Passerina cyanea

Une autre espèce d’oiseaux (de la famille des Cardinalidae) qui passe dans nos région pour se reproduire mais que je n’avais jamais vu dans le parc jusqu’à maintenant. C’est un oiseau bleu ! Nous sommes vraiment choyé cet été…

[ iPhone 15 Pro, Parc Frédéric-Back, 2024/07/26 ]

Passerin indigo / Indigo Bunting
ルリノジコ [瑠璃野路子 / Ruri nojiko]

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Jeudi nature en images [002.024.214]

Lilium leucanthum

[ iPhone 15 Pro / Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]

Lis blanc de Chine / Chinese white lily (Div. VI: Trumpet lilies)
ユリ [百合 / Yuri]

Images du mer-fleuri [002.024.213]

Innocent vol. 2-3

Innocent-2-covVol. 2

L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française. Dans le Paris de 1753, à la veille de la Révolution, Charles-Henri Sanson n’est âgé que de 14 ans lorsqu’il doit, pour la première fois, monter sur l’échafaud dressé en place de Grève pour procéder, au lieu de son père, exécuteur des hautes œuvres de Paris, à un supplice. Résolu à lutter contre le terrible héritage familial, il décide de progresser vers ses propres idéaux, mais le chemin sera long.” [Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Innocent, vol. 2, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), mai 2015. 208 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7115-2. Pour un lectorat jeune adulte (16+).

Innocent-3-covVol. 3

L’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française. Pour avoir tenté d’assassiner Louis XV, Damiens est condamné à l’écartèlement, une peine que les Sanson n’ont pas eu à appliquer depuis près de 150 ans. Appelé en renfort pour diriger l’exécution, Nicolas-Gabriel, oncle de Charles-Henri, va apporter plus de problèmes que de solutions. La foule gigantesque qui s’est assemblée pour assister au supplice ne se doute pas encore de l’horreur qui l’attend.” [Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Innocent, vol. 3, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), juillet 2015. 224 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7116-9. Pour un lectorat jeune adulte (16+).

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Innocent (イノサン / Inosan) est un manga seinen par Shin’ichi Sakamoto (dont toutes les œuvres publiées depuis 2004 ont été traduites en français: Kiômaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et sa suite Innocent – Rouge sont tous disponibles chez Delcourt/Tonkam). Il a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique Weekly Young Jump entre janvier 2013 et mai 2015 avant d’être compilé en neuf volumes chez Shūeisha en 2013-2015. Il a été traduit en anglais chez Dark Horse en 2023-2024 (trois volumes omnibus) et en français chez Delcourt en 2015 (neuf volumes). Il raconte l’histoire romancée d’une famille de bourreaux, particulièrement Charles-Henri Sanson (de la quatrième génération), qui a été exécuteur des “hautes œuvres” à Paris durant la Révolution française et la Première République, faisant tomber près de trois mille têtes, dont celle de Louis XVI. J’ai déjà commenté le premier volume. Si vous désirez en apprendre plus sur cet auteur, vous pouvez consulter l’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa qui lui est consacré ainsi qu’une entrevue dans le magazine dBD #181 (pp. 38-43).

Le récit suit son cours en restant égal au premier volume. S’il est toujours rébarbatif envers la carrière à laquelle il est destiné, Charles-Henri s’entraîne néanmoins à bien l’accomplir, car il est déterminé à ne pas faire souffrir inutilement ses victimes. Ce qui rend ce manga intéressant c’est son thème historique, qui semble bien documenté et qui nous fait découvrir un aspect négligé de l’histoire de France, et aussi le trait superbe, incroyablement détaillé et réaliste, de l’artiste (réalisé grâce au dessin par ordinateur, à l’intégration de photographies et la complicité d’une demi-douzaine d’assistants). Toutefois, le récit — plutôt bizarre et lugubre — est très inégal et manque de fluidité. De gros plans excessifs et un enchaînement déficient entre les cases rendent souvent difficile la compréhension d’une scène.  Un manga à lire par curiosité, si l’Histoire vous intéresse. stars-3-0

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© 2013 Shin’ichi Sakamoto. All rights reserved. © 2015 Éditions Delcourt pour l’édition française.

