Revue de zines… [002.020.209]

Un survol de quelques zines en tous genres… J’en épluche le contenu pour vous.

Animeland #230 (Avril-Juin 2020)

Animeland-230Après des délais de parution, des problèmes de distribution et finalement la COVID-19, je commençais à craindre pour la santé d’Animeland… Mais non, le magazine français de l’anime et du manga nous reviens avec une nouvelle formule qui tiens plus du mook que du magazine. C’est un superbe numéro de 144 pages, plein à craquer de dossiers richement illustrés et d’information de toutes sortes (mais il n’y a plus de section sur les actualités car il est beaucoup plus pertinent et opportun de les retrouver sur le site internet). Ce que AL aurait toujours dû être…

À la une on retrouve un énorme dossier de cinquante pages (!) sur City Hunter : la série télé, les épisodes essentiels, les films, OVAs et dérivés, la musique, portraits du créateur (Tsukasa Hojo) et de son personnage (Ryô Saeba), un article sur Family Compo (un autre manga de Hojo) et finalement des interviews avec Kenji Kodama (réalisateur de l’anime), Akira Kamiya (voix japonaise de Ryô Saeba), Vincent Ropion (voix française de Ryô Saeba), Momoko Suzuki (interprète des chansons de l’anime) ainsi que Philippe et Pierre Lacheau (scénariste et réalisateur de l’adaptation cinématographique Nicky Larson et le Parfum de Cupidon).

Le numéro se poursuit avec une trentaine de pages d’interviews avec Rumiko Takahashi (12 p.), Yukito Kishiro (6 p.), Hisashi Eguchi (6 p.), Makoto Aizawa (3 p., sur Quand la neige m’appelle chez ChattoChatto),  Di Nianmiao (4 p., sur UltraMarine Magmell chez Ototo), Hiroki Goto (2 p., sur Jump: L’âge d’or du manga chez Kurokawa), et Olivier Cuvellier (3 p.)

Puis on retrouve une section de chroniques sur l’anime (12 p.: fiches sur les parutions récentes, liste des titres de la saison d’Hiver 2020 et des parutions à venir), sur les films (6 p.), sur les mangas (16 p., articles sur Chainsaw Man, Lovecraft et le manga, Kôji Seo, ainsi que des fiches sur les parutions récentes et la liste des titres à venir — où je note que le tout dernier Mari Yamazaki, Olympia Kyklos, devait paraitre chez Casterman en juin!), et sur les “goodies” (12 p.).

Un très beau numéro, riche en informations. À lire absolument pour les amateurs d’anime et de manga. stars-4-0

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #228-229, #227, #226, #225, #224, #217-218-219, #216, #214-215, #209.

Capsules

dBD #142 (Avril 2020)

dBD-142Dans les actualités de ce numéro on retrouve un article sur Claire Bretécher (décédée en février), sur la reprise de la série (par Van Liemt et Zidrou) et une exposition à la cité du livre d’Aix-en-Provence de Ric Hochet, et sur la nouvelle collection manga “Moonlight” de Delcourt/Tonkam qui offre trois titres: Parasites amoureux (Miaki / Hotate), Le prix du reste de ma vie (Miaki / Tagushi) et Derrière le ciel gris (Miaki / Loundraw). On mentionne également la nouvelle collection KuroTsume consacrée aux “mangas” français et le décès de André Chéret, créateur de Rahan.

À la une, on retrouve un interview avec Mathieu Lauffrey (Raven, t.1 Nemesis chez Dargaud). S’enchaîne ensuite des interviews avec Alcante, Laurent-Frédéric Bollée et Denis Rodier (La bombe chez Glénat), avec Fabien Toulmé (sur L’Odyssée d’Hakim t.3 De la Macédoine à la France, chez Delcourt), avec Cécile Becq (sur l’intéressant Ama, Le souffle des femmes en collaboration avec Franck Manguin, chez Sarbacane) et avec Dugomier (sur Les Omnicients t.1 Phénomènes, chez Le Lombard). On retrouve aussi des articles sur les adaptations BD de Boris Vian (à l’occasion du centenaire de sa naissance), sur travaux préparatoires de Brüno pour L’Homme qui tue Chris Kyle (en collaboration avec Fabien Nury, chez Dargaud), et sur le scénariste Hubert (qui s’est suicidé en février).

Dans le Cahier Critique je note seulement deux mangas: Un monde formidable par Inio Asano chez Kana (Top!, des histoires courtes plutôt noire qui “propose une image déprimante du Japon”) et Shibuya Hell t.1 par Hiroumi Aoi chez Pika (Bien, “une fois accepté le ridicule de la situation, ce survival-horror (…) est plutôt rondement mené, notamment grâce à un dessin des plus expressifs”).

Une fenêtre sur l’univers complexe de la bande dessinée… stars-3-0

Capsules

dBD #143 (Mai-Juin 2020)

dBD-143À cause du confinement dû au COVID-19, dBD à sauté son numéro de Mai mais nous offre à la place un numéro double (128 pages au lieu de 96) pour Mai-Juin. À la une on retrouve d’abord une série d’articles-hommages (30 pages) sur les grands disparus de l’année : Juan Gimènez, Albert Uderzo, André Chéret, René Follet, et François Dermaut. Dans l’actualité, je note note un article sur la création d’une nouvelle collection de manga, Life, dans le cadre de Big Kana, qui se consacrera au lectorat mûrissant des jeunes adultes (20 à 30 ans) et dont les premiers titres sont d’abord Just Not Married par Kinoko Higurashi (en mai), First Job, New Life! par Yoko Nemu (en juillet), Cigarette and Cherry par Daishiro Kawakami (en septembre), et au second semestre, Corps solitaire par Haru Haruno (en octobre), Chacun ses goût par Machita (en novembre), et & -And par Mari Okazaki (en décembre — c’est quoi tout ces titre en anglais!!).

Le numéro se poursuit sur des interviews avec Zanzim (sur Peau d’homme, en collaboration avec Hubert, chez Glénat), avec Zabus & Hippolyte (sur Incroyable! chez Dargaud), avec Dimitri Armand et Tristan Roulot (sur Le convoyeur t.1 Nymphe, chez Le Lombard), avec Alex W. Inker (sur Un travail comme un autre, d’après le roman de Virginia Reeves, chez Sarbacane), avec Laurent Lerner (sur les éditions Delirium), et avec Dawid (sur SuperS t.5 avec Frédéric Maupomé et À l’unisson avec Delphine Cuveele, tous deux chez La Gouttière). On note également un article sur les chansons de bande dessinées.

Dans le Cahier Critique je remarque Hero Skill t.1 par Akagishi, Eguchi & Masa chez Delcourt/Tonkam (Bien, “prometteur”), San Antonio t.2 par Michaël Sanlaville chez Casterman (Bien, “atmosphères foldingues (…), coquin àa souhait, violent juste ce qu’il faut, rigolo comme pas deux”), Chainsaw Man t.1 par Tatsuki Fujimoto chez Kazé (Super, “si le scénario est pour l’instant assez léger, le traitement graphique est lui époustouflant”) et Néo Parasite par Hitoshi Iwaaki chez Glénat (Super, le commentaire de lecture ne correspond pas du tout à ce qu’est ce bouquin: il commente la réédition de Parasite alors que Néo Parasite est une anthologie d’histoires courtes qui rendent hommage à l’univers créé par Hitoshi Iwaaki !). Dans la section jeunesse, je note deux manga: Jizo par Mr Tan & Mato chez Glénat (Top! “Un ouvrage magnifique, dont la poésie n’a d’égale que la puissance évocatrice”) et Snack World t.1 par Sho.T chez Nobi-Nobi (Bien, “adapté d’un jeu vidéo à succès (…) agacé par les références répétitives aux smartphones (…), le dessin est lui d’un très haut niveau”).

Informatif et essentiel pour se tenir à jour sur la pléthore de parutions en BD. stars-3-5

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #141, #140, #138-139, #136-137, #135, #133-134, #132, #130, #121, et #115.

Capsules

Solaris #212 (Vol. 45, #2 / Automne 2019)

Solaris-212Comme je l’ai déjà dit, Solaris est un périodique québécois de science-fiction et de fantastique qui nous offre en deux volets (fiction / documentaire et critique) une fenêtre privilégiée sur la SF&F francophone et plus particulièrement la SFFQ. Elle se réclame d’être “l’Anthologie permanente des littératures de l’imaginaire”. C’est un outil indispensable à tout amateur de SF et de fantastique. (Les citations descriptives proviennent de la présentation par Jean Pettigrew).

Dans le volet fiction de ce numéro, on retrouve cinq textes : “Manifeste 2113” par Frédéric Parrot (où le lecteur doit “prendre une terrible décision qui engagera l’avenir de la race humaine”), “Le Vieillard, l’enfant et la cuillère pensante” par Denis Roditi (où l’auteur “explore les confins extrêmes de l’éthique”), “Mémoire vive” par Étienne-Janosik Desforges (“une étonnante histoire dans laquelle les horreurs de la première Grande Guerre, le fantastique et la science-fiction s’entremêlent dans une intrigue à glacer le sang”), “Écho perdu” par Geneviève Blouin (où l’auteure “raconte (…) l’improbable rencontre de deux femmes que tout — mais vraiment tout ! — sépare…”) et “Eau et Diamant” par Derek Künsken (“un fascinant voyage dans un futur habité-contrôlé-maîtrisé par les IAs et la culture chinoise”).

Dans le volet documentaire on retrouve deux articles : Albert Robida : de la satire de la science à la science-fiction” par Julien Chauffour (où on “analyse (…) l’oeuvre de ce dessinateur humoriste et écrivain de grand talent, hélas un peu oublié bien qu’il eut été une figure tout aussi importante que Jules Verne en son temps”) et  “Les Carnets du Futurible : À nous l’infini, ou les visages de la philosophie cosmiste” par Mario Tessier (“qui souligne dignement le cinquantième anniversaire du premier pas de l’Homme sur la Lune”).

Dans le volet critique nous retrouvons les habituels “Littéranautes” (pour les ouvrages locaux) et “Lectures” (pour les ouvrages étrangers) — vous pouvez vous référer au sommaire en ligne pour la liste des titres commentés.

Une bonne et informative lecture. stars-3-0

Voir aussi mes commentaires sur les numéros précédents: #213 et #198.

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Capsules

Pline, vol. 8

Le goût de la ciguë

Pline_8-covL’Histoire a retenu son nom. Mais que savons nous du plus grand savant de l’Antiquité ?

“Pline découvre les merveilles d’Alexandrie : son phare, sa bibliothèque… mais une lettre de Sénèque le pousse à reprendre ses voyages. Un nouveau périple qui le fera tomber nez à nez avec le minotaure, ainsi que le colosse de Rhodes ! Néron, quant à lui, est toujours sous le choc suite à l’incendie de Rome. Livré à lui-même, il va devoir se résigner à faire appel à Pline…

[texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Pline (titre original: プリニウス / Plinius ) est une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45 et dans la magazine littéraire Shinchô depuis le chapitre 54, ce manga seinen est traduit en français chez Casterman (Collection Sakka) et en est maintenant au huitième volume. Le neuvième tome devrait paraître en octobre 2020.

Cette série de manga continue de nous raconter deux récits qui s’entremèlent: d’une part, le voyage de Pline autour de la Méditerranée afin de receuillir toutes sortes d’informations pour l’écriture de son Histoire Naturelle, et d’autre part la vie politique à Rome sous Néron.

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Page 32

À Rome on ressent encore les répercussion de la conspiration de Pison pour assassiner l’empereur et du grand incendie qui a complètement détruit trois quartiers de la ville. Poppée, qui est enceinte, cherche à défendre la réputation de l’empereur (qui est blâmé pour l’incendie) et enquête sur les causes du sinistre. Elle découvre que c’est Tigellin qui a provoqué l’incendie et, par l’intermédiaire du juif Lévite, a utilisé des conspirateurs chrétiens pour répendre le feu en leur faisant croire que c’était sous les ordres de l’empereur et que celui-ci favoriserait leur secte en échange. Peu de temps plus tard, Poppée meurt empoisonnée — mais c’est encore Néron, qui l’avait frappé dans un geste de colère, qui est blâmé pour sa mort… Éperdu de chagrin, Néron cherche l’oubli dans la construction de son nouveau palais, la Domus Aurea. Son obsession ruine la ville mais Tigellin profite de la situation pour faire d’une pierre deux coups: il continue à tourner le peuple contre l’empereur en finançant les travaux grâce à la confiscation des biens de nobles qu’il a préalablement accusé d’avoir supporté la conspiration de Pison… Vespasien est de retour à Rome mais Néron lui demande de l’accompagner en Grèce où il entend participer aux jeux olympiques. Néron cherche à faire revenir Pline à Rome pour qu’il organize la bibliothèque de son palais.

À peine arrivé à Alexandrie, Pline apprends que Sénèque, qui était accusé d’avoir comploté contre Néron, s’est donné la mort avec une infusion de ciguë (imitant ainsi Socrate, mais Tacite raconte qu’il s’était aussi ouvert les veines). Il visite la fameuse bibliothèque d’Alexandrie (dont rien n’a été conservé mais les auteurs se sont inspiré de la bibliothèque de Celsus à Éphèse pour en établir le visuel), puis se rends en Crète et finalement à Rhodes.

Extraits des pages 5 à 9

Dans ce volume on retrouve plusieurs des Sept Merveilles du monde antique: la pyramide de Gizeh, la phare d’Alexandrie et le colosse de Rhodes. Étant donné que le voyage que Pline et ses compagnons font en Afrique et en Grèce relève de la pure fiction, les auteurs laissent libre cours à leur imagination et ajoutent au récit des éléments fantastiques. Ainsi ils mélangent le mythe du Minotaure à celui du géant de bronze Talos pour créer un automate monstrueux mi-humain, mi-taureau que Félix et Euclès doivent affronter dans le dédales du palais en ruine de Cnossos. Le monstre a sans doute été créé par cet inventeur mécanicien originaire de Rhodes (qui n’est d’ailleurs pas nommé) à qui Pline viens rendre visite en Crète et qui lui montre la machine d’Hypérion. Celle-ci a d’ailleurs réellement existé: c’est la machine d’Anticythère, découverte dans une épave romaine sur les côtes d’une île près de la Crète.

Pline est un excellent manga dont le récit est à la fois captivant et instructif. Tout en suivant les péripéties des personnages, nous découvrons non seulement les intrigues politiques à la cour de Néron, mais aussi plusieurs aspects de la vie quotidienne sous l’empire romain. La sujet est fort bien documenté et la narration est fluide et agréable. Toutefois, plus que tout, c’est le dessin précis et détaillé de Mari Yamazaki et Tori Miki qui donne à ce manga sa superbe qualité artistique. Beau et intéressant, Pline offre une lecture passionnante pour tout amateur de manga historique et de la Rome antique. Vivement recommandé!

Pline, vol. 8: Le goût de la ciguë, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), octobre 2019. 200 pg (180 planches), 13.2 x 18 cm, 8,45 € / $15.95 Can (ePub/PDF: 5,99 €), ISBN: 978-2-203-18382-7. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+). Un extrait est disponible sur le site de l’éditeur. stars-4-0

Pour en apprendre plus sur ce titre vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldcat ]

Voir mes commentaires sur les volumes précédents:

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Pline © 2019 Mari Yamazaki, Tori Miki • 2019 Casterman pour la traduction française.

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Capsules

L’Histoire en manga (6)

La renaissance et les grandes découvertes

Histoire_en_manga-6-cov“Une collection pour découvrir l’histoire en image. Des expéditions de Christophe Colomb au tour du monde de Magellan… De la chute de l’Empire bysantin à la fondation de la dynastie Qing… De Michel-Ange à Léonard de Vinci, ce manga raconte l’histoire du monde pendant… la renaissance et les grandes découvertes !”

[Texte de la couverture arrière]

“Au sommaire de ce tome, une période riche traitée sous ses multiples aspects avec toujours 5 chapitres mangas et 30 pages documentaires.

– L’essor de l’Empire ottoman : La formation de l’Empire ottoman; Bajazet 1er et la bataille de Nicopolis ; Tamerlan et Mehmed II la chute de l’Empire byzantin; Soliman le Magnifique et le siège de Vienne ; L’essor de l’Empire moghol.

– La Renaissance et trois grands maîtres de la peinture : Florence et la Renaissance; Léonard de Vinci ; Le David de Michel-Ange ; La rivalité entre Léonard de Vinci et Michel-Ange; Raphaël et Michel-Ange; Léonard de Vinci et la mort de Raphaël.

