Robinia pseudoacacia

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/06/05 ]

Le robinier faux-acacia (black locust en anglais) est une espèce d’arbre de la sous-classe des Rosidae, de l’ordre des Fabales, de la famille des Fabaceae et du genre Robinia. C’est un arbuste décoratif dont le bois très dur est utilisé en menuiserie, comme bois de chauffage et même pour faire des arcs. Ses fleurs très odorantes sont également utilisées en parfumerie. Elles sont aussi comestibles mais le reste de l’arbre (particulièrement l’écorce) est toxique. Ce n’est pas une espèce locale (elle vient des Appalaches —principalement de la Pennsylvanie, Géorgie, l’Illinois et l’Arkansas) et est donc une espèce envahissante. [ Translate ]

Images du mer-fleuri [002.020.169]

La sphère d’Or (Erle Cox)

Sphere_d_or-cov“En Australie au début du siècle dernier, un jeune homme, Alan Dundas, creuse une banale citerne dans son jardin lorsque sa pioche heurte une matière très dure… Il met ainsi à jour le sommet d’une sphère faite d’un or plus résistant que tous les matériaux connus. Au prix de nombreuses ruses, qui transforment sa descente en une sorte de voyage initiatique. Alan parvient au coeur de la sphère. Là, il découvre de véritables trésors culturels et scientifiques témoins d’une très ancienne civilisation auxquels Alan consacrera désormais tout son temps, négligeant, non seulement les travaux de sa ferme, mais également sa jeune fiancée. Car le véritable joyau du trésor souterrain, c’est une jeune femme d’une beauté incomparable qui vit là, en état de stase, depuis vingt-sept millions d’années. Avec l’aide de son ami, le docteur Barry, Alan la ramène à la vie. Hiéranie – tel est son nom – leur livrera alors les clefs fantastiques de son monde et de son histoire, mais aussi et surtout le terrifiant contenu de la mission pour laquelle elle a été placée dans cette sphère…”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La sphère d’Or (titre original: Out of the Silence) est un roman de l’auteur australien Erle Cox. Il a d’abord été publié en feuilletons dans le journal The Argus (120 episodes en 1919) puis sous forme de livre en 1925. Il a connu une édition américaine en 1928 et, l’année suivante, une première traduction française (par Richard de Clerval) est paru dans la collection Le Masque. 

Ce roman de science-fiction raconte l’histoire de Alan Dundas, un jeune fermier australien qui, dans les années ’20, découvre un grand bâtiment sphérique enterrée dans son champs — fait d’une sorte de ciment très résistant qui est, nous le découvrirons vers la fin du récit, une forme d’or. Astucieux, il réussi non seulement à en trouver la porte mais également à déjouer tout les pièges qui protègent un précieux trésor: Plusieurs galeries concentriques exposent tout le savoir (artistique, technique, médical, littéraire, etc.) d’une civilisation ayant disparue dans un cataclysme il y a plusieurs millions d’années. Au centre, dans une sorte de “temple”, il découvre une sphère de cristal où git une femme d’une grande beauté qui se révèle être en animation suspendue. Grâce à un livre illustré qui explique comment la réveiller — et à l’expertise de son ami médecin, le Dr Dick Barry — il la ramène à la vie et en tombe immédiatement amoureux. 

Alan venait tout juste de commencer à courtiser la jeune Marian Seymour lorsqu’il est subjugué par la fascinante Hiéranie mais cette relation romantique naissante sera vite oubliée. L’occupante de cette arche du Savoir est définitivement sur-humaine: non seulement elle possède une intelligence (et un cerveau) de loin supérieur à l’humain contemporain, des connaissances scientifiques extrêmement avancées, mais elle est aussi dotée de pouvoirs extra-sensoriels. Elle apprends l’anglais très vite et explique son histoire à Alan et Barry. Elle leur fait aussi promettre de ne rien révéler à personne sur son existence. Toutefois, en apprenant que la mission de Hiéranie est de restaurer sa civilisation, Barry commence à craindre que d’avoir ravivé cette femme supérieure, froide et implacable, n’ait un effet néfaste sur l’avenir de l’Humanité… Alan, quand à lui, est éperdument amoureux… Mais l’amour pure de Marian réussira-t-il, dans un dénouement digne d’un drame shakespearien, à sauver le monde?

