De ma poésie

Après avoir partagé sur ce blogue des extraits de mon [maintenant vieux] recueil — une douzaine de poèmes sur les vingt originalement publiés [vingt-et-un en fait avec celui de la couverture arrière] — je partage ici également la préface qui offrait un peu de perspective sur mon écriture…

Préface [à Inscriptions sur une pierre tombale icosaèdrique datant de 1986]

Ce petit recueil pseudo-poétique est un vieux rêve. Il se veut rassembler la quintessence des quelques vers ou proses poétiques que j’ai commis ces dix-sept dernières années. Il est certes incomplet puisque ce sont, d’une part, des pièces choisies et, d’autres part, parce qu’elles doivent être remises dans le contexte du reste de ma petite oeuvre prosaïque: quelques fictions, commentaires et réflexions que j’ai cru bon de coucher sur papier [pour les partager]. Je ne veux pas être considéré un auteur, ni un poète; je ne suis qu’un îlot [obscur] qui cherche la lumière…

Il peut paraître étrange que la majorité de ces vers soit morbide. Sans doute la mort m’apparaît-elle fascinante. La puissance des sentiments vient de notre propre impuissance. Pour moi, poème rime avec anathème, amor avec mort, strophe avec catastrophe, poésie avec agonie. Pourquoi les moments heureux suscitent-ils moins de vers? Lorsque l’on est heureux on se soucie peu de faire des rimes. On boit la vie à grandes gorgées. Lorsque la douleur nous étreint, on s’apitoie sur soi-même, on plonge dans l’univers de la ténébre et les plus belles perles rythmées voient alors le jour. Solitude, douleur, amour refusé, désespoir, onirisme, telles sont les clefs de mon univers. Étrangement, je ne découvre que maintenant quelle a été la puissance de mon imaginaire, ayant réussi à exprimer des sentiments vécus seulement en rêve. Ils paraissent bien fades sur le papier une fois qu’on les a vécus… J’ai été plongé dans un silence obscur pendant une longue période de ma vie. Un long sommeil. [Un long hiver.] La vie m’a giflé comme un éclair, et je m’éveille à la lumière. [Avec ce recueil,] Je fais donc une sorte de bilan, par crainte de retourner à la ténébre avant d’avoir vraiment vécu.

Pourquoi un tel titre à ce recueil? Je ne sais trop, une image vue en rêve. J’aimerais avoir un tel monument, symbole du hasard, du chaos qui a mené ma vie [1]. Une sorte de testament littéraire. De plus, je croyais que 1986 serait pour moi une sorte de point tournant: vingt-trois ans, l’année de la Grande Comète. Quelle déception!

Jeune, je signais toujours mes vers du nom de Biset, en référence au pigeon commun qui hante les rues de nos grandes villes. Une sorte d’anti-idéal de l’anonymat, de la noblesse oubliée, d’ésotérisme. Adulte, j’ai plutôt choisi Le Rêveur Gris, plus en accord avec mon style et mes influences. La grisaille du béton, le yin et le yang tout à la fois, le chaos. [Pendant un temps j’ai aussi adopté Sejanus [CJ en forme latine, incluant Janus] mais, maintenant, je signe simplement clodjee…]

Mes influences? Ce furent Lovecraft, Nelligan surtout, toutes mes lectures de fiction spéculative (dont P.K. Dick) et ce qui se trouvait là où me portaient mes pas, mes rêves… Étrangement, ce n’est que récemment que j’ai découvert en Baudelaire un maître. Ainsi, si certaines pièces appartiennent à la SF ou à la Fantasy (et même [parfois] au mainstream) la plupart ont une forte teinte de fantastique. Il est amusant de constater que la majorité des textes ont été écrits en automne, particulièrement en novembre ou en décembre. Il faut croire que c’est la saison qui m’inspire le plus, de par la puissance qu’elle dégage.

À noter également que sous les noms de lieux fantaisistes où m’est venue l’inspiration, se cachent les différentes scènes de ma vie: Isléaval, c’est ce petit archipel obscur [où j’ai vu le jour –] aux sources de la rivières Des Prairies; Daphné, c’est un petit lac en Mauricie [près du village fictif de Saint-Eloi-de-Paxton] où je médite parfois sur les joies simples de l’existence; Morwajal, c’est cette montagne-cité où je me suis maintenant établi.

La plupart de ces vers ont été [écrit entre l’âge de dix et vingt-sept ans et ont été] légèrement remaniés le six décembre mil neuf cent quatre-vingt-neuf [en préparation pour la publication — mais, pour paraphraser FDR, c’est malheureusement un jour que l’on se remémorera dans l’infamie].

Voilà, je vous ouvre mon coeur, prenez garde de vous y blesser.

To the one I loved.

Clodjee Pelletier

Morwajal
1988/12/17
1989/12/06
[2019/11/18]

InscriptionsInscriptions sur une pierre tombale icosaèdrique datant de 1986, par Claude J. Pelletier. Laval: Publications Ianus, Février 1990. 54 pages. ISBN 2-9801683-1-9. Édition limitée à soixante-quinze exemplaires.  [BAnQWorldCat]

Extraits de douze poèmes mis en ligne dans la série “Poésie du dimanche” : La danse du cafardDivagation sous la pluie • RideauJe veux m’évader [Et pourtant je suis libre!]SabbatVision morbide en rondelL’attenteLa sentence du sonnetEn la demeure d’HadèsCar elle était mortelleExcroissanceFantôme.

