Images du mer-fleuri [002.022.082]

Lobelia cardinalis 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 ]

DSC_0096J’ai déjà mentionné cette fleur mais en voici une nouvelle photographie… La lobélie cardinale (appelé “cardinal flower” en anglais et  ベニバナサワギキョウ [Benibana sawa gikyou] en japonais — mais elle est aussi appelé Lobelia fulgens [ロベリア・フルゲンス] ou Lobelia splendens [ロベリア・スプレンデンス]) est une plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons”, ou les Eudicotyledoneae dans la classification phylogénétique APG III), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Campanulaceae (la famille des campanules [bellflowers] qui comprend environ quatre-vingt-dix genres où se répartissent plus de deux milles espèces) et au genre Lobelia ( [EN] / ミゾカクシ属 [Mizoka kushi zoku], qui comprend plus de trois cent espèces). Le nom du genre honore le botaniste flamand Mathias de l’Obel et celui de l’espèce fait simplement référence à la couleur de la plante (cardinal signifie d’abord “principal” mais par extension il désigne les prélats de l’Église et la couleur de leur vêtement, un rouge vif qui se situe entre le carmin et l’écarlate). 

C’est une plante herbacée qui pousse en une tige pouvant atteindre jusqu’à un peu plus d’un mètre de haut, caractérisé par un feuillage alterne (d’une taille maximale de cinq par vingt centimètres les feuilles sont lancéolées et bordées de dentelures) et par une inflorescence qui se présente sous la forme d’un racème érigé (ou grappe, pouvant atteindre jusqu’à soixante-dix centimètre de haut). Les fleurs tubulaires (ayant jusqu’à quatre centimètres de diamètre) sont constituées de cinq lobes qui forment deux lèvres (les deux lobes supérieurs sont dressés alors que les trois lobes inférieurs sont déployés). La plante excrète un liquide “laiteux”. Les différentes espèces offrent une grande variété de couleurs allant du rouge vif (L. cardinalis, L. tupa) au bleu profond (L. siphilitica et L. erinus), mais aussi parfois blanc (L. chinensis, L. boninensis), rose ou violet (L. inflata). Elle pousse le long des ruisseaux, des sources, des marécages et dans les sous-bois. C’est surtout une plante ornementale avec certains usage médicinaux. Elle est considérée toxique à cause de la lobeline qu’elle contient, un alcaloïde similaire à la nicotine. Elle est toutefois appréciée par les abeilles et les colibris. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.075]

Delphinium elatum 

[ iPhone 6, Jardin botanique, 2015/07/05 ]

IMG_6638La dauphinelle élevée (aussi appelée “Pied d’alouette” ou “candle larkspur” en anglais) appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons), à l’ordre des Ranunculales, à la famille des Ranunculaceae (qui comprend une cinquantaine de genres dont les principaux sont les Boutons d’or, les Dauphinelles, les Aconits, les Clématites, les Anémones et les Thalictrum) et au genre des Delphinium ([EN] [デルフィニウム属 / Derufiniumu zoku en japonais] qui regroupe plus de trois-cent espèces). Si le nom de famille vient du latin (diminutif de rana signifiant “petite grenouille” en référence au fait que plusieurs espèces sont aquatiques), le nom du genre lui vient du grec (δελφίνιον / delphínion / “dauphin” car, selon le botaniste grec Dioscorides, le bouton floral ressemble au rostre d’un dauphin). Le qualificatif de l’espèce (elatum) signifit simplement “élevé” en latin en référence à sa longue tige dressée.

C’est une plante vivace qui a la forme d’une longue tige (hampe) dressée de un à deux mètres de haut, avec des feuilles basales multilobées, et qui se termine par un racème (grappe) constitué d’une vingtaine à une centaine de fleurs bleues ou violettes. Celles-ci sont composées de cinq sépales pétaloïdes (dont le sépale supérieur se prolonge à l’arrière par un long éperon) et de quatre pétales libres (dont les deux supérieurs se prolongent par un éperon nectarifère vers l’intérieur de l’éperon du sépale supérieur). Le fruit est constitué de follicules (de treize à vingt-cinq millimètres) contenant de multiples graines. Lors de la floraison (de juillet à septembre) elle attire les pollinisateurs (papillons et bourdons) et elle sert de nourriture aux larves de nombreux lépidoptères. Toutefois toutes les parties de la plante sont toxiques pour les humains et le bétail car elle contiennent des alcaloïdes diterpéniques et norditerpéniques (dont la méthyllycaconitine). La Dauphinelle est donc surtout une plante ornementale utilisée pour embellir les jardins ou cultivée pour servir de fleur coupée. Elle peut aussi être utilisée pour créer une encre bleue. Les horticulteurs ont créé de nombreux hybrides et cultivars (dérivant principalement de D. Elatum). Dans ce cas-ci il s’agit du cultivar “Triton Dark Blue”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.068]