On ne peut pas vraiment reprocher à l’ouvrage son sexisme considérant l’époque à laquelle il a été écrit: tant dans la société australienne du début du vingtième siècle que dans le monde de Hiéranie la femme est très peu considérée. Pourtant, la relation de pouvoir entre Alan et Hiéranie est inversée puisque c’est cette dernière qui domine la relation. De plus, la bonne société de la petite ville de Glen Cairn semble contrôlée en arrière-plan par les femmes… Cox était peut-être en avance sur son temps…

Par contre, le racisme exprimé par le récit est quant à lui tout à fait impardonnable (quoi que, encore une fois, compréhensible pour l’époque). Dans le monde de Hiéranie, les races de couleurs ont été éliminé dans un grand génocide et avec une politique eugéniste stricte car elles étaient inférieures en tout points. “Elles pouvaient imiter et non créer. Elles se multipliaient beaucoup plus rapidement (…) et partout elles exigeaient comme un droit l’égalité pour laquelle elles n’étaient pas faites.” [p. 203] Barry semble s’objecter mais Alan acquiesce: “je pense que le monde serait meilleur et plus propre si quelques-unes de ses [sic] races en venaient à s’éteindre” [p. 210] et il cite les Turcs en particulier — ce qui est compréhensible car la défaite de Gallipoli a laissée aux Australiens des séquelles importantes qui ont perdurées.

Je note que l’oeuvre de Cox a presque une qualité prophétique lorsqu’il décrit la technologie de Hiéranie (télévision, CT-scan) ou l’avenir de la planète (qui évoque vaguement le nazisme et la Seconde Guerre Mondiale pourtant presque deux décennies d’avance!).  On note également que l’ouvrage offre un prologue qui figurait dans l’édition originale et qui avait été supprimé dans les éditions postérieures mais qui n’apporte absolument rien au récit.  Je me dois aussi de remarquer que la traduction comporte plusieurs erreurs grammaticales et typographiques. J’ai par contre bien aimé le style vieillot de l’ouvrage (normal considérant son âge) et surtout l’utilisation d’une langue qui évoque les vieux films français (je n’ai pas pu lire la version anglaise mais j’imagine que la traduction reflète le style original). Toutefois les épithètes sucrée qu’utilisent les protagonistes amoureux pour s’interpeler me semblent bien exagérés..

Évidemment, la lecture de cet ouvrage me confirme que La nuit des temps de Barjavel (commenté précédemment) offre de grandes similitudes avec La sphère d’Or. Celui-ci l’a définitivement “inspiré” ou “influencé” et les similitudes sont si grandes que certains l’ont même accusé de plagiat. Je me souviens d’avoir lu que Barjavel avait commencé à écrire La nuit des temps comme un scénario de film et, le projet étant tombé, il en a ensuite fait un roman. Peut-être que son scénario était une adaptation de La sphère d’Or et que, par la suite (l’éditeur jugeant peut-être qu’il y avait assez de différences entre les récits), le crédit pour Cox a été “oublié”? Quoi qu’il en soit les deux romans sont bons et chacun est assez original à sa façon pour que l’on prenne du plaisir à lire les deux indépendamment.

Par son récit crédible, qui nous offre une histoire à la fois fascinante et captivante, remplie d’éléments intéressants,  La sphère d’Or constitue une bonne lecture. À lire.

La sphère d’or, par Erle Cox (traduit par Pierre Versins et Martine Renaud). Dinan: Terre de Brume (coll. Terres Mystérieuses), janvier 2008. 360 pages, 14 x 24 cm, 20.50 € / $C 34.95. ISBN 978-2-84362-367-7. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© Terre de Brume, 2008, pour la présente édition

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Marmota monax

Quatre petites marmottes dans le parc Frédéric-Back

Encore des marmottes (groundhog ou woodchuck en anglais)! Mais que voulez-vous le parc Frédéric-Back en est plein (surtout dans la butte entre l’entrée Émile-Journault et l’entrée Deville/2e avenue) et j’en rencontre presque tout les jours. Elles sont si mignonnes que je ne peux résister à les prendre en photos — surtout les bébés nés au printemps. [ Translate ]

