365 expressions latines expliquées

“Certaines expressions latines et mots directement transcrits du latin sont d’un usage si courant qu’on en a presque oublié leur origine : a priori, document.write(“”); post-scriptum, nota bene, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, intra muros, modus vivendi, quota, et caetera ! D’autres expressions sont moins limpides. Parmi les plus simples à comprendre, certaines formules bien connues : Veni, vidi, vici…, Errare humanum est… dont il est intéressant d’apprendre l’origine si on veut les employer à bon escient. Ce livre se présente comme une session de rattrapage, parfois très amusante, pour tous ceux qui n’ont pas « fait latin ».” [ Texte du site de l’éditeur ]
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A priori, post-scriptum, nota bene, intra muros, modus vivendi, effet placebo, manu militari, curriculum vitae, referendum, quota, audit, consensus, lapsus, et caetera ! Les expressions et mots latins entrés dans notre langage quotidien ne manquent pas. Et tout le monde les comprend. Les choses se compliquent pour les non latinistes avec certaines formules pourtant courantes : in cauda venerum, fluctuat nec mergitur, ite misa est, prorata temporisa… Chez le juriste ou le médecin, les termes venus de Rome peuvent en déconcerter plus d’un : ab intestat (qui a plus à voir avec un testament qu’avec l’intestin !), in paribus (« dans les parties », mais au sens de « régions occupées par des infidèles »). Que de contresens possibles ! (…)” [ Texte de la
couverture arrière ]

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Avant même de faire du latin à l’université, j’ai toujours été très intéressé aux locutions (ou expressions) latines que l’on trouvaient dans les fameuses « pages roses » du Petit Larousse Illustré, insérées entre les noms communs et les noms propres. Il parait qu’elles ne se trouvent plus dans les éditions récentes du Petit Larousse… Dommage. C’est sans doute pour combler cette lacune que les Éditions du Chêne ont publié ce petit ouvrage, qui offre, nous dit-on, une liste plus complete et plus actuelle que celle des dites « pages roses ».

Il est inévitable, en effet, de rencontrer des expressions latines dans la langue française, que ce soit dans notre parlé quotidien ou dans des usages plus techniques ou scientifiques. Que ce soit pour faire preuve d’un peu plus de culture, pour approfondir notre lecture d’Astérix ou simplement pour permettre aux non-latinistes de s’y retrouver, ce petit guide est d’une utilisation pratique et agréable.

L’ouvrage est agrémenté de nombreuses petites illustrations, souvent anciennes, tirées des archives d’Hachette. Ces illustrations n’ont généralement aucun rapport avec le texte, mais elles y mettent un peu de graphisme et de couleurs. Le gros avantage de cet ouvrage (comparé par exemple aux « pages roses ») c’est qu’il n’offre pas seulement la traduction française des expressions latines mais aussi explique leurs origines et leurs usages, ce qui est fort intéressant. Toutefois, le seul caveat [cette expression n’est d’ailleurs pas dans l’ouvrage puisqu’elle est surtout utilisée en anglais] est que les expressions ne sont pas présentées dans un ordre alphabétique. En fait, il semble n’y avoir aucune logique dans l’ordre utilisé, mais heureusement il y a un index alphabétique à la fin de l’ouvrage. Ce n’est pas une liste exhaustive des expressions existantes mais avec trois-cent-soixante-cinq d’entre elles (une pour chaque jour de l’année) on fait assez bien le tour (en 360° ?) du sujet…


Voici une sélection de vingt expressions latines notables:

1. Fugit irreparabile tempus (Le temps fuit irréparablement)
7. Sapere aude (Ose savoir, aie le courage de savoir)
16. Ira furor brevis est (La colère est une courte folie)
34. Timeo hominem unius libre (Je redoute l’homme d’un seul livre)
43. Nosce te ipsum (Connais-toi toi-même)
70. Oderint, dum metuant (Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent)
74. Mens sana in corpore sano (Une sprit sain dans un corps sain)
91. Sustine et abstine (Supporte et abstiens-toi)
94. Sed quis custodiet ipsos custodes (Mais qui surveillera les surveillants eux-mêmes?)
152. Verba volant, scripts manant (Les paroles s’envolent, [amis] les écrits restent)
194. Post coitum omne animal triste (Tout animal est triste après l’amour)
197. Nulla dies sine linea (Pas un jour sans une ligne)
219. Stultorum infinitus est numerus (Le nombre des sots est infini)
240. Credo quia absurdum (Je crois parce que c’est absurde)
249. Modus omnibus rebus (De la mesure en toute chose)
250. Aequo animo (D’une âme égale)
292. In medio stat virtus (La vertu se tient au milieu)
297. Dum spiro, spero (Tant que je respire, j’espère)
350. Carpe diem (Cueille le jour)
359. Sol omnibus lucet (Le soleil brille pour tout le monde)

Vous trouverez sur internet une liste de locutions latines plus complète ainsi qu’un extrait d’une dizaine de pages de cet ouvrage.

Je recommande donc ce livre pratique et amusant qui figure bien sur toute table à café, table de chevet ou simplement dans votre bibliothèque de références. Ce n’est pas le genre d’ouvrage que l’on lit d’un trait, du début à la fin, mais que l’on savoure par petite portion, de temps en temps, et à répétition.

365 expressions latines expliquées, écrit par Paul Desalmand & Yves Stalloni. Paris, Éditions du Chêne (Hachette Livre, Coll. Littérature), septembre 2013. 13.5 x 18.5 x 3.0 cm, 288 pg., 15,90 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-81230-829-1.
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

365 expressions latines expliquées © 2013, Éditions du Chêne • Hachette Livre.

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Sugar-Puss on Dorchester Street

“When the sun goes down and the neons go up Montreal becomes one of the world’s most colourful cities. Through its countless night clubs, document.write(“”); cocktail bars, lavish hotels and colourful streets pass a host of fabulous characters whose presence gives the city the atmosphere for which it is famous.
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Into this pseudo-paradise came Gisele Lepine—fresh as the cool clear air of her Laurentian village and eager with the realization of a five-year-old dream—Montreal.

Gisele met the characters, basked in the synthetic glamor of the cabarets and reached the goal she had set as a climax to her personal five-year plan.

Few author could capture the life and atmosphere of Montreal as does Al Palmer in Sugar-Puss. He was born in the east end of the city and in fact celebrates his birthday (May 18th) on the same day as does his native city.”

[ From the 1949 edition’s back cover ]

“One of the earliest Canadian noir novels, Sugar-Puss on Dorchester Street tells the story of Gisele Lepine, beautiful farmer’s daughter who leaves her sleepy faming community for the neon lights of Montreal. In the fast-paced city, dreams quickly turn to nightmares as the young ‘farmette’ finds herself surrounded by drug-dealers, newspapermen, nightclub owners, chorus girls and a fatherly boxer who is well past his prime. It’s all a bit too much for innocent Gisele, who hasn’t yet had to deal with the violence that is to come. All becomes a whirlwind set in the post-war ‘open city’ in which burlesque houses were plentiful, Dorchester Street was lined with nightclubs and Decarie Boulevard served as Canada’s Sunset Strip.“

[ From the publisher’s website ]


WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements beforehand are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should proceed further carefully!

When I stumbled a few months back upon the weird Outdoor Co-ed Topless Pulp Fiction Appreciation Society‘s blog [warning: NSFW link], it made me realized that the pulp fiction genre was alive and well, still having its dedicated bookstores and publishers. It made me curious about a genre in which I never had any interest before. My only brush with the genre had been reading late ’50s to early ’70s novels from the Fleuve Noir Anticipation collection (particularly the infamous Perry Rhodan series!) and hearing about Pierre Saurel’s spy novel series Les aventures étranges de l’agent IXE-13, L’as des espions canadiens (published from 1947 to 1966, and adapted in 1972 into a film comedy by Jacques Godbout; strangely, I also read a few issues of an unrelated British comics series, Spy 13, published from 1960 to 1986, and which was also adapted into a 1964 movie parody). So, when Sugar-Puss on Dorchester Street fell on my lap while opening a box of new arrivals at the library, I knew I really had to read it.

Pulp fiction is a genre generally defined as stories, often of poor-quality, dealing with lurid, sensational and exploitative subjects, printed on low-quality paper and published for the mass market [ Dictionary.com, Vintage Library, Wikipedia ]. It is a generic genre of escapist literature that encompass, among others, detective & mystery, hard-boiled, noir, science-fiction and western stories.

Sugar-Puss on Dorchester Street is a fine example of pulp fiction and noir genre, but what’s make it really interesting is its local connections: it is not only written by a Montrealer (Al Palmer was a journalist at the Montreal Herald and The Gazette where he covered the police scene and the city’s nightlife), but it’s also set in the city. In regards with the preface, which gives a lengthy description of Dorchester Street (later known as boulevard René-Lévesque), we can even say that the city is one of the main characters of the novel.

When she was thirteen, Gisele Lepine once visited Montreal with her parents for the St. Jean Baptiste parade. She felt ashamed at the way people were staring at their unsophisticated rural manners and clothing. She never went back with her parents, but vowed to go live there five years later. For all those years, she prepared herself by taking a job in a ski lodge and saving every penny. She worked hard to learn english, practicing until she could speak it “with only the slightest trace of an accent”. She studied the wealthy guests mannerisms, copied their clothes, collected a new wardrobe from abandoned items, and developed the “uncanny ability to ward off advances from the male guests without injuring their pride.” All this to escape the farming life and go to Montreal.

Five-years later, as planned, she arrives in the Dorchester Street bus terminal with only a small luggage. She rent a clean and cheap tourist room and buy every newspaper she can find to look for a job. The next morning, she finds a waitressing job at the first place she applied, “a cheap restaurant on St. Catherine east of Bleury.” Unfortunately, on the fourth day, she has to leave in a hurry, without being paid, due to the unwelcome advances of the greek owner. To calm herself, she goes into a department store near the corner of St. Catherine and University streets and buys a bathrobe!

Later that night, she goes into a café, The Breakers, a kind of club for boxing aficionados, and orders a Cuba Libre at the suggestion of the waiter. There, she meets Gaston Courtney, proprietor of Le Coq d’Or night club, who offers her straightaway a job of chorus girl! Since she’s unfamiliar with the city and doesn’t know anything about night clubs, Schultz, the helpful café’s owner, introduces her to Jimmy Holden, a journalist at The Chronicle. He offers to bring her along on his night clubs’ round, with a first stop at the El Zebra, near the corner of Peel and St. Catherine. She quickly finds herself involved with Jimmy but, after one or two well suggested love-making scenes, they quarrel over her work as a chorus girl. She leaves him for Courtney but becomes entangled in his quite shady business. Jimmy has been investigating for some times Courtney’s racket, involving human trafficking and drugs. After the mandatory car chase and gun fight, Courtney is killed. His lawyer tells Gisele that, as Courtney’s fiancé, she is the sole benefactor of his will. But she’s tired of the city and ready to abandon everything to go back to her little Laurentian village…

Sugar-Puss on Dorchester Street is a quick, nice reading. Of course, being what it is (a pulp fiction), it is full of cliché but, at least for a novice like me, it is nevertheless a good entertainment. It’s a simple story of innocence corrupted by the big city and its seductions of fame, lust and cupidity. We can easily ignore the elements of the story that feel far-fetched or lack credibility (like the fact that the young heroine is excelling in everything—save in choosing the right man—but, after all, we are told that French Canadian girls matured fast) or be oblivious to the rather (too) happy ending.

It really feels like an old B&W movie with Humphrey Bogart: the atmosphere, the way they speak, the description of the places. It’s a kind of window on the past, a time-traveling printed device bringing us in the post-war Montreal. Unfortunately, if the names of the streets are familiar, most of the location described are long gone… It’s fun and pleasant to read, so I can only recommend this novel, particularly if you are interested either in pulp fiction or in stories located in Montreal.

I definitely find interesting this idea of reprinting vintage pulp fiction novels. Sugar-Puss on Dorchester Street, first published in 1949, is part of a Véhicule Press‘ imprint, Ricochet Books, that is dedicated to reprint such novels. So far, there are five titles (this one is the fourth) and a sixth title should be published in May 2014. I’ll do my best to read a few more titles from this collection in a near future.

Sugar-Puss on Dorchester Street, by Al Palmer (with an introduction by Will Straw). Montreal, Véhicule Press (Coll. Ricochet Books), 2013. 220 pp, 7 x 4.25 in., $13.95 CDN. ISBN: 978-1-55065-349-6. Recommended for adults (16+).
For more information you can check the following web sites:

Sugar-Puss on Dorchester Street © Véhicule Press, 2013. The publisher is pleased to respect any unacknowledged property rights.

[ Traduire ]

Guerre et Paix

Mon âme est éternelle ! Tu ne pourras jamais me l’enlever !
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Guerre et Paix, document.write(“”); fresque épique qui a pour théâtre la guerre napoléonienne avec la Russie du début du XIXème siècle, met en scène André, un jeune officier qui remet en cause l’utilité de combattre, Pierre, un homme tourmenté par sa recherche du vrai bonheur malgré son immense richesse et Natacha, une fille ingénue qui deviendra une femme pleine de charme. Leur destin et celui d’une multitude d’autres personnages, s’entrecroisent à Moscou, ville en proie à l’anarchie engendrée par la guerre.”

“Découvrez en manga une des oeuvres les plus grandioses de la littérature moderne.”

Ta victoire t’importe à ce point ?! Espèce de fanatique de la guerre !!

[ Texte du site de l’éditeur  et de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Guerre et Paix (???????????? / Manga de dokuha: Sens? to heiwa) est le septième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en novembre 2007 (le #620 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le quatrième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en septembre 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital, Le rouge et le noir et Les misérables). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Dans le premier chapitre, intitulé “André” (pg 5), l’histoire débute en 1805 alors que la coalition des puissances européennes s’opposant aux conquêtes de Napoléon tente de l’arrêter à Austerlitz. Mais c’est la défaite. Le prince André Bolkonsky, aide de camp du général Koutouzov, est laissé pour mort sur le champ de bataille. À Moscou, sa femme Lise, qui est enceinte, garde toujours espoir. Mais André revient trop tard: sa femme est morte en donnant naissance à son fils. Il regrette d’avoir perdu un être cher à cause d’une guerre futile. Pendant ce temps, son ami le comte Pierre Bézoukhov (qui a épousé la belle Hélène Kouraguine, une “femme volage à la tête vide”) fait la fête avec des gens de mauvaise compagnie, principalement son ami Fiodor Dolokhov et quelques autres officiers sans titre de noblesse. Pierre et André se revoient lors d’une soirée chez les Rostov. André fait la rencontre avec la jeune et dynamique Natacha Rostov. [ci-contre: pg 9]

Dans le second chapitre (“Pierre”, pg 46), une lettre anonyme accuse Hélène d’avoir une liaison avec Dolokhov. Pierre provoque ce dernier en duel. Dolokhov, blessé, avoue qu’il a beau passer pour un homme brutal et sauvage mais il ne s’approprierait jamais la femme d’autrui. Hélène, furieuse du scandale, affirme qu’elle est simplement allé au théâtre avec Dolokhov parce que Pierre ne s’occupait pas assez d’elle. Le couple en vient à une entente: il se sépare mais Pierre doit fournir à sa femme une résidence et une grosse somme en dédommagement. Natacha invite Pierre et André à la villa familiale à Otradnoïe pour des vacances. André se remémore la bataille d’Austerlitz et les deux amis se demandent si, malgré la paix, ils sont vraiment heureux… Dans le troisièmes chapitre (“Natasha”, pg 82), André continue de fréquenter Natasha. Il tombe amoureux d’elle et désir la marier mais son père exige qu’ils attendent une année. En 1811, la guerre avec Napoléon menace à nouveau. Anatole Kouraguine, qui convoite Natasha, réussi à l’attirer chez lui grâce à la complicité de sa soeur Hélène, et tente de la violer. Pierre intervient à temps mais elle sent qu’elle a trahi l’amour d’André, et rompt l’engagement.