Taraxacum officinale 

[ Nikon D3300 / iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2019/05/20 & 2021/05/07 ]

Ils sont tellement omniprésent sur les pelouses et dans les champs qu’ils en deviennent presqu’invisible. Ce charmant symbole du printemps qui enchante les enfants est pourtant généralement considéré comme une plante envahissante détestable… Il serait temps de lui redonner ses lettres de noblesse.

Le pissenlit commun ou officinale (appelé “Dandelion” en anglais et セイヨウ タンポポ [Seiyō tanpopo / “tanpopo occidental”] ou ダンデライオン [Danderaion] en japonais) est une plante herbacée vivace appartenant à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae car leur inflorescence est “composée” de multiples fleurs minuscules appelées capitules) et à la section Ruderalia du genre Taraxacum (qui comprend plus de mille deux cents espèces et sous-espèces). Les espèces de la section Ruderalia se ressemblent tellement qu’elles sont souvent toutes regroupées sous le nom de Taraxacum officinale. Le nom du genre dérive soit du grec (τάραξις [táraxis / “inflammation de l’oeil”] et ακέομαι [akeomai / “guérir”] car le latex de la plante était renommé pour soigner les irritations oculaires) ou de l’arabe (tarakhshaqūn, désignant une herbe amère). Le nom de la section fait sans doute référence aux plantes rudérales qui poussent dans les espaces laissés en jachère ou abandonnés (du latin rudus: brut, déblais, ruines). Les noms vernaculaires font également références aux attributs de la plante: “pissenlit”(pisse-en-lit) évoque ses vertus diurétiques et “dent-de-lion” la forme dentellée de ses feuilles (dont la déformation “dandelion” a fourni l’étymologie anglaise).

Originaire d’Europe, le pissenlit est caractérisé par une racine charnue pivotante et profonde (jusqu’à cinquante centimètres) qui donne naissance à une rosette de feuilles basales lancéolées, pennatipartites et dentelées, d’où s’élèvent plusieurs tiges glabres et creuses (haute de cinq à trente centimètres), qui contiennent un latex laiteux, et qui se terminent par un capitule plat et jaune de cinq centimètres de diamètre et formé par près de deux-cent fleurons ligulés. À maturité, les fleurons laissent place aux fruits, des akènes à aigrettes (de deux ou trois millimètres de long) qui forment une boule duveteuse et qui seront disséminées par le vent (anémochorie).

Celui que l’on considère comme une “mauvaise herbe” a pourtant de nombreuses utilités. Il est d’abord comestible: le jeune feuillage se mange en salade (attention: les feuilles mature ont un goût amère après que la plante ait fleuri); la racine se mange également crue, bouillie ou poêlée; torréfiée elle peut être un substitut de café; les boutons floraux peuvent être mis en conserve (mariné dans le vinaigre ou salé) ou transformé en confiture (crameillotte); les capitules sont utilisés pour faire du sirop, de la bière et du vin. C’est également une plante mellifère. Comme son attribut d’officinale l’indique, elle est aussi considérée comme une plante médicinale. Riche en vitamines (A, B1, B2, C, D, K), en minéraux (Ca, Mg, P, K, Na, CI, S, Fe, Mn, Cu) et en antioxydants (carotène, flavonoïdes, etc.), on lui reconnait depuis longtemps des vertus thérapeutiques comme diurétique, detoxifiant et pour traiter les maladies du foie (calculs hépatiques), la goutte, les dermatoses, les irritations oculaires, etc. On peut même utiliser son latex pour produire un caoutchouc naturel et les capitules peuvent servir à la production d’une teinture ou d’un colorant jaune. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Image du mer-fleuri [002.022.061]

Fothergilla major 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2015/05/15 ]

Je vous ai déjà présenté le Fothergilla gardenii il y a quelques années, alors laissez-moi aussi illustrer cette autre espèce de la même famille.  Le Fothergilla robuste (ou grand, aussi appelé “large witch alder“ ou encore “mountain witch alder” en anglais) est une plante appartenant à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons), la sous-classe des Hamamelididae, l’ordre des Hamamelidales, à la famille des Hamamelidaceae (qui se divise en une vingtaine de genres et environ quatre-vingt espèces) et au genre Fothergilla (qui lui inclut cinq espèces). Le nom du genre honore le médecin Britannique qui introduisit la plante en Angleterre, John Fothergill, et celui de l’espèce signifie simplement “Grand” en latin.

