Author: Clodjee
Jeudi nature en images [002.024.284]
Récolte de l’été / Summer’s harvest
À l’aube de l’Action de Grâce il est effectivement temps de rendre grâce à Mère Nature et de célébrer une très bonne récolte. Ce fut en effet une assez bonne année. En plus d’abondantes fleurs (Ancolie, aster de Nouvelle-Angleterre, capucine, impatientes, iris, jonquille, Œillet du poète, marguerite, tagète, topinambour, tournesol, tulipe, volubilis, etc.), herbes (basilic, menthe, roquette, shiso et même capucines), tomates et fèves, nous avons récolté cet été un peu de laitue et de choux frisé, quelques radis et poivrons, une bonne demi-douzaine de concombres et près d’une cinquantaine de pommes ! En mélangeant le fruit de nos trois vignes avec des pommes nous avons également produit une excellente confiture. Notre jardin a peut être une allure un peu sauvage mais il respire la biodiversité. Voici un échantillon de notre récolte estivale…
[ iPhone 15 Pro, In horto domus, Été 2024 ]
[ Translate ]Images du mer-fleuri [002.024.283]
Leucanthemum maximum
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Marguerite élevée / Max chrysanthemum
Cultivar ‘Sweet Daisy Rebecca‘
Yawara #16
“L’œuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”
“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)
Yawara! (やわら!) est une œuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été prépubliée entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eu une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est publiée en français chez Big Kana. Il y a dix-sept volumes de parus jusqu’à maintenant (les trois dernières tomes devraient paraître en octobre 2024, janvier et mars 2025). J’ai déjà commenté les premier, second, troisième, quatrième, cinquième, sixième, les septième et huitième, les neuvième, dixième, onzième, douzième, treizième, quatorzième ainsi que le quinzième volumes.
Yawara et Fujiko ont toutes deux abandonnées le judo (l’une pour travailler et l’autre pour la maternité) ce qui laisse le champs libre à Sayaka pour gagner des compétitions. Toutefois, tant Jigorô que Kôsaku, cocottent un plan pour remettre Yawara sur la voie du judo… Mais les manigances de Kuniko et la révélation surprise de l’identité du coach de Sayaka rendent la situation encore plus complexe !
Rien ne manque à ce manga hybride shonen / shojo : de l’action sportive, des personnages attachants, des imbroglios amoureux et des situations cocasses. Il nous offre ainsi une histoire captivante, racontée et illustrée avec brio par Urasawa. C’est donc une très bonne lecture qui est non seulement agréable, mais aussi plutôt amusante. Chaudement recommandé.
Yawara t. 16, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2024. 322 pages, B&W (8 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8662-8. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+).
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
Lire aussi mes commentaires sur les volumes précédents.
© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2024 pour l’édition française.
[ Translate ]Pensée pour moi-même [002.024.281]
Sur l’arrêté ministériel 2024-15
J’aimerais faire quelques commentaires sur l’ “Arrêté numéro 2024-15 de la ministre des Transports et de la Mobilité durable en date du 26 juillet 2024” concernant l’interdiction d’accès aux chemins publics de “certains véhicules motorisés qui ont l’apparence d’une motocyclette” (munis d’appui-pieds ou d’une plateforme, roues semi-pleines qui n’ont pas de rayons à broches, carrosserie, vitesse supérieure à 32 km/h ou moteur de plus de 500 watts, non immatriculé), car ils constituent “un risque pour la sécurité des personnes ou des biens”.
Je trouve que cet arrêté ministériel est tout à fait absurde, car il ne s’attaque pas au véritable problème de la sécurité routière et il est beaucoup trop imprécis.
Il ne fait aucun sens de publier un arrêté ministériel sans avoir préalablement fait des études ou de la consultation avec les milieux concernés. On lance simplement un arrêté et l’on attend de voir la réaction. Ce n’est pas une façon de règlementer ou de gouverner. Cet arrêté semble simplement répondre aux inquiétudes d’une partie de la population quant à la sécurité des pistes cyclables sans avoir cherché à approfondir sur le sujet. Il n’est donc que le résultat d’une réaction populiste.
L’arrêté ne donne qu’une description très vague de ces “véhicules motorisés qui ont l’apparence d’une motocyclette”. Il ne précise nulle part ce qu’est “la marque nationale de sécurité ou l’étiquette de conformité”, quelle en est son apparence et où la trouve-t-on. Le site du ministère des Transports ou de la SAAQ devrait offrir des descriptions plus précises, une liste de types de véhicules interdits, avec des exemples, ou tout au moins offrir un processus (à la SAAQ ou dans un poste de police de quartier) pour faire vérifier si notre véhicule est conforme aux normes de sécurité ou le faire homologuer. Au contraire, l’arrêté n’offre aucune ligne directrice précise.
L’arrêté n’est d’ailleurs pas très efficace puisque, jusqu’à maintenant, je n’ai pas entendu parler de personnes ayant reçu des contraventions ou ayant eu leur véhicule saisi et cela malgré un article de La Presse (daté du 2 août 2024) titrant “Le SPVM assure qu’il appliquera le règlement” où le SPVM affirme qu’il “appliquera sans délai le règlement interdisant les scooters électriques non immatriculés et imposera des amendes au besoin”. Je continue pourtant à voir sur la route autant de ces scooters électriques qu’avant.
Dans les articles que j’ai lus dans les médias, les gens semblent surtout se plaindre que les scooters électriques sont dangereux sur les pistes cyclables parce qu’ils sont beaucoup plus lourds que les bicyclettes. Or, l’arrêté ministériel ne fait aucune mention du critère de poids. Cela serait pourtant un facteur intéressant pour classer les véhicules par catégories. À quel niveau un véhicule motorisé est-il considéré comme trop lourd pour circuler sur une piste cyclable ? Un vélo standard pèse entre 7 et 15 kg. Une bicyclette électrique standard (incluant le Bixi électrique) pèse entre 25 et 35 kg. Un scooter électrique pèse environ 80 kg et une motocyclette électrique pèse environ 120 kg. Où mettre la limite ? L’arrêté ne mentionne rien à ce sujet. Rien non plus sur quels véhicules a le droit de circuler sur les pistes cyclables. Doit-on permettre les tri- et quadriporteurs ? Les skateboards (électriques ou non) ? Les trottinettes (électriques ou non) ? Les unis-roues ? Ces véhicules sont beaucoup plus lents que les bicyclettes et peuvent donc constituer un danger pour les cyclistes. Pourquoi l’arrêté cible-t-il uniquement les scooters ?