[1] Dans plusieurs jeux de rôle (e.g. le d20 system de D&D), le dé à vingt côtés (un icosaèdre qu’on appel d20 dans le jargon ludique) sert à déterminer la réussite d’une action (le résultat du roulé devant être inférieur au niveau de l’habilité du personnage (force, dextérité, charisme, etc.) nécessaire pour accomplir cette action) ou la quantité de dommage infligé à l’adversaire. D’où le fait que, en plus d’être une figure géométrique fascinante, l’icosaèdre peut aussi être considéré comme un symbole de hasard et de chaos… Évidemment, l’icosaèdre a vingt côtés et le recueil comporte vingt poèmes…

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Car elle était mortelle

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[ Illustration par Miyako Matsuda ]

Car elle était mortelle
Et moi je rêvais de sa tendresse
Je serais descendu
Et je l’aurais cueillie

J’aurais exposé la candeur
De ses frêles pétales roses
S’ils n’étaient condamnés à se flétrir
Dès que je les eusse humés

Ô ! Douce Panthée !
Y a-t-il un monde
Où nous puissions nous rejoindre
Sans l’un et l’autre se blesser
Sur l’aiguillon cruel
De la vie immortelle
Où suinte le poison amer
De ce qui ne peut être ?

Ma tristesse est si grande
Que d’elle naît un monde cristallin
Enveloppant un océan de larmes retenues
Qui frémissent avec lenteur
Au cri de ma mélancolie
Mon désir est si vaste
Que son rift rencontre parfois l’océan
En un grondement de vapeur iridescente

Dans ma nuit éternelle
J’attendais son jour chaud et vif
Mais il ne vint pas éclairer mon récif
Car elle était mortelle…

Isléaval
1984/11/03

InscriptionsPublié originalement (page 41) dans Inscriptions sur une pierre tombale icosaédrique datant de 1986, par Claude J. Pelletier. Laval: Publications Ianus, Février 1990. 54 pages. ISBN 2-9801683-1-9. Édition limitée à soixante-quinze exemplaires.  [ BAnQWorldCat ]

Série “Poésie du dimanche” : La danse du cafardDivagation sous la pluie • RideauJe veux m’évader [Et pourtant je suis libre!] • Sabbat • Vision morbide en rondel • L’attente • La sentence du sonnet En la demeure d’Hadès 

Voir aussi mes haïku

Note: Ici, aucune forme, métrique ou rimes. Seulement un certain rythme et des images suggérées… C’est une forme de poème en prose (poésie prosaïque ?). Coïncidence étrange, ce poème a été écrit il y a trente-cinq ans, jour pour jour !

Le nom de Panthée ne fait pas référence au personnage mythologique (roi de Thèbes) ou littéraire (dans la Cyropédie de Xénophon elle est la femme d’Abradate; elle réapparait souvent chez les modernes, par exemple dans la tragédie de Tristan L’Hermite ou même dans Prometheus Unbound de Shelley, et inspire aussi le court leitmotiv de Satie). Je fais plutôt allusion à la maîtresse de Lucius Verus [1] (sur lequel je travaillais à l’époque [2]). Il l’aurait rencontré à Antioche durant la campagne contre les Parthes; elle est mentionnée par Marcus Aurelius (Pensées: VIII, 37) et Lucien de Samosate la décrit comme une femme d’une beauté exceptionnelle (dans Les portraits / Εικόνες / Imagines). Toutefois, ici, je mets surtout l’accent sur le sens grec du nom [3] pour suggérer une femme idéale, qui incarne toutes les qualités féminines…

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[1] “Lucien, également du IIe siècle, fait dire, dans ses Εικόνες, par un des personnages, que Verus est un empereur « grand, bon et aimable ». Cette œuvre curieuse célèbre la grande beauté physique et morale d’une femme, nommée Panthée, que Verus a dû connaître à Antioche et qui a peut-être été sa maîtresse. Telle que  Marc-Aurèle nous la représente dans ses Pensées (VIII, 37), pleurant Verus sur sa tombe, longtemps après sa mort, elle ne donne  point l’impression d’être une de ces femmes légères auxquelles Antioche devait sa renommée à cette époque.” [ P. Lambrechts , “L’empereur Lucius Verus. Essai de réhabilitation” in L’antiquité classique, Tome 3, fasc. 1, 1934. pp. 173-201]

[2] Étrangement, c’est ce même texte de Lambrechts, cité plus haut, qui m’a inspiré et qui me servi de base pour l’argumentaire de mon mémoire de maîtrise — sur Lucius Verus et l’image qu’en a rendue la Vita Veri de l’Histoire Auguste — sur lequel j’ai travaillé entre 1984 et 1987. C’est incroyable toute l’information que l’on retrouve sur l’internet de nos jours. Si seulement cela avait existé à l’époque !

[3] πάνθειος / pantheios : « commun à tous les dieux », qui réunit les attributs de toutes les divinités.

En la demeure d’Hadès

Où sont ces matins de printemps rieurs
Et ces après-midi calmes d’été
Où nous avions encore le temps de cueillir les fleurs
Et d’aller aux champs pour nous y amuser

Je ne vois plus que des carcasses d’arbres
Qui tendent leurs branches nues au fouet du vent
L’univers s’est figé dans la froideur du marbre
Et un désert blanc s’est substitué aux champs

C’est l’hiver éternel qui envahit mon esprit
C’est une prison de métal qui enferme mon coeur
Dans ma nuit, je rêve et je prie
Mon passé est mort et je le pleure

Mon sommeil est troublé par le poids de mes chaînes
Et mes chairs sont meurtries par une folle cadence
Je m’enveloppe d’un manteau de haine
Pour attendre que vienne ma renaissance

Isléaval
1983/12/03

InscriptionsPublié originalement (page 39) dans Inscriptions sur une pierre tombale icosaédrique datant de 1986, par Claude J. Pelletier. Laval: Publications Ianus, Février 1990. 54 pages. ISBN 2-9801683-1-9. Édition limitée à soixante-quinze exemplaires.  [ BAnQWorldCat ]

Série “Poésie du dimanche” : La danse du cafardDivagation sous la pluie • RideauJe veux m’évader [Et pourtant je suis libre!] • Sabbat • Vision morbide en rondel • L’attente • La sentence du sonnet

Voir aussi mes haïku

Note: Baudelaire chérissait beaucoup la forme comportant quatre quatrains en alexandrins. Je m’en suis beaucoup inspiré, quoique je les ai presque toujours présenté de façon hétérométrique. En effet, la seule constance ici est la rime (ABAB, quoique généralement pauvre) alors que la métrique (10/10/14/11, 10/12/12/12, 13/14/8/9 et 12/13/10/11) et le genre des rimes (M/M/M/M, F/M/F/M, M/M/F/F et F/F/F/F) varient constamment ! J’ai toujours considéré qu’en poésie les règles étaient faites pour être brisées !

