Tradescantia pallida “purpurea”

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[ iPhone 13 Pro Wide Camera, domus, 2022/12/11 ]

La Misère pourpre (appelée “Purple Heart” en anglais et ムラサキゴテン [Murasakigoten] en japonais) est une espèce de plante à fleurs appartenant à la classe des Liliopsida (Monocotyledonae), à l’ordre des Commelinales, à la famille des Commelinaceae et au genre Tradescantia (aussi appelé setcréasées, qui comprend environ soixante-quinze espèces). Le nom du genre est un hommage au naturaliste britannique du XVIIe siècle John Tradescant Jr. alors que le qualitatif latin de l’espèce signifie simplement “pâle”. On la nomme familièrement “misère” car elle tend à être envahissante.

Originaire du Mexique, elle est caractérisée par des feuilles engainantes étroites et pointues (de cinq à douze centimètres de long) et des fleurs à trois pétales (d’un diamètre de deux centimètres et demi). Les fleurs sont censées être éphémères (ne florissant qu’une seule journée) mais la mienne a fleuri plusieurs jours (toutefois, après l’avoir ramassée sur le bord de la route il y a presqu’une décennie, c’est la première fois cet hiver qu’elle fleurit !). Elle est très appréciée comme plante d’intérieure à cause de son feuillage décoratif qui devient pourpre lorsqu’exposé au soleil ou passe au vert si on la garde dans un espace ombragé. C’est également une plante qui se bouture facilement et qui résiste bien aux contraintes (par contre elle ne supporte pas le gel). 

Certaines variétés ont des usages médicinaux (les autochtones d’Amérique traitaient les céphalées) et réagissent à la radio-activité (radiations ionisantes comme les rayons gamma) alors que leur pistil change de couleur du bleu au rose. Elle serait également efficace pour améliorer la qualité de l’air intérieur en filtrant les composés organiques volatils (phytoremédiation). Elle peut cependant causer des réactions allergiques ou des irritations cutanées chez les animaux de compagnie. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Astérix #39 – Astérix et le griffon

AsterixEtLeGriffon-cov“Astérix, Obélix et Idéfix sont de retour pour une 39e aventure. Accompagnés du plus célèbre des druides, ils s’apprêtent à partir pour un long voyage en quête d’une créature étrange et terrifiante. Mi-aigle, mi-lion, énigmatique à souhait, le Griffon sera l’objet de ce grand voyage ! Toujours réalisée par le talentueux duo formé par Jean-Yves Ferri au scénario et Didier Conrad au dessin, nul doute que cette nouvelle aventure proposera une quête épique et semée d’embûches à nos héros à la recherche de cet animal fantastique ! Le duo, toujours à pied d’oeuvre pour imaginer de nouvelles aventures, s’inscrit dans le fabuleux univers créé par René Goscinny et Albert Uderzo.”

“Un totem de Griffon planté dans un paysage enneigé, sauvage et apparemment désertique, Astérix aux aguets sur son cheval affichant lui-même un regard inquiet, Idéfix dans tous ses états, appelé par un Obélix troublé… Par Toutatis, où sont donc nos héros ?!?

Promesse d’aventure aux confins du Monde Connu, au pays des Sarmates, l’illustration de la couverture laisse augurer d’un Western transposé dans le grand froid… Didier Conrad, auteur du dessin, nous en dit plus : « C’est un Eastern ! Vous retrouverez dans l’album tous les codes classiques du Western : de grands espaces, des héros venus de loin aider des innocents, des « sauvages » qui subissent l’arrivée conquérante d’une armée… mais à l’Est ! »”

[Texte promo et du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Les voyages d’Astérix. © Éditions Albert-René

Au delà des frontières de l’Empire Romain c’est le Barbaricum, le territoire des barbares. Astérix, Obélix, Idéfix et Panoramix s’y aventurent en plein hiver pour aider un ami chaman du druide, Cékankondine. Les troupes de César ont envahi le territoire Sarmate à la recherche de leur animal sacré, le griffon, que César aimerait exhiber au cirque. Car le géographe Terrinconus lui assure que le grand explorateur grec Trodéxès de Collagène y en a vu. La nièce de Cékankondine, l’amazone Kalachnikovna, est prise en otage par les romains. Après moult péripéties, l’expédition des romains est déjouée. Le géographe cherchait plutôt de l’or et le fameux griffon n’est en fait qu’un cératopsidé (un styracosaure) prisonnier d’un lac gelé. César doit se contenter d’une girafe et le périple des gaulois se termine avec un banquet.

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Page 23

Bon, il faut se rendre à l’évidence: Goscinny et Uderzo sont bel et bien morts et leur héritiers ne sont pas à la hauteur. Toutefois, cet album n’est pas si pire et semble offrir un légère amélioration par rapport aux précédents. On y trouve quelques bon gags (à par les habituels noms humoristiques j’ai bien aimé la yourte nature du chaman ou la livraison gratuite d’amazone). Le dessin est excellent et le récit est plutôt intéressant. J’aime bien l’idée de faire voyager nos héros au-delà de l’Empire jusque dans les steppes pontiques où l’on retrouve les Sarmates et les Scythes. Et il est bien vrai que les romains croyaient à l’existence d’un bestiaire aussi fabuleux qu’improbable (César mentionne dans la Guerre des Gaules l’existence de licornes en Germanie et Pline l’Ancien mentionne plusieurs créatures du même genre dans son Histoire Naturelle). Malheureusement, l’action du récit est un peu platte et je trouve irritant le fait d’attribuer aux peuples du passé nos propres excès de rectitude politique. Cela reste une bonne lecture assez divertissante.

Astérix #39: Astérix et le griffon, écrit par Jean-Yves Ferri et illustré par Didier Conrad. Vannes: Éditions Albert René, octobre 2021. 48 p., 22.8 x 29.4 cm.  ISBN 978-2-86497-349-2. 10.50 € / $14.95 Can. stars-3-0

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2021 Les Éditions Albert René / Goscinny – Uderzo.

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Voeux de saison (urbi et orbi)

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Bon Nouvel An mes petits lapins 🐰! Que ce nouveau cycle solaire ☀️ vous amène paix ✌️, santé ⚕️, longévité et prospérité 🖖!

Happy New Year my little bunnies 🐰! May this new solar cycle ☀️ bring you peace ✌️, health ⚕️, longevity and prosperity🖖!

سنة جديدة سعيدة أرانب بلدي الصغيرة! أتمنى أن تجلب لك هذه الدورة الشمسية الجديدة السلام والصحة

新年快乐我的小兔子们! 愿这个新的太阳周期为您带来和平、健康、长寿和繁荣!

Feliĉan Novjaron miaj kunikletoj! Ke ĉi tiu nova suna ciklo alportu al vi pacon, sanon, longvivecon kaj prosperon!

Frohes neues Jahr meine kleinen Häschen! Möge dieser neue Sonnenzyklus Ihnen Frieden, Gesundheit, Langlebigkeit und Wohlstand bringen!

Καλή χρονιά κουνελάκια μου! Είθε αυτός ο νέος ηλιακός κύκλος να σας φέρει ειρήνη, υγεία, μακροζωία και ευημερία!

שנה טובה ארנבות קטנות שלי! מי יתן ומחזור השמש החדש הזה יביא לך שלווה, בריאות, אריכות ימים ושגשוג!

Buon Anno nuovo miei piccoli coniglietti! Possa questo nuovo ciclo solare portarti pace, salute, longevità e prosperità!

明けましておめでとう、私の小さなウサギたち! この新しい太陽のサイクルがあなたに平和、健康、長寿、繁栄をもたらしますように!

NISpu’ Hoch yIHmey chu’ nI’taHvIS nItlhdu’, yablIj neH!

Annum novum felicem mihi parva lepores! Utinam hic novus orbis solaris pacem, salutem, longitudinem et felicitatem vobis afferat!

Feliz Ano Novo meus coelhinhos! Que este novo ciclo solar lhe traga paz, saúde, longevidade e prosperidade!

¡Feliz año nuevo mis conejitos! ¡Que este nuevo ciclo solar te traiga paz, salud, longevidad y prosperidad!

З Новим роком мої маленькі зайчики! Нехай новий сонячний цикл принесе вам мир, здоров’я, довголіття та процвітання!

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Les futurs de Liu Cixin #4-5

Quinze récits de Liu Cixin adaptés en BD par des auteurs de tous pays. Quinze voyages d’un espace-temps où croisent les dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, tissant les possibles devenirs de l’humanité.

Les Futurs de Liu Cixin réunit quinze nouvelles, adaptées en bande dessinée, du plus grand écrivain contemporain [chinois] de science-fiction. Son oeuvre, qui explore les devenirs possibles de notre civilisation en conjuguant des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, a été couronnée d’innombrables prix (dont le prestigieux Hugo Award [en 2015]) et s’est vendue à des millions d’exemplaires dans le monde entier. Sa nouvelle “The Wandering Earth” (La Terre Vagabonde) a fait l’objet d’une adaptation cinématographique qui a battu tous les records, et une ambitieuse série télévisée tirée de sa trilogie Le problème à trois corps est en cours de production.

4. Nourrir l’Humanité

NourrirlHumanite-cov“Treize des plus riches personnalités du monde engagent un tueur à gages pour éliminer trois personnes parmi les plus pauvres. Hua Tang accepte le contrat mais s’interroge sur leur dangerosité. Est-ce lié aux étranges distributions populaires de sacs remplis de millions ? Ou bien aux extraterrestres qui se font appeler les Dieux et survolent inlassablement notre Terre depuis cinq ans ?”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Nourrir l’Humanité (Les Futurs de Liu Cixin, #4), par Sylvain Runberg (scénario, d’après une nouvelle de Liu Cixin) et Miki Montllò (dessin et couleur). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), juin 2022. 126 pages, 21.7 x 29.8 cm, 21.90 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03801-6. Pour un lectorat adolescent (12+). 

5. La Perfection du Cercle

PerfectionDuCercle-cov“227 avant JC, époque des Royaumes combattants. Ying Zheng, roi de la dynastie Qin, veut unifier la Chine. S’il prouve qu’il connaît le langage du Ciel et en comprend les desseins, il les mènera tous vers un avenir meilleur. Grâce à un tout nouveau mode de calcul de données à grande échelle, le savant Jing Ke va lui enseigner ce langage qui réside dans la forme la plus parfaite au monde, le cercle.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

La Perfection du Cercle (Les Futurs de Liu Cixin, #5), par Xavier Besse (d’après une nouvelle de Liu Cixin). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), août 2022. 74 pages, 21.8 x 30 cm, 17.95 € / $29.95 Can, ISBN 978-2-413-03806-1. Pour un lectorat adolescent (12+). 

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD de nouvelles de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) je vais poursuivre ma lecture avec l’édition française qui est publiée chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin”. L’édition française se fait dans un ordre légèrement différent et à ce qui semble être un rythme effréné (à peu près un album par mois!): 1. Terre Vagabonde (mars 2022, par Christophe Bec, Stefano Raffaele et Marcelo Maiolo), 2. Pour que respire le désert (mai 2022, par Valérie Mangin, Steven Dupré et Cyril Saint-Blancat), 3. Les trois lois du monde (mai 2022, par Xiaoyu Zhang et Pan Zhiming), 4. Nourrir l’Humanité (juin 2022, par Sylvain Runberg et Miki Montllò) et 5. La perfection du cercle (août 2022, par Xavier Besse). La série se poursuit ensuite avec les titres suivants: 6. Proies et Prédateurs (octobre 2022, par Jd Morvan, Yang Weilin et Hiroyuki Ooshima), 7. L’Attraction de la foudre (novembre 2022, un imposant album de 272 pages! Par Thierry Robin et Cyril Saint-Blancat), 8. Brouillage intégral (janvier 2023, par Marko Stojanovic, Maza et Desko), 9. La Terre transpercée (février 2023, par Wu Qingsong), 10. L’Ère des anges (mars 2023, par Sylvain Runberg et Ma Yi), 11. Au-delà des montagnes (avril 2023, par Eduard Torrents et Ruben Pellejero), 12. Le calcul du papillon (par Dan Panosian), 13. L’Humanité invisible (par Liu Wei), 14. L’Océan des rêves (par Rodolfo Santullo et JOK), et 15. Les Migrants du temps (par Sylvain Runberg et Serge Pellé). 

Cette série est un impressionnant projet d’envergure internationale puisqu’il mets en oeuvre trente-deux auteurs et artistes venus de onze pays (Chine, France, États-Unis, Argentine, Uruguay, Espagne, Belgique, Japon, Serbie, Italie et Bosnie Herzégovine) et sera publié dans au moins huit pays. Il a été conçu par le fondateur de la maison d’édition chinoise FT Culture, Li Yun (qui détient les droits internationaux sur les nouvelles de Liu Cixin), en collaboration avec la française Corinne Bertrand, qui a dirigé et édité la série. 