Dans le quatrième chapitre (“Moscou”, ci-bas: pg 112-113), Napoléon envahit la Russie en 1812 pour répondre à la violation du traité de paix (la Russie avait rompu le blocus continental en reprenant le commerce avec le Royaume-Uni) et marche sur Moscou. André est grièvement blessé à la bataille de Borodino. A l’approche de l’ennemi, les moscovites fuient la ville, qui brûle à cause de la négligence de l’envahisseur. Pierre est fait prisonnier par les soldats français. Malgré son succès, Napoléon doit battre en retraite car, faute de ravitaillement, le moral des troupes est au plus bas et l’hiver approche… Le récit (ou Tolstoï?) s’abandonne à quelques réflexions philosophiques:

“Pourquoi les gens… se jettent-ils corps et âme dans les tragédies historiques que sont les guerres? (…) Pourquoi obéissent-ils à la fatalité… au prix de tout leur être? L’homme… est un être dont la puissance est insignifiante. La raison en est… que les hommes ne sont rien de plus que des rouages qui bâtissent l’Histoire.”

Dans le dernier chapitre (“L’âme éternelle”, pg 166), André se réveille dans le couvent de Troïtsk avec sa soeur Marie et son fils Nicolas à son chevet. Natasha vient également le voir mais il est mourant. Ils se confessent tous deux leur amour. Napoléon se retire de Moscou en emportant les prisonniers avec lui—dont fait partie Pierre. Dans cette longue marche, en hiver, avec des provisions insuffisantes, le nombre de morts et de déserteurs ne cesse de croître. Heureusement, les troupes russes attaquent le convoi et libèrent les prisonniers. Pierre est sauvé par Dolokhov. Il retrouve Natasha et la marie. Le manga se termine sur une dernière réflexion:

“L’histoire ne parle jamais de la Paix. Les Hommes sont des rouages qui servent à bâtir l’histoire, ceci s’applique aussi bien aux soldats qu’aux paysans et même aux Rois. Il n’y a pas d’exception. Toutefois… L’Homme trouve néanmoins le chemin de la Vie. Il aime ses semblables, Nourrit ses enfants, Aide ses amis Et pardonne ses ennemies. Tout en riant avec son entourage, il aspire à une existence heureuse… Et construit lui-même sa vie. Mais cela, l’Histoire n’en parle pas et n’en parlera jamais.”

Il y a des adaptations qui sont réussi et d’autres qui ne le sont pas. Dans ce cas-ci je dirais que c’est un échec total. Non seulement le dessin est parfois carrément laid mais le récit comporte de sérieuses lacunes narratives (trop d’ellipse et de raccourci sans doute) qui rendent par moment l’histoire un peu trop difficile à comprendre. De plus, le ton du récit est souvent faux et exagéré, tombant dans la comédie (Napoléon nous est d’ailleurs présenté comme un vilain de grand guignol). Je ne doute pas que le manga rende l’essence du magnifique roman de Tolstoï mais trop en a été retiré et on se retrouve avec une histoire sans âme, trop simplifiée. Comme le dit l’avertissement d’ouverture, le manga n’est pas un remplacement du roman mais veut plutôt susciter l’envie de le lire. Hélas, dans ce cas-ci la campagne était trop ambitieuse et c’est la défaite. Je n’ai nul envie de poursuivre plus loin avec une lecture ennuyante. Un manga à éviter, donc, à moins que vous soyez vraiment curieux et courageux!

Guerre et Paix, écrit par Léon Tolstoï, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-878-5. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Guerre et Paix by Leon Tolstoï © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Les misérables

“Octobre 1815, document.write(“”); Jean Valjean, après 19 années de bagne, revient en France, plein de rancunes contre la société. Mais une rencontre va changer sa vie et le transformer en homme de bien. Pourtant, en ces années-là, difficile de fuir son passé…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Criminel tu es, criminel tu resteras !

“Sous l’impulsion du lumineux évêque Myriel, Jean Valjean, forçat libéré après 19 ans de bagne, prend la résolution de s’engager sur la voie du bien et de devenir un homme nouveau. Plusieurs années après, alors qu’il a changé de nom et qu’il est devenu maire de Montreuil-sur-Mer, Javert, un ancien gardien du bagne où il a été emprisonné, est nommé en tant qu’inspecteur de police dans cette ville…”

“Un manga inspiré par l’oeuvre magistrale de Victor Hugo, l’un des meilleurs poètes et romanciers français de l’école romantique.”

Tu ne m’échapperas pas, Jean Valjean !

[ Texte de la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

Les misérables (?????????????? / Manga de dokuha: re mizeraburu) est le vingt-huitième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en janvier 2009 (le #836 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le troisième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu, Le Capital et Le rouge et le noir). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Cette adaptation en manga de l’oeuvre de Victor Hugo semble être assez fidèle à l’original. Je n’ai bien sûr pas lu Les Misérables dans sa totalité mais j’ai vu suffisamment d’adaptations (cinématographiques, théâtrales, pour la télé, etc.) pour en avoir une assez bonne idée. Le manga suit la structure des cinq livres du roman (quoique le tome IV soit pratiquement absent) et se divise en sept chapitres. Dans “Les chandeliers d’argent” (pg 5), Jean Valjean, qui sort du bagne après dix-neuf ans, frappe à la porte de monseigneur Myrel pour obtenir un gîte pour la nuit. Après un cauchemar où il se rappelle les paroles du gardien Javert, “Criminel tu es, criminel tu resteras,” il ne peut résister à la tentation et s’enfuit en emportant l’argenterie de monseigneur Myrel. Lorsque Valjean est capturé, Myrel dit à la police lui avoir donné l’argenterie et lui remet en plus les chandeliers. “Par cette argenterie je rachète votre âme à l’esprit de perdition (…). Employez cet argent à devenir un honnête homme.” Sur la route, encore confus, Valjean prend par inadvertance la pièce de monnaie d’un jeune savoyard qui porte plainte à la police. Javert jure de le renvoyer au bagne. Dans “Fantine” (pg 28), quelques années plus tard, Valjean a changé son nom pour M. Madeleine et est maintenant maire de Montreuil-sur-mer. Alors que M. Fauchelevent se retrouve coincé sous sa charrette [ci-contre: pg 42], Valjean utilise sa force extraordinaire pour le libérer, et Javert, qui vient d’être nommé inspecteur de police de la ville, est témoin de la scène. Il commence à soupçonner la véritable identité du maire. Fantine perd son travail à la fabrique de bijoux de la ville car la gérante découvre qu’elle a un enfant hors mariage. Mais les Thénardier, qui gardent sa fille Cossette, ne cessent de lui demander de l’argent pour prendre soin d’elle et Fantine, qui est malade, doit vendre ses cheveux, ses dents et même se prostituer pour les payer. Après une bagarre, elle est arrêté par Javert mais Valjean use de son autorité de maire pour la faire libérer.

Dans “La confession de Jean Valjean” (pg 68), lorsqu’il apprend qu’un innocent a été arrêté parce qu’on l’a pris pour lui, Valjean se rend au procès et se dénonce. Il promet à Fantine, qui est sur son lit de mort, qu’il s’occupera de Cossette. Dans “Cossette” (pg 88), il se rend chez les Thénardiers et leur “achète” Cossette. Poursuivi par Javert, il se réfugie avec elle dans un couvent où, par pur hasard, le père Fauchelevent travail comme jardinier. Dans “Amour et révolution” (pg 108), Cossette a grandi et ne désir pas prendre le voile. Valjean (qui se cachait au couvent sous l’identité du frère de M. Fauchelevent) et sa “fille” s’installent donc dans une maison dans Paris. Elle croise Marius qui en tombe amoureux. Le jeune homme fait partie d’un groupe secret qui défend les droit du peuple et prône la révolution [ci-contre: pg. 118]. Toutefois Javert a un espion au sein du groupe et le surveille. Marius retrouve Cossette et lui déclare son amour. Le couple se rencontre clandestinement dans un parc. Valjean, qui sent la révolution venir et craint que Javert ne les retrouve, décide de quitter la France pour l’Angleterre.

Dans “La barricade sanglante” (ci-bas: pg 140-141), Javert retrace Valjean grâce à son espion. Cossette laisse une note à Marius pour l’avertir de son départ. Le couple se rencontre une dernière fois, mais Marius, qui a découvert que son groupe est infiltré, décide de retourner à la barricade pour en avertir ses camarades. Celle-ci est assiégé par l’armée mais les révolutionnaires ont capturé Javert. Valjean vient à la barricade pour sauver Marius. Il libère Javert et, alors que la barricade cède sous les coups de canon, il s’échappe par les égouts avec Marius blessé. Dans “La dernière aube” (pg 172), Javert rattrape Valjean et Marius. Valjean supplie Javert de l’aider à sauve Marius. Il l’amène auprès et Cossette et fait appeler un médecin. Valjean retourne voir Javert qui est surpris qu’il n’ait pas chercher à s’échapper. Javert, qui comprend que Valjean est un homme bon et que toutes ces années ses convictions ont été fausses, décide de se suicider en se jetant dans la Seine. “Aimer les gens… voilà la seule vérité qui compte.”


Je n’ai jamais aimé Les misérables car j’ai toujours trouvé que son histoire faisait beaucoup trop… misérabiliste. J’ai donc été plutôt surpris de trouver cette adaptation bonne. Le dessin, sans être extraordinaire ou même beau, est toutefois agréable mais surtout efficace. Et le manga fait une excellente synthèse du roman (bien sûr des pans de l’Histoire sont passé sous silence et il y a quelques divergences avec l’original—qui sont d’ailleurs indiqué par des notes) et rend même l’histoire étonnamment intéressante. La préface par Soleil Manga exprime d’ailleurs assez bien cela:

“À la lecture de ce manga, on se demande : mais comment ont-ils fait? Comment ont-ils réussi à si bien retranscrire ce roman colossal de 1500 pages en seulement 200 de bande dessinée ? Sans fausses notes ? Avec tant de poigne et en même tant de simplicité dans le texte et dans l’image ? Évidemment, ce serait mentir que de dire que tout y est. Car en effet, nous y trouvons nombre d’ellipses et de petits arrangements. Mais c’est dans le choix des passages, des images et dans le système de narration que s’illustre la réussite de ce manga. (…) cet ouvrage demeurera une excellente porte d’entrée à tous les jeunes gens et les moins jeunes souhaitant découvrir cette histoire. Pourquoi ? Peut-être grâce au recul que nous, occidentaux, ne pouvions avoir. Peut-être parce que cette approche nippone apporte un regard nouveau et en même temps très juste sur un objet que nous ne connaissons que trop bien et peut-être dont nous nous étions lassés.”

La préface nous dit aussi que ce manga “n’a pas pas pour but de remplacer l’oeuvre de Victor Hugo” mais plutôt “de provoquer l’envie de lire cette fabuleuse oeuvre dans le texte.” C’est donc assez réussi et je vous en recommande donc la lecture.

Les misérables, écrit par Victor Hugo, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-377-3. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Les misérables by Victor Hugo © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Thermae Romae (6)

“Lucius Modestus, document.write(“”); architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!!”
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“Satsuki n’arrive pas à oublier Lucius, qui s’est subitement volatilisé sous ses yeux… Elle se lance sur ses traces et décide d’entreprendre des fouilles archéologiques à Baïes, dans l’espoir d’y exhumer un indice qui lui permettrait de se rapprocher de Lucius à travers le temps… Notre héros, quant à lui, est de retour dans la Rome antique et s’attèle à la construction d’un grand site thermal dans cette même ville, mais deux millénaires plus tôt, alors même que l’empereur Hadrien risque de succomber à sa maladie à tout moment…”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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ATTENTION: Peut contenir des traces de “spoilers”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

J’ai déjà introduit cette intéressante série historique et humoristique dans un billet consacré aux cinq premiers volumes et dans un autre billet (en anglais) j’en ai introduit les adaptations animée et cinématographique. Je vous réfère donc à ces billets pour plus de détails sur cette série.

Thermae Romae (???????? / ce qui signifie les thermes, ou bains, romains en latin), écrit et illustré par Mari Yamazaki, a d’abord été prépublié en feuilletons par Enterbrain dans leur magazine mensuel de manga seinen Comic Beam (entre février 2008 et avril 2013) avant d’être compilé en six tank?bon (volumes; paru entre novembre 2009 et juin 2013). La traduction française est publiée par Casterman (Collection Sakka) depuis mars 2012 et ce sixième et dernier volume est paru en octobre 2013. [ci-contre: pg 3]

Lucius Quintus Modestus est un architecte romain du IIe siècle qui voyage mystérieusement dans le Japon moderne (grâce aux bains) chaque fois qu’il est en manque d’idée pour concevoir une nouvelle réalisation, toujours plus innovatrice que la précédente. Cette fois, à la demande d’Hadrien, il doit rénover les installations thermales de la ville balnéaire de Baïes. Au cours de ses voyages spatio-temporels, il a développé une relation romantique avec Satsuki, une jeune japonaise férue d’histoire antique. Toutefois la disparition de Lucius, qui est retourné dans la Baïes du IIe siècle afin d’en terminer les thermes avant la mort du l’empereur, laisse Satsuki dans le désarroi. [ci-contre: pg 5] Elle fait faire des recherches par ses étudiants afin de trouvé trace de Lucius dans l’histoire mais sans résultats. Pendant ce temps, Lucius consacre toutes ses énergies pour edifier des thermes splendides à Baïes avant que la maladie n’ait raison d’Hadrien. Il confie aussi la vérité sur ses périples au jeune Marcus.

Satsuki réalise que la seule façon de trouver de l’information serait de faire des fouilles archéologiques à Baïes. Un collègue d’Oxford veut bien l’aider, mais il faut d’abord qu’elle trouve les fonds nécessaire, ce qui représente une somme très importante. Toutefois, grâce aux nombreux contacts mystérieux de Tetsuzô, son grand-père, elle réussi à financer les recherches. [ci-contre: pg 109] Mais c’est au tour du grand-père de voyager dans la Baïes antique. Sa renommée de masseur miracle s’y répand rapidement et l’on fait appel à lui pour prolonger les jours de l’empereur. Au moment où il entr’aperçoit Lucius aux thermes, il se retrouve transporté aux bains publiques de l’auberge Tôrinkan, au Japon. Les fouilles révèlent rapidement les traces du passage de Lucius et l’influence de la culture thermale japonaise (que seule vraiment un japonais peut comprendre). Se rappelant l’expérience de son grand-père, Satsuki se jète dans la source thermale qui jadis alimentait les bains de Baïes, espérant être transporté auprès de Lucius… Le stratagème fonctionne mais elle est rapidement faite prisonnière par des marchands d’esclaves!

Heureusement, le jeune Marcus Aurelius, qui passait par là pour se trouver un esclave brillant pour le servir lors de son séjour à Baïes, entend Satsuki appeller Lucius à l’aide. Il reconnait en elle l’un de ces “visages plats” dont Lucius lui a parlé et la sauve des griffes des marchands d’esclave. Il accepte de l’amener auprès de Lucius, qui est aux bains de la résidence secondaire de l’empereur, mais elle ne peut pas le voir maintenant car l’empereur, mourant, est en train de prendre son dernier bain! “Chez nous, citoyens romains, les choses importantes se disent dans les bains. (…) Il me suffit d’un bain… pour éprouver la joie profonde d’être né. (…) Continue… à bâtir des havres de paix pour les romains.” L’empereur, reconnaissant envers Lucius pour avoir construit la station balnéaire idéale, lui meurt dans les bras. Encore sous le choc, il marche sur la plage et aperçoit Satsuki. Il s’élance vers elle et l’enlace. Les amoureux sont enfin réuni! Un peu plus tard, Antonin succède à Hadrien comme empereur et Tatsuki donne un fils à Lucius.

Si la série dans son ensemble est très bonne, ce dernier volume est plutôt décevant. Le récit laisse en plan certain aspect de l’histoire–qu’arrive-t-il au grand-père? Au cheval Hanako? Aux gens du village d’Itô? À Marc-Aurèle? (Quoique l’auteur promet de mener chacune de ces histoires à terme dans un prochain manga)–et nous offre une fin un peu trop prévisible (quoique ce soit une belle fin). Plus grave, le dessin semble être de moindre qualité et on ne retrouve aucunes planches en couleurs. Il y a bien sûr toujours de superbe arrières-plans et on retrouve encore un certain réalisme dans le dessin, mais le tout semble un peu plus bâclé, comme si l’artiste voulait en finir rapidement avec la série et passer à autre chose. C’est bien dommage.

