“Alors que Zlabya s’ennuie au côté de son époux, le rabbin reçoit une caisse contenant un peintre russe voulant parcourir l’Afrique pour retrouver la douzième tribu d’Israël.”
“Cinquième tome du best seller de Joann Sfar, Jérusalem d’Afrique est un éblouissant voyage dans une Afrique sublimée, croisement improbable sur plus de 80 pages entre Tintin au Congo et les chefs-d’oeuvre d’Albert Cohen. Et en plus le chat reparle.”
“Absolument indispensable.”
[ Texte du site de l’éditeur ]
Review
Le chat du rabbin 4. Le paradis terrestre
“Nous avions quitté le chat perplexe, à Paris, sous la pluie. Le voici de retour en Algérie, aux alentours d’Oran plus précisément. Là, il va passer quelques jours avec le Malka des lions, véritable légende vivante, mais légende qui vieillit et s’interroge sur le sens de la vie.”
“Savoureuse aventure philosophique, brillante digression théologique, ce quatrième tome du Chat du Rabbin est une pure merveille qui confirme le statut particulier de l’une des oeuvres majeures de la Bande Dessinée contemporaine. Deux ans se sont écoulés depuis la sortie de L’Exode, le précèdent tome du Chat du Rabbin, deux ans pendant lesquels la série est devenue, avec plus de 300 000 exemplaires vendus, le plus grand succès de la nouvelle Bande Dessinée et un véritable phénomène de société, qui a même débouché sur une pièce de théâtre.”
“Ce quatrième tome voit le retour du Chat en Algérie, aux alentours d’Oran, ce qui permet à Joann Sfar de dessiner d’un trait sensuel le Maghreb, le désert et les villes du Sud, balade qui le rapproche parfois de Pratt. Mais l’auteur profite surtout de son Chat pour tranquillement philosopher et reprend avec son lecteur cette conversation informelle autour de Dieu et des hommes, un dialogue délectable, et toujours jouissif dont on ressort un peu meilleur, en se posant plus de questions qu’avant d’en commencer la lecture.”
“Que peut-on demander de plus à un livre ?”
[ Texte du site de l’éditeur ]
Le Chat du Rabbin 3. L’ Exode
“Le chat n’a pas pu empêcher la catastro- phe: Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. “Zlabya! Chez nous, il y avait un piano!” Voilà le chat épouvantablement triste, d’autant plus qu’il ne peut plus parler et que tout le monde s’en fout.”
“Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n’étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n’emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s’il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine — “Les pauvres, même pas ils ont la mer” — et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat.”
“Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu’un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée.”
“Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin — Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.”
[ Texte du site de l’éditeur ]
Le Chat du Rabbin 2. Le Malka des Lions
“Alger, une communauté juive du début du XXe siècle. Au centre de l’action, le chat du rabbin. Tordant, le chat : un squelette à oreilles, une dégaine de poubelle, un goût prononcé pour la discussion — c’est un chat parlant. En l’occurrence, il raconte à Zlabya, sa maîtresse adorée (et fille du rabbin), la vérité sur le Malka des Lions — un cousin qui doit arriver prochainement, tout auréolé et légende. On le dit capable de dompter un lion, même les yeux fermés. La vérité, c’est qu’il a pour ami un vieux lion poussif avec lequel il a monté un numéro : le lion effraie le monde, le Malka arrive et arrange tout. Ce qui lui attire gloire et récompenses variées.”
“En attendant, le rabbin a un problème : le consistoire israélite de France exige de lui qu’il fasse une dictée. En effet, s’il veut être agréé rabbin officiel au lieu de “juste rabbin comme ça”, il doit écrire en français — pour faire la prière en hébreu à des Juifs qui parlent arabe, note le chat dans sa grande sagesse.”
“(…) Sfar nous donne encore une fois un chef-d’oeuvre d’intelligence, d’humour et de tendresse — trois vertus qui s’expriment autant dans les dialogues, captivants et savoureux, que dans le dessin, merveilleux de finesse et de drôlerie.”
[ Texte du site de l’éditeur ]
Le chat du rabbin 1. La Bar-Mitsva
“Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c’est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d’en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S’ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu’on devrait noyer le chat.”
“Malgré le plaisir qu’il prend à ergoter et chipoter à n’en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu’il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d’accord : ” Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux.”
“Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu’il n’aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse…”
[ Texte du site de l’éditeur ]
Le chat du rabbin – le film
“Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…”
[ Texte de la jaquette arrière et du site officiel ]
Le Guide du mauvais père (2)
“S’acharner sur son fils pour remporter une partie de jeu vidéo. Redoubler de mauvaise foi envers sa fille après avoir perdu à cache-cache. Pire, inventer une histoire de tueur psychopathe à la tombée de la nuit… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).
Bon, le second volume est très similaire un premier (que j’ai commenté précédemment). Il s’agit de seize petites histoires toutes simples (Mathématiques, Lundi midi, Les devoirs, Le visiteurs, La dent, Nuit au gîte, La piñata, La cachette, Warcraft II, La librairie, Le Cancre, Baignade à La Réunion, Pendaison de crémaillère, Surcharge pondérale, Flash-back et Ponctualité) d’une douzaine de pages (entre 6 et 16 pages, deux panneaux par page) où un père un peu égoïste et amoral abuse psychologiquement ses enfants de son humour tordu, parfois sans vraiment sans rendre compte.
Cela crée des situations cocasses, sans doute inspirées de la vie quotidienne de l’auteur (mais, on l’espère, pas trop réelle). Ce qui est extraordinaire c’est qu’en quelques traits simples, Delisle réussi à décrire des situations ou des expressions tout de même assez complexes.