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Music in anime

One of the aspects of anime that I always found interesting is the music and the use of songs (but not just in opening and closing credits). It is something that we would not find in western animation of my childhood. The western animations were usually cheaply done and the scripts were quite simple. I am not sure when it started in Japan, but I have noticed it mostly in shows from the eighties, like Macross (1982), Mospeada (1983), Megazone 23 (particularly part II, 1986) or Bubblegum Crisis (1987-1991). The presence of music and lyrics in the shows was very sophisticated and was used to enhanced the emotion of the characters or emphasized the drama of a situation, like a battle scene. When it was well done it was really awe inspiring.

The concept was perpetuated through all the Macross sequels, but particularly with Macross Plus (1994-1995) and Macross 7 (manga: 1994-2001, anime: 1995, 1997-1998), and it was push even further with the creation of anime about music like Beck (manga: 1999-2008, anime: 2004-2005), Black Heaven (anime: 1999), Nana (manga: 2000-2009, anime: 2006-2007), Nodame Cantabile (manga: 2001-2010, anime: 2007-2010), La Corda d’Oro (manga: 2003-2011, anime: 2006-2007), or Carol & Tuesday (2019) — just to name a few.

Now it is an integral aspect of mostly all anime and much has been written about it (Crunchyroll, Google, My Anime List). We certainly talked a lot about Japanese music in Protoculture Addicts (particularly with the series of articles by James S Taylor titled “The Modern Japanese Music Database” which started in issue #57 — we used to have an index of old articles on the defunct magazine website and I intend to eventually make it available on a new website in a near future).

Today, while watching a documentary on NHK World (see my article “Anime and manga on NHK World”) part of the Anime Manga Explosion series, I learned about another increasingly popular genre of music anime: the Girl Band Anime that focuses on the life and tribulation of… girl bands. They talk about anime series like BanG Dream! (2017-2020) or Bocchi  The Rock! (2022) which features authentic guitar rock scenes and where voice actors form real live bands.

In the last decades I’ve been mostly reading manga, but documentary like this makes me want to watch more anime…

On this subject, you can read also my article “Memorable Music.”

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Animal Friendship series

“Shiba Inu” series

[ Art © Miyako Matsuda, 2022 ]

with Nasturtiums  / with Yellow Coneflowers / with Dandelions

See the index of this series of articles / Voir l’index de cette série d’articles

Artistic interlude [002.024.208]

Spiza americana

En me promenant dans le parc j’ai remarqué pendant plusieurs jours qu’il y a avait des groupes de personnes avec des caméra équipées de gros zoom ou avec des jumelles. J’ai fini par interpeller un homme avec une caméra et lui demander (ce qui m’apparaissait comme l’explication la plus logique) si il faisait partie d’un club d’ornithologie. Il me répondit par l’affirmative et que tous ces gens étaient dans le parc pour observer un oiseau assez rare dans notre région : le Dickcissel. En effet, c’est un oiseau dont la nidification se fait généralement au centre des États-Unis, parfois à l’est jusqu’aux Grands Lacs mais rarement au-delà de la frontière canadienne, et qui migre vers le sud (Floride et côte est mexicaine) parfois jusqu’au nord de l’Amérique du Sud. Cela m’a intrigué, alors quand j’en ai vu un perché au sommet d’un arbre, j’ai pris quelques clichés et un vidéo avec mon téléphone, puis je suis revenu quelques jours plus tard avec la Nikon pour avoir un téléobjectif plus puissant (Tamron Tele-Macro 70-300mm). Et voici le résultat…

[ iPhone 15 Pro / Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2024/07/15 & 17 ]

Dickcissel d’Amérique / Dickcissel / ムナグロノジコ [Managuro Nojiko]

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Jeudi nature en images [002.024.207]

#DRCL: Midnight Children 01

DRCL-1-covLe mythe de Dracula revisité par un orfèvre du manga !

