Julia & Roem: la BD

“Après le « coup de sang » environnemental dont Animal’z relatait l’impact tragique et dévastateur, document.write(“”); la planète s’apaise et se recompose, les survivants réapprennent à s’organiser. Dans cette géographie chamboulée, des déserts ont surgi. Et c’est au cœur de l’un d’entre eux, bien improbablement situé à l’emplacement de la mer Baltique, que l’on suit la trace d’un ex aumônier militaire énigmatique, installé au volant d’une Ferrari électrique lancée à plein régime. Trois personnages vont croiser sa route : deux jeunes hommes qu’il sauve in extremis de la mort par déshydratation, et un rapace blessé par balle, dont il répare l’aile cassée…” (Présentation sur le site de l’éditeur)
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Publié en mai 2011 (mais disponible seulement depuis juin au Québec), Julia & Roem raconte l’histoire de Howard George Lawrence, un aumônier multiconfessionnel, qui traverse un désert (Gobi? mer Baltique? Nulle part et partout à la fois) au volant de sa Ferrari électrique. Le monde a été bouleversé par une apocalypse climatique et chacun essaies de survivre comme il peut dans ce monde où tout les repères connus ont disparuent. Sur sa route vascillante il croise Merkt et Roem et les sauve d’une mortelle déshydratation grâce à un de ses mystérieux gadgets militaires. Plus loin sur la route, ils entendent un coup de feu, puis trouvent un rapace blessé (un milan sacré qu’ils nommeront Jojo), que Lawrence soigne. Puis ils appercoivent la pointe d’un grand hotel, réémergeant d’une nappe de pétrole, perdu dans le désert d’une géographie fluide. C’est là qu’ils rencontreront les derniers acteurs de ce drame que le destin semble voué à leur faire rejouer. Réfugiés dans l’hotel, ils y trouvent Julia, son père, sa nouvelle femme Helda, le beau-fils Tybb, et le mercenaire Kyle Fabian Parrish.

Ma première impression a été que Julia & Roem offrait un style et une histoire plutôt similaire aux dernières oeuvres de Bilal. Mais je me suis vite rendu compte que cette nouvelle BD se déroulait dans le même univers qu’Animal’z. D’où la similitude. Mais Julia & Roem est une oeuvre indépendante qui ne nécessite pas la lecture du précédant opus. Cette fois-ci, Bilal nous présente une variation sur Roméo et Juliette (bien sûr: Roem est Roméo, Julia = Juliette, H.G. Lawrence = le frère Laurent, Merkt = Mercutio, Tybb = Tybalt et Kyle F. Parrish = Pâris) où il explore les thématiques des relations humaines et, surtout, de l’amour. Mais Roem et Julia sauront-ils échapper au destin que leur avait initialement attribué Shakespeare?

Voyons ce qu’en dit Bilal (sur Dailymotion):

(Voir aussi une video où Bilal parle de la création de Julia & Roem et une interview sur France Info Culture)

Julia & Roem présente une histoire plus sobre et plus accessible, ainsi qu’un style beaucoup plus sombre et flou que ses ouvrages précédents. Pourtant il utilise une technique (crayon de bois) et une palette de couleurs (noir, blanc, bleu et rouge) beaucoup plus simples. C’est très beau mais cela me donne l’impression de dessins inachevés. Dans l’ensemble, cette bande-dessinée nous offre une petite lecture rapide mais qui laisse un petit arrière goût d’insatisfaction. On aimerait toujours en voir plus… (surtout après avoir payé $32.95! Quoique vous pouvez aussi l’emprunter à votre bibliothèque de quartier) Mais c’est quand même du Bilal, alors c’est une lecture incontournable.

Julia & Roem, par Enki Bilal. Casterman, 2011. Couleur, 31.1 x 24.2 cm, 80 pgs. 18.00 € / $32.95 Can. Recommandé pour adolescents (12+). ISBN: 9782203033085.
Julia & Roem © Casterman 2011 • Enki Bilal.

