Pictorial chronicles [002.022.191]

Otium et Lectio

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[ iPhone 13 Pro, domus, 2022/07/10 ]

Aujourd’hui est la journée idéale pour se complaire dans l’oisiveté et la lecture d’un bon manga, confortablement assis sur ma terrasse fleurie et tout en écoutant du enka sur Apple Music… Que la vie peut être douce parfois…

Today is the perfect day to indulge in idleness and read a good manga, comfortably seated on my flowery terrace and while listening to enka on Apple Music… How sweet life can be sometimes…

Oggi è il giorno perfetto per abbandonarsi all’ozio e leggere un bel manga, comodamente seduti sul mio terrazzo fiorito e ascoltando l’enka su Apple Music… Come può essere dolce la vita a volte…

今日は、花の咲くテラスに座って、アップルミュージックでエンカを聴きながら、怠惰にふけり、良い漫画を読むのに最適な日です。

Images du mer-fleuri [002.022.187]

Rosa Peace

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[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2022/07/01 ]

DSC_2812Les rosiers (ou églantiers) appartiennent à un genre (Rosa) de plantes à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de la sous-classe des Rosidae, de l’ordre des Rosales et de la famille des Rosaceae. Il en existe plus d’une centaine d’espèces qui se divisent en sous-genres, en sections et en groupes (selon leurs caractéristiques: grimpant, remontant, la forme de la fleur, etc.) et qui ont produits sans doute le plus grand nombre d’hybrides et de cultivars du monde végétal! Ainsi, des groupes de cultivars comme les hybrides de thé (caractérisé par leurs grandes fleurs) ont été créé par le croisement de Rosa ×odorata × rosier Bourbon.

Ce  cultivar a été créé en 1935 par le rosiériste français Francis Meilland et est le résultat d’un complexe croisement [[(‘George Dickson’ × ‘Souvenir de Claudius Pernet’) × (‘Joanna Hill’ × ‘Charles P. Kilham’)] × ‘Margaret Mc Gredy]. Il la nomme “Madame Antoine Meilland” en l’honneur de sa mère (Claudia Dubreuil, elle même fille de rosiériste) et l’envoi à d’autres rosiéristes pour qu’elle soit homologuée. Toutefois, les communications étant lentes durant la guerre, une entreprise américaine la nomma “Peace” car elle avait été présenté à American Rose Society le jour même de la chute de Berlin aux mains des alliés (29 avril 1945). 

C’est une variété d’hybride de thé tétraploïde qui forme un arbuste vigoureux et résistant pouvant atteindre jusqu’à quatre-vingt-dix centimètres de hauteur, avec un feuillage vert vif et de une à trois fleurs doubles (d’une quarantaine de pétales) par tiges qui s’ouvrent grande (une quinzaine de centimètres environ), en coupe. La couleur varie beaucoup selon les conditions du sol (généralement d’un jaune ou crème, ourlé de carmin) et la floraison persiste d’avril à octobre. C’est une variété célèbre, très prisée et primée, qui peut être utilisée en jardin, en pots, et en bouquets de fleurs coupées, et qui a servie de base pour créer de nombreux autres hybrides. (Sources: Wikipedia [FR/EN] et divers sites horticoles).

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Images du mer-fleuri [002.022.180]

Tulipa Flaming Flag

[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]

Les tulipes sont des plantes herbacées à fleurs qui appartiennent à la classe des Liliopsida (ou Lilianae selon l’APG III), à l’ordre des Liliales, à la famille des Liliaceae et au genre tulipa. Ce dernier regroupe plus d’une centaine d’espèces auxquelles s’ajoute une grande variété de cultivars et d’hybrides qui sont classés en quinze divisions. La plupart des tulipes cultivées appartiennent à l’espèce hybride Tulipa × gesneriana. C’est une plante vivace bulbeuse qui produit une fleur unique qui pousse au bout d’une longue tige, entourée de feuilles basales en forme de lanières. La fleur a généralement la forme d’une coupe, offre une très grande variété de couleurs, et est composé de trois pétales et trois sépales, avec un pistil central entouré de six étamines. Le nom proviendrait du turc tülbend qui signifie “plante-turban”.