Malgré tout, comme je l’ai déjà dis, ce manga est, pour moi personnellement, particulièrement intéressant et amusant car il allie mes plus grands amours: le Japon et la Rome Antique, l’histoire et le manga! Qui plus est, il met en scène une période de l’histoire romaine qui m’est chère (la “dynastie” des Antonins, particulièrement Hadrien et Marcus Aurelius). Sans être académique, le manga offre une certaine rigueur historique. Chacun des chapitres est suivi de commentaires et de notes explicatives par l’auteur. Donc, en plus d’être un divertissement agréable, Thermae Romae nous offre beaucoup d’information tant sur la culture japonaise que romaine (qui, étrangement, semblent comporter quelques points communs!). En conclusion, si vous aimez les manga historique, les bains et l’empire romain, ce manga est définitivement pour vous. Je vous le recommande chaudement!

Thermae Romae, vol. 6, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), octobre 2013. 13.2 x 18.0 x 1.6 cm, 194 pg., 7,50 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-203-06207-8. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Thermae Romae © 2013 Mari Yamazaki. © Casterman 2013 pour la présente édition française.

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Le rouge et le noir

Je renie ce monde où tout est réparti selon le rang de naissance!
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“La France du XIXe siècle est dominée par les aristocrates. Julien Sorel est un fils de charpentier qui a grandi sans savoir ce qu’est l’amour. Fasciné par Napoléon, document.write(“”); son naturel intelligent et sa beauté séduisent les nobles qui lui mettent entre les mains un billet pour le succès. Inspiré d’un fait divers réel de l’époque, ce manga, adaptation d’un chef-d’oeuvre de la littérature française, offre une décomposition de la psychologie amoureuse autant que de la pensée politique.”

Car en vérité, vous avez peur de moi, n’est-ce pas? Cuistres que vous êtes…

[ Texte de la couverture arrière ]

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Le rouge et le noir (?????????? / Manga de dokuha: Aka to kuro) est le quatorzième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publiés par East Press en mars 2008 (le #655 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le second titre de la collection a être traduit par Soleil Manga en mai 2011 dans sa collection “Classiques”. J’ai déjà introduit cette collection et commenté quelques uns de ses titres (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible, À la recherche du temps perdu et Le Capital). Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

À Verrières au début du XIXe siècle, le jeune Julien Sorel est un grand admirateur de Napoléon. Il aurait bien aimé suivre les pas de celui qui démontra que la naissance et la classe sociale ne déterminait pas son destin. Il rêvait d’une brillante carrière militaire qui lui permettrait de conquérir le coeur d’une noble parisienne. Hélas, depuis la chute de Napoléon, la noblesse avait reprit ses droits et le fils d’un charpentier de village ne pouvait aspirer à un tel poste. La seule alternative pour obtenir une position de pouvoir étant l’Église, il étudiait donc, sous la protection de l’abbé Chélan, afin de devenir prêtre. Mais son père, qui ne voyait pas d’un bon oeil toutes ces études, fit des arrangements pour qu’il devienne le précepteur des enfants du maire.

Il entre donc au service des De Rénal. Il espère que la reconnaissance de son travail et la recommendation d’un gentilhomme lui ouvrira des portes. Élisa, une jeune servante de la famille, tombe amoureuse de lui mais il la refuse car il ne veut pas laisser une passion amoureuse nuire à son ambition. Toutefois, lorsqu’il se rend compte de l’effet qu’il a sur la femme du maire, Louise de Rénal, il décide de séduire celle-ci. Mais lorsque l’un de ses enfants tombe malade, elle est pris de remords et y voit le punition de Dieu pour son péché d’adultère et Julien est renvoyé. [ci-contre: pg 78]

Julien se retrouve donc au séminaire de Besançon, de retour sur la voie de devenir prêtre. En travaillant dur, il acquiert le support du directeur du séminaire, l’abbé Pirard. Mais celui-ci a des ennemis qui, à cause de son association avec l’abbé Pirard, font obstacle à la carrière de Julien. L’abbé Pirard décide donc de quitter ses fonctions et amène Julien avec lui à Paris où il lui trouve un poste de secrétaire chez le Marquis de la Mole.

Un jour, pour échapper à la pluie, il entre dans un café et se fait insulté par un individu que la carte de visite identifie comme le Baron Charles de Beauvoisis. Il le provoque en duel afin de préserver son honneur mais lorsqu’il se présente chez le Baron il découvre que l’individu qui l’a insulté est fait le cocher du Baron. Celui-ci endosse la responsabilité des actes de son domestique et accepte le duel. [ci-contre: pg 114] Les deux duellistes survivent mais devant le courage de Julien, le Baron devient son ami et fait courir la rumeur que Julien est le fils naturel d’un noble. Avec le support tant du Baron de Beauvoisis que du Marquis de la Mole, Julien peut ainsi faire son entrée dans la bonne société!

Lors d’une soirée, Julien croise par hasard Monsieur Valenod, le rival de Monsieur De Rénal, maintenant maire de Verrières. Celui-ci lui demande d’être introduit au Marquis de la Mole mais Julien refuse en invoquant l’excuse qu’il est “un trop petit garçon à l’hôtel de la Mole… pour prendre sur moi de présenter quiconque à Monsieur le Marquis”, ce qui rend Valenod furieux. Julien se découvre des affinités avec Mathilde, la fille du Marquis de la Mole, qui le méprisait en tant que roturier mais qui devient peu à peu intriguée, puis fascinée et enfin amoureuse de Julien. [ci-contre: pg 125] Orgueilleuse, elle joue un peu avec ses sentiments, mais elle succombe définitivement quand Julien tente de la rendre jalouse. Le Marquis est furieux lorsqu’elle tombe enceinte. Alors, pour sauver les apparences, il offre à Julien le titre de Chevalier de la Vernaye, des terres, une rente et un poste de lieutenant des Hussards afin qu’il puisse épouser sa fille. Julien est maintenant heureux car il peut maintenant gravir les échelons de la bonne société.

Toutefois, sa réussite fait des jaloux parmi le clergé et le confesseur de Madame de Rénal la convainc d’écrire une lettre qui dénonce Julien comme un hypocrite qui, pour réussir, “cherche à séduire la noble dame de la maison où il réside…” Fou de rage de voir son rêve détruit, il tire au pistolet sur Madame de Rénal. Elle survit mais il se retrouve en prison. Mathilde fait tout son possible pour utiliser les relations et la fortune de sa famille afin d’obtenir un acquittement au procès en achetant les jurés. Mais cela dégoûte Julien: “Profits, vanité, libertinage… Je ne vois là que des gens assis bien droit dans la hiérarchie sociale et prêt à diriger les honnêtes gens du peuple… Des esprits corrompus et aveuglés par l’argent qui se détournent de la vérité… Plutôt mourir que de demander de l’aide à ces gens-là…” Il avoue donc avoir agit avec préméditation et que son seul crime est celui “d’être issue du peuple… et d’avoir eu l’audace de me mêler à ce que l’orgueil des gens riches appelle la société!” Louise de Rénal vient le visiter en prison [ci-contre: pg 182] pour lui affirmer encore son amour — l’amour, ce sentiment qui échappe à sa compréhension et qui a déjoué son ambition. Après avoir été guillotiné, Julien est enterré dans une petite grotte de la montagne qui domine Verrières. Avant de refermer le tombeau, en écho à l’amour tragique entre son ancêtre Boniface de la Mole et Marguerite de Navarre, Mathilde serre la tête décapitée de Julien dans ses mains: “Tu es à moi… à jamais.”

Cette adaptation en manga de Le rouge et de noir de Stendhal est une très bonne et agréable lecture. Cela me paraît un condensé (style Readers’ Digest!) assez fidèle au roman. Je n’ai bien sûr pas lu l’original mais je l’ai un peu feuilleté et je peux aussi y comparer l’excellente adaptation cinématographique réalisé par Claude Autant-Lara en 1954 (avec Gérard Philipe et Danielle Darrieux) que j’ai vu maintes fois. Chose amusante, le manga fait sa propre autocritique, en indiquant par des notes lorsqu’il y a des divergences majeures avec l’oeuvre originale. J’ai également remarqué que la scène finale, avec la tête coupée, n’apparaît pas dans le film d’Autant-Lara (c’était sans doute trop fort pour l’époque).

Le style graphique du manga (qui par moment rappelle au peu celui du genre sh?jo) est plutôt bien tout en étant assez inégal: les traits sont généralement simple et naif, quoique les visages des personnages (surtout féminins) sont beaux et expressifs, et les arrières-plans sont souvent bien travaillés. Les artistes ont mis juste assez d’effort pour que le dessin soit agréable mais sans plus.

Si le roman lui-même reste muet sur le sens du titre, le manga met beaucoup d’emphase à l’expliquer en suivant la thèse la plus commune (et évidente) chez les érudits: le rouge représente la carrière militaire à laquelle Julien rêvait (le rouge de l’uniforme) et le noir représente la carrière ecclésiastique à laquelle il s’était résolu (le noir de la soutane). Stendhal se serait inspiré d’un fait divers de l’époque (1827), où un séminariste nommé Antoine Berthet aurait à deux reprises séduit une femme d’une maison où il était précepteur (dans le premier cas, la maîtresse de la maison Michoud, et la fille de la famille Cordon dans le second) et tiré au pistolet sur la première avant d’être arrêté et exécuté. Le roman de Stendhal (Henri Beyle de son vrai nom) est d’abord un roman historique puisqu’il y présente la société française telle quelle était entre le Premier Empire et la Deuxième République (façonnée par les événements tant de la Restauration, que du bref retour de Napoléon, puis de la Seconde Restauration, et enfin de la révolution de 1830 ainsi que la Monarchie de Juillet). C’est également une roman psychologique où il expose et étudie les motivations, l’ambition et les amours des personnages.

Je crois que le manga exprime assez bien l’essence de tout cela. C’est non seulement une lecture agréable mais il nous fait également découvrir tant l’oeuvre de Stendhal qu’une époque intrigante de la complexe histoire française. À lire certainement.

Le rouge et le noir, écrit par Stendhal, adapté et illustré par Variety Art Works (traduction: Anne Mallevay). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), mai 2011. 12,8 x 18,2 x 1,5 cm, 192 pg., 6,95 € / $12.95 Can. ISBN: 978-2-30201-346-9. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: Le rouge et le noir by Stendhal © Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Cesare (3)

Cesare_3-cov“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”

“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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Cesare (2)

Cesare_2-cov“À peine arrivé à l’université de Pise,  Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”

“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte de la couverture arrière ]

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À la recherche du temps perdu

Mon existence a maintenant franchi les limites du temps et de l’espace !
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“À l’instant où je mis en bouche la madeleine, document.write(“”); je fus pris d’une étrange sensation : les souvenirs de mon enfance ressuscitèrent. En même temps que je me revoyais grandir, se présentait devant mes yeux une fresque de la haute société d’avant et d’après la Première Guerre Mondiale. C’était le début d’un long voyage à la recherche de mon temps perdu…”

“Découvrez en manga cet immense chef-d’œuvre littéraire, par lequel l’auteur, grâce à son interprétation particulière du temps et sa thèse sur les souvenirs, a marqué en profondeur la littérature et la philosophie du XXe siècle.”

Le temps qui s’est écoulé jusqu’à présent sans s’arrêter ne serait-ce qu’une seule fois… n’est pas seulement à moi… mais continue de s’écouler sans interruption en ce moment même pour toutes les personnes de ce monde !

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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J’ai déjà introduit la collection “Classiques” de Soleil Manga. Celle-ci, essentiellement, traduit en français quelques-uns des titres de l’impressionnante collection “Manga de Dokuha” publié au Japon par East Press. Cette collection se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique. Après avoir commenté deux de ces adaptations d’un intérêt très mineur (L’Ancien et le Nouveau Testament de la Bible), je m’attaque maintenant à de la véritable littérature.

À la recherche du temps perdu (??????: ????????? / Manga de dokuha: Ushinawareta Toki wo Motomete) est le trente-sixième volume de la collection manga de dokuha (lit. “Lisez en manga”) publié par East Press en 2009 (le #913 du catalogue de l’éditeur). L’adaptation et le dessin ont été réalisé par le studio Variety Art Works, dont on connait très peu de chose. C’est le cinquième titre de la collection a être traduit par Soleil Manga.

L’oeuvre principale de Marcel Proust, qui fait dans les cinq-mille pages, est sans doute trop riche et complexe pour être aisément décrite. Il s’agit d’une suite de sept romans dont il commence l’écriture en 1907 et qui sera publié entre 1913 et 1927 (les trois derniers après sa mort). Elle est considéré par beaucoup comme un chef-d’oeuvre de la littérature française. En puisant dans ses souvenirs, Proust “dépeint avec minutie les moeurs de son époque” [rabat de couverture intérieur du manga], particulièrement la haute bourgeoisie et l’aristocratie du début du xxe siècle, en une sorte de “réflexion (…) sur la mémoire et sur le temps” [wikipédia].

Le manga se divise en sept parties, chacune représentant plus ou moins l’un des romans de Proust. Dans la première, “Du côté de chez Swann” (p. 5), le narrateur (Proust) se remémore son enfance à Combray grâce au goût d’une madeleine. Ce récit sert à établir les bases et à introduire les personnages qui peupleront le reste de l’histoire. Il y traite de son intérêt pour la lecture et son désir de devenir écrivain, de l’admiration qu’il avait pour la famille noble des Guermantes (représentée dans une tapisserie de l’église locale), du bonheur que représentait pour lui le baiser du soir avec sa mère (représentant l’angoisse d’être séparé d’elle pour la nuit), ou encore de Monsieur Swann, un riche voisin qui était la coqueluche des salons et qui faisait scandale en ayant épousé Odette (une ancienne cocotte ou prostituée de première classe). Un jour, en se promenant du côté de chez Swann, il fait la rencontre fortuite avec Gilberte (la fille des Swann) et en tombe amoureux. Si celle-ci se montre amicale, elle demeure froide à ses avances. Il cessa donc de fréquenter Gilberte mais resta proche des Swann.

Deux ans plus tard, dans “À l’ombre des jeunes filles en fleurs” (p. 61), il fait avec sa grand-mère un séjour estival à Balbec, une station balnéaire imaginaire de Normandie. Il y fait la rencontre de la Marquise de Villeparisis, du Marquis Robert de Saint-Loup, du Baron de Charlus (un Guermantes qui lui fait des avances!), du peintre Elstir, mais surtout d’Albertine Simonet. Il en tombe amoureux et fréquentera tout l’été la troupe d’amies de celle-ci. À la fin de l’été, elle l’invite dans sa chambre mais, lors qu’il s’apprête à l’embrasser, elle le rejète et quitte précipitamment l’hotel.

Dans “Du côté des Guermantes” (p. 117), le narrateur aménage avec sa famille (sur recommandation de la marquise de Villeparisis) dans un appartement de l’hôtel des Guermantes sur le faubourg Saint-Germain à Paris. C’est l’occasion pour lui de faire connaissance avec les membres les plus respectables de la famille Guermantes, qu’il admire tant, et de finalement entrer dans le monde de l’aristocratie. Saint-Loup, avec qui il s’est lié d’amitié, l’introduit au salon de sa tante, la marquise de Villeparisis, où il rencontre le duc et la duchesse de Guermantes, ainsi que le Baron de Charlus (qui lui fait encore des avances mais dont il ne comprend pas la nature). Suite au décès de sa grand-mère, il tombe en dépression et ne sort plus, mais la visite inattendu d’Albertine, avec qui il développe finalement une relation, le sort de sa torpeur.

Dans “Sodome et Gomorrhe” (p. 171), il est invité au salon de la Princesse de Guermantes, la tête de la famille. En chemin, il rencontre Swann qui lui annonce qu’il est mourant, puis le Baron de Charlus, qu’il surprend avec le valet Jupien, et il comprend finalement que le baron est un “homme de Sodome” (homosexuel). Plus tard, il propose à Albertine de se rendre à Balbec. A la gare, il rencontre à nouveau Charlus, cette fois accompagné du violoncelliste Charles Morel (son nouvel amant), et surprend Albertine en conversation très rapprochée avec une demoiselle, ce qui fait naître dans son coeur de la méfiance à son égard.

Dans “La prisonnière” (p. 225), Albertine retrouve sa troupe d’amies à Balbec et le narrateur fréquente le salon de Madame Verdurin. C’est là qu’il reverra Charlus et Morel, qui joue la “sonate de Vinteuil.” Cette mélodie lui fait imaginer Albertine dans les bras de mademoiselle Vinteuil. Il se rend compte, d’une part, qu’Albertine est Gomorrhéenne (i.e. lesbienne) et, d’autre part, qu’il ne l’aime plus. Mais il demeure jaloux et ne la laisse pas sortir sans lui. Après une querelle, il décide de rompre mais, après qu’elle soit partie, elle lui manque terriblement. Plus tard, il apprend qu’elle est morte dans un accident de cheval. Au même moment, il reçoit une lettre d’Albertine où elle demande pardon et lui avoue son amour. Cela le laisse dévasté.

