Pavot au jardin botanique en mai 2012
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Le bain
“Oscar habite depuis peu au Japon avec ses parents. Aujourd’hui, document.write(“”); pour la première fois, sa maman et lui vont au bain japonais avec leur ami Motoyuki. Oscar n’est pas très rassuré: d’abord, il faut dire au revoir à maman qui part toute seule du côté des dames, et ensuite, dans les vestiaires, il faut se mettre tout nu devant tout le monde. Mais ce qu’il découvre ensuite est plutôt amusant: avant d’entrer dans l’eau, on se lave sur un banc jusqu’entre les orteils et on se rince en se versant une bassine sur la tête. Si le premier bain est beaucoup trop chaud, et le deuxième beaucoup trop froid, le bain rouge, qui sent si bon, est tout à fait du goût d’Oscar, et le jaccuzi aussi, avec ses bulles qui chatouillent. Mais tout ça donne terriblement envie de faire pipi. Oscar part bravement à la recherche des toilettes. Heureusement, le magnifique samouraï qui orne son peignoir lui donne du courage… Un album vivant et drôle, riche en détails — complété par un lexique illustré –, dans lequel le lecteur peut à la fois frémir et s’étonner avec Oscar, et découvrir ce qu’est un « yukata », des « geta » et, même, qui est Hokusaï…” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Ce merveilleux album pour enfant offre de belles illustrations à l’aquarelle et est un excellent moyen d’initier de jeunes lecteurs à un aspect central de la culture japonaise: les bains publics. En treize illustrations de deux pages chacune, cet album nous raconte la première visite d’un jeune occidental aux bains publics japonais, présentant ainsi les différentes étapes, facettes ou coutumes de cette institution nippone: apparence extérieure, casier à chaussures, caisse & choix de yukata, séparation des sexes, nudité, salle de détente, on se lave avant d’entrer dans les bains, choix de bain froid, chaud ou parfumé, disposition des lieux, jaccuzi en bois, sauna & massage, salon de thé, etc. Le texte est court et simple, mais est complété par un lexique illustré. C’est agréable et facile à lire. J’adore!
Les bains (tant intérieurs [ sent? ] et extérieurs [ onsen ]) sont un élément tellement important de la culture japonaise qu’ils apparaissent souvent dans la littérature et le cinéma, ou même dans les anime et manga, que ce soit comme simple décor ou un aspect central du récit. C’est le cas dans le singulier Art du bain japonais ou dans Love Hina, NieA_7, Thermae Romae, ou Le Voyage de Chihiro (pour n’en nommer que quelques uns). Cet album réussi à bien les expliquer aux enfants.
Le bain, par Pascale Bougeault (texte et illustrations). Paris, l’école des loisirs, 2006. 29,8 x 26,6 x 0,8 cm, 32 pg., 12,70 € / $19.25 Can. ISBN: 978-2-2110-8571-7. Recommandé pour les enfants (5-7 ans). ![]()
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
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Le Bain © 2006, l’école des loisirs, Paris.
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Mimes des courtisanes
En septembre dernier, document.write(“”); j’avais envie de lire du Lucien de Samosate (un peu nostalgique du temps de mes études en histoire romaine) et ne voulait surtout pas abimer ma merveilleuse édition de l’oeuvre complète de Lucien datant de 1664 (Amsterdam, chez Jean de Ravestein, traduction de N. Perrot) — sans compter que la lecture en vieux français finit par être pénible à la longue. Je me suis donc commandé quelques ouvrages en bibliothèques publiques. Je n’ai fini par ne lire que celui-ci. Toutefois, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que la bibliothèque d’Outremont (Robert-Bourassa) possédait dans sa réserve (et prêtait!) cette édition ancienne de 1927 encore en excellente condition!
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Lucien de Samosate (120-180) est un rhéteur et satiriste du 2e siècle. Originaire de la province romaine de Syrie (plus précisément, vous l’aurez deviné, de la ville de Samosate), il écrivait en grec. Il est connu, entre autre, pour avoir inventé la forme du dialogue humoristique et avoir contribué à développer l’esprit critique.
Dans Mimes des courtisanes, principalement connu sous le titre Dialogues de courtisanes, Lucien décrit, en une quinzaine de petits dialogues, les moeurs des courtisanes (c’est-à-dire des prostituées) et expose leurs défauts et artifices, d’une façon qui s’inspire de Ménandre et des anciens Comiques.
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Philippe Renault nous dit: “Les Dialogues de courtisanes énumèrent avec cocasserie divers types humains : la prostituée cupide, la jeune courtisane encore niaise, le « Don Juan », le jeune homme impatient mal surveillé par son précepteur, l’amant crotté, bref, tout une galerie de portraits peinte de manière très pittoresque”.
Les Dialogues de courtisanes comprend les dialogues de Glycère et Thaïs; Myrtium, Pamphile et Doris; Philinna et sa mère; Mélitta et Bacchis; Clonarium et Lééna; Crobyle et Corinne; Musarium et sa mère; Ampélis et Chrysis; Dorcas, Pannychis, Prilostrate, Polémon; Chélidonium et Drosé; Tryphéna et Charmide; Ioessa, Pythias et Lysias; Léonthicus, Chénidas et Hymnis; Dorion et Myrtale; Cochlis et Parthénis. Le premier de ces dialogues est le plus court:
GLYCÈRE. Ce soldat, Thaïs, cet Acharnien, qui entretenait autrefois Abrotonum, et qui fut ensuite mon amant, cet homme toujours habillé de pourpre et vêtu d’une chlamyde, le connais-tu ou bien l’as-tu oublié ?
THAÏS. Non, ma petite. Glycère. Je le connais bien. Il faisait ripaille avec nous, l’année dernière, le jour de la fête des Granges. Mais quoi ? Tu voulais, ce me semble, en dire quelque chose.
GLYCÈRE. Gorgone, cette coquine, que je croyais mon amie, l’a enjôlé et me l’a soufflé.
THAÏS. Ainsi, il n’est plus avec toi. Il a pris Gorgone pour maîtresse.
GLYCÈRE. Hélas ! oui, Thaïs, et cela me fait beaucoup de peine.
THAÏS. C’est un vilain trait, Glycère, mais tu devais t’y attendre. Nous avons l’habitude de nous jouer de pareils tours, nous les courtisanes. Il ne faut donc pas t’en affliger ni en vouloir à Gorgone. Abrotonum ne t’en a pas voulu, quand il l’a quittée jadis, et vous étiez amies.
Mais ce qui m’étonne c’est ce qu’il trouve de beau à Gorgone, ce soldat-là, à moins d’être aveugle et de ne pas voir qu’elle n’a presque plus de cheveux, et que ce qu’il en reste est fort éloigné du front. Ses lèvres sont pâles, livides comme celles d’un mort, son cou maigre, ses veines grosses, son nez long. Une seule chose, c’est qu’elle est grande et bien faite, et elle a un sourire tout à fait engageant.
GLYCÈRE. Tu crois donc, Thaïs, que l’Acharnien l’aime pour sa beauté ? Tu ne sais pas qu’elle est fille de la magicienne Chrysarium ? C’est une femme versée dans les charmes thessaliens. Elle fait descendre la lune sur la terre. Elle aura tout affolé cet homme, en lui faisant boire quelque philtre, et maintenant elle le gruge.
THAÏS. Eh bien, toi, Glycérette, tu en grugeras quelque autre. Dis bonjour à celui-là.
(Cette traduction par Eugène Talbot provient d’une édition de l’oeuvre complète de Lucien datant de 1912 et publiée chez Hachette)
Mimes des courtisanes est une édition rare et recherchée. Toutefois la traduction de Pierre Louys est controversée car il ne traduit pas très fidèlement et tend plutôt à adapter le texte assez librement. Ce n’est pas la plus connue des oeuvres de Lucien et elle est assez brève. C’est toutefois une lecture aisé et plutôt agréable.
J’aimerais bien lire plus de ses oeuvres, mais malheureusement ce n’est pas un auteur facile à trouver (ni en librairies, ni en bibliothèques). Toutefois, la majeur partie du corpus de Lucien est disponible en format ebook gratuit (sur iTunes store en anglais: vol. 1, vol. 2 et vol. 3) ou pas très cher, mais comme ceux-ci sont le résultat de scan rapide où la mise en page n’a pas été corrigée, la lecture en est un peu ennuyante et laborieuse. Le texte du Dialogues des courtisanes est cependant disponible en ligne, en français, sur le site de Philippe Remacle et al., “L’antiquité grecque et latine du moyen âge.” En fait, l’oeuvre entière de Lucien y est disponible en français. Ce genre de site est très utile pour les étudiants en études anciennes mais lire en ligne n’est pas toujours pratique (on peut certes le lire sur une tablette mais il faut avoir le wi-fi à porté de la main).
Parmi les textes les plus connu de Lucien on retrouve les Dialogues des dieux, les Dialogues des morts, Histoire véritable (une histoire de science-fiction traitant de voyage dans la lune et qui inspira sans doute les États et empires de la Lune de Cyrano de Bergerac) et, sans doute mon favori, Lucius ou l’âne (ce texte fut probablement le modèle d’Apulée pour l’Âne d’or ou Les métamorphoses [un roman de l’antiquité tout aussi significatif que le Satiricon de Pétrone], ou tout au moins a eut une source commune au texte d’Apulée, un contemporain numide; toutefois certains semblent croire que le texte attribué à Lucien serait plutôt un pastiche byzantin).
Mimes des courtisanes par Lucien [de Samosate]; [traduction de] Pierre Louys; avec quelques inédits. Paris, Montaigne, 1927. 180 p.![]()
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
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Bibliovores
Today, document.write(“”); Overdue Media announced on their Unshelved web site the coming release of the tenth Unshelved compilation, titled Bibliovores.
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Unshelved is a web comic that tells the daily misadventures of Dewey and his co-workers at an American dysfunctional library. Most of the time, it’s quite hilarious (particularly if you KNOW a little about the library world). This compilation picks up where the previous one left off.
It will includes previously unpublished comics strips and six month worth of color strips. It’s published in the same compact format than the previous two compilations, and will ship in early July for $11.95 US. For now you can order it directly from Overdue Media web site (but it should eventually be also available on Amazon).
L’image du Chat-medi
Playful Saya
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Très Importante information syndicale
À l’intention des cols-blancs de la Ville de montréal : On me dit au SFMM que le délais pour envoyer son formulaire de choix sur la formule d’indexation du régime de retraite a été étendu jusqu’au vendredi 31 mai 2013!
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Si vous ne l’avez pas déjà fait envoyez-le immédiatement (et c’est l’option à 1% qui est la meilleure)! Pour réduire les délais envoyez-le par FAX ou par COURRIEL.
Voir le billet Petite information syndicale pour les détails et liens pertinents.
L’image du Mer-fleurie
Des roses en mai dernier…
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<a href="http://www.flickr.com/photos/clodjee/8918567612/" target="“new”" title="Roses last May by clodjee, document.write(“”); on Flickr”>
Thermae Romae
“Lucius Modestus, document.write(“”); architecte romain en panne d’inspiration, découvre un passage à travers le temps qui le fait émerger au XXIe siècle, dans un bain japonais !!! Entre stupeur et émerveillement, Lucius parviendra-t-il à mettre à profit cette fantastique découverte pour relancer sa carrière ?” [ Texte du site de l’éditeur ]
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Ce manga est une comédie fantastique (fantasque?) un peu loufoque et même parfois grossière. Ce ne serait qu’un manga moyen (bon parce qu’hilarant, mais sans plus) si ce n’était des prémices plutôt ingénieux de cette histoire. Toutefois, pour moi personnellement, ce manga est particulièrement intéressant et amusant car il allie mes plus grands amours: le Japon et la Rome Antique, l’histoire et le manga! Qui plus est, il met en scène des personnages historiques qui me sont chers: l’empereur Hadrien, son successeur désigné Aelius Caesar, le jeune Lucius (fils d’Aelius et futur co-empereur Lucius Verus), le jeune Marcus (futur empereur Marc-Aurèle) et Antonin (Sénateur, futur empereur et père adoptif de Lucius et Marcus).
