Découverte: Le livre des morts

À la découverte de la mythologie égyptienne !
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“Égypte ancienne, document.write(“”); Louxor, 1400 avant J.-C., le faible taux de survie des nourrissons, la famine et les épidémies faisaient que pour les Égyptiens, la mort était monnaie courante. L’apparition du livre des morts donne de l’espoir au peuple, car il est la promesse d’une vie après après la mort.”

“Après le décès de leur mère, Thouti élève seul avec son père sa petite soeur Kiki. Contant les légendes du panthéon des dieux égyptiens, un vieux prêtre leur redonne le sourire. Il finit par leur parler du fameux livre des morts, mais Thouti et sa soeur apprennent avec horreur que tous les humains ne peuvent pas accéder à la deuxième vie promise dans l’autre monde…”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le livre des morts (??????????? / Manga de dokuha: Shisha no sho / “Lire en manga: Le livre des morts”) est le cent-unième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2011 (le #1361 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le treizième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en novembre 2014 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix, Le manifeste du Parti Communiste, L’interprétation des rêves et Les mots de Bouddha). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant plus de cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Extrait des pages 2 et 7 de la version originale

Je bien hâte de mettre la main sur ce manga et de le lire. Il ne semble pas encore disponible au Québec en bibliothèque mais heureusement il l’est en librairie (pas partout toutefois). Si c’est une collection intéressante (il me reste encore à lire les deux volumes de Entretiens avec Confucius et Le Prince de Machiavel) et que le concept de Manga de dokuha est assez génial, il semble que l’adaptation et les illustrations parfois médiocre de Variety Art Works aient beaucoup nui à sa popularité. J’ai bien peur que Soleil en ait abandonné la publication puisque seulement deux titres sont paru en 2014 (le volume 2 de Entretiens avec Confucius en mai ainsi que Le livre des morts en novembre) et aucun en 2015.

C’est dommage mais le concept d’adapter des classiques de la littérature en manga n’est pas unique à Manga de dokuha. D’autres auteurs l’ont fait et, l’idée commençant à faire son chemin en occident, d’autres éditeurs en ont publié des adaptations en français. On en retrouve donc maintenant aussi chez Kurokawa (Les misérables) ou Ki-oon (Le requiem des roses) mais surtout chez Nobi Nobi (Les Quatre Filles du Docteur March, La Petite Princesse Sara, Les Aventures de Tom Sawyer, Les Enquêtes de Sherlock Holmes, Les Trois Mousquetaires, et Roméo et Juliette).

À suivre, donc.

Le livre des morts, adapté et illustré par Variety Art Works. Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), novembre 2014. 13,0 × 18,3 × 1,3 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-302-04336-7. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Shisha no sho © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2014 MC Productions.

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Mangeons! (1)

“D’elle, document.write(“”); on ne connaît rien ou presque. Cette superbe jeune femme surgit sans crier gare dans la vie de gens ordinaires qui ont pour point commun d’être agacés, écrasés parfois, par les tracas du quotidien. Jeune diplômé attendant désespérément le résultat d’un entretien d’embauche, homme hanté par le souvenir de la rupture avec sa compagne, mari torturé par sa propre infidélité… Les âmes à secourir sont légion pour celle qui pourrait être la déesse de la bonne chère. Le temps d’un repas auquel elle convie silencieusement cette galerie de personnages, elle leur redonnera le sourire, l’espoir, ou cette légèreté qu’ils ont perdue. Ses armes : une gourmandise ô combien communicative et une sensualité où se rejoignent désir et plaisir du palais, qui feront vite oublier l’incongruité de ses apparitions toujours plus hilarantes.”
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“Entre un bol de nouilles avalé goulûment dans une gargote, des fruits de mer grillés à même le bord de mer où ils ont été ramassés, un steak haché préparé avec amour à la maison, ce pendant féminin du Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi nous convie à un voyage gastronomique, sensuel et comique dans le paysage culinaire japonais d’aujourd’hui, et oeuvre à nous rappeler que la gourmandise est peut-être le plus grand plaisir de la vie et que nous perdrions beaucoup à le bouder.”

Une comédie gourmande en quatre tomes.

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Mangeons ! (????? / Taberu Dake / lit. “just eating”) est un manga seinen par Sanko Takada qui est d’abord paru en feuilletons dans la magazine Gekkan! (Monthly) Spirits de l’éditeur japonais Shôgakukan entre décembre 2010 et novembre 2013. La série maintenant complète a été compilée en quatre volumes (le premier volume est paru en novembre 2011, le second en mai 2012, le troisième en juin 2013 et le quatrième en janvier 2014). La version française est publiée dans la collection Sakka de Casterman (paru respectivement en mars, juin, octobre 2014 et en février 2015).

Fait intéressant, l’auteur — qui a remporté avec ce titre le 66ème Grand prix comics des nouveaux auteurs de Shôgakukan — est non seulement passionnée par son sujet mais le maîtrise parfaitement puisqu’elle est elle-même diététicienne! La protagoniste de l’histoire rencontre dans chaque chapitre une personne différente avec qui elle partage un repas, écoute leur problèmes et les laisse dans le bonheur, le tout n’étant sans doute qu’un prétexte pour partager avec les lecteurs ses connaissances gastronomiques. Chose amusante, le manga a également été adapté en juillet 2013 par TV Tokyo en une série télévisée de douze épisodes mettant en vedettes les actrices et chanteuses Mariko Goto et Hirofumi Arai. (Ci-contre, page 59)


Le sujet gastronomique, qui me rappel beaucoup Gourmet Solitaire de Jirô Taniguchi — mais avec une tournure humoristique et supernaturelle, dans le style Video Girl Ai ou Ah! My Goddess — en fait un titre qui aurait pu être intéressant… si l’histoire n’était pas aussi insipide, terne et répétitive. Et chaque chapitre nous apparait beaucoup trop court. Il manque quelque chose à la recette…

Dans le chapitre 1, “La déesse et son bol de riz garni,” un jeune en recherche d’emploi désespère de n’avoir aucune réponse. Il reçoit un mail disant “Aujourd’hui vous avez le soutien d’une déesse! Prenez des forces et tout ira bien!” Une jeune femme apparait donc de nulle part et l’entraîne dans un petit restaurant qui ne paie pas de mine où elle commande deux ”Staminadon” (un bol de riz avec une garniture de viande et de légumes sautés). Ils mangent avec enthousiasme et, tout revigoré, il est prêt à se relancer dans la recherche d’emploi! Dans le chap. 2, “Steaks hachés Full Power”, elle montre à un jeune garçon à préparer son repas lui-même à la maison sans attendre sa mère qui est au travail. Au chap. 3, “Dango tricolores sous les cerisiers”, elle partage des boulettes à base de farine de riz avec un homme nostalgique après une rupture. Dans le chap. 4, “Un homme, deux femmes et des bentos”, elle partage une boite à lunch avec un homme qui trompe sa femme. Dans le chap. 5, “Le gâteau coup de coeur”, elle partage un morceau de gâteau et fait vivre de grandes émotions à une jeune fille qui rêve du grand amour. Dans le chap. 6, “Histoire de nouilles”, elle fait des Udon avec un joueur de pachinko qui se prend pour Don Juan. Dans le chap. 7, “Torimotsu night”, elle partage des tripes sur du riz avec Une-chan, le gros chat du quartier. Dans le chap. 8, “Mori-ken et les palourdes”, elle apparait comme une pêcheuse de palourde en détresse à un sauveteur cuistot (pas fameux ce récit).

Le volume se termine avec deux histoires ayant remportées le 66e grand prix Shôgakukan du nouvelle espoir. Dans la première, “Une bonne bouchée de curry”, elle aide un salaryman célibataire à se préparer un plat de curry. Dans la seconde, “La belle et le poisson”, elle prépare du poisson pour une jeune fille qui manque de confiance en elle. Chacune des histoires de ce volume sont entrecoupées de ”L’analyse nutritionnelle d’Ume et de l’auteur” qui analyse la valeur nutritive de chacun des plats présentés. Un peu nul.

Le concept a du potentiel, le dessin est bien mais l’histoire est ennuyeuse et ne “click” pas du tout. J’ai fais la découverte de ce titre en novembre dernier et en ai débuté la lecture en janvier suivant. J’en ai lu quelques pages ici là laborieusement pour l’abandonner au trois-quart au début février. Je l’ai terminé aujourd’hui pour en faire le commentaire. Pénible lecture. Je ne lirai donc pas les tomes suivants.

Mangeons! Vol. 1, écrit et illustré par Sanko Takada. Paris, Casterman (Coll. Sakka), mars 2014. 184 pages, 13.2 x 18 x 1.6 cm, 7,95 € / $13.25 Cnd, ISBN 9782203077034. Lectorat de 14 ans et plus. Un extrait d’une douzaine de pages sur le site de l’éditeur japonais (en japonais évidemment!).

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Genres et littératures (1): Littératures rationnelles

Littératures rationnelles

Aventure

Le roman d’aventure est l’archétype par excellence de la littérature populaire et en est le plus ancien des genres. En fait, plusieurs des genres littéraires modernes pourraient être considéré comme des sous-genres du roman d’aventure. C’est le cas du roman historique, d’espionage, d’anticipation ou même du roman sentimental. C’est pourquoi, maintenant, un pure roman d’aventure ne devrait pas contenir trop d’éléments qui le rapprocheraient de l’un de ces sous-genres.

Le roman d’aventure peut se définir comme un récit où un ou plusieurs protagonistes se retrouvent plongés inopinément dans une série de péripéties souvent rocambolesques qui les sortent de leur quotidien. L’histoire est généralement linéaire, l’arrière-plan simple, les personnages peu définie, mais l’intrigue est riche en action et rebondissements. C’est un genre souvent associé à la littérature jeunesse.

On pourrait faire remonter le roman d’aventure jusqu’à l’Odyssée et l’Iliade d’Homère, mais il a connu son essor surtout entre le milieu du XIXe et le milieu du XXe siècle. De nombreux auteurs s’y sont adonnés: Edgar Rice Burroughs (Tarzan), Daniel Defoe (Robinson Crusoé), Charles Dickens (Les aventures d’Oliver Twist), Alexandre Dumas (Le Comte de Monte-Cristo), Jack London (Croc-Blanc), Herman Melville (Moby Dick), Robert Louis Stevenson (L’Île au trésor), Mark Twain (Les aventures de Tom Sawyer), Jules Verne (Le Tour du monde en quatre-vingts jours), Henri Vernes (la série Bob Morane), etc.

Historique

Le roman historique se définit simplement comme un récit qui se déroule dans le passé et où le contexte historique, réel ou fictif, occupe une part importante. Les protagonistes peuvent être un mélange de personnage historiques réels et inventés. Dans ce cas-ci on pourrait se retrouver avec autant de sous-genres qu’il y a d’époque (roman antique, médiéval, de la renaissance, etc.) mais en fait on distingue surtout deux grandes catégories:

  • le roman historique réaliste “qui se veut le plus près possible des faits rapportés par les historiens et qui met en vedette un ou des personnages véridiques” [ALLARD, p. 213]
  • le roman historique lyrique où “le ou les personnages dominants sont des héros inventés ou copiés sur de multiples modèles, l’époque et les grands personnages ne servant que de décors et n’apparaissant qu’en silhouettes” [ALLARD, p. 214]

Certains incluent dans les sous-genres du roman historique la politique-fiction, qui s’apparente beaucoup au roman policier ou d’espionage et, pour cette raison, j’aurais plutôt tendance à en faire un genre en soi. À l’opposé, certains considèrent le western comme un genre à part alors que j’aurais plutôt tendance à le considérer comme un sous-genre du roman historique. Je mentionne en passant un autre sous-genre du roman historique: le roman biographique.

Le roman historique est un genre prolifique qui a eut les faveurs de nombreux auteurs: Juliette Benzoni (les cycles de Catherine et de Marianne), James Clavell (Shogun), Arthur Conan Doyle (Les aventures du brigadier Gérard), Maurice Druon (Les rois maudits), Alexandre Dumas (La reine Margot, Les trois mousquetaires, Les mohicans de Paris, etc.), Gustave Flaubert (Salammbô), Ken Follett (Les piliers de la terre), Diana Gabaldon (Outlander), Max Gallo (Le cortège des vainqueurs), Théophile Gauthier (Le capitaine Fracasse), Robert Graves (Moi, Claude), Alex Haley (Racines), Victor Hugo (Notre-Dame de Paris), Margaret Mitchell (Autant en emporte le vent), J.-H. Rosny ainé (La guerre du feu), Walter Scott (Rob Roy, Ivanhoe, Quantin Durward, etc.), Stendhal (La chartreuse de Parme), Léon Tolstoï (Guerre et paix), Léon Uris (Exodus), Lewis Wallace (Ben-Hur), Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien), pour n’en citer que quelques-uns.

Il est a noter que l’on retrouve récemment dans la littérature québécoise un grand engouement pour le roman historique (particulièrement pour le sous-genre du roman familial) avec des auteurs comme Jean-Pierre Charland, Michel David, Pauline Gill, Michel Langlois et Juliette Thibault. La revue Collections de l’ANEL a consacré un numéro complet au roman historique québécois.

Humour

On a tendance à oublier que l’humour est aussi un genre littéraire et pourtant c’est un genre ancien et tout de même assez prolifique. Le fait qu’il soit négligée tient peut-être qu’il est parfois considérée comme dans une catégorie à part, la littérature hyperrationnelle.

La littérature humoristique est une littérature qui fait bien sûr rire, ou du moins sourire, mais elle fait surtout réfléchir en nous présentant la réalité dans un angle amusant certes mais c’est justement parce qu’elle nous la présente sous un jour différent qu’elle nous la fait comprendre avec une perspicacité nouvelle.

L’humour se présente sous une forme variée de sous-genres comme l’esprit, la satire, le pastiche (parodie), l’ironie (humour noir), voir même l’absurde alors qu’au théâtre on parle plutôt de genre comique ou de farce. Chaque culture a aussi son humour propre: l’humour anglais ou l’humour juif par exemple.

L’humour, et particulièrement la satire, remonte à l’antiquité avec des auteurs comme Ésope (et ses Fables qui “inspireront” beaucoup Lafontaine), Ovide (Métamorphoses), Pétrone (Satyricon), Martial (Épigrammes), Juvénal (Satires), Apulée (L’Âne d’or ou les Métamorphoses) ou encore Lucien de Samosate (pour ses nombreux dialogues humoristiques). Pour la Renaissance on peut citer Boccace (Décaméron), Rabelais (Pantagruel) ou même Jonathan Swift (Les voyages de Gulliver). Avec les Lumières viendront Molière et Voltaire. Pour les modernes, je me contenterai que de citer Woody Allen (Dieu, Shakespeare… et moi), Art Buchwald, Raymond Devos (Çà n’a pas de sens, Sens dessus dessous), Kafka, O’Henry (Contes du Far West, New York tic tac), San Antonio (L’Histoire de France vue par San Antonio, Les vacances de Bérurier), Sempé (Le petit Nicolas), et Mark Twain (Contes choisis, Contes humoristiques anglo-saxons).

Policier

Le roman policier (ou polar) est probablement l’un des genres modernes les plus populaires. Il se définit de façon général comme un récit dont l’élément principal est l’intrigue, et qui tourne autour d’un crime ou d’un mystère que doivent résoudre petit à petit les protagonistes à l’aide d’une analyse méthodique et de déductions. Parmi les nombreux sous-genres on peut distinguer trois grandes catégories:

  • le roman de détective, d’enquête ou de mystère nous offre le point de vue du policier ou du détective. Il s’agit ici du véritable roman policier où le récit est axé sur le processus de déduction du (ou des) protagoniste(s) qui recherche le coupable et son modus operandi (ce que les anglais appelle le “who done it”). On peut aussi adjoindre à cette catégorie le roman de procédure (procédural), le roman médico-légal (police scientifique) et le roman judiciaire (mais celui-ci est souvent plutôt associé au thriller)
  • le thriller ou roman noir (hard boiled) offre le point de vue du criminel ou du détective peu scrupuleux; le récit est souvent violent, placé dans un contexte urbain et axé sur l’action
  • le suspense psychologique offre le point de vue de la victime; le récit est axé sur la psychologie des personnages et leurs émotions, particulièrement l’angoisse

C’est un genre tellement populaire et prolifique qu’il est difficile de se limiter dans les exemples, ne serait-ce qu’à vingt-cinq. Les auteurs les plus emblématiques seraient, je crois, Boileau-Narcejac (Sueurs froides), Dan Brown (Da Vinci Code), John Dickson Carr (La chamber ardente), Raymond Chandler (série Philip Marlowe), Agatha Christie (Dix petits nègres, séries Hercule Poirot et Miss Marple), Mary Higgins Clark (La maison du guet), Harlan Coben (Ne le dis à personne), Michael Connelly (Le poète), Frédéric Dard (Le bourreau pleure), Sir Arthur Conan Doyle (série Sherlock Holmes), Umberto Eco (Le nom de la rose), James Ellroy (Le dahlia noir), Charles Exbrayat (Barthélemy et sa colère), Graham Green (Tueur à gages), John Grisham (La firme, L’affaire Pélican, Le client), P. D. James (un certain goût pour la mort), Maurice Leblanc (série Arsène Lupin), Donna Leon (série Commissaire Brunetti), Gaston Leroux (Le mystère de la chambre jaune), Ellis Peters (série Cadfael), Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la Rue Morgue), Ellery Queen (Le cas de l’inspecteur Queen), Kathy Reichs (série Temperance Brennan), Georges Simenon (Inspecteur Maigret), et Fred Vargas (L’homme à l’envers).

Il est à noter que, ces dernières années, les auteurs de polars scandinaves connaissent une grande notoriété. On parle ici surtout de Åke Edwardson (série Erik Winter), Arnaldur Indriðason (série du commissaire Erlendur Svensson), Camilla Läckberg (La princesse des glaces), Stieg Larsson (série Millenium), Henning Mankell (série Kurt Wallander), ou de Jo Nesbø (série Harry Hole).

On retrouve également de nombreux auteurs de polars japonais, sans doute grâce à l’influence de l’auteur classique Edogawa Rampo (série du détective Kogoro Akechi, dont La proie et l’ombre) qui a fortement contribuer à populariser le genre au Japon. Il a fondé en 1947 la Nihon Suiri Sakka Ky?kai (Mystery Writers of Japan), une association qui décerne deux prix annuels: le Nihon Suiri Sakka Ky?kai Sh? (le prix des auteurs japonais de romans policiers) et le Edogawa Rampo Sh? (le prix Edogawa Ranpo). Avec ces prix et la palmarès Tozai Misuteri Besuto 100 (Les 100 meilleurs romans policiers de l’Orient et l’Occident) on peut facilement dénicher une douzaine d’auteurs emblématiques parmi la centaine d’auteurs de polars japonais (dont plusieurs sont traduit en français aux Éditions Philippe Picquier): Jir? Akagawa (Le Piège de la marionnette), Keigo Higashino (La Maison où je suis mort autrefois), Natsuo Kirino (Out), Mariko Koike (Le chat dans le cercueil), Seicho Matsumoto (Tokyo Express, Le vase de sable — dont j’ai déjà commenté la traduction anglaise), Miyuki Miyabe (Une carte pour l’enfer), Shizuko Natzuki (Meurtre au Mont Fuji), Ky?tar? Nishimura (Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux), Seiryôin Ryûsui (série Japan Detectives Club), S?ji Shimada (The Tokyo Zodiac Murders), Akimitsu Takagi (The tattoo murder case), Seishi Yokomizo (Le Village aux huit tombes).

Je terminerai avec le polar québécois qui est de plus en plus populaire. Montréal avait déjà vu naître dans l’après-guerre de nombreux romans noir ou de mystère (l’éditeur Véhicule Press y consacre d’ailleurs sa collection Ricochet Books avec des titres comme The Crime on Cote des Neiges, Murder over Dorval, The Mayor of Côte St. Paul ou encore Sugar-Puss on Dorchester Street — que j’ai commenté dans ce blogue) mais ce n’est qu’avec les années ’80 que nait vraiment le polar québécois moderne. La revue Collections de l’ANEL a d’ailleurs consacré un numéro complet au Polars, thrillers et romans policiers québécois. On peut noter une douzaine d’auteurs emblématique: Natasha Beaulieu (Le deuxième gant), Jacques Bissonnette (série Julien Stifer), Camille Bouchard (L’agence Kavongo), Christine Brouillet (série Maud Graham), Jacques Côté (Série Daniel Duval), Maxime Houde (série Stan Coveleski), Jean-Jacques Pelletier (série les Gestionnaires de l’Apocalypse), Lionel Noël (Opération Iskra), Louise Penny (série de l’inspecteur Armand Gamache), Patrick Senécal (Sur le seuil), Richard Ste-Marie (série Francis Pagliaro), Catherine Sylvestre (La vieille fille et la mort) — presque tous publié aux Éditions Alire qui publie également la revue Alibis: L’anthologie permanente du polar.

