Images du mer-fleuri [002.021.342]

Fragaria  

[ iPhone 11 Pro, hortus meus, 2021/06/09 ]

Les fraisiers (appelé “strawberries” en anglais ou Ichigo [イチゴ] en Japonais) sont un genre de plante appartenant à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rosales, et à la famille des Rosaceae (celle des Rosiers, qui comprend une centaine de genres divisés en plus de cinq mille espèces). Le genre Fragaria, quand à lui, se divise en une vingtaine d’espèces — mais plus de six cent variétés d’hybrides et de cultivars — dont les principales sont le fraisier des bois (Fragaria vesca) et le fraisier cultivé (ou fraisier de jardin, l’hybride Fragaria × ananassa).

Le fraisier pousse en multiples rameaux horizontaux qui se propagent par ses stolons et qui forment des touffes de cinq à quarante centimètres de hauteurs. Il est caractérisé par un feuillage vert foncé qui est trifoliolé, denté et, selon l’espèce, plus ou moins poilues, des fleurs printanières blanches (parfois roses) de dix à trente millimètres de diamètre et qui ont cinq pétales, ainsi qu’un faux-fruit d’une forme ovoïde oblongue et de couleur rouge ou jaune blanchâtre, la fraise, qui est formé par le réceptacle charnu de la fleur qui est recouvert de multiples akènes disposés à intervalle régulier dans de petites alvéoles. Ce sont ces akènes qui constituent les véritables fruits car ils contiennent chacun une graine. Le nom vient du latin fragro (selon Gaffiot: “exhaler fortement une odeur”, ”sentir bon”) qui fait référence à l’arôme du fruit — quoi que le nom anglais lui fait référence à la paille [straw] utilisée comme paillis pour cultiver la plante.

Dans ce cas-ci, il s’agit de fraisiers à fleurs rose qui ont été obtenu par l’hybridation avec un autre genre de Rosaceae, les potentilles, pour obtenir le groupe d’hybrides Fragaria × Potentilla qui aurait l’avantage de produire des fleurs de qualité ornementale mais qui donneraient également de gros fruits rouges facilement commercialisables. Les recherches ont débuté au milieu des années soixante mais n’ont vraiment donné de résultat qu’en 1989 et depuis on retrouve une vingtaine de variétés (comme les ‘AC-Roseberry’, ‘Berries Galore Rose’, ‘Camara’, ‘Fragoo’, ‘Gerald Straley’, ‘Lipstick’, ‘Loran’, ‘Merlan’, ‘Pikan’, ‘Pink panda’, ‘Red ruby’, ‘Roman’, ‘Rosalyne’, ‘Serenata’, ‘Shades of Pink’, ‘Tarpan’, ’Tristan’, ‘Toscana’, et ‘Vivarosa’) mais qui ne donnent pas toutes des fruits volumineux ou abondants. Je ne suis pas sûr quelle est la variété que j’ai dans mon jardin, mais celles qui semblent le plus commercialisées ici sont les “Rose Belle” et les “Toscana”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.335]

Hosta

[ iPhone 11 Pro, hortus meus, 2021/06/15 & 07/09 ]

Les Hostas (aussi appelés “plantain lilies” en anglais et gibōshi [擬宝珠 / ギボウシ] en japonais) sont un genre de plantes vivaces herbacées qui appartiennent à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Liliopsida (ou Monocotyledonae, i.e. dont la plantule n’a qu’une seule feuille), à l’ordre des Liliales (qui se reproduisent par rhizomes ou bulbes; ou Asparagales dans la classification APG III), et à la famille des Liliaceae (qui consiste en une quinzaine de genre répartis en plus de six cent espèces dont le lys, le muguet, la jacinthe, la tulipe et le narcisse;  ou Asparagaceae dans l’APG III, ou l’on retrouve plus d’une centaine de genres et près de trois mille espèces dont l’asperge). 

Elles poussent jusqu’à quatre-vingt centimètres de hauteur et leurs feuillages ovales ou lancéolés, plus ou moins gros et panachées selon les variétés, peut s’étendre d’une largeur de vingt centimètres à un mètre. Les fleurs, généralement inodores, poussent sur des tiges dressées ligneuses, plus hautes que le feuillage, et forment des grappes pendantes de clochettes mauves, lavandes ou blanches, de deux à cinq centimètres de long — chaque fleur est constitué de six tépales. Le nom fait référence au botaniste autrichien Nicolaus Thomas Host.

Les hostas sont avant tout des plantes ornementales mais toutes les espèces sont comestibles et même considérées comme légumes dans certaines régions d’Asie. Toutefois, si ingéré en grande quantité, elles peuvent être toxiques pour les animaux domestiques et les chevaux. Il existe une grande variété d’espèces et de cultivars chez les hostas (plus de trois mille référencées!) qui est apparente surtout dans la forme et la coloration du feuillage, qui est particulièrement apprécié si celui-ci comporte une variégation crème, dorée ou vert pâle. C’est une plante très populaire. J’en ai moi-même quatre espèces différentes dans mon jardin. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.328]

Chelone obliqua  

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/08/14 ]

La Galane oblique (aussi appelée “pink turtlehead” en anglais) est une espèce de plante vivace herbacée qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Lamiales, à la famille des Plantaginaceae (la famille du plantain qui traditionnellement, sous la classification Scrophulariaceae, se divisait en trois genres mais qui, avec la classification phylogénique, en regroupe maintenant une centaine — dont les Antirrhinum (Muflier), les Digitalis (Digital pourpre), Linaria (Linaire commune), les Penstemon ou les Veronica — incluant près de deux mille espèces) et au genre Chelone (qui regroupe quatre espèces: c. glabra, c. cuthbertii, c. lyonii, et la c. obliqua). 