C’est une espèce de petit arbustes à feuilles caduques qui forme un buisson ovoïde pouvant atteindre de un à trois mètres de hauteur. Il est caractérisé par des feuilles ovales et alternes, de six à quinze centimètres de longueur, et légèrement odorante, ainsi que par ses fleurs printanières (apparaissant avant le feuillage), très parfumées, d’une couleur blanc crème, qui poussent en épis érigés et denses de trois à six centimètres et composés non pas de pétales mais uniquement d’étamines. Le feuillage est vert foncé en été, avec le dessous d’un ton glauque, qui tourne à l’orange rougeâtre à l’automne. Pour cette raison ce sont des arbustes ornementaux très appréciés. Originaire des bois et des marécages des monts Allegheny et des régions au sud des Appalaches, c’est une espèce qui résiste bien aux maladies et aux insectes, et c’est pourquoi on la qualifie de “robuste.”

Ici il s’agit d’un spécimen du cultivar hybride Fothergilla × intermedia ‘Mount Airy’ qui a remporté le Prix Mérite du Jardin de la très renommée Royal Horticultural Society. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Image du mer-fleuri [002.022.054]

Typha latifolia 

[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2018/06/29 ]

La quenouille (aussi appelé roseau à massette en Europe ou broadleaf/common cattail en anglais ou encore ガマ [Gama] en japonais) est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae), à la classe des Liliopsida (Monocotyledonae), à l’ordre des Typhales (qui ne comporte que deux familles), à la famille des Typhaceae (qui ne comporte que deux ou trois genres), et au genre Typha ([EN] qui inclut une trentaine d’espèces). Le nom origine du grec τυφά [tyfá] qui est la dénomination que lui attribuait le philosophe et botaniste grec Theóphrastos. Les deux espèces les plus répandues en Amérique du Nord sont les Latifolia (signifiant “à large feuilles” en latin) et les Angustifolia (signifiant “à feuilles étroites”).

On la retrouve dans les milieux humides (fossés, marais, bordures d’eau douce et calme des étangs et des lacs qui ne dépassent pas un mètre de profondeur) des régions tempérées et tropicales. Elle est caractérisée par un rhizome subaquatique, une longue tige unique et non rameuse (de un à trois mètres de haut) qui est entourée d’une touffe de longues feuilles glabres d’un vert glauque (large de deux à quatre centimètres). L’inflorescence se retrouve au bout de la tige et est composé d’un double épis floral. L’épis supérieur, plus étroit et de couleur plus claire, est composé de nombreuses petites fleurs mâles — formées simplement d’une paire d’étamines et de poils blanchâtres — qui se fanent rapidement après avoir libéré le pollen. L’épis inférieur, d’un brun plus foncé, a une forme cylindrique (qui s’apparente à une saucisse ou une quenouille, qui peut atteindre jusqu’à trente centimètre de long et de un à quatre centimètres d’épaisseur) et est formé de nombreuses fleurs femelles minuscules. À maturité, l’épis inférieur se désagrège en un duvet cotonneux qui contient les fruits, de petits akènes plumeux, dispensant ainsi les minuscules graines (de 0,2 millimètre) à tout vents.

La plupart des parties de la plante (rhizome, jeunes pousses, la base des feuilles, la moelle blanche des feuilles, l’inflorescence femelle) sont comestibles soit crues en salade, en conserve, étuvées ou grillées. Le rhizome et son tubercule peut être cuit comme une patate ou servir à faire une farine. Elle a aussi quelques usages en phytothérapie traditionnelle (comme diurétique ou crème pour la peau). C’est vraiment une plante qui a mille et une utilités. Les tiges et les feuilles peuvent servir de matériaux de construction (un peu comme le rotin pour faire des paniers ou des meubles ou comme les roseaux pour faire des toitures) et leur fibres peuvent être utilisées pour faire du papier ou du textile similaire à la jute. On s’en sert également pour produire du biocarburant comme l’éthanol. Le duvet de l’inflorescence femelle peut également servir de rembourrure, d’isolant thermique ou remplacer l’étoupe comme bouche-trou (calfatage) ou allume-feu. Comme plusieurs plantes aquatiques elle contribue à l’oxygénation et à la phytoépuration des eaux, principalement en bioaccumulant les contaminants (des métaux lourds comme le plomb et l’arsenic) dans ses rhizomes et ses feuilles. Toutefois, dans certaines régions elle est considéré comme une plante envahissante. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.047]