Tout comme le premier volume, c’est une BD qui offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable et amusante. Parfait pour l’autobus ou la salle d’attente.
Le Guide du Mauvais Père 2, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), janvier 2014. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-4777-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). 
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia ]
Le Guide du Mauvais Père © 2014 Guy Delcourt Productions.
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Cesare (6)
“L’heure de la traditionnelle mêlée à cheval organisée par l’université de Pise a sonné… Alors qu’Henri profite de l’occasion pour régler ses comptes avec le jeune Borgia, Angelo offre la victoire à son camp en s’emparant presque malgré lui du drapeau ennemi!”
“Mais les réjouissances sont de courte durée : maintenant que Cesare pense avoir démasqué ses mystérieux opposants, reste encore à élaborer une stratégie pour les piéger…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
[ Texte de la couverture arrière ]
PIL
“Début des années 80, au Japon. En l’absence de sa mère, Nanami, une adolescente très énergique, vit seule dans la maison familiale avec son grand-père Tokushirô. Sa profonde affection pour ce vieil homme excentrique et original n’empêche pas les conflits. Nanami entretient ainsi une guérilla permanente avec l’inconséquence et la prodigalité de son grand-père, incapable de gérer correctement le peu d’argent dont ils disposent pour vivre et se nourrir. Tokushirô de son côté, tout en ayant conscience de certaines des angoisses de sa petite fille, ne parvient que difficilement à brider son côté jouisseur et fantasque. Heureusement, l’un et l’autre partagent un vrai goût de l’anticonformisme et une fascination pour la culture britannique : Tokushirô a autrefois vécu en Grande Bretagne et parle l’anglais, une rareté chez les Japonais, tandis que Nanami vibre pour les musiciens punks anglais qui occupent alors le devant de la scène rock internationale, à l’image de son groupe fétiche P.I.L.…” [ Texte du site de l’éditeur ]
“«Regarde ces gens ! Ils n’ont ni crête ni ceinture cloutée… Mais ce sont leurs semblables, des ouvriers, qui ont donné naissance à l’esprit punk !»”
“Quand l’auteure du manga phénomène Thermae Romae, élue femme de l’année 2012 par Vogue Japon, porte un regard empreint de tendresse et d’humour sur les relations entre générations, sur fond de punk rock…”
[ Texte de la couverture arrière ]
Cesare (5)
“Un soir de tempête, alors que la manufacture est quasiment prête à être livrée, Angelo décide d’effectuer une ronde et tombe nez à nez avec un groupe d’hommes vêtu comme des dominicains, qui mettent le feu à la fabrique ! Quelques jours plus tard, un cadavre porteur d’un compas dérobé sur le chantier par l’un des auteurs de l’incendie est repêché dans le fleuve…”
“Le seul autre indice susceptible de mener aux coupables est une brûlure qui aurait marqué l’un d’eux à l’épaule droite: c’est sur cette maigre base que Cesare se lance à leur recherche. Il emprunte des vêtements à Angelo, fausse compagnie à sa garde et part se mêler à la foule de la cité en fête. Mais au milieu des badauds et des forains se cache aussi l’assassin qui en veut à la vie de l’héritier des Borgia…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
[ Texte de la couverture arrière ]
[Note: la citation latine en couverture Reddite quae sunt Caesaris, Caesari, et quae sunt Dei, Deo signifie “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu”]
Cesare (4)
“Angelo, qui s’est vu confier la supervision du chantier de la manufacture, promet innocemment à Cesare de lui rapporter tout ce qui touchera à l’avancée des travaux. Ayant eu vent de ce pacte, Miguel conseille au jeune Florentin de ne pas accorder aveuglément sa confiance à son camarade espagnol.”
“C’est alors qu’un autre personnage approche Cesare : Niccolò Machiavel, agent à la solde de Lorenzo de Médicis. Lorsque l’espion lui confie que l’état de santé de son employeur est des plus préoccupants, le jeune Borgia prend conscience de la nécessité de réconcilier les Médicis et Raffaele Riario avant que Florence ne montre des signes de faiblesse. Tout en prenant soin de s’assurer de l’identité de tous les membres de la Fiorentina, il met en place un nouveau plan…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
[ Texte de la couverture arrière ]
Astérix chez les Pictes
“Le Village d’Astérix enneigé se remet doucement d’un hiver glacial comme jamais, quand Astérix et Obélix font la plus étonnante des découvertes : un jeune homme enfermé dans un glaçon, échoué sur la plage ! Panoramix est formel : il s’agit d’un Picte. Mais qui sont les Pictes ? Des peuples de l’ancienne Ecosse, redoutables guerriers aux multiples clans, dont le nom, donné par les Romains, signifie littéralement «les hommes peints». Astérix chez les Pictes, c’est donc un voyage épique, en compagnie de Mac Oloch et de la belle Camomilla, vers une contrée riche de traditions. Au fil des pages, on découvre un peuple attachant dont les différences culturelles se traduisent en gags et jeux de mots mémorables. De l’eau de malt, des noms en Mac, des lancers de tronc, des bardes adeptes de la cornemuse, les origines du mur d’Hadrien et du monstre du Loch Ness sont dévoilés ! Et même des Gaulois en kilts, par Toutatis !”
[ Texte du site de l’éditeur ]
Cesare (3)
“Alors qu’au Vatican, le pape est sur son lit de mort, la rivalité entre Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere s’intensifie. Les deux camps s’organisent : Cesare parvient à obtenir le soutien de l’archevêque de Pise, tandis que Giuliano charge un espion d’assassiner le jeune homme!”