Espionnage

Le roman d’espionnage se retrouve au confluent du roman d’aventure et du roman policier. C’est une sorte de thriller d’action où le protagoniste se voit confier une mission secrète de surveillance ou de renseignement dont la nature est politique, voire militaire. On associe aussi à cette catégorie les sous-genre du roman de guerre et de la Politique-fiction qui est un thriller politique qui met en scène des événements politiques fictifs ou des théories du complot dans un contexte géopolitique contemporain réel.

Si les précurseurs du genre sont Joseph Conrad (L’agent secret) et John Buchan (Les 39 marches) au début du XXe siècle, ce n’est qu’avec la Seconde Guerre Mondiale qu’il prends vraiment son essor avec des auteurs comme Eric Ambler (Le masque de Dimitrios), Peter Cheyney (Héros de l’ombre), Tom Clancy (Série Jack Ryan), Len Deighton (Manoeuvres en eaux troubles), Charles Exbrayat (série Imogène), Ian Fleming (série James Bond), Frederick Forsyth (Le dossier Odessa), James Grady (Les trois jours du Condor), Graham Green (L’agent secret), John Le Carré (L’espion qui venait du froid), Robert Ludlum (série Jason Bourne), ou Pierre Nord (Double crime sur la ligne Maginot). Dans le cas de la Politique-fiction on peut citer Frederick Forsyth (Chacal), Jack Higgins (L’aigle s’est envolé), Michel Houellebecq (Soumission), Antoine Vitkine (La tentation de la défaite), et Irving Wallace (Complot).

Sentimental

Le roman sentimental ou d’amour (romance novel en anglais) est sans aucun doute la littérature de genre la moins respectée. Toutefois le roman sentimental c’est plus que les simples “romans à l’eau de rose” comme la fameuse collection Harlequin. C’est une longue tradition romanesque “issue du mélodrame, du roman social surtout familial et du récit psychologique“ et qui constitue en quelques sorte le pendant féminin “du roman d’aventure, insistant plus sur la passion que sur l’action, plus sur le sentiment que sur le sensationnel. (…) L’argument moteur de ces récits demeure le sentiment d’amour ou de haine, avec ses corollaires de rupture, de solitude, de reprise, de bonheur, de vengeance, où très souvent l’homme est passivement actif sinon activement passif en tant que désiré, lointain, timide, mais aussi perfide, autoritaire, incompréhensif; somme toute, le roman sentimental est perçu, éprouvé, raconté du point de vue de la jeune fille ou de la femme qui en est le centre, le pivot, la charnière.” (ALLARD, p. 183).

Au delà des grands classiques du roman sentimental, la grande popularité du genre auprès du public féminin en a fait un genre extrêmement prolifique qui offre une immense variété stylistique (ou le sentimental est teinté par les autres genres, y ajoutant des éléments policiers, historiques, fantastiques, de fantasy ou même érotiques donnant ainsi lieu à de nombreux sous-genres) et qualitative (tombant parfois dans la production de masse, n’offrant plus que des récit éphémères remplis de “clichés fanés et d’illusions nostalgiques” et qui tend à reléguer le genre “en une sorte de ghetto culturel populaire” (ALLARD, p. 184)). Si la littérature féminine (Chick lit) pourrait être considéré comme un sous genre du roman sentimental, elle en est plutôt l’évolution et est surtout vue comme un genre distinct.

Les auteurs de roman sentimental classique emblématiques sont Jane Austen (Orgueil et préjugés), Charlotte Brontë (Jane Eyre), Alexandre Dumas fils (La dame aux camélias), Mme de La Fayette (La Princesse de Clèves), William Shakespeare (Roméo et Juliette), Stendhal (Le rouge et le noir). La liste des auteurs modernes pourrait inclure Elisabeth Barbier (Les gens de Mogador), Barbara Cartland (La belle et le cavalier), Mazo de La Roche (série Jalna), Delly (Esclave… ou reine?), Guy Des Cars (La brute), Anne et Serge Golon (série Angélique), Han Suyin (Multiple splendeur), Heinz Günther Konsalik (Deux filles en liberté), Colleen McCullough (Les oiseaux se cachent pour mourir), Nora Roberts (Le collectionneur), Erich Segal (Love story), Irwin Shaw (Le riche et le pauvre), Henri Troyat (Les semailles et les moissons), et Kathleen Woodiwiss (Quand l’ouragan s’apaise).

Note: d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps.

Lire la suite dans: “Genres et Littératures (2): Littératures de l’imaginaire

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Genres et littératures

(0) Introduction

Je trouve qu’il y a souvent de la confusion concernant la définition des différents genres littéraires que ce soit parmi les simples lecteurs ou même parfois parmi les libraires et bibliothécaires. C’est particulièrement évident quand on regarde les notices bibliographiques du catalogue des bibliothèques de Montréal (qui sont souvent créées à partir de données fournies par la firme SDM). C’est une lacune déplorable sur un sujet qui est pourtant enseigné au CEGEP. Cela peut sembler trivial — après tout un bon livre demeure un bon livre qu’il soit de la SF ou un roman historique — mais j’ai toujours trouvé que la compréhension des choses commençait avec l’utilisation de la bonne terminologie et une définition claire, précise et exacte. Je vous offre donc ici un petit guide sur les genres littéraires qui ne se veut pas exhaustif mais qui vise simplement à introduire les principaux genres.

Pendant longtemps, les puristes ont considérés que la véritable littérature se limitait aux grands classiques romanesque, de la poésie et du théâtre (classiques anciens — avec des auteurs tel que Aristophane, Aristote, Cicéron, Euripide, Hérodote, Homère, Horace, Ovide, Platon, Socrate, Sophocle, Thucydide, Tite-Live, Virgile, Xénophon, etc. — ou classiques modernes — avec des auteurs tel que Austen, Balzac, Baudelaire, Brontë, Dickens, Dostoïevski, Dumas, Flaubert, Hemingway, Victor Hugo, Joyce, Molière, Montaigne, Maupassant, Proust, Shakespeare, Stendhal, Tolstoï, Voltaire, Zola, etc.), et qu’elle excluait tout autres genres de récits. Puis on a tranquillement accepté que la littérature populaire était une littérature à part, une para-littérature, avant de finalement admettre que les littératures de l’imaginaire et autres genres de récits populaires étaient indubitablement de la vrai littérature et pouvaient être étudiées comme telle. Évidemment, plusieurs des “classiques” cités plus haut sont considéré maintenant comme de la littérature de genre. Et cela n’empêche pas que je rencontre encore souvent aujourd’hui des collègues qui me disent que ce que publient des éditeurs comme Alire, un des rares éditeurs spécialisés en littérature de genres au Québec, ce n’est pas de la “vrai” littérature.

Je vais commencer par diviser les littératures en deux groupes: les littératures rationnelles, qui sont ancrés dans le réel, et les littératures de l’imaginaire, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Pour chacun de ces groupes, je vais vous présenter les principaux genres, les définir, en expliquer les sous-genres majeures et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

Poursuivre la lecture avec: (1) Les Littératures rationnelles

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Montreal World Film Festival 2015

The 39th edition of the Montreal World Film Festival will take place from August 27th to September 7th 2015, document.write(“”); at the Imperial (1430 Bleury – Metro Place des Arts) and Quartier Latin (350 rue Emery – Berri-UQAM) theatres. Tickets will be available from August 22 at noon at the offices of the Imperial (CI) and Quartier Latin (QL) theatres, as well as online through the Admission Network website. Individual tickets are $ 10, Passports are $ 120 and Cinephile Card is $ 250. Booklets of 10 coupons redeemable against individual tickets are available for $ 70. More details on the festival website: www.ffm-montreal.org.
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This year there was no real press conference about the programming and instead the festival unveiled the line-up of films in the
World Competition and the First Films Competition through press releases and a virtual press conference where both domestic and international media could simultaneously participate in an online Q&A session. So far, since then, the information has been trickling down little by little and we don’t know much about the festival programming. They said that “A digital age requires a digital solution,” but I guess it has also a lot to do with the lack of subsidies and the resulting reduced staff. I don’t mind a little austerity as long at it gets the festival going and brings us the diversified, quality cinema the festival is renown for.

We know that, this year, a record number of short films were submitted; that the opening movie will be Muhammad, the latest film by renowned Iranian director Majid Majidi; that this year’s festival will offer movies from over 86 countries; that the competition line-up will includes 26 Feature films from 31 countries for the World Competition, plus 25 more movies for the First Feature Competition, and that both competitions will include 36 World Premieres; we know the composition of both the jury for the Grand Prize of the Americas and the jury for the First Feature Prize; finally, a couple of days after the virtual press conference, the festival announced that twenty-four features from a score of countries will be shown in the World Greats (out of competition) category.

Here our interest is mostly with the Japanese movies. At first, with the festival press releases and an article in the august edition of Coco Montreal, we determined that the festival would show at least fourteen Japanese movies. However, with the release of the schedule we astonishingly discovered that a record-breaking number of Japanese movies will be shown this year: seventeen (twenty-one if we count a Liberian movie with a Japanese director, a four-minute short and two documentaries)! See the films index for details. (updated 2015-08-21)

Be careful, the schedule of some movies has changed (updated 2015-08-28).

Coco Montreal have put a more detailed article (this time with english and french translation) on the festival’s Japanese movies in their September issue (available both in the issuu.com flash version and on their Facebook page). [updated 2015-09-01]

You can now read some comments about the Festival’s Japanese movies (in french) in the first part of the article by my esteemed colleague Claude R. Blouin on the blog Shomingeki. [updated 2015-09-03]

You will find, after the jump, a list of all those movies (plus a few useful links — of course, more details and links will be added as the information become available):


World Competition / Film en compétition

  • Gassoh (??): Japan, 2015, 87 mins; Dir.: Tatsuo Kobayashi; Scr.: Aya Watanabe (based on the manga by Hinako Sugiura); Phot.: Hitoshi Takaya; Music: Asa-Chang; Cast: Yuya Yagira (Kiwamu Akitsu), Koji Seto (Masanosuke Yoshimori), Amane Okayama (Teijiro Fukuhara), Joe Odagiri, Mugi Kadowaki, Minami Sakurai, Kai Inowaki, Yuko Takayama, Reiko Fujiwara, Daisuke Ryu, Rie Minemura, Mantaro Koichi, Lily.

    The final resistance to the dismantling of the Togugawa Shogunate at the end of the Edo period and the futile struggles of three young men who participated in the Shougitai resistance.

    Schedule: Thu 9/03 9:00 CI; Thu 9/03 21:30 CI.

First Feature Competition / Compétition de premières oeuvres

  • Dear Deer (????????): Japan, 2015, 107 mins; Dir.: Takeo Kikuchi; Scr.: Noriaki Sugihara; Ed.: Azusa Yamazaki; Music: Takuro Okada; Cast: Yuri Nakamura (Akiko), Yoichiro Saito (Yoshio), Shota Sometani (Fujio), Kôji Kiryû, Rinko Kikuchi, Yûrei Yanagi, Takeshi Yamamoto, Wakana Matsumoto, Yasushi Masaoka.

    When their claim to have seen a phantom deer is debunked, three young siblings are denigrated. Now, 25 years later, their father dying, the wounds are still raw.

    Schedule: Thu 9/03 11:00 QL9; Fri 9/04 16:00 QL9.

    You can read my comments.

  • Kagura-me (????): Japan, 2015, 112 mins; Dir.: Yasuo Okuaki; Scr.: Yasuo Okuaki & Nozomu Namba; Music: Kôji Igarashi; Phot.: Hiroshi Iwanaga; Prod. Des.: Takashi Yoshida; Cast: Tomomitsu Adachi, Mayumi Asaka, Masayuki Imai, Tsunehiko Kamijô, Mei Kurokawa, Ryoichi Kusanagi, Ryû Morioka, Nanako Ohkôchi, Maki Seko, Masayuki Shida, Keiko Shirasu, Rina Takeda, Ryoko Takizawa, Mariko Tsutsui, Ren Ôsugi.

    A woman bears a 13-year grudge with her father over the traditional dance he was performing that caused him to be absent from her mother’s death.

    Schedule: Fri 8/28 9:00 QL9; Sat 8/29 15:00 QL9.

    You can read my comments and watch a video of the screening introduction.

  • Lost and found (?????????? / Hoshigaoka Wonderland): Japan, 2015, 111 mins; Dir.: Show Yanagisawa; Scr.: Show Yanagisawa, Koko Maeda; Phot.: Keisuke Imamura; Ed.: Etsuko Kimura; Music: Takashi Watanabe; Cast: Tomoya Nakamura (Atsuto Seo), Nozomi Sasaki (Nanami Kiyokawa), Yoshino Kimura (Sawako Kiyokawa—Atsuto’s mother), Masaki Suda (Yuya Kiyokawa), Anne Watanabe (Detective Tsunako Obayashi), Hayato Ichihara (Jingo Kusunoki), Hirofumi Arai (Tetsundo Seo—Atsuto’s older brother), Yutaka Matsushige (Touji Seo—Atsuto’s father).

    When Haruto learns that his long estranged mother committed suicide in an amusement park he immediately suspects foul play.

    Schedule: Sun 9/06 15:30 QL9; Mon 9/07 20:00 QL9.

  • Neboke (???): Japan, 2015, 115 mins; Dir./Scr./Phot./Ed.: Norihito Iki; Music: Yusuke Orita; Cast: Yasushi Tomobe, Irifunetei Senryu, Kana Ohtake, Maki Murakami, Yuji Akiyama.

    Sangoroh, a rakugo artist, has a drinking problem and is annoyed by his partner Manami’s pestering him about it. Can he get his life in order before it’s too late.

    Schedule: Sat 9/05 14:30 QL9; Sun 9/06 10:00 QL9.

World Great (Out of Competition) / Hors-concours

  • Blood Bead (????/ Akai Tama / Perle de sang): Japan, 2015, 108 min.; Dir./Scr.: Banmei Takahashi; Music: Gorô Yasukawa; Phot.: Shinji Ogawa; Ed.: Kan Suzuki; Cast: Eiji Okuda (Shuji Tokita), Fujiko (Yui Oba), Yukino Murakami (Ritsuko Kitakoji), Shota Hanaoka (Kenichi Yajima), Shiori Doi (Aiko Kato), Tasuku Emoto (Aoyama), Keiko Takahashi (Yuriko).

    Tokita would rather be making movies than teaching about them in film school. But it pays the bills and there’s always Yui, the pretty school secretary. Then Ritsuko enters his life…

    Schedule: Fri 8/28 10:00 QL10; Sat 8/29 19:00 QL10.

    You can read my comments and watch a video of the screening introduction and Q&A session.

  • The Next Generation Patlabor — Tokyo War (The Next Generation ????? ? ???? / Patoreiba: Shuto Kessen / Lit. “Patlabor: Decisive battle over the capital”): Japan, 2015, 93 min.; Dir./Scr.: Mamoru Oshii; Phot.: Hiroshi Machida, Tetsuya Kudo; Art Dir.: Anri Jojo; Ed.: Yoshinori Ohta; Music: Kenji Kawai; Labor Design: Hideki Hashimoto, Katsuya Terada; Cast: Toshio Kakei (Keiji Gotoda), Erina Mano (Akira Izumino), Seiji Fukushi (Yuma Shiobara), Rina Ohta (Kasya), Shigeru Chiba (Shigeo Shiba), Kanna Mori (Rei Haihara), Kotaro Yoshida (Onodera), Reiko Takashima (Kei Takahata), Yoshinori Horimoto (Isamu Otawara), Shigekazu Tajiri (Hiromichi Yamazaki), Kohei Shiotsuka (Shinji Mikiya), Yoshikazu Fujiki (Yoshikatsu Buchiyama).

    In a world where giant robots are built and used for labour, a special police force of robots is created to handle crimes relating to these machines: the Patrol Labor.

    Schedule: Sat 8/29 9:30 QL9; Sun 8/30 21:30 QL9.

    You can read my comments.

Focus on World Cinema

  • At home (??????): Japan, 2015, 110 min.; Dir.: Hiroshi Chono; Scr.: Teruo Abe (based on the novel by Takayoshi Honda); Music: Takatsugu Muramatsu; Phot.: Shinya Kimura; Ed.: Osamu Suzuki; Prod. Des.: Shin Nakayama; Cast: Yutaka Takenouchi (Thief), Yasuko Matsuyuki (Swindler), Kentaro Sakaguchi (Jun Moriyama), Yuina Kuroshima (Asuka Moriyama), Yuto Ikeda (Takashi Moriyama), Jun Kunimura, Itsuji Itao, Seiji Chihara.

    A father, a mother, an elder son, a daughter and a younger son. A family of five. For all appearances, a perfectly normal, happy family. But none of them related.

    Schedule: Fri 8/28 12:00 QL12; Sat 8/29 18:30 QL12.
    You can read my comments and watch a video of the Q&A session.

  • Blowing in the wind of Vietnam (??????????? / Betonamu No Kaze Ni Fukarete): Japan/Vietnam, 2015, 116 min.; Dir.: Tat Binh & Kazuki Omori; Scr.: Kazuki Omori, Uichiro Kitazaki (based on a novel by Miyuki Komatsu); Phot.: Koichi Saito; Ed.: Naoki Kaneko; Music: Tetsuro Kashibuchi; Cast: Eiji Okuda, Akira Emoto, Kôji Kikkawa, Keiko Matsuzaka, Yôsuke Saitô, Reiko Kusamura, Yûya Takayama, Shigehiro Yamaguchi, Reina Fujie, Yoneko Matsukane, Tan Nhuong, Lan Huong, Tan Hanh.

    When Misao returns to Japan from Vietnam for her father’s funeral, she sees that her mother is becoming forgetful, even a bit senile. Can a change of scenery help?

    Schedule: Fri 8/28 9:30 QL12; Sat 8/29 21:30 QL12.

    You can read my comments.

  • Decline of an assassin (??????????/ Norainu ha dansu wo odoru / lit. “Stray dogs are dancing”): Japan, 2015, 100 min.; Dir./Scr./Ed.: Kubota Shouji; Phot.: Hiromitu Nishimura; Music: Ipeei Yogo; Cast: Yoshimasa Kondo, Keisuke Kato, Shogo Suzuki, Hidetoshi Kubota, Yuri Yanagi, Kouta Kusano.

    After four decades as the reliable hitman for a criminal gang, Kurosawa is now making mistakes. It may be time to retire. But how can he ever return to “normal” life?

    Schedule: Fri 8/28 20:30 QL16; Sat 8/29 12:00 QL16; Sat 9/05 21:30 Ql11.

  • Early Spring, Sakurajima (???? / Sakurajima soyun / Sakurajima early spring): Japan, 2015, 88 min.; Dir./Scr./Ed.: Hiroshi Toda: Phot.: Guillaume Tauveron, Hiroshi Toda; Music: Mica Toda; Cast: Yoichi Hayashi, Hitomi Wakahara, Kenkichi Nishi, Katsuhiko Nishi.

    Back in his hometown after retirement, Takashi Arimura finds life depressing. On his wife’s suggestion he takes up painting. The world now looks very different.

    Schedule: Sun 8/30 16:00 QL16; Mon 8/31 9:10 QL16.

    You can read my comments.

  • Haman (???/ slang blend, or portemanteau expression from ? [Ha, tooth] and ???? [Omanko, vagina] meaning toothed vagina): Japan, 2015, 95 min.; Dir./Scr.: Tetsuya Okabe; Phot.: Yumi Hasegawa; Ed.: Tetsuya Okabe; Music: HIR, Shintaro Mieda; Cast: Nonka Baba, Yusuke Kojima, Maki Mizui, Mukau Nakamura, Shoei Uno.

    Love can be deadly but when Haruka decided to make love with her boyfriend she never expected it to be literally true. A dark fantasy about life, sex and love.

    Schedule: Tue 9/01 15:50 QL16; Wed 9/02 20:30 QL16.

    You can read my comments.