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Ici je dois avouer avoir passé un peu plus d’une demi-douzaine d’années à étudier l’histoire romaine à l’université. Je me suis intéressé à des sujets comme les loisirs à Rome, leurs possible rôle dans la démoralisation romaine et les éventuelles conséquences sur le déclin de l’empire. J’ai consacré mes thèses de maîtrise et de doctorat à la vita veri, la vie du co-empereur Lucius Verus au sein de l’Histoire Auguste, un corpus de biographies d’empereurs du IIe et IIIe siècle, vraisemblablement écrit au IVe siècle (je suggère de lire aussi la vita hadriani et la vita aeli pour plus d’information sur la période historique où se déroule ce manga). Sur ce genre de sujet je doit m’efforcer d’être bref car je pourrais sans doute en parler pendant des heures. Mais, bon, vous voyez pourquoi je trouve ce manga particulièrement intéressant et amusant.
Thermae Romae (les thermes, ou bains, romains en latin) n’est évidemment pas qu’une simple comédie. L’histoire est bien écrite et supportée par une recherche sérieuse du détail. Les dessins (particulièrement les visages et les arrières-plans) sont dans un style réaliste, ce qui est plutôt rare pour un manga (surtout pour une comédie). Chacun des chapitres est suivi de commentaires et de notes explicatives par l’auteur. Ce manga, en plus d’être un divertissement agréable, nous offre beaucoup d’information tant sur la culture japonaise que romaine (qui, étrangement, semblent comporter de nombreux points communs).





Thermae Romae, vol. 1, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Mars 2012. 13.2 x 18.0 x 1.4 cm, 186 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-4909-3. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+). ![]()
“Les aventures thermales de Lucius se poursuivent sur les chapeaux de roue. Si l’humour est toujours aussi présent (un orgueilleux citoyen romain pris pour un dieu japonais de la fertilité suite à un malentendu, puis enfermé dans l’enclos aux crocodiles d’un parc d’attractions, ou encore terrifié mais excité par sa première glissade sur un tobogan aquatique) notre architecte semble être de plus en plus dépassé par les événements : devenir un proche de l’empereur, s’est s’attirer l’inimitié de gens puissants. Lucius va-t-il se retourver au centre d’un complot politique ?” [Texte du site de l’éditeur]
Thermae Romae (????????), écrit et illustré par Mari Yamazaki, a d’abord été prépublié par Enterbrain dans leur magazine mensuel de manga seinen Comic Beam (entre février 2008 et avril 2013) avant d’être compilé en six volumes (le premier est paru en novembre 2009 et le dernier paraîtra en juin 2013). La traduction française est publié par Casterman (Collection Sakka) depuis mars 2012 et les cinq premiers volumes sont déjà parus. La traduction anglaise est publiée par Yen Press (deux volumes de parus jusqu’à maintenant). Il a été honoré à deux reprises en 2010: le Prix Manga Taisho et le Prix culturel Osamu Tezuka pour une histoire courte.
Le second volume s’ouvre sur quatre planches en couleurs. Lucius Quintus Modestus est dévasté par la demande de divorce de Livia, sa femme. Il n’aurait peut-être pas dû passer trois ans à Jérusalem pour aider Hadrien. Son ami, le sculpteur Marcus, le réfère à une prêtresse dont les potions doivent surcharger sa virilité et il tente ainsi de regagner les faveurs de sa femmme. Mais celle-ci, croyant les rumeurs qu’il était l’amant d’Hadrien, s’est remarié et est enceinte! Il s’efforce donc de continuer son travail et doit trouver une façon d’expliquer à des barbares comment se comporter aux thermes (cela me rappelle d’ailleurs un album pour enfants que j’ai vu à la bibliothèque — mais cela est une autre histoire).
L’histoire suit son cours mais je dois avouer qu’après deux volumes les voyages dans le temps répétitifs de Lucius pour combler ses besoins d’innovation deviennent rapidement lassant. Heureusement l’auteur introduit quelques éléments nouveaux pour agrémenter le récit (la femme de Lucius ou les soldats d’origine barbare qui reçoivent la citoyenneté en remerciement de leurs service). Je trouve aussi intéressant qu’elle tente d’introduire un semblant d’intrigue politique, particulièrement en abordant la question de la succession d’Hadrien.





Thermae Romae, vol. 2, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Mars 2012. 13.2 x 18.1 x 1.8 cm, 202 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-4910-9. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+). ![]()
“L’aventure spatio-temporelle continue pour notre cher architecte Lucius. Pris au piège par des sénateurs véreux, il retourne la situation à son avantage avec brio grâce à sa foi en la grandeur des Thermes ! Reconnu maintenant comme le nouvel architecte de l’Empire, les commandes affluent de tous côtés et c’est une nouvelle fois dans le Japon contemporain qu’il puise son inspiration et innove en construisant ici une ville thermale, là une baignoire individuelle en bois et là-bas des bains totalement divins !“ [ Texte du site de l’éditeur ]
Il est amusant de constater que Mari Yamazaki ne se destinait pas à une carrière de mangaka. Née à Tokyo en 1967, elle passe son enfance à Sapporo où sa mère, musicienne, est membre de l’orchestre symphonique. Après avoir voyagé en Europe, elle s’installe à Florence à dix-sept ans pour y étudier la peinture à l’École des Beaux-Arts. Après une décade passée en Italie, souvent dans des conditions difficiles, elle revient au Japon. Elle subvient à ses besoins par toutes sortes de petits travaux (animatrice télé, reporter, professeur d’italien à l’université, etc.). En 1997, uniquement dans l’espoir de remporter une bourse, elle participe à un concours organisé par Kodansha dans le but de recruter des dessinateurs débutants. C’est ainsi que commença sa carrière de mangaka. Après son mariage à un professeur de littérature comparée italien, elle voyage avec lui, au gré de son travail, en Égypte, en Syrie, au Portugal pour finalement s’établir à Chicago.
En s’inspirant surtout de ce quelle aime (l’Italie, l’histoire) et de son expérience personnelle (sa famille, ses voyages, son travail d’artiste) elle a publié depuis 2001 plus d’une douzaine de manga: M?retsu! Italia Kazoku (2006), Sore de wa Sassoku Buon Appetito! (2007), Rumi to Maya to Sono Sh?hen (2008, 2 vol.), Italia Kazoku F?rinkazan (2008), Sekai no Hate de mo Manga Egaku (2009, 2013; 3 vol.), Arabia Neko no Gorumu (2010, 2 vol.), Sweet Home Chicago (2010, 2013; 2 vol.), Jakomo Fosukari (2011), etc. Son manga le plus populaire est sans conteste Thermae Romae. Un seul autre titre a, jusqu’à maintenant, été traduit en français: Pil (Casterman, Coll. Écritures, avril 2013). Son plus récent ouvrage est une version illustrée de la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson prépubliée dans Kiss, un magazine josei bimensuel publié par Kodansha (extrait du manga).
Il est a noter que la biographie de Yamazaki publiée dans les volumes de Thermae Romae (et sur le site de Casterman) comporte une erreur importante: son mari n’est pas le potier italien rencontré à la gare de Bruxelles et qui l’invite à venir étudier en Italie en 1984 mais le petit-fils de celui-ci. On omet aussi de mentionner que le père de son fils n’est pas le petit-fils du potier mais un poète italien rencontré lors de son premier voyage en Italie (même la biographie sur wikipedia se trompe sur ce sujet; l’information a été confirmé sur le site officiel de Mari Yamazaki).
Dans le troisième volume de Thermae Romae, Lucius Modestus doit d’abord déjouer un complot que le sénat ourdit contre sa personne (j’aime bien l’idée que les brigands soit les descendants des survivants de l’éruption du Vésuve en 79), trouver un façon de garder Aelius bien au chaud lors de sa campagne en Pannonie et, finalement, reçoit d’un affranchi la commande pour construire des bains tape-à-l’oeil. La rencontre avec un jeune architecte japonais qui doit faire face à une demande similaire l’inspirera. Yamazaki réussi à éviter l’essoufflement de son récit en amenant Lucius à découvrir un peu plus de la culture japonaise. En comparant le deux cultures, elle suscite une réflexion sur l’expérience de découvrir une culture différente (ce qu’elle a elle même vécu en voyageant en Europe) et sur la perception que l’Occident a de la culture nippone.





Thermae Romae, vol. 3, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Juin 2012. 13.0 x 17.9 x 1.5 cm, 194 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-5082-2. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+). ![]()
“Rome est au plus mal. Aelius Caesar, le successeur annoncé d’Hadrien, vient de rendre son dernier soupir… Et pour couronner le tout, Lucius se retrouve une nouvelle fois transporté dans le temps pile au moment où l’empereur lui confie une mission capitale pour le maintien de la Pax Romana ! À son arrivée, stupéfaction ! Lucius, croit voir la déesse de la lune en personne se dresser devant lui ! Qui est cette jeune femme et pourquoi sera-t-elle un atout fondamental pour Lucius ? Notre architecte n’est pas au bout de ses surprises, d’autant qu’il semble désormais « coincé » chez les visages plats… De quoi faire pléthore de découvertes !” [ Texte du site de l’éditeur ]
Le succès de Thermae Romae est sans aucun doute lié aux prémices ingénieux de l’histoire, son humour et à sa capacité de nous faire découvrir la culture romaine tout en suscitant une réflexion sur celle du Japon moderne. Je crois toutefois qu’une bonne part de ce succès est également due au style réaliste du manga. Cela, bien sûr, tient au fait que Yamazaki a reçu une formation artistique classique. Son style plus réaliste est parfait pour dépeindre tant les détails de la Rome antique (architecture, statuaire) que les visages occidentaux des romains et se démarque ainsi du style stéréotypé que l’on rencontre habituellement dans le manga.
Avec le quatrième volume, le manga prends une direction différente qui brise le cycle des aller-retours temporels de Lucius et donne un nouveau souffle au récit. Suite au décès d’Aelius, Lucius se voit confier une mission capitale pour assurer la succession d’Hadrien: la rénovation des bains de Baïes en Campanie. Mais en pleine conversation avec Hadrien, il disparait à nouveau et se retrouve cette fois coincé au Japon. Il fait la rencontre de la brillante Satsuki Odate, une geisha de station thermale très éduquée qui s’intéresse à la Rome antique et sait parler latin! Le fait d’avoir une interprète va permettre à Lucius de découvrir encore plus d’aspects de la culture japonaise moderne (dont l’électricité). Il fait également la rencontre avec la jument Hanako. Autant de raisons qui rendent son retour difficile!
Thermae Romae, vol. 4, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Octobre 2012. 13.4 x 18.2 x 1.7 cm, 194 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-6040-1. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+). ![]()



“Grâce à la jolie Satsuki, Lucius continue d’approfondir ses connaissances des stations thermales japonaises, l’occasion pour les deux tourtereaux de passer du temps ensemble. Entre deux leçons particulières, Lucius se frottera à la pègre locale et fera la connaissance du grand-père de Satsuki qui lui fera découvrir la médecine traditionnelle japonaise. De retour à Rome pour un bref instant, Lucius apprend que l’état de santé de l’empereur Hadrien s’est encore dégradé, au point que celui-ci a perdu tout espoir. Hélas, Lucius ne contrôle pas ses voyages spatio-temporels et le voila à nouveau arraché à la Rome antique ! Quand pourra-t-il venir au chevet d’Hadrien pour le faire bénéficier de ses découvertes médicales ?” [ Texte du site de l’éditeur ]
Dans le cinquième volume il est moins question de bains romains que de différents petits aspects de la culture romaine: comment on montait à cheval, les massages thérapeutiques, l’importance de restaurer les anciennes constructions au lieu de les reconstruire (les vieux bâtiments personnifient le passé, la culture et prennent de la valeur, une certaine patine, avec le temps) ou le fait que le suicide n’était pas un tabou dans l’antiquité. Le récit se diversifie, donc, et la relation entre Lucius et Satsuki s’étoffe. La présentation du voyage dans le temps et l’espace (qui demeure toujours inexpliqué) se raffine: lorsqu’il disparait en pleine conversation avec Marcus dans les bains de Baïes, son corps devient transparent avant de s’effacer. Son attachement à la jeune femme, à la station thermale d’It?, sa volonté de la protégé des “brigands” de yakusa, l’empêche de rester à son époque afin de restaurer la station thermale de Baïes et de voir à la santé d’Hadrien. Il lui reste certainement quelques choses à faire ou a apprendre au Japon… Le volume se termine sur un suspense et nous fait languir pour le prochain et dernier tome! Un très bon manga!