En ciblant largement les scooters électriques, l’arrêté pénalise collectivement un groupe de personnes qui utilisent ces véhicules pour d’excellentes raisons, fort louables: ils ne peuvent pas se permettre un véhicule plus dispendieux et n’ont pas de permis de conduire (l’usager typique étant étudiant ou livreur de restaurant), par soucis pour l’environnement ils choisissent un véhicule électrique afin de contribuer à réduire le nombre de voitures sur les routes et ainsi polluer moins que le ferait un véhicule à essence. Étrangement, les scooters à essence (dont les moteurs à deux temps sont extrêmement polluants) ne sont aucunement pénalisés ! Ceci va complètement à l’encontre de la politique d’électrification des transports du gouvernement.
Interdire globalement toute une catégorie de véhicule, sans avis préalable et sans proposer la moindre solution, est une position assez radicale et intenable. Il faudrait mieux définir la catégorie de véhicule interdit et aussi proposer des alternatives. Peut-être qu’une partie de ces véhicules devrait dorénavant être immatriculée ? Peut-être que certains véhicules, au lieu d’être complètement interdit de circuler, devraient simplement être interdit de circuler sur les pistes cyclables (quoi que les scooters et les motos électriques sont déjà interdits de circuler sur les pistes cyclables). Et, si une catégorie de véhicules est définitivement interdite de circuler, il faudrait offrir des compensations financières aux gens qui ont acheter un tel véhicule en toute bonne foi, pour les meilleures raisons du monde, qui se sont fait dire par le vendeur que cela était tout à fait légal, et qui maintenant se retrouve avec un véhicule totalement inutile, bon pour la ferraille.
J’aimerais maintenant citer en exemple mon cas personnel. Durant la COVID-19, afin d’éviter la possible contagion des transports en commun, je me suis acheté une bicyclette électrique afin de me rendre au travail. Il s’agit d’un Écolo Lithium de Greenpower HQ que j’ai payé environ $2000 avec accessoires. Malheureusement, il remplit plusieurs des critères énoncés dans l’arrêté ministériel: les roues s’apparentent à celle d’une motocyclette et une carrosserie recouvre une partie du cadre. Toutefois, il comporte un pédalier fonctionnel, il ne possède pas de plateforme appui-pied, son moteur n’excède pas 500 watts et sa vitesse est limitée à 32 km/h. Mais il pèse plus qu’une bicyclette électrique (80 kg) et la carrosserie, ainsi que le fait qu’il ait un large siège banane au lieu d’une selle, lui donne définitivement l’apparence d’un scooter. C’est pourtant techniquement une bicyclette électrique. Il possède d’ailleurs un autocollant qui dit “Ce véhicule est une bicyclette assistée et rencontre la norme 2(1) du règlement sur la sécurité des véhicules automobiles du Canada.” Le vendeur m’a clairement dit que c’était une bicyclette électrique qui ne nécessitait aucun permis et qui pouvait rouler sur les pistes cyclables. Mon Écolo est-il couvert par l’interdiction de circuler de l’arrêté ministériel ? Ce n’est vraiment pas clair. Et s’il l’était, serais-je indemnisé financièrement pour cet achat inutile ? Ne voulant cependant pas prendre la chance d’écoper d’une contravention, je me suis donc récemment acheté une véritable bicyclette électrique de type fat-bike: un RadExpand 5 de RadPower, qui ne pèse que 28 kg et que j’ai payé environ $2300 (avec accessoires, livraison et assemblage). Il ne rencontre aucun des critères énoncés par l’arrêté ministériel, mais, comme le fabricant est américain, il ne comporte nulle part l’indication qu’il est conforme à “la marque nationale de sécurité” (peu importe ce que c’est). Est-il donc légal de rouler avec ce véhicule au Québec ? J’aimerais bien que les règlements en la matière soient plus clairs et précis…
Finalement, cette question de la sécurité routière n’est pas un problème de véhicules qui ne sont pas sécuritaires. C’est un problème de gens qui conduisent des véhicules de façon non sécuritaire et qui ne respectent pas le Code de la route. Bannir un type de véhicule ou un autre n’y changera absolument rien. Il faut juste être plus sévère et consistant dans l’application des règlements existants (plus de policiers sur la route et les pistes cyclables) et faire des campagnes de sensibilisation. Tous les jours, en me rendant au travail (un trajet d’une vingtaine de minutes), je constate au moins une dizaine d’infractions: cyclistes et automobilistes qui ne font pas leurs arrêts, qui brûlent une lumière rouge, des piétons qui traversent n’importe où, sans regarder, sur une lumière rouge, des véhicules qui n’ont pas le droit de circuler dans une piste cyclable (skateboard, piéton avec poussette de bébé, joggeurs, véhicules stationnés, camions d’entrepreneur, etc.), de jeunes enfants à deux sur un scooter électrique, sans casques, et qui roulent PLUS VITE que moi (!), sans compter les pistes cyclables dangereuses, car mal entretenues (trous, bosses, jonchées de graviers, débris, déchets, poubelles, tas de feuilles mortes, etc.).
Non, cet arrêté ministériel ne changera rien à la sécurité routière.
Documentation:
- Arrêté numéro 2024-15 de la ministre des Transports et de la Mobilité durable en date du 26 juillet 2024 [lien]
- Circulation interdite aux motocyclettes et cyclomoteurs non conformes [SAAQ]
- « Fausses motos » bannies : le SPVM assure qu’il appliquera le règlement [La Presse via Apple News]
- Cyclists must know the law, for everyone’s sake [Montreal Gazette]
- Les scooters électriques non immatriculés sont désormais interdits au Québec [Le Devoir]
- Who Belongs in the Bike Lane? [Cycling via Apple News]
- Scooters, e-bikes and mopeds ride into regulatory grey zones as Canada’s cities and provinces race to keep up [The Globe & Mail via Apple News]
- Loi et règlementation au Québec [Kolo Scooter]
- Scooters Électriques: faites entendre votre voix [Kolo Scooter]
- Google : marque de certification en conformité aux Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada
- Québec : Règles pour circuler avec une trottinette électrique ou d’autres types d’appareils de transport personnel motorisés
- Québec : Circuler à vélo – Règles de circulation
- SAAQ : SIGNALISATION ET VOIES CYCLABLES
- SAAQ : Guide de sécurité à vélo (PDF)
- Transport Canada : Normes de sécurité des véhicules
- Transport Canada : FAQ: Constructeurs de véhicules et la marque nationale de sécurité
Ajouts
- Interdiction des scooters électriques: une question d’équité, dit la SAAQ [La Relève]
- Pétition FB [Ecobike]
(Note : cet article a été envoyé en tant que lettre de commentaire à la SAAQ et au ministère des Transports, ainsi qu’à quelques médias)
[ Translate ] [ eBike ]Images du chat-medi [002.024.279]
Charmant chat errant dans le parc
Lovely stray cat in the park
[ iPhone 15 Pro, Parc Frédéric-Back, 2024/10/04 ]
Jeudi nature en images [002.024.277]
Rudbeckia hirta cum apis mellifera
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Rudbéckie hérissée avec une abeille / Black-eyed Susan with a bee /
アラゲハンゴンソウ と セイヨウミツバチ
( Arage hankonsō [粗毛反魂草] to Seiyō mitsubachi [西洋蜜蜂] )
Images du mer-fleuri [002.024.276]
Echinacea purpurea
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Échinacée pourpre / Purple Coneflower / Cultivar “Panama Red”
ムラサキバレンギク [Murasaki barengiku]
Patlabor Revival
The latest episode of NHK World’s documentary series Anime Manga Explosion (see my article “Anime and manga on NHK World”) is dedicated to Patlabor. The show aired on NHK World Saturday 28 and Sunday 29th, but it should be available for viewing on demand (VOD) soon. [update 2024/09/30: it’s now available on VOD]
In Patlabor, Tokyo had been destroyed in a big earthquake and, in order to rebuild it, Japanese created heavy construction machines (more power suits than robots) called “Labors” to do the work. But what to do if someone steals a labor in order to rub a bank? The answer: you make the police drive their own labors instead of cars — and the Patrol Labors (Pat-Labor) were born. The show puts emphasis not on the mecha themselves but on the characters as it follows the daily life of the personnel of a police station (Section 2): the officers who are piloting the labors and the mechanics who are doing their maintenance, as well as their entourage.
