’en fout.”

Autres extraits, pages 7 à 9 (cliquez pour agrandir):

La BD est Charlie, Collectif. Grenoble, Glénat, février 2015. 17 x 24 x 1,4 cm, 176 pg., 10,00 € / $22.95 CAN. ISBN: 978-2-344-00934-5. Suggéré pour lecteur adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La BD est Charlie © 2015, multi-éditeurs.

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Les vexations de la vie de salaryman

Il y a de ces journées où rien ne va. Déjà que c’est la journée de la semaine où je dois me lever tôt mais en plus ça ne filait vraiment pas. Je me sentais l’estomac barbouillé et j’étais un peu nauséeux…
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Après une marche dans le froid glacial de février, document.write(“”); je monte dans une autobus bondé. Je dois resté debout ce qui fait que les cahots, balancements et arrêts brusques de l’autobus font ressortir la douleur dans mon vieux genou gauche. Il n’y a pas de places assises, du moins aucun siège accessible. À quelques mètres devant (enfin, vers l’arrière du bus) il y a bien un siège que personnes n’occupent parce que le monsieur assis à côté doit avoir des couilles si grosses qu’il garde les jambes ouvertes à quarante-cinq degrés. Personnes n’ose lui dire de se tasser un peu. C’est un gros monsieur, bien costaux. Moi, je lui dirais bien mais je ne peux même pas m’y rendre tellement c’est bondé. Et puis le jeune homme en avant de moi a gardé son sac à dos aux épaules, et n’arrête pas de me le balancer au visage. Je lui dirais bien que les sacs à dos ont été créé avec des poignées pour une bonne raison et qu’il serait plus courtois de tenir son sac par la dite poignée, mais l’expérience m’a prouvée que les jeunes de nos jours réagissent plutôt mal à la critique, souvent par de la violence verbale ou autre… Alors j’endure. Après tout la station de métro n’est pas bien loin.

Je n’attend pas trop avant que le métro n’arrive. Enfin une place assise. Puis, je descend pour changer de ligne. Je n’attend pas trop non plus pour la correspondance. Oh, joie! Le métro n’est pas trop bondé et il y a même une place de libre. Mais une jeune femme arrive par derrière au pas de course, me bouscule et prends le siège! Vraiment aucun respect pour les personnes âgées! Je fini par trouver un siège à la station suivante, juste sur le bord de la porte. Un monsieur qui entre vite me frappe le genou avec sa mallette. Devant mon exclamation de douleur et le regard noir que je lui jète il me rend un air d’incompréhension, comme si j’étais un extra-terrestre. Des fois, je sens vraiment que j’en suis un dans cette société d’individualistes bornés et idiots.

[ Continuez à lire après le saut de page ]

Arrivé à destination, je claudique jusqu’au travail dans la neige accumulée durant la nuit. J’ai une longue journée de labeur épuisant devant moi, à vider les nombreuses caisses de livres qui nous arrivent du service de prêt inter-succursale et à faire des courbettes polies devant les usagés de la bibliothèque — la plupart sont des incultes grincheux qui viennent surtout pour utiliser les ordinateurs afin de naviguer sur l’internet vers leur page Facebook ou de quelconques jeux videos, ou bêtement pour emprunter des dvds, mais heureusement il y en a plusieurs qui y viennent dans une véritable quête de savoir ou simplement pour trouver une bonne lecture. Et dire que c’est sensé être un boulot peinard de col-blanc! J’ai plus l’impression de faire l’ouvrier.

Durant ma pause-repas, je mange mon sandwich sans grand enthousiasme et je vais m’assoir dans la bibliothèque pour lire les actualités et un peu de manga. Le vieux monsieur assis en face de moi pratique vraisemblablement une hygiène douteuse car son odeur fait revenir ma nausée. Ce genre là (des sdf à la recherche de chaleur ou des vieillards négligeants) est assez fréquent dans la bibliothèque. De retour au boulot, je vais ramasser le courrier. La boite aux lettres est finalement accessible après que j’ai rappelé au concierge de pelleter la neige qui en rendait l’accès difficile et m’obligeait à partiellement escalader le tas de neige (j’en avais déjà touché un mot à mon patron à plusieurs reprises sans grand succès). Comme je ne peux pas perdre trop de temps à cette tâche simple, je ne prend pas la peine de mettre mon manteau ni mes bottes et je sors en souliers. Il neige légèrement alors, même si les marches ont été nettoyé un peu plus tôt, elles demeurent glissantes, surtout en souliers! Inévitablement je glisse sur le haut des marches, jusqu’à la première marche, puis jusqu’à la seconde et la troisième. Toc, toc. toc.

Je m’imagine déjà chutant et m’ouvrant le crâne sur le coin d’une marche, gisant des heures dans le froid, inconscient, sous les regards indifférants des passants qui entrent et sortent de la bibliothèque… Toutefois, un habile mouvement du bassin et quelques battements de bras me permettent de modifier mon centre de gravité et de conserver mon équilibre de justesse. Ouf! Malheureusement cette manoeuvre salvatrice s’est faite au prix d’une entorse au dos. Elle exprime son existence par une douleur lancinante qui s’accroit un peu tout au long de la journée. J’ai néanmoins une bonne résilience face à la douleur et j’endure…

Heureusement, le reste de la journée et le retour à la maison se déroule sans autre incident. Quelle journée! J’imagine que cela aurait pu être pire car vendredi treize c’est pas aujourd’hui mais demain!

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Quand les Égyptiens riaient à l’idée du port du voile!

Hier je suis tombé sur ce vidéo en parcourant Facebook. Je l’ai trouvé tellement intéressant que je le partage ici avec vous.
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Dans ce discours de 1966, document.write(“”); Gamal Abdel Nasser (qui fut le charismatique et progressiste président d’Égypte de 1956 à 1970) fait état de sa rencontre avec les Frères Musulmans en 1953 et le fait qu’ils exigeaient qu’il impose le port du voile aux femmes. Cette idée fait rire la foule!


Ce video semble avoir refait surface en 2012, au moment où Mohamed Morsi et les Frères Musulmans prenaient le pouvoir en Égypte, comme en fait foi cet article sur France 24. Il existe aussi sur Youtube une version du discours sous-titrée en anglais.

Dans une version plus longue de ce discours (14:26 min. sur Youtube), il continue en mentionnant que les Frères Musulmans exigeaient aussi qu’il interdise le travail des femmes et qu’il ferme les théâtres et cinémas. Il poursuit ensuite en exposant le complot des Frères Musulmans.

Il est amusant de constater qu’il y a une cinquantaine d’année l’idée de voiler le femmes faisait rire les Égyptiens. Aujourd’hui, alors que le fondamentalisme des musulmans plus radicaux a beaucoup progressé dans le monde arabe, je ne crois pas qu’il y ait matière à en rire… D’une certaine façon, et c’est peut-être surprenant, on voit bien que les choses n’ont guère changer dans le monde arabe et que, finalement, ce genre d’idée extrémiste ne date pas d’hier.

Vous pouvez lire la transcription de cet extrait du discours après le saut de page:

En 1953, nous voulions vraiment, honnêtement, collaborer avec les Frères Musulmans, pour qu’ils avancent dans le droit chemin.

J’ai rencontré le conseiller général des frères musulmans.

Il a présenté ses demandes.

Il a demandé quoi ?

D’abord, m’a-t-il dit, il faut que tu imposes le voile en Égypte et que tu ordonnes à chaque femme qui sort dans la rue de se voiler.

[ Éclats de rire dans l’assistance. ]

[ Nasser lève une main en l’air, l’air de dire « Oui, c’est incroyable, je ne fais que retranscrire. » ]

À chaque femme dans la rue.

[ Un homme crie dans l’assistance « Qu’il le porte lui même ! ». Redoublement des rires dans l’assistance. Nasser sourit. Applaudissements nourris du public. ]

Et moi je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait [référence à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah, au XIe siècle] et et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la nuit tombée.

Moi à mon avis, chacun est libre de ses choix.

Il me répondit : « Non ! C’est à toi de décider en tant que gouverneur responsable. »

Je lui répondis : « Monsieur, vous avez une fille à la faculté de médecine et elle ne porte pas le voile.

[ Rires et débuts d’applaudissements. Mais Nasser continue. ]

Pourquoi ne l’obligez vous pas à le porter ?

Si vous…

[ Applaudissements plus nourris, obligeant Nasser à s’interrompre. ]

Si vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une seule fille, qui plus est la vôtre, comment voulez vous que je le fasse porter à 10 millions de femmes Égyptiennes?»

[ Explosion de rires dans l’audience. Nasser rit allègrement. ]

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Cesare (8)

Cesare_8-cov“Alors qu’Angelo est enfin autorisé à quitter la chambre, Cesare lui témoigne sa confiance en lui remettant la clé de son cabinet de travail, tandis que Silenzio lui apprendra l’espagnol. Mais ce n’est pas la seule occasion de se réjouir : le monde chrétien est en liesse après la prise de Grenade, qui vient marquer la fin de la Reconquista !”