Extrait des pages 258-259

Dans “Albertine disparue” (p. 279), il retrouve par hasard son premier amour, Gilberte, chez la duchesse de Guermantes. Après la mort de Swann, Odette s’est remariée avec monsieur de Forcheville et est ainsi acceptée par l’aristocratie. Adoptée par son beau-père, Gilberte est devenu mademoiselle de Forcheville. Elle annonce au narrateur son mariage prochain avec Robert de Saint-Loup mais lui avoue croire que Robert la trompe avec de multiple maîtresses. La santé du narrateur étant fragile, il passe plusieurs mois au sanatorium. À ce moment, la première guerre mondiale éclate. À Paris, il rencontre Saint-Loup qui s’est porté volontaire et a même reçu la Croix de Guerre. Il est surprit d’apprendre que le narrateur connait Morel, qui a disparu au front et que Saint-Loup recherche désespérément. Sur le chemin du retour, le narrateur éprouve un malaise et cherche refuge dans une auberge. Il découvre que celle-ci est en fait un lieu de plaisir géré par Jupien dans le seul but de divertir le Baron de Charlus. Jupien lui apprend que Morel a quitté le Baron pour devenir l’amant de Saint-Loup. Ils sont interrompu par un raid aérien qui détruit l’auberge. Par la suite on apprend que Saint-Loup est mort au front.

Finalement, dans “Le Temps retrouvé” (p. 333), il est invité par le prince de Guermantes. Il revoit tout ces gens qu’il connait et qu’il n’a plus vu depuis la guerre et son séjour au sanatorium mais il ne reconnait plus personne car ils ont tous vieillis. Morel est là pour jouer la sonate de Vinteuil. La merveilleuse mélodie rend le narrateur nostalgique mais lui fait un tout autre effet cette fois car elle évoque pour lui son temps perdu! Après le concert, il rencontre Gilberte qui lui présente sa fille, qui représente l’union des familles Swann et Guermantes. Il se rend alors compte que, lui aussi, a vieilli et que c’est le moment pour lui d’écrire tout ce qu’il a ressenti dans sa vie, de laisser une trace de son existence…

Malheureusement, comme je n’ai jamais lu Proust, je ne peux donc pas comparer le manga à l’original. Toutefois, cette adaptation me laisse une assez bonne impression. Le dessin est bien, mais sans être extraordinaire (c’est quand même beaucoup mieux que les autres titres de la collection que j’ai lu jusqu’à maintenant). Le style est typique et nous semble familier tout en étant assez inégale (parfois bien, parfois grossier) mais demeure généralement agréable à l’oeil. L’histoire est intéressante (particulièrement parce que j’ai toujours été curieux de découvrir Proust) et, malgré l’ampleur du défi que représente l’adaptation d’une telle saga, la narration est plutôt fluide. Je regrette toutefois que l’on ait choisi de la publier dans le sens de lecture occidental, mais je comprend que la collection se veuille accessible au plus large public possible.

Adapter un géant littéraire de près de cinq-mille pages en moins de quatre-cent est une tâche presqu’impossible. Il faut donc faire des choix. Dans ce cas-ci, on a choisi de sélectionner les événements les plus marquant de la vie du narrateur et de les enchaîner d’une façon suffisamment cohérente pour je ne ressente pas qu’il y manque quelque chose. Je suis donc tout de même impressionné du résultat. Toutefois, il semble que les lecteurs familiers avec l’oeuvre de Proust soient beaucoup moins indulgents et reprochent à l’adaptation son manque d’émotion, une apparence superficielle et l’absence de la complexe beauté de la langue de Proust. Mais ce sont là les torts de toutes adaptations! Il faut voir cette collection de classiques comme des adaptations cinématographiques que l’on regarde (parfois en accéléré) pour avoir un avant-goût de l’histoire et juger si cela vaut la peine que l’on se lance dans la lecture du livre.

À la recherche du temps perdu est donc un assez bon divertissement, qui est d’une lecture agréable et surtout très instructive car elle représente le parfait condensé (style Readers’ Digest) de ce très grand classique de la littérature française. C’est une excellente introduction pour aiguiser notre appétit avant d’entreprendre la lecture de l’oeuvre comme telle.


À la recherche du temps perdu, écrit par Marcel Proust et illustré par Variety Art Works (traduction: Julien Lefebvre-Paquet). Toulon, Soleil Manga (Coll. Classiques), septembre 2011. 12,8 x 18,2 x 2,8 cm, 384 pg., 9,90 € / $16.95 Can. ISBN: 978-2-30201-879-2. Lecture dans le sens occidental (de gauche à droite) et recommandé pour jeunes adultes (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Manga de dokuha: À la recherche du temps perdu © 2008 Variety Art Works • East Press Co., Ltd. All rights reserved. Édition française © 2011 MC Productions.

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Cesare (1)

Cesare_1-cov“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”

“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”

“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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La fête de la tomate

“Un petit plant tout rabougri était bradé à l’entrée du supermarché. Hana l’a remarqué, document.write(“”); l’a réclamé à son papa, l’a rempoté, arrosé, soigné, et protégé des chenilles. Le jour des grandes vacances, elle l’a emporté avec elle passer l’été chez sa grandmère. Ses parents la désapprouvaient ? Hana a tenu bon. Le typhon souffle ? Le petit plant, enraciné dans le potager, résiste. La nature récompense souvent ceux qui prennent soin d’elle. Au coeur de l’été, Hana pourra bientôt inviter toute sa famille à un festin de tomates cerises !“
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[ Texte du
site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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«Papa, c’est quoi cette plante ?» (page 2-3)

Au supermarché, Hana convainc son père d’acheter un petit plant de tomate rachitique. Elle le rempote, l’arrose, le protège des chenilles et il grandit. Hana aime s’occuper des plantes, peut-être parce que son nom veut dire “fleur” en japonais. L’été venue, elle se rend chez sa grand-mère et, contre l’avis de ses parents, amène son plant avec elle. Tout de suite grand-mère lui propose de la replanter dans son jardin. Elle grandira mieux en pleine terre mais restera plus petite que les autres plants de tomates car c’est une variété de tomates cerises. Au bout de quelques jours, des fleurs jaunes apparaissent, puis deviennent de petites tomates vertes. Bientôt, elle pourrons être mangées.

Un soir, la météo annonce un terrible typhon, alors Hana et sa grand-mère plantent des piquets pour attacher les plants. Pendant la nuit, Hana est inquiète mais le lendemain le soleil est de retour et les plants, quoique secoués par les vents violents, ont survécu. Deux jours plus tard, Hana cueille et goûte à sa première tomate, toute rouge et chaude de soleil. Quand ses parents viennent la chercher, Hana et grand-mère leur prépare un merveilleux festin avec le fruit du potager: tomates, carottes, concombres, radis, et pommes accompagnés de chrysanthèmes et de sushis. Ils reviendront à la maison avec un carton rempli de tomates, et Hana se demande ce qu’elle fera pousser l’an prochain.

Gauche: “Un matin, catastrophe, Hana s’aperçoit qu’il y a de petits trous dans les feuilles” (pg 5)
Droite: «Est-ce que tu crois que les tomates ont peur, elles aussi ?» (pg 19)

C’est une très belle histoire qui enseigne aux enfants la valeur de la terre et du jardinage. C’est aussi très bien illustré, avec une technique peut-être un peu classique pour ce genre d’album mais qui donne un très beau résultat. Si l’auteur vit maintenant à Paris, elle illustre tout de même des scènes typiques de la vie quotidienne japonaise, telle que le supermarché, la campagne avec ses maisons aux toits de tuiles, les intérieurs japonais avec leur tables basses, les tatamis et les futons, l’utilisation de bambou dans le jardins et la préparation des repas où les fruits et légumes sont sculptés et présentés avec du feuillage et des fleurs. L’album peut donc aussi constituer une introduction è la culture japonaise. J’aime bien.

Le site de l’éditeur comprend également deux vidéos: une introduction du livre par le directeur général de la maison d’édition et une interview avec l’auteur.

La fête de la tomate, écrit et illustré par Satomi Ichikawa. Paris, L’École des loisirs, octobre 2012. 22 x 27.2 x 0,8 cm, 30 pg., 13,20 € / $19.95 Can. ISBN: 978-2-211-21139-0. Recommandé pour les enfants de 5 à 7 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La fête de la tomate © 2012, L’École des loisirs, Paris.

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Madame Mo: Les fêtes japonaises

“Yoko, document.write(“”); Norio, Plüq, Rose… tous les personnages de l’univers de Madame Mo nous entraînent dans un voyage culturel à travers le Japon et ses fêtes traditionnelles. Hina Matsuri, la fête des poupées en mars, O-tsukimi, la fête de la lune en septembre, Shichi-go-san, la fête des enfants en novembre… nous les suivons sur une année. Douze petites histoires faites de tranches de vie ou de souvenirs d’enfance nous immergent dans l’ambiance de la fête. Et pour prolonger ces moments joyeux, chaque histoire est accompagnée d’une activité manuelle simple et d’une recette. Un ouvrage riche et atypique pour lire et s’amuser à tous les âges !“
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[ Texte du
site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Situé dans l’univers de Madame Mo, créé en 2003 par Agnès Lafaye et Pascale Moteki pour illustrer des objets inspirés de la tradition japonaise, ce livre pour enfants nous introduit aux fêtes japonaises. Il y a une fête pour chacun des mois de l’année et chacune nous est présentée à l’aide d’une petite histoire, d’une activité de bricolage et d’une recette. Ainsi, pour janvier, où l’on fête le nouvel an japonais (Oshogatsu), les auteurs nous racontent ce que les personnages font cette journée là, puis nous présente le jeu Fukuwarai (où les joueurs doivent épingler les différentes parties du visage (comme les yeux, les sourcils, le nez et la bouche) sur un dessin de face vierge) et une recette de Oyako don (Omelette au poulet sur bol de riz). Les fêtes pour le reste de l’année sont en février: chasser les mauvais esprits (Setsubun); mars: la fête des poupées (Hina Matsuri); avril: fête des cerisiers en fleur (Hanami); mai: la fête des garçons (Kodomo no Hi); juin: saison des pluies (Tsuyu); juillet: fête des étoiles (Tanabata Matsuri); août: fête des ancêtres (O-Bon); septembre: fête de la lune (O-Tsukimi); octobre: fête du sport dans les écoles (Undokai); novembre: fête des enfants (Shichi-go-san); et décembre: denier jour de l’année (O-Misoka).


Ce n’est pas le genre de livre que l’on lit d’un bout à l’autre mais plutôt une référence que l’on utilise pour introduire la culture japonaise aux enfants en leur lisant une histoire chaque mois et leur présentant des activités thématiques culinaires ou ludiques en relation avec la fête du mois. C’est une très bonne façon de développer la diversité culturelle des jeunes tout en s’amusant. Les illustrations sont simples et très colorés, mais le style des personnages de l’univers de Madame Mo est un peu excentrique (“personnages dotés d’une tête surdimensionnée avec un oeil plus grand que l’autre”). C’est un livre très amusant, riche en idées et en information.

Madame Mo: Les fêtes japonaises; Histoires, recettes et petits bricolages, écrit par Agnès Lafaye et illustré par Pascale Moteki. Arles, Éditions Philippe Picquier, avril 2013. 20 x 26 x 0,9 cm, 104 pg., 16,00 € / $27.95 Can. ISBN: 978-2-8097-0911-7. Recommandé pour les enfants de 7 à 12 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Madame Mo: Les fêtes japonaises © 2013, Éditions Philippe Picquier.

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L’âne d’or par Milo Manara

La version érotique d’un classique de la littérature latine, document.write(“”); revu par l’un des maîtres de l’érotisme en bande dessinée.”
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“Cet album propose le récit des péripéties du jeune Lucius, transformé en âne et soumis aux vicissitudes d’une vie d’errance. Brigands, sorcières et patriciennes aux mœurs légères se succèdent au fil de ce conte érotique sans tabous, tour à tour inquiétant et truculent. Inspiré de L’Ane d’Or d’Apulée, ce récit fait partie des œuvres marquantes de Milo Manara, au sommet de son art.” [ Texte du
site de l’éditeur ]

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J’ai déjà mentionné cette adaptation de Milo Manara quand j’ai commenté Les Métamorphoses ou l’âne d’or d’Apulée et je m’étais promis d’y jeter un oeil. Et bien c’est fait.

Milo Manara est un artiste de renom et de grand talent, qui se consacre surtout à la bande-dessinée érotique. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait choisi d’illustrer l’oeuvre d’Apulée dont le sujet se prête très bien à l’érotisme. Il n’en est d’ailleurs pas à sa première adaptation (il a auparavant réalisé le Décaméron de Boccace, les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, Vénus et Salomé de Pierre Louÿs, ou même le Kama-Sutra). L’âne d’or n’est pas exempt d’influences, car certains décors (grosses têtes de statues en arrière-plan) ne sont pas sans rappeler le Satyricon de Fellini, un cinéaste qui l’a d’ailleurs souvent inspiré et avec qui il a parfois collaboré. L’âne d’or a d’abord été publié aux Humanoïdes Associés en 1999. Il a connu une second édition en 2007 sous le titre “Le Métamorphose de Lucius,” puis a été réédité en 2011 sous le titre original.

L’album nous raconte les mésaventures de Lucius qui voyage en Thessalie pour affaires. Arrivé à Hypata, il loge chez l’avare Milon dont la femme Pamphile est réputée magicienne. Il se rend aux bains où il rencontre son ancienne nourrice, Byrrhène, qui l’invite à une fête le lendemain. Il retourne chez Milon pour le repas et, le soir venu, la servante Photis le rejoins dans sa couche pour un accouplement torride (la seule véritable scène de sexe de l’album, qui pour le reste offre surtout beaucoup de nudité). Le lendemain, Lucius se rends à la fête que Byrrhène donne à l’occasion des Lupercales (célébrant la fécondité, bacchus et le dieu des rires). Le banquet dégénère en orgie et Lucius revient complètement ivre. Croyant voir des brigands dans la nuit, il les attaque de son glaive. On l’arrête et le juge pour avoir tué d’innocents citoyens mais finalement tout cela n’est qu’une supercherie pour se moquer de lui. De retour chez Milon, Lucius retrouve Photis qui a reçu une belle fessée, car on croit qu’elle a trahit les secrets de sa maîtresse (ici la raison de la fessé diffère du récit original). Lucius, curieux, espionne la sorcière avec l’aide de Photis. Il la voit s’enduire d’un onguent et se transformer en oiseau de nuit. Il désire faire de même mais se voit plutôt transformé en âne!

Ainsi débutent véritablement les tribulations de Lucius. Photis le cache dans l’écurie et il lui suffira de manger quelques roses fraîches au matin pour faire disparaitre le sortilège. Toutefois, des brigands dévalisent la villa de Milon durant la nuit et l’âne (Lucius) est réquisitionné pour porter le butin. Il s’échappe du repère des brigands avec une de leur captives mais ils sont recapturé. Toutefois, ils sont libéré par l’époux de celle-ci qui s’était secrètement joint au groupe. On le confit aux soins d’un jeune garçon qui se révèle très cruel et torture Lucius. Il s’échappe à nouveau mais se retrouve vendu aux enchères à une secte de Cybèle. Puis devient une bête de somme chez un meunier. Puis est acheté par un couple de patriciens qui le traite fort bien, mais dont la maîtresse s’offre à lui et, ne pouvant refuser, il la prends avec son gros phallus d’âne! (Ici Manara montre tout de même un certaine pudeur: s’il n’hésite pas à montrer le membre viril de Lucius lorsqu’il est avec Photis, les scènes de bestialité, elles, sont savamment cachée par les bulles!) Ayant prouvé sa valeur, il se retrouve à jouer l’époux d’une condamné dans un spectacle du cirque. Mais réalisant qu’ils seront tous deux livrés aux fauves, il s’enfui à nouveau. Il court jusqu’à la mer où il implore la miséricorde de Cerès (Isis). Celle-ci lui apparait et promet sa rédemption. Au matin, il rencontre une procession et le prêtre porte une couronne de roses. Il en mange et redevient enfin un homme!