Cette tulipe appartient à la division “Triomphe” (qui est elle-même l’hybridation des divisions “Simples hâtives” et “Darwin hybrides”) ou “Rembrandt” qui ont une apparence plutôt traditionnelle mais sont très robuste et résistent bien aux intempéries. Elle est caractérisée par des pétales blancs striés de riches flammes lavandes ou violettes. Chaque fleur est unique avec un motif distinct. La floraison débute vers le début ou la mi-printemps et est durable. De dix à quinze centimètres de haut, elles vont égayer n’importe quel jardin qu’elles soient en bordures, en pots ou en bouquet dans un vase de fleurs coupées. Toutefois, elles sont toxiques pour les animaux domestiques et les chevaux, et peuvent provoquer un malaise sévère en cas d’ingestion et une réaction cutanée allergique au contact. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).

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Images du mer-fleuri [002.022.173]

Coreopsis lanceolata

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/06/05 ]

Le Coréopsis lancéolé (appelé “Oeil de jeune fille” ou lance-leaved coreopsis en anglais et オオキンケイギク [Ōkinkeigiku] en japonais) est une espèce de plante herbacée vivace appartenant à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae, à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae car leur inflorescence est “composée” de multiples fleurs minuscules appelées capitules) et au genre Coreopsis (ou tickseed en anglais, qui compte près d’une centaine d’espèces dont celle-ci est la plus courante). Le nom du genre provient du grec κορις (Koris / “punaise”) et ὄψις (Opsis / “vue”) en référence à la forme de son fruit sec (d’où le nom anglais de “tickseed”) alors que le nom de l’espèce dérive du latin et signifie “en forme de lance” — en référence à la forme des feuilles.

Cette plante est indigène de l’Amérique du Nord mais a été introduite au Québec. Elle est constituée d’une souche rhizomateuse d’où se dresse des tiges ramifiées qui forment un buisson d’environ soixante centimètres de hauteur. Elle est caractérisée par des feuilles basales caduques et opposées, généralement poilues, étroites et lancéolées qui mesurent de cinq à quinze centimètre de long. Les fleurs, généralement d’un jaune éclatant (mais parfois bicolore jaune et rouge), sont des capitules formés à la fois de deux séries distinctes de huit fleurons ligulés avec une terminaison dentés et de minuscules fleurons discaux. Le fruit est un akène. Elle bénéficie d’une floraison prolongée qui s’étend de la fin du printemps jusqu’à l’automne. Elle est surtout une plante décorative, utilisé pour créer des prés fleuris (car elle attire les insectes pollinisateurs et les papillons) ou produire des fleurs coupés. Ici, il s’agit possiblement du cultivar “Goldfink”. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).

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Images du mer-fleuri [002.022.166]

Tulipa Washington

[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]

Les tulipes sont des plantes herbacées à fleurs qui appartiennent à la classe des Liliopsida (ou Lilianae selon l’APG III), à l’ordre des Liliales, à la famille des Liliaceae et au genre tulipa. Ce dernier regroupe plus d’une centaine d’espèces auxquelles s’ajoute une grande variété de cultivars et d’hybrides qui sont classés en quinze divisions. La plupart des tulipes cultivées appartiennent à l’espèce hybride Tulipa × gesneriana. C’est une plante vivace bulbeuse qui produit une fleur unique qui pousse au bout d’une longue tige, entourée de feuilles basales en forme de lanières. La fleur a généralement la forme d’une coupe, offre une très grande variété de couleurs, et est composé de trois pétales et trois sépales, avec un pistil central entouré de six étamines. Le nom proviendrait du turc tülbend qui signifie “plante-turban”.

Cette tulipe appartient à la division “Triomphe” (qui est elle-même l’hybridation des divisions “Simples hâtives” et “Darwin hybrides”) qui est caractérisée par une apparence plutôt traditionnelle mais qui est très robuste et résiste bien aux intempéries. Elle fleurie entre le milieu et la fin du printemps. Le cultivar “Washington” présente de grandes fleurs sur de hautes tiges dans le style “flamboyant” car ses pétales sont d’un jaune éclatant striés au centre par une “flamme” d’un rouge vif. De plus, la fleur dure longtemps et constitue donc une excellente fleur coupée. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).