Thermae Romae, vol. 5, par Mari Yamazaki. Paris, Casterman (Coll. Sakka), Janvier 2013. 13.4 x 18.2 x 1.6 cm, 194 pg., 7,95 € / $13.95 Can. ISBN: 978-2-2030-6206-1. Sens de lecture original japonais. Recommandé pour jeune adulte (14+). ![]()



Le volume six, qui doit sortir très bientôt au Japon, paraîtra sans doute en français d’ici la fin de l’été 2013 (Amazon l’annonce pour juillet). Je le commenterai sans doute à ce moment-là.
Thermae Romae a été adapté en une courte série d’animation (six épisodes d’une quinzaine de minutes chacun) ainsi qu’en un film long-métrage que nous commenterons dans un billet séparé (en anglais).
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
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Thermae Romae © 2009-2013 Mari Yamazaki. © Casterman 2012-2013 pour la présente édition française.
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L’image du Chat-medi
Spotty se reposant sur le dos.
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<a href="http://www.flickr.com/photos/clodjee/8828895568/" target="“new”" title="Spotty on his back by clodjee, document.write(“”); on Flickr”>
Les vacances de Jésus et Bouddha !
Alors que je regardais l’émission Imagine-nation sur NHK World mardi dernier (le 21 mai, document.write(“”); vers l’heure du souper) j’ai fait la découverte d’un nouveau manga présenté par l’émission. Il s’agit de Sei Onii-san (??????? / Saint Young Men) dont le titre français est Les vacances de Jésus et Bouddha. L’auteur est Hikaru NAKAMURA. Ce n’est rien de bien récent (huit volumes parus au Japon depuis janvier 2008 et cinq volumes déjà disponibles en français chez Kurokawa depuis mars 2011 — le vol. 5 étant parus en mars 2013) mais ça a l’air tellement drôle que je crois que ça vaut la peine d’y jeter un coup d’oeil. Je me suis donc réservé le premier volume à la bibliothèque municipale.
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Sur le site de l’éditeur français on décrit l’histoire comme suit: “Après avoir oeuvré au bonheur de l’humanité pendant 2000 ans, les deux amis décident de prendre quelques vacances en louant un petit appartement sur Terre. Ils vont découvrir un mode de vie bien éloigné du paradis et vous offrir un regard inédit sur notre quotidien. Vous apprendrez ce que ressent Jésus quand on le prend pour Johnny Depp, ou ce que pense Bouddha de ces statues à son effigie, qui ont tant de succès dans les magazines de décoration.” Ça me rappelle vaguement les prémices du Satirycon de Pétrone. Pas super original mais sûrement hilarant.
Hikaru NAKAMURA est une jeune mangaka qui ne semble avoir publié qu’un seul autre manga: ?????? ? ???? (Arakawa Under the Bridge) une comédie romantique prépublié dans Young Gangan, compilée en treize volumes (jusqu’à maintenant) et qui a été adapté au cinéma. Si Sei Onii-san est de retour dans l’actualité nippone c’est qu’un film d’animation vient tout juste de sortir dans les salles japonaises (scénario de Rika NEZU et réalisation de Noriko TAKAO). En voici la bande-annonce sur Youtube:
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Press Review (2013-05-23)
I am right in the middle of a ten-day vacation. Unfortunately, document.write(“”); the cold temperature we’ve had in the middle of the month seems to have revived my cold and I’ve spent most of the first part of my vacation sleeping, coughing, blowing my nose and adding entries to my new Goodreads account (it’s great to list and review books I’ve read, linking to my blog; I strongly recommend people to try this and comment on my reviews or exchange opinion). I had so much planned (like catching up on my writing or doing stuff around the house: getting rid of mice, cleaning up the garage, etc.). I am feeling a little better now so I should get going (although it has been raining a lot in the last few days) because I fear I will have even less time in the coming months (I’ve picked up some union duties as a rep and I’m planning to get involved a little in the Goodreads community as librarian). And I’m not getting any younger (today is my birthday, I’m now fifty-one)…
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As for the news, there are not much to talk about (besides a series of tornadoes in the U.S.A.), but as usual you can find links to my selection of news stories right after the jump:
Anime & Manga related, Japan, Popular Culture
- Les Japonais s’arrachent le nouveau Murakami (Radio-Canada)
- $1.4 Million+ for ‘Robotech RPG Tactics’ (ICv2)
Apple, apps and mobile devices news
- STM says merci to transit users with iPhone app (The Gazette, iTunes App store)
- iMovie 9.0.9 fixes camera connection, iOS import problems (MacNN)
- Engadget takes Unikey’s iPhone assisted keyless entry for a spin (TUAW)
Books, Digital Edition & Library
- Haruki Murakami makes first appearance in Japan for 18 years (The Telegraph)
- The science of webcomics (The Guardian)
- E-books not growing much in Canada, slightly better in the US (TUAW)
Economy, Environment & International/U.S. Politics
- Huge Tornado Flattens Towns Near Oklahoma City (Popular Science)
Health, home & garden
- Sun’s blood pressure benefits ‘may outdo cancer risks’ (BBC)
- Retirement ‘harmful to health’, study says (BBC)
- Alzheimer’s Cases Rise, But Hope Remains (NPR)
Humour
Local News & National Politics
- Projet pilote STM Merci: des rabais aux usagers grâce à une application (Canoe)
- Le spectre des défusions revient hanter Montréal (Le Devoir)
- Marois unveils ‘ambitious’ buy-local food policy (The gazette)
- Les punaises font leur lit à Montréal (Le Monde!)
- Comme Ottawa, Québec censure ses chercheurs (Le Devoir)
- «La première fois» qu’un avis d’ébullition touche 1,3 million de Montréalais (La Presse)
- Boil-water advisory widens for Montreal area (The Gazette)
- VSP: IMPORTANT ! Avis d’ébullition d’eau en vigueur jusqu’à nouvel ordre (Lien)
- Eau potable: Montréal en alerte (Le Devoir)
Media, Culture, & Society
- Ray Harryhausen dead at 92 (Inside Movies)
- Ray Harryhausen, Cinematic Special-Effects Innovator, Dies at 92 (NYT)
- Plaidoyer en faveur de l’enseignement des langues anciennes (Le Devoir)
- The modern history of swearing: Where all the dirtiest words come from (Salon)
- ‘Tudors’ Creator Michael Hirst Explains How He Nearly Missed His Leading Man Travis Fimmel For ‘Vikings’ (Huffington Post)
- Matt Smith, David Tennant In New ‘Doctor Who’ Behind-The-Scenes Preview (Huffington Post)
- Doctor Who Final Episode – Has ‘The Name Of The Doctor’ Changed The Rules Of The Game? (Huffington Post)
- Doctor Who Finale Explains the Impossible Girl and Introduces a New Face (Seattle Pi)
- ‘Doctor Who’ and the big finale question: Who is John Hurt playing? (Digital Spy)
- “Jodorowsky’s Dune”: The sci-fi classic that never wa (Salon)
- Doctor Who Season 8 Confirmed! (Geek Tyrant)
- Vive le latin! (Le Devoir)
Sciences & History
- Europeans are basically one big family (Futurity)
- Deadly giant snail found in Houston (NBC)
- Time-Lapse GIFs Show Earth Transforming Over 25 Years (Popular Science)
- Viral ‘Space Oddity’ ISS video made using iPad, Garageband (Electronista)
- Opportunity breaks 40-year old NASA space-drive record, reminds Curiosity who’s boss (Engadget)
- Des ouvriers détruisent un temple maya pour récupérer des pierres (Le Monde)
- La première chanson enregistrée dans l’espace (Le Monde)
- Le minuscule squelette qui a affolé les ufologues (Le Monde)
- Nasa’s Curiosity Mars rover drills second rock sample (BBC)
- Bahrain digs unveil one of oldest civilisations (BBC)
- Irish potato famine mystery solved after 168 years (The Verge)
- Dolphins persuade Navy trainers to dredge up 130-year-old torpedo (NBC)
- The first GIFs? Prehistoric rock carvings become ‘animated’ under sunlight (The Verge)
- Scientists agree on climate change. So why doesn’t everyone else? (Washington Post)
Technology, Gadgets & Internet
- Nest acquires MyEnergy, inherits better analysis tools for its customers (Engadget)
- Nielsen includes Internet viewers for the first time, estimates that there are now 115.6 million TV homes in the US (Engadget)
- Google Drive triples free storage to 15 GB (TUAW)
- Philips Hue bulbs get smarter with geofencing (Apple Insider)
- Watch the World Edit Wikipedia in Real Time (Gizmodo)
- Philips Hue just got a little brighter with 1.1 app update (Engadget)
- Yahoo offers Flickr revamp with 1TB of ‘free storage’ (BBC)
[ Traduire ]
Importante information syndicale
Je rappelle à tout les cols-blancs de la Ville de Montréal (mais principalement à mes collègues aides-bibliothécaires) que le formulaire de choix sur la formule d’indexation du régime de retraite doit être envoyé et reçu au BRRM avant le 24 mai 2013 et que ce choix est irrévocable!
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Voir le billet Petite information syndicale pour les détails et liens pertinents.
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L’image du Mer-fleurie
Les premiers iris de mai…
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L’image du Chat-medi
Saya dans un bol.
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Video clip from space!
With this version of David Bowie’s Space Oddity, document.write(“”); Chris Hadfield will enter history books for having recorded the first video clip in space… with an iPad! Great!
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Petite mise à jour
Comme ces dernières semaines ont été plutôt mouvementées, ce week-end je me repose: je lis et je fais du rattrapage dans le visionnement de séries télé. De toute façon il fait trop froid pour travailler dans le jardin (on annonce d’ailleurs un risque de gel pour cette nuit, alors priez pour mes plants de tomate ! Contrairement à certains, je n’ai pas l’espace pour de @#$%?&* de belles patates 😉
J’en ai quand même profité pour faire quelques petits ajustements dans la disposition du blogue (en ajoutant quelques éléments dans la colonne de droite) et mettre à jour ma bibliographie.
Et bonne Fête de Mères (en retard)!