À la fin du XIXe siècle, un vaisseau russe embarque d’étranges caisses remplies d’une terre à l’odeur pestilentielle. La traversée des océans est un calvaire pour l’équipage : disparitions et morts suspectes s’enchaînent. Certains parlent d’un fantôme… Quand le bateau parvient enfin à destination en Angleterre, il a tout d’une épave flottante. Alors que la police portuaire se lance à la recherche de survivants, elle tombe sur une énorme créature mi-homme mi-loup, qui disparaît comme par magie…

Quelques instants plus tard, dans le cimetière de la ville, quatre élèves du prestigieux établissement Whitby assistent à une scène terrifiante : un de leurs camarades est capturé par une bête ténébreuse ! Seule Mina Murray, l’unique fille de l’établissement, a le courage de voler à son secours, mais il est déjà trop tard…

Le brillant Shin’ichi Sakamoto (Ascension, Innocent…) revisite le mythe de Dracula et installe le plus célèbre des maudits au cœur de la jeune élite anglaise ! Cette relecture moderne qui dépasse les genres et les frontières est portée par des “enfants de minuit” tous différents, mais unis dans leur volonté de se frayer un chemin à travers les ténèbres…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

#DRCL midnight children est un manga d’horreur seinen par Shin’ichi SAKAMOTO qui est inspiré par le roman Dracula de Bram Stoker. Il est publié en feuilletons dans le magazine Grand Jump depuis janvier 2021 et a été compilé jusqu’à maintenant en quatre volumes chez Shueisha. Il a été traduit en anglais chez Viz (deux volumes parus en septembre 2023 et mars 2024, avec un troisième à paraître en septembre 2024) et en français chez Ki-oon (deux volumes parus en janvier et mai 2024).

DRCL-1-p223

T.01, p. 223

Shin’ichi SAKAMOTO nous offre une relecture du roman de Bram Stoker à sa façon. Le récit, quoique sombre et bizarre, est plutôt intéressant, mais la narration est un peu saccadée et confuse. Toutefois, l’aspect le plus remarquable du manga est le style superbe de Sakamoto qui nous offre un dessin extrêmement détaillé et réaliste (voir mon commentaire sur son manga Innocent à ce sujet). Si vous désirez en apprendre plus sur cet auteur qui s’intéresse surtout aux âmes tourmentées (et dont toutes les œuvres publiées depuis 2004 ont été traduites en français: Kiômaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et Innocent – Rouge disponibles chez Delcourt/Tonkam), vous pouvez consulter l’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa qui lui est consacré ainsi qu’une entrevue dans le magazine dBD #181 (pp. 38-43). #DRCL est un manga à lire par curiosité, si l’horreur vous intéresse.

#DRCL midnight children T01, par Shin’ichi SAKAMOTO (d’après Dracula de Bram Stoker / Traduction par Sylvain Chollet). Paris: Ki-oon, janvier 2024. 246 pages (4 en couleurs), 13 x 18 cm, 7,95 € / $15.95 Can, ISBN 979-10-327-1803-2. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2021 by Shin-ichi Sakamoto / SHUEISHA Inc.

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Papilio polyxenes

[ iPhone 15 Pro, Parc Frédéric-Back, 2024/07/06 ]

Papillon du céleri / Black swallowtail
メスクロキアゲハ [Mesukurokiageha]

Jeudi nature en images [002.024.193]

Buteo Lineatus

[ iPhone 15 Pro / Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]

Le drame s’est déroulé autour d’un des étangs du jardin botanique. Nous observions une femelle Canard Carolin et ses trois petits canetons. Celle-ci s’est subitement mise à crier et à pousser ses petits en panique. Nous nous demandions “mais qu’est-ce qui lui prends ?” C’est alors que j’ai vu planner une ombre menaçante sur l’étang. Un grand rapace le survolait, sans doute dans l’espoir de se saisir de l’un des canetons. Je l’ai suivi du regard pour voir où il se dirigeait. Il est allé se poser sur les branches d’un grand cerisier. J’ai alors rapidement contourné le plan d’eau pour pouvoir aller observer de plus près ce grand oiseau que l’on a pas souvent l’occasion de rencontrer…

[ Nikon D3300 / iPhone 15 Pro, Jardin botanique, 2024/06/28 ]

