Images du mer-fleuri [002.020.295]

Alliaria petiolata

[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2019/05/20 ]

L’Alliaire officinale (aussi appelée Herbe à ail ou Garlic mustard en anglais) est une plante herbacée à fleurs de l’ordre des Capparales, de la famille des Brassicaceae (les crucifères, qui incluent plus de trois milles espèces dont le chou, le radis et la moutarde) et du genre Alliaria. Malgré l’odeur d’ail que dégagent les feuilles quand on les froissent, l’alliaire n’a pas de relation avec l’ail (de la famille des Liliaceae et du genre Allium) mais est plutôt apparentée avec la moutarde. Elle est comestible: les racines goûtent un peu le radis, les feuilles en salade ont un goût d’ail ou peuvent servir à faire un genre de pesto (ou pistou), ou même un condiment similaire à la moutarde. Elle peut aussi avoir un usage médicinal (antiseptique, diurétique, contre les rhumatismes, l’asthme et la goutte). C’est l’une des premières épices a avoir été utilisée (dès le néolithique). Introduite en Amérique du Nord par les premiers colons Européens au XVIIIe siècle, elle y est considérée comme une espèce envahissante. (Source: Wikipedia).

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Vendredi nature [002.020.290]

Mentha longifolia

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/09/28 ]

La menthe sylvestre (appelée horse mint en anglais) est un espèce de plante herbacée à fleurs de l’ordre des Lamiales, de la famille des Lamiaceae et du genre Mentha (qui comporte près d’une vingtaine d’espèces). Elle ne sent pas aussi bon que les autres espèces de menthe, car elle a “des relents de moisi avec parfois des notes de menthe poivrée”, mais elle est tout de même utilisée comme légume ou en infusion. On s’en sert aussi pour produire des huiles essentielles ou pour ses propriétés antibactériennes et antifongiques, aromatiques (stimulantes), digestives ou médicinales (contre la toux, l’asthme, l’indigestion, les maux de tête). (Source: Wikipedia). 

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Monnaies anciennes 8

As de Titus (césar)

Je vous présente maintenant des pièces de monnaie de l’Empire Romain proprement dit, où les pièces étaient généralement frappées à l’effigie de l’empereur au pouvoir. Je n’ai que très peu de pièces frappées sous la dynastie des Julio-Claudiens (d’Auguste à Néron) parce qu’elles sont plus en demande et donc plus chère, ce qui fait que les miennes ne sont pas en très bon état (mais j’y reviendrais possiblement plus tard). Je passe donc à la dynastie suivante: les Flaviens (Vespasien, Titus et Domitien). Ici, il s’agit de Titus alors qu’il était césar (second et successeur présumé) sous son père Vespasien qui a été empereur du 22 décembre 69 au 23 juin 79 EC.

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Type:

Empire Romain

Époque:

Vespasien (69-79 EC)

Figure: 

Titus (caesar)

Règne: 

24 juin 79 – 13 sept 81

Frappe: 

Rome

Datation: 

1 janvier – 1 juillet 72

Nature: 

As

Métal: Ae (bronze) ? Laiton ?

Qualité: G

Taille: 

26 mm

Poids: 

10.072 g

Avers

     

Inscription:

T CAES VESPASIAN IMP P TR P COS II

Description:

Tête laurée, à droite

Revers

     

Inscription:

AE-QVITAS-AVGVSTI / S.C. [dans le champs]

Description:

Aequitas debout à gauche, tenant une balance et un long sceptre

Notes:

Payé ±$10.75 (1985/11/18)

 

Voir fiche

Réf.: 

C-6, RIC 618, BMC 825d

RIC II: 415

Sear RCV (83): 737

Pour cette pièce, toute l’information pertinente se retrouve dans la nomenclature et la titulature de l’avers qui sont heureusement bien lisible: T[ITVS] CÆS[AR] VESPASIAN[VS] IMP[ERATOR] P[ONTIFEX] TR[IBVNICIÆ] P[OTESTATIS] CO[N]S[VL] II.

Pour la nomenclature il faut faire attention car elle ressemble beaucoup à celle de son père [IMPERATOR TITVS FLAVIVS VESPASIANVS AVGVSTVS]. La subtilité est dans l’ordre où il reçoit ses titres: ils n’ont pas eut les même titre en même temps (la titulature de Vespasien commence avec le IMP) alors l’identification de la pièce se fait par la concordance entre les titres et la datation…

Titus a reçu le titre de caesar lorsque son père est devenu empereur en 69 EC. Puis il reçoit le titre d’Imperator après avoir reconquit Jérusalem en 70. Il reçoit la puissance tribunicienne pour la première fois en 71 (renouvelable le 1er juillet) et le titre de Consul pour la seconde fois en janvier 72. La pièce a été frappée avant qu’il reçoive la puissance tribunicienne pour la seconde fois au début juillet 72, donc elle date entre le 1er janvier et le 1er juillet 72. À noter que le titre de pontifex (“qui fait le pont” en latin — littéralement, puisque les pontifes entretiennent le pont Sublicius à Rome, mais aussi figurativement, car ils sont intermédiaires entre le profane et le sacré) est une fonction religieuse (c’est une une sorte de prêtre et de jurisconsulte).

Le revers illustre une Aequitas, déesse de l’équité (par extension aussi du commerce). Elle tient une balance (symbole de justice) et une hasta pura (lance sans fer ou pointe décernée à un soldat en signe de valeur). L’inscription Aequitas Avgvsti (“équité des empereurs”) fait référence à la vertu (équité, avoir le courage d’être juste) dont font preuve l’empereur et son successeur. Dans le champs, de par et d’autre, on retrouve les initiales S.C. pour Senatus Consulto, “avec la permission du Sénat.”

La dénomination de cette pièce est un As (de “æs” qui veut simplement dire métal non-précieux en latin, c’est-à-dire le cuivre ou le bronze). L’as valait un seizième de denier (en argent), un quart de sesterce (en orichalquelaiton, avec un poids de 25 g), et un demi dupondius (en laiton, environ 12.5 g). L’as était lui généralement frappé en bronze (mais aussi parfois en cuivre ou en laiton) et pesait environ 11 g. Si on ne fait pas attention on peut le confondre parfois avec le dupondius car les deux ont à peu près la même taille (26-28 mm) mais le dupondius est légèrement plus épais et donc plus lourd. Aussi la tête de l’empereur est radiée (portant une couronne radiée) sur le dupondius et laurée (portant une couronne de lauriers) sur l’as. L’as cesse d’être produit sous la dynastie des Antonins (au IIe siècle EC).

