Revue de ‘zines [002.023.120]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #241 (Janvier-Mars 2023)

Al241Ce numéro nous offre un dossier sur Cyberpunk Edgerunners (du jeu video à l’anime, entretiens avec Bartosz Sztybor [scénariste et producteur] et Sebastien Kalemba [dir. créatif], le cyberpunk dans le manga [Akira, Appleseed, A.D. Police, Cyber Blue, Ghost in the shell, Gunnm, Silent Möbius, etc.], et Top 10 des adaptations de jeu videos). On retrouve également deux dossiers sur le Wit Studio (entretien avec George Wada, exposition consacrée au 10e anniversaire) et le Cartoon Forum (feedback, entretien avec Bonnie Lener [Millimages] ainsi qu’avec les fondateurs du Studio Superprod:  Jérémie Fajner et Clément Calvet).

Dans “On a Vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Chainsaw Man, Call of the night, Bastard!! Heavy Metal DF, Gambling School Twin, Tokyo Mew Mew New, Made in Abyss, Detective Conan Zéro, Buzz l’Éclair, Wendell & Wild, I’m quitting heroing, Ernest et Célestine, Eden, Berserk The Golden Age Arc, La Revanche des Humanoïdes, Shin Ultraman.

Dans “On a Lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme The Last Man (Tasuya Egawa chez Black Box), Witch Watch (Kenta Shinohara chez Soleil), Le Monstre d’Einstein (Ryu Miyanaga chez Sakka), Yasha (Akimi Yoshida chez Panini), Trillion Game (Riichiro Inagaki & Ryoichi Ikegami chez Glénat), Coffee Moon (Mochito Bota chez Doki Doki), La Grande Traversée (Haruko Kumota chez Le Lézard Noir), Mon mari dort dans le congélateur (Misaki Yazuki & Hyaku Takara chez Akata), Les Amants sacrifiés (Masasumi Kakizaki chez Ki-oon), Valse à 3 soeurs (Melome Machita chez Sakka), Vlad Draculea (Akiya Ohkubo chez Soleil), La Désastreuse Histoire des Jumeaux Stevenson (Yuu Morikawa chez Delcourt/Tonkam), Meurtre dans le décagone (Yukito Ayatsuji & Hiro Kiyohara chez Pika), Derrière le ciel gris (Sugaru Maki & loundraw chez Delcourt/Tonkam), Le Prince Alchimiste (S. Kosugi chez Doki Doki), et Ton visage au clair de lune (Mika Yamamori chez Pika).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Takao Matsumoto, Jean Barbaud, Makoto Ojiro), Hommage (Kazuki Takahashi, Christophe Izard), PupliRédactionnel (La Chaîne Mangas), Figure de Pro (Sébastien Onomo), Séance Studio (TMS), Trouvaille (Pantheon), Expo + Musique (Expo Ai Yazawa, portrait en musique), et Focus (L’odyssée Kamen Rider, Docteur Pixar et Mister Disney).

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

dBD #167 (Octobre 2022)

dBD-167Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Métal Hurlant #4 qui compile des BD vintages tirées de numéros originalement parus en 1976 ~ 1979 et qui abordent le thème de “L’homme est bien petit” (chez Les Humanoïdes Associés) et une adaptation BD des Animaux Dénaturés de Vercors par Hélène Bruller (petite-fille de l’auteur) et Joseph Falzon (chez Albin Michel).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Jean-Michel Dupont et Mezzo au sujet de leur biographie de Jimi Hendrix, Kiss the Sky t.1, chez Glénat.  Les entrevues se poursuivent avec Diane Kurys (sur l’adaptation BD de son film Diabolo menthe, avec Cathy Karsenty, chez Dargaud), Philippe Xavier (sur Le Serpent et le Coyote, avec Matz, chez Le Lombard), Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (sur le retour de Aya de Yopougon t.7 chez Gallimard), Nicolas Dumontheuil (sur L’Impudence des chiens, avec Aurélien Ducoudray, chez Delcourt), Nadja (sur Les Dieux de l’Olympe t.1: Aphrodite, chez Dupuis), Laurent Queyssi et Iriol Roig (sur Mundus chez Éditions 404) ainsi qu’avec Xavier Fourquemin et Régis Hautière (sur Révolutionnaires ! t.1: Les princes misère, chez Le Lombard).

Dans le Cahier Critique je note surtout Samurai non grata, un nouveau polar inédit de Jirô Taniguchi (sur un scénario de Toshihiko Yahagi) chez Pika (Bien; “rassemble quatre enquêtes indépendantes, publiées au tournant des années 1980 (…). Les intrigues (…) manquent de consistance pour faire de ce titre un incontournable (…). Réserver donc aux inconditionnels du maître japonais.”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Trillion Game (par Ryoichi Ikegami et Riichirô Inagaki chez Glénat), Witch Watch (par Kenta Shinohara chez Soleil), La Vengeance du souffre-douleur (par Chikara Kimizuka et Yen Hioka chez Soleil), La Désastreuse Histoire des jumeaux Stevenson (par Yuu Morikawa chez Delcourt/Tonkam), et Your Evil Past (par Takashi Sano chez Pika) — je passe sous silence les titres manfra ou manhwa.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

dBD #168 (Novembre 2022)

dBD-168Dans le cahier actualités on mentionne la parution de L’Incroyable histoire de l’Église (par Olivier Bobineau et Pascal Magnat chez Les Arènes BD), Gestes et Bandes Dessinées (un collectif sur l’interprétation du geste en BD chez Presse Universitaires de Rennes sous la direction de Frédéric Chauvaud et Denis Mellier) et La Bande Dessinée en France à la Belle Époque 1880-1914 (par Thierry Groensteen chez Les Impressions Nouvelles).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Tardi sur la dernière aventure d’Adèle Blanc-Sec: T. 10, Le Bébé des Buttes-Chaumont chez Casterman. Les entrevues se poursuivent avec Ersin Karabulut (sur Journal Inquiet d’Isanbul chez Dargaud), Blutch (sur La Mer à Boire chez 2024), Salva Rubio (sur Le Premier Dumas t.1: Le Dragon noir, avec Ruben del Rincon, chez Glénat), Terry Moore (sur Serial chez Delcourt), Gaët’s et Julien Monier (sur RIP, t.5: Fanette, mal dans la peau des autres, chez Petit À Petit), Marcelino Truong (sur 40 hommes et 12 fusils, chez Denoël Graphic), et Mathieu Sapin (sur Pas de baiser pour maman, chez Rue de Sèves).

Dans le Cahier Critique je note Saint Seiya, Time Odyssey par Jérôme Alquié & Arnaud Dollen chez Kana (“scénario et planches (…) validés par Masami Kurumada, l’auteur du manga original (…) n’est ni une suite ni un préquel [mais] (…) une histoire parallèle”), Coffee Moon t.1 par Mochito Bota chez Doki-Doki (Bien; “pas d’une originalité déconcertante (…) dispose d’un potentiel indéniable”), et Fleurs de Pierre t.1 par Hisashi Sakaguchi chez Revival (Bien; “possède d’indéniables qualités graphiques (…) personnages forts et poignants”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Bofuri: Je suis pas venu ici pour souffrir alors j’ai tout mis en défense t.1 (par Jirô Oimoto d’après le light novel de Yuumikan, chez Mana Books), Nos mots comme des bulles t.1 (par Dai Satou et Imo Oono chez Delcourt/Moonlight), Call of the Night t.1 (par Kotoyama chez Kurokawa), Sanctuary Perfect Edition (par Ryoichi Ikegami et Sho Fumimura chez Glénat), Animal Crossing New Horizons t.1 (par Kokonasu Rumba chez Soleil), et NieR: Automata, Operation Pearl Harbor t.1 (par Megumu Soramichi et Yoko Taro chez Kurokawa) — j’ignore les auteurs thaïlandais ou coréens.

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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Revue de ‘zines [002.023.008]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Capsules

Animeland #239 (Juil.-Sept. 2022)

AL-239Ce numéro nous offre deux dossiers sur L’Attaque des Titans (Retour sur le manga, Evangelion et L’Attaque des Titans, L’être et le géant, L’Escalade métaphorique des armes, La question politique, Et demain?) et Angoulême (Un cluster d’émotions, Exposition Fujimoto, Exposition Mizuki, Inu-Oh, Entretien avec Masaaki Yuasa, Portrait de Taiyô Matsumoto).

Ce numéro nous offre aussi une série d’Entretiens avec Benjamin Maizak (de Koyohan), Guillaume Le Gros (d’Adult Swim) et Luke (CEO de Piccoma). On retrouve également des Reportages sur Crayon Shin-chan et Cartoon Movie 2022.

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Ao Ashi, Dance Dance Danseur, Police in a Pod, Archipel, L’Enfant du mois de Kamiari, Ma famille afghane, The Witcher: Le cauchemar du loup, Love of Kill, Ma Favorite War, Bubble, Adam by Eve: A life in animation, Thermae Romae Novae, et De l’autre côté du ciel.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Look Back (par Tatsuki Fujimoto chez Kazé), Wandance (par Coffee chez Noeve Grafx), Bambi Remodeled (par Atsushi Kaneko chez IMHO), On l’a fait (par Mineyuki Kaneshiro & Hikaru Araki chez Noeve Grafx), Miroirs (par Kaiu Shirai & Poussa Demizu chez Kazé), Old Knight Bard Loen (par Shien Bis & Morio Kikuishi chez Noeve Grafx), Nous irons manger du crabe (par Gino0808 chez Noeve Grafx), Millenium Darling (par Midori Iwasawa chez naBan), Chat de Yakuza (par Riddle Kamimura chez Doki Doki), et 300 jours avec toi (par Masaki Kirimoto & Kôhei Nagashii chez Doki Doki)

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Partenariat (Noeve x Animeland), Fermez les Yeux (Comment choisir la musique des anime?), Jeux Vidéo (Elden Ring), Séance Studio (Tôei Animation), Figure de Pro (Noureddine Widad), Trouvaille (Junk Head), Hommage (Fujiko A. Fujio, Jean-Claude Balard), On a lu (Hommage à Illumination) et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-0

Capsules

Animeland #240 (Oct.-Déc. 2022)

AL-240Ce numéro nous offre des dossiers sur les trente ans de Sailor Moon (le manga, l’anime, l’expo Sailor Moon Museum, un portrait de la créatrice Naoko Takeuchi et un bilan), sur Annecy 2022 (“On a vu”: Interdit aux chiens et aux Italiens [entrevue avec Alain Ughetto], Le Petit Nicolas, Nayola, Goodbye DonGlees!, My Love Affair With Marriage, Saules Aveugles Femme Endormie, Le Pharaon le sauvage et la Princesse [portrait de Michel Ocelot], Unicorn Wars [entretien avec Alberto Vasquez], Garden of Remembrance [entretien avec Naoko Yamada], panels Sony Pictures et Netflix) et sur Japan Expo 2022 (Conférences animateurs et AnimeLand, Crunchyroll, Animation Digital Network [ADN], Entretiens avec le studio Mappa, Kotteri!, Mika Kobayashi, Yusuke Kozaki et Yuka Nagate).

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires comme One Piece: Red, Magical Doremi, L’Enfant et le Maudit, Spy x Family, Tomodachi Game, Love Death & Robot S3, Trese entre deux mondes, The Sandman, Vampire in the Garden, Les Monstres des mers, Mobile Suit Gundam: Hathaway, Dragon Ball Super: Super Hero, et Summer Ghost [entretien avec loundraw]

Dans “On a lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme Zingnize (Warainaku, chez Shiba), Dandadan (Yukinobu Tatsu, chez Crunchyroll), La Déesse de 3000 ans (Fumitaka Katô, chez Michel Lafon), Contes merveilleux du Printemps (Monday Recover, chez Mahô), Histoires courtes de Koyoharu Gotouge (chez Panini), Moi Tsushima (Opû no Kyôdai, chez Le Lézard Noir), Boire pour fuir ma solitude (Kabi Nagata, chez Pika) et Les Promeneuses de l’apocalypse (Sakae Saito, chez Doki Doki).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Focus (remasterisation de Ranma 1/2), Il Était une Pub (Call to Action, webtoon), Expo + Entretien (Masakazu Katsura), Jeux Vidéo (Xenoblade Chronicles 3, The Quarry), Trouvaille (Mad Dog), Séance Studio (Gainax), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #166 (Septembre 2022)

dBD-166Dans le cahier actualités on mentionne une adaptation BD de Le Meilleur des Mondes (par Fred Fordham & Aldous Huxley chez Philéas), Oenologix: Tout savoir sur le vin en bande dessinée (par François Bachelot & Vincent Burgeon chez Dunod Graphic), que les Éditions Akata (dirigées par Bruno Pham et Sylvie Chang) ont choisi le groupe Albin Michel et les éditions Leducs comme partenaires, et que l’anthologie anime Memories par Katsuhiro Otomo, Koji Morimoto & Tensai Okamura sort enfin en salles en France. 

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Alex W. Inker et Thibault Vermot au sujet de Colorado Train (d’après le roman éponyme de Thibault Vermot, chez Sarbacane). Les entrevues se poursuivent avec Quentin Zuttion (sur Toutes les princesses meurent après minuit, chez Le Lombard), Pierre-Henry Gomont (sur Slava t.1, chez Dargaud), Alison Bechdel (sur Le secret de la force surhumaine, chez Denoël Graphic), Jim Bishop (sur Lettres perdues et Mon ami Pierrot chez Glénat), Sylvain Tronchet (sur Très chers élus, 40 ans de financement politique, avec Élodie Guéguen & Erwann Terrier, chez Delcourt/La Revue Dessinée) et Tim Probert (sur Lightfall t.2: L’Ombre et l’oiseau, chez Gallimard).

Dans le Cahier Critique je note Trillion Game t.1 par Riichiro Inagaki & Ryoichi Ikegami chez Glénat (Bien; “(…) sans être médiocre (…) un peu poussif (…) personnages (…) déjantés, procédé ultra osé. (…) un peu fades et prévisibles.”) et Corto Maltese t.16: Nocturnes Berlinois par Juan Diaz Canales & Ruben Pellejero chez Casterman (Super; “le scénario élevé, la riche palette de couleurs et les nombreuses planches aux dessins réussis (…) rendent tout de même un bel hommage [à Hugo Pratt] tout en affirmant la personnalité des auteurs. (…) jolie reprise”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: From the Red fog (par Mosae Nohara chez Panini), Du-Ran-Ki (par Studio Gaga & Kentaro Miura chez Glénat), Dead flag t.1 (par Holico & Jun Nishikawa chez Soleil), SinoAlice t.1 (par Takuto Aoki, Himiko & Jino chez Kurokawa), Dynamic Heroes (par Gô Nagai & Kazuhiro Ochi chez Isan) et Arena t.1 (par Le Chef Otaku & Clarity chez Véga/Dupuis).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.stars-3-5

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Revue de ‘zines [002.022.346]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #238 (avril-juin 2022)

Ce numéro nous offre un dossier sur Arcane qui traite de la stratégie de Riot Games, offre une analyse de la série télé, une visite du studio d’animation 3D Fortiche Production, un entretien avec Pascal Charrue (co-réalisateur de l’animation avec Arnaud Delord). On élargie ensuite le sujet avec un article sur les jeux adaptés en anime (Pokémon, Sonic X, Dragon Quest, Fatal Fury, Final Fantasy, Street Fighter, Darkstalkers, Castlevania, Lapins Crétins) et sur l’animation française pour adultes (Le Roi et l’Oiseau, La Planète Sauvage, Les maîtres du temps, Gandahar, Parfum de l’invisible, Corto Maltese, Persépolis, Le Chat du Rabbin, Le Sommet des Dieux, etc.) et on termine en s’intéressant à l’avenir des adaptations de jeux vidéos.

Ce numéro nous offre également une série d’Entretiens avec Masahi Ando (réalisateur du Roi Cerf), Pierre Périfel (réalisateur chez Dreamworks), Isabelle Volpé (actrice de doublage), Shiro Kuroi (mangaka), Romain Regnier (fondateur de la plate-forme de manga numérique mangas.io), Nakaba Suzuki (auteur de Seven Deadly Sins), Fédoua Lamodière (traductrice de manga) et Yann Labasque (directeur des programmes jeunesse de TF1).  

On retrouve également des Reportages (Focus) sur l’Heroic Fantasy dans l’animation Japonaise (Weathering Continent, Berserk, Guin Saga, Vision of Escafowne, Chroniques de la guerre de Lodoss, Les 12 Royaumes, etc.), Japan Expo Sud 2022 et sur Mark Millar (scénariste de comics).

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Jojo’s Bizarre Adventure: Stone Ocean, My Dress-Up Darling, Demon Slayer S2, L’Attaque des Titans Saison Finale partie 2, Pil, Le Requiem du Roi des Roses, Super Crooks, Faraway Paladin, Notre jeunesse en orbite, My Hero Academia World Heroes’ Mission, Le Cuphead Show!, Les Bad Guys, et Alerte Rouge.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Love Fragrance (par Kintetsu Yamada chez Kana), Criminelles fiançailles (par Asuka Konishi chez Pika), Pour le pire (Taro Nogizaka chez Glénat), Lone Wolf & Cub (par Kazuo Koike & Goseki Kojima chez Panini), La danse du Soleil et de la Lune (par Daruma Matsura chez Ki-oon), Manchuria Opium Squad (par Tsukasa Monma & Shikako chez Vega-Dupuis), Irene (par Ideki Arai chez Black Box), Dai Dark (par Q Hayashida chez Soleil), Flow (par Yuki Urushibara chez Kana), Saturn Return (par Akane Torikai chez Akata), Kowloon Generic Romance (par Jun Mayuzuki chez Kana), The Devil of the gods (par Tsukasa Saimura & Kozo Takahashi chez Glénat), Goodnight I Love You (par John Tarachine chez Akata), Les Affamés (par Kunitaro Tomoyasu chez Akata), Qin Opéra (par Li Zhiwu & Men Xiaoyan chez Patayo), Android Type One (par Yashima chez Omaké), Sakamoto Days (par Yuto Suzuki chez Glénat), et Banana Sioule (par Michaël Sanlaville chez Glénat).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Portrait de (Masahi Ando), Fermez les Yeux (de la K-Pop dans les anime), Séance Studio (Shin-Ei Animation), Figure de Pro (Mounia Aram), Trouvaille (Pui Pui Molcar), Hommage (Franck Olivier, Marie-Noëlle Neveu, Keiko Nobumoto), Il Était une Pub (Yatta, Acura!), On a lu (Mamoru Oshii: rencontre(s)), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime.

 

dBD #165 (juillet-août 2022)

Dans le cahier actualités on mentionne le second volume de l’intégrale Le Génie des Alpages par F’murr chez Dargaud et la parution des deux premiers volumes de Dandadan par Yukinobu Tatsu chez Crunchyroll (anciennement Kazé, qui a été racheté par la plate-forme américaine).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Gilbert Shelton (sur Freak Brothers et le volume deux de l’intégrale Zap Comix chez Stara).  Les entrevues se poursuivent avec Hyung-rae Kim (sur la firme coréenne Kakao Piccoma et l’arrivé en France de sa plate-forme webtoon), Fabcaro (sur son exposition à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, avec des commentaires de Gilles Rochier, Jean-Philippe Garçon, et Fabrice Erre), Christian Rossi (sur Chevauchées chez Éditions I), Benoît Sokal & François Schuiten (sur Aquarica, chez Rue de Sèvres), Mirion Malle (sur C’est comme ça que je disparais et Adieu triste amour, chez La Ville Brûle), Giulio Macaione (sur Sirocco, chez Ankama), Miguel Vila (sur Padovaland, chez Presque Lune), Sansuke Yamada (sur Sengo T.7/7, chez Casterman), Hervé Richez (sur les vingt ans de la collection Grand Angle des éditions Bamboo), Alex Nikolavitch (sur L’Ange du prolétariat, une vie de Youri Gagarine, avec Félix Ruiz, chez 21g) ainsi que Anaïs Halard & Bastien Quignon (sur Sacha et Tomcrouz T.4: Cambriolage sur le Nil, chez Soleil, coll. Métamorphose). Ce numéro double (130 pages) dense et varié nous offre également un article sur l’oeuvre de Neal Adams disparu en avril dernier.

Dans le Cahier Critique je note La Fille à la moto par Oji Suzuki chez Atrabile (Bien; “Les histoires d’Oji Suzuki ne décrivent pas un Japon idylliques (…) mais plutôt celui des bas-fonds (…). Cela permet de réfléchir sur cette autre facette du Pays du Soleil Levant”), et Les Promeneuses de l’Apocalypse t.1 par Sakae Saito, chez Doki-Doki (Bien; “récit post-apocalyptique relativement convenu”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Ce printemps rémanent (par Shiki Kawabata chez Akata), Bambi Remodeled (par Atsushi Kaneko chez IMHO), Planetès Perfect Collection (par Makoto Yukimura chez Panini), Code Name Sailor V Eternal Edition (par Naoko Takeuchi chez Pika), Nakogahara: Stray Cat Samurai (par Hiroyuki Takei chez Pika), Nina du royaume aux étoiles (par Rikachi chez Kazoku/Michel Lafon), Shark Panic (par Tsukasa Saimura chez Omaké), The Brave Wish Revenging t.1 (par Manimani Ononata & Akira Sakamoto chez Delcourt), Back From Hell t.1 (par Yuki Karaku & Shotaro Kunitomo chez Soleil), Neon Genesis Evangelion Perfect Edition t.1 (par Yoshiyuki Sadamoto chez Glénat) et The Druid of Seoul Station (par Sungho Mon, Livebear & Seul Woo Jin chez Delcourt/Kbooks).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

Solaris #222 (Printemps 2022)

Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre (dites de l’imaginaire, spéculative ou “paralittérature”) au Québec et parfois d’ailleurs. Celle-ci s’ouvre à nous en trois volets: le volet fiction comprend quelques nouvelles qui nous offrent l’occasion de se divertir tout en échantillonnant ses différentes saveurs actuelles. Le volet documentaire nous offre des articles pour découvrir et mieux comprendre ses différents aspects. Finalement, le volet critique se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste.

Dans le volet fiction ce numéro nous offre quatre courts récits:

  • “Atamishkatun” par Josée Bérubé. Mathieu passe l’été au chalet de ses parents qui se sont suicidés. Il est un peu perdu et cherche à se recentrer. Il ressentira l’appel mystique de la forêt mais surtout du lac Atamishkatun, qui le mettront à l’épreuve mais lui donneront une raison de poursuivre… Beau récit de lieux qui nous semblent familiers…
  • “Une fille, enflammée de vie” par Claude Lalumière. Dans un monde de flamme une fille enfante des générations de créatures qu’elle façonne à son gré pour peupler son monde, avec l’aide de Feu son compagnon un peu trop insistant dont elle finira par se libérer. Un intéressant mythe de création ou une allégorie sur la violence conjugale ?
  • “Étoiles rouges, étoiles blanches” par Gaël Marchand. Dans une Moscou future, ouverte et cosmopolite, une assistante-réalisatrice pour un studio de cinéma se retrouve, par un concours de circonstance, à appliquer comme cosmonaute à l’Agence Spatiale de l’Union des Républiques…
  • “Taches” (première partie) par Claude Bolduc. Un photographe découvre dans les poubelles une vieille caméra digitale. Il l’utilise pour prendre quelques clichés mais se rend compte que certaines images comportent des taches. De plus l’appareil semble avoir des propriétés étranges…

Le volet documentaire offre un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui s’intéresse cette fois aux encyclopédies. Il en trace un historique (fort bien documenté) et nous parle de la place qu’elles occupent en littérature et au cinéma. Fascinant, comme toujours. Et dans la chronique “Le DALIAF présente…”, qui se veut une sorte de mise à jour du Dictionnaire des Auteurs de Littératures de l’Imaginaire en Amérique Française, Claude Janelle nous présente l’utopie La Québécie par la mystérieuse auteure Francine Lachance. Pour finir, le volet critique nous offre un impressionnant trente-huit pages de commentaires couvrant vingt-trois titres! (pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne)

Solaris, qui se veut “l’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire”, nous offre comme toujours un numéro très riche qui demeure un incontournable pour tout amateur du genre.

 

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Revue de ‘zines [002.022.308]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #237 (Janvier – Mars 2022 )

AL-237Ce numéro de 144 pages nous offre un dossier sur le film Belle de Mamoru Hosoda: on le commente, on l’analyse, on trace un portrait du réalisateur, suivi d’un entretien avec lui, avec un focus sur les grands thèmes de son oeuvre, pour finir sur des entretiens avec Yuichiro Saito (producteur) et Louane (la voix française de Belle).

On retrouve également des Reportages sur l’exposition Capcom vs. les personnages de Tezuka qui s’est tenu dans le Parco Factory du quartier d’Ikebukuro à Tokyo, sur Cartoon Forum (un marché qui réunie studios de production et acheteurs) et sur l’adaptation live du manga Les Gouttes de Dieu en une mini-série télé de huit épisodes (réalisateur: Oded Ruskin).