  • Ninja Hunter (???? / Ninja Gari) : Japan, 2015, 96 min.; Dir./Scr./Ed.: Seiji Chiba; Phot.: Kenji Tanabe, Arsuchi Yoshida; Music: Kuniyuki Morohashi; Cast: Mitsuki Koga, Mei Kurogawa, Masanori Mimoto, Kentarö Shimazu, Kazuki Tsujimoto.

    Four ninjas, forty corpses, four conflicting accounts. A ninja action tale with a Rashomon twist.

    Schedule: Fri 8/28 16:00 QL12; Sat 8/29 9:00 QL12.

    You can read my comments.

  • Out of my hand: USA/Liberia, 2015, 87 min.; Dir.: Takeshi Fukunaga. Scr.: Takeshi Fukunaga & Donari Braxton; Phot.: Ryo Murakami, Owen Donovan; Ed.: Takeshi Fukunaga, Eugene Yi; Prod. Des.: Steve Grisé, Ioannis Socholakis; Music: Tyondai Braxton; Cast: Bishop Blay (Cisco), Zenobia Taylor (Joy), Duke Murphy Dennis (Francis), Rodney Rogers Beckley (Marvin), David Roberts (Jacob), Shelley Molad (Maria).

    A struggling Liberian rubber plantation worker risks everything to discover a new life as a Yellow Cab driver in New York City.

    Schedule: Sun 8/30 17:00 QL17; Mon 8/31 15:00 QL17.

  • Shinjuku Midnight Baby (????????????): Japan, 2015, 141 mins; Dir./Scr./Phot.: Kazuhiro Teranishi (based on his own book); Ed.: Kiyomi Tochiya; Music: Daisuke Sunny;Cast: Shimako Iwai, Ginji Yoshikawa, Britney Hamada, Tomoko Nakajima, Kimin, Yukimi Watanabe, Hidetsugu Ohara, Marcos Tôma.

    When the son of a government minister wants to be in Japan’s first gay marriage – to one of her political supporters, no less – a mysterious lawyer offers to help.

    Schedule: Fri 9/04 16:00 QL11; Sat 9/05 21:30 QL11; Fri 8/28 10:00 QL11; Sat 8/29 21:30 QL11.

  • Summer on the frontline (???? 15??? / Soman kokkyo 15 sai no natsu / Summer of 15 years old on the Soviet national border): Japan, 2015, 94 min.; Dir./Scr.: Tetsuya Matsushima (based on his own novel); Phot.: Kazuo Okuhara; Ed.: Seiichi Miyazawa; Music: Koji Ueno; Cast: Ryuuchiro Shibata, Anna Kijima, Min Tanaka, Isao Natsuyagi.

    When the great earthquake of 2012 destroys his high school’s filmmaking equipment, Keisuke, 15, looks forward to a dull summer. He couldn’t be more mistaken.

    Schedule: Thu 9/03 16:00 QL13; Fri 9/04 10:00 QL13.

  • That’s It (???? / Soredake) : Japan, 2015, 110 min.; Dir.: Gakuryu Ishii; Scr.: Kiyotaka Inagaki; Phot.: Yoshiyuki Matsumoto; Music: Bloodthirsty Butchers; Cast: Shota Sometani, Erina Mizuno, Kiyoko Shibukawa, Jun Murakami, Go Ayano.

    A young drifter hoping to escape from his social dead end, breaks into a gangster’s locker in search of gold. What he finds is a hard drive with very dangerous information.

    Schedule: Fri 9/04 20:00 QL13; Sat 9/05 10:00 QL13.

  • The Letters (????? / Popura no aki / lit. “Autumn poplar”): Japan, 2015, 98 min.; Dir./Scr./Ed.: Ken’ichi Ohmori (based on a novel by Kazumi Yumoto); Phot.: Masao Nakabori; Cast: Nene Ohtsuka, Tamao Nakamura, Miyu Honda.

    Chiaki, 8, devastated by the death of beloved father, moves into an apartment whose landlady claims to be able to deliver letters to the dead.

    Schedule: Fri 9/04 9:00 QL12; Sat 9/05 19:30 QL12.

  • Yoko the cherry blossom (Yoko Zakura) : Japan, 2015, 115 min.; Dir./Scr.: Gen Takahashi; Phot.: Phil Harder; Ed.: Yoshinori Ota; Music: Benjamin Be’doussac; Cast: Takashi Sasano, Koji Matoba, Maki Miyamoto, Yuki Kazamatsuri.

    The true story of a Japanese teacher’s quest to create a hybrid cherry blossom, to fulfill a promise he made to his students before they were sent off to die in World War II.

    Schedule: Thu 9/03 14:00 QL12; Fri 9/04 16:30 QL12.

Documentaries

  • Alone in Fukushima (????????? / Naoto hitorikkiri): Japan, 2015, 98 min., Dir./Scr./Phot./Ed.: Mayu Nakamura; Music: Saho Terao; Sound: Masashi Furuya.

    Alone in Fukushima is a feature length documentary about Naoto Matsumura, a man who remained alone in a no-man’s land after the nuclear disaster. The film follows Naoto struggling to survive with the animals in a small town which Japan tries to erase from the map.

    Schedule: Tue 9/01 16:00 QL14; Sat 9/05 16:00 QL2.

  • Behind “The Cove” (?????????? / `Za k?vu’ no uragawa): Japan, 2015, 110 min.; Dir./Scr./Phot./Ed.: Keiko Yagi.

    Keiko Yagi never bothered to see the 2010 film THE COVE, thinking it just another exaggerated attack on Japan’s dolphin hunt. But she decided to see for herself.

    Schedule: Fri 9/04 21:30 QL14; Sat 9/07 14:30 QL14.

Shorts

  • Master Blaster: Japan, 2015, 4 min.; Dir./Scr./Phot./Ed.: Sawako Kabuki.

    An animated short in competition at the Student Film Festival. A girl would like to hide in her sweetheart’s anus, to be with him forever.

    Schedule: Mon 8/31 16:00 QL2; Tue 9/01 16:00 QL2.

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Tsundoku

A few weeks ago, document.write(“”); while browsing on Facebook, I discovered a new word:
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This totally applies to me since I have several shelves (and piles on my nightstand) of books I want to read (mostly manga, but also several novels and a few non-fiction). I also have a (smaller) pile of dvds waiting to be watched… And yet I had swore to read more this year. I am getting lazy.

Another great occasion to enrich my vocabulary. Tsundoku (??? or ????) is a word play on tsunde oku (?????, “to leave piled up”) combining the kanji for tsumu (??, “to pile up”) and doku (?, “to read”).

Sources: L.A. Times, Open Culture, Wikipedia, Wiktionary

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R.I.P. Yoshihiro Tatsumi

Earlier this month, document.write(“”); on March 7, 2015, a member of the mangaka old guard passed away. Yoshihiro Tatsumi was seventy-nine year-old. He is most famous for having invented the word “gekiga” (lit. dramatic pictures) to describe the style of graphic novels he was producing in the ’50s. Nearly a dozen of his works have been translated either in english by Drawn & Quarterly or in french by Cornélius or Vertige, but he is best known for his graphical autobiography A Drifting Life (which I have previously commented).
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Yoshihiro TATSUMI [?? ????] was born in 1935 in Tenn?ji-ku, Osaka. Inspired by the work of
Osamu TEZUKA and Noboru ÔSHIRO, he starts drawing manga in junior high school and has his first works (simple 4-panel and postcard manga) published in 1949. His first full-length story, Kodomojima (Children’s Island), is published by Tsurushobô in 1954. He becomes part of a group of artists based in the Kansai region publishing mostly for the Kashi-hon ya market (libraries specialized in renting hardcover books—many publishers, like Hinomaru bunko, produced their books and anthologies exclusively for that market). He then starts to be regularly published in manga compilation (contributing to anthologies like Kage [Shadow] or Machi [City]) and constantly experiments with his storytelling. His stylistic research culminate with the publication of Kuroi Fubuki (Black Snowstorm) in 1956.

Tatsumi (and the group of artists he associated with: Takao SAITÔ, Masaaki SATÔ, Masahiko MATSUMOTO among others) was writing action-oriented stories that were darker than the typical manga, and therefore, aimed at an older, more mature readership. His stories were about people’s everyday life and were using realistic themes that were more in sync with the socio-political problems of the time. In order to express such a complex storytelling he was using artistic techniques inspired by cinema (he was a big movie fan). That allowed for more expressive stories, as the narrative was better paced and the action flowing more naturally through the panels. In order to distinguish his style from the more comical and childish manga that was usual at the time, Tatsumi gave it the name “gekiga” (drama pictures). His group of artist was known as the “gekiga workshop.”

Yoshihiro TATSUMI is not my favourite mangaka (and so far i’ve read only A Drifting Life) but I have great respect for his role in the history of manga and for his work. His style was rather crude and cartoony (like most artists of his time) but he created great stories.

For more information you can check the following websites:

(Sources: ANN, The Guardian, ICv2 / Image Source: Andreas Rentz-Getty Images Europe [via ANN])

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La Rose de Versailles – Episodes

Samedi dernier, document.write(“”); avant d’aller me coucher, alors que je prenais des nouvelles de mon entourage en parcourant Facebook, je suis tombé sur une entrée de NHK World qui annonçait une émission de “Booked For Japan” dédiée à Riyoko Ikeda! J’ai rapidement consulté l’horaire et découvert que l’émission était en cours. Alors j’ai immédiatement ouvert l’application NHK World sur mon iPad pour l’écouter. C’était plutôt intéressant (C’est juste dommage qu’on ne puise pas revoir ces émissions “Sur Demande” car j’aimerais bien la visionner de nouveau et vous y référer…) et cela m’a rappelé avoir lu que Riyoko Ikeda avait repris la production de son manga Versailles no Bara avec de courtes histoires publiées en feuilletons dans le magazine sh?jo Margaret de Sh?eisha.
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Booked For Japan” est une émission où l’animateur Robert Campbell, un spécialiste de littérature japonaise, discute chaque semaine avec un invité célèbre de sa lecture préférée afin de révéler ses valeurs et sa vision du monde. Le livre favori de Riyoko Ikeda est Man’s Search for Meaning de Viktor Frankl [Amazon, Goodreads, Nelligan].

Riyoko Ikeda est une mangaka de grand renom. Née en 1947, elle fait donc partie du célèbre Groupe de l’an 24. Elle a surtout produit des manga sh?jo ou josei historiques comme Oniisama e… (Très cher frère, 1975, 3 vols), Orpheus no Mado (La fenêtre d’Orphée, 1975, 18 vols), Jotei Ecaterina (L’impératrice Catherine, 1983, 5 vols), Eikou no Napoleon – Eroica (La gloire de Napoléon : Heroica, 1986, 11 vols), Porando Hishi Ten no Hate Made (Jusqu’aux frontières du ciel – Histoire secrète de la Pologne, 1991, 3 vols) ou encore Niberunku no Yubiwa (L’Anneau du Nibelung, 2000, 4 vols). [Voir aussi pour références, en anglais, ANN et Baka-Updates]

Toutefois, elle est surtout connue ici pour Berusaiyu no Bara (???????? / La Rose de Versailles, 1972, 10 vols) qui fut adapté en animation (connue ici sous le titre de Lady Oscar, 1979-80, 40 eps), au cinéma et même en comédie musicale (par la célèbre troupe de revue Takarazuka) ! Il me semble incompréhensible que de tout l’ensemble de son excellente oeuvre, La Rose de Versailles soit son seul manga à avoir été traduit ici (les deux premiers volumes ont d’abord été traduit en anglais en 1980 par Frederik L. Schodt pour l’éditeur japonais Sanyusha mais ce ne fut jamais disponible en Amériques — il en a toutefois mis un bref extrait dans son livre Manga! Manga! The world of Japanese comics [Amazon, Goodreads]; la traduction française est elle toujours disponible chez Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan]).

Riyoko Ikeda est aussi une femme aux talents multiples car, après avoir produit près d’une quarantaine de superbe manga, elle fait le choix difficile en 1995 de changer de carrière et entre à l’Université Musicale de Tokyo pour apprendre le chant! Après une brève carrière de chanteuse classique professionnelle, elle se rend compte qu’il est plutôt difficile de vivre du chant et revient tranquillement au dessin. [voir une entrevue et un extrait de concert sur Youtube]

Sous la pression de ses fans, Ikeda avait déjà écrit plusieurs compléments à ce qui est sans doute son ouvrage le plus populaire. En 1984, elle avait publié Berusaiyu no Bara Gaiden (?????????? / La Rose de Versailles Side-Stories) qui compilait quatre récits secondaires reprenant les même personnages et introduisant comme nouvelle protagoniste une petite fille nommée Loulou: “Loulou et la poupée qui l’accompagne”, “Le fils du général de Jarjayes ?!”, “Le pirate turc et la religieuse” et “L’élixir du diable”. Ce volume a été publié en français sous le titre La Rose de Versailles Vol. 3: Hors-Série par Kana [Amazon, Goodreads, Nelligan].

D’une certaine façon, Eroica, en 1986, avait aussi été conçu comme une suite à La Rose de Versailles en continuant le récit de la révolution française avec l’avénement et les exploits de Napoléon Bonaparte. Il est vraiment dommage que cette (longue) série n’ait jamais été traduite. De même, si l’on pousse une peu plus loin, on peut aussi considérer comme une suite la série des BeruBara Kids (???? Kids / “BeruBara” étant la contraction typiquement japonaise pour “Berusaiyu no Bara”; 2006, 7 vols) une auto-parodie en 4-komas (histoires humoristiques en quatre cases) qui met en action les personnages de La Rose de Versailles en format SD (Super-Deformé) ou chibi (enfantin). Incroyablement, un premier volume de cette série est maintenant disponible en français chez Tonkam sous le titre La Rose de Versailles Kids. On aura vraiment tout vu !

Toutefois, et là on entre finalement dans le sujet dont je voulais vous entretenir, la véritable suite de La Rose de Versailles ce sont les Berusaiyu no bara episodes (???????? ???? / La Rose de Versailles – Episodes). En effet, ce n’est que quarante ans plus tard que Riyoko Ikeda nous revient avec une véritable suite! Le tout premier de ces nouveaux épisodes est paru dans un livre “spécial anniversaire” joint comme extra au numéro célébrant le cinquantenaire de Margaret, le magazine hebdomadaire shojo de Shueisha (le #10, paru le 5 mai 2013). Il s’agit d’une histoire courte de seize pages qui se concentre sur André quand il était un jeune garçon et avant qu’il ne rencontre Oscar.

Couverture du Margaret 2013 #10 et extrait des pages 1-10 de l’épisode #1:

Un deuxième épisode parait dans le Margaret 2013 #22 (du 5 novembre 2013):

Puis un troisième épisode parait dans le numéro double de Margaret 2014 #3-4 (30 Jan & 5 Fév):

Et un quatrième épisode parait dans Margaret 2014 #12 (20 mai 2014):

Cet épisode est dédié au subordonné d’Oscar, Alain de Soissons
L’épisode 5, qui suit le Major Victor Clement de Girodelle, est paru en deux parties: une première partie de trente-sept page dans le Margaret #22 (publié le 20 octobre 2014) et une seconde partie de trente-trois pages dans le Margaret #23 (publié le 5 novembre 2014), chacune comportant cinq pages en couleurs. L’épisode 6 a lui aussi été publié en deux partie: l’une dans le Margaret #8 (publié le 20 mars 2015) et l’autre dans le Margaret #9 (publié le 4 avril 2015) totalisant une centaine de pages. Cet épisode nous révèle le secret de la naissance d’Oscar!

Margaret 2014 #22 (20 oct) et Margaret 2015 #8 (20 mars)

En août 2014, Sueisha a compilé les quatres premiers épisodes en un onzième volume de la série La Rose de Versailles et en a profiter pour rééditer les dix premiers volumes. Les épisodes sont respectivement intitulés: “André Grandier”, “Girodelle”, “Hans Axel von Fersen” et “Alain de Soissons” d’après le personnage sur lequel l’histoire de chaque épisode est centrée. Dans cette compilation, le premier épisode comporte une quinzaine de pages en plus dont certaines en couleurs. Le volume comporte 184 pages (dont vingt-quatre en couleur) et se détail à ? 713 (à peu près $7.50 Can). Il est disponible sur Amazon au Japon mais peu d’autres détails sont connu pour l’instant et aucune annonce n’a encore été faite sur une éventuelle traduction française. Je n’ai trouvé pour l’instant qu’un seul article qui commente, en anglais, ce nouveau volume. Considérant le talent et ce que j’ai précédemment lu de l’oeuvre de Riyoko Ikeda, je ne doute pas que l’histoire soit fort intéressante (et, de plus, j’adore les manga historiques). Quand au dessin, le premier episode et les extraits que je vous ai présenté ici, parlent par eux-même et démontrent aisément que l’artiste a su pousser son talent encore plus loin. C’est tout simplement superbe!

Je vais probablement me procurer le premier volume japonais (pour mon épouse surtout), en attendant la parution du volume 12 (probablement cet été ou cet automne) et espérer que cette suite soit publiée rapidement dans la francophonie!

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The Greeks

Pointe-à-Callière Presents the World Première of the Largest Exhibition on Ancient Greece Ever Produced in North America.”
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“The exhibition spans over 5, document.write(“”); 000 years of Greek history and culture and takes visitors on an exceptional and fascinating journey back to the origins of the cradle of Western civilization, its heritage and the traces it has left in the hearts and minds of the Greek people.”

This exceptional exposition is presented at Pointe-à-Callière: Montréal Museum of Archaeology and History in Old Montréal, from December 12, 2014 to April 26, 2015. Only one month left to visit it, so hurry up and go have a look!

The exhibition is produced by the Hellenic Ministry of Culture and Sports (Athens, Greece), Pointe-à-Callière, Montréal Archaeology and History Complex (Montréal, Canada), the Canadian Museum of History (Gatineau, Canada), The Field Museum (Chicago, USA), and the National Geographic Museum (Washington, DC, USA). ©Pointe-à-Callière, Montréal Museum of Archaeology and History. All rights reserved. You will find more information on the museum web page and Youtube channel.

This is a fifteen seconds promo for the exposition, but the museum Youtube channel also offers a longer promo (1:00) and a short video (1:06) showing how the exposition was put together. A longer video (in french only, 3:10) shows more of the making of the exposition and explains why it is so exceptional.


I took advantage of a longer week-end this afternoon to visit this exposition. Being so busy lately, I was afraid that I would miss it since there’s only a month left to visit it. I urge you to hurry and go a look on this exceptional exposition. It really synthesizes is a small exhibit (a little more than five-hundreds artifacts from twenty-one Greek museums) the entire history of ancient Greece which had such a profound impact on all our western civilisations. Suddenly my memory was flooded by a wave of images, facts and souvenirs from my university time when I was studying ancient history. That was great!

Actually, the title of the exhibition is a little misleading since it really starts with the Neolithic period and the Cycladic culture (6,500 to 1,450 BCE), showing us a few of those famous cycladic figurines like the “violin-shaped” female figurines and those long female figurine with faces that look a little like the Easter Island’s moai.

[Opposite: Female figurine; Discovered in Amorgos, the easternmost island of the Cyclades, the marble figurine seems to have on the back a cap or a particular hairstyle. Amorgos, 2800-2300 BCE, © National Archaeological Museum, Athens]

However, the exhibition quickly brings us into the Bronze age (16th to 12th Centuries BCE), with the Minoan civilisation in Crete and the Mycenaean civilization on the mainland, and then into the Iron Age (11th to 8th Centuries BCE), renown for its Geometric pottery and Homeric heroes.

The exhibit pauses to talk about Homer‘s epics, the Iliad and the Odyssey, which recorded the oral histories of the greek gods and heroes but also tells us a lot about the History of that era.

I was quite impressed by being able to see with my own eyes linear A & linear B tablets, Mycenaean dagues & swords and lots of fabulous gold objects. Although the iconic Agamemnon mask displayed at the exhibit was a reproduction — probably because the original is too precious to travel abroad.

[Above: A Lekythos (funerary vase) in clay depicting Achilles avenging Patroclus. Hector, leader of the Trojan army, killed Patroclus, thinking he was Achilles. Blind with rage at the death of his friend, Achilles killed Hector, tied his body to a chariot, and dragged it around Patroclus’ tomb. Delos, late 6th century BCE, © Archaeological Museum of Delos]

The exhibition then moves to the second floor with another succession of rooms introducing us to the Archaic period (7th to 6th Centuries BCE). After a time of decline, the greek civilisation reorganize and consolidate itself around several city-states and a strong aristocracy, bringing an era of prosperity and expansion.