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Nourrir l’Humanité, p. 3

Nourrir l’Humanité (赡养人类 / Shànyǎng rénlèi / litt. “Soutenir les êtres humains” — le titre anglais est The Wages of Humanity) est adapté d’une nouvelle du même titre de Liu Cixin publiée en 2005 dans le périodique chinois 科幻世界 (Kehuan shijie / litt. “Le monde de [la] science-fiction“ ou Science Fiction World). C’est le récit de Hua Tang, tueur à gage professionnel, qui reçoit le contrat d’éliminer trois personnes très pauvres: un artiste démuni, un musicien de rue et une jeune femme qui ramasse les déchets dans une décharge. Il s’interroge sur les raisons d’une telle commande et découvre que des envahisseurs venant coloniser la Terre ont offert de payer en compensation un salaire à tous les Humains, équivalent au revenu de la personne la plus pauvre. Pour ne pas trop diminuer leur train de vie, les plus riches décident de partager leur fortune avec le reste de la population en donnant à chacun un million de dollars. Toutefois, trois individu parmi les plus pauvres refusent l’argent, mettant ainsi en péril le revenu des riches. Le récit est entrecoupé de flashbacks qui raconte la jeunesse de Hua Tang, montrant comment il est devenu assassin. En parallèle, nous suivons l’histoire d’une autre Terre. Une civilisation très avancée, qui se fait appeler les “Dieux”, a créé trois planètes similaires à la Terre habitées par des Humains. Sur l’une d’entre elles, un riche industriel est devenu, à force d’acquisitions, l’unique propriétaire de la planète qu’il transforme en jardin personnel où tout est automatisé par une intelligence artificielle. Il règne sur une cour d’Humains cyber-augmentés et la plèbe d’Humains inférieurs est reléguée sous terre et vit dans des conditions difficiles due à la pénurie de ressources (ils doivent payer même l’oxygène qu’il respire). Lorsqu’ils osent demander une meilleure condition de vie, le propriétaire les expulse dans l’espace et leur disant de venir coloniser notre Terre… 

Le récit est bien mené, fluide malgré sa complexité, et présente d’intéressants éléments socio-politiques qui font une sorte de mise en garde sur des possibles avenirs dystopiques de notre planète. Le dessin est excellent, agréable et contribue bien à la fluidité du récit. Chose intéressante, cette histoire contient plusieurs éléments précurseurs ou similaires au roman Le problème à trois corps (d’abord paru en feuilletons en 2006 dans Science Fiction World — et dont j’ai déjà commenté le premier volume). C’est donc une excellente lecture. stars-4-0

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La perfection du cercle, p. 5

La Perfection du Cercle (圆 / Yuán / Litt. “Rond” — le titre anglais est The Circle) est adapté d’une nouvelle du même titre de Liu Cixin publiée d’abord en anglais en 2014 dans l’anthologie de “hard” science-fiction Carbide Tipped Pens: Seventeen Tales of Hard Science Fiction compilée par Ben Bova et Eric Choi et publiée par Tor Books (où l’on retrouve d’ailleurs la nouvelle “Snows of yesteryear” par Jean-Louis Trudel!). Il s’agit ici non pas de science-fiction mais d’une uchronie se déroulant au IIIe siècle AEC, à la toute fin de l’époque chinoise des Royaumes Combattants, alors que la dynastie Qin a finalement unifié les différents royaumes. Après avoir tenté d’assassiner le roi Ying Zheng (le futur empereur Qin Shi Huangdi) avec une épée dissimulée dans une carte enroulée, le mathématicien Jing Ke (qui dans ce récit survit à sa tentative) le convainc qu’il peut déchiffrer les mystères de l’univers grâce à la perfection du cercle. En effet, “le ratio entre la circonférence du cercle et son diamètre est une série de chiffres qui commence par 3.1415926 [pi] et continue à l’infini sans jamais se répéter.” Si l’on calcul ce ratio jusqu’à au moins cent mille décimales, la série de chiffres, une fois traduite en formes et en images, contiendra un message dévoilant le plus profond mystère de l’univers! Pour effectuer le calcul, il crée un véritable calculateur en utilisant les trois millions de soldats de l’armée de l’empereur, regroupé par équipes de trois (une sorte de transistor humain formé de deux entrées et une sortie), chacun portant un drapeau blanc (représentant le 0) et un drapeau noir (représentant le 1) pour former un opérateur  de fonction logique appelé “porte”. Malheureusement, la calcul est interrompu à mi-chemin car l’empereur est devenu mentalement instable à cause de la potion de mercure qui devait le rendre immortel, ce qui suscite un complot de la part de la Reine-Mère et du faux eunuque Lao Ai ainsi que des révoltes qui menèrent à l’exécution du roi et de son mathématicien…

Le récit est un peu moins intéressant que le précédant mais demeure tout de même fascinant par sa complexité et le processus mathématique  astucieux qu’il présente. Le dessin est encore une fois excellent. Le récit reprend également une idée présentée dans le premier volume du roman Le Problème à trois corps. Comme il s’agit d’une uchronie, on peut se demander sur laquelle des trois Terres se déroule cette fresque historique… Cela demeure divertissant et une très bonne lecture. stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2021 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © Éditions Delcourt pour la présente édition.

 

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Le DALIAF en ligne !

daliaf-cover-montage-091147a551fd120c77fdef9936a138150b4755cbed2f3074b579eebbf4bd59d0Les Éditions Alire ont récemment annoncé que le Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française (publié chez Alire en 2011 — voir mon commentaire sur le sujet) était maintenant disponible en ligne sur le site Daliaf.com. Il faut bien se l’avouer: ce genre d’ouvrage de référence suscite un intérêt limité dans les librairies et il est donc difficile (et très coûteux) de le maintenir à jour en publiant périodiquement de nouvelles éditions augmentées. La meilleure solution est donc de le mettre disponible en ligne et de cette façon l’information qu’il contient peut être régulièrement mise à jour avec de nouvelles entrées sur les publications récentes et les découvertes d’ouvrages et d’auteurs plus anciens mais jusqu’alors non recensés. Cela nous fait donc un très beau cadeau de noël de la part des instigateurs du projet, c’est-à-dire Claude Janelle et Jean Pettigrew. Merci infiniment messieurs!

Le DALIAF en soit présente déjà un énorme “travail de recherche, d’analyse et de compilation (commencé en 1984)“ mais le site Daliaf.com représente plus qu’une simple mise à jour de ce répertoire de la “production francophone canadienne dans les genres de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, fantasy [principalement la SFFQ]) de 1835 à nos jours”. Car il y combine également “le contenu rédactionnel de plusieurs tomes de L’Année de la science-fiction et du fantastique québécois (L’ASFFQ)”. Je vous invite à la consulter et ainsi découvrir dans toute sa beauté l’étendu de l’imaginaire en Amérique française (vous pouvez en profiter pour consulter la notice sur l’auteur de ce blogue!).

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Le cauchemar d’Innsmouth T.02

CauchemardInnsmouth-2-cov“Innsmouth est une ville bien étrange. Jadis prospère, elle paraît désormais à l’abandon, et les rares habitants semblent tous victimes d’une même affection qui déforme membres et visage… Robert Olmstead, voyageur de passage, cherche à en savoir plus. Le vieux Zadok Allen lui conte alors une sinistre histoire…

Quelques générations plus tôt, le capitaine Obed March aurait livré la cité aux griffes d’innommables créatures marines pour construire sa fortune ! Ébranlé, Robert n’a plus qu’une idée en tête : quitter ce terrible endroit. Mais sa curiosité pourrait encore lui coûter cher…

Découvrez la majestueuse adaptation d’un des récits les plus complexes et haletants d’H. P. Lovecraft ! Mêlant polar, suspense et horreur, Le Cauchemar d’Innsmouth ancre les obsessions de Lovecraft dans le quotidien d’une ville sinistre dont personne ne sort indemne.”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Le cauchemar d’Innsmouth t.2 (インスマスの影 2 ラヴクラフト傑作集 / Insumasu no kage 2 — ravukurafuto kessaku-shū / lit. “L’Ombre sur Innsmouth 2 Chefs-d’œuvre de Lovecraft”) est l’une des nombreuses adaptations des oeuvres de H.P. Lovecraft en manga par Gou Tanabe. Ce manga seinen a d’abord été serialisé dans le mensuel Comic Beam (Enterbrain) entre mai 2020 et mars 2021, puis compilé en deux volumes en mai 2021 chez Kadokawa Shoten.  Il a été traduit en français chez Ki-oon: le premier volume est paru en octobre 2021 et le second en mars 2022. La plus récente adaptation de Lovecraft par Tanabe est L’Abomination de Dunwich (ダニッチの怪 / The Dunwich Horror) qui est publié en feuilleton dans le mensuel Comic Beam (d’octobre 2021 à avril 2022 et devait reprendre dans le numéro d’octobre 2022 après un hiatus de quelques mois). J’ai déjà introduit Le cauchemar d’Innsmouth lors de mon commentaire du premier volume.

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vol. 2, page 17

L’autobus qui devait amener Robert Olmstead ayant des problèmes mécaniques, il doit passé la nuit au lugubre hotel “Gilman House”. Lorsque quelqu’un tente de s’introduire dans sa chambre durant la nuit, il doit fuir par la fenêtre et le toit de l’édifice voisin. En évitant la troupe de villageois à sa poursuite, il réussit à rejoindre la gare désaffectée puis à longer l’ancienne voie ferrée et ensuite la route pour rejoindre le village de Rowley. Là il a prit le train de nuit pour Arkham. Il avertit les autorités de ce qu’il a vu et entreprend les recherches généalogiques qu’il avait planifier de faire. Un an plus tard, il se rend à Cleveland dans la famille de sa défunte mère pour en apprendre plus sur ses ancêtres. Il découvre avec horreur que son arrière-grand-mère était la fille d’Obed Marsh! Le sang des créatures des profondeurs coulait dans ses veines. Allait-il lui aussi lentement se transformer en l’une de ces créatures hideuses ?

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vol. 2, pages 156-157

De voir l’un des récits les plus forts de Lovecraft, un des textes développant le fameux “Mythe de Cthulhu”, adapté d’une main de maître par Tanabe est excitant. C’est une très bonne lecture car le récit est fluide et captivant, mais ce qui le rend encore plus intriguant est le style superbe de Tanabe, à la fois sombre et détaillé, qui exprime parfaitement l’horreur des histoires de Lovecraft (on y retrouve d’ailleurs près d’une vingtaine d’illustrations double-pages comme celle ci-haut!). De plus, c’est présenté dans beau livre à couverture simili-cuir. Je trouve juste dommage que le récit ait été publié en deux volumes. C’est une excellent occasion de découvrir (ou redécouvrir) l’oeuvre de Lovecraft.

Ne manquez pas de lire aussi mes commentaires sur les adaptations précédentes par Tanabe des “Chefs-d’oeuvres de Lovecraft“…

Le cauchemar d’Innsmouth T.2 (Les chefs-D’Oeuvres de Lovecraft, 7), par Gou TANABE (dessin) et H.P. Lovecraft (histoire). Paris: Ki-oon (Coll. Seinen), mars 2022. 240 p., 15 x 21 cm, 15 € / $C 28.95. ISBN 979-10-327-1114-9. Pour lectorat jeune adulte (14+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© Tanabe Gou 2021 

 

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Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #238 (avril-juin 2022)

Ce numéro nous offre un dossier sur Arcane qui traite de la stratégie de Riot Games, offre une analyse de la série télé, une visite du studio d’animation 3D Fortiche Production, un entretien avec Pascal Charrue (co-réalisateur de l’animation avec Arnaud Delord). On élargie ensuite le sujet avec un article sur les jeux adaptés en anime (Pokémon, Sonic X, Dragon Quest, Fatal Fury, Final Fantasy, Street Fighter, Darkstalkers, Castlevania, Lapins Crétins) et sur l’animation française pour adultes (Le Roi et l’Oiseau, La Planète Sauvage, Les maîtres du temps, Gandahar, Parfum de l’invisible, Corto Maltese, Persépolis, Le Chat du Rabbin, Le Sommet des Dieux, etc.) et on termine en s’intéressant à l’avenir des adaptations de jeux vidéos.

Ce numéro nous offre également une série d’Entretiens avec Masahi Ando (réalisateur du Roi Cerf), Pierre Périfel (réalisateur chez Dreamworks), Isabelle Volpé (actrice de doublage), Shiro Kuroi (mangaka), Romain Regnier (fondateur de la plate-forme de manga numérique mangas.io), Nakaba Suzuki (auteur de Seven Deadly Sins), Fédoua Lamodière (traductrice de manga) et Yann Labasque (directeur des programmes jeunesse de TF1).  

On retrouve également des Reportages (Focus) sur l’Heroic Fantasy dans l’animation Japonaise (Weathering Continent, Berserk, Guin Saga, Vision of Escafowne, Chroniques de la guerre de Lodoss, Les 12 Royaumes, etc.), Japan Expo Sud 2022 et sur Mark Millar (scénariste de comics).