Created by Headgear (a group composed by manga artist Masami Yūki, director Mamoru Oshii, screenwriter Kazunori Itō, mecha designer Yutaka Izubuchi, and character designer Akemi Takada), the series first appeared as a 22-volume manga (serialized in Weekly Shonen Sunday between March 23 1988 and May 11 2994) and two OVA series (7 episodes released between April 1988 and June 1989, as well as 16 episodes released in 1990–1992). It was quickly followed, among others, by a 47-episode TV series (aired in 1989–1990), three movies (1989, 1993, 2002) and seven light novels (1990-1994). There was even a 7-episode live-action TV series (2014-2015)!
However, today’s anime fans probably never heard of this excellent series. The best way to make them discover Patlabor, was to reboot the series (it’s a trend: we have recently seen announced the revival of Ghost in the Shell, Ranma 1/2 and even The Rose of Versailles). Therefore a new Patlabor series titled Patlabor EZY was announced in November 2016 as part of the 35th anniversary of the series. It would feature entirely new characters. Recently it was announced that it would be produced by J.C.Staff and would air in 2026. The series is directed by Yutaka Izubuchi (original mechanical designer), with a script by Kazunori Itō, character designs by Masami Yūki, mecha designs by Kanetake Ebikawa & Toshiaki Ihara, art designs by Masanori Kikuchi & Yuta Akiyama, animation direction by Takamitsu Satou, CG direction by Yoshinori Moriizumi, and music by Kenji Kawai. Akemi Takada is also contributing to the costume designs and Tarō Maki (Genco) is producing.
If you want to have an idea of what this new series looks like, you can watch the Patlabor Special of the Anime Manga Explosion documentary on NHK World. I just hope that, when this series is released, it will also be available in North America.
[ Traduire ]Jeudi nature en images [002.024]
Images du mer-fleuri [002.024.269]
Dipsacus fullonum
[ iPhone 15 Pro, Parc Frédéric-Back, 2024/07/06 ]
Image du chat-medi [002.024.265]
Jeudi nature en images [002.024.263]
Danaus plexippus
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/09/02 ]
Monarque / Monarch butterfly / オオカバマダラ [大樺斑 / Ōkabamadara]
Images du mer-fleuri [002.024.262]
Campanula carpatica
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Campanule des Carpates / Carpathian bellflower / Cultivar ‘Violet Teacups‘
Shigeru Mizuki
I just watched another fascinating episode of the “Manben” documentary on NHK World (see my article on this subject), dedicated this time to legendary mangaka Shigeru Mizuki (mostly known for GeGeGe no Kitarō [ゲゲゲの鬼太郎, 1960–1969], Showa: A History of Japan [コミック昭和史 / Komikku Shōwa-shi, 1988–1989], or Onward Towards Our Noble Deaths [総員玉砕せよ! / Sōin Gyokusai Seyo!, 1973]). Since Mizuki died in November 2015, Urasawa Naoki couldn’t interview him for his famous behind the scenes of manga series, but instead he meets with two of Mizuki’s former assistants, Ikegami Ryoichi (Mai The Psychic Girl, Crying Freeman, Nobunaga, Sanctuary, Strain) and Morino Tatsuya (Yokai Attack!), as well as Mizuki’s daughter, to discuss the yokai master’s techniques over original manuscripts. It really makes you want to read (or read again) his incredible works.
The episode aired yesterday (September 14) and today (September 15) and should be available to view as Video On Demand pretty soon. Highly recommended.
[ Traduire ]Avec Toi
“Quand Wataru, alors âgé de cinq ans, décide de recueillir un chat errant, il se doute bien que son terrible père refusera de le garder au sein de son foyer. Pourtant, devant la détresse et la solitude de son fils, mais aussi la détermination du chaton, ce salarié d’ordinaire impassible finit par céder… Au fil des années, Shirô, chat de gouttière sauvé in extremis, deviendra un membre incontournable de cette famille japonaise comme les autres.”
[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)
Avec toi [シロがいて / Shiro ga Ite / lit. “Shiro est là”] est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine trimestriel Zōkan [Special] Flowers (du numéro d’hiver 2015 au numéro du printemps 2018) avant d’être compilé en un seul volume chez Shōgakukan en mai 2018. J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi (où nous l’observons dessiner des pages de Hatsukoi no Sekai). On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots. Parmi ses œuvres, j’ai déjà commenté Voyage au bout de l’été et Ane no kekkon.
Il s’agit d’une chronique familiale qui s’étend sur une vingtaine d’années où le quotidien d’une famille japonaise typique nous est révélé à travers le chat qu’ils ont adopté : un père antipathique qui travaille trop et a une maîtresse, une mère attentionnée, un jeune garçon qui ne rencontre pas les attentes de son père et fugue pour partir sa propre entreprise avec des copains, une jeune fille qui peine trouver le bonheur… Le récit touchant de la vie d’un chat qui lève le voile sur une société qui est loin d’être idéale…
Avec toi est un très bon manga qui nous offre une histoire intéressante, mais dont la fluidité de la narration est plutôt inégale. Le dessin de Keiko Nishi possède un trait fin, mais simple qui rend la lecture encore plus agréable. J’ai déjà décrit son style comme “élégant”, mais dans le cas de ce one-shot les visages des personnages sont parfois caricaturaux, sans doute afin d’alléger le ton du récit. Une très bonne lecture.