Le récit de Manara est assez fidèle à l’histoire d’Apulée, non pas tant par son exactitude que par son esprit. En effet, Manara choisit judicieusement les scènes qu’il illustre, ne sélectionnant que celles qui sont le plus propice à son sujet préféré: l’érotisme. Il omet le récit des contes intercalaires (l’histoire de Thelyphron ainsi que celle d’Eros et Psyché) et quelques une des tribulations de Lucius (ou en altère certains événements). Toutes ces omissions et changements rendent le récit un peu saccadé et anecdotique. En fait, l’histoire que Manara nous raconte est une sorte de condensé de lecture (Reader’s digest) érotique!

Manara illustre son récit à l’encre (qu’il utilise aussi pour certaines textures et ombrages), qu’il colore ensuite à l’aquarelle avec une sélection limitée de couleurs qui s’approche presque de la bichromie. En effet, il n’utilise que des gris bleutés ou violet, des tons de brun ou de sépia et surtout la couleur chair, qui, en un merveilleux stratagème, se distingue particulièrement sur ce fond de couleurs délavées et discrètes. Les seules couleurs vives sont utilisées pour représenter un peu de sang (celui des flagellants de Cybèle) ou les dieux (rose et bleu pour Aurore, jaune pour Isis). Manara m’apparait au sommet de son talent et fait preuve d’une grande sensualité, non seulement dans la représentation de belles femmes, mais aussi dans l’illustration de la vie quotidienne à l’époque romaine.

Une très bonne bande-dessinée que je recommande tant pour son adaptation de ce classique de la littérature latine que pour son érotisme.

Extraits: pages 14 et 30; Attention: des scènes de nudité y sont représentées!
Un extrait comprenant les huit premières pages est aussi disponible sur le site de l’éditeur.

L’âne d’or, par Milo Manara. Paris, Les Humanoïdes Associés, janvier 2011. 24 x 32 x 1 cm, 56 pg., 18.99 € / $29.95 Can. ISBN: 978-2-7316-2318-5. Recommandé pour adultes (18+).

Cet album est également disponible en format digital (4.99 € aux Humanos, 5.99 € ou encore 2.49 € en location (10 jours) chez izneo.com).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

L’âne d’or © 2011 Les Humanoïdes Associés S.A.S., Paris.

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Manga de Dokuha

Ma lecture récente de La Bible (2): Le Nouveau Testament m’a fait découvrir la collection Manga de Dokuha (et c’est sans doute la seule bonne chose que m’a apporté la lecture de ce manga).

J’ai souvent entendu parlé de classiques de la littérature adaptés en manga (ça n’a rien de nouveau: Tezuka a adapté Crimes et châtiments de Dostoïevski et le classique japonais Le dit du Genji [Genji monogatari] a aussi connu maintes adaptations). Mais quand il était question de titres comme Das Kapital de Marx ou Mein Kampf d’Hitler, je me disais qu’il fallait vraiment que je lise ça. Ce que j’ignorais c’est que la plupart de ces adaptations manga de grands classiques appartiennent en fait à une seule et même collection! Pour en faire la découverte…

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Le vieux fou de dessin

“Il était une fois au Japon, document.write(“”); au cœur du XIXe siècle… Tojiro, le petit vendeur des rues, rencontre un curieux vieil homme qui passe ses journées à dessiner des lions-dragons, des ponts suspendus, des saules qui pleurent. C’est Hokusai, le vieillard fou de dessin, le plus grand artiste japonais, le maître des estampes, l’inventeur des mangas. Fasciné par le talent du maître, Tojiro devient son ami et son apprenti.” [ Texte du site de l’éditeur; voir couverture arrière ]
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Ma soeur m’a fait cadeau de ce livre il y a plus de dix ans et je n’ai jamais vraiment eu le temps de le lire. Toutefois, comme je viens de lire et commenter un manga traitant d’Hokusai, il me semblait tout à fait opportun d’enchaîner avec ce magnifique album illustré pour enfant qui nous offre aussi, à sa manière, une biographie de ce grand maitre de l’estampe que l’on appelait aussi le “vieux fou de dessin” (ou de la peinture).

François Place est un auteur et illustrateur de grand talent. Il a illustré, depuis 1983, au moins une demi-douzaine de livres, mais dès 1992 il commence à écrire (et illustrer) ses propres livres. Il en a maintenant publier plus d’une dizaine, incluant Les Derniers Géants et l’Atlas des Géographes d’Orbae, qui lui ont valu de nombreux prix. Son style clair, simple mais expressif est fort apprécié tant des jeunes lecteurs que des parents et instituteurs.

Le vieux fou de dessin est d’abord paru en 1997 chez Gallimard dans la collection Folio junior Drôles d’aventures sous la forme d’un roman illustré (en noir et blanc). Il a été réédité en 2001 sous la forme d’un album cartonné, cette fois avec des illustrations couleurs à l’aquarelle, et à nouveau en 2008, avec une couverture souple. Il a également été traduit en anglais chez D. R. Godine en 2003 (traduction par William Rodarmor) sous le titre The Old Man Mad About Drawing. En 1999 François Place a reçu pour ce titre le Prix Chronos de littérature pour la jeunesse.

Au travers des yeux d’un petit vendeur de gateaux de riz devenu apprenti du peintre, et de la relation que ceux-ci développent peu à peu, le lecteur découvre non seulement la vie et l’oeuvre d’Hokusai, mais aussi de très nombreux aspects de la culture Japonaise: la société japonaise telle qu’elle était à Edo au 18e siècle, les techniques de gravure et d’estampe, le kabuki, les samouraïs, les sumos, les temples shintô, etc. C’est un voyage initiatique et formateur tant pour le jeune Tojiro que pour le lecteur, alors qu’ils découvrent ensemble l’importance d’observer en silence et le plaisir d’apprendre. Par les leçons de son vieux maitre, Tojiro apprends à lire, à dessiner, à penser pour lui-même, à apprécier la beauté et l’art. Hokusai lui raconte un peu sa vie et, à travers ces récits, nous découvrons toutes les étapes importantes de la carrière du peintre.

C’est une lecture agréable et très enrichissante, agrémentée de superbes illustrations (on trouve aussi tout au long du texte des reproductions d’oeuvres d’Hokusai). L’ouvrage se termine avec un glossaire très utile. Toutefois la narration manque un peu de fluidité et il est important de préciser que, malgré les affirmations faites par l’éditeur, Hokusai ne fut certainement pas l’inventeur des mangas. À l’origine, “manga” signifiait “dessin dérisoire”, fait dans un but divertissant, des croquis, voir des caricatures, que l’on retrouvait sur les emaki (rouleau manuscrits) dès le 11e siècle. Hokusai n’a donc rien inventé; il n’a fait que contribuer à populariser le terme qui ne prendra son sens actuel de “bande dessinée” japonaise qu’au 20e siècle.

Malgré ces quelques petits irritants, c’est un très bon livre, une oeuvre charmante, que je recommande chaudement.


Le vieux fou de dessin, par François Place. Paris, Gallimard Jeunesse (Coll. Grand format littérature, Série Romans Junior), novembre 2001. 19,5 x 26,3 x 1,2 cm, 96 pg., 16,25 € / $30.95 Can. ISBN: 978-2-0705-4842-2. Recommandé pour les enfants de 9 à 15 ans.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Le vieux fou de dessin © Éditions Gallimard Jeunesse, 2001, pour le texte et les illustrations.

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Hokusai par Shōtarō Ishinomori

“Quand Tetsuzô prend le nom de Hokusai il a déjà plus de 40 ans. L’auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s’imposer en tant que dessinateur. À travers ses voyages et ses rencontres, document.write(“”); entrez dans la vie trépidante de l’homme qui a émerveillé l’Occident : Hokusai !” [ Texte de la couverture arrière ]
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“L’aventure de Hokusai commence réellement lorsque le personnage a une quarantaine d’année. On découvre un opportuniste qui a souvent changé de nom en fonction des écoles auxquelles il s’affiliait. Mais c’est surtout un « vieux fou de peinture », avide de reconnaissance et voulant toujours dessiner, même au seuil de la mort. La renommé de Hokusai ne s’est pas faite toute seule ! Il a dû ruser pour imposer ce nom illustre, en peignant devant une foule sur un grain de riz ou sur une toile géante… Découvrez l’incroyable parcours de ce peintre dans ce one-shot d’Ishinomori où l’humour rejoint le récit historique.” [ Texte du
site de l’éditeur ]

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Hokusai (??) est un manga seinen de Sh?tar? Ishinomori originalement publié au Japon en février 1987 par Sekai Bunka-sha, puis réédité en 1996 par Futabasha et par Kadokawa Shoten en 2005. Il a été traduit et publié en français dans la collection Sensei (dédié aux grands maîtres du manga) de Kana (Dargaud) en juin 2010 et réédité avec une couverture légèrement différente en août 2011. Aussi incroyable que cela puisse paraître pour une telle oeuvre, il ne semble pas y avoir eut jusqu’à maintenant de traduction anglaise.

Parlons d’abord ici de l’auteur. Sh?tar? Ishinomori est né Onodera Sh?tar?, mais a publié sous le pseudonyme de Ishinomori (d’après sa ville natale dans le district de Tome, préfecture de Miyagi). Comme l’orthographe de son nom [??] était trop souvent prononcé “Ishimori” par erreur il le changea en 1984 [???]. Il est décédé en 1998 à l’âge de soixante ans. Il fait partie de la première génération de mangaka et peut ainsi être considéré comme l’un des grands maîtres du manga. Il a fait ses débuts en 1954 en participant à un concours pour “dépister” des artistes débutants organisé par le magazine Manga Sh?nen. Remarqué par Osamu Tezuka, il devient brièvement son assistant pour Astro Boy et, dès la fin de son secondaire en 1956, il le rejoint à Tokyo dans le fameux Tokiwas? (une sorte de commune de mangaka fondé par Tezuka) où il demeure jusqu’à la fin de 1961. Son premier gros succès a été Cyborg 009 en 1964, prépublié dans le Weekly Shonen King de Kodansha pour être finalement compilé en trente-six volumes et pour lequel il a reçu le prix Kodansha en 1967 (disponible en français chez Glénat, collection Vintage).

Ishinomori est surtout connu pour ses histoires de science-fiction destinées à un jeune public (Cyborg 009 en 1964, Genma Taisen en 1967 ou The Skull Man en 1970) et ses séries télévisées de sentai (super-héros) tokusatsu (effets spéciaux) comme Kamen Rider (1971) et Kikaider (1972). Plusieurs de ces titres sont disponible en anglais chez le fournisseur de digital comics ComiXology. Un autre de ses titres sh?nen, Ry? no Michi (1969, Le Voyage de Ryu), est disponible en français chez Glénat (Coll. Vintage).

Ishinomori a toutefois produit des histoires réalistes plus sérieuses, destinées à un public plus âgé, comme Sabu to Ichi Torimono Hikae (Weekly Sh?nen Sunday: 1966-68 et Big Comic: 1968-72, Prix Sh?gakukan en 1968, traduit en français chez Kana, collection Sensei, en quatre volumes), Kuzuryû (1974, l’histoire d’un vendeur ambulant de médicaments, traduit en français chez Kana, coll. Sensei), Miyamoto Musashi (1974, l’histoire du célèbre ronin, également traduit en français chez Kana, coll. Sensei), Sandarobotchi (Big Comic: 1975-81, une histoire sans beaucoup d’action qui se concentre sur le développement des personnages et la description de la vie quotidienne d’un fabriquant de jouets en bambou qui fait aussi du recouvrement de créances dans le quartier Yoshiwara d’Edo, la Tokyo du 18e siècle) ou Hotel (1984-98, prépublié dans Big Comic, compilé en 25 vols, gagnant du Prix Sh?gakukan en 1988, raconte la vie quotidienne du personnel et des clients d’un hôtel). Hokusai appartient à cette partie de l’oeuvre de Ishinomori mais demeure un ouvrage mineure dont on parle peu.

Ishinomori a également produit quelques ouvrages plus didactiques: Manga Nihon keizai ny?mon (1986, 4 vols., partiellement traduit en anglais par University of California Press sous le titre Japan Inc et en français chez Albin Michel sous le titre Les Secrets de l’économie japonaise en bande dessinée), Kurodaiku (publié dans Business Jump et qui se déroule dans le monde des affaires), ou encore Manga Nihon no Rekishi (une histoire ambitieuse du Japon publiée chez Chuo Kohron depuis 1989 mais qui reste malheureusement inachevée).

Sh?tar? Ishinomori a été un auteur polyvalent tant dans la diversité de ses sujets que de son style et surtout un mangaka très prolifique (il est connu pour avoir dessiné parfois plus de cinq cent pages en un seul mois et produit au-delà de 70,000 pages de manga durant les trente premières années de sa carrière–un exploit rendu possible en partie par la simplicité de son dessin et par l’utilisation d’assistants [Thierry Groensteen, L’univers des mangas, pp. 98-100; Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 139]). Il a eut une grande influence sur le genre (on retrouve parmi les nombreux artistes a avoir été ses assistants des noms comme Go Nagai ou Keiko Takemiya).

Il est malheureux de constater que l’ensemble de l’oeuvre des membres de cette première génération de grands mangaka, à laquelle appartient Ishinomori, a longtemps été ignoré par l’occident, probablement à cause de son style graphique qui, à l’opposé de la profondeur de ses sujets, était perçu comme trop simple (sinon enfantin et parfois caricaturale) pour être prit avec sérieux. Toutefois, ces dernières années, le public occidental (jusqu’à maintenant surtout en France) a finalement commencé à s’intéressé à ces auteurs qui ont définit le genre du manga, surtout grâce au travail d’éditeurs comme Glénat (avec sa collection Vintage) et Kana (avec sa collection Sensei). Dans le monde anglophone le réveille semble un peu plus lent mais des éditeurs indépendants comme drawn and quarterly ou Vertical semblent ouvrir la voie.


Hokusai est un personnage complexe qui est certes difficile à cerner dans le cadre d’un manga mais Sh?tar? Ishinomori réussi très bien à la faire (quoiqu’en près de six-cent pages!). La preuve de cette complexité, comme le dit lui-même Ishinomori dans sa postface, c’est que durant son exceptionnellement longue existence (en effet il était rare à l’époque de vivre jusqu’à quatre-vingt-dix ans), Hokusai a utilisé une cinquantaine de noms (ou variantes de noms) différents, a déménagé plus de quatre-vingt-dix fois et était presque constamment sur la route, à la recherche de nouveaux paysages à mettre sur papier ou d’une façon de se ressourcer. Cette étonnante vitalité a fait de lui un artiste très prolifique (environ 30 000 dessins!), ce qui lui a fait connaître de son vivant la notoriété mais jamais le succès financier et il vivra donc dans la pauvreté.

Ironiquement, comme c’est souvent le cas pour les grands artistes, c’est la postérité qui lui donnera le succès et lui conférera une grande influence sur l’ensemble du monde artistique (tant au Japon que dans le reste du monde, notamment sur les impressionnistes français avec le japonisme). Hokusai nous donnera donc des oeuvres iconiques tels les “Hokusai Manga” (1814-1834, 12 vols., ces carnets de croquis, illustrant la vie quotidienne de l’époque, auraient popularisé le mot “manga” mais il signifit plutôt ici des “esquisse spontanée”), “Le rêve de la femme du pêcheur” (c. 1820, une scène érotique [shunga] où une poulpe caresse une femme, réputée pour être à l’origine du concept de shokushu ou hentai tentaculaire), “La grande vague de Kanagawa” (1831, de la série Fugaku Sanj?rokkei, “Trente-six vues du mont Fuji”), ou encore les “Cent histoires de fantômes” (Hyaku monogatari, 1830-35).

Ishinomori précise toutefois qu’il a tenté d’esquisser une biographie romancée de Hokusai: “j’ai essayé plus ou moins de respecter les étapes de la vie de Hokusai, mais j’ai préféré mettre l’accent sur les zone d’ombres qui la composent” dit-il dans la postface, et il a donc “créé pour cela une sorte de personnage imaginaire.”


