Vendredi nature [002.020.080]

Raphus cucullatus

IMG_5600

[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

Reconstitution moderne d’un dodo, moulage de tête et pieds [1866], patte [Holocène, c2000-2500 ans], Natural History Museum of London.

Ce grand oiseau originaire de l’Île Maurice (dans l’océan Indien) est surtout connu pour son extinction qui s’est produite à peine quatre-vingt-dix ans après ses premiers contacts avec l’être humain (des marins hollandais en 1598). Étrangement il ne subsiste aucun squelette complet de dodo. Il était gros (un mètre de haut environ), lent, incapable de voler et plutôt docile (ce qui en faisait une proie facile). Cette espèce appartient au genre Raphus (sous-famille des Raphidae), à la famille des Columbidae (oui, oui, il est apparenté aux pigeons!), et à l’ordre des Columbiformes. (Sources: fiche signalétique de l’exposition, Wikipedia).

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes plus récents billets “Vendredi nature” (002.020.017024, 031038045052059 et 066). Voir aussi le vidéo memento de ma visite.

[ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.078]

Phlox paniculéGarden phlox

DSC_1823

La fiche signalétique qui était a proximité de cette plante ornemental l’identifiait comme une Acanthe de Hongrie (Bear’s breeches en anglais ou Acanthus hungaricus) ce qui semble clairement erroné si l’on se fit aux images de la documentation trouvée en ligne. Toutefois, quelques minutes plus tard, j’ai prit la photographie suivante dont la fiche signalétique m’apparait beaucoup plus juste:

DSC_1827

Il s’agit de la Phlox paniculé (Garden phlox en anglais ou Phlox paniculata en latin). C’est une plante à fleurs de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Solanales, de la famille des Polemoniaceae et du genre Phlox. Plus précisément c’est un exemple du cultivar “Eden’s Smile”. Le premier cliché (un peu plus haut) appartient sans doute à un cultivar différent (elle est plus touffue mais les fleurs semblent très similaires). Comment savoir avec ces fiches signalétiques vagabondes ! (Sources: Wikipedia) [ Translate ]

Amour Heuristique (IIb)

2.3 FEW THOUGHTS AT NIGHT

Amour et raison ne s’entendent pas
Les règles du jeu était simple, et nous n’étions pas las
Mais je savais que la douleur viendrait au bout du compte
Je devais agir, tout dire, pour éviter la honte

Je me suis emporté, je n’avais rien connu de tel
J’ai été hors-jeu, j’avais de l’amour pour elle
Tout perdre, son affection, telle était ma peur
Mais la mortelle morsure libérerait mon coeur

J’ai sonné la cruelle retraite
Je devais chercher l’oubli, en pure perte
J’ai fait le bilan, j’avais tant appris
Je devais rester éveiller, conserver l’acquis

J’avais ouvert mon coeur et éviter le pire
Je devais vivre avec et si possible en rire
Secoué aux tréfonds de mon âme pour avoir dit “j’AIME”
Tellement changé que jamais plus je ne serais le même

1988-12-06
Le rêveur gris
Morwajal

Note: Troisième partie de cette série chroniquant une brève mais très intense expérience amoureuse. Quatre quatrains hétérométriques mais qui riment cette fois (tous en AABB). L’ensemble (en six parties — voir partie IIa) écrit en un peu plus deux semaines. Intéressant. À suivre…

[ Translate ]

L’Histoire en Manga (1)

T. 1, Les débuts de l’humanité

Histoire_en_manga-1-cov“L’éditeur scolaire japonais GAKKEN propose une collection de 12 tomes racontant l’histoire du monde. Dessins typiques du manga, couleurs saturées, scénario avec personnages servent à illustrer les grands épisodes de l’histoire.

Dans ce premier tome on découvre les débuts de l’humanité; le big bang, puis la Préhistoire et l’Antiquité égyptienne. Des pages chronologiques encadrent l’ouvrage. Un cahier de 32 pages documentaires richement illustrées vient étoffer les informations distillées dans les épisodes, ainsi que de nombreux compléments regroupés en fin de chapitre.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

J’ai déjà mentionné dans un billet (”Educational Manga“) que les mangas, en plus d’être très divertissants, pouvaient avoir une grande valeur éducative. Au-delà des adaptations de grands classiques littéraires et des nombreux mangas historiques, il existe au Japon plusieurs séries de manga qui ont pour but d’introduire auprès d’un public jeune l’histoire du Japon ou du monde d’une manière pédagogique, voir même encyclopédique. Il s’agit des Gakushū manga ou manga d’apprentissage. 

Je n’aurait jamais cru pouvoir lire ce genre de manga en traduction. Et pourtant, en novembre dernier, en périphérie du Salon du Livre de Montréal, j’ai découvert chez Bayard Jeunesse une collection qui nous raconte L’Histoire en manga (mes deux sujets favoris!). La collection comporte (pour l’instant) huit volumes: v.1 Les débuts de l’humanité, v.2 L’antiquité grecque et romaine, v.3 L’Inde et la Chine antiques, v.4 D’Attila à Guillaume le Conquérant, v.5 De l’empire mongol à la Guerre de Cent ans, v.6 La Renaissance et les grandes découvertes, v.7 L’Histoire en Europe de la Reine Elisabeth à Napoléon (incluant la révolution industrielle), v.8 De la conquête de l’Amérique à la Commune de Paris. L’édition originale japonaise comporte douze volumes (il en resterait donc quatre à paraître).

Le premier volume, originalement intitulé Gakken Manga — Nouvelle Histoire du Monde, Volume 1: Les Temps préhistoriques et l’Orient ancien [ 学研まんが NEW世界の歴史  第1卷 先史時代と古代オリエント / Gakken Manga nyū Sekai no Rekishi 1Kan: Senshi Jidai to Kodai Oriento], nous introduit à l’histoire des débuts de l’Humanité, de la préhistoire au moyen-orient ancient. Le récit utilise comme prétexte trois collégiens turbulents qui se font coller en punition un exposé sur les débuts de l’humanité qu’ils réalisent grâce à l’aide de leur professeur de physique.