Avec toi, par Keiko Nishi (Traduction: Sébastien Ludmann). Rancon: Édition Akata (Coll. Medium), novembre 2019. 192 pages, 11.2 x 17.6 cm, 7.10 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-36-974-776-5. Pour un lectorat adolescent (14+).
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
© 2018 Keiko Nishi. © 2019 Éditions Akata pour l’édition française.
[ Translate ]Jeudi nature en images [002.024.256]
Meleagris gallopavo
[ iPhone 15 Pro, Parc Frédéric-Back, 2024/08/19 ]
Dindon sauvage / Wild turkey
シチメンチョウ [七面鳥 / Shichimenchō]
L’été je me rends toujours au travail à bicyclette. Je traverse d’abord le Parc Frédéric-Back, puis je descend la piste cyclable de la 1ère avenue jusqu’au boulevard Saint-Josèph dans Rosemont. Un lundi matin (7:23), en traversant le parc, j’ai pu observé un dindon sauvage dans le recoin du boisé, le long du la rue du Pélican. J’étais à bonne distance (une trentaine de mètre) mais je crois que c’était une femelle (vu l’absence d’une caroncule prononcée sous la gorge). C’est la deuxième fois que j’observe un dindon dans le parc. La même journée, en revenant du travail en fin d’après-midi (16:10), alors que j’allais quitter le parc par l’entrée Émile-Journault, je croise une femelle (possiblement la même) qui traversait la chaussée avec ses quatre petits dindonneaux. Malheureusement, par le temps que je sorte mon téléphone, la petite famille avec déjà traversé. C’est toujours un privilège de pouvoir faire ce genre de rencontre dans le parc.
[ Translate ]Images du mer-fleuri [002.024.255]
Asphodeline lutea
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Wikipedia !
I just discovered that I had my own Wikipedia entry !
I really don’t know who wrote this. Thanks anyway. It is full of inaccuracies but that’s a beginning (what about a version in French?). Now I am really immortal !
I recently spent time answering questions for an online interview which gives me the inkling of eventually starting writing my memoirs…
It reminds me also that, as a retirement project (just 986 days left, by the way), I would like to become a Wikipedia contributor. I’ll probably have to first find a place to get some sort of training. However that would be an interesting occupation (one of the hundreds of projects that I want to do when I will finally have more time)…
[ Traduire ]Les Nuées de l’apocalypse (Pline 12)
“La conclusion de l’immense fresque romaine de Mari Yamazaki et Tori Miki.
An 79 de notre ère, sous le règne de Titus. Près de Naples, le Vésuve entre soudain en éruption. Alors que la population, terrorisée, fuit la catastrophe, Pline l’ancien, lui, cherche à s’approcher. Le naturaliste se livre alors aux ultimes observations d’une existence vouée à la recherche de la connaissance.” [Texte du site de l’éditeur]
“Après la mort brutale de Néron, Rome est précipitée dans des troubles qui ne prennent fin qu’avec l’accession au trône de Vespasien. Alors que Pline se hâte de mettre la dernière main à son Histoire naturelle, l’oeuvre de sa vie, il reçoit l’ordre de prendre le commandement de la flotte de Misène, la plus importante de l’Empire, qui est stationnée non loin du Vésuve. Cette mission l’emmène à la rencontre de son destin : à l’automne 79, lorsque le volcan explose soudain, le naturaliste se rend immédiatement sur place.” [Texte du rabat intérieur; voir aussi la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)
Pline (titre original: プリニウス / Plinius) est un manga seinen par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori qui raconte la vie du naturaliste romain Pline l’Ancien. Il a d’abord été prépublié au Japon dans le mensuel Shinchô 45 (de janvier 2014 à octobre 2018), puis dans le magazine littéraire Shinchô (de janvier 2019 à mars 2023), avant d’être compilé en douze volumes chez Shinchôsa. Il a été traduit en français chez Casterman (Collection Sakka). Voir mes commentaires sur les volumes précédents.
Après la période trouble qui a suivi la mort de Néron, Vespasien doit voir à rétablir l’ordre dans l’Empire en commençant par les finances et la reconstruction des quartiers détruits de Rome, où il fait construire un immense amphithéâtre près de la statue colossale de Néron (reconvertie en une représentation d’Hélios). Pendant ce temps, Pline est en Tarraconaise où il supervise les opérations d’une mine d’or. De retour à Rome, il s’empresse de terminer son Histoire naturelle, mais l’Empereur lui confie le commandement de la flotte de Misène. Peu de temps après avoir reçu le manuscrit de Pline, qui lui est dédié, Vespasien meurt en juin 79 (à l’âge de 69 ans) et est succédé par son fils Titus. À l’automne 79, Pline inspecte le réservoir de la Piscina mirabilis de Misène. Il reçoit la visite de sa soeur Plinia Marcella et de son fils Gaius Plinius (connu sous le nom de Plinius Secundus ou Pline le Jeune, car il avait été adopté par Pline à la mort de son père). Ils sont rejoints par Félix, ancien serviteur de Pline, qui arrive juste à temps pour sauver Gaius et Livius (le fils de Euclès) de brigands. Ils sont alors témoins de l’éruption du Vésuve. Tant par curiosité que pour sauver le plus de citoyens possible (dont la femme de son ami Tascius), Pline conduit un quadrirème vers Pompéi et Herculanum, mais les pierres ponces couvrant la baie de Naples nuisent à leur progression et il décide donc de changer de cap vers Stabies (sans doute pour tenter de sauver la bibliothèque de la villa de Pomponianus!). Sur un plus petit navire, Félix se rend à Pompéi pour sauver l’hydraulicienne Mirabella. Ils seront projetés dans la mer par le flot pyroclastique et rescapés par Tanitia. Sur la plage, dans l’air rempli de cendres, Pline, qui éprouvait déjà des problèmes respiratoires, meurt étouffé…
- pp. 52-53
- pp. 60-61
- pp. 116-117
- pp. 126-127
Après dix ans, le manga de Pline se conclut enfin. Je dois avouer avoir été un peu déçu par la fin qui m’a semblé précipitée. J’aurais aimé que l’on s’attarde un peu plus sur l’éruption elle-même alors que les auteurs n’y accordent moins de la moitié du volume. Toutefois, le récit est excellent et captivant, avec une histoire très bien documentée et une narration fluide et agréable. L’aspect le plus mémorable demeure le dessin précis et détaillé de Mari Yamazaki et de Tori Miki, lui aussi très bien documenté, qui donne à ce manga sa superbe qualité artistique. C’est donc un beau manga, intéressant (car éducatif) et divertissant, qui offre une lecture passionnante pour tout amateur de manga historique et, surtout, de la Rome antique. Vivement recommandé!