Note extra (2019/12/09): En me relisant, je viens de réaliser que ce poème fait allusion à la fin de l’innocence de l’enfance (le “printemps rieur”) et à la douloureuse oppression créée par le deuil (“une prison de métal”) — ma soeur ainée étant décédée (“Mon passé est mort et je le pleure”) dans un accident quelques mois plus tôt (en août).

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Damn you Apple !

Sad-Apple-Logo-FrownYou really don’t make things the way you used to.

I tried to install Catalina on my MacBook Pro but I got a message telling me there was not enough space and got stuck in a restart loop after that. I found some suggestions on how to resolve this on the web (apparently it is a common problem). I had to wipe my drive and re-install everything from the Time Machine backup. Then I erased some (backed-up) stuff and tried re-installing Catalina again. That took me an entire evening!

And that’s only the first computer… I also have an iMac to update.

Then I kept getting an alert message saying to “Update AppleID Settings” again and again despite me updating the said settings! I tried a few remedies found on the web (apparently I am not alone with that problem) but only turning iCloud off, restarting and resigning in, worked. (Same problem with the iMac!)

And that’s without saying that there’s now so much security and passwords that it’s hard to get anything done!

And with Catalina I am losing Microsoft Office (and a few other older utilities, mostly for video conversion) that were never updated to 64-bit. I will have to get used to LibreOffice

All in all, I wasted nearly two days with this installation… Very disappointed !

That’s all f***ing annoying !

At the same time I keep having wi-fi problems. Apparently I have too many devices using the wi-fi (about seventeen) and some of the Nest Cam don’t work most of the time. I also need to reset the Home Hub 3000 once in a while. I tried adding four of Bell wi-fi pods but it didn’t really improve anything… A tech at Bell suggested to also increase internet speed (strangely, at Bell, their solution is always to PAY MORE money). So I went from 300 to 500 Mbit/s but it didn’t change a thing. No improvement at all. Now I am considering going to 1 Gbit/s. We’ll see if it improves anything.

On the positive side, I am quite happy with my iPhone 11 Pro. I don’t use much the phone. For me it is mostly a universal internet device (like Star Trek’s tricorder) and an excellent camera. I am really satisfied with this new camera. If it wasn’t for the zoom I don’t think I would use my Nikon anymore… (yet again, the iPhone zoom pretty well but there is too much quality loss…)

Now that I made my civic duty and voted by anticipation in the Federal Elections, I can go back to solving computer problems (and hopefully, before the end of the day, be able to resume writing book comments — which is, after all, the main purpose of this blog !)…

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Aménagement au parc

À la mi-août la ville annonçait, par communiqué et par Facebook, “l’octroi d’un contrat d’aménagement de 8,5 M$ pour les secteurs Iberville Nord et de la Plaine Est du parc Frédéric-Back.” Le travaux visent à “bonifier le réseau de sentiers” et à améliorer l’aménagement “avec l’ajout de mobilier urbain et d’éclairage.” Le conseiller de ville du district François-Perrault et vice-président du comité exécutif, Sylvain Ouellet, précise que “les espaces verts seront aménagés avec des chaises longues, des ombrelles et des tables [à] pique-nique, et (…) près de 550 arbres et plus de 17 000 arbustes seront plantés.” Valérie Plante complète en affirmant que cette nouvelle phase ajoutera “18 hectares au parc, consolidant son rôle en tant que véritable poumon pour le quartier de Saint-Michel et pour la métropole.” Les travaux incluront également de la réhabilitation des sols, l’installation de sphères sur les capteurs de biogaz et le mobilier urbain installé sera construit à partir de frênes recyclés.

Ces deux nouvelles sections du parc devraient ouvrir pour le printemps 2021.

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Il y a quelques semaines, j’ai reçu dans ma boite à malle un avis de la ville qui donnait un peu plus de précision pour les citoyens du quartier possiblement affecté par les travaux. Débutant à partir du 23 septembre, une première phase de travaux se fera sur la voie polyvalente, entre les entrées Louvain (Parc Champdoré) et Émile-Journault, pour y installer “notamment des lampadaires, des éléments de signalisation, des murets de soutènement en grosse pierre, du mobilier et [effectuer] d’importants travaux de verdissement et de plantation.” Comme la voie polyvalente sera fermée dans ce secteur, une voie de contournement a été aménagé pour les usagers du parc durant les travaux.

Des travaux seront aussi entrepris à partir de mai 2020 dans le secteur de la Plaine Est (vers le centre du parc) afin de créer de nouveaux “sentiers pour la marche, le vélo, le jogging, en toute saison, ainsi que pour le ski de fond.” Aucune mention n’est faite des travaux actuellement en cours dans le secteur Boisé-Sud…

Je suis fort heureux de cette annonce mais je demeure toute de même un peu déçu puisque ces échéanciers sont deux ans plus tard que ceux initialement annoncés à l’ouverture du parc… Mais, bon, ce ne serait pas la ville de Montréal si les travaux ne s’étiraient pas…

Nous sommes au début octobre et les travaux comme tels ne semblent pas avoir commencé — mise à part que le secteur affecté à été clôturé et les herbes coupées, comme vous pouvez le constater sur ces quelques photos:

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2019/09/27 ]

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, Update: 2019/10/04 ]

(Autres sources: MtlUrb, EstMediaMontreal, Newswire)

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Acquisition au SLAM

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SLAM 2019

Comme je l’ai récemment mentionné, la 36ème édition du Salon du livre ancien de Montréal (SLAM) se tenait ce week-end au Pavillon McConnell de l’Université Concordia. L’événement est organisé par la Confrérie de la Libraries Anciennes du Québec. Je n’ai malheureusement pas pu résister à aller y faire un tour et j’ai acquis deux nouveaux titres pour s’ajouter à celui que j’avais acheté en mars et ainsi accroître ma collection de livres anciens.