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Images du mer-fleuri [002.022.159]

Tulipa Merlot

[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]

Ce cultivar de tulipe du type “fleur de lys” offre une fleur d’un rouge-bordeaux intense en forme de flûte avec des pétales pointus qui rappel une coupe de… merlot. Elle fleurie de la fin avril au début mai. ❖ This “lily-flowered” type of tulip cultivar offers an intense burgundy-red flower in the shape of a flute with pointed petals reminiscent of a glass of… Merlot. It flowers from late April to early May.

Images du mer-fleuri [002.022.152]

Quid est? / Qu’est-ce que c’est?

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Aubrieta x cultorum

Lorsque je me promène dans le parc (ou ailleurs dans la nature) et que je prends des photos de plantes, d’oiseaux ou d’insectes, j’aime bien savoir ce que c’est. Prendre une photo pour moi est une occasion d’accroître mon savoir. Il y a plein de gens qui prennent des photos et les mettent sur leur blog ou leur FB sans se donner la peine de les identifier et si cela offre une belle photo qui nous fait tous admirer les merveilles de la nature, je trouve cela tout à fait inutile si je ne peux pas identifier le sujet de la photo. Au jardin botanique c’est plutôt facile puisque la plupart des plantes sont présentées avec une fiche signalétique. Au festival de la tulipe d’Ottawa c’est un peu plus compliqué car il n’y a rien qui ressemble plus à une tulipe qu’une autre tulipe et que si le festival identifie le contenu d’un parterre il n’offre aucune aide pour associer chaque nom au cultivar qu’il représente (une image sur la fiche signalétique serait fort utile — quoi que cette année le festival offre une carte interactive des plates-bandes qui fait cette association). Toutefois, dans un parc nature, nous sommes tous laissé à nous même. Et même si j’ai déjà identifié une plante dans le passé, comme j’ai une très mauvaise mémoire, c’est toujours à recommencer…

J’ai d’abord essayé des applications d’identification de plante mais, malheureuse­ment, les applications gratuites ont un taux de réussite très bas quand il s’agit d’identifier une plante. J’ai alors vite abandonné et me disant qu’il valait mieux de simplement prendre un bon cliché de la plante et que je l’identifierais plus tard. Pour ce faire j’ai longtemps utilisé de bon vieux livres de botaniques mais cela demandait de longues heures à feuilleter des références à la recherche de photos similaires à la plante que je voulais identifier. Puis j’ai découvert Google Images, qui est un engin de recherche par image. Il suffit de “glisser/déposer” (“drag & drop”) une image dans la plage de recherche et Google vous suggère une identification. Encore une fois le taux de succès de ces suggestions est plutôt bas (par exemple, la plante ci-dessous est identifiée comme étant possiblement du jasmin !) mais Google fournit aussi une sélection d’images visuellement similaire que l’on peut parcourir et notre cerveau peut alors les analyser plus efficacement que l’intelligence artificielle de Google. Cela demande encore beaucoup de temps mais le fait d’avoir des suggestions de départ réduit de beaucoup le temps de recherche. Toutefois, j’ai récemment découvert une application encore plus facile et efficace.

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/05/30 ]

Ce que j’admire chez Apple c’est leur volonté de sans cesse améliorer leurs applications, souvent en y ajoutant des fonctionnalités qui n’étaient auparavant offertes que par de tiers parties. Je me promenais récemment dans le Parc Frédéric-Back et j’y ai vu un arbre avec une superbe floraison très odorante. Je me souvenais vaguement d’avoir déjà identifié cette espèce mais la mémoire me faisait défaut (et, pour une fois, mon épouse n’a pas pu m’aider — pour ce qui est de plantes elle est d’habitude une excellente ressource). J’ai tenté alors de voir si je ne pouvais pas directement, sur place, fournir l’image de l’application “Photos” à “Google Images” pour l’identifier. 