“Pour fêter l’événement, l’héritier des Borgia se voit inviter à Florence par les Médicis… L’occasion pour lui de vérifier de ses propres yeux les rumeurs alarmantes qui courent sur la santé de son hôte. L’archevêque de Pise est également convié aux célébrations, car Lorenzo et lui doivent impérativement trouver un terrain d’entente pour défendre la Toscane contre ses voisins du nord. Cesare parviendra-t-il à amener les ennemis d’hier à devenir les alliés de demain ?”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Cesare (7)

Cesare_7_cov“Angelo se retrouve pris malgré lui dans les intrigues qui se tissent autour de Cesare: afin de confirmer ses soupçons,  le jeune Espagnol l’utilise comme appât pour tendre un piège aux membres de la Fiorentina. C’est ainsi que Draghignazzo et Roberto se révèlent être les responsables de l’incendie de la manufacture… Malheureusement, le plan tourne mal. Tandis que Draghignazzo fait une chute fatale en essayant de s’enfuir, Roberto poignarde Angelo en tentant d’éliminer l’héritier des Borgia !”

“De retour à l’archevêché, Cesare prend immédiatement les dispositions nécessaires pour soigner notre Florentin, qui échappe de peu au pire. Et alors que les tensions entre les cardinaux agitent une Rome déjà tendue par l’attente du prochain conclave, les célébrations de la Nativité sont sur le point de débuter…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le chat du rabbin 5. Jérusalem d’Afrique

chat-rabbin-5-jerusalem-d-afrique“Alors que Zlabya s’ennuie au côté de son époux, le rabbin reçoit une caisse contenant un peintre russe voulant parcourir l’Afrique pour retrouver la douzième tribu d’Israël.”

“Cinquième tome du best seller de Joann Sfar, Jérusalem d’Afrique est un éblouissant voyage dans une Afrique sublimée, croisement improbable sur plus de 80 pages entre Tintin au Congo et les chefs-d’oeuvre d’Albert Cohen. Et en plus le chat reparle.”

“Absolument indispensable.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le chat du rabbin 4. Le paradis terrestre

chat-rabbin-4-paradis-terrestre“Nous avions quitté le chat perplexe, à Paris, sous la pluie. Le voici de retour en Algérie, aux alentours d’Oran plus précisément. Là, il va passer quelques jours avec le Malka des lions, véritable légende vivante, mais légende qui vieillit et s’interroge sur le sens de la vie.”

“Savoureuse aventure philosophique, brillante digression théologique, ce quatrième tome du Chat du Rabbin est une pure merveille qui confirme le statut particulier de l’une des oeuvres majeures de la Bande Dessinée contemporaine. Deux ans se sont écoulés depuis la sortie de L’Exode, le précèdent tome du Chat du Rabbin, deux ans pendant lesquels la série est devenue, avec plus de 300 000 exemplaires vendus, le plus grand succès de la nouvelle Bande Dessinée et un véritable phénomène de société, qui a même débouché sur une pièce de théâtre.”

“Ce quatrième tome voit le retour du Chat en Algérie, aux alentours d’Oran, ce qui permet à Joann Sfar de dessiner d’un trait sensuel le Maghreb, le désert et les villes du Sud, balade qui le rapproche parfois de Pratt. Mais l’auteur profite surtout de son Chat pour tranquillement philosopher et reprend avec son lecteur cette conversation informelle autour de Dieu et des hommes, un dialogue délectable, et toujours jouissif dont on ressort un peu meilleur, en se posant plus de questions qu’avant d’en commencer la lecture.”

“Que peut-on demander de plus à un livre ?”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le maître des livres (2)

“Mikoshiba, document.write(“”); qu’on appelle affectueusement “le champignon”, est le célèbre bibliothécaire pour enfants de “La rose trémière”. Derrière sa façon un peu rude de parler se cache en fait un personnage très agréable que les gens découvrent à travers les livres qu’il conseille. Adulte tourmenté ou enfant triste, chacun ressent le besoin de lire des livres.”
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“C’est à travers la rencontre de ces personnes que nous est contée la suite des aventures de Mikoshiba, le “sommelier du livre pour enfant”.”

(Texte de la couverture arrière)

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Comme je l’ai déjà dit dans mon commentaire du premier volume de cette série, Le maître des livres (????? / Toshokan no Aruji / lit. “Le seigneur de la bibliothèque”) est un manga seinen par Umiharu Shinohara qui est couramment prépublié en feuilletons dans la magazine Weekly Manga Times de l’éditeur japonais H?bunsha. Compilé en volumes (tank?bon) depuis août 2011, il y a neuf tomes de parus au Japon jusqu’à maintenant (le plus récent à la mi-novembre 2014). Publié en français par Komikku Éditions, le deux premiers volumes sont paru simultanément en août 2014, un troisième en début décembre et un quatrième devrait paraître vers la mi-mars 2015. Vous pouvez consultez un extrait d’une quarantaine de pages du premier volume.

Maintenant que les prémices de l’histoire sont établi et que nous connaissons bien les personnages principaux, le deuxième volume de la série peut nous entraîner dans des récits un peu plus complexes et riches qui se permettent d’approfondir sur la vie des personnages secondaires, c’est-à-dire les employés et les usagers de la bibliothèque. On retrouve donc huit petites histoires différentes.

Dans la première histoire (chapitre 10: “Le bonheur de ma mère”), Monsieur Miyamoto se présente à la bibliothèque avec une collègue de travail, Kaneko, et sa fille Risa. Elle exprime très clairement son intérêt envers M. Miyamoto (qui en est tout a fait inconscient), au grand désarroi d’une des employés de la bibliothèques, Mizuho, qui a aussi des vues sur lui. Elle tombe par hasard sur un livre d’histoire de son enfance, Papa-Longues-Jambes de Jean Webster, et en se remémorant l’histoire et en discutant avec M. Miyamoto elle réalise des choses. Elle pensait que son chef ne portait pas attention à elle mais en fait, comme il se cherche encore, il n’a pas de place à lui accorder dans sa vie. Elle décide donc d’arrêter de chercher le “Papa-longues-jambes” de ses rêves et de cesser de courir après Miyamoto.

Dans la deuxième historie (chapitre 11: “La librairie et la bibliothèque”), Miyamoto se rends dans une librairie pour faire un achat. Il rencontre un jeune libraire très (trop) enthousiaste. Plus tard, un personnage louche rode autour de la bibliothèque et les employés découvrent qu’il s’agit du jeune libraire qui perçoit la bibliothèque et surtout Mikoshiba, comme un compétiteur, voir un ennemi! Il croit que les bibliothèques sont la cause du déclin des ventes en librairies. Son patron, qui passait par là pour venir faire une livraison de livres à la bibliothèques, le détrompe: non seulement les bibliothèques s’approvisionnent auprès des librairies locales mais elles contribuent à faire la promotion des livres et donc génèrent de la clientèle! “En bref, une bibliothèque est un lieu qui te procure l’envie d’aller acheter tes livres.”

La troisième histoire (chapitre 12: “Tombe amoureuse, jeune femme”) tourne autour de Kanda Mizuho, une employé de la bibliothèque qui est amoureuse de Miyamoto, qui lui ne se rend compte de rien. Sur la suggestion de ses collègues elle crée une excuse pour sortir avec Moyamoto et lui raconte comment elle a acquit de l’expérience à la bibliothèque. Mikoshiba lui recommanda de lire Les quatre filles du docteur March, qui la séduisit immédiatement. “Il n’y a pas besoin de se forcer à connaître tous les livres” lui dit-elle. “Commence par ceux qui t’intéressent. Il te suffira de te spécialiser dans le genre littéraire qui te plaira.”

Dans la quatrième histoire (chapitre 13: “La journée des adolescents”), un vieil homme se présente à la bibliothèque en pleine canicule. Il cherche à retrouver un livre dont il n’a jamais connu le titre. Pendant la guerre, alors qu’il était enfant, un de ses ami lisait ce livre et le lui racontait mais il n’y portait pas vraiment d’intérêt. Il le regretta lorsque son ami mourru dans un bombardement. Évidemment Mikoshiba, avec quelques indices (des éléments de l’histoire et le fait que c’était pré-publié dans le magazine “Le club des adolescents”) trouve tout de suite qu’il s’agit de L’oeil du tigre de Hitomi Takagaki.