Évidemment, dans ce genre de manga documentaire, la qualité graphique n’est pas vraiment une priorité alors le dessin est plutôt moyen — mais il est en couleurs. Aussi, compte tenu de l’ampleur du sujet, on nous raconte tout cela en accéléré (moins de deux cents pages pour couvrir quelques millions d’années d’histoire!). Et bien sûr on retrouve plusieurs fautes d’orthographes et quelques erreurs factuelles (ou de frappe? Possiblement due à la traduction ou au lettreur?). Par exemple, on place la révolution agricole à “59 000 ans avant notre ère” alors que l’on voulait probablement dire 9500 ans… Mais dans l’ensemble c’est assez juste et c’est complété par un dossier qui reprend l’information couverte par le manga sous forme de texte.

Même si ce genre de manga s’adresse surtout à un public jeune (onze ans et plus), cela reste intéressant pour tout âge. Au Japon, ces mangas sont souvent utilisé comme des manuels scolaires alors pourquoi n’en ferions-nous pas autant ici? Cela reste une bonne lecture relativement divertissante et assez éducative. C’est sans aucun doute l’ouvrage idéal pour intéresser un jeune lecteur à l’histoire du monde.

L’Histoire en Manga: T. 1, Les débuts de l’humanité, par Hirofumi Katô (dessin) et Hidehisa Nanbô (texte) (Traduction par Aurélien Estager). Montrouge: Bayard Jeunesse, septembre 2017. 192 pages, 16 x 23.5 cm, 12,90 € / $C 24.95. ISBN 978-2-7470-8390-4. Pour lectorat adolescent (11+ ans). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWorldCat ]

© Gakken Plus 2016. © Bayard Édition, 2017 pour la traduction française.

Vous pouvez aussi voir sur Youtube la bande annonce de la série (en japonais):

[ Translate ]

Capsules

Vendredi nature [002.020.073]

Cardinalis cardinalis

[ iPhone 11 Pro, Parc Frédéric-Back, 2020/03/06 ]

La semaine dernière j’ai observé cet oiseau dans le parc. Ce serait un Cardinal rouge [Northern Cardinal en anglais] — malgré le contre-jour il me semble rouge (c’est donc un mâle), il a la huppe caractéristique et son chant est fort comparable aux exemples que j’ai trouvé dans les documents de référence. Le cardinal est un grand pinson à crête de l’ordre des Passeriformesde la famille des Cardinalidae et de du genre Cardinalis. Vivement le printemps !

[ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.071]

WeigelaWeigela

DSC_1714Ce petit arbuste ornemental est une plante de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Dipsacales, et de la famille des Caprifoliaceae. Le genre Weigela comprend une douzaine d’espèces (ici la fiche signalétique ne précise pas laquelle, mais c’est probablement la Weigela florida). Il s’agirait du cultivar “Black and White” (nommé ainsi à cause du contraste entre le feuillage vert puis violet foncé et les fleurs blanches). Les fleurs (qui font de deux à quatre centimètres de long) ont une corolle à cinq lobes généralement rose ou rouge, parfois blanche mais rarement jaune, produite en petits corymbes de plusieurs fleurs. La floraison se fait au début de l’été (mai-juin). J’ai toutefois un doute sur l’exactitude de la fiche signalétique (ci-contre) car si les illustrations de la documentation consultée m’apparaissent similaire à ma photographie, les corymbes de la “Black and White” ne semblent pas aussi touffues et compactes… (Sources: Wikipedia et plusieurs sites horticoles) [ Translate ]

Amour Heuristique (IIa)

(2.1) TSUNAMI SOUL

Une glace épaisse enfermait l’océan de mon coeur
Malgré la brise une tempête ravageait ma torpeur
Des vagues énormes secouaient mon essence
Des tourbillons immenses sapaient mon univers rance
La rage de mon impuissance obnubilait toute connaissance

1988-11-28

(2.2) ENCOUNTER IN DARKNESS

Alors que mon obscurité était ainsi ravagée
Je connu cette expérience inusité
Une petite lumière à la recherche d’une présence
M’appris comment embraser mon essence

En ces quelques petites journées
J’en découvris plus sur l’humanité
Que durant les vingt dernières années
Affection, sollicitude, tout n’était pas vain
Je devins subitement plus humain

1988-12-01
Le rêveur gris
Morwajal

Note: Quand on aime on vit! Une autre série de poèmes en forme libre trouvée profondément dans mes cahiers de notes… d’il y a trente-deux ans! À suivre…

When we love we live! Another series of free form poetry found deep in my notebooks… from thirty-two years ago! To be continued…

[ Translate ]

Hidden by Catherine McKenzie

y648While walking home from work one evening, Jeff Manning is struck by a car and killed. Not one but two women fall to pieces at the news: his wife, Claire, and his co-worker Tish. Reeling from her loss, Claire must comfort her grieving son and contend with funeral arrangements, well-meaning family members and the arrival of Jeff’s estranged brother — her ex-boyfriend — Tim.

With Tish’s co-workers in the dark about her connection to Jeff outside the workplace, she volunteers to attend the funeral on the company’s behalf, but only she knows the true risk of inserting herself into the wreckage of Jeff’s life. Told through the three voices of Jeff, Tish and Claire, Hidden explores the complexity of relationships, our personal choices and the responsibilities we have to the ones we love.

[Text from the publisher’s website; see also the back cover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

My wife is a member of the Montreal’s Sherlock Holmes fan club, called The Bimetallic Question. Every year in January they are holding a formal dinner to celebrate his birthday. They always have a special guest speaker to talk about his/her work and share thoughts about a Sherlockian topic. It is usually a local writer or a Gazette columnist. Last year it was Montreal mystery writer Christopher Huang (I read and commented his book A Gentleman’s murder on this blog). This year on January 18th, being available, I decided to come with my wife to this “Master’s Birthday” dinner to meet this colourful crowd I was hearing so much about but mostly to listen to the guest speaker, writer Catherine McKenzie [ BiblioFBGoodreadsGoogleWeb ]. 

Born and raised in Montreal, she studied law at McGill University and now practices litigation in a boutique law firm. She has published nearly a dozen books: Spin (2009), Arranged (May 2012), Forgotten (October 2012), Hidden (2013), Spun (2014), Smoke (2015), Fractured (2016), The murder game (written in 2007 but only published in 2016 under the pen name Julie Apple — and used as plot device in Fractured), The good liar (2018), and — her latest  I’ll never tell (2019). Her next book (coming in June 2020) will be You Can’t Catch Me. She has also co-written First Street, a serialized audiobook, and published short stories in a couple of anthologies (J.T. Ellison’s A Thousand doors; J. McFetridge & J. Filippi’s Montreal Noir).