– Luther et la Réforme : Léon X et la vente d’indulgences; Les 95 thèses de Luther; Luther devant la diète de Worms; La diète de Spire et les protestants; Jean Calvin; La fondation de l’Église d’Angleterre.

– Christophe Colomb et les grandes découvertes : Le Portugal ouvre une nouvelle route maritime; La découverte du cap de Bonne-Espérance; Christophe Colomb et Isabelle la Catholique; Christophe Colomb et la découverte de l’Amérique; Les voyages de Vasco de Gama et de Magellan; Cortés et Pizarro.

– La Chine sous le règne des dynasties Ming et Qing : La révolte des Turbans rouges; La fondation de la dynastie Ming; Le règne de Ming Yongle; Le missionnaire jésuite Matteo Ricci; La fondation de la dynastie Qing; L’empereur Kangxi et le missionnaire jésuite Giuseppe Castiglione.“

[Texte du site de l’éditeur ]

Cette série de manga éducatif (Gakushū manga) se poursuit avec ce sixième volume qui était originalement intitulé Gakken Manga — Nouveau Manga d’apprentissage de l’Histoire du Monde, 6: La Renaissance et l’âge de la découverte  [ 学研まんが NEW世界の歴史 6 学習まんが 6 ルネサンスと大航海時代 / Gakken manga nyū sekai no rekishi – gakushū manga 6kan runesansu to daikōkaijidai ].

Après avoir vu des séries télévisées comme Les Borgias ou Les Médicis: Maîtres de Florence et avoir lu l’excellent manga de Fuyumi Soryo, Cesare, j’ai trouvé pertinent de lire ce manga documentaire traitant d’une autre période historique qui m’intéresse beaucoup: la Renaissance.

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Page 72-73

L’artiste a encore changé (Shirotsumekusa est de toute évidence un pseudonyme ou le nom d’un groupe d’artistes puisque シロツメクサ veut simplement dire “Trèfle Blanc”) et pour le mieux puisque le dessin est très bon (particulièrement le travail des dégradés couleurs, bien sûr réalisé à l’ordinateur) et agréable à l’oeil. Comme tout les ouvrages de cette série la narration et le découpage du récit est conçu pour son effet dramatique afin de préserver l’intérêt du lecteur malgré le sujet un peu trop académique. Le principal défaut de ce genre d’ouvrage réside dans le fait que c’est un récit très condensé où on ne présente que les faits saillants d’une histoire pourtant riche en détails. 

C’est néanmoins un bon manga éducatif qui peut servir à introduire le lecteur (jeune ou adulte) à l’histoire du monde d’une façon intéressante et divertissante.

L’Histoire en Manga: T. 6, La renaissance et les grandes découvertes, par Shirotsumekusa (dessin) et Hidehisa Nanbô (texte) (Traduction par Aurélien Estager, Aude Boyer et Yohan Leclerc). Montrouge: Bayard Jeunesse, juin 2019. 192 pages, 16 x 23.5 cm, 12,90 € / $C 24.95. ISBN 979-1-0363-0865-9. Pour lectorat adolescent (12+ ans). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWorldCat ]

Voir mes commentaire sur les volumes précédents:

Histoire_en_manga-1-cov HistoireEnManga-2

© Gakken 2016. © Bayard Édition, 2019 pour la traduction française.

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Capsules

Blueberry, Intégrale t.1

Les Chroniques de la Lune noire Intégrale - tome 2“Le 10 mars 2012, Jean Giraud disparaissait. Cet immense auteur, considéré comme le plus grand par plusieurs de ses pairs, a laissé derrière lui une oeuvre considérable dont Blueberry est la véritable pierre angulaire. Les éditions Dargaud lui rendent ainsi un hommage en proposant une réédition de cette saga sous forme d’intégrales qui réuniront les nombreux épisodes dessinés par Giraud et scénarisés par Charlier avec plusieurs documents rares ou inédits. Une façon évidente de redécouvrir ce monument de la bande dessinée apparu dans le magazine en 1963.”

[Texte du site de l’éditeur ; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 17

Ce premier tome de l’Intégrale Blueberry (qui comprend neuf volumes au total) inclue les trois premier album de la série: Fort Navajo (46 pages, prépublié dans Pilote #210-232 [du 31 octobre 1963 au 2 avril 1964] et édité en album en 1965), Tonnerre à l’Ouest (46 pages, prépublié dans Pilote #236-258 [du 30 avril au 1er octobre 1964] et édité en album en 1966) et L’Aigle solitaire (46 pages, prépublié dans Pilote #261-285 [du 22 octobre 1964 au 8 avril 1965] et édité en album en 1967). Ce tome offre également en préface un dossier de douze pages par José-Louis Bocquet qui explique la genèse de la série et qui complète bien les informations présentées dans De Gir à Moebius (commenté précédemment). On y trouve également les sept premières pages du “tapuscrit” original de Jean-Michel Charlier.

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Page 26

Le premier album de cette édition intégrale nous introduit aux lieutenants Mike S. Blueberry et Steve J. Craig. Ce dernier est un fils de général, tout frais sorti de West-Point. Il est inexpérimenté et un peu rigide. À son opposé, Blueberry est un sudiste conquis aux idées de Lincoln, vétéran de la Guerre de Sécession mais exilé à la frontière pour son indiscipline, devenu cynique, joueur, bagarreur et un peu ivrogne. Tous deux se rendent à Fort Navajo pour une nouvelle assignation de poste. En chemin, ils trouvent un ranch qui a été incendié et pillé par les indiens. Les habitants ont tous été tué, sauf le jeune fils de la famille Stanton, Jim, qui a été kidnappé. Alors que la diligence poursuit son chemin vers le fort pour demander des renforts, les deux officiers se lancent à la poursuite des pillards mais tombent dans une ambuscade. Les renforts arrivent juste à temps mais le Major Bascom, commandant en second du fort qui est ambitieux et déteste les indiens, ne perd pas de temps pour rechercher revenge sur une autres troupes d’indiens Apaches. La tricherie répétée des tuniques bleues met fin à une longue période de paix…

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Page 74

Dans Tonnerre à l’Ouest, le commandant Dickson étant mourant suite à une morsure de serpent, Bascom a prit le commandement et, en prétextant des négociations, a capturé les chefs Apache — sauf Cochise qui a réussi à s’enfuir mais qui reviendra sans aucun doute avec sa troupe de guerriers. Grâce à un subterfuge, Blueberry réussi à quitter le fort pour se rendre à Tucson afin de trouver de l’antivenin et rallier du renfort. Toutefois la ville est déjà occupée par les Apaches. Lorsqu’il retourne à Fort Navajo, il n’y trouve que Crowe, le pisteur Métis de la garnison. Le fort a été évacué suite à un assaut terrible durant lequel Bascom a été tué. Blueberry décide de poursuivre les indiens qui ont kidnappé le jeune Stanton. Passé la frontière Mexicaine, il rejoint leur camp et délivre le garçon. 

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Page 122

Dans  L’Aigle solitaire, Blueberry rejoint Fort Quitman au Texas. Il fait son rapport au Colonel Birdling, lui révélant que l’armée a déclanché la guerre sous de faux prétextes en accusant injustement et en attaquant les Apaches. Malheureusement, avec le Nouveau-Mexique et le Texas à feux et à sang, la situation a trop dégénéré pour qu’il soit probable de rétablir la paix facilement. Toutefois, Blueberry profite qu’on l’ait mis en charge d’escorter un convoi d’armes et de munitions vers Camp Bowie, pour essayer d’y rencontrer le Général Crook et le convaincre de négocier la paix. Mais le trajet est long et difficile. Malgré sa grande expérience, les plans de Blueberry sont contrecarré tantôt par le mauvais jugement d’un subordonné alcoolique, tantôt par la traitrise d’un éclaireur indien, et le convoi ne parvient à Camp Bowie que de justesse et avec de lourdes pertes. Blueberry y retrouve Craig. Il fait son rapport au général mais celui-ci ne peut prendre la décision de négocier seul et Craig est envoyé à Washington avec un message pour le président…

Je ne suis pas un amateur de western et j’avoue que je n’aurais jamais lu cet ouvrage s’il n’avait pas été dessiné par Giraud. Et pourtant j’ai trouvé le récit tout à fait captivant. Blueberry n’est pas une série légendaire sans raison. L’excellent scénario de Charlier y est pour beaucoup. Toutefois le style graphique est encore maladroit et l’on voit bien que Giraud a encore de la difficulté avec les couleurs (particulièrement dans la première histoire). Il n’y a rien dans ce style qui évoque ce que Gir ou Moebius sera plusieurs années plus tard et c’est justement ce que j’ai trouvé intéressant avec cette lecture. Le dossier en préface est très utile pour nous aider à remettre ce travail dans le context de l’oeuvre de Giraud et à comprendre son cheminement. 

J’ai donc trouvé cette bande dessinée surprenamment bonne et je n’exclus pas la possibilité de continuer à lire les aventures de Blueberry — que j’aurais dû lire jadis dans Pilote et regrette de ne pas l’avoir fait… Si vous ne connaissez pas Blueberry, même si le genre western vous laisse indifférent, je vous en conjure d’en lire au moins quelques albums…

Blueberry, l’intégrale tome 1, par Jean-Michel Charlier (Scénario) et Jean Giraud (Dessin)). Paris, Dargaud, décembre 2012. 24 x 31.7, 168 pg., 29,99 € / $49.95 Can. ISBN: 9782205071238. Recommandé pour public adolescents (12+). stars-3-0

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

 © Dargaud 2012

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Cesare (12)

Cesare_12-cov“Le 8 avril 1492, avant l’aube, Lorenzo de Médicis a rendu l’âme. Son successeur, Piero, n’a pas la carrure du grand homme… Incapable de suivre sa politique, il abandonne l’alliance tripartite qui garantissait la stabilité de l’Italie pour se rapprocher de Naples et de la noble famille des Orsini. 

Peu de temps après, l’état de santé du pape s’aggrave soudainement ; le conclave est désormais imminent. Cesare se rend dans la ville de Sienne pour y rencontrer Giovanni Gonzague, dont le frère aîné dirige les armées vénitiennes… En ces temps d’incertitude, les Borgia sauront-ils rallier assez de soutiens pour hisser Rodrigo sur le trône de Pierre ?

Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Le douzième volume (série en cours) de Cesare: Il creatore che ha distrutto (チェーザレ 破壊の創造者 / Chēzare – Hakai no sōzōsha / lit. “César [Borgia]: le créateur qui détruit”) a été prépublié en feuilleton dans le mensuel de Kōdansha Morning avant d’être compilé en tankōbon (volume) en juin 2019. La version française est parue en janvier 2020 chez Ki-oon. 

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Page 31

Alors que plus de quatre ans s’est écoulé depuis la parution du tome précédant je commençais à croire que Fuyumi Soryo avait abandonné la publication de son manga biographique sur César Borgia, et cela juste au moment où le récit devenait vraiment intéressant (voir les liens plus bas vers mes commentaires des tomes précédents). Mais non, c’est juste que les volumineux tomes sont si chargés de détails tant historiques que graphiques que les délais de production sont de plus en plus long! Jusqu’au tome six les délais de production entre chaque volume étaient en moyenne d’environ six mois. Ces délais doubleront (avec une moyenne de treize mois) pour les tomes sept à dix, puis doubleront encore pour le tome onze (vingt-deux mois!) et doubleront une fois de plus pour le tome douze (quarante-deux mois ! — mais cinquante-deux pour les lecteurs français!!). Dans ce dernier cas, l’auteure a prise une pause de trois ans, sans doute pour se reposer du rythme effréné de la publication mensuelle mais également pour faire des recherches afin de maintenir la rigueur historique de son récit qui entre dans une nouvelle phase.

Il faut dire que cela en valait vraiment l’attente car le dessin du tome douze est vraiment extraordinaire: il est clair, précis et très détaillé. Le récit, quant à lui, progresse de façon intéressante mais plus lentement. J’ai même l’impression que, malgré les deux-cent-vingt-quatre pages, il ne s’y passe pas grand chose. On dirait que, depuis la mort de Lorenzo de Medicis (le 8 avril 1492) et du pape Innocent VIII (le 25 juillet 1492), tout le monde retient son souffle en attendant de voir où les pions du jeu vont tomber…

Piero de Medicis, qui n’a pas la finesse politique de son père, décide d’abandonner l’alliance tripartite avec Naples et Milan pour se concentrer sur une entente plus simple avec seulement Naples. Cela rompt la bonne entente entre les Medicis et les Borgia, ce qui prends une importance cruciale avec le décès du pape Innocent VIII. Si la ville de Milan supportait la candidature du cardinal Rodrigo Borgia à la papauté, Naples (et maintenant Florence) supportait celle de Giuliano della Rovere. Cela met Giovanni de Medicis dans une position embarrassante car il doit beaucoup aux Borgia mais est obligé de suivre les ordres de son frère et voter pour della Rovere (qui était pourtant l’un des instigateurs de la conjuration des Pazzi et du meurtre de son oncle Giuliano)! 

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Pages 60-61

Tous les joueurs avancent leurs pions: pour “sécuriser” Rome Naples envoie son armée (dirigée par le condottiere Virginio Orsini) aux portes de Rome alors que les milanais dépêchent la marine génoise dans le port d’Ostie. Pour sa part, Cesare se rend à Sienne pour rencontrer le jeune Giovanni Gonzague (dont la famille est en charge de l’armée de Venise) afin d’acquérir du support pour son père.  Gonzague l’invite chez lui à Mantoue pour discuter de la situation avec son frère, puis ils retournent à Sienne pour une course de chevaux. À Rome, Angelo est auprès de Giovanni, récemment nommé légat pontifical, pour l’assister dans la lourde tâche qui l’attend: participer au conclave de 1492. Le récit de ce volume est d’ailleurs en grande partie consacré à expliquer le déroulement du conclave ainsi que les complexes intrigues et manoeuvres politiques qui entrent en jeu pour l’élection du pape. Mais après deux scrutins, il n’y a toujours pas de vainqueur…

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Page 176-177

Au risque de me répéter, ce manga offre une grande constance tant dans la qualité du récit que dans son excellence graphique. Il y a de toute évidence une grande recherche pour présenter les personnages et les événements avec véracité mais aussi pour en illustrer la culture (particulièrement les costumes et l’architecture) avec détail et précision. C’est un manga fort agréable à lire car son récit est non seulement captivant par ses intrigues, très divertissant aussi mais surtout intellectuellement stimulant par la richesse de l’information historique qu’il nous offre. Bien sûr, ce genre de récit historique comporte inévitablement beaucoup d’éléments fictifs, car l’auteur doit combler tout les vides, les faits et événements que l’histoire n’a pas retenue, mais l’imagination de Fuyumi Soryo y parvient avec brio. 

Si vous êtes amateur de manga historique, particulièrement intéressé à la renaissance, à l’histoire ecclésiastique et italienne, que vous avez aimé des séries télévisées comme Les Borgias ou Les Médicis: Maîtres de Florence, ce manga est un incontournable que je recommande au plus haut point. C’est une lecture excellent et passionnante. Vivement la suite!

Cesare: Il creatore che ha distrutto, vol. 12 (Dodici), par Fuyumi Soryo (supervision: Motoaki Hara; traduction: Sébastien Ludmann). Paris, Éditions Ki-oon, janvier 2020. 13 x 18 cm, 224 pg., 7,90 € / $14.95 Can. ISBN: 979-10-327-0573-5. Lecture dans le sens japonais (de droite à gauche) et recommandé pour jeunes adultes (14+). stars-4-0

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Voir aussi mes commentaires sur les autres volumes:

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CESARE © 2019 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd. All rights reserved.

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Sherlock Holmes en bande dessinée (2)

BDs hommages & pastiches

Dans la première partie de cette série d’articles sur les adaptations de Sherlock Holmes en bande dessinée, j’ai traité des adaptations canoniques c’est-à-dire qui racontent fidèlement les récits des romans de Sir Arthur Conan Doyle. Il s’agissait principalement de la série britannique écrite par Ian Edginton et illustrée par Ian Culbard, publiée en anglais chez SelfMadeHero (2009-2011), puis traduite en français chez Akileos (2010-2011).