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Press Review (2013-05-07)
The last few weeks were quite eventful: there was a terrorist attack at the Boston marathon, document.write(“”); ricin letters were sent to Obama and some members of Congress, a fertilizer plant exploded in Texas, etc. Spring is definitely here since I saw flights of geese going north, but winter doesn’t want to be forgotten yet. One day, toward the end of april, we saw all kind of weather altogether: it rained, snowed and we even got hail! The next day, my wife and I were celebrating the 2nd year in our new house. As soon as may started, the summer showed its warm face as temperature raised around 15 and 20 degrees celsius, but trees were still bare. I was longing for some green foliage and flowers. It all came out in the last week. Now we really feel the summer. This week-end, after attending Boréal, we have started to work on the garden, cleaning up and planting tomatoes and other vegetables. With all this, I was quite busy so I didn’t gather much news links. Check my slim pick after the jump:
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Anime & Manga related, Japan, Popular Culture
- Kansai Club Publishing to Release Osamu Tezuka’s The Crater (ANN)
- Ghibli Director Goro Miyazaki Aims to Complete New Work in 2014 (ANN)
- Cruise in Yukikaze (ICv2)
- 2013 Eisner Nominations (ICv2)
- Anime Consortium to Launch in U.S. (ICv2)
- Robotech RPG Tactics Blows through Goal (ICv2)
- Sion Sono : “Comprendre Fukushima non par la logique, mais par l’émotion” (Le Monde)
Apple, apps and mobile devices news
- WhereverTV streaming service still exists, is now available on iOS (Engadget)
- Delicious Library 3 to add recommendation engine, iOS cataloging app (TUAW)
- GoComics app released for iOS, Android and Windows Phone, digitizes the Sunday funnies (Engadget)
- Apple may post WWDC 2013 videos while conference still underway (MacNN)
- WWDC 2013 to take place June 10 through 14 (MacNN)
- Delicious Monster releases Delicious Library 3 with companion iOS scanner app (TUAW)
- Google Now, maintenant sur iOS (MacQuébec)
Books, Digital Edition & Library
- To Self-Publish or Not? A Word of Warning (NYT)
- With Bookselling in Deep Turmoil, Book Sales Are on the Rise (The Atlantic)
- Au Québec, “La Presse” fait le pari de l’iPad et de la gratuité (Le Monde)
- Viens dans mon e-comic strip (Le Monde)
- E-Reading Rainbow: Hachette to bring entire e-book catalog to public libraries (Engadget)
- Printed books are still favored by Brits, but digital sales are rising (Engadget)
Economy, Environment & International/U.S. Politics
- Terreur au marathon de Boston (Le Devoir)
- Video Points Investigators Toward Suspect in Boston Bombings (NYT)
- Attentat de Boston: «Capturé! La terreur a pris fin.» (Le Devoir)
- Why does America lose its head over ‘terror’ but ignore its daily gun deaths? (The Guardian)
- Israel: Syria has used chemical weapons, victims seen ‘foaming from the mouth’ (NBC)
- Focus Shifts in Ricin Case as Charges Are Dropped (NYT)
- Texas explosion: residents of West shocked by devastation (NYT)
- Oslo’s So Good at Recycling that It’s Run Out of Trash (Gizmodo)
- Suicides soar among US middle-aged people (BBC)
Health, home & garden
Humour
Rhymes with Orange (2013-03-07)
Pearls before swine (2013-03-09)
Non sequitur (2013-03-25)
Zits (2013-04-03)
Unshelved (2013-04-11) 
Sciences & History
- Historic psalm book could fetch $30m (The Guardian)
- Radioactive Gases Detected From North Korea’s Recent Nuclear Bomb Test (Popular Science)
- Battlefield ‘killer robots’ almost a reality, campaigners warn (The Telegraph)
- Richard III: les archéologues veulent exhumer une deuxième tombe (La Presse)
- Excavated skull suggests Jamestown colonists resorted to cannibalism (The Guardian)
- A Point Of View: Ghosts in the material world (BBC)
- Richard III team makes second Leicester car park find (BBC)
Technology, Gadgets & Internet
- Nest Energy Services link home cooling to utilities’ cloud data (Engadget)
- Nest 3.5 update adds Cool to Dry, Sunblock modes (Electronista)
- Nest updates iOS app and adds notifications (TUAW)
Union stuff & Montreal’s libraries
- Rapport sur les régimes de retraite- accueil mitigé prévu à Québec (La Presse)
- Trente bibliothèques municipales font leur ménage du printemps (Radio-Canada)
[ Traduire ]
Congrès Boréal
Je rappel à tous que le Congrès Boréal se tient ce week-end, document.write(“”); les 3, 4 et 5 mai, à l’Hôtel Expresso de Montréal. Boréal est LE congrès de science-fiction, de fantastique et des littératures de l’imaginaire d’expression francophone au Canada depuis 1979! Les détails de la programmation sont sur leur site internet. Au plaisir de vous y voir!
Mai, mois de la BD
Mai est le mois de la BD dans les bibliothèques de Montréal. Pour une deuxième année consécutive, document.write(“”); les bibliothèques de Montréal — en collaboration avec le Festival BD de Montréal — organisent de nombreuses activités qui mettent la bande dessinée à l’honneur. Pour plus de détails, veuillez consulter le calendrier des activités et le site “Mai, Mois de la BD dans les Bibliothèques de Montréal: sortez de votre bulle !” Vous trouverez aussi quelques anecdotes surprenants sur la BD sur la page “Saviez-vous que?” À vos BDs!
Je suis vivant et vous êtes morts
“Tout commence avec le souvenir d’un cordon de lampe qui n’existe pas. La plupart des gens se disent « c’est bizarre » et passent outre. Pas Philip K. Dick. Pour lui, document.write(“”); c’est le début d’un doute incessant : sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? L’existence de l’écrivain sera guidée par ces retournements, tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique, junkie…”
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“Emmanuel Carrère est né en 1957 à Paris. Prix Renaudot 2011 pour Limonov, il est également l’auteur de La Moustache, La Classe de neige (prix Femina 1995), L’Adversaire, Un roman russe et D’autres vies que la mienne.”
«L’écriture d’Emmanuel Carrère est extraordinairement hypnotique tout en paraissant simple. Il possède cet art de rendre intéressant, vital, symbolique chaque destin qu’il décide de raconter.»
[ Texte de la couverture arrière ]
Continuez après le saut de page >>
La première fois que j’ai eu Je suis vivant et vous êtes morts entre les mains, alors que je le préparais pour le mettre en circulation à la bibliothèque, je n’en ai pas pensé grand chose. Je connaissais Emmanuel Carrère de nom (ayant beaucoup entendu parlé de Limonov par exemple) mais je n’avais jamais lu (ou même été tenté de lire) un de ses livres. Toutefois, je feuillette toujours les livres qui me passent entre les mains: par nécessité d’abord (pour avoir les information nécessaire pour bien catégoriser le livre et l’identifier avec le pictogramme adéquat), par curiosité souvent, mais surtout pour me familiariser avec la collection afin de pouvoir bien servir la clientèle (cela m’a souvent été utile). Je croyais que c’était un roman, alors j’ai été extrêmement surpris de découvrir qu’il s’agissait en fait d’une livre traitant de Philip K. Dick (sans conteste l’un de mes auteurs favoris). En fait, c’est une biographie romancée de Dick, ce qui n’est, après tout, pas si surprenant que cela puisque Carrère a plusieurs fois touché au genre biographique (Werner Herzog, L’Adversaire, D’autres vies que la mienne, Limonov). J’ai d’abord cru que c’était un livre récent, puisqu’il m’arrivait avec les nouveautés, mais en fait c’est la réédition en format poche d’un livre paru en 1993! Malgré tout, j’ai tout de suite su que je devais absolument lire ce livre.
Le récit que Carrère fait de la vie de Dick est fascinant. Si j’ai d’abord trouvé son style plutôt agaçant, je me suis toutefois rapidement habitué aux interventions de l’auteur dans son récit et aux différents artifices qu’il utilise pour y donner vie. Son style fluide nous emporte rapidement. Carrère nous dit que, pour préparer son ouvrage, il a lu beaucoup de livres, attachant beaucoup d’importance aux biographies de PKD (principalement Divine Invasion: The Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick). Il a également rencontré et interviewé plusieurs proches de Dick. Toutefois sa principale source a été l’oeuvre de Dick elle-même.
Carrère décrit et explique plusieurs nouvelles et romans de PKD à travers lesquels il nous fait découvrir le cheminement existentiel de l’auteur qui a été tour à tour intello, bohème, bourgeois, artiste, hippy, junky et mystique. Ces différentes étapes ont été ponctué par une succession d’épouses ou de compagnes: Jeanette l’amatrice de musique classique rencontrée dans la boutique de disques où travaillait PKD (1948), Kleo la gauchiste rebelle (1950), Anne (1959) qui lui donne une fille (Laura Archer née en 1960) et qui souffrait d’instabilité psychologique, Nancy la mondaine (1964) qui lui donne une seconde fille (Isa) et Tessa la timide croyante avec qui il s’installe à Fullerton (1972) et qui lui donne un fils (Christopher né en 1973). Il décrit également la série d’événements ou de visions qui jalonnent sa vie et le marquent profondément: la mort de sa sœur jumelle un peu plus d’un mois après leur naissance, son père portant un masque à gas de la 1ère guerre mondiale, un visage dans le ciel, le cambriolage de sa maison de Berkley, une livreuse de pharmacie portant un pendantif en forme de poisson qui provoqua ce que PKD appela son “anamnèse”, etc.
Ainsi Carrère remet l’oeuvre dans le contexte de la vie de PKD, et vice-versa, tentant d’expliquer ce qui l’avait amené à écrire tel livre ou ce que telle histoire exprimait de la vie de PKD ou de son état d’esprit à une époque donnée. C’est durant sa relation avec Anne, qui l’encourage beaucoup à écrire, que PKD commence à produire ses oeuvres les plus significatives: The Man in the High Castle (Le Maître du Haut Château, publié en 1962), Clans of the Alphane Moon (Les Clans de la Lune alphane, paru en 1964), The Three Stigmata of Palmer Eldritch (Le Dieu venu du Centaure, publié en 1965). PKD soutient un rythme effréné d’écriture grâce à l’utilisation d’amphétamines (aka “speed”) mais ceux-ci auront un effet dévastateur sur sa santé. Durant son mariage avec Nancy, il écrit, entre autres, Do Androids Dream of Electric Sheep? (aka Blade Runner, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, publié en 1968), Ubik (1969) et Flow my Tears, the Policeman Said (Le prisme du néant, écrit en 1970 mais publié en 1974) dont le titre est inspiré d’une pièce ce John Dowland, luthiste anglais du XVIe siècle que PKD appréciait beaucoup.
Il avait souvent eut des périodes de dépression mais, lorsque Nancy le quitte, il sombre à son plus bas. Il se drogue beaucoup, partage sa maison avec un groupe de junkies, et, en 1971, le cambriolage de sa maison exacerbera sa nature paranoïaque. Sous prétexte d’une convention de science-fiction, il tente de refaire sa vie en s’installant à Vancouver mais il se sent isolé plus que jamais et tente de se suicider. Après un passage de trois semaines dans une maison de désintoxication (X-Kalay), il revient en Californie et s’installe à Fullerton. Ces expériences lui inspireront A Scanner Darkly (Substance mort, écrit en 1973 mais publié en 1977).
PKD avait souvent réfléchit à la religion, particulièrement au travers de ses longues discussions théologiques avec l’évêque James A. Pike (évêque épiscopalien du diocèse de Californie, rencontré à l’automne 1965 par l’entremise d’une amie, dont la foi vacilla suite aux révélations des manuscrits de la mer morte qui suggéraient que le Jésus historique n’aurait été qu’un simple prédicateur Essénien (apparemment, ceux-ci mangeaient un pain et buvaient un bouillon fait à partir d’un champignon hallucinogène, en une sorte de cérémonie antérieure à la communion!), il introduisit PKD à la Gnose et, par cela, eut une grande influence sur lui; il est également l’inspiration du personnage de Timothy Archer dans The Transmigration of Timothy Archer). Il eut aussi quelques expériences pseudo-religieuses (comme la vision d’un visage dans le ciel, qu’un prêtre attribua à Satan) sans doute causées par les effets secondaires des nombreuses drogues qu’il consommait. Mais rien de cela n’était comparable au mysticisme profond qu’il éprouva à partir de 1974 (possiblement déclenché par sa tentative de suicide, son séjour à X-Kalay, la chute de Nixon (son ennemi juré!), le sevrage de la drogue ou sa fameuse anamnèse). Obsédé, il passa de nombreux mois, sinon des années, à spéculer sur son expérience religieuse, définissant sa gnose dickienne dans de volumineux carnets de notes qu’il appelait son Exégèse. Ses cinq derniers romans (la “trilogie divine”) en sont fortement empreint: d’abord Radio Free Albemuth (une première tentative d’exprimer son expérience, écrit en 1976 mais publié de façon posthume en 1985), puis VALIS (SIVA, 1980), The Divine Invasion (L’Invasion divine, 1981) et The Transmigration of Timothy Archer (La Transmigration de Timothy Archer, 1982), puis finalement The Owl in Daylight (jamais complété, il y travaillait au moment de sa mort, le 2 mars 1982, suite à un AVC et à une crise cardiaque).
La biographie que nous présente Carrère nous permet de mieux comprendre qui était PKD, ainsi que son oeuvre. Dans le fond, PKD est une sorte de philosophe moderne qui questionne sans cesse tant sa propre identité que la véritable nature de la réalité et qui s’est façonné une conception de l’univers influencée par ses expériences avec une vaste pharmacopée (source de son instabilité psychologique, de sa paranoïa, de sa schizophrénie — quoique, apparemment, les drogues dures n’y ont pas joué de rôle significatif, à part pour une brève période de sa vie, contrairement à l’image qu’on a eut de lui particulièrement en Europe) et par ses croyances gnostiques. Mais dans quelle mesure tout ce que nous raconte Carrère est réel? Quelle part en est spéculation ou invention ? En effet, certains anecdotes ou détails nous semble douteux car trop précis. Après tout l’ouvrage est décrit comme une biographie “romancée.” Comme beaucoup d’auteurs, PKD a sans doute puisé dans ses propres expériences pour étoffer ses récits, mais j’ai l’impression que Carrère a parfois comblé les vides dans la vie de son sujet en tirant la matière directement de l’oeuvre de PKD sans se soucier si l’anecdote était véridique ou fictif. Cela expliquerait sans doute pourquoi, comme certains en ont fait la juste remarque, que Je suis vivant et vous êtes morts “se lit comme un roman de Dick”.