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Jojo’s Bizarre Adventure: Stone Ocean, My Dress-Up Darling, Demon Slayer S2, L’Attaque des Titans Saison Finale partie 2, Pil, Le Requiem du Roi des Roses, Super Crooks, Faraway Paladin, Notre jeunesse en orbite, My Hero Academia World Heroes’ Mission, Le Cuphead Show!, Les Bad Guys, et Alerte Rouge.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Love Fragrance (par Kintetsu Yamada chez Kana), Criminelles fiançailles (par Asuka Konishi chez Pika), Pour le pire (Taro Nogizaka chez Glénat), Lone Wolf & Cub (par Kazuo Koike & Goseki Kojima chez Panini), La danse du Soleil et de la Lune (par Daruma Matsura chez Ki-oon), Manchuria Opium Squad (par Tsukasa Monma & Shikako chez Vega-Dupuis), Irene (par Ideki Arai chez Black Box), Dai Dark (par Q Hayashida chez Soleil), Flow (par Yuki Urushibara chez Kana), Saturn Return (par Akane Torikai chez Akata), Kowloon Generic Romance (par Jun Mayuzuki chez Kana), The Devil of the gods (par Tsukasa Saimura & Kozo Takahashi chez Glénat), Goodnight I Love You (par John Tarachine chez Akata), Les Affamés (par Kunitaro Tomoyasu chez Akata), Qin Opéra (par Li Zhiwu & Men Xiaoyan chez Patayo), Android Type One (par Yashima chez Omaké), Sakamoto Days (par Yuto Suzuki chez Glénat), et Banana Sioule (par Michaël Sanlaville chez Glénat).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Portrait de (Masahi Ando), Fermez les Yeux (de la K-Pop dans les anime), Séance Studio (Shin-Ei Animation), Figure de Pro (Mounia Aram), Trouvaille (Pui Pui Molcar), Hommage (Franck Olivier, Marie-Noëlle Neveu, Keiko Nobumoto), Il Était une Pub (Yatta, Acura!), On a lu (Mamoru Oshii: rencontre(s)), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime.

 

dBD #165 (juillet-août 2022)

Dans le cahier actualités on mentionne le second volume de l’intégrale Le Génie des Alpages par F’murr chez Dargaud et la parution des deux premiers volumes de Dandadan par Yukinobu Tatsu chez Crunchyroll (anciennement Kazé, qui a été racheté par la plate-forme américaine).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Gilbert Shelton (sur Freak Brothers et le volume deux de l’intégrale Zap Comix chez Stara).  Les entrevues se poursuivent avec Hyung-rae Kim (sur la firme coréenne Kakao Piccoma et l’arrivé en France de sa plate-forme webtoon), Fabcaro (sur son exposition à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, avec des commentaires de Gilles Rochier, Jean-Philippe Garçon, et Fabrice Erre), Christian Rossi (sur Chevauchées chez Éditions I), Benoît Sokal & François Schuiten (sur Aquarica, chez Rue de Sèvres), Mirion Malle (sur C’est comme ça que je disparais et Adieu triste amour, chez La Ville Brûle), Giulio Macaione (sur Sirocco, chez Ankama), Miguel Vila (sur Padovaland, chez Presque Lune), Sansuke Yamada (sur Sengo T.7/7, chez Casterman), Hervé Richez (sur les vingt ans de la collection Grand Angle des éditions Bamboo), Alex Nikolavitch (sur L’Ange du prolétariat, une vie de Youri Gagarine, avec Félix Ruiz, chez 21g) ainsi que Anaïs Halard & Bastien Quignon (sur Sacha et Tomcrouz T.4: Cambriolage sur le Nil, chez Soleil, coll. Métamorphose). Ce numéro double (130 pages) dense et varié nous offre également un article sur l’oeuvre de Neal Adams disparu en avril dernier.

Dans le Cahier Critique je note La Fille à la moto par Oji Suzuki chez Atrabile (Bien; “Les histoires d’Oji Suzuki ne décrivent pas un Japon idylliques (…) mais plutôt celui des bas-fonds (…). Cela permet de réfléchir sur cette autre facette du Pays du Soleil Levant”), et Les Promeneuses de l’Apocalypse t.1 par Sakae Saito, chez Doki-Doki (Bien; “récit post-apocalyptique relativement convenu”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Ce printemps rémanent (par Shiki Kawabata chez Akata), Bambi Remodeled (par Atsushi Kaneko chez IMHO), Planetès Perfect Collection (par Makoto Yukimura chez Panini), Code Name Sailor V Eternal Edition (par Naoko Takeuchi chez Pika), Nakogahara: Stray Cat Samurai (par Hiroyuki Takei chez Pika), Nina du royaume aux étoiles (par Rikachi chez Kazoku/Michel Lafon), Shark Panic (par Tsukasa Saimura chez Omaké), The Brave Wish Revenging t.1 (par Manimani Ononata & Akira Sakamoto chez Delcourt), Back From Hell t.1 (par Yuki Karaku & Shotaro Kunitomo chez Soleil), Neon Genesis Evangelion Perfect Edition t.1 (par Yoshiyuki Sadamoto chez Glénat) et The Druid of Seoul Station (par Sungho Mon, Livebear & Seul Woo Jin chez Delcourt/Kbooks).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.

Solaris #222 (Printemps 2022)

Solaris nous offre une fenêtre sur la littérature de genre (dites de l’imaginaire, spéculative ou “paralittérature”) au Québec et parfois d’ailleurs. Celle-ci s’ouvre à nous en trois volets: le volet fiction comprend quelques nouvelles qui nous offrent l’occasion de se divertir tout en échantillonnant ses différentes saveurs actuelles. Le volet documentaire nous offre des articles pour découvrir et mieux comprendre ses différents aspects. Finalement, le volet critique se divise en deux parties: “Les littéranautes” qui commentent les parutions locales et les “Lectures” qui commentent le reste.

Dans le volet fiction ce numéro nous offre quatre courts récits:

  • “Atamishkatun” par Josée Bérubé. Mathieu passe l’été au chalet de ses parents qui se sont suicidés. Il est un peu perdu et cherche à se recentrer. Il ressentira l’appel mystique de la forêt mais surtout du lac Atamishkatun, qui le mettront à l’épreuve mais lui donneront une raison de poursuivre… Beau récit de lieux qui nous semblent familiers…
  • “Une fille, enflammée de vie” par Claude Lalumière. Dans un monde de flamme une fille enfante des générations de créatures qu’elle façonne à son gré pour peupler son monde, avec l’aide de Feu son compagnon un peu trop insistant dont elle finira par se libérer. Un intéressant mythe de création ou une allégorie sur la violence conjugale ?
  • “Étoiles rouges, étoiles blanches” par Gaël Marchand. Dans une Moscou future, ouverte et cosmopolite, une assistante-réalisatrice pour un studio de cinéma se retrouve, par un concours de circonstance, à appliquer comme cosmonaute à l’Agence Spatiale de l’Union des Républiques…
  • “Taches” (première partie) par Claude Bolduc. Un photographe découvre dans les poubelles une vieille caméra digitale. Il l’utilise pour prendre quelques clichés mais se rend compte que certaines images comportent des taches. De plus l’appareil semble avoir des propriétés étranges…

Le volet documentaire offre un autre épisode captivant des “Carnets du Futurible” par Mario Tessier, qui s’intéresse cette fois aux encyclopédies. Il en trace un historique (fort bien documenté) et nous parle de la place qu’elles occupent en littérature et au cinéma. Fascinant, comme toujours. Et dans la chronique “Le DALIAF présente…”, qui se veut une sorte de mise à jour du Dictionnaire des Auteurs de Littératures de l’Imaginaire en Amérique Française, Claude Janelle nous présente l’utopie La Québécie par la mystérieuse auteure Francine Lachance. Pour finir, le volet critique nous offre un impressionnant trente-huit pages de commentaires couvrant vingt-trois titres! (pour la liste des titres commentés voir la table des matières en ligne)

Solaris, qui se veut “l’Anthologie Permanente des Littératures de l’Imaginaire”, nous offre comme toujours un numéro très riche qui demeure un incontournable pour tout amateur du genre.

 

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Revue de ‘zines [002.022.346]

SDL 2022

SDL22-PosterComme tout les ans, le mois dernier je suis allé faire mon tour au Salon du Livre de Montréal. Cette visite annuelle est une tradition que je respecte depuis que je suis adolescent. Cela fait donc une bonne quarantaine d’année que je visite le salon (j’ai sûrement sauté quelques années ici et là car j’étais occupé ailleurs mais cela doit bien faire une trentaine de fois). Je le fais parce que j’aime les livres, que je veux découvrir les dernières parutions et cela me permet de prendre le pouls du milieu de l’édition.

SDL22-planC’est la seconde année que le salon se tient au Palais des Congrès. Le bon vieux salon de la Place Bonaventure me manque un peu mais c’est surtout que j’avais une vieille habitude de parcourir le salon dans tous les sens pour ne rien manquer (dans le sens du cardo et du decumanus selon la centuriation de l’urbanisme romain) et que je trouve une configuration différente (en forme de “L” — comme dans littérature) un peu désorientante. Mais, bon, je vais m’y habituer. Il suffit de parcourir le salon par section. Au moins le salon cette année est un peu plus grand que le précédent (qui avait souffert des suite de la COVID-19).

Le Salon du Livre s’est donc tenu du 23 au 27 novembre au Palais des Congrès, avec quelques activités éparses en ville et en ligne depuis le 11 novembre. Comme toujours, on y découvre une offre de choix énorme. Il se publie tellement de choses intéressantes que j’aimerais avoir dix vies pour goûter à tous ce qui m’attire. Par contre, il y a beaucoup d’éditions qui ont une apparence amateure: de l’auto-édition et beaucoup d’éditeur collectif ou d’aide à l’édition où je suis sûr que le travail éditorial est minimal et tend plus à plaire à l’auteur pour lui soutirer de l’argent (étrange monde où c’est l’auteur qui paie l’éditeur!). Difficile dans cette pléthore littéraire (quoique les gros éditeurs semblent maintenant publier plus de documentaires que de fictions) de séparer le bon grain de l’ivraie.

Ma première impression est qu’il y a pas seulement les légumes qui coûtent plus chers cette année, la culture aussi. J’ai du payer un prix d’entrée de $13 pour visiter le salon !!! J’ai été un peu déçu car j’ai fait un bon tour du salon et je n’ai rien trouvé de bien intéressant. Quoi qu’il y a tellement de titres publiés de nos jours que c’est souvent difficile de trouver quelques choses de précis (c’était plus facile quand j’étais ado car il y avait beaucoup moins d’éditeurs et de choix). Toutefois, un grand choix est une bonne chose, j’imagine. J’ai noté qu’il y avait beaucoup plus de livres jeunesses que pour adultes. Et étrangement, cette année (C’est peut être juste une coincidence) j’ai remarqué aussi beaucoup d’auteur japonais (notamment chez Picquier qui est distribué par le diffuseur Harmonia Mundi, ici associé à Dimédia). Par contre je n’ai pas vu beaucoup de nouveautés mangas ou bds…

Comme toujours ces dernières années, je termine mon tour du salon avec une visite au kiosque de mes amis d’Alire — un kiosque rempli d’un grand choix de lectures dans toutes les littératures de l’imaginaire: science-fiction, fantasy, fantastique, horreur, polars. Il y en a pour tout les goûts. Et comme tous les  samedi du SDL, c’était le cinq à sept des revues (maintenant c’est plutôt le six à sept de LA revue, puisque Alibis n’est plus disponible qu’en ligne) avec le lancement de la dernière cuvée de Solaris, le numéro 224. Plusieurs des auteurs étaient présent pour signer votre exemplaire. Un verre de vin à la main c’était l’occasion de discuter de la situation des littératures de genre post-pandémie, d’un éventuel prochain congrès Boréal ou du cinquantième anniversaire de la revue qui approche à grand pas (en 2024).

Maintenant, il faut juste que je trouve un peu plus de temps et d’énergie pour lire. Je traine un peu et ma pile de tsundoku prends du volume !

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Le coeur de Thomas (Moto Hagio)

CoeurDeThomas-cov« Peu d’auteurs sont aussi importants dans l’histoire du manga que Moto Hagio »               — Casey Brienza, Graphic Novel Reporter. 

“Dans une école pour garçons du début du siècle, les relations troubles entre élèves prennent un tour dramatique quand le jeune Thomas Werner se jette du haut d’un pont en laissant derrière lui une lettre d’amour. 

Écrit au début des années 70 par l’une des pionnières de la bande dessinée féminine, ce roman graphique sur les affres de l’adolescence est aujourd’hui considéré comme une étape majeure dans l’histoire du manga. La complexité de ses personnages, l’inventivité de sa mise en scène et la féminité revendiquée de son graphisme en on fait l’une des plus marquantes explorations visuelles des liens entre l’amour et la mort.”

“Lorsque le corps du jeune Thomas Werner est retrouvé mort un matin d’hiver, la seule chose qu’il laisse derrière lui est une lettre adressée à son camarade Juli, et dans laquelle il lui confesse son amour. Bouleversé par cette révélation, le studieux Juli sombre dans des abîmes de confusion, et c’est à son ami Oscar qu’incombe le devoir de veiller sur lui, malgré les sentiments coupables qu’il éprouve lui aussi pour son triste patient. Cet équilibre fragile va être violemment secoué lorsqu’arrive à l’école un nouvel élève, Éric, dont la ressemblance à Thomas est troublante…”

[Texte de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Je me suis souvent plaint qu’aucun éditeur ne s’était jamais donné la peine de traduire les chefs-d’oeuvres shōjo des années ’70 (voir “Une mine de manga inexploitée”). J’ai tous récemment découvert que j’étais dans l’erreur: l’un d’eux a été publié en français et cela en 2012! Et en plus, il est disponible à la bibliothèque ! Je ne comprend vraiment pas comment une oeuvre d’une telle importance peut m’avoir échappée si longtemps. Il est donc temps de corriger cette bourde.