Le choix a été difficile car les titres vraiment intéressants étaient trop onéreux pour moi — je recherchais surtout des auteurs classiques ou des sujets d’histoire, de belles reliures mais seulement des éditions datant du XVIe ou XVIIe siècle et avec un budget de moins de deux-cent dollars. J’ai donc dû me résoudre à acquérir des titres traitant de sujets moins intéressants mais tout de même anciens (XVIIe). 

IMG_6391Ce salon était toutefois un vrai régal pour les yeux. Parmi les titres qui ont attisé ma convoitise je peux nommer (sans ordre précis): Johannis secondi opera [l’oeuvre du poète néerlandais Jean Second, aka Jan Everaerts] (in-12?, 1651, $350), Histoire des guerres de Flandre par Guido Bentivoglio (4 vols, in-16?, 1769, $150), Stratagematum satanae, libri octo par Iacopo Aconcio (1652, $650), Mythologie, c’est a dire, Explication des fables par Natale Conti (8vo, énorme bouquin de plus de mille pages!, 1612, $5000 !!!), l’oeuvre de Flavius Joseph [Flavii Josephi viri inter Judaeos clarissimi Opera omnia] (2 vols. In-folio, 1611, $500), Disputationes de argumentis, quibus efficitur Christum prius fuisse, quam in utero Beatae Virginis secundum carnem conciperetur [questionnement théologique sur la Vierge Marie], par Josua Placeus (in-4, 1660, $125), l’oeuvre de Tite-Live en allemand [Romainsche historiën van Titus Livius] (in-folio, 1646, $650), Historia Inquisitionis: Cui subjungitur Liber sententiarum Inquisitionis Thololosanae ab anno Christi MCCCVII ad annum MCCCXXIII [histoire de l’Inquisition, suivi du livre des sentences de l’Inquisition de Toulouse, entre 1307 et 1322], par Philipp van Limborch (in-folio, 1692, $2000 !!), Rerum Romanarum [abrégé de l’histoire romaine], par Lucius Annaeus Florus (1683, $325), et Controversiae viginti quinque super regulam fratrum minorum [un commentaire des controverses sur les vingt-cinq règles de l’ordre des Franciscains], par Francisco Luengo de San Bernardino (1642, $300). Que de trésors! Mais tous trop cher pour mon maigre budget. Je me suis rabattu sur deux petits ouvrages moins intéressants mais pas trop dispendieux…

IMG_6393Histoire de Ferdinand-Alvarez de Tolède (…) Tome Premier, [par Antonio Osorio] À Paris, chez Jean Guignard, 1698. Biographie du troisième duc d’Albe, vice-roi de Naples et gouverneur des Pays.Bas. Ce n’est pas la reliure typique pour un livre du XVIIe (normalement en peau de porc) mais ressemble plus aux reliures cartonnées du XVIIIe. Soit que la reliure a été refaite ou alors, comme ce livre date de la toute fin du XVIIe, l’éditeur avait déjà adopté ce style de reliure… Beau in-12 mais ce n’est que le premier tome. Toutefois, celui-ci je l’ai acquis spécifiquement pour en faire cadeau à mon “neveu”, amateur de curiosités et d’histoire…

IMG_6394Instructio Sacerdotum, ac Poenitentium (…) [Instruction des prêtres sur le repentir], par Francisco de Toledo; Sacramento Ordinis, par Martino Fornario; Tractatus de origine et clausura sanctimonialium, par Andrea Victorello;  Institutio confessariorum, par Martino Fornario. Venetia, Caroli Conzatti, 1667. In-quarto, quatre ouvrages en un. Sujet peu intéressant, en condition plutôt moyenne (gondolé, tâché, trace de mouillures) mais c’est mon premier in-4 (et premier éditeur italien), obtenu à très bon prix.

Ma collection (XVIe et XVIIe s.):

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De g. à d.: Summa Toleti (1667), Svmma Omnivm Conciliorvm et Pontificvm (1633), Lucien (1664), Valere Maxime (1659), Qvinti Horatii Flacci Poemata (1643), Aesopi Fabulae (1593), [Iustiniani] Digestorum sev pandectarum (1581)

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Festival Végane 2019

VeganFest2019

Cette année, je suis encore aller faire un tour au Festival Végane de Montréal (je l’avais aussi visité en 2016 et 2018). Non pas que je sois moi-même végane (partisan du véganisme ou végétalisme intégral, à ne pas confondre avec les habitants de la planète Vega — les méchants de Goldorak ou du système stellaire) mais par simple curiosité, pour explorer les nouvelles tendances de l’alimentation santé. 

Le Festival Végane de Montréal se tenait donc au Palais des Congrès les samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019. La foule était au rendez-vous et il y avait de nombreux exposants — malheureusement d’année en année il semble que ce soit toujours les même. La salle de conférence était un peu plus accessible que l’année précédente mais on y retrouvait surtout des démonstrations culinaires (alors que les premières années il y avait surtout des organisations socio-politiques qui parlaient des enjeux véganes: protection des animaux, agriculture urbaine, lutte contre l’industrie pharmaco-agro-alimentaire, etc. — cette année ces organisations étaient relégué à la dernière allée, au fond du salon). C’était donc un peu décevant mais tout de même toujours assez informatif…

Continuez la lecture (plus de détails et photos) après le saut de page >>

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Shower thought about death

Strangely, when I was young I thought a lot about death (it was quite apparent in my poetry). At that age, its romantic attraction is strong. It doesn’t take much to get discouraged and almost every obstacle or setback brings despair. So, I spent a lot of time fighting against its appeal.

However, as I grew older, having seen more of the world, I became better equipped by experience to face the challenges and rebuttals of life. You tend to get more of a “fuck it” attitude toward problems and you know that there’s nothing romantic about it. You are also more aware of how little time left you could have and that anything could happen to reduce it even more. And you know that you still have tons of things you want to accomplish and want to cram as much as possible in the little time you have left. So, no, you don’t lose much time thinking about death anymore…

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Herbicide au parc?

