Author: Clodjee
Monnaies anciennes 95
Les royaumes environnants (4)
Pièce Séleucide (2)
Ma seconde pièce Séleucide est une assez belle dénomination de type “B” (AE18, G [Good], Ae [Bronze], 18 mm [0.7 po], 3.836 g, payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisée par une patine noire avec des concrétions vertes, jaunes ou rougeâtres, une frappe décentrée sur l’avers, ainsi qu’un flan plutôt mince (1.5-2 mm), trapézoïdal et possiblement grugé (le revers est plus petit que l’avers de deux ou trois millimètres!); die-axis: ↑↑). L’avers présente le buste d’un personnage masculin lauré à droite avec aucune inscription et une bordure en pointillé (qui met évidence la frappe décentrée). Le revers illustre une divinité féminine ailée, debout de trois-quart à gauche, la main droite tendue (sans doute pour présenter un object) et le bras gauche replié sur la taille soutenant un pan de vêtement, avec une large inscription verticale dans le champs gauche et une inscription verticale partielle qui disparait dans le rebord droit de la pièce — dans les deux cas les inscriptions sont illisibles.
La représentation masculine de l’avers pourrait être le portrait d’un monarque ou d’une divinité. Pour ce qui est du revers, la divinité féminine ailée la plus commune sur les pièces de monnaie est une Victoire. Comme cette pièce-ci a été acheté dans un lot qui contenait surtout des pièces séleucides et qu’elle en porte toutes les caractéristiques, il suffit de la comparer aux pièces séleucides pour trouver des représentations similaires et ensuite d’en confirmer la description et la datation avec les ouvrages académiques.
Les recherches (tant par comparaison d’images que par mots clés) révèlent que ce type (une portrait mâle en avers et une Niké ailée avec inscriptions verticales sur le revers) se retrouve semble-t-il uniquement sous le règne de Antiochos IX. L’avers représenterait un buste lauré et ailé d’Éros à droite (sur ma pièce on ne distingue pas ses ailes qui se perdent dans le bord décentré). Le revers illustrerait une Niké avançant à gauche, tenant une couronne de laurier dans la main droite, retenant sa robe de la main gauche, entouré de l’inscription grecque verticale ΒΑΣΙΛΕΩΣ ΑΝΤΙΟΧΟΥ (à droite) et ΦΙΛΟΠΑΤΟΡΟΣ (à gauche) [Basileos Antiochou Philopatoros / “Roi Antiochus Philopator”], avec une datation en chiffres grecques verticale dans le champs gauche, sous la couronne (par exemple “ΑΣ” = 201 SE = 112/111 AEC). Sur ma pièce on devine la fin de l’inscription de droite (possiblement un “ΑΝΤΙ” mais ce n’est pas clair si c’est une abréviation ou si le reste de l’inscription se perd dans le rebord grugé de la pièce; le “ΒΑΣΙΛΕΩΣ” semble totalement absent) et l’on distingue un peu “ΦΙΛΟΠΑΤ” sur la gauche (encore une fois: est-ce une abréviation ou est-ce que le reste se perd dans la bordure grugée?). On peut également deviner deux lettres grecques superposées dessous la couronne (tenue par le bras qui traverse le “ΦΙΛΟΠΑΤ”) qui constitue probablement la datation mais que nous ne pouvons malheureusement pas lire. Il faut donc se contenter des années de règne de Antiochos IX pour datation. Cette pièce a donc probablement été frappé dans un atelier indéterminé de Phénicie entre les années 114/113 et 96/95 AEC.
J’ai déjà expliqué le contexte historique de cette pièce dans l’entrée précédente (#94). Antiochos IX est le fils de Antiochos VII et de Cléopâtre Théa. À la mort de son père en 129 AEC, il est trop jeune pour lui succéder alors sa mère l’envoi à Cyzique où il grandit (d’où son surnom de Cyzicenus, “le Cyzicène”). Le trône retourne donc à son oncle Démétrios II, puis à son demi-frère Antiochos VIII en 125 AEC (après qu’il ait réglé son compte à l’usurpateur Alexandre II). Considérant sans doute que sa mère (Cléopâtre Théa) avait trahie son père (Démetrius II) lorsqu’elle épousa son beau-frère (Antiochos VII) pendant que son époux était captif des Parthes, il la fait assassiner. Dès qu’il est âgé d’une vingtaine d’années (vers 114 AEC), Antiochos IX conteste le pouvoir de son demi-frère. Pour consolider son alliance avec les Ptolémées d’Égypte, il épouse la reine Cléopâtre IV. Le conflit dure presque vingt ans alors que chacun des demi-frères règne sur une partie de la Syrie: Antiochos VIII sur la région côtière (Antioche et Damas) et Antiochos IX sur la région intérieure (la Cœlé-Syrie, y compris la Phénicie). Ils font assassiner leurs épouses respectives. Cette pièce commémore donc l’une des victoires de Antiochos IX contre son demi-frère (possiblement lorsqu’il capture et fait exécuter Cléopâtre Tryphaena en 111 AEC).
Lorsque Antiochos VIII meurt dans une révolte en 96 AEC, Antiochos IX règne enfin sur toute la Syrie mais pas pour longtemps puisqu’il est défait l’année suivante par son neveu Séleucos VI… Cette querelle familiale affaiblira beaucoup la dynastie séleucide qui ne durera encore qu’une trentaine d’année avant que Pompée ne fasse de la Syrie une province romaine…
[ Translate ]Sources: Wikipedia (Séleucide [FR/EN], Dynastie Séleucide [FR/EN], Seleucid coinage, Antiochos IX [FR/EN]), FAC (Seleukid kingdom, Seleukid Era); BMC v.4: #27-29; S-GCV: 7173; Réf. en ligne: Google, acsearch, BM, cerberuscoins, CoinTalk, FAC (GY57102), nobleromancoins, numismatics, vcoins, vcoins, WildWinds Hoover 1254 (text, image). Voir aussi ma fiche (recto, verso).
Bibliogaphie:
- Gardner, Percy. Catalogue of Greek Coins in the British Museum, vol. 4: The Seleucid Kings of Syria. (London: 1878). p. 94.
- Head, B.V. Historia Numorum: A Manual of Greek Numismatics (Oxford: Clarendon Press, 1887): pp. 647-648.
La semaine prochaine nous nous arrêtons à nouveau sur ce qui semble être une pièce de la république romaine.
Images du mer-fleuri [002.022.166]
Tulipa Washington
[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]
Les tulipes sont des plantes herbacées à fleurs qui appartiennent à la classe des Liliopsida (ou Lilianae selon l’APG III), à l’ordre des Liliales, à la famille des Liliaceae et au genre tulipa. Ce dernier regroupe plus d’une centaine d’espèces auxquelles s’ajoute une grande variété de cultivars et d’hybrides qui sont classés en quinze divisions. La plupart des tulipes cultivées appartiennent à l’espèce hybride Tulipa × gesneriana. C’est une plante vivace bulbeuse qui produit une fleur unique qui pousse au bout d’une longue tige, entourée de feuilles basales en forme de lanières. La fleur a généralement la forme d’une coupe, offre une très grande variété de couleurs, et est composé de trois pétales et trois sépales, avec un pistil central entouré de six étamines. Le nom proviendrait du turc tülbend qui signifie “plante-turban”.
Cette tulipe appartient à la division “Triomphe” (qui est elle-même l’hybridation des divisions “Simples hâtives” et “Darwin hybrides”) qui est caractérisée par une apparence plutôt traditionnelle mais qui est très robuste et résiste bien aux intempéries. Elle fleurie entre le milieu et la fin du printemps. Le cultivar “Washington” présente de grandes fleurs sur de hautes tiges dans le style “flamboyant” car ses pétales sont d’un jaune éclatant striés au centre par une “flamme” d’un rouge vif. De plus, la fleur dure longtemps et constitue donc une excellente fleur coupée. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles).
[ Translate ]Natsuko no sake #5-6
Tome 5
“Les drames s’enchainent dans la petite communauté de Niigata. Un hélicoptère d’épandage aérien se crashe dans un champ. Le père de Saeko renonce et détruit ses plantations, accablé de solitude, il ne peut plus assurer son travail. Natsuko mobilise une fois de plus les habitants pour lui venir en aide et une violente tempête menace les récoltes. Mais Saeko, jadis méprisante du métier d’agricultrice, décide finalement de reprendre la plantation à son compte, alors que Natsuko sauvegarde le Dragon Merveilleux jusqu’au moment tant attendu de la récolte. La plantation est fauchée et le processus de production de sake peut s’enclencher. Le moment le plus important de la création artisanale repose désormais sur les épaules de Kusanabe et Natsuko, pourtant moins expérimentés que leurs aînés.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
Natsuko no Sake t.5, par Akira OZE. Paris: Dupuis / Vega (Coll. Seinen Manga), septembre 2021. 464 pages, 18 x 13 cm, 11,00 € / $C 19.95, ISBN 9782379501159. Pour lectorat adolescent (12+). ![]()
Tome 6
“Natsuko jette ses dernières forces dans la fin du brassage du Dragon merveilleux. L’heure du verdict a ainsi sonné pour tous les habitants de la Kura, mais aussi pour chaque aventure humaine. Saeko aura trouvé son équilibre humain dans le travail de la terre, le village est en plein renouveau économique grâce à cette nouvelle agriculture biologique, Kusakabe s’affirme en nouveau chef de la production, Natsuko elle-même finit par trouver l’amour. Mais le papy Yamada, lui, aura laissé ses ultimes forces dans cette dernière saison, et la maladie finit par l’emporter dans la tombe. Le Dragon merveilleux aura bouleversé la vie de tous et la récompense sera à la hauteur du prix à payer.”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
Natsuko no Sake t.6, par Akira OZE. Paris: Dupuis / Vega (Coll. Seinen Manga), décembre 2021. 448 pages, 18 x 13 cm, 11,00 € / $C 19.95, ISBN 9782379501166. Pour lectorat adolescent (12+). ![]()
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
Natsuko no Sake (夏子の酒 / lit. “Le sake de Natsuko”) est un manga seinen par Akira OZE qui a été serialisé dans le magazine Morning en 1988-1991 puis compilé en douze volumes chez Kodansha. La traduction française est disponible chez Vega en six volumes doubles (paru entre septembre 2019 et décembre 2021). J’ai déjà commenté le premier volume de cette série ainsi que les volumes deux à quatre.