Elle pousse sur une tige dressée de soixante à soixante-dix centimètre de haut et elle est caractérisée par un feuillage caduque, abondant, dont les feuilles lancéolées, dentées et nervurées, mesurant de cinq à vingt centimètres, sont d’un beau vert foncé lustré. À la fin de l’été, d’août à septembre, elle fleurit en épis denses, d’un rose foncé, où les inflorescences sont des fleurs tubulaires à deux lèvres, avec une petite barbe jaune à l’intérieur de chaque lèvre inférieure. Les fleurs ressemblent un peu à des têtes de tortue, d’où son nom scientifique (qui vient du grec χελώνα / chelóna / tortue). C’est surtout une plante ornemental cultivée qui est devenu rare à l’état sauvage, voire même menacé dans certains États d’Amérique. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.321]

Brassica oleracea var. acephala  

[ iPhone 13 Pro, Cirque du Soleil, 2021/10/17 ]

Le chou d’ornement ou kale ornamental (appelé en anglais “Flowering decorative cabbage” ou “ornamental Kale”) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Brassicales, à la famille des Brassicaceae (ou Cruciferae, qui se divise en près de quatre-cent genres et plus de quatre mille espèces de plante herbacées qui sont principalement des légumes) et au genre Brassica (qui inclue une quarantaine d’espèces dont cinq se sont taillé une place de choix dans notre alimentation: Brassica juncea (moutarde brune), B. nigra (moutarde noire), B. napus (colza, rutabaga),  B. oleracea (les choux et le brocoli), et  B. rapa (les navets, bok choy, chou chinois)). La plus prolifique de ces espèces est sans aucun doute la B. oleracea qui, à partir du chou commun, a été développée en de nombreuses variétés et cultivars:  le chou pommé (cabus, var. capitata f. alba), le chou de Milan (Savoy, var. sabauda), le chou rouge (var. capitata f. rubra), le chou frisé (kale, var. sabellica), le chou de Bruxelles (var. gemmifera), le chou-rave (var. gongylodes), le chou-fleur (var. botrytis), le brocoli (var. italica), le “broccoflower” (hybride des deux précédentes variétés) et le broccolini (hybride des var. italica et var. alboglabra)— pour n’en nommer que quelques uns.

Le chou d’ornement appartient à la variété acephala (de acéphale, sans tête, par opposition à la variété de chou typique, var. capitata, qui pousse en une tête compacte, ou “pomme”). Il en existe de nombreuses variétés qui ont été développées principalement pour leurs feuilles ornementales centrales qui sont d’un blanc brillant, rouge, rose, lavande, bleu ou violet. Elles sont aussi comestibles que n’importe quelle autre variété de chou ou de chou frisé, mais pas nécessairement aussi agréable au goût car elle ont tendance à avoir une saveur amère et sont donc souvent plus utilisées en cuisine comme garnitures. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.314]

Symphyotrichum novae-angliae  

[ iPhone 11/13 Pro, mon jardin, 2021/09/24, 10/01 & 10/08]
[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/15]

J’ai déjà discuté de cette plante l’an dernier mais en voici quelques photographies supplémentaires.

L’aster de Nouvelle-Angleterre (aussi appelé New England aster ou Michaelmas daisy en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, i.e. dont l’inflorescences est composée d’une multitude de petites fleurs, qui comprend  près de deux mille genres répartis en plus de trente mille espèces comme les pissenlits, les marguerites ou les tournesols) et au genre Symphyotrichum (eh oui! Avec la nouvelle taxonomie elle n’est plus considérée comme une aster !).

Cette plante peut atteindre de trente à cent-cinquante centimètre de hauteur et former un buisson de soixante à quatre-vingt-dix centimètre de large constitué de plusieurs tiges dressées, non ramifiées, émergeant d’un seul point. Elle est caractérisée par des feuilles non dentées et lancéolées, ainsi que par une inflorescence constituée par un disque central composé de minuscules fleurons jaunes, entouré par jusqu’à une centaine de fleurons ligulés mauves ou d’un violet profond (parfois même roses ou blancs). La floraison se fait entre août et novembre. Son nectar est apprécié par de nombreux insectes mais tous particulièrement par le bourdon. C’est une plante surtout décorative mais qui a aussi une variété d’usages médicinales. Son nom origine du grec (soit de ἀστήρ / astḗr / étoile — en référence à sa forme; ou de σύμφυσις / sýmphysis / “grandir ensemble” et θρίξ / thríks / “poil” — en référence au fait que le poils du pappus sont disposés en un anneau basal cohérent) et du latin (“de nouvelle-angleterre”). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.307]

Tanacetum vulgare 

[ iPhone 6/13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2015/07/24 & 2021/10/30]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2019/08/20 ]

J’ai déjà illustré cette plante à deux reprises (en mai 2016 et en novembre 2019) mais je n’en ai pas beaucoup parlé — d’autant plus que je commence à manquer de sujets pour mes entrées botaniques. Toutefois, c’est une plante qui est très présente dans le parc et donc qui mérite un peu d’attention.

La Tanaisie commune (appelée Tansy en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae, i.e. dont l’inflorescences est composée d’une multitude de petites fleurs, qui comprend  près de deux mille genres répartis en plus de trente mille espèces comme les pissenlits, les marguerites ou les tournesols) et au genre Tanacetum (qui inclut entre soixante-dix et cent-soixante espèces selon la source, comme la Grande camomille — dont j’ai récemment parlé). Elle pousse en tiges érigées pouvant atteindre un mètre de hauteur (entre cinquante et cent-cinquante centimètres) et est caractérisée par des feuilles pennatilobées alternes (de dix à quinze centimètres de long) ainsi que par des inflorescences jaune composées de fleurons identiques regroupés en corymbe de capitules, disposées en ombelles et ayant la forme de boutons. La floraison se fait entre juillet et septembre.