La compagnie (un sous-contractant, évidemment) qui fait l’entretien du parc Frédéric-Back procède régulièrement à de la coupe. Cela ne se fait pas sans raisons: d’une part, c’est pour dégager les alentours des équipements gaziers (bulles, valves, etc.) et des oeuvres d’art (la plaques qui retracent l’histoire du site) mais c’est aussi pour empêcher que la végétation devienne trop haute et se dessèche créant ainsi un risque d’incendie. On coupe aussi régulièrement les bordures de sentiers (j’ignore pourquoi, peut-être pour des raisons esthétiques, mais cela fait souvent disparaître de très belles fleurs — oeillet du poète, tournesol, coquelicot, rudbeckie, etc.).

Toutefois, mon épouse me faisait remarquer au début de septembre que la végétation sur la bordure des sentiers était toute désèchée et morte. Elle soupçonnait qu’il y avait eut épandage d’herbicide. Je ne peux pas, en effet, imaginer un phénomène naturel qui affecterait les bordures et pas le reste du parc. Il semble donc qu’un épandage d’herbicide en serait la cause mais même dans cette situation j’ai peine à en imaginer la raison. Une façon plus rapide de remplacer la coupe? Pour éliminer l’herbe à poux qui envahissait les bordures de sentiers de façon embarrassante (car la ville encourage fortement les citoyens à l’éliminer)? Cette méthode serait certes plus économique que de l’arracher à la main, mais, même là, j’en vois mal le bénéfice puisque, si cela tue et assèche la végétation, cela crée donc aussi un risque d’incendie…

[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2019/09/16 ]

Tout ce que j’espère, si il s’agit bien d’épandage de pesticide, c’est que l’on a pas utilisé des produits nocifs comme ceux qui sont dommageable pour le abeilles (Néonicotinoïdes ou Glyphosate) et qui, malgré qu’ils soient interdits en Europe, sont encore tolérés ici… Étrangement, la ville interdit l’usage de pesticide… Si quelqu’un en connait plus sur ce phénomène, s.v.p. m’en informer…

Je regrète également très fortement que les Grands parcs de Montréal (la division de la ville qui gère les grands espaces comme le Parc Frédéric-Back) ne tienne pas les citoyens informés plus que ne faut sur ses politiques de gestion… Dommage…

Pour plus d’information:

Sur le parc:

Sur les pesticides:

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Un dimanche à la ferme [2019]

PortesOuvertesFermesQuébec-logoLe dimanche 8 septembre (de 10 h à 16 h), plus de cent fermes partout au Québec (ainsi qu’une foire agricole au Parc olympique de Montréal) ont ouvert leurs portes au public. Organisé par l’Union des Producteurs Agricoles (UPA), Les Portes Ouvertes sur les fermes du Québec ont pour thème cette année l’agroenvironnement (“L’environnement c’est dans notre culture”).

PortesOuvertesFermesQuébec-Carte2019

J’ai déjà visité (et commenté) l’événement au Parc Olympique en 2017 et en 2018. C’est un événement intéressant, surtout pour l’éducation des enfants et leur apprendre que la nourriture ne vient pas seulement du supermarché. C’est aussi une occasion pour les producteurs locaux de faire connaître leur produits. Cependant, il me semble que d’année en année l’événement est de plus en plus décevant. En plus de voir toujours les même affaires, j’ai l’impression que cette année il y avait moins d’exposants et d’animaux (il n’y avait même pas de cochons, cette année à la place les gens pouvaient prendre une photos avec un arrière-plan de ferme porcine!). J’ai donc pris moins de photos (voir les albums après le saut de page)…

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agroenvironnement

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Vendredi nature [02.019.249]

Sounds of the park
Les sons du parc

[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2019/08/26 ]

Another thirty seconds of relaxation with the soundtrack of nature as we view the Frédéric-Back Park from the belvedere of the Pelican entrance…

Encore trente secondes de détente avec la musique de la nature alors que nous contemplons le parc Frédéric-Back depuis le belvédère de l’entrée du Pélican …

Sounds of the park 2
Les sons du parc 2

[ iPhone 8+, Parc Frédéric-Back, 2019/08/19 & 26 ]

If we deconstruct the soundtrack of nature in the Frédéric-Back Park in August, we discover that the orchestra is mostly made of percussion (tymbal) and string instruments (elytron): the cicada, the cricket (not illustrated here) and the omnipresent grasshopper, with a background of airliners and distant city din…

Si nous déconstruisons la trame sonore de la nature dans le parc Frédéric-Back en août, nous découvrons que l’orchestre est principalement composé d’instruments à percussion (cymbales) et à corde (élytre): la cigale, le grillon (non illustré ici) et l’omniprésente “sauterelle”, sur fond sonore d’avion et d’un lointain vacarme urbain…

TV Rant

What is it with this new trend? Many paying TV services like AMC Premiere, HBO Now (U.S. only), PBS Passport (U.S. only), etc., start appearing. Look, I am already paying for the damn channel and now you tell me I have to pay some more to get access to your back-catalog streaming, bonuses, extra, previews or advance screening ? Man, that’s harsh. That’s being greedy. That’s exploitation of the masses. I really effing hate you, TV.

And now a special word for PBS: I am already paying for your damn stations (three, in fact) with Bell Fibe TV. How come when I go to your website I cannot watch ANYTHING because “this video is not available in your region due to rights restrictions” ? And it’s the same damn thing for Passport ! Isn’t your call sign saying “Mountain Lake PBS : Plattsburg, Burlington, Montreal” ? I can even donate some money to your station. And yet I cannot use your website or the iPad app ? That’s nonsense! Just go to hell. I’ll donate money when I’ll be treated as a real customer and be able to use your online service!