Le coeur de Thomas (トーマの心臓 / Thomas no shinzô) est un manga shōjo par Moto Hagio qui a d’abord été pré-publié dans le magazine Shūkan Shōjo Comic (Sho-comi) de Shōgakukan entre mai et décembre 1974, puis a été compilé en trois volumes (tankōbon) paru chez Shōgakukan en janvier, mai et juin 1975. En août 1995, il a été republié en un seul volume (bunko). C’est cette dernière édition qui a été traduite en français chez Kazé Classic en novembre 2012. Cette édition n’est malheureusement plus disponible (Kazé a d’ailleurs été racheté par Crunchyroll), alors espérons qu’un autre éditeur le republiera bientôt.

Plus qu’un simple manga shōjo, Le coeur de Thomas appartient au sous-genre du boys’ love (aussi parfois appelé Yaoi ou Shōnen ai). Ces récits présentent toujours des personnages masculins — des bishonen (beau garçon, éphèbe) — engagés dans de complexes relations sentimentales et parfois même sexuelles. C’est un genre surtout populaire auprès d’un public de jeunes adolescentes (quoiqu’il attire de plus en plus un lectorat de femmes dans la trentaine [1]). C’est sans doute l’équivalent moderne des “récits d’amours entre maîtres et disciples chez les moines bouddhistes du Moyen Âge nippon” (appelés chigo monogatari) [2]. Toutefois cette thématique homo-érotique est avant tout “une commodité narrative analogue à celle dont [Osamu] Tezuka avait usé dans Princesse Saphir. Elle permet d’introduire dans la série pour filles la passion et le sexe, voire la dépravation, sans trop effaroucher les lectrices” [3] — dans la mesure où le sujet est présenté d’une façon “esthétique” [4]. Cela permet aussi d’aborder subtilement les grandes questions philosophiques et les problèmes sociaux (pouvoir et identité, fluidité des genres et amour interdit, violence sexuelle, etc.) qui commencent à préoccuper le femmes dans les années 1970 (tant les mangakas elles-même que leurs lectrices) [5].

Moto Hagio est l’une des pionnière de ce genre de manga — avec ses collègues du fameux Groupe de l’an 24, appelé ainsi car elles sont toutes nées en l’an 24 de l’ère Showa, c’est-à-dire en 1949; il inclus surtout Moto Hagio et Keiko Takemiya, mais aussi Toshie Kihara, Minori Kimura, Yumiko Ōshima, Nanae Sasaya, Ryōko Yamagishi, et on lui associe parfois Riyoko Ikeda, née en 1947. Jusque dans les années 1950, les mangas pour jeunes filles (shōjo) étaient écrits par des hommes, puis dans les années 1960 apparaissent les premières dessinatrices de mangas comme Hideko Mizuno, Miyako Maki, Masako Watanabe ou encore Eiko Hanamura, ce qui permet à plusieurs magazines spécialisés de se développer: d’abord les mensuels Nakayoshi (Kōdansha) et Ribon (Shūeisha) en 1954, puis les hebdomadaires Shōjo Friend et Margaret en 1962-63. Jusqu’alors, les récits shōjo sont assez traditionnels et offrent des histoires inspirantes centrées sur une héroïne ou traitant d’amour et d’amitié. Toutefois, au début des années 1970, le Groupe de l’an 24, qui a grandit en lisant l’oeuvre de Tezuka, pousse le genre encore plus loin en créant des récits très diversifiés (tant de science-fiction, de fantasy, d’aventure, ou historique) qui non seulement transforment complètement les thématiques du genre mais aussi sa forme graphique. [6]

Si le thème prépondérant demeure l’amour et les sentiments humains, les récits deviennent plus profonds et complexes, axés sur la psychologie des personnages. Cette nouvelle richesse narrative est complétée et accentuée par un graphisme qui fait éclater la forme rigide du manga traditionnel avec des cases qui ne sont plus obligatoirement carrées et alignés mais peuvent flotter sur la page et se superposer, et dont les contours se brisent, se dissolvent, s’étendent au-delà des limites de la page. Les personnages eux-même (souvent d’une beauté exagérée) ne sont plus assujetti aux limites de la case. La page devient plus lumineuses car on minimalise les décors d’arrière-plan au profit d’un répertoire de codes visuels enrichi (des symboles abstraits comme des gouttes de transpiration, des ressorts de tension, des éclairs de choc, des flammes de colère, des étincelles d’affection, etc.) où le motif floral prends une place prépondérante (l’éclosion et la chute de pétales représentent les hauts et les bas des relations amoureuses alors que les marguerites expriment la simplicité, les chrysanthèmes la sensibilité et les roses la sensualité). De cette façon, les mangakas réussissent à exprimer plus clairement l’ambiance d’une scène, les sentiments et les émotions intériorisées des personnages. [7]

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Moto Hagio fait ses débuts en 1969 en publiant deux histoires courtes dans Nakayoshi: Lulu to Mimi et Suteki na mahō. Ce n’est toutefois qu’en 1971, après avoir publié une vingtaine d’histoires, qu’elle se démarque avec Jūichi-gatsu no Gymnasium (lit. “Gymnase [pensionnat] en novembre”) publié dans Shōjo Comic. Ce récit est le précurseur de Thomas no shinzô. Il nous raconte que “Quand le dur et rebelle Éric arrive dans un internat allemand, il y a un camarade qu’il déteste : Thoma. Celui-ci a une ressemblance frappante avec Éric, mais est doux, délicat et idolâtré par ses camarades de classe. Lorsque Thoma meurt subitement plus tard, Éric découvre qu’ils étaient en fait des jumeaux identiques, séparés à la naissance” [8]. En 1974, Moto Hagio va reprendre ce récit en le modifiant et l’allongeant pour en faire Le Coeur de Thomas. Dans cette version, Éric arrive au pensionnat de Schlotterbertz après la mort de Thomas, et le récit se concentre sur l’effet que la ressemblance d’Éric avec Thomas a sur Juli, exacerbant sa culpabilité alors qu’il est déjà traumatisé et tourmenté par des abus physiques antérieurs. Les membres du triangle amoureux Juli / Oscar / Éric-Thomas apprendrons à se connaître, à apprécier la similitude de leur situation, et au fur et à mesure que leurs sentiments et motivations deviennent plus clair, chacun trouvera une certaine forme de sérénité. Moto Hagio offrira plus tard à ses lecteurs la suite de l’histoire (湖畔にて―エーリク 十四と半分の年の夏  / Kohan nite – Erik jūyon to hanbun no toshi no natsu / lit. “Au bord du lac – Erik, l’été de ses quatorze ans et demi” — une courte histoire illustrée, publié en 1976 dans le livre ストロベリー・フィールズ (Strawberry Fields), où Oscar rend visite à Éric alors qu’il est en vacance avec son père adoptif, Cid Schwarz, au bord du Lac de Constance) et une préquelle (訪問者 / Hōmonsha / “Le Visiteur” — publié en 1980 dans Petit Flower et qui raconte l’histoire d’Oscar avant qu’il entre au pensionnat).

BIBLIOGRAPHIE ESSENTIELLE DE MATO HAGIO

Traduits en français:

  • Le clan des Poe t.1. Akata (Coll. Héritages), janvier 2023, 14.7 x 21 cm, 19.99 € / $37.95, ISBN 978-2369748214. 14+. Un des plus grands succès de Moto Hagio au Japon. [Wikipedia]
  • Le coeur de Thomas, par Moto Hagio. Paris: Kazé (Coll. Classic), novembre 2012. 476 pages, 21 x 15 cm, $32.95, ISBN 978-2-82030-534-3.
  • Léokun. Japan Expo, 2012.
  • Moto Hagio: Anthologie. Glénat (Coll. Vintage), nov. 2013, 608 p., ISBN 9782723493444. Un ouvrage regroupant neuf histoires originalement publiées entre 1971 et 1992. Tome 1, De la rêverie: “Un rêve ivre”, “Nous sommes 11 !” (Partie 1 & 2), “Le petit flûtiste de la forêt blanche”; Tome 2, De l’humain: “La fille de l’iguane”, “Mon côté ange”, “Le pensionnat de novembre”, “Pauvre maman” et “Le coquetier”.

Traduits en anglais:

  • A, A’. Viz, October 1997, 208 p., 5.5 x 8“, $15.95 US / $21.50 Can, ISBN 978-1569312384.[Wikipedia]
  • A drunken dream and other stories. Fantagraphics, September 2010, 288 p., 7.3“ x 10.1“, $29.99 US, ISBN 9781606993774. Includes “Bianca” (1970), “Marié, Ten Years Later” (1977), “The Child Who Comes Home” (1998), “Autumn Journey” (1971), “Girl on Porch With Puppy” (1971), “Angel Mimic” (1984), “Hanshin: Half-God” (1984), “A Drunken Dream” (1980), “Iguana Girl” (1991), and “The Willow Tree” (2007). [NelliganWikipedia]
  • The Heart of Thomas. Fantagraphics, 2013. [Wikipedia]
  • Lil’ Leo. Denpa, September 2021, $23.95.
  • Otherworld Barbara, vol. 1-2. Fantagraphics, August 2016/2017, 400 p. ea., 7.4″ × 9.9”, $39.99 ea., ISBN 9781606999431 / 9781683960232. [NelliganWikipedia]
  • The Poe Clan vol. 1-2. Fantagraphics, August 2019/September 2022, 512 p./404 p., 7.4″ × 9.9”, $39.99 ea., ISBN 9781683962083 / 9781683965725. [Wikipedia]
  • They were 11, #1-4. Viz Comics (Coll. Flowers), 1995. Republished inside the anthology Four Shojo Stories, Viz, March 1996. [Wikipedia]

Oeuvres majeures encore non traduites:

Le coeur de Thomas est donc un drame psychologique qui, comme la plupart des oeuvres de Moto Hagio, nous présente des enfants qui sont les membres les plus vulnérables de la société [9] et auxquelles elle ne craint pas d’associer les émotions sexuelles et violentes de l’adolescence [10]. Il est rare de trouver dans un manga du milieu des années 1970 autant de complexité et de profondeur: au milieu de connotations religieuses on retrouve des sujets comme la famille dysfonctionnelle, les amours interdits, la réjection amoureuse, le suicide, le traumatisme causé par l’intimidation (voir même la torture et un viol collectif), le tout enveloppé dans les affres psychologiques propres à l’adolescence. Et si le style de dessin pourrait paraître un peu vieillot à certains, il représente le summum du style shōjo, avec ses traits fins et précis, ses textures et fioritures, son montage éclaté, qui soutient superbement la complexité du récit. 

Ce manga est sans conteste un chef d’oeuvre qu’il faut avoir lu. Si la dureté du sujet ou les particularités du style shōjo peuvent déplaire à certains lecteurs, c’est néanmoins un incontournable pour tout amateur de manga qui se respecte, particulièrement s’ils apprécient déjà les mangas shōjo ou l’oeuvre de Moto Hagio. De ce côté nous sommes gâté car un autre de ses chefs d’oeuvres, Le clan des Poe (une romance gothique dans un groupe de vampires), sera bientôt disponible chez Akata.

Le coeur de Thomas, par Moto Hagio. Paris: Kazé (Coll. Classic), novembre 2012. 476 pages, 21 x 15 cm, $32.95, ISBN 978-2-82030-534-3. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-4-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 1975 Moto Hagio. All rights reserved.

Références:

Notes:

[1] SCHODT, Manga! Manga!, p. 102.
[2] BOUISSOU, p. 307.
[3] Idem, p. 307.
[4] SCHODT, Manga! Manga!, p. 101.
[5] GRAVET, p. 79.
[6] Idem, p. 78.
[7] Idem, p. 78-79.
[8] SCHODT, Manga! Manga!, p. 102.
[9] MASANAO, p. 400.
[10] GRAVET, p. 88.

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L’Art du Manga

ArtDuManga-cov“Une présentation du monde des mangas dans laquelle l’auteur s’intéresse à leur origine, à leur évolution et à leur industrie. Il évoque également leur influence dans le monde entier, en particulier en France, ainsi que leurs liens avec l’animation, les jeux vidéo et l’art contemporain.

Savez-vous que Hokusal et les estampes sont les véritables ancêtres du manga contemporain ? Que chaque public trouve au Japon un manga adapté à son âge, son sexe, sa situation familiale ? Ou encore savez-vous que la France est le pays qui lit le plus de mangas au monde, après le Japon ? Comment se crée un manga ? Qui sont le mangaka et le tantôsha ? 