En lisant Je suis vivant et vous êtes morts, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à deux autres documents traitant de la vie de PKD qui me sont tombé dans les mains ces dernières années. L’un est un documentaire video un peu minable (mais qui offre tout de même quelques information intéressantes) qui regroupe des interviews de proches de PKD: The gospel according to Philip K. Dick (Amazon, IMDb, NYT). L’autre est un film (réalisé par Matthew Wilder, avec Bill Pullman) que j’ai vu au Festival des Films du Monde en 2008, Your Name Here, qui offre un douteux et bouffon hommage à la vie de PKD, possiblement inspiré par la fascination qu’il avait pour la chanteuse Linda Ronstadt (IMDb, Polly Staffle).
En lisant tout ceci je me rend compte que PKD a exercé sur moi une plus grande influence que je ne le croyait. Certes, ma fascination pour cet auteur provient d’abord d’une certaine affinité commune (j’ai eu mon lot d’expériences personnelles dickiennes, incluant une certaine paranoïa, un alter-ego androïde du nom de Flip Cody (sans doute lui même influencé par la participation à de nombreux jeux de rôle), un intérêt académique pour les religions, des voix intérieures (ou de la poésie?) criants “Libera me” ou “Let me out of here!” (tout cela sans le moindre usage de drogue!), etc.) mais il m’apparait que beaucoup de ces choses que j’ai ressenti ou rêvé me viennent probablement des livres de PKD que j’ai lu, oublié et que mon subconscient a intégré. Fascinant!
Finalement, Je suis vivant et vous êtes morts m’a fait découvrir des facettes de PKD que je n’avais jamais imaginé. D’une part, j’ignorais que ses oeuvres contenaient autant d’éléments autobiographiques. C’est troublant. D’autre part, je ne pensait pas que l’aspect religieux y avait eu autant d’importance et d’influence. Mmmm… Tout cela me donne le goût de relire les livres de PKD (mais cette fois non pas en traduction mais dans la version originale). Quoiqu’il en soit, si vous n’êtes pas familier avec PKD, Je suis vivant et vous êtes morts vous le fera découvrir (mais gare aux “spoilers”). Et si vous êtes déjà un amateur, il vous le fera vraiment découvrir!
Outre l’oeuvre de PKD elle même, plusieurs ouvrages ont été écrit à son sujet. À part les Divine Invasions: A Life of Philip K. Dick par Lawrence Sutin et The Search for Philip K. Dick par Anne R Dick (déjà mentionné plus haut), voici quelques suggestions de lectures que je peux vous (et me) faire (tous les liens sont vers Amazon.com): Tessa B. Dick: My Life on the Edge of Reality par Tessa B. Dick, Philip K. Dick: Remembering Firebright par Tessa B. Dick, Philip K. Dick and Philosophy: Do Androids Have Kindred Spirits? par D. E. Wittkower et, bien sûr, The Exegesis of Philip K. Dick par Philip K. Dick, Pamela Jackson & Jonathan Lethem. La version anglaise de Je suis vivant et vous êtes morts (I Am Alive and You Are Dead: A Journey into the Mind of Philip K. Dick par Emmanuel Carrère) mérite également d’être mentionnée (ne serait-ce que pour nos lecteurs anglophones).
Je suis vivant et vous êtes morts, par Emmanuel Carrère. Paris, Éditions du Seuil (Coll. Points, #258), 2012. 11 x 18 x 1.8 cm, 416 pg., 7,70 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-7578-3072-7. ![]()
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
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Je suis vivant et vous êtes morts © Emmanuel Carrère et les Éditions du Seuil, 1993.
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Solde de livres des ABM

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Ne manquez pas cette semaine le solde annuel de livres des Amis de la bibliothèque de Montréal qui a lieu du 27 avril au 5 mai, document.write(“”); de 13 h à 19 h, à l’Aréna Étienne-Desmarteau (3430, rue de Bellechase, Montréal) ! Plus de 90,000 livres et revues à petits prix ($0.50 pour revues, $1-$2 pour les livres) ! Quand les bibliothèques de Montréal font le ménage de leur livres, on s’arrange pour trouver à ces livres-là de toutes nouvelles familles qui en prendront soin. Venez faire votre part tout en contribuant à financer les activités dans les bibliothèques.
Tant qu’à être dans les annonces, n’oubliez pas de consulter la nouvelle section “Bibliothèque Numérique” du réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal…
Golden Week
Today is Showa Day, document.write(“”); marking the start of the Golden Week in Japan. Enjoy!
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Check last year’s entry for more details….
Petite information syndicale
Je m’empresse de transmettre à mes collègues aide-bibliothécaires ces information (principalement sur les banques de congé et sur le choix de formule d’indexation du régime de retraite) qui pourront sans aucun doute leur être utile. Je suis désolé si je poste ce billet plutôt tardivement mais je suis pas mal occupé et il m’a fallut du temps pour rassembler ces information (et j’attend encore confirmation pour certains éléments).
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Les détails après le saut de page:
Formule d’indexation de votre régime de retraite
Plusieurs personnes m’ont questionné sur la lettre qu’ils ont reçu du bureau des régimes de retraite et qui les avisait que, document.write(“”); suite de l’entente d’harmonisation des régimes de retraite, ils devaient faire un choix sur la formule d’indexation de la rente avant le 24 mai 2013.
Je me suis moi-même questionné sur ce choix, étant un peu perplexe de découvrir des disparités entre les chiffres que donnait la documentation fournis par le BRRM et ceux que le syndicat (SFMM) avait donné dans le Fonctionnaire Express du 2011-11-30 annonçant l’entente d’harmonisation.
Le SFMM a récemment mis en ligne des information qui clarifient beaucoup les choses (du moins pour moi; l’apparente disparité provenait du fait qu’il y a deux groupe de retraités: le groupe A (permanents avant le 1er mai 1983) et le groupe B (permanent à compter du 1er mai 1983), ayant des taux annuel d’indexation différents). Je vous conseil de jeter un coup d’oeil à ces information.
Le gens du groupe B doivent choisir entre l’ancienne méthode (indexation déterminée par la formule Indice Monétaire d’Inflation (IMI) – 3%) et la nouvelle (taux annuel d’indexation fixe de 1%).
Je ne peux pas faire de recommandation mais, pour ma part, je crois que l’ancienne méthode (si elle a été favorable par le passé) ne l’est plus depuis le début de la crise financière et risque fort de rester défavorable pour un avenir prévisible. La méthode d’indexation au taux annuel fixe de 1% me semble donc plus sûre.
Je vous rappelle que le formulaire doit être envoyé et reçu au BRRM avant le 24 mai 2013 et que ce choix est irrévocable!
Banques de congé
Ce sujet génère beaucoup de confusion et de nombreux collègues me posent des questions afin d’obtenir des précisions. Je dois avouer qu’il est difficile d’y voir clair dans tout ça et je vais donc faire mon possible pour tout expliquer.
Pour les cols-blancs auxiliaires:
Vacances
- la banque se termine le dernier vendredi d’avril (26 avril 2013) et la nouvelle banque commence le samedi suivant (27 avril 2013)
- les congés non utilisés seront payés dans les trente jours
Mobiles (Loi 128)
- la banque se termine le dernier vendredi de mai (31 mai 2013) et la nouvelle banque commence le samedi suivant (1er juin 2013)
- tout les congés mobiles doivent être utilisés sinon on les perd !
Maladies
- la banque se termine le dernier vendredi de mai (31 mai 2013) et la nouvelle banque commence le samedi suivant (1er juin 2013)
- les premières 21 heures de congés non utilisés sont converties en Mobile pour la banque suivante et le reste est payé avant le 1er août
Pour les cols-blancs permanents:
Toutes les banques de congé pour les cols-blancs permanents se terminent chaque année le 30 avril et les nouvelles banques commencent le 1er mai.
Vacances
- “L’excédent de trois (3) semaines de vacances acquises par le fonctionnaire permanent (…) et non utilisé (…) peut être ajouté au 1er mai à la banque globale de temps [BGT] prévue au paragraphe 28.15.” (article 26.10 de la convention collective).
- Pour obtenir ce transfert à la BGT, vous devez remplir le formulaire disponible uniquement sur l’intranet (en naviguant les menus > Finances: Centre de documentation: Paie: Formulaires: Transfert de solde au 30 avril 2013; ou avec ce lien intranet direct: http://servicesti/finances/vacances-cols-blancs-permanents/). Ce choix de transfert est irrévocable.
- Si aucun choix de transfert n’est fait les heures excédantes seront automatiquement perdues !
- Comme il est question ici de l’excédent de trois (3) semaines de vacances, on doit en déduire que les trois premières semaines de vacances doivent être absolument prises sinon on les perd. À noter que, selon l’article 26.02, les heures de vacances acquisent par le fonctionnaire permanent ayant entre 2 ans et 5 ans d’ancienneté, sont justement de trois semaines (105 heures). Les permanents avec moins de cinq (5) ans d’ancienneté n’ont donc AUCUN excédent de vacance transférable !
- Donc, si vous avez moins de cinq ans d’ancienneté, vous devez prendre toutes vos vacances sinon vous les perdez.
Maladies
- “Le solde du crédit d’heures en maladie acquis par le fonctionnaire permanent [en accord avec l’article 24.01b] (…) est, pour les premières vingt et une (21) heures, soit versé à la banque de vacances, soit versé à la globale de temps [BGT] prévue au paragraphe 28.15. Le reste peut (…) soit être ajouté, au 1er mai, au nombre d’heures de vacances de l’année en cours (…), soit être versé à la banque globale de temps (…), soit être remboursé par l’Employeur au plus tard le 30 juin (…).“ (article 24.07a de la convention collective).
- Donc, les premières 21 heures du solde de maladies peuvent être soit
1) transférées à la BGT (option) ou
2) transférées en vacances (défaut)- Les heures restantes (s’il y a lieu) peuvent être soit
1) transférées en vacances (option 1)
2) transférées à la BGT (option 2) ou
3) remboursées au plus tard le 30 juin (défaut)- “Le fonctionnaire permanent doit aviser l’Employeur, par écrit, au plus tard le 1er mai de chaque année“ (art. 24.07b) de son choix. Pour ce faire il doit absolument remplir en ligne les formulaires disponibles sur le site intranet des Finances (menu > Centre de documentation: Paie: Formulaires: Transfert de solde au 30 avril 2013). Auncun formulaire papier ne sera traité. De plus, ce choix est irrévocable.
- Si aucun choix n’est fait, les premières 21 heures du solde de maladies seront automatiquement transférées en vacances, et la balance d’heures sera automatiquement payée.
Mobiles et Fériés
Ni la documentation reçu par les Ressources Humaines [RH], ni la convention collective, ne donnent de précision sur l’excédent éventuel de congés fériée.
De plus, il est précisé que les heures de congés mobile “ne peuvent être transportées à l’année suivante” (art. 27.01b). Ce qui voudrait dire que “les heures de congé mobile ne sont ni monnayables, ni reportables à une autre année et elles sont automatiquement perdues“ (selon l’aide-mémoire à l’intention du personnel col blanc permanent préparé par les RH).
Hors, la documentation et l’article de la convention mentionnés ci-haut, s’adressent au fonctionnaire permanent typique (qui travaille du lundi au vendredi). Les aides-bibliothécaires ont un horaire atypique qui, je crois, est couvert par l’article 27.04 (Remise de congés pour le fonctionnaire permanent travaillant régulièrement selon un système de rotation ou durant les fins de semaine), particulièrement par l’alinéa d):
- “À défaut d’être pris avant le 30 avril d’une année, les heures de congé mobile et les jours fériés accumulés (…) sont ajoutés au crédit de vacances de l’année suivante (…).”
- Les mobiles et les fériés non utilisés seraient donc transférable en vacances.