Pline, vol. 12: Les Nuées de l’apocalypse, par Mari Yamazaki et Tori Miki (Traduction par Wladimir Labaere et Ryôko Sekiguchi). Paris: Casterman (Coll. Sakka), mai 2024. 208 pages, 13.2 x 17.9 cm, 8,45 € / $15.95 Can, ISBN: 978-2-203-23740-7. Sens de lecture original, de droite à gauche. Pour lectorat adolescent (14+).
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
© 2023 Mari Yamazaki, Tori Miki. © 2024 Casterman pour la traduction française.
[ Translate ]Pomme mécanique
“Ce volume de la Collection « Osamu Tezuka’s Dark Anthology » contient 10 histoires inédites : Pomme Mécanique, Révolution, Le retour, La montagne du démon, Le diable entre en scène, Immaculée Conception, Yellow Dust, L’exécution a eu lieu à 3 heures, Route de nuit et Le kyste.
Pomme Mécanique : Yûsaku Shirakawa vit dans une petite ville isolée dans les montagnes appelée Inatake. Un jour, des événements des plus étranges se succèdent et Yûsaku constate les routes de sa ville désertes, laissant place à des chars d’assaut qui entourent la ville. Il est le seul à prendre conscience de ces événements anormaux et décide de mener sa propre enquête…
Révolution : Otani assiste à l’accouchement difficile de sa bien-aimée Yasué, qui finit par tomber dans le coma. À son réveil, Yasué ne reconnaît pas son mari et assure s’appeler Minako Hotta. Otani et Yasué décident de partir à la recherche du passé oublié de la femme pour démêler le mystère…”
[Texte de promotion; voir aussi la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
Pomme mécanique (時計仕掛けのりんご / Tokei Jikake no Ringo) est une anthologie de manga seinen par Osamu Tezuka qui regroupe dix histoires courtes. Tezuka est surtout connu pour ses manga jeunesse mais, à la fin des années soixante, suite à la popularité grandissante du genre Gekiga et du magazine Garo, il se met à produire des récits beaucoup plus sombre et sérieux, destiné à un public adulte. Cette anthologie regroupe dix de ces récits de mystère, à la limite de l’horreur psychologique, qui traitent de sujets comme crime crapuleux, coup d’état, assassinat politique, drogue stimulante développée par les militaires, perception du temps et de la réalité, réincarnation, et vengeance. Le titre du premier récit (et de l’anthologie) parodie le titre du roman de Anthony Burgess L’Orange Mécanique. L’anthologie a été publié originalement au Japon par Kodansha en 1983 parmi la collection Osamu Tezuka Manga Complete Works (#261), mais cette édition ne contenait que huit récits (omettant “Révolution“ et “La Montagne du Démon“). Vous pouvez en voir un extrait d’une cinquantaine de pages (en japonais) sur le site de Rakuten.
Liste des récits de Pomme Mécanique (時計仕掛けのりんご) :
- “Pomme Mécanique“ (時計仕掛けのりんご / Tokei Jikake no Ringo, 63 p., paru le 1970/04/17-05/08 dans ”Weekly Post” (Shogakukan))
- “Révolution“ (レボリューション / Revolution, 48 p., paru les 1973/01/06, 13 & 20 dans ”Manga Sunday” (Business Nihonsha))
- “Le Retour“ (帰還者 / Kikan-sha / lit. “Rapatrié”, 38 p., paru les 13 et 27 janvier 1973 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
- “La Montagne du Démon“ (魔の山 / Ma no Yama, 30 p., paru le 08/06/1972 dans “Weekly Shonen Sunday” (Shogakukan))
- “Le Diable entre en Scène“ (悪魔の開幕 / Akuma no Kaimaku / lit. “l’ouverture du diable”, 28 p., paru en novembre 1973 dans “Suppend Young Comic” (Shonen Gahosha))
- “Immaculée Conception“ (聖女懐妊 / Seijo Kainin / lit. “Sainte Grossesse”, 22 p., paru en janvier 1970 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
- “Yellow Dust“ (イエロー・ダスト / Yellow Dust, 20 p., paru en juillet 1972 dans “Young Comic” (Shonen Gahosha))
- “L’Exécution eut lieu à 15 heures“ (処刑は3時におわった / Shokei wa 3-ji ni Owatta, 17 p., paru en juin 1968 dans “Play Comic” (Akita Shoten))
- “Nuit sur la Rocade“ (バイパスの夜 / Baipasu no Yoru / lit. “Nuit de contournement”, 17 p., paru en octobre 1969 dans “Weekly Post” (Shogakukan))
- “Le Kyste“ (嚢 / Fukuro / lit. “Sac”, 15 p., paru en mai 1968 dans un supplément de “Manga Sunday” (Business Nihonsha))
- p. 70-71
- p. 72-73
- p. 76-77
Si l’on ignore le style daté et même parfois caricatural de Tezuka, cette anthologie est un véritable chef d’oeuvre qui démontre bien la maîtrise qu’avait le “dieu des mangas” des courts récits de science-fiction. On y retrouve des histoires de très haut niveau qui n’ont rien à envier à la science-fiction américaine de l’âge d’or (années ’30-’50) ou de la nouvelle vague (’60-’70). Un excellent manga qu’il faut lire absolument !
Pomme mécanique : et autres histoires courtes, par Tezuka Osamu (Traduction par Pierre Giner). Pomponne: Isan-Sha (Fuji Manga Classiques / Osamu Tezuka’s Dark Anthology Collection), avril 2024. 320 pages, 17.5 x 24.5 cm, 30.00 € / $56.95 Can, ISBN 978-2-492463-27-3. Pour un lectorat adolescent (14+).
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
© 2023 by Tezuka Production. All Rights Reserved. © 2024 Fuji Manga (Isan-sha s.a.r.l.) pour l’édition française.
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Passerculus sandwichensis
[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2024/07/17 ]
Bruant des prés / Savannah sparrow
サバンナシトド [Saban’na Shitodo]
Images du mer-fleuri [002.024.248]
Lomelosia caucasica
[ iPhone 15 Pro, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Scabieuse du Caucase / Caucasian scabious
Cultivar “Fama White” et “Fama Deep Blue”
Ane no Kekkon 1
“Yori Iwatani est bibliothécaire. Elle mène une petite vie tranquille, en veillant à se tenir éloignée des histoires d’amour, qui ne sont à ses yeux que source de complication. Un jour, un très bel homme se présente à elle. Il se dit être un ami d’enfance. Yori pense qu’il s’agit d’un canular. Pourtant Maki affirme avoir grandi à ses côtés, et déclare même qu’ils étaient proches. Aujourd’hui, le jeune homme est marié à une femme qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Yori, cependant cette ressemblance ne lui suffit apparemment pas puisqu’il semble toujours intéressé par Yori. Cette situation est très embarrassante pour la demoiselle qui cherche désespérément à l’éviter !”