“Mais celui-ci quitte la ville pour Florence, où il doit rencontrer Lorenzo de Médicis. Les deux familles ont en effet un objectif commun : stabiliser la situation à Pise et faire en sorte que Giovanni devienne enfin cardinal. Pour y parvenir, Cesare encourage le grand banquier à se réconcilier avec Raffaele Riario en collaborant à la création d’une manufacture de textiles…”
Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
[ Texte de la couverture arrière ]
Cesare (2)
“À peine arrivé à l’université de Pise, Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”
“Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeunes gens se lient d’amitié. C’est alors que l’Espagnol propose à Angelo de lui montrer la face cachée de la ville, sombre et miséreuse…”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
[ Texte de la couverture arrière ]
Cesare (1)
“Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?”
“Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…”
“Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.”
[ Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière ]
Le maléfice de l’améthyste
“De retour en Écosse, Yoko et Emilia reçoivent une étrange visite. Un notaire vient leur annoncer que l’arrière-grand-tante d’Emilia lui a légué son cottage… pour la remercier de lui avoir sauvé la vie en 1935 ! Intriguées, les deux amies se rendent sur place pour y trouver le fiancé de l’arrière-grand-tante qui leur explique son histoire. En 1934, il a inventé une machine à remonter le temps et l’a utilisée pour voyager dans le futur afin d’y trouver un médicament contre la tuberculose, mal dont se meurt sa promise. Mais resté coincé au XXIe siècle, il lui a fallu du temps pour réparer sa machine et, trop vieux pour faire le voyage-retour, il demande à Yoko et à Emilia de porter le remède dans le passé. Les deux amies n’ont pas le temps d’hésiter: piégées, elles se retrouvent dans les années 30 où elles auront affaire à des comploteurs russes et une étrange pierre précieuse au pouvoir maléfique.”
[ Texte du site de l’éditeur; voir couverture arrière ]
Le Guide du Mauvais Père
“Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d’arbre qui pousse dans l’estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag… Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l’imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l’observation et une bonne dose d’autodérision.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
Guy Delisle est surtout connu pour ses “travelogues” aux frontières hasardeuses de la géo-politique mondiale qu’on retrouve au Moyen et Extrême-Orient (les Shenzhen, Pyongyang, Chroniques Birmanes, Chroniques de Jérusalem, et qu’il me faudra bien commenter un jour), mais il a aussi commis des BDs plus traditionnelles (tels que Inspecteur Moroni ou Comment ne rien faire) ou des albums plus “familiaux” (tel que Louis au ski et Louis à la plage). Le Guide du Mauvais Père appartient à cette dernière catégorie. C’est un petit bijou fort mignon mais trop bref (192 pages peut être, mais avec seulement une ou deux grosses illustrations par page ce qui fait que le livre se lit très rapidement).
Vraisemblablement inspiré des Chroniques d’une Mère Indigne de Caroline Allard, Delisle avait commencé sur son blogue une série de petites histoires mettant en scène ses enfants et son “moi” romancé (du moins on l’espère!) dans des scènettes où son jugement de père lui faisait (supposément) défaut. Le livre compile ces histoires et en rajoute plusieurs autres. Par exemple, il raconte à son fils que, si il met sa dent sous son oreillée, une petite souris y laissera une pièce de monnaie en échange. Mais, plusieurs nuit de suite, étant trop fatigué et occupé, il oubli de mettre la monnaie sous l’oreillée de son fils et doit trouver une façon de se sortir de cette situation sans éveiller les soupçons de l’enfant. Mon illustration préférée ne se trouve pas dans les pages du livres mais sur le rabat de couverture intérieure de la jaquette: alors qu’il porte son bébé dans un harnais ventral, il urine sur un mur! Voici d’autres exemples:
Ce qui est extraordinaire avec Guy Delisle c’est que malgré qu’il utilise un style extrêmement simple, ses illustrations sont tellement expressives que cela lui permet de rendre des idées parfois assez complexes avec un minimum de traits (C’est un aspect de son travail que j’avais déjà remarqué dans ses ouvrages précédents — et ceci est encore plus remarquable pour des sujets complexes comme en géo-politique mondiale du moyen-orient que pour une chronique “familiale” humoristique qui ne prend que quelques “cases”).
Bref, Le Guide du Mauvais Père offre un humour léger et se lit très rapidement. C’est une lecture agréable que je recommande vivement.
Le Guide du Mauvais Père, par Guy Delisle. Paris, Éditions Delcourt (Coll. Shampooing), 2013. 17.8 x 12.8 x 2.2 cm, 192 pg., 9,95 € / $15.95 Can. ISBN: 978-2-7560-3873-5. Recommandé pour jeune adulte (14+). 
Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:
[ Amazon — Biblio — Google — Wikipedia ]
Le Guide du Mauvais Père © 2013 Guy Delcourt Productions.
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Sakuran (Movie)

“Tokyo was once a tiny village called Edo. The city owes its rapid expansion to the fact that, document.write(“”); in 1603, Shogun Tokugawa Ieyasu wanted to found the country’s capital at a place that was as far away as possible from the imperial seat in Kyoto. Edo soon grew to become a magnificent city. Anyone passing beneath the Great Gate of the new capital entered a glamorous world of pleasure and recreation, with a row of elegant brothels in the Yoshiwara district stretching over a kilometre. The courtesans who worked there were expected to be well-versed in music, dance and parlour games, as well as the art of flower arranging. Sakuran tells the story of one woman living in the lustrous world of Yoshiwara who was determined to stand on her own two feet and live life as she pleased.” (From the 2007 Montreal World Film Festival official programming book)
WARNING: May contains trace of spoilers! People allergic to the discussion of any plot’s elements before seeing a movie are strongly advised to take the necessary precautions for their safety and should avoid reading further.