- Toutefois, ceci reste à être confirmé soit par le syndicat ou les RH (quoique ma directrice syndicale me renvoi à mon administrateur ou aux RH sur ce sujet, et ceux-ci sont notoirement lent pour répondre à toutes questions de ce genre). Pour l’instant il serait sans doute plus prudent d’utiliser toutes les heures de mobiles et de fériés…
Je rappel aussi aux cols blancs permanents:
- qu’il faut maintenir la balance des 1820 heures
- que pour tout vos paiements de soldes (maladies ou vacances) vous avez deux options:
1) recevoir en juin le montant payable MOINS les déductions d’impôt et autres retenues à la source (option par défaut si aucune demande n’est faite à la Paie institutionnelle)2) transférer le montant payable (moins les déductions obligatoires à la RRQ) dans un REER (Caisse du Réseau municipal, SSQ, La Capital, Banque Laurentienne ou au Fonds de solidarité des travailleurs du Québec de la FTQ). La date limite pour compléter la demande est le 26 avril 2013. Ce choix est irrévocable.
Finalement (en bonus pour les courageux qui ont lu ce billet jusqu’ici), j’ai lu sur SIMON une offre d’emploi qui m’a choqué: l’arrondissement de St-Léonard offre des postes ÉTUDIANTS d’aide-bibliothécaire au salaire minimum ($10.51 / hr)! On me dit qu’il y a des ententes pour permettre ce genre de chose durant l’été, mais, considérant que beaucoup d’aide-bibliothécaire auxiliaires ont de la difficulté à travailler un nombre d’heures décents, et que, à un tel salaire, l’employeur favorisera certainement les employés qui lui coûte le moins cher, je trouve cette situation intolérable. Je me demande même si cela est “légal” en vertu de notre convention. Ça serait à voir…
Aussi, considérant que par les années passées j’ai toujours reçu mon échelon en février et la rétro-activité en mars, je me demande si c’est normal que je n’ai pas reçu encore le paiement de la rétro. Est-ce que quelqu’un sait ce qu’il en est?
Considérant tout le trouble qu’on a à trouver, interpréter ou comprendre l’information sur des sujets tels qu’abordé dans ce billet, je propose de donner à l’employeur la devise suivante: “Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué” !
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References Manga
Cela faisait un bon bout de temps qu’il n’y avait pas eut de livres de référence sur le manga de publié (à part la pléthore de livres sur comment dessiner dans le style manga!). Toutefois, document.write(“”); je viens de prendre connaissance de la publication récente de deux de ces références. Je ferai tout mon possible pour les commenter dès que je les aurai trouvé (le réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal devrait en faire l’acquisition bientôt) et consulté. Cela s’ajoutera à ma série de commentaires que j’avais intitulé “Anime & Manga Reference Desk” (ainsi qu’à la liste “Essential anime & manga references” que je n’ai malheureusement pas mise à jour depuis longtemps) et que j’avais publié dans Protoculture Addicts (je planifie d’ailleurs de reprendre ici, en français, cette série de commentaires bibliographiques).
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La première de ces réréfences nous viens des éditions Kazé (qui avaient publié les deux éditions du Guide Phénix) sous la supervision de Sébastien Kimbergt (journaliste du magazine Animeland). Intitulé Le Meilleur du Manga: Édition 2013 (Les conseils des pros pour s’y retrouver dans la masse !), ce guide a pour objectif d’orienter le lecteur et de l’aider à choisir les meilleurs manga à travers la très grande quantité de titres disponibles. Pour ce faire, le guide a compilé les top 5 d’une centaine de professionnels du livre et du divertissement, tirant leur sélection parmi les 550 titres publiés en France entre septembre 2011 et août 2012, afin de produire un top 20 des ouvrages les plus populaires et unanimement célébrés. On y trouvera également “des guides de lecture thématiques, des trucs et astuces pour choisir une nouvelle série à lire, mais également des articles de fond, des infos amusantes et deux interviews de mangakas : Rei TOMA, l’auteure de l’Arcane de L’Aube et Kaoru MORI l’auteure de Bride Stories”. L’ouvrage de 192 pages, qui se vend pour 7,95€ ($13.95 Cdn), est disponible dans les librairies depuis le 23 janvier 2013, en France, et depuis mars au Québec. (Source: Animeland)
La seconde référence est un peu moins récente. Manga: Les 120 incontournables; La mangathèque idéale, écrit par Olivier Richard et publié par 12 Bis, nous offre une sélection subjective de 120 titres de manga jugés incontournables, présenté alphabétiquement, divisé selon les catégories d’âges habituelles (shônen, seinen, shôjô et josei). Chacune des notices, en plus des information bibliographiques, offre un résumé de l’histoire et un commentaire critique. Animeland nous apprend également que l’ouvrage ne comporte AUCUNE illustration. Parus en novembre 2012, l’ouvrage (10×15 cm, ISBN : 978-2-35648-451-2) de 300 pages se vend pour 9.90 € ($17.95 Cdn) et est disponible au Québec depuis janvier 2013.
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Press Review (2013-04-15)
April already. Still tired and a little depressed for no real reasons other than probably the end of winter blah. Still got mice problem: the cats got a tiny one on the first floor (they’re spreading and reproducing! But it seems that cats are the best countermeasure). Winter came back for a last hurrah and we got snow again last friday. They were forecasting fifteen centimetres but we probably got no more than five on the ground. Very wet snow. And it melted completely within two days. And I have a damn cold again.
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Besides the deaths of Roger Ebert and Margaret Thatcher, document.write(“”); or the sabre rattling of North Korea (trying to bully the West into getting more aid again; when you comply to taxing you just show that you’re weak; they should give them a good lesson for once and for all), it was a very quiet couple of weeks in the news. Have a look on the links after the jump:
Anime & Manga related, Japan, Popular Culture
- Viz Media Reaches New Milestone with Weekly Shonen Jump iPad Newsstand App Debut (ANN)
- Tezuka, Tagame, Sugiura, & More PictureBox’s 2013 Manga (ICv2)
- Robotech RPG Tactics (ICv2)
Apple, apps and mobile devices news
- iBook Lessons: Why the Kindle App is still the best reader on iOS (TUAW)
- Microsoft to end support for Office for Mac 2008 on April 9 (MacNN)
Books, Digital Edition & Library
- Mort de Fred, père de «Philémon» et «conteur éclectique» (Le Nouvel Observateur)
- British Library to begin web harvest (The Telegraph)
- Searching for Bill Watterson (Salon)
- E-lending could signal a new chapter for libraries (The Guardian)
- Barnes and Noble deploys new self-publishing service Nook Press (Electronista)
- AAP reports e-books now account for over 22 percent of US publishers’ revenue (Engadget)
- Haruki Murakami fans queue overnight for latest novel (The Guardian)
- Are cats top dogs in the world of literature? (The Guardian)
- Fred s’est encore évadé (Le Monde)
Economy, Environment & International/U.S. Politics
- Jay-Z, Beyonce Cuba Trip- Open Letter Diss (Business Insider)
- Les Etats-Unis sont “déterminés à défendre le Japon” face à Pyongyang (Le Monde)
- La “Dame de fer” laisse à son pays un lourd héritage (Le Monde)
- How Jorge Mario Bergoglio Became Pope Francis (WSJ)
Health, home & garden
- There’s an All-Natural Bed Bug Cure That Actually Works (Gizmodo) [Something to keep in mind if you ever get bedbugs; I’m paranoid about this and hope to never have to deal with that]
- Le virus H7N9 de la grippe aviaire se propage en Chine (Le Monde)
Local News & National Politics
- Ottawa impose le bâillon aux archivistes (Le Devoir)
- Canada: le jeu vidéo en transition (Le Monde)
- Les conservateurs lancent leurs premières publicités négatives contre Trudeau (Le Devoir)
- Rapatriement de 1982: Québec prépare son offensive (Le Devoir)
Media, Culture, & Society
- Walking Dead, Game of Thrones Set Records (ICv2)
- Game of Thrones Renewed (ICv2)
- Game of Thrones Breaks BitTorrent Swarm Record (ICv2)
- A Critic for the Common Man (NYT)
- La télé est morte, vive la télé! (Le Devoir)
- Vikings Gets A Second Season! (Geek Tyrant)
- Recycled Movie Costumes: Fan’s Tumblr Points Out Hollywood’s Practice of Reusing Old Designs (Moviefone) [My wife often point this out to me]
- Natalie Dormer On The Elementary Set With Jonny Lee Miller (Huffington Post)
- HBO Announces Its Summer Start Date for Season Two of The Newsroom (Indie Wire)
- Game of Thrones: Le phénomène (Le Monde)
- The best of spring TV (USA Today)
- No TV? 5 million U.S. households bid boob tube goodbye (USA Today)
Sciences & History
- Space Station’s Giant Antimatter Magnet Finds Abundance Of Mysterious Particles (Popular Science)
- Passing gas: A modern scientific history (Salon)
- Amateur space enthusiasts may have discovered missing Soviet Mars lander (The Verge)
- The Beginning of the Universe Explained (Gizmodo)
- Terahertz scanner reveals hidden fresco at Louvre (BBC)
- Des conservateurs américains nient la relativité d’Einstein (Le Monde)
- No, Jesus wasn’t a white dude (Salon)
Technology, Gadgets & Internet
Union stuff & Montreal’s libraries
[ Traduire ]
So you know your alcohol
I am an amateur of fine Japanese alcohol. I am just beginning so I’ve tasted a few, document.write(“”); but not too many. I like sake, but not all sake are equal. So far, the best I’ve tasted was brought to me from Japan by a friend and I couldn’t read the label, so it would be hard to tell what brand it was. The Société des alcools du Québec (SAQ) offers a few brand of sake, most of them rather average.
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For a while, I’ve been looking for some Sh?ch?, a Japanese alcohol distilled from grain, mostly barley. I am just curious to taste it, but so far the SAQ has just one brand and it is pretty expensive (it’s Premium Rice Sh?ch?), not to mention located only in a few stores not easily accessible for me. I am patient, so I’m sure I’ll find it eventually. I might be able to find some at Miyamoto (if I can find the time to go there, it’s near metro Vendome).
Last week, I went to the SAQ to get some sake, any brand, preferably cheap. In such circumstances, my preference goes to the Hakutsuru. It’s an old classic at the SAQ. It doesn’t taste much, but for a 720 ml it’s really cheap at $11.15. Because, sometimes, you don’t want to taste the best, you just want some damn sake without spending too much. Unfortunately, I visited two stores and both were out of it, and in the case of the second store, out of any sake. Sad.
The lady at the store suggested me an alternative. “Try this,” she said. “It’s similar to sake, but it is Korean”. It was cheap enough ($6.00 for 375 ml), so I said “wine not”. However, since it was called Soju (in fact, Jinro Chamisul Soju — my bottle was slightly different from the illustration), I was doubtful it would taste like sake. First, it had 20.1 % of alcohol while sake usually goes around 15%. A higher percentage indicate the alcohol is distilled and sake is brewed. Soju (note the similarity of the name to Sh?ch?) is in fact an alcohol distilled from grain (usually rice, but also potatoes, wheat, or barley — but here the bottle just says “grain”). Tonight, I tasted it and it was tasting definitely more like vodka (not surprisingly, the Russian or Polish alcohol distilled from grain or potatoes) than sake.
However, the experience is not wasted since Soju is similar to Sh?ch? (or Shocchu, like it is spelled on the SAQ’s web site), it gives me an idea of that Sh?ch? would taste. I’m not disappointed, since I am already an amateur of vodka. It also taught me that the SAQ people don’t know shit about their alcohol.
Hitler de Shigeru Mizuki
“Mizuki pose une question aujourd’hui encore sans réponse : qui était Hitler ? Pour résoudre cet effrayant mystère, document.write(“”); il convoque les avatars du Führer : l’étudiant famélique, le caporal bavarois, l’agitateur politique, le chancelier du Reich, le chef de guerre. De la synthèse de ces images multiples et contradictoires naît un personnage rusé et naïf, cabotin et cruel, inquiétant et ridicule, silhouette dérisoire qui rit, sifflote, enrage, pleure et répète : «Mon empire durera mille ans.»”
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“Son expression se concentre dans ses moustaches et surtout un regard, tour à tour hypnotique comme celui de Mabuse ou mouillé comme celui d’un chien battu. Pour décor, le mangaka use de photos d’archives, qui soulignent la froide réalité de la tragédie mais aussi créent l’ambiance expressionniste et angoissante d’une Allemagne hantée, où rôde la Mort montée sur son cheval pâle.”