In that part of the exhibit we can see several kouroi and korai (votive statues of young men [kouros] and women [kore] in rather stiff posture; geochemical analysis tells us they were richly coloured), artifacts found in the tombs of several aristocrat women or priestesses (particularly the tomb of the Lady of Archontiko, probably the wife of a Bottiaean ruler), and some interesting warriors’ helmets.

[Opposite: a Koré. This Greek kore of Parian marble from the late 6th century BCE decorated a temple in the Acropolis in Athens. In the 7th and 6th centuries BCE, statues of young women (kore, plural korai) — larger than life-size at the beginning and life-size later on — were placed in Greek sanctuaries as offerings to the gods or served as grave markers. Athenian Acropolis, 520–510 BCE, © Acropolis Museum, Athens]

However, most of the second floor exhibit is dedicated to the Classical period (5th to 4th Centuries BCE). This is the summum of the ancient greek civilisation.

In this case, the exhibit is divided in several themes: the Olympics, the battle of Thermopylae (made notorious by the movie 300), the Athenian democracy, the rich literary culture (theatre, philosophy, rhetoric), etc. Here the artifacts displayed are less spectacular (mostly potteries and stone sculptures — I was disappointed to see very little coins) and the exhibit rests more on several explanatory panels and animated videos.

[Above: Votive relief offered to Asklepios. This bas-relief of pentelic marbre shows Asklepios, accompanied by his children, receiving the tributes of mortals whom he has cured. This type of object was placed in sanctuaries dedicated to the god of medicine. Loukou, 375–350 BCE, © National Archaeological Museum, Athens]

The exhibit concludes with the Pre-Hellenistic period (4th Century BCE) which was dominated by the kings of ancient Macedon: Philip II and Alexander the Great.

Here we learn about the macedonian rituals and belief (death rituals, Eleusinian mysteries). Artifacts come from the tombs of a priest in Stavroupolis, a priestess in Derveni and, of course, the tomb of Philip II (including Queen Meda magnificent gold wreath). There’s also several representation of Alexander.

The spreading of the classical greek culture made possible by Alexander’s conquest will bring a new era, the Hellenistic period, characterized by a rich culture, that will last until the Roman empire.

[Above: Marble sculpture of Alexander the Great. Upon becoming master of a large part of the ancient world, the young Alexander introduced Greek culture to Asia and imposed the use of Greek on many peoples. He also founded no fewer than 70 towns in the East modelled on Greek city-states. Ella, late 4th century BCE, © Archaeological Museum of Pella]

This exhibition is definitely a must. The only negative points that I unfortunately must bring out is the fact that it is quite expensive ($20 ! In today’s context it is clear that one must pay a lot for access to culture; although you get a 20% rebate if you have the Acces-Montreal card [FB]) and that photography is strictly forbidden at all times in every exhibition rooms. Museum usually forbid only flash photography (since light can often damage the art, but that’s good for paintings; I can hardly see what damage light could do to stone artifacts!) and when they forbid all photography it is usually to make more money by selling reproductions (which is not the case here). That was probably a requirement from the lending museums. Fortunately, for once, the museum shop is offering a souvenir book that is relatively complete (132 pages, although it is NOT an exhaustive catalog of the exhibition) and at a quite reasonable price ($9.95). It is really worth purchasing (but it is for now available only in the museum shop).

Update: Now you can also get a $5 discount with the OPUS card (the smart card to pay your Montreal transit system’s fares).

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Schulz’s Youth

Schulzs_Youth-covYou love Charles Schulz’s cartoon kids. Now it’s time to meet his teens!

“Using the same wit and empathy that made his Peanuts cartoons popular worldwide. Charles Schulz turns his sights on the lives of teenagers. He finds the humor in teen attitudes toward spirituality, family, dating, and life. All their youthful enthusiasm, exuberence, passion, flaws, and faibles are on display with the hilarious drawings and sharp insights that made Schulz the most influential cartoonist ever.”

“During the 1950s and 60s, while his work was exploding in popularity, Schulz created hundreds of these cartoons for Youth magazine and other publications. Here they are, including ones never before collected and unseen in decades. It’s a treasure trove for any true Schulz fan.” [ Text from the back cover ]

WARNING: May contains trace of “spoilers”! People allergic to any discussions of a plot element before having themselves become aware of it are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.

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Quand les Égyptiens riaient à l’idée du port du voile!

Hier je suis tombé sur ce vidéo en parcourant Facebook. Je l’ai trouvé tellement intéressant que je le partage ici avec vous.
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Dans ce discours de 1966, document.write(“”); Gamal Abdel Nasser (qui fut le charismatique et progressiste président d’Égypte de 1956 à 1970) fait état de sa rencontre avec les Frères Musulmans en 1953 et le fait qu’ils exigeaient qu’il impose le port du voile aux femmes. Cette idée fait rire la foule!


Ce video semble avoir refait surface en 2012, au moment où Mohamed Morsi et les Frères Musulmans prenaient le pouvoir en Égypte, comme en fait foi cet article sur France 24. Il existe aussi sur Youtube une version du discours sous-titrée en anglais.

Dans une version plus longue de ce discours (14:26 min. sur Youtube), il continue en mentionnant que les Frères Musulmans exigeaient aussi qu’il interdise le travail des femmes et qu’il ferme les théâtres et cinémas. Il poursuit ensuite en exposant le complot des Frères Musulmans.

Il est amusant de constater qu’il y a une cinquantaine d’année l’idée de voiler le femmes faisait rire les Égyptiens. Aujourd’hui, alors que le fondamentalisme des musulmans plus radicaux a beaucoup progressé dans le monde arabe, je ne crois pas qu’il y ait matière à en rire… D’une certaine façon, et c’est peut-être surprenant, on voit bien que les choses n’ont guère changer dans le monde arabe et que, finalement, ce genre d’idée extrémiste ne date pas d’hier.

Vous pouvez lire la transcription de cet extrait du discours après le saut de page:

En 1953, nous voulions vraiment, honnêtement, collaborer avec les Frères Musulmans, pour qu’ils avancent dans le droit chemin.

J’ai rencontré le conseiller général des frères musulmans.

Il a présenté ses demandes.

Il a demandé quoi ?

D’abord, m’a-t-il dit, il faut que tu imposes le voile en Égypte et que tu ordonnes à chaque femme qui sort dans la rue de se voiler.

[ Éclats de rire dans l’assistance. ]

[ Nasser lève une main en l’air, l’air de dire « Oui, c’est incroyable, je ne fais que retranscrire. » ]

À chaque femme dans la rue.

[ Un homme crie dans l’assistance « Qu’il le porte lui même ! ». Redoublement des rires dans l’assistance. Nasser sourit. Applaudissements nourris du public. ]

Et moi je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait [référence à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah, au XIe siècle] et et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la nuit tombée.

Moi à mon avis, chacun est libre de ses choix.

Il me répondit : « Non ! C’est à toi de décider en tant que gouverneur responsable. »

Je lui répondis : « Monsieur, vous avez une fille à la faculté de médecine et elle ne porte pas le voile.

[ Rires et débuts d’applaudissements. Mais Nasser continue. ]

Pourquoi ne l’obligez vous pas à le porter ?

Si vous…

[ Applaudissements plus nourris, obligeant Nasser à s’interrompre. ]

Si vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une seule fille, qui plus est la vôtre, comment voulez vous que je le fasse porter à 10 millions de femmes Égyptiennes?»

[ Explosion de rires dans l’audience. Nasser rit allègrement. ]

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Le maître des livres (2)

“Mikoshiba, document.write(“”); qu’on appelle affectueusement “le champignon”, est le célèbre bibliothécaire pour enfants de “La rose trémière”. Derrière sa façon un peu rude de parler se cache en fait un personnage très agréable que les gens découvrent à travers les livres qu’il conseille. Adulte tourmenté ou enfant triste, chacun ressent le besoin de lire des livres.”
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“C’est à travers la rencontre de ces personnes que nous est contée la suite des aventures de Mikoshiba, le “sommelier du livre pour enfant”.”

(Texte de la couverture arrière)

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Comme je l’ai déjà dit dans mon commentaire du premier volume de cette série, Le maître des livres (????? / Toshokan no Aruji / lit. “Le seigneur de la bibliothèque”) est un manga seinen par Umiharu Shinohara qui est couramment prépublié en feuilletons dans la magazine Weekly Manga Times de l’éditeur japonais H?bunsha. Compilé en volumes (tank?bon) depuis août 2011, il y a neuf tomes de parus au Japon jusqu’à maintenant (le plus récent à la mi-novembre 2014). Publié en français par Komikku Éditions, le deux premiers volumes sont paru simultanément en août 2014, un troisième en début décembre et un quatrième devrait paraître vers la mi-mars 2015. Vous pouvez consultez un extrait d’une quarantaine de pages du premier volume.

Maintenant que les prémices de l’histoire sont établi et que nous connaissons bien les personnages principaux, le deuxième volume de la série peut nous entraîner dans des récits un peu plus complexes et riches qui se permettent d’approfondir sur la vie des personnages secondaires, c’est-à-dire les employés et les usagers de la bibliothèque. On retrouve donc huit petites histoires différentes.

Dans la première histoire (chapitre 10: “Le bonheur de ma mère”), Monsieur Miyamoto se présente à la bibliothèque avec une collègue de travail, Kaneko, et sa fille Risa. Elle exprime très clairement son intérêt envers M. Miyamoto (qui en est tout a fait inconscient), au grand désarroi d’une des employés de la bibliothèques, Mizuho, qui a aussi des vues sur lui. Elle tombe par hasard sur un livre d’histoire de son enfance, Papa-Longues-Jambes de Jean Webster, et en se remémorant l’histoire et en discutant avec M. Miyamoto elle réalise des choses. Elle pensait que son chef ne portait pas attention à elle mais en fait, comme il se cherche encore, il n’a pas de place à lui accorder dans sa vie. Elle décide donc d’arrêter de chercher le “Papa-longues-jambes” de ses rêves et de cesser de courir après Miyamoto.

Dans la deuxième historie (chapitre 11: “La librairie et la bibliothèque”), Miyamoto se rends dans une librairie pour faire un achat. Il rencontre un jeune libraire très (trop) enthousiaste. Plus tard, un personnage louche rode autour de la bibliothèque et les employés découvrent qu’il s’agit du jeune libraire qui perçoit la bibliothèque et surtout Mikoshiba, comme un compétiteur, voir un ennemi! Il croit que les bibliothèques sont la cause du déclin des ventes en librairies. Son patron, qui passait par là pour venir faire une livraison de livres à la bibliothèques, le détrompe: non seulement les bibliothèques s’approvisionnent auprès des librairies locales mais elles contribuent à faire la promotion des livres et donc génèrent de la clientèle! “En bref, une bibliothèque est un lieu qui te procure l’envie d’aller acheter tes livres.”

La troisième histoire (chapitre 12: “Tombe amoureuse, jeune femme”) tourne autour de Kanda Mizuho, une employé de la bibliothèque qui est amoureuse de Miyamoto, qui lui ne se rend compte de rien. Sur la suggestion de ses collègues elle crée une excuse pour sortir avec Moyamoto et lui raconte comment elle a acquit de l’expérience à la bibliothèque. Mikoshiba lui recommanda de lire Les quatre filles du docteur March, qui la séduisit immédiatement. “Il n’y a pas besoin de se forcer à connaître tous les livres” lui dit-elle. “Commence par ceux qui t’intéressent. Il te suffira de te spécialiser dans le genre littéraire qui te plaira.”

Dans la quatrième histoire (chapitre 13: “La journée des adolescents”), un vieil homme se présente à la bibliothèque en pleine canicule. Il cherche à retrouver un livre dont il n’a jamais connu le titre. Pendant la guerre, alors qu’il était enfant, un de ses ami lisait ce livre et le lui racontait mais il n’y portait pas vraiment d’intérêt. Il le regretta lorsque son ami mourru dans un bombardement. Évidemment Mikoshiba, avec quelques indices (des éléments de l’histoire et le fait que c’était pré-publié dans le magazine “Le club des adolescents”) trouve tout de suite qu’il s’agit de L’oeil du tigre de Hitomi Takagaki.

Le récit suivant (chapitre 14: “Avec mon père”) nous raconte l’histoire du petit Léo dont le père est revenu après une longue absence, mais celui-ci a de la difficulté à “communiquer” avec son fils. Mikoshiba l’aide en lui montant comment raconter une histoire à son fils. La sixième histoire (chapitre 15-16: “Le coquillage de feu”) met en scène Kayo, une autre employée de la bibliothèque. Comme le vieux monsieur dans une histoire précédente, elle demande à Mikoshiba de retrouver un livre qu’elle a lu dans son enfance. Après une brève description, il le trouve tout de suite: il s’agit du livre Le coquillage de feu du célèbre auteur japonais Kenji Miyazawa. C’est l’histoire d’un lapin qui trouve une pierre qui brille et dont la possession lui amène le respect des autres animaux, mais ses mauvaises actions (que lui reproche son père) fait que la pierre perd sa luminescence et qu’il perd la vue. Un peu plus tard un itinérant entre dans la bibliothèque et Kayo le fou à la porte sans ménagement et semble par la suite bouleversée. Pour l’aider ses collègues l’amène prendre un verre pour la faire parler. Elle raconte que l’itinérant est en fait son père qui a abandonné sa famille il y a de nombreuses années, plongeant sa mère et elle dans des difficultés. Elle se remémore qu’un bibliothécaire lui avait jadis fait comprendre la véritable morale de l’histoire (et donné l’envie de devenir bibliothécaire à son tour). Elle comprend aussi que son père n’était peut-être pas aussi égoïste qu’elle le pensait. En fait, il venait à la bibliothèque pour faire de la recherche d’emploi…

Dans la septième histoire (chapitre 17: “Le premier pas”), le jeune libraire Mamoru Isaki rêve de devenir auteur d’histoires pour enfants. Mikoshiba lui suggère de la lire aux enfants à la prochaine heure du conte mais il hésite car son histoire n’est pas terminée. Il tente l’expérience néanmoins et la réaction des jeunes l’encourage et lui permet de compléter et améliorer son histoire. Dans la dernière histoire (chapitre 18: Chant de Noël), des lycéennes du club d’étude de littérature pour enfants se propose de donner bénévolement un activité pour la fête de Noël de la bibliothèque. L’une d’entre elle est en fait la petite soeur de Mikoshiba. Ils ne se sont pas vu depuis le divorce de leur parent. On en apprend un peu sur l’enfance de Mikoshiba. Sa soeur lui reproche d’avoir manqué à ses obligations et d’avoir choisi de faire le travail dont il rêvait en étant un grand amoureux des livres.

Ce titre est donc toujours (et même un petit peu plus que le premier volume) un manga amusant, bien écrit et plutôt éducatif qui nous fait découvrir — ou re-découvrir — l’univers de la littérature jeunesse classique. À lire absolument particulièrement si vous travaillez dans une bibliothèque (jeunesse)!

Le maître des livres vol. 2, écrit et illustré par Umiharu Shinohara. Paris, Komikku Éditions, août 2014. 224 pages, 13×18 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 979-10-91610-63-6. Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

Toshokan no Aruji © 2012 Umiharu Shinohara • H?bunsha. All rights reserved.

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Expo De Van Gogh à Kandinsky

Cet après-midi j’ai visité l’exposition “DE VAN GOGH À KANDINSKY: De l‘impressionnisme à l’expressionnisme, document.write(“”); 1900-1914” au Musée des beaux-arts de Montréal. Cette exposition a été créé par Timothy Benson, conservateur de l’expressionnisme allemand au Los Angeles County Museum of Art, qui a fait beaucoup de recherche sur ce mouvement. Cela l’a amené a découvrir les inspirations et influences des artistes allemands et les interactions qu’ils ont eu avec les artistes français, les collectionneurs, les marchands d’art, etc. Il a tenté de rendre ses recherches accessible au grand public avec cette exposition qui nous offre une centaine d’oeuvres, autant de dessins et gravures, et près de deux-cent photographies.
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On entend souvent parler de diverses choses dans la vie mais il n’y a rien comme une illustration (ou une peinture) pour nous les faire bien comprendre. Cette exposition nous illustre donc des grands mouvements artistiques comme l‘
impressionnisme, l’expressionnisme ou le postimpressionisme, mais aussi des genres intermédiaires comme le pointillisme, fauvisme, le cubisme ou surréalisme. C’est aussi une bonne occasion de voir des oeuvres de grands maîtres (ce n’est pas la première fois que j’en voyais mais il est toujours agréable d’en découvrir de nouvelles) comme le Douanier Rousseau, Matisse, Cézanne, van Gogh ou Gauguin mais aussi de découvrir des artistes peu connu ici (comme Kirchner, Kandinsky, Campendonk, ou Marc) ainsi que le pendant allemand de l’expressionnisme français comme les mouvements Die Brücke (Le Pont, inspiré du pointillisme qui cherchait à faire disparaitre les détails) ou Der Blaue Reiter (Cavalier Bleu, inspiré du postimpressionnisme).

Ce n’est pas toutes les oeuvres qui vous plairons (personnellement j’ai tendance à préférer l’art figuratif mais j’ai tout de même été impressionné par certaines pièces plus abstraites) mais même si ce n’est pas nécessairement notre tasse de thé (comme disent les anglais) on peut toujours en apprécier la qualité (quoique certaines oeuvres auraient sans doute pu être créées par des enfants)…

Il reste à peine plus d’une semaine pour voir cette magnifique exposition, alors dépêchez vous sinon il ne vous restera plus qu’à acheter le catalogue de l’exposition disponible à la boutique du musée, en librairie ou à la bibliothèque (tristement, seulement à la BANQ car il ne semble pas encore disponible dans le réseau des bibliothèques de la ville de Montréal).

Comme c’est souvent le cas dans les musées on ne pouvait pas prendre des photos de toutes les oeuvres (mais au moins il y en avait dont on pouvait se prendre un petit souvenir). Malgré tout je n’ai pris que très peu de photos car, je ne sais pourquoi, je suis toujours un peu gêné de prendre des photos en public. Et, contrairement à mon habitude, je n’ai pas pris de clichés des notices descriptives, ce qui fait qu’il m’a fallut de longues heures de recherche pour identifier en détails certaines oeuvres… Voici, sur Flickr, un diaporama de mes quelques souvenirs de cette visite:

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Le site du Musée des beaux-arts de Montréal consacré à l’exposition “De Van Gogh à Kandinsky” nous donne plusieurs bels exemples des oeuvres exposées, mais en voici tout de même quelques unes pour faire bonne mesure:

Cuno Amiet
Portrait du violoniste Emil Wittwer-Gelpke
Huile sur toile (1905)
Kunstmuseum Basel, Birmann-Fond 1975.

Vincent van Gogh
Le Restaurant de la Sirène à Asnières
Huile sur toile (1887)
Paris, Musée d’Orsay, legs Joseph Reinach, 1921

Robert Delaunay, La Tour rouge (détail), huile sur toile (1911-12), Solomon R. Guggenheim Museum Founding Collection [Photo The Solomon R. Guggenheim Foundation / Art Resource, NY].

“Libéré d’une année d’obligations militaires, le peintre parisien Robert Delaunay réalise, entre 1909 et 1914, plusieurs séries de toiles magistrales qui établissent rapidement sa réputation à Paris et ailleurs. Les trois séries de cette période exceptionnelle – Saint-Séverin, Les Fenêtres et Tour Eiffel – ont eu une influence considérable sur les artistes de Die Brücke et sur leur cercle élargi en Allemagne. La Tour rouge a été exposée à Berlin en 1912 à la galerie Der Sturm. D’autres peintures de la même série, que des artistes allemands, dont Feininger, ont vues, avaient été montrées plus tôt à Paris.”

“Dans cette œuvre ambitieuse, Delaunay se souvient des leçons du cubisme, et de ses surfaces fragmentées étroitement imbriquées. Il représente ce grand symbole d’innovation, d’optimisme et de progrès qu’est la tour Eiffel dans son style appelé « orphisme ». Rompant de façon saisissante avec la modestie revendiquée des natures mortes cubistes, Delaunay établit un parallèle entre sa peinture et l’esprit moderne symbolisé par la tour Eiffel. Ce monument, également un émetteur- récepteur d’ondes radio, incarne les communications internationales. Il correspond à son désir de briser les frontières et de transformer l’Europe en une communauté intégrée. Delaunay reconnaît sa dette envers les séries peintes par Cézanne et Monet – dont quarante-huit Nymphéas ont été présentés à la galerie Durand-Ruel en 1909. LaTour rouge est vue depuis une fenêtre, combinant ainsi les mondes intérieur et extérieur.” [Texte de présentation du musée]

Franz Marc, Écuries, huile sur toile (1913). New York, Solomon R. Guggenheim Museum, Solomon R. Guggenheim Museum Founding Collection. Photo: The Solomon R. Guggenheim Foundation / Art Resource, NY.