A brief sample of McKenzie presentation

I chose to read Hidden by chance, selecting it among the titles available at the library (as I couldn’t get her latest title on time to start reading it before her guest appearance at the dinner). Because McKenzie was invited to speak at the club dinner, I assumed that she was a mystery or crime writer, but Hidden is neither. McKenzie started her career writing Women’s fiction (sometimes called Chick-lit). With Hidden (and later with Fractured and The good liar) she moved into Psychological fiction with a slight touch of a thriller. Although her characters often move in the legal world (law firms and courts), she starts putting elements of crime fiction into her writing only with I’ll never tell and You can’t catch me.

Hidden is very well written. It offers a compelling story about grief and adultery that knows how to keep the interest of the reader. Her characters sound quite true, so when the storytelling builds up with tension you really feel for them. She even manage a little twist at the end. I enjoyed reading this novel but couldn’t avoid being annoyed by the narration at the first person, done by three different characters — including the guy who died at the beginning of the novel! That’s rather unusual. I would have preferred that she put the name of the narrating character in the title of each chapter (I’ve seen this in other books). That way it would not have taken me a few pages into each new chapter before figuring out who the narrator was this time…

I also noticed that she “lied” in her presentation at the club. When asked if she based her characters on herself she said categorically “no”, arguing that when editors say “write about what you know“ it is a misconception that authors write about themselves. In the contrary, my experience in the literary world tells me that writers (consciously or not) always put a part of themselves into some of their characters. McKenzie characters are often working in the legal world so she clearly uses part of “what she knows” (her own experience as a woman, as a mother, as a lawyer) to create the setting of her fictions. In Hidden (p. 303), Jeff accused Tish of having lied about her golf handicap but she answers that she told him about her bad putting when they first met, adding “I have perfect recall of conversations.” McKenzie used this exact sentence, verbatim, during her presentation as she was explaining that she was sometimes using in her books real conversations she had had or had heard. I rest my case.

Hidden was a very good reading. I enjoyed it greatly. It’s nice sometimes to read a simple book about the complex life of everyday people. I’ll certainly try to read more of Catherine McKenzie’s work.

Hidden, by Catherine McKenzie. Toronto: HarperCollins, June 2013. 360 pages, 14 x 21.5 in, $C 19.99. ISBN 978-1-44341-190-5. For young adult (16+). stars-3-5

For more information you can consult the following web sites:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWorldCat ]

© 2013 by Catherine McKenzie

[ Traduire ]

Capsules

2020 Antiquarian Book Fair

Today I went to the Westmount Antiquarian Book Fair hosted by Mr. Wilfrid M. de Freitas (web) at the Centre Greene. I already mentioned several time my interest for old books (including posts on the previous book fair, my research to identify a copy of “Natural History”, and the other book fair at Concordia University). Strangely, I was hoping NOT to find anything interesting because I didn’t want to spend too much (and my wife thinks I have already too many books).

Therefore I gave myself very strict purchasing guidelines. I was looking for a 16th or 17th century edition, preferably with vellum or pigskin bindings, in average condition, about a subject related to classical authors (like Cicero, Pliny, Suetonius, etc.) and for a price under two-hundred dollars. I would have probably also considered any 18th century editions with veal or sheepskin bindings, in good condition and about a really interesting historical subject or a 19th century book about one of my current interests (a book by Isabella Bird [because of the manga about her travels in Japan] or a Bradshaw’s guide [because of Michael Portillo’s Great British Railway Journeys BBC documentary series]). But I found and purchased nothing. I am proud of myself!

There was a few interesting books but they were all outside my criteria and quite expensive (certainly over $500 and several even in the thousands, up to $4500 for one!). It really seemed overpriced even despite their good condition. I saw only two books within my budget, at $125 and $150, both at the table of François Côté (from whom I purchased last time). One I had already seen at the previous book fair (Disputationes de argumentis, quibus efficitur Christum prius fuisse, quam in utero Beatae Virginis secundum carnem conciperetur [questionnement théologique sur la Vierge Marie], par Josua Placeus, in-4, 1660, $125) and another one also on an ecclesiastical subject (I already have too many of those!). Maybe I’ll find a great treasure at the next book fair.

Speaking of which: the 37th Montreal Antiquarian Book Fair will be held on September 26-27 (Saturday: 12h00-18h00, Sunday: 11h00-17h00) at Pavillon McCornell of Concordia University (1400 De Maisonneuve Blvd West). It’s organized by the Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec (unfortunately the link to both their FB and web page seem dead).

[ Traduire ]

Vendredi nature [002.020.066]

Casuarius casuarius

IMG_5567

[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

Casoar à casque, Royaume Unis, Natural History Museum of London

Nous restons dans le domaine des grands oiseaux… Ce specimen naturalisé de casoar à casque (southern cassowary), un grand oiseau coureur de l’Australie et de la Nouvelle-Guinée, appartenait à Walter Rothschild qui les élevait à sa résidence de Tring Park (Hertfordshire) [d’après la fiche signalétique du musée]. C’est une espèce d’oiseau de la famille des Casuariidae et du genre Casuarius.

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes plus récents billets “Vendredi nature” (002.020.017024, 031038045052 et 059). Voir aussi le vidéo memento de ma visite.

[ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.064]

CalibrachoaCalibrachoa

DSC_1895

Cette fleur, similaire aux pétunia, est une plante herbacées pérennes de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Solanales, et de la famille des Solanaceae. Le genre Calibrachoa se divise en une vingtaine d’espèces. Dans ce cas-ci (malheureusement la fiche signalétique ne précise pas les détails) il s’agit d’une hybride (Calibrachoa x hybrida) appartenant au cultivar “Calitastic Strawberry”. C’est une plante ornementale que l’on retrouve surtout en pots ou en paniers suspendus et qui est fort appréciée des colibris et des papillons. [Sources: Wikipedia et plusieurs sites horticoles] [ Translate ]

Mortal Engines

Mortal-Engines-2018-movie-posterVisionary filmmaker Peter Jackson presents a startling new adventure unlike any you’ve seen before. Hundreds of years after our civilisation was destroyed, a new world has emerged. A mysterious young woman named Hester Shaw leads a band of outcasts in the fight to stop London — now a giant predator city on wheels — from devouring everything in its path.