First, take a look at the trailer:
With this movie, you enter the flamboyant “floating world” of 17th Century Japan’s Ukiyo-e — as it is reminiscent of that era’s woodblock prints and paintings which often represented courtesans and scenes of the pleasure quarters. What makes this film so unique is that most of the people who created Sakuran are women! The creator of the original manga, Moyoco Anno, the director, Mika Ninagawa, the scriptwriter, Yuki Tanada, and most of the cast are all women. Sakuran is a movie about women who need to survive in a harsh environment like the Yoshiwara District of Edo. Continue reading
Sakuran
“Vendue à une maison close dès son plus jeune âge, Tomeki, est une petite fille rebelle qui n’a qu’un désir : s’enfuir du quartier des plaisirs et surtout ne jamais devenir une prostituée. Mais avec le temps elle finit par se prendre au jeu et va vouloir atteindre le titre d’oiran, le plus haut rang des courtisanes. Elle fait ses débuts dans le métier sous le nom de Kiyoha, et très vite révèle un véritable don pour l’art de l’amour. Un simple regard lui suffit pour que tous les hommes soient à ses pieds…
Sakuran vous fait découvrir la société très codée et hiérarchisée des courtisanes japonaises, trop souvent confondues avec les geishas. Avec ses règles strictes et ses principes ancestraux, le monde des prostituées de l’ère Edo vous dévoile tous ses secrets, des plus élégants aux plus cruels… Cynique et sulfureux à l’instar de son héroïne, ce manga nous dépeint une fois de plus une femme au caractère bien trempé, comme sait si bien les mettre en scène Moyoco Anno. Ce manga a été adapté au cinéma par la réalisatrice Mika Ninagawa.” [ Texte de la couverture arrière ]
Garôden
“C’est l’histoire d’une quête d’absolu. D’absolu dans le combat. La quête de Tanba a peut-être commencé pour savoir qui était le plus fort, mais quand le récit de Taniguchi et Yumemakura commence, on est déjà loin de ça.”
“Tanba s’est formé dans les principes du Karaté, mais a découvert – à ses dépens – que les lutteurs professionnels (le catch), n’étaient pas tous des comédiens, que parmi eux se trouvaient de vrais bêtes de combat cheminant comme lui sur la voie du combat à mains nues. Il a donc développé une technique hybride, avec des percussions au poing ou au pied, et des immobilisations.”
“Tanba a perdu un seul combat dans sa vie, contre un jeune catcheur inconnu : Kajiwara. À la suite de quoi il a passé trois ans à comprendre pourquoi il avait perdu et à se perfectionner pour se dépasser. Mais Kajiwara n’est pas resté le même non plus, il est maintenant une star du catch professionnel. Quand il revient au Japon après une carrière internationale, cela fait six ans que Tanba l’attend. Pas pour prendre sa revanche, non, un mot aussi vulgaire n’appartient pas au vocabulaire des affamés d’absolu.”
[ Texte du rabat intérieur de couverture ]
Sushi Manga
“Quand la culture manga et cuisine se rencontrent: un livre étonnant! Découvrez un livre de cuisine hors du commun, ludique et gourmand! Maître Karasu et Yuki l’apprentie vous enseignent l’art du sushi, de la cuison du riz jusqu’à la réalisation des rouleaux les plus complexes. Découpe de poisson, boulette nigiri, maki et sushi pressé… Tous les gestes, expliqués en manga, vous permettront de réaliser facilement plus de 40 recettes.” [ Texte de couverture arrière ]
Ce très beau livre offre un concept des plus intéressant: des recettes illustrées de superbe photos et expliquées pas à pas en BD. Toutefois l’emphase sur le manga (le livre est même présenté avec un sens de lecture de droite à gauche comme les manga japonais) est très nettement exagéré puisqu’on n’y retrouve que vingt-sept pages de manga couleur sur les cent-soixante-seize pages de l’ouvrage. C’est néanmoins non seulement un livre pratique et utile mais aussi un bel ouvrage à avoir sur sa table à café ou même dans sa cuisine.
The Walking Dead
I don’t really know what made me want to watch The Walking Dead TV series. I never was a big fan of horror and even less of zombies movies, finding them rather ridiculous and disgusting. Being amused by the idea of a feature-quality TV series about zombies, I guess I took notice of the web punditocracy announcing it as something worth watching and there was probably nothing else on TV that night… The fact is that, after watching the first episode, I was intrigued enough to follow the entire first season (six episodes).
I admit that I have always been a sucker for a good post-apocalyptic story (with or without zombies). What makes this TV series interesting is its excellent production quality, particularly the quite realistic CGI and make-up of the zombies. Despite the subject, it is not at all an horror story (unexpectedly I didn’t get a single nightmare after watching this, although I quickly realized that it was not a good idea to eat any meal while watching!) as it is rather about survival and how humans react and behave in extreme conditions. The writing is nothing exceptional but it is good enough to warrant excellent ratings, nomination for several awards and to be renewed for at least another thirteen-episode season. 