En tâtonnant sur mon iPhone, j’ai remarqué deux étranges logos: une feuille dans un cercle blanc qui apparaissait au centre de l’image et un “i” dans un cercle avec un scintillement apparaissant dans les icônes de menu au bas de l’écran (j’ai par la suite découvert que ces icônes apparaissaient aussi dans l’app “Photos” de mon MacBook Pro). Cliquer sur l’un ou l’autre de ces icônes appel la fonctionnalité “Recherche Visuelle” qui utilise les connaissances de Siri (“Siri Knowledge”) pour identifier les différents éléments qui apparaissent dans les photos (sites touristiques, œuvres d’art, plantes, fleurs, animaux, etc. — fonctionnalité disponible uniquement dans certaines régions pour l’instant. J’ai ainsi découvert par hasard, à mon grand étonnement, que Apple avait amélioré son appli “Photos” dans sa dernière mise à jour (MacOS 12 Monterey / iOS 15 et iPadOS 15) en lui donnant une fonctionnalité similaire (mais O combien supérieure!) à Google Images: nous pouvons maintenant interagir avec nos photos non seulement en identifiant le contenu (“Recherche visuelle” [Visual Look Up]) mais aussi avec le texte présent dans les photos (“Texte en direct” [Live Text] qui permet de copier/coller le texte, le rechercher, le traduire, le partager, activer une adresse web ou un numéro de téléphone, etc.!!). C’est vraiment incroyable car, jusqu’à maintenant, les essais que j’ai effectué ont démontré un taux de réussite très élevé dans les identifications de plantes. Bon, ce n’est pas parfait (il y a parfois des erreurs où l’application donnera une mauvaise identification, ou une identification trop générique — une rose sera simplement un rose, une tulipe simplement un tulipe, mais au moins le genre est identifié correctement même si l’espèce ou le cultivar exacte n’est pas précisé) mais c’est un outil qui me sera dorénavant extrêmement utile.

Ainsi, Siri a correctement identifié cet arbre comme étant un Robinia pseudoacacia (robinier faux-acacia ou “black locust” en anglais). La technologie ne cessera donc jamais de m’émerveiller. Je me promène maintenant en pleine nature, mon iPhone à la main non seulement pour prendre de charmantes images mais aussi comme instrument scientifique, tel un “tricorder” de Star Trek! Où tous cela nous mènera?

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[ Non Sequitur by Wiley Miller, 2022/05/05 ]

“Génèse 2.0 : Selon la légende, quelqu’un a dit : « Alexa… rend le monde entier meilleur ». Puis, pour faire court, nous avons été redémarré”.

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Images du mer-fleuri [002.022.145]

Retour au jardin

Après deux ans d’absence due à la pandémie de COVID, nous sommes finalement retourné au Jardin botanique. Équipé de nos cartes Opus et Accès-Montreal, ainsi que d’un pic-nic, nous avons d’abord affronté le transport en commun (le port du masque n’étant plus obligatoire — sauf des certains endroits comme les hôpitaux et le transport en commun — plusieurs personnes défi la règle et ne le porte plus dans l’autobus et le métro). Au jardin botanique nous sommes accueillis par une allée bordée de plates-bandes de tulipes. Je grimace: après le festival d’Ottawa j’ai assez vu de tulipes pour toute l’année! Nous prenons à gauche vers la section des plantes utiles (vivaces, nourricières, médicinales, etc.), et les lilas. Car le mois de mai est le mois des lilas — quoique nous commençons à être tard dans la saison des lilas…

Nous passons la guérite d’entrée en montrant nos cartes accès-montréal qui nous permettent l’accès gratuit aux jardins extérieurs. Nous traversons le jardin des plantes vivaces qui pour l’instant offre surtout de petites fleurs couvre-sol. Nous passons rapidement les jardins nourriciers et des nouveautés qui sont encore en préparation (Il me semble que quand nous visitions le jardin en mai par les années passées ces jardins étaient déjà planté, il y aurait donc du retard cette année) nous rendre au jardin des lilas () qui sont encore en fleurs (quoique certains commencent à être un peu fanés). Nous nous étendons quelques instant à l’ombre d’un lilas, juste pour apprécier la tranquillité du lieu: le chant des oiseaux, un ciel bleu azur troublé que par la trainé blanche d’un avion de ligne, et une température parfaite autour de vingt degré. 