[Promo text from the dvd sleeve]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

In an improbable but quite beautiful steampunk future, cities made themselves mobile in order to gather more ressources and survive the man-made apocalypse. Not much of the technology displayed seems realistic. I doubt that putting the city of London on wheels would be physically possible as the mechanical parts of the engine would crumble under its own weight… Despite the very simple and unoriginal story (young rebels, full of love and thirsty for vengeance, trying to defeat evil and power hungry madmen) the superb background settings and great special effects make this movie very entertaining. Unfortunately, it seems that it was not enough for the audience as it failed at the box office and received low ratings from the critics (6.1 on IMDb, 27% / 49% on Rotten Tomatoes). Interesting facts, the movie is directed by Christian Rivers but has the marks of Peter Jackson all over it (as one of the script writers and producers, sfx by Weta). It is also based on a series of YA novels written by Philip Reeve.

Some critic called it a “steampunk Star Wars”. I see it more as an allegory alluding to western societies which consume (in both meaning of eating and destroying) everything in their path, as opposed to more peaceful and nature-friendly eastern societies. Mortal engines is an intriguing movie that will feed your imagination and provide great entertainment. It’s certainly worth seeing. stars-3-5

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ AmazonBiblioGoogleIMDbOfficialWikipedia ]

Also, you can check the official trailer on Youtube:

[ Traduire ]

Capsules

Pluie Printanière

Il tombe une pluie printanière
Qui lave les derniers vestiges de l’hiver
La pluie chaude tombe sur mon visage
Et se mêle tendrement à mes larmes

Car tu es si loin — je me languis de toi
Ma bien aimée qui s’en est allé au loin
Avant que nous puissions resserrer
Les liens de notre si bel amour

Mais nos chaud baisers épistolaires
Ont vaillamment maintenu le feu sacré
De notre bel amour — et nos coeurs
N’ont pas cessé de battre de concert

Malgré que tu soit si loin de moi
Ces larmes mêlés de pluie sont de joie
J’exulte car ce sera bientôt l’été
Et nous serons à nouveau unis

Nous marcherons sous la pluie
Cette pluie chaude de l’été
Et il s’y se mêlera nos larmes
Les larmes de notre bonheur!

Clodjee
Morwajal
001.996.119

Note: Mis à part quelques haïku ici et là, ceci est l’un des derniers poèmes que j’ai écrit. Et cela fait plus de vingt ans déjà. Je pense bien essayer de m’y remettre si j’ai encore le feu sacré en moi. Ce dernier hallali me semble un peu faible: cinq quatrains sans rimes et hétérométrique… Hélas, la poésie nait de l’oisiveté et du désespoir. Les gens trop occupé et heureux n’écrivent pas de vers. Le poète du dimanche reviendra-t-il? C’est ce qu’on verra…

[ Translate ]

Vendredi nature [002.020.59]

Pachyornis elephantopus

IMG_5536

[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation de Québec, 2019/06/26 ]

Moa, Nouvelle-Zélande, Pléistocène et Holocène (c. 500 ans),
Natural History Museum of London

Le Moa (Heavy-footed Moa) est une espèce éteinte d’oiseaux géants originaires de Nouvelle-Zélande. C’est un animal vertébré de la classe des Aves, de l’ordre des Dinornithiformes, de la famille des Emeidae, du genre Pachyornis et de l’espèce Pachyornis elephantopus. Ils étaient dépourvus d’ailes et ne pouvaient donc pas voler.

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes billets “Vendredi nature” des 002.020.017002.020.024, 002.020.031002.020.038002.020.045 et 002.020.052.

Voir aussi le vidéo memento de ma visite.
[ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.057]

Lilas à fleurs de jacinthe • Hyacinth lilac

DSC_1739

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2019/05/24 ]

DSC_1741Le lilas est un arbuste ornemental de la classe des Magnoliopsida, de l’ordre des Scrophulariales, de la famille des Oleaceae et du genre des Syringa.  Le lilas à fleurs de jacinthe (Syringa x hyacinthiflora) est un hybride canadien entre le Syringa vulgaris et le Syringa oblata. Ici il s’agit du cultivarPocahontas” qui est une plante extrêmement vigoureuse, rustique et résistante au froid, et qui offre une floraison hâtive. Ses fleurs sont d’un riche violet. Vivement le mois de mai ! [ Translate ]

Ratings

J’ai déjà traité de ce sujet dans mon article “L’Art subtil du commentaire-critique” (ou sa version antérieure, en anglais, “The controversial art of reviewing”) mais comme on me demande de temps temps la signification de chaque valeur de mon système de pointage je le répète ici en rappel.

I have already dealt with this subject in my article (in French) “L’Art subtil du commentaire-critique” (or in its previous version, in English, “The controversial art of reviewing”) but from time to time I am asked the meaning of each value of my point system so I repeat it here as a reminder.

stars-0-0 0 / .5

Nul / Pathetic

Un navet (Indice à n’utiliser que très rarement) / Don’t even think about this title (You should use this rating quite rarely)
stars-1-0

 1 / 1.5

Pauvre / Poor

Ne mérite pas d’attention (Indice à utiliser rarement) / It’s not worth wasting your time and money on this title (Use this rating rarely)
stars-2-0

2

Passable / Fair

Décevant, comporte de l’intérêt surtout pour les mordus ou les curieux / Disappointing, but if you’re curious you can always check it out or flip through it at the library
stars-2-5

2.5

Moyen / Average

Ordinaire, à voir mais sans plus / it’s a title worth watching or reading, but maybe you should just rent it or borrow it—from a friend or the public library
stars-3-0

3

Bon / Good

Intéressant / An interesting title that I recommend purchasing
stars-3-5

3.5

Très bon / Very Good

Très Recommandé / A great title that is definitely recommended
stars-4-0

4 / 4.5

Excellent / Excellent

À voir/lire absolument ! (soyons aussi parcimonieux avec ce genre d’indice) / An absolute must-see or read title (use this rating rarely)
stars-5-0

5

ExceptionnelOutstanding

Chef d’œuvre !! (ce genre d’indice devrait être très rare) / It’s a masterpiece or instant classic worth collecting (such titles are exceptional and therefore this rating should be used parsimoniously)

J’évite de donné des évaluations en dessous de 2.5 ou au-dessus de 4. Quand je transfert un commentaire vers un site qui n’utilise pas de demi-point (comme Goodreads) j’arrondi généralement vers le BAS (donc un 3.5 deviendra un 3).