Dans le cinquième tome, Saeko se lance à plein dans l’agriculture contre l’avis de son père et devient même l’apprentie de Goda, le gourou local de l’agriculture biologique. Natsuko continue son apprentissage en visitant d’autre kura (brasserie de saké) et en écoutant les conseils de Eiji Utsumi, brasseur du fameux junmai Bisen. Toutefois, elle est bouleversée par la dégustation du ginjô “N”, brassé il y a trois ans par son frère Yasuo et qui représentait pour lui le saké idéal. Natsuko devient alors très intransigeante sur ce qu’elle veut faire de son saké ce qui cause beaucoup de friction avec les autres membres de la brasserie… Natsuko récolte enfin le fruit de son labeur: le tatsu-nishiki est planté, cultivé, récolté, décortiqué, et poli. Il reste à choisir une levure dans un duel entre Natsuko et Yamada, le tôji de la kura. Le tatsu-nishiki est maintenant prêt pour le brassage!
Dans le sixième et dernier tome, nous assistons à la naissance du saké de Natsuko. Le tatsu-nishiki est lavé, cuit, ensemencé de kôji, malaxé, fermenté en cuve, pressé, filtré, pasteurisé et finalement mis en bouteille. C’est un processus long et complexe. Pendant ce temps, Kasuko (la veuve de Yasuo) décide de rester dans la famille Saeki malgré la demande de son frère de revenir s’occuper de sa mère. Il y a assez de tatsu-nishiki pour faire trois cuvées. Malheureusement, la première a un très léger arrière-goût due à des sacs mal lavés — mais que seul Natsuko perçoit. Toutefois, la filtration devrait régler le problème. Maître Ueda visite la kura et est impressionné par leur travail; il offre quelques conseils. La seconde cuvée ne se déroule pas non plus sans incident car Yamada tombe à nouveau malade mais il se rétablit est le résultat du brassage est excellent. Toutefois, il demande pour la troisième cuvée que Kusakabe prenne la relève comme tôji (mais il le supervisera). Kusakabe s’y met corps et âme. Le résultat est encore meilleurs et satisfait finalement Natsuko. Par la suite, Saeko et Goda se marient. Natsuko décides d’assumer l’héritage de la brasserie Saeki et doit également choisir un nom pour le nouveau junmai daiginjô. Durant l’hiver, Yamada décède. Tout au long du récit, Natsuko a eut trois prétendants: Shingo (le fougueux héritier de la brasserie Kuroiwa), Eiji Utsumi (brasseur du fameux Bisen) et Wataru Kusakabe (ami de Yasuo à l’université qui a joint la brasserie Saeki comme kurabito et en est devenu le nouveau tôji). Lequel gagnera finalement son coeur?
Natsuko no sake est un très beau manga qui nous offre une bonne histoire tout à la fois captivante et touchante. Le style graphique classique, qui est plutôt simple mais efficace, est typique des mangas des années ’80 et ’90. Même si il prêche l’agriculture biologique et nous éduque sur l’art complexe du brassage du saké, ce manga constitue une lecture agréable et divertissante. C’est donc un bon vieux manga qui plaira surtout aux amateurs de culture japonaise et de saké. Moi, j’ai adoré.
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
© 2016 Akira OZE. All rights reserved. © 2021 Éditions Vega pour l’édition française.
[ Translate ]Yawara t.3
“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo.
Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”
[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publié en français chez Big Kana. Il y a neuf volumes de paru jusqu’à maintenant et le dixième est annoncé pour octobre 2022. J’ai déjà commenté le premier et le second volume.
Yawara s’est laissé convaincre de participer à une compétition officielle. Pour ce faire elle doit être certifiée ceinture noire (ce qu’elle fait en un clin d’oeil). Toutefois, le club de judo de son lycée, dont elle est l’entraîneur, doit également participer à une compétition qui a lieu le même jour que le match au budokan! Pourront-ils faire bonne figure sans elle? Yawara leur enregistre quelques conseils et encouragements sur une cassette. Elle leur promet également qu’elle règlera sa compétition rapidement et qu’elle viendra les rejoindre dès que possible. Coup de malchance, Sudo se fait tabasser par son ancien gang (car il racollait les copines de ses amis). Sera-t-il assez en état pour participer à la compétition? Hanazono, qui a encore la jambe dans le plâtre, décide de prendre sa place. Yawara affronte d’abord la championne dans la catégorie des moins de 52 Kg, puis la championne universitaire, puis la championne du premier tour pour la demi-finale. Elle remporte ces trois match en quelques secondes chaque fois! En finale ce sera le combat tant attendu entre Sayaka et Yawara! Évidemment, Yawara remporte le championnat dès sa première projection d’épaule (Ippon-Seoi-Nage). Sans attendre la remise des trophées, elle s’empresse de quitter sur la moto de Matsuda pour rejoindre son club de judo à Setagaya. Elle arrive juste à temps pour voir Hanazono gagner son match. Yawara reçoit la visite d’une championne de judo canadienne. Elles deviennent amies et s’entraînent ensemble. Yawara, qui ne voulait rien savoir du judo, se découvre bien malgré elle une passion pour ce sport…
Yawara nous présente un récit qui, à travers les préoccupations adolescentes et une comédie romantique caractéristique du manga shōjo, présente toute l’action d’une histoire de compétition sportive typique du manga shōnen! Cela en fait une histoire à la fois drôle (avec une bonne dose de “fan service” coquin pour plaire au lecteurs masculins) et captivante mais qui ne néglige pas la sensibilité féminine de l’héroïne qui reste coquette (et au centre d’un imbroglio amoureux)! Le tout est superbement mise en scène par un style assez classique car à la fois simple, clair et précis. Dès ses débuts, Naoki Urasawa a fait preuve d’un grand talent.
C’est donc un très bon manga qui nous offre une lecture agréable et très divertissante! Vivement la suite !
Yawara t. 3, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana, février 2021. 306 pages, B&W (24 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.00 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8649-9, Pour un lectorat adolescent (12+). ![]()
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© 2013 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2021 pour l’édition française.
[ Translate ]Le clan des Otori t.2
“L’adaptation en bande dessinée du roman de Lian Hearn.
Takeo, sauvé du massacre des siens par Otori Shigeru, est maintenant au coeur des luttes entre les seigneurs de la guerre. Kaede, otage des Tohan, est promise à sire Otori pour sceller une réconciliation politique. Pièges, trahisons, combats sanglants… Takeo et Kaede doivent parer les coups mortels pour accomplir leur destin.”
[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
Maintenant que le cadre de l’histoire est en place et que les personnages nous ont été présenté (voir mon commentaire sur le premier tome), le récit peut vraiment se mettre en mouvement. Kaede, otage des Tohan promise à Otori Shigeru (officiellement pour établir une alliance mais en fait pour l’attirer dans un piège), prends la route de Tsuwano. Shizuka, sa servante, a en fait été placé à ses côtés par Araï pour la protéger et lui apprendre le maniement des armes. Elles arrivent à Tsuwano une semaine avant les Otori et cette période est utilisée pour son entrainement. Lors des présentations officielles des futurs époux, elle est un peu déçu par sire Otori mais elle est irrésistiblement attiré par Takeo. L’attraction est mutuelle… Ils reprennent tous ensemble la route vers Yamagata pour une halte avant la destination finale: Inuyama. Les entrainements continuent et, pour Takeo, il s’agit d’aiguiser ses sens dans l’art de la Tribu. Mais sa compassion d’Invisible l’amène à prendre des risques. Arrivé à Inuyama, ils rencontrent le maître des lieux, sire Iida — leur ennemi! La nuit venu, Takeo se prépare à accomplir sa mission mais, avec la complicité de Kenji, la Tribu s’empare de lui avant qu’il ne puisse agir!
Le récit est un noeud d’intrigues et de complots mais qui se déroule avec brio et fluidité ce qui le rend captivant. On continue à en apprendre beaucoup sur chacun des principaux personnages. Le dessin, toujours dans un style brouillon et angulaire, m’agace encore un peu mais on s’y habitue vite et on finit même par le trouver charmant. J’aime bien la palette de couleurs. C’est une bonne lecture qui, en plus de nous divertir agréablement, nous introduit en douceur à l’univers créé par Lian Hearn.
Le clan des Otori : Le silence du rossignol, t. 2, par Stéphane Melchior (texte, d’après l’oeuvre de Lian Hearn) et Benjamin Bachelier (dessin). Paris: Gallimard BD, octobre 2021. 80 pages, 23.7 x 31.7 cm, 17.80 € / $C 22.99, ISBN 9782075123389. Pour lectorat adolescent (12+). Extraits disponibles. ![]()
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© Liam Hearn, 2002. © Gallimard 2021 pour la présente édition.
[ Translate ]Monnaies anciennes 94
Les royaumes environnants (4)
Pièce Séleucide (1)
Ma première pièce Séleucide est une assez belle dénomination de type “C” (AE15, G [Good], Ae [Bronze], 14 x 15 mm [0.6 po], 5.363 g, payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisé par une patine noire avec des concrétions de vert-de-gris et un flan assez épais (2-3 mm) trapézoïdal (le revers est plus petit que l’avers d’un bon millimètre); die-axis: ↑➚). L’avers présente une tête de lion de Némée à droite, sans aucune inscription. Le revers illustre une massue, debout à droite, avec une inscription verticale sur plusieurs lignes malheureusement illisible. Dans les deux cas il s’agit d’une iconographie liée au demi-dieu grec Heraclès (Hercule): tuer le lion de Némée a été le premier de ses douze travaux et la massue taillée dans le tronc d’un olivier sauvage est l’un de ses attributs.
Les recherches (tant par comparaison d’images que par mots clés) ont démontré que cette combinaison de types (tête de lion/massue) n’est associée qu’au règne du roi séleucide de Syrie Antiochos VII. Normalement, ce genre de pièce était frappé à Antioche et comportait l’inscription grecque ΒΑΣΙΛΕΩΣ ΑΝΤΙΟΧΟY EYEPΓETOY [Basileus Antíochou Evergetou / Roi Antiochos Évergète (“Le Bienfaisant”)] avec un monogramme identifiant l’atelier et une datation en chiffres grecques (trois lettres) exprimée en années de l’ère séleucide (par exemple: ZOP = 177 ES = 136/135 AEC). Malheureusement, comme l’inscription est illisible, nous ne pouvons êtes certain ni de l’atelier, ni de la datation. Dans ce dernier cas, nous devons nous contenter des années de règne du roi. Cette pièce a donc probablement été frappée à Antioche durant le règne du roi séleucide de Syrie Antiochos VII, c’est-à-dire entre 138 et 129 AEC (cependant le BMC ne recense que trois dates: ΔOP [174 SE = 139/8 AEC], EOP [175 SE = 138/7 AEC] et ZOP [177 ES = 136/135 AEC]).