Nymphaea alba 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2015/07/05 ]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 & 2018/06/26 ]

Une autre entrée dédiée aux nénuphars (la dernière, je promet)! Après vous avoir présenter les nénuphars rose il y a deux semaines et les nénuphars jaunes la semaine dernière, je ne pouvais pas passer sous silence les classiques et superbes nénuphars blancs (appelés  European white water lily” en anglais et セイヨウスイレン [Seiyou suiren, lit. “Nénuphar d’Occident”] en japonais). Comme ses cousins, c’est une plante aquatique qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), à classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Nymphaeales (EN /  スイレン目 [Suiren-me]), à la famille des Nymphaeaceae (EN) et au genre Nymphaea (EN / スイレン属 (Suiren zoku), qui regroupe une trentaine d’espèces). Le nom du genre origine du grec νυμφαία (nymphaia) en référence aux nymphes de la mythologie alors que le nom de l’espèce (alba) signifie simplement “blanc” en latin. 

Cette plante herbacée vivace pousse dans les eaux calmes (profonde de trente à cent-cinquante centimètres) et est caractérisée par des rhizomes subaquatiques, de larges feuilles arrondies flottantes (qui peuvent atteindre quinze à trente centimètres de diamètre) et de grandes fleurs solitaires blanches. Le calice de la fleur est composé de quatre sépales, alors que la corolle est formée d’une vingtaine de long pétales qui entourent les très nombreuses étamines pourvues d’anthères jaunes. Après la floraison, qui se déroule de juin à septembre, le fleur s’enfonce sous l’eau et le fruit (un akène) s’y développe, jusqu’à maturité où les graines se libèrent et flottent à la surface, dispersées par hydrochorie. 

Ses rhizomes (broyées et mélangées avec du vin) étaient utilisées en phytothérapie traditionnelle comme anaphrodisiaque, antispasmodique et astringent, alors que le reste de la plante (principalement les pétales de la fleur) était utilisé comme sédatif (grâce aux alcaloïdes qu’elle contient). Les rhizomes (longuement bouillies pour éliminer le goût âcre), le fruit (cru) et les graines (bouillies ou grillées) seraient comestibles. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.040]

Nuphar lutea 

[ Canon PowerShot S5 IS, Jardin botanique, 2015/07/05 ]
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 & 2018/06/26 ]

La semaine dernière je vous ai montré des spécimens de nénuphars roses. Cette fois-ci j’aimerais m’attarder sur les nénuphars jaunes. Ils appartiennent à la même famille mais à des genres différents. Tout comme le nénuphar rose le nénuphar jaune (appelé “yellow water-lily” en anglais et セイヨウコウホネ [Seiyou kouhone] en japonais) est une plante aquatique qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), à classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Nymphaeales (EN /  スイレン目 [Suiren-me]), à la famille des Nymphaeaceae (EN) mais, au lieu du genre Nymphaea [EN / スイレン属 (Suiren zoku)], il appartient plutôt au genre Nuphar ([EN / コウホネ属 (Kōhone zoku)] qui regroupe une dizaine d’espèces). Le nom du genre prends son origine dans l’arabe nīlūfar ou l’égyptien nfr (lys d’eau ou lotus) alors que le nom de l’espèce (lutea) signifie simplement “jaune” en latin. 

Le nénuphar jaune partage les même caractéristiques que son cousin rose (racines et rhizomes subaquatiques, feuilles flottantes à la surface) mais se distingue par l’apparence de sa fleur dont les pétales sont beaucoup plus petits que ses quatre à six sépales de couleur jaune vif (qui sont eux-même très courts comparé aux longs et abondants pétales des nénuphars roses ou blancs). Autre singularité, le fruit du nénuphar jaune mûri hors de l’eau, en restant sur sa hampe, alors que celui des Nymphaea mûri sous l’eau après la fermeture de la fleur. 