(Voir aussi le commentaire sur l’application iPad de Julia & Roem)

Time Jam streamed by Crunchyroll

I’ve been working for a while now on an article about the animated version of Valerian and Laureline (it’s taking a long time because I am quite busy and it’s a 40-episode series; also I am writing it in french, document.write(“”); but will probably include a synopsis of the article in english whenever I post it online) so I was quite pleased when I read on Anime News Network that Crunchyroll was streaming it.
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Based on the famous graphic novel written by Jean-Claude Mezieres and Pierre Christin, Time Jam: Valerian and Laureline is an animation co-produced by the French publisher Dargaud and the Japanese studio Satelight. All premium anime and all-access Crunchyroll members will have access to the entire 40 episodes immediately, while only the first five episodes will be available to free users now with the subsequent five episodes rolling out henceforth. Unfortunately, due to licensing limitations, the series is available only to the U.S. audience. If you are located in the right region, episodes can be accessed from
Crunchyroll.com, tv.com, the free iPad and iPhone application, the Boxee application and affiliate partners.

More information can be found in the full press release and on www.crunchyroll.com/valerian. You can also find a previous blog entry with the series’ trailer.

Colocs en stock

“Les albums de Tintin furent très tôt traduits (à partir de 1952) dans la plupart des langues du monde. Ainsi, document.write(“”); par l’entremise de ces traductions, Tintin est devenu un personnage réellement universel, connu de la Chine à l’Islande, de la Slovénie à la Thaïlande. Outil d’apprentissage ou d’immersion, l’album de Tintin peut, au fil des langues, devenir également une source de plaisir esthétique et visuel. Le lotus bleu en chinois ou Tintin au Tibet en tibétain raviront les amateurs et rendent justice à la portée universelle du génie d’Hergé.” [texte de présentation sur le site de l’éditeur — pour le texte de couverture arrière, voir l’image ci-bas]
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Colocs en stock c’est la version québécoise de Coke en stock. Un peu avant sa parution, j’en ai lu la nouvelle avec incrédulité mais n’y ai pas porté trop d’attention (ayant d’autre chat à reviouer). Il y a quelques semaines, quand un collègue de la bibliothèque où je travaille me l’a mis entre les mains, je me suis dit que je devrais bien le lire, ne serait-ce que par curiosité… Alors: Traduire Tintin en plusieurs langues ça fait du sens pour accroitre la diffusion de ce qui est un icône de la BD. Le traduire en dialecte m’apparait toutefois comme une entreprise futile puisque les gens du Québec peuvent très bien lire et comprendre la version française traditionnelle. A la rigueur j’aurais vu une version localisée qui s’en tient à adapter les choses qui sont typiquement européennes et que les québécois peuvent difficilement comprendre (dans le genre changer “loterie du San Theodoros” par “6/49”, faute d’un meilleur exemple), mais tout traduire en joual? Non, vraiment pas nécessaire. C’est une curiosité, un exercice amusant; sans plus.

La meilleur c’est d’entendre (ou de lire) le serviteur de l’émir s’exclamer “je l’sais-tu, moé ?” C’est pas si pire de mettre ce genre d’expressions dans la bouche du capitaine Haddock (une chance qu’y continue à dire “mille milliards de mille sabords!”) mais de voir un journaliste cultivé comme Tintin dire des choses comme “Toé, si j’te pogne!” il me semble que ça “fite” pas pantoutte avec le personnage… Une grande déception: pas un seul sacre de tout l’album. I’me semble qu’Haddock aurait bien pu lâcher un tabarnak quec’part (oups! c’est contagieux, ce language). C’est tout de même drôle à lire (ou re-lire).

Pour vous donner une idée, voici la première page de Colocs en stock et celle de Coke en stock:

Puis les pages 2 et 3 de Colocs en stock:

Finalement, la page 4 de Colocs en stock et celle de Coke en stock:

Je ne suis d’ailleurs pas le seul à avoir un avis mitigé sur cet album comme en font foi ces critiques du Devoir (2008/11/20), de La Presse (2009/10/21) et Radio-Canada (2009/10/16). On trouve également sur Canoë un mini-interview avec Yves Laberge.

Colocs en stock par Hergé (adaptation par Yves Laberge). Casterman, 2009. Couleur, 22.6 x 30.4 cm, 64 pgs. 9.95 € / $19.95 Can. Recommandé pour tous? (7+). ISBN: 978-2-203-02655-1.
Colocs en stock © Casterman, 2009.