Dans cette seconde partie je vais traiter des pastiches (parodies) et des hommages à la série de romans du célèbre détective. Ces adaptations sont beaucoup plus nombreuses (et il me faudra sand doute plus qu’un article pour les couvrir). Je commence pour les deux plus importantes, d’abord parce qu’elles sont plus connues mais aussi parce que ce sont des séries de plusieurs volumes.

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(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Baker Street : all you need is Holmes 

BakerStreet-Intégral-covOubliez Léonard de Vinci, Darwin, Einstein… Sherlock Holmes est l’homme le plus intelligent du monde. Ou pas.

[Texte de la couverture arrière]

“Enfin les aventures déjantées du plus célèbre des détectives et de son acolyte médecin en version intégrale. Retrouvez les cinq tomes de la série dans cette édition unique. Des éclats de rire en perspective.

Saviez-vous que le docteur Watson doit une grande partie de sa popularité à une méduse? Que Sherlock Holmes pratique parfois le cambriolage ? Et seriez-vous capable de trouver un rapport entre un diable en boîte, un haltère, un réveil-matin, un cactus et une masse d’armes ? Non ? Eh bien plongez-vous dans les carnets secrets du docteur Watson, miraculeusement exhumés par deux froggies…

[Texte du site de l’éditeur]

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Page 3

Cette édition intégrale de la série Baker Street compile les cinq volumes de la bande dessinée par Veys et Barral. Le premier volume, Sherlock Holmes n’a peur de rien, inclue cinq histoires courtes: “L’incident sur la Tamise” (6 p.), “Ophiophobie” (7 p.), “Tossing the caber” (8 p.), “Le bois rouge de Pernambouc” (16 p.),  et “Rançon pour une momie” (10 p.). 

Dans le second volume, Sherlock Holmes et le Club des sports dangereux (48 p.), on retrouve une histoire loufoque où le quatuor de détectives imbéciles (Holmes, Watson, Lestrade et son cousin Brodie) doit enquêter tout à la fois sur “Le profa­nateur” (alias Jack le Moustacheur), une tentative de meurtre sur Lestrade, un meurtre à huis clos dans un club bien particulier, une gerbille surexcitée et sur une série de disparitions mystérieuses près du Limehouse !

Dans le troisième volume, Sherlock Holmes et les Hommes du Camellia (48 p.), notre petit groupe doit aidé M. Clipton, un producteur de thé du Ceylan, à retourner dans son pays en six semaines pour la lecture du testament de son oncle afin de pouvoir hériter de la plantation familiale. Toutefois, un compétiteur — un producteur de thé chinois, M. Teawings — fera tout pour les en empêcher!

Le quatrième volume, Sherlock Holmes et l’Ombre du M (52 p.), est la suite directe du précédent. La lecture du testament s’est révélé être un canular, mais lorsque l’oncle de Clipton meurt vraiment d’une crise cardiaque, le testament révisé exige cette fois, pour hériter de la plantation familiale, qu’il retourne en Angleterre et fasse un spectacle de clown devant la reine! Pour contrer Holmes, Teawings engage son ennemi juré, Moriarty! Cette fois l’adversaire est plus coriace alors, pour rendre leur itinéraire moins prévisible, Holmes y introduit un élément de hasard…

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Page 208

Dans le cinquième et dernier volume, Le Cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes, on retrouve — en plus de l’aventure titre (34 p.) où Holmes, affligé par l’oisivité, tente d’élucider le vol inexplicable de documents sur une base militaire (dont le menu du mess des officiers!) — cinq histoires courtes (une sans titre [4 p.], “Le jour de Watson” [3 p.], “Rendez-vous à Chelsea Bridge” [2 p.], “Coucher de soleil sur l’abattoir” [2 p.] et “Rendez-vous au Strand” [2 p.]) et une dizaine de gags en une seule case. L’édition intégrale se termine avec les couvertures originales des cinq volumes.

Cette bande dessinée respecte bien l’univers victorien créé par Sir Arthur Conan Doyle mais nous présente une version très humoristique et plutôt irrévérencieuse des personnages (dont le visuel est d’ailleurs inspiré par les acteurs Jeremy Brett et David Burke, qui incarnèrent le célèbre duo de détectives dans la série télévisée de Granada).

L’aspect visuel (dessin et mise en page) est bien réussi. Quoi que inégale cette série est agréable à l’oeil. Le récit est bien mené puisqu’il est à la fois captivant et très drôle. Cela n’a évidemment rien à voir avec les véritables aventures de Sherlock Holmes mais, en plus d’en respecter l’esprit, c’est aussi très divertissant et je me suis beaucoup amusé avec cette lecture. C’est une excellent parodie que je recommande chaudement.

Baker Street : all you need is Holmes [Édition Intégrale], par Pierre Veys (scénario) et Nicolas Barral (dessin). Paris: Delcourt, novembre 2017. 266 p., 22.5 x 29.7 cm, 34.95 € / $C 59.95, ISBN 978-2-413-00028-0. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-5

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© 2017 Éditions Delcourt

Capsules

Les quatre de Baker Street 

t. 1, L’affaire du rideau bleu

Quatre_de_Baker_Street-1-covUne série captivante et romanesque librement inspirée de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle ! Trois détectives en herbe pour une enquête digne du maître de Baker Street !

Billy, Charlie et Black Tom sont insé­­p­ara­bles. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l’East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles ! Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la pro­tection d’un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d’espions des rues… Mais lorsque la fiancée de Black Tom est kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve… en s’adjoignant les services d’un quatrième larron pour le moins inattendu. Place aux Quatre de Baker Street, la plus jeune équipe de détectives de l’époque victorienne !

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Cette bande dessinée mets en scène non pas le grand détective lui-même (Holmes et le Dr Watson n’apparaissent que dans les quatre dernières pages!) mais des personnages secondaire: les fameux “Irréguliers” ou “Francs-tireurs” de Baker Street, une troupe d’enfants de la rue qui sont les yeux et les oreilles du détective et qu’il utilise pour des missions de surveillance. Avec le temps, les membres de la troupe ont grandi ou se sont trouvé d’autres activités et il n’en reste plus que trois: Billy (William Fletcher, un jeune garçon bien éduqué), Black Tom (Tommy O’Rourke, Irlandais et l’acrobate du groupe), Charlie (Charlotte, habillée en garçon elle est en réalité une fille, la modératrice du groupe). La quatuor est complété par Watson, le chat de gouttière tigré. Lorsque Sherlock Holmes n’est pas disponible, alors les Quatre de Baker Street mènent l’enquête eux-même! Dans ce premier album, la petite amie de Black Tom est kidnappée et le quatuor devra retracer les coupables, puis s’attaquer au Rideau Bleu, “un bordel chicot du West-End.”

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Page 5

Dans sa préface, Régis Loisel louange le talent de l’artiste: “Sa mise en scène aux cadrages énergiques sert le scénario à merveille, les décors sont précis et généreux et l’ambiance générale est soutenue par des couleurs somptueu­ses.” Si je suis d’accord avec la première partie de son commentaire (les décors et la mise en page sont très adéquats) mon opinion est à l’opposée sur les couleurs: je n’aime guère le dessin un peu trop anguleux à mon goût par moment, les ombrages sur les visages me semblent un peu exagérées et, surtout, le choix d’une palette de couleurs sombres, tout dans le brun et le sépia, me déplait beaucoup. Je comprends que l’artiste voulait sans doute rendre l’atmosphère victorienne (brumeuse, étouffante, ancienne — à moins que cela soit un problème d’impression?) mais je trouve cela très laid. 

Par contre, l’histoire est excellente. Le récit est bien mené, captivant et les personnages sont crédibles et attachants. L’histoire est sérieuse, fidèle à l’esprit des Aventures de Sherlock Holmes. Il s’agit donc d’un digne hommage à Conan Doyle. Dans l’ensemble, malgré les faiblesses du style graphique, c’est une bonne lecture.

Il est intéressant de constater que cette bande dessinée a non seulement été traduite en anglais chez Insight Comics [Goodreads], mais qu’elle a aussi été adapté en animation par les studios Folivari, Canal Plus et Studiocanal [voir la page officielle et le teaser sur Vimeo]. Cela démontre bien l’intérêt et la qualité de la série.

Les quatre de Baker Street t. 1, L’affaire du rideau bleu, par Jean-Blaise Djian & Olivier Legrand (scénario), David Etien (dessin et couleur). Issy-Les-Moulineaux: Vents d’Ouest, janvier 2009. 56 p., 24 x 32 cm, 13.90 € / $C 22.95, ISBN 978-2-7493-0437-3. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2009 Vents d’Ouest

Capsules

t. 2, Le dossier Raboukine

Quatre_de_Baker_Street-2-covLes Quatre de Baker Street sont de retour !

Londres, 1890. Billy, l’apprenti détective, Charlie, la petite fille grimée en garçon, et Black Tom le monte-en-l’air sont trois gamins des rues unis par une solide amitié. Accompagnés du matou Watson, ils arpentent les bas-fonds de l’East End, menant enquêtes, filatures et autres missions de confiance pour le compte d’un certain… Sherlock Holmes. Ce nouvel opus voit nos héros se mêler d’une ténébreuse affaire impliquant des révolutionnaires russes exilés à Londres et la police secrète du Tsar… Nos protagonistes vont avoir fort à faire pour déjouer machinations, trahisons et mauvais coups…

Le premier tome de cette série avait fait l’unanimité, grâce au dessin dynamique et étonnant de maîtrise de David Etien et au scénario mené tambour battant de Djian et Legrand. On se replonge avec délectation dans ce second tome, qui nous entraîne dans une nouvelle enquête passionnante et nous fait découvrir un peu plus ces gamins gouailleurs et attachants.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

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Page 3

Dans cette aventure, les quatre de Baker Street doivent enquêter sur un complot politique impliquant des révolution­naires Russes. Alors que des prostitués sont à nouveau assassinées dans White­chapel (dont Sally, une amie de Billy), on craint le retour de Jack l’Éventreur. Toutefois, le quatuor découvrira que cette affaire est en fait liée à un complot de la police secrète du Tsar pour discré­diter les révolutionnaires socialistes réfugiés à Londres. Holmes étant absent, il incombe au quatuor de venir en aide à Katia Ivanovna et son compagnon Victor Raboukine!

Avec cet album, le graphisme s’est beaucoup amélioré: le style est un peu plus agréable et les couleurs en tons de brun et sépia moins présentes (quoique inconsistantes puisqu’au début elles semblent servir pour représenter des scènes de nuit, mais celles-ci se retrouvent avec de beaux tons de bleu vers la fin de l’album)… Le récit, toujours aussi captivant et sérieux, est également plus riche et intéressant. Cet album nous offre donc une très bonne lecture.

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T. 8, page 3

Les Quatre de Baker Street est une série très prometteuse qui en est déjà à son huitième album. La série continue donc avec le tome 3: Le Rossignol de Stepney, le t. 4: Les Orphelins de Londres, le t. 5: La Succession Moriarty, le t. 6: L’Homme du Yard, le t. 7: L’Affaire Moran et le t. 8: Les Maîtres de Limehouse. J’ai eut la chance de mettre la main sur un extrait papier des dix premières pages de ce huitième album (paru en octobre 2019) et je dois avouer que cette série a fait beaucoup de chemin et m’apparait excellente (l’amélioration du style graphique est particulièrement frappante). À lire certainement.

Les quatre de Baker Street t. 2, Le dossier Raboukine, par Jean-Blaise Djian & Olivier Legrand (scénario), David Etien (dessin et couleur). Issy-Les-Moulineaux: Vents d’Ouest, avril 2010. 56 p., 24 x 32 cm, 13.90 € / $C 22.95, ISBN 978-2-7493-0519-6. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© 2010 Vents d’Ouest

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Capsules

De Gir à Moebius

Gir-a-Moebius-CovComment devient-on un génie ? Avec cette réédition du recueil d’oeuvres de jeunesse de Jean Giraud/Moebius, Les Humanoïdes Associés lèvent le mystère de la naissance d’un géant de la bande dessinée ! Cet ouvrage patrimonial, jamais rééditée depuis 1981, est désormais accompagné du texte critique de Claude Ecken « Le Garage hermétique de Gir ».

[Texte du site de l’éditeur]

Comment devient-on un génie? Tout le monde connaît l’auteur bicéphale de Blueberry et du Garage Hermétique. Sous la signature de Gir, il a fait ses débuts et porté le western classique vers la perfection; sous le pseudonyme de Moebius, il a réinventé la bande dessinée de science-fiction et donné libre cours à une imagination débridée, dans un dialogue introspectif avec ses multiples personnalités. “Il ne suffit pas de rêver, il faut travailler”, a dit avec modestie Jean Giraud, interviewé en 2009.

En rééditant en fac-similé de sa première édition le recueil de ses oeuvres de jeunesse, Les Humanoïdes Associés lèvent une partie du mystère de la naissance de géant de la bande dessinée, exploré par l’exégète Claude Ecken dans sa post-face: Le garage hermétique de Gir.

[Texte de la couverture arrière]

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Frank et Jérémie (p 13)

Originalement publié par les Humanos en 1981 sous le titre Gir Oeuvre tome 1, cet intéressant album nous offre un recueil des oeuvres de jeunesse de Jean Giraud (alias Gir ou Moebius) qui ont été publié dans divers périodiques entre 1956 et 1979 mais ne furent jamais auparavant compilées en album. À la préface de Joseph Gilain (Jijé) s’ajoute pour la réédition une excellente postface de Claude Ecken qui retrace la biographie de Giraud et explique la génèse de son oeuvre.

On retrouve donc vingt-six récits divisé en quatre périodes. Dans “1956: Les début” on retrouve d’abord une petite histoire inédite en huit cases (sans titre, mais elle pourrait s’intituler “Silence”) puis trois histoires de “Frank et Jérémie” d’environ six pages chacune et qui furent publiées dans la revue Far West alors qu’il n’a que dix-sept ans. C’est en noir et blanc, le traits sont plutôt grossiers alors c’est vraiment ses débuts. Comme le dit Ecken dans la postface, malgré la maladresse de son dessin Giraud fait déjà preuve d’un grand “sens de la mise en image” presque cinématographique. On y voit déjà, aussi, son goût pour le western.

Dans la section “1958-1965: Coeurs Vaillants” on retrouve “Le roi des bisons” (10 pages, scénario de Noël Carré, publié dans Coeurs Vaillants en juillet 1958), “Quand la galère des Pytheas voguait vers le pôle” (1 page, scénario de M. Dubreuil, publié dans Fripounet et Marisette en octobre 1957) et “L’Épopée de Larsen et Nordenskjöld” (3 pages, scénario de J.-C. Pasquier, publié dans Coeurs Vaillants en juin 1958). Giraud expérimente —avec plus ou moins de succès— avec la couleur et l’on voit l’influence de son mentor, Joseph Gilain (Jijé).

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Le hors-la-loi (p 54)

Dans la section ”1965-1970: Total Journal” on retrouve “Le lac des émeraudes” (4 pages, scénario de P. Christin, publié dans Total Journal en 1966), “Le hors-la-loi” (9 pages, paru dans Bonux Boy #14 en 1961 et dans Total Journal en 1966), “Chasseur de prime” (6 pages, publié dans Total Journal en août 1967), “Le retour du galérien” (8 pages, scénario de Philip, publié dans Total Journal en 1966), “Pépites et voleurs!” (2 pages, publié dans Total Journal #6 en décembre 1966), “Madame Curie, Prix Nobel et mère de famille” (5 pages, scénario de Paul Loncle [P. Christin], publié dans Total Journal en 1970), “Que devient Blueberry?” (Illustration pleine page probablement publié dans Pilote), et “Les journées de Sélim” (2 pages, scénario de P. Christin, publié dans Total Journal en 1967). Giraud travaille fort et commence a raffermir son style tant pour les récits réalistes qu’humoristiques. Avec “Le hors-la-loi” on voit déjà apparaître le Gir qui illustrera Blueberry

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Musique Ininterrompue (p 113)

Dans la section “1970-1979: de Pilote en Tintin” on retrouve “Y a pas moyens” (2 pages, publié dans Pilote en 1972), “Par ici la monnaie” (2 pages, scénario de Guy Vidal, publié dans Pilote en 1971), “Madame Censure épaule Récuperationix” (1 page, publié dans Pilote #622 en octobre 1971), “Si les techniciens de l’espace s’amusaient à faire des poissons d’avril” (1 page, scénario de Jacques Lob, publié dans Pilote #338 en mars 1967), “Les écumeurs du Montana” (roman-photo de 7 pages critiquant la situation des auteurs de BD, co-scénarisé avec J.-C. Mézières, publié dans Pilote en 1970), “L’Hémoglobine est dans le vent” (1 page, illustration de “postures outrancières”, publié dans Pilote #629 en novembre 1971), “Musique ininterrompue” (2 pages, publié dans Pilote #737 en décembre 1973), “Test” (2 pages, scénario de Patrice Leconte, publié dans Pilote #678 en novembre 1972), “Le drame à éviter” (3 pages, scénario de l’équipe de l’Express, publié dans l’Express #1230 en février 1975), “Tom Smith Rides Again” (illustration double-page, lieu et date de publication non indiqués), et “Wounded Knee” (2 pages, publié dans Tintin en 1979). À travers ces planches et durant cette période, on voit bien Giraud mûrir, commencer à maîtriser son art et à devenir Moebius.  On le voit développer l’humour absurde et tordu (comme une bande de Möbius!) et un style qui annonçe déjà les couleurs criardes de Arzach (“Musique ininterrompue”) ou le dessin propre et précis (avec ses ombrages hachurés) du Garage Hermétique (“Tom Smith Rides Again” et “Wounded Knee”) qui caractériseront sa métamorphose dans Métal Hurlant.