C’est une pièce qui n’a pas beaucoup d’intérêt en soi mais qui a une valeur sentimentale pour moi car j’aime bien Titus. Je l’ai étudié à l’université (“Pouvoir et religion sous le principat de Titus”) et son court règne est riche en événements. En effet, avec son père il a construit l’amphithéâtre Flavien (ou Colosseum) sur le site de la domus aurea de Néron et il en organise les très fastes jeux inauguraux en 80. Il mène aussi campagne durant la première guerre judéo-romaine pour mettre fin à la révolte en Judée (il fait le siège de Jérusalem en 70, de Massada, détruit le temple d’Hérode et revient triomphant à Rome avec un riche butin). Finalement, c’est durant son règne en août (ou octobre?) 79 que le Vésuve fait éruption et ensevelie les villes de Pompéi et d’Herculanum. Il a été éduqué à la cour de Claude, auprès de Britannicus, et a suivit le cursus honorum: il est tribun militaire en 57, puis légat de la Legio XV Apollinaris auprès de son père en 67. Durant son principat (caesar), il avait la réputation d’être débauché et cruel, mais tout cela est oublié lorsqu’il devient empereur en 79 et il est perçu par l’Histoire comme un bon administrateur, respectueux des traditions. Il meurt de la peste en septembre 81. C’est ma seule pièce de Titus.

Description en anglais:

Obv: Head of Titus, laureate, right

Rev: Aequitas, draped, standing left, holding scales in right hand and long vertical rod (pertica) or sceptre (hasta pura) in left

Sources: 

Forum Ancient Coins, numismatics, wildwinds, coinproject (Dup), coinproject (As), acsearch

Forum Ancient Coins: Aequitas Augusti, Aequitas, Hasta Pura, Senatus Consulto

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Pictorial chronicles [002.020.286]

Ça bouge dans l’parc !

Cet été il y a eut beaucoup de travaux dans le parc Frédéric-Back et j’imagine qu’il y en aura encore beaucoup cet automne. Je suppose que les firmes d’aménagements travaillent fort pour essayer de rattraper le retard acquis durant les mois de confinement du COVID-19. Les travaux de la phase d’aménagement actuelle doivent être complétés à l’automne, donc j’imagine qu’un nouveau secteur ouvrira sans doute avant l’hiver ou sinon, si le retard n’est pas complètement rattrapé, au printemps. J’ai bien hâte de voir un nouveau secteur et d’y faire de la randonnée. Toutefois, certains secteurs, déjà  prêts, ont ouvert durant l’été. Voici quelques images pour en témoigner…

CESM-plan_d_ensemble

Le parc tel qu’il sera lorsque complété (en 2026!)

D’abord, quelques commentaires négatifs pour se débarrasser des choses désagréables en premier. Je déplore le manque de communication de la ville qui ne tient pas les citoyens au courant du progrès et des échéanciers des travaux. Ce ne serait pas très difficile d’avoir une site ou un blogue, même une page Facebook, qui suivrait de semaine en semaine l’évolution des travaux, illustrée par plusieurs photographies. On a fini tel sentier, on a planté tel type d’arbres, etc. Un plan qui décrit qu’est-ce qui a été planté où, les essences d’arbres, les espèces de buissons et de fleurs, serait aussi très utile. Mais, bon, trois ans après avoir ouvert les premiers secteurs du parc, ils ne sont même pas capable d’afficher le nom du ou des artistes qui ont créé les différentes oeuvres d’art réparties dans le parc, alors faire une site pour tenir les citoyens au courant des travaux, cela semble bien au-delà de leur capacité… Il n’y a qu’un site d’information qui explique un peu où est le parc, sa vocation, quelles sont les activités que l’on peut y faire, et quelques mots sur l’aménagement mais qui n’a pas été mis à jour depuis longtemps. C’est tout.

Autre problème: la ville “incite” les citoyens à enlever les espèces nuisibles comme l’herbe à poux de leur propriété, à grand coup de menaces et d’amendes, mais n’est même pas capable d’en faire autant dans ses parcs ! Le parc est littéralement infesté d’herbes à poux. Trop probablement pour que les équipes d’aménagement puissent tout arracher à la main. C’est sans doute pourquoi ils ont eut recourt à la pulvérisation d’herbicide sur les secteurs envahit pas de nombreux plants d’herbe à poux. Comme l’an dernier, ça a été fait discrètement, sans rien dire à personne. Seul en témoigne les larges bandes de végétation brûlées où l’herbe à poux poussait. Malheureusement cela n’affecte pas seulement l’herbe à poux mais toute la végétation qui entourait la zone traitée, dont les tournesols. Et rien n’est dit sur la nature du produit utilisé. Est-ce toxique? Peut-on laisser nos enfants ou nos animaux domestiques jouer en toute sécurité dans la zone traitée? Pourtant, je crois, l’usage d’herbicide est interdit à la ville. Encore un cas de “faites ce que je dit, pas ce que je fait”?

[iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/08/15, 8/27-28]

Lors de l’inauguration du parc en août 2017 (voir mon album photo sur Flickr) il n’y avait que quatre secteurs du parc qui étaient ouvert au public: les secteurs Papineau Nord et Sud, le secteur Boisé Est et le secteur secteur Iberville Sud. Selon la planification originale, trois nouveaux secteurs devaient ouvrir au printemps 2019: Plaine Est, Jarry Est et Iberville Nord. Cependant, ce ne fut pas le cas: un changement d’administration et des retards dans les travaux ont amené une modification de la planification et de l’échéancier. Ce n’est qu’après une visite au centre d’accueil de La Tohu au printemps et la réception d’une lettre circulaire déposée dans ma boîte à malle à l’automne 2019 que j’ai eut une idée des nouveaux échéanciers — et encore, avec d’inévitables délais et le confinement de la COVID-19, il y a de nouveaux retards.  Initialement les travaux devaient prendre fin en novembre 2020 pour Iberville Nord et Boisé Sud / Jarry Est et au printemps 2021 pour Plaines Est. Pour l’instant, avec beaucoup d’effort, il semble que l’échéancier est plus ou moins tenu et ces secteurs pourraient ouvrir au public avant l’hiver ou au printemps prochain…