Le récit suivant (chapitre 14: “Avec mon père”) nous raconte l’histoire du petit Léo dont le père est revenu après une longue absence, mais celui-ci a de la difficulté à “communiquer” avec son fils. Mikoshiba l’aide en lui montant comment raconter une histoire à son fils. La sixième histoire (chapitre 15-16: “Le coquillage de feu”) met en scène Kayo, une autre employée de la bibliothèque. Comme le vieux monsieur dans une histoire précédente, elle demande à Mikoshiba de retrouver un livre qu’elle a lu dans son enfance. Après une brève description, il le trouve tout de suite: il s’agit du livre Le coquillage de feu du célèbre auteur japonais Kenji Miyazawa. C’est l’histoire d’un lapin qui trouve une pierre qui brille et dont la possession lui amène le respect des autres animaux, mais ses mauvaises actions (que lui reproche son père) fait que la pierre perd sa luminescence et qu’il perd la vue. Un peu plus tard un itinérant entre dans la bibliothèque et Kayo le fou à la porte sans ménagement et semble par la suite bouleversée. Pour l’aider ses collègues l’amène prendre un verre pour la faire parler. Elle raconte que l’itinérant est en fait son père qui a abandonné sa famille il y a de nombreuses années, plongeant sa mère et elle dans des difficultés. Elle se remémore qu’un bibliothécaire lui avait jadis fait comprendre la véritable morale de l’histoire (et donné l’envie de devenir bibliothécaire à son tour). Elle comprend aussi que son père n’était peut-être pas aussi égoïste qu’elle le pensait. En fait, il venait à la bibliothèque pour faire de la recherche d’emploi…

Dans la septième histoire (chapitre 17: “Le premier pas”), le jeune libraire Mamoru Isaki rêve de devenir auteur d’histoires pour enfants. Mikoshiba lui suggère de la lire aux enfants à la prochaine heure du conte mais il hésite car son histoire n’est pas terminée. Il tente l’expérience néanmoins et la réaction des jeunes l’encourage et lui permet de compléter et améliorer son histoire. Dans la dernière histoire (chapitre 18: Chant de Noël), des lycéennes du club d’étude de littérature pour enfants se propose de donner bénévolement un activité pour la fête de Noël de la bibliothèque. L’une d’entre elle est en fait la petite soeur de Mikoshiba. Ils ne se sont pas vu depuis le divorce de leur parent. On en apprend un peu sur l’enfance de Mikoshiba. Sa soeur lui reproche d’avoir manqué à ses obligations et d’avoir choisi de faire le travail dont il rêvait en étant un grand amoureux des livres.

Ce titre est donc toujours (et même un petit peu plus que le premier volume) un manga amusant, bien écrit et plutôt éducatif qui nous fait découvrir — ou re-découvrir — l’univers de la littérature jeunesse classique. À lire absolument particulièrement si vous travaillez dans une bibliothèque (jeunesse)!

Le maître des livres vol. 2, écrit et illustré par Umiharu Shinohara. Paris, Komikku Éditions, août 2014. 224 pages, 13×18 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 979-10-91610-63-6. Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

Toshokan no Aruji © 2012 Umiharu Shinohara • H?bunsha. All rights reserved.

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Expo De Van Gogh à Kandinsky

Cet après-midi j’ai visité l’exposition “DE VAN GOGH À KANDINSKY: De l‘impressionnisme à l’expressionnisme, document.write(“”); 1900-1914” au Musée des beaux-arts de Montréal. Cette exposition a été créé par Timothy Benson, conservateur de l’expressionnisme allemand au Los Angeles County Museum of Art, qui a fait beaucoup de recherche sur ce mouvement. Cela l’a amené a découvrir les inspirations et influences des artistes allemands et les interactions qu’ils ont eu avec les artistes français, les collectionneurs, les marchands d’art, etc. Il a tenté de rendre ses recherches accessible au grand public avec cette exposition qui nous offre une centaine d’oeuvres, autant de dessins et gravures, et près de deux-cent photographies.
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On entend souvent parler de diverses choses dans la vie mais il n’y a rien comme une illustration (ou une peinture) pour nous les faire bien comprendre. Cette exposition nous illustre donc des grands mouvements artistiques comme l‘
impressionnisme, l’expressionnisme ou le postimpressionisme, mais aussi des genres intermédiaires comme le pointillisme, fauvisme, le cubisme ou surréalisme. C’est aussi une bonne occasion de voir des oeuvres de grands maîtres (ce n’est pas la première fois que j’en voyais mais il est toujours agréable d’en découvrir de nouvelles) comme le Douanier Rousseau, Matisse, Cézanne, van Gogh ou Gauguin mais aussi de découvrir des artistes peu connu ici (comme Kirchner, Kandinsky, Campendonk, ou Marc) ainsi que le pendant allemand de l’expressionnisme français comme les mouvements Die Brücke (Le Pont, inspiré du pointillisme qui cherchait à faire disparaitre les détails) ou Der Blaue Reiter (Cavalier Bleu, inspiré du postimpressionnisme).

Ce n’est pas toutes les oeuvres qui vous plairons (personnellement j’ai tendance à préférer l’art figuratif mais j’ai tout de même été impressionné par certaines pièces plus abstraites) mais même si ce n’est pas nécessairement notre tasse de thé (comme disent les anglais) on peut toujours en apprécier la qualité (quoique certaines oeuvres auraient sans doute pu être créées par des enfants)…

Il reste à peine plus d’une semaine pour voir cette magnifique exposition, alors dépêchez vous sinon il ne vous restera plus qu’à acheter le catalogue de l’exposition disponible à la boutique du musée, en librairie ou à la bibliothèque (tristement, seulement à la BANQ car il ne semble pas encore disponible dans le réseau des bibliothèques de la ville de Montréal).

Comme c’est souvent le cas dans les musées on ne pouvait pas prendre des photos de toutes les oeuvres (mais au moins il y en avait dont on pouvait se prendre un petit souvenir). Malgré tout je n’ai pris que très peu de photos car, je ne sais pourquoi, je suis toujours un peu gêné de prendre des photos en public. Et, contrairement à mon habitude, je n’ai pas pris de clichés des notices descriptives, ce qui fait qu’il m’a fallut de longues heures de recherche pour identifier en détails certaines oeuvres… Voici, sur Flickr, un diaporama de mes quelques souvenirs de cette visite:

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Le site du Musée des beaux-arts de Montréal consacré à l’exposition “De Van Gogh à Kandinsky” nous donne plusieurs bels exemples des oeuvres exposées, mais en voici tout de même quelques unes pour faire bonne mesure:

Cuno Amiet
Portrait du violoniste Emil Wittwer-Gelpke
Huile sur toile (1905)
Kunstmuseum Basel, Birmann-Fond 1975.

Vincent van Gogh
Le Restaurant de la Sirène à Asnières
Huile sur toile (1887)
Paris, Musée d’Orsay, legs Joseph Reinach, 1921

Robert Delaunay, La Tour rouge (détail), huile sur toile (1911-12), Solomon R. Guggenheim Museum Founding Collection [Photo The Solomon R. Guggenheim Foundation / Art Resource, NY].

“Libéré d’une année d’obligations militaires, le peintre parisien Robert Delaunay réalise, entre 1909 et 1914, plusieurs séries de toiles magistrales qui établissent rapidement sa réputation à Paris et ailleurs. Les trois séries de cette période exceptionnelle – Saint-Séverin, Les Fenêtres et Tour Eiffel – ont eu une influence considérable sur les artistes de Die Brücke et sur leur cercle élargi en Allemagne. La Tour rouge a été exposée à Berlin en 1912 à la galerie Der Sturm. D’autres peintures de la même série, que des artistes allemands, dont Feininger, ont vues, avaient été montrées plus tôt à Paris.”

“Dans cette œuvre ambitieuse, Delaunay se souvient des leçons du cubisme, et de ses surfaces fragmentées étroitement imbriquées. Il représente ce grand symbole d’innovation, d’optimisme et de progrès qu’est la tour Eiffel dans son style appelé « orphisme ». Rompant de façon saisissante avec la modestie revendiquée des natures mortes cubistes, Delaunay établit un parallèle entre sa peinture et l’esprit moderne symbolisé par la tour Eiffel. Ce monument, également un émetteur- récepteur d’ondes radio, incarne les communications internationales. Il correspond à son désir de briser les frontières et de transformer l’Europe en une communauté intégrée. Delaunay reconnaît sa dette envers les séries peintes par Cézanne et Monet – dont quarante-huit Nymphéas ont été présentés à la galerie Durand-Ruel en 1909. LaTour rouge est vue depuis une fenêtre, combinant ainsi les mondes intérieur et extérieur.” [Texte de présentation du musée]

Franz Marc, Écuries, huile sur toile (1913). New York, Solomon R. Guggenheim Museum, Solomon R. Guggenheim Museum Founding Collection. Photo: The Solomon R. Guggenheim Foundation / Art Resource, NY.

“Convaincu par sa foi panthéiste que la civilisation va à l’encontre des forces spirituelles de la nature, qui aurait conservé un sacré propre depuis longtemps perdu par l’homme, Franz Marc fait des animaux l’un de ses sujets de prédilection. Les représentations qu’il en fait, ainsi que celles de scènes à l’état sauvage, sont pour lui bien plus qu’une copie objective des apparences : c’est une façon de tendre vers une spiritualité intérieure.”

“L’une de ses œuvres les plus célèbres, les Écuries, est la dernière des toiles majeures qu’il consacre aux chevaux, son sujet favori. Il se passionne alors de plus en plus pour la recherche d’un vocabulaire formel abstrait capable d’exprimer les aspects universels de la vie, tout en restant fidèle à un contenu spécifique et symbolique. De fait, cette œuvre combine une structure autonome et non-objective de formes géométriques puisées dans la réalité des écuries (les lignes droites et parallèles) avec les cinq chevaux (représentés par des cercles) afin de créer une surface picturale totalement nouvelle, équilibrée et harmonieuse. Bien que le sujet et la forme soient indissociables, Marc semble souligner la nature non-objective des bandes colorées verticales et diagonales entrecroisées, ponctuées de formes circulaires. Il utilise également des couleurs autoréférentielles pour souligner le rôle évocateur et éloquent des tons lumineux.” [Texte de présentation du musée]

Paul Gauguin
Le Gardien de porcs (détail)
huile sur toile (1888)Los Angeles County Museum of Art, gift of Lucille Ellis Simon and family in honor of the museum’s twenty-fifth anniversary.