Mon année

Je viens juste de me rendre compte que le dernier Taniguchi est disponible en librairies depuis janvier (novembre en Europe). Il n’est jamais trop tard pour se reprendre puisqu’il est maintenant également disponible dans le réseau des bibliothèques de Montréal

MonAnnée_cov1Mon année est une série composée de 4 albums, qui raconte la vie quotidienne d’une famille confrontée à la trisomie de sa fille de 8 ans, Capucine. Dans le tome 1, les parents apprennent que la petite doit quitter l’école “normale” pour intégrer un établissement spécialisé. Le papa, qui refuse de voir le handicap de sa fille, accuse difficilement le coup. Le fait qu’il soit attiré par Mélanie, la psychomotricienne de Capucine, n’arrange pas les choses. D’autant que la fillette, ultrasensible, va s’en rendre compte…”

[Texte de l’éditeur — voir aussi la couverture arrière]

Après avoir collaboré avec un auteur Européen (Moebius pour Icare en 1997) et avoir expérimenté avec le format d’album Européen (La montagne magique), Jirô TANIGUCHI pousse encore plus loin sa recherche stylistique, cette fois en collaborant avec Jean-David Morvan, pour produire un album directement pour le marché franco-belge. Le premier volume de la série s’intitule “Printemps”. Il est disponible en version couleur et en crayonné. Ce sujet n’est pas sans rappeller With the Light, le manga de Keiko Tobe (décédée en janvier dernier) qui traitait d’un enfant autistique.

Jean-David MORVAN nous offre une belle petite histoire fort simple, comme ce que Taniguchi lui-même aurait pu écrire: un sujet touchant et très humain, orienté sur la vie quotidienne. L’histoire est bien documentée. Le récit est intéressant et bien écrit. J’aime bien la façon dont Morvan nous montre le point de vue tant de la petite trisomique que celui des parents qui s’inquiètent pour le développement de leur petite fille. Malheureusement, malgré tout cela, l’histoire n’a pas la force et la profondeur des récits propres à Taniguchi.

Pour illustrer l’histoire, Taniguchi utilise des techniques plus appropriées à la BD. Si on retrouve toujours son style précis et détaillé, il remplace ici la trame par la couleur (on dirait de l’aquarelle), ce qui donne un aspect très différent à son travail. N’ayant pas son éditeur constamment sur le dos (comme cela se fait au Japon), il peut créé avec une plus grande liberté, mais semble un peu mal à l’aise de devoir dépeindre les paysages francais, qui ne lui sont pas familiers. Le travail semble bien réussi, quoique différent du Taniguchi que l’on a l’habitude de voir. C’est sans doute à nous de s’habituer.

Si Mon année est un pas de plus vers la synergie du manga et de la BD, on sent clairement que cet album est de la BD et non du manga (la plupart des librairies et bibliothèques le classe d’ailleurs comme une BD), ne serait-ce que du fait qu’on le sort au rythme d’un album de 64 pages par année (au Japon on aurait publié ça en un ou deux tomes—de 128 ou 256 pages—et non pas quatre!). Cela fait une série plutôt dispendieuse.

Dans l’ensemble, Mon année mérite d’être lu, ne serait-ce que par curiosité, mais cela n’a rien d’excitant. [Note: malheureusement les tomes 3 à 4 ne sont jamais paru]

Mon année: 1. Printemps, par Jirô TANIGUCHI (dessin) & Jean-David MORVAN (scénario). Dargaud, 2009. Couleur, 31 x 23.6 cm, 64 pgs. 18.00 € / $34.95 Can. Recommandé pour adolescents (12+). ISBN: 978-2505007517. stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

 

Mon année 1. Printemps © 2009 Taniguchi • Morvan • Dargaud Benelux (Dargaud-Lombard s.a.).

Ce billet a d’abord été publié le 2010/03/24 12:17 AM (news) puis mis à jour le 2010/04/06 avec un commentaire (review) et le 2018/06/30 avec quelques liens et notes supplémentaires.

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Tōkyōland

Pourquoi êtes-vous venu au Japon? Cette question qu’on me posait pour la 132e fois, document.write(“”); j’étais encore bien incapable d’y répondre. Pour y rejoindre Kayoko? Au début peut-être… Mais plus le temps passait, plus j’en doutais. Au-delà de ce qui m’avait poussé à partir pour Tokyo, il y avait ce qui m’y retenait, l’inconnu, des promesses d’aventures et… travailler chez des mangakas!” [Texte de couverture arrière]
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“Jean-Yves Brückman est un jeune dessinateur français qui se cherche. Il réalise un jour un vieux rêve : partir au Japon pour y vivre. Il se heurtera assez vite à l’apprentissage d’une vie d’immigré. Après plusieurs échecs professionnels, et bien qu’ignorant tout du manga, il deviendra assistant mangaka.” [Texte d’intro sur le site de l’éditeur]