Le nom de Katsushika Hokusai (1760-1849), avec ceux de Utamaro et de Hiroshige, est devenu synonyme d’estampes japonaises (Ukiyo-e). Très jeune Hokusai, alors nommé Tetsuz?, s’intéresse à la peinture. Toutefois Ishinomori ouvre son récit non pas avec la naissance d’Hokusai mais avec les derniers moments de celui-ci, puis enchaîne avec l’instant où (en 1799, au seuil de la quarantaine), contemplant la constellation de la Grande Ourse (appellé hokutosei au Japon, où “hoku” signifit “nord”), il décide de changer son nom, maitre S?ri, pour Hokusai afin de “repartir à neuf.” Il a de la difficulté à faire accepter ce nouveau nom et doit réaliser des exploits publiques (comme peindre en 1804 un portrait géant du maitre zen Daruma) pour s’imposer à nouveau sur la scène artistique. Ce n’est qu’à la page soixante-treize qu’Ishinomori utilise un flashback (en fait un cauchemar) pour raconter l’enfance de l’artiste où il travaille comme livreur de livres, puis apprenti dans un atelier de gravure (1775), chez un fabriquant de miroir (son beau-père) et finalement auprès de l’artiste Katsukawa Shunsh? (1778-92) où il prend le nom de Shunr?.

Avec l’aide d’un autre flashback, Ishinomori poursuit son récit de la vie de Hokusai. Sa femme étant partie avec les enfants et renié par l’école Katsukawa, Hokusai connait des temps difficiles. Il reprend alors le nom de l’artiste décédé Tawaraya S?ri (1795-98) et continue sa recherche artistique en étudiant de nombreux styles (kano, Sessh?, la peinture chinoise, la gravure sur cuivre, etc.). Après avoir peint une décennie sous le nom de Hokusai (1799-1810) il n’est toujours pas satisfait de son style. Ayant atteint une grande notoriété, il organise des expositions et accomplit de nouveaux exploits (peindre sur un grain de riz, faire de nouvelles peintures géantes, performer pour le shogun), mais réalise qu’il a cessé de progresser. Il a cinquante ans. Il prends donc le nom de Taito (1811-19) et entreprends de nombreux voyages, observant les paysages de la campagne nippone, les habitations, et surtout les gens, dans leurs gestes de la vie quotidienne, qu’il esquisse sans cesse dans ses fameux “Hokusai Manga.” Il peint parfois sous le pseudonyme de Gaky?jin, c’est-à-dire “vieux fou du dessin!” Ishinomori nous décrit plusieurs anecdotes et mésaventures que Hokusai aurait vécu sur sa route.

Par la suite, le récit de Ishinomori est plus décousu et anecdotique. Dans le chapitre cinq, “Mon ami Hokusai (50 ans),” il raconte la collaboration houleuse entre Hokusai et l’écrivain Bakin. Dans le chapitre six, “Honjo Warigesui (85 ans)” [le titre réfère au quartier où est né Hokusai], alors qu’il est harcelé par le serviteur d’un riche seigneur qui désir lui passer une commande, Hokusai (alors nommé Miuraya Hachiemon) raconte les origines de sa famille et son enfance. Dans le chapitre sept, “Les trente-six vues du mont Fuji (67 ans),” Ishinomori revient sur les voyages de Hokusai avec une anecdote où un mystérieux individu attente à sa vie et l’accuse du meurtre de sa femme. Dans le chapitre huit, “Manji (74 ans),” Hokusai est troublé par de nombreux cauchemars (qui lui inspirent sans doute ses “Cent histoires de fantômes”) et harcelé par son petit-fils Eikichi qui lui réclame de l’argent. Dans le dernier chapitre, “Miroir de la Chine et du Japon (80 ans),” Hokusai passe ses journées à observer la mer et à dessiner inlassablement; il a la vision d’une jeune femme à demi-nue qui sort de la mer. Ishinomori clôt sont ouvrage avec un épilogue où il revient sur les derniers moments de Hokusai en 1849.


Hokusai est un excellent manga. Le dessin est simple mais efficace et s’apparente beaucoup à celui de Tezuka (c’est normal puisqu’il l’admirait et a été son assistant). Bien sûr, les nombreux changements de nom et flashbacks peuvent créer de la confusion chez le lecteur mais on s’habitue vite aux techniques narratives de Ishinomori. Le récit est empreint de beaucoup d’humour et serait un livre accessible à tous si ce n’était des nombreuses frasques amoureuses de Hokusai qui sont autant d’opportunité pour illustrer de la nudité (ce qui est habituel pour les japonais). Un aspect que j’apprécie particulièrement est le fait que Ishinomori introduit beaucoup de reproductions des dessins de Hokusai pour illustrer et jalonner le récit. Finalement, malgré qu’il semble prendre beaucoup de liberté avec la vie de Hokusai, Ishinomori en livre l’essentiel d’une façon agréable qui impressionne probablement plus l’esprit du lecteur que ne le ferait une lecture plus académique. Tout cela en fait une lecture incontournable et je le recommande chaudement.

Hokusai, par Sh?tar? Ishinomori. Bruxelles, Kana (Coll. Sensei), juin 2010. 18,0 x 12,7 x 3,5 cm, 592 pg., 15,00 € / $26.95 Can. ISBN: 978-2-5050-0893-4. Recommandé pour “public averti” (14+ à cause de scènes de nudité).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Hokusai © Shotaro ISHInoMORI / Ishimori Production. All Rights resersed. © Kana (Dargaud-Lombard s.a.) pour la traduction française.

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Éléments de fantasy chez Apulée

On me reproche parfois de commenter des ouvrages avec retard. Dans ce cas-ci je dois bien battre tout les records puisque ce roman a été écrit et publié pour la première fois il y a près de dix-huit-cent ans! Toutefois son caractère exceptionnel m’empêche de le passer sous silence.
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Les Métamorphoses ou l’Âne d’or (Metamorphoseon / Asinus aureus) a été écrit par Apulée (125-180) au IIe siècle et raconte les tribulations de Lucius. Celui-ci est de bonne condition: il vit avec aisance et le fait qu’il voyage en Thessalie pour affaires en compagnie de son cheval et d’un esclave le démontre bien. Sa trop grande curiosité à l’égard de la magie mettra cependant fin à sa bonne fortune. Il se verra plongé dans une honteuse déchéance lorsque, document.write(“”); transformé en âne, il vivra de multiples mésaventures à la recherche de sa forme originelle. Ce n’est qu’après ces nombreuses aventures, certaines heureuses mais la plupart malheureuses, où il change souvent de propriétaire et échappe sans cesse au trépas, que Lucius redeviendra un homme, non sans avoir subit une profonde transformation.

Les métamorphoses est non seulement un excellent ouvrage qui rend bien compte de l’imaginaire romain mais il se lit avec aisance et est d’une modernité étonnante tant dans la clarté de son action, le réalisme de ses descriptions ou l’absence de fausse pudeur dans ses scènes érotiques (c’est le cas aussi pour le seul autre roman de l’antiquité à nous être parvenu: le Satyricon de Pétrone). Il est toutefois surprenant de constater que l’on retrouve dès l’antiquité, dans ce roman d’Apulée, des thématiques typiques du merveilleux. Roman satirique ou conte fabuleux, Les Métamorphoses est donc une histoire de fantasy avant la lettre.

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La thématique la plus constante dans le roman d’Apulée est celle de la magie (ou sorcellerie) que l’on retrouve plus particulièrement sous ses aspects d’altération (la sorcière se changeant elle-même, ou une autre personne, en animal), d’enchantement ou de divination. Elle concurrence sérieusement la thématique plus classique de l’intervention divine, qui n’apparait d’ailleurs que dans les fables insérées dans le récit. À part ces quelques réminiscences de la mythologie classique, la tradition populaire est nettement dominante. Il faut croire que le folklore des campagnes n’a guère changé en deux-mille ans.

D’autres thématiques typiques de la fantasy sont également présentent, comme celle du “bestiaire” surnaturel. Orcus, un dieu mineur des morts chez les romains (et un célèbre démon dans Dungeons & Dragons) est mentionné une demi-douzaine de fois. Il est question de divers types de fantômes: les lémures (des âmes sans corps), les lares (démons protecteurs), les larves (damnés errants) et les mânes (morts de condition incertaines). On y voit aussi une sorte de loups-garou: les versipelles (des hommes qui peuvent se changer en bêtes à volonté). Et des dragons apparaissent à plusieurs reprises dans le récit: les soeurs de Psyché imaginent son invisible amant comme un reptile monstrueux, la source du Styx où Psyché doit puiser une eau sombre pour Vénus est défendue par des dragons dotés de mâchoires aux dents cruelles et d’une langue à triple fourche (VI, XV, 5: inter genas saevientium dentium et trisulca vibramina draconum), un compagnon de voyage de Lucius est dévoré par le dragon monstrueux qui est le gardien d’un bois, et Lucius, lors de son initiation isiaque, porte une robe ornée de figures de dragons de l’Inde et de griffons hyperboréens.

On rencontre souvent dans le récit des personnages ou des lieux dotés d’attributs fabuleux ou magiques: des gens qui peuvent parler aux plantes, aux animaux ou même aux objets inanimés; des palais somptueux emplis de serviteurs invisibles et où les tables demeurent toujours garnies (le palais de Cupidon); et l’existence de lieux “autres” tels que l’Enfer, le Tartare, l’Olympe, et même le palais de Cupidon est situé dans un “ailleurs” où l’on est transporté par le vent Zéphir (la mythologie semble généralement laisser croire que cet “ailleurs” est géographique — l’Olympe dans le ciel et l’Enfer dans le sol — mais par moment on semble y déceler une notion primitive de plan dimensionnel).

Plus que la thématique, la structure même du récit d’Apulée l’apparente au roman de fantasy. Les Métamorphoses offre un aspect féerique du fait que la narration principale est régulièrement interrompue par le récit de divers contes, fables ou légendes, ce qui n’est pas sans rappeler les Mille et une nuits, écrit au Moyen-âge, ou même Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Le récit est savamment entrecoupé de ces contes fabuleux: on y retrouve trois histoires racontant les exploits d’un groupe de brigands, trois histoires d’amour (Cupidon et Psyché, Plotina, Charité) et enfin le récit de trois adultères qui se terminent en crimes monstrueux. Le conte de Psyché est particulièrement connu: Vénus, jalouse de Psyché, charge son fils Cupidon (Eros) de l’éliminer mais celui-ci l’amène plutôt dans son palais en lui cachant sa véritable identité (ce conte s’apparente à un autre récit ancien: un jeune prince, changé en dragon par un maléfice, ne pouvait rejoindre sa bien-aimée qu’à la nuit tombante et à condition de lui demeurer invisible et qu’elle en conserve le secret).

De plus, le récit adopte aussi la forme d’une quête: c’est l’histoire typique du héros qui, confronté à une tâche ou à des épreuves, doit surmonter une série d’obstacles, ce qu’il ne réussit qu’après avoir mis à jour les faiblesses qui le rendaient vulnérable. Toutefois, Lucius n’est pas seulement à la recherche du bouquet de roses qui annulera le charme qui l’a transformé: il vit un véritable voyage initiatique et purificateur qui lui gagnera les faveurs de la déesse Isis. Celle-ci non seulement le délivrera de l’enchantement et le prendra sous sa protection divine mais, après lui avoir révélé les mystères de son culte, lui offrira une vie nouvelle au sein de son clergé. Cette transformation et son initiation au culte d’Isis lui offrent le salut éternel. Lucius voit donc son quotidien exploser, il vit des expériences totalement différentes de ce qu’il a connu jusqu’alors, qui le changent profondément et puis le font renaître (On note que les cultes initiatiques ou dit “à mystères” greco-romains avaient plusieurs aspects communs avec le Christianisme). Ce genre de quête initiatique est un élément propre à la fantasy.

Allégorie morale et religieuse sur la souffrance et le salut (quoique pleine d’humour), Les Métamorphoses me rappelle un peu, entre autres romans de fantasy, Le château de Lord Valentin de Robert Silverberg, où un prince déchu et amnésique retrouve son pouvoir (et bien plus) après une sorte de quête initiatique.

Ce roman, donc, non seulement nous instruit agréablement des moeurs et des croyances de la Rome antique, mais encore constitue un étonnant récit de fantasy. C’est une lecture pour les gens curieux. À lire (ou à relire).

Les Métamorphoses ou l’Âne d’or par Apulée. Traduit par Olivier Sers, Paris, Les Belles Lettres (Coll. Classiques en poche, #82), juin 2007. 10,8 x 17,8 cm, 576 pg., 19,30 € / $32.95 CDN. ISBN 978-2-251-79993-3. Edition bilingue (Français et latin).

Ceci n’est pas l’édition que j’ai consulté. Si je ne m’abuse j’ai lu celle de la Collection des Universités de France (dite “Collection Budé”), toujours aux Belles Lettres, en trois volumes (1940-45, multiples rééditions, traduit par P. Vallette, avec texte latin en regard). Mais l’édition ci-haut est plus intéressante et plus récente. Pour une édition plus abordable, je recommande soit celle de Folio Classique, soit l’édition anglaise de Penguin Classics. (Apparemment il en existe aussi une adaptation graphique, aux allures érotiques, par Milo Manara aux Humanoides Associés. C’est à voir!)

Vous pouvez également lire Les Métamorphoses en ligne soit sur le site de Remacle ou celui de la BCS (Bibliotheca Classica Selecta).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Ce billet est une version légèrement corrigée et augmentée d’un article paru dans Samizdat #11-12 (Avril 1988): 11-13.

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Le bain

“Oscar habite depuis peu au Japon avec ses parents. Aujourd’hui, document.write(“”); pour la première fois, sa maman et lui vont au bain japonais avec leur ami Motoyuki. Oscar n’est pas très rassuré: d’abord, il faut dire au revoir à maman qui part toute seule du côté des dames, et ensuite, dans les vestiaires, il faut se mettre tout nu devant tout le monde. Mais ce qu’il découvre ensuite est plutôt amusant: avant d’entrer dans l’eau, on se lave sur un banc jusqu’entre les orteils et on se rince en se versant une bassine sur la tête. Si le premier bain est beaucoup trop chaud, et le deuxième beaucoup trop froid, le bain rouge, qui sent si bon, est tout à fait du goût d’Oscar, et le jaccuzi aussi, avec ses bulles qui chatouillent. Mais tout ça donne terriblement envie de faire pipi. Oscar part bravement à la recherche des toilettes. Heureusement, le magnifique samouraï qui orne son peignoir lui donne du courage… Un album vivant et drôle, riche en détails — complété par un lexique illustré –, dans lequel le lecteur peut à la fois frémir et s’étonner avec Oscar, et découvrir ce qu’est un « yukata », des « geta » et, même, qui est Hokusaï…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Ce merveilleux album pour enfant offre de belles illustrations à l’aquarelle et est un excellent moyen d’initier de jeunes lecteurs à un aspect central de la culture japonaise: les bains publics. En treize illustrations de deux pages chacune, cet album nous raconte la première visite d’un jeune occidental aux bains publics japonais, présentant ainsi les différentes étapes, facettes ou coutumes de cette institution nippone: apparence extérieure, casier à chaussures, caisse & choix de yukata, séparation des sexes, nudité, salle de détente, on se lave avant d’entrer dans les bains, choix de bain froid, chaud ou parfumé, disposition des lieux, jaccuzi en bois, sauna & massage, salon de thé, etc. Le texte est court et simple, mais est complété par un lexique illustré. C’est agréable et facile à lire. J’adore!

Les bains (tant intérieurs [ sent? ] et extérieurs [ onsen ]) sont un élément tellement important de la culture japonaise qu’ils apparaissent souvent dans la littérature et le cinéma, ou même dans les anime et manga, que ce soit comme simple décor ou un aspect central du récit. C’est le cas dans le singulier Art du bain japonais ou dans Love Hina, NieA_7, Thermae Romae, ou Le Voyage de Chihiro (pour n’en nommer que quelques uns). Cet album réussi à bien les expliquer aux enfants.

Le bain, par Pascale Bougeault (texte et illustrations). Paris, l’école des loisirs, 2006. 29,8 x 26,6 x 0,8 cm, 32 pg., 12,70 € / $19.25 Can. ISBN: 978-2-2110-8571-7. Recommandé pour les enfants (5-7 ans).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Le Bain © 2006, l’école des loisirs, Paris.