Paul Cézanne
Paysan en blouse bleue
Huile sur toile (c. 1896-1897)
Fort Worth (Texas), Kimbell Art Museum

Et bien sûr, la bannière au début de ce billet nous montre un détail de la superbe oeuvre de Vincent van Gogh, Saules au coucher du soleil (1888, Otterlo (Pays-Bas), Kröller?Müller Museum. Photo Art Resource, NY). La bannière de fin nous offre un petit coup d’oeil sur le fameux autoportrait du même artiste (Autoportrait, Huile sur toile, c. 1887, Hartford (Connecticut), Wadsworth Atheneum Museum of Art, gift of Philip L. Goodwin in memory of his mother, Josephine S. Goodwin).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Congrès Boréal

Pour ceux que ça intéresse: le Congrès Boréal (rassemblement annuel des amateurs et professionnels des littérature de l’imaginaire du Québec) se tiendra la fin de semaine des 8, document.write(“”); 9 et 10 mai 2015. On me précise que la soirée du 8 mai se déroulera à la Maison des écrivains (QG de l’UNEQ: 492 avenue Laval) et que la fin de semaine du 9-10 mai comme tel aura lieu à l’hôtel Expresso (1005 rue Guy). Voir le site officiel pour plus de détails. Inscrivez-vous en grand nombre!
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Le Chat du Rabbin 3. L’ Exode

chat-rabbin-3-exode“Le chat n’a pas pu empêcher la catastro- phe: Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. “Zlabya! Chez nous, il y avait un piano!” Voilà le chat épouvantablement triste, d’autant plus qu’il ne peut plus parler et que tout le monde s’en fout.”

“Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n’étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n’emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s’il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine — “Les pauvres, même pas ils ont la mer” — et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat.”

“Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu’un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée.”

“Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin — Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le Chat du Rabbin 2. Le Malka des Lions

chat-rabbin-2-malka-lions“Alger, une communauté juive du début du XXe siècle. Au centre de l’action, le chat du rabbin. Tordant, le chat : un squelette à oreilles, une dégaine de poubelle, un goût prononcé pour la discussion — c’est un chat parlant. En l’occurrence, il raconte à Zlabya, sa maîtresse adorée (et fille du rabbin), la vérité sur le Malka des Lions — un cousin qui doit arriver prochainement, tout auréolé et légende. On le dit capable de dompter un lion, même les yeux fermés. La vérité, c’est qu’il a pour ami un vieux lion poussif avec lequel il a monté un numéro : le lion effraie le monde, le Malka arrive et arrange tout. Ce qui lui attire gloire et récompenses variées.”

“En attendant, le rabbin a un problème : le consistoire israélite de France exige de lui qu’il fasse une dictée. En effet, s’il veut être agréé rabbin officiel au lieu de “juste rabbin comme ça”, il doit écrire en français — pour faire la prière en hébreu à des Juifs qui parlent arabe, note le chat dans sa grande sagesse.”

“(…) Sfar nous donne encore une fois un chef-d’oeuvre d’intelligence, d’humour et de tendresse — trois vertus qui s’expriment autant dans les dialogues, captivants et savoureux, que dans le dessin, merveilleux de finesse et de drôlerie.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le chat du rabbin 1. La Bar-Mitsva

chat-rabbin-tome-1-bar-mitsva“Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c’est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d’en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S’ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu’on devrait noyer le chat.”

“Malgré le plaisir qu’il prend à ergoter et chipoter à n’en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu’il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d’accord : ” Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux.”

“Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu’il n’aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse…”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le chat du rabbin – le film

Chat_du_rabbin-le_film“Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…”

[ Texte de la jaquette arrière et du site officiel ]

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Le maître des livres (1)

“À la bibliothèque pour enfant “La rose trémière” vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, document.write(“”); un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.”
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“Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le “sommelier du livre pour enfant”.”

(Texte de la couverture arrière)

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Le maître des livres (????? / Toshokan no Aruji / lit. “Le seigneur de la bibliothèque”) est un manga seinen par Umiharu Shinohara qui est couramment prépublié en feuilletons dans la magazine Weekly Manga Times de l’éditeur japonais H?bunsha. Compilé en volumes (tank?bon) depuis août 2011, il y a neuf tomes de parus au Japon jusqu’à maintenant (le plus récent à la mi-novembre 2014). Publié en français par Komikku Éditions, le deux premiers volumes sont paru simultanément en août 2014, un troisième en début décembre et un quatrième devrait paraître vers la mi-mars 2015. Vous pouvez consultez un extrait d’une quarantaine de pages du premier volume.

J’ai découvert Le maître des livres il y a un peu plus de deux mois et, si je vous l’ai introduit rapidement, je n’ai cependant pas pu le lire tout de suite. Toutefois cela en valait la peine car c’est un très bon manga sur deux sujets que j’aime bien: les mangas et les bibliothèques. L’histoire tourne autour de deux personnages principaux. Le premier est M. Miyamoto, gestionnaire dans une petite entreprise, qui est dans une mauvaise passe: il s’ennui, boit beaucoup, a des dettes des jeux et cherche encore un sens à sa vie. Un soir, après avoir divertis des clients à la fête de fin de l’année de son entreprise, il rentre chez lui un peu saoul en passant par un parc et remarque une petite bibliothèque pour enfant, “la rose trémière.” Il y fait la rencontre de Mikoshiba Takao, le second personnage d’importance, un bibliothécaire d’un caractère direct et acerbe mais qui a un grand talent pour proposer aux gens des livres qui les touchent et qui les guident dans leur problèmes.

Le premier volume nous introduit à l’univers du maître des livres, en présentant tous les personnages secondaires — tel que les employés et les usagers de la bibliothèque — et en nous faisant découvrir peu à peu la personnalité et le passé tant de Miyamoto que de Mikoshiba. À chaque nouveau chapitre la bibliothèque fait découvrir des livres à un usager en détresse. Et si la lecture se révèle salvatrice pour le personnage, elle fait aussi découvrir au lecteur du manga un nouveau titre de la littérature juvénile. En fait, ce manga nous fait réaliser que les livres pour enfants peuvent être une source d’émerveillement non seulement pour les jeunes mais aussi beaucoup pour les adultes. Ainsi, à travers le récit, nous découvrons le conte “La montre musicale” de Nankichi Niimi, L’île au trésor de Robert Louis Stevenson, Le prince heureux de Oscar Wilde, Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède de Selma Lagerlöf et la série de romans du “Club des jeunes détectives” de Rampo Edogawa.

C’est donc un manga amusant, bien écrit et plutôt éducatif qui nous fait découvrir — ou re-découvrir — l’univers de la littérature jeunesse classique. À lire absolument!

Le maître des livres vol. 1, écrit et illustré par Umiharu Shinohara. Paris, Komikku Éditions, août 2014. 192 pages, 13×18 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 9791091610629. Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

Toshokan no Aruji © 2012 Umiharu Shinohara • H?bunsha. All rights reserved.

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Découvertes livresques multiples

En furetant dans le catalogue “Découverte” des bibliothèques de Montréal, document.write(“”); à la recherche de mangas historiques (ou de livres sur l’histoire du manga?), j’ai trouvé quelques titres de plus à ajouter à ma longue liste de lecture. Je vous en fait ici une brève introduction. Décidément, il va vraiment me falloir trouver beaucoup plus de temps pour lire en 2015 !
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“Japon, années 1960. Dans la moiteur d’une station balnéaire aux accents de Las Vegas, royaume des faux-semblants et de la corruption, le jeune et irréprochable inspecteur Sata enquête sur le meurtre d’un ingénieur. Lorsque ses pas le mènent sur le lieu de travail de la victime, une entreprise fabriquant des modules pour un mystérieux programme spatial, une secrétaire prend la fuite, attirant sur elle tous les soupçons. Alors que Sata la poursuit, il perd subitement connaissance. À son réveil, un éclat métallique est logé dans son crâne, provoquant des pertes de mémoire et des hallucinations. Pour Sata, qui brûle de découvrir ce qui lui est arrivé, la traque de la suspecte prend bientôt la forme d’une obsession amoureuse.”

“Atsushi Kaneko livre avec Wet Moon son chef-d’œuvre à ce jour, une enquête policière haletante et hallucinée, un récit à la croisée de l’univers de David Lynch et du graphisme de Charles Burns ou de Paul Pope. Une série en trois tomes.” (Texte du site de l’éditeur)

Prépublié en feuilletons dans le magazine Comic Beam, ce thriller historique seinen mérite certainement un coup d’oeil (voir une planche en extrait et la couverture arrière).