Comme je l’ai déjà mentionné, à la mort d’Alexandre le Grand (en 323 AEC) ses généraux se sont partagés son empire et ont fondé plusieurs dynasties royales. Séleucos s’est d’abord vu accordé la satrapie de Babylonie mais il conquiert rapidement le territoire de ses voisins et se proclame roi (vers 305 AEC) d’un empire oriental qui s’étend de la Babylonie à la Syrie (l’équivalent actuel de l’Iran et de l’Irak), initiant ainsi la dynastie Séleucide — dont Antiochos VII est le quinzième monarque. Fils cadet du roi Démétrios Ier Sôter et de Laodicé V, Antiochos grandit à Sidé (d’où son surnom de Sidètès). Lorsque son frère Démétrios II est fait prisonnier par les Parthes du roi Mithridate en 139, il accède au trône et épouse sa belle-soeur Cléopâtre Théa (fille de Ptolémée VI). Il écrase l’usurpateur Diodote Tryphon et conquiert la Judée. Il est un bon administrateur et apprécié du peuple (ce qui lui vaut sans doute le patronyme de Évergète [“Le Bienfaisant”]). Malheureusement, la situation est moins bonne sur la frontière orientale où les Parthes font des incursions. Les négociations avec le roi Phraatès II échouent et Antiochos VII meurt au combat en 129. Démétrios II, libéré dans les négociations, lui succède.
[ Translate ]Sources: Wikipedia (Séleucide [FR/EN], Dynastie Séleucide [FR/EN], Antiochos VII [FR/EN], Lion de Némée [FR/EN], Seleucid coinage), FAC (Seleukid kingdom, Antiochus VII, Seleukid Era); BMC v.4: #64-68; Réf. en ligne: Google, CNG, CoinArchives, CoinProject, CoinTalk, eBay, numismatics, vcoins, WildWinds (BMC 64var: text, image). Voir aussi ma fiche (recto / verso).
Bibliogaphie:
- Gardner, Percy. Catalogue of Greek Coins in the British Museum, vol. 4: The Seleucid Kings of Syria. (London: 1878). pp. 74-75.
- Head, B.V. Historia Numorum: A Manual of Greek Numismatics (Oxford: Clarendon Press, 1887): p. 645.
- Newell, Edward T. The Seleucid Mint of Antioch. (NY: ANS, 1918). pp. 81-82.
La semaine prochaine je vous présente une deuxième pièce séleucide.
Images du mer-fleuri [002.022.159]
Tulipa Merlot
[ Nikon D3300, Ottawa Tulip Festival, 2022/05/14 ]
Ce cultivar de tulipe du type “fleur de lys” offre une fleur d’un rouge-bordeaux intense en forme de flûte avec des pétales pointus qui rappel une coupe de… merlot. Elle fleurie de la fin avril au début mai. ❖ This “lily-flowered” type of tulip cultivar offers an intense burgundy-red flower in the shape of a flute with pointed petals reminiscent of a glass of… Merlot. It flowers from late April to early May.
Jubilation
Monnaies anciennes 93
Les royaumes environnants (3)
Pièce Ptolémaïque
Cette pièce ptolémaïque est une Hemiobole ou TriChalkon dans un état de conservation relativement médiocre (AE18, P [Poor], Ae [Bronze], 17 x 18 mm [0.7 po], 3.110 g [48 grs], payé environ $5 le 1985/01/06, caractérisé par une patine vert foncé et une marque de poinçon au centre du flan des deux côté; die-axis: ↑↑). Tant l’avers que le revers présente un portrait mais l’un des côtés offre une inscription grecque qui est heureusement assez lisible: ΒΑΣΙΛΕΩΣ – ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ (Basileos Ptolemaioy / roi Ptolémée) — ce qui confirme qu’il s’agit bien d’une pièce ptolémaïque. Au départ je n’étais même pas sûr de quel côté était le revers. On pourrait présumer que l’inscription est une titulature et qu’elle se situe sur l’avers mais après comparaison c’est en fait le contraire… Étant donné l’état de la pièce, nous ne possédons que de deux indices pour l’identifier: le fait qu’elle comporte une double portrait et l’inscription du revers. Certaines pièces romaines grecques impériales comportent un double portrait mais si c’était le cas l’inscription serait différente. Ici, l’inscription indique clairement que c’est une pièce qui est associée à la dynastie ptolémaïque. Le problème est que dans cette dynastie tous les rois ont porté le même nom (Ptolémée) et qu’il y en a eut une quinzaine!
Deux éléments vont nous aider dans notre identification. Premièrement, j’ai découvert un troisième indice: le poinçon au centre du flan. J’avais initialement assumé qu’il s’agissait soit d’une contre-marque postérieure à la frappe ou un trou fait pour transformer la pièces en pendentif et qui a été comblé par la corrosion par la suite. Ce serait en fait une marque intentionnelle faite soit sur le flan avant la frappe ou qui a été créé au moment de la frappe. Selon P. Vassiliou et al. (voir bibliographie ci-bas), cette cavité de poinçon apparait systématiquement sur toutes les pièces ptolémaïques après la réforme monétaire de Ptolémée II vers 260 AEC.
Deuxièmement, la très grande majorité des revers frappés par les Ptolémées illustrait un ou deux aigle(s). D’après le guide des types et dénominations du “PtolemAE Project” les seules pièces ptolémaïques qui comportent un portrait tant sur l’avers que le revers seraient celle du type avec un portrait de Ptolémée I sur l’avers et une tête de la Libye sur le revers, frappé à Cyrène (Κυρήνη / Kurḗnē, ville de Cyrénaïque [Libye]) sous Ptolémée III et IV. Si l’on se fit à la dénomination (AE18) les types le plus proche serait Sv 856 (Obv/Rev) et Sv 872 (Obv/Rev). Ce même type a aussi été utilisé sous Ptolémée VIII (Sv 1658 – Obv/Rev) et IX (Sv 1725 – Obv/Rev). Cyrène a été une cité satellite du royaume lagide (le roi était nommé par le satrape d’Égypte, Ptolémée I) dès 321 AEC et ce n’est qu’après la révolte de Magas, en 250 AEC, que le Cyrénaïque fut complètement absorbé par le royaume ptolémaïque.
En conclusion, cette pièce présente donc sur l’avers une tête de Ptolémée I, à droite, coiffée d’un diadème (et portant possiblement une égide autour du cou). Le revers illustre un buste de femme (fort probablement une représentation de la Lybie), à droite, coiffée du bandeau (taenia) ou d’un diadème, [les cheveux en longues boucles à l’arrière de la tête, avec une cornucopia sous le menton] et l’inscription grecque ΒΑΣΙΛΕΩΣ – ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ (Basileos Ptolemaioy / roi Ptolémée). Elle aurait été frappé à Cyrène par un monarque de la dynastie ptolémaïque vers 246-180 AEC— c’est-à-dire probablement sous les règnes de Ptolémée III (246-222 AEC), Ptolémée IV (222-204 AEC) ou Ptolémée V (204-180 AEC), et possiblement sous les règnes de Ptolémée II (283-246), Ptolémée VIII (170-163 AEC) ou Ptolémée IX (116-107 AEC).
Pour remettre cette pièce dans son riche contexte historique, il faut se rappeler (comme je l’ai mentionné dans les pièces grecques) que Alexandre le Grand, roi de Macédoine, a conquit un vaste territoire qu’il ne pouvait gouverner par lui-même. Il a donc confié l’administration de chaque province (satrapie) à ses généraux. Après sa mort (en 323 AEC) ses successeurs se partagent les territoires de son empire selon l’accord de Babylone: Antipater (et son fils Cassandre) conserve la Macédoine et la Grèce, Ptolémée reçoit l’Égypte, Antigone obtient la Phrygie, la Lycie et la Pamphylie, Lysimaque prends la Thrace, Léonnatos règne sur la Phrygie hellespontique, Peithon sur la Médie, Peucestas sur la Perside, Asandros sur la Carie, Atropatès conserve la Médie, Néoptolème prends l’Arménie, et Eumène de Cardia reçoit la Cappadoce. Séleucos est d’abord simplement nommé chef de cavalerie (hipparque) mais une nouvelle répartition des territoires lui accorde finalement la Babylonie. Évidemment, l’ambition et la jalousie causa une dispute sur le partage des territoires (322-281 AEC) et ce qui en résulta fut, à l’aube de l’Époque hellénistique, la création de trois grandes dynasties: les Antigonides (fondée par Antigone le Borgne), les Lagides (ou ptolémaïques, fondée par Ptolémée I) et les Séleucides (fondée par Séleucos). Les descendants de Ptolémée règneront sur l’Égypte et le Cyrénaïque pendant deux siècles et demi. La dynastie prendra fin en 30 AEC avec Cléopâtre VII (qui co-règna d’abord avec son frère Ptolémée XIV, puis avec son fils Ptolémée XV (Césarion)) alors que la satrapie d’Égypte est finalement absorbée par la République Romaine…
[ Translate ]Sources: Wikipedia (Royaume lagide / ptolémaïque [FR/EN], Dynastie lagide [FR/EN], Cyrène [FR/EN]), FAC (Ptolemaic Kingdom); BMC v.7: #87, 96-99 (Ptolémée V); Svoronos: Sv 856 (pl. XXXIV, 7), Sv 871 (pl. XXXIV, 33-34), Sv 872 (pl. XXXIV, 35-37), Sv 873 (pl. XXXIV, 38), Sv 1658 (pl. LXIII, 5), Sv 1725 (pl. LXIII, 10). Réf. en ligne: Google, acsearch, FAC (Sv 871), FAC (Sv 871), FAC (Ptolemy V), FAC (Sv 871), Hearst, MRB, numismatics, WildWinds: Ptolemy II, Sv 856 (text, image), WildWinds: Ptolemy IV, Sv 873 (text1, image1 / text2, image2), WildWinds: Ptolemy V, BMC 76 (text, image), WildWinds: Ptolemy IX, Sv 1725 (text, image). Voir aussi ma fiche.
Bibliographie:
- — PtolemAE Project: Mint and Denomination Series of Ptolemaic Bronzes
- Head, B.V. Historia Numorum: A Manual of Greek Numismatics (Oxford: Clarendon Press, 1887): pp. 713-714.
- Nikolova, Diana Teodorova. Debasement and Currency Fluctuations in Hellenistic Egypt: Compositional Analysis of Ptolemaic Silver and Bronze Coinage (PhD thesis, University of Liverpool, February 2021). Pp. 223-225, 272-273.
- Panayota Vassiliou, Olga Papadopolou , Sabrina Grassini, Emma Angelini. “Provenance, manufacturing and corrosion behavior of Ancient Hellenistic coins from Egypt”. International Conference on Metrology for Archaeology and Cultural Heritage Florence, Italy, December 4-6, 2019. Pp. 555-556.