“Convaincu par sa foi panthéiste que la civilisation va à l’encontre des forces spirituelles de la nature, qui aurait conservé un sacré propre depuis longtemps perdu par l’homme, Franz Marc fait des animaux l’un de ses sujets de prédilection. Les représentations qu’il en fait, ainsi que celles de scènes à l’état sauvage, sont pour lui bien plus qu’une copie objective des apparences : c’est une façon de tendre vers une spiritualité intérieure.”

“L’une de ses œuvres les plus célèbres, les Écuries, est la dernière des toiles majeures qu’il consacre aux chevaux, son sujet favori. Il se passionne alors de plus en plus pour la recherche d’un vocabulaire formel abstrait capable d’exprimer les aspects universels de la vie, tout en restant fidèle à un contenu spécifique et symbolique. De fait, cette œuvre combine une structure autonome et non-objective de formes géométriques puisées dans la réalité des écuries (les lignes droites et parallèles) avec les cinq chevaux (représentés par des cercles) afin de créer une surface picturale totalement nouvelle, équilibrée et harmonieuse. Bien que le sujet et la forme soient indissociables, Marc semble souligner la nature non-objective des bandes colorées verticales et diagonales entrecroisées, ponctuées de formes circulaires. Il utilise également des couleurs autoréférentielles pour souligner le rôle évocateur et éloquent des tons lumineux.” [Texte de présentation du musée]

Paul Gauguin
Le Gardien de porcs (détail)
huile sur toile (1888)Los Angeles County Museum of Art, gift of Lucille Ellis Simon and family in honor of the museum’s twenty-fifth anniversary.

Paul Cézanne
Paysan en blouse bleue
Huile sur toile (c. 1896-1897)
Fort Worth (Texas), Kimbell Art Museum

Et bien sûr, la bannière au début de ce billet nous montre un détail de la superbe oeuvre de Vincent van Gogh, Saules au coucher du soleil (1888, Otterlo (Pays-Bas), Kröller?Müller Museum. Photo Art Resource, NY). La bannière de fin nous offre un petit coup d’oeil sur le fameux autoportrait du même artiste (Autoportrait, Huile sur toile, c. 1887, Hartford (Connecticut), Wadsworth Atheneum Museum of Art, gift of Philip L. Goodwin in memory of his mother, Josephine S. Goodwin).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Le chat du rabbin – le film

Chat_du_rabbin-le_film“Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…”

[ Texte de la jaquette arrière et du site officiel ]

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Découvertes livresques multiples

En furetant dans le catalogue “Découverte” des bibliothèques de Montréal, document.write(“”); à la recherche de mangas historiques (ou de livres sur l’histoire du manga?), j’ai trouvé quelques titres de plus à ajouter à ma longue liste de lecture. Je vous en fait ici une brève introduction. Décidément, il va vraiment me falloir trouver beaucoup plus de temps pour lire en 2015 !
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“Japon, années 1960. Dans la moiteur d’une station balnéaire aux accents de Las Vegas, royaume des faux-semblants et de la corruption, le jeune et irréprochable inspecteur Sata enquête sur le meurtre d’un ingénieur. Lorsque ses pas le mènent sur le lieu de travail de la victime, une entreprise fabriquant des modules pour un mystérieux programme spatial, une secrétaire prend la fuite, attirant sur elle tous les soupçons. Alors que Sata la poursuit, il perd subitement connaissance. À son réveil, un éclat métallique est logé dans son crâne, provoquant des pertes de mémoire et des hallucinations. Pour Sata, qui brûle de découvrir ce qui lui est arrivé, la traque de la suspecte prend bientôt la forme d’une obsession amoureuse.”

“Atsushi Kaneko livre avec Wet Moon son chef-d’œuvre à ce jour, une enquête policière haletante et hallucinée, un récit à la croisée de l’univers de David Lynch et du graphisme de Charles Burns ou de Paul Pope. Une série en trois tomes.” (Texte du site de l’éditeur)

Prépublié en feuilletons dans le magazine Comic Beam, ce thriller historique seinen mérite certainement un coup d’oeil (voir une planche en extrait et la couverture arrière).

Wet moon Vol. 1-3, écrit et illustré par Kaneko Atsushi. Paris, Casterman (Coll. Sakka), janvier 2014. 240 pages, 12.9 x 18.8 x 2 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 9782203081482 (vol. 1), 9782203084421 (vol. 2, paru en avril 2014), et 9782203084568 (vol. 3, septembre 2014). Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:
Maintenant passons à quelques références qui me semblent intéressantes et utiles:

“Naoki Urasawa est l’un des principaux artisans de l’imaginaire japonais contemporain. Encensé à partir des années 1990 par la critique et les lecteurs pour ses thrillers haletants (Monster, 20th Century Boys puis Pluto), il s’est d’abord fait connaître avec des œuvres d’un registre très différent, telles que Pineapple Army, Master Keaton, Yawara ! et Happy !. En plus de vingt-cinq ans de carrière, ce prolifique dessinateur et scénariste s’est vu couronné de tous les prix dans sa spécialité et s’est imposé comme un auteur incontournable de la bande-dessinée japonaise. Rien ne semblait pourtant prédestiner Urasawa à un tel succès. Comment un jeune homme passionné par la musique et le dessin bien décidé à ne pas devenir mangaka est-il néanmoins parvenu à vendre plus de cent millions d’exemplaires de ses œuvres ? Quel est le secret de la longévité de ce mangaka adulé par un public tant oriental qu’occidental ?”

“À la fois biographique (de l’enfance d’Urasawa à son manga le plus récent, Billy Bat) et analytique (principalement via une réflexion sur ses thèmes majeurs), cet ouvrage vise à mieux appréhender l’univers et les inspirations artistiques d’Urasawa. Cette plongée dans son œuvre amène inévitablement à évoquer une histoire beaucoup plus vaste. Car retracer le parcours de Naoki Urasawa c’est aussi revivre les évolutions culturelles et historiques qui ont agité le globe, des années 1960 à nos jours. Bien qu’il se défende de délivrer des messages dans ses œuvres, Urasawa se révèle être un formidable interprète du monde qui l’entoure.” (Texte du site de l’éditeur)

Même si je n’ai lu que son 20th Century Boys (que j’ai trouvé vraiment génial), j’admire beaucoup Urasawa et j’espère pouvoir lire ses autres mangas. Cet ouvrage est une grande opportunité pour en apprendre plus sur cet auteur de talent. Heureusement qu’il est disponible en bibliothèque car il est pour l’instant épuisé.

Naoki Urasawa: L’air du temps, par Alexis Orsini. Montélimar, les moutons électriques (vol. 8 de la «la bibliothèque des miroirs-BD»), mai 2012. 252 pages, 17 x 21 cm, 63 € / $56.95 Cnd, ISBN 978-2-36183-076-2. Lectorat de 14 ans et plus.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:
Le documentaire suivant est en anglais mais je le présente ici exceptionnellement en français (histoire de ne pas faire un billet bilingue):

“Une «première» dans le domaine, cette nouvelle série de “Survol Critique” se concentre sur tous les aspects du format de romans graphiques, visant à l’établir comme une discipline académique importante et un sujet de recherche dans les bibliothèques. Conçu pour les établissements universitaires, les écoles secondaires, et les bibliothèques publiques, la série offre une perspective unique sur les histoires et les thèmes exprimés dans le paysage historique et actuelle du milieu du roman graphique.”

“Le troisième de cette série, Critical Survey of Graphic Novels: Manga, nous offre un aperçu en profondeur pour plus de 55 manga parmi les plus populaires et étudiés, allant de séries volumineuses aux volumes uniques. Un afflux récent de manga japonais traduits sur le marché américain a suscité un plus grand intérêt dans les traditions de langue étrangère et de comics avec un long récit. Ce volume se concentre sur les œuvres traduites qui ont été particulièrement influentes dans le développement de la tradition du manga.”

“Souvent définie par des caractéristiques telles que le travail stylisée de ligne, les récits-culturels spécifiques et la narration convaincante qui se tiennent souvent en contraste avec le cadre de caractères centrée sur des comics américains, le manga comprend néanmoins un large éventail de genres et sous-genres. Les chercheurs acquerront une meilleure compréhension de ce dernier, qui, dans la tradition de manga, est représenté par un large spectre qui comprend Redikomi, qui cible un public féminin maturité; manga shôjo-ai, qui se concentre sur les aspects spirituels, sexuels ou émotionnels de relations; shonen-ai, manga créé par les auteurs femmes qui se concentre sur les relations entre hommes homoérotiques ou homoromantic; et kodomo manga, créé exclusivement pour un public jeune.”

“Chaque essai, présenté en format critique par des auteurs proéminents dans leur domaine d’étude, portera notre regard au-delà des aspects archétypaux et consuméristes du milieu pour illustrer le large éventail de thèmes littéraires et les styles artistiques dynamiques inhérentes au format manga.” (Traduction très libre et partiellement automatisée du texte sur le site de l’éditeur)

On a déjà vu ce genre d’essai critique s’adressant au grand public alors qu’ici il s’agit plutôt d’un ouvrage académique. C’est probablement un peu sec à la lecture mais offre certainement un intérêt puisqu’on y trouvera une perspective un peu différente. Ça mérite donc un coup d’oeil.

Critical Survey of Graphic Novels: Manga , collectif. Hackensack, NJ, Salem Press (Coll. Critical Survey of Graphic Novels), septembre 2012. 400 pages, 2.5 x 20.3 x 26.7 cm, $195 US / $226.20 CND, ISBN 978-1587659553. Disponible en livrel (format électronique). Lectorat de 14 ans et plus. (Voir un bref extrait).

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Jazz Petite Bourgogne

J’ai fait la découverte cette semaine d’un intéressant web documentaire produit par Radio-Canada et disponible sur leur site internet Ici.musique.ca.
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C’est un documentaire passionnant si vous vous intéressé tant soit peu à l’histoire de montréal (particulièrement de la communauté noire), document.write(“”); des ses quartiers (ici la Petite-Bourgogne) et de la musique (plus précisément du Jazz). Je suis toujours surpris de (re-)découvrir comment notre histoire peut avoir été grandiose et intéressante. On a toujours tendance à penser que l’histoire du Québec est plutôt platte… Je vous recommande donc d’y jeter un coup d’oeil, ça vaut vraiment la peine!

Jazz Petite-Bourgogne raconte l’incroyable contribution de Montréal à l’histoire du jazz en explorant la vie des musiciens noirs légendaires de la Petite-Bourgogne. Ce quartier fut au cœur de la créativité musicale, des clubs privés et des bars clandestins des années 1920, la belle époque du jazz, aux années 1940 et 1950, l’Âge d’or du jazz. Oscar Peterson, Oliver Jones, les Frères Sealey, Nelson Symonds, Charlie Biddle, et Louis Metcalf font partie des grands qui ont vécu et/ou joué dans La Petite-Bourgogne.”

Le web documentaire se divise en quatorze capsules de trois ou quatre minutes chacune qui, après une brève introduction, nous présentent différents aspects de la vie (musicale) de ce quartier populaire de Montréal : les gares de train et les porteurs, la prohibition, le coin, l’église et la communauté, la pègre, danse et burlesque, le Café Saint-Michel, la vie dans la Petite-Bourgogne, le Rockhead’s Paradise, Oscar Peterson, le Black Bottom, les temps difficiles, et renaissance. Comme c’est une expérience interactive, le site offre aussi en complément des galeries de photos, des extraits audio, une chronologie interactive et un index des artistes.

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Japan Film Festival 2014

The Japan Foundation Toronto and the Consulate General of Japan at Montreal, document.write(“”); are pleased to present free screenings of Japanese films in Montreal. This 31st Japanese Film Festival of Montreal will be held November 7th and 8th at the Cinema du Parc (3575, Park Ave, Montreal).
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Please note that limited seating is available on a first-come, first-served basis. No reservations. Please arrive at least thirty minutes before showtime.

That’s a great opportunity to watch Japanese movies for free!

For more information on the movies that will be screened you can check the Coco Montreal website or Facebook page.

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Découverte: Le maître des livres

“À la bibliothèque pour enfant “La rose trémière” vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, document.write(“”); un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent ç lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.”
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“Une histoire passionnante centrée sur la littérature et Mikoshiba, le “sommelier du livre pour enfant”.”

(Texte de la couverture arrière)

Encore une fois, j’ai découvert ce nouveau titre en jetant un coup d’oeil aux nouveautés de Manga-Thé sur Facebook. Le sujet m’a tout de suite paru intéressant…

Le maître des livres (????? / Toshokan no Aruji / lit. “Le seigneur de la bibliothèque”) est un manga seinen par Umiharu Shinohara qui est couramment prépublié en feuilletons dans la magazine Weekly Manga Times de l’éditeur japonais H?bunsha. Compilé en volumes (tank?bon) depuis août 2011, il y a huit tomes de parus au Japon jusqu’à maintenant et un neuvième devrait paraître à la mi-novembre 2014. Publié en français par Komikku Éditions, le deux premiers volumes sont paru simultanément en août 2014 et un troisième paraîtra en début décembre.

Le maître des livres Vol. 1 & 2, écrit et illustré par Umiharu Shinohara. Paris, Komikku Éditions, août 2014. 192 pages, 13×18 cm, 8,50 € / $14.95 Cnd, ISBN 9791091610629 (vol. 1) et 9791091610636 (vol. 2). Lectorat de 14 ans et plus. À lire absolument! En attendant vous pouvez consultez un extrait d’une quarantaine de pages.

Extraits des pages 2-3 et 8:

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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Écrire le monde : la science fiction

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois, document.write(“”); en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) présente :
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Lecture publique

Écrire le monde / Territoire de l’ailleurs : la science-fiction

Le 2 octobre 2014, de 19 h 00 à 20 h 15

À l’Auditorium de la Grande Bibliothèque

Lecture d’extraits du roman Les jours de l’ombre de Francine Pelletier, auteure de la trilogie Le sable et l’acier, en sa présence.

Mise en lecture : Rita Lafontaine
Interprète : Jessica Lamy
Musicien : Frédéric Maher

La lecture sera suivie d’une période de questions avec l’écrivaine et les artistes.

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Sha’Ema, une jeune pelissière de Namelak, fuit son village. Sous son sein gauche, un oeil est en train de se former. Or, si les prêtres l’apprennent, ils la mutileront, l’exileront dans les montagnes, et sa famille sera soupçonnée d’impureté.

De fait, sur Og’umbi, il est dit que les métamorphoses proviennent des unions contre nature qui ont eu lieu entre humains et Akae, ces « êtres-en-changement » qui, jadis, ont envahi la planète. Et si ces monstres ont depuis disparu, le mal, lui, demeure omniprésent. D’ailleurs, dans sa fuite, Sha’Ema rencontre Nosh, l’homme au corps de bête, puis Herbé, qu’une métamorphose a rendu mi-humain, mi-autre chose…

C’est en cherchant à en savoir davantage sur ces métamorphoses, dans la grande ville de Vassilor, que Sha’Ema entendra parler pour la première fois des théories révisionnistes du professeur Valère, et c’est ensemble qu’ils s’enfonceront au coeur des montagnes de l’Ueg, à la recherche d’une vérité qu’ils ne peuvent encore soupçonner!

La participation à cette activité est gratuite. Cependant, pour vous assurer d’avoir une place, vous êtes invité à vous procurer un billet. Cette activité ayant lieu dans un auditorium, des frais de billetterie de 4 $ par billet (taxes incluses) s’appliquent. Les personnes se présentant sans billet à une activité ne seront admises dans la salle que s’il reste de la place.

Pour de plus ample information, voir les sites de l’UNEQ et de la BANQ.

(Crédit photo: Romain Guy)

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Fabergé

Voici quelques photos de notre visite de l’exposition Fabergé au Musée des Beaux-Arts de Montréal la semaine dernière. Cela ne rends vraiment pas justice à la splendeur des pièces exposées qu’il faut vraiment voir en personne…
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Here are some pictures from our visit last week to the Fabergé exhibition at the Museum of Fine Arts in Montreal. This does not really do justice to the splendour of the exhibits that really must be seen in person…

Données sur les emprunts de livres

Un article dans la Gazette du 29 juillet fait une intéressante analyse des données sur les emprunts de livres dans les bibliothèques publiques de Montréal. L’auteur de cet article, document.write(“”); Roberto Rocha (dont la chronique Data Points se spécialise dans ce genre d”interprétation de données), fait ce qui me semble la première analyse indépendante des méta-data sur les bibliothèques publiques que la Ville de Montréal avait rendu publique il y a quelques années au sein de son “Portail de données ouvertes”. On y trouve les statistiques d’emprunt pour les 4,4 millions de documents des 45 bibliothèques de la ville collectées depuis leur inclusion dans le catalogue Nelligan (c’est-à-dire entre le 27 juin 2007 et le 30 août 2011). Le site n’indique pas avoir été mis à jour depuis mais pourtant M. Rocha donne des statistiques pour l’année courante…
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Les conclusions sont très étonnantes: il en ressort que la littérature jeunesse prédomine très largement les emprunts et tout particulièrement la bande-dessinée et les mangas ! Le top 10 des emprunts toutes catégories depuis le début de la compilation des données est le suivant:

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Naruto (manga)
Garfield (BD)
Winx club (BD / novelisation)
Les Légendaires (BD)
Détective Conan (manga)
Les Simpson (BD)
One Piece (manga)
Yu-Gi-Oh (manga)
Fruits basket (manga)
Caillou (livre d’images)

Toutefois, si l’on tient compte des différents volumes de chaque série et des variantes dans les titres on obtient un tableau un peu différent dont les trois premières positions sont occupées par les mangas Fruits basket, One Piece et la BD Les p’tits diables. On y retrouve trois autres mangas: Chocola & Vanilla (Sugar Sugar Rune) [4e position], Doraemon [5e] et Détective Conan [13e] ainsi que des séries télé comme Dexter [7e], Lost [10e] et The Sopranos [12e]. A noter la présence de la série de littérature jeunessse Psy malgré moi en onzième position.

Je suis fort heureux de constater que les jeunes usagés utilisent beaucoup les bibliothèques (toutefois il ne faut pas oublier que les jeunes n’ont pas l’exclusivité de la lecture de BD!) et que les mangas font si bonnes figures parmi les emprunts — peut-être qu’ils obtiendront finalement le respect qu’ils méritent! Malheureusement, l’article ne donne aucune statistique pour les titres de littérature jeunesse en tant que tel (excluant la BD et les documentaires). J’aurais été bien curieux de voir les titres jeunesses le plus lus tant en anglais qu’en français…

Le top 3 des romans anglais (fiction) inclus The girl with the dragon tattoo (Stieg Larson), Nine Dragons (Michael Connelly) et Fifty shades of Grey (E.L. James).

Le top 3 des romans français inclus A.N.G.E. (Anne Robillard), Mémoires d’un quartier (Louise Tremblay-d’Essiambre) et Aya de Yopougon (Marguerite Abouet).

Chose amusante, le documentaire anglais (non-fiction) le plus populaire est Driving a passenger vehicle alors que le documentaire français le plus populaire est… Conduire un véhicule de promenade ! Il est vrai que ces manuels pour les cours de conduite sont très empruntés.

Vous trouverez plus de détails (et les chiffres exacts) dans l’article lui-même (en anglais).

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Mourning recipe

WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.
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“When Ryohei’s wife, document.write(“”); Otomi, suddenly passes away, Ryohei is deeply depressed, without the strength to live. Two weeks after her death, a woman visits Ryohei and gives him a recipe book which was left by Otomi, a “recipe book” for a happy life. Meanwhile, Ryohei’s daughter Yuriko comes to visit him. Yuriko’s own marriage is about to end in divorce and she will have use for Otomi’s “recipe book”.” (Text from the Festival’s program)


This movie is the second adaptation of Yuki Ibuki’s book of the same title. It was her second novel (published in february 2010, it has unfortunately not been translated into english yet) and, as it quickly became a bestseller, it was first adapted into a four-episode television drama which aired on NHK between February 15 and March 8, 2011.