[Texte de promotion; voir aussi la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)
Ane no kekkon (姉の結婚 / “le mariage de ma sœur”) est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine mensuel Flowers (de novembre 2010 à octobre 2014) avant d’être compilé en huit volumes chez Shōgakukan (2011-2014). J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi (où nous l’observons dessiner des pages de Hatsukoi no Sekai). On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots.
Premièrement, je ne comprends vraiment pas pourquoi Panini a utilisé le titre original japonais sur la couverture alors qu’une traduction (comme “Le mariage de ma grande sœur”) aurait très bien pu faire l’affaire. Deuxièmement, nous ne pourrons jamais lire la suite de cette histoire en français, car Panini a interrompu la publication de cette série de huit volumes après la parution du troisième. Finalement, je trouve étrange que les seuls ouvrages de cette mangaka de talent a avoir été traduit en français soient des titres assez anciens (Voyage au bout de l’été (亀の鳴く声, 2008 — voir mon commentaire sur ce titre), Ane no kekkon (姉の結婚, 2010-2014) et Avec Toi (シロがいて, 2015)) alors que ses titres plus récents ou en cours de publication sont probablement encore meilleurs puisque son talent a sans doute mûri avec les années et l’expérience. Il faut croire que le genre d’histoire d’amour qu’elle écrit ne doit pas plaire aux Français…
Liste de ses ouvrages récents:
- Ta-Tan (たーたん, 7 vols., 2015-2024)
- Le monde de mon premier amour (初恋の世界 / Hatsu Koi no Sekai, 15 vols, 2016-2024)
- Amour et Parlement (恋と国会 / Koi to Kokkai, 1 vol., 2018- )
- (Pleurer) – Pas cool – ((泣)―かっこなき― / (Naki) -Kakko Naki-, 1 vol., 2020- )
- Mani entre les vagues (波の間にまに / Nami no Ma-ni Mani, 2024- )
- Au revoir Gohan (さよならごはん / Sayonara Gohan, 2024- )
- p. 3
- p. 9
- pp. 62-63
Ceci dit, cette série nous offre un assez bon manga. L’histoire est intéressante (Yori Iwatani est une bibliothécaire dans la quarantaine qui a renoncé à l’amour), mais aussi un peu irritante (à cause du comportement harassant et monstrueux de Makoto Maki, son prétendant), la narration est plutôt fluide et j’aime bien le dessin fin et élégant de Keiko Nishi. C’est une bonne lecture, plutôt agréable. Il est juste dommage que nous ne pourrons pas lire la suite en français au-delà du troisième volume…
Ane no kekkon, par Keiko Nishi. Saint-Laurent-sur-Var: Panini Manga, juillet 2013. 192 pages, 11.5 x 17.5 cm, 7.29 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-8094-3186-5. Pour un lectorat adolescent (12+).
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
© 2011 Keiko Nishi. © 2013 Panini France S.A. pour l’édition française.
[ Translate ]Voyage au bout de l’été
“Makoto est un fonctionnaire de province on ne peut plus ordinaire. Sa seule passion est de dessiner en secret… des mangas pour filles ! Mais quand un jour, Kureha, jeune lycéenne plutôt triviale, tombe sur ses planches et commence à les lire, leur quotidien va basculer. Cette dernière, complètement enthousiaste et émue par ce qu’elle vient de lire, embarque Makoto de force dans une drôle d’aventure : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les voilà partis en direction de Tôkyô, pour présenter le travail de Makoto chez un éditeur ! C’est le début d’un voyage qui changera à jamais leurs vies…”
[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)
Voyage au bout de l’été (亀の鳴く声 / Kame no Naku Koe / lit. “le cri de la tortue”) est un manga josei par Keiko Nishi. Il a été prépublié dans le magazine Flowers (de décembre 2007 à mai 2008) avant d’être compilé en un seul volume chez Shōgakukan en 2008. J’ai découvert cette auteure grâce à la série documentaire “Manben” sur NHK World (voir mon article à ce sujet) qui consacre un épisode à Keiko Nishi. On la présente comme une mangaka de talent, avec plus d’une trentaine d’années d’expérience, qui se spécialise dans les histoires shōjo et josei romantiques caractérisées par une imagerie élégante, des personnages féminins un peu maladroits et le fait qu’elle tend à représenter les émotions des personnages sans utiliser de mots.
Makoto, un homme reclus de vingt-sept ans, dessine un manga qu’il n’a jamais montré à personne. Dans un café, Kureha, une très belle adolescente avec du caractère, entrevoit le manga et lui demande si elle peut le lire. Elle le trouve si bon qu’elle incite l’homme à le faire publier. Elle le force littéralement à se rendre avec elle à Tokyo pour le présenter à un éditeur. Multiples imbroglios s’ensuivent et il tombe amoureux d’elle et ils finissent ensemble (Yikes! Gare à la différence d’âge!). À travers le récit principal, il y a aussi une autre histoire à laquelle je n’ai pas compris grand-chose (au début, j’ai cru qu’il s’agissait de l’histoire de la famille de la jeune fille, mais serait-ce plutôt l’histoire du manga que l’homme est en train de dessiner ? Ce n’est pas clair).
L’histoire est plutôt bonne et le dessin est assez bien, mais malheureusement l’ensemble reste très décevant, principalement à cause de deux éléments. L’aspect le plus difficile dans la création d’une BD ou d’un manga est d’obtenir une narration fluide, c’est-à-dire que la transition entre les cases offre au lecteur une excellente compréhension du déroulement de l’action. Il est évident qu’à l’époque où elle a créé ce manga, l’artiste ne maîtrisait pas encore cet aspect important de la scénarisation du récit. De plus, Nishi dessine avec des traits assez fins qui malheureusement perdent un peu de détails quand la planche est réduite à un format de poche… Malgré une bonne histoire et un beau dessin, la déficience de la narration en fait un manga plutôt moyen, à lire par curiosité.
Voyage au bout de l’été, par Keiko Nishi. Rancon: Édition Akata, janvier 2018. 190 pages, 11.2 x 17.6 cm, 7.10 € / $12.95 CAN, ISBN 978-2-36974-259-3. Pour un lectorat adolescent (14+).
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© 2008 Keiko Nishi. © 2018 Éditions Akata pour l’édition française.
[ Translate ]Convoi (Intégral)
“Nous sommes en 2069. Un jeu virtuel menace de supplanter la vie réelle…
Alors que les premières colonies spatiales n’ont plus aucun contact avec la Terre depuis des années, le président mondial tente d’ultimes manœuvres pour se faire réélire. Pour les citoyens désœuvrés, il reste la réalité virtuelle de Convoi, un second monde où des milliers d’accros du jeu s’efforcent d’attaquer un transport de fonds aux richesses inestimables. Dans ce contexte de tensions politiques, Karen Springwell, une journaliste en perte de sens, se retrouve prise entre aventures virtuelles et dangers réels.