Il semble que dès le début du néolithique cette plante ait été utilisé comme nourriture d’appoint (tubercules bouillis et graines rôties) et même dans la médecine traditionnelle (avec des usages aussi divers que comme anaphrodisiaque, antifongique, anti-inflammatoire, antimicrobien, astringent, hypotenseur, sédatif, vasoconstricteur, etc.). De nos jours elle est surtout cultivée comme plante ornementale mais sa riche biochimie offre des composées qui ont récemment suscité de l’intérêt pour le traitement de maladies comme le cancer ou l’Alzheimer. En plus de composer de charmant jardins aquatiques (surtout en juxtaposition avec des Nymphaea) elle a également la propriété de bioaccumuler des contaminants présents dans l’eau ou dans les sédiments (comme les radionucléides et certains métaux lourds comme le cuivre) en les absorbant et les concentrant dans ses rhizomes et ses feuilles et contribuant ainsi à purifier l’environnement. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.033]

Rosea aqua lilium 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

Je reviens brièvement sur les nénuphars… avec quelques images de nénuphars roses (Pink Water Lily en anglais ou ピンクの睡蓮 [Pinku no suiren] en japonais). Ce que nous appelons communément “nénuphar” (parfois appelé “lys d’eau” ou “Water Lily” en anglais ou 睡蓮 [suiren] en japonais) appartient en fait à plusieurs genres de la famille des Nymphéacées (il ne doit pas être confondu avec le Lotus auquel il ressemble beaucoup et qui, lui, appartient à la famille des Nélumbonacées). Il désigne des plantes aquatiques qui poussent dans les eaux calmes et sont caractérisées par des rhizomes subaquatiques, de larges feuilles arrondies flottantes et de grandes fleurs solitaires blanches, jaunes, rouges ou de nuances intermédiaires (roses, violacées ou pêches). À l’origine il n’existait qu’une seule espèce européenne qui était blanche (Nymphaea alba) mais qui a été croisée au XIXe siècle avec des espèces tropicales pour créer une grande variété colorée d’hybrides et de cultivars (qui furent notamment popularisée par le peintre Monet). 

C’est une plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae), à classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Nymphaeales ([EN /  スイレン目 (Suiren-me)] qui regroupe cinq familles dont les Nymphaeaceae et les Nelumbonaceae où l’on retrouve les lotus du genre Nelumbo), à la famille des Nymphaeaceae ([EN] qui regroupe une demi-douzaine de genres dont les deux plus importants sont les Nymphaea [une trentaine d’espèces] et les Nuphar [une dizaine d’espèces]), et au genre Nymphaea [EN / スイレン属 (Suirenzoku)]. Si le nom nénuphar origine de l’arabe nīlūfar (lui même emprunté au sanscrit नीलोतपल / nīlōtpala via le persan, ou même à l’égyptien nfr, et fait référence au lotus) le nom latin Nymphea provient lui du grec νυμφαία (nymphaia) et fait référence aux nymphes de la mythologie.

Il est difficile de dire à quelle espèce appartiennent ces nénuphars roses que j’ai photographié puisqu’il en existe une grande variété. Il pourrait s’agir de Nymphaea ‘Sunny Pink’, de Nymphaea marliacea ou de Nymphaea darwin mais j’opterais plus probablement pour les Nymphaea fabiola. Quoiqu’il en soit, elles sont très agréable à regarder (et dégage aussi une plaisante fragrance). C’est d’ailleurs pourquoi le principal usage des nénuphars est décoratif car ils agrémentent bien un jardin aquatique. Ils peuvent fournir un abris à la faune des étangs et des lacs mais aussi l’ombre qu’ils produisent contribue à réduire la croissance des algues. Étant donné qu’ils contiennent de la nupharine (un alcaloïde quinolizidine), les nénuphars sont toxiques (sauf pour les graines et les tubercules de certaines espèces). Toutefois dans certaines cultures les rhizomes, les tubercules et les bourgeons bouillis sont parfois consommés (surtout comme aliment de famine) ou utilisés dans la médecine traditionnelle. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Vous noterez que la plupart des photos botaniques que je met en ligne récemment datent d’avant la pandémie. En effet, je n’ai pas mis les pieds ni au jardin botanique ni au festival de la tulipe d’Ottawa depuis plus de deux ans ! Espérons que l’été prochain je pourrais aller ailleurs que dans mon jardin ou le parc Frédéric-Back pour collecter des images. On m’a d’ailleurs suggéré un site intéressant pour les jeunes (et moins jeunes) naturalistes qui désire admirer ou faire identifier leurs clichés: iNaturalist.