[ Wikipedia / IMDb / Official ]
Here’s the TV series’ trailer from YouTube:
However, at some point, I discovered that the TV series was based on an american comic book and, as always, I wanted to compare the TV adaptation with the original story. Even if it was available in electronic format on iPhones & iPads (it even has its own app!) through comiXology (the first issue is available for free), I must admit that I read the french edition instead since it was the only version available at my local library (all for free!). The Walking Dead is published by Image Comics as a monthly b&w comics. It is written by Robert Kirkman and illustrated by Tony Moore (issue #1-6) and Charlie Adlard (since issue #7). Started in 2003, it includes so far 79 issues compiled in 13 trade paperback volumes (containing 6 issues each), 6 hardcover volumes (containing 12 issues each), 3 Omnibus editions (containing 24 issues each) and one compendium edition (containing 48 issues). The french edition (12 volumes so far) is the equivalent of the trade paperbacks. In 2010 it has received the Eisner Award for best continuing series.
On the website, the story is described as follow: “An epidemic of apocalyptic proportions has swept the globe, causing the dead to rise and feed on the living. In a matter of months, society has crumbled: There is no government, no grocery stores, no mail delivery, no cable TV. Rick Grimes finds himself one of the few survivors in this terrifying future. A couple months ago he was a small town cop who had never fired a shot and only ever saw one dead body. Separated from his family, he must now sort through all the death and confusion to try and find his wife and son. In a world ruled by the dead, we are forced to finally begin living.”
The black and white art is very precise, neet and enjoyable. Action scenes are always clear and easy to understand. Strangely, because it’s in black and white, it feels much less gory than the TV series. Nevertheless the story is quite violent and people die by the handful in every volume (and that’s not counting the enormous amount of zombies that get sliced down). However what sets the story apart and makes it interesting is not this violence (although I am sure many read the comics for that reason), but the human side of the storytelling: the characters’ will of survival, their relationships, the depth of their emotions, particularly their fear, angst and even madness. So far I’ve read eleven of the trade paperbacks and I can’t wait to read more. It is really well written.
After going through the original story, I am quite surprised to find how pale the TV series is in comparison with the comics. The latter has a much stronger storytelling and is much more innovative. Actually, they don’t have much in common beside the original concept, the name of the characters and the events set in the first volume of the comics. At the end of the first volume, one of the main character dies and from there, so far, the story is completely different than what I’ve seen in the TV series. It might be easier (as in less challenging to the mind) to simply sit in a couch and watch a TV series, but the comic book is much more interesting and enjoyable. If you don’t mind too much the zombies and like post-cataclysmic survival stories, I strongly recommand the Walking Dead comics. 
[ Amazon / Wikipedia / Biblio ]
The Walking Dead © Robert Kirkman. TV series © 2010 American Movie Classics Company LLC. All rights reserved.
Blanco, Vol. 1-2
“Une ancienne légende inuit raconte qu’une fois tous les sept ans, les esprits de toutes les proies abattues par les chasseurs se réincarnent dans un être surpuissant à l’apparence d’un chien blanc, venu enlever la vie des hommes. Hiver 1989, Alaska. Deux chasseurs sont attaqués par un chien blanc à la tête d’une meute de loups. L’un des deux hommes trouve la mort instantanément suite à un exploit extraordinaire de la bête. Par la suite, l’armée américaine met secrètement la tête de l’animal à prix auprès de chasseurs chevronnés. Une chasse est lancée et un carnage a bien lieu: celui de tous ces braconniers. Une poursuite acharnée s’engage alors contre ce prédateur… Quel secret se cache derrière ce simple chien blanc pourtant si redoutable ? Légende maléfique ou secret militaire bien gardé ?” [Texte de présentation sur le site de l’éditeur]
Publié initialement sous le titre Chō Sentō Inu Buranka (超戦闘犬 ブランカ; littéralement “super chien de combat Blanca”, mais simplement traduit “Le chien Blanco”), Blanco [ブランカ, Blanca] a d’abord été sérialisé au Japon (1984-85) dans un magazine qui cessa de paraître avant que le récit soit complété, puis a été publié en volumes dans son intégralité par trois éditeurs successifs: Shodensha (1985-86), Futabasha (1990) et Shogakukan (1996). En France, Casterman le publie d’abord en 1996-97, sous le titre Le Chien Blanco, dans le sens de lecture occidental. Il est toutefois republié en 2009 dans la collection “Sakka”, cette fois dans le sens de lecture original, avec une nouvelle traduction et une meilleure qualité d’impression. Le premier volume arbore d’ailleurs huit pages couleur.
Blanco est l’un des premiers manga où Jirō TANIGUCHI scénarise ses propres histoires tout en s’attaquant à des récits plus long. Il y développe plus avant sont intérêt pour le naturalisme, auquel il avait pris goût alors qu’il n’était qu’un simple assistant et qu’il lisait Jack London et Ernest Thompson Seton—qui auront d’ailleurs une grande influence sur son oeuvre. On est toutefois encore loin des déambulations introspectives et du style clair et précis auxquels Taniguchi nous a habitué avec ses plus récents manga. Non, Blanco est une oeuvre plus fruste, un manga d’action où il dépeint la confrontation violente entre l’homme et la bête, sur un arrière-plan de nature sauvage immaculée et d’intrigue politique internationale.
Dans le premier volume, nous suivons Blanco, un chien blanc mystérieux qui possède des capacités extraordinaires. En provenance de Sibérie, il a traversé en Alaska par le détroit de Béring et continue inlassablement sa route au Yukon, en direction sud-est, vers une destination inconnue. Il est poursuivit par des agents et des militaires d’une puisssance étrangère—non pas les Américains (comme la présentation de l’édition française suggère de façon érronnée) mais la “République R” qui, après avoir tenté d’échapper à l’influence russe en développant une arme secrète [la Corée du Nord?], essaie maintenant d’en éliminer toutes traces. Blanco tue sans merci tout ceux qui s’interposent à sa course folle et, ce faisant, attirera l’attention d’un chasseur (dont les compagnons ont été tué par Blanco) et d’une biologiste (dont le collègue a été tué par les agents de la République R).