Parc-Frederic-Back_plannification2018

[ Plan de séquençage des secteurs 2017-2018 ] 

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Vendredi nature [002.020.283]

Pseudochorthippus curtipennis

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/10/02 ]

Nous observons ici un criquet des champs (appelé marsh meadow grasshopper en anglais) posé sur une héliopsis faux-hélianthe (Heliopsis helianthoides en latin ou rough oxeye / false sunflower en anglais). C’est un insecte de la classe des Orthoptera, de la famille des Acrididae et du genre Pseudochorthippus. Il existe de très nombreuses espèces d’insectes chanteurs au Québec et il ne faut pas confondre les trois principales: la cigale (Cicada en anglais, de l’ordre des Hemiptera avec trois espèces principales au Québec dont la cigale caniculaire est la plus commune), le grillon (Cricket en anglais, de l’ordre des Orthoptera et du sous-ordre des Ensifera, dont le grillon automnal et le grillon domestique sont fréquents) et le criquet (Grasshopper en anglais, aussi de l’ordre des Orthoptera mais du sous-ordre des Caelifera [qui se divise en locuste et sauteriau], bien représenté par le Criquet des champs et le Oédipode à ailes noires — au Québec on les nomme souvent sauterelles par erreur). 

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Monnaies anciennes 7

Pièce Grecque impériale de Quadratus

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Type: 

Monnaie provinciale (Grecque Impériale)

Époque: 

Sous le règne de Néron (54-68 EC) et la  gouvernance de Quadratus (50-60 EC)

Frappe: 

Antioche

Datation: 

55-56 EC

Nature: 

AE 18

Métal: AE (bronze)

Qualité: F

Taille: 

19 x 21 mm

Poids: 

5.577 g

Obverse

     

Inscription:

𝝖𝝢𝝩𝝞𝝤𝝬𝝚𝝮𝝢 (par devant)

Description:

Tête de la ville-déesse d’Antioche (Tyche), voilée et couronnée d’une tourelle, à droite

Reverse

     

Inscription:

𝝚𝝥𝝞.𝞙𝞞𝞤𝞐𝝙𝝦𝝖𝝩𝝤𝝪 / 𝝚𝝩.𝝙𝝦 (en exergue)

Description:

Bélier sautant à droite, regardant en arrière, avec une étoile dans un croissant au-dessus

Notes:

Payé ± $10.75 (1985/11/18)

 

Voir fiche

Réf.: 

BMC 20, 160, 70

 

Sear GICV 5187

Je vous présente ici un intéressant exemple de monnaie romaine provinciale — celles des provinces grecques sont connues comme des pièces “grecques impériales.” Cette pièce-ci porte des inscriptions très claires, en grec, qui en facilitent d’autant l’identification et la datation. Sur l’avers on retrouve le nom de la ville d’Antioche (𝝖𝝢𝝩𝝞𝝤𝝬𝝚𝝮𝝢 = Antiochia ad Orontem  / Antioche-sur-l’Oronte), capitale de la province de Syrie, ce qui nous indique le lieu où la pièce a été frappé. Les inscriptions sur le revers nous indiquent qu’elle a été frappé par  G. Ummidius Durmius Quadratus (𝝚𝝥𝝞.𝞙𝞞𝞤𝞐𝝙𝝦𝝖𝝩𝝤𝝪 / Επι κουαδρατου / Epi kouadratou / “sous Qvadratvs”) qui a été légat et gouverneur de Syrie en 51-60 EC, durant le règne de Néron (54-68 EC). En exergue, la pièce comporte également une datation très précise.

David Sear (Sear GICV, p. xxv) nous apprends que “La pratique consistant à placer la date sur les pièces de monnaie n’est devenue courante qu’à l’époque hellénistique. (…) L’essentiel des pièces datées (…) de la série grecque impériale est selon une époque (…). Les chiffres de date sont parfois précédés du mot ETOYΣ qui peut être abrégé en ET (…).” ETOYΣ (έτος) veut simplement dire “année”. Antioche utilisait un système de datation selon l’ère Césarienne. Tom Buijtendorp nous explique que celle-ci “se référait au moment où Antioche a été faite une ville autonome par Jules César après avoir vaincu Pompée lors de la bataille de Pharsale à l’été 48  [fin juin ou début août] avant notre ère.” Dans ce système, chaque lettre grecque se voit assignée une valeur. 

Ainsi 𝝚𝝩.𝝙𝝦 se traduit par “ETOYΣ (année) 104” (où 𝝙 = 4 et 𝝦 = 100). Si l’on fait le calcul (104 + -48 [début de l’ère Césarienne] = 56), cette pièce a donc été frappé en 55 ou 56  EC (l’ère Césarienne ayant commencée au milieu de l’année, en juin ou en août, elle s’étends donc partiellement sur deux ans de calendrier).

Alors que SEAR classe cette pièce simplement dans les petites dénominations (AE 18, i.e. une pièce de métal non-précieux [aes, alliage de cuivre, généralement du bronze] d’environ 18 mm), l’une des sources l’identifie plutôt comme un Trichalkon (valant trois chalques ou 3/8 d’obole). 

Ce qui rend cette pièce fascinante ce n’est pas seulement sa datation précise mais surtout le fait que l’avers semble illustrer un événement astronomique très précis. Une étoile (ou une planète) aurait été occulté par le passage de la lune alors qu’elle transitait dans la constellation du bélier ! L’astronome Michael Molnar est persuadé que cette illustration représente l’occultation de Jupiter dans le Bélier en l’an 6 AEC, un événement astronomique et astrologique qui aurait fort probablement constitué selon lui la fameuse “Étoile de Bethléem” à laquelle la Bible fait référence dans l’Évangile selon Matthieu alors qu’une “étoile” aurait guidé des mages vers le lieu de naissance de Jésus (Bethléem). 