Wet moon Vol. 1-3, écrit et illustré par Kaneko Atsushi. Paris, Casterman (Coll. Sakka), janvier 2014. 240 pages, 12.9 x 18.8 x 2 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 9782203081482 (vol. 1), 9782203084421 (vol. 2, paru en avril 2014), et 9782203084568 (vol. 3, septembre 2014). Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:
Maintenant passons à quelques références qui me semblent intéressantes et utiles:

“Naoki Urasawa est l’un des principaux artisans de l’imaginaire japonais contemporain. Encensé à partir des années 1990 par la critique et les lecteurs pour ses thrillers haletants (Monster, 20th Century Boys puis Pluto), il s’est d’abord fait connaître avec des œuvres d’un registre très différent, telles que Pineapple Army, Master Keaton, Yawara ! et Happy !. En plus de vingt-cinq ans de carrière, ce prolifique dessinateur et scénariste s’est vu couronné de tous les prix dans sa spécialité et s’est imposé comme un auteur incontournable de la bande-dessinée japonaise. Rien ne semblait pourtant prédestiner Urasawa à un tel succès. Comment un jeune homme passionné par la musique et le dessin bien décidé à ne pas devenir mangaka est-il néanmoins parvenu à vendre plus de cent millions d’exemplaires de ses œuvres ? Quel est le secret de la longévité de ce mangaka adulé par un public tant oriental qu’occidental ?”

“À la fois biographique (de l’enfance d’Urasawa à son manga le plus récent, Billy Bat) et analytique (principalement via une réflexion sur ses thèmes majeurs), cet ouvrage vise à mieux appréhender l’univers et les inspirations artistiques d’Urasawa. Cette plongée dans son œuvre amène inévitablement à évoquer une histoire beaucoup plus vaste. Car retracer le parcours de Naoki Urasawa c’est aussi revivre les évolutions culturelles et historiques qui ont agité le globe, des années 1960 à nos jours. Bien qu’il se défende de délivrer des messages dans ses œuvres, Urasawa se révèle être un formidable interprète du monde qui l’entoure.” (Texte du site de l’éditeur)

Même si je n’ai lu que son 20th Century Boys (que j’ai trouvé vraiment génial), j’admire beaucoup Urasawa et j’espère pouvoir lire ses autres mangas. Cet ouvrage est une grande opportunité pour en apprendre plus sur cet auteur de talent. Heureusement qu’il est disponible en bibliothèque car il est pour l’instant épuisé.

Naoki Urasawa: L’air du temps, par Alexis Orsini. Montélimar, les moutons électriques (vol. 8 de la «la bibliothèque des miroirs-BD»), mai 2012. 252 pages, 17 x 21 cm, 63 € / $56.95 Cnd, ISBN 978-2-36183-076-2. Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:
Le documentaire suivant est en anglais mais je le présente ici exceptionnellement en français (histoire de ne pas faire un billet bilingue):

“Une «première» dans le domaine, cette nouvelle série de “Survol Critique” se concentre sur tous les aspects du format de romans graphiques, visant à l’établir comme une discipline académique importante et un sujet de recherche dans les bibliothèques. Conçu pour les établissements universitaires, les écoles secondaires, et les bibliothèques publiques, la série offre une perspective unique sur les histoires et les thèmes exprimés dans le paysage historique et actuelle du milieu du roman graphique.”

“Le troisième de cette série, Critical Survey of Graphic Novels: Manga, nous offre un aperçu en profondeur pour plus de 55 manga parmi les plus populaires et étudiés, allant de séries volumineuses aux volumes uniques. Un afflux récent de manga japonais traduits sur le marché américain a suscité un plus grand intérêt dans les traditions de langue étrangère et de comics avec un long récit. Ce volume se concentre sur les œuvres traduites qui ont été particulièrement influentes dans le développement de la tradition du manga.”

“Souvent définie par des caractéristiques telles que le travail stylisée de ligne, les récits-culturels spécifiques et la narration convaincante qui se tiennent souvent en contraste avec le cadre de caractères centrée sur des comics américains, le manga comprend néanmoins un large éventail de genres et sous-genres. Les chercheurs acquerront une meilleure compréhension de ce dernier, qui, dans la tradition de manga, est représenté par un large spectre qui comprend Redikomi, qui cible un public féminin maturité; manga shôjo-ai, qui se concentre sur les aspects spirituels, sexuels ou émotionnels de relations; shonen-ai, manga créé par les auteurs femmes qui se concentre sur les relations entre hommes homoérotiques ou homoromantic; et kodomo manga, créé exclusivement pour un public jeune.”

“Chaque essai, présenté en format critique par des auteurs proéminents dans leur domaine d’étude, portera notre regard au-delà des aspects archétypaux et consuméristes du milieu pour illustrer le large éventail de thèmes littéraires et les styles artistiques dynamiques inhérentes au format manga.” (Traduction très libre et partiellement automatisée du texte sur le site de l’éditeur)

On a déjà vu ce genre d’essai critique s’adressant au grand public alors qu’ici il s’agit plutôt d’un ouvrage académique. C’est probablement un peu sec à la lecture mais offre certainement un intérêt puisqu’on y trouvera une perspective un peu différente. Ça mérite donc un coup d’oeil.

Critical Survey of Graphic Novels: Manga , collectif. Hackensack, NJ, Salem Press (Coll. Critical Survey of Graphic Novels), septembre 2012. 400 pages, 2.5 x 20.3 x 26.7 cm, $195 US / $226.20 CND, ISBN 978-1587659553. Disponible en livrel (format électronique). Lectorat de 14 ans et plus. (Voir un bref extrait).

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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SDL 2014 – suite

Lors de ma visite annuelle au 37e Salon du livre de Montreal, document.write(“”); qui s’est tenu au hall d’exposition de la Place Bonaventure du mercredi 19 au lundi 24 novembre sous le thème “Montréal, francosphère du livre, ” j’ai fais la découverte de quelques livres que j’aimerais éventuellement ajouter à ma longue liste de lecture et, par la même occasion, vous les faire découvrir aussi. J’ai déjà parlé dans un billet précédent du panel sur l’acquisition de livres en bibliothèques auquel j’ai assisté et de mes découvertes en BD et en manga. En voici donc la suite… (après le saut de page)
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J’ai toujours été attiré par les polars mais je n’en ai lu que très peu. De plus, j’ai toujours porté un grand intérêt aux auteurs d’ici mais n’en ai lu que très peu. Bon, il faut dire que j’ai l’impression de lire de moins en moins peu importe les genres et que j’ai toujours eu un peu la phobie de lire les auteurs que je connais par peur d’être déçu… Crimes à la librairie m’apparaît donc comme l’occasion parfaite de remédier à ces deux situations en lisant une anthologie de polars local. Le polar est un genre en plein développement au Québec, si l’on en juge par un magazine spécialisé comme Alibi. Sous la direction de Richard Migneault, seize écrivains québécois de grand talent se sont réunis autour d’un thème séduisant, crimes à la librairie, et nous invitent dans autant de librairies. Ils dénaturent donc, chacun à sa façon, ce carrefour de tous les imaginaires en transformant chaque livre qui s’y trouve en témoin de l’énigme, du suspense, de l’insoutenable. Publié au Éditions Druide, 336 pages, 24,95 $. Disponible en librairies, en ligne, ainsi qu’à la bibliothèque en format papier et numérique.

Je dois avouer n’avoir pas beaucoup suivi l’évolution de la SFFQ pendant de longues années (du fait que mon travail d’éditeur [puis ma nouvelle carrière en bibliothèques] me tenait très occupé, que je me sentais un peu boudé pcq je publiais en anglais et sur un genre [anime & manga] qui, tout en étant riche en SFF, est souvent méprisé, et finalement pcq j’ai tendance à être plutôt misanthrope et casanier). J’ignore donc tout de cette nouvelle relève d’auteurs qui semble surtout provenir des régions et se cristalliser autour de la revue Brins d’éternité et des éditions Les Six Brumes. J’espère donc trouver le temps pour me rattraper en lisant l’anthologie Dix ans d’éternité. Sous la direction d’Ariane Gélinas, celle-ci célèbre la longévité de Brins d’éternité par une sélection de vingt nouvelles parmi les plus marquantes parues dans la revue depuis 2007. Publié aux éditions Les Six Brumes, 383 pages, $20. Disponible en librairies, en ligne, et à la bibliothèque.

Le prolifique Daniel Sernine (auteur primé tant pour la jeunesse que pour adulte, directeur de collection chez Médiaspaul et directeur de la revue Lurelu) n’a malheureusement pas beaucoup publié ces derniers temps (ses plus récents romans étant la série de La Suite du Temps chez Alire [2004-2008] et Les îles du ciel chez Soulières [2014]) et certaines de ses oeuvres ne sont même plus disponibles. Heureusement, la collection Brumes de Légende, qui réactualise et rend de nouveau disponibles des ouvrages marquants des littératures de la science-fiction et du fantastique québécois, nous offre Petits démons, un recueil de nouvelles fantastiques qui rassemble les meilleures textes de Daniel Sernine associées à l’univers des démons de Neubourg et Granverger. Ainsi, au fil des siècles, à Québec, Neubourg ou Granverger, les descendants des familles Vignal et Davard sont touchés par l’ombre du Mauvais. Petits ou grands, nommés ou non, les démons renoncent rarement à leurs proies humaines. Publié aux éditions Les Six Brumes, 256 pages, $20. Disponible en librairies, en ligne, et à la bibliothèque.