Une passante nous indique qu’il s’agit d’une buse à épaulettes (Buteo lineatus ou Red-shouldered Hawk en anglais) ce que je confirme par la suite en consultant l’internet et une application ornithologique. Je m’installe sous l’arbre où la bête a trouvé refuge et je l’observe longuement. J’en profite pour prendre une trentaine de clichés et faire un court vidéo afin de documenter cette rencontre inattendue. Tous les oiseaux du coin lui crient après et un carouge fait même un rase-motte près de sa tête pour tenter de le chasser. Cela ne dure qu’environ cinq minutes. Il fini par s’envoler à nouveau en direction de l’étang. Par la commotion que j’entend parmi les spectateurs, j’en conclu que ses serres ont fini par trouver sa proie… Je ne l’ai pas revue.

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Jeudi nature en images [002.024.186]

Blue Hole t.2

BlueHole-2-covLe chef-d’œuvre d’un des maîtres japonais de la science-fiction.

Les naufragés du Kronos sont tirés d’affaire ! Une expédition militaire internationale a été montée afin d’explorer le monde au-delà du trou bleu et de secourir les pionniers de sa découverte. Elle n’a toutefois pas qu’un simple objectif de sauvetage : le projet Blue Hole est engagé et le Crétacé n’en est que d’autant plus menacé… Gaïa et ses amis parviendront-ils à sauver les dinosaures et leur écosystème de la menace humaine ?” 

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

BlueHole-2-p008

T. 2, p. 8

Blue Hole (ブルーホール / Burū Hōru) est un manga de science-fiction par Yukinobu Hoshino qui a d’abord été prépublié dans Mr. Magazine en 1991-1992 avant d’être compilé en deux tomes chez Kodansha en août 1992 et février 1993. Il a été republié dans un format de poche (bunko) en janvier 1996 et mars 2002. Il a également été traduit en chinois et en français (d’abord chez Casterman en janvier 1996 puis chez Pika en juin 2021). J’ai déjà commenté le premier tome.

Les nations du monde se regroupent pour constituer un corps expéditionnaire destiné à secourir le Kronos mais surtout aussi pour tirer avantage de l’opportunité qu’offre le “trou bleu”. Le projet Blue Hole va donc de l’avant. Toutefois, la crainte que la chute imminente d’une météorite ait des répercussions désastreuses sur le monde moderne au travers du trou bleu force les gouvernements à tenter de l’obstruer. L’action inconsidérée de quelques individus ambitieux mettra cependant les écosystèmes de toutes les périodes temporelles en danger…

Tout invraisemblable qu’il soit, ce manga présente un bon récit d’action qui met en vedette le fascinant monde des  dinosaures et la nature destructrice de l’Homme. Ce qui rend ce manga intéressant c’est surtout le style réaliste et précis de Hoshino, qui est généralement scientifiquement bien documenté (pour l’époque) et qui s’apparente au Gekiga. Il met souvent l’emphase moins sur l’action que sur le sujet même du récit, les merveilles de la nature, et le questionnement moral que cela impose à l’Humanité. Il en résulte une bonne et agréable lecture.

Blue Hole T.02, par Yukinobu Hoshino (Traduit par Aurélien Estager). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Graphic), septembre 2021. 296 pages, 17.5 x 24 cm, 20.00 € / 32.95 $Can, ISBN 978-2-8116-5174-9. Pour un lectorat adolescent (14+), sens de lecture original japonais. stars-3-0

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© 2012 Yukinobu Hoshino. All rights reserved. © 2021 Pika Édition pour la version française.

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Nouveautés mangas

De quoi réjouir le cœur des amateurs de vieux manga (comme moi qui se plaignait souvent que les éditeurs français laissent inexploité une véritable mine d’excellent shōjo paru dans les années ’70 et ’80), car on a ce printemps annoncé la parution de plusieurs titres intéressants. En effet, profitant de la présence de Moto Hagio au festival d’Angoulême, Akata a annoncé la parution de deux nouveaux titres de la mangaka dans sa collection Héritage (Source: Animeland).