Saurez-vous démêler le vrai du faux, le réel du virtuel, et vous fier aux bonnes personnes dans cette enquête haletante et visionnaire, écrite il y a déjà 30 ans ?” [Texte du site de l’éditeur]“Écrite et dessinée dans les années qui ont précédé la création d’Internet, la saga du jeu CONVOI’. (1990-1995) dresse le portrait prémonitoire des jeux en ligne multi-joueurs et de la réalité virtuelle… Prévoyant le phénomène avec un recul et une précision remarquables, les auteurs le présentent ici comme une forme d’art dont l’histoire a déjà généré ses chefs-d’œuvre, ses mythes, ses zones d’ombre et ses dangers.” [Texte de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possibles divulgâcheurs)
Vingt ans plus tard, les Humanoïdes Associés publient une nouvelle édition de l’intégrale de Convoi. Il s’agit d’une bande dessinée de science-fiction écrite par Thierry Smolderen et illustrée par Philippe Gauckler. J’ai déjà commenté ce titre dans mon article “Gauckler Blues,” mais la republication de l’intégrale mérite que l’on s’y attarde à nouveau. Cette histoire a initialement été publiée en quatre volumes: Convoi (1990), Les Prisonniers de Convoi (1991), Les Joueurs de Convoi (1993) et Le Ciel de Convoi (1995). La première version intégrale a été publiée en 2004.
- p. 5
- p. 6
- p. 7
- p. 8
- p. 9
Le récit de Smolderen est excellent. L’intrigue est captivante et la narration très fluide. C’est une histoire de science-fiction plutôt classique, mais avec une touche de space opera et de cyberpunk. Tout à fait le genre de SF que j’adore. L’arrière-plan du récit est intéressant (une technologie et un jeu-virtuel presque prophétique), mais sa force réside surtout dans son intrigue géopolitique, qui n’est pas sans rappeler l’excellente série télé The Expense. Cela se lit très bien et, à la relecture, la BD m’est apparue encore meilleure que j’en avais le souvenir. J’ai particulièrement apprécié le style graphique de Gauckler, dont je suis un grand admirateur. Il me rappelle beaucoup le dessin de Moebius, avec une palette de couleur plus pastel, et un peu de Edgar P. Jacobs. Ce n’est pas parfait, car le dessin est un peu inégal, mais c’est tout de même drôlement bon. C’est donc une très bonne lecture, à lire absolument, surtout pour les amateurs de BD de SF.
Convoi, par Thierry Smolderen (textes) et Philippe Gauckler (dessins et couleurs). Paris: Les Humanoïdes Associés, janvier 2024. 204 pages, 34,95 € / $59.95. ISBN 978-2-7316-4680-1. Pour public adolescent (14+).
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© 2024 Humanoïds Inc.
[ Translate ]Image du chat-medi [002.024.244]
Jeudi nature en images [002.024.242]
Spizella passerina
[ Nikon D3300, Parc Frédéric-Back, 2024/07/17 ]
Bruant familier / Chipping sparrow
チャガシラヒメドリ [茶頭姫鳥 / Chagashira Himedori]
Images du mer-fleuri [002.024.241]
Argemone polyanthemos
[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2024/06/28 ]
Argémone (Papaveraceae) / Crested pricklypoppy
Revue de ‘zines [002.024.238]
Revue de ‘zines
Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie j’ai limité ou omis les hyperliens. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)
dBD #181 (mars 2024)
Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Heart Program T.1 par Hinata Nakamura chez Delcourt/Moonlight, la sortie d’un timbre de la Poste de France à 1.29€ consacré à… Pokémon!, ainsi que le Guidebook Officiel SPY x Family par Tatsuya Endo chez Kurokawa.
À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Tehem et Appollo sur Vingt-décembre, chroniques de l’abolition paru chez Dargaud et qui raconte l’abolition de l’esclavage sur l’île de La Réunion. Les entrevues se poursuivent avec Martine Lagardette & Farid Boudjellal (sur Oum Kalsoum, l’arme secrète de Nasser, chez Oxymore), David Cénou (sur Yougo – Un conscrit Casque bleu, chez La Boite à Bulles), Marie Boisson (sur Bianca et la forêt des parents égarés, chez Misma), ainsi que Frédéric Maupomé & Wauter Mannaert (sur La Quête T.1: La Dame du Lac perdu, chez Le Lombard).
Côté manga on nous offre des entrevues avec Shin’ichi Sakamoto (sur #DRCL Midnight Children, chez Ki-oon, mais aussi sur Kiomaru, Nés pour cogner, Ascension, Innocent et Innocent: Rouge, tous paru chez Delcourt/Tonkam), ainsi qu’avec Akinari Asakura & Takeshi Obata (sur Show-ha Shoten !, un manga consacré à l’univers du manzai, paru chez Kana). On retrouve également un article sur l’autobiographie graphique de Rintarô: Ma vie en 24 images par seconde, parue chez Kana. Finalement, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Blue Giant (l’adaptation animé du manga musical par Shinichi Ishizuka réalisé par Yuzuru Tachikawa), Nodame Cantabille T.1 (Tomoko Ninomiya, chez Pika Masterpiece), Chronique de la mariée de Bretagne (Jinji Takehara, chez Kurokawa), Le cri du Kujima T.1 (Akira Konno, chez Le Lézard noir), The world is dancing T.1 (Kazuto Mihara, chez Véga), Dark Gathering T.1 (Kenichi Kondo, chez Mana Books) et Céline, Une vie parisienne T.1 (Akame Hinoshita, chez Komikku).
Dans le Cahier Critique je note seulement Silent Blue par Icori Ando, chez Delcourt/Moonlight (Bien; “Icori Ando renoue avec la délicatesse qui émanait de Snow Illusion pour un one-shot onirique et mélancolique (…). Cristallin, Silent Blue déploie lentement le sentier conduisant à la connaissance de soi”).
Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. ![]()

dBD #182 (avril 2024)
À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Serge Lehman et Frederik Peeters sur Saint-Elme T.5 chez Delcourt. Les entrevues se poursuivent avec Olivier Grenson (sur Le partage des mondes chez Le Lombard), Bédu (sur SangDragon chez Dupuis), Jean-Christophe Chauzy (sur Sang Neuf chez Casterman), Bruno Lecigne (sur Le système solaire T.1: Mars, avec Fabien Bedouel, et T.2: Jupiter, avec Afif Khaled et Xavier Dujardin, chez Glénat), Timothée Leman (sur Après le monde et Bordeterre T.1: Les Âmes débordées chez Sarbacane), ainsi qu’avec Régis Hautière et Arnaud Poitevin (sur Les Pestaculaires T.1: L’âge tendre chez Rue de Sèvres).