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New signage in the park

IMG_5999This afternoon I have noticed a new signage in the park urging cyclists to slow down — and even just walk along-side their bike — while approaching the hill going down to the Émile-Journault entrance. This signage is quite welcomed since I have often noticed cyclists going down the hill (in both direction) at very high speed at the risk of hitting pedestrians or other cyclists coming in or out the park though the Émile-Journault entrance and having limited visibility on the polyvalent trail because of the vegetation. There was probably complaints (or even accidents) prompting the introduction of this new signage. Unfortunately, the signs are small and not very visible and, of course, I haven’t seen a single cyclist respecting it (among the dozen that passed by while I was walking —when do cyclists respect the signs after all ?). Nice try, though.

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Pictorial chronicle [02.19.202]

Plaisir estival / Summer pleasure

Lire le journal sur le balcon en admirant les fleurs du jardin 
Read the newspaper on the balcony whilst admiring the garden’s flowers

Fête Nationale

Bonne Saint-Jean à tous!

Saint-Jean-Baptiste_et_l'Agneau_de_DieuNe trouvez-vous pas étrange qu’un état qui viens de passer une loi pour forcer la laïcité célèbre l’anniversaire d’un saint catholique comme fête nationale? N’est-ce pas absurde, voir hypocrite? Comprenez-moi bien: j’ai toujours été en faveur de la laïcité mais une laïcité pour tous et pratiquée dans le libre choix.

De toute façon, je crois qu’il est malgré tout plus approprié de se baptiser dans la bière au nom du solstice (fête de la musique, midsummer, etc.) que pour célébrer Saint Jean le baptiste

Vive l’été !

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[ Illustration: “Saint-Jean-Baptiste et l’Agneau de Dieu”, par Liénard de Lachieze (enlumineur français du XVe s.), Missel romain copié en 1492 pour l’évêque de Comminges Jean de Foix, feuillet 252r. (Sources: Wikimedia; BnF – Gallica, ms. latin 16827).]

Cabinets of curiosities

My nephew, Sébastien, has just started a blog (in French) about how he is building and assembling his own cabinet of curiosities. It is very interesting. He is suggesting lots of crafty and thrifty ways to create such cabinet. I particularly like his entry about old books. He is very creative (he is a writer after all) and has a very strong background in science (molecular biology); he really succeeds to combine both aspects with great ingenuity. With this blog he is sharing his passion for the scientific wonders and natural oddities of the past. I am quite impressed. It is fascinating and I recommend to have a look.

My nephew also reminds us that my great friend Mario Tessier, the venerable and learned scholar known as the “Futurible”, had introduced us to the history of the cabinet of curiosities in one of his famous “Carnets” published in Solaris #191 (p. 111-125). It is quite an edifying article that I encourage you to read if you want to push further your knowledge on this subject.

AthenianTetradrachma

Athenian Tetradrachma (5th c. BCE)

I have myself been collecting such curiosities since I am a child. When I settled in my home I placed a glass case in the center of the library room where I gathered a few of those items collected over the years. Unfortunately, for lack of space, it is a small display and most of my collection is still in boxes, spread around the house on top of bookshelves or even (for my most precious items like my Athenian tetradrachma, my Marc Antony or Lucius Verus denarii or my Leo I the Thracian solidus) in a safe. I have already introduced my collection in an entry about old books. However, inspired by my nephew, let me now elaborate a little more about my own cabinet of curiosities.

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Aesope’s Fables [1593]

Of course, most of my collection is articulated around books — mostly old ones. However, as a kid, I started collecting stones, minerals, fossils and coins (very few of those are displayed). At some point, because I was studying the origin of metallurgy in ancient Mesopotamia, I started collecting metal cups (mostly in silver and tin — choose wisely your graal!) and my roman studies prompted me to acquire many greek, roman and byzantine coins. Whenever I can I try to add some antiquities (pseudo or authentic) or pieces of old technology (but those are rare and expensive, so I’ve acquired them so far from family or friends). But I am mostly into old books and metal stuff… Here is the core of my cabinet of curiosities:

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Left side

Top: my collection of cups and (plated) silver plates; note the authentic 4th c. roman terracotta on the left. Bottom: my oldest books (16th-17th c.), some fossils, amethyst and native copper samples, a few coins, more metal cups and some Japanese-style tea cups (on top of a portable Go board).

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My oldest books

Detail of the fossils and old books (Svmma Omnivm Conciliorvm et Pontificvm [1633], Lucien [of Samosata] [1664], Valerius Maximus Factotum ac dictorum memorabilium libri IX [1659], Qvinti Horatii Flacci Poemata [1643], Aesopi Phrygis: Fabulae [1593], and [Iustiniani Augusti] Digestorum sev pandectarum (Pars quarto [liber XX-XXVII]), De Pignoribvs et hypothecis [1581]).

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Right side

More old books (18th-19th c.), metallic gobelets, non-metallic cups (the smallest is in walrus ivory), a pair of small wooden masks of unknown origins (Balinese? Malaysian?), an (half-hidden) incised Malian knife with leather scabbard, some Inuit art, a false skull (an ashtray in pottery) and various mementos.

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On top of the shelves: a metronome, my grandpa’s French horn, an 18th c. tradesman’s balance scale, Chinese art reproductions, fake katanas, an original Rubik’s Cube and an authentic (undated) Chinese ding (ritual bronzes).

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On top of the shelves: a 70s helicopter’s pilot helmet, an (African? Undated) bronze mortar & pestle, a transportable Lumex microscope, an old 1-A Kodak Jr folding camera [1912] and a terrestrial globe (60s or 70s).

I have many more interesting items that I could display. Following my nephew’s example, I will do my best in the future to find clever ways to share them with visitors (and seek to acquire — or make — new ones; although I am far less creative than Sébastien). And you, do you have a cabinet of curiosities?

To be continued?

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Ottawa Tulips Festival 2019

This year, my visit at the festival was VERY disappointing. It was more of a festival of unopened tulips!

[Not] Pretty Woman

Several flower beds had almost no flowers in bloom!