- Poole, R.S. A Catalogue of the Greek Coins in the British Museum, Vol. 7: The Ptolemies, kings of Egypt. (London, 1883): pp. 38-39, 76-77, 83.
- Svoronos, J. Ta Nomismata tou Kratous ton Ptolemaion. Vol. 1-2, Vol. 3-4. (Athens, 1904-08) [FAC, DLCNW]
La semaine prochaine nous continuons la présentation de pièces de monnaie des royaumes environnants l’Empire Romain avec une pièce Séleucide.
Images du mer-fleuri [002.022.152]
Quid est? / Qu’est-ce que c’est?
Lorsque je me promène dans le parc (ou ailleurs dans la nature) et que je prends des photos de plantes, d’oiseaux ou d’insectes, j’aime bien savoir ce que c’est. Prendre une photo pour moi est une occasion d’accroître mon savoir. Il y a plein de gens qui prennent des photos et les mettent sur leur blog ou leur FB sans se donner la peine de les identifier et si cela offre une belle photo qui nous fait tous admirer les merveilles de la nature, je trouve cela tout à fait inutile si je ne peux pas identifier le sujet de la photo. Au jardin botanique c’est plutôt facile puisque la plupart des plantes sont présentées avec une fiche signalétique. Au festival de la tulipe d’Ottawa c’est un peu plus compliqué car il n’y a rien qui ressemble plus à une tulipe qu’une autre tulipe et que si le festival identifie le contenu d’un parterre il n’offre aucune aide pour associer chaque nom au cultivar qu’il représente (une image sur la fiche signalétique serait fort utile — quoi que cette année le festival offre une carte interactive des plates-bandes qui fait cette association). Toutefois, dans un parc nature, nous sommes tous laissé à nous même. Et même si j’ai déjà identifié une plante dans le passé, comme j’ai une très mauvaise mémoire, c’est toujours à recommencer…
J’ai d’abord essayé des applications d’identification de plante mais, malheureusement, les applications gratuites ont un taux de réussite très bas quand il s’agit d’identifier une plante. J’ai alors vite abandonné et me disant qu’il valait mieux de simplement prendre un bon cliché de la plante et que je l’identifierais plus tard. Pour ce faire j’ai longtemps utilisé de bon vieux livres de botaniques mais cela demandait de longues heures à feuilleter des références à la recherche de photos similaires à la plante que je voulais identifier. Puis j’ai découvert Google Images, qui est un engin de recherche par image. Il suffit de “glisser/déposer” (“drag & drop”) une image dans la plage de recherche et Google vous suggère une identification. Encore une fois le taux de succès de ces suggestions est plutôt bas (par exemple, la plante ci-dessous est identifiée comme étant possiblement du jasmin !) mais Google fournit aussi une sélection d’images visuellement similaire que l’on peut parcourir et notre cerveau peut alors les analyser plus efficacement que l’intelligence artificielle de Google. Cela demande encore beaucoup de temps mais le fait d’avoir des suggestions de départ réduit de beaucoup le temps de recherche. Toutefois, j’ai récemment découvert une application encore plus facile et efficace.
[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/05/30 ]
Ce que j’admire chez Apple c’est leur volonté de sans cesse améliorer leurs applications, souvent en y ajoutant des fonctionnalités qui n’étaient auparavant offertes que par de tiers parties. Je me promenais récemment dans le Parc Frédéric-Back et j’y ai vu un arbre avec une superbe floraison très odorante. Je me souvenais vaguement d’avoir déjà identifié cette espèce mais la mémoire me faisait défaut (et, pour une fois, mon épouse n’a pas pu m’aider — pour ce qui est de plantes elle est d’habitude une excellente ressource). J’ai tenté alors de voir si je ne pouvais pas directement, sur place, fournir l’image de l’application “Photos” à “Google Images” pour l’identifier.
- Photos app
- Look Up – Plant (logo)
- Visual Look Up logo
- Visual Look Up
- Siri Knowledge – Results
En tâtonnant sur mon iPhone, j’ai remarqué deux étranges logos: une feuille dans un cercle blanc qui apparaissait au centre de l’image et un “i” dans un cercle avec un scintillement apparaissant dans les icônes de menu au bas de l’écran (j’ai par la suite découvert que ces icônes apparaissaient aussi dans l’app “Photos” de mon MacBook Pro). Cliquer sur l’un ou l’autre de ces icônes appel la fonctionnalité “Recherche Visuelle” qui utilise les connaissances de Siri (“Siri Knowledge”) pour identifier les différents éléments qui apparaissent dans les photos (sites touristiques, œuvres d’art, plantes, fleurs, animaux, etc. — fonctionnalité disponible uniquement dans certaines régions pour l’instant. J’ai ainsi découvert par hasard, à mon grand étonnement, que Apple avait amélioré son appli “Photos” dans sa dernière mise à jour (MacOS 12 Monterey / iOS 15 et iPadOS 15) en lui donnant une fonctionnalité similaire (mais O combien supérieure!) à Google Images: nous pouvons maintenant interagir avec nos photos non seulement en identifiant le contenu (“Recherche visuelle” [Visual Look Up]) mais aussi avec le texte présent dans les photos (“Texte en direct” [Live Text] qui permet de copier/coller le texte, le rechercher, le traduire, le partager, activer une adresse web ou un numéro de téléphone, etc.!!). C’est vraiment incroyable car, jusqu’à maintenant, les essais que j’ai effectué ont démontré un taux de réussite très élevé dans les identifications de plantes. Bon, ce n’est pas parfait (il y a parfois des erreurs où l’application donnera une mauvaise identification, ou une identification trop générique — une rose sera simplement un rose, une tulipe simplement un tulipe, mais au moins le genre est identifié correctement même si l’espèce ou le cultivar exacte n’est pas précisé) mais c’est un outil qui me sera dorénavant extrêmement utile.
Ainsi, Siri a correctement identifié cet arbre comme étant un Robinia pseudoacacia (robinier faux-acacia ou “black locust” en anglais). La technologie ne cessera donc jamais de m’émerveiller. Je me promène maintenant en pleine nature, mon iPhone à la main non seulement pour prendre de charmantes images mais aussi comme instrument scientifique, tel un “tricorder” de Star Trek! Où tous cela nous mènera?
[ Non Sequitur by Wiley Miller, 2022/05/05 ]
“Génèse 2.0 : Selon la légende, quelqu’un a dit : « Alexa… rend le monde entier meilleur ». Puis, pour faire court, nous avons été redémarré”.
[ Translate ]La guerre des mondes t.2
“Les Martiens se sont lancés à l’assaut de la Terre ! À cause de leur rayon ardent, rien ne semble pouvoir les arrêter, pas même l’armée anglaise… En effet, après le passage de ces étranges créatures, la ville de Maybury n’est plus qu’un gigantesque tas de ruines.
Le photographe témoin du terrible massacre se fait alors une promesse : si le genre humain doit s’éteindre, il lui faut au moins documenter cette guerre. C’est malheureusement à Weybridge, sur la route de Londres, que le jeune homme a de nouveau l’occasion de braquer son appareil sur les tripodes…Avec son souci du détail scientifique et son sens inné du suspense, H. G. Wells a ancré depuis plus d’un siècle l’image de l’invasion martienne dans l’imaginaire populaire. La Guerre des mondes réveille l’angoisse qui sommeille au plus profond de nous face à l’inconnu… Et si, vu de l’espace, l’homme n’était qu’un insecte impuissant ?”
[Texte de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
La guerre des mondes (宇宙戦争 / Uchû Sensô / lit. “La Guerre de l’espace”) est un manga seinen par Sai Ihara (猪原 賽) et Hitotsu Yokoshima (横島 一) qui a été sérialisé dans le magazine Comic Beam 100 (Enterbrain) depuis octobre 2018 et dans Comic Beam entre mai 2019 et février 2021 avant d’être compilé en trois volumes chez Kadokawa Shoten. Il a été publié en français chez Ki-oon (le troisième et dernier volume est paru en mars 2022). J’ai déjà commenté le premier volume.

Page 23
En 1901 le martiens débarquent à Maybury Hills et leur tripodes mettent la ville à feu et à sang… Un jeune photographe, séparé de sa femme alors qu’il retournait chercher sa caméra pour documenter l’invasion, tente de rejoindre celle-ci mais la route est coupée. L’armée britannique fait piètre figure face aux armes plus avancées de l’envahisseur. Elle réussit tout de même à abattre l’un des tripodes. Toutefois ceux-ci utilisent une nouvelle arme: une fumée noire toxique. Le photographe observe aussi qu’ils capturent des humains. Réfugié dans une maison en ruine, il peut les observer à son aise. Pendant ce temps, Londres est aussi attaquée. Le frère du photographe doit fuir. Il aide une jeune femme et sa domestique à rejoindre le port pour évacuer vers le contient…
Je dois avouer que ce deuxième tome est bien meilleur que le premier. Le récit est plus fluide et fait un peu plus sérieux. Même le dessin me semble plus travaillé quoique le style reste encore assez ordinaire. Certains personnages (comme les militaires) restent très caricaturaux. Par contre la description des martiens est assez intéressante. Ce manga est finalement une interprétation intrigante du roman de Wells qui mérite sans doute d’être lu si vous êtes curieux. Je vais donc donner sa chance au troisième tome dès qu’il sera disponible en bibliothèque…
La guerre des monde 2, par Sai Ihara (scénario, basé sur le roman de H.G. Wells) et Hitotsu Yokoshima (dessin). Paris: Ki-oon (Coll. Seinen), septembre 2021. 182 pages, 15 x 21 cm, 13,90 € / $C 25.95, ISBN 979-10-327-0825-5. Pour lectorat adolescent (14+). ![]()
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
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© Sai Ihara / Hitotsu Yokoshima 2020
[ Translate ]Bibliographie essentielle de l’anime
Suite à mon commentaire sur Encyclopédie des Animés v. 1, j’ajoute cette bibliographie essentielle de l’anime. J’ai déjà mis en ligne une bibliographie de la culture japonaise (anime, manga, etc.) mais elle n’a pas été mise à jour depuis belle lurette et la plupart des hyperliens (vers d’autres sites et les images) sont morts (faudra que je corrige cela éventuellement). Alors, en attendant, voici une petite mise à jour pour l’Anime…
En français
- — 100 films d’animation japonais. Paris: Ynnis Éditions, octobre 2018. 288 pages. ISBN 9782376970224. [ Goodreads • WorldCat ]
- — 100 séries d’animation japonaise. Paris: Ynnis Éditions, 2020. 207 p. ISBN 9782376971368. [Amazon • WorldCat ]
- — L’animation japonaise en France: Réception, diffusion, réappropriations. L’Harmattan, mars 2016. 228 p. ISBN 978-2-343-07993-6. [ Goodreads • WorldCat ]
- — Encyclopédie des Animés (Animeland Hors-Série)
- Vol. 1: 1963-1979. Paris: Ynnis Éditions, décembre 2021. 112 p. 17,95€, ISBN 9782376972419. [ Amazon • Nelligan • WorldCat ]
- Vol. 2: 1980-1988. Paris: Ynnis Éditions, mars 2022. 144 p. 19.95 €, ISBN 2376972698. [ WorldCat ]
- Vol. 3: 1989-1993. Paris: Ynnis Éditions, juin 2022.