Vendredi nature [002.020.164]

Dianthus barbatus

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/06/07 ]

L’œillet de poète ou œillet barbu (Sweet William en anglais ou アメリカ ナデシコ [Nadeshiko américaine] en Japonais) est une plante vivace herbacée à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Caryophyllales, de la famille des Caryophyllaceae et de l’espèce Dianthus. Cette plante forme un bouquet de petites fleurs réunies en corymbe souvent multicolores. Malgré sa brève floraison c’est une très belle fleur que j’aime beaucoup. [ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.162]

Revue de zines [02.020.161]

dBD #141 (mars 2020)

dBD-141Dans les “actualités” (tout étant relatif puisque c’est le numéro de mars), je note que Casterman réédite en un seul gros volume de 440 pages Les années douces, un excellent manga où Jiro Taniguchi adapte le roman de Hiromi Kawakami. Aussi Delcourt-Tonkam republie en “Perfect Edition” les dix volumes de Maison Ikkoku par Rumiko Takahashi (qui a reçu le Grand Prix d’Angoulême l’an dernier).

À la une de ce numéro on retrouve un dossier sur Les Indes fourbes par Alain Ayroles et Juanjo Guarnido (Delcourt). On nous présente même un deuxième dossier, encore plus intéressant, sur les adaptations littéraire en BD où on nous introduit, entre autre, à Dracula (de Bram Stoker par Georges Bess chez Glénat), J’irai cracher sur vos tombes (de Boris Vian par Jormorvan, Ortiz, Yen et Macutay chez Glénat), Les morts ont tous la même peau (de Boris Vian par Morvan, Erramouspe et Vargas chez Glénat), Le vagabond des étoiles (de Jack London par Riff Reb’s chez Noctambule), L’Amant (de Marguerite Duras par Kan Takahama chez Rue de Sèvres), Karoo (de Steve Tesich par Bézian chez Delcourt), et Couleurs de l’incendie (de Pierre Lemaitre par Christian de Metter chez Rue de Sèvres).

Le numéro se poursuit avec des interviews de Jean-Marc Lainé (sur Fredric, William et l’Amazone, par J.-M. Lainé et Thierry Olivier, chez Comix Buro), les frères Gaëtan et Paul Brizzi (sur L’Écume des jours chez Futuropolis), de Inio Asano (sur Errance et Anthology, tous deux chez Kana), ainsi que de Michel Rabagliati (sur Paul à la maison chez La Pastèque). On note également des articles sur Ville Nouvelle de Lukasz Wojciechowski chez Çà et Là et sur Hilda et le roi de la montagne par Luke Pearson chez Casterman.

Dans le cahier critique je remarque Birdmen t.2 par Yellow Tanabe chez Vega (Super), Ashman par Yukito Kishiro chez Glénat (Super, One-shot à l’encage puissant réalisé juste après la série Gunnm, à ne pas manquer), Why nobody remembers my world t.1 par Sazane & Akira chez Doki-Doki (Super, “si le principe du monde parallèle n’est pas nouveau, ce premier tome se révèle néanmoins solide, bien raconté et efficacement mis en image”), Drifting Dragons t.1 par Taku Kuwabara chez Pika (Bien, “traitement graphique à la richesse époustouflante, inspiré par la fantasy et le steampunk. Dommage que les chapitres se révèlent rapidement répétitifs“), Ragnafall t.1 par Marujirushi & Shizuha chez Kurotsume (Bien, “quête initiatique sans grande originalité mais efficace”),  et Le marais par Yoshiharu Tsuge chez Cornélius (Super, “ce recueil est une porte d’entrée inestimable dans l’oeuvre de Tsuge”).

Un numéro informatif mais sans plus… stars-3-0

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Capsules

Ghost in the Shell: Arise

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

GITS Arise 1: Ghost Pain

GITS-Arise-1“World War IV is over, but a bomb has gone off in Newport City, killing a major arms dealer who may have ties with the mysterious 501 Organization.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the first episode (June 2013, 58 min.), we discover the Major when she is still in the military. As she comes back to Japan, she must do an investigation on the possible corruption of her deceased superior officer as well as on his murder. She discover that she is much more involved that she would have thought. In the course of her investi­­gation, she encounters Aramaki, who offers her a job as consultant. This episode, as well as the whole series, offer us the origin story of the Major and the Section 9. It is quite an interesting story and the animation is pretty good (not as much as the movies, of course).