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Komi ne peut pas communiquer, Ranking of Kiangs, Lupin III Part 6, Sakugan, The Heike Story, Fena Princesse Pirate, Night Head 2041, White Snake, Platinum End, Encanto, Les Lapins Crétins Invasion: Objectif Mars, Scooby-doo! Et Courage le chien froussard, Mortal Kombat Legends: Battle of the Realms.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Denjin N, Zombie from now on, Veil, Just not married, Léviathan, Spirit Seekers, Goodnight World, Boys of the Dead, Sous le ciel de Tokyo…, Chacun ses goûts, Golden Sheep, Kingdom of Knowledge, True Beauty, Je ne suis pas née dans le bon corps.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Focus Arcane (Quand les débuts de la légende s’animent, Fortiche Prod), Fermez les Yeux (Cécile Corbel), Jeux Vidéo (Demon Slayer, Metroid Dread), Séance Studio (Studio Pierrot), Figure de Pro (Anne de Galard et Éric Garnet), Crowdfunding (Étienne Farrenq, Thomas Bardet), Trouvaille (Blindsight), Hommage (Claude Lombard), Il Était une Pub (Travel Oregon) et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

dBD #164 (Juin 2022)

dBD-264Dans le cahier actualités on mentionne la parution chez Gallimard de l’essai par Timothy Snyder De la tyrannie: vingt leçons du XXe siècle illustré par Nora Krug, mais surtout le 70e anniversaire du personnage de Guy Lefranc, un journaliste téméraire créé par Jacques Martin pour le journal Tintin comme une sorte de pendant contemporain au Gallo-Romain Alix et que Casterman célèbre avec un nouvel album (Le Scandale Arès, par Jacques Martin, Régric & Roger Seiter), un livre sur les voitures dans les aventures de Lefranc (Les Voitures de Lefranc par Xavier Chimits) et deux expositions dans la ville de Molsheim (Bas-Rhin).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Émile Bravo au sujet de la quatrième et dernière partie de L’Espoir malgré tout qui, avec Le Journal d’un ingénu, reprend le personnage de Spirou (créé par Rob-Vel et reprit notamment par Franquin), mais cette fois pour un public adulte, pour former un diptyque de trois-cent pages (publié chez Dupuis). Les entrevues se poursuivent avec Joseph Callioni (sur Venera, aux Éditions Atrabile), Anne Simon (sur L’Institut des benjamines, aux Éditions Misma), Alicia Jaraba Abellán (sur Celle qui parle, aux Éditions Grand Angle), Maël Nonet (sur la collaboration de sa maison d’Édition et le festival HellFest fondé par Benjamin Barbaud, pour la création de l’album Hellfest Metal Vortex par Jorge Bernstein, Fabrice Hodecent & Pixel Vengeur, chez Éd. Rouquemoute), Juan Manuel Tumburus (sur Les Yeux perdus, avec Diego Agrimbau, aux Éditions Dargaud) ainsi qu’avec Yan Le Gat et Pierre Fouillet (sur le troisième et dernier volet de Allons z’enfants, aux Éditions Sarbacane). 

Dans le Cahier Critique je note Le Prince Alchimiste T.1 par Tsukiyo Rui & S. Kosugi chez Doki-Doki (Super!; “plaisant, rythmé et suffisamment intriguant (…); détourne en partie les codes de la fantasy, pour mieux les réinterpréter et en offrant des développements scénaristiques prometteurs.”), Nourrir L’Humanité par Sylvain Runberg & Miki Montllò, d’après Liu Cixin chez Delcourt (Super !; “un thriller fantastique (…) l’écrivain de SF chinois propose sa propre variation sur le moyen d’en finir avec la pauvreté”), et Violence Action T.1 par Shin Sawada & Renji Asai chez Pika (Super!; “ce premier tome (…) brille par son ironie communicative”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés de ce genre: une édition remise à jour du Mille ans de mangas de Brigitte Koyama-Richard chez Flammarion, Isekai Gourmet T.1: Magical Table Cloth par Tomohiro Shimomura & Sato Tsukishima chez Soleil, Heterogenia Linguistico T.1 par Salt Seno chez Nobi-Nobi, Heaven’s Design Team par Tsuta Suzuki & Tarako chez Pika, Cruella: Période Noire, Blanche et Rouge par Hachi Ishie chez Nobi Nobi/Disney, Dress of Illusional Monster T.1 par Takashi Wada chez Soleil, Josée, le Tigre et les Poissons T.1 par Seiko Tanabe & Nao Emoto chez Delcourt/Moonlight, The Elusive Samurai T.1-2 par Yusei Matsui chez Kana, et Primal Gods in Ancient Times T.1 par Kenji Tsurubushi chez Vega/Dupuis. On en profite pour signaler le décès de Motoo Abiko qui composait, avec Hiroshi Fujimoto, le duo derrière Fujiko Fujio (Ninja Hattori-kun, Q-Taro, Doraemon).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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Yasuhiko Yoshikazu

Yasuhiko Yoshikazu est surtout connu pour son travail en animation (réalisateur de Crusher Joe, Arion, Venus Wars, M. S. Gundam: The Origin et character designer pour, entre autres, Mobile Suit Gundam, M.S. Zeta Gundam, Mobile Suit Gundam F91). Toutefois il a aussi produit plusieurs excellents mangas historiques ou de science-fiction reconnus pour leurs séquences d’action (Arion [1979–1984, 5 vol.], Venus Wars [1986–1990, 4 vol.], Nijiiro no Trotsky [1990–1996, 8 vol.], Joan [1995–1996, 3 vol.], Jesus [1997], Waga na wa Nero [1998–1999, 2 vol.], Mobile Suit Gundam: The Origin [2001–2011, 23 vol.], Alexandros ~Dream for World Conquest~ [2003], etc., et Inui to Tatsumi -Siberia Shuppei Hishi- [en cours depuis 2018]).

Malheureusement peu de ses mangas ont été traduit. En anglais en peut trouver (si vous êtes chanceux dans certains cas) Dirty Pair (Dark Horse), Gundam The Origin (Vertical), Joan (ComicsOne), et Venus Wars (Dark Horse). En français il y a eut Jeanne (Tonkam), Jésus (Tonkam), et MS Gundam The Origin (Pika). J’espère sincèrement que des éditeurs vont avoir le courage de remettre ces titres disponibles et de publier d’autres oeuvres de Yasuhiko Yoshikazu

Récemment, NHK World Japan présentait un documentaire intitulé Manben: Behind the Scenes of Manga with Urasawa Naoki. Le mangaka Naoki Urusawa y rencontre Yasuhiko Yoshikazu et discute avec lui de ses techniques de dessins et de son oeuvre. Le documentaire a été diffusé les 29 et 30 juillet 2022 mais est disponible pour visionnement en ligne (streaming, VOD) jusqu’au 30 juillet 2023. C’est extrêmement intéressant et mérite absolument d’être vu si vous êtes le moindre fan de l’un de ces deux mangaka. 

Manben1

Plus d’info sur les sites suivants:

[ ANNGoogleManga NewsManga SanctuaryManga Updates ]

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Elle et son chat

ElleEtSonChat-cov“Chobi savoure sa vie de chat auprès de la maîtresse qui l’a recueilli, une jeune femme connaissant à la fois les avantages de l’indépendance et les affres de la solitude.  Les yeux du félin assistent à ce quotidien qui s’écoule lentement, oscillant entre moments chaleureux et moments teintés d’amertume, entre jours de soleil et jours de pluie. 

Dans cette adaptation en manga du court-métrage Elle et son chat , la poésie du réalisateur Makoto Shinkai ( Les Enfants du Temps , your name. ) est littéralement sublimée par le trait délicat de Tsubasa Yamaguchi ( Blue Period ).

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

ElleEtSonChat-p020

Page 20

Miyu est une jeune femme qui vit seule en appartement car sa mère se remarie et elle ne veut pas rester avec elle. Après le collège est s’est trouvé un travail mais a de la difficulté à s’adapter au monde des adultes et à communiquer avec les autres. C’est pour cela qu’elle reste célibataire. Elle évite de parler à sa mère et ne réussi même pas à parler de ses problèmes avec Tomoka, une amie d’enfance qu’elle voit de temps en temps… Elle est triste et se sent terriblement seul. Le seul à l’aimer, à percevoir sa détresse et lui offrir un peu de réconfort est Chobi, le jeune chat qu’elle a recueillie. Une histoire d’ambiance raconté du point de vue du chat.

Elle est son chat (彼女と彼女の猫 / Kanojo to Kanojo no Neko / lit. “la jeune fille et le chat de la jeune fille”) est un manga seinen écrit par l’animateur Makoto Shinkai et illustré par Tsubasa Yamaguchi (qui est surtout connu pour son manga Blue Period, que j’ai déjà commenté). Il a été prépublié dans le mensuel Afternoon entre avril à juillet 2016, puis compilé en un tome unique chez Kodensha en août 2016. Il a été traduit en anglais chez Vertical en août 2017, puis en français chez Pika Édition en septembre 2021.

Un charmant manga sur la solitude et la thérapie animale dessiné dans un style assez classique et simple. Le dessin supporte bien le récit mais les personnages sont parfois bizarres et il y manque un petit quelques choses pour que l’on ressente vraiment les émotions du personnage. Ce n’est pas comparable à la beauté et à la poésie du dessin original de Makoto Shinkai (dont la force, il faut l’avouer, est dans les paysages et les arrières-plans; il ne montre d’ailleurs jamais le visage de “Elle”). Cela reste néanmoins une lecture agréable, mais un peu courte…

Ce qui est vraiment notoire dans ce manga c’est qu’il adapte une animation de Makoto Shinkai en noir & blanc d’un peu moins de cinq minutes (on peut d’ailleurs la visionner sur Youtube) et qui a lancé sa carrière d’animateur. Après avoir gradué à l’Université Chūō en littérature, il a travaillé comme animateur et graphiste pour la compagnie de jeu vidéo Nihon Falcom. Après s’être amusé dans ses temps libre à produire deux animations d’une ou deux minutes (囲まれた世界 / The World be Enclosed et 遠い世界 / Other Worlds) il s’est essayé en 1999 à faire une animation de cinq minutes (utilisant After Effects, Illustrator et LightWave), chez lui (avec l’aide de quelques collaborateurs pour la voix de la jeune femme et la musique). Il l’a distribué par lui-même en faisant des copies CD-R qu’il vendait dans les conventions comme Comiket et sur son site web. Ainsi, Elle et son chat a remporté le prix d’animation DoGA CG en 2000. Cela lui a apporté une certaine visibilité et une offre de la compagnie de production CoMix Wave de travailler sur d’autres projets comme The Voices of a Distant Star (ほしのこえ / Hoshi no koe / lit. “Voix d’une étoile lointaine“, 2002, 25 min.), La Tour au-delà des nuages (雲のむこう、約束の場所 / Kumo no mukō, yakusoku no basho / lit. “Au-delà des nuages, l’endroit promis“, 2004, 91 min.), 5 Centimètres par seconde (秒速5センチメートル / Byōsoku Go-Senchimētoru, 2007, 65 min.), Voyage vers Agartha (星を追う子ども / Hoshi o ou kodomo / lit. “L’enfant qui chasse l’étoile”, 2011, 116 min.), The Garden of Words (言の葉の庭 / Koto no ha no niwa / lit. “Jardin des mots”, 2013, 46 min. — voir mon commentaire), Your Name. (君の名は。/ Kimi no na wa. / lit. “Ton nom est”, 2016, 107 min. — voir mon commentaire sur l’anime et le manga), Les Enfants du Temps (天気の子 / Tenki no ko / lit “Vieillir avec toi”, 2019, 112 min. — voir mon commentaire sur le manga), et Suzume no tojimari (すずめの戸締まり / Suzume Locking Up the Doors, qui devrait paraître au Japon le 11 novembre 2022).

Elle et son chat a également fait l’objet d’une novelisation par Makoto Shinkai et Naruki Nagakawa publié au Japon en 2013 chez Kanzen et qui a été traduite en français en 2021 chez Charleston [ AmazonGoodreadsNelliganWorldCat ] et à paraître en anglais en novembre 2022 chez Atria. Une série animée pour la télévision (un antépisode en quatre parties de huit minutes chacune intitulé She and her cat: Everything Flows) a également été diffusé en mars 2016 sur la chaine Tokyo MX au Japon, sur Crunchyroll à l’extérieur de l’Asie et disponible en Blu-Ray chez Diskotek. 

Elle et son chat par Makoto Shinkai (scénario) & Tsubasa Yamaguchi (dessin). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Seinen), septembre 2021. 164 pages, 13.3 x 18.1 cm, 7 € 50 / 12,95 $Can, ISBN 978-2-8116-5778-9. Pour un lectorat adolescent (13+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© Makoto Shinkai / CWF • S&HC EF Film Partners / Tsubasa Yamaguchi 2016. All rights reserved.

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Bibliographie essentielle de l’anime

Suite à mon commentaire sur Encyclopédie des Animés v. 1, j’ajoute cette bibliographie essentielle de l’anime. J’ai déjà mis en ligne une bibliographie de la culture japonaise (anime, manga, etc.) mais elle n’a pas été mise à jour depuis belle lurette et la plupart des hyperliens (vers d’autres sites et les images) sont morts (faudra que je corrige cela éventuellement). Alors, en attendant, voici une petite mise à jour pour l’Anime 

En français

En Anglais

En Italien

  • BARICORDI, Andrea; De GIOVANNI, Massimiliano; PIETRONI, Andrea; ROSSI, Barbara and TUNESI, Sabrina. Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese. Bologna: Granata Press, 1991. 320 pages. ISBN 88-7248-014-0. 35,000 L. [ GoodreadsWorldCat ]
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Encyclopédie des animés v.1

EncyclopedieDesAnimes-1-covAnimeland H-S
Vol. 1: 1963-1979

“ENFIN LA PREMIERE ENCYCLOPÉDIE DE TOUS LES ANIME JAPONAIS DE 1963 À NOS JOURS !

Sous la plume de l’équipe rédactionnelle d’AnimeLand, retracez pas à pas l’histoire de la japanimation de ses débuts à nos jours. (Re)découvrez des univers vastes et multiples au fil de nos fiches illustrées, complètes et détaillées. Animé après animé, cette mine d’informations vous permettra de comprendre en détail les films et les séries nippones.

Enfin, identifiez facilement les chefs-d’œuvre indispensables à tout connaisseur, dont nous mettons en lumière les points clés et les atouts. Cet ouvrage est le premier d’un vaste projet, unique au monde, qui a pour ambition de lister de manière exhaustive l’ensemble de l’animation japonaise au sein d’une seule et même collection, publiée à un rythme trimestriel. Nous commençons ici notre voyage avec plus de 370 productions qui s’étendent de 1963 à 1979 et dessinent l’extraordinaire écosystème de la japanimation !

Gundam • Goldorak • Candy • Albator • Capitaine Flam • Le Roi Léo • Astro le petit robot • Les Moomins • Gatchaman • Heidi •Casshern • Lupin III • Mazinger Z • Lady Oscar • Zambot 3 •Daitarn 3 • Cherry Miel • Sasuke • Space Battleship Yamato •Time Bokan • Galaxy Express 999 • Judo Boy • Ashita no Joe…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

On trouve beaucoup d’ouvrages de références sur le manga mais relativement peu sur l’animation japonaise. Cette carence est particulièrement dramatique en langue française — il est à noter que la plupart des ouvrages existants ont été produit par l’équipe du magazine Animeland (AM Media Network) et l’éditeur Ynnis. Si il y a eut des ouvrages thématiques ou qui proposent une sélection de titres, il n’y avait pas encore eut jusqu’à maintenant, en français, une encyclopédie qui présente de façon exhaustive toutes les animations japonaises dans un ordre, non pas alphabétique, mais chronologique. Cette encyclopédie comble enfin cette lacune.

Ce premier volume, qui couvre plus ou moins les deux premières décennies de l’animation japonaise, a été produit par l’équipe d’Animeland sous la direction de Cédric Littardi, la supervision de Sébastien Célimon (Responsable éditorial) et rédigée par Bounthavy Suvilay, Philippe Bunel, Sébastien Célimon, Bruno de la Cruz, Wilfrid Desachy, Cédric Littardi et Ilyes Rahmani. En plus de la filmographie des animés (qui offre les données de production — comme le titre, le réalisateur, le studio, le diffuseur, la date de parution, la source [scénario original ou adaptation], le format — et une brève description), l’ouvrage présente une note de l’éditeur (Cedric Littardi), un avant-propos, une introduction (qui parle un peu des débuts de l’animation japonaise avant 1963), une explication de la méthodologie (la composition des fiches) et des pictogrammes employés, des notices biographiques des rédacteurs, un lexique, un index alphabétique, un index des noms propres, un index des titres en français, une bibliographie et une conclusion qui introduit le volume suivant.

Les rédacteurs admettent volontiers qu’ils se sont fortement inspiré du premier ouvrage à offrir une filmographie exhaustive de l’animation japonaise, Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese, publié à Bologne en 1991 et qui avait le seul défaut d’être en italien! Ils omettent cependant de mentionner que cet ouvrage avait été aussi traduit en anglais (bien maladroitement, je l’admet) par Protoculture en 2000. Mais peu importe, cette information (reformulée, mise à jour et recherchée avec attention) est maintenant disponible pour le monde de la francophonie et c’est un fait que l’on ne peut que célébrer haut et fort.

Encyclopédie des Animés est amplement illustré et très riche en information. C’est donc un ouvrage incontournable et indispensable à tous amateur, érudit ou nostalgique de l’animation japonaise. J’ai bien hâte de voir la suite (qui n’est pas encore en bibliothèque à Montréal, ni sur amazon.ca… Un service de presse serait donc très apprécié… Hint! Hint!). 

Encyclopédie des animés, vol. 1: 1963-1979, Paris: Ynnis Éditions (Animeland HS), décembre 2021, 112 pages, 19.2 x 27 cm, 17,95€ / $29.95, ISBN 9782376972419. Pour lectorat de tout âge. stars-4-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreads • GoogleNelliganWorldCat ]

Ainsi qu’une présentation par Yvan West Laurence sur Youtube:

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Revue de ‘zines [002.022.080]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

dBD #159 (Décembre 2021 – Janvier 2022)

dBD-159Dans le cahier actualités, je remarque un documentaire sur les chats en BD (Chats en cases: Entre Histoire de la BD et Histoire de l’Animal par Philippe Delisle aux Éditions Karthala) et un sur Jacques Martin (Alix) qui aurait eut cent ans (Jacques Martin: le voyageur du temps par Patrick Gaumer chez Casterman). On trouve encore une pleine page de nouveautés mangas: One Piece t.100 (par Eiichiro Oda, chez Glénat), Les architecte de Babel (par Akira Ashimo, chez Glénat), Kirby Fantasy T.1: Gloutonnerie à Dreamland (par Ibuki Takeuchi, chez Soleil), Is it love? Blue Swan Hospital: À Coeur Ouvert (par Rossela Sergi, chez H2T), Alice in Borderland Retry T1 (par Haro Aso, chez Delcourt/Tonkam), Mermaid Saga T1: Mermaid Forest (par Rumiko Takahashi, chez Glénat), One-Punch Man: Le Guide Officiel (par Yusuke Murata & One, chez Kurokawa), Un Assassin à New York (par Jinpachi Mori & Jiro Taniguchi, chez Pika), Mars Red (par Kemuri Karakara, chez Panini) et Hellbound T1: L’Enfer (par Yeon Sangho & Choi Gyuseok) [ndlr: ils ont une définition plutôt large de ce qui compte comme manga chez dBD!].

On y trouve également un article qui fait le bilan de la BD en France pour la décennie 2010-2020. La diminution des ventes de BD Franco-Belge et les mutations du marché affectent grandement les conditions de vie et de travail de auteurs et artistes, se traduisant par leur paupérisation croissante ce qui exige un plus grand effort pour obtenir la reconnaissance et la revalorisation de leur métier. La relation entre l’éditeur et l’auteur doit changer (avec par exemple un contract-type) ou alors les auteurs doivent s’orienter vers l’autoédition et le financement participatif.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Dominique Grange et Jacques Tardi un sujet de Élise et les Nouveaux Partisans chez Delcourt.  Les entrevues se poursuivent avec Christophe Blain (sur Le Monde sans fin, avec Jancovici, chez Dargaud), Wilfrid Lupano (sur La Bibliomule de Cordoue, avec Léonard Chemineau, chez Dargaud), Cyril Lieron et Benoit Dahan (sur Dans la tête de Sherlock Holes t.2: L’Affaire du ticket scandaleux, chez Ankama), Pascal Rabaté (sur Sous les galets, la plage, chez Rue de Sèvres), Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg (sur Sousbrouillard chez Dargaud, Le Don de Rachel et Enferme-moi si tu peux chez Casterman), Ugo Bienvenu (sur Total, chez Denoël Graphic), Timothé Le Boucher (sur 47 Cordes: 1ere partie, chez Glénat), Lucas Méthé (sur Scènes de la vie de Papa Maman Fiston, Maman amoureuse de tous les enfants, Papa Maman Fiston, chez Actes Sud BD), Olivier Ledroit (sur Le Troisième Oeil Acte 1: La Ville Lumière, chez Glénat), Pascal Croci (sur Anorexie, chez Éditions Paquet), ainsi que Corbeyran et David De Thuin (sur Zélie & Compagnie: Einstein et les Robots, chez Des Ronds dans l’O). On retrouvèrent également un article sur Street Cop (par Art Spiegelman et Robert Coover, chez Flammarion).

Dans le Cahier Critique je note Astérix et le Griffon par Conrad & Ferri d’après Uderzo & Goscinny (Top!; “leur meilleur album”) et Goldorak par Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac & Guillo chez Kana (Top!; “fan art ultime (…) une véritable pépite, qui rend hommage au modèle, tout en proposant un récit original, palpitant, formidablement écrit, et brillamment mis en images”).  [ndlr: ils en beurrent épais chez dBD!]

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

Capsules

dBD #160 (Février 2022)

dBD-160Dans le cahier actualités, je remarque la parution de deux nouvelles intégrales de classiques de la BD Franco-Belge: Tif et Tondu, nouvelle intégrale t.5 (par Maurice Rosy & Will) et Lucky Luke, nouvelle intégrale t.4 (par Goscinny & Morris) tous deux chez Dupuis. On note également la parution de Les Pharaons d’Alexandrie, une BD historique par Rafael Moralès (chez Glénat) qui compile le trois volumes de la série Hotep, une autre adaptation BD de La nuit des temps de René Barjavel par Christian de Metter (chez Philéas), le premier tome de l’intégrale de Lone Wolf & Cub par Goseki Kojima et Kazuo Koike chez Panini, Demain les Oiseaux par Osamu Tezuka chez Delcourt/Tonkam, et Les trésors cachés de la BD érotique par Bernard Joubert chez Revival. Avec “Le territoire des Mangas” on trouve finalement un deux pages de nouveautés mangas: Mon Coloc’ est une Gameuse t.1 (par Renjuro Kindaichi, chez Delcourt/Tonkam), Le Livre des sorcières v.1 (par Ebishi Maki, chez Glénat), Oshi no Ko t.1-2 (par Aka Akasaka & Mengo Yokoyari, chez Kurokawa), Crush of a Lifetime (par Jeon Ha-lim & Kim Yeonwoo, chez Kbooks Verytoon), Le Secret des Écailles Bleues t.1 (par Yoko Komori, chez Delcourt), Pilote Sacrifié t.1 (par Shoji Kokami & Naoki Azuma, chez Delcourt/Tonkam) et Sans Préambule (par Akane Torikai, chez Akata).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec François Boucq et Nicolas Juncker sur Un Général, Des Généraux chez Le Lombard. Les entrevues se poursuivent avec Yves Bigot (sur son roman Katrijn chez Encre de Nuit), Anlor (sur Ladies with guns, avec Olivier Bocquet, chez Dargaud), avec Patrick Gaumer (sur Jacques Martin: Le voyageur du temps chez Casterman) — cette entrevue est complétée par un article sur l’expansion de l’univers d’Alix avec deux nouvelles séries: Alix Senator (le dernier paru étant t.12: Le Disque d’Osiris chez Casterman) et Alix Origines (t.1: L’Enfance d’un Gaulois et t.2 Le Peuple de feu), Tony Sandoval (sur Volage, Chronique des Enfers, avec Stephen Desberg, chez Daniel Maghen), Bruno Bessadi (sur L’Ogre Lion t.1: Le Lion barbare, chez Drakoo), Vincent Turhan (sur Les étoiles s’éteignent à l’aube, d’après Richard Waganese, chez Sarbacane), Marc Pichelin (sur les trente ans de l’éditeur Les Requins Marteaux) et Dav (sur Sous les arbres t.4: Le Premier printemps, chez La Gouttière).

Dans le Cahier Critique je note Blue World t.1 par Yukinobu Hoshino, chez Pika (Super!; suite de “Blue Hole”, “hommage appuyé à Voyage au Centre de la Terre, de Jules Verne (…) va beaucoup plus loin dans l’explication scientifique”), De nous il ne restera que des cendres par Akira Kasugai chez Kana (Super!; “personnage non-binaire (…) l’action est également au rendez-vous de cette série en quatre tomes qui, sans casser la baraque, tente et parvient à renouveler un genre largement éculé”), Opérations dans le Pacifique par Seiho Takizawa chez Paquet (Super!; “recueil d’histoires courtes qui (…) décrit le quotidien des pilotes de l’aéronavale nippone (…) à la fois précis, rythmé, poignant et toujours d’une justesse épatante”) et Manchuria Opium Squad t.1 par Monma & Shikako chez Dupuis/Vega (Super!; “évoque cette période mal connue è travers un point de vue original, celui d’un paysan situé tout en bas de l’échelle”). 

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

Cамовар C-19 (2021)

Samovar-c19Selon la tradition Yves Meynard sort un numéro de Samovar annuellement pour le congrès Boréal. Comme ces dernières années le congrès a été virtuel, alors le Samovar se distribue aussi de façon digitale (en format PDF). Le titre est un clin d’oeil au fanzine que j’ai publié avec Philippe Gauthier et auquel Yves s’est éventuellement joint en avril 1988 (#11-12): самиздат (Samizdat, 1986-1993). Le sous-titre du fanzine est “Science • Thé • Fiction”, un clin d’oeil génial à la fonctionnalité véritable du samovar. Le fanzine nous offre une collection de calembours, jeux de mots, fausses nouvelles, critiques bidons, photos hilarantes et autres “inside jokes” tournant autour des membres (auteurs, éditeurs, amateurs) du milieu de la science-fiction (principalement SFQ, SFCF ou même SFFFEOEF). Humour, donc, pour les gens du milieu… stars-3-0

Capsules

Solaris #221 (Hiver 2022)

Solaris-221Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre (dites de l’imaginaire, spéculative ou “paralittérature”) au Québec et parfois d’ailleurs. Celle-ci s’ouvre à nous en trois volets: le volet fiction comprend quelques nouvelles qui nous offrent l’occasion de se divertir tout en échantillonnant ses différentes saveurs actuelles. Le volet documentaire nous offre des articles pour découvrir et mieux comprendre ses différents aspects. Finalement, le volet critique se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste.