C’est une plante ornementale et odorante. Connue depuis l’antiquité, elle est mentionnée au Moyen-Âge dans le Capitulare de Villis et le Liber cure cocorum. Elle est surtout utilisée pour son huile essentielle (composée principalement de trans-thuyone, de camphre et trans-chrysanthényle) qui a des propriétés insectifuge et vermifuge. Malgré qu’à forte dose elle soit toxique (et même psychoactive !), elle a des usages médicinaux (tonique amère, abortif, antioxydant) ou culinaires (comme épices ou aromate). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Pictorial chronicles [002.021.301]

Bouquet de fin octobre

[ iPhone 13 Pro, 2021/10/22 ]

Avant que le parc ne soit complètement tondu et que nous commencions à préparer notre jardin pour l’hiver, il restait tout de même encore assez de belles fleurs pour faire un somptueux bouquet d’octobre… De quoi raviver encore pour quelques jours nos souvenirs d’un été déjà lointain et de tenir à distance l’anticipation d’un long et rigoureux hiver… Oh floraison des jours dorés puisses-tu préserver éternellement dans nos pensées (et dans nos coeurs) la joie et la chaleur de l’ensoleillement estival !

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Images du mer-fleuri [002.021.300]

Malva sylvestris 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/30]

J’ai déjà parlé de cette fleur en janvier dernier (et même il y a quelques années) mais j’y reviens très brièvement pour signaler mon étonnement d’en voir des spécimens dans le parc qui sont encore splendides aussi tardivement dans la saison. Il faut dire que cette année j’ai noté plusieurs espèces (Achillée, Chicorée, Cosmos, Violette, etc.) qui se sont mises à fleurir à nouveau en octobre! C’est sans doute due au redoux que nous avons connu fin septembre et début octobre qui a étrangement créé de la confusion chez Mère Nature, lui laissant peut-être croire à un second printemps…

La Grande Mauve (aussi appelé Mauve sylvestre et Common / Tall Mallow en anglais) est une plante herbacée bisannuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Malvales, à la famille des Malvaceae (qui inclus plus de quatre-cent genres divisés en quatre mille espèces très diverses; on y retrouve des genres comme les Abelmoschus [dont le gombo ou okra], les Alcea [dont la Rose trémière], les Althaea [dont la Guimauve], les Durio [dont le durian], les Gossypium [dont le cottonier], les Hibiscus, les Theobroma [dont le cacao], les Tilia [dont le Tilleul] et même les Adansonia [qui comporte huit espèces de Baobab !]), et au genre Malva (qui comprend une soixantaine d’espèces).

La plante est caractérisée par une tige dressée pouvant atteindre de trente à cent-vingt centimètres et par des feuilles crénelées, d’un vert profond, qui sont presque rondes à la base et quintilobées en pointes vers la partie supérieure. Elle fleurit de mai à septembre et offre de belles et grandes fleurs rose-pourpres (de deux ou trois centimètres de diamètre) formées de cinq pétales séparés, échancrés sur le bout et marqués de stries foncés. Elles donnent un fruit sec (schizocarpe) en forme de meule de fromage qui continent des des akènes. Le nom provient du grec (μαλάχη / malákhē / “mou ou amollir”) et fait allusion soit au limbe mou de la plante ou à ses propriétés émollientes. C’est une plante ornementale mais qui est comestible dans sa totalité. Elle peut être consommé “crue en salade, cuite en soupe, en farce ou en ragoût. Elle est riche en sels minéraux, vitamines A, B1, B2 et C, en protéines complètes, en fer et en calcium”. Elle a également un usage médicinal de par ses propriétés anti-inflammatoires. Originaire d’Europe de l’Ouest elle est considérée en Amérique du Nord comme une espèce envahissante. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.293]

Elaeagnus angustifolia 

[ iPhone 11/13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/06/12 & 10/17]

Cela fait quelques années déjà que j’ai remarqué dans le parc, près du point de vue situé au bout de la rue Paul-Boutet (et en-dessous), quelques arbres d’un vert tendre presque blanchâtre, voir argenté. Je me suis dit “on dirait presque des oliviers” mais je croyais notre climat trop froid pour ce genre d’arbres. Eh bien, non, il s’agit bel et bien d’une variété d’olivier.

L’olivier de Bohême (appelé “Russian Olive” en anglais) est une espèce d’arbuste qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe (clade) des Rosidées, à l’ordre des Rosales, à la famille des Elaeagnaceae (divisé en trois genres où se répartissent une soixantaine d’espèces) et au genre Elaeagnus. C’est un arbuste qui croit rapidement pour atteindre une hauteur moyenne de sept mètres (de deux à douze mètres) et qui est caractérisé par des feuilles lancéolées, alternes et caduques, au pétiole court, d’un vert profond sur le dessus et argenté sur le dessous, et mesurant de quatre à huit centimètres de long sur environ deux centimètres de large. La floraison se fait de mai à juillet et offre de petites fleurs odorantes jaunes d’environ un centimètre, formées d’un calice à quatre lobe (sépales) sans pétales, protégeant quatre étamines et un pistil. Elles poussent sous l’aisselle des feuilles, soit isolées ou par grappes de deux ou trois fleurs, et sont mellifères — ce qui veut dire qu’elles attirent les insectes pollinisateurs comme les abeilles. Le fruit jaune, qui mesure un ou deux centimètres de long, a l’apparence d’une drupe (comme la cerise ou l’olive) mais est en fait un akène enveloppé d’une hypanthe charnue. Les fruits sont comestibles, sucrés mais avec une texture farineuse, et sont parfois utilisés pour faire des conserves.