Akata a d’abord annoncé la réédition de l’œuvre emblématique de Moto Hagio, Le Cœur de Thomas (トーマの心臓 / Tōma no shinzō), qui avait déjà été publié chez Kazé en 2012 — voir mon commentaire. L’ouvrage devrait inclure des pages couleur ainsi que deux courts récits qui font suite à l’histoire principale: Hômonsha et Kohan kite. À paraitre en 2025.

En janvier 2025, Akata publiera également 10 Billion Days and 100 Billion Nights, un manga shōnen de Moto Hagio adaptant le roman classique SF de Ryū Mitsuse (百億の昼と千億の夜 / Hyakuoku no Hiru to Sen’oku no Yoru / lit. “Dix milliards de jours et cent milliards de nuits”). Le manga a été prépublié dans le magazine Weekly Shônen Champion entre 1977 et 1978 avant d’être compilé en deux volumes chez Akita Shoten. Il raconte l’histoire du philosophe grec Platon qui, à la recherche de l’Atlantide, entreprend un périple spatio-temporel !

Encore plus extraordinaire, Panini a annoncé pour novembre 2024 la publication du manga Asaki Yumemishi – Genji Monogatari de Waki Yamato (あさきゆめみし – 源氏物語 / lit. “Faisant de rêves vains – Le Dit du Genji“) qui adapte le roman très ancien de Murasaki Shikibu. Il est d’abord paru en prépublication dans le magazine Mimi entre 1979 et 1993 avant d’être compilé en treize volumes chez Kōdansha. Il y a eu une édition “shinsōban” de sept volumes en 2001 qui a ensuite été révisée en 2021 en une édition commémorative de la collection Kodansha Kiss (célébrant le 30e anniversaire de la collection et les 55 ans de carrière de l’artiste). C’est cette dernière réédition qui sera traduite et publiée par Panini. (Source: Nautiljon).

Finalement, Pika Graphic a annoncé la parution d’un nouveau one-shot inédit de Jirô Taniguchi en juin (donc déjà paru en France). Il s’agit du récit “noir” Rude Boy (ルード・ボーイ) dessiné par Taniguchi sur un scénario de Marley Caribu. Il a d’abord été prépublié dans le magazine Play Comic en 1984 avant d’être compilé en un seul volume chez Akita Shoten.

… et anime

J’ai aussi découvert des nouveautés intéressantes du côté des anime. 

En effet, le studio Science Saru a annoncé pour 2026 une nouvelle animation basée sur Ghost in the Shell, le manga de Masamune Shirow paru chez Kōdansha en 1989. Très peu de détails sont connus pour l’instant. (Source: Nautiljon)

On annonce également une nouvelle animation basée sur le manga Ranma 1/2 de Rumiko Takahashi paru chez Shogakukan en 1987. Les détails seront dévoilés en juillet. (Source: Animeland / ANN).

Finalement, le nouveau film de La Rose de Versailles, basé sur le fameux manga de Riyoko Ikeda, qui avait été annoncé il y a un peu plus d’un an, a reçu une date de sortie et une bande-annonce. Produit par le Studio MAPPA, le film sera réalisé par Ai Yoshimura, avec un scénario de Tomoko Konparu, des character designs de Mariko Oka, une musique de Hiroyuki Sawano et Kohta Yamamoto, ainsi que les voix de Miyuki Sawashiro (Oscar), Aya Hirano (Marie Antoinette), Toshiyuki Toyonaga (André) et Kazuki Katô (Fersen). Le film sortira l’année prochaine (mise à jour: le 31 janvier 2025). (Source: Animeland).

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Découvertes de l’été [002.024.181]

Innocent vol. 1

Innocent-1-covL’incroyable histoire du bourreau de la Révolution française.

Le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières et de la Révolution française sur lequel repose notre société actuelle. Acteur et témoin privilégié de cette période mouvementée, Charles-Henri Sanson, exécuteur des hautes œuvres de Paris, nous entraîne au long de sa cruelle existence dans une grande fresque historique.