I avoid giving ratings below 2.5 or above 4. When I transfer a comment to a site that does not use half points (like Goodreads) I generally round it down (so a 3.5 rating will become a 3).

Haïku to end February

Knowledge is key to everything —
It opens the doors to a harmonious life
And to the understanding of the universe

Η γνώση είναι το κλειδί για τα πάντα
Ανοίγει τις πόρτες σε μια αρμονική ζωή
Και στην κατανόηση του σύμπαντος

Quae clavis est scientia
Qui dilatat viam ad concordiam
Et universe intellectum de

[ Traduire ]

Revue de ‘zines [002.020.053]

Je continue de passer en revue pour vous quelques périodiques intéressants, cette fois-ci consacrés à la bande dessinée et aux littératures de l’imaginaire…

dBD #140 (Février 2020)

5e257a90-2f24-4934-8b5f-65e23624b36eÀ la une de ce numéro on retrouve une interview avec Blutch & Robber au sujet de leur album de Tif et Tondu Mais où est Kiki ainsi que le roman illustré L’Antiquaire sauvage (tous deux chez Dupuis). Cela se poursuit avec des interviews de Lewis Trondheim (sur son exposition au Musée de la cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême jusqu’au 10 mai), avec Homs sur le tome 4 de Shi (sur un scénario de Zidrou, chez Dargaud), avec Frank Le Gall sur l’album Mary Jane (co-réalisé avec Damien Cuvillier, chez Futuropolis), Théodore Poussin: Cahiers t.5, Art Satoe 1/3 (chez Dupuis) et La Cantina (aux Éditions Alma), avec Néjib sur Swan t.2: Le chanteur espagnol (chez Gallimard), avec Carlos Hernandez sur  Le rêve de Dali (chez 21g), avec Elsa Brants sur l’oeuvre de Rumiko Takahashi (qui présidera cette année le festival d’Angoulême) et avec Jean-David Morvan sur l’album jeunesse Irena t.5 (chez Glénat). On note également un article sur la fin de Walking Dead (T. 33, Épilogue, par Robert Kirkman & Charlie Adlard, chez Delcourt).

Dans le cahier critique je remarque le tout dernier Naoki Urasawa, Asadora ! t.1 chez Kana (Top! “Urasawa démontre une nouvelle fois toutes ses qualités d’écriture et de mise en scène dans un premier volume qui s’annonce très prometteur”) ainsi que les deux premiers tomes de Jujutsu Kaisen, par Gege Akutami chez Ki-oon (Super, un shonen supernaturel par “un jeune mangaka qui publie son premier récit en France (…) c’est bien écrit et dialogué, les personnages secondaires sont intéressants et la mise en scène nerveuse à souhait”).

Un numéro informatif mais qui n’offre rien de trop excitant… stars-3-0

Capsules

Solaris #213 (Hiver 2020 / v. 45, #3)

Solaris213_C1-253x400J’ai déjà introduit Solaris, un périodique québécois de science-fiction et de fantastique, alors que je commentais son numéro 198 et j’ai, plus récemment, fait une entrevue-capsule avec le coordonateur de la revue, Jonathan Reynolds. Je regrette toutefois de ne pas en avoir parlé plus souvent, car elle nous offre en deux volets une fenêtre privilégiée sur la SF&F francophone (dont la SFFQ). D’une part, grâce aux courtes nouvelles qui y sont publiées, nous pouvons nous tenir à jour sur ce qui s’écrit dans le genre des littératures de l’imaginaire et aussi découvrir de nouveaux auteurs. D’autre part, grâce à ses articles et commentaires de lectures, nous obtenons une assistance précieuse pour comprendre la mécanique des genres et choisir les titres les plus intéressants à lire. C’est un outil indispensable à tout amateur de SF et de fantastique, d’autant plus qui n’y a plus beaucoup de périodiques francophones sur ces sujets (au Québec: Brins d’éternité, en France: principalement Bifrost, Galaxies, ReS Futurae [Sources: Ent’revues, nooSFere, Skop]).

Dans le volet fiction, ce numéro nous offre d’abord six histoires courtes:

  • “Chasseuse de soleil”, par Chloé Jo Bertrand. Ce texte est le lauréat du Prix Joël-Champetier 2019, décerné à un auteur francophone non-canadien. Dans un futur affligé par un hiver nucléaire qui a recouvert la planète d’une couche nuageuse, une jeune femme parcours l’Europe à la recherche du soleil. C’est un super beau récit, bien écrit et captivant. stars-4-0
  • “Monstresse”, par Sylvain Lamur. Une femme enceinte à bord d’un vaisseau spatial fait des cauchemars… C’est bien écrit mais j’ai pas trop compris ce qui se passait… stars-2-0
  • “Parler aux murs”, par Geneviève Blouin. Dans la vague des télé-réalités de rénovation et du mouvement KonMari, on trouve ici un petit récit humoristique où une thérapeute immobilier “parle” aux habitations (et non à leurs occupants) pour améliorer leur bien-être. Amusant sujet et intéressante narration. stars-3-0
  • “Nouvelle Représentation”, par Frédéric Parrot. Les Baïlorms sont une forme d’amibe/céphalopode télépathe en mission de reconnaissance sur Terre. Comme couverture, ils dansent au théâtre  Ludoscole pour le plaisir des humains qui ne se doutent de rien. Mais la représentation tourne mal… Intéressante scènette mais la fin demeure un peu obscure. stars-2-5
  • “Une table vide…”, par Michèle Laframboise. Une petite bande dessinée de deux pages rendant hommage à Joël Champetier, un “auteur accueillant et sympa (…) avec toujours un bon mot pour nous redonner courage.” stars-3-0
  • “Une nouvelle fantastique”, par Hugues Morin. Un homme tente de ressusciter son meilleurs ami mort de la leucémie… Très beau texte en hommage à Joël Champetier (le titre de chaque chapitre fait référence à une oeuvre de Joël). L’écriture est une bonne façon d’affronter le deuil en exprimant nos souhaits et regrets… stars-3-5