Le nom scientifique dérive du grec ἐλαίαγνος / elaíagnos (composé de ἐλαία / elaia / “olive” et de ἁγνός / hagnós / “pure”, “chaste”, “sacré”) et de l’épithète latin qui signifie avoir “des feuilles étroites”. Quand aux noms vernaculaires ils font tous référence soit au fait que le fruit ressemble à celui de l’olivier (qui appartient pourtant à une famille différente, les Oleaceae) soit que la feuille s’apparente à celle du saule (de la famille des Salicaceae). Cet arbuste a avant tout un usage ornemental (à cause de son beau feuillage et de ses fleurs odorantes) mais il est aussi utilisé comme séparation (haie) ou écran brise-vent. Il joue également un rôle dans l’alimentation humaine: ses fleurs mellifères peuvent servir à la production de miel et ses fruits (parfois appelé “datte de Trébizonde“ ou “olive perse”), riches en lycopène, sont comestibles — pouvant être consommés séchés ou en marmelade. Il y aurait même un usage médicinal car, en Iran, une concoction faite de lait et du fruit séché pulvérisé est parfois utilisée pour traiter la polyarthrite rhumatoïde et les douleurs articulaires (arthrose). Originaire d’Europe de l’Est, il a été introduit en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle où il est considéré comme une espèce envahissante à cause de sa croissance rapide et de sa capacité d’adaptation en sol pauvre (car une symbiose avec des bactéries dans son système racinaire lui permet de fixer l’azote atmosphérique). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.286]

Fraxinus americana 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/09]

Il n’y a pas que l’érable (Acer saccharum, Acer rubrum), le lierre (Parthenocissus quinquefolia, Parthenocissus tricuspidata) ou le vinaigrier (Rhus glabra, Rhus typhina) qui offrent de belles couleurs rouges à l’automne dans le parc. J’y ai également observé cet arbre qui déployait un panache flamboyant. Je me suis demandé ce que c’était et, après quelques recherches, j’ai découvert avec surprise qu’il s’agissait d’un Frêne blanc (appelé en anglais “white ash”). C’est la même variété d’arbre que j’ai devant ma maison et il ne donne jamais de telle couleurs! Évidemment, il s’agit d’un cultivar différent: le ‘Autumn Purple’.

Comme c’est le cas de la plupart des fleurs que je vous présente (Surprenant n’est-ce pas?), cet arbre  fait partie de la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), de la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), et de la sous-classe des Asteridae (ou Compositae). Toutefois, la parenté s’arrête ici car cette plante ligneuse appartient à l’ordre des Scrophulariales (qui regroupe douze familles; dans la classification APG c’est l’ordre des Lamiales), à la famille des Oleaceae (qui inclut près d’une trentaine de genres où se répartissent neuf-cent espèces comme l’olivier, le jasmin ou le lilas) et au genre Fraxinus (qui regroupe une soixantaine d’espèces).

Les frênes sont caractérisés par une écorce rugueuse, des feuilles composées pennées, et des fruits produits en grappes de samares simples. C’est une espèce dioïques, c’est-à-dire monosexué, et chaque arbre est soit mâles (staminées), soit femelles (pistillées). Il peut atteindre de dix à vingt mètre de haut, vivre près de deux-cent-cinquante ans, et servir d’écosystèmes à de nombreux organismes. Il est d’ailleurs très vulnérable à l’agrile du frêne. Comme c’est un bois dur et dense  il est prisé en parquèterie, en ébénisterie, ainsi que pour fabriquer des manches d’outils, des battes de baseball, des arcs et même certains instruments de musique. Toutefois, dans des conditions extérieures humides, il pourrit rapidement. Son feuillage a été utilisé pour faire des tisanes et des boissons. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.279]

Bellum falsi solis: Heliopsis contra helianthus !

Lorsque je vous ai parlé des Hélianthes l’an dernier, j’ai mentionné qu’il y avait deux espèces dans le parc qui étaient très similaires aux tournesols. J’aimerais y revenir brièvement et profiter de l’occasion pour parader un peu les nouvelles capacités du iPhone 13 Pro (excellente qualité de photo et macro).

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/1 ]

Le premier exemple est la Heliopsis helianthoides (Héliopsis faux-hélianthe aussi appelé en anglais “Oxeye Sunflower” ou “False Sunflower”). Tout comme les hélianthes, cette plante herbacée vivace fait partie de la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), de la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), de l’ordre des Asterales et de la famille des Asteraceae (les fleurs “composées”) mais elle appartient à un genre différent, les Heliopsis (qui inclus environ dix-huit espèces). Originaire d’Amérique du Nord, elle est caractérisée par des feuilles dentées de forme ovale ou lancéolée et par des capitules composites coniques formés à la périphérie de fleurons ligulés jaunes de deux à quatre centimètres (les “pétales”, qui persistent contrairement à ceux du tournesol qui flétrissent et tombent) et au centre de fleurons discaux de couleur jaune ou brunâtre. C’est une plante rhizomateuse qui peut atteindre de quarante à cent-cinquante centimètres de hauteur. Le nom, provenant du grec (helios / soleil et opsis / apparence), signifie d’une part “qui a l’apparence du soleil” et d’autre part (helianthoides) similaire à l’hélianthe. C’est une belle plante ornementale qui attire aussi les papillons. 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/10/4 ]

L’Helianthus tuberosus (Topinambour, qui est aussi appelé en anglaisJerusalem artichoke” ou “wild sunflower”), quand à elle, est du même genre que le tournesol, helianthus (où l’on retrouve vingt-quatre espèces et, bien sûr, plusieurs hybrides). Cette plante herbacée vivace peut atteindre de deux à trois mètres de hauteur et est caractérisé par des feuilles lancéolées, dentées et alternes (de dix à vingt-cinq centimètres de long), des capitules plats de cinq à dix centimètres de diamètre formés de dix à vingt fleurons ligulés jaunes (pétales, qui sont plus long que pour l’Héliopsis) en périphérie et de plus d’une soixantaine de fleurons tubuleux jaune-brun au centre, ainsi que par ses rhizomes tubérisés qui ressemblent un peu au gingembre. Elle s’apparente à plusieurs autres variétés d’hélianthes (avec lesquelles elle peut donc être confondue), particulièrement l’Hélianthi (Helianthus strumosus) et le tournesol vivace (Helianthus laetiflorus).