Suite à la paralysie de son père, Charles-Henri prend sa succession et devient bourreau officiel. Il enchaîne les exécutions, met à mort les figures les plus importantes de la révolution comme Danton et Robespierre et torture les condamnés à mort. Seul problème : être bourreau le dégoûte. De ce paradoxe va naître une personnalité trouble et fascinante qu’Innocent se propose d’explorer.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Innocent-1-p021

Vol. 1, p. 21

Innocent (イノサン / Inosan) est un manga seinen par Shin’ichi Sakamoto qui a d’abord été prépublié au Japon dans le périodique Weekly Young Jump entre janvier 2013 et mai 2015 avant d’être compilé en neuf volumes chez Shūeisha en 2013-2015. Il a été traduit en anglais chez Dark Horse en 2023-2024 (trois volumes omnibus) et en français chez Delcourt en 2015 (neuf volumes). Il raconte l’histoire romancée d’une famille de bourreaux, particulièrement Charles-Henri Sanson de la quatrième génération, qui a été exécuteur des “hautes œuvres” à Paris durant la Révolution française et la Première République, faisant tomber près de trois mille têtes, dont celle de Louis XVI.

Malgré qu’elle nous offre un récit plutôt bizarre et lugubre, c’est une lecture intéressante, car il s’agit d’un manga historique qui semble bien documenté. Toutefois le récit est très inégal et manque de fluidité. De gros plans excessifs et un enchaînement déficient entre les cases rendent souvent difficile la compréhension d’une scène. Cependant, ce qui accroît de beaucoup l’intérêt de ce titre est la qualité exceptionnelle du dessin. L’auteur porte une grande attention au détail, produisant ainsi un superbe style très réaliste. Il travaille à l’ordinateur et intègre parfois quelques photos dans les cases. L’épisode 8 du documentaire Manben Neo par Naoki Urasawa démontre bien le grand talent de cet artiste. Un manga à lire par curiosité, si l’Histoire vous intéresse.

Innocent, vol. 1, par Shin’ichi Sakamoto. Paris: Delcourt (Coll. Seinen), mars 2015. 208 pages, 13 x 18 cm, 8.50 € / 14.95 $Can, ISBN 978-2-7560-7003-2. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

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© 2013 Shin’ichi Sakamoto. All rights reserved. © 2015 Éditions Delcourt pour l’édition française.

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Le clan des Otori t.4: Les Neiges de l’exil

J04814_LeClanDesOtori_T4_COUV.inddUne fresque puissante au cœur d’un Japon médiéval fantastique sublime: le début du deuxième cycle. 

L’assassinat du sanguinaire chef des Tohan, sire Iida, a renversé l’échiquier politique des Trois Pays. L’heure est aux alliances, mais Takeo et Kaede, tous deux héritiers légitimes de leurs clans, poursuivent d’autres desseins. Fuites, secrets, traques, magie, séduction… Leurs ennemis sont partout. Dissimulés, prêts à frapper.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Le Clan des Otori est une bande dessinée par Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier qui adapte la série de romans de fantasy historique Tales of the Otori par Lian Hearn, inspirée par le Japon féodal. J’ai déjà commenté le premier et le second tome, ainsi que le troisième volet qui conclut le premier cycle du récit (basé sur le premier volume, Across the Nightingale Floor parut en 2002). Le second cycle adapte le deuxième tome de la série, Grass for His Pillow parut en 2003.

ClanDesOtori-4-p006

T. 4, p. 6

Takeo, que l’on nomme maintenant Minoru, se cache à Yamagata le temps que les choses se calment. Il est protégé par la Tribu mais est en fait prisonnier sous la surveillance d’Akio qui lui est plutôt hostile. Héritier présomptif de l’autorité de la Tribu, sa présence gêne les ambitions du cousin de son père, Kotaro, et de son neveu, Akio. Mais Takeo n’est pas intéressé au pouvoir. On le cache au sein d’une troupe de théâtre saltimbanque. Quant à Kaede, elle donne son allégeance à Araï Daiichi, le nouveau maître des Trois Pays depuis la mort de Iida Sadamu. Elle obtient la permission de retourner chez elle. Maintenant héritière tant des Shirakawa que des Maruyama, on la dit enceinte de Otori Shigeru (en fait, l’enfant est de Takeo). Elle retrouve son domaine de Shirakawa dévasté, sa mère morte et son père gravement blessé. Si elle veut trouver sa place sur l’échiquier du pouvoir, elle doit se faire des alliés.