Dans le volet documentaire, on retrouve les incontournables Carnets du Futurible (par Mario Tessier) qui abordent cette fois le sujet de “la transmission sans-fil ou la radio en science et en fiction“. En bon historien, le Futurible commence par nous parler de l’invention de la TSF ou de la radio, puis il développe en expliquant comment celle-ci a été anticipée, puis utilisée en fictions, et surtout quelle a été l’importance et les conséquences des développements subséquents: télévision, radar, télécommande, téléphonie cellulaire, bluetooth, wi-fi, RFID, CB, baladodiffusion, radiodrame, radioastronomie, etc. Et, en bon bibliothécaire, le tout est très bien documenté. Tout à fait fascinant ! stars-4-0

Le volet documentaire se poursuit avec les commentaires de lectures (critiques) qui se divisent en deux segments: l’un consacré aux ouvrages publiés au Québec (“Les Littéranautes”) et l’autre aux ouvrages publiés ailleurs (“Lectures”). Sur la trentaine ouvrages commentés (voir le sommaire en ligne pour la liste), je remarque surtout Oshima (Serge Lamothe, Alto), GEIST: Les héritiers de Nikola Tesla (Sébastien Chartrand, Alire), Pierre-de-vie (Jo Walton, Lunes d’encre), Trois Hourras pour Lady Evangéline (Jean-Claude Dunyach, L’Atalante), Or et Nuit (Mathieu Rivero, Les Moutons électriques), Le Temps de la haine (Rosa Montero, Métailié), et The Empire of Corpses (Project Ito & Toh Enjoe, Pika Roman, à ne pas confondre avec la version manga).

Comme je l’ai mentionné par le passé, je trouve dommage que les commentaires de lectures ne soient pas accompagnés d’un système de pointage (rating) numérique ou étoilé qui permettrait aux lecteurs d’avoir une idée immédiate et précise de ce que le critique pense de l’ouvrage qu’il commente. C’est une façon succincte pour le commentateur de résumer son évaluation comparative de l’intérêt (le sujet), de la qualité (technique d’écriture) et de la performance (divertissant ou non) du texte critiqué. C’est sans doute une politique éditorial raisonnée mais je suis en désaccord…

Solaris se présente dans un intéressant format de poche qui offre un contenu hybride entre une revue et une anthologie (Solaris se proclame d’ailleurs comme étant “l’anthologie permanente des littératures de l’imaginaire”). Personnellement, je n’aime pas trop lire des nouvelles (histoires courtes) car quand on viens à peine de se familiariser avec les personnages, le sujet et le monde où le récit se déroule, c’est déjà fini… Par contre, je comprend bien l’importance de ce format pour les auteurs (débutants ou pros) qui veulent fourbir leur talent ou expérimenter avec un genre ou des idées. Il faut bien que ces textes là soient publiés quelques parts et c’est pourquoi des revues comme Solaris sont essentielles à la bonne santé d’une littérature, quelle qu’elle soit. Toutefois, moi, je préfère lire Solaris pour ses articles et commentaires de lectures. En ce sens, la revue joue un rôle tout aussi essentiel d’aide au lecteur.

Comme toute revue, le contenu est plutôt inégal d’un numéro à l’autre. Dans ce cas-ci je suis un peu déçu car on ne retrouve que deux très bon ou excellent textes et un seul article (quoique le Futurible est toujours constant dans son excellence) — et rien sur le cinéma ou la BD. C’est la dure réalité économique des revues papiers qui sont limités par l’espace du contenu ou leur périodicité. Toutefois, ce numéro reste une très bonne lecture: divertissante, intéressante, enrichissante et qui offre quelques découvertes aux lecteurs avides de littératures de l’imaginaire… À lire absolument si vous en êtes.

Solaris #213, collectif édité par Jean Pettigrew et coordonné par Jonathan Reynolds. Lévis: Publications bénévoles des littératures de l’imaginaire du Québec, janvier 2020 (trimestriel: Hiver). 162 pages, $C 13.95, ISSN 0709-8863. Pour lectorat adolescent (14+). stars-3-5

[ AmazonBiblioGoodreadsWikipediaWorldCat ]

[ Translate ]

Capsules

Image du chat-medi [002.020.053]

Saya et Caramel sur le divan

Saya et Caramel sur le divan

[ iPhone 11 Pro, 2020/02/14 ]

Saya et Caramel partagent le même espace, ce qui est rare. Est-ce parce que c’est la Saint-Valentin? Ou Saya donne son support moral à Caramel qui se remet à peine d’un période de léthargie inquiétante et dont la cause nous est inconnue… Néanmoins, après quelques jours à le nourrir à la main et le faire boire à la pipette, il est redevenu peu à peu actif. Aujourd’hui, il va beaucoup mieux. [ Translate ]

Vendredi nature [002.020.052]

Ursus maritimus

IMG_5524

[ iPhone 8+, Musée de la Civilisation, 2019/06/26 ]

Squelette d’ours polaire, archipel arctique canadien, Musée canadien de la nature

J’ai pris cette photo en visitant l’exposition “Curiosités du monde naturel” qui se tenait au Musée de la Civilisation de Québec du 16 mai 2019 au 19 janvier 2020. J’en ai déjà parlé dans mes billets “Vendredi nature” des 002.020.017002.020.024, 002.020.031002.020.038 et 002.020.045. Voir aussi le vidéo memento de ma visite.
[ Translate ]

Image du mer-fleuri [002.020.050]

Lobélie cardinale • Cardinal flower

DSC_1969

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2019/09/08 ]

DSC_1970La Lobelia cardinalis est une espèce de plante vivace à fleurs de l’ordre des Asterales, de la famille des Campanulaceae, et du genre des Lobelia. Elle est apparentée à la grande lobélie (Lobelia siphilitica) et au tabac indien (Lobelia inflata). Les Zuni l’utilisaient contre les rhumatismes et l’inflammation, alors que les Pentagouets s’en servaient comme un substitut de tabac. Elle contient certain alcaloïdes, dont la lobelamine et la lobeline, et est donc potentiellement toxique si ingérée en grande quantité. Il existe plus de trois-cent espèces de lobelia. Il s’agit ici d’une variété hybride (développée par Thurman Maness de Pittsboro, NC) et du cultivar “Monet Moment” dont les fleurs sont particulièrement appréciées des papillons et des colibris. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles) [ Translate ]

Shaft

Shaft-2019-movie-posterJJ, aka John Shaft Jr (Usher), may be a cyber security expert with a degree from MIT, but to uncover the truth behind his best friend’s untimely death, he needs an education only his dad can provide. Absent throughout JJ’s youth, the legendary lock-and-loaded John Shaft (Jackson) agrees to help his progeny navigate Harlem’s heroin-infested underbelly. And while JJ’s own FBI analyst’s badge may clash with his dad’s trademark leather coat, there’s no denying family. Besides, Shaft’s got an agenda of his own, and a score to settle that’s professional and personal.