Dans le volet fiction ce numéro nous offre six courts récits:

  • “Les Yeuses de Noire-Épine” par Anne Wattel. Lauréat du Prix Joël-Champetier 2022 (s’adressant aux auteurs non canadiens), ce texte est décrit par les membre du jury comme “une exploration audacieuse des limites du langage, des structures narratives et de l’imaginaire mythique.” Personnellement, je trouve que c’est écrit par quelqu’un qui aime trop les mots. C’est beau, poétique, certes, mais pas vraiment divertissant — pénible même… stars-2-0
  • “Focus” par Gautier Langevin. Un jeune garçon rencontre une conseillère en orientation bien particulière. Ce texte, décrit par Jean Pettigrew dans la présentation du numéro comme “anxiogène, bien que toute en nuances et subtilités”, me semble bien intriguant… stars-3-0
  • “Sciété” par Alain Ducharme. Décrit par la présentation comme “un texte déjanté qui nous rapelle que le future ne sera pas de tout repos” c’est une histoire cyberpunk où AJA et Joya tente de retracer la cyber-identité de leur ami Tom-Tom kidnappé par des serveurs en quête d’émotions… stars-3-5
  • “Point amphidromique” par Ariane Gélinas et Loïc Henry. Ce récit “nous propose un double parcours qui culmine avec une rencontre fantastique, qui souligne d’une certaine façon la symbiose littéraire pan-Atlantique à la naissance de ce texte.” Au milieu de l’océan, une porte s’ouvre permettant la rencontre de deux-monde… stars-3-0
  • “Rivière-Morte” par Michel Lamontagne. “Une vignette fantastique toute en finesse.” stars-2-5
  • “L’Art de la création” par Frédéric Parrot. “Un texte avec une forte charge émotive et qui propose une réflexion peu commune sur ce qu’est (ou pourrait être) la réalité.” Par la méditation Zoé réussit a affecter la trame du temps et son environnement (à la Matrix?). Et si la réalité était en fait une simulation? stars-3-0

Le volet documentaire offre un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui s’intéresse cette fois aux “Tours de Babel modernes: visions, constructions, anticipations” s’attardant sur l’histoire du gratte-ciel et sa place dans la littérature. On retrouve également une nouvelle chronique, “Le DALIAF présente…”, qui se veut une sorte de mise à jour du Dictionnaire des Auteurs de Littératures de l’Imaginaire en Amérique Française, introduisant cette fois Rodolphe Lasnes et son roman Pinsonia (1500-2011). Pour finir, le volet critique nous offre un impressionnant trente-deux pages de commentaires couvrant vingt-et-un titres! (pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne)

Solaris, qui se veut “l’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire”, nous offre comme toujours un numéro très riche qui demeure un incontournable pour tout amateur… stars-3-5

Capsules

 

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Revue de ‘zines [002.022.057]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #236 (Octobre-Décembre 2021) 

Animeland-236Ce numéro de 144 pages nous offre deux dossiers: un sur Demon Slayer (présentation de l’oeuvre, Qui est qui?, l’art de Koyaharu Gotouge, l’art de l’anime, analyse de la mythologie, un succès mondial, entretien avec Haruo Sotozaki et Akira Matshima) et un sur le Festival d’Annecy (ambiance festive en petit comité, panorama du cinéma d’animation africain, panorama des régions exposantes à Annecy, ainsi qu’une présentation des titres notoires présents au festival: Jiang Ziya: The Legend of Deification, Flee (Cristal du long Métrage), La Traversée, Gyoko no Nikuko-chan, Rotzbub (Snotty Boy)).

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Batman: The Long Halloween, Nos mots comme des bulles, Satoshi Kon l’illusionniste, Jeune dragon cherche appartement ou donjon, Joran: The princess of snow and blood, Le Dragon Génie, Le Sommet des dieux, Même les souris vont au paradis, Sonny Boy, Le Roi Cerf, What if…?, Otherside Picnic, et Godzilla: l’origine de l’invasion.

Dans “Ça ferait un bon anime” on nous introduit à quelques bons mangas comme Autour d’elles (Akata), Analog Drop (Akata), Les liens du sang (Ki-oon), Mon bourreau de père est enfin mort (Meian), Le lien du destin (Komikku), Sensor (Mangetsu), Teenage Renaissance (Akata), 50 nuances de gras (Doki Doki), Le Couvent des damnés (Glénat), Search and Destroy (Delcourt/Tonkam), Summer of lave (Lézard Noir), et Dans la prison (Lézard Noir).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Shingo Natsume, Kazuo Nakazawa, Jean-Charles Osterero et Patrick Imbert), Focus (Star Wars Vision, Coin lecture: Anime Architecture), Fermez les Yeux (Hommage au compositeur Shunsuke Kikuchi), Jeu vidéo (les trailers de l’E3), Séance Studio (Studio 4’C), Figure de Pro (Aton Soumache), Trouvaille (Trese), Hommage (Masami Suda, Interstella 5555), Il était une Pub (Taco Bell), Pourquoi (…le terme manga doit encore être nuancé ?), Crowdfunding (Nazca Éditions), et Humeur.

L’incontournable magazine francophone de l’anime nous offre encore un numéro très riche en information. À lire pour tous les amateurs d’anime… stars-3-5

Capsules

dBD #158 (Novembre 2021)

dBD-158Dans le cahier actualités, on nous parle de trois adaptations cinématographiques de BD: l’animation Le sommet des dieux réalisé par Patrick Imbert d’après le manga de Jiro Taniguchi, Le trésor du petit Nicolas réalisée par Julien Rappeneau d’après Gosciny et Sempé ainsi que Les Olympiades réalisé par Jacques Audiard d’après Les Intrus de Adrian Tomine. Je note également la parution du 3e tome de Ad Romam: Le camp du Légionnaire (par Allali, Bertorello, Espinoza & Stoffel chez Plein Vent). Finalement, on nous présente une pleine page de nouveautés mangas: Lone Wolf & Cub Édition Prestige t.1 (par Kazuo Koike & Goseki Kojima chez Panini), Suidoken III Complete Edition (par Aki Shimizu chez Soleil), Mon Coloc’ est une gameuse (par Renjuro Kindaichi chez Delcourt/Tonkam), Room (par 61chi, chez Éditions H) et Kaiju No 8 t.1 (par Naoya Matsumoto chez Kazé).

On retrouve aussi un article qui trace le bilan de la BD en France dans la décennie 2010-2020. Statistiquement, en chiffre de vente, on note la “santé insolente” de la BD en comparaison au déclin constant de l’ensemble du marché du livre. Toutefois, cette hausse est surtout portée par le manga (+59% en volume, +72% en valeur, 42.5% de ventes totales de BD — hausse de tous les sous-genres de mangas sauf le shojo), mais aussi par la BD jeunesse (+58%) et les comics (+127.7% due à l’impact de Walking Dead et des films de Marvel et DC). La BD de genre (i.e la BD Franco-Belge traditionnelle) est en baisse de 9.2% ! On retrouve aussi un article sur les dix ans de la collection BD Kids (fruit de la collaboration des Éditions Bayard et Milan).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Cosey sur le dénouement de la série Jonathan avec le t. 17: La Piste de Yéshé (chez Le Lombard) et le livre d’art À l’heure où les Dieux dorment encore (chez Daniel Maghen).  Les entrevues se poursuivent avec Philippe Francq (sur Largo Winch t.23: La frontière de la nuit, avec Éric Giacometti chez Dupuis), Sara Colaone (sur Georgia O’Keeffe, amazone de l’art moderne, avec Luca de Santis chez Éditions Steinkis), Jean Van Hamme (sur Blake et Mortimer t.28: Le Dernier Espadon (avec Teun Berserik & Peter van Dongen chez Éditions Blake & Mortimer), Riad Sattouf (sur Le Jeune Acteur 1: aventure de Vincent Lacoste au cinéma chez Éditions Les Livres du Futur), Olivia Ruiz (sur La Commode aux tiroirs de couleurs (avec Winoc, Amélie Causse & Véronique Grisseaux chez Éditions JC Lattès/Grand Angle et basé sur le roman éponyme de Olivia Ruiz) ainsi que Amélie Fléchais et Jonathan Garnier (sur Bergères guerrières T.4 (chez Glénat).

Dans le Cahier Critique (section “Ça vaut le détour”) je note Saisi par la nuit de Yoshiharu Tsuge chez Cornélius (rassemble “douze récit parus entre 1975 et 1981. Le contenu est inégal, mais (…) impose le respect général, aussi bien par l’originalité de ses sujets qu’en terme de narration”) et deux titres mineurs de Osamu Tezuka: Debout l’Humanité et Avaler la Terre chez Flblb (“oeuvres (…) assez savoureuses (…) impossible à résumer (…) des passages franchement marrants et d’autres carrément sordides“).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

Solaris #220 (Automne 2021)

Comme toujours, Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre au Québec et ailleurs. Celle-ci  s’ouvre à nous en trois volets. Le volet fiction comprend cinq nouvelles qui nous permettent d’échantillonner les différentes saveurs de la littérature de genre actuelle. 

  • “Le Matin, les arbres et leurs cadeaux“ par Jean-Louis Trudel. La présentation du numéro, par Pascal Raud, nous indique que ce récit “nous entraîne en sol chilien à la suite d’Anghia Chaudhry, une envoyée de la Mère des Arbres chargée du recouvrement de sommes impayées.“ Mais le voyage de Chaudhry à aussi un objectif très personnel… “Une nouvelle dans la veine solarpunk, un genre qui présente un futur où l’humanité a trouvé certains moyens pour contrecarrer, entre autres, les changements climatiques.” C’est un bon récit où l’action est bien rythmée et l’univers décrit est vraiment très intéressant mais malheureusement parfois un peu difficile à suivre. stars-3-0
  • “L’Artisan du déluge“ par Dave Côté. Le protagoniste de ce récit, Aurel, est aveugle. Il “a besoin de la réalité augmentée pour voir, travailler, enfin vivre tout simplement. Lorsqu’un hacker vide son compte bancaire et détruit son interface RA, Aurel fait appel à une amie pour lui reconstruire une interface à partir d’une vieille RA rudimentaire presque gratuite.” Évidemment il y a une malfonction… Encore une fois un concept super intéressant et un texte bien écrit. J’ai bien aimé. stars-3-5
  • “L’Autre Trame du temps“ par Hugues Lictevout. Dans cette histoire “au lieu de prendre des vacances avec sa femme et ses enfants dans une Zone Atemporelle, Louise, une flic du temps, attend son indic en Australie en 1998. Celui-ci prétend avoir des informations qui pourraient bien faire douter Louise…” Si l’on peut manipuler le temps comment savoir quelle version de l’Histoire est la “bonne”? Très bon texte, sur un sujet fascinant. stars-3-5
  • “Le Carrousel“ par Orson Scott Card. Dans ce récit “les morts ne restent pas morts bien longtemps. Cyril s’aperçoit vite que sa relation avec son épouse ressuscitée ne sera plus du tout la même. Un texte fantastique intimiste, traduit par Pierre-Alexandre Sicart.” Dans un monde où les morts nous reviennent mais dépourvu d’émotions, le monde est surpeuplé et cela crée une étrange vie de couple qui trouble le protagoniste jusqu’à ce qu’un tour de carrousel lui permette de rencontrer Dieu… Intéressant concept et superbement écrit. stars-4-0
  • “Les Cosmos invisibles“ par Mario Tessier. Ce récit nous invite “à prendre le café et écouter un «explorateur du multivers, un prospecteur de l’ensemble des mondes possibles» nous narrer des univers fabuleux, étranges, renversants.” Un bon texte qui a malheureusement trop de descriptions et pas assez d’action. Toutefois, il explique très bien la plus récente théorie sur la création de l’univers et offre une parfaite introduction à l’article du Futurible qui suit… stars-3-0

Solaris-220Le volet documentaire n’offre qu’un seul article, un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui nous parle des “Cartes de Tendre, ou la géographie imaginaire.” Il nous explique ce qu’est la géographie imaginaire dans toute ses différentes incarnations, en trace un historique et nous décrit son utilisation dans la littérature. C’est comme toujours passionnant et superbement documenté. Je dois avouer que ce genre d’article est la raison principale pour laquelle je lis Solarisstars-4-0

Finalement, le volet critique (23 p.) se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne.

“L’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire” nous offre un numéro très riche avec, cette fois, une sélection particulièrement intéressante de fictions. C’est donc une lecture incontournable pour tout amateur de littératures spéculatives qui cherche à se divertir et à en apprendre plus sur le sujet… stars-3-5

Capsules

 

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Miyazaki’s memoir

Miyazaki-StartingPoint-cov“In the first two decades of his career, filmmaker Hayao Miyazaki laid the groundwork for his legendary movies. Starting Point is a collection of essays, interviews, and memoirs that go back to the roots of Miyazaki’s childhood, the formulation of his theories of animation, and the founding of Studio Ghibli.

Before directing such acclaimed films as Spirited Away, Miyazaki was just another salaried animator, but with a vision of his own. Follow him as he takes his first steps on the road to success, experience his frustrations with the manga and animation industries that often suffocate creativity, and realize the importance of bringing the childhood dreams of the world to life.

Starting Point: 1979-1996 is not just a chronicle of the life of a man whose own dreams have come true, it is a tribute to the power of the moving image.” 

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

Starting Point: 1979-1996, by Hayao Miyazaki (Translated by Beth Cary and Frederik L. Schodt). San Francisco: Viz Media, April 2014, 462 pages, 6 x 9 in., $ US 16.99 / $C 22.99, ISBN 9781421561042. For teen readership (12+).

Miyazaki-TurningPoint-cov“In the mid-1990s, filmmaker Hayao Miyazaki moved from success to success as his work found an audience outside of Japan. His animated films of the era, including Princess Mononoke, Howl’s Moving Castle, and Ponyo, were internationally lauded, and Miyazaki won an Academy Award® in 2003 for his popular and critical hit Spirited Away.

Follow Miyazaki as his vision matures, as cinema-lovers worldwide embrace his creations, and as critics such as Roger Ebert take up the cause of animation and Miyazaki’s films. In a legendary career, these crucial years represent the turning point.”

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

Turning Point: 1997-2008, by Hayao Miyazaki (Translated by Beth Cary and Frederik L. Schodt). San Francisco: Viz Media, March 2021, 452 pages,  6 x 9 in., $ US 16.99 / $C 22.99, ISBN 9781974724505. For teen readership (12+).

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

If Osamu Tezuka is Japan’s god of manga, Hayao Miyazaki is certainly their god of animation. I noticed that lots has been written about him in the last decade. Just recently I mentioned the book Hommage à Hayao Miyazaki and a special issue of the French magazine Animeland entirely dedicated to the studio he created, Studio Ghibli (for more books suggestions check the list at the end of this article). However, who better to write about Miyazaki but the man himself? Earlier last year, Viz Media has published the second part of Hayao Miyazaki’s memoir (折り返し点―1997~2008 / Orikaeshi-ten: 1997~2008, first published in Japan by Iwanami Shoten in 2008): Turning Point: 1997-2008, so I thought I would talk a little about it. The first part of his Memoir, Starting Point: 1979-1996 [出発点―1979~1996 / Shuppatsuten: 1979~1996] was first published in Japan in 1996 by Tokuma Shoten and Viz Media published it in English in 2014.

This is not the kind of books that you read from cover to cover as it is more of a reference book that you slowly read, bit by bit. It is also a little difficult to describe this memoir as it is not a retelling of his life and experience in a chronological manner like memoir usually are. It is a collection of essays, interviews, magazine or newspaper articles, lectures, speeches, notes for video releases, etc., that Miyazaki wrote or gave or that are written by other people. It is very interesting but it is not an easy reading…

Miyazaki-StartingPoint-p218

“Dining in midair” (p. 218)

The first book is divided in eight chapters (besides a foreword by John Lasseter and an Afterword by Isao Takahata): On Creating Animation (with articles like “My Point of Origin” or “Thoughts on Japanese Animation” — see the table of contents for a detailed list of articles), On the Periphery of the Work (with articles like “About Period Dramas” or “My Theories on the Popularity of Manga”), People (“My Teacher and I” or “I Left Raising Our Children to My Wife”), A Story in Color (Miyazaki short manga story “Dining in Midair”), My Favorite Things (“My Scrapbook” or “My Car”), Planning Notes; Directorial Memoranda (“A Proposal to Acquire Film Rights” or “Why Shojo Manga Now?”),  Works (“On Nausicaa” or “Speaking of Conan” or “The Pictures Are Already Moving Inside MY Head”) and Biographical Chronology. I particularly enjoyed the translated short color manga “Dining in Midair” and the excerpts of Miyazaki’s scrapbook.

The second book takes a slightly different approach. It is still a collection of essays and articles but this time organized around a couple of specific works: Princess Mononoke (1997) [with articles like “On Japan Animation Culture” or “Recalling the Days of my Youth” — see the table of contents for a detailed list of articles], Spirited Away (2001) [“Room to Be Free: Speaking about Spirited Away at the Press Conference Held Upon Completion of the Film” or “Comments on Receiving the 75th Academy Award for Best Animated Feature Film”], Howl’s Moving Castle (2004) [“I’ve Always Wanted to Create a Film About Which I Could Say, “I’M Just Glad I Was Born, so I Could Make This”” or “Feeling Responsible for the Future of Children and Not Wanting to Make Halfhearted Films”] and Ponyo (2008) [“On Ponyo” or “Memo on Music for Joe Hisaishi”]. It also included Miyazaki’s Original Drawings for Studio Ghibli New Year’s Cards (1997-2008) as a foreword, a Biographical Chronology and an afterword by Miyazaki.

It is really a fascinating work if you are interested in Japanese animation and a must-read if you are a deep fan of the works of Miyazaki. It offers a huge amount of material that, as I already said, you won’t read in one sitting but it is definitely worth having a look. stars-3-5

For more information you can check the following websites:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 1996 / 2008 Studio Ghibli

Other recommended titles on Miyazaki:

  • (Collectif sous la direction de Victor Lopez). Hayao Miyazaki : nuances d’une oeuvre. Moutons électriques, 2018. 271 pages. ISBN 9782361835156 [ GoodreadsNelligan ]
  • Animeland Hors-Série (Juillet-Septembre 2021): Studio Ghibli. 144 pages. 12,50 € [ NelliganWebpage ]
  • Miyazaki: numéro spécial de Dada(no 197, janv. 2015, ISSN 1261-4858). Arola, 2015. 50 pages. ISBN 9782358800716. [ GoodreadsNelligan ]
  • ALPERT, Steve.Sharing a House with the Never-Ending Man; 15 years at Studio Ghibli. Berkley: Stone Bridge Press , July 2020. 296 pages. ISBN 9781611720570. [Goodreads]
  • BERTON, Gaël. The Works of Hayao Miyazaki: The Master of Japanese Animation. [Goodreads]
  • CAVALLARO, Dani. The anime art of Hayao Miyazaki. Jefferson NC: McFarland, 2006. 204 pg. ISBN 978-0-7864-2369-9. $35. [Goodreads]
  • CHAPTAL, Stéphanie. Hommage à Hayao Miyazaki : un coeur à l’ouvrage. Ynnis, 2020. 155 pages. ISBN 9782376971313. [ GoodreadsNelligan ]
  • COLSON,Raphaël; RÉGNER, Gaël. Hayao Miyazaki : cartographie d’un univers. Moutons électriques, 2013. 357 pages. ISBN 9782361831356 [ GoodreadsNelligan ]
  • LENBURG, Jeff. Hayao Miyazaki : Japan’s premier anime storyteller. Chelsea House, 2011. 120 pages. ISBN 9781604138412. [ GoodreadsNelligan ]
  • NAPIER, Susan. Miyazaki world : a life in art. Yale University Press, 2020. 305 pages. ISBN 9780300248593. [ GoodreadsNelligan ]
  • NAPIER, Susan. Le monde de Miyazaki. Éditions Imho, 2020. 366 pages. ISBN 9782364810242. [ GoodreadsNelligan ]
  • NIEBEL, Jessica; DOCTER, Pete; KOTHENSCHULTE, Daniel.Hayao Miyazaki. DelMonico Books, 2021. 287 pages. ISBN 9781942884811. [ GoodreadsNelligan]
  • McCARTHY, Helen. Hayao Miyazaki: Master of Japanese Animation. Berkeley: Stone Bridge Press, 1999. 240 pg. ISBN 1-880656-41-8. [Goodreads]
[ Traduire ]

Revue de ‘zines [002.022.023]

Revue de ‘zines

Oula!, ma dernière chroniques remonte a de nombreux mois déjà. Il me faut donc faire un peu de rattrapage considérant qu’il y a toujours un flot constant de magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #235 (Janvier-Mars 2021)

Animeland-235Une autre volumineux numéro (144 pages) qui, dans le contexte des jeux olympiques de Tokyo, nous offre un dossier sur la thématique du sport: Pop culture et J.O., lieux emblématiques des J.O., anime de sport (Slam Dunk, Jeanne et Serge, Ippo le Challenger, Touch: Le batte de la victoire, Yuri! On Ice), le sport à la Japonaise (Sumo: Hinomaru Sumo, Judo: Yawara!, Kendo: Kenshin le Vagabond, Kyûdô: Tsurune, Karuta: Chihayafuru), Captain Tsubasa, handisports dans l’anime et le manga (NHK Paralympic Programme, The Breakers, Running Girl, Real), Expo Sport x Manga à Lausanne, les sports WTF (Metal Fighter Miku, Gunnm), autres anime de sport (Sport Billy, Les fous du volant, Foot 2 Rue), les sites de J.O. à Tokyo, sportifs fans de mangas, etc.

Dans “Ça ferait un bon anime” on nous introduit à quelques bons mangas comme Blue Lock, Comet Girl, La Gameuse et son chat, Dédale, Insomniaques, The Elf and the Hunter, L’Homme qui au Nobunaga, Le Tigre des neiges, Les Carnets de l’apothicaire, Les Racailles de l’autre monde, Death Note: Short Stories, et Quand sonne la tempête.

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Demon Slayers Le Train de l’infini, Ex-Arm, Détective Conan The Silent Bullet, Kemono Incidents, La Voie du tablier, My Hero Academia S5, Love Death + Robots v. 2, Ride Your Wave, Invincible, To Your Eternity, Les Mitchell contre les machines, D’Artagnan et les trois mousquetaires, Luca, Spirit: l’Indomptable, et Yasuke.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Bounthavy Suvilay, Kazuki Mukaitoge, Shouta Umehara), Focus (Bilan du marché manga 2), Fermez les Yeux (Tout pour la musique), Hommage (Kintaro Miura, Yasuo Otsuka, Osamu Kobayashi, Shunsuke Kikuchi), Séance Studio (Science Saru), Jeu vidéo (Nier Replicant, Resident Evil VIllage, Scarlet Nexus), l’animation dans la Pub (Wizz pour Head & Shoulders), Figure de Pro (Nathalie Altamann), Pourquoi (tant de différence dans les traductions de titres?), Trouvaille (Shadowz), et Humeur.

L’incontournable magazine francophone de l’anime nous offre encore un numéro très riche en information pour prouver à tous qu’il est toujours pertinent. À lire pour tous les amateurs d’anime… stars-3-5

Capsules

Animeland  HS Studio Ghibli  (Juillet-Septembre 2021)

Animeland-HS-ghibliCe volumineux (144 pages) numéro Hors-Série est entièrement dédié au Studio Ghibli. Un dossier nous présente d’abord les 28 visages et facettes de Ghibli: Ghibli avant Ghibli, fonctionnement atypique, Musée, Parc, Donguri: les magasins officiels, Portraits (Hayao Miyazaki, Isao Takahata, Toshio Suzuki, Goro Miyazaki, Joe Hisaishi, Hiromasa Yonebayashi), Hommage (Michiyo Yasuda, Yazuo Ôtsuka, Yushifumi Kondo), et les autres talents de Ghibli.

Dans le segment Focus on aborde les tapisserie d’Aubusson, l’analyse des spécificités, l’importance de la musique, les femmes chez Ghibli et Ghibli au Musée Art Ludique. On retrouve également une série d’entretiens avec Toshio Suzuki, Goro Miyazaki, Philippe Vallotti et Steve Alpert. Finalement, avec Ghibli par l’écran, on présente en une ou deux pages chacune des productions du Studio Ghibli (en vingt-six topos). Le numéro se conclut avec une bonne bibliographie sur le sujet…

Si vous voulez tout savoir sur le Studio Ghibli ce numéro vous sera indispensable ! C’est la ressource ultime. stars-4-0

Capsules

dBD #156 (Juillet-Août 2021)

dBD-156Dans le cahier actualités, je remarque Moebius métamorphe aux Humanos qui compile de nombreux textes et recherches de Daniel Pizzoli, Florent Chastel et Claude Ecken qui avaient été précédemment inclus dans des anthologies. On retrouve également L’art de Mézières par Mézières et Quillien chez Dargaud. Finalement, on nous présente en deux pages les nouveautés mangas, dont je ne retiendrais que Le chat qui rendait l’homme heureux (Umi Sakurai chez Soleil).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Sylvain Vallée au sujet de Tananarive (avec Mark Eacersall chez Glénat). Les entrevues se poursuivent avec Dominique Bertail (sur Cahiers Madeleine), Jean Dufaux et Jacques Terpant (sur Un roi sans divertissement chez Futuropolis),  Marc Lévy (sur L’Agence des invisibles 1 chez Philéas), Gaétan Nocq (sur Les Grands Cerfs chez Daniel Maghen) et Jean-Michel Dalot et Johan Pilet (sur Ninn t.5: Magic City chez Éditions Kennes).