- Vol. 4: 1994-1998. Paris: Ynnis Éditions, à paraître en septembre 2022.
- — Le petit monde de la Japanim’ (Animeland Hors-Série #5). Paris: Anime Manga Presse, juin 2003. 260 p. [ WorldCat ]
- KOYAMA-RICHARD, Brigitte. L’animation japonaise : du rouleau peint aux Pokémon. Paris: Flammarion, septembre 2010. 248 p. ISBN : 9782081227873 [ Amazon • Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- PINON, Matthieu et BUNEL, Philippe. Un siècle d’animation japonaise. Paris: Ynnis Éditions, 2017. [ Amazon • clodjee • Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- PRUVOST-DELASPRE, Marie. Aux sources de l’animation japonaise, Le studio Tôei Dôga. Rennes: Presses Universitaires de Rennes, mars 2021. 352 p. ISBN 9782753580817. [ Amazon • WorldCat ]
En Anglais
- BARICORDI, Andrea; De GIOVANNI, Massimiliano; PIETRONI, Andrea; ROSSI, Barbara and TUNESI, Sabrina. Anime: A Guide To Japanese Animation (1958-1988). Translated from the Italian by Adeline D’Opera and presented by Claude J. Pelletier. Montreal, Protoculture, 2000. 320 pages, B&W, ISBN 2-9805759-0-9. $25.00 US/Can. [ Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- CAMP, Brian & DAVIS, Julie. Anime Classics Zettai! 100 Must-See Japanese Animation Masterpieces. Berkeley, Stone Bridge Press, 2007. 408 pg. ISBN 978-1933330228. $18.95 US / $23.00 CDN. [ clodjee • Goodreads • WorldCat ]
- CLEMENTS, Jonathan. Anime: A History. New York: Bloomsbury, December 2013. 256 p. ISBN 9781844573905. [ Amazon • Goodreads • WorldCat ]
- CLEMENTS, Jonathan & McCARTHY, Helen. The Anime Encyclopedia: A Guide To Japanese Animation Since 1917. Revised & Expended Edition. Berkeley, Stone Bridge Press, 2006. 870 pg. ISBN 978-1933330105. $29.95 US. [ Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- DRAZEN, Patrick. Anime explosion! : The What? Why? Wow! of Japanese Animation. Berkeley: Stone Bridge Press, January 2010. 320 p. ISBN 978-1880656723. [ Amazon • Goodreads • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
- KOYAMA-RICHARD, Brigitte. Japanese animation : from painted scrolls to Pokémon. Paris: Flammarion, October 2010. 248 p. ISBN 978-2080301536. [ Amazon • Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- LAMARRE, Thomas. The anime machine : a media theory of animation. Minneapolis: University of Minnesota Press, 2009. 424 p. ISBN 978-0-8166-5155-9. [ Amazon • Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- LEDOUX, Trish & RANNEY, Doug. The Complete Anime Guide. Japanese Animation Film Directory & Resource Guide. Tiger Mountain Press, 1997. 214 pg. ISBN 0-9649542-5-7. $19.95 US [ Goodreads • WorldCat ]
- McCARTHY, Helen. The anime movie guide. Woodstock: Overlook Books, July 1997. 288 p. ISBN 978-0879517816. [ Amazon • Goodreads • WorldCat ]
- McCARTHY, Helen. 500 essential anime movies : the ultimate guide. New York: Harper Design, January 2009. 528 p. ISBN 978-0061474507. [ Amazon • Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
- McCARTHY, Helen & CLEMENTS, Jonathan. The Erotic Anime Movie Guide. London: Titan Books, 1998. 191 pg. ISBN 1-85286-946-1. £12.99. [ Goodreads • WorldCat ]
- NAPIER, Susan J. Anime from Akira to Howl’s moving castle : experiencing contemporary Japanese animation. St. Martin’s Griffin, November, 2005. 400 p. ISBN 9781403970527. [ Amazon • Goodreads • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
- POITRAS, Gilles. Anime Essentials: Every Thing A Fan Needs To Know. Berkeley: Stone Bridge Press, 2001. 127 pg. ISBN 1-880656-53-1. $14.95 US. [ Goodreads • WorldCat ]
- RICHMOND, Simon. The rough guide to anime. Rough Guides, June 2009. 304p. ISBN 978-1858282053. [ Amazon • Goodreads • Nelligan • WorldCat ]
En Italien
- BARICORDI, Andrea; De GIOVANNI, Massimiliano; PIETRONI, Andrea; ROSSI, Barbara and TUNESI, Sabrina. Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese. Bologna: Granata Press, 1991. 320 pages. ISBN 88-7248-014-0. 35,000 L. [ Goodreads • WorldCat ]
Encyclopédie des animés v.1
Animeland H-S
Vol. 1: 1963-1979“ENFIN LA PREMIERE ENCYCLOPÉDIE DE TOUS LES ANIME JAPONAIS DE 1963 À NOS JOURS !
Sous la plume de l’équipe rédactionnelle d’AnimeLand, retracez pas à pas l’histoire de la japanimation de ses débuts à nos jours. (Re)découvrez des univers vastes et multiples au fil de nos fiches illustrées, complètes et détaillées. Animé après animé, cette mine d’informations vous permettra de comprendre en détail les films et les séries nippones.
Enfin, identifiez facilement les chefs-d’œuvre indispensables à tout connaisseur, dont nous mettons en lumière les points clés et les atouts. Cet ouvrage est le premier d’un vaste projet, unique au monde, qui a pour ambition de lister de manière exhaustive l’ensemble de l’animation japonaise au sein d’une seule et même collection, publiée à un rythme trimestriel. Nous commençons ici notre voyage avec plus de 370 productions qui s’étendent de 1963 à 1979 et dessinent l’extraordinaire écosystème de la japanimation !
Gundam • Goldorak • Candy • Albator • Capitaine Flam • Le Roi Léo • Astro le petit robot • Les Moomins • Gatchaman • Heidi •Casshern • Lupin III • Mazinger Z • Lady Oscar • Zambot 3 •Daitarn 3 • Cherry Miel • Sasuke • Space Battleship Yamato •Time Bokan • Galaxy Express 999 • Judo Boy • Ashita no Joe…”
[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
On trouve beaucoup d’ouvrages de références sur le manga mais relativement peu sur l’animation japonaise. Cette carence est particulièrement dramatique en langue française — il est à noter que la plupart des ouvrages existants ont été produit par l’équipe du magazine Animeland (AM Media Network) et l’éditeur Ynnis. Si il y a eut des ouvrages thématiques ou qui proposent une sélection de titres, il n’y avait pas encore eut jusqu’à maintenant, en français, une encyclopédie qui présente de façon exhaustive toutes les animations japonaises dans un ordre, non pas alphabétique, mais chronologique. Cette encyclopédie comble enfin cette lacune.
Ce premier volume, qui couvre plus ou moins les deux premières décennies de l’animation japonaise, a été produit par l’équipe d’Animeland sous la direction de Cédric Littardi, la supervision de Sébastien Célimon (Responsable éditorial) et rédigée par Bounthavy Suvilay, Philippe Bunel, Sébastien Célimon, Bruno de la Cruz, Wilfrid Desachy, Cédric Littardi et Ilyes Rahmani. En plus de la filmographie des animés (qui offre les données de production — comme le titre, le réalisateur, le studio, le diffuseur, la date de parution, la source [scénario original ou adaptation], le format — et une brève description), l’ouvrage présente une note de l’éditeur (Cedric Littardi), un avant-propos, une introduction (qui parle un peu des débuts de l’animation japonaise avant 1963), une explication de la méthodologie (la composition des fiches) et des pictogrammes employés, des notices biographiques des rédacteurs, un lexique, un index alphabétique, un index des noms propres, un index des titres en français, une bibliographie et une conclusion qui introduit le volume suivant.
Les rédacteurs admettent volontiers qu’ils se sont fortement inspiré du premier ouvrage à offrir une filmographie exhaustive de l’animation japonaise, Anime: Guida al cinema d’animazione giapponese, publié à Bologne en 1991 et qui avait le seul défaut d’être en italien! Ils omettent cependant de mentionner que cet ouvrage avait été aussi traduit en anglais (bien maladroitement, je l’admet) par Protoculture en 2000. Mais peu importe, cette information (reformulée, mise à jour et recherchée avec attention) est maintenant disponible pour le monde de la francophonie et c’est un fait que l’on ne peut que célébrer haut et fort.
Encyclopédie des Animés est amplement illustré et très riche en information. C’est donc un ouvrage incontournable et indispensable à tous amateur, érudit ou nostalgique de l’animation japonaise. J’ai bien hâte de voir la suite (qui n’est pas encore en bibliothèque à Montréal, ni sur amazon.ca… Un service de presse serait donc très apprécié… Hint! Hint!).
Encyclopédie des animés, vol. 1: 1963-1979, Paris: Ynnis Éditions (Animeland HS), décembre 2021, 112 pages, 19.2 x 27 cm, 17,95€ / $29.95, ISBN 9782376972419. Pour lectorat de tout âge. ![]()
[ Translate ]Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • WorldCat ]
Ainsi qu’une présentation par Yvan West Laurence sur Youtube:
Haïku d’coeur
Sur mon beau noir destrier
Les pieds fermement dans l’étrier
Je parcours, je parcours… l’été
[ Translate ]
Images du chat-medi [002.022.148]
Monnaies anciennes 92
Pièce grecque (6)
Ma sixième pièce de monnaie grecque est une assez belle obole de bronze (AE23, G [Good], AE [Bronze], 20 x 23 mm [0.9 po], 6.079 g [93.8 grs], payé environ $5 le 1985/01/06, caractérisée par une patine verte avec quelques concrétions rougeâtres; die-axis: ↑↓). L’avers représente une tête d’Artémis, à droite, portant un bandeau (taenia), avec possiblement un arc et un carquois par-dessus l’épaule. Le revers illustre une lyre avec l’inscription grecque verticale PHΓI-NΩN (Ῥήγιον / Rhegion pour la cité grecque de Rhegium) dans le champs de part et d’autre.