Nous nous rendons ensuite aux étangs surtout pour y observer le monde animal: des bernaches (Branta canadensis), des carouges à épaulettes (Agelaius phoeniceus; le mâle se fait entendre mais seule la femelle est visible), une libellule (il en existe une cinquantaine d’espèces au Québec mais je crois qu’il s’agit ici de Macromia illinoiensis), et des tortues peintes (Chrysemys picta). Nous traversons ensuite le jardin des Premières-Nations pour nous rendre au jardin Japonais. Je ne vois que deux carpes koï dans l’étang (carpe diem semble-t-elle me dire!). Dans la salle Toyota du Pavillon Japonais on retrouve la même exposition sur la culture japonaise qu’il y a deux ans. La salle Nomura offre une exposition sur la vaisselle japonaise avec des thèmes décoratifs basés sur la nature. Nous revenons ensuite vers l’entrée en prenant le temps de contempler ce qui me semble un cerisier en fleur (Prunus serrulata ?), puis nous passons au travers le jardin aquatique et la roseraie encore dénudée de fleurs (il faudra revenir en juin). Finalement, nous faisons un dernier arrêt sur la terrasse du restaurant du jardin pour manger une petite collation (un sandwich et un biscuit) avant d’aller reprendre le métro et l’autobus…

Ce fut une belle journée d’excursion mais tout de même un peu épuisante (on a marché un bon douze milles pas). Toutefois, il faudra essayer de revenir plusieurs fois au cours de l’été pour apprécié les différentes floraisons…

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Images du mer-fleuri [002.022.138]

Festival de la tulipe d’Ottawa

OTF-logoAprès deux ans d’absence à cause de la pandémie de COVID, le Festival Canadien des Tulipes d’Ottawa est de retour. Je ne pouvais donc pas manquer cet événement car c’était pour moi l’occasion de regarnir ma réserve de photographies de fleurs… J’avais planifié de m’y rendre le lundi seize mai mais, comme les météorologues annonçaient de la pluie pour dimanche et lundi, j’ai décidé de devancer ma visite au samedi quatorze mai. Le festival avait officiellement débuté la veille mais les cérémonies d’ouverture n’avaient lieu que le samedi matin. Je m’attendais donc à ce qu’il y ait foule. Je ne me suis pas trompé là-dessus. Cependant, ce que j’avais oublié de tenir compte, c’est la canicule: ce jour là il faisait trente degrés à l’ombre !

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Parc des Commissaires

Nous sommes entré dans Ottawa vers midi. Après un bref arrêt dans un Mcdo pour manger notre lunch (nous nous étions préparé des sandwich) avec un café, nous nous sommes dirigé vers le Parc des Commissaires et le Lac Dawe. Il y avait une longue file d’attente pour le stationnement payant, alors nous somme aller du côté Est du lac. On s’est trouvé du stationnement sans trop de difficulté sur Kippewa Drive et sommes entré dans le parc par l’avenue Charles-Jackson. Nous nous sommes alors dirigé vers l’Ouest. Un table d’information distribuait une carte (qui n’est malheureusement pas disponible en ligne et qui n’indique pas les emplacements des plates-bandes de fleurs). Elle ne nous a pas été d’une grande utilité. J’ai navigué mon parcours du parc surtout avec Google Map et j’ai par la suite découvert une carte interactive du jardin qui indique les emplacements des plates-bandes et leur contenu (ce qui est assez utile pour aider à identifier les cultivars de tulipes que je photographiais). 

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Carte interactive

La première plate-bande que nous avons rencontré est la numéro sept, qui présentait des tulipes El Niño, Hugs and Kisses, et Bleu Aimable. C’est le cultivar El Niño qui ressortait le plus avec ses pétales multicolores en forme de lys (en pointe) avec des dégradés passant du rose au jaune mais surtout d’orange. Un peu plus loin nous avons rencontré la plate-bande six qui, selon la carte interactive, offrait des tulipes Salmon Dynasty, Match, Graceland mais la signalisation sur place indiquait aussi la présence de tulipes Pleasure (qui, selon l’internet, est blanche à la base avec un dégradé de jaune crémeux clair et un soupçon de rose) et Arctic Lips (que je n’ai pu identifier mais j’imagine qu’elle est blanche). On y retrouvait également des tulipes d’un jaune vif et uniforme qui ne correspondait à aucun des cultivars répertoriés pour cette plate-bande. Une plate-bande qui avait une allure un peu dégarnie par endroit… Ici c’est la Salmon Dynasty qui se distinguait le plus avec ses dégradés de jaune, rose pastel qui passe à l’orange et au rouge. Après avoir passé une série de plates-bandes qui n’offrait aucune tulipes (le festival semble avoir beaucoup moins de plates-bandes cette année) nous passons à la section suivante…

