Two pseudo-Tanka for what’s matter

How did we move from a pandemic
To riots and looting in the streets ?
Is it instigated by the Orange Boogaloo ?

You cannot fight hatred with violence
How can we come back from all this ?

 

* * *

Yes, express your outrage
For the black Floyd’s
Despicable and unnecessary murder

But be careful of the manipulators
Propagating death and deepening chasm

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Courts Poèmes

De l’ether

Et devant l’air sec qui brûle l’âme
J’implorai d’artifices embruns
Et mon esprit, porté par ses rames
Rêva d’eden hors du communs…

Le rêveur gris
Isléaval
1983/06/02

*  *  *

Tendre hyménée d’un soir d’été

Nous nous sommes retrouvé dans la nuit torride
Pour partager nos voeux et nos corps splendides
Nous avons chacun goûté à la passion de nos fruits
Puis tu as bu de mon eau et ton lotus s’est épanouis
Ah qu’il est bon, ma belle, d’être aimé…

Clodjee
Morwajal
001.995.035

*  *  *

Balade sur eau-forte

L’amour est une grande porte
Qui ailleurs nous transporte
Sa serrure, douce et chaude au touché
Sur moi, j’en porte toujours la clef
Mais seulement toi peux l’actionner

Clodjee
Morwajal
001.996.030

Note: On retrouve ici un fragment oublié (un quatrain avec une structure de rimes en abab provenant du carnet ID-10) ainsi que deux minuscules poèmes (des cinquains style tanka, avec une structure de rimes en aabbc et aabbb) un peu osés et grivois (sinon ringards!)… Comme toujours des vers hétérométriques qui ne respectent aucune forme. Voilà, je crois bien avoir gratter le fonds de tout mes tiroirs proverbiaux. À partir de maintenant, le poète du dimanche va devoir être un peu plus créatif…

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Fragments III

5. PIECES OF MIND

The storm is coming for good
The weather again match my mood
My karma stand within the cyclone
With few thoughts on what should be done

I feel a strange power rising
The wind blows strongly like passion
The trees are mimicking my soul
Their leafs upside-down, torn apart

In this season everything is falling
Leafs, moral, empires and even dimensions
All is so beautiful, but I’m not a fool
I know that deception can also be an art

But even if I fear the shipwreck of my heart
Even if I feel that this will end in the dark
I must tame the voices of the night, this bane
Who shake my soul, incredible destroyer

For there must be something beyond the pain
As winter is always followed by the summer
This power who bring death also do miracle
And I would be fragments without this full circle

1990-09-15
Morwajal
Sejanus

Notes: Here is the conclusion of this thirty year-old series of poetic fragments from my notebooks (See part I and part II). Five quatrains, heterometric but somewhat rhyming (poorly and without a specific scheme). It’s not great art, but I like it.

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Fragments II

4. FRAGMENTS OF HEART

I eat the beauty of the night
The warmth of the wind is my drink
I stare over the city, with a sigh
Lost in the loveliness of the stars
Yes, they are unreachable, too far
But I can’t quit looking, without a blink
And I hope, even if I deeply know
That no help from there will ever come
This rejected salvation is the thorn
Which pierce my heart with sorrow
My love is a mirror without reflection
Broken picture of a dying soul in dereliction

1990-07-30
Sejanus
Morwajal

Notes: More fragments from the Sunday’s Poet thirty year-old notebooks. No form and some poor rhymes…

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Fragments I

1. THE TRAIL

Luckily, I’ll ride that trail
If not it will be hell
It matters little what I’ll find
The return is what I really mind

Each step will increase the weight
Of this life I hate without escape
I fear any radical change
And death seems out of range

No oblivion in immortality
No perfection in misery
I must journey on this despicable path
And to destiny spare my wrath

10-01-90

2. THE WRECK

On your ship you’re the only master
And alone responsible for its disaster

14-03-90

3. THE VOICE

My dreams are my bane
Each night they make me insane
A voice shout: “Leave him alone”
And when I woke up all hope was gone

06-90
Sejanus
Morwajal

Note: A few more thirty year-old fragments from my notebooks, scattered verses that never made it into poetry. No real form, but at least it rhymes. Maybe one day, if inspired, I’ll take the time to recycle them into proper poetry… [ Traduire ]