T?ky?land m’a été recommandé par plusieurs amis et collèques: “T’es un fan de manga et du Japon alors tu vas certainement aimer cette superbe bédé” me disaient-ils. En effet, j’ai fini par l’emprunter à la bibliothèque publique et j’ai beaucoup apprécié. C’est un récit anecdotique où le “héros” raconte son expérience de voyage au Japon, dans un genre qui rappelle un peu le croisement entre la série Paul du dessinateur Québécois Michel Rabagliati et le film Lost in Translation de la réalisatrice Sofia Coppola. La première chose que l’on remarque en lisant T?ky?land, c’est son style un peu naïf, caractéristique de ce que l’on retrouve souvent ces temps-ci chez les “jeunes” auteurs qui font dans les récits de chronique sociale ou tranche-de-vie (Michel Rabagliati, Marjane Satrapi, Guy Delisle, etc). Malgré des arrière-plans relativement détaillés, le style est très simple et dégagé, mais offre des personnages aux traits sommaire, quasi-caricatural. C’est un style à mi-chemin entre le manga japonais et la bédé européenne: un dessin à l’encre, texturé de trames mais qui se distinque par l’ajout de vert pastel qui donne un peu plus de profondeur à la case.

Si le style de T?ky?land n’est pas pour plaire à tous, son histoire ne devrait pas laisser personne indifférent. Les mésaventures de Jean-Yves au pays du soleil levant trace un intéressant panorama de la culture japonaise et nous apprend beaucoup sur la société nippone et les différences culturelles qui la sépare de l’Occident. On découvre aussi de nombreux détails tant sur les “working-holiday” visas que sur le travail d’assistant mangaka. Tout cela n’est pas par hasard puisque Benjamin Reiss a vécu six ans au Japon—où il a entre autre travaillé comme assistant pour le mangaka Oiwa Kenji, l’artiste de Bienvenue dans la NHK. Il admet volontier dans des interviews que son récit est largement autobiographique. Mais une fois la lecture de T?ky?land terminée on reste un peu sur notre faim, se demandant si Jean-Yves retournera au Japon et espérant lire d’autres de ses mésaventures. Heureusement, Benjamin Reiss nous rassure en affirmant qu’une suite est déjà en train.

T?ky?land: Les aventures d’un Français au Japon, par Benjamin Reiss. Ed. 12 Bis, 2009. B&W (plus une couleur), 19 x 26 cm, 96 pgs. 15.00 € / $29.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-3-35648-068-2.
T?ky?land © 12 BIS, 2009.

Yoko Tsuno: Aventures Allemandes

YokoTsuno-Integrales2-AventuresAllemandes-cov“Tranquillement,  le Rhin et la Moselle déambulent entre plateaux et coteaux. Mais, pas loin de leurs rives, des hommes jouent avec le feu et provoquent la mort. Un orgue dont le souffle diabolique rend fou. Un vampire qui vient, la nuit, vider d’une partie de son sang la jolie Ingrid. Une machine capable de transformer la foudre en arme de destruction… Décidément, l’Allemagne, derrière les charmes de ses paysages, recèle bien des mystères et des dangers! Comprend: “L’orgue du Diable”, “La Frontière de la Vie”, “Le Feu de Wotan.” Ce second volume est complété d’un copieux dossier de documents inédits.”

Yoko Tsuno c’est de l’histoire ancienne, non? Ces aventures ont d’abord été publiées dans le magazine Spirou, puis compilées, respectivement en 1972-73, 1976-77 et 1984! Mais si la technologie qu’utilise Yoko et ses amis est plutôt démodée (sauf les éléments de science-fiction, bien sûr), le récit des aventures de la jolie nippone demeure toujours actuel et captivant. Ce qui rend intéressante cette compilation thématique, c’est d’abord le dossier de 24 pages qui explique et illustre la génèse des albums. Ce qui la rend irrésistible, c’est son incroyable prix de $24.95! Pour trois albums! Cette série me rappelle bien des souvenirs d’enfance… C’est une lecture agréable, assemblée en un superbe volume.

Intégrale Yoko Tsuno T.02: Aventures Allemandes, par Roger Leloup. Ed. Dupuis, 2006. Couleur, 20 x 22 cm, 176 pgs. $24.95 Can. Tous Publics. ISBN-10: 2800138416; ISBN-13: 978-2800138411. Site officiel. stars-4-0

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblio • GoodreadsGoogle • Wikipedia ]

Yoko Tsuno © Dupuis, 2006.

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