Je n’aime pas particulièrement lire des histoires courtes en bande dessinée (quoi que certaines soient très drôles), surtout si le style du dessin n’est pas vraiment agréable. Mais dans l’ensemble chacune de ces histoires nous racontent la lutte que Giraud a mené pour devenir Gir et ensuite évoluer en Moebius. Ce qui rend cet album vraiment intéressant c’est la postface biographique de Claude Ecken qui replace chaque récit dans son contexte et, par son analyse, nous permet d’en comprendre l’importance. Une bonne lecture pour tout amateur de Jean Giraud et de bande dessinée.

De Gir à Moebius: Le lac des émeraudes, par Jean Giraud (Gir/Moebius), préface de Joseph Gilain (Jijé) et postface de Claude Ecken. Paris: Les Humanoïdes Associés, janvier 2019. 136 p. (94 planches), 24 x 32 cm, 24,95 € / $C 39.95, ISBN 978-2-7316-2926-2. Pour un lectorat adolescent (14+).  stars-3-0

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© 2019 Humanoids, Inc.

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I’ll never tell (Catherine McKenzie)

ill-never-tell-9781501178634_xlgFrom Catherine McKenzie, the instant bestselling author of The Good Liar, comes a riveting domestic suspense in the vein of Liane Moriarty that sees five siblings forced to confront a tragedy they thought was buried long ago.

What happened to Amanda Holmes?

After the sudden death of their parents, the MacAllister children return to the run-down summer camp where they spent their childhood. The four sisters and their elder brother haven’t all been together at Camp Macaw in over twenty years—ever since a tragic and mysterious accident.

Over the course of the Labour Day weekend, the siblings must determine what to do with the property, now worth millions. But a stunning condition of their father’s will compels them to face their past—and come to a decision that threatens to tear them apart forever.

A sharp and engrossing novel of suspense, I’ll Never Tell reveals what happens when the secrets and lies that hold a family together are finally exposed.

[Text from the publisher’s website; see also the back cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I’ll never tell is a whodunit novel in the style of Agatha Christie. A family is reunited in a summer camp after season for the reading of their parents’ will as they both died in a train accident. But a clause put by their father forces them to resolve an unsolved murder perpetrated by one of them twenty years ago in this same camp. Over the years miscommunication had brought its lot of painful imbroglio and misunderstanding. With the final reveal (and some twists) the web of lies and secrets culminates in drama to finally bring resolution and closure to the family.

It is a mystery novel — a thriller ? — and a touchy-feely chick-lit story altogether, full of thoughts on the meaning of relationships: between parents and children, between siblings and between couples (happy or unhappy and of all gender orientation). Catherine McKenzie [ BiblioFBGoodreadsGoogleWeb ] is certainly skilled at developing the psychology — and often the darker aspects — of her characters. In this ninth novel, she uses again a narration at the first person done through multiple point of views… including the one of the victim ! (I guess it is her style; but at least this time [I previously commented on her novel Hidden] she puts the name of the narrator in the head of each chapter).

I’ll never tell is well written as the storytelling is fluid and compelling. More importantly, the plot remaining believable despite its several twists and turns, it is quite enjoyable. Therefore it constitutes a very good read that — once you get familiar with the characters and settings — you can barely put down until the end. Catherine McKenzie is a local writer worth our attention. I will certainly read another of her books (she has published ten so far and most of them have even been translated in French). Her latest novel, You can’t catch me, just came out and Paramount Television Studios has already acquired its rights for a TV series. They also had previously acquired the right for I’ll never tell. 

I’ll never tell, by Catherine McKenzie. Toronto: Simon & Schuster, June 2019. 384 pages, 14 x 21.5 in, $C 22.00. ISBN 978-1-5011-7863-4. For young adult (16+). stars-3-5

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© 2019 by Catherine McKenzie

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Capsules

Unbeaten tracks in Japan

41u2qa+Cp-L“The firsthand account of a British adventuress as she treks though the Japanese outback in 1878, traveling alone among “degenerate” Japanese and “savage” Aino, and recording it all for posterity in this book, a classic of its kind.” [Promotional text]

“Isabella L. Bird’s voyage to Japan in the 1870s reveals a country steeped in ancient customs and a rugged landscape of beautiful, flowing hills and country pathways.

As of the first Western women to author a book about the Japanese islands, Isabella Bird was keen to relay her observations as accurately as she could manage. The isolationist policy of Japan, which forbade any foreigners from travelling inland, had only recently been lifted. Bird was thus able to witness the urban culture of Tokyo and the rural areas surrounding it, together with the large, northerly island of Hokkaido.

The author offers her observations of the architecture and customs of the native Japanese, and later the Ainu minority ethnic group. Northern Japan’s rural culture is revealed as being enormously different from the modern society the world knows today. Modern residents or aficionados of Japan will however recognize many surviving hallmarks, such as the supreme hospitality and generally well-mannered behavior of the locals.

Despite hailing from and exhibiting the values of the condescending culture of Victorian England, Bird manages to relay a good impression of Japan prior to its rapid modernization in the 20th century. Her views reflect their time; although she had a Japanese translator and guide as a companion, she was unable to grasp the social graces of the area, and acutely felt herself an outsider. She does not lapse into despondency however; instead, she by turns indulges in good-natured mockery of Japan’s insular society.”  [Text from the back cover of the Pantianos Classics edition]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I first learn of Isabella Bird when I started reading the manga series by SASSA Taiga dedicated to her traveling in Japan (see my comments). Isabella Bird was a real British adventuress that traveled around the world to relieve her back pain and melancholy as well as to satisfy her curiosity. She first went to the United States in 1854, then in Australia, Hawaii (called at the time Sandwich Islands), and back to the U.S. in Colorado to see the Rocky Mountains in 1872-73. Five years later she went to Asia, travelling through Japan, China, Korea, Vietnam, Singapore and Malaysia. In 1889, she went to China, Persia, Kurdistan and Turkey. In 1897, she went back to China and Korea to travel up the Yangtze and Han rivers. Her last voyage in 1904, at the age of seventy-two year-old, was to Morocco where she wanted to meet the Berbers. 

It is extraordinary enough for a woman to have been travelling so much almost alone but it is even more interesting that she wrote a lot about it as she published around twenty books describing her journeys. It seems that most of her books are the collection of letters that she wrote to her friends and relatives describing in every details everything she saw during her travelling. 

She went to Japan in 1878 (at the age of forty-seven year-old) with the goal to explore Ezo (Hokkaido) and meet the Ainu — she seems to have an interest in learning about the indigenous people of each country she visited. However, she chose to travel from Tokyo not by the easier sea route but by the more difficult inland road, first to Niigata and then Aomori and Hakodate — hence the title Unbeaten Tracks in Japan. It must have been a very difficult journey. Almost every day she wrote to her sister Henrietta back in England, describing to her the Japanese landscape and its vegetation as well as the culture of its people (their houses, clothings and usages). Her observations are particularly interesting because she describes Japan at a time of change, ten years after the Meiji Restoration, witnessing the last remnants of the samurai culture as well as the beginning of the modernization of Japan. The book collecting all those letters was first published in 1880 and an abridged version was published in 1885.

Now that I have read the original words of Isabella Bird I can better appreciate the manga. We can see that, if the anecdotes and the facts told in the manga seem fairly faithful, the character’s open and understanding attitude toward the Japanese people is not entirely truthful. In the manga, she barely makes any negative comments in her description of the Japanese while in her work, Isabella Bird has the condescending, and even sometimes contemptuous, attitude towards the Japanese that one would expect to find in any British aristocrat of the time. And her translator and guide Ito, which is the key to every scenes in the manga, is hardly mentioned in her book (and when she mentions him it is often to mock him; although, she brings the subject of his previous and unfulfilled contract with the botanist Charles Maries).

She describes the Japanese as busy people, talks about their “miserable physique and the national defects of concave chests and bow legs” (p. 9), or being “so lean, so yellow, yet so pleasant-looking, so wanting in colour and effectiveness” (p. 10). She adds “I never saw people take so much delight in their offspring (p. 56) (…) but it is not good for European children to be much with them, as they corrupt their morals, and teach team to tell lies” (p. 87). However, she finds them polite, civil and honest (p. 75). In the deep country, she finds that people are poor, almost naked and quite dirty. She keeps even harsher words for the Ainu. She calls them “magnificent savages” and “children” (p. 175), “a harmless people without the instinct of progress” (p. 168) characterized by their “apathy and want of intelligence” (p. 173). They are often naked, drink too much sake and the Japanese (including Ito) say that they “are just dogs” (p. 181). She says that “They have no history (…) their houses and persons swarm with vermin, they are sunk in the grossest ignorance, they have no letters or any numbers above a thousand, they are clothed in the bark of trees and the untanned skins of beasts, they worship the bear, the sun, moon, fire, water, and I know not what, they are uncivilisable and altogether irreclaimable savages, yet they are attractive, and in some ways fascinating (…)” (p. 184). So, it is not all bad as she even finds them “charming in many ways” (p. 202) and that they are sometimes “superb-looking men, gentle and extremely courteous” (p. 168).

It is a very interesting book but, unfortunately, the epistolary travelog of Isabella Bird in Japan  is a little laborious to read as it is long and consisting mostly of descriptions. I must admit that I kept falling asleep and could read barely a dozen pages every night. Therefore reading this book was quite an enterprise, but all worth the effort because it offers a unique view on the Meiji’s Japan. It is a good reading but mostly for the Japanese history fanatics as well as for those who read the manga and are curious to learn more about Isabella Bird herself.

Unbeaten tracks in Japan: An account of travels in the interior, including visits to the aborigines of Yezo and the shrines of Nikkô and Isé, by Isabella L. Bird. London: John Murray, 1885. 136 pages. The book is available for free download on Amazon Kindle, Google Books and Gutenberg Project. stars-3-0

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La sphère d’Or (Erle Cox)

Sphere_d_or-cov“En Australie au début du siècle dernier, un jeune homme, Alan Dundas, creuse une banale citerne dans son jardin lorsque sa pioche heurte une matière très dure… Il met ainsi à jour le sommet d’une sphère faite d’un or plus résistant que tous les matériaux connus. Au prix de nombreuses ruses, qui transforment sa descente en une sorte de voyage initiatique. Alan parvient au coeur de la sphère. Là, il découvre de véritables trésors culturels et scientifiques témoins d’une très ancienne civilisation auxquels Alan consacrera désormais tout son temps, négligeant, non seulement les travaux de sa ferme, mais également sa jeune fiancée. Car le véritable joyau du trésor souterrain, c’est une jeune femme d’une beauté incomparable qui vit là, en état de stase, depuis vingt-sept millions d’années. Avec l’aide de son ami, le docteur Barry, Alan la ramène à la vie. Hiéranie – tel est son nom – leur livrera alors les clefs fantastiques de son monde et de son histoire, mais aussi et surtout le terrifiant contenu de la mission pour laquelle elle a été placée dans cette sphère…”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

La sphère d’Or (titre original: Out of the Silence) est un roman de l’auteur australien Erle Cox. Il a d’abord été publié en feuilletons dans le journal The Argus (120 episodes en 1919) puis sous forme de livre en 1925. Il a connu une édition américaine en 1928 et, l’année suivante, une première traduction française (par Richard de Clerval) est paru dans la collection Le Masque. 

Ce roman de science-fiction raconte l’histoire de Alan Dundas, un jeune fermier australien qui, dans les années ’20, découvre un grand bâtiment sphérique enterrée dans son champs — fait d’une sorte de ciment très résistant qui est, nous le découvrirons vers la fin du récit, une forme d’or. Astucieux, il réussi non seulement à en trouver la porte mais également à déjouer tout les pièges qui protègent un précieux trésor: Plusieurs galeries concentriques exposent tout le savoir (artistique, technique, médical, littéraire, etc.) d’une civilisation ayant disparue dans un cataclysme il y a plusieurs millions d’années. Au centre, dans une sorte de “temple”, il découvre une sphère de cristal où git une femme d’une grande beauté qui se révèle être en animation suspendue. Grâce à un livre illustré qui explique comment la réveiller — et à l’expertise de son ami médecin, le Dr Dick Barry — il la ramène à la vie et en tombe immédiatement amoureux. 

Alan venait tout juste de commencer à courtiser la jeune Marian Seymour lorsqu’il est subjugué par la fascinante Hiéranie mais cette relation romantique naissante sera vite oubliée. L’occupante de cette arche du Savoir est définitivement sur-humaine: non seulement elle possède une intelligence (et un cerveau) de loin supérieur à l’humain contemporain, des connaissances scientifiques extrêmement avancées, mais elle est aussi dotée de pouvoirs extra-sensoriels. Elle apprends l’anglais très vite et explique son histoire à Alan et Barry. Elle leur fait aussi promettre de ne rien révéler à personne sur son existence. Toutefois, en apprenant que la mission de Hiéranie est de restaurer sa civilisation, Barry commence à craindre que d’avoir ravivé cette femme supérieure, froide et implacable, n’ait un effet néfaste sur l’avenir de l’Humanité… Alan, quand à lui, est éperdument amoureux… Mais l’amour pure de Marian réussira-t-il, dans un dénouement digne d’un drame shakespearien, à sauver le monde?

On ne peut pas vraiment reprocher à l’ouvrage son sexisme considérant l’époque à laquelle il a été écrit: tant dans la société australienne du début du vingtième siècle que dans le monde de Hiéranie la femme est très peu considérée. Pourtant, la relation de pouvoir entre Alan et Hiéranie est inversée puisque c’est cette dernière qui domine la relation. De plus, la bonne société de la petite ville de Glen Cairn semble contrôlée en arrière-plan par les femmes… Cox était peut-être en avance sur son temps…

Par contre, le racisme exprimé par le récit est quant à lui tout à fait impardonnable (quoi que, encore une fois, compréhensible pour l’époque). Dans le monde de Hiéranie, les races de couleurs ont été éliminé dans un grand génocide et avec une politique eugéniste stricte car elles étaient inférieures en tout points. “Elles pouvaient imiter et non créer. Elles se multipliaient beaucoup plus rapidement (…) et partout elles exigeaient comme un droit l’égalité pour laquelle elles n’étaient pas faites.” [p. 203] Barry semble s’objecter mais Alan acquiesce: “je pense que le monde serait meilleur et plus propre si quelques-unes de ses [sic] races en venaient à s’éteindre” [p. 210] et il cite les Turcs en particulier — ce qui est compréhensible car la défaite de Gallipoli a laissée aux Australiens des séquelles importantes qui ont perdurées.

Je note que l’oeuvre de Cox a presque une qualité prophétique lorsqu’il décrit la technologie de Hiéranie (télévision, CT-scan) ou l’avenir de la planète (qui évoque vaguement le nazisme et la Seconde Guerre Mondiale pourtant presque deux décennies d’avance!).  On note également que l’ouvrage offre un prologue qui figurait dans l’édition originale et qui avait été supprimé dans les éditions postérieures mais qui n’apporte absolument rien au récit.  Je me dois aussi de remarquer que la traduction comporte plusieurs erreurs grammaticales et typographiques. J’ai par contre bien aimé le style vieillot de l’ouvrage (normal considérant son âge) et surtout l’utilisation d’une langue qui évoque les vieux films français (je n’ai pas pu lire la version anglaise mais j’imagine que la traduction reflète le style original). Toutefois les épithètes sucrée qu’utilisent les protagonistes amoureux pour s’interpeler me semblent bien exagérés..