In the past, I have always visited the festival toward its end and many tulips were past their prime to say the least. This time, I wanted to see the tulips at their best so I had decided to visit more at the beginning (like four days after it had started). Considering that we had to coordinate the availability of three persons (my wife, my sister and myself) and that I had to request my day off weeks in advance, it left us with little choice and flexibility. Unfortunately, the weather didn’t cooperate at all. First, the late spring (it has been generally cold and rainy in the last month) delayed the growth of the tulips and the festival had to offer mostly unmatured flowers. Second, like last year, it was raining on the day of our visit!

According to the Ottawa Citizen, the organizers of the 67th annual Tulip Festival were saying that the “Visitors (…) didn’t seem deterred by warnings of later blooms.” The article, published after the opening week-end, explains: “The wet, cool spring has pushed back the tulip blooms. Glenn [Janna Glenn, a spokeswoman for the Tulip Festival] said the gardens are between 50 per cent and 60 per cent blooming right now. While that means the gardens might not be at their most stunning on opening weekend, there will still be blooms for visitors to see later into the festival, she said.” This is clearly false advertising since five days later, at best, 40% of the tulips were blooming. In this Trumpian era I understand that a spokesperson would lie to promote their event, but a respectable journalist should know better than to repeat and validate such blatant lie (but, hey, it’s the Ottawa Citizen… unprofessionally hiding the truth in order to favour a profitable event and please the local merchants association is really not beyond them!)

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Which is which ?

My main complain (beside the weather, obviously) is that many varieties of tulips are mixed inside each flowers beds (to make nice, colourful arrangements) and the identification tags are spread along the beds in a manner that makes it impossible to know which flower goes with each tag. Therefore we cannot know the name of each tulips for sure. This problem seems to have always plagued the festival. I am sure it could be possible to make labeling tags that include a small picture of the tulip so it could easily be identified in the flower bed — or at least provide a brochure that list all the tulips displayed with a picture and a small description. It would be so much nicer to be able to name each tulip (particularly when you take pictures) — without having to spend hours afterward googling each one!

Anyway, even if I took less pictures than in the previous years, we found ways to make the visit interesting despite the disappointment (and deception). There was still some tulips to be enjoyed (even if many had not bloomed) so it was not a total waste of time (although taking a six hours trip — roughly three hours of driving to go and three hours to come back — for a three hours visit is certainly not an optimum use of my time; but the landscape on the way [flooded in some places] was interesting to look at and I had made a good playlist of classic French pop songs to listen to on the way)…

CTF-Master-Logo-Vertical-ED-350pxThe 67th edition of the Ottawa Tulip Festival is centred on only one venue: the Commissioners Park near Dows Lake. The park’s 30 flower beds are offering more than 250,000 tulips to enjoy. There is also many other activities like the Tulip legacy walking tour, or visiting the Tulip Plaza’s marketplace, or the Heritage pavillon with its Canadian Tulip Festival Museum, etc. The festival, which was established to celebrate the historic Royal gift of tulips from the Dutch to Canadians in the wake of the Second World War, is held until May 20th. stars-2-5

 

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Des nouvelles du parc

IMG_4529Après m’être promené dans le parc, je me suis demandé ce qu’il nous réservait comme surprise ce printemps. Je suis donc allé faire un tour au pavillon d’accueil du parc Frédéric-Back, à la Tohu, sur la rue des Régatiers. Ce n’est guère facile d’extraire de l’information de ces gens-là. Il n’y avait aucun dépliants et personnes ne semblaient savoir (ou vouloir donner) quoi que ce soit. On m’a référé à un écran tactile géant avec une carte inter-active du parc (qui n’est malheureusement pas disponible en ligne semble-t-il). 

J’y ai tout de même appris que l’échéancier que j’avais vu lors de l’ouverture de la section Boisé-Est en août 2017 (sous l’administration Coderre) avait été repoussé en partie (par l’administration Plante). Le reste de la section Est du parc (près du parc Champdoré et du Cirque du Soleil) devait ouvrir au printemps 2019, les sections de la Plaine et du Boisé à l’automne 2021 et les sections du Lac et des Terrasses à l’automne 2023 [c’est quoi cette idée d’ouvrir une section de parc à l’automne? C’est au printemps qu’il faut ouvrir, pour que les gens en profite tout l’été!]. Maintenant, il est plutôt question d’ouvrir les secteurs du boisé et des plaines (incluant le côté est, au sud du parc Champdoré) pour 2021, et d’ouvrir les secteurs du lac et des terrasses pour 2023. Je n’ai trouvé aucune mention du secteur sud (près de la Tohu et du Cirque du Soleil) mais comme il y est dit que le parc sera terminé en 2023, je suppose que ce secteur ouvrira aussi à ce moment.

Il existe beaucoup de différents sites internet sur le parc (le site de la ville, des Grands parcs (incluant les Legs du 375e), de tourisme Montréal et le site de la Tohu) mais finalement il y a peu de véritable information de disponible… Certains liens sont morts, l’information est parfois périmée et souvent on réfère au parc sous son ancien nom, le Complexe environnemental de Saint-Michel (CESM). Il me semble que ce serait la moindre des choses dans le cas d’un projet ambitieux comme ce parc de tenir les citoyens bien informé des échéanciers et des projets. La carte inter-active que j’ai vu à la Tohu devrait être disponible en ligne!

Quand j’ai décidé de devenir propriétaire dans ce quartier, la présence du parc a été un élément important dans ma décision. Hélas, depuis ce temps il n’a été source que de déceptions: la lenteur des aménagements, l’ouverture d’un premier secteur à l’automne 2017 et non au printemps, la beauté de l’aménagement floral (les rudbeckia!) de la première année qui ne s’est pas répété par la suite, le manque d’entretient des sentiers l’hiver dernier (l’accès Émile-Journault pas déneigé, la voie polyvalente qui était une véritable patinoire), les belvédères mal entretenus (jusqu’à la semaine dernière) et maintenant aucune nouvelle ouverture de secteur avant 2021! C’est triste. Il va falloir s’armer de patience…

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Pictorial chronicle [11]

 

Le parc au printemps

À l’approche du printemps, les pistes du parc sont encore enneigées et presque impraticables pour les randonneurs sans crampons – sauf les routes utilitaires qui sont mieux entretenues que les voies accessibles au public! Allez donc savoir pourquoi…

[ iPhone 8+, parc Frédéric-Back, 2019/03/17-18 ]

Les travaux reprennent pour préparer le parc pour son éventuelle ouverture complète au public. Cette fois on entreprend une opération de stabilisation des falaises pour les rendre plus sécuritaire.