Après avoir visité les grands distributeurs (particulièrement Prologue, ADP, Hachette), mes pas m’ont finalement amené au kiosque des éditions Alire. Toutefois, il n’y avait pas beaucoup d’auteurs présents en milieu d’après-midi (je n’y ai vu que Francine Pelletier et Richard Ste-Marie) car la plupart des auteurs n’avaient leur séances de dédicaces que plus tard en soirée ou le lendemain (Natasha Beaulieu, Héloïse Côté, Maxime Houde, Michel Jobin, Guy Gavriel Kay, François Lévesque, Rick Mofina, Lionel Noël, Patrick Sénécal, et Élisabeth Vonarburg). Malheureusement j’allais manquer l’événement idéal pour rencontrer un maximum de gens du milieu, le cinq à sept des revues Alibi et Solaris, qui se tenait également le samedi… On y lancerait les numéros 52 d’Alibi et 192 de Solaris (célébrant les quarante ans de la revue avec les textes de quarante auteurs!). Je me suis consolé en ramassant le catalogue 2014-2015 (aussi disponible en ligne). Tout fraîchement paru, en novembre, on note L’année de la science-fiction et du fantastique Québécois 1994 (a.k.a. l’ASFFQ) par Claude Janelle, qui est considéré comme la bible des littératures de l’imaginaire d’ici. Parmi les parutions prochaines notoires on remarque également, du côté de la fantasy et de la science-fiction, La voyante des Trois-Rivières (tome 2 du Crépuscule des arcanes) de Sébastien Chartrand, Les marches de la Lune morte d’Yves Meynard, Le jeu du démiurge de Philippe-Aubert Côté, ainsi que, du côté du polar, La Vieille Fille et la mort de Catherine Sylvestre et La Misère des laissés-pour-compte de Maxime Houde.

Somme toute, ce fut un intéressant salon, quoiqu’il y a tellement de choses à voir que c’est plutôt écrasant ou accablant — on se sent pas mal dépassé par cette pléthore littéraire d’éditions et d’auteurs. C’est un peu court, un après-midi, pour digérer tout ça. Et puis je trouve que c’est un peu cher 8 $ (plus le vestiaire à environ 3 $ et la bouffe à prix d’or — quoiqu’il existe un passport à 12 $ qui est valable pour les 6 jours du Salon; ça c’est un peu plus raisonnable). Je pense que le Salon du Livre devrait être comme le Salon des Métiers d’Art: gratuit, pour inciter les gens à acheter des livres (en fait c’est un peu le cas avec le mercredi gratuit pour les abonnés des bibliothèques de Montréal, et les jeudi à deux pour un). N’empêche que le Salon du Livre est un incontournable et que j’y serai encore l’an prochain pour découvrir de nouvelles merveilles livresques.

Je rappel à tout ces bons éditeurs que, s’ils veulent que je parle plus avant de leur titres, les services de presse sont les bienvenu (j’aime bien lire les ouvrages de la bibliothèques mais j’aime encore plus posséder mes précieuses lectures et les conserver pour références futures).

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Salon du livre 2014

Le 37e Salon du livre de Montreal s’est tenu au hall d’exposition de la <a href="https://www.google.ca/maps/place/Place+Bonaventure, document.write(“”); +Montreal, +QC+H3C/@45.499103, -73.5654594,16z/data=!4m2!3m1!1s0x4cc91a5c92bba9e3:0xb4f4c527716e1fde” target=”“new””>Place Bonaventure (Métro Bonaventure) du mercredi 19 au lundi 24 novembre sous le thème “Montréal, francosphère du livre.”
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C’est pour moi (en tant que blogeur-lecteur, ex-éditeur et aide-bibliothécaire) un événement incontournable alors, comme toutes les années, profitant de la
Journée des Professionnels, je suis allé l’explorer dans tout les sens (quadrillant tant dans le sens du cardo que dans celui du decumanus; j’ai marché en tout et pour tout 9.6 km !). J’ai assisté à un panel sur le processus d’acquisition en bibliothèque, visité des expositions, salué mes ami(e)s des Éditions Alire, fait quelques découvertes intéressantes (en SFFQ et en Manga), et croisé par hasard de nombreux auteurs — j’ai reconnu entre autres Ariane Gélinas, Dany Laferrière, Bryan Perro, Norbert Spehner, et Kim Thúy. J’ai aussi entendu dire qu’on y verrait quelques gros canons de la littérature (Emmanuel Carrère, Harlan Coben, Ken Follett, Katherine Pancol, Louise Penny, Kathy Reichs, Michel Tremblay, Louise Tremblay-D’Essiambre, etc.) ou de la BD (dont Delaf et Dubuc (Les Nombrils) et Haché (co-auteur de Lucky Luke)). Je partagerai donc avec vous mes impressions et découvertes… juste après le saut de page:


Mon premier arrêt a été pour le panel “Le processus d’achat des bibliothèques: nouveaux modèles d’affaires, nouvelles façons de travailler,” animé par Louise Guillemette-Labory, directrice associée des Bibliothèques de Montréal. Dans un premier temps, les chercheurs Frédéric Brisson (UdeS) et Stéphane Labbé (UQTR) nous ont présenté en primeur les résultats de leur enquête (à être publié dans les prochains mois) Le processus d’acquisition de livres des bibliothèques publiques au Québec. Ensuite, Manon Trépanier (libraire à la Librairie Alire), Micheline Perreault (bibliothécaire de Longueuil à la retraite), et Martin Dubois (bibliothécaire en chef du service des bibliothèques de Longueuil) nous ont présenté l’exemple concret des bibliothèques de Longueuil.

C’était assez intéressant mais étrangement je n’y ai rien entendu de radicalement nouveau. Où sont donc ces nouveaux modèles d’affaires? La principale (res)source des bibliothèques dans le processus d’achat de livres est bien sûr les libraires: certains titres populaires sont envoyés d’office, d’autres sont choisi en salles de montre par les bibliothécaires responsables de l’acquisition et certains sont aussi parfois acheté ponctuellement (achats locaux). Les autres outils qui contribuent aux choix de titres peuvent être les suggestions des usagers, les publications spécialisés (Les Libraires et leur revue, Lurelu), les palmarès et prix littéraires (des grands libraires, des journaux ou autres média (radio, TV)) ou encore les services documentaires spécialisés (Mémento, SDM). La sélection des titres est faite selon des critères tel que leur provenance (auteurs locaux ou étrangers), le potentiel d’emprunt, la notoriété/popularité de l’auteur, la qualité (palmarès, prix), le format (grand format ou format poche, richesse graphique de la couverture, couverture arrière détaillée, couverture rigide, etc.) et la façon dont un titre complètera ou améliorera la diversité de la collection. Le processus d’achat des livres électroniques est encore peu développé et, pour l’instant, mimique celui des livres papiers. Ce qui a été apparemment un aspect innovateur à Longueuil c’est comment ils ont dû harmoniser la gestion des bibliothèques et rationaliser le processus d’achat, en étroite collaboration avec leur libraire attitrée, afin de s’adapter à la structure des villes fusionnées et à la division par arrondissements.

En visitant l’exposition “La Bande Dessinée Québécoise” j’ai découvert la revue Collections, une publication bimestrielle de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) dont le numéro 6, consacré à la BD, était à l’honneur. Cette revue thématique a pour but de mettre en valeur la littérature d’ici auprès de nos bibliothèques. Les cinq autres numéros de la revue, tous disponible en ligne en format PDF, traitent des thématiques de la littérature jeunesse, la littérature au féminin, le roman historique, les Polars, thrillers et romans policiers, et les essais. Très informatif cette revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici. Bien écrit, bien présenté, au graphisme agréable, je suis pas mal certains que tous (pas seulement les bibliothécaires) y trouveront des suggestions d’achat pour Noël et même le reste de l’année. À quand un numéro consacré à la Science Fiction et aux Fantastique Québecois ?

Ensuite je suis passé par le kiosque de La Pastèque (l’éditeur des Paul, de Michel Risque et de Red Ketchup) dont la nouveauté notoire est la version française de La Famille Carter, une BD biographique racontant l’histoire d’une famille considérée comme l’un des piliers de la musique country moderne. J’ai aussi eu la surprise de découvrir que l’intégrale du comic strip canadien-anglais Ben sera désormais publié par La Pastèque, en commençant avec le volume six qui devrait paraître en novembre. Dès que les droits des huit premiers tomes seront libre, La Pastèque entreprendra la réimpression des premiers volumes. Cette charmante série racontant la vie d’une couple de retraité et qui a gagné le cœur de nombreux lecteurs est prépubliée tous les jours dans plusieurs journaux.