Évidemment, la lecture de cet ouvrage me confirme que La nuit des temps de Barjavel (commenté précédemment) offre de grandes similitudes avec La sphère d’Or. Celui-ci l’a définitivement “inspiré” ou “influencé” et les similitudes sont si grandes que certains l’ont même accusé de plagiat. Je me souviens d’avoir lu que Barjavel avait commencé à écrire La nuit des temps comme un scénario de film et, le projet étant tombé, il en a ensuite fait un roman. Peut-être que son scénario était une adaptation de La sphère d’Or et que, par la suite (l’éditeur jugeant peut-être qu’il y avait assez de différences entre les récits), le crédit pour Cox a été “oublié”? Quoi qu’il en soit les deux romans sont bons et chacun est assez original à sa façon pour que l’on prenne du plaisir à lire les deux indépendamment.

Par son récit crédible, qui nous offre une histoire à la fois fascinante et captivante, remplie d’éléments intéressants,  La sphère d’Or constitue une bonne lecture. À lire.

La sphère d’or, par Erle Cox (traduit par Pierre Versins et Martine Renaud). Dinan: Terre de Brume (coll. Terres Mystérieuses), janvier 2008. 360 pages, 14 x 24 cm, 20.50 € / $C 34.95. ISBN 978-2-84362-367-7. Pour un lectorat adolescent (14+). stars-3-0

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© Terre de Brume, 2008, pour la présente édition

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Revue de zines [02.020.161]

dBD #141 (mars 2020)

dBD-141Dans les “actualités” (tout étant relatif puisque c’est le numéro de mars), je note que Casterman réédite en un seul gros volume de 440 pages Les années douces, un excellent manga où Jiro Taniguchi adapte le roman de Hiromi Kawakami. Aussi Delcourt-Tonkam republie en “Perfect Edition” les dix volumes de Maison Ikkoku par Rumiko Takahashi (qui a reçu le Grand Prix d’Angoulême l’an dernier).

À la une de ce numéro on retrouve un dossier sur Les Indes fourbes par Alain Ayroles et Juanjo Guarnido (Delcourt). On nous présente même un deuxième dossier, encore plus intéressant, sur les adaptations littéraire en BD où on nous introduit, entre autre, à Dracula (de Bram Stoker par Georges Bess chez Glénat), J’irai cracher sur vos tombes (de Boris Vian par Jormorvan, Ortiz, Yen et Macutay chez Glénat), Les morts ont tous la même peau (de Boris Vian par Morvan, Erramouspe et Vargas chez Glénat), Le vagabond des étoiles (de Jack London par Riff Reb’s chez Noctambule), L’Amant (de Marguerite Duras par Kan Takahama chez Rue de Sèvres), Karoo (de Steve Tesich par Bézian chez Delcourt), et Couleurs de l’incendie (de Pierre Lemaitre par Christian de Metter chez Rue de Sèvres).

Le numéro se poursuit avec des interviews de Jean-Marc Lainé (sur Fredric, William et l’Amazone, par J.-M. Lainé et Thierry Olivier, chez Comix Buro), les frères Gaëtan et Paul Brizzi (sur L’Écume des jours chez Futuropolis), de Inio Asano (sur Errance et Anthology, tous deux chez Kana), ainsi que de Michel Rabagliati (sur Paul à la maison chez La Pastèque). On note également des articles sur Ville Nouvelle de Lukasz Wojciechowski chez Çà et Là et sur Hilda et le roi de la montagne par Luke Pearson chez Casterman.

Dans le cahier critique je remarque Birdmen t.2 par Yellow Tanabe chez Vega (Super), Ashman par Yukito Kishiro chez Glénat (Super, One-shot à l’encage puissant réalisé juste après la série Gunnm, à ne pas manquer), Why nobody remembers my world t.1 par Sazane & Akira chez Doki-Doki (Super, “si le principe du monde parallèle n’est pas nouveau, ce premier tome se révèle néanmoins solide, bien raconté et efficacement mis en image”), Drifting Dragons t.1 par Taku Kuwabara chez Pika (Bien, “traitement graphique à la richesse époustouflante, inspiré par la fantasy et le steampunk. Dommage que les chapitres se révèlent rapidement répétitifs“), Ragnafall t.1 par Marujirushi & Shizuha chez Kurotsume (Bien, “quête initiatique sans grande originalité mais efficace”),  et Le marais par Yoshiharu Tsuge chez Cornélius (Super, “ce recueil est une porte d’entrée inestimable dans l’oeuvre de Tsuge”).

Un numéro informatif mais sans plus… stars-3-0

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Capsules

Ghost in the Shell: Arise

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

GITS Arise 1: Ghost Pain

GITS-Arise-1“World War IV is over, but a bomb has gone off in Newport City, killing a major arms dealer who may have ties with the mysterious 501 Organization.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the first episode (June 2013, 58 min.), we discover the Major when she is still in the military. As she comes back to Japan, she must do an investigation on the possible corruption of her deceased superior officer as well as on his murder. She discover that she is much more involved that she would have thought. In the course of her investi­­gation, she encounters Aramaki, who offers her a job as consultant. This episode, as well as the whole series, offer us the origin story of the Major and the Section 9. It is quite an interesting story and the animation is pretty good (not as much as the movies, of course).

GITS Arise 2: Ghost Whisperers

GITS-Arise-2“Freed of her responsibilities for the 501 Organization, Motoko must now learn how to take orders from Aramaki.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the second episode (November 2013, 56 min.), we find again a story where the military are being scapegoated and seek revenge for it — but they are actually being manipulated. The Major is told to assemble a team but it might be hard to chose the members… As always, it is a nice cyberpunk story with great animation.

GITS Arise 3: Ghost Tears

GITS-Arise-3“As Motoko and Batou attempt to thwart a mysterious terrorist group, Togusa tracks the killer of a man with a prosthetic leg made by Mermaid’s Leg.” [Text from Netflix, see also the Japanese trailer]

In the third episode (June 2014, 58 min.), the Major has assembled a team composed of her recent “adversaries”, but they are still just a bunch of mercenaries working for Section 9. And she is still missing a member to fit with Aramaki’s requirement. This a story of foreign terrorists using technology to move their ideology forward. The Logicoma (a bigger and less advanced version of the Tachicoma) are interacting more with the team. The theme of artificial intelligence is, as always, omnipresent.

This series (and this episode in particular) shows us a more personal side of the Major as she has a boyfriend. She is shown as being more vulnerable as she is getting often infected by viruses. Both in episodes one and three, she gets personally involved with the subject of her investigation. Also, having a personal relationship is a weakness that enemies can exploit. I guess, with time, she will learn from her mistake and become the more hardened, distant and cold Motoko that we know in the rest of the franchise. Your real enemy is often closer than you might think… This is a really interesting story with good animation. It is certainly a must-see for all Ghost in the Shell fans.

Strangely, this OVA series has five episodes but Netflix has been  streaming only three of them — go figure why. The two other episodes are “Ghost Stands Alone” (September 2014, see Japanese trailer) and “Pyrophoric Cult” (August 2015, see Japanese trailer). The series was also adapted into a TV series (titled GITS: Arise – Alternative Architecture) and completed by a movie (GITS: Arise – The New Movie, which concludes the plot of episode 5) and a manga (GITS: Arise ~Sleepless Eye~ which was published in Monthly Young Magazine between April 2013 and June 2016, was compiled in seven volumes and tells how Batou and the Major met during the civil war).

I suspect the series was titled “Arise” because it is about the origin story of both the Major and Section 9. All in all, it is a good cyberpunk story, compelling storytelling, full of socio-political background typical of the rest of the franchise. It is well worth watching if you are either an anime fan or a cyberpunk aficionado.

Data File

Ghost in the Shell: Arise (攻殻機動隊 ARISE / Kōkaku Kidōtai Araizu / Mobile Armored Riot Police: Arise): Japan, 2013-2015, OVA anime, 5 x 50 min.; Dir. / Char. Des.: Kazuchika Kise; Scr.: Tow Ubukata; Music: Cornelius; Studio: Production I.G. Cast: Maaya Sakamoto / Elizabeth Maxwell (Major Motoko Kusanagi), Ikyuu Jyuku / John Swasey (Aramaki), Kenichiro Matsuda / Christopher Sabat (Batou), Yoji Ueda / Jason Douglas (Paz), Tarusuke Shingaki / Alex Organ (Togusa), Takuro Nakakuni / Marcus Stimac (Saito), Mayumi Asano / Mary Elizabeth McGlynn (Kurutsu), Atsushi Miyauchi / Brian Mathis (Mamuro), Masahiro Mamiya / Chris Rager (Ibachi), Kenji Nojima / Eric Vale (Tsumugi), Takanori Hoshino / David Wald (Raizo), Miyuki Sawashiro / Jad Saxton (Logicoma).stars-3-0

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Also, you can check the official trailer on Youtube:

© 士郎正宗・Production I.G / 講談社・「攻殻機動隊ARISE」製作委員会

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Capsules

Ghost in the Shell: SAC_2045

Ghost-in-the-Shell_SAC-2045_Main-PosterWhen sustainable war spawns a “post-human” threat, Major Kusanagi and her Section 9 team are called back into action.

In the year 2045, after an economic disaster known as the Synchronized Global Default, rapid developments in AI propelled the world to enter a state of “Sustainable War”. However, the public is not aware of the threat that AI has towards the human race.

Full-body cyborg Major Motoko Kusanagi and her second-in-command Batou are former members of Public Security Section 9, who are now hired mercenaries traveling hot devastated American west coast. This land is full of opportunity for the major and her team, they utilize their enhanced cyberbrains and combat skills from their time working in Section 9. However, things get complicated with the emergence of “post humans,” who have extreme intelligence and physical powers. The members of Section 9 comeback together again in order to face this new threat.

[Text from the official website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Anime Story

At the end of the Stand Alone Complex TV series, Section 9 is disbanded. In this series, the team has become a mercenary unit named GHOST that operated outside Japan (mostly in the United States) for the last six years. The only former member that didn’t joined GHOST was Togusa. He hesitated because of his family and later regretted the decision. He eventually divorced and found a job at a private security company. The Prime Minister asks Aramaki to reform Section 9 and Togusa is put in charge of locating his former colleagues.

After a failed mission where they were defending a one-percenter against the attack of a group of outlaws, the GHOST team is kidnapped by the NSA who want to use them in a mission to capture Patrick Huge, the rich owner of a tech company. The target reveals itself as a formidable opponent that can anticipate their move and even hack their cyberbrains. As the Major is about to be taken over, Saito terminate Huge. Smith is furious because he wanted him taken alive in order to study him. He explains that Huge was what the NSA calls a “Post-Human.” So far, humans have improved themselves with cyberbrains and cyber-implants. However, the post-humans are the opposite: A.I. which somehow have succeeded in taking over the brain of humans and therefore represent an unprecedented threat to humanity. Unfortunately, Smith consider the GHOST team as a liability and want to eliminate them. He is stopped by Aramaki who arrives in extremis with new orders from the American President. The new Section 9 mission will be to hunt post-humans.

It’s episode 8 and the real story finally begins. The team is back in Japan after six years (Batou came back a few days earlier but got entangled in a bank robbery). There are three post-humans that have been identified in Japan. One is an ex-boxer who seems to have a grudge against corrupt politicians. He kills the Prime Minister’s father-in-law and then goes after Teito himself but stops short of killing him (maybe he felt that he was a good man?). The next post-humans to be identified is a teenager that wrote a program creating mob justice. As they are investigating his story, Togusa get infected by some of his code and disappears! Will he becomes a post-human too? To be continued… in the second season (another twelve episodes, directed this time by Shinji Aramaki, but no release date has been announced yet).

>> End of Warning <<

I’ve mentioned this series recently and was eager to have a look — although I was sure that I would totally dislike its 3D animation. Yes, a few aspects of the CGI are quite awkward — the movements of the characters seem sometimes odd despite that fact that it’s motion capture animation and some character’s hair, mostly Aramaki’s and Tokusa’s — but the 3D quickly grow on you and you eventually even forget that it’s there as you focus on the action and the story. The character designs (by a Russian artist) are faithful and pleasant (the Major sure looks like a doll!) and the storytelling is excellent: well paced and captivating. My favourite part is that, as usual with Ghost in the Shell, the cyberpunk background world (socio-political setting, technology, etc.) is quite superb. 

Interestingly, the story seems inspired by the work of transhumanist Ray Kurzweils, who predicted that the A.I. singularity would occur in 2045. One element of the story that differ from the previous series, which are generally nippo-centric, is that the first half is set in the United States (which has experience some sort of civil war again). Also, when I watched the series on Netflix, no dubbed version was available yet because the coronavirus lock-down has delayed production (I am more of a subtitles guy anyway). 

So far, this new Stand Alone Complex series seems not much appreciated by the critics, considering the very average ratings that it is receiving (6.0 on IMDb, 47% on Rotten Tomatoes, and C+ on ANN). Anime fans are probably irked by the 3D animation. Too bad for them. It is an excellent anime, well worth watching. It is entertaining, an appropriate continuation of the franchise and, despite my initial misgivings, quite beautiful. A must see for any anime, cyberpunk or Ghost in the Shell fans. stars-4-0

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Book Club

BookClub-dvd“Diane (Diane Keaton) is recently widowed after 40 years of marriage. Vivian (Jane Fonda) enjoys her men with no strings attached. Sharon (Candice Bergen) is still working through a decades-old divorce. Carol’s (Mary Steenburgen) marriage is in a slump after 35 years. Four lifelong friends’ lives are turned upside down to hilarious ends when their book club tackles the infamous Fifty Shades of Grey. From discovering new romance to rekindling old flames, they inspire each other to make their next chapter the best chapter.”

[Text of the DVD cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Four friends of a certain age are meeting regularly for their book club. As they feel they are stuck in their life, they will find the courage to go beyond their confort zone and try new experiences after reading Fifty Shades of Grey ! It is the proof that books can change your life !

Like most rom-com the story is very simple, but quite funny and mostly dialogue-based. The acting is excellent (which is to be expected considering its strong cast), the storytelling is well knit — although it doesn’t offer many surprises. It was very successful at the box office (making about seven times its initial budget) despite very average ratings from the critics (6.1 on IMDb, 54% / 52% on Rotten Tomatoes and 53% on Metacritic). All in all, it is very entertaining. It’s a good movie to forget all your troubles for a moment. stars-3-0

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Capsules

Colette

colette_poster“After marrying a successful Parisian writer known commonly as “Willy” (Dominic West), Sidonie-Gabrielle Colette (Keira Knightley) is trans­­planted from her childhood home in rural France to the intellectual and artistic splendor of Paris. Soon after, Willy convinces Colette to ghostwrite for him. She pens a semi-auto­­­biographical novel about a witty and brazen country girl named Claudine, sparking a bestseller and a cultural sensation. After its success, Colette and Willy become the talk of Paris and their adventures inspire additional Claudine novels. Colette’s fight over creative ownership and gender roles drives her to overcome societal constraints, revolutionizing literature, fashion and sexual expression.”

[Text of the DVD cover]

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It takes the British to produced an interesting bio-pic about the iconic French writer Colette! The movie is very simply made (the budget must have been small) but the sets are very nice and authentic (it was filmed in Budapest). The acting is also quite superb particularly for Keira Knightley. Like all biographical work it is certainly dramatized but it seems quite faithful to the highlight of Colette’s life. The movie focuses mainly on the period when Sidonie-Gabrielle Colette (played by Knightley) was married to Henry Gauthier-Villars (aka “Willy”, played by Dominic West), the writing of the Claudine novels and her lesbian affairs, first with American socialite Georgie Raoul-Duval (played by Eleanor Tomlinson, of Poldark fame — although her attempt at an American accent is rather disappointing) and then with the aristocrat Mathilde de Morny (aka “Missy”, played by Denise Gough) — which could be considered the French Gentleman Jack. The movie ends as she separates from Willy, after his Claudine betrayal, and finally starts her prolific solo career as a writer.