Dans le second volume, l’identité et les motivations de Blanco se précisent. Il est le fruit de modifications génétiques et a été kidnappé par les agents de la République R dans le but d’en faire une arme secrète meurtrière. Ayant réussi à s’échapper, il tente de rejoindre sa véritable maîtresse, Patricia, la petite-fille de son créateur, qui vit à New York. La poursuite s’intensifie: Shiba, le chasseur japonais, se fait des alliés mais revise ses intensions face à Blanco; Helène, la biologiste, retrace Patricia et découvre le secret du chien blanc; la République R envoi des commandos d’élite et une meute de chiens génétiquement modifiés pour éliminer définitivement Blanco. Toutefois, le métabolisme de celui-ci s’embale et s’épuise, lui laissant juste assez de force pour un dernier exploit avant de retrouver Patricia dans un climax touchant. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire, puisqu’une louve a donné naissance aux petits de Blanco…
Je dois avouer avoir eu beaucoup de mal à embarquer dans cette histoire: les capacités surnaturelles de Blanco et certains éléments de l’histoire (un saut de 170 pieds? communication télépathique longue distance! des troupes étrangères entrant au Canada sans être détectées…) semblent trop invraissemblables; de plus, le récit démarre très lentement. Toutefois, si l’on est patient, on se fait éventuellement emporter par l’histoire. Le récit est fluide et Taniguchi maîtrise plutôt bien les scènes d’action. Mais, même si ce manga a été populaire au Japon et qu’il a été bien reçu en Europe, je crois que Blanco est une des oeuvres plutôt moyenne de Taniguchi. C’est bon et vaut la peine d’être lu mais sans plus.
Cette série se poursuit avec un deuxième cycle intitulé Kami no inu Blanca II (神の犬 ブランカII, “Blanca 2: Le chien des dieux”) qui a été sérialisé en 1995-96 et publié lui aussi en deux tomes. Casterman, dans son édition française, l’a simplement intégré à la première partie sous le seul titre de Blanco: le vol. 3, intitulé L’Heure du Loup (272 pg, ISBN: 978-2-203-02882-1), est paru en février 2010 et le vol. 4, intitulé La Croisée des Chemins (272 pg, ISBN: 978-2-203-03010-7), vient tout juste de paraître (le 30 juin 2010) et conclut la série. Nous commenterons séparément ces deux volumes plus tard.
Blanco Vol. 1: La Poursuite, Vol. 2: L’Instinct du Retour par Jirō TANIGUCHI. Casterman (Coll. Sakka), 2009. B&W, 15 x 21 cm, 280 & 288 pgs. 12.50 € / $24.95 Can. Recommandé pour adolescents (14+). ISBN: 978-2-203-02092-4 (vol. 1), 978-2-203-02524-0 (vol. 2). 
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
Blanco © Jiro Taniguchi, 1996. © Casterman, 2009 pour la traduction française.
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Mon année
Je viens juste de me rendre compte que le dernier Taniguchi est disponible en librairies depuis janvier (novembre en Europe). Il n’est jamais trop tard pour se reprendre puisqu’il est maintenant également disponible dans le réseau des bibliothèques de Montréal…
“Mon année est une série composée de 4 albums, qui raconte la vie quotidienne d’une famille confrontée à la trisomie de sa fille de 8 ans, Capucine. Dans le tome 1, les parents apprennent que la petite doit quitter l’école “normale” pour intégrer un établissement spécialisé. Le papa, qui refuse de voir le handicap de sa fille, accuse difficilement le coup. Le fait qu’il soit attiré par Mélanie, la psychomotricienne de Capucine, n’arrange pas les choses. D’autant que la fillette, ultrasensible, va s’en rendre compte…”
[Texte de l’éditeur — voir aussi la couverture arrière]
Après avoir collaboré avec un auteur Européen (Moebius pour Icare en 1997) et avoir expérimenté avec le format d’album Européen (La montagne magique), Jirô TANIGUCHI pousse encore plus loin sa recherche stylistique, cette fois en collaborant avec Jean-David Morvan, pour produire un album directement pour le marché franco-belge. Le premier volume de la série s’intitule “Printemps”. Il est disponible en version couleur et en crayonné. Ce sujet n’est pas sans rappeller With the Light, le manga de Keiko Tobe (décédée en janvier dernier) qui traitait d’un enfant autistique.
Jean-David MORVAN nous offre une belle petite histoire fort simple, comme ce que Taniguchi lui-même aurait pu écrire: un sujet touchant et très humain, orienté sur la vie quotidienne. L’histoire est bien documentée. Le récit est intéressant et bien écrit. J’aime bien la façon dont Morvan nous montre le point de vue tant de la petite trisomique que celui des parents qui s’inquiètent pour le développement de leur petite fille. Malheureusement, malgré tout cela, l’histoire n’a pas la force et la profondeur des récits propres à Taniguchi.
Pour illustrer l’histoire, Taniguchi utilise des techniques plus appropriées à la BD. Si on retrouve toujours son style précis et détaillé, il remplace ici la trame par la couleur (on dirait de l’aquarelle), ce qui donne un aspect très différent à son travail. N’ayant pas son éditeur constamment sur le dos (comme cela se fait au Japon), il peut créé avec une plus grande liberté, mais semble un peu mal à l’aise de devoir dépeindre les paysages francais, qui ne lui sont pas familiers. Le travail semble bien réussi, quoique différent du Taniguchi que l’on a l’habitude de voir. C’est sans doute à nous de s’habituer.