Originaire d’Amérique du Nord, elle a eut un rôle important dans la culture des autochtones qui l’utilisaient comme fourrage et légume. Samuel de Champlain en a fait la découverte lors de ses voyages (voir les citations plus bas) et il la partagea à Port-Royale avec Marc Lescarbot et Jean de Poutrincourt qui ramenèrent cette “truffe du Canada” en Europe après l’échec de la colonie en 1607. Son nom scientifique signifie “fleur de soleil” tubéreuse (du grec hêlios / soleil et anthos / fleur) en référence à ses grandes fleurs jaunes qui évoquent l’astre solaire. Ses noms communs origine tous d’une méprise: le nom français de “Topinambour” résulte d’une association erroné avec la tribu brésilienne des Tupinambas et le nom anglais de “Jerusalem Artichoke” provient de la déformation de girasole, le nom italien du tournesol. 

C’est une belle plante ornementale mais qui est aussi cultivée pour ses tubercules comestibles. Ceux-ci peuvent être consommé cru, fermenté ou cuit et leur saveur s’apparente à l’artichaut. Comme la patate, ils peuvent être pilé ou moulu en farine mais au lieu de l’amidon elles contiennent de l’inuline (un glucide polysaccharides qui n’affecte pas la glycémie mais peu provoquer des flatulences!) et sont riches en vitamines et minéraux. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

“Nous vinsmes mouiller l’ancre jusques à Saincte Croix, distante de Québec de quinze lieues; c’est une poincte basse, qui va en haulsant des deux costez. Le pays est beau & uny, & les terres meilleures qu’en lieu que j’eusse veu, avec quantité de bois, mais fort peu de sapins & cyprès. Il s’y trouve en quantité des vignes, poires, noysettes, cerises, groiselles rouges & vertes, & de certaines petites racines de la grosseur d’une petite noix ressemblant au goust comme truffes, qui sont très-bonnes rôties & bouillies. Toute ceste terre est noire, sans aucuns rochers, sinon qu’il y a grande quantité d’ardoise; elle est fort tendre, & si elle estoit bien cultivée, elle seroit de bon rapport.” [23 juin 1603] — Des sauvages ou Voyages de Samuel Champlain (1603), livre premier, chap. VI (p. 26).

“Le lendemain nous fusmes voir leur habitation avec nos armes, & fismes environ une lieue le long de la coste. Devant que d’arriver à leurs cabannes, nous entrasmes dans un champ semé de bled d’Inde, à la façon que nous avons dit cy-dessus. Il estoit en fleur, & avoit de haut 5 pieds & demy, & d’autre moins advancé, qu’ils sement plus tard. Nous veismes aussi force feves de Bresil, & des citrouilles de plusieurs grosseurs, bonnes à manger; du petum & des racines qu’ils cultivent, lesquelles ont le goust d’artichaut. Les bois sont remplis de chesnes, noyers, & de très beaux cyprés, qui sont rougeastres, & ont fort bonne odeur. Il y avoit aussi plusieurs champs qui n’estoient point cultivez, d’autant qu’ils laissent reposer les terres; & quand ils y veulent semer, ils mettent le feu dans les herbes, & puis labourent avec leurs besches de bois. Leurs cabannes sont rondes, couvertes de grosses nattes faites de roseaux, & par en haut il y a au milieu environ un pied & demy de descouvert, par où fort la fumée du feu qu’ils y font.“ [21 juillet 1605] — Les Voyages du sieur de Champlain (1613), livre premier, chap. VIII (p. 66).

Les extraits cités proviennent de Oeuvre de Champlain, vol. 1 (présenté par G.-É. Giguère). Montreal: Éditions du Jour, 1973. Le texte est également disponible en ligne sur le Project Gutenberg.

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Images du mer-fleuri [002.021.272]

Monarda fistulosa 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2019/07/17 & 2021/07/16]

La Monarde sauvage (appelée Wild Bergamot ou “bee balm” en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Lamiales, à la famille des Lamiaceae (regroupant environ six mille espèces divisées en plus de deux cent genres, incluant plusieurs espèces d’herbes aromatiques comme la menthe, le romarin, la sauge, l’origan, le thym ou la lavande) et au genre Monarda (qui comprend seize espèces). Elle pousse en plusieurs branches dressées d’une hauteur d’environ un mètre et se répand par ses racines (rhizomes) ce qui fait qu’elle forme généralement des bosquets touffus. Elle est caractérisée par des feuilles lancéolées et dentées (longues de deux à huit centimètres) et des belles fleurs (d’une couleur variant entre le rose et la lavande, parfois blanche) qui poussent en grappes compactes et solitaires à l’extrémité de chaque branche (une grappe de quatre centimètres de long peut contenir de vingt à cinquante fleurs!). La floraison se fait de juin à septembre. Son nom fait référence, d’une part, au botaniste espagnol Nicolás Monardes et, d’autre part, à ses fleurs tubulaires et creuses (fistulosus / “en forme de tuyau, creux, poreux”).