Les sources (voir plus bas) s’entendent sur le fait que cette pièce a été frappé à Rhegium entre 270 et 203 AEC (quoique certain la date de 260-218 AEC).
Rhegium est une cité de la Grande-Grèce situé à l’extrémité ouest de la Calabre (région que les romains appelait Bruttium, d’après le peuple qui y habitait: les Bruttii). Elle occupait une position stratégique sur le détroit de Messine, juste en face de la ville du même nom, en Sicile. Fondée vers 730 AEC, elle a été l’une des premières colonies grecques en Italie. C’était une cité importante surtout pour le commerce maritime. Elle a longtemps été une allié d’Athènes (particulièrement durant la Guerre du Péloponèse (431-404 AEC), qui opposait Athènes à Sparte, Corinthe et Syracuse). Durant la troisième Guerre gréco-puniques (opposant les Cathaginois et Syracuse pour le contrôle de la Sicile en 398-393 AEC) elle est tombé sous le contrôle de Syracuse. Elle s’est allié à la République Romaine en 282, peu de temps avant la guerre de Pyrrhus. Le romains se sont par la suite emparé de la cité et ont restauré son indépendance en 271 AEC. Elle conserva alors ses coutumes et sa langue grecques ainsi que le droit de frapper monnaie. Toutefois, après la deuxième guerre punique (218-202 AEC) elle fut définitivement absorbée par la République Romaine.
[ Translate ]Sources: Wikipedia (Artémis [FR/EN], Lyre [FR/EN], Rhegium [FR/EN]), FAC (Artemis, Bruttium, Lyre); Head B.V., H.N.: pp. 75-77, 91-92, 95; Poole R.S., BMCG v.1: Italy: p. 380. Réf. en ligne: Google, acsearch, eBay, Thirion, WildWinds (SNG ANS 729 (text, image), 729ff (text, image), 731 (text, image)). Voir aussi ma fiche.
La semaine prochaine nous reprenons la présentation de pièces de monnaie des royaumes environnants l’Empire Romain avec une pièce ptolémaïque.
Images du mer-fleuri [002.022.145]
Retour au jardin
Après deux ans d’absence due à la pandémie de COVID, nous sommes finalement retourné au Jardin botanique. Équipé de nos cartes Opus et Accès-Montreal, ainsi que d’un pic-nic, nous avons d’abord affronté le transport en commun (le port du masque n’étant plus obligatoire — sauf des certains endroits comme les hôpitaux et le transport en commun — plusieurs personnes défi la règle et ne le porte plus dans l’autobus et le métro). Au jardin botanique nous sommes accueillis par une allée bordée de plates-bandes de tulipes. Je grimace: après le festival d’Ottawa j’ai assez vu de tulipes pour toute l’année! Nous prenons à gauche vers la section des plantes utiles (vivaces, nourricières, médicinales, etc.), et les lilas. Car le mois de mai est le mois des lilas — quoique nous commençons à être tard dans la saison des lilas…
Nous passons la guérite d’entrée en montrant nos cartes accès-montréal qui nous permettent l’accès gratuit aux jardins extérieurs. Nous traversons le jardin des plantes vivaces qui pour l’instant offre surtout de petites fleurs couvre-sol. Nous passons rapidement les jardins nourriciers et des nouveautés qui sont encore en préparation (Il me semble que quand nous visitions le jardin en mai par les années passées ces jardins étaient déjà planté, il y aurait donc du retard cette année) nous rendre au jardin des lilas () qui sont encore en fleurs (quoique certains commencent à être un peu fanés). Nous nous étendons quelques instant à l’ombre d’un lilas, juste pour apprécier la tranquillité du lieu: le chant des oiseaux, un ciel bleu azur troublé que par la trainé blanche d’un avion de ligne, et une température parfaite autour de vingt degré.
Nous nous rendons ensuite aux étangs surtout pour y observer le monde animal: des bernaches (Branta canadensis), des carouges à épaulettes (Agelaius phoeniceus; le mâle se fait entendre mais seule la femelle est visible), une libellule (il en existe une cinquantaine d’espèces au Québec mais je crois qu’il s’agit ici de Macromia illinoiensis), et des tortues peintes (Chrysemys picta). Nous traversons ensuite le jardin des Premières-Nations pour nous rendre au jardin Japonais. Je ne vois que deux carpes koï dans l’étang (carpe diem semble-t-elle me dire!). Dans la salle Toyota du Pavillon Japonais on retrouve la même exposition sur la culture japonaise qu’il y a deux ans. La salle Nomura offre une exposition sur la vaisselle japonaise avec des thèmes décoratifs basés sur la nature. Nous revenons ensuite vers l’entrée en prenant le temps de contempler ce qui me semble un cerisier en fleur (Prunus serrulata ?), puis nous passons au travers le jardin aquatique et la roseraie encore dénudée de fleurs (il faudra revenir en juin). Finalement, nous faisons un dernier arrêt sur la terrasse du restaurant du jardin pour manger une petite collation (un sandwich et un biscuit) avant d’aller reprendre le métro et l’autobus…
Ce fut une belle journée d’excursion mais tout de même un peu épuisante (on a marché un bon douze milles pas). Toutefois, il faudra essayer de revenir plusieurs fois au cours de l’été pour apprécié les différentes floraisons…
[ Translate ]Old Books (updated)
Here is an updated list of my old books collection. It is a part of my Cabinet of curiosities.
It was updated for a second time on September 29th, 2025.
15th century
This is a folio from the incunable Das buch der Chroniken vnnd geschichten mit figuren vld pildnussen von Anbeginn der welt biss auff dise vnsere Zeyt [“The Book of Chronicles and Histories With Figures and Illustrations From the Beginning of the World to the Present Day”] also known as Die Schedelsche Weltchronik [“Schedel’s World History”] or simply The Nuremberg Chronicle. It was first written in Latin by Hartmann Schedel on commission from the merchants Sebald Schreyer and Sebastian Kammermeister, and was later translated into German by George Alt. It was published in Nuremberg by Anton Koberger in December 1493.
The recto of the CCXXIIII leaflet has a heading title (“Anfang der Carrarier herrschung” / “Origin of the reign of the lords of Carrara”), five illustrations and six vignettes dedicated to Marsiglio (Marsilius) of Carrara (lord of Padua), Arnaldus de Villanova (Arnaud de Villeneuve, Valencian doctor and theologian), Petrus Apponus (Pietro d’Abano, doctor and philosopher of Padua), Dino Del Garbo (Florentine physician), Gentilis Fulginas (Gentile da Foligno, physician and philosopher from the city of Foligno) and Matheus Silvaticus (Matthew Silvaticus, physician and botanist from Mantua). See the English translation.
The verso of the CCXXIIII leaflet has a date (“Jar der werlt vi v i vi; Jar cristi i iii i vi” / “Year of the world 6516; Year of Christ 1316”), two illustrations and two vignettes: one dedicated to Pope Iohannes der xxii (John XXII) and the other, after a new date (“Jar der werlt vi v xxxiiii; Jar cristi i iii xxxv” / “Year of the world 6534; Year of Christ 1335”), to Pope Benedictus der xii (Benedict XII). See the English translation.
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16th – 17th centuries
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[Iustiniani Augusti] Digestorum sev pandectarum (Pars qvarta [liber XX – XXVII]), De Pignoribvs et hypothecis, Cum Priuilegio Regis, Lvgdvni [London], Apud Gulielmu Rouillium, 1581.
My oldest book is volume four (books 20 to 27) of a 1581 latin edition of the Digest or Pandects by the emperor Justinian I which constitute a compendium of Roman laws.
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Aesopi Phrygis: Fabulae Elegantissimis iconibus veras animalium speciesad viuum adumbrantibus; Gabriae Graeci Fabellae XLIII ; batrachomyomachia Homeri, hoc est, ranarum et murium pugna. galeomyomachia, hoc est, felium et murium pugna tragoedia graeca. Haec omnia cum latina interpretatione ; accesserunt Auieni antiqui autoris fabulae. Editio postrema, caeteris omnibus castigatior. M D XCIIII [1594]. Apud Ioan[nem] Tornaesium, Typ. Regivm Lvgd[uni] [London].
More interesting is this 1594 illustrated edition of Aesop’s Fables with opposing Greek and Latin texts.
[ WorldCat ]
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API𝚺TOTELOY𝚺 𝚷O𝚲ITIK𝛀N BIB.[λία] O.[κτώ]. ARISTOTELIS POLITICORVM LIBRI VIII (Aristotle’s Politics, in eight books). cum perpetua Danielis Heinsii in omnes libros paraphrasi; cedit accuratus rerum index. LVGDVNI BATAVORVM (Leyden, Netherland). Ex Officinâ ELZEVIRIANA. ANNO clↄ Iↄ CXXI. (MDCXXI / Year 1621).
This book is an in octavo (8vo, i.e. about 5.25 x 7.25 inches / 13 x 18 cm), set in contemporary full vellum, yapp edges, handwritten title on the spine (faded in this case). Besides a few stain, annotations and worm holes it is in pretty good shape. It has 1045 pages, plus sixteen introductory pages and a forty pages index (so it is 2.5 inches thick). It is a first Elzevir edition, presenting the Greek and Latin texts in parallel, with a commented synopsis (in Latin) by Daniel Heins for each book. According to the colophon, the typesetting was done by Isaac Elzevir.
[ Abe Books • Google • More Info • WorldCat ]
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Svmma Omnivm Conciliorvm et Pontificvm, Rothomagi [Rouen], Apud Ioannem de la Mare, M DC XXXIII [1633].
This 1633 latin edition offers a compilation of conciliar and pontifical edicts. Those canonico-legal texts are rather insipid but the thick velum book with a pig-skin cover has quite a nice look.
[ WorldCat ]
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Qvinti Horatii Flacci Poemata, Amstelod [Amsterdam], Apud Ioa[nnem] Ianssonium, MDCXXXXIII [1643].
A 1643 latin edition of the poems of Horace.
[ WorldCat ]
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“VALERE MAXIME, A PARIS, CLAVDE BARBIN, dans la grand’ Salle du Palais, du cofté de la Salle Dauphine, au Signe de la Croix. M.DC.LIX. [1659]”
The title of the book (which doesn’t appear on the first page) is “Factotum ac dictorum memorabilium libri IX” [nine books of memorable deeds and sayings]. The binding (pork skin?) includes two volumes (it’s 4.5 cm thick), in the sextodecimo format (in-16, in this case 8 x 12.75 cm) . According to the note from Mr. de Freitas, it’s the second edition in French, translated by Jean Claveret. It is a collections of a thousand historical anecdotes, many lifted from earlier Roman writers, re-drafted by Valerius Maximus as moral and social models. It was written during the reign of Tiberius (around around CE 30 or 31). It is quite interesting…
[ More Info • Wikipedia • WorldCat ]
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Lucien, de la traduction de N. Perrot, Sr. d’Ablancourt, à Amsterdam, chez Jean de Ravestein [Johannes Van Ravesteyn], M D C LXIV [1664].