Cette bande dessinée nous offre une très bonne adaptation du roman de Lian Hearn. C’est un beau récit, captivant, qui se lit bien malgré la complexité des intrigues qui opposent les différentes factions politiques ou religieuses (les clans de Rohan, Seishuu, Otori, Nogushi, la Tribu, les Invisibles, etc.). Si j’apprécie beaucoup moins le style du dessin, brouillon avec des couleurs criardes (qui n’est pas sans rappeler celui de Sfar), celui-ci exprime toutefois bien le récit et ne distrait pas de la lecture. C’est donc une très bonne BD qui nous permet de découvrir plus aisément la série de romans et qui plaira certainement aux amateurs de culture japonaise.

Le Clan des Otori  t. 4: Les Neiges de l’exil, par Stéphane Melchior (texte, d’après l’œuvre de Lian Hearn) et Benjamin Bachelier (dessin). Paris: Gallimard BD (Coll. Fétiche), mars 2024. 88 pages, 23.7 x 31.7 cm, 18.95 € / $C 37.95, ISBN 9782075197007. Pour lectorat adolescent (12+). Extraits disponibles. stars-3-5

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© Liam Hearn, 2003. © Gallimard 2024 pour la présente édition.

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Yawara #15

yawara-15-cov“L’œuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)

Yawara! (やわら!) est une œuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été prépubliée entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eu une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est publiée en français chez Big Kana. Il y a seize volumes de parus jusqu’à maintenant (les deux suivants paraîtront en juillet et octobre 2024). J’ai déjà commenté les premier, second, troisième, quatrième, cinquième, sixième, les septième et huitième, les neuvième, dixième, onzième, douzième, treizième ainsi que le quatorzième volumes.  

Pour une série relativement frivole, ce quinzième volume nous offre une surprise avec deux sérieux rebondissements (si vous ne voulez pas en savoir plus, ARRÊTEZ DE LIRE ce paragraphe immédiatement !). Malgré tous ses efforts, Hanazono perd de justesse le tournoi Shôjiki de judo universitaire masculin pour la région du Kantô. Toutefois, Fujiko le considère comme son champion et ils deviennent définitivement un couple. Saut dans le temps: Fujiko remporte le tournoi international de judo féminin de Fukuoka dans la catégorie des moins de 61 kg et Yawara fait de même pour les moins de 48 kg. Toutefois, peu de temps après, Fujiko doit abandonner sa carrière d’athlète, car elle est enceinte. Fujiko et Hanazono se marient. Autre saut dans le temps: Cela fait maintenant un an que Yawara travaille à Tsurukame Travel tout en s’entraînant et elle a hâte aux jeux de Barcelone où elle pourra enfin affronter son amie Jody. Après une tournée d’entraînement en Europe, Sayaka Honami est de retour à Tokyo et elle met de nouveau Yawara au défi de l’affronter au championnat par catégories (étape éliminatoire pour les Olympiques)! Toutefois, coup de théâtre, Yawara découvre par hasard que son père, Kojirô, est l’entraîneur de Sayaka ! Yawara est troublée par le fait, qu’à l’âge de cinq ans, elle a vaincu son père lors d’un entraînement et que celui ait par la suite disparu pour perfectionner son judo. Elle se sent responsable d’avoir brisé sa famille et croit qu’il est devenu le coach de sa rivale pour la vaincre. Elle refuse donc d’humilier une seconde fois son père en battant Sayaka et déclare forfait au championnat national. Elle déçoit beaucoup de gens par son absence à Barcelone…

Yawara est en général un manga assez bon, car c’est à la fois un shonen (par son récit sportif) et un shojo (du fait que c’est une comédie romantique). Il mélange en effet avec brio une histoire captivante remplie d’action sportive avec des personnages attachants, mais troublés par de cocasses imbroglios (amoureux ou autres) et cible ainsi un lectorat beaucoup plus large. Le style de Urasawa est plutôt classique et simple, mais est aussi assez beau et très efficace dans son expression de la narration. Toutefois, ce volume, en nous offrant des rebondissements inattendus et un récit beaucoup plus mature que les précédents, devient très intéressant.  C’est donc une excellente lecture qui est non seulement agréable, mais aussi plutôt amusante. Chaudement recommandé.