La monarde est une plante ornementale appréciée pour ses charmantes fleurs. C’est aussi une plante mellifère qui attire les pollinisateurs (surtout les bourdons mais aussi abeilles, colibris et lépidoptères) et est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles ou larves de papillons (Lintneria eremitus, Pyrausta orphisalis, Pyrausta signatalis, Xenotemna pallorana). Elle est également considérée comme une plante médicinale par de nombreuses tribus autochtones d’Amériques (Menominee, Ojibwés, Onneiouts, Pieds-Noirs, Winnebagos) qui l’utilisent en tisane ou en cataplasme pour traiter le rhume, les infections ou les flatulences. Finalement, c’est une plante aromatique utilisé pour son huile essentielle (composée principalement de p-cymène, carvacrol et de thymol). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Pour ma part, comme j’ai prise cette photographie dans un parc urbain, j’appellerais cette fleur une monarde urbaine (en hommage à Silverberg). 😉

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Images du mer-fleuri [002.021.265]

Impatiens balfourii 

[ iPhone 11 Pro, VSP, 2021/09/17 ]

J’ai récemment découvert cette plante dans mon jardin. Elle y était par hasard… Par curiosité nous l’avons laissé poussé et je ne le regrette pas du tout puisqu’elle offre de très charmantes fleurs qui s’apparentent un peu aux orchidées.

Il s’agit de la Balsamine de Balfour (appelé en anglais “Balfour’s touch-me-not”, “Poor man’s orchid” ou encore “Kashmir balsam”). C’est une plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Geraniales (ou Ericales en classification APG), à la famille des Balsaminaceae (qui comprend entre six cent et mille espèces réparties en deux ou quatre genres selon la classification) et au genre Impatiens (qui regroupe la presque totalité des espèces de cette famille puisque le genre Hydrocera n’en inclut qu’une seule). Originaire de l’Himalaya elle est caractérisée par un tige glabre qui se divise en plusieurs rameaux (atteignant 15 à 120 cm de haut), des feuilles alternes, ovales, pointues et dentées (d’environ quatre centimètres de large), et de petites fleurs roses ou lavandes (de 2 cm) qui poussent en grappes de quatre à huit fleurs au dessus des dernières feuilles. La fleur est composée d’un sépale blanc en forme de casque, de deux pétales inférieurs roses avec une touche de jaune à la base et d’un petit éperon. La floraison se fait de juillet à septembre. La dissémination s’effectue lorsque le fruit mûr, en forme de capsule ( de 20 mm), éclate spontanément (déhiscence explosive) et propulse les graines sur une distance d’une dizaine de centimètres à plusieurs mètres. 

La nom de Balsamine provient d’un fait que certaines espèces (comme l’Impatiens balsamina) étaient utilisées pour faire des baumes afin de soigner les blessures. Le nom latin Impatiens (impatient, incapable d’attendre) fait référence à la dissémination explosive de la plante. Le nom de l’espèce rend hommage au botaniste écossais Isaac Bayley Balfour. C’est une plante ornementale cultivée pour ses belles fleurs mais elle se retrouve aussi à l’état sauvage et plusieurs États américains la considère comme une plante envahissante. Elle attire les insectes pollinisateurs comme le bourdon mais aussi les colibris. Les feuilles des Balsamines (aussi appelé en anglais jewelweed, touch-me-not, ou busy lizzie) nourrissent plusieurs espèces d’insectes (dont des lépidoptères et des coléoptères comme le scarabée japonais) mais sont toxiques pour d’autres espèces. Malgré cela les Balsamines, dont certaines espèces contiennent des composés anti-inflammatoires et/ou fongicides, sont utilisées en herboristerie pour traiter les piqûres d’insectes et les dermatites causées par certaines plantes (ortie, herbe à puce, sumacs). Elles sont une composantes de produits comme Preparation H ou des élixirs floraux de Bach. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.258]

Linaria vulgaris 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/09/10 ]

J’ai déjà illustré cette fleur il y a quelques année, mais j’aimerais en reparler puisque je vous ai présenté la semaine dernière le Lotus corniculatus (a.k.a. “eggs and bacon”) et qu’ensemble ces deux fleurs constituent ce que j’appel le “petit-déjeuner floral”. Elles sont d’ailleurs très similaire et il faut prendre garde à ne pas les confondre.

La Linaire commune  (appelé en anglais “common toadflax ou “butter-and-eggs“) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Scrophulariales (ou Lamiales selon la classification phylogénétique APG), à la famille des Scrophulariaceae (ou Plantaginaceae selon APG III, qui regroupe près de deux milles espèces réparties en une soixantaine de genres) et au genre Linaria (qui regroupe environ cent-cinquante espèces). Il existe principalement une vingtaine d’espèces de linaires.

La linaire commune atteint entre quinze et quatre-vingt-dix centimètre de hauteur et est caractérisé par de nombreuses tiges non ramifiées et des feuilles alternes très fine (deux à six cm de long par un à cinq mm de large), d’une couleur bleu-vert glauque, et qui ressemblent à celles du lin (d’où le nom). Les fleurs, qui poussent en grappes au sommet des tiges, sont deux à trois cm de long et sont constituées de deux lèvres closes jaunes avec une tache orange et d’un long éperon. Elle fleurit entre juin et octobre. Elle sert de nourriture à de nombreux insectes (surtout des papillons de nuit) et n’est pollinisée que par de grosses abeilles et des bourdons, car sa corolle fermée n’est accessible qu’avec une certaine force.