Un ouvrage accessible a tous pour découvrir l’univers du manga, les rouages de son industrie, ses origines et évolutions, et, bien sur, ses liens avec les arts contemporains. L’art du manga n’aura plus de secrets pour vous !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Assez brièvement (avec des articles généralement de seulement deux pages), cet ouvrage fait le tour de l’histoire et de tous les aspects importants du manga. Le premier chapitre, “Le manga, miroir du Japon”, se divise en plusieurs sous-sections: Au Japon, une culture du dessin plus que millénaire (où l’on fait remonter l’origine des mangas aux rouleaux peints (emakimonos) et à Hokusai); Une brève histoire des origines du manga moderne (les premiers mangas voient le jour durant les années ’30 et amènent l’explosion des magazines de prépublication); Osamu Tezuka, le père du tous les mangakas; Jeune [kodomo] ou vieux [Seinen, Josei], garçon [shônen] ou fille [shôjo]: à chaque lecteur ses mangas; Un “Style” manga éloigné des codes européens et américains; L’industrie du manga: des périodiques aux livres; Le Weekly Shônen Jump, fleuron du manga; Comment fabrique-t-on un manga?; et Les métiers du manga (mangaka, tantôsha [responsable éditorial], assistants).

Le second chapitre, “Le manga, une culture internationale”,  inclut les sections suivantes: Comment le manga a conquis le monde (la culture manga influence la BD et le cinéma); Les célébrités du manga contemporain (Go Nagai, Leiji Matsumoto, Eiichiro Oda, Akira Toriyama, Masashi Kishimoto); Le marché du manga en France; Comment sont adaptés les mangas en français ?; Manga et japanimation : une histoire commune; Manga et jeu vidéo; Manga, japanimation, jeu vidéo : des industries en crise ?; Artistes français et japonais : des parcours croisés; et Le manga à la française. 

Le troisième et dernier chapitre, ”Le manga, reflet de la société contemporaine”, aborde les sujets suivants: Yoshihiro Tatsumi et Kazuo Kamimura : deux icônes du Gekiga; Le manga au féminin (Machiko Hasegawa, Riyoko Ikeda, le Groupe de l’an 24, Naoko Takeuchi, CLAMP, Kyoko Okazaki, Ai Yazawa, Rumiko Takahashi); Les mangas sont-ils trop violents et trop sexués ?; La culture cosplay; Japan Expo; Manga et art contemporain; et Le webtoon.

L’ouvrage se termine sur un glossaire et une bibliothèque manga idéale en 50 titres: Akira (Katsuhiro Otomo, chez Glénat), Amer Béton (Taiyo Matsumoto, chez Delcourt), Appleseed (Masamune Shirow, chez Glénat), Ashita no Joe (Asao Takamori & Tatsuya Chiba, Glénat), Au coeur de Fukushima (Kazuto Tatsuta, Kana), Ayako (Osamu Tezuka, Delcourt), Bakuman. (Tsugumi Oba & Takeshi Obata, Kana), Battle Royale (Masayuki Taguchi & Koshun Takami, Soleil), Billy Bat (Naoki Urasawa & Takashi Nagasaki, Pika), Bride Stories (Kaoru Mori, Ki-oon), Capitaine Albator Le Pirate de l’Espace (Meiji Matsumoto, Kana), City Hunter (Tsukasa Hojo, Panini), Cobra (Buichi Terasawa, Black Box), Crying Freeman (Mazuo Koike & Ryoichi Ikegami, Kabuto), Dead Dead Demon’s Dededededestruction (Inio Asano, Kana), Death Notę (Tsugumi Oba, & Takeshi Obata, Kana), Devilman (Go Nagai, Black Box), Domu, Rêves d’Enfants (Katsuhiro Otomo, Les Humanos), Dragon Ball (Akira Toriyama, Glénat), Fairy Tail (Hiro Mashima, Pika), Gantz (Hiroya Oku, Delcourt), Gen d’Hiroshima (Keiji Nakazawa, Vertige Graphic), Golgo 13 (Takao Saito, Glénat), Gon (Masashi Tanaka, Pika), Guunm (Yukito Kishiro, Glénat), Icare (Jiro Tanigushi & Moebius, Kana), La fille de la plage (Inio Asano, IMHO), L’Île Panorama (Suehiro Maruo, Casterman/Sakka), Le vagabond de Tokyo (Takashi Fukutani, Le Lézard Noir), L’Homme sans talent (Yoshiharu Tsuge, Atrabile), La plaine du Kanto (Kazuo Kamimura, Kana), La Rose de Versailles (Riyoko Ikeda, Kana), Le coeur de Thomas (Moto Hagio, Kaze), Le Sommet des Dieux (Jiro Taniguchi, Kana), Les fleurs du mal (Shuzo Oshimi, Ki-oon), Lorsque nous vivions ensemble (Kazuo Kamimura, Kana), Monster (Naoki Urasawa, Kana), Naruto (Masashi Kishimoto, Kana), Nausicaä de la vallée du vent (Hayao Miyazaki, Glénat), NonNonBa (Shigeru Mizuki, Cornelius), One Piece (Eiichiro Oda, Glénat), Opus (Satoshi Kon, IMHO), Planètes (Makoto Yukimura, Panini), Pluto (Naoki Urasawa, Kana), Quartier Lointain (Jiro Taniguchi, Casterman), Ranma ½ (Rumiko Takahashi, Glénat), Slam Dunk (Takehiko Inoue, Kana), Une vie dans les marges (Yoshihiro Tatsumi, Cornélius), Vinland Saga (Makoto Yukimura, Kurokawa) et Wet Moon (Atsushi Kaneko, Casterman).

Une référence importante à avoir et à lire.

L’Art du Manga, par Jean-Samuel Kriegk. Paris: Éditions Palette, avril 2021. 76 pages. 24 x 27.5 cm, 29,50 € / $48.95 Can,  ISBN 9782358322980. Pour un public jeune adulte (14+). stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWorldCat ]

© Éditions Palette, 2021.

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Yoko Tsuno #30: Les Gémeaux de Saturne

YokoTsuno-30-cov“Khâny emmène Yoko sur Saturne pour explorer un morceau de comète qui semble contenir eau et oxygène et qui a envoyé un énigmatique message d’alerte : « Sauvez Rya. » Dans la crevasse d’où provient le SOS, les deux amies découvrent l’épave d’un « vaisseau surgelé » à l’intérieur duquel se trouve Rya, une petite créature — biologique mais génétiquement modifiée — profondément endormie et enfermée dans un sarcophage de survie. Avec Tôpy, son frère synthétique qui veille sur elle, ce sont les « gémeaux de Saturne » ! Et ils ont de lourds secrets à révéler à Yoko…

Roger Leloup a pris l’habitude d’alterner histoires dans l’espace et histoires « terrestres ». Que ce soit sur Terre ou sur Saturne, ses histoires sont toujours passionnantes et empreintes d’humanisme.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Cette série de bande dessinée centrée sur le personnage de Yoko Tsuno (une belle ingénieur japonaise) et créée par l’artiste belge Roger Leloup est d’abord paru en une série d’histoires courtes en collaboration avec Maurice Tillieux dans le Journal de Spirou en 1970 et 1971. Dès mai 1971, Leloup poursuit, en solo, toujours dans Spirou, avec des histoires complètes. Un peu plus de cinquante ans plus tard, à quatre-vingt-huit ans, Roger Leloup nous présente le trentième récit de son héroïne.

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T. 30, p. 4

Yoko reçoit de Khâny un nouveau vaisseau en cadeau et se fait amener en balade vers Saturne, où l’équipage explore une comète et découvre un vaisseau naufragé. À bord il y a Rya (une petite vinéene génétiquement modifiée), son compagnon Tôpy (mi-biologique, mi-synthétique) et leur robot Kyps. L’équipage doit affronté du plasma intelligent qui tente de prendre le contrôle de Yoko, des complots vinéens (dont je n’ai pas trop compris la nature car il y a beaucoup de tensions et de conflits entre cette pléthore de personnages) et, bien sûr, Yoko ne peut résister à rescaper des créatures menacées pour les ajouter à sa ménagerie d’orphelins… 

Cet album est une grosse déception. Dans le volume précédant Leloup promettait pour le suivant une aventure où Yoko allait faire face à un dilemme devant des humains robotisés. Cela avait l’air excitant. Si on retrouve un peu de cette thématique dans cet album, le récit est trop confus pour fournir la moindre excitation. Encore une fois Leloup tente de faire entrer un récit de quatre-vingt-seize pages dans un album de quarante-huit! Il prend trop de raccourcis, le récit manque de fluidité, les textes et les dialogues sont pauvres, ce qui fait que le lecteur a de la difficulté à suivre l’histoire. Pire, le dessin est devenu parfois imprécis, surtout les visages des personnages secondaires — toutefois les décors demeurent encore très bien (ils sont probablement le domaine d’assistants?). Cela pose la question: Leloup deviendrait-il sénile? Serait-il temps, comme pour d’autre séries, de passer le flambeau à des créateurs plus jeunes?

Yoko Tsuno est une BD qui a marqué beaucoup ma jeunesse mais qui malheureusement ne m’apporte plus aucun plaisir… C’est vraiment dommage. À chaque nouvel album j’espère toujours que cela va s’améliorer mais, hélas!, cela empire. Serait-ce une allégorie de la vieillesse: le personnage reste jeune mais c’est la structure même du récit qui reflète la décrépitude du créateur? À lire mais à vos risques…

Yoko Tsuno 30: Les gémeaux de saturne, scénario et dessin par Roger Leloup (mise en couleur par Studio Léonardo). Paris: Dupuis, mai 2022. 48 pages, 21.8 x 30 cm, 11.90 € / C$17.95 , ISBN: 979-1-0347-5428-1. Recommandé pour public jeune (9+). stars-2-0

Voir mes commentaires sur des tomes précédents.

Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:

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 © Dupuis, 2022.

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Yawara ! #6

Yawara-6-cov“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a neuf volumes de paru jusqu’à maintenant, le dixième étant annoncé pour la fin novembre 2022 et les suivants pour janvier et avril 2023. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième et le cinquième volumes.  

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T. 6, p. 4

Dans ce volume, Yawara participe au championnat national qui doit déterminer les candidats qui participerons aux jeux olympiques. Sayaka, qui s’est blessé à la cheville, ne peut pas affronté Yawara et c’est cette dernière qui remporte le championnat. Jigorô réussit à convaincre le président du comité olympique d’inclure le judo “toute catégorie” dans les compétitions. Ainsi, Yawara est sélectionnée pour la compétition “toute catégorie” et Sayaka pour la catégorie des moins de 48 kg. Dans les semaines qui précèdent les olympiques plusieurs athlètes viennent s’entrainer au Japon ce qui permet à Yawara de les rencontrer. Elle apprend que son père, qui a mystérieusement disparu depuis de nombreuses années, serait à  Séoul. Bientôt, la compétition des 24e jeux olympiques débute. Les adversaires de Yawara seront principalement la canadienne Jody Rockwell, la belge Berckens et la russe Tereshkova. Dans les moins de 48 kg, Sayaka perds son match contre la coréenne Kim Yeounsuk et est éliminé! Berckens, Yawara, Rockwell et Tereshkova éliminent leurs premiers adversaires sans difficulté. Et maintenant, Yawara doit affronter Berckens! C’est un volume qui offre beaucoup plus d’action qu’à l’habitude mais tout de même avec quelques interludes dramatiques ou humoristiques…

Yarawa! est  une comédie romantique de sport qui offre un beau style de manga classique et un récit à la fois captivant et amusant, parsemé de (controversés) clins-d’oeil coquins. Cela en fait une lecture agréable et distrayante. Vivement la suite!

Yawara t. 6, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), novembre 2021. 298 pages, B&W (22 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8652-9, Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2014 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2021 pour l’édition française.  

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Blue Period #7-8

BluePeriod-7-covVol. 7

“Yatora a réussi l’exploit d’être admis au concours de Geidai du premier coup. Le cœur vibrant, plein d’attentes et d’inquiétudes à la fois, il fait ses premiers pas à l’Université des Arts de Tokyo pour goûter à sa nouvelle vie d’étudiant. Il va y faire des rencontres surprenantes, mais va également se confronter à la dure réalité des écoles d’art…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue period vol. 7, par Tsubasa Yamaguchi. Vanves: Pika (Coll. Seinen), janvier 2022. 192 pages, 13.3 x 18 cm, 7 € 50 /  $12.95 Can, ISBN 9782811661014, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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T. 7, pp. 80-81

BluePeriod-8-covVol. 8

“À peine entré à Geidai, Yatora déchante. Non seulement il se sent incompétent comparé aux autres étudiants, mais les professeurs lui font également comprendre qu’il doit commencer par oublier tout ce qu’il a appris jusqu’ici pour trouver sa propre identité artistique. Rien ne semble gagné pour Yatora, qui est aussi dépité qu’exaspéré… mais ouvert à la découverte d’autres centres d’intérêt !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Blue period vol. 8, par Tsubasa Yamaguchi. Vanves: Pika (Coll. Seinen), mars 2022. 192 pages, 13.2 x 18.1 cm, 7 € 50 /  $12.95 Can, ISBN 9782811668068, Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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T. 8, pp. 86-87

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Blue period (ブルーピリオド / Burū Piriodo) est un manga Seinen sur la peinture écrit et illustré par Tsubasa Yamaguchi qui est sérialisé depuis juin 2017 dans Monthly Afternoon et a été compilé jusqu’à maintenant en douze volumes chez Kōdansha. La version anglaise est publiée aux USA par Kodansha (dix volumes de disponible, les suivants sortiront à la fin novembre 2022, en janvier et en mai 2023) et la version française est disponible chez Pika (le douzième volume devrait paraître à la mi-novembre 2022). Il a remporté plusieurs prix en 2020 (le Manga Taishō et le Kōdansha manga shō; nominé aussi pour le Tezuka Osamu bunka shō) et a été adapté en une série télévisée d’animation en 2021 (douze épisodes animé par le studio Seven Arcs sous la direction de Koji Masunari et Katsuya Asano, sur un scénario de Reiko Yoshida; diffusée sur MBS, TBS, AT-X et sur Netflix). J’ai déjà commenté dans un premier temps les trois premiers volumes puis les trois suivants.