Poésie du dimanche

Si parfois la vie est pleine d’embûche
Que t’en arrache et que ça fait scier
T’as p’être pas été dans bonne branche

Rappel-toi que t’es un citoyen de souche
Que c’est dans ton sang, dans tes racines

•  •  •

IMG_7422

Iron flower
Out of the asphalt
Yup! It’s spring !

clodjee
Morwajal
002.020.110

Note: essai de pseudo-tanka (tanka-toy?) et photo-haïku. le pouète du dimanche, quand y trouve ça pas easy, y se réfugie dans l’humour. (Essaye donc de traduire ça gougle!) ごめんなさい!

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Amour Heuristique (IId)

2.5 AFTERMATH

Pour oublier: le travail dès que possible
Ce sont les nuits qui sont les plus pénibles
Sa présence était comme une drogue dans mon sang
Me désintoxiquer des souvenirs réminescent
La douceur de ses lèvres, sa grande tendresse
Le goût de sa sève, ses promptes caresses
Mais surtout sa sollicitude à l’égard de ma détresse

Mon destin s’est accompli et la vie doit suivre son cours
Je suis éveillé, je ne suis plus aveugle, ni sourd
J’ai besoin d’action, de présences, plus qu’avant
Et maintenant seule l’obscurité me terrifie horriblement

Jamais je n’oublierai…
Nos destins se sont rencontré…
Elle m’a grandi, a illuminé mon obscurité…
Elle est toujours là, j’espère au moins son amitié…
Et avec équilibre, espoir de continuité…

Necesito un guia
Usted es muy hermosa
Usted me gusta muchisimo
Yo te quiero

Mucha gracias por su atension, dispenseme…
Cuendo puedo volver a verle?

1988-12-10

2.6 AFTERTHOUGHT

Mais ce ne sont là que des mots, des évidences
Qui sont, quant tout est fini, bien vide de sens
Quel est le poids des impressions anarchiques
Véhiculés par des clichés pathétiques
Devant ce qui fut si magique ?

1988-12-17
Le rêveur gris
Morwajal

Note: Voici les deux derniers morceaux de ce long poème sur ce qu’un bref idylle m’a appris de la vie. Comme toujours il s’agit de vers éclectiques, sans formes précises, ni métrique. Vous noterez deux brèves strophes en espagnol (nous nous échangions parfois de petits billets dans la langue de Cervantes) [pour la traduction demandez à Mr. Google!]… Voir les parties un (IIa: 2.1-2.2), deux (IIb: 2.3) et trois (IIc: 2.4) de cet ensemble. Le poète du dimanche n’en a pas encore fini puisque j’ai toujours dans mon sac quelques fragments épars.

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Amour Heuristique (IIc)

2.4 THE VOID

Je croyais conserver l’affection intime de ma belle
Mais elle n’était pas prête, c’était trop exiger d’elle
Le rideau tombait sur l’acte final, tout était fini
La réalité est vraiment une planche pourrie

J’ai tant pleuré alors, que me reste-t-il, qu’ai-je fait ?
J’avais tant besoin d’elle, rien n’avais plus de sens
Pendant quelques jours j’ai comme été en transe
Il me fallait me reprendre, tirer un trait

J’ai fait le bilan. De l’amour? Je la connaissais si peu
Comment ai-je pu espérer réduire cet amour, le limiter ?
Le cacher au fonds de mon coeur, l’oublier dans un creux ?
Je me suis déçu moi-même. N’avais-je rien appris à aimer ?

J’aurais voulu pouvoir lui crier ma haine
Pour faire le vide, et oublier ma peine
Mais je l’aimais encore et trop fort
Seule la litanie contre la peur m’offrait un réconfort

1988-12-09
Le rêveur gris
Morwajal

Note: Quatrième partie d’un long poème consacré à une expérience amoureuse. Encore une fois, il s’agit de quatre quatrains hétérométriques qui riment mais pas selon un schéma constant (AABB ABBA ABAB AABB)… On note une référence à Philip K. Dick ainsi qu’à la série de romans Dune de Frank Herbert. Intéressant. Voir les deux premières parties (IIa: 2.1-2.2) et la troisième partie (IIb: 2.3). À suivre…