My favourite old book: a 1664 old-french edition of the works of Lucian of Samosata.
[ WorldCat ]
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Instructio Sacerdotum, ac Poenitentium (…) [Instruction des prêtres sur le repentir], par Francisco de Toledo; Sacramento Ordinis, par Martino Fornario; Tractatus de origine et clausura sanctimonialium, par Andrea Victorello; Institutio confessariorum, par Martino Fornario. Venetia, Caroli Conzatti, 1667.
In-quarto, four books in one. The subject is of little interest and the book is in rather average condition (some pages are warped, stained, or with traces of wetting) but this is my first in-4 book (and the first from an Italian publisher), acquired at a good price.
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HISTORIAE AUGUSTAE SCRIPTORES VI. AELIUS SPARTIANUS. VULC[acius] GALLICANUS. JULIUS CAPITOLINUS. TREBELL[ius] POLLIO. AELIUS LAMPRIDIUS. FLAVIUS VOPISCUS. Cum integris Notis. ISAACI CASAUBONI, CL[audi] SALMASII & JANI GRUTERI. Cum Indicibus locupletiffimis Rerum ac Verborum. TOMUS I [of 2]. LUGDUNI BATAV[orvm] [Leiden, Netherlands]. Ex Officina HACKIANA [Johannes Hackius], A•MDCLXXI [anno 1671].
This is a small in quarto of 1,144 pages, with a nice vellum binding. This is not one of my oldest books (in fact it is the most recent I have for the 16-17th century period) and I already have an in quarto. However, its very good condition and the fact that it’s about a subject that is quite dear to me, make it one of my most precious books (along with the works of Lucian of Samosata).

18th – 19th centuries
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The Apologies of Justin Martyr, Tertullian, and Minutius Felix. In Defence of the Christian Religion with the Commonitory of Vincentius Lirinensis, Converning the Primitive Rule of Faith, Translated from their originals, by William Reeves, In Two Volumes, London, 1716.
More recent but interesting is this English translation of three christian apologists: Justin Martyr, Tertullian, and Minutius Felix.
[ WorldCat ]
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Histoire de l’Empereur Jovien et traductions de quelques ouvrages de l’Empereur Julien [Les Césars, Misopogon, Lettres, Fable Allegorique], par l’Abbé de la Bleterie [en deux tomes], à Paris, chez Prault fils, M DCC CLVIII [1748].
18th century french history book about the Emperor Jovian with translation of ancient texts by Emperor Julian.
[ WorldCat ]
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TRADUCTION DES SATIRES DE PERSE, ET DE JUVÉNAL. Par le Reverend Pere TARTERON, de la Compagnie de JESUS. NOUVELLE EDITION. Augmentée d’Argumens à chaque Satire. A PARIS, De la Compagnie des Libraires. M DCC LII. [1752] AVEC PRIVILEGE DU ROI.
This is an 18th-century bilingual (Latin & French) edition of the Satires of Persius and Juvenal. It is a 400-page (34 of introduction, 255 of text and 10 of table, errata and dedication) duodecimo book (10 x 17 cm) with a period calfskin binding, in fairly good condition (some scratches), sheepskin, decorated spine, 5 raised bands, brown title label, red edges, rubbed corners, filed headcaps, and a detached marbled endpaper. The interior is very beautiful (apart from a few rare stains). The first blank leaf contains a modern ex-libris in pen.
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Sermons du Père de Segaud. Tome Troisième, À Paris, Chez Hippolyte-Louis Guerin, M DCC LII [1752].
A volume of religious texts about Lent from mid-18th century, in French. Uninteresting but still a nice old book.
[ WorldCat ]
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Histoire de France, depuis l’établissement de la monarchie jusqu’au règne de Louis XIV, par M. l’Abbé Velly [en 30 tomes], À Paris, Chez Desaint & Saillant, M DCC LXI [1761].
A superb collection of books about the history of France, but which doesn’t covers the french revolution since it was published before it happened! A nice set of 30 volumes!
[ WorldCat ]
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Méditations sur les Vérités Chrétienne et Ecclésiastiques, Anonymes [Joseph Chevassu], [en 6 tomes], À Lyon, Chez Jean-Marie Bruyset, M DCC LXIV [1764].
“Tirées des Epîtres & Évangiles qui se lisent à la sainte Messe tous les dimanches. Pour se disposer à célébrer ou à communier dignement, connoître les devoirs du Sacerdoces, & se mettre en état de faire les Instructions utiles aux Ecclésiastiques & au Peuple, pour touts les jours & les principales fêtes de l’année. Depuis l’avent, jusqu’au premier Dimanche de Carême.”
Extracts of the Bible to prepare oneself (but mostly priests) for the mass’ celebration. Boring religious stuff, but a nice mid-18th century old book set nevertheless.
[ WorldCat ]
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Méthode pour la direction des âmes dans le tribunal de la pénitence, et pour le bon gouvernement des paroisses. Anonyme [Joseph Pochard], À Besançon, Chez Lepagnez l’aîné, M DCC LXXXIV [1784].
Similar to the previous title, but late-18th century. Two volumes in the in-duodecimo format (in-12: each printed sheet [folio] was folded to give twelve small sheets or twenty-four pages; this very common format was varying according to the size of the original folio, but it was averaging the size of today’s pocket format).
[ WorldCat ]
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Les Siècles Chrétiens, ou Histoire du Christianisme. Dans son établissement et ses progrès depuis J.C. jusqu’à nos jours, Anonyme [Gabriel Marin Ducreux], [en cinq tomes], À Paris, chez Gueffier & Moutard, M DCC LXXXVII [1787].
A late-18th century book about the history of Christianity.
[ WorldCat ]
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Lycée, ou cours de littérature ancienne et moderne, par J. F. Laharpe [Tome quatrième, cinquième et sixième], À Paris, Chez Et. Ledoux et Tenré, 1817.
Three volumes (out of sixteen ?) from an history of ancient and modern literature. I have a lot of those early 19th-century books, but this one has a relatively interesting subject.
[ WorldCat ]
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L’Abeille Française, ou Leçons de Littérature et de Morale, tirées de la célèbre collection de MM. Noël et De La Place, et destinées à l’usuage des écoles franc̦aises dans les États Unis d’Amérique, par J.B.A.M. Deseze. Seconde Édition. Publiée et Imprimée par Joseph Desnoues, Imprimeur, à New York. 1821.
In bad condition and missing its cover but it’s the only old book I have printed in the Americas.
[WorldCat]
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NATURAL HISTORY; or, a Description of the Earth and of Animated Nature, Compiled from the Works of Buffon, Goldsmith, Cuvier, Shaw, Vaillant, Humbolt, Audubon, &c., A New Edition, Improved and Enlarged. By Richard Cope. Halifax: Printed and Published by William Milner, Cheapside. MDCCCXLVI [1846].
I found this book in my father’s library. It’s an octavo volume (15 x 24 x 5 cm) of 730 pages, with a cardboard cover, covered with brown cloth and thin leather. Unfortunately it was missing the front page so I had no idea who was the author or when it was published. The only clue was in the colophon: “William Milner, Printer, Cheapside, Halifax”… I then started a long investigation that allowed me to learn more about the book, its author and its publisher (Latest Acquisition , Investigation Update, A Sequel, Final Research). It’s just a mid-ninetieth century book, but it is in good condition and presents an interesting subject. And all the researches I made have endeared it even more to me…
[ Calderdale • Google • Lightcliffe Churchyard • WorldCat ]
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Rome, Lettres d’un Pèlerin, par Edmond Lafond. 2 vol. Paris: Ambroise Bray, Libraire-Éditeur. MDCCCLVI [1856].
The travelogue of a pilgrim in Rome. “A work that rightfully fits into the tradition of the grand tour and offers a series of sometimes curious and unusual observations on Italian customs and habits. The aspect of the artistic descriptions is not negligible. (…) This work has been selected by scholars as being culturally important, and is pat of the knowledge base of civilization as we know it.” Not very old but culturally interesting…
[ Google • WorldCat: Tome 1 • Tome 2 ]
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Journal de la Jeunesse, Paris: Hachette, 1896.
This is the annual compilation (with its characteristic red-binding) for a periodical dedicated to well-off kids between ten and fifteen years-old, published between 1873 and 1914. It offers a mix of educational articles and short stories (Source: Wikipedia). This is the compilation for 1896. Interesting subject and still old enough to be cherished.
[ WorldCat ]
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On the subject of “old books” you can find more information in those articles:
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Rideamus parum / cogitationes me [002.022.143]
12 Monkeys Pox
As a fan of both the 12 Monkeys movie and TV series, I couldn’t avoid making this pun. However, I make such punishing humour to make people punder about more serious subjects…
Hopefully this story is not foretelling the shape of things to come… However, seriously, the prospect of another AIDS-like pandemic (with transmission only from close or sexual contacts) with a smallpox-like virus is daunting. The current outbreak of Monkey Pox is representing the first human-to-human transmission cases. Fortunately, the smallpox vaccine is 85% effective against it and it seems to have a fatality rate of less than 1%. So it is nothing like COVID or Ebola. Nevertheless, it is inevitable that, as humans encroach more and more on previously pristine natural habitats (mostly in tropical rainforests), we’ll see also more animal-born infections jump to humans. The monkeypox virus, which is an Orthopoxvirus (of the Poxviridae family; there are 12 virus species in this genus!!), is just another example of this.
[ Translate ]Westmount Antiquarian Book Fair
I have often talked about my fondness for old books (see entries “Old Books”, “Cabinets of curiosities”, “2020 Antiquarian Book Fair”, “Latest acquisition” and “Natural History – Final research”). This interest was put on hold for a while since there was no antiquarian book fair during the pandemic. Until now. I was recently informed by Mr. Wilfrid de Freitas that the 29th Westmount Antiquarian Book Fair would be held on Saturday May 21 2022 at the Centre Greene (1090 Avenue Greene, Westmount) from 10:00 to 17:00. I couldn’t miss this.