Yatora est finalement accepté à l’université de Geidai mais il se rend rapidement compte que le plus difficile reste à faire. Il se fait dire que tout ce qu’il a fait jusqu’à maintenant n’était pas vraiment de l’Art. Mais qu’est-ce que de l’Art? Il a de la difficulté à réaliser les projects pour ses cours. Il est découragé et doit tout réapprendre. Toutefois il se fait de nouveaux amis à l’université qui l’aident dans sa nouvelle quête. Dans le tome huit, les étudiants des départements des beaux-arts et de musique de Geidai se regroupent en équipes pour fabriquer des mikoshi (sorte de char allégorique) et des happi (manteau traditionnel) pour un festival culturel. Le sujet qu’ils choisissent est un peu complexe. Malgré leur inexpérience (et un typhon!) réussiront-ils a terminer le mikoshi à temps pour le festival?

J’ai trouvé ces deux tomes un peu moins intéressants que les précédents. Le style de Tsubasa Yamaguchi me semble toujours plutôt ordinaire mais le fait que le récit nous amène découvrir le monde et les techniques de l’art en utilisant les codes du manga shōnen mérite tout de même de recevoir quelques éloges. Cela reste un bon manga, agréable à lire, qui intéressera surtout les amateurs d’art et de manga.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2020 Tsubasa Yamaguchi.

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Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Animeland #237 (Janvier – Mars 2022 )

AL-237Ce numéro de 144 pages nous offre un dossier sur le film Belle de Mamoru Hosoda: on le commente, on l’analyse, on trace un portrait du réalisateur, suivi d’un entretien avec lui, avec un focus sur les grands thèmes de son oeuvre, pour finir sur des entretiens avec Yuichiro Saito (producteur) et Louane (la voix française de Belle).

On retrouve également des Reportages sur l’exposition Capcom vs. les personnages de Tezuka qui s’est tenu dans le Parco Factory du quartier d’Ikebukuro à Tokyo, sur Cartoon Forum (un marché qui réunie studios de production et acheteurs) et sur l’adaptation live du manga Les Gouttes de Dieu en une mini-série télé de huit épisodes (réalisateur: Oded Ruskin).

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Komi ne peut pas communiquer, Ranking of Kiangs, Lupin III Part 6, Sakugan, The Heike Story, Fena Princesse Pirate, Night Head 2041, White Snake, Platinum End, Encanto, Les Lapins Crétins Invasion: Objectif Mars, Scooby-doo! Et Courage le chien froussard, Mortal Kombat Legends: Battle of the Realms.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Denjin N, Zombie from now on, Veil, Just not married, Léviathan, Spirit Seekers, Goodnight World, Boys of the Dead, Sous le ciel de Tokyo…, Chacun ses goûts, Golden Sheep, Kingdom of Knowledge, True Beauty, Je ne suis pas née dans le bon corps.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Focus Arcane (Quand les débuts de la légende s’animent, Fortiche Prod), Fermez les Yeux (Cécile Corbel), Jeux Vidéo (Demon Slayer, Metroid Dread), Séance Studio (Studio Pierrot), Figure de Pro (Anne de Galard et Éric Garnet), Crowdfunding (Étienne Farrenq, Thomas Bardet), Trouvaille (Blindsight), Hommage (Claude Lombard), Il Était une Pub (Travel Oregon) et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

dBD #164 (Juin 2022)

dBD-264Dans le cahier actualités on mentionne la parution chez Gallimard de l’essai par Timothy Snyder De la tyrannie: vingt leçons du XXe siècle illustré par Nora Krug, mais surtout le 70e anniversaire du personnage de Guy Lefranc, un journaliste téméraire créé par Jacques Martin pour le journal Tintin comme une sorte de pendant contemporain au Gallo-Romain Alix et que Casterman célèbre avec un nouvel album (Le Scandale Arès, par Jacques Martin, Régric & Roger Seiter), un livre sur les voitures dans les aventures de Lefranc (Les Voitures de Lefranc par Xavier Chimits) et deux expositions dans la ville de Molsheim (Bas-Rhin).

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Émile Bravo au sujet de la quatrième et dernière partie de L’Espoir malgré tout qui, avec Le Journal d’un ingénu, reprend le personnage de Spirou (créé par Rob-Vel et reprit notamment par Franquin), mais cette fois pour un public adulte, pour former un diptyque de trois-cent pages (publié chez Dupuis). Les entrevues se poursuivent avec Joseph Callioni (sur Venera, aux Éditions Atrabile), Anne Simon (sur L’Institut des benjamines, aux Éditions Misma), Alicia Jaraba Abellán (sur Celle qui parle, aux Éditions Grand Angle), Maël Nonet (sur la collaboration de sa maison d’Édition et le festival HellFest fondé par Benjamin Barbaud, pour la création de l’album Hellfest Metal Vortex par Jorge Bernstein, Fabrice Hodecent & Pixel Vengeur, chez Éd. Rouquemoute), Juan Manuel Tumburus (sur Les Yeux perdus, avec Diego Agrimbau, aux Éditions Dargaud) ainsi qu’avec Yan Le Gat et Pierre Fouillet (sur le troisième et dernier volet de Allons z’enfants, aux Éditions Sarbacane). 

Dans le Cahier Critique je note Le Prince Alchimiste T.1 par Tsukiyo Rui & S. Kosugi chez Doki-Doki (Super!; “plaisant, rythmé et suffisamment intriguant (…); détourne en partie les codes de la fantasy, pour mieux les réinterpréter et en offrant des développements scénaristiques prometteurs.”), Nourrir L’Humanité par Sylvain Runberg & Miki Montllò, d’après Liu Cixin chez Delcourt (Super !; “un thriller fantastique (…) l’écrivain de SF chinois propose sa propre variation sur le moyen d’en finir avec la pauvreté”), et Violence Action T.1 par Shin Sawada & Renji Asai chez Pika (Super!; “ce premier tome (…) brille par son ironie communicative”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés de ce genre: une édition remise à jour du Mille ans de mangas de Brigitte Koyama-Richard chez Flammarion, Isekai Gourmet T.1: Magical Table Cloth par Tomohiro Shimomura & Sato Tsukishima chez Soleil, Heterogenia Linguistico T.1 par Salt Seno chez Nobi-Nobi, Heaven’s Design Team par Tsuta Suzuki & Tarako chez Pika, Cruella: Période Noire, Blanche et Rouge par Hachi Ishie chez Nobi Nobi/Disney, Dress of Illusional Monster T.1 par Takashi Wada chez Soleil, Josée, le Tigre et les Poissons T.1 par Seiko Tanabe & Nao Emoto chez Delcourt/Moonlight, The Elusive Samurai T.1-2 par Yusei Matsui chez Kana, et Primal Gods in Ancient Times T.1 par Kenji Tsurubushi chez Vega/Dupuis. On en profite pour signaler le décès de Motoo Abiko qui composait, avec Hiroshi Fujimoto, le duo derrière Fujiko Fujio (Ninja Hattori-kun, Q-Taro, Doraemon).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

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Revue de ‘zines [002.022.308]

Festival Végane de Montréal 2022

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Au début du mois je suis allé faire un tour au 9e Festival Végane de Montréal qui se tenait les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès. J’en ai déjà parlé à quelques reprises sur le blog. Si je ne partage pas les idées politiques et les positions extrêmes du véganisme (je suis plus pour le flexitarisme), j’appuis totalement leurs idées contre la cruauté animale, pour une alimentation santé, une meilleure protection de l’environnement et une agriculture bio et organique. Ce festival est l’occasion idéale de découvrir les nouvelles tendances dans le domaine… Malheureusement, COVID oblige, cette année il y avait beaucoup moins d’exposants (un peu moins de quatre-vingt-dix), ce qui fait que les organisateurs ont été obligé de charger un prix d’entrée ($9 par jour, $15 pour les deux jours) pour être capable de tenir le festival.

J’ai fait le tour de la salle d’exposition très rapidement et je n’ai rien vu de bien nouveau ou d’extraordinaire… 

J’ai ignoré les exposants qui offraient des services ou des produits domestiques (comme des cosmétiques ou des montures de lunettes en bois) mais par contre je note Bego Vegan Label qui offre des chaussures et accessoires faits de cuir d’ananas, de raisins et de caoutchouc recyclé.

Il y a également de nombreux kiosques sur la protection des droits animaux auxquels je ne porte que peu d’attention (je suis d’accord avec le concept mais malheureusement je trouve qu’ils vont souvent trop loin…). L’un d’eux a toutefois attiré mon attention: ÉcureuilLand, un refuge consacré à trouver des familles d’accueil aux bébés écureuils orphelins ou blessés en attendant qu’ils puissent être retourné à la nature. 

Plusieurs exposants offrent des produits véganes variés comme Nature Zen ou Vibe Foods, ou des service de traiteurs véganes: Aliments Green Brothers, Les Filles Fattoush, PūrePrep, Sham Vegan (définitivement pas le nom que j’aurais choisi pour une compagnie!), et certains se concentrent sur un produit en particulier: le caramel (Les Délices MelGood), le chocolat (Hazelle Chocolat Noir), ou le quinoa (Gogo Quinoa).

Les classiques dans les produits véganes sont les substituts de viandes (étrangement je n’ai pas vu beaucoup de kiosques qui y étaient consacrés mais Gusta était toujours là) et les Faux-mages. Pour ces derniers, je note surtout  ZenGarry (qui produit entre autre un faux-mage de noix de cajou vieillie à la bière!) et le très connu Rawesome (fromage à la crème, gâteau au fromage, crème glacée, tous à base de cajou). Chose surprenante c’est rendu tellement populaire que l’on trouve des produits commerciaux comme Boursin ou Babybel avec des variétés végétaliennes! L’avantage avec ce genre de produit c’est qu’ils sont sans lactose et sans gluten. Toutefois, si vous n’avez aucune intolérance et que vous appréciez un bon fromage, ces produits sont totalement sans intérêt…

Finalement, je n’ai trouvé que trois produits plutôt originaux:

  • Une alternative de saumon fumée à base de cinq ingrédients simples (carottes, huile d’olive, vinaigre de cidre de pomme, sel de mer, arôme naturel de fumée) servie avec fromage à la crème végétalien sur un craquelin de riz brun et quinoa. J’ai pas trouvé ça plus bon qu’y faut. C’est produit par une compagnie appelée by2048 qui se donne pour mission de créer des alternatives délicieuses aux fruits de mer à base de plantes afin de protéger nos océans qui, selon certaines prédictions, seront à court de poissons d’ici 2048. Un objectif très louable.
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Reina Sakao

  • Les 400 pieds de champignon est une ferme de champignon urbaine à Montréal et une boutique qui vend des trousse de culture de champignon (des blocs pré-ensemencés) et prodigue des conseils. Ils offrent une dizaine de variétés différentes et des produits dérivés (sauces, marinades, champignons séchés, etc.). Fascinant.
  • L’Entreprise Sakao est issue d’une tradition familiale pluricentenaire dédiée à la culture et à la commercialisation du thé. Elle offre du thé en feuille, des accessoires, des ateliers de matcha, et des cérémonies du thé. Plutôt intéressant.

J’ai également assisté à deux conférences. 