Blogging at the time of Corona

 

Corona_Banner

I am now on indefinite leave
It would feel like staycation
If it was not for this doomsday vibes

The coronavirus (COVID-19) unleashed itself on an unprepared world. Now, we are all in self-confinement to create the social distancing necessary to slow down the onslaught. Therefore the library is closed. We worked for about a week without the public (it was quite fun), but now they have sent us back home (with pay!). I am glad because I was worried that travelling everyday on the bus and the subway would put my family at risk (one of my siblings is immunosuppressed). The governments (both federal, provincial and municipal) asked us to stay home, so we do. I don’t know how long it will last; it might be anything from two weeks to two months. 

I will take advantage of that time to catch up on my reading and movie viewing, do a little clean-up in the house and maybe (if it last for a while) start gardening. I will definitively blog more during this period, mostly to post my reading or viewing comments but also to try to entertain you with bits of knowledge and wisdom. I have already post a list of activities everyone can do during this confinement period.

Hopefully everything will be well. In the meantime, please stay all safe.

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homehealthbord2

Amour Heuristique (IIb)

2.3 FEW THOUGHTS AT NIGHT

Amour et raison ne s’entendent pas
Les règles du jeu était simple, et nous n’étions pas las
Mais je savais que la douleur viendrait au bout du compte
Je devais agir, tout dire, pour éviter la honte

Je me suis emporté, je n’avais rien connu de tel
J’ai été hors-jeu, j’avais de l’amour pour elle
Tout perdre, son affection, telle était ma peur
Mais la mortelle morsure libérerait mon coeur

J’ai sonné la cruelle retraite
Je devais chercher l’oubli, en pure perte
J’ai fait le bilan, j’avais tant appris
Je devais rester éveiller, conserver l’acquis

J’avais ouvert mon coeur et éviter le pire
Je devais vivre avec et si possible en rire
Secoué aux tréfonds de mon âme pour avoir dit “j’AIME”
Tellement changé que jamais plus je ne serais le même

1988-12-06
Le rêveur gris
Morwajal

Note: Troisième partie de cette série chroniquant une brève mais très intense expérience amoureuse. Quatre quatrains hétérométriques mais qui riment cette fois (tous en AABB). L’ensemble (en six parties — voir partie IIa) écrit en un peu plus deux semaines. Intéressant. À suivre…

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Amour Heuristique (IIa)

(2.1) TSUNAMI SOUL

Une glace épaisse enfermait l’océan de mon coeur
Malgré la brise une tempête ravageait ma torpeur
Des vagues énormes secouaient mon essence
Des tourbillons immenses sapaient mon univers rance
La rage de mon impuissance obnubilait toute connaissance

1988-11-28

(2.2) ENCOUNTER IN DARKNESS

Alors que mon obscurité était ainsi ravagée
Je connu cette expérience inusité
Une petite lumière à la recherche d’une présence
M’appris comment embraser mon essence

En ces quelques petites journées
J’en découvris plus sur l’humanité
Que durant les vingt dernières années
Affection, sollicitude, tout n’était pas vain
Je devins subitement plus humain

1988-12-01
Le rêveur gris
Morwajal

Note: Quand on aime on vit! Une autre série de poèmes en forme libre trouvée profondément dans mes cahiers de notes… d’il y a trente-deux ans! À suivre…

When we love we live! Another series of free form poetry found deep in my notebooks… from thirty-two years ago! To be continued…

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Pluie Printanière

Il tombe une pluie printanière
Qui lave les derniers vestiges de l’hiver
La pluie chaude tombe sur mon visage
Et se mêle tendrement à mes larmes

Car tu es si loin — je me languis de toi
Ma bien aimée qui s’en est allé au loin
Avant que nous puissions resserrer
Les liens de notre si bel amour

Mais nos chaud baisers épistolaires
Ont vaillamment maintenu le feu sacré
De notre bel amour — et nos coeurs
N’ont pas cessé de battre de concert

Malgré que tu soit si loin de moi
Ces larmes mêlés de pluie sont de joie
J’exulte car ce sera bientôt l’été
Et nous serons à nouveau unis

Nous marcherons sous la pluie
Cette pluie chaude de l’été
Et il s’y se mêlera nos larmes
Les larmes de notre bonheur!