[ iPhone 8+, parc Frédéric-Back, 2019/03/30 & 04/01 & 04/07 ]

Et finalement, on se décide à éclaircir la vue obstruée des points d’observation (belvédères) près de l’entrée Émile-Journault et de l’escalier de la rue du Pélican!

[ iPhone 8+, point d’observation près de l’entrée Émile-Journault, 2019/04/20 & 27 ]

[ iPhone 8+, point d’observation près l’escalier Pélican, 2019/04/20 & 27 ]

 La neige a disparue et le terrain se draine tranquillement de l’eau de la fonte. Quelques outardes y font escale pour un temps. Quatre couples d’urubus volent en cercles concentriques au-dessus du parc. Des tiges de fleurs sortent de terre et s’apprêtent à fleurir… Si seulement il pouvait faire beau et chaud…

[ iPhone 8+, parc Frédéric-Back, 2019/04/16 & 04/20-21 ]

Une semaine plus tard, le gazon est un peu plus vert, les premiers bourgeons s’ouvrent dans les arbres (même si la plupart sont encore dénudés) et les premières fleurs éclosent (une sorte de gros pissenlits, appelée Tussilage Farfara). Le parc sera-t-il près pour l’ouverture d’une nouvelle section pourtant annoncée pour le printemps (ou y a-t-il du retard sur les échéanciers)?

[ iPhone 8+, parc Frédéric-Back, 2019/04/27-28 ]

Vivement des températures plus chaudes. Car avec le mois de mai, viendront plus de fleurs, d’oiseaux et d’insectes à observer et à apprécier! Rendez-vous sur le site de la Tohu pour plus d’information sur le parc. Vous y trouverez également leur guide d’observation de la faune et de la flore du parc.

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Un tour des Îles

Hier, je suis allé faire un tour sur mon île natale. Tout les printemps je fais une une visite au cimetière pour m’assurer que tout est en bon état et pour saluer mes défunts ancêtres. Tant qu’à être dans le coin j’en profite pour faire un tour des îles où j’ai passé mes vingt premières années. Cette fois-ci c’était vraiment le bordel.

Déjà que depuis quelques années l’entrée des Îles est un chantier de construction. Le vieux pont étant jugé inadéquat, la municipalité a entrepris d’en construire un nouveau. Pour la durée des travaux un pont temporaire a été installé. À peine entrée dans les Îles, on croise l’armée et de nombreuses voitures de police. À cause des crues printanières, c’est le branle-bas de combat contre la rivière. On y fabrique des milliers de sacs de sable qui sont ensuite distribués en palettes aux citoyens. Toutefois, le pont temporaire ayant été installé très bas, il est menacé par la crue (l’eau passe à peine six pouces sous sa structure) et il est question de fermer l’accès aux Îles et même de les évacuer. Il faut dire que le nouveau pont en construction n’est guère mieux: l’eau circule à peine quelques pieds dessous. Néanmoins, les autorités ont décidé d’accélérer la finition du pont afin de pouvoir réouvrir l’accès le plus vite possible. En attendant, les gens qui ne veulent pas évacuer peuvent utiliser une navette ferroviaire.

Il me semble toutefois que tout cela est une crise créée de la main de l’Homme. C’est ce qui arrive quand on construit des ponts (temporaire ou nouveau) trop bas. Aussi loin que je me souvienne, il y a régulièrement eut des inondations printanières et même de beaucoup plus plus graves que celles-ci. Et jamais dans le passé je n’ai vu l’armée faire des sacs de sables, ni la police parler d’évacuation, ni même le premier ministre venir visiter les citoyens. Nous étions laissé à nous même et personne ne s’en plaignait. On retroussait nos manches et on nettoyait après. Quelle étrange société nous sommes devenu…

C’est un beau quartier et j’en garde de très beaux souvenirs: la nature, la quiétude, la camaraderie, l’entre-aide entre voisins, etc. (et on essai toujours d’oublier les mauvaises expériences – l’intimidation, les agressions, etc.). Cela me manque parfois mais malheureusement c’est si loin de tout (surtout quand le train de banlieue cessera ses opérations pour construire le REM: ça c’est un chantier qui va créer un bordel monstre!).

[ iPhone 8+, Îles Laval, 2019/04/22]

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Détour

DetourLes week-ends se déroulent rarement comme prévu. Je planifiais de faire de menus travaux, de la comptabilité, de lire et commenter des mangas (surtout Isabella Bird et Moriarty) et je me retrouve finalement à lire (relire?) des vieilles BDs de Moebius, à regarder des animés sur Netflix (Gundam Unicorn !) et à rechercher une nouvelle adaptation animée d’un vieux manga shōjo des années ’70 par nulle autre que Waki Yamato (Haikara-san ga tōru) et dont je parlerai sans doute amplement dans un futur proche…

Encore un coup de nostalgie. Cela faisait un bout de temps que j’avais pas regardé d’animés… C’est bon. Ça fait du bien. Et sur Netflix, qui plus est (quoiqu’on y retrouve rien de bien nouveau puisque Gundam Unicorn date déjà de 2010). Et ce n’est pas fini puisque Netflix a annoncé plusieurs titres d’animés à venir (dont Evangelion en juin, Saint Seiya plus tard dans l’été et Ghost In The Shell Stand Alone Complex en 2020 !!!). Ce n’est vraiment plus de la culture populaire (geeky stuff) mais cela commence à faire partie de la culture courante (mainstream)…

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