Côté manga on nous offre une entrevue avec Minetarô Mochizuki (sur Dragon Head T.4 chez Pika, Tokyo Kaido T.2-3, Chiisakobé T.3-4 et No manga, No Life T.1 chez Le Lézard Noir). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Yan T.1 (Chang Shen, Glénat), Gate of Nightmare T.1 (Yoshinorin Matsuoka & Hiro Mashima, Pika), Ramen Akaneko T.1 (Angyaman, Kurokawa), Butareba ou l’histoire de l’homme devenu cochon T.1 (Sakai, Minami & Tohsaka, Soleil), Unnamed Memory T.1. (Furumira & Koshimizu, Mana), 360° Material: Coffret T.1 à 4 (Toko Minami, Delcourt/Tonkam), et Breakdown T.1 (Takao Saito, Vega/Dupuis).
Dans le Cahier Critique je note surtout Danzai Lock T.1 par Yasuko Kobayashi et Masaki Nonoya chez Doki-Doki (Super; “un seinen dystopique plutôt relevé (…) qui maintient le lecteur en haleine tout au long de ce premier tome extrêmement riche et dense“),
Rien de bien excitant cette fois-ci, mais tout de même une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. ![]()

dBD #183 (mai 2024)
Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Aux origines du manga: de la période Heian à l’ère Meiji par Isao Shimizu aux Éditions de la Martinière.
À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Christophe Bec sur Les Nouvelles Aventures de Bruce J Hawker T.1 chez Le Lombard. Les entrevues se poursuivent avec Mo/CDM (sur Gen War T.1-2 chez Fluide Glacial), Bastien Vivès (sur Héritages aux Éditions Huberty & Breyne), Lucas Varelas et Hervé Bourhis (sur American Parano T.1 chez Dupuis), Yu Pei-Yun (sur Le Fils de Taïwan chez Kana), ainsi qu’avec Nicolas Wouters et Mathilde Van Gheluwe (sur Magda, cuisinère intergalactique T.3: Par-delà les étoiles chez Sarbacane).
Côté manga on nous offre un article sur Gou Tanabe (qui adapte H.P. Lovecraft en manga avec entre autre Dans l’abîme du temps, Les montagnes hallucinées L’Appel de Cthulhu et L’Abomination de Dunwich chez Ki-oon) et on en profite pour introduire les autres voix de l’horreur: Kazuo Umezu (Je suis Shingo chez Le Lézard Noir), Shuzo Oshimi (Les liens du sang chez Ki-oon), Junji Ito (Soichi chez Mangetsu) et Mokumokuren (The Summer Hikaru Died chez Pika). Également, “Le Territoire des Mangas” nous présente sur deux pages les nouveautés du genre : Le cadavre vivant (Ideshi Hino, IMHO), Death Game T.1 (Miyatsuki & Tanaka, Vega), Stunt T.1: The 9th Ghost (Sora Daichi, Glénat), Le Marquis d’Amnésie T.1 (Cocoa, Harushino & Ichige, Soleil), Le Guérisseur de l’ombre T.1 (Junoichi & Hirshikawa, Komikku), Dead Rock T.1 (Hiro Mashima, Pika) et Le roi des bugs T.1 (Tony, Dupuis).
Dans le Cahier Critique je note Petite Forêt par Daisuke Igarashi chez Moonlight (“Lecture apaisante et pleine de recettes de cuisine auxquelles on ne pense jamais“), The Jojolands T.1 par Hirohiko Araki chez Delcourt (Super; spinoff de Jojo Bizarre Adventure, “Bourré de références à la musique, la mode et la pop culture, The Jojolands est au manga ce que les films de Tarantino sont au cinéma”), Murmures des sous-bois par Kengo Kurimoto chez Rue de Sèvres (Super; “C’est très mignon, bien raconté et assez poético-écologique”) et Le Problème à Trois Corps T.1 par Liu Cixin, Jin Cai et XuDong Cai chez Le Rayon Imaginaire / Hachette Heroes (Bof; “cette version (…) est une vrai déception. La narration est d’une lenteur éprouvante, le découpage extrêmement répétitif, (…) quand au dessin, outre sa platitude et son manque d’inspiration, il baigne dans des couleurs d’ambiances si sombres qu’elles altèrent la lisibilité de l’ensemble”).
Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. ![]()

Métal Hurlant N°10 (Février 2024)
La nouvelle formule de MH est maintenant essentiellement consacrée à la publication de récits inédits (avec occasionnellement un ou deux récits “vintages”, c’est-à-dire qui ont déjà été publié dans les pages du magazine). Ce numéro regroupe 23 récits et 12 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème de “la mécanique du grain de sable” c’est-à-dire quand la réalité dérape — un thème profondément dickien. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, la plupart des styles (extrêmement variés) des artistes n’étaient pas toujours de mon goût mais j’ai trouvé que tous ces courts récits étaient intéressants et méritaient d’être lu. J’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants (narrativement et/ou graphiquement)…
Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Trois jours en septembre” (Nikola Pisarev, 11 p.), “Appartement vue mer” (Grégory Panaccione, 9 p.), “Brèches” (Yuri Campos, B&W, 13 p.), “Eva” (Nicolas Pothier & Sera, 6p.), “Une journée comme les autres” (Munuera, 7 p.), “Ne quittez pas” (Chabouté, B&W, 7 p.), “Life in a day” (Jean-Philippe Peyraud & Antonio Lapone, 9 p.), “Le trou” (Eliot, 9 p.), “Life+” (Joseph Falzon, 9 p.), “Touplitou et ses amis” (Thomas Bidault, 5 p.), “Happy death” (Grégory Panaccione & Roberto Zaghi, B&W, 9 p.), “Prendre la vague” (Yann Bécu & Masha Moran, 13 p.), “Comme dans un rêve” (Thea Rojzman & Sandrine Revel, 5 p.), “Bureaucratie éternelle” (Maria Prêtas, 9 p.), “Monsieur Henri” (Poe & Ké Clero, 6 p.), “Une petite fin du monde” (Fabrizio Dori, 9 p.), “Cendres” (Facundo Nehuén López, 11 p.), “Tombés du ciel” (Harry Bozino & Sagar, 11 p.), “Ego 5.2” (Nikola Witko, 9 p.), “Quantum God” (Florian Breuil, 9 p.), “Eracle” (Alessio Fioriniello, 11 p.), “L’Homme au téléphone” (Jean-Pierre Dionnet & Frank Margerin, paru dans MH en janvier 1977, B&W, 9 p.), et “Sousvivalisme” (Alex Ristorcelli, d’après “Breakfast at Twilight” de Philipe K. Dick, 13 p.).
Une très bonne façon de prendre le pouls de la BD de SF actuelle. ![]()
Pour plus d’Infos: [ Goodreads • Humanos • Nelligan • Wikipedia ]