GITS Arise 2: Ghost Whisperers

GITS-Arise-2“Freed of her responsibilities for the 501 Organization, Motoko must now learn how to take orders from Aramaki.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the second episode (November 2013, 56 min.), we find again a story where the military are being scapegoated and seek revenge for it — but they are actually being manipulated. The Major is told to assemble a team but it might be hard to chose the members… As always, it is a nice cyberpunk story with great animation.

GITS Arise 3: Ghost Tears

GITS-Arise-3“As Motoko and Batou attempt to thwart a mysterious terrorist group, Togusa tracks the killer of a man with a prosthetic leg made by Mermaid’s Leg.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the third episode (June 2014, 58 min.), the Major has assembled a team composed of her recent “adversaries”, but they are still just a bunch of mercenaries working for Section 9. And she is still missing a member to fit with Aramaki’s requirement. This a story of foreign terrorists using technology to move their ideology forward. The Logicoma (a bigger and less advanced version of the Tachicoma) are interacting more with the team. The theme of artificial intelligence is, as always, omnipresent.

This series (and this episode in particular) shows us a more personal side of the Major as she has a boyfriend. She is shown as being more vulnerable as she is getting often infected by viruses. Both in episodes one and three, she gets personally involved with the subject of her investigation. Also, having a personal relationship is a weakness that enemies can exploit. I guess, with time, she will learn from her mistake and become the more hardened, distant and cold Motoko that we know in the rest of the franchise. Your real enemy is often closer than you might think… This is a really interesting story with good animation. It is certainly a must-see for all Ghost in the Shell fans.

Strangely, this OVA series has five episodes but Netflix has been  streaming only three of them — go figure why. The two other episodes are “Ghost Stands Alone” (September 2014, see Japanese trailer) and “Pyrophoric Cult” (August 2015, see Japanese trailer). The series was also adapted into a TV series (titled GITS: Arise – Alternative Architecture) and completed by a movie (GITS: Arise – The New Movie, which concludes the plot of episode 5) and a manga (GITS: Arise ~Sleepless Eye~ which was published in Monthly Young Magazine between April 2013 and June 2016, was compiled in seven volumes and tells how Batou and the Major met during the civil war).

I suspect the series was titled “Arise” because it is about the origin story of both the Major and Section 9. All in all, it is a good cyberpunk story, compelling storytelling, full of socio-political background typical of the rest of the franchise. It is well worth watching if you are either an anime fan or a cyberpunk aficionado.

Data File

Ghost in the Shell: Arise (攻殻機動隊 ARISE / Kōkaku Kidōtai Araizu / Mobile Armored Riot Police: Arise): Japan, 2013-2015, OVA anime, 5 x 50 min.; Dir. / Char. Des.: Kazuchika Kise; Scr.: Tow Ubukata; Music: Cornelius; Studio: Production I.G. Cast: Maaya Sakamoto / Elizabeth Maxwell (Major Motoko Kusanagi), Ikyuu Jyuku / John Swasey (Aramaki), Kenichiro Matsuda / Christopher Sabat (Batou), Yoji Ueda / Jason Douglas (Paz), Tarusuke Shingaki / Alex Organ (Togusa), Takuro Nakakuni / Marcus Stimac (Saito), Mayumi Asano / Mary Elizabeth McGlynn (Kurutsu), Atsushi Miyauchi / Brian Mathis (Mamuro), Masahiro Mamiya / Chris Rager (Ibachi), Kenji Nojima / Eric Vale (Tsumugi), Takanori Hoshino / David Wald (Raizo), Miyuki Sawashiro / Jad Saxton (Logicoma).stars-3-0

For more information you can consult the following web sites:

[ AmazonANNGoogleIMDbNetflixOfficialWikipedia ]

Also, you can check the official trailer on Youtube:

© 士郎正宗・Production I.G / 講談社・「攻殻機動隊ARISE」製作委員会

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Capsules

Historia Naturalis

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[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

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Cette image est particulièrement chère à mon coeur, puisqu’il s’agit tout à la fois d’histoire naturelle, d’un auteur romain et d’un livre ancien ! Selon la fiche signalétique ci-haut, c’est le plus vieux livre de la collection du Natural History Museum of London, une édition vénitienne de 1469 du Historia Naturalis de Pline l’Ancien (dont j’ai beaucoup parlé à cause du manga qui lui est consacré). C’est donc l’un des premiers livres a avoir été imprimé en Europe après la Bible et ce à peine trente ans après que Gutenberg ait inventé l’imprimerie à caractères mobiles. J’en suis bien jaloux !

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes plus récents billets “Vendredi nature” (002.020.017024, 031038045052059066080087094108 et 150). Voir aussi le vidéo memento de ma visite.

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Vendredi nature [002.020.157]

Jardin fleuri / Flower garden

[ Nikon D3300, 2020/05/30 ]

Nous retrouvons ici trois couleurs d’Ancolie (blanche, mauve et rose) ainsi qu’un Iris barbu. / Here we find three colours of Columbine (white, purple and pink) as well as a Purple bearded iris.

Images du mer-fleuri [002.020.155]

Two pseudo-Tanka for what’s matter

How did we move from a pandemic
To riots and looting in the streets ?
Is it instigated by the Orange Boogaloo ?

You cannot fight hatred with violence
How can we come back from all this ?

 

* * *

Yes, express your outrage
For the black Floyd’s
Despicable and unnecessary murder

But be careful of the manipulators
Propagating death and deepening chasm

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Megaloceros giganteus

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[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

Mégalocéros / Giant deer
Irlande, Pléistocène tardif (ca. 13,000 ans), Natural History Museum of London

Selon la fiche signalétique, ce gigantesque panache appartient à la plus large espèce connue de cerf (sa taille à l’épaule pouvait mesurer jusqu’à deux mètres!) qui a disparue à la fin de la glaciation il y a huit millénaires et qui serait l’ancêtre du daim.

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes plus récents billets “Vendredi nature” (002.020.017024, 031038045052059066080087094 et 108). Voir aussi le vidéo memento de ma visite.

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Vendredi nature [002.020.150]

Happy birthday to moi

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[iPhone 11 Pro, Samsung Q60T, 2002/05/23 ]

This year I gave myself a new TV for my anniversary. With the confinement I was watching more TV so I decided I was deserving an upgrade (my old Sony Bravia 40 in. is still in working condition but it is over ten years old!). I was looking for a recent model of smart 4K TV (UHD HDR LED) 50 or 55 in., with three HDMI input, compatible with Airplay 2 and under $800. The airplay requirement was leaving only four choices: LG (which I don’t like and it would be weird to have a TV of the same brand than my refrigerator), Samsung, Sony (too expensive) and Vizio (not carried by many stores).

I chose the Samsung TU8000 50″ and ordered it from Centre Hi Fi since it was in stock, with reasonable warranty and shipping cost (and they were promising quick delivery). Unfortunately, the salesman called me to tell it was back-order and that it would take several weeks to get it. I was pissed so he offered me instead a Samsung QLED Q60T at a very advantageous price (less than $100 extra). I got it a few days later, just in time for my birthday.

Now I am nearly sixty year-old and quite exhausted, having done a lot of yard and garden work (rising the concrete slabs in the shed to prevent water accumulation and planting an apple tree to replace the white ash that we had to cut down last fall), so I just want to sit down and rest — maybe read a book, write a little about it and watch something on my brand new 4K TV. With all this work I have read and wrote much less than I wanted.

However, the peaceful time I experienced this last two months is coming to an end. I won’t have much time left to do yard work, read or write anymore as I have been recalled to work. I’ll be working outside (for a change!) right in the middle of an heat-wave (one of the earliest the region has ever had)! And then back to the library and all those marvellous books. But I suspect that it will never be the same…

By the way, there are only 2555 days left before my real retirement !