J’ai déjà identifié mes monnaies il y a longtemps et compilé les informations sur mes fameuses fiches, mais je trouve très intéressant (et amusant!) de vérifier ces informations à l’aide de l’internet et surtout de vous les expliquer le plus clairement possible. J’espère un peu vous intéresser non seulement aux monnaies mais surtout à l’histoire de l’antiquité… Comme je l’ai déjà dit, l’étude de chaque pièce est une occasion d’acquérir un nouveau savoir…

Description en anglais:

Obv: 𝝖𝝢𝝩𝝞𝝤𝝬𝝚𝝮𝝢 before veiled and turreted head of city-goddess, r.

Rev: Ram leaping to right, head turned to look back; above, star within crescent

Sources: 

BUIJTENDORP, Tom. “Coin evidence concerning the Caesarean and Actian Eras” on Forum for Ancient Coins.

SEAR, David R. Greek Imperial Coins and their Values; The local Coinages of the Roman Empire. London: Seaby, 1982. 634 p. ISBN 0-900652-59-4. [Sear GICV] [AmazonGoodreads • WorldCat]

CoinArchive, BeastCoins, Roman Provincial Coinage online.

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Images du mer-fleuri [002.020.281]

Symphyotrichum ericoides

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/09/26 ]

L’Aster Éricoïde (white heath aster en anglais) est une espèce de plante à fleurs de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae et du genre Symphyotrichum. Elle est similaire à l’aster de nouvelle-angleterre mais plus petite et blanche. (Sources: CWF, Friends of the Wild Flower Garden, iNaturalist, Ontario Wild Flowers, Wikipedia).

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Vendredi nature [002.020.276]

Chou frisé et roquette

[ iPhone 11 Pro, jardin côté cours, 2020/09/28 ]

Les vertus santés du chou frisé et de la roquette sont bien connues. Le chou frisé (Brassica oleracea var. sabellica en latin et kale en anglais) est une variété très ancienne de chou non-pommé qui appartient à la famille des Brassicaceae, au genre Brassica et à l’espèce Brassica oleracea. Il a d’abord été utilisé comme fourrage et est maintenant cultivé tant comme plante ornementale que pour sa qualité nutritive exceptionnelle, qui offre d’importantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Ce super-aliment (riche en vitamines, lutéine et calcium) est très résistant et facile à cultiver (e.g. dans un pot sur le balcon ou dans l’escalier extérieur). Toutefois plusieurs variétés différentes sont parfois commercialisées sous le nom de “chou kale”: en plus du chou frisé on retrouve aussi le chou palmier (var. palmifolia, Lacinato kale en anglais) et le chou frisé sibérien (Brassica napus var. pabularia, Red Russian kale en anglais). Il est généralement cuisiné cuit (e.g. dans une soupe) ou braisé.

La roquette (Eruca sativa en latin ou arugula en anglais) est une espèce du genre Eruca qui appartient à la famille des crucifères. Ses feuilles, qui s’apparentent à celles du radis ou du navet, ont un goût poivrée et piquant et sont utilisées soit en salades ou cuisinés (avec des pâtes, le risotto, le pesto, les soupes et les ragoûts). Connue dès l’antiquité on lui attribuait des vertus aphrodisiaques mais de nos jours elle est surtout recherchée pour ses bénéfices nutritifs (riche en antioxydantsdérivés nitrés, polyphénols, vitamines et minéraux) qui contribuent à réduire les risque d’hypertension, de cancer, d’ostéoporose, de diabète, et de maladie cardiovasculaire

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Monnaies anciennes 6

Denarius Impératorial de Marc Antoine

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Type: 

Impératoriale (Triumvirat)

Époque: 

43-31 AEC

Frappe: 

Officine orientale

Datation: 

Automne 32 – printemps 31 AEC

Nature: 

Denarius légionnaire

Métal: AR (Argent)

Qualité: F

Taille: 

16-17 mm

Poids: 

3.20 g

Obverse

     

Inscription:

ANT AVG / III VIR RPC

Description:

Galère prétorienne, à dr.

Reverse

     

Inscription:

LEG V

Description:

Aigle, à dr., entre deux enseignes

Notes:

Payé 650 FF (±$130)

 

Voir fiche

Réf.: 

RRC 544/18, CRR 1221, 

CRI 354, RSC 32

RCV (83): 343-346; RCV (2004): 414-415

On retrouve ici une autre pièce de monnaie de la République Romaine mais cette fois de l’époque dite “Impératoriale”, c’est-à-dire sous les triumvirats et durant les guerres civiles. Le denier légionnaire était un monnayage de guerre frappée en grande quantité (entre 25 et 35 millions de pièces !) — et contenant souvent un alliage d’argent plus pauvre qu’à l’habitude — pour payer les légions. Dans ce cas particulier, celle de Marc Antoine qui se sont battues à Actium (Grèce) où Octave a vaincu Antoine et Cléopâtre VII en 31 AEC. On croit que l’atelier monétaire était soit établit à Patras (en Achaïe) ou soit voyageait avec l’armée de Marc Antoine en Grèce. Les inscriptions nous montrent un Marc Antoine investit de l’Imperium (pouvoir de commandement) et Triumvir (il s’agit bien sûr du second triumvirat qui incluait Marc Antoine, Lépide et Octave — le premier triumvirat avait inclus César, Crassus et Pompée).

L’inscription Ant(onius) Aug(urus) démontre que Marc Antoine désirait souligner son association avec César qui avait été augure — une sorte de prêtre.

L’inscription Tresvir(i) R(ei) P(ublicae) C(onstituendae) [Triumvir pour la réorganisation de la République] souligne son appartenance légitime au triumvirat, qui avait été constitué par la Lex Titia en 43 pour diriger l’état de façon collégiale.

Sur l’avers, on retrouve la représentation d’une galère romaine, ce qui est fort approprié puisque plusieurs des batailles de la dernière guerre civile de la République romaine, opposant Antoine et Octave, furent des batailles navales.

L’inscription “LEG V” indique que cette pièce a été frappée pour payer la cinquième légion appelée Legio V Alaudae (alouette en gaulois). Cette légion a été créée en Gaule Cisalpine par Jules César en 52 AEC. Son nom fait référence aux ailes d’alouettes qui paraient les casques gaulois. Elle est entrée en action pour la première fois au siège d’Alesia, contre Vercingetorix. Après la mort de César et le début des guerres civiles, la légion prit le parti de Marc Antoine.