Clodjee
Morwajal
001.996.119

Note: Mis à part quelques haïku ici et là, ceci est l’un des derniers poèmes que j’ai écrit. Et cela fait plus de vingt ans déjà. Je pense bien essayer de m’y remettre si j’ai encore le feu sacré en moi. Ce dernier hallali me semble un peu faible: cinq quatrains sans rimes et hétérométrique… Hélas, la poésie nait de l’oisiveté et du désespoir. Les gens trop occupé et heureux n’écrivent pas de vers. Le poète du dimanche reviendra-t-il? C’est ce qu’on verra…

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Haïku to end February

Knowledge is key to everything —
It opens the doors to a harmonious life
And to the understanding of the universe

Η γνώση είναι το κλειδί για τα πάντα
Ανοίγει τις πόρτες σε μια αρμονική ζωή
Και στην κατανόηση του σύμπαντος

Quae clavis est scientia
Qui dilatat viam ad concordiam
Et universe intellectum de

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Floraison Printanière

Le printemps est un si beau mois
La douce nature partout se réveille
Des fleurs éclosent, et même en moi
Quelque chose d’étrange s’éveille

Une plante pousse dans mon coeur
Se nourris de mon âme, O! douleur
Car tu n’es pas là pour l’arroser
Et de ta tendre voix la réconforter

Le ciel est bleu mais si terne sans toi
Le soleil brille mais j’ai encore froid
Ma fleur est d’une beauté inimaginable
Qui m’est de jour en jour insupportable

Puisse-tu bientôt en ces lieux revenir
Pour entre tes mains la cueillir
Et ainsi mettre fin à ce tourment
Qu’est maintenant devenu le printemps

Clodjee
Morwajal
001.996.074

Note: Un autre poème sur les affres d’une relation longue distance… Il a une forme assez standard de quatre quatrains, hétérométrique (entre huit et douze syllabes), avec des rimes principalement masculines et sur un schéma AABB (sauf pour le premier quatrain qui est en ABAB). C’est un peu fleur bleue et cliché. Je sens que dès lors mon inspiration commençait à s’étioler… Le poète du dimanche sera-t-il bientôt à court de matériel ?

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Métamorphose Florale

Viens, ma douce, ma bien-aimée
Quittons nos kimonos chaleureux
Pour nous baigner des rayons radieux
De nos brulants regards enchevêtrés

Dans l’ombre vacillante des lanternes
Sur des rites millénaires on se prosterne
Toi, tu es celle qui embrasse le démon
Et moi, je suis celui qui mange le lotus

Nos voix s’élèvent à l’unisson
Pour chanter l’hymne à Vénus
D’abord, ma divine offrande je dépose

Puis tu me tend une sublime fleur close
Entre mes doigts ses fragiles pétales éclosent
Et enfin notre bonheur éclate en apothéose!

clodjee
Morwajal
001.996.042

Note: Un sonnet toujours plus coquin. À partir de cette année là j’ai presque toujours noté les dates en format GIST (Galactic Imperial Standard Timeline).

Amour en hiver

Je m’éveille dans le matin d’hiver
Et, craignant la froide morsure de l’air
Sous la couverture j’écoute la radio
Me languissant pour ton corps chaud

Je te sais si loin de cette froidure
Sous une latitude pleine de verdure
A ce moment tu penses à moi peut-être
A notre amour qui vit malgré les kilomètres

Je secoue quelques lambeaux de rêves
Pensant à toi, je trouve courage et me lève
Car je sais que chaque nouveau jour qui passe
Me rapproche de celui où encore je t’enlace

Ici, partout, la neige recouvre le monde
De son manteau de poussières vagabondes
Un linceul blanc qui endors l’âme, tranquillise
Une chape qui enfreint le corps, immobilise

Mais mon coeur bat pour toi, me réchauffe
Il me donne l’énergie pour lutter, être sauf
Toujours continuer, sans arrêt il faut travailler
Car par ce labeur nous pourrons nous retrouver

L’hiver c’est la mort, mais je vis quand même
L’hiver c’est l’ennui, pourtant je suis bohème
L’hiver c’est stérile, malgré tout j’écris ce poème
Tout ça, tout ça, mon amour, parce que je t’aime!