Après avoir passé la statue “Man with Two Hats” (par l’artiste hollandais Henk Visch et qui, avec sa statue jumelle à Apeldoorn, commémore le rôle crucial joué par les soldats canadiens dans la libération des Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale) où plus tôt le matin avaient eut lieu la cérémonie d’ouverture du festival, nous arrivons à la plate-bande numéro cinq. On y retrouve les flamboyants cultivars de tulipes Banja Luka, Washington, World’s Favourite, et Fire Wings. Quelques pas plus loin, de l’autre côté du chemin, nous trouvons la plate-bande quatre qui présente quelques rangés de Diamond Jubilee (blanche avec une fine bordure rouge), beaucoup de tulipes Kelly (rouge et blanche) avec quelques Delta Graffiti (tulipe classique rose/pourpre) de dispersées parmi elles. Un peu plus loin, du côté droit de la route, il y a la plate-bande trois avec ses tulipes Flaming Agrass (en avant-plan, en deux tons de jaune), Dynasty (en arrière-plan, rose avec une touche jaune/orange), et, tout au fonds, Flaming Flag (caractérisé par ses pétales blancs avec des flammes lavande). Suit la plate-bande deux avec son mélange de Queensday et Pink star (en avant-plan), de Akebono et Double Shirley en arrière-plan, et de Affaire et Beauty Trend (au fond). Finalement, près de l’entrée du Parc des Commissaires nous trouvons la superbe plate-bande numéro un qui présente une première ligne de Muscari latifolium (“jacinthes à grappes” dans la famille des Asparagaceae), suivie de rangées de Salmon Prince ou de Purple Prince (selon l’emplacement), ainsi que de Ruby Prince (au fond) avec, ici et là, des Candy Prince, Flair, Foxtrot, et Silk Road.

Délaissant les tulipes pour quelques instants nous avons passé le pavillon du lac Dawe pour nous assoir sur la pelouse (près de la marina et en face du bâtiment du HMCS Carleton), à l’ombre, pour se reposer un peu. Là, nous avons pu observer une ancre de bateau, une réplique de canon du XVIIIe siècle, le lac Dawe, un gros chien noir qui se rafraichissait dans le lac, un lilas, et un pommetier. Après avoir appliqué de la crème solaire, nous avons repris le chemin en sens inverse, retournant vers l’Est, en longeant le lac sur la promenade des lumières noires. Nous avons ensuite traversé la Promenade Queen Elizabeth pour nous diriger vers le centre du parc.

Au coeur du parc nous avons passé le rond-point qui contient la plate-bande numéro huit, composée seulement de tulipes Canada 150 et Vampire. Nous avons rapidement passé les plates-bandes neuf, composée de tulipes Mariette (rose), Merlot (rouge vin) et Elegant Lady (jaune et rose pastel), puis l’énorme plate-bande dix (contenant les tulipes Green Power, Yellow Madonna, Queensday, Veronique Sanson, Avocado, Secret Perfume, Foxtrot, Cranberry Thistle, Attila Graffiti, Hemisphere, Pink Star, Dream Touch, et Stability !) et la plate-bande onze (Promiss et Antoinette). Nous tentions de rejoindre l’extrémité sud-est du parc où, cette année, semblaient se trouver la majorité des plates-bandes (numéro quinze à vingt-six) mais le temps passait (il était près de 15h30 et il fallait penser au chemin de retour) et la canicule m’avait complètement épuisé. Le plus loin que nous avons réussis à nous rendre est un peu avant la plate-bande quatorze (jonquilles Mount Hood, Princess Irene, Pretty Princess), en passant en trombe près des plates-bandes douze (Big Love et jonquilles Mount Hood) et treize (Akebono, Black Hero, Dream Touch, Dutch Dancer, Dazzling Sensation, Uncle Tom, Ice Cream, et Marilyn).