Sur le revers, on retrouve la représentation de l’aigle romaine (aquila) qui est l’emblème des légions romaines. C’était un symbole important et très respecté. Cette dernière est flanquée par deux étendards romains (signum manipuli) qui représentaient chacune des unités de la légion (manipule ou, plus tard, centurie) et jouait un rôle important dans l’organisation de la légion. Wikipedia les décrit ainsi: “Il se composait d’un poteau surmonté soit d’une paume ouverte de main humaine, soit d’une tête de lance. La paume ouverte, a-t-on suggéré, était à l’origine un symbole de la manipule (manipulus = “une poignée“), la plus petite unité tactique de l’armée romaine de la mi-République. Les mâts étaient ornés de deux à six disques en argent (dont la signification est incertaine). De plus, le mât serait orné d’une variété de traverses (y compris, en bas, un symbole de croissant de lune et un pompon). Il  porterait également normalement une barre transversale avec des pompons.” 

C’est une pièce relativement commune mais que j’adore de par son association avec Marc Antoine et l’événement particulier de la bataille d’Actium. Elle est superbe et fascinante !

Description en anglais:

Obv: war galley under twelve oars right with triple ram prow and scepter tied with fillet

Rev: aquila (legionary eagle) right between two signa (legionary standards)

Sources: 

“The Legionary Denarius of Mark Antony”, vcoins, vcoins, CoinArchives, coinproject, Wildwinds, acsearch, Imperial Roman NZ, RCV (83): 343-346, RCV (2004): 414-415.

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Image du mer-fleuri [002.020.274]

Aster novae-angliae

Aster amellus

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/09/26 ]

L’aster de Nouvelle-Angleterre (New England aster en anglais) n’est en fait plus considéré comme une aster car sa nouvelle taxonomie est Symphyotrichum novae-angliae. On l’appel parfois marguerite de la Saint-Michel (Michaelmas daisy en anglais) parce qu’elle fleurit autour de l’ancienne fête religieuse de Saint Michel Archange le 29 septembre — toutefois c’est aussi le nom de la variété Européenne Aster amellus, avec laquelle on la confond souvent. C’est une plante herbacée à fleurs de l’ordre des Asterales, de la famille des Asteraceae, et du genre Symphyotrichum (qui compte une cinquantaine d’espèces alors que le genre Aster lui en comporte plus de six-cent !). Dans le language des fleurs, elle représente le mois de septembre. On en retrouve plus de soixante-dix cultivars différents. Les autochtones d’Amérique en faisaient de nombreux usages médicinaux (en cataplasme, en infusion et fumée).

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Vendredi nature [002.020.269]

Bandelette inscrite de la momie de Hor

Inscribed bandage of Hor - detail (IMG_6864)

[ iPhone 11 Pro, Musée des Beaux Arts de Montréal, 2020/01/02 ]

Ici nous passons des sciences naturelles aux sciences tout court avec cette image d’un fragment (de quatre mètres de long !) d’une bandelette funéraire inscrite de formules incantatoires et d’illustrations tirées du livre des Morts. Selon la fiche signalétique, elle date de l’Époque Ptolémaïque (c. 332-250 AEC) ce qui lui donne environ 2300 ans ! Fascinant ces égyptiens…

Cette photographie été prise lors d’une visite de l’exposition “Momies Égyptiennes” au Musée des Beaux Arts de Montréal le 2 janvier 2020. (Artefact du British Museum EA 10265, ©The Trustees of the British Museum).

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Monnaies anciennes 5

Denarius républicain de P. CLODIVS

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Type: 

République Romaine

Époque: 

509 – 27 AEC

Frappe: 

Rome

Datation: 

c. 42-41 AEC

Nature: 

Denarius

Métal: AR (Argent)

Qualité: VG / F

Taille: 

18-19 mm

Poids: 

3.794 g

Obverse

     

Inscription:

Aucune

Description:

Tête laurée d’Apollon à droite, une lyre derrière

Reverse

     

Inscription:

À d.: P CLODIVS (descendant), à g.: M. F. (descendant)

Description:

Diane Lucifer debout de face, avec un arc et un carquois sur l’épaule, tenant deux longues torches allumées dans chaque main

Notes:

Payé $45

Voir fiche

 

Réf.: 

RRC 494/23; Syd. CRR 1117

 

RCV(83) 294; RCV(2004) 328

Comme pour les pièces de M. CIPI et de L LVCRETIVS TRIO, celle-ci est également une pièce républicaine cette fois frappée par le magistrat monnayeur (triumvir monétaire — d’où la titulature “M.F.” ?) P CLODIVS qui nous est inconnu sinon qu’il a tenu cet office en 42 AEC (une source le cite comme étant P. Clodius M.f. Turrinus). Comme pour les pièces précédentes, la datation a changée avec les années puisque SEAR date la pièce en 41 AEC dans son édition de 1983, puis en 42 AEC dans les éditions plus récentes.

Description en anglais:

Obv: Laureate head of Apollo, r.; lyre behind

Rev: Diana Lucifera std facing, with bow and quiver over shoulder, holding two long lit torches in each hand. On r., P CLODIVS (downward); on l., M.F. (downward)

Sources: 

En plus des même références citées pour la pièce de M CIPI, j’ai aussi consulté les liens suivants: vcoins, vcoins, MFA Boston, CoinArchive, Littletoncoin.

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Image du mer-fleuri [002.020.267]

Vicia cracca

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[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2019/06/19 ]

La Vesce craque ou vesce jargeau (blue / boreal / cow vetch en anglais) est une espèce de plante herbacée grimpante de la division des Magnoliophyta (angiospermes ou plante à fleurs), de l’ordre des Fabales (qui regroupe les dicotylédones), de la famille des Fabaceae (a.k.a. les légumineuses, comme les pois) et du genre Vicia (qui comprends environ deux-cent espèces dont la fève). C’est une “mauvaise herbe” considérée comme nuisible par les producteurs céréaliers mais qui peut aussi être utilisée comme fourrage et son nectar est apprécié des abeilles et des papillons. On peut également faire de la farine à partir de ses graines.

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Monnaies anciennes 4

Denarius fourré de L. Lucretius Trio

Surprise ! Je vous présente une autre pièce de monnaie romaine cette semaine !