C’est une plante rudérale et une mauvaise herbe mais qui peut être utilisée comme fleurs décoratives. Malgré une légère toxicité pour l’humain et le bétail (due à la présence de glycoside cyanogénétique), elle est utilisée en médecine traditionnelle (par l’infusion des feuilles) entre autres pour ses propriétés diurétiques et antipyrétiques. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.251]

Lotus corniculatus 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/07/16 ]

Le Lotier corniculé (aussi appelé “pied de poule” ou “bird’s-foot trefoil” et “eggs and bacon” en anglais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Fabales, à la famille des Fabaceae (ou légumineuses, une famille qui compte plus de sept cent genres et près de vingt-mille espèces comme le soja, les haricots, les pois, les fèves, ou les trèfles) et au genre Lotus (qui comprend une centaine d’espèces). C’est une plante basse (5 à 20 cm) caractérisé par une longue racine pivotante, des feuilles alternes “composées de trois folioles obovales”, des fleurs jaunes vif (devenant parfois orangé marqué de rouge) et ses fruits qui forment des gousses oblongues de deux ou trois centimètres pouvant contenir jusqu’à une vingtaine de graines. Les fleurs, longues d’environ un centimètre, poussent sur de longs pédoncules disposées en ombelle par groupe de quatre à huit. Elles sont composées d’un pétale supérieur droit et large et de deux pétales latéraux plus petits qui cachent le pistil et les étamines. Le nom du genre provient du grec (λωτός / lōtos / désignant de nombreuses espèces de plantes) et celui de l’espèce provient du latin (Corniculatus = “Corniculé, cornu” en référence à la forme des gousses)

Le lotier corniculé est considéré comme une plante envahissante mais qui trouve tout de même de très nombreuses utilisations. C’est d’abord une plante ornementale car ses fleurs sont assez attrayantes et offrent une floraison prolongée (de mai à septembre). Elle est appréciée par plusieurs espèces de papillons (dont les chenilles se nourrissent des feuilles) ainsi que par les abeilles et bourdons (car ses fleurs sont mellifères). C’est aussi surtout une plante fourragère qui est également utilisé pour son pouvoir structurant sur le sol et sa biomasse (engrais vert). Malgré le fait qu’elle soit toxique à forte dose (due au cyanure d’hydrogène qu’elle contient) ses fleurs séchées en tisanes peuvent avoir une utilisation médicinale grâce à des effets calmant ou somnifère. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.244]

Conium maculatum 

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[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2013/06/18]

IMG_3904La Grande ciguë (appelé hemlock en anglais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Apiales, à la famille des Apiaceae (ou Umbelliferae qui inclus plus de trois milles espèces telles la carotte, le  céleri, le  cerfeuil, la coriandre, le  fenouil, le panais, le persil, etc.) et au genre Conium. C’est une plante herbacée bisannuelle qui fleurie la seconde année et qui est caractérisée par une longue tige (un à trois mètres) cylindrique, glabre, très ramifiée, d’une texture cireuse et tachetées de rouge-pourpre surtout dans le bas. Ses feuilles sont alternes et divisées (pennatiséquées trois à cinq fois) en une forme triangulaire. À l’extrémité des tiges dressées on retrouve de petites fleurs blanches qui poussent sur de long pédoncules et qui sont regroupées en ombelles. Elle a une odeur désagréable (surtout quand on froisse ses feuilles) qui rappelle l’urine de chat ou de souris. Son nom provient du latin conium (dérivé du grec κώνος / kónos / “cône” ou possiblement de κώνειος / koneios / ”tourner, tourbillonner” en référence à la sensation de vertige que peut causer son ingestion) et maculatum (signifiant “maculé, moucheté, taché”).

Au moyen-âge on lui attribuait des propriétés occultes mais dès l’antiquité elle était surtout connue  pour sa très haute toxicité. Même à très petite dose (150–300 mg), les alcaloïdes qu’elle contient (surtout la conine mais aussi du méthyl-éthyl-coniine, de la pseudoconhydrine, de la conhydrine et de la pipéridine) interfèrent avec le système nerveux périphérique causant la mort par paralysie respiratoire (avec des troubles digestifs, des céphalées, de la perte de sensation et de force musculaire, des convulsions, de l’insuffisance rénale, et une paralysie ascendante). Il faut donc faire bien attention de ne pas la confondre avec des plantes de la même famille (comme le persil, le panais et la carotte). Les Athéniens l’utilisaient pour exécuter leurs condamnés, l’exemple le plus connu étant Socrate. Toutefois, pour obtenir une mort paisible, telle que Platon la décrit à la fin de son Phédon, les grecs y ajoutaient probablement d’autre drogues comme la datura et l’opium. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles et hellénistes)

LXVI. – À ces mots, Criton fit signe à son esclave, qui se tenait près de lui. L’esclave sortit et, après être resté un bon moment, rentra avec celui qui devait donner le poison, qu’il portait tout broyé dans une coupe. En voyant cet homme, Socrate dit : « Eh bien, mon brave, comme tu es au courant de ces choses, dis- moi ce que j’ai à faire. – Pas autre chose, répondit-il, que de te promener, quand tu auras bu, jusqu’à ce que tu sentes tes jambes s’alourdir, et alors de te coucher ; le poison agira ainsi de lui-même. » En même temps il lui tendit la coupe. Socrate la prit avec une sérénité parfaite, Échécrate, sans trembler, sans changer de couleur ni de visage; mais regardant l’homme en dessous de ce regard de taureau qui lui était habituel : « Que dirais-tu, demanda-t-il, si je versais un peu de ce breuvage en libation à quelque dieu ? Est-ce permis ou non ? – Nous n’en broyons, Socrate, dit l’homme, que juste ce qu’il en faut boire. – J’entends, dit-il. Mais on peut du moins et l’on doit même prier les dieux pour qu’ils favorisent le passage de ce monde à l’autre ; c’est ce que je leur demande moi-même et puissent-ils m’exaucer ! » Tout en disant cela, il portait la coupe à ses lèvres, et il la vida jusqu’à la dernière goutte avec une aisance et un calme parfaits. 