La première, le 9 octobre à 14h, était “Afro-Veganism in Canada” donné par Joe G. Thomas, fondateur des Black Vegans of Toronto et auteur du livre Let Food Be Your Medicine Today; Live Healthy and Strong on Plant-Based Whole Foods. Je dois avouer qu’à prime abord j’ai trouvé le concept d’afro-véganisme plutôt ridicule mais dès le début de sa conférence j’ai compris à quoi il faisait allusion et j’ai acquiescé. Il a commencé par mentionner que durant la pandémie de COVID-19 le taux de mortalité était beaucoup plus élevé au sein des populations noires américaines. Si l’on met de côté les causes socio-économiques (qui ne sont pas pertinentes ici), il est évident qu’une alimentation pauvre cause à cette population des problèmes de santé comme l’obésité, le cholestérol et le diabète qui les a rendu très vulnérables à l’épidémie. C’est une situation qui est difficile de combattre à cause des déserts alimentaires, du lobby des grosses industries (McDonald, Burger King, Coke, Pepsi, etc.) et des faibles moyens économiques de ces populations. M. Thomas s’est exclamé “Je me fout de la politique du véganisme. Ici il y a des gens qui meurent et l’on doit trouver des solutions.” Il a alors longuement expliqué son cheminement et comment il s’est efforcé d’adapter des recettes des Caraïbes pour les rendent véganes afin de convaincre les afro-américains d’adopter une diète plus saine. Il a conclu en disant “Mes frères, la meilleure façon d’honorer nos ancêtres c’est de mener une vie saine et longue.” Voici un bref extrait (1 min.) de la conférence: 

La deuxième conférence à laquelle j’ai assisté, le 9 octobre à 15h15, était “Veganic Growing, Homesteading and Farming” donné par Jimmy Videle. Celui-ci est un agriculteur biologique américain, activiste et consultant qui s’est installé au Québec et a démarré avec sa femme, Mélanie Bernier, une ferme maraîchère végétalienne et une entreprise semencière artisanale, La Ferme de l’Aube (site internet, page FB) située à Boileau. Il est l’un des grand défenseur de l’agriculture végane en Amérique du Nord et ses propos son extrêmement intéressant. On peut en apprendre plus sur lui et sur l’agriculture végane sur sa page Facebook et son réseau Youtube. Au début de l’année prochaine il va publié un livre: The Veganic Grower’s Handbook: Cultivating Fruits, Vegetables and Herbs from Urban Backyards to Rural Farmyard, chez Lantern Publishing and Media, disponible en février 2013. Voici le video de sa conférence (52 min.):

 

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Acquisition au 37e SLAM

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Nuremberg Chronicle

Le mois dernier je suis allé faire un tour au 37e Salon du Livre Ancien de Montreal qui s’est tenu au pavillon McConnell de l’Université Concordia les 1er et 2 octobre 2022. Comme toujours je recherche surtout des éditions du XVIe ou XVIIe siècle d’auteurs de l’antiquité, dans un état respectable et dans un budget de moins de deux-cent cinquante dollars. Avec des critères aussi restrictifs je ne risque pas trop de dépenser. J’ai trouvé des tas de livres intéressants mais beaucoup trop chers! Comme cet in folio du XVIIIe siècle des Commentaires de [Jules] César [sur la Guerre des Gaules et la Guerre Civile] pour 14,000$ !! Ou un in folio de 1604 des oeuvres de Sénèque pour 1500$ ! En plus petit format il y avait un Tite Live en trois tomes datant de 1634 pour 1250$, ou deux tomes des Tragédies de Sénèque (1659-1664) pour 500$. Un marchand avait plusieurs ouvrages en Flamand ou en Hébreux assez anciens mais dans un piètre état et malgré tout assez cher. Là où j’ai commencé à être intéressé c’est avec une édition de 1683 du Rerum Romanorum de Florus pour 325$ (encore un peu trop cher…). Et il y avait toujours cette page in-folio d’incunable que j’avait vue au salon précédent (à 350$) tirée de La Chronique de Nuremberg (édition allemande de 1493) qui était maintenant juste 300$ — encore au-dessus de mon budget mais si le marchand l’a toujours au prochain salon j’espère peut-être l’obtenir pour moins cher encore, le rêve! Mais pour cette fois-ci, afin de ne pas repartir les mains vides, j’ai porté mon dévolu sur une édition du XVIIIe siècle des Satires de Perse et Juvénal pour un petit 50$… Pas mal tout de même.

IMG_3366La page titre de l’ouvrage se présente comme telle: “TRADUCTION DES SATIRES DE PERSE, ET DE JUVÉNAL. Par le Reverend Pere TARTERON, de la Compagnie de JESUS. NOUVELLE EDITION. Augmentée d’Argumens à chaque Satire. A PARIS, De la Compagnie des Libraires. M DCC LII. [1752] AVEC PRIVILEGE DU ROI.”

On peut décrire l’ouvrage comme un In-12 (10 x 17 cm), 1 feuillet blanc, xxxiv et 355 p., et 10f. (Table, errata, privilège). C’est une édition bilingue (latin et français en regard). C’est une reliure d’époque en veau, en assez bon état (quelques égratignures), basane, dos orné, 5 nerfs, pièce de titre brune, tranches rouges, coins frottés, coiffes limées, une garde marbré détachée. L’intérieur est très beau (à part quelques rares tâches). Le premier feuillet blanc contient un ex-libris moderne au stylo (“Geo.?Caron”). C’est un peu récent selon mes critères mais c’est tout de même un bon achat. [WorldCat]

En fait c’est une acquisition qui tombe à point car je prévois bientôt traiter de l’humour à Rome (et dans l’antiquité) et des auteurs comme Perse, ou même plus particulièrement Juvénal, en sont de bon exemples. Perse est moins intéressant car son style est notoirement obscure. Juvénal est plus léger et se moque sans vergogne, par la satire, de la décadence morale de ses contemporains… À suivre donc.

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Living Pain

You have probably noticed that I haven’t blogged much in the last month and half. It’s because I have not been feeling well. In the last year and half I have been experiencing migraine (often triggered by crouching, sneezing or coughing) and changing medication about every six months trying to find one that is more effective (like Rizatriptan or Amitriptyline). So far the medication was reducing the frequency and intensity, or eliminating some of the triggers, but not making the migraine disappear. Unfortunately the last medication (Topamax) has not been effective at all and in the last month or so I have been living in almost constant pain. It is quite frustrating. 

A few months ago I also started a new job (support staff in the technology department of a law enforcement agency) that is exciting and stimulating, but the migraine makes concentrating and multitasking difficult. I come back home exhausted — I must also admit that I am not getting any younger (I just can’t believe that I am sixty!!) and don’t have the energy to write or, sometimes, even read. I just eat, watch tv and go to bed… That’s not good. And winter is coming…

I am already doing my best to be healthy: good diet, biking to work (in summer), walking in the park as often as possible. I’ll be trying to do more. I’ll ask the neurologist to change the medication again. Lately, I tried to catch up a little on my readings and this week-end I am trying to catch up a bit on my writing. A little.

Curate vosmetipsos et salvi sitis, lectores mei!
<Take care and be safe, my dear readers!>

[ Traduire ]

Liste d’obstacles rencontrés sur une piste cyclable

  • De nombreux trous et bosses !!! (Bouches d’égoût trop basses, travaux de voirie mal repavé, etc.)
  • Graviers, déchets et débris divers repoussés par les voitures sur le côté de la route
  • Branches d’arbres
  • Verres brisés (bouteilles cassées mais surtout vitres d’auto brisées lors de cambriolages)
  • Piétons ou joggeurs qui pensent que c’est une extension du trottoir 
  • Papa / maman qui courent en poussant le carrosse de bébé
  • Écureuils qui ne savent pas trop dans quelle direction déguerpir 
  • Sacs de vidanges
  • Bacs de recyclage
  • Entrepreneurs (toitures, plomberies, électriciens, etc.) stationnant leur camion
  • Travaux de voirie qui omettent de se signaler en début de rue et ne fournissent pas de voie d’évitement
  • Citoyens qui y stationnent leur véhicule (par ignorance, indifférence ou protestation)
  • Cyclistes qui circulent à deux de large tout en jasant tranquillement
  • Adultes ou enfants circulant, parfois en zig-zagant, en trottinette (“scooter”) électriques ou pas (qui, étrangement, ne sont pas autorisées sur les pistes cyclables)
  • Gros tas de feuilles mortes

Et j’en oubli sûrement plusieurs autres…

J’ai circulé en vélo électrique tout l’été pour me rendre au travail (une quinzaine de kilomètres par jour) et il n’y a pas une journée où je n’ai pas vue une piste cyclable obstruée par l’un ou l’autre de ces obstacles. Alors, Mme la Mairesse Valérie Plante, c’est beau faire des tas de belles pistes cyclables mais encore faut-il qu’elles soient praticables! 

C’est pas surprenant que l’on voit de plus en plus de vélos de montagne  et de “fat-bike” dans le rues de la ville car circuler dans les pistes cyclables de Montréal c’est presque comme faire du moto-cross ! J’ai changé le siège de mon vélo pour un plus confortable mais cela demeure dur sur le derrière !

Avec des rues et des pistes aussi sales c’est pas surprenant non plus que j’ai fait deux crevaisons! L’une avec un morceau de verre brisé et l’autre avec une broche de métal (brocheuse industrielle). Il faudrait peut-être songer à nettoyer les pistes cyclables plus souvent…

Je suis toute de même très reconnaissant d’avoir un bon système de piste cyclable pour me déplacer en ville même s’il n’est pas parfait. Voilà, c’était mes réflexions de fin de saison avant de commencer à songer à ranger mon vélo pour l’hiver…

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Invisible Library #8: The Untold Story

UntoldStory-cov“Time-traveling Librarian spy Irene has faced unimaginable challenges across a multitude of worlds, but to keep her friends safe, Irene will have to do what has never been attempted and cut through the tangled web of power at the heart of the Library.

Irene is trying to learn the truth about Alberich — and the possibility that he’s her father. But when the Library orders her to kill him, and then Alberich himself offers to sign a truce, she has to discover why he originally betrayed the Library.

With her allies endangered and her strongest loyalties under threat, she’ll have to trace his past across multiple worlds and into the depths of mythology and folklore, to find the truth at the heart of the Library, and why the Library was first created.”

 [Text from the publisher’s website and the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

This series by British author Genevieve Cogman goes beyond any traditional genre as it mixes them all: fantasy, science-fiction, mystery, horror or even cyber- and steampunk! It offers a fascinating universe where a secret library hidden in-between worlds has doors opening to an infinite variety of parallel dimensions. Its librarians are “stealing” unique books and manuscripts from each of those worlds in order to create a link with them and preserve the balance between order and chaos. The universe is engulfed in an eternal war of influence between the Fae (the agents of chaos) and the dragons (the agents of order). Humans inhabiting those worlds are only pawns in their hands. The protagonists of the story are junior Librarian Irene and her companions: Dragon prince Kai, victorian investigator Vale (a doppelgänger of Sherlock Holmes) and Fae apprentice Catherine… I have already commented on books one to four and books five to seven.

Irene is determined to put an end to Alberich’s threat once and for all (whether he is her father or not). However, in order to do so she has to investigate why he wanted to destroy the library. All the clues and stories that she discovers brings her to the mythology behind the creation of the Library and she discovers a foe far worse in the heart of the Library itself! 

This series was probably originally intended for a Young Adults audience, so it is not surprising that it is such an easy reading. It is well written, interesting and quite captivating. With its travelling between worlds, it offers action in different time periods therefore it is never boring and allow to switch effortlessly between fantasy and science-fiction. It really provides an entertaining and enjoyable reading experience. So I strongly recommend it to everyone who likes adventures and books ! 

Unfortunately this book is the end of the Library universe for now. The author said that it is not the end of the series (more like the end of a season) and that she intended to eventually come back to it. For now she would like to dedicate herself to a new project “in a completely different area (involving vampires and the Scarlet Pimpernel and a hapless maidservant who’d rather be doing embroidery)“: Scarlet to be published by Penguin Random House in May 2023.

The Invisible Library 8: The Untold Story, by Genevieve Cogman. New York: ACE (Berkley, imprint of Penguin Random House), December 2021. 384 pages, 8.25 x 5.5 in., $US 16.00 / $22.00 Can, ISBN 978-1-9848-0480-8, For YA readers (14+). stars-4-0

For more information you can check the following websites:

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© Genevieve Cogman, 2021.

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Pline #10-11

Tome 10 – Les fantômes de Néron

“L’Histoire a retenu son nom. Mais que savons-nous du plus grand savant de l’Antiquité ?

Trahi par son entourage, rattrapé par son passé, c’est un Néron déjà acculé qui apprend que soulèvements et rébellions se multiplient… Il regagne Rome, mais c’est pour prendre la mesure de toutes les haines qu’il a attisées…

Pline et sa suite, qui ont repris leur périple, quittent précipitamment la Forêt des Cèdres et le courroux de son gardien, et se lancent à travers le désert en direction de Palmyre, le carrefour entre Orient et Occident.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi  la couverture arrière]

Pline, vol. 10: Les fantômes de Néron, par Mari Yamazaki et Tori Miki (Traduction par Wladimir Labaere et Ryôko Sekiguchi). Paris: Casterman (Coll. Sakka), septembre 2021. 200 pages, 13.2 x 18.3 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-22164-2. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+).


Tome 11 – Une jeunesse romaine

“La naissance du plus grand savant de Rome

Après avoir avoir dépeint la mort de Néron, Mari Yamazaki et Tori Miki nous emmènent loin du chaos de cette fin de règne et nous proposent un saut dans le temps et l’espace. Direction le pied des Alpes, au bord du lac de Côme, où est né et a grandi Pline. C’est là, au contact quotidien d’une nature effervescente, que le futur naturaliste s’éveille à l’observation scientifique du monde qui l’entoure. Puis vient l’arrachement à ce havre de paix : Pline part pour Rome où il se plonge dans l’étude, avant de débuter sa carrière militaire en Germanie”.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi  la couverture arrière]

Pline, vol. 11: Une jeunesse romaine, par Mari Yamazaki et Tori Miki (Traduction par Wladimir Labaere et Ryôko Sekiguchi). Paris: Casterman (Coll. Sakka), mars 2022. 200 pages, 13.4 x 18.0 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-22163-5. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+).