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Mimes des courtisanes

En septembre dernier, document.write(“”); j’avais envie de lire du Lucien de Samosate (un peu nostalgique du temps de mes études en histoire romaine) et ne voulait surtout pas abimer ma merveilleuse édition de l’oeuvre complète de Lucien datant de 1664 (Amsterdam, chez Jean de Ravestein, traduction de N. Perrot) — sans compter que la lecture en vieux français finit par être pénible à la longue. Je me suis donc commandé quelques ouvrages en bibliothèques publiques. Je n’ai fini par ne lire que celui-ci. Toutefois, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la bibliothèque d’Outremont (Robert-Bourassa) possédait dans sa réserve (et prêtait!) cette édition ancienne de 1927 encore en excellente condition!
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Lucien de Samosate (120-180) est un rhéteur et satiriste du 2e siècle. Originaire de la province romaine de Syrie (plus précisément, vous l’aurez deviné, de la ville de Samosate), il écrivait en grec. Il est connu, entre autre, pour avoir inventé la forme du dialogue humoristique et avoir contribué à développer l’esprit critique.

Dans Mimes des courtisanes, principalement connu sous le titre Dialogues de courtisanes, Lucien décrit, en une quinzaine de petits dialogues, les moeurs des courtisanes (c’est-à-dire des prostituées) et expose leurs défauts et artifices, d’une façon qui s’inspire de Ménandre et des anciens Comiques.

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Philippe Renault nous dit: “Les Dialogues de courtisanes énumèrent avec cocasserie divers types humains : la prostituée cupide, la jeune courtisane encore niaise, le « Don Juan », le jeune homme impatient mal surveillé par son précepteur, l’amant crotté, bref, tout une galerie de portraits peinte de manière très pittoresque”.

Les Dialogues de courtisanes comprend les dialogues de Glycère et Thaïs; Myrtium, Pamphile et Doris; Philinna et sa mère; Mélitta et Bacchis; Clonarium et Lééna; Crobyle et Corinne; Musarium et sa mère; Ampélis et Chrysis; Dorcas, Pannychis, Prilostrate, Polémon; Chélidonium et Drosé; Tryphéna et Charmide; Ioessa, Pythias et Lysias; Léonthicus, Chénidas et Hymnis; Dorion et Myrtale; Cochlis et Parthénis. Le premier de ces dialogues est le plus court:

GLYCÈRE. Ce soldat, Thaïs, cet Acharnien, qui entretenait autrefois Abrotonum, et qui fut ensuite mon amant, cet homme toujours habillé de pourpre et vêtu d’une chlamyde, le connais-tu ou bien l’as-tu oublié ?

THAÏS. Non, ma petite. Glycère. Je le connais bien. Il faisait ripaille avec nous, l’année dernière, le jour de la fête des Granges. Mais quoi ? Tu voulais, ce me semble, en dire quelque chose.

GLYCÈRE. Gorgone, cette coquine, que je croyais mon amie, l’a enjôlé et me l’a soufflé.

THAÏS. Ainsi, il n’est plus avec toi. Il a pris Gorgone pour maîtresse.

GLYCÈRE. Hélas ! oui, Thaïs, et cela me fait beaucoup de peine.

THAÏS. C’est un vilain trait, Glycère, mais tu devais t’y attendre. Nous avons l’habitude de nous jouer de pareils tours, nous les courtisanes. Il ne faut donc pas t’en affliger ni en vouloir à Gorgone. Abrotonum ne t’en a pas voulu, quand il l’a quittée jadis, et vous étiez amies.

Mais ce qui m’étonne c’est ce qu’il trouve de beau à Gorgone, ce soldat-là, à moins d’être aveugle et de ne pas voir qu’elle n’a presque plus de cheveux, et que ce qu’il en reste est fort éloigné du front. Ses lèvres sont pâles, livides comme celles d’un mort, son cou maigre, ses veines grosses, son nez long. Une seule chose, c’est qu’elle est grande et bien faite, et elle a un sourire tout à fait engageant.

GLYCÈRE. Tu crois donc, Thaïs, que l’Acharnien l’aime pour sa beauté ? Tu ne sais pas qu’elle est fille de la magicienne Chrysarium ? C’est une femme versée dans les charmes thessaliens. Elle fait descendre la lune sur la terre. Elle aura tout affolé cet homme, en lui faisant boire quelque philtre, et maintenant elle le gruge.

THAÏS. Eh bien, toi, Glycérette, tu en grugeras quelque autre. Dis bonjour à celui-là.

(Cette traduction par Eugène Talbot provient d’une édition de l’oeuvre complète de Lucien datant de 1912 et publiée chez Hachette)

Mimes des courtisanes est une édition rare et recherchée. Toutefois la traduction de Pierre Louys est controversée car il ne traduit pas très fidèlement et tend plutôt à adapter le texte assez librement. Ce n’est pas la plus connue des oeuvres de Lucien et elle est assez brève. C’est toutefois une lecture aisé et plutôt agréable.

J’aimerais bien lire plus de ses oeuvres, mais malheureusement ce n’est pas un auteur facile à trouver (ni en librairies, ni en bibliothèques). Toutefois, la majeur partie du corpus de Lucien est disponible en format ebook gratuit (sur iTunes store en anglais: vol. 1, vol. 2 et vol. 3) ou pas très cher, mais comme ceux-ci sont le résultat de scan rapide où la mise en page n’a pas été corrigée, la lecture en est un peu ennuyante et laborieuse. Le texte du Dialogues des courtisanes est cependant disponible en ligne, en français, sur le site de Philippe Remacle et al., “L’antiquité grecque et latine du moyen âge.” En fait, l’oeuvre entière de Lucien y est disponible en français. Ce genre de site est très utile pour les étudiants en études anciennes mais lire en ligne n’est pas toujours pratique (on peut certes le lire sur une tablette mais il faut avoir le wi-fi à porté de la main).

Parmi les textes les plus connu de Lucien on retrouve les Dialogues des dieux, les Dialogues des morts, Histoire véritable (une histoire de science-fiction traitant de voyage dans la lune et qui inspira sans doute les États et empires de la Lune de Cyrano de Bergerac) et, sans doute mon favori, Lucius ou l’âne (ce texte fut probablement le modèle d’Apulée pour l’Âne d’or ou Les métamorphoses [un roman de l’antiquité tout aussi significatif que le Satiricon de Pétrone], ou tout au moins a eut une source commune au texte d’Apulée, un contemporain numide; toutefois certains semblent croire que le texte attribué à Lucien serait plutôt un pastiche byzantin).

Mimes des courtisanes par Lucien [de Samosate]; [traduction de] Pierre Louys; avec quelques inédits. Paris, Montaigne, 1927. 180 p.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Clodji au Salon du livre 2012

Vendredi j’ai visité le Salon du livre de Montréal en long et en large (mais ce fut tout de même une visite éclaire, document.write(“”); en un peu plus d’une heure) et tout ce que j’en ai gardé est une sensation de profond écoeurement.
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Premièrement, il faut être pas mal masochiste pour visiter le salon après avoir passé une dure et très longue journée à travailler en bibliothèques (une de ces journées d’enfer qui vous font reconsidérer votre plan de carrière; ce n’est pas tout d’accomplir avec le sourire la pléthore des tâches variés qu’on vous attribut, mais le faire dans la cacophonie de petits morveux dissipés et irrespectueux qui hurlent et courent partout, c’est très exigeant).

Finalement, la présence de tous ces livres m’a laissé abasourdi, écrasé par une surcharge visuelle et intellectuelle. Il me semble que ce n’était pas comme cela quand je visitais le salon étant jeune. J’en conserve un souvenir d’émerveillement et d’admiration devant tout cet accomplissement littéraire. Des fois je me demande si il n’y a pas trop de livres publiés de nos jours. On en est venu à publier n’importe quoi et n’importe qui de sorte que tous les grands auteurs et ouvrages importants sont noyés dans la masse de ces titres insignifiants et médiocres. C’est cela sans doute la démocratisation de la littérature…

Et c’est probablement encore pire avec l’édition électronique, dont on faisait grand cas encore une fois cette année au salon. Est-ce vraiment une bonne chose que monsieur et madame tout le monde (et n’oublions surtout pas toutou) puissent raconter leur petite histoire et partager anecdotes et recettes savoureuses? Heureusement que les éditeurs ne publient qu’une fraction infime des manuscrits qu’ils recoivent!

Enfin, peut-être que l’édition a toujours été comme cela et, alors que les années passent, l’ivraie s’envole et qu’il ne reste plus dans notre souvenir que les perles et les classiques. C’est vrai, après tout il y a la loi de Sturgeon qui affirme que quatre-vingt dix pour cent de tout est de la merde! Peut-être, mais pour l’instant je ne vois qu’un gâteau visuellement trop riche, qui me reste sur l’estomac. La forêt de livres cache la littérature et je me sens dépassé, anesthésié, gourd et désensibilisé. Et au milieu de tout cela, la télévision, en directe, qui se se bat pour prendre à vos enfants le peu d’attention qu’ils peuvent donner. Les mots, il en reste si peu, auront-ils encore toujours un sens pour ces enfants turbulants, en constant état d’excitation comme de quelconques atomes, agités par les ondes de leurs écrans cathodiques?

J’ai tout de même apercu quelques livres beaux (sur la géographie ou l’art) ou amusants (comme ces compilations de Naruto grand format, immitant les magazines manga japonais hebdomadaires). Mais trop c’est trop. Et je reviens bredouille, mon épuisette vide, sans même la moindre suggestion d’achat pour Noël. Quelle tristesse.

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Autotune & other songs

I am sure you remember this amazing song someone made using Autotune and some clips from Carl Sagan’s tv series “Cosmos” and this other video it led me to.
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Well, document.write(“”); I discovered more autotune marvels.
A funny Jeanne Moos’ report on CNN brought to my attention a tribute autotune video clip that PBS made for the 100th anniversary of Julia Child. Quite funny. When I as looking for it, another article made me discover more autotune tributes by PBS, one for Mr. Rogers amongst others! Here they are:

On another note (not related to Autotune), someone made a parody / tribute video about NASA and the Curiosity Mars landing that has been quite popular lately:

Shōwa Day

Today, document.write(“”); April 29, is Sh?wa Day (???? / Sh?wa no hi) in Japan. This holiday celebrates the birthday of the Sh?wa Emperor (Hirohito, father of the current emperor, Akihito, who “ruled” over Japan from 1926 to 1989). Because of the emperor’s role in the war and the fear it would be seen as glorifying the emperor himself, the holiday was controversial and ceased to be celebrated for a while (1989–2006). It was finally reinstated with the idea that it would rather “encourages public reflection” on the turbulent reign of the emperor.
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Sh?wa Day also marks the beginning of the
Golden Week (?????????), which is one of the three week-long holidays of the Japanese calendar. Besides Sh?wa Day or the Emperor’s Birthday (????? / Tenn? tanj?bi), it also includes the Constitution Memorial Day (????? / Kenp? kinenbi on May 3rd), the Greenery Day (????? / Midori no hi on May 4) and the Children’s Day (????? / Kodomo no hi on May 5).

Artistes en bibliothèques

Ces dernières années j’ai travaillé dans de nombreuses bibliothèques et j’ai constaté que mes collègues aide-bibliothécaires venaient de toutes sortes de milieu. Bien sûr plusieurs d’entre eux/elles sont des étudiants du CEGEP ou de l’université qui travaillent à temps partiel afin de payer leurs études mais une grande majorité d’entre eux/elles ont en fait une formation et une culture qui va bien au-delà de ce qu’on pourrait s’attendre (ou même des exigences de l’emploi: un simple DES). Tout comme moi, document.write(“”); ils/elles considèrent souvent ce travail comme une sorte de pré-retraite, une façon de gagner sa vie sans se la compliquer tout en continuant les activités qui leurs sont chères. J’ai rencontré des régisseur de plateau de télévision, des monteurs vidéo, des écrivains, des graphistes, des pressiers, des chercheurs, en fait des gens de toutes sortes (dont plusieurs avaient des diplômes d”études supérieures). J’ai aussi rencontré quelques artistes. Deux d’entre eux exposent actuellement leurs oeuvres et je vous invite à les visiter.
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Je vous ai déjà parlé de Karine Perron. Elle peint sur papier en utilisant diverses techniques : applications d’encres, déchirures et égratignures.

Comme tout les printemps elle expose ses oeuvres au troquet le Cep et le Houblon (situé au 2280, rue Bélanger à Montréal; Pour plus d’informations contactez le 514-727-3333).

L’exposition, cette fois intitulée “À tout vent,” se déroule du 2 au 30 mars 2012. Hâtez-vous de la visiter!

De plus, j’ai récemment découvert Louis Fortier, un sculpteur polyvalent (il utilise tant le plâtre, le ciment, la résine que la cire) dont le sujet de prédilection est la tête (souvent moulée à partir de son propre chef). Son oeuvre est intriguante (c’est une sorte de Dali du visage) et le curriculum de l’artiste est très impressionnant.

Il expose actuellement à la Galerie Donald Browne (située dans l’édifice Belgo au 372 Ste-Catherine Ouest, suite 528, à Montréal; pour plus d’information contactez le 514 380-3221, consultez leur pages web ou Facebook). L’exposition, intitulée “Métamorphoses,” se déroule du 25 février au 14 avril 2012 (la galerie est ouverte du Mercredi au Samedi, de 12h00 à 17h00, ou sur rendez-vous). Certainement à voir.


Crédit photo: Ivan Binet

Bibliography

Warning!

This blog was hit by a couple of catastrophes in 2017 that broke many image links and introduced malicious lines of code that have now been neutralized but are still  disfiguring many older entries of the blog.

Please bear with us while we are undergoing the  long process of repairing the blog! The most important part of this blog is still there — the words to read and the ideas to share — but the aesthetic of the presentation has unfortunately suffered.

Thank you for your understanding and support!

— clodjee  

After reading my bio/bibliography in the DALIAF, it reminded me that I published more than just fiction (or a few sci-fi short stories). So I decided to gather my own bibliography, a list as exhaustive as I could of all the major texts I’ve written. Here it is, right after the jump:
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Clodjee au SMAQ

A chaque année, document.write(“”); un peu avant Noël, se tient à la Place Bonaventure de Montréal le Salon des Métiers d’Art du Québec (pages web et FaceBook). Je n’y vais pas tout les ans, mais si j’ai le temps c’est une agréable occasion de se donner des idées de cadeaux de Noël ou simplement de voir ce que produisent nos artisans locaux. Ça ne vaut pas la peine de s’en priver puisque l’entrée est gratuite! La SMAQ expose le travail de plus de quatre-cent artistes et artisans professionnels, divisés en huit familles de métiers d’art (céramique, bois, textile, cuir et peaux, papier, verre, métaux et autres matériaux). On y retrouve quelques trucs inusités mais surtout des bijoux, vêtements et objects décoratifs. Cette année, on note la présence de quinze créateurs des Pays de la Loire et de l’exposition Fibres du monde.
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Je n’y avais pas mis les pieds depuis plus de cinq ans mais comme cette semaine mon épouse et moi avions une journée de congé en même temps, on a décidé de se payer la traite visuellement avec une petite visite au SMAQ. Et, comme j’ai parfois l’habitude de le faire, je partage avec vous mes découvertes en mettant des liens vers les sites des artisans qui ont suscité notre intérêt. On les revisitera peut-être plus tard pour faire quelques achats (qui sait?):