Colette offers a very good cinematic experience: it is beautiful, interesting and entertaining all at once and it makes you discover who Colette really was if, like me, you don’t know much about French literature. The movie seems to have gone relatively unnoticed (small box-office of  $14.6 millions) despite a rather good critical reception (ratings of 6.7 on IMDb, 87% / 70% on Rotten Tomatoes and of 74 % on Metacritic). However, it is definitely worth watching (and it is currently streaming on Netflix). stars-3-5

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Capsules

Steve Jobs

71wjwLLNYXL._AC_SL1500_“Witness the founder of Apple like never before. Steve Jobs paints an intimate portrait of the brilliant man at the epicentre of the digital revolution, backstage in the final minutes before three iconic products launches. Directed by Academy Award winner Danny Boyle (Slumdog Millionaire), written by Academy Award winner Aaron Sorkin (The Social Network) and starring Michael Fassbender, Kate Winslet, Seth Rogen and Jeff Daniels.”

[Text of the DVD cover]

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This bio-pic is telling us the life of Steve Jobs [played by Michael Fassbender] and his relationships with the people close to him (his daughter Lisa, Joanna Hoffman [Kate Winslet], John Sculley [Jeff Daniels], Andy Hertzfeld [Michael Stuhlbarg], Steve Wozniak [Seth Rogen], and Chrisann Brennan [Katherine Waterston]) through only three specific events: the launch of the MacIntosh (in 1984), the launch of the Next (1988) and the launch of the iMac (1998).

It is an interesting movie, cleverly written and superbly acted. However, because it is compressing all the story into those three events, it ends up overly dramatized. Also, if it expresses well the spirit and mentality of Jobs (without caring whether Fassbender looks like him or not), it is doubtful that the plots elements of the movie really happened the way it is depicted. At first, I was annoyed by this but, after all, it is based on Walter Isaacson’s biography and received the blessing of Wozniak, so it most have some sort of accuracy. I think it explains well the genesis of Apple and its very innovative products. If it barely broke-even at the box-office, it was very well received by the critics (with ratings of 7.2 on IMDb, 86% / 73% on Rotten Tomatoes and 82% on Metacritic). All in all, I think it is an interesting, well-made and entertaining movie. It’s worth seeing. stars-3-5

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The Trip to Spain

TripToSpain-cov“After jaunts through northern England and Italy, Academy Award®-nominee* Steve Coogan (Philomena) and Rob Brydon (Cinderella) embark on another deliciously deadpan culinary road trip. This time around, the guys head to Spain to sample the best of the country’s gastronomic offerings in between rounds of their hilariously off-the-cuff banter. Over plates of pintxos and paella, the pair exchange barbs and their patented celebrity impressions, as well as more serious reflections on what it means to settle into middle age. As always, the locales are breathtaking, the cuisine to die for, and the humor delightfully devilish.”

[Text from the DVD cover]

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Michael Winterbottom continues the cinematographic adaptation of his TV series The Trip (first season in 2010 was set in England). After the movie The Trip to Italy (2014) our travellers now goes to Spain (in 2017 — and in 2020 they also went to Greece!). Two comedians (Steve Coogan and Rob Brydon) reunite for a trip to Spain (Cantabria, the Basque region, Aragon, Rioja, Castile-La Mancha and Andalusia), where one is writing restaurant reviews and the other a book about their trip that mirror a journey he took  when he was younger and was inspired by the book As I Walked Out One Midsummer Morning by Laurie Lee. This movie offers more of the same: we get similar improvisations, jokes, voice imitations and movies references than previously. However, it is also a great occasion to showcase the nice Spanish food, landscapes and historic sites. It was well-liked by the critics (ratings of 6.6 on IMDb, 83% / 64% on Rotten Tomatoes, and 66% on Metacritic), but personally I found it beautiful but only mildly amusing. stars-2-5

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Capsules

The empire of corpses (anime)

EmpireOfCOrpses-dvd-covFrom the studio that produced Attack on Titan comes a captivating historical action thriller based on an award-winning novel by Project Itoh. In an alternate version of 19th century London, the world has been revolutionized by “corpse reanimation technology” creating armies of undead who serve the living as laborers across the globe.

In an attempt to revive his dearly departed friend, young medical student John Watson becomes obsessed with replicating the work of Dr. Victor Frankenstein—the legendary corpse engineer whose research produced the only re-animated corpse to possess a soul. But when his illegal experiments put him at odds with the British government, Watson is drafted into a worldwide race to find the lost research notes of Victor Frankenstein before the secrets of the human soul fall into the wrong hands.”  [Text from Funimation website]

This anime movie is based on a novel by Itō Satoshi (left unfinished after his death it was completed by his friend Enjō Tō) published in August 2012 by Kawade Shobo Shinsha. It was also adapted into a manga by Tomoyuki Hino (I have recently commented on it).

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

EmpireOfCOrpses-illo1In 1878, young Doctor Watson illegally resurrects his dear friend Friday. When caught he is sent by M, the head of the British secret service, on a mission to Afghanistan via India. With the help of Frederick Burnaby and Nikolai Krasotkin, he must recover the Notes of Victor Frankenstein which have been found by Alexei  Karamazov. Until now, corpse technology can reanimate people only as soulless zombie apt to perform only basic menial tasks. However Frankenstein was able to produce a corpse with a soul, free-will and speech — known as “The One”. His Notes would allow to tremendously improve corpse technology and are coveted by all the great powers of the world.

EmpireOfCOrpses-illo3He finds Karamazov and discovers with horror that his new technique to improve corpses rely on live subjects ! He also learns that Karamazov is no longer in possession of Victor’s Notes as he left them in Japan. One year later, Watson, Friday and Burnaby are in Tokyo and, with the help of Seigo Yamazawa, break into Osato Chemicals (Friday hacks into the security system!). Unfortunately, they are too late, “The One” is already there and, after a fierce battle, escapes with his creator’s Notes. The team is again saved by Ulysses Grant and Hadaly who bring them to the United States on the steamship USS Richmond.

However, “The One” arrives in San Francisco first and takes over the Paul Bunyan, a super-computer working on steam and electricity. Using ultra-sound, he sends a wireless command to all corpses, turning them into berserks who attack people (typical zombies like in The Walking Dead). This also affects Friday, who needs to be sedated. “The One” is finally captured by M who transports him to the Tower of London. So far, the storytelling has been quite excellent. Unfortunately, from that point, the story gets muddled and confusing…

EmpireOfCOrpses-illo4Hadaly has her own agenda. Like Watson, who wants to give a soul to Friday, she is seeking a soul for herself — as she is revealed to be a mechanical automaton created by Thomas Edison. With her help, the team leave for London aboard the submarine Nautilus. They crashes the Tower Traitor’s Gate to discover that M has nefarious intents. After analyzing the Notes, he uses the Babbage analytical engine and Victor’s brain to send another wireless code that transform Britain’s corpses into berserks but also takes control of the humans! His motivation for doing that are not very clear: he wants to bring peace to the world (?!)…

However, “The One” escapes and kills M. As he plays music on a giant organ, he takes control of the Babbage engine. He is motivated by hatred and revenge against humanity, but also wants to give a soul to Hadaly, who he calls Lilith, to make her into the bride that Frankenstein refused him. He also wants to take over Friday’s body to form the perfect couple. Of course, after a long battle, Watson succeeds to stop him, causing the destruction of the Babbage engine and of the Tower, and restoring to the people their souls and wills. In the end, with the help of Friday, Watson experiments on himself. Then, after very long ending credits, we finds Watson four years later with a new adventure partner named Holmes and Hadaly now goes by the name of Irene Adler!

>> End of warning <<

This anime movie is a superb example of steampunk story — a type of alternate history (or uchronia) set in a more technologically advanced Victorian era. I like the idea to create “necroware” to program the dead (in a way slightly reminiscent of Westworld) using a neural plug, a modified typewriter and punch-cards or Charles Babbage’s Analytical Engine! The retrofuture world that the story depicts looks quite fascinating.

The premisses of the story are also quite innovative. While historical fiction often uses real historical people as characters, this story interestingly uses illustrious fictional characters. If some of the characters have really existed (Ulysses S. Grant, Frederick Burnaby, Thomas Edison), most of them come from the works of Sir Arthur Conan Doyle (Watson, Holmes, Irene Adler, “M” could also possibly be for Moriarty or Mycroft), Ian Fleming (M, MoneyPenny, Osato Chemicals), Fiodor Dostoïevski (Alexei  Karamazov, Nikolai Krasotkin), Mary Shelley (Victor Frankenstein and his creature), Daniel Defoe (Friday from Robinson Crusoe), Jules Verne (the Nautilus submarine), or even Auguste de Villiers de L’Isle-Adam (Hadaly, the android from The Future Eve). This shows a great literary culture from the writer.

EmpireOfCOrpses-illo2For the most part of the movie the storytelling is excellent. Unfortunately, in the end (the last third of the movie), the story gets overly mystical (crystals?) and too many parts of the plot are left without any explanations. The whole part with Alexei Karamazov is not very clear: what are his motivations and end-game? Same thing with “M”: what does he want to accomplish? The conclusion of the story is rather confusing and disappointing. However, the greatest assets of the movie is its really beautiful animation (particularly the background art which is quite superb). The battle scenes are also very well executed.

The animated movie is much better than the manga. It’s more beautiful, the story is better organized and more fluid, the action scenes are easier to understand. I like the Russian exploding corpses — explosions are much more fun when animated! Also (and I rarely say this) the English dubbed version is very good. The movie was less appreciated by the general audience (6.0 on IMDb, 42% on Rotten Tomatoes) than by anime fans (A- on ANN, 7 on MyANimeList). All in all, it is a very good movie, worth watching, particularly if you are a steampunk fan.

The empire of corpses (屍者の帝国 / Shisha no Teikoku): Japan, anime, 2015, 120 mins; Dir.: Ryoutarou Makihara; Scr.: Hiroshi Seko, Kōji Yamamoto, Midori Gotou (based on the novel by Project Itoh & Toh Enjoe); Char. Des.: redjuice, Takaaki Chiba; Art Dir.: Yūsuke Takeda; Chief Anim. Dir.: Hirotaka Katō, Takaaki Chiba; Mecha Des.: Gorou Murata, Hitoshi Fukuchi, Junya Ishigaki, Shinobu Tsuneki; CGI Dir.: Emiko Nishida; Music: Yoshihiro Ike; Studio: Wit; Prod.: George Wada, Noriko Ozaki, Takashi Yoshizawa; Cast: Yoshimasa Hosoya / Jason Liebrecht (Watson), Ayumu Murase / Todd Haberkorn (Friday), Kana Hanazawa / Morgan Garrett (Hadaly), Taiten Kusunoki / J. Michael Tatum (Burnaby), Akio Ohtsuka / Sean Hennigan (M), Daiki Yamashita / Micah Solusod (Krasotkin), Jiro Saito / Kenny Green (Yamazawa), Kōji Ishii / Greg Dulcie (Grant), Shinichiro Miki / Mike McFarland (Alexei Karamazov), Takayuki Sugo / R Bruce Elliott (The One). Available on bilingual Blu-ray/DVD from FUNimation ($34.98 US). stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

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Also, you can check the official trailer on Youtube:

©Project Itoh & Toh EnJoe / THE EMPIRE OF CORPSES Licensed by Fuji TV through FCC to Funimation® Productions, Ltd. All Rights Reserved.

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The empire of corpses vol. 1

EmpireOfOCrpses-1-covVoici le récit des héritiers du Dr. Frankenstein…

À la fin du XIXe siècle, une technologie révolutionnaire permettant de réinsuffler la vie se répand dans le monde entier. John Watson, jeune étudiant en médecine, est contraint d’entrer au service de la couronne britannique pour échapper aux travaux forcés. Il part alors pour la lointaine Asie dans l’espoir de redonner l’âme et la parole à son ami… Volume 1/3

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 50

The empire of corpses (屍者の帝国 / Shisha no Teikoku / lit. “l’empire des cadavres”) a d’abord été publié sous la forme d’un roman (Kei Itoh étant décédé avant de l’avoir fini, l’ouvrage a été complété par son ami Enjo Toh et publié en août 2012 chez Kawade Shobo Shinsha). Ce light novel a été publié en français chez Pika Roman (496 pages, 14.95 €, ISBN 9782376320173). L’histoire a ensuite été adapté en un long métrage d’animation sous la direction de Ryoutarou Makihara (octobre 2015), puis en manga par Tomoyuki Hino. Le manga a été publié en feuilleton dans Young Dragon Age (Kadokawa) entre octobre 2015 et octobre 2016, puis publié en trois volumes (en février, juin et novembre 2016) chez Fujimi Shobo (Kadokawa). Il a été traduit en français chez Pika Édition.

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Page 17

J’ai lu ce manga sur la recommendation de mon neveu et je ne le regrette aucunement. Pourtant le récit n’est pas particulièrement bien mené et, si le dessin est plutôt agréable, la mise en page manque un peu de fluidité. Ce serait donc un manga plutôt moyen si ce n’était de sa prémisse vraiment géniale.

Les récits historiques vont souvent utiliser des personnages ayant existé, des célébrités, afin de donner un peu de véracité à l’histoire. Dans ce cas-ci, le récit innove en utilisant des personnages fictifs célèbres. Il s’agit d’un récit historique alternatif (uchronie) du genre steampunk — il se déroule à l’époque victorienne mais avec une technologie plus avancées qu’il ne devrait, avec principalement l’utilisation d’androïde et de programmation informatique. 

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Page 60

Le protagoniste est le Docteur Watson [personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle pour ses romans de Sherlock Holmes] qui, accompagné de son fidèle ami et serviteur Vendredi [nommé d’après un personnage de Daniel Defoe dans Robinson Crusoé], se rends en Afghanistan (au service de l’Empire et sur les ordres de “M” [directeur de MI6 dans James Bond de Ian Fleming] et de van Helsing [chasseur de vampires dans Dracula de Bram Stoker]) sur les traces de la créature de Victor Frankenstein [personnages du roman de Mary Shelley]. Il est également accompagné de Frederick Burnaby [agent de renseignement britannique réel] et de Nikolaï Krassotkine [personnage des Frères Karamazov par Fiodor Dostoïevski] — et parfois aidé par l’agente de Pinkerton Hadaly [personnage de L’Ève Future par Auguste de Villiers de L’Isle-Adam] et de Ulysses S. Grant [président américain réel] — il recherche d’abord et avant tout le journal de Victor Frankenstein qui serait entre les mains de Alexeï, l’un des Frères Karamazov !

Frankenstein a inventé les “nécromates” [de necros — “mort” en grec — et automate], des morts ressuscités que l’on peut programmer avec l’ajout d’une prise au cerveau et d’un nécrogiciel pour en faire une main d’oeuvre docile et bon marché. Mais le plus grand secret de Victor Frankenstein a disparu avec lui: comment leur donner le libre-arbitre et une âme ! Karamazov a également découvert une nouvelle technique pour faire des nécromates encore plus puissants. Cette technique dangereuse attise la convoitise de toutes les grandes puissances…

Malheureusement, je n’ai que le premier tome d’une série de trois et ne peut donc pas découvrir le dénouement de cette histoire captivante et fascinante. Toutefois, l’histoire ayant également été adaptée en anime, le visionnement de celle-ci me semble donc la suite logique. Je vais voir

The empire of corpses n’est pas vraiment une histoire de zombies — mais presque. C’est une superbe histoire sur de beaux dessins de Tomoyuki Hino et, même si le récit laisse un peu à désirer, c’est un bon manga, à lire absolument surtout pour les fans de steampunk.

The empire of corpses, vol. 1 par Project Itoh & Toh EnJoe (Scénario) and Tomoyuki Hino (Dessin). Vanves: Pika Édition (Coll. Pika Seinen), novembre 2018. 160 p., 13 x 18 cm, 7,50 € / C$ 12.95. ISBN 978-2-8116-3905-1. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© Tomoyuki Hino 2016. La traduction française est © 2018 Pike Édition.

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Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

MonsieurIbrahim-covA Paris, dans les années soixante, Momo, un garçon de treize ans, se retrouve livré à lui-même. Il a un seul ami, Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe et philosophe de la rue Bleue. Celui-ci va lui faire découvrir la vie, les femmes, l’amour et quelques grands principes.

[Texte de la jaquette du DVD]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Monsieur Ibrahim est un vieux film de 2003 réalisé par François Dupeyron, avec Omar Sharif et basé sur un roman de Éric-Émmanuel Schmitt. C’est une histoire simple et méditative où un jeune adolescent juif (joué par Pierre Boulanger), un peu laissé à lui-même par un père dépressif, découvre la vie et prend un peu de maturité grâce au soutien de l’épicier d’en face d’origine turque. Étrangement cela me rappel un peu la BD Le chat du rabbin de Joann Sfar. 