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Images du mer-fleuri [002.022.026]

Deutzia x lemoinei 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

DSC_0513La Deutzia de Lemoine (appelée Lemoine Deutzia en anglais ou ウツギ属 [Utsugi zoku] en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la classe des Equisetopsida, à la sous-classe des Magnoliidae, à l’ordre des Cornales, à la famille des Hydrangeaceae (qui comprend un peu plus d’une douzaine de genres où se répartissent une centaine d’espèces) et au genre des Deutzia (qui lui comprends une soixantaine d’espèces). Ce genre, nommé en l’honneur du botaniste hollandais Johann van der Deutz, est originaire d’Asie (à l’Est de l’Himalaya, principalement en Chine, quoi que l’on retrouve une douzaine d’espèces au Japon). Il en existe une grande variété d’hybrides et de cultivars.

C’est un arbuste qui peut atteindre entre un et quatre mètres de hauteur caractérisé par un feuillage caduque composé de feuilles simples avec des tiges courtes, opposées l’une à l’autre et avec des bords dentelés. La moelle des branches disparaît avec la croissance ce qui fait ce celle-ci deviennent creuses. Aux extrémités des branches latérales on retrouve l’inflorescence formée en panicules ou en corymbes composées de nombreuses fleurs généralement blanches (mais aussi parfois roses ou violettes). Les fleurs sont composées de cinq sépales, cinq pétales et, généralement, dix étamines. Le fruit est une capsule sèche contenant de nombreuses petites graines.  Il est plutôt difficile de différencier les espèces car elles ne se distinguent que par de menu détails. 

La Deutzia est surtout cultivée comme plante ornementale. La Deutzia de Lemoine (Deutzia x lemoinei) est un hybride des espèces Deutzia gracilis (Deutzia grêle) et Deutzia parviflora (Deutzia à petites fleurs). Ici il s’agit du cultivar “Compacta”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.019]

Bistorta officinalis 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

La Renouée bistorte (appelé snakeweed en anglais ou イブキトラノオ属 [Ibukitoranōzoku] en japonais) est une espèce de plantes herbacée vivace qui appartient à la classe des Equisetopsida, à la sous-classe des Magnoliidae, à l’ordre des Caryophyllales, à la famille des Polygonaceae (qui comprend une cinquantaine de genres répartis en mille deux-cent espèces) et au genre Bistorta (qui lui comprend une quarantaine d’espèces). Le nom de la famille vient du grec Polygonum (πολοί / polus [beaucoup] + γόνυ / gonu [genou] en référence à ses tiges très noueuses) et le nom du genre vient du latin Bistorta (bis-torda, doublement tordu, en référence à la forme de sa racine). Le nom latin de l’espèce, officinalis, signifit “officinale“ c’est-à-dire qui est utilisé en pharmacie. Le nom français est donc un pléonasme (ou une tautologie) puisque “Re-nouée” [doublement noué] et “bis-torde[doublement tordu] veulent dire essentiellement la même chose.

C’est une plante rhizomateuse dont la racine a la forme d’un “S” et qui peut atteindre jusqu’à un mètre de hauteur. Elle pousse en une touffe dense composée d’un feuillage basal dont les feuilles glabres, alternes, d’une forme ovale oblongue se terminant en pointe, sont veinées avec des nervures médianes blanches. Son inflorescence est un unique épis dense et cylindrique, de cinq à sept centimètre de long, qui pousse au sommet d’une longue tige dressée et non ramifiée. Il est composé de fleurs étroites, en forme de cloche, un demi-centimètre de long, d’une couleur rose pâle ou blanche, qui apparaissent à la fin du printemps jusqu’au milieu de l’été. Chaque fleur a cinq segments de périanthe, huit étamines et trois carpelles fusionnés. Le fruit est une noix noire brillante. 