Dans le Cahier Critique je note Bob Morane t.1: Les  100 Démons de l’Ombre Jaune par Corbeyran, Christophe Bec et Paolo Grella chez Delcourt (Bien), I’m standing on a million lives t.1 par Naoki Yamakawa & Nao chez Pika (Bien), Elle et son chat par Makoto Shinkai & Tsubasa Yamaguchi chez Pika Seinen (Super!), L’Attaque des Titans t.34 [final] par Hajime Isayama chez Pika (Super!), Tetsu & Doberman t.3 par Tsutomu Ohno chez Doki-Doki (Super!), Lonely Worlds t.2 par Iwatobineko chez Ki-oon (Super!), et Undead Unluck t.1 par Yoshifumi Tozuka chez Kana (Super!).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

dBD #157 (Octobre 2021)

dBD-157Dans le cahier actualités, je remarque le retour du magazine mythique Métal Hurlant grâce à une campagne de crowdfunding. Le premier numéro est consacré au thème du futur: cinquante intervenants traiterons du sujet à leur façon. Un numéro sur deux sera consacré à la réédition de BD publiées dans les anciens numéros. Cette réincarnation du magazine est trimestrielle et comporte 288 pages couleurs. Wow! On nous présente également une pleine page de nouveautés mangas: One Piece t.99 (Eiichiro Oda, chez Glénat), Coffrets Attaque des Titans (Hajime Isayama, chez Pika), Yakuza Réincarnation t.1 (Hiroki Miyashita, chez Kazé), Yokai Manga (Wilson & Takita d’après Hearn, chez Graf Zeppelin), The Vampire and the Rose (Noriko Asaka, chez Soleil) et My Capricorn Friend (Otsuishi & Masaru Miyokawa, chez Moonlight).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Xavier Dorison, Denis Bajram, Alexis Sentenac, Brice Cossu et Yoann Guillo sur leur interprétation de Goldorak (chez Kana). Les entrevues se poursuivent avec Nicolas de Crécy (sur Villa Transit t. 3 chez Gallimard), Florent Ruppert  et Jérôme Mulot (sur La Part merveilleuse t.1: Les Mains d’Orsay chez Dargaud), Léo Heitz (sur Satchmo chez Jungle-Ramdam), Catel Muller et José-Louis Bocquet (sur Alice Guy chez Casterman), Alex Baladi (sur Revanche chez The Hoochie Coochie), Noah Van Sciver (sur Fante Bukowski, l’oeuvre complète chez L’Employé du Moi) et Konami Kanata (sur Les chaventures de Taï et Mamie Sue t.3 chez nobi nobi!). On retrouve également un hommage à Raoul Cauvin (père des Tuniques Bleues, de Sammy et de Pierre Tombal) décédé en août 2021.

Dans le Cahier Critique je note Mars Red t. 1 de Kemuri Karakara chez Panini (Bien; “adapté d’une pièce de théâtre de Bun-O Fujisawa (…) revisite le thème du vampire dans le contexte de l’ère Taishô”), Un Assassin à New York de Jinpachi Môri et Jiro Taniguchi chez Pika Graphic (Top!; “un très beau livre qui rappelle (…) que Taniguchi (…) avait de multiple cordes à son arc”), ainsi que  Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi chez Pike Seinen (Super!; “un récit intimiste, touchant et délicat, à l’humeur souvent morose et cafardeuse (…), une jolie histoire donc aussi, au dessin fin et expressif”).

Comme toujours dBD constitue une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-4-0

Capsules

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TV News

Great news for those who love watching good TV.  All the excellent series that were running on Apple TV (like See, The Morning Show, Foundation and Invasion) might have concluded their seasons for this year, but new shows are coming back on other channels.

On Netflix you will find:

And I still have so much more to watch on Netflix — and I am hoping for more seasons of The Irregulars (cancelled apparently) or Shadow and Bone (based on Leigh Bardugo’s Grishaverse series of fantasy novels and renewed for a second season).

On Amazon Prime Video you will find:

  • The Expense (the superb sci-fi TV series based on James S. A. Corey’s novels) is back with a sixth (and final) season of six episodes. A must-see !!!

Less new stuff here but, anyway, I still haven’t watch The Man in the High Castle, P. K. Dick’s Electric Dreams, The Tomorrow War or The Wheel of Time or Tales from the Loop or The luminaries or Library War or Vinland Saga — and I still hope for a new seasons of The Boys, Jack Ryan, or Carnival Row, which all seem to have been delayed by the covid pandemic…

Finally, Dune (the great 156-minute movie by Denis Villeneuve based on Frank Herbert’s saga) is already available to rent ($24.99) or for purchase ($29.99) on both Amazon Prime Video and Apple TV.

Oh, and the fourth Matrix movie, The Matrix Resurrections will be released on December 22nd not only in theatres but also on HBO MAX (but only in the USA)!

Umm, and the new 10-episode series of Shogun (based on James Clavell novel, starring Cosmo Jarvis, Hiroyuki Sanada and Anna Sawai, and set to air on FX) is still in production. Filming started in September and will last until next April, so it will certainly not be released until the end of 2022 or even early 2023…

That’s all for now.

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Feuilletage automnal

Voici quelques livres que j’ai emprunté à la bibliothèque et feuilleté sans avoir eut le temps de les lire complètement mais que je recommande néanmoins très fortement. Par ordre alphabétique inverse…

Unbeaten track in Japan 

UnbeatenTracksInJapan-CovJ’ai déjà parlé de cet ouvrage mais à cette époque je n’avais à ma disposition qu’une version électronique (disponible sur le Projet Gutenberg) qui ne contenait aucune illustration ou index. Je l’ai donc fait acheté par ma bibliothèque, où il est maintenant disponible, et je vous le recommande grandement si les récits d’aventures ou l’histoire du Japon de l’époque Meiji vous intéresse.

J’ai découvert Isabella Bird par la lecture du manga Isabella Bird, Femme Exploratrice, par Taiga Sassa, publié en français chez Ki-oon. Ayant trouvé ce manga tout à fait fascinant et sachant qu’il était basé sur les écrits de cette véritable aventurière Britannique, j’ai voulu en apprendre plus en lisant le texte original.

Cette ouvrage est la réplique exacte de l’édition de 1911 (originalement publié par John Murray en 1885). Le texte de la couverture arrière nous apprend que “Isabella Bird, fille d’un pasteur de campagne, s’était fait dire par son médecin que voyager soulagerait ses problèmes de santé (maux de dos et dépression). Elle suivit ce conseil sans demi-mesures en se lançant dans des excursions vers les régions les plus reculées de l’Ouest américain, de la Malaisie, du Kurdistan, de la Perse, du désert marocain, de la Chine, et même du Japon. À peine dix ans après que ce dernier ait commencé à s’ouvrir à l’Occident, Bird entreprend de se rendre sur l’île de Hokkaido pour y rencontrer ses autochtones, les Aïnous, traversant des régions à peine connues des Japonais eux-même. Malgré son état de santé, elle parcourt plus de 1 400 milles à cheval, en pousse-pousse et à pied, suivant des sentiers de montagne sinueux et traversant d’innombrables rivières pour rencontrer des villageois dans leurs communautés éloignées et des paysans dans leurs champs. Tout au long de ce périple, l’intrépide exploratrice victorienne écrit à sa soeur et à ses amis des lettres poignantes et vivantes où elle décrit les vicissitudes de son voyage, les inconforts et les difficultés ainsi que les plaisirs et l’excitation de la découverte“. Unbeaten Tracks in Japan rassemble cette correspondance, agrémentant les descriptions de nombreux croquis et photographies par l’auteur elle-même, donnant ainsi à l’ouvrage une qualité ethnographique fascinante.

C’est déjà assez extraordinaire qu’une femme de l’Angleterre victorienne ait autant voyagé par elle-même mais cela est encore plus intéressant qu’elle ait beaucoup écrit sur le sujet et même publié une douzaine de livres où elle décrit dans les moindres détails tout ce qu’elle a vu et vécu au cours de ses périples. La plupart de ces ouvrages semblent suivre la même formule épistolaire. Toutefois, pour le moment, seul ses récits sur le Tibet (Chez les Tibétains) et l’Ouest Américains (Une anglaise au Far West) ont été traduit en français. 

J’ai bien aimé ce carnet de voyage épistolaire d’Isabella Bird au Japon mais il est malheureusement un peu laborieux à lire car il est long et composé principalement de descriptions. Je dois avouer que je n’arrêtais pas de m’endormir et que je pouvais lire à peine une dizaine de pages chaque soir (étrangement j’ai toujours trouvé que lire sur une tablette ou lecteur électronique est plus fatiguant). La lecture de ce livre était donc toute une entreprise, mais cela en valait quand même la peine car il offre une vue unique (et contemporaine) sur le Japon de l’ère Meiji. C’est un ouvrage qui intéressera donc surtout les fanatiques d’histoire japonaise ainsi que ceux qui lisent le manga et sont curieux d’en savoir plus sur Isabella Bird elle-même.

Unbeaten tracks in Japan by Isabella L. Bird. New York: Dover, 2005. 336 pages, 16 x 22 cm, $14.95 US, ISBN 9780486445151, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

Capsules

Hommage à Hayao Miyazaki

HommageAMiyazaki-covCet ouvrage est une compilation de petits articles qui forment une référence bio, biblio et filmographique sur Hayao Miyazaki, ce maître du cinéma d’animation Japonais. Le livre débute avec une filmographie de sept pages. Il se divise ensuite en cinq parties, dont la première s’intitule “L’animateur de l’enfance”. On y traite en une ou deux pages chacunes des oeuvres de Miyazaki qui s’adressent tout particulièrement à un jeune public (Horus, Prince du soleil; Panda Petit Panda; Mon voisin Totoro; Ponyo sur la falaise; Porco Rosso; Le vent se lève) ainsi que deux thématiques qui lui sont chères: l’enfance et l’aviation. Dans la seconde partie, “L’âme de Ghibli”, on traite de la création du Studio Ghibli, des collaborateurs de Miyazaki (notamment Isao Takahata, Yoshifumi Kondô, Hiromasa Yonebayashi et Aoi Hiiragi), de quelques titres produit par le studio (Si tu tends l’oreille; Le Royaume des chats; On your Mark; Histoires courtes), du travail de son fils Gorô (Les Contes de Terremer; La Colline aux coquelicots) et des produits dérivés du studio. 

Dans la troisième partie, “Le Japon en toile de fond”, on aborde le fait qu’une bonne partie de l’oeuvre de Miyazaki est profondément ancrée dans la culture Japonaise (notamment ses mythes et ses religions) et on présente en deux ou trois pages les oeuvres en question (Princess Mononoke; Le Voyage de Chihiro; Nausicaä de la vallée du vent; Kiki la petite sorcière; Le Château dans le ciel). On y parle également de son travail de mangaka (où il crée des oeuvres “plus sombre et plus adulte” qui, a quelques exceptions, n’ont pas été traduites: Le peuple du désert, Nausicaä, Imotô, Le Voyage de Shuna, L’Ère des hydravions, Notes de rêveries, Le retour de Hans, Des tigres couverts de boue, Le vent se lève, Diner dans les airs, Illusions de Westall: Une excursion à Tynemouth), de sa vision du féminisme et de la grande influence qu’il a eut sur l’animation japonaise (Nadia, le secret de l’eau bleue est basé sur une adaptation de Vingt mille lieux sous les mers que Miyazaki avait débuté pour Tōhō, mais jamais complétée, et qui fut reprise par Gainax et Hideaki Anno).

À l’opposé, dans la quatrième partie intitulé “Un imaginaire tourné vers l’Occident”, on remarque que beaucoup des titres sur lesquels Miyazaki a travaillé sont des adaptations ou sont, pour le moins, inspirées de la littérature Occidentale: Le Chat botté (Charles Perrault), Le Château de Cagliostro (Maurice Leblanc via Monkey Punch), Sherlock Holmes (Arthur Conan Doyle), Heidi (Johanna Spyri), Anne, la maison aux pignons verts (Lucy Maud Montgomery), Fifi Brindacier (Astrid Lindgren — malheureusement la version de Miyazaki ne vera jamais le jour), Les Joyeux Pirates de l’Île au trésor (Robert Louis Stevenson), Conan, le fils du futur (Alexander Key), et Le Château ambulant (Diana Wynne Jones).

Dans la dernière partie, “Hayao Miyazaki, et après?”, on nous parle du dernier projet du maître (Kimitachi wa dô ikiru ka, adaptant un livre jeunesse de Genzaburô Yoshino), de ses héritiers (notamment Hiromasa Yonebayashi et le studio Ponoc, dont le premier long métrage a été Arrietty : Le Petit Monde des Chapardeurset il ne faut pas oublier Gorô Miyazaki qui a réalisé pour NHK la série télé adaptant Ronya, fille de brigand et le long-métrage 3D de Aya and The Witch) et de ses influences françaises (Paul Grimault, Saint-Exupéry, Moebius). L’ouvrage se conclu sur un lexique et une bibliographie.

Beaucoup a déjà été écrit sur Miyazaki et cet ouvrage pourrait bien n’être qu’un livre de plus, mais j’ai bien aimé le fait qu’il soit composé de petites parties qui se lisent facilement. J’ai surtout apprécié les articles qui présentent chacune des oeuvres importantes de Miyazaki en deux ou trois pages. Ce qui est bien aussi avec ce genre d’ouvrage c’est qu’on est pas obligé de tout lire: on ne s’attarde que sur ce qui nous intéresse. Il y a plusieurs articles sur des gens (Benoit Chieux, Steve Alpert, Neil Gaiman, Isabelle Vanini, Alexis Hunot, Balak, Noë Monin) qui ont travaillé avec ou été influencé par Miyazaki et que je n’ai pas lu parce ce que ça ne m’intéressait pas. Toutefois, dans l’ensemble, c’est une très bonne référence sur — et même une introduction à — Hayao Miyazaki qui mérite d’être lue ou feuilletée.

Hommage à Hayao Miyazaki : un coeur à l’ouvrage, par Stéphanie Chaptal. Paris: Ynnis, 2020. 155 pages, 27 cm, 14.95 € / $C 24.95, ISBN 978-2-376-97131-3, Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-3-5

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© 2020 Ynnis Éditions.

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Guide des premiers soins pour votre chat

GuidePremiersSoinsChat-covComme beaucoup d’ouvrages du genre, celui-ci vous apprendra de façon simple et efficace à garder votre animal de compagnie en santé (voir “comment utiliser ce livre”). Il est divisé en quatre parties (voir sommaire): “Un chat en bonne santé“ (anatomie, vaccination, dressage, alimentation, etc.), “Premiers soins de base” (manipulation, nettoyage et pansage, médicament, etc.), “Premiers soins d’urgence” (réanimation, fractures, morsures, empoisonnement, etc.), et “Annexes” (répertoire des premiers soins, glossaire et index).

Ce qui fait la particularité de ce livre — et qui a attiré mon attention — c’est qu’il est bien écrit, présenté en sections claires et précises mais surtout superbement illustré de photographies, tableaux, schéma et dessins qui rendent l’information agréable et facile à assimiler. Ce n’est, bien sûr, pas un ouvrage que l’on va lire d’une couverture à l’autre d’un seul coup mais c’est un ouvrage de référence essentiel à avoir si vous possédé un chat. Il ne vous protégera pas contre toutes les circonstances (j’avais l’ouvrage entre les mains et cela n’a pas empêché mon adorable Saya de trépasser) mais les informations qu’il contient vous seront sûrement utiles. Un excellent ouvrage.

Guide des premiers soins pour votre chat : tout ce que vous devez savoir en cas d’urgence, par Jennifer Parker. Paris: Broquet, 2021. 192 pages, 23 cm, $C 24.95, ISBN 978-2-89654-666-4, Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-4-0

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© 2021 Hachette Livre, Marabout pour l’édition française. © 2021 Broquet Inc pour l’édition canadienne-française.

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Comprendre les migraines

ComprendreLesMigraines-CovJ’aime bien cette défunte collection car elle présente ses différents sujets de façon ordonné et clair. Quand on souffre d’un problème on est heureux de trouver les informations essentielles présentées d’une façon simple et concise. Dans ce cas-ci on nous explique qu’est-ce qu’une céphalée, quel sont les différents types de migraines, leurs déclencheurs et comment vivre avec selon le genre de patients. Malheureusement, avec les migraines il n’y a pas de solution facile (ni miraculeuse)… C’est un peu décourageant mais cela m’a tout de même donné quelques pistes à suivre…  

Comprendre les migraines, par Anne MacGregor. Montréal: Modus Vivendi (Coll. Médecine Familiale), 2006. 184 pages, 12 x 19 cm, $C 9.95, ISBN 978-2-89523-438-8, Pour lectorat adolescent (14+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-3-0

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© Family Doctor Publications 2000-2006

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Bambi : l’histoire d’une vie dans les bois

Bambi-covJ’ai découvert cette nouvelle édition dans un article de Paris-Match (#3733, p. 33) et j’en ai même brièvement parlé l’an dernier. Je l’ai fait acheté par ma bibliothèque — c’est surtout mon épouse qui l’a lu car moi je n’ai eu le temps que de la feuilleter. 

Considéré comme un conte pour enfant (9 à 12 ans) à cause du film de Disney (sortie en 1942) ce livre est actuellement un roman animalier pour adulte écrit en 1923 par Félix Salten, un auteur autrichien. Le titre original est Bambi: Eine Lebensgeschichte aus dem Walde (le nom “Bambi” viendrait de bambino, qui veut dire “enfant” en italien). Étrangement, il fut banni par les nazis qui y voyaient une allégorie politique sur le traitement des juifs en Europe. Ce symbolisme n’est pas vraiment évident à la lecture mais cela reste tout de même un long récit dramatique, trop sérieux et volumineux pour être approprié pour un jeune lectorat. Malgré une histoire qui transpose clairement des connotations autobiographiques et un ton sombre qui reflète l’inquiétude de sa communauté, le récit de Salten en bout du compte est empreint de pacifisme et d’optimisme. Tout cela est bien remis en contexte par les préfaces de Maxime Rovere et de Benjamin Lacombe ainsi qu’une postface qui commente la nouvelle traduction par Nicolas Waquet.

Si c’est le récit de Salten qui vous intéresse, il peut être trouvé facilement et à peu de frais en format électronique (Project GutenbergKindleKobo) mais ce qui rend cette édition intéressante ce sont les superbe et très nombreuses illustrations de Benjamin Lacombe. Un ouvrage qui mérite définitivement que l’on s’y attarde…

Bambi: l’histoire d’une vie dans les bois, par Félix Salten, illustré par Benjamin Lacombe. Paris: Albin Michel, novembre 2020. 176 pgs. 22.7 x 30.7 cm, 29.90 € / $C 44.95. ISBN 9782226450210. Pour lectorat adolescent (12+). [Voir aussi la couverture arrière] stars-4-0

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© 2016, Éditions Payot & Rivages pour la traduction en langue française. © 2020 Albin Michel Jeunesse pour la présente édition.

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Revue de ‘zines [002.021.215]

Revue de ‘zines

Ces titres sont arrivé trop tard pour être inclus dans ma plus récente chronique. Je m’efforce de me maintenir à jour avec ce flot continue de périodiques et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter ce soucis, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

dBD #155 (Juillet-Août 2021)

dBD-155Dans le cahier actualités, on nous apprend d’abord le décès de Benoît Sokal. On nous fait aussi découvrir un ouvrage sur L’Art du manga par Jean-Samuel Kriegk aux éditions Palette, ainsi qu’une demi-douzaine de nouveautés mangas: Elfen Lied t.1 par Lynn Okamoto chez Delcourt/Tonkam, No Control! Perfect Edition par Lynn Okamoto & Mengo Yokoyari chez Delcourt/Tonkam, Survivor’s Club par Anajiro chez Delcourt/Tonkam, Insomniaques t.1 par Makoto Ojiro chez Soleil Manga, Comet Girl t.1 & t.2 par Yuriko Akase chez Casterman et Angel of Death t.1 par Kudan Naduka & Makoto Sanada chez Éditions Mana.

À la une de ce numéro on retrouve les coups de coeur de la rentrée du magazine qui nous offre des entrevues avec les auteurs et cinq pages d’extraits de leurs ouvrages: Oriol (sur L’Or du temps t.1, en collaboration avec Rodolphe, chez Daniel Maghen), Appollo (sur La Désolation, en collaboration avec Gaultier chez Dargaud), Grégory Panaccione (sur Quelqu’un à qui parler chez Le Lombard), Olivier Jouvray (sur Bob Denard, le dernier mercenaire, en collaboration avec Lilas Cognet, chez Glénat), Vincent Mallié (sur Ténébreuse t.1, en collaboration avec Hubert, chez Dupuis/Aire Libre), Sylvain Bauduret (sur Voltaire & Newton t.1, en collaboration avec Mitch, chez Delcourt), Philippe Pelaez (sur Pinard de guerre t. 1, en collaboration avec Francis Porcel, chez Grand Angle), et Frantz Duchazeau (sur Debout les morts, Fantaisie Macabre, chez Sarbacane). On retrouve également des entrevues avec Nicolas Debon (sur Marathon, chez Dargaud), Laurent Bonneau (sur L’Étreinte, en collaboration avec Jim, chez Grand Angle), Théa Rojzman (sur Grand Silence, en collaboration avec Sandrine Revel, chez Glénat) ainsi qu’avec Alex Fuentes & Damian (sur Perdus dans le futur t.1 chez Dupuis).

Dans le Cahier Critique je note Terrarium t.1 de Yuna Hirasawa chez Glénat (Super; “un très beau récit de science-fiction, servi par un dessin sublime”), Le songe du corbeau par Sentô et Alberto chez Delcourt (Super; “Graphiquement, c’est superbe (…). Un thriller dont on ne sort pas indemne”), Un été à Tsurumaki par Shin’ya Komatsu chez Imho (Top!; “beau (…) mignon (…) rigolo (…) original et surprenant (…) le genre de lecture qui ravit l’oeil et ce qui se cache derrière”), Rock of destruction par Norihiko Kurazono chez Omaké (Super; “À réserver toutefois aux amateurs de séries B”), L’Envol par Kuniko Tsurita chez Atrabile (Top!; collection d’une trentaine d’histoires datant entre 1965 et 1981), Bucket list of the dead t.2 par Haro Aso & Kotaro Takata chez Kana (Top!; “histoire de zombie complètement déjantée (…) à la fois récit de genre et satire sociale”) et Fukuneko t.1 par Mari Matsuzawa chez Nobi-Nobi (Super; “conte sympathique”).

Ce numéro double de l’été (132 pages) nous offre une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-4-0

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Solaris #219 (Été 2021)

Solaris219_Couvert-255x400Comme toujours, Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre au Québec et ailleurs. Celle-ci  s’ouvre à nous en trois volets: Le volet fiction comprend cette fois sept nouvelles qui nous permettent d’échantillonner les différentes saveurs de la littérature de genre actuelle. Le volet documentaire n’offre encore une fois qu’un seul article, un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier. Finalement, le volet critique (36 p.) se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne.

Les sept récits du volet fiction se déclinent tous autour de la thématique du temps et de sa finalité que représente la mort:

  • Dans Le Théorème des quatre douleurs” (21 p.), par Josée Bérubé (lauréate du Prix Solaris 2020), la concierge Ginette raconte à la police ce qu’elle a vu dans le laboratoire de Juliette pour tenter d’élucider la disparition de la scientifique… Amusante histoire, bine construite. stars-3-5
  • Dans Le Vieil Homme et le trou noir” (5 p., texte lauréat du Prix d’écriture sur place de Boréal 2021, catégorie pro), par Hugues Morin, un homme à l’identité fluide tombe dans un trou noir… ou est-ce plutôt dans l’abîme de sa mémoire? stars-3-0
  • Dans L’Offrande sur la pierre tombale“ (2 p., texte lauréat du Prix d’écriture sur place de Boréal 2021, catégorie de la relève), par Martine Bourque, une femme accomplie un rituel pour ressusciter son maître et amant… stars-2-5
  • Dans Ulann” (9 p.), par Andréa Renaud-Simard, les Azanis veillent sur repos des Utes à l’aide de leur pouvoir psychique mais rêvent de quitter le monastère et de retrouver de grands arbres… Bon texte, avec une excellent idée de base mais un peu difficile à suivre… stars-3-0
  • Dans “La Femme, le pilote et le corbeau” (20 p., publié originalement dans Fantasy & Science Fiction [August 1991] et traduit par Pierre-Alexandre Sicart), par Dean Whitlock, un homme vit une expérience carthatique lorsqu’il doit aller répandre les cendres de son ex sur le sommet du Cannon Mountain (White Mountains, New Hampshire) et qu’il a un accident. Très beau récit. stars-4-0
  • Dans “L’Archiviste” (11 p.), par Isabelle Piette, nous rencontrons l’entité que nous percevons comme la mort ou la grande faucheuse (mais qui se voit plutôt comme un archiviste) qui existe depuis toujours pour faciliter le passage de l’énergie psychique des Humains, non pas vers le Paradis ou l’Enfer, mais simplement la retourner à l’univers, de la même façon que la pourriture retourne l’énergie physique à la terre. Mais une rivale plus efficace fait son apparition… Serait-ce à son tour de retourner à l’Univers? Bien écrit et intéressant concept qui me rappel beaucoup les “dieux de la mort” dans Death Note. stars-3-0
  • Dans “Le Passager éternel” (17 p.), par Jean Carlo Lavoie, Arthur Grimshaw (philologue victorien) rencontre un vieil homme dans le train qui lui fait le récit de ses voyages bien extraordinaires… Un étrange appareil lui permet de projeter sa conscience dans le corps d’une personne récemment décédée et cela à n’importe quelle époque de l’Histoire humaine (et peut être même sur d’autres planètes)! Le vieil homme est fatigué de tous ces voyages dans le temps et offre à Grimshaw l’opportunité de prendre la relève… Beau récit qui aurait mérité un peu plus de développement… stars-3-5

Cette fois-ci le Futurible s’attarde sur Le Mouvement perpétuel, en science et en fiction (30 p.). Il nous raconte comment l’obsession des savants pour le Perpetuum mobile et l’énergie éternelle “a permis de développer la science de la thermodynamique et de mieux comprendre différents aspects du magnétisme, de la mécanique et de l’hydraulique.” Il entreprend ensuite de démontrer comment ce concept a influencé et a été utilisé dans les littératures de l’imaginaire, les arts et le cinéma. C’est, comme toujours, un article fascinant et très bien documenté.stars-4-0

En général, je ne lis Solaris que pour ses articles et ses suggestions de lectures, car je trouve que lire des histoires courtes est un peu fastidieux. Toutefois, une fois n’est pas coutume, et je me suis laissé tenté à lire les fictions de ce numéro. Je ne l’ai pas regretté et j’ai passé quelques bons moments de lecture. Encore une fois “l’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire” nous offre un numéro très riche qui demeure un incontournable pour tout amateur de littératures spéculatives qui cherche à se divertir et à en apprendre plus sur le sujet… stars-3-5

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Revue de ‘zines [002.021.194]

Revue de ‘zines

Déjà plus d’un mois depuis ma dernière chronique. Ça n’arrête jamais: il y a toujours de nouveaux périodiques et autres ‘zines à lire dans mon champs d’intérêt. J’en épluche donc le contenu pour vous. 