Jusque-là nous avions eu presque tous assez de force pour retenir nos larmes ; mais en le voyant boire, et quand il eut bu, nous n’en fûmes plus les maîtres. Moi-même, j’eus beau me contraindre; mes larmes s’échappèrent à flots ; alors je me voilai la tête et je pleurai sur moi-même ; car ce n’était pas son malheur, mais le mien que je déplorais, en songeant de quel ami j’étais privé. Avant moi déjà, Criton n’avait pu contenir ses larmes et il s’était levé de sa place. Pour Apollodore, qui déjà auparavant n’avait pas un instant cessé de pleurer, il se mit alors à hurler et ses pleurs et ses plaintes fendirent le cœur à tous les assistants, excepté Socrate lui-même. « Que faites-vous là, s’écria- t-il, étranges amis ? Si j’ai renvoyé les femmes, c’était surtout pour éviter ces lamentations déplacées ; car j’ai toujours entendu dire qu’il fallait mourir sur des paroles de bon augure. Soyez donc calmes et fermes. » En entendant ces reproches, nous rougîmes et nous retînmes de pleurer. 

Quant à lui, après avoir marché, il dit que ses jambes s’alourdissaient et il se coucha sur le dos, comme l’homme le lui avait recommandé. Celui qui lui avait donné le poison, le tâtant de la main, examinait de temps à autre ses pieds et ses jambes ; ensuite, lui ayant fortement pincé le pied, il lui demanda s’il sentait quelque chose. Socrate répondit que non. Il lui pinça ensuite le bas des jambes et, portant les mains plus haut, il nous faisait voir ainsi que le corps se glaçait et se raidissait. Et le touchant encore, il déclara que, quand le froid aurait gagné le cœur, Socrate s’en irait. Déjà la région du bas-ventre était à peu près refroidie, lorsque, levant son voile, car il s’était voilé la tête, Socrate dit, et ce fut sa dernière parole : « Criton, nous devons un coq à Asclèpios ; payez-le, ne l’oubliez pas. – Oui, ce sera fait, dit Criton, mais vois si tu as quelque autre chose à nous dire. » À cette question il ne répondit plus ; mais quelques instants après il eut un sursaut. L’homme le découvrit : il avait les yeux fixes. En voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux. 

LXVII. – Telle fut la fin de notre ami, Échécrate, d’un homme qui, nous pouvons le dire, fut, parmi les hommes de ce temps que nous avons connus, le meilleur et aussi le plus sage et le plus juste.” 

[Platon, Phaedon, trad. Émile Chambry, La Bibliothèque Électronique de Québec, vol. 4, ver. 1.01. Pour une traduction anglaise voir Plato’s Phaedo, translated by F.J. Church, NY: The Liberal Arts Press, 1951 sur bard.edu]

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Images du mer-fleuri [002.021.237]

Asclepias tuberosa 

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/08/25]

En me promenant dans le parc Frédéric-Back j’avais remarqué ces fleurs d’un orange frappant dans la section des Plaines Est mais elles étaient trop loin pour être identifiées. Je croyais alors qu’il s’agissait possiblement d’une variété orangée d’Achillée millefeuille [Achillea millefolium / yarrow]. Dès que cette section du parc a été ouverte, plus tôt cette semaine, je me suis empressé d’aller investiguer pour découvrir, à ma grande surprise, qu’il s’agissait en fait d’une variété d’Asclépiade !

L’Asclépiade tubéreuse (appelée butterfly weed en anglais) est une espèce de plante vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, les plantes à fleurs), la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), l’ordre des Gentianales, à la famille des Asclepiadaceae (qui rassemble environ deux mille espèces réparties en deux-cent-cinquante genres — toutefois, dans la classification phylogénétique elle appartient à la sous-famille des Asclepiadoideae et à la famille des Apocynaceae) et au genre Asclepias (incluant cent-quarante espèces dont la plus connue est l’Asclépiade commune [Asclepias syriaca ou milkweed en anglais]). Ce genre de plante, souvent considérée envahissante, est caractérisé par ses inflorescences en ombelles (dont la couleur varie, selon l’espèce, entre le rose et le rouge pourpre en passant par le jaune-orangé et qui, comme elles sont très nectarifères, attirent de nombreux pollinisateurs — particulièrement les papillons comme le Monarque / Danaus plexippus dont la chenille se nourrit des feuilles), ses fruits en forme de cosses (des follicules qui contiennent des aigrettes blanches et soyeuses à laquelle sont attachées les graines que le vent disperse lors de son ouverture à la fin de l’été) et le latex qu’elle produit (qui contient 1 ou 2% de caoutchouc mais surtout des alcaloïdes, des terpènes et des cardénolides qui rendent cette plante toxique pour le bétail et les humains car elle peut affecter le coeur ou causer une réaction allergène). Le nom provient du grec (Ἀσκληπιός / Asklêpiós, le dieu grec de la médecine) et fait référence à ses propriétés phytothérapeutiques (utilisées jadis par les autochtones d’Amériques). De nos jours elle est surtout utilisé pour ses fibres soyeuses qui servent à produire de l’isolant, de la rembourrure ou du textile.

L’asclepias tuberosa, quant à elle, se distingue par ses fleurs d’un jaune-orangé éclatant, ses feuilles lancéolées disposées en alternance (remontant en spirale sur la tige, contrairement à l’Asclepias lanceolata dont les feuilles sont disposées en opposition ou à l’Asclepias syriaca dont les feuilles sont plus larges) et ses fruits fusiformes dressés (alors que les fruits de l’Asclepias syriaca sont beaucoup plus charnus). Au Québec, c’est une espèce rare et protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. (Sources: Wikipedia, Espace Pour La Vie, Asclépiades indigènes du Québec, MEQ)

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