Si Mon année est un pas de plus vers la synergie du manga et de la BD, on sent clairement que cet album est de la BD et non du manga (la plupart des librairies et bibliothèques le classe d’ailleurs comme une BD), ne serait-ce que du fait qu’on le sort au rythme d’un album de 64 pages par année (au Japon on aurait publié ça en un ou deux tomes—de 128 ou 256 pages—et non pas quatre!). Cela fait une série plutôt dispendieuse.
Dans l’ensemble, Mon année mérite d’être lu, ne serait-ce que par curiosité, mais cela n’a rien d’excitant. [Note: malheureusement les tomes 3 à 4 ne sont jamais paru]
Mon année: 1. Printemps, par Jirô TANIGUCHI (dessin) & Jean-David MORVAN (scénario). Dargaud, 2009. Couleur, 31 x 23.6 cm, 64 pgs. 18.00 € / $34.95 Can. Recommandé pour adolescents (12+). ISBN: 978-2505007517. 
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon — Biblio — Goodreads — Google — Wikipedia — WorldCat ]
Mon année 1. Printemps © 2009 Taniguchi • Morvan • Dargaud Benelux (Dargaud-Lombard s.a.).
Ce billet a d’abord été publié le 2010/03/24 12:17 AM (news) puis mis à jour le 2010/04/06 avec un commentaire (review) et le 2018/06/30 avec quelques liens et notes supplémentaires.
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La Montagne magique
“1967. Ken’ichi, 11 ans, orphelin de père, passe l’été dans la ville provinciale de Tottori, en compagnie de sa petite soeur et de ses grands-parents. Bien que ce soit les vacances, l’ambiance est pesante : la mère de Ken’ichi vient d’être hospitalisée pour une grave maladie. C’est dans ce contexte de tensions et de menaces, alors que le garçon esseulé erre chaque jour sans but dans les ruines d’une bâtisse perchée sur la montagne de Tottori, réputé héberger des créatures fantastiques, que Ken’ichi vit une expérience extraordinaire. Il est “contacté” télépathiquement par une grande salamandre, captive d’un vivarium au musée local… L’animal lui propose un pacte : exaucer n’importe lequel de ses voeux si le garçon lui redonne la liberté et lui permet de regagner son royaume, sous la montagne du château, où jaillit une source merveilleuse… La sensibilité et l’humanisme de Taniguchi conjugués à la mémoire magique et éblouie de l’enfance : un enchantement.” [Texte d’intro sur le site de l’éditeur]
Jirō Taniguchi [谷口 ジロー] pousse ici plus loin son expérimentation avec la bande-dessinée en créant délibérément, à l’instigation de Casterman, une histoire en format européen (grand format cartonné, tout en couleur, sens de lecture occidental). Le résultat est très différent de ce qu’on a l’habitude de voir chez lui, puisque le style européen (couleur, composition plus claire) domine nettement sur les caractéristiques du manga qui prévalent habituellement. Cela semble se faire un peu au détriment du détail et de la précision qui lui sont de coutumes, probablement à cause du format plus grand qu’à l’usuel. L’ouvrage inclut une introduction écrite par Taniguchi et se conclut sur une interview avec lui—toutes les deux sont fort intéressantes.
La Montagne magique [魔法の山 / Mahō no yama], a été sérialisé en 2006 dans le magazine Young Jump de Shueisha, avant d’être publié par Casterman en 2007. On y retrouve vraiment tout les thèmes chers à Taniguchi: la vie quotidienne, la nature et les animaux, les souvenirs d’enfance en partie autobiographique, la nostalgie et le deuil, le retour au village natal, la montagne, etc. À cela il ajoute l’émerveillement et les craintes de l’enfance, qu’il traite avec une touche de fantastique, comme il l’avait fait précédemment avec Quartier Lointain. La thématique vaguement écologique et la visite “magique” auprès de la mère malade n’est pas sans rappeler (un peu trop peut-être?) Tonari no Totoro (Mon Voisin Totoro) de Hayao Miyazaki.
Malgré ses faiblesses, La Montagne magique est un superbe album qui offre la simplicité un peu naïve d’un conte pour enfant. Il n’a pas la profondeur d’un Quartier Lointain mais ce n’est pas surprenant puisque c’est une oeuvre plus courte, qui s’addresse à un public plus jeune. C’est sans doute l’ouvrage idéal pour établir un rapprochement entre les genres et faire découvrir le manga aux amateurs de BDs (et vice-versa).
La Montagne magique, par Jirō TANIGUCHI. Paris: Casterman, 2007. Couleur, 22 x 30.4 cm, 72 pgs. 14,00 € / $29.95 Can. Recommandé pour jeunes (7+). ISBN: 978-2-203-00322-4. 
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Mahō no yama © Jiro Taniguchi, 2005. © Casterman, 2007 pour la traduction française. Tous droits réservés pour tous pays.
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Le Promeneur
“À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville — pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur.”
[Texte d’intro sur le site de l’éditeur]
Jirō Taniguchi admet volontier être influencé par la bande-dessinée Européenne. Cela se voit dans ses récits, qui appartiennent au mouvement de la Nouvelle Manga, ainsi que dans son style qui s’inspire beaucoup de la Ligne Claire. Le Promeneur exprime bien cette influence et c’est sans doute pourquoi Casterman a choisi de le publier sous la forme d’un album cartonné, comme on le fait pour la bande-dessinée. Ici, Taniguchi se trouve vraiment au confluent des deux styles: il illustre en noir & blanc, utilisant abondamment des trames (screentone) pour texturer et donner de la dimension à la case comme on le fait traditionnellement dans le manga, mais son trait reste simple et précis, formant des cases qui sont détaillées tout en restant claires et soignées, comme on le voit généralement en BD.