Animeland #234 (avril – juin 2021)

Animeland234Pour faire suite au numéro précédent (sur les 30 ans du magazine), ce volumineux numéro (144 pages) nous offre un dossier sur les 30 ans d’animation et de culture populaire japonaise en France avec des articles qui souligne les dates majeures, les 10 oeuvres clés (Dragon Ball Z, Akira, Lodoss, Evangelion, Ghost in the Shell, Princess Mononoke, Cowboy Bebop, Sakura, Sword Art Online & L’attaque des Titans, Your Name & Les enfants du temps), le grand succès des années 2020 (Jujutsu Kaisen, interview avec Philippin Vercreek), les séries qui ont marché en France mais moins au Japon (Goldorak/Grendizer, Gundam, Lodoss, Princess Sarah, Samourai Pizza Cats, etc.), l’adaptation des médias spécialisés, le bilan du marché manga en 2020, le studio No Border, les Webtoons, l’avenir de l’anime en France, ainsi que des entretiens avec Jean-François Dufour et Thomas Sirley (Japan Expo), Yvan West Laurence (Animeland), Carlo Levy (Dybex), et Cédric Littardi (Éditions Ynnis).

Dans “Ça ferait un bon anime” on nous introduit à quelques bons mangas comme My Broken Mariko, La Guerre des Mondes, The Ride-On King, Dracula, Le Dévoreur de souvenirs, Dans les pas de Nietzsche, Une brève histoire du Robo-sapiens, L’Atelier des sorciers, 20th Century Boys et Des Assassins.

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Batman: Soul of the Dragon, Star Trek: Lower Decks, Noblesse, Heaven’s Design Team, Mushoku Tensei: Jobless Reincarnation, SK8 The Infinity, Wonder-Egg Priority, L’Attaque des Titans: Saison Finale, So I’m a spider, so what?, Beastar saison 2, Millenium Actress, Raya et le dernier dragon.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Entretiens (Toshio Suzuki et Gorô Miyazaki), Focus (Retour sur Dragon Quest: La Quête de Daï, Les mille facettes de Magelis), Fermez les Yeux (la trame sonore de My Hero Academia Heroes Rising), Séance Studio (Bones), Jeu vidéo (Hitman 3), l’animation dans la Pub (Dagoma), Figure de Pro (Claire Paoletti), Pourquoi (Faut-il reconsidérer le rapport 2D/3D pour animateur ?), Trouvaille (Libres!), Hommage (Séparation des Daft Punk), et Humeur.

L’incontournable magazine francophone de l’anime nous offre encore un numéro très riche en information pour prouver à tous qu’il est toujours pertinent. À lire pour tous les amateurs d’anime… stars-4-0

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dBD #153 (Mai 2021)

dBD153Dans les riches actualités de ce numéro, nous apprenons que TF1 Studio et Daïdaï Films vont adapter la BD Natasha au grand écran sous la direction de Noémi Saglio et que Comment ne rien faire de Guy Delisle reçoit une réédition augmentée chez La Pastèque. Sur deux pages, on nous présente aussi une demi-douzaine de nouveautés manga: La déchéance d’un homme t.1 par Jinji Ito (basé sur le roman de Osamu Dazai) chez Delcourt/Tonkam, Wombs t.1 par Akane Torikai chez Akata, Le siège des exilées t.1 par Akane Torikai chez Akata, Super Mario Manga Adventures t.21 & Yo! C’est moi Wario! t.1 par Nintendo chez Soleil Manga, Alma t.1 par Shinji Mito chez Panini Manga et Bucket List of the Dead par Kotaro Takata & Haro Asô chez Kana.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Dany (sur les quatre intégrale d’Olivier Rameau chez Kennes). Cela se poursuit avec des entrevues de Régis Penet (sur Beethoven chez La Boîte à Bulles), Philippe Geluck (sur Le chat déambule chez Casterman qui est en fait l’album-catalogue d’une exposition de sculptures monumentales sur les Champs-Élysées), Yslaire (sur Mademoiselle Baudelaire chez Dupuis/Aire Libre), Jean-Christophe Menu (sur Couacs au Mont-Vérité chez Dargaud), Anne Nivat (sur Dans la gueule du loup, avec Jean-Marc Thévenet & Horne, chez Marabout), ainsi que Kid Toussaint & Aveline Stokart (sur Elles t.1: La Nouvelle(s) chez Le Lombard). On retrouve également un article sur le scénariste Alain Ayroles (qui vient de publier, avec Étienne Jung, Les chimères de Vénus t.1 chez Rue de Sèvres).

Dans le Cahier Critique je note Demain les chats t.1 par POG & Naïs Quin (d’après le roman de Bernard Werber) chez Albin Michel BD (Bien; “si l’adaptation (…) est plutôt réussi, j’avoue avoir eut du mal avec la proposition graphique (…) qui vire trop souvent à la caricature (…)”), La Ballade de Ran t.1 par Yusuke Osawa chez Doki-Doki (Bien; “bon et solide récit de dark fantasy”), Le Clan des Otori t.1 par Stéphane Melchior & Benjamin Bachelier (d’après la série de romans de Lian Hearn) chez Gallimard (Super; “C’est tour à tour poétique et violent, lumineux et obscur. (…) le dessin épuré et brut (…) fait des merveilles, en ne détournant jamais le lecteur de l’essentiel: la complexité des relations humaines”),et Ragnagna & Moi t.1 par Ken Koyama chez Ki-oon (Super; “histoires courtes qui évoquent avec ironie la période des règles. (…) certains en apprendrons un peu plus sur le quotidien de leur moitié…”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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dBD #154 (Juin 2021)

dBD154Dans le cahier actualités, on nous annonce le manga I’m Standing on a Million Lives par Akinari Nao & Naoki Yamakawa chez Pika. On retrouve également deux articles sur les expositions 40 Bulles de Jazz (qui célèbre le quarantième anniversaire du festival Jazz à Vienne en mariant musique et BD) et Marginalia (à la Villa Sauber de Monaco, qui présente des planches originales de BD en provenance du musée de Grenoble et de deux collectionneurs privés).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Aimée de Jongh (sur Jours de sable chez Dargaud). Les entrevues se poursuivent avec Antonio Altarriba (sur son oeuvre en générale et Moi, Menteur, en collaboration avec Keko, chez Denoël Graphic), Zep (sur Titeuf t.17: La Grande Aventure, chez Glénat), Asaf Hanuka (sur Le Réaliste t.4 et son Intégrale chez Éditions Steinkis), Jean-Louis Gauthrey (sur les trente ans de la maison d’édition Cornélius), Fabien Toulmé (sur Suzette ou le grand amour chez Delcourt/Mirages), Winshluss (sur J’ai tué le soleil chez Gallimard) et Philippe Coudray (sur L’Ours Barnabé t.21 chez La Boîte à Bulles).

Dans le Cahier Critique je note Alma t.2 par Shinji Mito chez Pannini (Super; “un monde post-apocalyptique ravagé par une guerre qui a opposé les humains aux machines. Les décors (…) aussi grandioses que désespérants, tranchent avec la chronique intimiste et poétique de ce survivant livré à lui-même.”), Blue Lock par Nomura Yusuke & Muneyuki Kaneshiro chez Pika (Bien; “une historie pas piquée des vers qui se passe dans le monde du football”), The Fable t.2 par Katsuhisa Minami chez Pika (Super; “seinen à l’ancienne (…) humour décalé et violence controlée (…). Misant plus sur les intrigues entre les personnages que sur l’action, (…) pèche parfois par un découpage sobre et un dessin quelque peu statique.”) et, surtout,  Kebek t.2: Adamante par Philippe Gauckler chez Daniel Maghen (Super; “Pour la fin du diptyque, le récit tourne rapidement à l’anticipation pure et simple. (…) l’histoire prend un tour beaucoup plus intéressant. La palette de cinquante nuances de bleus en couleur directe (…) prend alors toute sa force. À partir du moment où la démesure visuelle s’installe dans les cases, Kebek devient grandiose.”).

Un très bon numéro qui, comme d’habitude, offre beaucoup d’informations pour les amateurs de BDs. stars-3-5

Capsules

Si vous voulez que je parle de votre ‘zine (ou livre ou manga tant qu’à y être) et qu’il n’est pas disponible dans le réseau des bibliothèques de Montréal, envoyez-en moi une copie. Je ne reçois plus beaucoup de services de presse alors il y a de bonne chance que je le mentionne ou le commente. Contactez-moi pour les détails de l’envoi…

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Revue de ‘zines [002.021.142]

Revue de ‘zines

Suite à ma récente chronique, je continue mon rattrapage sur les périodiques et autres ‘zines dans mon champs d’intérêt car ils n’arrêtent pas de s’accumuler… J’en épluche donc le contenu pour vous. 

dBD #150 (Février 2021)

dBD-150Dans les actualités je note l’annonce de trois nouvelles parutions de manga: Blue Period t.1 par Tsubasa Yamagushi (chez Pika — un manga sur la peinture), La gameuse et son chat t.1 par Wataru Nadatani (chez Doki-Doki — par l’auteur qui nous a déjà donné Félin pour l’autre !) et Démon Slave par Takahiro & Takemura (chez Kurokawa).

À la une on retrouve une entrevue avec Stephen Desberg et Yannick Corboz (sur Les Rivières du passé t.1 La Voleuse, chez Daniel Maghen). Le numéro continue sur des entrevues avec Jérôme Alquié (sur Captaine Albator – Mémoires de l’Arcadie t.3: Des coeurs brûlants d’amour, chez Kana), Sylvie Roge & Olivier Grenson (sur La Fée assassine, chez Le Lombard), Nicolas Barral (sur Sur un air de fado, chez Dargaud), avec le coordonateur Stéphane Bern, le dessinateur Cédric Fernandez, le scénariste Arnaud Delalande et l’historien Yvon Bertorello (sur Notre-Dame de Paris: La Nuit du feu, chez Glénat) et avec Léa Mazé (sur Les Croques t.3: Bouquet final, chez La Gouttière). On retrouve également un article qui rend hommage à Richard Corben (décédé en décembre 2020), un autre sur le dixième anniversaire de la maison d’édition québécoise Pow Pow dirigée par Luc Bossé, puis un sur les multiples adaptations de 1984 de Georges Orwell.

Dans le cahier critique, je note seulement Blue Period t.1 par Tsubasa Yamaguchi chez Pika (Super; “original (…) cherche à dévoiler l’envers du décor d’un milieu compétitif, où la passion ou le talent ne suffisent en général pas pour percer. Elle en profite pour évoquer différentes techniques artistiques(…)”).

Un bon numéro qui, comme d’habitude, offre beaucoup d’informations pour les amateurs de BDs.stars-3-0

Capsules

dBD #151 (mars 2021)

dBD-151Dans les actualités on nous parle du lancement de Verytoon, la plateforme de BD digitales de Delcourt; de la réédition en quatre volumes intégras d’Olivier Rameau (Greg & Dany, Ed. Kennes); de la parution chez Delcourt/Tonkam de La déchéance d’un homme, par Junji Ito, qui est l’adaptation d’un roman par Osamu Dazai; et de Histoire de la science-fiction (en BD) par Xavier Dollo et Djibril Morissette-Phan chez Les Humanos.

À la une on retrouve une entrevue avec Sylvain Runberg et Grun (sur On Mars_ t.3 chez Daniel Maghen). Le numéro continue sur des entrevues avec Yann Le Quellec et Romain Ronzeau (sur Les Amants d’Hérouvile, une histoire vraie chez Delcourt), Gaëlle Geniller (sur Le Jardin, Paris chez Delcourt), Jaime Martin (sur Nous aurons toujours 20 ans chez Dupuis), et Loïc Clément et Anne Montel (sur Le Temps des Mitaines t.3: La Nuit des croque-souris chez Dargaud). Dans ce numéro on retrouve également un article qui s’interroge sur l’avenir des festivals de BD en temps de pandémie, un article hommage à Jean Graton (Michel Vaillant) décédé au début de l’année et un article sur l’éditeur québécois La Pastèque (où l’on rencontre les fondateurs Martin Brault et Frédéric Gauthier).

Dans le cahier critique je note la BD style manga Yojimbot t.1 par Sylvain Repos chez Dargaud (Super; “l’approche graphique (…) est clairement l’un de ses points forts (…). À découvrir”), Les Enquêtes de Sgoubidou par Cathon chez Pow Pow (Super; “déclinées sous la forme d’histoires courtes à la Pif Poche (…) réjouissant de crétinerie en tout genre”), et Tomino la Maudite t.1 par Suehiro Maruo chez Casterman (Super, “maître du Ero Guro (…) si la trame est classique, la galerie de personnages vaut le détour”).

Comme d’habitude, une bonne lecture pour les amateurs de BDs. stars-3-0

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dBD #152 (avril 2021)

dBD-152Dans les actualités de ce numéro on nous fait découvrir Les Reportages de Lefranc — Versailles disparu, une BD historique par Jacques Martin et Alex Evang chez Casterman (à paraître en septembre) et Martine — Une aventurière au quotidien, un ouvrage qui trace l’historique de cette fameuse série jeunesse, par Laurence Boudart chez Impression Nouvelle.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec le scénariste Jean Van Hamme, le dessinateur Philippe Berthet ainsi que l’épouse de ce dernier, Dominique David (sur La Fortune des Winczlav T.1 — Vanko 1848 chez Dupuis). Cela se poursuit sur des entrevues avec Séverine Vidal (sur Le Plongeon, en collaboration avec Victor L. Pinel, chez Grand Angle), Bertrand Galic et Roger Vidal (sur Fukushima, Chronique d’un accident sans fin chez Glénat), Simon Spruyt (sur Le Tambour de la Moskova chez Le Lombard), Hélène Constanty (sur Une histoire du nationalisme corse, en collaboration avec Benjamin Adès, chez Dargaud et Monaco, luxe, crime et corruption, en collaboration avec Thierry Chavant, chez Soleil), Nicolas Dehghani (sur Ceux qui brûlent, chez Sarbacane) puis avec Joris Chamblain et Sandrine Goalec (sur Les Souris du Louvre T.3—Le Serment oublié, chez Delcourt/Le Louvre). On retrouve également un article sur Gallimard BD, où l’on rencontre le directeur éditorial Thierry Laroche.

Dans le cahier critique je note L’Homme qui tua Nobunaga T.1 par Kenzaburo Akechi & Yutaka Todo chez Delcourt (Bien, “atmosphère pesante (…) mise en scène léchée (…) interminable liste des protagonistes (…) ce surplus d’informations peu audibles vient progressivement peser sur le plaisir de lecture.”), My Broken Mariko par Waka Hirako chez Ki-oon (Super, un one-shot sur le suicide et la mort), et Talli T.3 par Sourya chez Ankama (Bien, “Si le récit manque parfois un peu de consistance, il brille en revanche par son rythme et son efficacité. (…) univers fascinant (…) trait fin et élégant (…) richesse des costumes et des décors.”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-0

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Solaris #218 (Printemps 2021)

Solaris 218Ce numéro printanier, sur le thème accidentel de la distorsion, nous offre quatre nouvelles “excitantes”, deux articles “passionnants” et les chroniques littéraires habituelles (“Les littéranautes” commentant les parutions locales et “Lectures” commentant le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne). Le volet fiction comprends:

  • “Fermer le Big Bang” par Michèle Laframboise. La présentation (de Pascal Raud) nous indique que le texte “met en scène le bar le plus cher de l’univers et ses invités triés sur le volet, qui traversent l’espace en route vers… vous verrez bien…”
  • “La Distorsion de Lebarne” par Dave Côté. On nous dit que l’on y “fait la connaissance d’Akilal, mage noir de son état, qui se joint, uniquement pour des raisons pratiques, à un groupe de Héros prêts à en découdre avec l’anomalie magique qui met tout le monde en danger. Fantasy et humour font ici très bon ménage.”
  • “Pauvre Jack!” par Jean Pettigrew. “Cette courte mais très efficace nouvelle d’atmosphère (…) nous entraîne dans les bas-fonds de Londres en 1888.” L’éditeur d’Alire ne nous gâte pas souvent d’un texte…
  • Gamma” par Oskar Källner. “La notion du temps n’a plus aucune importance quand on existe depuis si longtemps que l’extinction de l’Humanité est un souvenir lointain. Cette nouvelle (…) [fait] coexister la haute technologie et la beauté (…)”. Ce texte a été traduit du suédois par Jean-Pierre Laigle.

Le volet documentaire du numéro nous présente un autre article de feu Jean-Pierre Laigle, “Les Manipulateurs d’âmes; La conception matérialiste de l’âme dans la science-fiction”. Contrairement au fantastique, qui accepte le concept surnaturel de l’âme, la science-fiction, elle, soit en rejette le concept, soit le réactualise au travers de postulats rationnels qui l’expliquent, par exemple, par des phénomènes énergétiques comme l’électricité. Intéressant mais le style du texte est un peu tarabiscoté et certaines phrases ne font carrément pas sens…

Le numéro continue avec un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, consacré au “Cosmos intérieur, ou l’évolution du planétarium”. L’auteur nous présente l’histoire du planétarium, ses multiples utilisations tant ludiques que de vulgarisations scientifiques, et le rôle qu’il a joué dans des oeuvres de fictions tant au cinéma qu’en littérature de science fiction. Toujours aussi fascinant.

Avec ses deux volets, fiction et documentaire, Solaris nous ouvre une fenêtre sur le monde des littératures de l’imaginaire. Même si personnellement je préfère la lecture des articles à celle des fictions, c’est un incontournable qui nous diverti et nous tiens à jour sur ce qui se produit dans le genre. À lire! stars-3-5

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Revue de ‘zines [002.021.107]

Revue de ‘zines

J’ai fais un peu de rattrapage avec ma dernière chroniques mais il me reste encore plusieurs périodiques et autres ‘zines dans mon champs d’intérêt à discuter et à en éplucher le contenu pour vous. 

Animeland #233 (janvier – mars 2021)

Animeland-233Ce numéro célèbre d’abord les trente ans du magazine (cet exploit mérite bien d’être souligné) puis s’ouvre sur un énorme dossier (36 p.!) consacré à My Hero Academia dans plusieurs de ses aspects (ses personnages, interview avec Ahmed Agne, le directeur co-fondateur des éditions Ki-oon) et qui s’étend au concept de héros en général (définition, héros violent, bon méchant, héros sportif, héros non violent, anti-héros, genre et couleur de peau du héros, etc.). 

Dans le segment “Focus” on continue le mini-dossier sur Anime News Network avec des portraits de collaborateurs, on nous présente l’animation de Dreamworks Les Croods 2 incluant en bonus un entretien avec les réalisateur (Joel Crawford) et producteur (Mark  Swift). 

Animeland réintroduit un segment sur le manga (enfin!) avec “Ça ferait un bon anime” qui souligne l’intérêt de Transparente, Colorless, Ashidaka, Bride Stories, Perfect World, Le Dragon et la Nonne, Spy x Family, et Le Renard et le Petit Tanuki. 

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires: Aya et la sorcière, Superman: L’Homme de demain, Harley Quinn, Blood of Zeus, Jujutsu Kaisen, Burn the Witch, L’Odyssée de Choum, Akudama Drive, Dragon Quest: The Adventure of Dai, No Guns Life S1 – cour 2, Fireforce S2, The Idhun Chronicles.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Musique (l’animation Soul de Pixar, l’OST de Les Héros de la Galaxie), Cartoon de la Toile (web toons), Entretiens (Jérôme Alquie sur Mémoire de l’Arcadia), Séance Studio (MAPPA), Jeu vidéo (Star Wars Squadrons: Hunted, entretien avec Visual Works), l’animation dans la Pub (Clash of Clans), Figure de Pro (Balak), Pourquoi (Les épisodes des séries sont parfois très différents?), Trouvaille (NYsferatu Symphony of a Century), et Humeur.

L’évolution des médias du papier vers le digital (et les changements d’habitude de lecture en résultant), la disparition de distributeurs, un marché niche et maintenant la crise du coronavirus ont eut des effets désastreux sur beaucoup de magazines culturels. Heureusement, Animeland a su y répondre avec rapidité et habilité en s’associant avec Anime News Network, en changeant de format (pour passer de magazine bimestriel distribué en kiosques à Mook trimestriel distribué en librairies) et surtout en mettant de l’avant une campagne de sociofinancement (crowdfunding). Après avoir navigué contre vents et marées pendant trente ans, le “magazine” semble paré pour une nouvelle ère de publication. Il nous offre ici 146 pages riches en information. C’est sans aucun doute le meilleurs magazine du genre. À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

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dBD HS #22 (novembre 2020)

bBD-HS22Ce numéro Hors-Série de dBD nous fait entrer dans les coulisses de la plus récente aventure de Blake et Mortimer, le tome 27: Le Cri du Moloch, publié en novembre 2020. Ce n’est pas facile de faire suite au géant Edgar P. Jacobs, décédé en 1987. Pourtant, dès 1996 Jean van Hamme et Ted Benoit produiront deux albums qui font suite aux douze aventures de Blake et Mortimer. Yves Sente et André Juillard reprennent le flambeau avec sept albums. Van Hamme revient à la charge avec deux autres albums (un troisième paraîtra en 2021), puis Yves Sente en écrit deux autres (sans compter une demi-douzaine d’album hors-série par divers auteurs). Nous découvrons les dessous de la production du dernier tome au travers d’entrevues avec Yves Schlirf (éditeur de la série), Jean Dufaux (scénariste), Étienne Schréder (dessinateur), Christian Cailleaux (dessinateur), Laurence Croix (coloriste) et Philippe Ghielmetti (graphiste). Le numéro se termine sur trois extraits de futurs albums. Intéressant (mais court: 60 p.) si vous êtes un grand amateur de Blake et Mortimerstars-3-0

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dBD #149 (décembre – janvier 2020/21)

dBD-149Dans l’actualité de ce numéro je remarque la parution d’une BD documentaire sur La Science-fiction, par Xavier Dolla et Djibril Morissette-Phan (Les Humanoïdes Associés, 216 p., nov. 2020). À la une on retrouve des entrevues avec Xavier Coste et son éditeur Frédéric Lavabre (sur 1984, d’après G. Orwell, chez Éditions Sarbacane). Le numéro se poursuit avec des entrevues de François de Closets et Éric Chabbert (sur Les guerres d’Albert Einstein t. 1-2, par Corbeyran, De Closet et Chabbert aux Éditions Robinson), Stéphane Fert (sur Blanc Autour, par Lupano et Fert, chez Dargaud), Jean-Christophe Brisard (sur Hitler est mort! T. 1 par Brisard et Pagliaro, chez Glénat), Luz (sur Vernon Subutex t.1, par Virginie Despentes & Luz, chez Albin Michel), Jean Harambat (sur La fiancée du Dr. Septimus, par Rivière & Harambat, chez Dargaud Coll. Le Nouveau Chapitre), Amaury Bündgen (sur Ion Mud chez Casterman), Stanislas Moussé (sur Le fils du roi, chez Le Tripode), et Karim Friha (sur Le Mangeur d’espoir, chez Gallimard). À l’occasion de son quinzième anniversaire on retrouve également un article sur les éditions Ankama. Dans le “Cahier Critique” je note un seul manga: Le jeu de la mort t.1 & 2 par Sora, chez Delcourt/Tonkam (Bien; un shojo qui raconte une relation inappropriée entre un professeur de Lycée et une étudiante).

Un numéro volumineux (132 p.), plein d’information mais qui malheureusement n’offre pas grand chose dans mon champs d’intérêt. À lire pour tout amateur de BD en quête d’info sur les nouvelles parutions. stars-3-0

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Solaris #217 (Hiver 2021)

Solaris-217Un numéro plein à craquer qui nous offre six nouvelles, un article et les chroniques littéraire habituelles (“Les littéranautes” commentant les parutions locales et “Lectures” commentant le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne). Le volet fiction comprends:

  • “Ismaël, Elstramadur et la destinée”, par Christian Léourier (texte lauréat du Prix Joël-Champetier 2021)
  • “L’Amour au temps des univers parallèles”, par Hugues Morin
  • Au Pré de l’Asphodèle”, par Claude Bolduc
  • Les Pompes de Titan”, par Jean-Louis Trudel
  • Les Coeurs tachyoniques ne peuvent aimer”, par Derek Künsken
  • Explorer Jéhovah”, par Mario Tessier. L’apparition d’un colosse au dimension planétaire dans le système solaire (une statue représentant un homme nu), ravive les ferveurs religieuses et relance la compétition entre les différents pays de la planète pour être le premier à l’explorer… stars-3-0

Le volet documentaire du numéro n’offre qu’un seul article, un autre épisode exceptionnel des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, cette fois consacré à “La Machine à écrire… de la (science-)fiction”… Le Futurible y retrace l’histoire de la machine à écrire, comment elle a influencé l’écriture de fiction et comment elle est elle-même devenu une thématique des littératures de l’imaginaire… Tout à fait captivant…

Encore une fois, Solaris — qui se veut l’Anthologie permanente des littératures de l’imaginaire — nous offre une fenêtre sur ce qui se fait dans les littératures de genres au Québec, dans le monde francophone et même ailleurs. À lire pour tout amateur des dites littératures qui veut se divertir et accroître son savoir… stars-3-0

 

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Revue de ‘zines [002.021.051]

Revue de ‘zines

Je constate que ma dernière chronique sur les périodiques et autres ‘zines dans mon champs d’intérêt remonte à un peu plus de trois mois. Ils s’accumulent sur ma table de chevet, encombrant mon tsundoku, et il est donc grand temps que je fasse un peu de rattrapage et que j’en épluche le contenu pour vous. 