L’histoire, d’abord écrite pour le théâtre, est inspirée de l’enfance à Paris de Bruno Abraham Kremer (et sa relation avec son grand-père), un ami de Éric-Émmanuel Schmitt. On y retrouve aussi plusieurs similitudes avec le roman “La Vie devant soi  de Romain Gary. Schmitt en a réécrit l’histoire en 2001 sous forme d’un court roman qui constitue la deuxième partie de son “Cycle de l’Invisible” où il consacre chacun des huit romans à une croyance différente. Ainsi Schmitt nous fait un peu découvrir le soufisme au travers du personnage d’Ibrahim. L’existence transcende les religions et il faut vivre en se foutant un peu des règles mais tout en restant fidèle à soi-même.

C’est un film lent et un peu morne — mais plutôt beau — et qui montre malheu­­reuse­­ment son âge par la qualité de l’image très moyenne (la version que j’ai vu sur TFO n’était pas restaurée). C’est toutefois un film qui a été apprécié du public (coté 7.3 sur IMDb et 85% / 86% sur Rotten Tomatoes) et qui vaut la peine d’être vu surtout pour la prestation d’Omar Sharif. stars-3-0

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Vous pouvez aussi regarder la bande-annonce sur Youtube:

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The Walking Dead vol. 26

the-walking-dead-vol-26-cov“After being betrayed by members of his own community, Rick Grimes charts a new course and marshals his forces against the Whisperers.”

[Texts from the publisher’s website]

 

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

What better to read in the midst of a pandemic than The Walking Death comics?

In volume 26, the Alexandrians starts learning to use weapons and combat tactics. However, amid the paranoïa someone shot a member of another communities that he didn’t know. Eugene has repaired the radio and is trying to reach someone, anybody, without much success… until someone finally answers! Both Eugene and the woman he is talking to are cautious not to reveal too much information about their own community. As they slowly gains trust she reveals that her name is Stephanie… A young man named Brandon, who hasn’t forgiven Rick for the fair’s massacre, frees Negan from his prison with the intention of joining the Whisperers. Heading a party searching for Negan, Aaron is stabbed by Beta and Michonne is nearly captured but Dwight intervenes on time. Negan slowly gains Alpha’s trust, just enough to be able to carve himself a trophy that he hopes would please Rick.

The comic storyline has just about caught up with the TV series. It progresses at a much quicker pace — it took several episodes of the TV series for Negan to gain Alpha’s trust. There is a lot of action in this volume and the storytelling remains captivating. The art is great and makes it easy to follow the story. The comic is very constant in its quality and this volume is as good as the previous one. 

This comic is now less about zombies than about preserving civilisation. It could be set in the early time of the American colonies or in the far-west, where the Americans are competing with other colonies (Spanish or French instead of Saviors or Whisperers) while fighting hostile natives (instead of the undeads). I enjoyed it and, considering the time we are living in, it is quite entertaining.

The Walking Dead, vol. 26: Call to arms, by Robert Kirkman (Story), Charlie Adlard (Pencil), Stefano Gaudiano (Ink). Berkley: Image Comics, September 2016. 136 pages, 17 x 25.7 cm, $US 14.99 / $C 19.99, ISBN 978-1-63215-659-4, For Mature readers (17+). Includes issues 151-156. See back cover.  stars-3-0

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© 2016 Robert Kirkman, LLC. All rights reserved.

Please read my other comments on The Walking Dead:

WALKING DEAD 01  - C1C4.indd WalkingDeadCompendium-3-cov the-walking-dead-vol-25-no-turning-back-tp_8be0c98b12

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Capsules

The Walking Dead vol. 25

the-walking-dead-vol-25-no-turning-back-tp_8be0c98b12“After a devastating act of war by the Whisperers, Rick must chart a path for his community. But when his leadership is questioned, how will he respond?”

[Texts from the publisher’s website]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

“The world we knew is gone. The world of commerce and frivolous necessity has been replaced by a world of survival and responsibility. An epidemic of apocalyptic proportions has swept the globe (…).”

That quote feels eerily familiar. It’s on the back covers of The Walking Dead comic books. Considering the situation that the COVID-19 virus has put us in, I thought it would be a good time to continue reading the comics. I like to wait a little before reading them because I don’t want to get ahead of the TV series — although both stories have diverged so much by now that it is quite an unnecessary precaution. 

The last TV episode to air was episode 15 of the tenth season. The last episode of the season, #16, was due to air this week but the post-production was not completed because of the coronavirus shutdown and its airdate remains unknown. The producers say they have enough material to continue the TV series (including spin-off series and feature films) for another ten years! However, pre-production and filming of season eleven was also delayed by at least a month because of the pandemic. How ironic. 

As for the comic book, it has ended with issue #193 (vol. 32), therefore I still have eight volumes to read — actually six volumes since I just finished volumes 25 & 26. Strangely, I never talked much about this series. I usually don’t like horror and zombie stories, but I am a great fan of post-cataclysmic worlds, so it’s not that. Maybe it is that, between the comics and the TV series, there would be so much to say. I already commented (in 2011 !) on the first eleven volumes along with the first season of the TV series. Last year, I also commented on the third compendium (vol. 17-24). Besides the progression of the story, I feel I don’t have much to add since the series has remained of a steady quality.

In volume 25, the Alexandrians discover that, during the fair, the Whisperers have abducted and killed a dozen members of the communities (including Rosita and Ezekiel !). They have also put their heads on stakes delimiting their territory. Rick don’t want to overreact and is hesitating. But his people are VERY angry. As this anger turns toward him he sends Lydia and Carl to the Hilltop for their safety. After being hardly beaten by his own people, he follows the advice of Negan. He deflects the anger by announcing that everyone will train in order to create a military force to defend the communities. Or, to quote Vegetius: Si vis pacem para bellum.

As I said before, it is quite weird that some characters die in the comics but not in the TV series and vice versa. The storytelling is fluid, riveting and move much faster than in the TV series. I like the art which is clean and easy to “read” despite being rather dark because of its heavy inking — although using simple textures (zip-a-tone) for the shading helps avoid overloading the pages. It is a well-written and interesting story about survival and the workings of a human society. 

The Walking Dead, vol. 25: No Turning Back, by Robert Kirkman (Story), Charlie Adlard (Pencil), Stefano Gaudiano (Ink). Berkley: Image Comics, March 2016. 136 pages, 17 x 25.7 cm, $US 14.99 / $C 19.99, ISBN 978-1-63215-659-4, For Mature readers (17+). Includes issues 145-150. See back cover. stars-3-0

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© 2016 Robert Kirkman, LLC. All rights reserved.

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Capsules

The Garden of Words

GardenOfWords-dvd-cov“When Takao, a young high school student who dreams of becoming a shoe designer, decides to skip school one day in favour of sketching in a rainy garden, he has no idea how much his life will change when he encounters Yukino. Older, but perhaps not as much wiser, she seems adrift in the world. Despite the difference in their ages, they strike up an unusual relationship that unexpectedly continues and evolves, without planning, with random meetings that always occur in the same garden on each rainy day. But the rainy season is coming to a close, and there are so many things still left unsaid and undone between them. Will there be time left for Takao to put his feelings into actions and words? Between the raindrops, between the calms in the storm, what will blossom in the garden of words?”

[Text from the dvd cover]

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In an ode to the rain, Makoto Shinkai is offering us an exquisitely beautiful anime telling the story of the infatuation of a teenager for a woman nearly twice his age. Together, somehow, they will find a way — in their innocent and platonic relationship — to heal each other of their sentiments of alienation and doubt that is plaguing them. At the beginning of his life, he is uncertain of the path to follow. She is a young teacher bullied by her students to the point of having health problems. 

They are brought together in a park by the rain and by poetry. In the beginning, Yukari recite a Waka / Tanka from Man’yōshū (Book 11, verse 2,513): “A faint clap of thunder / Clouded skies /  Perhaps rain comes / If so, will you stay here with me?” Later, finally understanding was she said, Takao respond with the following verse (Book 11, verse 2,514): “A faint clap of thunder / Even if rain comes not / I will stay here / Together with you”…

It is impossible not to like a Makoto Shinkai movie. Beside a storytelling that is cute, nostalgic, thoughtful and poetic, we finds nice music and, above all, superb CG animation. The background art is so realistic that, in contrast, the standard animation of the character seems a little odd. It is a short movie but all the more excellent. Highly recommended.

The anime was adapted into a manga (illustrated by Midori Motohashi) serialized in Monthly Afternoon (June-December 2013) and published in Japan as a single volume by Kodansha, in English by Vertical (Oct. 2014, 220 pages, $12.95, ISBN 978-1-939130-83-9) and in French by Kazé (Déc. 2014, 208 pages, ISBN 978-2-82031-879-4). It was also adapted into a light novel serialized in Da Vinci (September 2013 – April 2014) and published in Japan by Media Factory (Kadokawa Shoten) and in France by Kazé (2014, 380 pages, ISBN 978-2-82031-880-0).

The Garden of Words (言の葉の庭 / Kotonoha no Niwa), Japan, 2013, 46 mins; Dir./Scr./Ed.: Makoto Shinkai; Char. Des.: Kenichi Tsuchiya; Art dir.: Hiroshi Takiguchi; Studio: CoMix Wave Films; Prod.: Noritaka Kawaguchi; Cast: Kana Hanazawa / Maggie Flecknoe (Yukari Yukino), Miyu Irino / Blake Shepard (Takao Akizuki), Fumi Hirano / Shelley Calene-Black (Takao’s mother), Takeshi Maeda / Crash Buist (Shōta, Takao’s brother), Yuka Terasaki / Brittney Karbowski (Rika, Shōta’s girlfriend), Suguru Inoue / Mike Yager (Matsumoto), Megumi Han / Allison Sumrall (Satō), Mikako Komatsu / Hilary Haag (Aizawa). Available on bilingual Dvd/Blu-Ray from Sentai Filmworks and currently streaming on Netflix. stars-4-0

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Crazy Rich Asians

CrazyRichAsians-dvd-cov“Crazy Rich Asians follows native New Yorker Rachel Chu (Constance Wu) as she accompanies her longtime boyfriend, Nick Young (Henry Golding), to his best friend’s wedding in Singapore and meets Nick’s family for the first time. It soon becomes clear that the only thing crazier than love is family.  [Text from the DVD cover]

(…) Rachel is unprepared to learn that Nick has neglected to mention a few key details about his life. It turns out that he is not only the scion of one of the country’s wealthiest families but also one of its most sought-after bachelors. Being on Nick’s arm puts a target on Rachel’s back, with jealous socialites and, worse, Nick’s own disapproving mother (Michelle Yeoh) taking aim. And it soon becomes clear that while money can’t buy love, it can definitely complicate things.  [Text from the official website]

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This Rom com, based on the best-seller by Kevin Kwan, is a very funny — but still touching — movie about how unhealthily rich some Chinese have become and how some of them like to rub it in your face! It also has all the romantic imbroglio very typical of the genre.

The storytelling is fluid, it has a great cast (Constance Wu, Henry Golding, Gemma Chan, Lisa Lu, Awkwafina, Ken Jeong, Sonoya Mizuno and Michelle Yeoh), and a superb photography (mostly showcasing the landscapes of the city-state Singapore and of Malaysia). It is a real festival of colours. It is very entertaining and, above all, very beautiful! 

Despite being a rare Hollywood movie with an all-Asian cast (and directed by Jon M. Chu, a dance-loving chinese-american), it was criticized for selecting bi-racial actors or actors from other Asian origins to portray Chineses or for not including actors from non-Chinese Singaporean ethnic groups (like from Malay or Indian origins). Who cares? It was a great box office success (earning eight time its budget) and received favourable reviews (ratings of 6.9 on IMDb, 91% / 76% on Rotten Tomatoes and 74% on Metacritic). For my part, I greatly enjoyed it. It is a must see. stars-3-5

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The Chaperone

TheChaperone-dvd-covSociety matron Norma Carlisle (Elizabeth McGovern) volunteers to accompany future Jazz Age star and free spirit Louise Brooks (Haley Lu Richardson) for a summer in New York. But why does she want to go? It’s a story full of surprises — about who these women really are, and who they eventually become. Written by Julian Fellowes and based on the beloved novel by Laura Moriarty.

[Promotional text]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

In the mid-1920s, Wichita resident and apparently meek housewife Norma Carlisle agrees to chaperones a fifteen year-old Louise Brooks to New York City, where she will study dance at the famous Denishawn school. Brooks, free from her overbearing parents, wants to experiment and explore, while Carlisle appears austere. However, they will finds common grounds as they both have their secrets and wounds to heal. It appears that Carlisle has her own agenda in going to NYC as she also seeks freedom…

I found this movie nearly boring, as it lacks excitement. It is a little drab and bland. The acting also shows little spark and emotion. The most interesting part of the movie is its biographical aspects. I learned a lot about Louise Brooks who will move from dancer (first with the Denishawn school troupe and later as a chorus girl with the Ziegfeld Follies) to actress (first in Hollywood with Paramount mostly for silent movies from 1925 to 1929, then in Europe in 1929-30, and back in Hollywood with talkies from 1931-38). She was the quintessential flapper. After falling into oblivion and hardship, her movies were rediscovered in the mid-50s and she reinvented herself with a writing career.

The Chaperone was less appreciated by the critics (with very average ratings of 44% on Rotten Tomatoes and 48% on Metacritic) than by the audience (6.5 on IMDb and 80% on Rotten Tomatoes). I think it is just a curiosity mostly for the fans of Downton Abbey’s Julian Fellows and Elizabeth McGovern. stars-2-5

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Capsules

Miss Hokusai 2

Miss_Hokusai-2-cov“Elle fumait la pipe et n’avait pas bon caractère. Mais quel talent !Voici le second volume d’une chronique pleine d’humour à la découverte d’une femme libre et d’une artiste : la fille du génial fou de dessin Hokusai, dont elle partagea l’existence excentrique dans le quartier des peintres et des courtisanes à Edo.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

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Miss Hokusai (百日紅 (さるすべり) / Sarusuberi / lit. “Cent Cramoisi” qui est le nom que les Japonais donnent au lilas des Indes) a d’abord été publié en feuilleton entre 1983 et 1987 dans le magazine hebdomadaire Manga Sunday avant d’être compilé en trois volumes par l’éditeur Jitsugyou no Nihonsha en 1987, puis en deux volumes par Chikuma Shobō (format bunko) en 1996. Les deux volumes ont été traduit en espagnol chez Ponent Mon et en français chez Philippe Picquier. Ce manga seinen historique, écrit et illustré par Sugiura Hinako, nous raconte des épisodes de la vie de O-ei, la troisième fille de Hokusai, et de son entourage. Il a été adapté en dessin animé en 2015 par Production I.G. sous la direction de Keiichi Hara. J’ai déjà commenté le premier volume et le dessin animé dans un billet précédent.

Ce deuxième volume nous offre quinze histoires relativement indépendantes les unes des autres. On y voit encore le travail que O-ei fait comme assistante de son père,  Hokusai, le célèbre artiste d’ukiyo-e de l’ère Edo. Toutefois, plusieurs des histoires mettent de l’avant des personnages secondaires, souvent dans des aventures amoureuses qui impliquent des courtisanes. De nombreuses histoires ont aussi une thématique fantastique, évoquant ces histoires de fantômes dont la culture japonaise est friande. 

Malheureusement, la nature anecdotique des histoires et le fait qu’il est difficile de distinguer entre eux les nombreux personnages rend la lecture un peu pénible. Chaque récit est intéressant en soi mais l’ensemble manque d’homogénéité et reste un peu confus. 

Étant plus une historienne qu’artiste, Sugiura Hinako n’avait pas de véritable talent pour le dessin. Le style de ses mangas (fait de lignes simples à l’encre avec du zip-a-tone pour les textures) est donc frustre, plutôt grossier et peu attrayant. La pauvre qualité graphique du manga n’est racheté que par le fait qu’il est inspiré du style traditionnel des ukiyo-e (estampes japonaises) et des kibyōshi (romans illustrés) eux-même et qu’il tente de reproduire très fidèlement les détails architecturaux et vestimentaires de l’époque d’Edo et plus particulièrement de Yoshiwara (le quartier des plaisirs de l’ancien Tokyo). C’est cet aspect historique authentique qui rends le manga intéressant malgré tout.

Donc, laborieux à lire, le deuxième tome est beaucoup moins intéressant et organisé que le premier. Cela reste une lecture intéressante mais seulement pour les amateurs de l’histoire du Japon. La façon la plus agréable d’apprécier ce récit reste encore le dessin animé.