The important cultural element behind the story is that, in Japanese Buddhism (and Mahayana Buddhism in general), after the funeral (which occurs three or seven days after death) there’s another important ceremony held after seven weeks, on the 49th day. It seems that mourning is a slow process in Japan: it starts with preparing the body, changing the deceased’s name, holding a wake, then there’s the funeral and the cremation, followed by weekly praying and offering. Little by little, as it performs a kind of “karmic introspection”, the deceased’s spirit is moving away from the physical world until it is completely free from it. Then it achieves awakening (or enlightenment), which is a profound understanding of reality. The 49th day ceremony has for purpose to support the deceased in this transition into a new life and to celebrate it. Interestingly, this slow process also allows to mourners to get used to their loved one’s departure and this is this specific aspect that is the subject of the movie.

When Ryohei’s wife died, he was devastated. However, Otomi knew that her passing would deeply affect her family, particularly her husband, so she prepared an illustrated guide book for them. The handwritten recipe book is proposing activities (like cooking, cleaning and the basics of house keeping) for every day of the seven weeks of mourning, culminating with a big party for the family and friends! Otomi had been volunteering at the “Ribbon House”, a rehabilitation center for teenagers with difficulties, where she was teaching cooking and housework. She asked one of her students, Imoto “Imo” Sachie (a tanned blond with lots of make-up and weird clothing), to bring the book to her family. She does more than that as she stays to help, along with her Japanese-Brazilian friend Harumi (Haru aka Carlos Yabe).

At the same time, Ryohei’s daughter Yuriko (her mother died when she was a kid and Otomi was her step-mother) is depressed: she’s childless and her fertility treatment failed, she has to take care of her mother-in-law and she discovers that her husband is having an affair! She decides to leave her husband and go back home to help her father. She finds him already in good company. So, altogether with Imo and Haru, despite many difficulties, she’s helping her father going through the mourning recipes—which reveals being beneficial for everybody.

The story is a little complex to tell in more details than that, but it was a superb feel-good movie (a family drama with humour). The storytelling was beautiful, the acting excellent, it makes you think about how to live your life and, on top of it, it was quite entertaining. A good Japanese movie will always make you laugh or cry, and I did both so that makes Mourning Recipe an excellent movie. It was a popular screening since the theatre was packed (although it was a terribly tiny room with a capacity around one-hundred-fifteen, with no central alley and a floor with minimal angle, so the viewing experience was not optimal). It was the best movie I had seen so far at the festival last year. It is really worth seeing (unfortunately it seems to be available on dvd only in Japanese version).
Shijuukunichi no Reshipi ( ???????? / lit. “Recipe of 49 Days” / Mourning Recipe ): Japan, 2013, 130 min.; Dir.: Yuki Tanada; Scr.: Hisako Kurosawa (based on a novel by Yuki Ibuki); Phot.: Ryuto Kondo; Ed.: Ryuji Miyajima; Mus.: Yoshikazu Suo; Cast: Renji Ishibashi, Masaki Okada, Fumi Nikaidô, Hiromi Nagasaku, Taizo Harada; Distrib.: Gaga Corp. Film screened at the Montreal World Film Festival August 28th, 2013 (Cinema Quartier Latin 11, 16h30) as part of the “Focus on World Cinema” segment.
For more information you can visit the following websites:
Mourning Recipe © 2013 “Mourning Recipe” Film Partners

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Le FFM se prépare à une 38e année difficile

Dès février, document.write(“”); le FFM sortait ses premiers communiqués de presse de l’année en annonçant la nomination de monsieur Massimo Saidel comme ‘’conseiller spécial’’ pour le Marché international du film du FFM. Massimo Saidel apportera son expertise et se rapportera à Gilles Bériault, le directeur du Marché international du film pour la préparation et l’organisation du prochain marché en 2014, qui se déroulera durant le 38e Festival des Films du monde, du 21 août au 1er septembre 2014. (Voir le communiqué)
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En mars, le FFM annonçait que le Marché international du film de Montréal, qui est une activité importante du Festival des films du monde de Montréal, aura une nouvelle section de films européens ce qui fera du Marché une plateforme majeure du cinéma européen en Amérique. Ce sera l’occasion pour tous les secteurs européens de l’industrie cinématographique de faire la promotion de leurs films et de développer d’éventuels partenariats de coproduction. Le Marché du film de Montréal est un rendez-vous important pour les membres de l’industrie locale qui y trouvent l’occasion unique de rencontrer des professionnels de tous les pays. En plus de la présence des représentants européens, le Marché accueillera à nouveau la Semaine de l’industrie chinoise du cinéma. (Voir le communiqué)

À la fin avril, le FFM annonçait que le 38e Festival des films du monde sera dédié à la mémoire de Gabriel García Márquez décédé plus tôt cette année. Il est “sans conteste un phare unique de la littérature mondiale du XXe siècle. Le FFM tient à saluer sa mémoire en hommage à son immense talent et à son engagement humaniste constant pour la défense des cultures de l’Amérique du Sud. Il est un des adeptes du réalisme magique qui a influencé non seulement ses collègues écrivains mais aussi nombre de cinéastes latino américains et autres que nous avons accueillis ici » a déclaré Serge Losique, président du FFM. (Voir le communiqué)

Puis, en mai, le FFM dévoilait l’affiche du 38e Festival, qui a été choisie par le public. Il s’agit d’une oeuvre l’artiste bolivien Marco Toxico.

Ses œuvres sont reconnues mondialement et ont bénéficié de publications en Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Espagne, France, Mexique, Pérou et Venezuela en plus d’y être exposées régulièrement. Il est le cofondateur, avec Karen Gil, de la maison d’édition La Ñatita consacrée à la publication de leurs travaux. Il a été nommé parmi les 10 meilleurs illustrateurs par le Cow International Design Festival d’Ukraine et a obtenu une mention lors des Rencontres latino-américaines de Design 2013 de Buenos-Aires. (Voir le communiqué)

À la fin juin, le FFM nous rappelle que le Marché international du film de Montréal se prépare a accueillir une importante délégation de l’industrie cinématographique chinoise qui viendra proposer une série de projets de coproduction. (Voir le communiqué)

Finalement, en juillet, le FFM a annoncé que Salaud, on t’aime de Claude Lelouch sera le film d’ouverture de la 38e édition du festival (voir le communiqué) et que Aimer, boire et chanter d’Alain Resnais en serait le film de clôture (voir le communiqué). On a également annoncé le 1er août que l’acteur Hippolyte Girardot sera présent à Montréal pour la projection de l’ultime film de Resnais, “Aimer, Boire et Chanter” (voir le communiqué).

Malheureuseement, les préparatifs pour cette 38e édition du festival sont perturbés par une sérieuse controverse. Le 5 juin dernier, Le Devoir annonce que le Festival des films du monde est menacé car il serait en panne de financement. En effet, la SODEC ne lui accorderait pas de subventions cette année et deux autres bailleurs de fonds principaux, Téléfilm Canada et la Ville de Montréal, retireraient aussi leurs soutien faute d’avoir accès à tous ses livres, à un plan de redressement bien établi et à des finances équilibrées. Le FFM serait ainsi en faillite technique puisqu’il serait miné par un déficit accumulé de plus de 2,5 millions.

Le FFM réplique avec un communiqué où il affirme que malgré le fait que certaines promesses de soutien n’ont pas été tenues, les préparatifs pour la 38e année du festival continues, que le festival se tiendra malgré tout, et qu’il offrira comme par le passé une sélection riche et variée. Il est impossible de nier que les festival éprouve des difficultés financières mais qu’il devrait passer au travers grâce à une gestion rigoureuse et responsable et à un plan de relance.

Par la suite, La Presse et Le Devoir font la chronique de cette saga (à noter que la série d’articles de La Presse nous parait plutôt hostile envers le festival):

À suivre… Étrangement, à travers toute cette tempête, je n’ai pas vu beaucoup de gens qui défendent le FFM: à part quelques acteurs du monde du cinéma [Le Devoir, 16 juillet — abonnement requis], je n’ai vu qu’un éditorial au Devoir titré “Un actif à conserver” [Le Devoir, 3 juillet — abonnement requis mais heureusement le FFM l’a reprit dans son intégralité sur sa page Facebook] et une chronique de Nathalie Petrowski, titré “Une dernière chance” (La Presse, 7 juillet) qui le défendent tant soit peu.

Je trouve tout cela extrêmement dommage. Comme je l’ai déjà dit dans un commentaire quelque part sur FB, non seulement le FFM nous offre l’occasion de voir des films qu’on ne verrait pas ailleurs (contrairement au festival de Toronto où les films sortent en salles dans les semaines qui suivent; je n’en comprend pas du tout l’intérêt…) mais il fait rayonner la ville de Montréal internationalement ! Oui peut-être qu’il n’attire plus autant les foule que Fantasia (mais les deux festivals visent des public totalement différents) et c’est sûr qu’il y aurait du travail à faire sur la promotion et la gestion mais le FFM n’en demeure pas moins un événement culturel essentiel qui se doit d’être préservé et subventionné. Point. Si on trouve de l’argent pour la F1, je suis sûr qu’on peut faire l’effort d’en trouver pour le FFM ! Alors, grands dieux et s.v.p., arrêtez d’argumenter et faites juste en sorte qu’on puisse voir de bons et beaux films !

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Chineasy

“Chinese is considered one of the most difficult languages to master. However, document.write(“”); using the Chineasy system, anyone can begin to understand and read Chinese. It works by transforming Chinese characters into illustrations to make them easy to remember. This book teaches the key characters on which the language is built and how these characters can be combined to form more complex words and phrases. Learning Chinese has never been this simple or more fun!”
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“? is the Chinese character for “fire.” It is not very easy to remember. But turn the character into an illustration of fire and it becomes much easier to recall. Two fires together means “burning hot.” Fire and mountain means volcano. Welcome to Chineasy, a groundbreaking approach to learning how to read and write Chinese.”


Fire / 2x fire = Burning hot                 fire + mountain = volcano

[From the back cover and the publisher’s web site]


I’ve been trying to learn Japanese for decades and what I’ve found the most difficult is to remember the kanji characters set, which are the same than the Chinese characters. They are made of complex “drawings” called logograms (pictograms, ideograms), created with several pen strokes and can be combined to make more complex characters. Contrary to a phonogram, which represents a sound and can be combined to make words, a logogram is a graphic symbol that represent an idea or concept. They say that you need a “vocabulary” of at least 2000 characters in order to be able to read simple everyday’s item like a newspaper. [Opposite: character for “person”]

The complexity of the characters make them difficult to remember and you really need a good mnemonic trick to help doing that. You need to associate a more familiar image with the character to help remember not only its shape but also its meaning. Years ago I found (and reviewed) a nice book providing just that (Kanji Pict-o-graphix, by Michael Rowley, published at Stone Bridge Press in 1992, ISBN 978-0—9628137-0-2), but the pages were a little crowded, only in b&w and it was not graphically pleasing. Chineasy, however, offer the same kind of mnemonics but is quite visually pleasing: it is full color, contains big illustrations and just a few on each page so it doesn’t feel crowded. Chinese is of course pronounced differently than Japanese, but the characters and their meaning is exactly the same. So whether you are learning Chinese or Japanese, it doesn’t matter, this book can be quite useful. [Opposite: character for “mountain”]

In the introduction the author first talks a little about herself (the daughter of a Taiwanese calligrapher and ceramist now living in the UK), explaining why she developed the method and wrote the book. It also explains how to use the book (a quick overview, the methodology, the difference between traditional [in Taiwan and Hong Kong] and simplified [mainland] Chinese, how it evolved) and the essential elements of chinese characters (the writing, spacing and pronunciation — the book use the pinyin for Mandarin). The core of the book is dedicated to the Chinese characters’ basics: building blocks, compounds, phrases and advanced sentences. [Opposite: character for “water”]

Chineasy covers sixty-four characters (for person, sky, mouth, fish, dog, fire, tree, bamboo, sheep, mountain, woman, bird, feather, sun, moon, work, white, tiger, door, water, cow, horse, jade, river, boat, one, bug, tall, heart, knife, pig, roof, rain, son, eye, hand, to fly, household, net, dusk, to talk, dish, self, walking, soil, soldier, scholar, field, bow, wine vessel, weapon, deer, grass, shell, small, ghost, to wrap up, how many, private, to reveal, shield, ice, to owe and dagger) and their derivatives (in total over four-hundred characters). It concludes with an illustrated story of “Peter and the wolf” and a few reference pages (the building block plates [opposite illustration], index of characters and phrases, acknowledgements).

Example of derivative words: pg 32-33, 44-45 & 54-55

Chineasy is certainly not original (Kanji Pict-o-graphix offered a similar method more than twenty years ago) but it is an effective, well-executed and beautiful book. It is fun and easy to learn with this method (although I don’t think this book by itself can make you become fluent in such a complex foreign language). You should try it if you are interested in learning either Chinese or Japanese, or simply if you are curious to acquired some vocabulary in order to show off how erudite you are.

You can also find on Youtube a 10 mins introduction video to the Chineasy method:


Chineasy: The New Way To Read Chinese, by Shaolan Hsueh (with illustrations by Noma Bar). New York: HarperCollins Publishers (Harper Design), 2014. 192 pp., paperback, $24.99 US / $31.00 CDN, ISBN 978-0-06-233209-7. Recommanded for teenagers (12+).
For more information:

Chineasy © 2014 Chineasy Ltd.

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Essential Anime & Manga References

Introduction

This is an attempt to produce an exhaustive bibliography about anime & manga. It is far from complete yet. So far we’ve only transferred the old version from the Protoculture website (adding links to WoldCat and, whenever possible, to Nelligan—the Montreal libraries’ catalog). We’ve corrected the pictures’ links, added more books (whatever was published since we first started this bibliography; luckily we own a copy of most of these titles — the copy we own are on green background) and we’ll try to keep it updated as often as possible. Strangely, there are much more books about manga than anime… [Last update: 2024-12-28]

For those who are wondering: “anime” is referring to Japanese animation (cartoons) and “manga” is referring to Japanese comics. They are an important part of Japanese popular culture.

Index

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The essentials


Anime

[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 1 : 1963-1979. Paris: Ynnis Éditions, Octobre 2021. 112 pages. 19,95 € / $30.95. ISBN 9782376972419.

[ AmazonGoodreadsGoogleWorldCat ]


[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 2 : 1980-1988. Paris: Ynnis Éditions, Juin 2022. 146 pages. 19,95 € / $34.95. ISBN 9782376972693.

[ AmazonGoodreadsGoogleWorldCat ]


[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 3 : 1989-1993. Paris: Ynnis Éditions, Juin 2022. 144 pages. 19,95 € / $34.95. ISBN 978-2376972891.

[ AmazonGoodreadsGoogleWorldCat ]


[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 4 : 1994-1999. Paris: Ynnis Éditions, Novembre 2022. 148 pages. 19,95 € / $34.95. ISBN 978-2376973171.

[ AmazonGoodreadsGoogleWorldCat ]


[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 5 : 2000-2003. Paris: Ynnis Éditions, Mars 2023. 130 pages. 19,95 € / $34.95. ISBN 978-2376973270.

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[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 6 : 2004-2007. Paris: Ynnis Éditions, Août 2023. 160 pages. 19,95 € / $34.95. ISBN 978-2376973348.

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[Collectif / Team Animeland] L’Encyclopédie des Animés, vol. 7 : 2008-2010. Paris:Ynnis Éditions, Septembre 2024. 130 pages. 19,95 € / $34.95. ISBN 978-2376974123.

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BARICORDI, Andrea; De GIOVANNI, Massimiliano; PIETRONI, Andrea; ROSSI, Barbara and TUNESI, Sabrina. Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese. Bologna: Granata Press, 1991. 320 pages. ISBN 88-7248-014-0. 35,000 L. [in italian] [ Wikipedia ]

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BARICORDI, Andrea; De GIOVANNI, Massimiliano; PIETRONI, Andrea; ROSSI, Barbara and TUNESI, Sabrina. Anime: A Guide To Japanese Animation (1958-1988). Translated from the Italian by Adeline D’Opera and presented by Claude J. Pelletier. Montreal, Protoculture, 2000. 320 pages, B&W, ISBN 2-9805759-0-9. $25.00 US/Can.

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CAMP, Brian & DAVIS, Julie. Anime Classics Zettai! 100 Must-See Japanese Animation Masterpieces. Berkeley, Stone Bridge Press, 2007. 408 pg. ISBN 978-1933330228. $18.95 US / $23.00 CDN. [ Wikipedia ] See my comment.

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CLEMENTS, Jonathan. Anime: A History. British Film Institute, September 2023 (2nd edition). 456 pages. ISBN 978-1839025129.

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First edition: December 2013, ISBN 978-1844573905.


CLEMENTS, Jonathan & McCARTHY, Helen. The Anime Encyclopedia: A Guide To Japanese Animation Since 1917. Revised & Expanded Edition. Berkeley, Stone Bridge Press, 2006. 870 pg. ISBN 978-1933330105. $29.95 US.

First Edition: 2001, ISBN 1-880656-64-7. $24.95 US.

3rd Revised Edition: March 2015, 1200 pages, ISBN 9781611729092, $24.95.

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LEDOUX, Trish & RANNEY, Doug. The Complete Anime Guide. Japanese Animation Film Directory & Resource Guide (2nd Edition). Tiger Mountain Press, 1997. 214 pg. ISBN 978-0964954250. $19.95 US.

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1st Edition: January 1996, ISBN 9780964954236.


MACIAS, Patrick & SATTIN, Samuel. The Essential Anime Guide: 50 Iconic Films, Standout Series, and Cult Masterpieces. Running Press, October 2023, 224 pages. ISBN 9780762484782. $12.99.

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McCARTHY, Helen & CLEMENTS, Jonathan. The Erotic Anime Movie Guide. London, Titan Books, 1998. 191 pg. ISBN 1-85286-946-1. £12.99.

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PINON, Mathieu & BUNEL, Philippe. Un siècle d’animation Japonaise. Paris:Ynnis Éditions, avril 2018. 208 pages. 35,00 € / $59.95. ISBN 979-1093376806.

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POITRAS, Gilles. Anime Essentials: Every Thing A Fan Needs To Know. Berkeley, Stone Bridge Press, 2001. 127 pg. ISBN 1-880656-53-1. $14.95 US.

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Manga

[Collectif]. Le guide Phénix du manga. Paris, Azuka Éditions, Janvier 2006. 750 pg. ISBN 9782849652442. € 18.00. [in french]

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[Collectif]. Le guide Phénix du manga. Paris, Kazé, Décembre 2005. 624 pg. ISBN 978-2-8496-5091-9. € 18.00. [in french]

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[Collectif] Manga: A Visual History. London: Dorling Kindersley Publishing (DK), (to be published in March 2025). 320 pages. ISBN 978-0593844199. 46 € / $50 US / $66.00 Can. Authors includes Frederik L. Schodt, Rachel Thorn, Zack Davisson, Erica Friedman and Jonathan Clements.

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[Collectif]. Le meilleur du manga 2013: Les conseils des pros pour s’y retrouver dans la masse ! Paris, Kazé, Février 2013. 192 pg. ISBN 978-2-8203-0510-7. € 7,95 / $13.95. [in french]

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BASTIDE, Julien & PREZMAN, Anthony. Guide des mangas: Les 100 séries indispensables. Paris, Bordas, 2006. 288 pg. ISBN 978-2-04-732140-9. € 14,90 [in French]

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BOUISSOU, Jean-Marie. Manga: Histoire et univers de la bande dessinée japonaise. Arles, Picquier poche, 2014. 478 pg. 9 € / $19.95. ISBN 978-2-8097-0996-4.

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Autres Éditions: 2010, 2012, 2018.


CASTELLAZZI, Davide. A-Z manga: Guida al fumetto giapponese. Roma, Coniglio Editore, 2004. 192 pg. ISBN 978-8888833088. € 13.00. [in italian]

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COUDIÈRE, Bénédicte. 100 mangas qui ont marqué l’histoire! Paris: Ynnis, Août 2024. 206 pages. 35,00 € / $59.95. ISBN 9782376974376. 

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FINET, Nicolas. Dico Manga: Le dictionnaire encyclopédique de la bande-dessinée japonaise. Paris, Fleurus, 2008. 624 pg. ISBN 978-2215079316. € 30.00 / $24.95. [in french] Read the commentary.