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Type: 

République Romaine

Époque: 

509 – 27 AEC

Frappe: 

Rome

Datation: 

c. 76 AEC

Nature: 

Denarius fourrée

Métal: coeur de bronze (Ae) recouvert d’argent (Ar)

Qualité: G

Taille: 

18 mm

Poids: 

2.837 g

Obverse

     

Inscription:

(Aucune apparente mais devrait comporter un chiffre) 

Description:

Tête de Neptune laurée, à droite (avec un trident derrière la tête, à peine visible)

Reverse

     

Inscription:

L LVCRETI / TRIO (en dessous)

Description:

Génie ailé (Palæmon ?; Cupidon ?), sur un dauphin, à droite

Notes:

Acheté à Londres 5 £ (1986/02/05)

 

Pièce d’argent fourrée, avec noyau apparent sur l’avers; entaille verticale sur revers.

Réf.: 

Syd. CRR: 784; RCC: 390/2; RSC Lucretia 3

Sear RCV (83): 251; Sear RCV (M): 322

Voir fiche originale

Comme l’autre pièce que je vous est présenté plus tôt, il s’agit ici d’une pièce de la république romaine, et donc le nom qui y apparait est celui du magistrat monnayeur (triumvir monétaire). Dans ce cas-ci, c’est Lucius Lucretius (de la gens Lucretii) dont nous connaissons peu de chose sinon qu’il a tenu cet office en 76 AEC. 

Cette pièce est endommagée et une partie des inscriptions est donc illisible. Par contre, en comparant à d’autres pièces similaires, on peut les deviner. Sur l’avers, derrière la tête de Neptune, on peut deviner le manche d’un trident. Aucune inscription n’est apparente mais le champs derrière la tête devrait comporter un chiffre dénotant la valeur de la pièce ou un numéro de contrôle de cette série de frappe. Sur d’autres pièces similaires, on retrouve X, XVI mais aussi des chiffres allant de I à LXXIV (où le L est remplacé par un L ou un T inversé). Sur le revers on peut lire distinctement “LVCRETI” mais on devine à peine le L qui précède, le I qui suit, et le TRIO en dessous. Toutefois, tous les indices sont là pour nous permettre d’identifier et de dater la pièce sans le moindre doute. Par contre, comme pour la pièce précédente, SEAR date la pièce en 74 AEC dans son édition de 1983 (RCV (83): 251) mais l’édition de 2000 (Sear RCV (M)) situe la date en 76 AEC et les autres sources concordent avec cette dernière datation.

Évidemment, la caractéristique la plus visible de cette pièce est le fait qu’elle est fourrée (le terme est le même en anglais). C’est un terme technique qui veut essentiellement dire qu’elle est plaquée. Son flan (le coeur, noyau de la pièce ou son “âme”) est fait d’un métal non-précieux (généralement le bronze mais parfois le cuivre, le fer ou un alliage) recouvert d’or ou d’argent. Toutefois, ce n’est pas toujours l’oeuvre de faussaires car cette technique frauduleuse était déjà pratiquée dans l’antiquité. La technique facile généralement utilisée par les faux-monnayeurs était de couler la pièce directement dans un moule mais les détails de la pièce coulée étaient parfois flous. Dans le cas des pièces fourrées, elles sont pas coulées mais frappées et nécessite généralement des coins authentiques. Cette technique doit donc avoir été pratiquée par des faussaires avec des contacts au sein des ateliers monétaires ou, plus vraisemblablement, par des officiers monétaires qui voulaient “tricher” sur la valeur de la monnaie sans la dévaluer. C’était une pratique relativement commune durant la République et le début de l’Empire. Lorsque l’usure n’a pas révélé la supercherie (comme c’est le cas ici), la meilleure façon d’identifier une pièce fourrée est son poids: cette pièce pèse normalement en moyenne 3.75 g (entre 3.25 et 4.25 g) alors que la mienne n’en pèse que 2.8 g. Par contre, l’usure et la patine de ma pièce indique clairement que c’est une pièce antique et non un faux plus moderne. Je la considère donc comme “authentique”.

En conclusion, c’est une autre pièce digne d’intérêt. En fait, chaque nouvelle pièce est une opportunité d’en apprendre plus sur la Rome antique, sur son système monétaire et même sur la vie quotidienne de ses citoyens. Avoir de l’intérêt pour ce genre de sujet est toujours une source de nouveau savoir. Et c’est justement pour cela que j’ai choisi de vous parler de ma collection.

Sources: 

En plus des même références citées pour la pièce de M CIPI, j’ai aussi consulté les liens suivants: VCoins, VCoins, National Museum of Scotland, Catawiki, Wildwinds, ACsearch, coinArchive, numista, Shanna Schmidt numismatics, Les Dioscures, Ancient coins forum — juste pour n’en citer que quelques uns.

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Vendredi nature [002.020.262]

Tibicen canicularis (exuviae)

[ iPhone 11 Pro, VSP, 2020/09/11 ]

La cigale est un insecte de l’ordre des Hemiptera, de la super-famille des Cicadoidea, de la famille des Cicadidae et du genre Tibicen. Il existe plus de quatre-cent-cinquante genres de cigales mais on ne retrouve que trois espèces au Québec, dont la plus commune est la Cigale caniculaire (dog-day cicada en anglais). On retrouve également la Cigale ridée (Okanagana rimosa ou Say’s cicada en anglais), et la Cigale du Canada (Okanagana canadensis ou Canadian cicada en anglais) — la Cigale de Linne (Neotibicen linnei) se retrouve également dans l’est de l’Amérique du Nord.

Les cigales ont un cycle de vie complexe: elles passent d’oeuf à nymphe et puis, après une mue imaginale, se transforment en imago, c’est-à-dire le stade adulte apte à la reproduction. Pour sa mue, la nymphe sort du sol et s’agrippe à un quelconque support (un arbre), puis la cigale émerge de son exosquelette. Une fois sec, elle s’envole — laissant derrière elle sa “vieille peau” (exuvie) — pour aller “chanter” (le son de scie circulaire que l’on entend dans les grosses chaleurs de l’été) afin d’attirer une femelle et se reproduire…

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Monnaies anciennes 3

Denarius de M CIPI

Depuis deux semaines, j’ai commencé à vous présenter ma collection de pièces de monnaies anciennes. Ici, je continue avec un autre bel exemple, une pièce de la République Romaine. À l’époque où je collectionnais ces pièces, dans les années ’80, je les identifiais à l’aide de bouquins de la bibliothèque de l’Université et j’inscrivais toutes les informations sur de petites fiches en cartons. Toutefois, pour vous les présenter, je m’efforce de confirmer l’identification et la datation, cette fois-ci à l’aide de l’internet. C’est encore un peu laborieux mais maintenant on trouve tout de même beaucoup d’information en ligne…

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Type: 

République Romaine

Époque: 

509 – 27 AEC

Frappe: 

Rome

Datation: 

115-114 AEC

Nature: 

AR Denarius

Métal: Argent

Qualité: F/ VF

Taille: 

15 mm

Poids: 

3.888 g

Obverse

     

Inscription:

X – MCIPI MF

Description: 

Tête de Rome casquée à d.