“Claire et didactique, cette biographie déroule les étapes d’une catastrophe implacable, rythmée par le bruit des bottes. Si elle reproduit parfois la légende hitlérienne, noire ou dorée, elle évite de diaboliser son sujet, qui demeure humain, trop humain. Terré dans son bunker, l’artiste frustré meurt dans l’écroulement de son oeuvre, le Reich de mille ans. Il n’est plus qu’un cadavre anonyme parmi des millions d’autres. Le charnier de l’Histoire engloutit les victimes et leurs bourreaux. Et les ruines de Berlin évoquent celles de Hiroshima ou Nagasaki. La folie de Hitler est celle d’un homme, de tous les hommes”. [ Texte du rabat intérieur de couverture ]
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Shigeru Mizuki est un de ces mangaka de la vieille génération (comme les Shôtarô Ishimori, Sampei Shirato, Yoshihiro Tatsumi, Osamu Tezuka, Kazuo Umezu) qui racontent des histoires relativement simple dans un style plutôt grossier et parfois caricatural. Né en 1922, il démontra tôt un talent artistique prometteur mais la 2e guerre mondiale ne lui donna pas la chance de faire carrière. Conscrit en 1943, il se retrouve en Papouasie-Nouvelle-Guinée où il vit l’horreur (malade, il survit de peu au massacre de son unité) et est grièvement blessé lors d’un bombardement allié à Rabaul en 1944. Amputé du bras gauche, il réapprend à dessiné de la main droite et, entre autres petits boulots variés, travaille comme artiste et conteur de kami-shibai (récit agrémenté de cartons illustrés qui est présenté par un conteur de rue). Il en vient aux manga sur le tard, avec la publication de Rocket Man en 1957. Il publie d’abord surtout pour le marché du Kashibonya (livres en locations à bas prix) puis joint le magazine Garo à ses débuts en 1964. Mizuki est “avant tout un créateur d’histoires de fantômes” (Frederik Schodt, Manga! Manga!, p. 15) et est surtout connu pour sa série d’histoire de Kitaro (Hakaba Kitaro [Kitaro du cimetière] et Ge ge ge no Kitaro [Kitaro le repoussant] sérialisés dans la magazine hebdomadaire Shônen de 1965 à 1969) ainsi que de nombreux autres récits d’horreur et d’épouvante inspirés des yokai (monstres) du folklore traditionnel japonais. Écrivait-il ce genre d’histoires parce qu’il était hanté par toutes ces morts dont il fut le témoins durant la guerre?
Avec les années ’70 il est finalement prêt à aborder directement un autre genre d’horreur: celle qu’il a vécut durant la guerre. En 1971, il prépublie Gekiga Hitler (??????? / Hitler: une biographie) dans le magazine hebdomadaire seinen Manga Sunday des éditions Jitsugyô no Nihonsha (qui le compilera ensuite en un seul volume en 1972). Cet ouvrage est pour lui une sorte de “projet pédagogique qui vise à lutter contre la propagande [c’est à dire la vision révisionniste des nationalistes japonais, nostalgiques du militarisme impérial] et l’ignorance” (Hitler, introduction, p. 8). C’est à la fois une introspection personnelle, où il cherche à comprendre ce qui lui est arrivé pendant la guerre, et une façon d’offrir à ses lecteurs des éléments de réflexion sur un sujet que la plupart des gens préfèreraient garder sous silence. En 1973, il poursuit cette recherche avec la publication de Sôin Gyokusai Seyo (Onward Towards Our Noble Deaths / Opération Mort), un “récit antimilitariste qui dénonce le sacrifice aveugle et vain” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 109) des soldats et directement basé sur sa propre expérience en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Opération Mort lui ayant donné un goût pour l’autobiographie, il publie donc Nonnonb? to ore (lit. “Mémé et moi” / NonNonBâ) en 1977. Il y fait un retour sur son enfance et explique comment il a découvert, à travers les récits d’une vieille femme, tout le “bestiaire” surnaturel traditionnel des japonais. Il poursuit en 1988 avec Comic Showa-Shi, une histoire du Japon en manga traitant de l’ère Showa (1926-1989) en huit volumes. Finalement, en 2006, il débute une nouvelle série où il s’attaque à une véritable autobiographie: Mizuki Shigeru Den (La vie de Mizuki). Son style et ses récits humains, exprimant un profond respect pour toute forme de vie, font de lui “l’un des précurseur du mouvement gekiga des années ’60, qui visait à introduire un dessin plus réaliste” (Jason Thompson, Manga: The complete guide, p. 123). Sur le mouvement gekiga, je vous réfère à mon commentaire sur A Drifting Life par Yoshihiro Tatsumi (en anglais; pour d’autres références en anglais vous pouvez consulter la notice d’ANN sur Mizuki ainsi que l’épisode CVI de “Jason Thompson’s House of 1000 Manga” consacré à Mizuki).

Shigeru Mizuki fait partie de ces auteurs dont l’étrange style mi-réaliste, mi-caricatural et les récits plus propices à la réflexion qu’au divertissement rendent plutôt impopulaire en occident. Ces auteurs (dont Shin’ichi Abe, Seiichi Hayashi, Susumu Katsumata, Shôhei Kusunoki, Imiri Sakabashira, Oji Suzuki, Yoshihiro Tatsumi — plusieurs sont d’ailleurs passé par le magazine Garo) seraient probablement restés de parfait inconnus si ce n’est du travail de quelques éditeurs qui n’hésitent pas à prendre des risques pour nous les faire connaître. Du côté anglophone on peut citer Drawn & Quarterly, un éditeur montréalais qui a publié plusieurs titres de Mizuki et de Tatsumi. Du côté français, il y a l’incontournable Éditions Cornélius (leur site étant en flash il n’y a malheureusement pas de lien direct vers leur catalogue, mais ils ont publié une dizaine de titres de Mizuki: NonNonBâ (2006), 3, rue des Mystères vol. 1-2 (2006-09), Kitaro vol. 1-10 (2007-11), Opération Mort (2008), Micmac aux enfers (2010), Mon copain le kappa (2010), Kappa et compagnie (2010), La mort, kappa et moi (2011), Hitler (2011) et Vie de Mizuki vol. 1 (2012)).
Sur Hitler de Shigeru Mizuki, il est difficile d’en rajouter sur ce que dit le texte du rabat intérieur de couverture (cité en début d’article). Une biographie d’Adolf Hitler demeure encore aujourd’hui un sujet très sensible, rarement abordé en bande-dessinée (cela nous rappel bien sûr le Maus d’Art Spiegelman ou L’Histoire des 3 Adolf d’Osamu Tezuka; il existe également une adaptation de Mein Kampf en manga, que je n’ai pas encore lu mais que j’aimerais bien éventuellement commenter). Mizuki nous présente le personnage d’une façon très objective mais désamorce la possible controverse en lui donnant une apparence caricatural. Le style de Mizuki offre d’ailleurs un “contraste entre des personnages sommaires et des décors minutieux” (Thierry Groensteen, L’Univers des mangas, p. 47), contraste frappant qu’il accentue en reproduisant des photos d’époque pour illustrer ses arrières-plans (contraste que Paul Gravett note comme étant l’une des caractéristiques du gekiga; Manga: Sixty Years of Japanese Comics, ch. 04, p. 49).
Le récit d’Hitler est intéressant, facile à lire. Ce n’est certes pas une biographie exhaustive et il ne résous pas tout à fait le débat sur qui était vraiment Hitler (un monstre? un fou? un homme ordinaire qui a fait ce qu’il croyait nécessaire? C’est au lecteur d’en juger). Toutefois, ce que nous offre ici Mizuki (un auteur maintes fois récompensé — entre autres à Angoulème pour NonNonBâ en 2007 et pour Opération Mort en 2009), c’est une leçon d’histoire excellente et toujours pertinente qu’un manga a plus de chance de transmettre à la jeune génération (tout au moins celle des années ’70, à qui ce manga était destiné) qu’un cours magistral. À lire certainement.
Hitler, par Shigeru MIZUKI. Paris, Éditions Cornélius (Coll. Pierre), 2011. 17 x 24 x 3 cm, 296 pg., 25,50 € / $47.50 Can. Sens de lecture japonais. ISBN: 978-2-36081-022-2. Recommandé pour jeune adulte (16+). ![]()
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
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Hitler © Shigeru Mizuki / Mizuki Productions. All rights reserved. Édition française © Cornélius 2011.
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(Don’t) Trust
Don’t trust any news you read on the internet today.
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(Including this one)
(Non) Credo
Depuis mon plus jeune âge je me suis toujours penché sur le sujet des religions (et c’est sans doute pour ça que j’ai depuis un mal de dos chronique). Dès l’âge de sept ou huit ans, document.write(“”); j’ai remis en question l’enseignement religieux reçu à l’école et j’étais réticent à aller à l’église. Toutefois, ce n’est que plus tard, dans l’adolescence, que je me suis vraiment intéressé à la philosophie des religions (sans vraiment savoir ce que c’était au départ).
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Avant d’en venir à la conclusion que la religion est une question vide de sens produite par notre nature même d’être humain insécure — mais que c’est toutefois un mal nécessaire et qu’il faut accepter et respecter l’opinion d’autrui tant que celui-ci respecte celle des autres et préserve la dignité humaine — j’ai longtemps cherché une voie de remplacement.
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Je me suis bien sûr intéressé à toutes sortes de théorie farfelues. Il y a eut, entre autres, celle que je pourrais appeler “hydrogènisme” et qui vouait un culte à la molécule d’hydrogène car elle seule était présente à l’origine de l’univers et est véritablement omniprésente en nous et partout.
Il y a aussi toute la question du nombre d’or, connu dès l’antiquité comme la proportion d’Euclide mais qui fut mis en évidence au Moyen-Âge par Fibonacci et sa suite de nombre, qui laisse entrevoir une organisation exceptionnelle et inexpliquée de l’univers et suggère l’existence d’un Grand Architecte, créateur du cosmos. Si cela pouvait expliquer l’un des éléments dont la science avait le plus de difficulté à donner du sens (du moins pour l’instant), le big bang qui donna naissance à l’univers, j’étais prêt à en considérer la possibilité pour un moment d’autant plus que cela semblait exclure l’idée ridicule de l’existence d’une entité anthropomorphe intervenant sans cesse dans nos vies telles que le concevaient les religions gréco-romaine ou judéo-chrétienne.
De toute les religions, j’ai toujours eu un certain respect pour les cultes multimillénaires qui ont survécu jusqu’à nos jours (incluant à la rigueur certains aspects des religions judéo–chrétiennes, de l’hindouisme ou de l’Islam) mais surtout pour les croyances animistes (shintô, croyances amérindiennes, etc.). Et j’ai aussi voué un certain intérêt envers ces philosophies qui sont souvent élevées en pseudo-religion (particulièrement le bouddhisme). Toutefois j’abhorre les religions organisées (et encore plus les sectes) qui exploitent les masses et mettent trop d’emphase sur les démonstration ostentatoires (en annonçant leur couleur avec des objets décoratifs ou vestimentaires tel que pendantifs, chapeaux, costumes, coiffures, etc., ou s’adonnent à de complexes cérémonies).
Parmi la religion chrétienne, la plus tolérable est sans aucun doute le protestantisme (et ses multiples variantes) qui, par ses réformes constantes, s’est le mieux adapté au mode de vie moderne et demeure donc plus respectueux de l’individualisme (femmes ordonnées, acceptation de l’homosexualité, marriage des prêtres, etc.). Les plus odieuses des religions sont toutes les formes d’orthodoxies et de fondamentalismes, qu’elles soient évangélistes d’extrème droite, zélotes, talibans, hassidiques, etc. Toutes ces religions caractérisées par un dogme rigide qui gouvernent implacablement la vie des croyants dans tous ses aspects, leur refusant toute individualité.
Toute cette quête et cette analyse introspective ne pouvait aboutir que vers l’athéisme (la négation de toute foi) ou l’agnosticisme (l’indifférence ou même l’impossibilité de se prononcer sur l’existence ou non du divin). Prudent, j’ai généralement plus penché vers ce dernier, mais au début j’ai aussi beaucoup considéré le premier et cela m’a mené sur le chemin dangereux de l’intolérance.