Somme toute ce fut une belle journée même si il y avait foule, que la chaleur était accablante et que le jardin n’était pas à son meilleur (moins de plates-bandes que par le passé, quelques tulipes fanées par la chaleur ou d’autres n’ayant pas encore fleurit). Là, j’ai vu assez de tulipes pour le reste de l’année ! Dans les prochaines semaines je vous montrerai mes plus beaux clichés de tulipes…

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Images du mer-fleuri [002.022.131]

Éclosions 2

[ iPhone 13 Pro, VSP, 2022/05/09-16 ]

La semaine prochaine je commence à vous présenter les tulipes du Festival de tulipes d’Ottawa…

Next week I’ll start showing you the tulipes from the Ottawa Tulip Festival…

Images du mer-fleuri [002.022.103]

Glandularia x hybrida

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[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/09/10 ]

DSC_0221Verveine est le nom vernaculaire que l’on donne à un groupe de plantes à fleurs de la famille des Verbenaceae [EN / クマツヅラ科 [Kumatsudzuraka]] et qui appartiens à trois genres: Verbena ([EN] où l’on retrouve la verveine officinale et la Verveine de Buenos-Airesdont j’ai déjà parlé il y a quelques années), Aloysia (où l’on retrouve la Verveine citronelle) et Glandularia ([EN] où l’on retrouve la verveine du Pérou). À noter que dans cette famille j’ai déjà aussi parlé des lantaniers qui appartiennent au genre Lantana. Le nom provient du latin verberare (“frapper”) et désignait dans l’antiquité une plante sacrée ou rituelle que certains prêtres utilisaient pour frapper une personne pour la guérir ou la bénir ou même déclarer la guerre. Pline l’Ancien la mentionne dans son Histoire Naturelle (Liber XXV, cap. LIX).

La verveine des jardins (appelée “Garden verbena” en anglais et dont le nom scientifique est aussi parfois Verbena x hybrida ou même Verbena hortensis) est une plante herbacée qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons”), à la sous-classe des  Asteridae, à l’ordre des Lamiales, à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui incluent trente-deux genres réparti en huit cents espèces), à la tribu des Verbeneae et au genre Glandularia (parfois appelé “Mock vervains” en anglais). C’est un hybride naturel mais dont on ignore la ligné originelle exacte. Dans ce cas-ci, il s’agit du cultivar “Endurascape Dark Purple”.

C’est une plante ornementale et aromatique qui peut atteindre de vingt à soixante centimètres de hauteur et qui est caractérisée par des tiges ramifiées et dressées qui portent un feuillage caduc vert foncé composé de feuilles lancéolées et dentées. Lors de la floraison, qui dure tout l’été jusqu’à l’automne, l’extrémités des tiges développent une multitude de petites fleurs parfumées regroupées en ombelles denses. Composées de cinq pétales les fleurs sont, selon le cultivar, dans des tons de rose, violet, bleu et même parfois blanc. À maturité, elles laissent place à des fruits secs déhiscents (capsules). Certaines espèces sont également utilisées en herboristerie ainsi qu’en médecine traditionnelle et son huile essentielle est utilisé en parfumerie. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.096]

Fuchsia hybrida 

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2017/07/23 ]

DSC_0239J’ai déjà illustré cette fleur il y a quelques années mais la voici plus en détails… Le Fuchsia (parfois appelés “Lady’s eardrops” en anglais et フクシア [Fukushia] ou ホクシャ [Hokusha] en japonais) est un genre d’arbrisseaux appartenant à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (Dicotyledonae i.e.à deux cotylédons”), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Myrtales, et à la famille des Onagraceae (qui comprend une vingtaine de genres qui se divisent en plus de six cent espèces). Le genre fuchsia, lui, comprend une centaine d’espèces ainsi qu’une multitude de variétés hybrides et de cultivars. Ce nom lui a été donné par le naturaliste Charles Plumier en l’honneur du botaniste allemand Leonhart Fuchs.