Côté manga, j’ai remarqué que le volume 10 de Cesare est paru ici et j’ai fait la découverte de quelques nouveaux titres qui me semblent intéressants. Celui qui a la plus piqué mon intérêt est Eurêka! par Hitoshi IWAAKI (Parasite), publié chez Komikku. Au IIIe siècle avant J.C., durant la seconde guerre punique, alors qu’Hannibal échoue à conquérir la ville de Rome, les Romains assiègent la ville de Syracuse qui résiste grâce au génie d’Archimède! Autre perle que j’espère ajouter à ma liste de lecture: l’éditeur français Nobi Nobi!, qui se spécialise dans la traduction de livre jeunesse Japonais, viens de lancer la collection “Les Classiques en Manga” qui reprends en manga les grands classiques de la littérature jeunesse. Les premiers titres, parus en octobre, sont Les trois mousquetaires (Alexandre Dumas, illustré par Russkey; voir un extrait) et La Petite Princesse Sara (Frances Hodgson Burnett, illustré par Azuki NUNOBUKURO).

Deux autres titres me semblent possiblement intéressants. D’abord, Le nouveau Tom Sawyer par le duo UME (Ozawa Takahiro et Seo Asako) publié chez Komikku, un hommage à Mark Twain qui met en scène Chiharu, un jeune citadin qui découvre avec curiosité l’île de Hatena-Jima (voir un extrait). Puis, il y a La main d’Horus par Tatsuya SEKI, aussi publié chez Komikku, qui raconte l’histoire de Jûzaburô Kujô, un chirurgien à l’hôpital général d’Ôedo qui semble posséder pouvoir divin de guérison (voir un extrait). Le dessin ne m’impressionne pas mais cela mérite toute de même un petit coup d’oeil. [En passant, je hais quand les éditeurs n’ont pas de catalogue internet vers lequel je peux vous renvoyer pour les détails. Au moins Komikku a une page Facebook en attendant que leur site soit complèté…]

Bon, il se fait tard alors j’ajouterai un autre jour mes “découvertes” du côté de la SFFQ (au Druide, au Six-Brumes et, bien sûr, au Éditions Alire) ainsi que mon impression générale du salon…

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Découverte: Mangeons!

“D’elle, document.write(“”); on ne connaît rien ou presque. Cette superbe jeune femme surgit sans crier gare dans la vie de gens ordinaires qui ont pour point commun d’être agacés, écrasés parfois, par les tracas du quotidien. Jeune diplômé attendant désespérément le résultat d’un entretien d’embauche, homme hanté par le souvenir de la rupture avec sa compagne, mari torturé par sa propre infidélité… Les âmes à secourir sont légion pour celle qui pourrait être la déesse de la bonne chère. Le temps d’un repas auquel elle convie silencieusement cette galerie de personnages, elle leur redonnera le sourire, l’espoir, ou cette légèreté qu’ils ont perdue. Ses armes : une gourmandise ô combien communicative et une sensualité où se rejoignent désir et plaisir du palais, qui feront vite oublier l’incongruité de ses apparitions toujours plus hilarantes.”
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“Entre un bol de nouilles avalé goulûment dans une gargote, des fruits de mer grillés à même le bord de mer où ils ont été ramassés, un steak haché préparé avec amour à la maison, ce pendant féminin du Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi nous convie à un voyage gastronomique, sensuel et comique dans le paysage culinaire japonais d’aujourd’hui, et oeuvre à nous rappeler que la gourmandise est peut-être le plus grand plaisir de la vie et que nous perdrions beaucoup à le bouder.”

Une comédie gourmande en quatre tomes.

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

J’ai découvert ce titre parmi les nouveautés de la bibliothèque où je travaille. Les manga n’y sont pas vraiment appréciés et de toute façon notre minuscule budget ne permet pas vraiment d’en acheter mais heureusement la bibliothèque a quelques mécènes qui ont du goût. Le sujet gastronomique, qui me rappel beaucoup Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi — mais avec une tournure humoristique et supernaturelle, en fait un titre intéressant qui pourrait sans doute plaire à un plus large publique alors j’ai décidé de l’ajouter à ma (déjà très longue) liste de lecture.

Mangeons ! (????? / Taberu Dake / lit. “just eating”) est un manga seinen par Sanko Takada qui est d’abord paru en feuilletons dans la magazine Gekkan! (Monthly) Spirits de l’éditeur japonais Shôgakukan entre décembre 2010 et novembre 2013. La série maintenant complète a été compilée en quatre volumes (le premier volume est paru en novembre 2011, le second en mai 2012, le troisième en juin 2013 et le quatrième en janvier 2014). La version française est couramment publiée dans la collection Sakka de Casterman (les trois premiers volumes sont paru respectivement en mars, juin et octobre 2014 et le dernier paraîtra en février 2015).

Fait intéressant, l’auteur — qui a remporté avec ce titre le 66ème Grand prix comics des nouveaux auteurs de Shôgakukan — est non seulement passionnée par son sujet mais le maîtrise parfaitement puisqu’elle est elle-même diététicienne! La protagoniste de l’histoire rencontre dans chaque chapitre une personne différente avec qui elle partage un repas, écoute leur problèmes et les laisse dans le bonheur, le tout n’étant sans doute qu’un prétexte pour partager avec les lecteurs ses connaissances gastronomiques. Chose amusante, le manga a également été adapté en juillet 2013 par TV Tokyo en une série télévisée de douze épisodes mettant en vedettes les actrices et chanteuses Mariko Goto et Hirofumi Arai.

En attendant de vous lancer dans la lecture de cette comédie gastronomique, vous pouvez consulter un extrait d’une douzaine de pages sur le site de l’éditeur japonais (en japonais évidemment!).

Mangeons! Vol. 1, écrit et illustré par Sanko Takada. Paris, Casterman (Coll. Sakka), mars 2014. 184 pages, 13.2 x 18 x 1.6 cm, 7,95 € / $13.25 Cnd, ISBN 9782203077034 (vol. 1), 9782203077072 (vol. 2, paru en juin 2014), 9782203088177 (vol. 3, octobre 2014) et 9782203090316 (vol. 4, à paraître en février 2015). Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Jazz Petite Bourgogne

J’ai fait la découverte cette semaine d’un intéressant web documentaire produit par Radio-Canada et disponible sur leur site internet Ici.musique.ca.
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C’est un documentaire passionnant si vous vous intéressé tant soit peu à l’histoire de montréal (particulièrement de la communauté noire), document.write(“”); des ses quartiers (ici la Petite-Bourgogne) et de la musique (plus précisément du Jazz). Je suis toujours surpris de (re-)découvrir comment notre histoire peut avoir été grandiose et intéressante. On a toujours tendance à penser que l’histoire du Québec est plutôt platte… Je vous recommande donc d’y jeter un coup d’oeil, ça vaut vraiment la peine!

Jazz Petite-Bourgogne raconte l’incroyable contribution de Montréal à l’histoire du jazz en explorant la vie des musiciens noirs légendaires de la Petite-Bourgogne. Ce quartier fut au cœur de la créativité musicale, des clubs privés et des bars clandestins des années 1920, la belle époque du jazz, aux années 1940 et 1950, l’Âge d’or du jazz. Oscar Peterson, Oliver Jones, les Frères Sealey, Nelson Symonds, Charlie Biddle, et Louis Metcalf font partie des grands qui ont vécu et/ou joué dans La Petite-Bourgogne.”

Le web documentaire se divise en quatorze capsules de trois ou quatre minutes chacune qui, après une brève introduction, nous présentent différents aspects de la vie (musicale) de ce quartier populaire de Montréal : les gares de train et les porteurs, la prohibition, le coin, l’église et la communauté, la pègre, danse et burlesque, le Café Saint-Michel, la vie dans la Petite-Bourgogne, le Rockhead’s Paradise, Oscar Peterson, le Black Bottom, les temps difficiles, et renaissance. Comme c’est une expérience interactive, le site offre aussi en complément des galeries de photos, des extraits audio, une chronologie interactive et un index des artistes.

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Nouveau catalogue des bibliothèques de Montréal

Les Bibliothèques de Montréal ont profité de la Semaine des bibliothèques publiques pour mettre en ligne la nouvelle version de leur catalogue “Nelligan”: Nelligan Découverte (aussi appelé le “Encore Discovery”, document.write(“”); un logiciel produit par la compagnie américaine Innovative Interfaces Inc, la même compagnie qui a créé Millenium, le système de gestion de bibliothèques utilisé présentement par les bibliothèques de Montréal).
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C’est un moteur de recherche qui se veut simple, moderne, efficace et convivial, donc plus facile a utiliser pour les usagers. En plus d”offrir la même fonctionnalité que Nelligan (comme l’accès à “Votre dossier”, renouvellement, réservation), Découverte offre une présentation plus claire ainsi que la possibilité de raffiner la recherche selon le type de document (imprimé ou numérique), la disponibilité, la localisation, la date de publication, la langue d’origine ou le groupe d’âges. Il est aussi plus “intelligent” puisqu’en plus de suggérer des orthographes différents pour les termes de recherche, il fournit également des suggestions de lecture, de pistes de recherche, de nouveautés et de titres populaires. [Voir le “
communiqué de presse“]

Si la présentation des notices de recherches est effectivement plus claire et informative, il est juste dommage que la page d’introduction de l’engin de recherche manque d’éléments graphiques pour la rendre plus attrayante. Mais cet outil de recherche est encore dans sa phase de rodage alors je suis sûr qu’on y verra de nombreuses améliorations dans les prochains mois.