En effet, comme beaucoup j’ai pensé “qu’il faut être bien idiot pour croire à toutes ces âneries, et bien faible pour nécessiter de telles béquilles morales ou intellectuelles”. Toutefois, une telle attitude, quand l’on raille sans cesse le croyant, tournant en dérision sa foi profonde dans le divin ou envers ses institutions (on rencontre beaucoup cette attitude navrante sur l’internet, sur Facebook entre autres, avec des pages comme Atheist EDU, Working class atheists ou The Proud Atheist), n’est certes pas la meilleure façon de se faire ou de conserver des amitiés. Il faut être prudent dans nos conversations publiques, car on ne sait jamais vraiment quelles sont les croyances profondes de nos interlocuteurs (j’avais la méchante habitude d’assumer que mes interlocuteurs, étant des gens que je considérais brillants, étaient soit athées ou agnostiques).
J’ai ainsi perdu plusieurs amis, chassé par le martèlement incessant de mon intolérance. J’ai peu à peu réalisé que cette attitude faisait de moi un méchant crétin, particulièrement quand un ami, que je respectais beaucoup, est devenu prêtre. J’ai donc appris à mettre de l’eau dans mon vin et à respecter l’opinion des autres. Ce n’est pas parce qu’on est en désaccord qu’il faut être désagréable et blessant. On a beau penser que leur position est ridicule, le mieux est de se taire. Bien sûr, souvent les religions ne se gêneront pas pour insensiblement imposer leurs opinions aux autres mais (et je dois sans doute cela à mon éducation catholique) je crois que si on s’abaisse à leur niveau on ne vaut pas plus qu’eux. Il faut toujours chercher à comprendre et à respecter l’autre.
J’en suis donc venu à développer ce que j’appelle les trois tenants du respect religieux: tu ne discutera que rarement de religion, tu respectera l’ultime commandement (“ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent”; en fait, ça résume les dix commandements) et tu n’exercera ton culte qu’en privé (le principe du caput-domus-templum: dans ta tête, dans ta maison et dans ton temple). Si tu respecte ça, tu n’embêtera probablement jamais personne. Toutefois, il ne faut jamais exclure une bonne et saine discussion (comme ici) et se laisser le droit à l’humour (mais attention certains groupes n’entendent pas à rire sur ce sujet).
Cela nous amène à la question de la séparation de la morale et de la religion. L’histoire des religions nous apprends et nous fait comprendre comment les religions sont nés et ont évolués. La croyance religieuse est avant tout une quête de sens, de savoir. Pourquoi moi? Pourquoi l’univers? Et toute la relation qu’il y a entre les deux. Un gouffre incommensurable, indicible, sépare ces deux espaces (le moi et le tout) et il doit être comblé d’une façon ou d’une autre par une explication rationnelle ou mystique, un mythe fondateur, un pont qui a pour seul but de rassurer notre psyché.
Si tel est le fondement de la religion, l’origine des préceptes religieux (doctrine ou dogme) est, quant à elle, beaucoup plus pragmatique. Elle émane de deux sources: l’une morale et l’autre utilitaire. Dans une société simple, où le savoir n’est pas accessible à tous, il est important d’établir des règles claires pour s’assurer de la sécurité, de la survie tant de l’individu que du groupe: des règles qui régissent la relation entre l’individu et son environnement (des règles d’hygiène par exemple: ne pas manger certains types de nourritures dans un climat chaud, manger d’une main et se torcher de l’autre, etc.) et des règles qui gouvernent les relations entre les membres du groupe (bonne conduite, moeurs, éthique, lois comme le décalogue ou le code d’Hammourabi ou la loi salique). Pour bien fonctionner, toute société, qu’elle soit religieuse ou séculaire, doit avoir un fondement morale qui est de nature philosophique. La morale religieuse découle nécessairement de la philosophie morale. Toutefois, les choses se sont compliquées le jour où le pouvoir politique a mis à contribution la morale pour des fins de contrôle (marquant souvent et étrangement le passage d’une société matriarcale à une société patriarcale). Et le dogme était né. Pour éviter les abus du pouvoir, il est important de conserver un séparation entre ce qui est strictement morale (l’État en quelque sorte) et la religion (l’Église).
C’est bien beau tout ça et on a beau rejeter l’irrationnel (et le bébé avec l’eau du bain parfois), on en vient toujours à croire en quelques choses au fonds de nous même. Que ce soit de petites superstitions, du spiritisme, le culte des ancêtres, ou qu’on se dise ”moi je ne crois qu’en l’Homme” (quelle erreur: l’Homme est une créature des plus bêtes et méchantes, qui ne mérite pas l’espace qu’il occupe sur cette planète) ou ”moi je ne crois qu’en la Science”, on croit quand même toujours en quelque chose. D’une façon un peu similaire au polythéisme agglutinant des romains (plus tard transposé dans le culte des saints), la tendance actuelle semble être au syncrétisme.
Je m’en suis déjà moqué, mais c’est une pratique courante et, ma foi, très justifiée. Les catholiques appelle ça de la religion de cafétéria, puisqu’on choisi et croit ce qui nous plait le plus soit à l’intérieur des préceptes chrétiens, soit dans l’ensemble des religions du Monde. Des fois, j’ai l’impression de pousser ce principe à l’extrême. Je crois un peu de tout (dans une nonchalance influencée par l’agnosticisme, avec une morale un peu catholique de gauche et plutôt bouddhiste, et une forte allégeance à la Science). Croyant un peu plus une chose le matin, un peu plus une autre le soir, selon mes humeurs.
La croyance au goût du jour ces derniers temps est ce que j’appelle “l’Athénæisme,” en référence à la déesse grecque Athéna (particulièrement Pallas Athéna, “déesse de la sagesse, protectrice des sciences et des arts”). Son temple est l’Athenæum. Le terme acquit un sens plus large avec une école établit par Hadrien vers 135 A.D. pour faire la promotion des études littéraires et scientifiques et qu’il nomma ainsi en l’honneur d’Athènes, ville grecque alors considérée comme le siège du raffinement intellectuel. Elle était composé d’un amphithéâtre (auditorium), pour les conférences, ainsi que d’une bibliothèque et devint la première université de Rome au IVe siècle. Depuis, le terme “athenæum” désigne toute institution consacré à la promotion du Savoir ou un édifice contenant une salle de lecture ou une bibliothèque. De nos jours le nom est utilisé pour de nombreuses publications académiques, des clubs ou des sociétés consacrés à la promotion du Savoir, des centres culturels, des bibliothèques, des musées, des théâtres, des écoles et même des hôtels.
Vous l’aurez sans doute deviné, il s’agit ici du culte du Savoir. Et la bibliothèque est son temple. Le temple du Savoir humain (je dirais même: du Savoir Universel, mais ce serait sans doute exagéré et attacherait à l’idée une aura de mysticisme non nécessaire). Bien sûr, chaque bibliothèque ne contient qu’une partie infime de ce Savoir, qu’une toute petite pièce du puzzle. Il appartient à chaque individu d’assembler le plus grand nombre possible de ces pièces. (Comme tout temple, la bibliothèque demande le respect. Respect des lieux, respect des autres. Mais aller donc expliquer ça à une troupe d’enfant turbulents qui n’y voit qu’une salle de jeu, pleine de papier inutile!)
Est-ce une philosophie? Est-ce une religion? Si on y attache un peu de mysticisme on peut voir le divin dans le Savoir mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Il s’agit surtout d’une façon de voir le monde, d’une discipline de questionnement et d’une réflexion sur notre relation avec l’Univers. Chercher à comprendre ce que nous sommes, ce qu’est l’Univers et définir tout ce qu’il y a entre les deux. On peut aussi y ajouter une touche Dickienne, et se demander si l’Univers est réel ou si il est illusoire. Est-il multiple ou simple? (Mais là on tomberait un peu dans le Gnosticisme…)
Tout cela peut paraitre compliqué mais en fait c’est très simple: cette philosophie (ou religion) n’a que deux règles: l’Ultime Commandement (mentionné plus haut) et le devoir de sans cesse s’améliorer, se perfectionner. Approfondir la connaissance de soi et surtout la connaissance de l’Autre. Car l’ignorance est la mère de tout les maux (comme le disait si bien Rabelais).
Ainsi s’achève cette réflexion pascale.
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Press Review (2013-03-31)
The most boring week spent in the worse way possible: expecting something to happen. Of course, document.write(“”); nothing happened! I was hoping to get some results from my little job hunting, but I guess I’ll stay in this hell’s pit for a little while. At least I’ve received my income tax returns and got my annual haircut (for that I tried a local italian barber for the first time). Buona Pasqua tutti!
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For a little action, check the few links I gathered this week after the jump:
Anime & Manga related, Japan, Popular Culture
- Forget Cyprus, Japan Is The Real Crisis (Forbes) [Maybe a little too alarmist? We’ll see…]
- Check Out The First Pages Of The Steve Jobs Manga! (Cult of Mac)
- Visite virtuelle dans la zone interdite de Fukushima (Le Monde)
- KAMEHAMEHA: Les Japonaises imitent Dragon Ball (Le Monde)
- New Japanese Fad: School Girls Recreate Anime Fight Scenes! (Kotaku, Huffington Post, Geek Tyrant)
Apple, apps and mobile devices news
- Flou artistique autour du iPhone chez Vidéotron (MacQuébec)
- Apple is pushing for an iRadio summertime launch (9 to 5 Mac)
- Unlikely Rumor Claims June 20 Media Event to Introduce iPhone 5S (Mac Rumors)
- Belkin Wemo Switch & Motion: home automation for the rest of us (9 to 5 Mac)
- I’m Ditching The iPad For Work And Going Back To The Mac (Cult of Mac)
Books, Digital Edition & Library
- Three Hidden Benefits of The Amazon Acquisition of Goodreads (Forbes)
- Assault on Writers From Automated Software (Huffington Post)
- Guy Gavriel Kay’s latest fantasy brings an ancient empire to life (The Globe & Mail)
- Silence of the Poets: Writers and Antidepressants (Huffington Post)
- Libraries to Become Community Publishing Portals (Huffington Post)
- Curious Cat Walks Over Medieval Manuscript (National Geographic)
- Digital library loans get government backing (The Guardian)
- With an Arched Bookshelf You’re Never At Risk of an Avalanche (Gizmodo)
Economy, Environment & International/U.S. Politics
- North Korea in ‘state of war’ as fresh cyberattack claims emerge (The Globe & Mail)
- Pope’s foot-wash a final straw for traditionalists (USA Today)
- Le pape François célèbre sa première messe de Pâques (Radio-Canada)
Health, home & garden
- GMO Health Risks: What The Scientific Evidence Says (IB Times)
- This year’s flu season was long and tough, CDC says (NBC)
Humour
- Video: Bill Maher’s New Rule For Bad Parents (Huffington Post) [Ah, I love Bill Maher’s humour in general. His show is both educative and funny]
Non Sequitur (2013-03-05)
Zits (2013-03-05)
Local News & National Politics
- Sondage Léger Marketing: Couillard propulse le PLQ au premier rang (Le Devoir)
- Couillard promet le renouveau du PLQ (Le Devoir)
Media, Culture, & Society
- Video: How Game of Thrones got on HBO (CNN)
- George R.R. Martin Actually Sounds Sympathetic To Game of Thrones Pirates (Forbes)
- Labyrinth is silly but enjoyable cobblers (The Guardian) [Come on! It was not that bad… Let’s say it was an okay entertainment]
- Why everyone should register a domain name (The Guardian)
- Here’s Everything Wrong with The Hobbit (ICv2) [Total nitpicking! It was an excellent entertainment. The only problem I can see, and the last reading of the book was too long ago to really tell, is how much it strays from the original story. But, really, who cares?]
- Orphan Black Review: More Than Just A Sci-Fi Show (Huffington Post) [I guess I should check that one too. Haven’t I too many stuff to watch already?]
- ‘Game of Thrones’ takes a seat at the pop-culture table (USA Today) [The amount of coverage shows that the series is restarting this week!]
Sciences & History
- For some, King Richard III’s resting place raises a human rights issue (NBC)
- How Astronauts Got From Kazakhstan To The Space Station In Six Hours (Forbes)
- Will Pope Francis Inspire More Priest Scientists? (Forbes)
- New Soyuz route cuts travel time to ISS from two days to six hours (Engadget)
- La “divine proportion”: le nombre qui fascine (Le Monde)
- Que fait le cerveau quand il ne fait rien ? (Le Monde)
Union stuff & Montreal’s libraries
- Montréal boucle l’année 2012 avec un surplus de 109 millions (La Presse) [Donc pas de problème pour payer l’équité salariale due et pour ajuster nos augmentations salariales au coup de la vie?]
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