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Pictorial chronicle [002.020.144]

Courts Poèmes

De l’ether

Et devant l’air sec qui brûle l’âme
J’implorai d’artifices embruns
Et mon esprit, porté par ses rames
Rêva d’eden hors du communs…

Le rêveur gris
Isléaval
1983/06/02

*  *  *

Tendre hyménée d’un soir d’été

Nous nous sommes retrouvé dans la nuit torride
Pour partager nos voeux et nos corps splendides
Nous avons chacun goûté à la passion de nos fruits
Puis tu as bu de mon eau et ton lotus s’est épanouis
Ah qu’il est bon, ma belle, d’être aimé…

Clodjee
Morwajal
001.995.035

*  *  *

Balade sur eau-forte

L’amour est une grande porte
Qui ailleurs nous transporte
Sa serrure, douce et chaude au touché
Sur moi, j’en porte toujours la clef
Mais seulement toi peux l’actionner

Clodjee
Morwajal
001.996.030

Note: On retrouve ici un fragment oublié (un quatrain avec une structure de rimes en abab provenant du carnet ID-10) ainsi que deux minuscules poèmes (des cinquains style tanka, avec une structure de rimes en aabbc et aabbb) un peu osés et grivois (sinon ringards!)… Comme toujours des vers hétérométriques qui ne respectent aucune forme. Voilà, je crois bien avoir gratter le fonds de tout mes tiroirs proverbiaux. À partir de maintenant, le poète du dimanche va devoir être un peu plus créatif…

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Felix

[ iPhone 11 Pro, 2020/05/12 ]

Pendant quelques jours nous avons eut un pensionnaire inattendu dans l’espace de rangement sous la galerie. Un chat errant y a fait un arrêt de ravitaillement. Il était très amical et se laissait gratter le ventre. Nous l’avons nommé Félix.

For a few days we had an unexpected resident in the shed under the gallery. A stray cat made a pit stop there. He was very friendly and let his stomach be scratched. We named him Félix.

Image du chat-medi [002.020.137]

Pyrrharctia isabella

DSC_2192

[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2020/05/02 ]

En me promenant dans le parc au début du mois de mai, j’ai rencontré une première évidence que la vie s’y réveillait: une chenille de Isie isabelle (Pyrrharctia isabella, la chenille est appelé en anglais “banded woolly bear” ou “woollybear” ou simplement “woolly worm”). C’est un insecte de l’ordre des lépidoptères (papillon) et de la famille des Arctiidae. Elle deviendra un papillon de nuit plutôt commun, de couleur jaune ou orangée (appelé isabella tiger moth en anglais). La chenille, plutôt friande de plantain (Plantago sp.), est caractérisée par son apparence velue (dont les poils peuvent causer une réaction allergique ou de l’urticaire chez certaines personnes) de couleur noire aux extrémités avec une bande brun roussâtre au centre. (Sources: Wikipedia, Espace pour la vie et le Guide d’identification d’insectes du Québec). [ Translate ]

Vendredi nature [002.020.136]

Status report (mid-May)

Corona_Banner

The life in the time of the coronavirus continues… 

This is my fourth status report since the beginning of the coronavirus pandemic (the other three were in March, mid-April and the end of April). We have now been in confinement for eight weeks (or fifty-six days).

I have not read or written much in the last couple of weeks. Maybe because I was getting tired of my routine. Also, since I keep myself busy during the day, I read mostly at night. And for now I am still stuck reading the epistolary travelog of Isabella Bird in Japan which is a little laborious to read (lots of descriptions). As I keep falling asleep, I read barely a dozen pages every night, therefore it is a long enterprise. I want to start reading something else during the day (some manga or comics because it is “May, the comics’ month”) but there’s so much work around the house (gardening, painting, doing laundry, shopping for groceries, etc.) and other distractions (shopping online for a new TV, ordering gardening supplies, watching or reading news) that I never get to it. I also undertook tasks that were rather time consuming: editing a video interview with an author, updating the blog indexes and finally putting together the 2019 “notable news”.