  • Pottery Hazama: cette céramiste montréalaise d’origine japonaise nous offre des céramiques utilitaires (catégorie “Arts de la table et linge de maison”) d’une grande beautés. (Kiosque #Loft1)
  • Nelly Bichet: cette chapelière du Mans en France présente un ensemble de création et fabrication de pièces uniques et de petites séries de chapeaux et accessoires de têtes. Dommage que ce soit des importations (coûteuses) parce que ce sont de superbes chapeaux! (Kiosque #125)
  • Mosaïque Fleurie: cet artisan de Longueuil nous offre des compositions florales sur objects utilitaires et décoratifs en bois (chandeliers, Boîtes à mouchoirs, Cadres et mirroirs, Plaques de commutateurs, Plaques murales à crochets, etc.). Ça me donne toutes sortes d’idées… (Kiosque #345)
  • Jardins de Lumière: cet artisan de l’Estrie offre des vases en verre thermoformé (et accessoires) pour ceux qui font des créations florales et arrangements “Ikebana”. (Kiosque #404)
  • Renée Bovet: Cette artiste montréalaise peint sur soie des scènes urbaines dans un style coloré et un peu naïf. En plus des originaux sur soie, elle offre des reproductions lithographiques encadrées ou laminées (plus abordable). C’est très beau. (Kiosque #509)
  • Rachel F.: une entreprise montréalaise de création d’accessoires de cuir et de fourrure recyclés. Des beaux capots de poils! (Kiosque #519)
  • Les Moqueurs: situé à Sainte-Sophie dans les Laurentides, on y offre toute sorte d’objets humoristiques et utilitaires, dont des mémos fait de photos (pouvant être personnalisés avec vos propres photos) aimantés pour frigo. Plutôt amusant. (Kiosque #615)
  • La Maison Lavande: situé près de St-Eustache, c’est un cultivateur et producteur de produits dérivés de la lavande (dont, bien sûr, des parfums). Ce sera intéréssant de les visiter en juillet (et, situé à trente-cinq minutes au nord de Montréal, c’est certainement plus proche que les Cantons de l’Est). (Kiosque #616)
  • Les Étains Chaudron: cet atelier de Val-David offre une grande variété de “poterie” d’étain sans plomb formée à la main (ciselé ou martellé) mais j’ai été plutôt impressionné par de petites lampes à l’huile (particulièrement les martelées avec une petite poignée pour les transporter; si vous voulez me faire un cadeau, vous savez quoi!). (Kiosque #1025)
  • L’Angélaine: cette chèvrerie et boutique situé à Bécancour offre des créations de tricots et tissages en Mohair (bas, tuques, foulards, mitaines, châles, chandails, jetés et couvertures, etc.). C’est chaud et quel rêve bucolique! (Les alpages!) (Kiosque #1117)
  • Cidrerie du Minot: situé à Hemmingford, une autre cidrerie connue pour son crémant de pomme. (Kiosque #1608)
  • Herboristerie La Maria: cette herboriste de St-Michel-de-Bellechasse offre une belle variété de tisanes biologiques cueillies et concoctées à la main. (Kiosque #1710)
  • Le Temps des Cerises: cette ceriserais situé à Charette (en Mauricie, un coin que je connais!) offre une gamme complète de produits à base de griotte (cerises acidulées, aka prunus cerasus): jus de griottes, griottes sèchées et griottes en conserve. Il parait que c’est un “superfruit” excellent pour la santé. À visiter sans doute! (Kiosque #1718)
  • Nutra-Fruit: cette compagnie de Québec offre toute sorte de produits de la canneberge: séchées, enrobées de chocolat noir, jus, thé, gelée, vinaigrette et moutarde. J’ignorais qu’on produisait de la canneberge dans les Bois-Francs. (Kiosque #1722)
  • Les vergers Écologiques Philion: situé près de Hemmingford, ce spécialiste en pomiculture nous offre l’habituel cidre de glace (Friga) mais aussi Gaia, un rare vin de poire de glace. (Kiosque #1734)
  • CaO: cette chocolaterie de Montréal vous fait déguster toute sorte de créations chocolatées mais offre surtout des ateliers où vous pourrez réaliser vous-même vos propres recettes. (Kiosque #1740)
  • Miel Morand: situé à St-Thomas, cet apicultueur offre de fins produits gourmets à base de miel. (Kiosque #1742)
  • La Fromagerie Chaput: Au kiosque Lait à la bouche on retrouvait, entre autres, les produits délicieux de cette fromagerie de Châteauguay. (Kiosque #2000)
  • Raffaele Rotondo: Cette artiste de Laval fait de la sculpture sur marbre qui offre un effet similaire à la sculpture sur pierre de savon Inuit (dont elle s’inspire beaucoup). Malheureusement, le site site internet est encore en construction mais ça faudra sûrement la peine d’y jeter un oeil quand ce sera prêt. (Kiosque #3030)

Clodjee au Salon: les découvertes

Toutes les années, document.write(“”); profitant de la Journée des Professionnels, j’aime bien faire mon tour au Salon du Livre de Montréal. Histoire de conserver un bon aperçu de l’industrie du livre au Québec. C’était très pertinent quand je travaillais dans l’édition et ce l’est toujours maintenant que je travaille en bibliothèques.
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Je me souviens que, dans ma jeunesse, j’avais l’habitude de passer une journée entière au salon, déambulant inlassablement dans les allés, en
cardo puis en decumanus, de cette cité livresque, à la recherche des derniers trésors. Malheureusement je n’ai plus la même endurance, ni la patience, et après trois heures j’en ai vite fait le tour. Il me semble que je ne vois plus rien. Il y a tellement de livres et de kiosques que nous sommes vite saturés.

Ne pouvant donc plus systématiquement tout inspecter, je laisse donc les découvertes se faire là où le destin porte mon regard (c’est une sorte de lèche-vitrine karmique). Et, bien sûr, je vais à l’essentiel: visitant les principaux gros distributeurs de manga et de Bédés pour voir les nouveautés, ainsi que mon éditeur de paralittérature favori (le seul, l’unique): les éditions Alire. De plus, depuis que je travaille en bibliothèques, je tend à m’attarder irrésistiblement, un peu, sur la littérature jeunesse. Heureusement le vendredi est une journée relativement tranquille (comparé au samedi), quoiqu’on a déjà de la difficulté à déambuler librement et que la ligne d’attente pour la séance de signature de Kathy Reichs était énorme (mais on m’a assuré que c’était bien pire le samedi).


Voici donc les découvertes qui ont attiré mon attention cette année au Salon du Livre de Montréal:

J’ai d’abord remarqué une plus grande présence du livre numérique: quelques éditeurs annonçaient leur catalogue numérique ou donnaient même des ateliers sur l’utilisation d’une tablette de lecture et Archambault avait encore un gros kiosque (en collaboration avec l’ANEL) pour promouvoir sa boutique virtuelle (anciennement jelis.ca). On y distribuait le dépliant “Le livre numérique simplifié en 7 questions” et incitait les propriétaires de tablettes de lecture à télécharger leur application Mes Livres / My Books (disponible sur iOS mais aussi Android).

J’ai aussi jeté un bref coup-d’oeil au magazine québécois Entre les Lignes (similaire à l’européen Lire) mais il n’existe pas pour l’instant de version électronique et un peu moins de $30 pour un abonnement annuel (4 numéros) c’est un peu cher pour mon budget de petit employé municipal! Heureusement, c’est disponible en bibliothèques.

Du côté nouveautés, j’ai découvert que Dargaud avait réédité Monster, l’intriguant manga de Naoki Urasawa, dans la collection Big Kana en une version intégrale deluxe (partiellement disponible en bibliothèques). J’ai aussi été tenté d’acheter le tout dernier Rabagliati, Paul au Parc (mais j’ai plutôt décidé d’attendre pour le lire en bibliothèques, où, chose surprenante, il est d’ailleurs déjà disponible!). Il y avait, bien sûr, les plus récents titres d’Alire: Malphas 1. Le Cas des casiers carnassiers de Patrick Sénécal, Odyssées chimériques de Claude Lalumière (un des rares recueils de nouvelles publiés chez Alire), et Montréel de Éric Gauthier (pour plus de titres voir leur catalogue 2011 ou visiter votre bibliothèque). Malheureusement, le DALIAF n’était pas présent au Salon, étant encore sous presses (mais il sera lancé à la fin du mois et sera donc bientôt disponible; voir l’entrée Épanouissement du DALIAF).

J’en ai également profité pour ramasser la brochure Guide des livres d’ici pour les jeunes 2011-2012 préparée par Communication-Jeunesse (la sélection annuelle des titres jeunesses est également disponible en ligne). Je me disais que ça pourrait toujours être utile…

Recommended TV series

There are two TV series that I’ve recently discovered and that I strongly recommend for various reasons:

Moyashimon Live-Action Drama

The story is based on the Moyashimon manga (first adapted into an anime in 2007: see ANNWikipedia and we had a nice article about it in PA #96) in which we follow the young Tadayasu as he enters an Agricultural University. Of course, he finds himself in all sorts of situations because of the special ability that allows him to see and communicate with micro-organisms like fungi and bacteria. I heard about the live-action drama adaptation several months ago, but I was surpised to discover yesterday that it was already available in North America through the Korean drama streaming site DramaFever.com (so far five episodes can be streamed for free) and FUNimation’s YouTube channel (also five episodes available so far; click here to see episode 1). It is both funny and very educational as it is relatively faithful to the original story (the choice of the cast is amazingly close to the original character designs).

Ken Follet’s The Pillars of the Earth


A friend recently recommended me Ken Follet’s book The Pillars of the Earth. I downloaded it to my iPad from Apple’s iBookstore ($6.99) and started reading it. It is a complex and dark historical saga set around a medieval stonemason named Tom Builder who dreams of building a cathedral (for more details see the Wikipedia entries on the novel & TV series, the IMDb entry as well as Ken Follet’s website). Then, by chance, I discovered that it had just been adapted into a Germano-Canadian 8-hour TV series showing on both Starz and The Movie Network. I’ve seen three of the eight episodes so far (a fourth is airing tonight) and I think it is a compelling historical epic well worth watching. Of course, as for all adaptations, it is not entirely faithful to the novel, but, despite the relatively somber subject, it’s a good piece of entertainment with great actors. I’ve seen a really bad review in The Washington Post, but USA Today give quite a positive impression, as well as talking about the show production and even about an “amplified edition” apps available for Apple’s iPad, iPhone and iPod Touch! If you like historical drama, it is certainly worth checking out.

Guide du Montréal Multiple

“Tous les Montréalais ont une chose en commun : ils portent l’immigration dans leur ADN. Un Montréalais sur cinq est né à mille lieues de la rue Sainte-Catherine. Couche par couche, document.write(“”); la ville s’est construite sur l’apport de cultures différentes. Mais que connaissent vraiment les Montréalais de la multiplicité culturelle qui les entoure et dont ils font irrémédiablement partie? Ce livre propose de donner à ceux qui le consulteront toutes les clés nécessaires pour mieux explorer la ville et pour établir des contacts plus vrais, plus profonds avec des Montréalais de toutes origines.”
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“Le Guide du Montréal multiple s’adresse à la fois aux Montréalais de longue date, qui pensent (parfois à tort) connaître la ville dans ses moindres recoins, et aux nouveaux arrivants. Il s’adresse à l’hindou qui veut s’offrir une séance de vaudou. À la pâtissière polonaise qui aimerait connaître l’art de la boxe thaï. Et au fan de poutine qui a un petit faible pour la danse du ventre. En fait, il est destiné à tous ceux qui veulent tirer le meilleur de ce que le Montréal du 514 et du 450 a à offrir et qu’aucune autre ville ne met à leur disposition.” [Texte de couverture arrière]

Montréal est une métropole multi-ethnique. Malheureusement, cela a trop souvent une connotation négative dans un Québec parfois xénophobe. Et même si Sartre a dit que “l’enfer c’est les autres”, c’est pourtant chez l’autre qu’on trouve cette fraîcheur, cette nouveauté, cette grande diversité qui nous éveille, nous stimule et donne à la vie ce piment qui la rend si excitante. Et c’est dans le miroir du regard de l’autre que l’on découvre qui l’on est vraiment.

Ce livre est un guide de la merveilleuse diversité montréalaise. Ce n’est pas le genre de livre que l’on lit d’un trait, du début à la fin, mais plutôt un bouquin que l’on garde sur sa table de chevet, que l’on feuillette de temps en temps et que l’on consulte au besoin. C’est un trésor d’information, ou plutôt une carte au trésor qui nous fait découvrir la richesse des différentes communautés culturelles qui se cachent dans les racoins des multiples arrondissements de Montréal.

En suivant l’ordre des différentes vagues d’immigration qui ont déferlé sur Montréal, ce guide nous permet d’explorer de nouvelles cultures: les Autochtones, les Européens de l’ouest (québécois, anglais, écossais, irlandais, français, allemand, italien, grec, portugais, espagnol), les Juifs, les Européens de l’est (russe, ukrainien, polonais, hongrois, roumain), les Arabes et autres peuples du Moyen-Orient (libanais, syrien, égyptien, arménien, afghan, iranien, turc, kurde, palestinen, irakien), les Asiatiques (chinois, vietnamien, philippin, japonais, coréen, cambodgien, tibétin, laotien, thaïlandais, indonésien, malaisien, mongol), les gens du sous-continent indien (indien, pakistanais, bangladais, sri-lankais), puis les Antillais (jamaïcais, trinidadien, haïtien), les Latino-Américains (mexicain, guatemaltèque, salvadorien, colombien, brésilien, argentin, chilien, péruvien, cubain, dominicain, vénézuelien), les Africains (francophone: sénégalais, burkinabé, malien; anglophone de l’ouest: ghanéen, nigérian; anglophone de l’est: kényan, zimbabwéen, éthiopien; congolais; rwandais et burundais; du côté de l’océan indien: malgache, mauricien, réunionnais) et, finalement, les Maghrébins. Ouf! Ça en fait du monde! Avec quelques pages sur chacunes de ces cultures, c’est pas surprenant que ce guide ait plus de quatre cent pages!

Les notices pour chacunes de ces groupes débutent par un texte de présentation (histoire et statistiques: taille de la population, religion, langue(s), vocabulaire de base, etc.), suivi d’un calendrier d’événements importants, d’un carnet d’addresses (sélection de restos, bars, cafés, épiceries, et magasins) et d’un répertoire médiatique (journaux, sites internet). Certaines notices comportent également des encadrés (indiquant par exemple les lieux de culte), une rubrique “En savoir plus” (associations, écoles, activités, etc.), et le portrait d’une personnalité proéminente de la communauté.

Je n’ai fait que parcourir ce livre, m’attardant particulièrement à la section sur le Japon. Je suis sûr que ce n’est pas complet ou exhaustif (toutefois ce que j’ai lu sur la communauté japonaise me semblait exacte et assez complet, quoique pas toujours récent) mais c’est un ouvrage unique en son genre et qui offre une véritable mine d’information et une infinité de places à explorer. C’est bien écrit, l’information est claire et la présentation est agréable. Vous découvrirez des choses étonnantes sur Montréal et les connaissances que vous en tirerez vous apporterons une compréhension accrue des autres cultures montréalaise et de leur différences. J’adore! C’est définitivement une livre à avoir et/ou à consulter.

Pour en savoir plus vous pouvez visiter le site de l’éditeur (qui offre un extrait du livre), le blogue des auteurs (avec des mise à jour et nouvelles suggestions) ou encore des critiques dans La Presse ou le journal Métro.

Je terminerai avec un bref commentaire. Étrangement, si j’ai rarement eu de la difficulté à obtenir des services de presse (copie d’un livre pour en faire la critique) de la part d’éditeurs américains ou britannique (et je fais ce plaisant “travail” depuis plus de vingt ans), il semble que les éditeurs québécois aient un mépris particulier pour les petits commentateurs et blogueurs locaux, puisqu’on a jamais même daigner répondre à mes demandes… Heureusement, nous avons à Montréal un excellent “réseau” de bibliothèques publiques.

Guide du Montréal multiple, par Jean-Christophe Laurence & Laura-Julie Perreault. Montréal, Éditions du Boréal, 2010. 20 x 15 cm, 432 pgs,. $29.95 Can. ISBN: 978-2-7646-2023-6.
Guide du Montréal multiple © Les Éditions du Boréal 2010.

À tons sens

Karine Perron, document.write(“”); une collègue aide-bibliothécaire de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, expose présentement ses oeuvres au troquet “Le cep & le houblon” [lien Facebook], situé au 2280 rue Bélanger.

Cette exposition, qui consiste en dix-sept pièces mélangeant le fusain, l’encre et l’acrylique sur papier, nous offre un intéressant voyage dans l’univers imaginaire de l’artiste.

“À tons sens…

Il est des sens comme des vents. Ma production se veut la recherche d’un questionnement visuel. Je travaille beaucoup au niveau des textures, des tons et de la fragilité des impressions, de ce qui m’apparaît. Un temps de réflexion est nécessaire afin de choisir le sens de l’œuvre. Je retouche enfin le tout afin de maintenir le regard en suspend.

L’exposition de 2010 est un survol des 5 dernières années de production à Montréal.

WAKE UP, FREAK OUT – THEN GET A GRIP

On ANN community forum I found this interesting video:
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Duration: 11:34 Recorded: 10 September 2008 Location: Edinburgh, document.write(“”); Scotland, United Kingdom

A short animated film about the feedback loops likely to lead to catastrophic climate change, by Leo Murray.

The script, with extensive peer-reviewed references and additional information and links, is available at http://wakeupfreakout.org/

Someone also suggested this link: http://www.wecansolveit.org/