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Pline (titre original: プリニウス / Plinius ) est une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45 et dans le magazine littéraire Shinchô depuis le chapitre 54, ce manga seinen est traduit en français chez Casterman (Collection Sakka). Jusqu’à maintenant il y a onze tomes de disponibles en français. Le douzième tome (à paraître au Japon probablement vers la fin de l’année 2022 ou le début 2023) devrait conclure la série. Le manga original est également disponible en ligne sur le site de Kurage Bunch.  Voir mes commentaires sur les volumes précédents.

T. 10, p. 149

Dans le tome dix (chapitres 64 à 70), Pline et ses compagnon quitte Tyr pour la Forêt des Cèdres de Dieu (appelé ainsi car son bois estimé impérissable est souvent employé pour faire les statues des divinités). Pline y découvre la légende du protecteur de la forêt Humbaba (ici les auteurs trichent un peu car ce récit est tiré non pas de l’Histoire Naturelle de Pline mais de l’Épopée de Gilgamesh) mais lorsque Euclès tente de cueillir de la résine de cèdre pour soigner le mal de dent de Felix, nos compagnons découvrent que la forêt possède des gardiens bien réels! Arrivé à Palmyre, la cité leur révèle un univers multi-culturel jusqu’alors inconnu d’eux et des marchands venu non seulement des coins les plus reculés de l’Empire mais aussi d’au-delà de ses frontières (Parthie, Inde, Chine, Pakistan, etc.) leurs dévoilent des épices et des légendes jusqu’alors inconnues. Intrigué par un relief sculpté, Pline demande au moine qui le vend de le lui expliquer: il vient du Gandhara et représente le bouddha… Pendant ce temps, Néron quitte Corinthe pour revenir à Rome car la révolte gronde. Les machinations de Tigellin viennent enfin à terme et ses motivations deviennent claires. Plusieurs gouverneurs de provinces et généraux se révoltent: Vindex, Galba, et Othon. Dans son délire, Néron se croit toujours aimé du peuple. Il tente de fuir vers Alexandrie mais doit se donner la mort… Toujours à Rome, Priscilla, la jeune esclave muette nouvellement acquise par la maison de Pline, se révèle d’une grande aide pour retranscrire les manuscrits…

Ce manga nous a offer jusqu’à maintenant un double récit: la vie et l’oeuvre scientifique de Pline d’une part et le règne de l’empereur Néron d’autre part. Les auteurs avouent s’être servi de ces deux personnages pour créer une opposition d’ombre et de lumière “l’un symbolisant la part sombre de l’empire, quand l’autre incarne une forme d’idéal romain.” Néron disparu le récit peut maintenant se consacrer entièrement à Pline…

T. 11, p. 8

Le tome onze (chapitres 71 à 77), nous fait le récit de la jeunesse de Pline. Il est né dans le nord de l’Italie, à Côme, et a grandit dans les montagnes entouré de la nature. C’est ce contact journalier avec une flore et une faune diversifiée qui a sans aucun doute aiguisé sa curiosité pour les sciences naturelles. Adolescent, il est envoyé à Rome pour parfaire son éducation. Il a dix-huit ans lors de l’accession de l’empereur Claude. Il retranscrit des textes pour lui et côtoie des individus vénérables comme Castor et Apion. Après un chagrin d’amour (qui le marquera sans doute car il ne se mariera jamais) il entre dans l’armée. Il se retrouve en Germanie inférieure sous les ordre du général Corbulon, puis en Germanie supérieure sous les ordres de Pomponius Secundus. Durant cette période il s’illustre militairement (il est nommé préfet) mais commence à avoir des problèmes de santé (asthme). Il écrit également plusieurs ouvrages: une biographie de Pomponius Secundus, un traité sur l’art de lancer le javelot à cheval, et une histoire des guerres germaniques. Aucun de ces ouvrages ne nous est parvenu. 

Comme nous ne connaissons rien de la véritable enfance et adolescence de Pline, cette partie du récit est pure spéculation de la part des auteurs. Toutefois, cela nous offre tout de même une bonne histoire qui apparait fort plausible. Le récit va se conclure avec le prochain tome qui aborde la rencontre fatidique entre Pline et le Vésuve… J’ai à la fois hâte de lire la suite mais j’appréhende également la fin d’une série qui est parmi les meilleure mangas historiques que j’ai lu…

Comme je l’ai dit mainte fois, Pline est un excellent manga dont le récit est à la fois captivant, divertissant et surtout très éducatif. Le sujet est fort bien documenté et la narration est fluide et agréable. Toutefois, plus que tout, c’est le dessin précis et détaillé de Mari Yamazaki et Tori Miki qui donne à ce manga sa superbe qualité artistique. Beau et intéressant, Pline offre une lecture passionnante pour tout amateur de manga historique et de la Rome antique. Vivement recommandé!

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2021 Mari Yamazaki, Tori Miki • 2022 Casterman pour la traduction française.

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La Guerre des Mondes #3

GuerreDesMondes-3-Cov“Au coeur de la guerre qui oppose Mars à la Terre, le photographe poursuit sa mission de documentation : sur la route de Londres, il constate qu’une étrange herbe rouge semant la mort et la désolation a envahi les lieux après le passage des Martiens… Pire encore, les terribles créatures capturent désormais les êtres humains !

Piégés dans des ruines, le jeune homme et le prêtre n’ont d’autre option que de se faire discrets pour échapper à l’oeil vigilant d’un tripode. Seulement, témoin d’une scène insoutenable, le prêtre perd la raison et s’en prend alors à son compagnon d’infortune…

Véritable prisme des angoisses d’une époque, le grand classique d’H. G. Wells tire sa révérence de façon magistrale dans cette adaptation originale portée par le trait réaliste de Hitotsu Yokoshima.”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La guerre des mondes (宇宙戦争 / Uchû Sensô / lit. “La Guerre de l’espace”) est un manga seinen par Sai Ihara (猪原 賽) et Hitotsu Yokoshima (横島 一) qui a été sérialisé dans le magazine Comic Beam 100 (Enterbrain) depuis octobre 2018 et dans Comic Beam entre mai 2019 et février 2021 avant d’être compilé en trois volumes chez Kadokawa Shoten. Il a été publié en français chez Ki-oon. J’ai déjà commenté le premier et le second volume.

GuerreDesMondes-3-p.040

T. 3, p. 40

Alors que la domination des martiens semble maintenant totale, le photographe continue à documenter l’invasion. Les martiens capturent des humains pour les vider de leur sang, de leur énergie vitale. Ils s’arrêtent plusieurs jours pour construire de nouvelles machines de guerre, des engins volants cette fois-ci, qui leur permettent de couvrir plus de terrain, plus rapidement. Le photographe se réfugie quelques jours dans une maison abandonnée avec le prêtre mais ce-dernier perd la raison et finit par être capturé par les martiens. Il prend alors la route de Londres où il retrouve l’artilleur qui est gravement blessé. Ils trouvent refuge dans les égouts de Londres où l’armée (et la civilisation) se réorganise tranquillement. Quand l’artilleur a retrouvé la forme il reprend le combat et le photographe part à la recherche de sa femme. Mais, soudain, sans véritable explications, les vaisseaux martiens tombent du ciel et l’herbe rouge tourne en cendres. Le photographe retrouva sa femme, les humains retrouvent leurs vies d’avant mais, devant cette nouvelle menace, l’Humanité découvre une paix inégalée.

Avec ce troisième et dernier tome, je découvre une toute nouvelle appréciation de ce manga que je trouve bien meilleurs que le premier volume. Le récit est plus fluide, plus intéressant et même le dessin semble s’être amélioré (même s’il demeure bien ordinaire, il est du moins bien moins caricatural). C’est une adaptation qui me semble assez fidèle du roman de H.G. Wells et qui mérite d’être lu si les anticipations du 19e siècle ou les grands classiques de la science fiction vous intéresse. 

La guerre des monde 3, par Sai Ihara (scénario, basé sur le roman de H.G. Wells) et Hitotsu Yokoshima (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Seinen), mars 2022. 184 pages, 15 x 21 cm, 13,90 € / $C 25.95, ISBN 979-10-327-1116-3. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Sai Ihara / Hitotsu Yokoshima 2020

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2022 Montreal Vegan Festival

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Just a reminder for all food enthusiasts that the Montreal 9th Vegan Festival will be held at the Palais des Congrès (1001, Place Jean-Paul-Riopelle, Métro Place d’Armes) next week-end on October 8 & 9 (10h00 – 18h00). Tickets are $9 per day or $15 for both days (available at the doors or online).

The Montreal vegan festival offers live cooking shows and lectures, as well as many exhibitors’ booths to discover new and delicious products. It is a non-profit organization dedicated to share knowledge about veganism and vegan lifestyle which is against animal cruelty, for promoting better health and environmental protection. I am looking forward to see the latest trend in health food and, above all, to listen to the lecture of a guy I met in a previous vegan fest: Jimmy Videle. He is an American organic farmer, activist and consultant who moved to Quebec and started with his wife, Mélanie Bernier, a veganic market farm and artisanal seed company, La Ferme de l’Aube located in Boileau. He will speak about “Veganic growing, homesteading and farming” Sunday October 9 at 15h15.

If I do not share some of the vegan politics and extreme positions (as I do enjoy my honey, cheese and yogurt), I agree with most of their ideas on agriculture, health and environment. We do have to care for the Earth (and in return it will eventually care for us…). I guess I am rather a semi-vegetarian — since I am eating eggs, milk produces, fishes and seafoods as well as chicken’s meat I am more a Flexitarian, the most versatile of the vegetarian variations as it is a mix between Lacto-ovo vegetarianism, Pollotarianism and Pescetarianism [actually it is also quite similar to the Buddhist vegetarianism which avoids eating all creatures walking on four legs]. 

In previous years (I’ve talked several times about the fest on the blog) the entrance to the Vegan Fest was free but, unfortunately this year due to a lack of exhibitor participation (they had planned for 130 exhibitors but only 95 registered), they have to charge entry in order to make the event possible. So please go visit the festival to encourage them and, more importantly, enjoy and discover all sorts of healthy foods and habits that are much better for both us and the planet. It is quite important to insure the sustainability of our civilisation… 

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37e Salon du Livre Ancien de Montreal

Je rappelle aux amateurs de livres anciens, rares et d’art que le 37e Salon du Livre Ancien de Montreal se tiendra cette fin de semaine au pavillon McConnell de l’Université Concordia (1400, boul. de Maisonneuve ouest). Pour plus d’informations consultez la page internet ou la page Facebook de la Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec (CLAQ). Cette année le salon met en vedette des livres consacrés à la poésie. 

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Yawara! #5

Yawara-5-cov“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a neuf volumes de paru jusqu’à maintenant et le dixième est annoncé pour octobre 2022. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième et le quatrième volumes.  

Yawara-5-p004

Vol. 5, page 4

Yawara est accepté à l’université pour fille de Mitsuba. Son grand-père concède finalement qu’elle y étudie malgré que cette université n’ait pas de club de judo à condition qu’elle respecte un couvre-feu et suive un entraînement très stricte. Faute de club de judo elle s’inscrit au club de golf et s’y fait une amie, Fujiko Itô. Celle-ci a eut un parcours un peu similaire à celui de Yawara: elle s’est entraînée très fort toute sa jeunesse au sein de la troupe des Bolchoï pour devenir une ballerine de haut niveau mais elle a dû abandonner car une fois adulte, à 1m80, elle était trop grande! Elle encourage donc Yawara à participer au championnat national qui déterminera la sélection des candidats pour les jeux olympiques de Séoul. Toutefois aux olympiques il n’y aura pas de compétitions “toutes catégories” alors Yawara ne pourra compétitioner que dans la catégorie des moins de 48 kg. La sélection se fera entre elle et Sayaka! Jigorô tente de convaincre le président du comité olympique de revenir sur sa décision d’exclure les compétitions “toutes catégories”…

Ce volume est moins axé sur la compétition et plus sur la vie étudiante de Yawara qui est toujours réticente à faire de la compétition mais finie toujours par succomber aux manigances de son grand-père. La compétition entre Matsuda et Kazamatsuri pour le coeur de Yawara reprend de plus belle, compliquée par un double triangle amoureux (la photographe Kuniko se pâmant pour Matsuda et Sayaka étant fiancée à Kazamatsuri). Naoki Urasawa étant un champion pour mélanger les genres on retrouve dans ce récit à la fois des scènes d’action typiquement shōnen et des imbroglios cocasses ou des mésaventures de la vie d’adolescent typiquement shōjo, sans compter les inévitables scènes de “fan-service.”

Yarawa! est donc une comédie romantique de sport qui offre un beau style de manga classique et un récit à la fois captivant et amusant, parsemé de (controversés) clins-d’oeil coquins. Cela en fait une lecture agréable et distrayante. Vivement la suite!

Yawara t. 5, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), juillet 2021. 298 pages, B&W (26 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8651-2, Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2013 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2021 pour l’édition française.  

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