[Promotional text from the Dvd sleeve]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

JJ Shaft (Jessie T. Usher) is an FBI analyst. When his childhood friend Karim dies in strange circumstances, he decides to investigate despite his boss opposition. He has no choice but to ask the help of his estranged father, former NYPD detective and private investigator John Shaft (Samuel L. Jackson) — which greatly displeased his mother (Regina Hall). With the extra help of his girlfriend (Alexandra Shipp) and his grand-pa, John Shaft, Sr. (Richard Roundtree), they will attempt to solve the murder and avenge Karim’s death…

This is a funny movie with a high (very high) count of bullets and profanities. It offers a thin and rather unoriginal story wrapped in a series of very entertaining and quite violent action sequences. It is a sort of hommage to a classic blaxploitation legend (four previous movies — three in the 70s with Richard Roundtree [1971, 1972 and 1973] and a 2000 remake with Samuel L. Jackson — and a TV series). That’s it. The movie was not profitable and was scorched by the critics (32% on Rotten Tomatoes) but the viewers seem to have liked it (rated 6.4 on IMDb and audience score of 94% on Rotten Tomatoes). Brainless comedy or outdated reboot, I found it entertaining. Check it out and be the judge — but watch it at your own risk, motherf**ker. stars-3-0

To learn more about this title you can consult the following web sites:

[ AmazonBiblioGoogleIMDbOfficialWikipedia ]

Also, you can check the official trailer on Youtube:

[ Traduire ]

Capsules

Floraison Printanière

Le printemps est un si beau mois
La douce nature partout se réveille
Des fleurs éclosent, et même en moi
Quelque chose d’étrange s’éveille

Une plante pousse dans mon coeur
Se nourris de mon âme, O! douleur
Car tu n’es pas là pour l’arroser
Et de ta tendre voix la réconforter

Le ciel est bleu mais si terne sans toi
Le soleil brille mais j’ai encore froid
Ma fleur est d’une beauté inimaginable
Qui m’est de jour en jour insupportable

Puisse-tu bientôt en ces lieux revenir
Pour entre tes mains la cueillir
Et ainsi mettre fin à ce tourment
Qu’est maintenant devenu le printemps

Clodjee
Morwajal
001.996.074

Note: Un autre poème sur les affres d’une relation longue distance… Il a une forme assez standard de quatre quatrains, hétérométrique (entre huit et douze syllabes), avec des rimes principalement masculines et sur un schéma AABB (sauf pour le premier quatrain qui est en ABAB). C’est un peu fleur bleue et cliché. Je sens que dès lors mon inspiration commençait à s’étioler… Le poète du dimanche sera-t-il bientôt à court de matériel ?

[ Translate ]

Le chat du rabbin 9. La reine du Shabbat

le_chat_du_rabbin_9-cov“Le rabbin revient sur un élément ancien, fondateur du principe de départ de la série mythique de Joann Sfar. Le jour de l’enterrement de sa femme, il décide de garder un chat. Le chat. Pour Zlabya. Pour ne pas « être deux ». Des années plus tard, le chat se mit à parler. Un événement hors du commun qui questionna le rabbin sur sa foi, ses croyances, autant qu’il joua un rôle dans le désir de liberté et d’indépendance de la jeune Zlabya. Nous suivons Zlabya dans une aventure située entre le tome 1 et 2.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

le_chat_du_rabbin_9-p09

Page 9

Le Malka des Lions raconte à des enfants incrédules l’histoire du chat du rabbin. Comme preuve il leur présente la longue tresse coupée de Zlabya, puis raconte l’histoire du jour où, se sentant incomprise, elle avait fugué de la maison et s’est fait passé pour un homme afin de pouvoir sortir avec sa copine Oreillette sans se faire emmerder par les hommes. Une fable féministe où Sfar ne manque pas, comme toujours, d’écorcher la religion (particulièrement la sienne, le judaïsme) au passage. Il discours sur l’absurdité de la religion et sur la névrose du juif, qui étouffe car il se sent pris entre les règles religieuses qui interdisent trop de choses et l’étrange hostilité du monde (l’antisémitisme). Si la situation est oppressante pour le juif Maghrébins, elle l’est d’autant plus pour la femme juive…

le_chat_du_rabbin_9-p10

Page 10

J’avais peur que le chat du rabbin n’ait plus rien à dire mais, rassurez-vous, Sfar a plus d’un tour dans son sac. Grâce à un judicieux retour en arrière le félin philosophe retrouve toute sa verve. Il récapitule d’abord l’histoire du chat, et donc l’album est un peu lent à partir, mais dès la page quarante-six c’est le début du véritable récit. J’aime bien l’écriture de Sfar qui aborde des sujets difficiles avec humour. Il y a toujours quelques bon gags dans ses albums. J’adore l’épisode où, tant bien que mal, le rabbin essai de donner son sermon à la synagogue et ses ouailles n’arrêtent pas de l’interrompre: “C’est vrai peut-être que les juifs c’est les meilleurs pour raconter les histoires juives. Mais raconter une histoire juive à des juifs, pardon, mais c’est la croix.” 

J’avais trouvé les derniers albums un peu décevants mais celui-ci nous offre à nouveau un récit fort, intéressant, intriguant et divertissant. Par contre, j’ai toujours des réserves quand au style de Sfar, caractérisé par les planches à six cases (il s’y tient les trois-quart de l’album), son dessin ondulant qui donne aux planches une apparence un peu brouillonne et criarde, de même que le texte des bulles parfois difficile à déchiffrer. Mais, bon, c’est son style: avec le temps on s’y habitue et ce n’est plus une distraction. Ses histoires sont suffisamment enrichissantes et amusantes pour qu’on lui pardonne cet écart.

Comme toujours (et même plus) c’est une excellente lecture. À lire absolument, surtout pour les amateurs de chats et de métaphysique! Et Sfar nous annonce déjà un dixième album intitulé “Retournez chez vous!”