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GRAVETT, Paul. Manga: Sixty Years of Japanese Comics. Laurence King Publishing / Harper Design Intl, 2004. 176 pg. ISBN 978-1856693912. $24.95 US. [Aussi disponible en version française]

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GROENSTEEN, Thierry. LUnivers des Mangas. Une Introduction à la Bande Dessinée Japonaise. Casterman, 1996. 143 pg. ISBN 2-203-32606-9. [in french]

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KOYAMA-RICHARD, Brigitte. One thousand years of manga. Paris: Flammarion, 2007. 248 pg. ISBN 978-2-0803-0029-4. $49.95 US / $62 Can / € 40.00. [Aussi disponible en version française]

[ AmazonGoodreadsGoogleWorldCat ]


McCARTHY, Helen. A Brief History of Manga: The essential pocket guide to the Japanese pop culture phenomenon. London: Ilex Press, July 2014. 18.5 x 11.5 cm, 96 pg., £7.99 / $14.99 Cnd. ISBN:978-1-78157-098-2.

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PINON, Matthieu & LEFEBVRE, Laurent. Histoire(s) du manga moderne. Paris: YNNIS Éditions, Avril 2015. 24 x 2.5 x 27 cm, 204 pg., 29.99 € / $49.95 Can. ISBN: 979-1-0933-7622-6.

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Nouvelle édition augmentée: septembre 2022, $60.95, ISBN 9782376973119.

Also available in English: A History of Modern Manga. Insight Editions, April 2023, ISBN 978-1647229146. [ AmazonGoodreads ]


POUPÉE, Karyn. Histoire du manga: l’école de la vie japonaise. Paris: Tallandier, Juin 2010. 396 pg. ISBN 9782847346688. € 23,00. [in french]

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Nouvelle Édition: Août 2014, ISBN 9791021002166. [ AmazonGoodreadsWorldCat ]

Nouvelle Édition: Juin 2022, 480 pages, ISBN 9791021053816.


RICHARD, Oliver. Manga: Les 120 incontournables; La mangathèque idéale. Paris: Glénat (12 Bis), Novembre 2012. 256 pg. ISBN 978-2-35648-451-2. € 9,90 / $17.95. [in french]

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SCHODT, Frederik L. Dreamland Japan; Writings On Modern Manga. Berkeley, Stone Bridge Press, 1996. 360 pg. ISBN 1-880656-23-X. $16.95 US.

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New edition: June 2011, ISBN 9781933330952, $14.95 US.


SCHODT, Frederik L. Manga! Manga! The World of Japanese Comics. New York/Tokyo, Kodansha, 1983. 260 pg. ISBN 0-87011-752-1. $16.95 US / 3,000¥. [ Wikipedia ]

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Other editions: January 1983 (ISBN 9780870115493), January 2013 (ISBN 9781568364766).


THOMPSON, Jason. Manga: The Complete Guide. New York, Ballantine/Del Rey, 2007. 556 pg. ISBN 978-0345485908. $19.95 US / $24.95 CDN. [Wikipedia] See my comment.

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現代漫画博物館 [Lit. “Modern Comic Museum” / The Encyclopedia of Contemporary Manga, 1945-2005], by Shogakukan Manga Awards Office. Shōgakukan, November 2006. 532 pages. ISBN 978-4091790033. 4200円 [In Japanese]

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Magazines


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Découverte: Histoire(s) du manga moderne

Histoire_du_manga_moderneJ’ai découvert Histoire(s) du manga moderne (1952-2012) un peu plus tôt cette année lorsque l’un des auteurs, Matthieu Pinon, m’a contacté pour m’en parler et obtenir quelques commentaires de ma part. Je n’ai pas osé en parler tant que l’annonce n’était pas officielle mais c’est maintenant fait puisque Animeland l’a mentionné à la fin mai, puis encore au début juin avec quelques précisions. Le magazine Coyote en a également parlé.

Deux spécialistes français du manga, Matthieu Pinon et Laurent Lefebvre (contributeur à Animeland et Coyote), nous proposent un nouvel ouvrage sur l’histoire du manga. Les ouvrages sur ce sujet sont déjà nombreux mais je crois qu’il n’y aura jamais trop de références sur le manga, particulièrement quand il s’agit d’un ouvrage au concept intéressant et innovateur. En effet il n’y a pas encore d’ouvrage en français sur l’histoire du manga au Japon avec une présentation strictement chronologique.

Après une brève introduction retraçant l’origine du manga et le contexte socio-économique qui favorisa son expansion dans les années 50, le coeur de l’ouvrage nous offrira 60 double-pages (une par année) avec à gauche l’histoire du manga cette année-là (tendances, faits marquants, etc.) et à droite un focus sur un auteur qui s’est particulièrement illustré durant la même période. Il se conclura avec quelques articles thématiques traitant des développements récents et des nouveaux enjeux de l’industrie. Il est décrit comme “un livre accessible à tous (passionnés et profanes) expliquant 60 ans de BD japonaises (1952 – 2012) grâce à une mise en page originale et didactique.”

C’est très prometteur et définitivement le genre d’ouvrage que j’aimerai lire ou même avoir dans ma bibliothèque de références manga.

Histoires_du_manga_moderne-pages

Une campagne de financement populaire (crowdsourcing) a été lancée pour amasser les 7500€ nécessaire pour la publication. Cette campagne durera jusqu’au 13 juillet. Pour soutenir le projet ou pour en savoir plus sur ce merveilleux ouvrage, vous pouvez visiter la page officielle.

Histoire(s) du manga moderne (1952-2012), par Matthieu Pinon et Laurent Lefebvre, illustrée par Nicolas Hitori De. 160 pages tout en couleurs, 24 x 27 cm, 25.00 €. Sortie fin 2014 en version française ET anglaise, format papier et électronique (eBook)!

Une vidéo décrivant le projet est également disponible sur Vimeo:

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Les mots de Bouddha

“Ce manga aborde avec une grande simplicité les origines et les préceptes du bouddhisme. Tout en expliquant comment dans notre vie moderne ces concepts peuvent toujours nous aider à vivre en paix. Découvrez les principes vulgarisés du bouddhisme au travers de la vie de Bouddha.” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Aux sources du canon bouddhique !

“Le bouddhisme est né il y a 2500 ans. Le texte le plus ancien et le plus proche de la doctrine d’origine de Bouddha qui soit parvenu jusqu’à nous est le sutta nipâta. Peut-on rendre avec des mots simples ce qui se disait aux sources de la doctrine, document.write(“”); à l’époque où Bouddha prêchait aux gens ?”

“Vous voici présentées en manga une vie et une pensée emplies de la compassion et de sagesse d’un maître…”

Pourquoi les gens se tourmentent-ils tant…?” [ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Les mots de Bouddha (??????????????????????? / Manga de dokuha: budda no kotoba (sutta nip?ta) / “Lire en manga: Les paroles de Bouddha (Sutta Nipata) ”) est le soixantième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en mai 2010 (le #1112 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le onzième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en avril 2013 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix, Le manifeste du Parti Communiste et L’interprétation des rêves). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

La vie de Siddhartha Gautama, qui fut par la suite plutôt appellé « l’Éveillé » (i.e. bouddha), a été adapté en manga à plusieurs reprises: la version la plus complète est sans aucun doute La vie de Bouddha (voir mon commentaire sur la version anglaise) par Osamu Tezuka et la plus drôle probablement Les vacances de Jésus et Bouddha (voir commentaire) par Hikaru Nakamura. Toutefois dans ce cas-ci on ne peut pas vraiment parler de biographie puisque, comme tout les volumes de la collection “Classique”, il s’agit plutôt de l’adaptation d’une oeuvre littéraire. En effet Les mots de Bouddha nous introduit tant bien que mal au Sutta Nip?ta (« choix d’instructions »), le plus ancien recueil de textes bouddhiques (probablement écrit au 3e siècle avant notre ère) contenant les enseignements de Bouddha sous leur forme la plus proche de l’originelle (il inclut entre autre les entretiens de Bouddha avec ses disciples). Ce recueil de s?tra appartient à la « collection mineure » (Khuddaka Nik?ya) du Canon pâli qui regroupe les textes fondateurs du courant bouddhiste therav?da (« doctrine des Anciens »). [ci-contre: pg 108]

Le “Prologue” (pg 5) nous dit que “La religion propose de résoudre les diverses inquiétudes que nourrit l’être humain, ainsi que sa peur de la mort… en l’orientant vers une manière de vivre et d’être.” L’une des religions prédominantes en Asie est le bouddhisme, fondé par Siddhartha Gautama il y a 2500 ans. “Ayant mystérieusement rencontré les souffrances endurées par les être humains…” Bouddha “a atteint l’Éveil au terme d’une période d’austérité et de méditation. Les hommes ne peuvent vivre en échappant… à la souffrance ou l’anxiété. (…) Pourtant, en étudiant le chemin de la connaissance [la force qui permet de voir la vérité ultime dans toute sa clarté et d’atteindre l’illumination] et les paroles que nous a laissées Bouddha… on peut peut-être dissoudre ces souffrances.”

Comparaison des pages 10-11 de l’édition originale et française

Un jeune moine fictif nommé Butsugaku nous servira de narrateur et nous guidera au travers les merveilleux enseignements et la sagesse de Bouddha. Dans la première partie, “Siddhartha Gautama” (pg 14), il nous introduit très brièvement à l’ancienne civilisation de la vallée de l’Indus, au Brahmanisme et au cycle des réincarnations (Sa?s?ra) dont l’humain aspire à se libérer pour atteindre la paix de l’éternité (Nirv??a). Siddhartha Gautama est né vers le 5e siècle avant notre ère dans le royaume de Sh?kya. Prince héritier, il reçu une excellente éducation et eut une existence très protégée jusqu’à ce qu’il fasse les “quatre rencontres” (lors de promenades hors du palais il découvrit la vieillesse, la maladie, la mort et fit la rencontre d’un moine) et qu’il décide, à l’âge de 29 ans, de se faire moine ascète errant.

Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française

Dans la seconde partie, “Siddhartha, le moine errant” (pg 38), il va de villes en villes, priant et pratiquant. Il apprend des techniques de méditations auprès de plusieurs maîtres, puis passe six ans à méditer avec cinq compagnons pour élever son énergie spirituelle par des austérités et des mortifications extrêmes qui l’amenèrent au seuil de la mort. Un jour il accepte l’aumône d’un bol de riz au lait d’une passante et décide de suivre un nouveau chemin: la voie médiane, qui ne s’incline ni vers l’excès de plaisirs, ni vers les mortifications.

Dans la troisième partie, “L’Éveil et le bouddhisme” (pg 52), Siddhartha, alors âgé de 35 ans, continue seul sa quête de l’Éveil. Il décide de s’installer au pied d’un arbre et d’y méditer profondément jusqu’à ce qu’il obtienne l’illumination. Des démons lui apparaissent et tentent de le troubler par des illusions et des tentations mais il reste imperturbable et finalement atteint l’Éveil. Il continue à méditer en différents lieux, dans la sérénité, et après sept semaines Brahm? lui apparut et l’enjoins à expliquer aux gens les lois qui régissent l’illumination et à répandre son enseignement. Bouddha sa demanda comment expliquer une chose aussi difficile… Il décida d’abord de retrouver ses cinq anciens compagnons de méditation et de leur expliquer les lois et l’état d’esprit qui amène à l’illumination. Ils reçurent son enseignement (dharma) et devinrent des Arhat, puis formèrent une communauté (la sangla). C’est le début du bouddhisme…

Dans la quatrième partie, “En voyage pour prêcher” (pg 72), il part prêcher sur les routes en compagnie de ses cinq disciples. Il enseigne que l’être humain est composé de cinq agrégats: la forme corporelle, la sensation, la perception, les formations mentales (volonté, karma) et la conscience. L’humain vit avec quatre souffrances clés (naissance, vieillissement, maladie, mort) auxquelles s’ajoutent quatre douleurs dites “sociales” (séparation, haine, désir, déception de soi). L’élimination de ces souffrances passe par “les quatre nobles vérités”: l’acceptation de la souffrances, de ses origines variées, de la nécessité d’en éliminer les causes, de le faire par un chemin méthodique. La cessation de la souffrance passe par un comportement juste: le “noble sentier octuple” qui inclut la vision juste (comprendre la réalité), l’intention juste, parole juste (ne pas mentir ni médire), l’action juste (se comporter moralement en évitant le vol, le meurtre ou l’alcool), des moyens d’existences justes (travailler), l’effort juste, la prise de conscience juste et la méditation juste. Pour cela il faut éviter les obstacles que sont les flèches des souffrances (illusions, ignorance, orgueil, désir, et malveillance) et les cinq “voiles” ou empêchements égocentriques qui obscurcissent l’esprit (avidité, colère, paresse, agitation intérieure et doute). Seul celui qui a un comportement et des pratiques justes, qui s’efforce de renoncer à l’attachement qu’il a pour lui-même (l’impersonnalité ou le non-soi) ou pour autrui, qui s’applique à ses débarrasser des flèches de la souffrance et des cinq voiles et qui avance sereinement sans se détourner de la vérité peut devenir un homme saint.

Dans la cinquième partie, “Le développement de la communauté” (pg 99), on y voit la croissance de la communauté des disciples de Bouddha et quels étaient les principaux disciples. On y explique également les cinq préceptes du bouddhisme: ne pas tuer, voler, commettre d’adultère, mentir et boire de l’alcool. Aussi, Bouddha disait que “tout en ce monde est lié, en interdépendance. Chaque phénomène a une cause (…). L’origine des souffrances (vieillissement et mort inclus) est clairement l’ignorance, l’aveuglement. Il donne alors douze facteurs en relation les uns avec les autres, qu’on appelle “les douze liens”, expliquant l’enchevêtrement de ces souffrances.” Las vieillesse et la mort origine de la naissance, elle même liée au devenir, à l’attachement, au désir, aux sensations, aux contacts, à l’aveuglement, au karma, à la conscience, au nom et la forme, puis au six sens. “L’aveuglement (ou méconnaissance de ces lois universelles) est à l’origine des souffrances… (…) L’aveuglement dépose le voile de l’ignorance sur la réalité. Les désirs ou disons les “soifs” naissent de l’ignorance. Ces soifs sont les désirs fondamentaux de l’être humain (…) : le plaisir des possessions, l’attachement à la vie et le principe d’auto-annihilation.” Le bouddhisme moderne inclut également dans l’aveuglement les “trois poisons” : l’ignorance (et la stupidité) de laquelle naissent aussi l’avidité et la colère (et l’intolérance d’autrui). On élimine l’ignorance par une compréhension juste des choses, en se défaisant du soi, en développant une bonté sans limite et de l’amour pour tout les êtres vivants.

La paix de l’esprit (pg 144-145)

Dans la sixième partie, “Le vieillissement et la mort” (pg 129) et dans la septième partie, “La paix de l’esprit” (pg 143), Bouddha continue de prêcher. Dans la neuvième partie, “La mort de Bouddha” (pg 160), on raconte que lorsque Bouddha sentit qu’il s’affaiblissait et qu’il se rapprochait de sa mort, il partit pour un dernier voyage avec Ánanda, son cousin et l’un de ses plus ancien compagnons. À Kushinagar, il s’allongea sur le côté entre deux saules et mourut ainsi paisiblement à l’âge de quatre-vingt ans. L’emplacement de sa mort est considéré comme l’un des quatre lieux saints du bouddhisme avec le lieu de sa naissance (Lumbini), le lieu de son illumination (Bodhgaya) et le lieu de son premier sermon (Sarnath). Après la crémation de sa dépouille, ses restes furent divisés en huit urnes qui furent enterrées et l’on éleva des st?pa pour commémorer chacun des sites où reposaient les reliques. Cela semble avoir été confirmé en 1898 par la découverte à Piprahwa d’une telle urne reposant sous un st?pa (je me souviens d’avoir vu un intéressant reportage de Arte sur ce sujet, intitulé “Reliques du Bouddha”).

Le manga se conclu avec un “épilogue” (pg 180) qui fait la synthèse de la doctrine délivrée par Bouddha après son illumination et explique brièvement l’évolution du bouddhisme après sa mort. La communauté se scinda d’abord en deux grands groupes (Mahayana et Theravada), puis l’accumulation de formations sectaires dissidentes créa une vingtaine de mouvements différents qui finirent peu à peu par disparaitre, oubliés ou absorbés par l’hindouisme. La bouddhisme finit par quasiment disparaître d’Inde mais se répandit dans le reste de l’Asie, puis dans le monde entier.

Synthèse de la doctrine délivrée par Bouddha après son illumination (pg 182-85)

Les mots de Bouddha est un manga fascinant. Le style graphique est plutôt bon, quoique extrêmement caricatural par moment mais assez bien dans l’ensemble. Le récit est fluide et compréhensible malgré que ce ne soit toute même qu’une grossière simplification. Considérant toute la difficulté de rendre un sujet aussi complex et abstrait il faut avouer que ce manga y réussi quand même pas trop mal.

Le manga nous offre une intéressante introduction, un bon point de départ, pour comprendre les préceptes à la fois simples et complexes du bouddhisme. Toutefois, malgré l’attrait que je ressens pour ces idées (qui sont similaires au fondement de la plupart des philosophies et religions) je ne crois pas que je ne puisse jamais y adhérer avec succès! Mais si l’on ignore l’illumination, c’est tout de même un bon guide pour aspirer à une existence meilleure, bâtie sur des principes de moralité, d’excellence et de poursuite de la connaissance et de l’amélioration de soi — principes qui correspondent déjà à mes convictions profondes.

Les mots de Bouddha est donc un manga plutôt intéressant et fortement recommandé à tous ceux qui s’intéresse le moindrement au bouddhisme.

Les mots de Bouddha, par “Bouddha”, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), avril 2013. 12,8 x 18,2 x 1,50 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30202-481-6. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Buddha no kotoba © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 MC Productions.

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Joséphine Impératrice (1)

Impératrice de charme au cœur d’or ! Nous sommes au XVIIIe siècle sur l’île de la Martinique. La jeune Rose Tascher de la Pagerie grandit entourée d’une famille aimante. En 1779, document.write(“”); à 16 ans, elle quitte son île et sa famille pour Paris où elle épouse Alexandre, vicomte de Beauharnais. Commence alors pour la jeune fille un dur apprentissage de la vie, entre un mari volage qui la délaisse et l’isolement dans un pays qu’elle ne connaît pas ! La jeune femme s’endurcit sans jamais se départir de la bonté et de la générosité qui la caractérise. Elle va bientôt reconquérir sa liberté et son indépendance, mais déjà, les prémices de la Révolution grondent…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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“La petite Rose naît en 1763 dans une famille noble mais pauvre de la Martinique, alors colonie française. Un jour, une voyante lui prédit que son destin sera « plus grand que celui d’une reine ». Peu après, elle s’embarque pour la métropole et arrive à Paris. C’est le début d’une grande aventure… La vie tumultueuse et passionnée de Joséphine de Beauharnais, qui devint la femme de Napoléon et l’impératrice des Français ! Volume 1 / 4.” [ Texte de la
couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

J’ai découvert ce manga en novembre de l’an dernier mais il m’a fallut du temps avant de pouvoir mettre la main dessus et le lire. Joséphine Impératrice (?????????? / Bara no Josephine / lit. “Les roses de Joséphine”) est un manga sh?jo romantique et historique écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Prépublié en feuilletons dans Princess Gold, le magazine mensuel sh?jo de Akita Shoten, entre septembre 2011 et décembre 2013, il a été compilé en un premier volume en mai 2012 et le quatrième (et dernier) volume est paru en avril 2014. Il a été traduit en français chez Pika Éditions au début octobre 2013. Un second volume a suivi à la fin octobre, puis un troisième en mars 2014. Finalement, le quatrième volume français paraîtra en juillet 2014. Un extrait de trente-six pages du premier volume est disponible sur le site de Pika Édition. [Ci-contre: page 85]

Le scénariste, Kaoru Ochiai, ne semble pas très connu (même au Japon) et, comme c’est le cas la plupart du temps pour les manga, c’est la dessinatrice qui est la véritable vedette. Même si Yumiko Igarashi n’est né qu’en août 1950, on l’inclut parfois parmi les membres du Groupe de l’an 24 (des femmes mangaka très innovatrices, toutes nées en l’an 24 de l’ère Sh?wa [1949]) mais le fait demeure qu’elle fait partie de la même génération que les Moto Hagio, Riyoko Ikeda, Yumiko ?shima, Keiko Takemiya ou Ry?ko Yamagishi. Elle est surtout connue en occident pour ses manga Candy Candy et Georgie. L’éditeur français a rendu disponible sur Youtube (et sous-titré) un bref interview avec la mangaka où elle nous présente son dernier projet:


Ce manga historique nous raconte la vie extraordinaire de Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, qui deviendra plus tard la première épouse de Napoléon 1er. C’est d’ailleurs lui qui lui donnera le nom de Joséphine. Rose nait en Martinique en 1763 dans une famille de basse noblesse. Elle y mène une vie paisible auprès de ses parents Joseph-Gaspard et Rose-Claire, de ses soeurs Catherine et Françoise, ainsi que son demi-frère Agathon (aussi appellé Antoine). Ce dernier (fils de Marion, une domestique, et du père de Rose) est un personnage fictif qui sert de narrateur au récit. Une voyante prédit à Rose un destin exceptionnel et qu’elle ne sera réellement aimé que par un seul homme.