Yawara t. 15, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), janvier 2024. 322 pages, B&W (8 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8661-1. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-4-0

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Lire aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2024 pour l’édition française.  

The Wheel of Time: The Eye of The World GN #5-6

EyeOfTheWorldGN-5-covVol. 5

“Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel. This volume features brilliant interior art by Marcio Fiorito and Francis Nuguit.

In The Eye of the World: the Graphic Novel, Volume Five, Rand al’Thor and his friends and companions have been separated by attacks by Darkfriends and scattered across the lands. Having persevered, they make their way to Caemlyn, where they hope to be reunited. But their roads have grown ever more dangerous.

Lan, Moiraine, and Nynaeve rescue Perrin and Egwene from the Whitecloaks. But five traveling together attract more attention than two or three traveling on their own….

Rand and Mat have encountered more than one Darkfriend, often barely escaping without injury. They’re out of money and in too much danger to stop and work for more. Luckily, they make some new friends, but unluckily, Rand tumbles into a royal garden, where he is seized by the Palace Guards and hauled before the Queen….”[Text from the publisher’s website]

EyeOfTheWorldGN-6-covVol. 6

“Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel. This final volume features brilliant interior art by Francis Nuguit.

The Eye of the World: the Graphic Novel, Volume Six, Rand al’Thor and his companions—his old friends from Emond’s Field; the brave warrior Lan Mandragoran; and Moiraine, the mysterious and powerful Aes Sedai—have at last been reunited. Their journey in search of the Eye of the World nears its climax as they dare the otherworldly Ways, guided by an Ogier, Loial, and narrowly escape the menace of the soul-stealing Machin Shin. When the group reaches the realm of the Green Man, they believe themselves safe. But two of the Forsaken are waiting for them, ready to attack and to guide their dark lord, Ba’alzamon, to the ones he has been seeking!

When the three young men left Emond’s Field, they were untried blades. Their long journey has stolen much of their innocence and made them seasoned warriors, given them powers and gifts they did not seek and are still learning how to use. But not until the final moments are they sure which of them the Dark One intends to claim… and whether that one is strong enough to fight back and survive.” [Text from the publisher’s website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

The graphic novel adaptation of Wheels of Time TV series on Amazon Prime Video (and, above all, of Robert Jordan’s fantasy novels series) continues with the fifth and sixth volumes (I have already commented on volumes one, two, three and four).  As I have already said, the comic summarizes the story of the novel very well (as it is much more faithful to the novels than the TV series) but the art is quite inconstant as the artist changes with each volume. So much so that I almost abandon reading this series, but curiosity got the best of me. However, as the story of the first book comes into a conclusion, you are so caught up in the action that the artwork doesn’t really matter. Overall, it is an entertaining reading and the graphic novel remains a good way to avoid reading the lengthy novel series (while waiting for the next season of the TV adaptation). A relatively good comics if you are curious about the story.

The Wheel of Time Graphic Novel adaptation continues with The Great Hunt vol. 1 (#7) by Rick Hoskin and Marcio Abreu. Vol. 2 will be published in April 2025. Unfortunately it is not yet available in my local library, therefore I will have to suspend my reading of the graphic novel series (and probably give another try to reading Jordan’s novels instead).

The Wheel of Time: The Eye of the World  GN #5, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) with Marcio Fiorito and Francis Nuguit (Illustrators). New York: Tor Books, July 2014. 176 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-0-7653-7425-7. For a teenage readership (12+). stars-3-0

The Wheel of Time: The Eye of the World  GN #6, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) with Andie Tong (Illustrator). New York: Tor Books, January 2015. 176 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-0-7653-7427-1. For a teenage readership (12+). stars-3-0

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