Le chat du rabbin, 9: La Reine de Shabbat, par Joann Sfar. Paris: Dargaud (Coll. Poisson Pilote), octobre 2019. 76 pages. 22.5 x 29.8 cm, 15,00 € / $C 26.95, ISBN 978-2205-07950-0. Pour lectorat adolescent (12 ans et plus). stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© Dargaud 2019.

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents:

chat-rabbin-tome-1-bar-mitsva chat-rabbin-2-malka-lions chat-rabbin-3-exode chat-rabbin-4-paradis-terrestre
chat-rabbin-5-jerusalem-d-afrique chat_du_rabbin_6-cov Chat_du_Rabbin-v7-cov ChatDuRabbin08-cov

[ Translate ]

Dans l’abîme du temps (Gou Tanabe)

Dans_lAbime_du_temps-covCertaines choses devraient rester cachées pour l’éternité…

En 1935, au fin fond de l’Australie, le Pr Nathaniel Peaslee recherche avec frénésie les traces d’une civilisation inconnue. Il ne comprend pas pourquoi, mais il connaît ces lieux, comme si un autre avait implanté des souvenirs en lui. Il sait que quelque chose d’aussi mystérieux que terrifiant se tapit, là, dans les profondeurs du sable du désert…

Son monde a été chamboulé près de 30 ans plus tôt. À l’époque, il enseigne à la prestigieuse université de Miskatonic. Il mène une vie paisible, entouré de sa femme et de ses enfants… jusqu’au jour où il s’effondre en plein cours. À son réveil, personne ne le reconnaît. Il a toujours la même apparence, mais semble avoir perdu la raison ! Il parle un dialecte inconnu et se comporte comme un étranger. Pire, il se prend de passion pour les sciences occultes, allant même jusqu’à se plonger dans l’étude du Necronomicon, ouvrage maudit entre tous…

Gou Tanabe reprend la plume pour offrir une nouvelle adaptation d’un chef-d’œuvre de H. P. Lovecraft ! Dans l’abîme du temps est une référence de la science-fiction, combinant avec maestria deux de ses thèmes majeurs : le voyage dans le temps et le transfert de personnalité. Mais surtout, l’auteur y crée un vaste univers oppressant et fantastique, où l’homme n’est pas le seul à être terrifié par l’inconnu…

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

Dans_lAbime_du_temps- p36

Page 36

Dans l’abîme du temps (時を超える影  – ラヴクラフト傑作集 / Toki o koeru kage – ravukurafuto kessaku-shu / lit. “Ombres au fil du temps – chefs-d’œuvre de Lovecraft”) a d’abord été publié en feuilleton dans Comic Beam (avril à décembre 2018), un magazine mensuel de Enterbrain (Kadokawa), avant d’être compilé en deux volumes. Ce manga seinen adapte une longue nouvelle du maître de la littérature fantastique et d’horreur,  H.P. Lovecraft. Écrite entre novembre 1934 et février 1935, elle fut l’un des derniers textes à être publié du vivant de Lovecraft, en juin 1936 (dans Astounding Stories). La traduction française est paru chez Ki-oon. 

Dans_lAbime_du_temps-p050

Page 50

Gou TANABE a aussi adapté en manga plusieurs autres récits de Lovecraft: The Outsider (2007), The Hound and Other Stories (2014, publié en anglais chez Dark Horse et qui inclus “The Hound,” “The Temple,” et “The Nameless City”), The Colour Out of Space (2015), The Haunter of the Dark (2016), At the mountain of madness (2016-17, publié en anglais chez Dark Horse et en français chez Ki-oon, et dont j’ai déjà commenté le volume 1 et le volume 2) et The Call of Cthulhu (mai à novembre 2019). La prochaine adaptation de Lovecraft par TANABE, à paraître en mars chez Ki-oon, sera La couleur tombée du ciel [異世界の色彩 ラヴクラフト傑作集 / I sekai no shikisai – ravukurafuto kessaku-shū / lit. “Couleurs de différents mondes – Chefs-d’œuvre de Lovecraft”]. Ce récit de Lovecraft vient d’ailleurs d’être adapté au cinéma par Richard Stanley.

Dans_lAbime_du_temps-p333

Page 333

Comme j’ai déjà commenté tant la nouvelle de Lovecraft elle-même que l’adaptation en bande dessinée par I.N.J. Culbard (chez Akileos), je ne m’attarderai donc pas sur l’histoire. Ce texte est considéré comme un des récits les plus accompli de Lovecraft, quoi que personnellement je lui préfère Les Montagnes hallucinées, auquel il fait suite en quelque sorte. Ces deux textes forment le coeur du mythe des Grands Anciens de Lovecraft. 

L’adaptation qu’en fait Tanabe est fidèle et excellente. Le récit est fluide et captivant. Toutefois, ce qui rends cet ouvrage tout à fait indispensable c’est sa qualité graphique. La qualité de l’objet, d’abord, car Ki-oon a mis un grand soin à produire un beau livre avec une couverture simili cuir semblable à celle de l’édition des Montagnes hallucinées (mais grise au lieu de brune). Cependant, ce qui ressort avant tout, c’est le travail d’illustration de Tanabe qui est absolument sublime. Il est difficile de faire un dessin sombre (avec beaucoup d’encre sur la page) où les détails restent précis. Dans son adaptation précédente, l’excès de détails donnait une impression confuse aux planches. Mais ce n’est pas le cas ici, car Tanabe se surpasse. Il réussi à visualiser de façon originale l’imaginaire de Lovecraft, ce qui est tout un exploit étant donné que celui-ci n’est pas toujours très précis dans ses descriptions.

Tanabe nous offre plusieurs illustrations double-page:

Dans l’abîme du temps offre donc une excellente lecture qui permet de découvrir cette oeuvre de Lovecraft d’une façon très agréable. Je recommande très chaudement.

Dans l’abîme du temps (Les chefs-D’Oeuvres de Lovecraft, 3), par Gou TANABE (dessin) et H.P. Lovecraft (histoire). Paris: Ki-oon (Coll. Seinen), septembre 2019. 368 p. 15 x 21 cm, 17 € / $C 31.95. ISBN 979-10-327-0489-9. Pour lectorat jeune adulte (16+). stars-4-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldCat ]

© Tanabe Gou 2018 & 2019

[ Translate ]

Capsules