Clodjee
Morwajal
001.995.348 *

Note: Après un long intervalle sans écrire de poésie (mon esprit trop préoccupé par le travail et les difficultés), un nouvel amour m’amène une fois de plus l’inspiration… Après trois ans de correspondances et de visites sporadiques, elle deviendra mon épouse… Six quatrains pour autant de vers qu’il y a d’heures dans une longue journée solitaire…

Comme toujours les vers sont hétérométriques (huit à quatorze syllables) mais on retrouve une certaine homogénéité dans le genre (presque tout les quatrains ont des rimes féminines, sauf le premier où elles sont masculines et le cinquième qui est mixte) et dans la rime (tout les quatrains sont en AABB, sauf le dernier en AAAA). Malheureusement, la rime est souvent pauvre. Un poème naïf et un tantinet coquin pour garder le moral quand le froid et la distance attriste le coeur…

* Notez que la date est donnée en format GIST (Galactic Imperial Standard Timeline), ce poème ayant été écrit le trois-cent-quarante-huitième jour, de la neuf-cent-quatre-vingt-quinzième année, du premier millénaire de l’ère commune (EC).

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The curse of the running water

For some, water is joy and cleanliness
The nice tingling sound of its droplets
The light and shadows of its stream
Its freshness that make it esteemed

But water is not always what it seems
Behind its tingling I only hear screams
Ancient people for it had great fears
For it hides spirits, demons, gods’ tears

Rivers were snakes, on the land creeping
Rain and torrents were curses of Heaven
Springs deep from the hells were gushing
And in lakes various monsters were hidden

Water is cursed for me; it has a memory
When poured on my head it tells its story
Every single one who drowned in its bosom
Willingly or fatally brought to its bottoms

All those deaths full of fear and despair
Panicking and gasping, searching for air
Have left in water an invisible impression
The souvenirs of their eternal damnation

I feel in their scream a great tragedy
This is the taste of the lacrima mundi
I can hear it everytime in the shower
This is the curse of the running water

Sejanus
Morwajal
1993-07-13/10-06

[ Traduire ]

Note: Again a poem in the form of six quatrains, with rather weak rhymes (this time mostly in the scheme AABB save for the third quatrain which follows ABAB). The stanzas look almost isometric but, in fact, they’re not (it’s heterometric, of course, with a metrical length varying from eight to thirteen syllables, averaging at eleven syllables).

Have you ever wondered what’s hidden in the white noise made by the off channel TV or by running water ?

Viol funèbre

La mort est mon amante de toujours
De longue date je l’ai courtisée
Et jamais elle ne s’est offerte à moi

Elle aussi a refusé mon amour
Mes avances, désirs, professions de foi
Auront donc tous été repoussés

Est-ce la décence ou une peur retorse
Qui m’empêche de la prendre de force ?

Séjanus
Morwajal
1991-08-06
1992-08-13

Note: Pour ceux qui ont de la difficulté à lire entre les lignes, je tiens d’emblée à préciser (avant que tout le “me too” me tombe dessus) que, malgré le titre, ceci est un poème sur le suicide ! Juste pour être clair. J’y ai souvent pensé mais ai toujours résisté. Au bout du compte, pourquoi forcer les choses? Elle viendra bien assez vite…

Toutefois, quand on est jeune, la mort peut avoir une attraction romantique. On se décourage pour un rien et le moindre obstacle ou contre-temps est source de désespoir. On sent que la mort nous appel et quand elle ne vient pas on voudrait “la prendre de force”… Heureusement, cela fini par passer… Cela aide d’en parler ou d’épancher nos émotions sur le papier.

Je me suis d’ailleurs fait la réflexion, un soir sous la douche, que plus je vieillis et moins j’y pense. L’expérience de la vie nous rends plus apte à affronter les défis et les revers de la vie (“les frondes et les flèches de la Fortune outrageante”, comme disait Shakespeare). On acquiert un peu une attitude “je-m’en-foutiste” et on réalise qu’il n’y a vraiment rien de romantique dans la mort. On deviens aussi de plus en plus conscient du peu de temps qu’il nous reste, qu’il suffit de pas grand chose pour que tout finisse subitement et on réalise l’énormité des choses que l’on voudrait encore accomplir avant qu’elle ne vienne. Alors, non, je ne perd plus beaucoup de temps a y penser… Mais cela reste une source d’inspiration.