Animeland #232 (Octobre – Décembre 2020)

Animeland-232En dossier de couverture on aborde le renouveau du shônen: on définit le genre (son public, ses auteurs), s’intérroge sur son étendu et présente quelques titres en exemples (The Promised Neverland, Chainsaw Man, L’Attaque des Titans, Jujutsu Kaisen, Sword Art Online, My Hero Academia). En plus de la une, le numéro est divisé en trois grandes sections: “Focus” qui met en lumière divers sujet d’actualité (le distributeur de figurines Cosmic Group, le studio 2D Andarta, la société monégasque Shibuya Productions, l’histoire de Anime News Network, l’historique des webtoons, Petit Vampire et un entretien avec son créateur, Joann Sfar); “On a vu” introduit quelques animation notoires (Josep, Phil Tippett: Des rêves et des monstres, Déca-Dence, Denno Coil, Futariwa Precure, The God of High School, Japan Sinks 2020, RE: Zero: Starting Life in Another World, My Hero Academia: Heroes Rising, Calamity, Weathering with You, Maquia, Fritzi, Great Pretender, Ronja: Fille de Brigand); Et le numéro se conclut sur une série de chroniques (Musique [OST de Japan Sinks 2020 par Kensuke Ushio], Entretiens [avec l’équipe de En sortant de l’école et avec les réalisateurs de GitS_2045 Shinji Aramaki et Kenji Kamiyama], Séance Studio [Studio Trigger], Jeu vidéo [The Last of Us Part II], l’animation dans la Pub [Nescafé], Figure de Pro [Santiago Montiel], Pourquoi [images par seconde], Trouvaille [Séoul Station], et Humeur).

Animeland reste encore le meilleur magazine du genre (il n’en reste plus beaucoup). C’est très riche en information (quoi que je déplore toujours la disparition de la section dédiée aux mangas). Même si cela reste très cher à 13.50 € / 20.99 CAD (mais heureusement il y a les bibliothèques publiques) c’est tout de même 146 pages d’information compacte qui offre une lecture essentielle pour tous amateurs francophone d’anime. stars-3-5

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dBD #146 (Septembre 2020)

dBD-146À la une de ce numéro on retrouve un interview avec François Boucq (au sujet de New York Cannibals, en collaboration avec Jerome Charyn chez Éditions du Lombard). On poursuit avec des interviews de Corbeyran (qui a écrit quatre cents scénarios de BD!), Pierre-Henry Gomont (pour La fuite du cerveau chez Dargaud), Patrick Prugne (pour Tomahawk chez Éditions Daniel Maghen), et Bérengère Orieux (des Édition Ici Même). On retrouve aussi un article sur les Picture discs.

Dans le “Cahier Critique” je note surtout Yawara! T.1 de Naoki Urasawa chez Kana (Bien; “Importance de la transmission, adversité, coups bas et fougueux combats donnent du relief à ce manga très célèbre publié au Japon dès la fin des années 80”), Fairy Tail – City Hero t.1 par Ushio Ando chez Pika (Bien; “une série policière décalée, pour les fans de la série d’origine”), Tokyo Tarareba Girls T.1 par Akiko Higashimura chez Le Lézard Noir (Super; “album sortie en 2014 (…) ce premier volume de la série risque fort de dépasser le public habituel du drama manga”), Shino ne sait pas dire son nom par Shuzo Oshimi chez Ki-oon (Bien; l’histoire d’une jeune fille atteinte d’un trouble de la parole), So I’m a spider, so what? T.1 par Asahiro Kakashi chez Pika (Bof; “assez superficiel et surtout répétitif”), Les enfants du temps T.1 par Wataru Kubota chez Pika (Super; adaptation en manga du film de Makoto Shinkai Weathering with You, “met en perspective le Japon rural (…) et son pendant urbain. Une belle réussite, qui ne fait pas injure au long-métrage”), et Iruma à l’école des démons T.1 par Osamu Nishi chez Nobi-Nobi (Super; “tordant à souhait!”).

L’habituel déluge d’information de BD; heureusement qu’il a dBD pour nous parler des nouvelles parutions en mangas ! À lire (même si c’est cher — 8.90 € / $C15.99 pour 100 pages [aussi disponible en numérique pour 4.99 €] — mais cela vaut la peine et on le trouve aussi dans les bibliothèques publiques). stars-3-0

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dBD #147 (Octobre 2020)

dBD-147À la une de ce numéro on retrouve un interview avec Frank Pé (sur Little Nemo et La bête T.1 chez Dupuis et l’artbook Une vie en dessins chez Dupuis-Champaka). On poursuit avec des interviews de Baru (sur Bella ciao T.1 chez Éditions Futuropolis), Julie Rocheleau, Benoit du Peloux (sur Tracnar & Faribol aux Éditions Bamboo), Jordi Lafebre (sur Malgré Tout chez Dargaud), Beate & Serge Klarsfeld (sur Beate & Serge Klarsfeld: Un combat contre l’oubli par Pascal Bresson et Sylvain Dorange aux Éditions La Boite à Bulles), et Derib (sur Yakari: Le fils de l’aigle aux Éditions du Lombard). On trouve également un court hommage à André-Paul Duchâteau (créateur de Ric Hochet et auteur de polar) et un article sur deux grosses parutions chez Taschen (The History of EC Comics par Grant Geissman et Masterpieces of Fantasy Art par Dian Hanson, chacun faisant plus de cinq-cent pages et coûtant 150 € / $200 !).

Dans le “Cahier Critique” je note qu’on a regroupé sur deux pages une sélection des nouveautés mangas mais je n’y ai trouvé rien d’intéressant… Ceci est donc un numéro un peu pauvre. stars-2-5

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dBD #148 (Novembre 2020)

dBD-148À la une de ce numéro on retrouve un interview avec Didier Convard (sur Lacrima Christi T.6 avec Denis Falque chez Glénat et Neige T.14 avec Christian Gine chez Glénat). On poursuit avec des interviews de Bertrand Escaich/Caroline Roque [BeKa] et José Luis Munera (sur Les Tuniques Bleues T.65: L’envoyé spécial chez Dupuis), David Vandermeulen et Daniel Casanave (sur Sapiens, la naissance de l’humanité T.1 avec Yuval Noah Harari chez Albin Michel), Nicolas Juncker (sur Octofight T.3: Euthanasiez-les tous! avec Chico Pacheco chez Glénat, coll. Treize Étrange), Claude Gendrot (éditeur chez Pif Gadget, Métal Hurlant, chez Dupuis et chez Futuropolis depuis 2006), Noémie Honein (sur De l’importance du poil de nez chez Sarbacane) et William (sur Les Sisters T.15: Fallait pas me chercher! chez Bamboo). On trouve également un article sur l’exposition “Vinyle, quand la musique se dessine” à la Médiathèque musicale de Paris sur les pochettes illustrées. On nous présente aussi des sketch et travaux préparatoires de Luigi Critone qui vient de remplacer Enrico Marini pour Le Scorpion T.13: Tamose l’Égyptien (avec Stephen Desberg chez Dargaud). 

Dans le “Cahier Critique” je note encore une fois surtout des mangas: The Alexis Empire Chronicle T.1 par Awamura & Sato chez Doki-Doki (Super; “Pur récit d’heroic-fantasy (…) brille par sa maîtrise des codes du genre (…), Graphiquement le résultat est également d’excellente facture, notamment lors des scènes de bataille”), La jeunesse de Yoshio par Yoshiharu Tsuge chez Cornelius (Super; “rassemble sept histoires parues en 1973 et 1974. C’est un condensé d’autobiographie à peine déguisée, sans fard, peignant avec acidité le quotidien d’auteurs méprisés. Alors évidemment, c’est sombre, sordide même”), L’Appel de Cthulhu par Gou Tanabe chez Ki-oon (Super; “Grâce à son dessin à la fois précis et charbonneux, le mangaka installe une ambiance de fin du monde”), Spy x Family T.1 par Tatsuya Endo chez Kurokawa (Super; “véritable phénomène au Japon (…) sous son apparence de classique de comédie d’espionage (…) cache (…) une intéressante étude de personnage”), A journey beyond heaven T.1 par Masakazu Ishiguro chez Pika (Super; “une belle découverte”), L’Oxalis et l’or T.1 par Eiichi Kitano chez Glénat (Bien; “un premier volet convaincant”), et My Hero Academia – Team Up Mission T.1 par Horikoshi & Akiyama chez Ki-oon (Super).

Encore un numéro plein à craquer d’infos… stars-3-0

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Solaris #215 (Été 2020, vol. 46, #1)

Solaris-215La nouvelle formule de Solaris, une revue littéraire format livre qui se veut “l’anthologie permanente des littératures de l’imaginaire”, a déjà vingt ans !  On y retrouve six nouvelles de science-fiction, un article et les chroniques littéraire habituelles (“Les littéranautes” commentant les parutions locales et “Lectures” commentant le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne). Le volet fiction comprends:

  • Les Épinettes à corneilles”, par Josée Bérubé, qui est le texte lauréat du Prix Solaris 2020.
  • Solitude”, par Alain Ducharme, qui “s’interroge, entre autres, sur les difficultés d’appartenance et d’identité lorsque plus rien ne nous est familier”.
  • Dernières Vacances de la femme-termite”, par Michèle Laframboise, qui “nous emmène en voyage littéralement au-dessus des nuages”.
  • Presque le paradis”, par Gabriel Veilleux, “où l’on suit un narrateur anonyme envoyé par la colonie pour déminer une vaste zone criblée d’engins explosifs”.
  • Dans “L’Effet quantocorticoïde”, par Claude Lalumière, “Maxim est en pleine adrénarche, ce qui permet de voyager Outrepart et de vivre des aventures extraordinaires en Outretemps, comme tous les enfants avant leur puberté”.
  • Gris”, par Dave Côté, où “après l’explosion du super-volcan Yellowstone, deux amis décident de traverser la frontière pour looter les maisons vides à Chicago. Un bon plan qui ne peut pas rater, pas vrai?”

Le seul article du numéro est un épisode des “Carnets du Futurible”, par Mario Tessier, consacré à “La pandémie en littérature, en image et en musique — ou la peste en 10 repères choisis”. Le Futurible nous offre des articles qui arrive toujours à point pour nous faire réfléchir à l’actualité — mais à travers la littérature et les médias. Comme à son habitude, c’est fort intéressant. 

Personnellement, je ne suis pas très amateur de courtes fictions et je lis Solaris surtout pour les articles mais ce périodique demeure un excellent moyen pour prendre le pouls des littératures de l’imaginaire. À lire. stars-3-0

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Solaris #216 (Automne 2020, vol. 46, #2)

Solaris-216Ce numéro de Solaris offre une thématique un peu funèbre et rends en quelque sorte hommage à Jean-Pierre Laigle (connu à une autre époque comme Jean-Pierre Moumon), chercheur et spécialiste de l’imaginaire, qui est décédé en juillet dernier. Il présente trois nouvelles, deux articles ainsi que les chroniques littéraire habituelles (“Les littéranautes” commentant les parutions locales et “Lectures” commentant le reste — pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne). Le volet fiction comprends:

  • “Là-bas”, par Natasha Beaulieu, qui se déroule dans le même univers que “Ici”, texte lauréat du Prix Solaris 2019 et publié dans le #211.
  • “Avant, la mort nous effrayait”, par Mariane Cayer, fait une “incursion dans le monde de la Sur-Vie”.
  • “La Cité des morts”, par Jean-Pierre Laigle, est une novella (41 p.) “qui aborde le thème de l’après-vie”.

Dans le volet documentaire on retrouve d’abord un article de Jean-Pierre Laigle (évidemment) intitulé “Lune contre Terre, Terre contre Lune : une rivalité catastrophique” et qui fait un historique exhaustif (40 p.) de la thématique des conflits lunaires dans l’imaginaire littéraire et cinématographique. Fort intéressant. Le second article n’est nul autre qu’un épisode des “Carnets du Futurible”, par Mario Tessier, cette fois consacré à la “Vie et mort des démocraties en science-fiction”. Encore une fois c’est on ne peu plus d’actualité. Il y traite de l’attrait des empires totalitaires et des dystopies fascistes en SF, des régimes politiques du futur, de la série “Le Prisonnier”, de la présidence américaine en fiction et il conclut en citant Thucydide ! Tout à fait génial.

Comme toujours, Solaris est la lecture idéale pour nourrir votre imaginaire… stars-3-5

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Revue de zines… [002.020.305]

Un survol de quelques zines en tous genres… J’en épluche le contenu pour vous.

Animeland #231 (Juillet-Août 2020)

Animeland-231Avec ce numéro Animeland termine sa transformation en mook avec l’adoption d’un format légèrement plus petit (19.2 x 27 cm) et nous offre un super-dossier sur Ghost in the shell (quarante-deux pages)! On remarque en premier lieu des changements au niveau de la rédaction: jusqu’au début de 2019 Émilie Jollois était directrice de publication avec Christopher Macdonald comme Rédacteur en chef, puis Cédric Littardi la remplace avec Steve Naumann comme directeur éditorial. Avec ce numéro, Christopher Macdonald n’est plus mentionné et on retrouve deux directeurs éditorial: Sébastien Post (pour Ynnis) et Sébastien Célimon (pour Animeland). AM Media Network en est toujours l’éditeur et Anime News Network y est toujours un actionnaire mais la relation semble en être maintenant plus une de collaboration et d’entre-aide…

Le dossier de couverture commence avec un portrait du créateur de Ghost in the Shell, Masamune Shirow, puis on en décrit l’univers, les personnages, et les différents titres (série TV, OVA, films) avant d’aborder la plus récente série: GitS SAC_2045. On en fait le portrait des réalisateurs (Kenji Kamiyama et Shinji Aramaki), on poursuit sur des portraits et entrevues avec le producteur (Taiki Sakurai) et la conceptrice russe (character design, Ilya Kuvshinov). Finalement on traite de la musique, de la fascination de Shirow pour les armes et puis des figurines consacrées à la série.

En plus de la une, le numéro est divisé en cinq grandes sections: “On a vu” introduit quelques animation notoires (Altered Carbon: REsleeved, Sing Yesterday for me, Gleipnir, Appare-Ranman,  BNA, Tower of God, Carole & Tuesday S2, La famille Willoughby), un dossier (20 pages) sur comment l’industrie de l’animation s’en tire (ou pas) face au confinement de la COVID-19, et “Focus” qui met en lumière divers sujet d’actualité (l’animation Ailleurs de Gints Zilbqlodis, la plateforme de BD numérique Webtoon, l’anime Castlevania, et le festival virtuel de Annecy 2020). Après un dernier dossier (22 pages) qui fait le tour des plateformes de Video À Demandes (VÀD ou streaming) d’anime en France (Crunchyroll, ADN, Wakanim, Netflix, Amazon Prime, Okoo, France 4, Disney+), le numéro se conclut sur une série de chroniques (Jeu vidéo, Trouvaille, Musiques et Humeur).

Le format et la présentation sont agréables et aérés. Le contenu est varié et riche mais (comme je l’ai souvent dit) parfois un peu vague. J’apprécierais plus d’informations détaillées comme une fiche en encart qui donne toutes les informations de production sur un titre. Finalement, grave erreur, pas un mot sur les mangas dans ce numéros ! WTF?! L’industrie du manga est très liée à celle de l’anime et en est pour moi INDISSOCIABLE. Cette absence est impardonnable et sera corrigée j’espère dans les prochains numéros. (Je sais il s’agit ici d’ANIMEland mais je m’attend tout de même à une balance 50/50 ou tout au moins 60/40 entre les deux sujets). Finalement, l’ultime question demeure: ces changements réussiront-ils à permettre au magazine de survivre en ces temps difficiles ? (Le temps nous le dira… Pour l’instant je dois attendre que le numéro 232, qui vient tout juste de paraître, traverse l’Atlantique…)

Intéressant mais aussi un peu décevant. stars-3-0

dBD #144 (Juillet 2020)

dBD-144À la une ce numéro dBD nous offre une entrevue avec Jim, qui nous parle de sa série Une nuit à Rome à l’occasion de la sortie du tome quatre (chez Grand Angle). Le numéro se poursuit sur des entrevues avec Joël Alessandra (Les Voyages d’Ibn Battûta, avec Akalay, chez Dupuis, coll. Aire Libre), Romain Hugault (Pin-up Wings, t. 5 chez Paquet Coll. Cockpit), Zep (sur sa série Titeuf et la participation à une campagne Covid-19), Pascal Pierrey (rédacteur en chef de Picsou de 1990 à 2020) et James & Daniel Clarke (Kariba, chez Glénat).

On retrouve également des articles sur le dessinateur des petits Mickey Floyd Gottfredson, sur l’éditeur de manga Pika à l’occasion de son vingtième anniversaire, et sur l’intersection entre disques et BD (“Les disques d’aventures”). L’article sur Pika Éditions est tout particulièrement intéressant. Fondée en janvier 2000, cette maison d’édition spécialisée dans le manga s’adapte sans cesse pour rester compétitive: en 2007 elle intègre le groupe Hachette, puis adopte le Digital first (publiant ses titres d’abord en ligne), en 2015 elle se lance dans le “Simultrad” (parution de chapitre traduit en français en même temps que la version japonaise), en 2016 elle lance la collection Pika Graphik pour les titres plus sérieux, puis acquiert Nobi Nobi pour avoir une collection jeunesse, en 2018 elle y ajoute le “manfra” (manga de création française!). Ce qui fait qu’elle est maintenant le 2e éditeur de manga en France (avec 1800 titres, 64 séries en cours, 350 nouveautés par an et 40 millions d’exemplaires vendus au total) !

Dans le Cahier Critique je note La couleur tombée du ciel par Gou Tanabe chez Ki-oon (Super: “toujours le même soin apporté à la fabrication du livre (…) le trait sombre et détaillé de l’auteur japonais fait une nouvelle fois mouche, plongeant le lecteur dans l’émoi et la crainte”), Anonyme ! t. 1 par Kimizuka & Hioka chez Soleil/Manga (Super: ”une série qui se révèle plus fine qu’il n’y paraît“), Peuple Invisible par Shohei Kusunoki chez Cornélius (Super: “recueil de récits courts (…) paru dans le fameux magazine Garo entre 1970 et 1972. (…) Le résultat est surprenant, plein d’emphase pour un petit peuple souterrain, dont les tranches de vie questionnent en permanence la validité de leur propre existence. (…) excellent raconteur et très bon dialoguiste.”), Orient – Samurai Quest t. 1 par Shinobu Ohtaka chez Pika (Bien: “Si ce premier tome est globalement maîtrisé, il se révèle en revanche assez répétitif”) et Ad Romam t.1 & t.2 un collectif aux Éditions du Rocher (Bien: “Avec cette trame fantastico-historique, la série peut présenter de façon didactique et plutôt vivante l’histoire antique (…). Le tout est de bonne facture (…) malgré les dessins assez maladroits (…).”).

Comme toujours, dBD nous offre une lecture riche en informations et en découvertes… stars-4-0

dBD #145 (Août 2020)

dBD-145Un numéro spécial Été qui nous offre simplement les coups de coeur de la rentrée (neuf albums tout public et trois albums jeunesse) — mais pas d’actualités ou de Cahier Critique. Pour chaque titre, on retrouve une entrevue avec l’/les auteur(s) et un bref extrait d’environ trois à cinq pages. 

Du côté tout public on retrouve Radium Girls par Cy chez Glénat (Coll. Karma), Tanz ! Par Maurane Mazars chez Le Lombard, Les croix de bois par JD Morvan & Percio (d’après Dorgelès) chez Albin Michel, Mademoiselle J t.2 par Yves Sente & Laurent Verron chez Dupuis, Stern t.4: Tout n’est qu’illusion par Frédéric & Julien Maffre chez Dargaud, L’Alcazar par Simon Lamouret chez Sarbacane, Journaux troublés par Sébastien Perez & Marco Mazzoni chez Soleil (Coll. Métamorphose), Les frères Rubinstein t.1 par Luc Brunschwig, Leroux & Chevallier chez Delcourt, ainsi que Terre t.1 par Christophe Dubois & Rodolphe chez Daniel Maghen.

Du côté jeunesse on retrouve Le roi des oiseaux par Alexander Utkin chez Gallimard, L’Homme qui courait après sa chance par Pozla chez Delcourt et Les géants t.1: Erin par Lylian, Paul Drouin & Lorien Aureyre chez Glénat.

Rien de bien excitant dans ce numéro. stars-3-0

Nouveau Magazine Littéraire #29 (Mai 2020)

lnml-298Je ne lis pratiquement jamais de magazine sur la littérature générale mais ce Spécial Science-Fiction par Le Nouveau Magazine Littéraire (récemment racheté par son concurrent Lire) me semblait intéressant. En effet, outre les habituelles chroniques (Idées, Portrait, Critiques essais et fiction) que j’ai a peine survolées, ce numéro offre deux dossiers qui vont bien ensemble: un sur “Où est le progrès ?” et un autre sur la Science-Fiction.

Le dossier de couverture (vingt pages) se demande si notre société / civilisation fait encore des progrès (d’un point de vue littéraire, philosophique, économique et, bien sûr, scientifique). Doit-on remettre en cause la notion de progrès? Intéressante question. Les articles nous propose, évidemment, plusieurs suggestions de lecture pour poursuivre la réflexion…

Le dossier SF (en trente-deux pages) nous propose un dizaine d’articles. Dans “Prenez les issues de secours!”, Alexis Brocas nous présente différents scénarios où les auteurs de SF traitent de la survie de l’Humanité. Selon René Barjavel, dans La Faim du Tigre, cela se résume à une alternative: soit l’autodestruction apocalyptique, soit la fuite dans les étoiles…

Dans “Avis de réapparitions”, le magazine fait un retour sur les oeuvres fondamentales de trois auteurs dont on fête le centenaire: Frank Herbert (Dune), Isaac Asimov (Les Robots, Fondation, La Fin de l’Éternité) et Ray Bradbury (Fahrenheit 451, Chroniques Martiennes).

Dans “Narrés au décollage” on explore deux thèmes essentiels du genre: les voyages interstellaires et la terraformation de planètes. Dans la même ligne, “Panorama: Huit Planètes” nous présente les voyages galactiques au travers de huit monde différents: Luna (de Ian McDonald), L’archipel du rêve (de Christopher Priest), Trantor (dans Fondation de Isaac Asimov), Omale (de Laurent Genefort), Hypérion (de Dan Simmons), Trisolaris (dans Le Problème à Trois corps de Liu Cixin), Oasis (dans Le Livre des choses étranges de Michel Faber) et Vermillon Sands (de J.G. Ballard).

Dans ”Do you speak globish?”, Frédéric Landragin offre une réflexion sur les différentes manières dont la littérature de SF approche le problème principal du premier contact: l’aspect linguistique.

Dans “La main sur le tracker”, Marie Fouquet compare la surveillance accrue de l’état (drone, application de traçage, reconnaissance faciale) au temps de la crise COVID non pas avec le classique 1984 d’Orwell mais avec Les Furtifs d’Alain Damasio.

Dans “Ils nous l’avaient bien dit !”, Jean-François Paillard présente une SF, non pas postapocalyptique, mais celle qui annonce les lendemains qui chantent, les mondes meilleurs. Au delà du classique Meilleurs des Mondes (Aldous Huxley), il cite Ecotopia (Ernest Callenbach), Les dépossédés (Ursula Le Guin), Simon Du Fleuve 1: Le Clan des centaures (Claude Auclair), Après le monde (Antoinette Rychner), Gandahar (Jean-Pierre Andrevon), Semiosis (Sue Burke) ou Sa majesté des clones (Jean-Pierre Hubert).

Dans ”Galaxies africaines”, Hubert Prolongeau nos introduit à l’afrofuturisme avec des titres comme Nova (Samuel R. Delany), Kirinyaga (Mike Resnick), Qui a peur de la mort ? (Nnedi Okorafor), La Trilogie de l’héritage (Nora Keita Jemisin), L’Incivilité des fantômes (Rivers Solomon) et Rouge Impératrice (Léonora Miano).

Dans “L’invention de nouveaux genres”, Sandrine Samii nous parle de la SF déclinée au féminin qui s’interroge sur la sexualité: La Main gauche de la nuit (Ursula K. LeGuin), La Servante écarlate (Margaret Atwood), Chronique du pays des Mères (Élisabeth Vonarburg), Dawn (Octavia Butler) et Libère-toi Cyborg! (Ian Larue).

Dans “Humains, plus trop humains”, Alexis Brocas nous parle de notre extinction avec des romans apocalyptiques comme Je suis une légende (Richard Matheson), Le Fléau (Stephen King), La Route (Cormac McCarthy), Un Cantique pour Leibowitz (Walter M. Miller), Niourk (Stefan Wul), ou même World War Z (Max Brooks).

Un dossier SF ne serait pas complet sans un article sur les adaptations cinématographiques, ce que nous offre Hervé Aubron avec “Au cinéma, l’odyssée de l’impasse”. Le tout se termine sur une bibliographie qui nous suggère une sélection d’auteurs cultes: Philip K. Dick (Le dieu venu du centaure), Robert A. Heinlein (Étoiles, garde à vous!), Robert Silverberg (Les profondeurs de la Terrre), Jack Vance (Cycle de Tschaï), William Gibson (Neuromancien), A.E. Van Vogt (Le cycle du Non-A), Stefan Wul (Niourk), Stanislas Lem (Solaris), Ursula K. LeGuin (La main gauche de la nuit), Ayerdale (Mytale), Dan Simmons (Hypérion), Ann Leckie (La justice de l’ancillaire) et Pierre Bordage (Les guerriers du silence). On y ajoute aussi un essai: L’autre-mental: Figures de. l’anthropologue en écrivain de science-fiction (Pierre Déléage). stars-3-5

Solaris #214 (Printemps 2020)

Solaris-214Ce numéro spécial de Solaris est consacré aux Univers de Joël Champetier. Cinq ans après le décès de ce talentueux écrivain québécois, dix auteurs revisitent ses univers en nous offrant des textes qui s’inspirent et se situent dans l’oeuvre de Joël.