C’est une plante ornementale mais aussi mellifère qui attire autant les pollinisateurs que les papillons. Elle est comestible: ses jeunes feuilles peuvent être consommées fraîche en salade ou cuite (comme les épinards), mais sa racine doit être bouillie pour éliminer l’astringence. Sa racine a également des propriétés médicinales longuement attestées (elle est mentionnée dans le Capitulare de Villis) pour soigner blessures, gingivites, aphtes et autres utilisations anti-hémorragiques, anti-inflammatoires ou astringentes. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.012]

Primula japonica (2)

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

La semaine dernière je vous ai présenté des images de Primula japonica “Alba” dont les fleurs sont blanches. Aujourd’hui je vous en montre une autre variété aux fleurs rouges. Comme je l’ai déjà mentionné, la Primevère du Japon (aussi appelée Japanese primrose en anglais ou クリンソウ [Kurinsō] en japonais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Primulales (ou les Ericales en classification phylogénétique APG), à la famille des Primulaceae et au genre Primula (qui comprend plus de cinq cent espèces). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

Ici il s’agit probablement du cultivar “Miller’s Crimson”. 

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Images du mer-fleuri [002.022.005]

Primula japonica  

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/03 ]

La Primevère du Japon (aussi appelée Japanese primrose en anglais ou クリンソウ [Kurinsō] en japonais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Primulales (ou les Ericales en classification phylogénétique APG), à la famille des Primulaceae et au genre Primula (qui comprend plus de cinq cent espèces). Le nom scientifique provient de primulus (un diminutif latin de primus ou premier) et le nom vernaculaire (primevère) a une origine similaire alors qu’il dérive du latin prima vera (“premier” et “printemps”) ce qui fait allusion au fait que la plante pousse très tôt au printemps.

Comme son nom l’indique, cette espèce est originaire du Japon mais elle est maintenant cultivée sur tout les continents. Elle est caractérisée par de larges feuilles d’une apparence un peu froissée, pouvant atteindre jusqu’à vingt-cinq centimètres de long, qui poussent en une rosette au centre de laquelle émerge une tige dressée de cinquante centimètres dont le sommet arbore des grappes de fleurs violettes ou blanches. Dans ce cas-ci il s’agit probablement du cultivar “Alba.” (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.363]

Lantana camara  

DSC_0818

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2018/06/26 ]

DSC_0821Le Lantanier (appelé “Shrub verbena” en anglais ou ランタナ en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Lamiales, à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui incluent trente-deux genres, qui se divisent en huit cents espèces) et au genre Lantana (qui regroupe environ cent cinquante espèces). Natif des tropiques d’Amériques du Sud et d’Afrique, il a cependant été introduit dans de nombreuses autres régions au climat chaud. Son nom provient de la Viorne lantane (à laquelle elle ressemble) et du grec καμάρα qui signifie “voûté”. Ici il s’agit du cultivar “Lucky Red Hot”.

C’est un arbrisseau épineux vivace qui peut atteindre entre un demi et trois mètre de hauteur, caractérisé par un feuillage vert foncé qui est denté, composé et opposé. Ses inflorescences multicolores (variant entre le rouge, l’orange, le jaune, le rose, le bleu ou le blanc selon leurs maturités), poussent en ombelles au bout des tiges. Les petites fleurs tubulaires possèdent quatre pétales et dégagent une odeur fruitée avec une nuance poivrée. Le fruit est une drupe qui a l’apparence d’une baie et qui passe du vert au violet foncé à maturité. Les feuilles sont toxiques (et ne sont donc pas consommé par les herbivores) mais les fruits sont apprécié des oiseaux. C’est une plante qui est avant tout décorative mais qui est aussi mellifères ou peut servir à attirer les papillons. Elle aurait aussi des propriétés antimicrobiennes, fongicides et insecticides. Elle est toutefois classée parmi les espèces envahissantes. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.356]

Aesculus glabra  

[ Nikon D3300, Commissioners Park (Ottawa), 2018/05/22 ]

J’ai pris ces photos en 2018 lors du Festival de la Tulipe d’Ottawa mais je ne suis pas sûr de l’identification de cet arbre. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une espèce appartenant au genre Prunus [EN], qui regroupe plus de trois cent espèces d’arbres fruitiers ou ornementaux comme le Prunus laurocerasus (Laurier-cerise / cherry laurel), Prunus buergeriana (イヌザクラ ou Dog cherry), Prunus padus (Merisier à grappes / Bird cherry), ou encore le Prunus virginiana (Cerisier de Virginie / Chokecherry). Toutefois, malgré les similitudes, les fleurs de ces espèces sont généralement blanches ou roses et non jaunes. Il est plus probable qu’il s’agisse d’une espèce du genre Aesculus [EN] qui comprend une trentaine d’espèces de marronniers et de paviers. Les deux principaux candidats pour cette identification seraient l’Aesculus flava (Pavier jaune ou Marronnier à fleurs jaunes / yellow buckeye) ou l’Aesculus glabra (Marronnier glabre / Ohio buckeye). Je pencherais plus pour ce dernier car ses fleurs ont des étamines plus longues que les pétales (comme sur ma photo) alors que les étamines de l’Aesculus flava sont plus courtes que les pétales.