Miss Hokusai, tome 2 par SUGIURA Hinako. Arles: Éditions Philippe Picquier (Coll. Picquier Manga / BD ), août 2019. 346 p., 15 x 22 cm, 19,00 €  / C$ 27.95. ISBN 978-2-8097-1419-7. Un extrait est disponible sur le site de l’éditeur. Pour lectorat adolescent (14+). stars-2-5

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© Masaya Suzuki • Hiroko Suzuki 1996. Tous droits réservés. © Éditions Philippe Picquier 2019 pour la traduction française.

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Capsules

Alpha

Alpha-dvd-covAlpha is an epic adventure set in the last Ice Age. While on his first hunt with his tribe’s most elite group, a young man is injured and left for dead. Awakening to find himself broken and alone, he must learn to survive and navigate the harsh and unforgiving wilderness. Reluctantly taming a lone wolf abandoned by its pack, the pair learns to rely on each other and become unlikely allies, enduring countless dangers and overwhelming odds in order to find their way home before the deadly winter arrives.” [Promotional text]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

This is an interesting action movie which is not only entertaining but can also be educational. Through its storytelling it tries to teach us two concepts: first, how our distant ancestors were living and also how the domestication of the wolf might have happened. It is a nice movie with a beautiful photography (and lots of CGI!) and a very simple story: boy gets hurt and left for dead, boy make friend with a companion of misfortune, and boy tries to survive and come back home. Unfortunately some scenes lack realism and are rather unbelievable. 

The movie did well at the box-office (doubling the production cost) and was relatively well received by the critics (with ratings of 6.7 on IMDb and of 80% / 71% on Rotten Tomatoes). It was slightly less appreciated by the audience and what might have hurt it was probably that the viewers had to suffer not only through the “fake” language spoken by the protagonist and his family (we have no idea what kind of language those people were really using) but also the necessary subtitles (the American audience tends to dislike having to “read” a movie).

The people portrayed in this movie are “the solutreans” (which was originally supposed to be the title of the movie). They were early modern humans (Homo sapiens also called “Cro-Magnon”) living in Europe during the Upper Paleolithic (c. 20,000 years ago) and using a sophisticated flint tool-makingindustry”. The movie certainly took some artistic license but it looks rather accurate to me.

The movie is quite loveable and entertaining but, personally, it is above all this effort to depict a prehistoric culture that made it interesting. It is worth seeing, mostly for dog lovers and if you are curious about the solutreans. stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

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Also, you can check the official trailer on Youtube:

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Capsules

Cézanne et moi

CezanneEtMoi-cov“Ils s’aiment comme on aime à treize ans, ils partagent tout.  Paul est riche. Émile est pauvre. Ils quittent Aix, “montent” à Paris, où ils hantent les mêmes lieux, crachent sur les bourgeois, crèvent de faim puis mangent trop… Aujourd’hui Paul est peintre. Émile est écrivain. La gloire est passée sans regarder Paul. Émile lui a tout : la renommée, l’argent, une femme parfaite. Ils se jugent, s’admirent, s’affrontent. Ils se perdent, se retrouvent, comme un couple qui n’arrive pas à cesser de s’aimer.”

“Découvrez l’amitié tumultueuse méconnue de Cézanne et Zola, icônes du patrimoine français, interprétés avec brio par un duo d’acteurs d’exception Guillaume Gallienne (Guillaume et les garçons à table !) et Guillaume Canet (Jappeloup, Les Petits mouchoirs), tous deux lauréats d’un César du cinéma. Danièle Thompson (Le Code a changé) nous éblouit encore une fois avec ce film qui dépeint si bien la Provence et le Paris du XIXe siècle, et nous transporte au coeur du cercle des impressionnistes !”

[Texte de la jaquette du DVD]

( Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs )

Cézanne et moi est un beau film mais plutôt ennuyeux. C’est difficile d’apprécier un film, d’y trouver du plaisir, quand les deux personnages principaux sont si antipathiques. On n’arrive pas à s’identifier à eux ou à éprouver de la sympathie. Ils avaient peut-être du génie mais l’un manquait de confiance et était prompt aux excès de colère ou de déprime, et l’autre en avait trop et se donnait des airs prétentieux. Ils s’enviaient, n’arrêtaient pas de se voler leurs copines, puis se disputaient. C’était une amitié très colorée, orageuse mais si profonde… C’était la belle époque de la bohème !

Le film a essuyé un dur échec aux “box-office” et auprès de la critique (des ratings de 6.0 sur IMDb et de 54% / 50% sur Rotten Tomatoes) mais pourtant j’ai bien aimé. Évidemment, c’est un film un peu emmerdant mais il offre un bon récit, une belle photographie, une excellent jeu d’acteurs et c’est surtout intéressant pour ses aspects biographiques et historiques. On en apprend beaucoup sur Paul Cézanne et Émile Zola ainsi que sur cette époque de fin de siècle qui fut si riche culturellement (du naturalisme à l’impressionnisme, alors qu’ils côtoient les Manet, Mallarmé, Maupassant, Pissarro, Renoir ou Sisley). Quel contraste avec notre époque à la culture dissonante, où les gens ne croient plus ni à l’art, ni à la science ! Un bon passe temps en attendant la fin du monde… stars-3-5

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Vous pouvez aussi regarder la bande-annonce sur Youtube:

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Capsules

Félin pour l’autre ! Vol. 1

Felin_pour_l_autre-1-covUne comédie délirante et pleine d’action sur les fous des chats !

Kensuke Fuji vit un drame… Il adore les chats, mais ces derniers ne le calculent pas ! Ses sœurs y étant allergiques, le lycéen n’a jamais eu la chance d’avoir un matou à la maison, et il n’a pas vraiment le mode d’emploi pour leur plaire…

Sa vie bascule le jour où disparaît Tamako, une charmante chatte de gouttière qu’il croisait tous les matins. Parti à sa recherche, Kensuke va faire la rencontre de Jin Nekoya, un “maître-chat”, qui comprend parfaitement le langage félin. Désormais, le lycéen fera tout pour devenir le disciple de Jin, quitte à accepter les défis les plus improbables, et enfin se faire aimer des chats ! Tout ça sous le regard halluciné de Yamada, une copine de lycée…”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

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Page 14

Les histoires de chats constituent un thème plutôt fréquent dans les mangas. J’ai d’ailleurs tenté d’en établir une liste (pas très exhaustive mais c’est un début; je me suis pour l’instant surtout concentré sur les titres disponibles en français — je viens tout juste de la mettre à jour). Étant moi-même un amateur de chats, je me suis promis d’en lire le plus possible. J’en ai déjà commenté plusieurs… En voici un autre…

Félin pour l’autre ! (ねこったけ! / Neko tta ke! / lit. “Juste les chats”) a d’abord été prépublié dans le magazine Shōnen Sunday Super entre mars 2016 et avril 2018 avant d’être compilé en six volumes par Shōgakukan. Il été traduit en français chez Doki Doki (une collection de Bamboo Édition).

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Page 37

Félin pour l’autre ! est un manga shōnen mais au lieu des combats habituels le protagoniste entreprend une quête pour mieux comprendre les chats et découvrir comment se faire aimer d’eux. On y retrouve donc plusieurs éléments de la thématique nekketsu (naïveté, aspect initiatique, série de défis, etc.) qui constitue généralement la base des mangas shōnen typiques. Notre “héros”, Kensuke Fuji, découvre peu à peu la “voie du chat” (le byôkendô) en suivant les enseignements du “maître des chats” (un certain Nekoya Jin) qui lui lance différents défis pour le mener à franchir chaque fois une nouvelle étape. À travers le récit, l’auteur en profite pour donner aux lecteurs des conseils pour comprendre et apprécier ces adorables félins. 

Ce manga nous offre un bon récit avec un graphisme plutôt traditionnel qui suit le style shônen mais avec des touches plus charmantes et détaillées dans ce qui a trait aux chats. Ce manga est donc une agréable et amusante lecture, qui se lit vite et bien (d’autant plus que c’est une courte série de seulement six volumes), en plus d’être un peu éducatif. Un bon manga à lire pour se dé-stresser en temps d’apocalypse viral!

Félin pour l’autre ! vol. 1, par Nadatani Wataru (Traduction par Julien Pouly). Charnay-Lès-Mâcon: Doki Doki (Bamboo), mars 2019. 168 pages, 11 x 17.5 cm, 6,95 € / $C 12.95. ISBN 978-2-81896-755-3. Pour lectorat jeune (7+ ans). stars-3-0

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Nekottake! © 2016 Wataru Nadatani. Édition française © 2019 Bamboo Édition.

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Capsules

GITS SAC: Solid State Society

Ghost in the Shell: S.A.C.—Solid State Society is the third movie since 1995’s Ghost in the Shell anime adaptation. This feature-length TV movie was broadcast on Skyperfect! in September 2006 and released on DVD by Bandai Visual in November of the same year. Fantasia 2007 treated the fans by screening this excellent cyberpunk anime on the big screen! Directed by Production I.G.’s Kenji Kamiyama, fans can enjoy yet another high-tech sci-fi story, which is set in 2034, Tokyo. The timeline is two years after the last TV series (2nd GIG), as Japan is still dealing with the Asian refugee problems. 

SolidStateSociety-image2Major Motoko Kusanagi left Section 9 — Japan’s elite anti-terrorist unit — and was missing for over two years. She left because she felt that by acting alone she could investigate more discreetly (using multiple cyber bodies), more freely (without the irritating political oversight) and therefore more efficiently. For Batou, the absence of Motoko leaves his work meaningless and he picks & chooses the case he’s working on, taking assignments only when he thinks it might bring him closer to her. With the Major’s departure and Batou refusing assignments, Togusa was forced to become the leader of the team as her successor. Togusa is, as usual, a man of justice. Married and having two children, he’s different from the other team members who are all single — including the aging Chief Aramaki who has been struggling to deal with the fact that Section 9 has to move on without the Major. Other members such as Saito and Ishikawa keep their positions as network expert or sniper. All Section 9’s characters are extremely honest and act with a sense of justice and responsibility. They’re all faithful to their convictions as they were in the TV series. 

SolidStateSociety-image1Section 9 hired 20 rookies, and their latest mission is to solve a case involving politically charged hostages. Somehow, one of the terrorist suspects committed suicide on the spot, leaving a strange message: “The Puppeteer is coming”. At the same time, many other mysterious cases keep taking place, including one where a huge amount of abused children seem to have been kidnapped by an organization of ultranationalist retirees. What links all those cases together? It seems to be the work of a super-intelligent hacker who has been manipulating all this, but to do what exactly, no one knows… 

SolidStateSociety-image4This movie is first class entertainment. Like the previous movies, it offers great music and superb animation. It has all the complex socio-political background of the previous TV series and maintains the series’ trademark cyberpunk feeling, but Director Kamiyama injected the storyline with so many themes — such as mass suicide, terrorism, biochemical weapons, kidnapping, old folks’ problems and child abuse — and subplots that the story gets confusing. It’s not easy to follow what’s happening in this extremely intricate movie. After the screening I was not quite sure of what I had just watched and who the Puppeteer really was! It’s one of those cases where you really need to purchase the DVD and watch the key scenes several time in order to be able to really enjoy the complexity of the movie. 

SolidStateSociety-image3In my humble opinion, I think that Director Kamiyama should have simplified and streamlined the storyline, maybe sticking with Togusa’s plot-line. I bet the viewers could have felt more empathy towards the movie if it was a little less complex. The animation itself has an overwhelming beauty, but, using all the great animation technology and talent of Production I.G., I think Director Kamiyama could have created a masterpiece, if he had just come up with a more coherent story. In the end, the true identity of the Puppeteer is still not very clear — but maybe Director Kamiyama kept it mysterious on purpose? 

—miyako

Kôkaku Kidôtai: Stand Alone Complex — Solid State Society. Japan, 2006, 109 min.; Dir.: Kenji Kamiyama; Scr.: Kenji Kamiyama, Shôtaro Suga, Yoshiki Sakurai; Phot.: Kôji Tanaka; Ed.: Junichi Uematsu; Art Dir.: Yusuke Takeda; Char. Des.: Hajime Shimomura, Takayuki Goto, Tetsuya Nishio; Mechan. Des.: Kenji Teraoka, Shinobu Tsuneki; Mus.: Yoko Kanno; Prod.: Production I.G.; Distr.: Bandai, Manga Entertainment; Cast: Atsuko Tanaka (Motoko Kusanagi), Akio Ohtsuka (Batou), Kouichi Yamadera (Togusa), Kazuya Tatekabe (Col. Tonoda), Masuo Amada (Col. Ka Gae-Ru), Osamu Saka (Daisuke Aramaki), Takashi Onozuka (Pazu), Tarô Yamaguchi (Boma), Toru Ohkawa (Saito), Yutaka Nakano (Ishikawa), Yuya Uchida (Takaaki Koshiki), Dai Sugiyama (Proto), Nana Yamauchi (Togusa’s daughter), Yoshiko Sakakibara (Prime Minister Kayabuki). Available on R2 Dvd in Japan (BCBA-2606, 109 min., ¥9800) and on R1 Dvd in North America (Bandai/Manga Entertainment, #25176, Bilingual Dvd, 109 min., $19.98 US [Limited edition: $39.98 US], rated 13+). stars-4-0

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SolidStateSociety-covIn 2034, two years after the departure of Major Motoko Kusanagi (after the events of the TV series, Stand Alone Complex, which starts in 2030 and before the second movie, Innocence, set in 2032), Togusa is now in charge of Section 9, which has been expanded with the addition of several new recruits. Batou, frustrated to have been left behind by the Major, is still looking for her and therefore picks & chooses only the cases that seem related to his quest. A string of strange incidents — starting with a series of suicides, followed by the kidnapping of many children, and an economical conspiracy plotted by a group of old ultra-nationalists — seem to lead to a mysterious super-hacker nicknamed the “puppeteer.” The Major is carrying her own parallel investigation — which leads Batou to suspect her of being the puppeteer. In the end, the real identity of the perpetrator is the most surprising revelation of all. 

This movie is directed by Kenji Kamiyama, the same person who directed the Stand Alone Complex TV series. It is therefore not surprising to find here the same excellent quality of production, as much in the design as in the animation. However, if the director succeeded to masterfully tie up all the elements of the story in the TV series, he seems to have difficulty to do the same in a movie format. Solid State Society feels like a long TV episode where he tries to compress the storyline of an entire series. There are too many sub-plots and the different elements of the story are mixed together in such a complex way that it sometimes lacks coherence and the viewers get confused (it took me at least two viewings to understand the complexity of the plot and even then I am not sure I understood everything correctly). 

The timeline of the various series and movies seems confusing as well. The first movie is supposed to be set in 2029, while Solid State Society is set in 2034. It is not clear exactly when Major Kusanagi left Section 9. Also, they should have encountered the Puppet Master / Puppeteer before (in the first movie), but no mention is made of a prior encounter as if the first movie never happened. In fact, it feels like Solid State Society is a retelling of the encounter between the Major and the Puppeteer. 

Despite the complex socio-political themes and the beautiful animation, Solid State Society does not have the same depth than the previous movies (directed by Mamoru Oshii) and it certainly doesn’t have the same contemplative beauty. It is a very nice movie, but it is much more demanding to the viewers than the TV series and even the previous movies — which you all need to have seen to really appreciate and understand this movie — so I would recommend it mainly to the die-hard Ghost In The Shell fans. Nevertheless, Solid State Society (and GITS in general) is the epitome of intelligent SolidStateSociety-Dvd-ratingscyberpunk anime (a genre that, unfortunately, we don’t see often). Finally, I must add that the Limited Steelbook case edition (which contains three discs: one disc with the main feature, one disc full of extras, and the Solid State Society soundtrack CD) is totally awesome. 

—clodjee

Bandai / Manga Entertainment, #25176 (ISBN 978-1-59409-831-4), Bilingual Dvd, 109 min., $19.98 US (Limited Edition: $39.98 US), rated 13+ (Violence). See back cover.

You can also check the trailer from Youtube:

For more information you can consult the following web sites:

[ AmazonANNBiblio • GoogleIMDbProduction I.G.Wikipedia ]

Ghost In The Shell: Stand Alone Complex—Solid State Society ©2006-2007 Shirow Masamune • Production I.G. / Kodansha. 

Those articles were first published respectively in PA #94: 76 (November-December 2007) and PA #93: 83 (September-October 2007).

Please also check the following Ghost in the shell articles:

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