Dans ce cas-ci il s’agit du cultivar “Vera” de la série “Bella”. Celui-ci se présente comme un arbuste caduc, compact, dressé et buissonnant (haut de vingt centimètre à plusieurs mètres), aux feuilles opposées ovales, dentées, vert foncé et qui porte, tout au long de l’été (de juin à octobre), des fleurs formées de quatre sépales horizontaux rose ou rougeâtre et d’une corolle simples de quatre pétales de couleurs violettes. Les fruits sont des baies (de cinq à vingt millimètres) d’un rouge sombre qui sont comestibles mais d’un arrière-goût amère. Les fruits de certaines espèces (comme F. splendens) ont plus de saveurs (citronnée ou poivrée) et peuvent être utilisée pour faire de la confiture. Les fuchsia sont toutefois essentiellement des plantes ornementales. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Images du mer-fleuri [002.022.089]

Narcissus jonquilla 

[ iPhone Pro 11/13, hortus meus, 2021/04/14 & 2022/03/26 ]

Avec le passage de l’équinoxe du printemps les journées se réchauffent un peu plus et la nature se réveille de son long sommeil hivernal. Les tiges de jonquilles commencent à percer le sol et se pointent le bout du nez. Bientôt elles donneront au jardin ses premières couleurs, avec un peu de vert, avant d’éclater de leur feu d’artifice floral et d’y ajouter un peu de jaune! Elles annonceront alors l’approche de l’été… Il est à noter que cette année nous accusons un retard de quelques semaines par rapport à l’an dernier où elles s’étaient pointées dès le 19 mars (28 mars en 2020 et 1er avril en 2019) pour fleurir vers le 14 avril 2021. Mais, cette année, elles devraient être fleuries pour Pâques

La véritable jonquille (appelée “daffodil” en anglais et 水仙 [Suisen] en japonais — qui ne doit pas être confondu avec le Narcisse jaune [Narcissus pseudonarcissus] aussi appelé jonquille dans certaines régions d’Europe) est une plante herbacée bulbeuse qui appartient à la division des Magnoliophyta (Angiospermae ou plante à fleurs), à la classe des Monocotyledonae (ou Liliopsida), à l’ordre des Asparagales, à la famille des Amaryllidacées (ou Liliaceae, qui regroupe une soixantaine de genres subdivisées en plus de huit-cent espèces) et au genre Narcissus ([EN, スイセン属 / Suisen zoku] qui comprend une trentaine d’espèces de narcisses et de jonquilles mais dont il existe également de nombreux cultivars et hybrides horticoles). Le nom du genre provient du grec νάρκισσος (nárkissos, dérivé de ναρκάω [narkáô] et de νάρκη [nárkê], signifiant “être engourdi”, “torpeur” et faisant référence au propriétés narcotiques de la plante) alors que celui de l’espèce provient du latin juncus (junquillo en espagnol: jonc, tige semblable à un jonc, en référence à la forme de ses feuilles qui s’apparentent à celles des joncs). La jonquille est l’emblême de la fête des grands-mères, du désir (quoique la narcisse, elle, symbolise plutôt l’égoïsme) et de la Société canadienne du cancer. Ma mère adorait cette fleur et elle en achetait chaque année pour Pâques.

Native de la péninsule Ibérique, cette plante vivace est caractérisé par un bulbe ovoïde qui chaque année développe une ou deux pousses (rejet) qui se divisent chacune en une série de feuilles basales longues et étroites (de cinq à quatre-vingt centimètres et qui ressemblent à des tiges de joncs) ainsi qu’une tige creuse qui porte une à trois fleurs jaunes (ou parfois blanches). Le périanthe de la fleur est composé d’un calice de six sépales et d’une corolle de pétales soudés ensemble, entourant six étamines et un pistil. La floraison se fait de mars à juin et, après maturité, la fleur donne un fruit composé d’une capsule trilobée contenant de nombreuses graines. 

Toutes les espèces de narcisses sont toxiques car elles contiennent (principalement dans le bulbe mais aussi, à un degré moindre, dans la fleur ou même l’eau où a trempé la fleur coupée) plusieurs variétés d’alcaloïdes (lycorine, galanthamine, narciclasine, pretazettine, etc.). Malgré cela on lui connaît dès l’antiquité de nombreux usages en médecine traditionnelle (contre le cancer, comme analgésique, antiphlogistique, etc., et même contre l’Alzheimer). On en tire également une huile essentielle qui est utilisé en parfumerie, mais son utilisation principale demeure ornementale — dans le jardinage, en horticulture (fleurs en pots) et floriculture (fleurs coupées). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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