Le Promeneur [散歩もの / Sampo mono], fut d’abord sérialisé entre 2003 et 2005 dans Tsuhan Seikatsu, un magazine d’art de vivre publié par CatalogHouse, avant d’être compilé en 2006 par Freestyle Publishing. Cette autre collaboration avec le nouvelliste et chroniqueur télé Masayuki KUSUMI (Le Gourmet Solitaire) offre des déambulations nostalgiques qui s’apparentent énormément tant aux promenades culinaires du Gourmet Solitaire, qu’aux balades silencieuses de L’Homme qui marche. L’ouvrage se compose de huit courtes histoires de huit pages chacunes (huit est un chiffre chanceux et qui appel à la prospérité au Japon): “L’Ampoule Edison”, “Les Socques de Shinagawa”, “Le Bouquiniste”, “La Fête des hippies”, “Les Concombres amers au milieu de la nuit”, “Le Chien et la balle”, “Le Quartier de l’Harmonica”, et “Les Gâteaux de Mejiro”. Le tout se termine par un interview (dont on peut lire un extrait sur le site de Casterman). Taniguchi nous dit que “le modèle du promeneur, c’est moi-même.” Marcher lentement, naturellement et sans but offre une grande liberté et permet toutes sortes de découvertes. Comme le dit le promeneur, “l’idéal c’est de se perdre avec nonchalance” ou “La promenade (…) c’est le plaisir de marcher tranquillement, au gré de ses envies, sans objectif précis”.
Sans avoir la profondeur des oeuvres plus personnelles de Taniguchi, Le Promeneur est un manga agréable et qui se lit fort bien. C’est très léger, quoique beaucoup trop court, mais on y retrouve l’essentiel de ce qu’on aime chez Taniguchi: des histoires ravissantes et contemplatives.
Le Promeneur, par Masayuki KUSUMI & Jirō TANIGUCHI. Casterman, 2008. B&W, 22 x 30.4 cm, 88 pgs. 15,00 € / $31.95 Can. Recommandé pour adolescents (13+). ISBN: 978-2-203-01286-8. 
[ Amazon — Renaud-Bray — Biblio — WorldCat ]
Le Promeneur © 2006 by Masayuki Kusumi & Jiro Taniguchi. All rights reserved. © Casterman, 2008 pour l’adaptation française.
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Le Gourmet Solitaire
“On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé; il aime les femmes, mais préfère vivre seul; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi, sur un mode de récit proche de l’Homme qui marche: chaque histoire l’amène ainsi à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves ou suscitant de furtives rencontres. Ainsi la visite d’un sushi-bar au milieu de l’après-midi lui fait-il voir d’un autre œil les innocentes ménagères qui fréquentent le lieu, ou prend-il conscience, à l’occasion du match de Base-ball, des vertus tonifiantes du curry… Le Gourmet solitaire est un met de choix dans l’œuvre de Taniguchi.” [Texte d’intro sur le site de l’éditeur]
Yoko Tsuno: Aventures Allemandes
“Tranquillement, le Rhin et la Moselle déambulent entre plateaux et coteaux. Mais, pas loin de leurs rives, des hommes jouent avec le feu et provoquent la mort. Un orgue dont le souffle diabolique rend fou. Un vampire qui vient, la nuit, vider d’une partie de son sang la jolie Ingrid. Une machine capable de transformer la foudre en arme de destruction… Décidément, l’Allemagne, derrière les charmes de ses paysages, recèle bien des mystères et des dangers! Comprend: “L’orgue du Diable”, “La Frontière de la Vie”, “Le Feu de Wotan.” Ce second volume est complété d’un copieux dossier de documents inédits.”
Yoko Tsuno c’est de l’histoire ancienne, non? Ces aventures ont d’abord été publiées dans le magazine Spirou, puis compilées, respectivement en 1972-73, 1976-77 et 1984! Mais si la technologie qu’utilise Yoko et ses amis est plutôt démodée (sauf les éléments de science-fiction, bien sûr), le récit des aventures de la jolie nippone demeure toujours actuel et captivant. Ce qui rend intéressante cette compilation thématique, c’est d’abord le dossier de 24 pages qui explique et illustre la génèse des albums. Ce qui la rend irrésistible, c’est son incroyable prix de $24.95! Pour trois albums! Cette série me rappelle bien des souvenirs d’enfance… C’est une lecture agréable, assemblée en un superbe volume.
Intégrale Yoko Tsuno T.02: Aventures Allemandes, par Roger Leloup. Ed. Dupuis, 2006. Couleur, 20 x 22 cm, 176 pgs. $24.95 Can. Tous Publics. ISBN-10: 2800138416; ISBN-13: 978-2800138411. Site officiel. 
Pour plus d’information vous pouvez aussi consulter les sites suivants:
Yoko Tsuno © Dupuis, 2006.
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“À peine arrivé à l’université de Pise, Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !”





“Vendue à une maison close dès son plus jeune âge, Tomeki, est une petite fille rebelle qui n’a qu’un désir : s’enfuir du quartier des plaisirs et surtout ne jamais devenir une prostituée. Mais avec le temps elle finit par se prendre au jeu et va vouloir atteindre le titre d’oiran, le plus haut rang des courtisanes. Elle fait ses débuts dans le métier sous le nom de Kiyoha, et très vite révèle un véritable don pour l’art de l’amour. Un simple regard lui suffit pour que tous les hommes soient à ses pieds…