  • “Le passeur de livres” par Geniève Blouin se situe dans l’univers du Mystère des Sylvaneaux
  • “Comment le shiba aux pattes silencieuses décida l’avenir du monde” par Philippe-Aubert Côté se situe dans l’univers de “Visite au comptoir dénébolien” originalement publié dans Sourires
  • “Petite Poule rousse” par Jonathan Reynolds se situe dans l’univers de La Peau Blanche
  • “Celui qui crie” par Ariane Gélinas se situe dans l’univers de La mémoire du lac
  • “La mémoire du papillon” par Pascal Raud se situe dans l’univers de L’aile du papillon
  • “La mort au fond du monde” par Sébastien Chartrand se situe dans l’univers de La mer au fond du monde
  • “L’Amour en l’absence” par Jean-Louis Trudel se situe dans l’univers de La taupe et le dragon
  • “La voie du maître” par Éric Gauthier se situe dans l’univers des Sources de la magie 
  • “Le Rouge” par Élisabeth Vonarburg se situe dans l’univers de “Poisson-soluble” originalement publié dans Solaris #59
  • “Concerto pour extraterrestres ou mathématiciens” par Hugues Morin et Joël Champetier se situe dans l’univers de “Luckenbach, les mathématiques, et les autres dangers de Montréal” originalement publié dans Solaris #100

Le numéro se termine avec un autre épisode des “Carnets du Futurible”, par Mario Tessier: “Joël Champetier et la science dans ses oeuvres de fiction”. Le Futurible nous présente d’abord une courte biographie de l’auteur, puis commente quatre nouvelles (“Survie sur Mars” in ASFFQ 1987, “Coeur de fer” in Solaris 93, “Dieu, un, zéro” in ASFFQ 1990 et “Luckenbach, les mathématiques, et les autres dangers de Montréal” in Solaris 100) et deux romans (La Mer au fond du monde et La Taupe et le dragon) qui comportent des références explicites à la science.

Un fascinant numéro de Solaris qui se veut en quelques sortes un compagnon pour Tous mes univers, un recueil qui offre l’intégrale des nouvelles de Joël Champetier (trente-deux textes, 570 pages!, publié chez Alire), incluant même un inédit: le premier chapitre du roman inachevé Le Carrousel martien. stars-4-0

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Revue de zines… [002.020.209]

Un survol de quelques zines en tous genres… J’en épluche le contenu pour vous.

Animeland #230 (Avril-Juin 2020)

Animeland-230Après des délais de parution, des problèmes de distribution et finalement la COVID-19, je commençais à craindre pour la santé d’Animeland… Mais non, le magazine français de l’anime et du manga nous reviens avec une nouvelle formule qui tiens plus du mook que du magazine. C’est un superbe numéro de 144 pages, plein à craquer de dossiers richement illustrés et d’information de toutes sortes (mais il n’y a plus de section sur les actualités car il est beaucoup plus pertinent et opportun de les retrouver sur le site internet). Ce que AL aurait toujours dû être…

À la une on retrouve un énorme dossier de cinquante pages (!) sur City Hunter : la série télé, les épisodes essentiels, les films, OVAs et dérivés, la musique, portraits du créateur (Tsukasa Hojo) et de son personnage (Ryô Saeba), un article sur Family Compo (un autre manga de Hojo) et finalement des interviews avec Kenji Kodama (réalisateur de l’anime), Akira Kamiya (voix japonaise de Ryô Saeba), Vincent Ropion (voix française de Ryô Saeba), Momoko Suzuki (interprète des chansons de l’anime) ainsi que Philippe et Pierre Lacheau (scénariste et réalisateur de l’adaptation cinématographique Nicky Larson et le Parfum de Cupidon).

Le numéro se poursuit avec une trentaine de pages d’interviews avec Rumiko Takahashi (12 p.), Yukito Kishiro (6 p.), Hisashi Eguchi (6 p.), Makoto Aizawa (3 p., sur Quand la neige m’appelle chez ChattoChatto),  Di Nianmiao (4 p., sur UltraMarine Magmell chez Ototo), Hiroki Goto (2 p., sur Jump: L’âge d’or du manga chez Kurokawa), et Olivier Cuvellier (3 p.)

Puis on retrouve une section de chroniques sur l’anime (12 p.: fiches sur les parutions récentes, liste des titres de la saison d’Hiver 2020 et des parutions à venir), sur les films (6 p.), sur les mangas (16 p., articles sur Chainsaw Man, Lovecraft et le manga, Kôji Seo, ainsi que des fiches sur les parutions récentes et la liste des titres à venir — où je note que le tout dernier Mari Yamazaki, Olympia Kyklos, devait paraitre chez Casterman en juin!), et sur les “goodies” (12 p.).

Un très beau numéro, riche en informations. À lire absolument pour les amateurs d’anime et de manga. stars-4-0

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #228-229, #227, #226, #225, #224, #217-218-219, #216, #214-215, #209.

Capsules

dBD #142 (Avril 2020)

dBD-142Dans les actualités de ce numéro on retrouve un article sur Claire Bretécher (décédée en février), sur la reprise de la série (par Van Liemt et Zidrou) et une exposition à la cité du livre d’Aix-en-Provence de Ric Hochet, et sur la nouvelle collection manga “Moonlight” de Delcourt/Tonkam qui offre trois titres: Parasites amoureux (Miaki / Hotate), Le prix du reste de ma vie (Miaki / Tagushi) et Derrière le ciel gris (Miaki / Loundraw). On mentionne également la nouvelle collection KuroTsume consacrée aux “mangas” français et le décès de André Chéret, créateur de Rahan.

À la une, on retrouve un interview avec Mathieu Lauffrey (Raven, t.1 Nemesis chez Dargaud). S’enchaîne ensuite des interviews avec Alcante, Laurent-Frédéric Bollée et Denis Rodier (La bombe chez Glénat), avec Fabien Toulmé (sur L’Odyssée d’Hakim t.3 De la Macédoine à la France, chez Delcourt), avec Cécile Becq (sur l’intéressant Ama, Le souffle des femmes en collaboration avec Franck Manguin, chez Sarbacane) et avec Dugomier (sur Les Omnicients t.1 Phénomènes, chez Le Lombard). On retrouve aussi des articles sur les adaptations BD de Boris Vian (à l’occasion du centenaire de sa naissance), sur travaux préparatoires de Brüno pour L’Homme qui tue Chris Kyle (en collaboration avec Fabien Nury, chez Dargaud), et sur le scénariste Hubert (qui s’est suicidé en février).

Dans le Cahier Critique je note seulement deux mangas: Un monde formidable par Inio Asano chez Kana (Top!, des histoires courtes plutôt noire qui “propose une image déprimante du Japon”) et Shibuya Hell t.1 par Hiroumi Aoi chez Pika (Bien, “une fois accepté le ridicule de la situation, ce survival-horror (…) est plutôt rondement mené, notamment grâce à un dessin des plus expressifs”).

Une fenêtre sur l’univers complexe de la bande dessinée… stars-3-0

Capsules

dBD #143 (Mai-Juin 2020)

dBD-143À cause du confinement dû au COVID-19, dBD à sauté son numéro de Mai mais nous offre à la place un numéro double (128 pages au lieu de 96) pour Mai-Juin. À la une on retrouve d’abord une série d’articles-hommages (30 pages) sur les grands disparus de l’année : Juan Gimènez, Albert Uderzo, André Chéret, René Follet, et François Dermaut. Dans l’actualité, je note note un article sur la création d’une nouvelle collection de manga, Life, dans le cadre de Big Kana, qui se consacrera au lectorat mûrissant des jeunes adultes (20 à 30 ans) et dont les premiers titres sont d’abord Just Not Married par Kinoko Higurashi (en mai), First Job, New Life! par Yoko Nemu (en juillet), Cigarette and Cherry par Daishiro Kawakami (en septembre), et au second semestre, Corps solitaire par Haru Haruno (en octobre), Chacun ses goût par Machita (en novembre), et & -And par Mari Okazaki (en décembre — c’est quoi tout ces titre en anglais!!).

Le numéro se poursuit sur des interviews avec Zanzim (sur Peau d’homme, en collaboration avec Hubert, chez Glénat), avec Zabus & Hippolyte (sur Incroyable! chez Dargaud), avec Dimitri Armand et Tristan Roulot (sur Le convoyeur t.1 Nymphe, chez Le Lombard), avec Alex W. Inker (sur Un travail comme un autre, d’après le roman de Virginia Reeves, chez Sarbacane), avec Laurent Lerner (sur les éditions Delirium), et avec Dawid (sur SuperS t.5 avec Frédéric Maupomé et À l’unisson avec Delphine Cuveele, tous deux chez La Gouttière). On note également un article sur les chansons de bande dessinées.

Dans le Cahier Critique je remarque Hero Skill t.1 par Akagishi, Eguchi & Masa chez Delcourt/Tonkam (Bien, “prometteur”), San Antonio t.2 par Michaël Sanlaville chez Casterman (Bien, “atmosphères foldingues (…), coquin àa souhait, violent juste ce qu’il faut, rigolo comme pas deux”), Chainsaw Man t.1 par Tatsuki Fujimoto chez Kazé (Super, “si le scénario est pour l’instant assez léger, le traitement graphique est lui époustouflant”) et Néo Parasite par Hitoshi Iwaaki chez Glénat (Super, le commentaire de lecture ne correspond pas du tout à ce qu’est ce bouquin: il commente la réédition de Parasite alors que Néo Parasite est une anthologie d’histoires courtes qui rendent hommage à l’univers créé par Hitoshi Iwaaki !). Dans la section jeunesse, je note deux manga: Jizo par Mr Tan & Mato chez Glénat (Top! “Un ouvrage magnifique, dont la poésie n’a d’égale que la puissance évocatrice”) et Snack World t.1 par Sho.T chez Nobi-Nobi (Bien, “adapté d’un jeu vidéo à succès (…) agacé par les références répétitives aux smartphones (…), le dessin est lui d’un très haut niveau”).

Informatif et essentiel pour se tenir à jour sur la pléthore de parutions en BD. stars-3-5

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #141, #140, #138-139, #136-137, #135, #133-134, #132, #130, #121, et #115.

Capsules

Solaris #212 (Vol. 45, #2 / Automne 2019)

Solaris-212Comme je l’ai déjà dit, Solaris est un périodique québécois de science-fiction et de fantastique qui nous offre en deux volets (fiction / documentaire et critique) une fenêtre privilégiée sur la SF&F francophone et plus particulièrement la SFFQ. Elle se réclame d’être “l’Anthologie permanente des littératures de l’imaginaire”. C’est un outil indispensable à tout amateur de SF et de fantastique. (Les citations descriptives proviennent de la présentation par Jean Pettigrew).

Dans le volet fiction de ce numéro, on retrouve cinq textes : “Manifeste 2113” par Frédéric Parrot (où le lecteur doit “prendre une terrible décision qui engagera l’avenir de la race humaine”), “Le Vieillard, l’enfant et la cuillère pensante” par Denis Roditi (où l’auteur “explore les confins extrêmes de l’éthique”), “Mémoire vive” par Étienne-Janosik Desforges (“une étonnante histoire dans laquelle les horreurs de la première Grande Guerre, le fantastique et la science-fiction s’entremêlent dans une intrigue à glacer le sang”), “Écho perdu” par Geneviève Blouin (où l’auteure “raconte (…) l’improbable rencontre de deux femmes que tout — mais vraiment tout ! — sépare…”) et “Eau et Diamant” par Derek Künsken (“un fascinant voyage dans un futur habité-contrôlé-maîtrisé par les IAs et la culture chinoise”).

Dans le volet documentaire on retrouve deux articles : Albert Robida : de la satire de la science à la science-fiction” par Julien Chauffour (où on “analyse (…) l’oeuvre de ce dessinateur humoriste et écrivain de grand talent, hélas un peu oublié bien qu’il eut été une figure tout aussi importante que Jules Verne en son temps”) et  “Les Carnets du Futurible : À nous l’infini, ou les visages de la philosophie cosmiste” par Mario Tessier (“qui souligne dignement le cinquantième anniversaire du premier pas de l’Homme sur la Lune”).

Dans le volet critique nous retrouvons les habituels “Littéranautes” (pour les ouvrages locaux) et “Lectures” (pour les ouvrages étrangers) — vous pouvez vous référer au sommaire en ligne pour la liste des titres commentés.

Une bonne et informative lecture. stars-3-0

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #213 et #198.

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Capsules

J’emmerde Facebook

Sommet-des-dieux-animeLe 20 juin j’ai republié un message d’Animeland qui annonçait la bande-annonce d’un film d’animation adaptant un excellent manga d’un de mes auteurs préférés, Jiro Taniguchi. Le 26 juin j’ai reçu un message de Facebook qui disait “Your post goes against our Community Standards [on SPAM] so only you can see it.” J’ai donc contesté la décision et FB a fermé le dossier mais j’ignore toujours si mon billet original est toujours visible… alors je l’ai re-publié (mais il ne semble toujours pas visible!)…

 La bande-annonce en question (sur Vimeo)

Je suis outragé! Facebook trouve correct que Trump mente sur leur page, que Trump fasse de la désinformation et de la propagande haineuse, que Trump incite à la violence [WaPoNYT] mais je republie simplement un post qui parle d’une animation basé sur un beau manga de mon auteur préféré et c’est du SPAM ???? F**k you FB, je commence sérieusement à penser à te laisser tomber !

Ne vous gênez pas pour commenter et laisser FB savoir quelle petite merde ils sont!

* * *

F**k Facebook !

On June 20 I republished a message from Animeland announcing the trailer for an animated film adapting an excellent manga from one of my favorite authors, Jiro Taniguchi [same news on Anime News Network]. On June 26 I received a message from Facebook saying “Your post goes against our Community Standards [on SPAM] so only you can see it.” So I contested the decision and FB closed the file but I still don’t know if my original post is still visible … So I re-posted it (but I’m still not sure it is visible…) !

I am outraged ! Facebook finds it okay that Trump lies on their page, that Trump does disinformation and propaganda, that Trump uses hate-speech and incites to violence [WaPoNYT] but when I simply republish a post that talks about an animation based on a beautiful manga by my favorite author it is SPAM ???? F ** k you FB, I’m seriously starting to think about dumping you !

Please feel free to comment and tell FB how shitty they are !

 

Ghost in the Shell: Arise

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

GITS Arise 1: Ghost Pain

GITS-Arise-1“World War IV is over, but a bomb has gone off in Newport City, killing a major arms dealer who may have ties with the mysterious 501 Organization.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the first episode (June 2013, 58 min.), we discover the Major when she is still in the military. As she comes back to Japan, she must do an investigation on the possible corruption of her deceased superior officer as well as on his murder. She discover that she is much more involved that she would have thought. In the course of her investi­­gation, she encounters Aramaki, who offers her a job as consultant. This episode, as well as the whole series, offer us the origin story of the Major and the Section 9. It is quite an interesting story and the animation is pretty good (not as much as the movies, of course).

GITS Arise 2: Ghost Whisperers

GITS-Arise-2“Freed of her responsibilities for the 501 Organization, Motoko must now learn how to take orders from Aramaki.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the second episode (November 2013, 56 min.), we find again a story where the military are being scapegoated and seek revenge for it — but they are actually being manipulated. The Major is told to assemble a team but it might be hard to chose the members… As always, it is a nice cyberpunk story with great animation.

GITS Arise 3: Ghost Tears

GITS-Arise-3“As Motoko and Batou attempt to thwart a mysterious terrorist group, Togusa tracks the killer of a man with a prosthetic leg made by Mermaid’s Leg.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the third episode (June 2014, 58 min.), the Major has assembled a team composed of her recent “adversaries”, but they are still just a bunch of mercenaries working for Section 9. And she is still missing a member to fit with Aramaki’s requirement. This a story of foreign terrorists using technology to move their ideology forward. The Logicoma (a bigger and less advanced version of the Tachicoma) are interacting more with the team. The theme of artificial intelligence is, as always, omnipresent.

This series (and this episode in particular) shows us a more personal side of the Major as she has a boyfriend. She is shown as being more vulnerable as she is getting often infected by viruses. Both in episodes one and three, she gets personally involved with the subject of her investigation. Also, having a personal relationship is a weakness that enemies can exploit. I guess, with time, she will learn from her mistake and become the more hardened, distant and cold Motoko that we know in the rest of the franchise. Your real enemy is often closer than you might think… This is a really interesting story with good animation. It is certainly a must-see for all Ghost in the Shell fans.

Strangely, this OVA series has five episodes but Netflix has been  streaming only three of them — go figure why. The two other episodes are “Ghost Stands Alone” (September 2014, see Japanese trailer) and “Pyrophoric Cult” (August 2015, see Japanese trailer). The series was also adapted into a TV series (titled GITS: Arise – Alternative Architecture) and completed by a movie (GITS: Arise – The New Movie, which concludes the plot of episode 5) and a manga (GITS: Arise ~Sleepless Eye~ which was published in Monthly Young Magazine between April 2013 and June 2016, was compiled in seven volumes and tells how Batou and the Major met during the civil war).

I suspect the series was titled “Arise” because it is about the origin story of both the Major and Section 9. All in all, it is a good cyberpunk story, compelling storytelling, full of socio-political background typical of the rest of the franchise. It is well worth watching if you are either an anime fan or a cyberpunk aficionado.

Data File

Ghost in the Shell: Arise (攻殻機動隊 ARISE / Kōkaku Kidōtai Araizu / Mobile Armored Riot Police: Arise): Japan, 2013-2015, OVA anime, 5 x 50 min.; Dir. / Char. Des.: Kazuchika Kise; Scr.: Tow Ubukata; Music: Cornelius; Studio: Production I.G. Cast: Maaya Sakamoto / Elizabeth Maxwell (Major Motoko Kusanagi), Ikyuu Jyuku / John Swasey (Aramaki), Kenichiro Matsuda / Christopher Sabat (Batou), Yoji Ueda / Jason Douglas (Paz), Tarusuke Shingaki / Alex Organ (Togusa), Takuro Nakakuni / Marcus Stimac (Saito), Mayumi Asano / Mary Elizabeth McGlynn (Kurutsu), Atsushi Miyauchi / Brian Mathis (Mamuro), Masahiro Mamiya / Chris Rager (Ibachi), Kenji Nojima / Eric Vale (Tsumugi), Takanori Hoshino / David Wald (Raizo), Miyuki Sawashiro / Jad Saxton (Logicoma).stars-3-0

For more information you can consult the following web sites:

[ AmazonANNGoogleIMDbNetflixOfficialWikipedia ]

Also, you can check the official trailer on Youtube:

© 士郎正宗・Production I.G / 講談社・「攻殻機動隊ARISE」製作委員会

[ Traduire ]

Capsules

Ghost in the Shell: SAC_2045

Ghost-in-the-Shell_SAC-2045_Main-PosterWhen sustainable war spawns a “post-human” threat, Major Kusanagi and her Section 9 team are called back into action.

In the year 2045, after an economic disaster known as the Synchronized Global Default, rapid developments in AI propelled the world to enter a state of “Sustainable War”. However, the public is not aware of the threat that AI has towards the human race.

Full-body cyborg Major Motoko Kusanagi and her second-in-command Batou are former members of Public Security Section 9, who are now hired mercenaries traveling hot devastated American west coast. This land is full of opportunity for the major and her team, they utilize their enhanced cyberbrains and combat skills from their time working in Section 9. However, things get complicated with the emergence of “post humans,” who have extreme intelligence and physical powers. The members of Section 9 comeback together again in order to face this new threat.

[Text from the official website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Anime Story

At the end of the Stand Alone Complex TV series, Section 9 is disbanded. In this series, the team has become a mercenary unit named GHOST that operated outside Japan (mostly in the United States) for the last six years. The only former member that didn’t joined GHOST was Togusa. He hesitated because of his family and later regretted the decision. He eventually divorced and found a job at a private security company. The Prime Minister asks Aramaki to reform Section 9 and Togusa is put in charge of locating his former colleagues.

After a failed mission where they were defending a one-percenter against the attack of a group of outlaws, the GHOST team is kidnapped by the NSA who want to use them in a mission to capture Patrick Huge, the rich owner of a tech company. The target reveals itself as a formidable opponent that can anticipate their move and even hack their cyberbrains. As the Major is about to be taken over, Saito terminate Huge. Smith is furious because he wanted him taken alive in order to study him. He explains that Huge was what the NSA calls a “Post-Human.” So far, humans have improved themselves with cyberbrains and cyber-implants. However, the post-humans are the opposite: A.I. which somehow have succeeded in taking over the brain of humans and therefore represent an unprecedented threat to humanity. Unfortunately, Smith consider the GHOST team as a liability and want to eliminate them. He is stopped by Aramaki who arrives in extremis with new orders from the American President. The new Section 9 mission will be to hunt post-humans.

It’s episode 8 and the real story finally begins. The team is back in Japan after six years (Batou came back a few days earlier but got entangled in a bank robbery). There are three post-humans that have been identified in Japan. One is an ex-boxer who seems to have a grudge against corrupt politicians. He kills the Prime Minister’s father-in-law and then goes after Teito himself but stops short of killing him (maybe he felt that he was a good man?). The next post-humans to be identified is a teenager that wrote a program creating mob justice. As they are investigating his story, Togusa get infected by some of his code and disappears! Will he becomes a post-human too? To be continued… in the second season (another twelve episodes, directed this time by Shinji Aramaki, but no release date has been announced yet).

>> End of Warning <<

I’ve mentioned this series recently and was eager to have a look — although I was sure that I would totally dislike its 3D animation. Yes, a few aspects of the CGI are quite awkward — the movements of the characters seem sometimes odd despite that fact that it’s motion capture animation and some character’s hair, mostly Aramaki’s and Tokusa’s — but the 3D quickly grow on you and you eventually even forget that it’s there as you focus on the action and the story. The character designs (by a Russian artist) are faithful and pleasant (the Major sure looks like a doll!) and the storytelling is excellent: well paced and captivating. My favourite part is that, as usual with Ghost in the Shell, the cyberpunk background world (socio-political setting, technology, etc.) is quite superb. 

Interestingly, the story seems inspired by the work of transhumanist Ray Kurzweils, who predicted that the A.I. singularity would occur in 2045. One element of the story that differ from the previous series, which are generally nippo-centric, is that the first half is set in the United States (which has experience some sort of civil war again). Also, when I watched the series on Netflix, no dubbed version was available yet because the coronavirus lock-down has delayed production (I am more of a subtitles guy anyway). 

So far, this new Stand Alone Complex series seems not much appreciated by the critics, considering the very average ratings that it is receiving (6.0 on IMDb, 47% on Rotten Tomatoes, and C+ on ANN). Anime fans are probably irked by the 3D animation. Too bad for them. It is an excellent anime, well worth watching. It is entertaining, an appropriate continuation of the franchise and, despite my initial misgivings, quite beautiful. A must see for any anime, cyberpunk or Ghost in the Shell fans. stars-4-0

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The empire of corpses (anime)

EmpireOfCOrpses-dvd-covFrom the studio that produced Attack on Titan comes a captivating historical action thriller based on an award-winning novel by Project Itoh. In an alternate version of 19th century London, the world has been revolutionized by “corpse reanimation technology” creating armies of undead who serve the living as laborers across the globe.

In an attempt to revive his dearly departed friend, young medical student John Watson becomes obsessed with replicating the work of Dr. Victor Frankenstein—the legendary corpse engineer whose research produced the only re-animated corpse to possess a soul. But when his illegal experiments put him at odds with the British government, Watson is drafted into a worldwide race to find the lost research notes of Victor Frankenstein before the secrets of the human soul fall into the wrong hands.”  [Text from Funimation website]

This anime movie is based on a novel by Itō Satoshi (left unfinished after his death it was completed by his friend Enjō Tō) published in August 2012 by Kawade Shobo Shinsha. It was also adapted into a manga by Tomoyuki Hino (I have recently commented on it).

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

EmpireOfCOrpses-illo1In 1878, young Doctor Watson illegally resurrects his dear friend Friday. When caught he is sent by M, the head of the British secret service, on a mission to Afghanistan via India. With the help of Frederick Burnaby and Nikolai Krasotkin, he must recover the Notes of Victor Frankenstein which have been found by Alexei  Karamazov. Until now, corpse technology can reanimate people only as soulless zombie apt to perform only basic menial tasks. However Frankenstein was able to produce a corpse with a soul, free-will and speech — known as “The One”. His Notes would allow to tremendously improve corpse technology and are coveted by all the great powers of the world.

EmpireOfCOrpses-illo3He finds Karamazov and discovers with horror that his new technique to improve corpses rely on live subjects ! He also learns that Karamazov is no longer in possession of Victor’s Notes as he left them in Japan. One year later, Watson, Friday and Burnaby are in Tokyo and, with the help of Seigo Yamazawa, break into Osato Chemicals (Friday hacks into the security system!). Unfortunately, they are too late, “The One” is already there and, after a fierce battle, escapes with his creator’s Notes. The team is again saved by Ulysses Grant and Hadaly who bring them to the United States on the steamship USS Richmond.

However, “The One” arrives in San Francisco first and takes over the Paul Bunyan, a super-computer working on steam and electricity. Using ultra-sound, he sends a wireless command to all corpses, turning them into berserks who attack people (typical zombies like in The Walking Dead). This also affects Friday, who needs to be sedated. “The One” is finally captured by M who transports him to the Tower of London. So far, the storytelling has been quite excellent. Unfortunately, from that point, the story gets muddled and confusing…

EmpireOfCOrpses-illo4Hadaly has her own agenda. Like Watson, who wants to give a soul to Friday, she is seeking a soul for herself — as she is revealed to be a mechanical automaton created by Thomas Edison. With her help, the team leave for London aboard the submarine Nautilus. They crashes the Tower Traitor’s Gate to discover that M has nefarious intents. After analyzing the Notes, he uses the Babbage analytical engine and Victor’s brain to send another wireless code that transform Britain’s corpses into berserks but also takes control of the humans! His motivation for doing that are not very clear: he wants to bring peace to the world (?!)…

However, “The One” escapes and kills M. As he plays music on a giant organ, he takes control of the Babbage engine. He is motivated by hatred and revenge against humanity, but also wants to give a soul to Hadaly, who he calls Lilith, to make her into the bride that Frankenstein refused him. He also wants to take over Friday’s body to form the perfect couple. Of course, after a long battle, Watson succeeds to stop him, causing the destruction of the Babbage engine and of the Tower, and restoring to the people their souls and wills. In the end, with the help of Friday, Watson experiments on himself. Then, after very long ending credits, we finds Watson four years later with a new adventure partner named Holmes and Hadaly now goes by the name of Irene Adler!