Unfortunately, this joyous preview of retirement is coming to an end and I will soon have much less time to read or write. I have been recalled to work… at the community gardens! I chose to work in a library to stay involved with culture and, obviously, there nothing more cultural than to oversee the operations in one of the borough’s community gardens. Considering that we are in one of the boroughs with the worse coronavirus infection rate, within the worse city and the country’s worse province, I was quite reticent to expose myself to possible contamination by going back to work, particularly for a job that I didn’t choose. However, I didn’t have much choice (apparently they don’t give a damn if I bring the virus home and cause the death of my immunosuppressed sibling). To minimize the risk, I opted to work in the closest community garden, avoiding public transportation. And I’ll be very careful in protecting myself. Working outdoor, at walking distance, cannot be so bad (unless the weather doesn’t cooperate)…

I conclude with a list of posts where you will find links and suggestions to fill your confinement and entertain yourselves:

Take care of yourselves and stay safe !

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Notable News 2019

If you are bored by your confinement, here are links to over five-hundred-fifty news stories for all taste (well, mostly for mine).

Like I said in my latest “notable news” entry (for the beginning of 2020) I completely skipped over 2019 (my last entry before that was in January). I guess I was a little busy. On the domestic front there is not much to say. I don’t want to look back too much on 2019, since it was a bad year — and, now that we know that 2020 is even worst, why bother? I guess I wrote a lot about it (you can check the blog indexes update). I feel the same for what happened on the world stage (refer to Wikipedia for the events of 2019, from January to December).

However, despite everything, I always stay acquainted with the affairs of the world and collect links to the notable news story of the time. I call it scrap-linking: it’s like scrapbooking but instead of collecting old newspaper articles in files or scrapbooks (like my father used to do), I just collect links to news-story on the internet. Therefore, with this blog entry, I would like to make some sort of a review of the year through those links. Be aware that they are in both French or English, slightly categorized, but in no particular order, and of course, because this is old, some links may have become dead or completely irrelevant, sorry about that — also note that, to save on coding time, the links will NOT open in a new window as usual. I am sharing all this with you >> after the jump.

[ Traduire ]

Continue reading

Fragments III

5. PIECES OF MIND

The storm is coming for good
The weather again match my mood
My karma stand within the cyclone
With few thoughts on what should be done

I feel a strange power rising
The wind blows strongly like passion
The trees are mimicking my soul
Their leafs upside-down, torn apart

In this season everything is falling
Leafs, moral, empires and even dimensions
All is so beautiful, but I’m not a fool
I know that deception can also be an art

But even if I fear the shipwreck of my heart
Even if I feel that this will end in the dark
I must tame the voices of the night, this bane
Who shake my soul, incredible destroyer

For there must be something beyond the pain
As winter is always followed by the summer
This power who bring death also do miracle
And I would be fragments without this full circle

1990-09-15
Morwajal
Sejanus

Notes: Here is the conclusion of this thirty year-old series of poetic fragments from my notebooks (See part I and part II). Five quatrains, heterometric but somewhat rhyming (poorly and without a specific scheme). It’s not great art, but I like it.

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Oiseaux du parc
Birds of the park

[ Nikon D3300, Parc Frédéric-back, 2020/04/25 – 2020/05/03]

Douze espèces d’oiseaux observées en dix jours
Twelve bird species observed in ten days

Vendredi nature [002.020.129]

Indexes Update (Feb. 2019 – Apr. 2020)

Spring is not just the time to do some maintenance around the house. It’s a good time to do it for the blog too. I haven’t updated the Bibliography and indexes of Book reviews as well as Movie & TV series reviews in over a year! It’s a lot of work but it helps the readers to find their way around the blog.

It’s also a good time to look back at statistics. In those fifteen months I have posted 417 posts (an average of 27.8 per month) and received 7068 visitors (an average of 471.2 per month). This includes about 90 book reviews and 45 movie & TV series reviews — that’s a good ratio 2/1 of books vs media reviews! Overall, since its beginning in late 2017, this blog has produced 1041 posts and has received 24,110 views, 11,655 visitors and 141 followers. It’s good as the blog is getting better, but those numbers are no where near the stats I was getting with my previous hosting service. I don’t know what WordPress is doing, but it’s doesn’t reach as many people. I guess I’ll have to pay more to get more exposure…

In this list, I have left out the blog entries that were mostly pictures or short reflection — it’s worth mentioning if it’s over fifty words. Check it out after the jump >>

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