N’hésitez pas à le mettre à l’essai:

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Découverte: Le maître des livres

“À la bibliothèque pour enfant “La rose trémière” vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, document.write(“”); un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent ç lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.”
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“Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le “sommelier du livre pour enfant”.”

(Texte de la couverture arrière)

Encore une fois, j’ai découvert ce nouveau titre en jetant un coup d’oeil aux nouveautés de Manga-Thé sur Facebook. Le sujet m’a tout de suite paru intéressant…

Le maître des livres (????? / Toshokan no Aruji / lit. “Le seigneur de la bibliothèque”) est un manga seinen par Umiharu Shinohara qui est couramment prépublié en feuilletons dans la magazine Weekly Manga Times de l’éditeur japonais H?bunsha. Compilé en volumes (tank?bon) depuis août 2011, il y a huit tomes de parus au Japon jusqu’à maintenant et un neuvième devrait paraître à la mi-novembre 2014. Publié en français par Komikku Éditions, le deux premiers volumes sont paru simultanément en août 2014 et un troisième paraîtra en début décembre.

Le maître des livres Vol. 1 & 2, écrit et illustré par Umiharu Shinohara. Paris, Komikku Éditions, août 2014. 192 pages, 13×18 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 9791091610629 (vol. 1) et 9791091610636 (vol. 2). Lectorat de 14 ans et plus. À lire absolument! En attendant vous pouvez consultez un extrait d’une quarantaine de pages.

Extraits des pages 2-3 et 8:

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Écrire le monde : la science fiction

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois, document.write(“”); en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) présente :
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Lecture publique

Écrire le monde / Territoire de l’ailleurs : la science-fiction

Le 2 octobre 2014, de 19 h 00 à 20 h 15

À l’Auditorium de la Grande Bibliothèque

Lecture d’extraits du roman Les jours de l’ombre de Francine Pelletier, auteure de la trilogie Le sable et l’acier, en sa présence.

Mise en lecture : Rita Lafontaine
Interprète : Jessica Lamy
Musicien : Frédéric Maher

La lecture sera suivie d’une période de questions avec l’écrivaine et les artistes.

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Sha’Ema, une jeune pelissière de Namelak, fuit son village. Sous son sein gauche, un oeil est en train de se former. Or, si les prêtres l’apprennent, ils la mutileront, l’exileront dans les montagnes, et sa famille sera soupçonnée d’impureté.

De fait, sur Og’umbi, il est dit que les métamorphoses proviennent des unions contre nature qui ont eu lieu entre humains et Akae, ces « êtres-en-changement » qui, jadis, ont envahi la planète. Et si ces monstres ont depuis disparu, le mal, lui, demeure omniprésent. D’ailleurs, dans sa fuite, Sha’Ema rencontre Nosh, l’homme au corps de bête, puis Herbé, qu’une métamorphose a rendu mi-humain, mi-autre chose…

C’est en cherchant à en savoir davantage sur ces métamorphoses, dans la grande ville de Vassilor, que Sha’Ema entendra parler pour la première fois des théories révisionnistes du professeur Valère, et c’est ensemble qu’ils s’enfonceront au coeur des montagnes de l’Ueg, à la recherche d’une vérité qu’ils ne peuvent encore soupçonner!

La participation à cette activité est gratuite. Cependant, pour vous assurer d’avoir une place, vous êtes invité à vous procurer un billet. Cette activité ayant lieu dans un auditorium, des frais de billetterie de 4 $ par billet (taxes incluses) s’appliquent. Les personnes se présentant sans billet à une activité ne seront admises dans la salle que s’il reste de la place.

Pour de plus ample information, voir les sites de l’UNEQ et de la BANQ.

(Crédit photo: Romain Guy)

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Découverte: un nouvel album de Bilal

Après Animal’z et Julia et Roem, document.write(“”); voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal.
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“Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumonier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ?”

“Toujours magistral, tant dans la puissance et l’originalité de son récit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final à la trilogie amorcée dans Animal’z et poursuivie dans Julia et Roem. L’un des titres les plus attendus de la fin d’année.” (Texte du site de l’éditeur)

Pas grand chose à ajouter sur ce nouveau Bilal sinon que j’ai bien hâte de le lire (la date de parution en France est le 2014/10/22, mais il est difficile de dire quand il sera disponible au Québec). Décidément, Bilal va de trilogie en trilogie nous présentant toujours le même futur glauque mais jamais ennuyant.

La Couleur de l’air, par Enki Bilal. Paris: Casterman, octobre 2014. 96 pgs, 24 x 32.1 x 1.5 cm, 18.00 €, ISBN: 978-2-203-03309-2.

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Salaud, on t’aime

ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.
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“Un photographe de guerre et père absent, document.write(“”); qui s’est plus occupé de son appareil photo que de ses quatre filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge.”

“Jacques, a retired war photographer, is attempting to live a peaceful life in the Alps. With a new girlfriend, Nathalie, he appears content, but his old friend Frédéric knows better. There is a little matter of four daughters, each one from a different conquest, each one estranged from him, and each leaving their shadow on Jacques’s emotional life. Realizing that reconciliation is the thing Jacques craves most, Frédéric, a doctor, concocts a little lie to convince the daughters to visit their absentee father. Well, not so little. In fact, it’s a really big lie, and as the family gathers, as accounts are settled through tears and laugher, the lie gets harder and harder to retract.”

(Texte tiré du programme / Text from the festival’s program)

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Lelouche est un incontournable alors il m’était impossible d’y échapper. Il nous offre ici un film presqu’autobiographique. C’est l’histoire d’un photographe qui s’est tellement donné à sa carrière qu’il n’a jamais été présent pour ses quatres (ou cinq) enfants (toutes des filles) qu’il a eu chacune avec des femmes différentes. Cependant, alors qu’il songe à la retraite après avoir connu tant de succès, il a des regrets pour cette vie de famille qu’il n’a jamais eut et que ses filles lui refusent maintenant.

“J’ai eu la chance d’avoir sept enfants avec cinq femmes différentes et je me suis dit que ça pourrait faire un bon sujet pour un film,” nous affirme le cinéaste.

C’est du Lelouche à son meilleur où l’on croque dans la vie à pleine dents. Un beau film, riche en émotions. Lelouche se dit d’ailleurs n’être qu’un reporter d’émotions, mais ici il va plus loin. Nous seulement il nous fait vivre les émotions de ses personnages, des états d’âme complexes et parfois difficiles à vivre, mais il en profite pour manipuler les nôtres!

Lelouche lors de la conférence de presse de Salaud, on t’aime (photos: MM)

Toutefois, j’ai lu sur Facebook des commentaires qui démolissent complètement le film (bon, tout les goûts sont dans la nature et chacun a droit à son opinion mais il y parfois des gens qui n’aiment vraiment rien parce que c’est leur nature grognonne ou simplement pour être iconoclaste). Johnny Holliday n’est peut-être pas un acteur (mais quelle bouille, alors!) par contre dans la vie les amoureux ne sont pas toujours super passionnés — surtout quand on a eut de multiples relations (bon, peut être que Sandrine Bonnaire n’était pas très expressive mais était-ce le rôle ou sa performance?). Moi je ne suis pas du genre à décortiquer les films mais j’adopte plutôt le point de vue du cinéphile : le film m’a captivé, ému et j’ai eu du plaisir à la regarder. C’est une belle histoire (que j’ai trouvé crédible), avec de superbes images pour me faire oublier un instant où je suis et qui je suis. Je ne demande rien de plus.

Lelouche sur le tapis rouge arrivant pour la cérémonie d’ouverture du FFM (Photos: CJP)

C’est donc un film à voir, pour ses émotions certes, mais aussi pour sa superbe photographie et son casting stellaire : Johnny Holliday, Eddie Mitchell, Sandrine Bonnaire, Valérie Kaprisky et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer la jeune Jenna Thiam (Hiver) qui jouait Léna dans la série télé “Les revenants” (2012).

Vous pouvez voir Lelouche présenter son film à partir de la minute 19:10 dans notre video de la cérémonie d’ouverture.
Salaud, on t’aime : France, 2014, 124 min.; Dir.: Claude Lelouch; Scr.: Claude Lelouch et Valérie Perrin; Phot.: Robert Alazraki; Ed.: Stéphane Mazalaigue; Mus.: Francis Lai, Christian Gaubert; Cast: Johnny Hallyday (Jacques Kaminsky), Eddy Mitchell (Frédéric), Sandrine Bonnaire (Nathalie), Irène Jacob (Printemps), Pauline Lefèvre (Été), Sarah Kazemy (Automne), Jenna Thiam (Hiver), Agnès Soral (Bianca), Valérie Kaprisky (Francia). Film projeté en ouverture du Festival des Films du Monde de Montréal le 21 août, 2014 (Cinema Impérial, 19h30 — le cinéma était pratiquement plein!) dans le cadre du segment “Hors concours”.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
Salaud, on t’aime © Les Films 13 • Paname Distribution.

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