En 1777, le marquis de la Ferté-Beauharnais (gouverneur général des Antilles françaises et amant de Désirée, la soeur de Joseph-Gaspard) propose de marier son fils de dix-sept ans, le vicomte Alexandre de Beauharnais, à Catherine mais celle-ci meurt de la tuberculose. À sa place, il est décidé qu’il épousera plutôt Rose, qui a alors seize ans. Rose part donc pour Paris (elle amène avec elle Agathon pour lui servir de domestique) et le mariage est célébré le 13 décembre 1779 [ci-contre: page 79]. Elle tombe rapidement enceinte d’un fils (en 1781), Eugène, et puis d’une fille (en 1783), Hortense.

Elle croit brièvement qu’Alexandre est cet homme que la voyante lui a prédit qu’elle rencontrerait mais elle se trompe. Alexandre ne l’aime pas et passe la plupart de son temps avec madame de la Touche, sa maîtresse. Le couple se sépare donc. Alors qu’Agathon devient le précepteur des enfants, Rose passe près de deux ans à l’abbaye de Penthemont, où elle apprend ce que toute femme de bonne société doit savoir. Puis, elle revient vivre avec Monsieur de Beauharnais à Fontainebleau, où elle espère rencontrer de nombreux jeunes hommes. Mais le spectre de la révolution gronde…

Extrait des pages 82-83: le lendemain du mariage

Ce manga me rappelle un peu La rose de Versailles de Riyoko Ikeda, qui se déroule à la même époque et qui, en abordant le personnage de Marie-Antoinette, traite aussi des prémices de la révolution française. Peut-être qu’avec le titre original de Bara no Josephine Yumiko Igarashi fait-elle un clin d’oeil à celui de Versailles no Bara, mais le titre fait plus clairement référence au nom même de Rose et à l’intérêt qu’elle portait à la botanique et plus particulièrement à la culture des roses (dont au moins trois variétés seront nommées en son honneur).

Aussi, l’opposition assez marquée entre le récit très sérieux et le style de dessin plutôt comique me rappelle beaucoup Osamu Tezuka, chez qui l’on retrouve la même opposition (pourrait-on parler ici de technique narrative?). Ceci place donc le manga à la limite entre le sh?jo (manga pour jeunes filles) de par son style et le josei (manga pour femmes adultes) de par son histoire tout de même assez sérieuse.

Le récit, qui nous offre une histoire à la fois romantique et historique, est excellent. J’espère qu’il va intéresser les jeunes lecteurs à l’histoire de France. A noter d’ailleurs que, malgré la superbe illustration de couverture (répétée dans les pages 4-5) qui reprend la célèbre peinture du Sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, Napoléon est absolument absent de ce volume.

Le style graphique du manga est assez bon: si les expressions exagérées des personnages sont généralement dans l’ordre du comique (caricatural), il offre tout de même de temps en temps des arrières-plans très détaillés. Il s’agit ici d’un excellent exemple de style sh?jo classique (un peu comme Sailor Moon): personnages aux grand yeux rêveurs, arrière-plans floraux ou étoilés, beaucoup d’attention porté au coiffures et aux vêtements, etc. D’ailleurs, l’auteur (Igarashi) le dit elle-même: “des robes, des dentelles et des roses : un univers rempli de tout ce que j’aime !”

J’adore les manga historiques et celui-ci ne m’a pas déçu. J’ai bien hâte de voir où Joséphine Impératrice nous mènera (et de voir quand Napoléon y fera son apparition). Je le recommande donc vivement.

Joséphine Impératrice, vol. 1, écrit par Kaoru Ochiai et illustré par Yumiko Igarashi. Boulogne, Pika Éditions, octobre 2013. 192 pages, N & B, 11.5 x 18.0 x 1.4 cm, 7,50 € / $12.95 Can, ISBN 978-2-8116-1263-4. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour adolescents (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Bara no Josephine, vol. 1 © Yumiko Igarashi & Kaoru Ochiai / Visions 2012. All rights reserved. © 2013 Pika Éditions pour la présente édition française.

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L’interprétation des rêves

“Les rêves, document.write(“”); images produites pendant notre sommeil par l’activité psychique, ont toujours eu des sens différents selon les époques et les pays. Prophéties ? Prédictions d’avenir ? Ou simple activité psychique ? Freud explique à travers l’expérience de ses patients et les cas auxquels il a été confronté au cours de sa vie d’homme et de médecin sa théorie de l’analyse du rêve, ainsi que ce que l’on appellera plus tard la « psychanalyse ». Suivez le cheminement de Freud qui l’a amené à l’explication et à la publication de « L’interprétation des rêves » parue en 1899 grâce à ce manga, et comprenez ainsi la signification de vos rêves…”. [ Texte du site de l’éditeur ]
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Une gigantesque bataille livrée pour mieux connaître l’être humain !

“Le XIXe siècle. Pour la première fois dans toute la longue histoire de l’Homme, Freud se penche sur l’esprit humain. Sans répit, il le décortique d’un oeil acéré en cherchant en même temps à donner un sens au rêve, et touche au combat psychique dans lequel l’Homme d’aujourd’hui se débat…”

“Retrouvez en manga son « introduction à la psychanalyse » et son « interprétation des rêves », deux oeuvre qui ont entraîné une révolution dans tous les domaines, non seulement en psychologie mais dans la perception sociétale, la littérature, l’éducation ou les arts…”

Le complexe d’Oedipe… Le mythe de ce roi est comme un avertissement qui nous est lancé…

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

L’interprétation des rêves (??????: ?????????? / Manga de dokuha: Seishin Bunseki Nyûmon • Yume Handan / “Lire en manga: Vorlesungen zur Einfürung in die Psychoanalyse; Die Traumdeutung”) est le cinquante-neuvième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en avril 2010 (le #1102 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le douzième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en octobre 2013 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables, Guerre et Paix et Le manifeste du Parti Communiste). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant cent-cinquante titres!) publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

L’interprétation des rêves nous offre une courte (et assez peu détaillée) biographie illustrée de Sigmund Freud ainsi qu’un exposé sommaire sur son oeuvre, principalement Introduction à la psychanalyse (1917) et L’interprétation des rêves (1899). [ Dans le résumé qui suit certains détails et précisions, comme la chronologie, ont été ajouté par moi ]

Dans “Introduction à la psychanalyse, 1ère partie” (pg 5), on découvre un jeune Freud qui fait un stage clinique à l’hôpital de Vienne. Après ses études de médecine, où il s’est spécialisé en neurologie en travaillant à l’institut de Ernst Brücke, il délaisse la recherche sur les conseils de ce dernier et devient médecin praticien en 1882. Il s’intéresse aux névroses (maladies des nerfs qui ne présentent ni fièvre, ni lésions) et particulièrement à l’hystérie (trouble mental qui s’exprime par des symptômes physiologiques qui ne sont pas liés à des lésions) — dont les patients, qui souffrent de symptômes variés mais ne montrent rien d’anormal physiquement, sont souvent considéré comme des simulateurs. En 1885, il va étudier à l’Hôpital de la Salpêtrière de Paris avec Jean-Martin Charcot qui réussit à créer artificiellement l’hystérie par l’hypnose.

Dans “Les pionniers de l’esprit” (pg 46), après un bref séjour à Berlin, Freud revient à Vienne au printemps 1886 pour épouser Martha Bernays et y établir son cabinet. Freud se demande quel genre de traumatisme invisible peut causer l’hystérie et constate que celle-ci, jusqu’alors considérée comme une maladie de femme, peut aussi être masculine. Cette position polémique devient une source de ridicule et isole Freud professionnellement. Seul son ami Josef Breuer continue de travailler avec lui. Lorsqu’il exprime sa frustration que le traitement hypnotique n’est pas toujours très efficace, Breuer lui raconte le cas de la patiente “Anna O.” Celle-ci souffrait de lourds symptômes hystériques (perte de sensibilité, de la vision, du language, etc.) qui étaient apparus alors qu’elle s’occupait de son père malade. D’abord avec l’aide de l’hypnose, puis par de simples conversations, il interrogea la patiente sur ce qui la troublait. Il découvrit avec surprise qu’après ces conversations la patiente se sentait soulagée et que ses symptômes disparaissaient!

Comparaison des pages 22-23 de l’édition originale et française

L’étude de ce cas, et de plusieurs autres par la suite, permet à Freud de découvrir non seulement l’origine de l’hystérie mais également un véritable traitement. L’hystérie serait causée par un traumatisme psychologique fort (des émotions, des pulsions [morales, sexuelles ou instinctives] ou même des souvenirs intolérables auxquels le patient ne peut faire face et qui sont refoulés, puis se transforment et resurgissent en tant que maladie, angoisse ou obsession). Il s’agit alors de faire remonter le patient dans ses propres souvenirs et de lui faire réaliser l’origine de son trouble ou de la maladie. Freud complémente la thérapie de Breuer, qu’il appelle la « cure par la parole », avec l’association libre, qui consiste à faire dire aux patients tout ce qui leur passe par la tête. Il établit ainsi les bases de la psychanalyse.

Afin d’améliorer sa thérapie, Freud cherche à mieux comprendre la complexité de l’esprit humain. Il développe ainsi les concepts de narcissisme et du “complexe d’Oedipe.” Dans “L’interprétation des rêve” (pg 130), on voit comment il parvient à ces résultats. Il découvre que les rêves peuvent être une fenêtre sur l’inconscient et s’utilise lui-même comme sujet. “En analysant le rêve, on trouve comment il est lié à l’émotion problématique qui étreint l’individu.”

Dans “Introduction à la psychanalyse, 2e partie” (pg 142), on y voit que les sentiments primitifs comme l’amour sont à la base de notre comportement et que la libido (désir sexuel) passe par trois étapes de développement affectif: le stade oral, le stade anal et le stade phallique.

Dans “Le mouvement psychanalytique” (pg 154), on voit que Freud obtient finalement la reconnaissance de son travail. Il donne des séminaires, rassemble de nombreux disciples autour de lui, d’autres médecins se mettent à pratiquer la psychanalyse et des sociétés de la psychanalyse se forment dans plusieurs villes. Cette nouvelle popularité ouvre la porte à la critique et l’apparition de nombreuses théories rivales que Freud refuse de reconnaître crée des schismes dans la profession naissante: Alfred Adler (complexe d’infériorité), Wilhelm Stekel (qui critique l’inefficacité de la libre association) et Carl Gustav Jung (partisan des “archétypes” et père de la psychologie analytique) en sont les principaux dissidents.

Le manga se conclut avec “Malaise dans la civilisation” (pg 179), qui nous introduit brièvement à un autre ouvrage de Freud (1930). Avec la Première Guerre Mondiale, Freud réalise qu’au fond l’homme reste un sauvage guidé par ses pulsions primitives violentes. Il complémente sa première topique psychique (inconscient, préconscient, conscient) par une seconde topique composée du Moi (réalité), du Ça (plaisir) et du Surmoi (conscience morale). “Dans une société civilisée, afin de se conformer à l’ordre exigé, l’énergie primitive du ça doit se hisser à un autre niveau. Ceci se fait principalement lorsque le moi est utilisé dans un effort intellectuel [culture] amenant l’énergie du ça vers “la sublimation“.”

Comparaison des pages 24-25 de l’édition originale et française

Comme pour la plupart des autres volumes de la collection, le dessin de ce manga est plutôt médiocre mais est tout de même étrangement efficace pour exprimer un sujet aussi théorique que la psychanalyse. Et, malgré une approche plutôt superficiel, le manga en constitue quand même une bonne introduction. Cela n’a rien de passionnant mais c’est néanmoins une bonne lecture. Cela m’a rappelé un peu le film A Dangerous Method, qui traite de la rivalité entre Jung et Freud. Je dois également ajouter que le titre est trompeur car l’interprétation des rêves ne constitue qu’une minuscule partie de l’ouvrage (douze pages!) qui aurait plutôt due s’appeler “Introduction à la psychanalyse” comme c’est le cas de l’édition originale japonaise.

L’interprétation des rêves, écrit par Sigmund Freud, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), octobre 2013. 12,8 x 18,2 x 1,50 cm, 192 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30203-137-1. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Vorlesungen zur Einfürung in die Psychoanalyse; Die Traumdeutung by Sigmund Freud © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2013 Éditions Soleil.

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Manifeste du parti communiste

“Redécouvrez les grandes idées de Karl Marx et de Friedrich Engels et de leur Manifeste du parti Communiste, document.write(“”); par le biais de cette fiction prenant place dans l’Europe de la révolution industrielle. Revivez les aventures de Bill, de Frank et de Simon, qui vont oser se lever et remettre en question un système capitaliste injuste et opposant les bourgeois aux prolétaires”.
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[ Texte du
site de l’éditeur ]

Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes !

“L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de lutte de classes, expliquaient Karl Marx et Friedrich Engels. (…) Accessible à tous et très didactique, cette adaptation en manga de classique est une magistrale leçon d’histoire sociale.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir elle-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et ne devraient poursuivre qu’avec circonspection.

Le manifeste du Parti Communiste (??????: ????? (???????????) / Manga de dokuha: Ky?san T?sengen / “Lire en manga: Manifest der Kommunistischen Partei”) est le quarante-troisième volume de la collection manga de dokuha publiés par East Press en août 2009 (le #967 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le sixième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mars 2012 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir, Les misérables et Guerre et Paix). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans l’ensemble cette adaptation en manga respecte assez bien les idées de bases et la structure du Manifeste du Parti Communiste, mais au lieu de l’exposer d’une façon magistrale elle l’illustre à l’aide d’une histoire qui met en scène trois ouvriers d’une usine quelque part en Europe. Le texte du Manifeste est largement cité tout au long du récit.

Dans la première partie, “Bourgeois et Prolétaires” (pg. 5), Bill, Frank et Simon réalisent qu’ils sont outrageusement exploité par les bourgeois propriétaires de l’usine où ils travaillent et cela dans le seul but de s’enrichir alors qu’eux gagnent à peine de quoi survivre et que leur travail éreintant ruine leur santé et ne leur laisse que peu de temps avec leur famille. [ci-contre: pg 94] Inévitablement, face à ce traitement, les ouvriers se soulèvent. Ils découvrent que l’un des gestionnaires de l’usine, Normann, est en fait un agitateur en mission secrète pour établir un syndicat dans ce district, dans le but ultime de créer un parti. L’idée est d’éventuellement fonder un lieu (une ville, puis un pays) “qui hébergera un socialisme critico-utopique (…) [où] il n’y aura pas de classes et toute la production sera répartie équitablement…” L’idée exprimée dans cette partie du Manifeste est que “L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. (…) La société bourgeoise moderne (…) n’a fait que de substituer aux anciennes de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression (…). [N]otre époque (…) a simplifié l’opposition des classes. La société toute entière se divise de plus en plus (…) en deux grandes classes (…) : la bourgeoisie et le prolétariat.”

Comparaison des pages 12-13 de l’édition originale et française

Dans la seconde partie, “Prolétaires et Communistes” (pg. 100), nos ouvriers sont allé travaillé à Utopie, la ville du socialisme. Ils y trouvent “Un bon environnement de travail… Des horaires de travail raisonnables… Une cantine et des boutiques réservés aux employés… Des infrastructure scolaires… un logement pour tous..” Tout semble bien dans le meilleurs des mondes. Vraiment? Dans une société où tous reçoivent un salaire identique, tous doivent travailler équitablement. Les contrevenants, les fainéants, seront sévèrement punis! Mais l’homme derrière tout cela, Bruno, a des motivations cachées. Il a mis en marche cette révolution non pas pour abolir la domination du prolétariat et établir une société plus juste et équitable, mais dans le but de reconstruire une société féodale! Lorsque la vérité est découverte, Normann élimine Bruno, mais trop tard car l’armée envahit Utopie et tout est perdu. Dès la page 110, le récit introduit Marx et Engels comme narrateurs et commentateurs. Le message exprimé ici est que la seule façon de mettre fin à la lutte des classes et à l’oppression du prolétariat est d’abolir la propriété privée, de centraliser le capital et tous les instruments de production entre les mains de l’état et d’organiser par la révolution le prolétariat en classe dominante : c’est-à-dire le communisme.

Cette partie du manga inclut également (pg 132-133) la troisième partie du Manifeste : “Littérature socialiste et communiste.” En réponse aux révolutions citoyennes, les aristocrates et bourgeois ont développé des modes de pensées socialistes afin d’apaiser le prolétariat tout en continuant de l’opprimer: le socialisme réactionnaire (féodal, petit-bourgeois, allemand), conservateur ou bourgeois. Les tout premiers systèmes socialistes et communistes (les écrits critico-utopiques de Saint-Simon, Fourier, Owen, etc.) finissent tous malheureusement par un échec, en retombant dans la catégorie des socialistes réactionnaire. Il y a toutefois eut quelques succès, comme la Commune de Paris en 1871. Mais le véritable communisme est inévitable. Car “le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.”

Dans la troisième partie du manga (pg. 179; mais la quatrième du Manifeste), Marx et Engels expliquent “La position du communisme [à l’égard des différents partis d’opposition].” Ils ont déjà établit dans la préface qu’étant donné que le spectre du communisme hante l’Europe et qu’il est maintenant reconnu comme une puissance, il est grand temps qu’ils exposent, par ce manifeste, leurs conceptions et leurs objectifs. Ainsi, “les communistes appuient en tous pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant” (que ce soit les chartistes anglais, les réformateurs agraires en Amérique, le partie démocrate-socialiste français, les mouvements en Suisse et en Pologne avec le soulèvement de Cracovie) et cela même s’ils ne sont pas foncièrement “ouvriers”. Ils concluent :

“Les communistes enfin travaillent partout à l’union et à l’entente des partis démocratiques de tous les pays. Les communistes dédaignent de dissimuler leurs conceptions et leurs desseins. Ils expliquent ouvertement que leurs objectifs ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout ordre social passé. Que les classes dominantes tremblent devant une révolution communiste. Les prolétaires n’ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Comparaison des pages 14-15 de l’édition originale et française

L’histoire et le traitement du Manifeste du Parti Communiste est assez similaire à l’adaptation manga du Capital. C’est bien une fois mais à la longue cela devient un peu ennuyeux. Cette adaptation est toutefois intéressante en soi. Le récit est assez bon mais je ne crois pas que l’on puisse rendre adéquatement un ouvrage théorique comme le Manifeste dans un manga. Chose surprenante, malgré tout, l’essentiel est là (je n’ai bien sûr pas lu le Manifeste en détails mais je l’ai cependant feuilleté suffisamment en bibliothèque et en ligne pour établir cette opinion).

La grosse faiblesse du manga est son dessin dont la qualité varie entre médiocre et moyen. Encore une fois, les dessinateurs réussissent quand même, malgré tout, à illustrer le récit efficacement. Toutefois, si le fait que tout les ouvrages de la collection “Classiques” de Soleil Manga sont présenté dans le sens de lecture occidental ne m’avait pas déranger jusqu’à maintenant, je suis ici horrifié de constater qu’on a omit de réajuster certaines cases après avoir “flippé“ la page, avec pour résultat une carte du monde à l’envers (voir page 14, ci-haut) ! Ce n’est déjà pas un chef d’oeuvre d’adaptation alors on aurait pu au moins éviter d’empirer la situation ici en faisant un petit effort!

En conclusion, c’est tout de même une introduction intéressante au Manifeste du Parti Communiste. C’est un ouvrage qui exprime l’idéologie d’une autre époque (quoique certains le trouvent toujours pertinent) mais dont la connaissance demeure encore plutôt utile de nos jours, du moins pour ceux qui ont a coeur la compréhension de leur histoire et de la géo-politique actuelle. Sinon c’est à lire pour les curieux.

Le manifeste du Parti Communiste, écrit par Karl Marx & Friedrich Engels, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Florent Gorges). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mars 2012. 12,8 x 18,2 x 1,75 cm, 224 pg., 6,99 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-877-8. Lecture dans le sens occidental et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Manifest der Kommunistischen Partei by Karl Heinrich Marx and Friedrich Engels © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2012 MC Productions.

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