>> End of warning <<

This anime movie is a superb example of steampunk story — a type of alternate history (or uchronia) set in a more technologically advanced Victorian era. I like the idea to create “necroware” to program the dead (in a way slightly reminiscent of Westworld) using a neural plug, a modified typewriter and punch-cards or Charles Babbage’s Analytical Engine! The retrofuture world that the story depicts looks quite fascinating.

The premisses of the story are also quite innovative. While historical fiction often uses real historical people as characters, this story interestingly uses illustrious fictional characters. If some of the characters have really existed (Ulysses S. Grant, Frederick Burnaby, Thomas Edison), most of them come from the works of Sir Arthur Conan Doyle (Watson, Holmes, Irene Adler, “M” could also possibly be for Moriarty or Mycroft), Ian Fleming (M, MoneyPenny, Osato Chemicals), Fiodor Dostoïevski (Alexei  Karamazov, Nikolai Krasotkin), Mary Shelley (Victor Frankenstein and his creature), Daniel Defoe (Friday from Robinson Crusoe), Jules Verne (the Nautilus submarine), or even Auguste de Villiers de L’Isle-Adam (Hadaly, the android from The Future Eve). This shows a great literary culture from the writer.

EmpireOfCOrpses-illo2For the most part of the movie the storytelling is excellent. Unfortunately, in the end (the last third of the movie), the story gets overly mystical (crystals?) and too many parts of the plot are left without any explanations. The whole part with Alexei Karamazov is not very clear: what are his motivations and end-game? Same thing with “M”: what does he want to accomplish? The conclusion of the story is rather confusing and disappointing. However, the greatest assets of the movie is its really beautiful animation (particularly the background art which is quite superb). The battle scenes are also very well executed.

The animated movie is much better than the manga. It’s more beautiful, the story is better organized and more fluid, the action scenes are easier to understand. I like the Russian exploding corpses — explosions are much more fun when animated! Also (and I rarely say this) the English dubbed version is very good. The movie was less appreciated by the general audience (6.0 on IMDb, 42% on Rotten Tomatoes) than by anime fans (A- on ANN, 7 on MyANimeList). All in all, it is a very good movie, worth watching, particularly if you are a steampunk fan.

The empire of corpses (屍者の帝国 / Shisha no Teikoku): Japan, anime, 2015, 120 mins; Dir.: Ryoutarou Makihara; Scr.: Hiroshi Seko, Kōji Yamamoto, Midori Gotou (based on the novel by Project Itoh & Toh Enjoe); Char. Des.: redjuice, Takaaki Chiba; Art Dir.: Yūsuke Takeda; Chief Anim. Dir.: Hirotaka Katō, Takaaki Chiba; Mecha Des.: Gorou Murata, Hitoshi Fukuchi, Junya Ishigaki, Shinobu Tsuneki; CGI Dir.: Emiko Nishida; Music: Yoshihiro Ike; Studio: Wit; Prod.: George Wada, Noriko Ozaki, Takashi Yoshizawa; Cast: Yoshimasa Hosoya / Jason Liebrecht (Watson), Ayumu Murase / Todd Haberkorn (Friday), Kana Hanazawa / Morgan Garrett (Hadaly), Taiten Kusunoki / J. Michael Tatum (Burnaby), Akio Ohtsuka / Sean Hennigan (M), Daiki Yamashita / Micah Solusod (Krasotkin), Jiro Saito / Kenny Green (Yamazawa), Kōji Ishii / Greg Dulcie (Grant), Shinichiro Miki / Mike McFarland (Alexei Karamazov), Takayuki Sugo / R Bruce Elliott (The One). Available on bilingual Blu-ray/DVD from FUNimation ($34.98 US). stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ AmazonANNGoogleIMDbOfficialWikipedia ]

Also, you can check the official trailer on Youtube:

©Project Itoh & Toh EnJoe / THE EMPIRE OF CORPSES Licensed by Fuji TV through FCC to Funimation® Productions, Ltd. All Rights Reserved.

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The Garden of Words

GardenOfWords-dvd-cov“When Takao, a young high school student who dreams of becoming a shoe designer, decides to skip school one day in favour of sketching in a rainy garden, he has no idea how much his life will change when he encounters Yukino. Older, but perhaps not as much wiser, she seems adrift in the world. Despite the difference in their ages, they strike up an unusual relationship that unexpectedly continues and evolves, without planning, with random meetings that always occur in the same garden on each rainy day. But the rainy season is coming to a close, and there are so many things still left unsaid and undone between them. Will there be time left for Takao to put his feelings into actions and words? Between the raindrops, between the calms in the storm, what will blossom in the garden of words?”

[Text from the dvd cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

In an ode to the rain, Makoto Shinkai is offering us an exquisitely beautiful anime telling the story of the infatuation of a teenager for a woman nearly twice his age. Together, somehow, they will find a way — in their innocent and platonic relationship — to heal each other of their sentiments of alienation and doubt that is plaguing them. At the beginning of his life, he is uncertain of the path to follow. She is a young teacher bullied by her students to the point of having health problems. 

They are brought together in a park by the rain and by poetry. In the beginning, Yukari recite a Waka / Tanka from Man’yōshū (Book 11, verse 2,513): “A faint clap of thunder / Clouded skies /  Perhaps rain comes / If so, will you stay here with me?” Later, finally understanding was she said, Takao respond with the following verse (Book 11, verse 2,514): “A faint clap of thunder / Even if rain comes not / I will stay here / Together with you”…

It is impossible not to like a Makoto Shinkai movie. Beside a storytelling that is cute, nostalgic, thoughtful and poetic, we finds nice music and, above all, superb CG animation. The background art is so realistic that, in contrast, the standard animation of the character seems a little odd. It is a short movie but all the more excellent. Highly recommended.

The anime was adapted into a manga (illustrated by Midori Motohashi) serialized in Monthly Afternoon (June-December 2013) and published in Japan as a single volume by Kodansha, in English by Vertical (Oct. 2014, 220 pages, $12.95, ISBN 978-1-939130-83-9) and in French by Kazé (Déc. 2014, 208 pages, ISBN 978-2-82031-879-4). It was also adapted into a light novel serialized in Da Vinci (September 2013 – April 2014) and published in Japan by Media Factory (Kadokawa Shoten) and in France by Kazé (2014, 380 pages, ISBN 978-2-82031-880-0).

The Garden of Words (言の葉の庭 / Kotonoha no Niwa), Japan, 2013, 46 mins; Dir./Scr./Ed.: Makoto Shinkai; Char. Des.: Kenichi Tsuchiya; Art dir.: Hiroshi Takiguchi; Studio: CoMix Wave Films; Prod.: Noritaka Kawaguchi; Cast: Kana Hanazawa / Maggie Flecknoe (Yukari Yukino), Miyu Irino / Blake Shepard (Takao Akizuki), Fumi Hirano / Shelley Calene-Black (Takao’s mother), Takeshi Maeda / Crash Buist (Shōta, Takao’s brother), Yuka Terasaki / Brittney Karbowski (Rika, Shōta’s girlfriend), Suguru Inoue / Mike Yager (Matsumoto), Megumi Han / Allison Sumrall (Satō), Mikako Komatsu / Hilary Haag (Aizawa). Available on bilingual Dvd/Blu-Ray from Sentai Filmworks and currently streaming on Netflix. stars-4-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

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Also, you can check the official trailer on Youtube:

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Capsules

43th Japan Academy Film Prize (2020)

The Japan Academy Film Prize (日本アカデミー賞 / Nippon Akademī-shō) is the Japanese Academy Awards (Oscars). It is awarded each year by the Nippon Academy-shō Association. The nominees were announced on January 15th and the winners were revealed at the ceremony held at the Grand Prince Hotel New Takanawa on March 6th. (Sources: Japan Academy Prize, Google, IMDb, Wikipedia).

See our entries for the previous years: 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2010, 2007.

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Full Awards list (winners in red) after the jump:

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Anime & manga news

Self-isolating has given me more time to pay attention to what’s happening in the anime and manga world. Therefore, here are a few news that I have noticed recently and that might interest you (if you are a fan):

Kodansha and Production I.G. have announced a new Stand Alone Complex anime series titled Ghost in the shell: Stand Alone Complex_2045. Directed by Kenji Kamiyama and Shinji Aramaki, the series will have two 12-episode seasons (each director overseeing one season) starting on Netflix worldwide on April 23. The anime will be a 3D CG animation and the character designs are by Russian illustrator Ilya Kushinov. (Source: ANN’s “Ghost in the Shell- SAC_2045 Anime Reveals Trailer, New Cast, April 23 Debut“).

There will be another Gundam movie titled Mobile Suit Gundam Hathaway (Kidō Senshi Gundam: Senkō no Hathaway). Due to open in Japanese theatres on July 23rd, the movie is based on a novel series by Yoshiyuki Tomino. It deals with the aftermath of Char’s Counterattack‘s climatic finale and is centred around Hathaway Noa, the son of captain Bright Noa. The project is directed by Shukou Murase, with a script by Yasuyuki Mutou, character designs by Pablo Uchida, Naoyuki Onda, and Shigeki Kuhara, and mechanical designs by Hajime Katoki, Kimitoshi Yamane, Seiichi Nakatani, and Nobuhiko Genba. (Source: ANN’s “Gundam- Hathaway Anime Film Teased With New Visual”).

Surprisingly, I discovered that 70 year-old mangaka Moto Hagio is still quite active. The fourth arc of her series Poe no Ichizoku (The Poe Clan), Himitsu no Hanazono (The Secret Garden), was put on hiatus last May but will resume in the August issue of Shogakukan‘s Monthly Flowers magazine on June 27. The original story, Poe no Ichizoku was first published in Japan in 1972–1976, with a sequel, Poe no Ichizoku: Haru no Yume, published in 2016–2017 and a third arc, Poe no Ichizoku: Unicorn, was published in 2018–2019. Fantagraphics Books (which has already released several of her titles: The Heart of Thomas (1973–1975), Otherworld Barbara (2002–2005), A Drunken Dream and Other Stories (2010)) is releasing the manga in English as a two-volume omnibus. (Source: ANN’s “Moto Hagio’s Latest The Poe Clan Manga Resumes in June”).

NHK announced that it is producing a live-action series adaptation of Jiro Taniguchi‘s The Walking Man (Aruku Hito) manga to premiere on NHK BS4K channel on April 5, with new episodes coming on the first Sunday of every month. The unnamed protagonist will be played by actor Arata Iura. (Source: ANN’s “Jiro Taniguchi’s The Walking Man Manga Gets Live-Action Series”).

My friend Frederik L. Schodt has been interviewed by the Cartoonist Kayfabe (Ed Piskor & Jim Rugg). It is available on their Youtube channel: “Frederik L. Schodt, The Man Who Introduced Manga To America, Shoot Interview!”. Have a look:

If you are bored because of self-isolation you can now watch lots of classic anime on this new streaming service called RetroCrush ! A parent to AsianCrush, this video-on-demand service is free (but ad-supported) and is available only through apps (on iOS, Android, Amazon Fire TV, Roku, and smart TVs).(Source: ANN’s “Digital Media Rights’ RetroCrush Anime Streaming Service Launches With Classic Anime Titles”). 

Here is the list of titles available so far (either Sub and/or Dub): 8 Man After, A Wind Named Amnesia, A.D. Police, Adieu Galaxy Express, Angel Cop, Area 88, Black Jack, Blue Seed, Blue Submarine No 6, Bubblegum Crash!, Bubblegum Crisis, Card Captor Sakura, Ceres Celestial Legend, Chargeman Ken!, Cosmos Warrior Zero, Creamy Mami, Cromartie High School, CyBuster, DNA2, Dagger of Kamui, Dallos, DearS, Demon City Shinjuku, Demon Lord Dante, Devil Lady, DieBuster, Eat-Man, Eat-Man ’98, Fighting Foodons, Flame of Recca, Fuse: Memoirs of the Hunter Girl, Fushigi Yuugi, Gakuen Heaven, Galaxy Express, Giant Gorg, GoShogun, GodMars, Goku Midnight Eye, Gokudo, Golko 13: The Professional, GTO, Hells, Iria: Zeiram The Bounty Hunter, Jin-Roh, Jungle Emperor Leo, Kaiba, Key: The Metal Idol, Kyousougiga, Library War, Like the Clouds Like the Wind, Lily CAT, Mononoke, Nagasarete Airanto, Night on the Galactic Railroad, Otaku no Video, Pilot Candidate, Pop Team Epic, The Princess and the Pilot, Project A-ko, Riding Bean, Robot Carnival, Samurai Pizza Cats, Samurai Troopers, Sea Prince and Fire Child, Shining Tears x Wind, Space Adventure Cobra, Space Warrior Baldios, Street Fighter II, Tenjho Tenge, Thermae Romae, Toriko: Special Recipe of Gourmet God, Twelve Kingdoms, Twilight of the Cockroaches, Ultra Maniac, Urusei Yatsura Beautiful Dreamer, Vampire Princess Miyu, Virtua Fighter, Wicked City, Zombie Loan.

And here are a few more news:

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GITS SAC: Solid State Society

Ghost in the Shell: S.A.C.—Solid State Society is the third movie since 1995’s Ghost in the Shell anime adaptation. This feature-length TV movie was broadcast on Skyperfect! in September 2006 and released on DVD by Bandai Visual in November of the same year. Fantasia 2007 treated the fans by screening this excellent cyberpunk anime on the big screen! Directed by Production I.G.’s Kenji Kamiyama, fans can enjoy yet another high-tech sci-fi story, which is set in 2034, Tokyo. The timeline is two years after the last TV series (2nd GIG), as Japan is still dealing with the Asian refugee problems. 

SolidStateSociety-image2Major Motoko Kusanagi left Section 9 — Japan’s elite anti-terrorist unit — and was missing for over two years. She left because she felt that by acting alone she could investigate more discreetly (using multiple cyber bodies), more freely (without the irritating political oversight) and therefore more efficiently. For Batou, the absence of Motoko leaves his work meaningless and he picks & chooses the case he’s working on, taking assignments only when he thinks it might bring him closer to her. With the Major’s departure and Batou refusing assignments, Togusa was forced to become the leader of the team as her successor. Togusa is, as usual, a man of justice. Married and having two children, he’s different from the other team members who are all single — including the aging Chief Aramaki who has been struggling to deal with the fact that Section 9 has to move on without the Major. Other members such as Saito and Ishikawa keep their positions as network expert or sniper. All Section 9’s characters are extremely honest and act with a sense of justice and responsibility. They’re all faithful to their convictions as they were in the TV series. 

SolidStateSociety-image1Section 9 hired 20 rookies, and their latest mission is to solve a case involving politically charged hostages. Somehow, one of the terrorist suspects committed suicide on the spot, leaving a strange message: “The Puppeteer is coming”. At the same time, many other mysterious cases keep taking place, including one where a huge amount of abused children seem to have been kidnapped by an organization of ultranationalist retirees. What links all those cases together? It seems to be the work of a super-intelligent hacker who has been manipulating all this, but to do what exactly, no one knows… 

SolidStateSociety-image4This movie is first class entertainment. Like the previous movies, it offers great music and superb animation. It has all the complex socio-political background of the previous TV series and maintains the series’ trademark cyberpunk feeling, but Director Kamiyama injected the storyline with so many themes — such as mass suicide, terrorism, biochemical weapons, kidnapping, old folks’ problems and child abuse — and subplots that the story gets confusing. It’s not easy to follow what’s happening in this extremely intricate movie. After the screening I was not quite sure of what I had just watched and who the Puppeteer really was! It’s one of those cases where you really need to purchase the DVD and watch the key scenes several time in order to be able to really enjoy the complexity of the movie. 

SolidStateSociety-image3In my humble opinion, I think that Director Kamiyama should have simplified and streamlined the storyline, maybe sticking with Togusa’s plot-line. I bet the viewers could have felt more empathy towards the movie if it was a little less complex. The animation itself has an overwhelming beauty, but, using all the great animation technology and talent of Production I.G., I think Director Kamiyama could have created a masterpiece, if he had just come up with a more coherent story. In the end, the true identity of the Puppeteer is still not very clear — but maybe Director Kamiyama kept it mysterious on purpose? 

—miyako

Kôkaku Kidôtai: Stand Alone Complex — Solid State Society. Japan, 2006, 109 min.; Dir.: Kenji Kamiyama; Scr.: Kenji Kamiyama, Shôtaro Suga, Yoshiki Sakurai; Phot.: Kôji Tanaka; Ed.: Junichi Uematsu; Art Dir.: Yusuke Takeda; Char. Des.: Hajime Shimomura, Takayuki Goto, Tetsuya Nishio; Mechan. Des.: Kenji Teraoka, Shinobu Tsuneki; Mus.: Yoko Kanno; Prod.: Production I.G.; Distr.: Bandai, Manga Entertainment; Cast: Atsuko Tanaka (Motoko Kusanagi), Akio Ohtsuka (Batou), Kouichi Yamadera (Togusa), Kazuya Tatekabe (Col. Tonoda), Masuo Amada (Col. Ka Gae-Ru), Osamu Saka (Daisuke Aramaki), Takashi Onozuka (Pazu), Tarô Yamaguchi (Boma), Toru Ohkawa (Saito), Yutaka Nakano (Ishikawa), Yuya Uchida (Takaaki Koshiki), Dai Sugiyama (Proto), Nana Yamauchi (Togusa’s daughter), Yoshiko Sakakibara (Prime Minister Kayabuki). Available on R2 Dvd in Japan (BCBA-2606, 109 min., ¥9800) and on R1 Dvd in North America (Bandai/Manga Entertainment, #25176, Bilingual Dvd, 109 min., $19.98 US [Limited edition: $39.98 US], rated 13+). stars-4-0

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SolidStateSociety-covIn 2034, two years after the departure of Major Motoko Kusanagi (after the events of the TV series, Stand Alone Complex, which starts in 2030 and before the second movie, Innocence, set in 2032), Togusa is now in charge of Section 9, which has been expanded with the addition of several new recruits. Batou, frustrated to have been left behind by the Major, is still looking for her and therefore picks & chooses only the cases that seem related to his quest. A string of strange incidents — starting with a series of suicides, followed by the kidnapping of many children, and an economical conspiracy plotted by a group of old ultra-nationalists — seem to lead to a mysterious super-hacker nicknamed the “puppeteer.” The Major is carrying her own parallel investigation — which leads Batou to suspect her of being the puppeteer. In the end, the real identity of the perpetrator is the most surprising revelation of all. 

This movie is directed by Kenji Kamiyama, the same person who directed the Stand Alone Complex TV series. It is therefore not surprising to find here the same excellent quality of production, as much in the design as in the animation. However, if the director succeeded to masterfully tie up all the elements of the story in the TV series, he seems to have difficulty to do the same in a movie format. Solid State Society feels like a long TV episode where he tries to compress the storyline of an entire series. There are too many sub-plots and the different elements of the story are mixed together in such a complex way that it sometimes lacks coherence and the viewers get confused (it took me at least two viewings to understand the complexity of the plot and even then I am not sure I understood everything correctly). 

The timeline of the various series and movies seems confusing as well. The first movie is supposed to be set in 2029, while Solid State Society is set in 2034. It is not clear exactly when Major Kusanagi left Section 9. Also, they should have encountered the Puppet Master / Puppeteer before (in the first movie), but no mention is made of a prior encounter as if the first movie never happened. In fact, it feels like Solid State Society is a retelling of the encounter between the Major and the Puppeteer. 

Despite the complex socio-political themes and the beautiful animation, Solid State Society does not have the same depth than the previous movies (directed by Mamoru Oshii) and it certainly doesn’t have the same contemplative beauty. It is a very nice movie, but it is much more demanding to the viewers than the TV series and even the previous movies — which you all need to have seen to really appreciate and understand this movie — so I would recommend it mainly to the die-hard Ghost In The Shell fans. Nevertheless, Solid State Society (and GITS in general) is the epitome of intelligent SolidStateSociety-Dvd-ratingscyberpunk anime (a genre that, unfortunately, we don’t see often). Finally, I must add that the Limited Steelbook case edition (which contains three discs: one disc with the main feature, one disc full of extras, and the Solid State Society soundtrack CD) is totally awesome. 

—clodjee

Bandai / Manga Entertainment, #25176 (ISBN 978-1-59409-831-4), Bilingual Dvd, 109 min., $19.98 US (Limited Edition: $39.98 US), rated 13+ (Violence). See back cover.

You can also check the trailer from Youtube:

For more information you can consult the following web sites:

[ AmazonANNBiblio • GoogleIMDbProduction I.G.Wikipedia ]

Ghost In The Shell: Stand Alone Complex—Solid State Society ©2006-2007 Shirow Masamune • Production I.G. / Kodansha. 

Those articles were first published respectively in PA #94: 76 (November-December 2007) and PA #93: 83 (September-October 2007).

Please also check the following Ghost in the shell articles:

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GITS: Stand Alone Complex 2nd GIG

Anime Story

2004 was a great year for theatrical anime releases in Japan. It brought us Hayao Miyazaki’s Howl’s Moving Castle, Katsuhiro Otomo’s Steamboy and, of course, Mamoru Oshii’s Ghost In The Shell 2: Innocence. However, most of the Japanese anime industry’s production, and what really sustains it, remains the television series, like Gundam Seed, Fullmetal Alchemist, and yes, Ghost In The Shell: Stand Alone Complex. 

SAC-2gig-logoGhost in the Shell: Stand Alone Complex was a big hit in 2003 and Japanese DVD sales did great, so the creative team at Production I.G. decided to bring out a second season (titled “2nd Gig”). Now fans can look forward to another 26 episodes of cyber-political intrigue and action. 

Sac-2gig-illo11I can easily imagine that director Kenji Kamiyama was under a great deal of stress, with his work being compared with Mamoru Oshii’s Innocence, and to meet the fans’ expectations after the first season! Despite the high stakes, the young director was up to the task and I think he did a marvellous job. The “2nd Gig” is even better and more intriguing than the first season. He succeeded totally in creating his own world, telling the story in his own personal style, and we don’t even feel the need to compare his series with Oshii’s movie. Each has its own merit. 

Kamiyama not only respected Masamune Shirow’s original manga, but he gave it life by detailing, even more so than Oshii’s movies did, its near-futuristic setting defined by the interaction of humanity and technology in a complex Asian geo-political environment. His strong, captivating storytelling is very well supported by the superb animation, the beautiful and elaborate artwork and an enchanting soundtrack. It is so great to see that there is such a great new talent in Japan, able to create a serious and intelligent story that can both entertain our senses and stimulate our mind. It is not surprising that both seasons of the TV series have received a great deal of acclaim, not only from anime fans, but also from those who seek serious science fiction shows. 

SAC16-illoASAs the “2nd Gig” starts, Section 9, which had been dissolved at the end of the 1st season, is resuming its job as an anti-cyberterrorist mobile unit. Although the team has returned, their work isn’t easy, and many difficulties lie ahead of them. The Japanese political landscape is changing and the government is keeping a close eye on their special police. The “Laughing Man” case might be solved, but it doesn’t take long for another terrorist organization, “The Individual Eleven,” to show up. Who are they? Are they the result of another “Stand Alone Complex”? They seem to be stirring up an uprising against the Asian immigrants and refugees. Could it be that simple? But some other politically-motivated forces seem to be at work. Can Major Motoko Kusanagi and her team unravel the complex overlapping political plots before they affect the nature of the government? 

Technology might be omnipresent in Stand Alone Complex, but it is not overwhelming. In the “2nd Gig,” Director Kamiyama and Production I.G. keep an even greater focus on the human side of the story by exploring the characters’ hearts and emotions — even in the case of some of the terrorists. Each key member of Section 9 has a dedicated episode where we learn more about their past and personality. It is not done simply to paint a richer background; every single bit of information has its meaning. They also give a more humane face to the government (more likeable than the usual fat, corrupt, old minister) with the new Japanese prime minister, a young, good-looking lady who embodies the beauties (and sometime ineptitudes) of democracy. In contrast, there is the ugly face of Gohda, a shady character who embodies the threat of militarism. Also, the intelligent Tachikoma robots (their name means “standing, spinning top”) are back with a new, expanded sidekick role (definitely inspired by Motoko’s cute “helper” programs in the Man-Machine Interface manga). With their cute voices and comical comments, they give a human feel to the technology. 

SAC14-illoASThe terrorism and the Asian refugees’ problems seem to be an allusion to the Palestinian question and to some conspiracy theories that surfaced after 9/11 in Europe and in Japan (such as, American right wing groups being behind 9/11 in order to justify military action abroad and domestically limit civil liberties). But it is only used to emphasize the fact that, even in the future, terrorism — the favorite style of warfare of the 21st Century — is still omnipresent and we still haven’t found a way to deal with it. Despite all the advanced technology, humanity is still facing tremendous problems (war, pollution, corruption, poverty, overpopulation, crime). Nothing changes, and even the future’s future is still uncertain. Is there a solution to the crisis? Is there a possibility for us humans to be saved? The answer in “2nd Gig” might be in the origami cranes that appear in some episodes and that symbolize the prayers for peace and salvation. All we can do is, like Section 9, act with courage and determination (even if it means going against the rules sometimes), pray and hope for the best! 

In conclusion, “2nd GIG” is even better than the first season. While still very political, dealing with terrorism and immigration problems, it also elaborates on more of the personal history of each of the main characters, including Major Kusanagi. The cyberpunk political intrigue is at moments a little complex, but it is the most intelligent anime series I have ever seen and it is superbly animated. It’s not all action, there’s also drama — and I did cry a few times. A real masterpiece! Of course, such an exceptionally excellent anime series cannot be seen only on TV. SAC-2gig-ratingsYou have to purchase the DVD to watch it over and over again, to enjoy all the minute details of this superb animation and share the experience with your friends! And if after that you want more, the series was followed by a movie: Solid State Society. 

> Please, read the warning for possible spoilers <<

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