Comme d’habitude ce poème ne respecte aucune forme: il s’agit de deux tercets et d’un distique, dont les vers sont  hétérométrique (10/10/11 10/12/9 11/10) mais rimés (abc acb dd — sans toutefois n’avoir de genre structuré: M/F/M M/M/M F/F).

C’est néanmoins un poème que j’aime beaucoup.

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Let me out of here!

I’m crying because I’m alone
My heart is cast of stone
If I feel other lights in the Realm
It seems that I can’t reach them

Let me out of here!

Everything is cold and mute
I’m a prisoner in a jail of flesh
I will escape, I’m resolute
I will be the new Gilgamesh

Let me out of here!

I knocking my bloody fist
Against the wall of my humanity
I want to go, cease to exist
Escape from all this insanity

Let me out of here!

As ever nothing is totally free
Sometime the price of freedom
Is another kind of captivity
So who want of this kingdom?

Let me out of here!

No, the universe is not perpetual partying
But a gaping hole where we keep falling
Fear the day when we’ll hit the ground
‘Cause the Styx’ freezin’ water will touch our crowns

Let me out of here!

Yes, I go around alone in society
‘Cause I hate the disembodied presence
Of this awkward and unsightly humanity
Only in suffering there’s less repugnance

Obsecro, libera me!

Séjanus
Morwajal
1991-07-17/10-09
1993-07-13/10-06
2019-12-23

Note: This poem doesn’t respect any traditional form as it is made of six quatrains (stanza of four lines) with loose or poor rhymes (predominantly crossed, ABAB). As usual for me, it is heterometric (the metrical length varying from six to twelve syllables with an average of nine).

It explains the feeling we can find in the expression “please stop the planet ‘cause I want to get off” ! I felt cramped and trapped in this physical form and I wanted to be more (by killing myself?) or I felt dead and I wanted to really live? I felt lonely and disappointed in my fellow humans… 

I was not satisfied with this poem and I reworked it several time, adding a few more stanza. The last two were added in French and it felt awkward to have a bilingual poem, so (luckily) I succeeded to translate them while somehow preserving the rhyming (although it still sounds better in French, see bellow). I also added the last line in latin (please, free me!). [2020/01/08]

[ Traduire ]

(…)

Non, l’univers n’est pas une perpétuelle fête
Mais un trou béant où nous tombons sans cesse
Craignez le jour où nous toucherons le fond
Car alors l’eau glacée du Styx touchera nos têtes

Laissez-moi sortir d’ici!

Oui, Je vais seul de par le monde
Car je hais la compagnie désincarnée
De cette disgracieuse humanité
Et seul, la souffrance est moins immonde

Laissez-moi sortir d’ici!

Voeux

O ! Gracile papillon stellaire
Ne soyez pas éphémère
Je ne désire pas que vous périssiez
Au contraire je veux que vous demeuriez
Que votre perfection, votre beauté, témoigne du passé.

Croyez-moi, il n’était pas dans mon intention de vous blessez
Si je vous retire mon amitié, c’est qu’elle m’était insupportable
Qui sait si dans l’avenir je n’en serais pas à nouveau capable
Il me faut juste guérir un peu, fortifier, oublier, apprendre la solitude
Je ne crains pas pour vous: des amitié vous en avez une multitude

Ne vous privez pas pour moi et ne dérobez pas aux autres votre charme
C’est à moi seul de subir les conséquences de mon drame
C’est si difficile: une partie de moi sanglote de regret à votre souvenirs
L’autre essaie d’être forte: l’espérance aurait rendu la douleur pire
Mais je pense encore souvent à vous; en moi aussi c’est la guerre

Sur ce, belle ange, soyez heureuse et bon anniversaire !

Morwajal
1991-01-22

Note: Charmant petit poème écrit pour une carte d’anniversaire et dédicacé “Pour Z.” Signé encore Séjanus, il ne respecte aucune forme poétique et utilise des rimes simples et pauvres. Il offre un complément (en français, mais toujours aussi embarrassant) à “My heart is not a spark plug”. Cute, mais sans plus.

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