Reverse

     

Inscription:

ROMA (en exergue)

Description: 

Victoire conduisant une bige galopante à droite, tenant les rênes et une branche de palmier; gouvernail au-dessous

Notes:

Payé $8 (1985/12/17)

   

Réf.: 

Sear RCV (M): 166

Pink TM: 29

Syd. CRR: 546; Sear RCV (’83): 184; RRC: 289/1; RSC: Cipia 1

Sous la République Romaine, la monnaie était frappée sous la responsabilité de trois magistrats (les triumvir aere argento auro flando feriundo  [trois hommes en charge de couler et frapper la monnaie (de bronze, d’argent et d’or)] ou triumviri monetales), les triumvir monétaire, eux-même sous la direction des questeurs. Ils faisaient partie du collège des vingt-six magistrats mineurs (vigintisexvirat). Comme il n’y avait pas encore de chef d’état (caesar ou empereur — la cité étant dirigé collégialement par le sénat) c’est le nom (ou le monogramme) de l’un de ces magistrats qui apparaissait sur la monnaie. Comme ceux-ci était nommé annuellement, il est relativement facile de dater les pièces. Ici, il s’agit de M CIPI (famille Cipia) qui a été en poste en 115 – 114 AEC mais dont on ne connait rien. Je crois que la titulature M.F. pourrait référer à son poste (monetales feriundum), à la frappe de la monnaie… 

Dans la première moitié du IIe siècle AEC, le denier d’argent a une valeur de dix as (denarius veut justement dire “dizaine” et aes veut simplement dire “bronze”), d’où le symbole “X” (chiffre romain 10) qui apparait à gauche du champs de l’avers et qui dénote la valeur de la pièce. Dans la deuxième moitié du IIe siècle (vers 140 AEC) et au 1er siècle AEC, le denier sera dévalué à seize as (indiqué par le symbole “XVI” ou “X”) mais, selon PINK, il semble que le symbole “X” a continué à être utilisé pour une certain temps. Il nous apprend aussi que le magistrat principal supervisait la frappe des pièces de bronze et que ses deux collègues s’occupaient des pièces d’argent.

PINK ne fournit aucune datation et SEAR, dans son édition de 1983, date les pièces Cipia à 107 AEC. Par contre, dans l’édition de 2000, la datation est corrigé à 115-114 AEC et toutes les références plus récentes concordent avec lui.

Une belle pièce plutôt intéressante.

Sources:

Titulature et description en anglais:

Obv.: Helmeted head of Roma right; M•CIPI•M•F before, X (mark of value) behind
Rev.: Victory driving galloping biga right, holding reins and palm branch; rudder below, ROMA in exergue

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Images du mer-fleuri [002.020.260]

Ipomoea purpurea

[ iPhone 11 Pro, dans mon jardin, 2020/08/19 ]

Le volubilis ou liseron pourpre / bleu (common ou purple morning glory en anglais) est souvent appelé par erreur “Gloire du matin”, nom qui désigne plutôt la Ipomoea tricolor, ou est même confondu avec la Ipomoea violacea (Belle de nuit). Toutefois, ce sont toutes des plantes grimpantes à fleurs de l’ordre des Solanales, de la famille des Convolvulaceae et du genre Ipomoea. Ce sont de belles plantes ornementales plutôt exubérantes et faciles à cultiver. Elles ont également des propriétés psychotropes car leurs graines contiennent de l’ergine (LSA), un alcaloïde hallucinogène similaire au LSD.

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Vendredi nature [002.020.255]

Danaus plexippus

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[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/09/05 ]

Un monarque (Danaus plexippus, Monarch en anglais) butinant sur un tournesol (Helianthus annuus, sunflower en anglais). C’est un insecte de l’ordre des Lepidoptera, de la super-famille des Papilionoidea, de la famille des Nymphalidae, de la sous-famille des Danainae et du genre Danaus. C’est vraiment un superbe papillon qui effectue une migration sur de très longue distance.

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Ancient coins 2

Athenian Tetradrachm

Last week I started introducing to you my collection of ancient coins. Here I continue with another fine example: the Athenian Tetradrachm also known as the “Athenian owl”. 

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Type: 

Classical Aegean city-states

Era: 

5th century BC

Mint: 

Attica, Athens

Date:

454-404 BC

Nature: 

AR Tetradrachm

Metal: silver

Quality: F

Size: 

24 x 22 mm

Weight: 

17.425 g

Obverse

     

Inscription:

None

Description:

Head of Athena to right, with archaic smile and a frontal almond-shaped eye, wearing earring, and Attic helmet, decorated with three olive leaves and a spiral palmette on the bowl

Reverse

     

Inscription:

AΘE 

Description:

Owl standing to right, head facing, two-leafed olive sprig and crescent to top left, AΘE to right (abbreviation of  ΑΘΗΝΑΙΩΝ [ATHENAION], “of the Athenians”)

Notes:

 Paid $220 US

   

Ref.: 

Google

Wikipedia, CoinWeek

Sear GCV I: 2526 (pp. xi-xii, 235-238). [Goodreads]

This type of coin was struck by most Greek city-states of the Aegean Sea during the classical era (5th & 4th century BC). It is probably one of the best known examples of Greek Coinage because they were produced in large quantity and widely used throughout the Mediterranean. The city-state of Athens dominated the area from its victory over the Persian (in 479 BC) to the end of the Peloponnesian War (in 404 BC) when it was itself defeated by the Spartans. Also a great quantity of coins were struck after Pericles took over and moved the treasury of the Delian league to Athens (in 454 BC). During that period, the Athenian Tetradrachm (i.e. of the value of four drachmae) was the most common coinage and characterized by the head of the goddess Athena on the obverse and a representation of the owl of Athena on the reverse. Funnily, we can still find similar representations on modern greek drachma or even on greek euro coins !