Le Marronnier glabre (appelé Ohio buckeye en anglais ou オハイオトチノキ/ Ohaio tochi no ki en japonais) est une espèce de plante qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Sapindales, à la famille des Hippocastanaceae (ou les Sapindaceae dans la classification phylogénétique APG III) et au genre Aesculus. J’ai déjà affiché une image des fruits de cette espèce plus tôt cette année. C’est un arbre qui peut atteindre les quinze à vingt-cinq mètres de haut et qui est caractérisé par une large couronne ovale-arrondie dont le feuillage caduque passe du vert vif (printemps) au vert foncé (été) puis au jaune, parfois même orangé (automne). Ses feuilles palmées sont composées de cinq folioles ovales-oblongues, dentellées, de huit à seize centimètres de long. La floraison, vers avril et mai, produit à l’extrémité des rameaux de petites fleurs de deux à trois centimètres de long, d’une couleur jaune verdâtre, regroupées en panicules dressés. Le fruit est une capsule épineuse ronde (de quatre à cinq centimètres de diamètre) contenant une ou deux grosses graines (de deux à trois centimètres de diamètre) en forme de noix brune avec une cicatrice basale blanchâtre. Son contenu en acide tannique la rend toxique pour le bétail et l’humain, mais elle est appréciée des écureuils — et des enfants qui l’utilisent comme porte-bonheur et projectile! Toutes les parties de cet arbre (mais les fleurs, l’écorce et les brindilles en particulier) dégagent une odeur désagréable lorsqu’elles sont meurtries. Comme c’est un bois mou il n’a pas beaucoup d’usage autre que décoratif (mais gare à la chute des fruits!) ou comme barrière contre le vent. Les autochtones utilisaient la noix dans leur médecine traditionnelle ou pour en extraire le tannin utilisé pour fabriquer le cuir. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.021.349]

Phacelia tanacetifolia  

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2021/06/04 ]

La phacélie à feuilles de tanaisie (appelé “lacy phacelia” ou “purple tansy” en anglais) est une espèce de plante herbacée annuelle qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, i.e. les plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae), à l’ordre des Solanales (ou des Boraginales dans la classification phylogénétique APG IV), à la famille des Hydrophyllaceae (qui comprend près d’une vingtaine de genres où se répartissent  deux cent-cinquante espèces — ou les Boraginaceae dans le APG) et au genre Phacelia (qui inclue deux-cent espèces natives d’Amériques dont quatre-vingt-dix en Californie seulement!). 

La plante pousse en une tige rigide, épaisse et poilue qui peut atteindre un mètre. Elle est caractérisé par des feuilles alternes de vingt à deux-cent millimètres de long, divisées en folioles qui sont découpées en de multiples lobes dentés, ce qui les apparentent à de la dentelle (d’où le nom en anglais) ou à des feuilles de tanaisie (d’où le nom latin de l’espèce, “aux feuilles comme les Tanacetum”). Au printemps, l’inflorescence se développe au bout des tiges en une cyme en forme de crosse (ou scorpioïdes) qui se déroule unilatéralement en un regroupement dense de petites fleurs (1 cm) très parfumées, en forme de cloche et dans des tons de bleu-lavande. Elles sont formée d’une corolle à cinq pétales d’où sortent cinq très longues étamines. Le nom Phacelia vient du grec φάκελος (fakelos / faisceau, fagot) en référence à ce regroupement de fleurs.

C’est une plante très appréciée en agriculture car non seulement c’est une plante mellifère qui attire les agents pollinisateurs mais le miel que les abeilles produisent avec son nectar est très parfumé. De plus, elle attire beaucoup les pucerons et, par conséquent, les insectes qui s’en nourrissent (syrphides, carabes, bombyles et aphelinidae) ce qui permet de se débarrasser des pucerons mais aussi de nombreux autres insectes nuisibles (comme les vers de pomme). Ainsi, si on la plante en couvre-sol entre les rangs d’arbres fruitiers, elle en favorisera la croissance. Finalement, elle a la propriété d’éliminer certaines mauvaises herbes (comme le chiendent) et constitue un bon engrais vert. Ses fleurs coquettes en font aussi une plante ornementale. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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