It is definitely one of my favourite coins because it is one of the oldest, it is in a fine condition and I really like the iconic image of the owl, which represents knowledge and wisdom. 

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Image du mer-fleuri [002.020.253]

Verbena bonariensis

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/09/06 ]

La verveine de Buenos-Aires (purpletop vervain, clustertop vervain, ou Argentinian vervain en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace de l’ordre des Lamiales, de la famille des Verbenaceae, et du genre Verbena (qui inclue plus d’une centaines d’espèce dont la verveine officinale qui sert à faire des tisanes). Elle est caractérisée par ses minuscules fleurs (6 à 7 mm) de couleur mauve, disposées en corymbes. C’est une plante ornementale qui tolère bien la sècheresse et attire les pollinisateurs (papillons, abeilles et autres insectes bénéfiques). Originaire d’Amérique du Sud, elle est considérée comme une mauvaise herbe ou même une plante envahissante dans certains états mais est a été naturalisée dans d’autres…

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Tsundoku

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Ma pile de tsundoku (積ん読 – accumulation de livres que l’on tarde à lire) est revenue au niveau d’avant le confinement ! C’est quoi cette idée de réouvrir les bibliothèques… (ça me donne moins de temps pour lire et crée la tentation d’en emprunter encore plus !). Mais, bon, j’en viendrai bien à bout…

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Vendredi nature [002.020.248]

Corn moon

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/08/31 19h46 ∼ 19h50 ]

Ces images de la lune presque pleine ont été prise au début de la semaine (lundi) alors que la véritable pleine lune n’était que deux jours plus tard (mercredi 2 septembre). Elle paraissait énorme (mais ce n’était toutefois pas une “super-lune”) et avait une couleur orangée. Les anglophones aiment donner des noms aux lunes saisonnières mais, comme celle-ci est trop tôt pour être une “lune de moisson” (“harvest moon”, la pleine lune la plus proche de l’équinoxe d’automne), les britannique l’appelle “Fruit Moon” et les américains préfèrent “Corn Moon” ou “Barley Moon” — car cette période correspondait traditionnellement au moment de la récolte du maïs ou de l’orge chez les Amérindiens. (Sources: Wikipedia, Forbes & The Old Farmer’s Almanac).

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Monnaie ancienne 1

Denarius de Lucius Verus

Je vous ai déjà parlé de mon intérêt pour les choses anciennes, particulièrement les livres. Toutefois je m’intéresse aussi aux pièces de monnaies, particulièrement la monnaie romaine. Tout cela a commencé lorsque j’étudiais la Rome antique à l’université. Pour la maîtrise, je travaillais sur l’empereur Lucius Verus. Pour ce faire je devais, entre autre, étudier l’iconographie de l’empereur (statuaire, monument, monnaie) qui est un mode important d’expression de la propagande impériale. À force d’étudier les monnaies sur papier, cela donne le goût de les avoir entre les mains. Alors, avec un collègue d’université, on a commencé à les collectionner. Des pièces de nos empereurs d’abord, puis tout ce que l’on pouvait trouver d’intéressant à bon prix… Ce qui fait que j’ai maintenant une petite collection de près de cent-soixante-quinze monnaies…

Récemment, un collègue de travail me parlait de ses pièces anciennes et je lui ait offert de les identifier, ce qui a ravivé ma passion pour les monnaies anciennes. Une passion que j’aimerais maintenant partager avec vous en vous présentant, une à une, au fil des semaines, les pièces les plus intéressantes de ma collection. Voici la première :

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Empereur: 

Lucius Verus

Date vie / règne: 

130-169 / 161-169

Frappe: 

Rome

Datation:

Déc. 167 – Fév. 168

Nature: 

Denier

Métal: Argent Qualité: F
Taille: 

18 mm

Poids: 

3.380 g

Obverse      
Inscription:

L VERVS AVG ARM – PARTH MAX

Description:

Tête lauré, à droite

Reverse      
Inscription:

TR P VII IMP IIII COS III

Description:

Aequitas debout à gauche, tenant une balance et une cornucopia

Notes:      
Réf.: 

RIC III : 578

Sears : 1444

numismatics.org

Celle-ci est définitivement l’une de mes favorites. C’est un denier d’argent de Lucius Verus, co-empereur avec Marcus Aurelius. L’identification est facile grâce à la nomenclature (L VERVS AVG) et la titulature (ARM PARTH MAX d’une part, et TR P VII IMP IIII COS III d’autre part) nous permet une datation assez précise. On y apprend que Verus est le grand vainqueur des Arméniens et des Parthes, qu’il a reçu pour une septième fois (en Déc. 167) le pouvoir tribunaire (Tribunitia Potestas), pour une quatrième fois (en 166) le titre d’Imperator et celui de consul pour une troisième fois (en 167). Comme il reçoit le pouvoir tribunaire une huitième fois en décembre 168 et qu’il est acclamé Imperator une cinquième fois fin 167 ou début 168, on peut dater la pièce entre décembre 167 et février 168. Fascinant, n’est-ce pas?

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Image du mer-fleuri [002.020.246]

Helianthus

[ iPhone 11 Pro, Jardin & Parc Frédérick-Back, 2020/07/23 08/15 08/27]

L’Hélianthe (Helianthus en anglais et en latin) est un genre de plante annuelle à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Asterales et de la famille des Asteraceae. Ce genre regroupe plusieurs dizaines d’espèces ce qui fait qu’il est parfois difficile de les identifier avec précision. Les espèces les plus communes sont l’Helianthus annuus (tournesol ou sunflower en anglais) et l’Helianthus tuberosus (topinambour ou Jerusalem artichoke en anglais). Il ne faut pas les confondre avec l’Heliopsis helianthoides (Héliopsis faux-hélianthe ou False Sunflower et Ox-eye sunflower en anglais) qui est une espèce très similaire (mais d’un genre différent, les Heliopsis). 

Ici on retrouve une image de chacune de ces espèces (du moins je crois, car il est difficile d’être cent pour cent sûr quand on est pas un expert botaniste)… (Sources: Wikipedia et CWF)

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