I first took a quick tour of the place to spot interesting books. It was quick since it is a very small fair (“Canada’s Smallest Book Fair !”). I was mainly looking for 16th or 17th century editions of classical authors. Also, since I have books mostly in Greek, Latin and old French, I was looking maybe for a 17th or 18th century book in English. However my budget was limited to about $200. I found many interesting books but most of them were way over my budget, like a collection of letters from Italian artists by Giovanni Bottari (Italian, 1754-57, 2 vol. for $375) or The Shepherd Calendar by the poet Edmund Spencer (English, 1653, $3000 !!). Within five or ten minutes I had spotted two or three possible candidates for purchase:
- Aristotle’s Politics (Greek & Latin, 1621, $250 — very interesting but slightly over budget)
- Traduction des satyres de Perse et de Juvenal (French, 1714, $75 — within budget but 18th century)
- A Nuremberg Chronicle’s page (German, 1493, $350 — an in-folio, incunabulum page !!, a dream but too expansive, maybe another time?)
I looked around several time to make sure I didn’t miss anything and to ponder the expanse. After thirty minutes I took the plunge. I chose the first option, the 17th century edition of Aristotle’s Politics. The seller was Ayers Books (owned by Lindsay Bignell, they don’t have a physical location, sell only in book fair or by appointment and can be reach only by email or phone — see the contact information in the list of members of the “Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec [CLAQ]”). Seeing that I was still hesitating, the nice lady offered me a discount of fifty dollars which brought the price right within my budget! Lucky me! Apparently the book was acquired from the succession of an old monk. It is a nice addition to my collection of old books. It is not my oldest book but it is one of the nicest (well preserved, my third oldest, second biggest and, above all, a very interesting subject).
Here’s the title page:
API𝚺TOTELOY𝚺 𝚷O𝚲ITIK𝛀N BIB.[λία] O.[κτώ] (Aristoteloys Politikon, Biblia Októ)
ARISTOTELIS POLITICORVM LIBRI VIII (Aristotle’s Politics, in eight books)
cum perpetua Danielis Heinsii (with the continuous Daniel Heinsius’)
in omnes libros paraphrasi (paraphrase of all the books)
accedit accuratus rerum index (including an accurate index of things)
LVGDVNI BATAVORVM (Leyden, Netherland)
Ex Officinâ ELZEVIRIANA (from the Elseviers’ Printing House)
ANNO clↄ Iↄ CXXI. (MDCXXI / Year 1621)
This book is an in octavo (8vo, i.e. about 5.25 x 7.25 inches / 13 x 18 cm), set in contemporary full vellum, yapp edges, handwritten title on the spine (faded in this case). Besides a few stain, annotations and worm holes it is in pretty good shape. It has 1045 pages, plus sixteen introductory pages and a forty pages index (so it is 2.5 inches thick). It is a first Elzevir edition, presenting the Greek and Latin texts in parallel, with a commented synopsis (in Latin) by Daniel Heins for each book. According to the colophon, the typesetting was done by Isaac Elzevir. [ Abe Books • Google • WorldCat ]
As we all know, Aristotle (Ἀριστοτέλης / Aristotélēs) was a greek philosopher, student of Plato, that lived in Athens and Macedonia (where he tutored Alexander the Great!) during the 4th century BCE (384–322). His thinking had a profound influence on the medieval scholars and it endured through the Renaissance up to the Enlightenment when new philosophers (like Descartes, Hume, Kant, Spinoza) built upon his work to develop a modern way of thinking. Aristotle wrote over one hundred and fifty treaties but only a third of his corpus survived and is available to us. It includes his Πολιτικά (Politiká / lit. “the things concerning the πόλις [polis]” i.e. Politics) which is a treaty of political philosophy. In it he discusses the various forms of communities, what constitute the best political regime, citizenship, welfare, constitutions, the education in an ideal state and even music theory!
I recently started to pay more attention to who were the publishers of those old books. They were often both printer, librarian, distributor and even scholar. This book was published by the Elzevir. The Elzeviers House (Wikipedia [FR/EN]; Encyclopedia Britannica; National Library of Belarus) is a publishing house founded by Lodewijk (Louis) Elzevir (1540-1617). He learned the trade by working at the printing shop of Christoffel Plantijn in Antwerp. He moved to Leyden around 1580 and his descendants continued publishing until 1791. When he died, his son Bonaventura took over the business. Bonaventura Elzevir (1583–1652) began publishing in 1608, and in 1626 he took into partnership his nephew Abraham Elzevir (son of his brother Matthijs [Matthieu]; (1592-1652)). In 1617, his other nephew (Matthijs’ second son), Isaac Elzevir (1596–1651), had acquired printing equipment that he gave to his oncle and brother in 1626 when he decided to change career (he purchased a tavern in Rotterdam).
Old books are fascinating objects even if you cannot read them. They open the door to so many questions and just thinking about who might have manipulated and read them throughout the centuries is quite enthralling. I hope I will have the chance to discover (and acquire — if my budget allows it) many more.
Incidentally, the next Antiquarian book fair will be held at the Concordia University (Pavillon McConnell (1400 Boul. De Maisonneuve O.) on October 1st (from 12:00 to 18:00) and 2nd (from 11:00 to 17:00). It is organized by the “Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec” and will be a little bigger than the Westmount book fair.
[ Traduire ]Un samedi nature [002.022.141]
A Groundhog’s family
Une famille de marmotte
[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/05/23 ]
While walking on the park we were privileged to observed a family of groundhog (a mother and three pups) in their intimate moments. ♦ En nous promenant dans le parc nous avons eu le privilège d’observer une famille de marmottes (une mère et ses trois petits) dans leurs moments intimes.
Monnaies anciennes 91
Pièce grecque (5)
Ma cinquième pièce de monnaie grecque est un beau drachme (5 lirai / AE20, VG [Very Good], AE [Bronze], 20 mm [0.79 po], 6.196 g [95.6 grs], payé environ $10 le 1985/05/03, caractérisée par une patine verte due à une légère concrétion de vert-de-gris; die-axis: ↑↙︎). L’avers représente une tête de Poséidon à gauche portant un bandeau (taenia). Le revers illustre un trident avec des volutes marines entre les branches, entouré de deux dauphins (la tête en bas), avec l’inscription IEΡΩ-NOΣ (Hieronos, qui est le nom d’un tyran de la cité de Syracuse en Sicile entre 275 et 215 AEC) et Θ – Φ (thêta & phi — marques d’atelier, de séquence ou datation?) en dessous de part et d’autre du manche.
La comparaison iconographique et la recherche par mots-clés (confirmées par les sources — voir ci-bas) nous apprends que ce drachme a été frappé à Syracuse (en Sicile) durant le règne de Hieron II. Malheureusement, il n’est pas possible de dater cette pièce plus précisément que les dates de règne du monarque, soit entre 275 et 215 AEC.
Toutefois, Hieron II se révèle un personnage fort intéressant qui se situe dans le contexte des suites de la guerre de Pyrrhus (280-275 AEC). La jeune République Romaine, alors en pleine expansion, attaque la ville de Tarente. Celle-ci fait appel au soutien du roi d’Épire, Pyrrhus, qui y voit l’occasion d’étendre sa domination sur la Grande-Grèce. Après deux grandes (mais coûteuses) victoires contre les Romains à Héraclée (280), puis à Ausculum (279), il en profite pour tenter de chasser les Carthaginois de Sicile mais, si il réussit à “délivrer” Syracuse, il rencontre une forte résistance et, après une défaite navale à Messine, décide de retourner en Italie. Il reprend les hostilités contre les Romains mais est défait à Beneventum (275). Il abandonne donc ses projets de conquête et retourne à Épire.
Après le départ de Pyrrhus, les syracusains nomment Hieron (un des officiers de Pyrrhus) général des armées. Ayant eut du succès contre les Mamertins, des mercenaires campaniens qui attaquaient la ville, il est nommé basileus (roi) par le peuple. Il règne sur la cité pendant une soixantaine d’année, qui furent une période de grande prospérité. Il développe une importante force navale, fortifie la forteresse d’Euryale et renforce les défenses de la ville grâce aux machines de guerre de l’ingénieux Archimède. En 263, il signe un traité avec les Romains qu’il honorera jusqu’à sa mort en 215. Toutefois, durant la deuxième guerre punique, son petit-fils Hieronymus, qui lui succède, rompt le traité avec les Romains ce qui amène le siège de Syracuse (en 212), l’assassinat d’Archimède et l’annexion de la cité par la République Romaine…
[ Translate ]Sources: Wikipedia (Hieron II [FR/EN]), FAC (Syracuse); Réf. en ligne: Google, acsearch, ACT, catawiki, CoinTalk, CoinTalk, WildWinds (text, image). Voir aussi ma fiche.
Bibliographie:
- Calciati, R. Corpus Nummorum Siculorum. The Bronze Coinage. (Milan, 1983 – 1987). Hieron II: #194, 197-198.
- Head B.V. Historia Numorum: A Manual of Greek Numismatics (Oxford: Clarendon Press, 1887): p. 163.
- Poole, R.S. ed. A Catalog of the Greek Coins in the British Museum, Sicily. (London, 1876): p. 218 [#609].
Les pièces de monnaie c’est un peu comme les gens: quand on apprend à les connaître il n’y en pas une qui n’a pas une histoire à raconter…
La semaine prochaine je vous présente une sixième et dernière pièce de monnaie grecque.
Images du mer-fleuri [002.022.138]
Festival de la tulipe d’Ottawa
Après deux ans d’absence à cause de la pandémie de COVID, le Festival Canadien des Tulipes d’Ottawa est de retour. Je ne pouvais donc pas manquer cet événement car c’était pour moi l’occasion de regarnir ma réserve de photographies de fleurs… J’avais planifié de m’y rendre le lundi seize mai mais, comme les météorologues annonçaient de la pluie pour dimanche et lundi, j’ai décidé de devancer ma visite au samedi quatorze mai. Le festival avait officiellement débuté la veille mais les cérémonies d’ouverture n’avaient lieu que le samedi matin. Je m’attendais donc à ce qu’il y ait foule. Je ne me suis pas trompé là-dessus. Cependant, ce que j’avais oublié de tenir compte, c’est la canicule: ce jour là il faisait trente degrés à l’ombre !
Nous sommes entré dans Ottawa vers midi. Après un bref arrêt dans un Mcdo pour manger notre lunch (nous nous étions préparé des sandwich) avec un café, nous nous sommes dirigé vers le Parc des Commissaires et le Lac Dawe. Il y avait une longue file d’attente pour le stationnement payant, alors nous somme aller du côté Est du lac. On s’est trouvé du stationnement sans trop de difficulté sur Kippewa Drive et sommes entré dans le parc par l’avenue Charles-Jackson. Nous nous sommes alors dirigé vers l’Ouest. Un table d’information distribuait une carte (qui n’est malheureusement pas disponible en ligne et qui n’indique pas les emplacements des plates-bandes de fleurs). Elle ne nous a pas été d’une grande utilité. J’ai navigué mon parcours du parc surtout avec Google Map et j’ai par la suite découvert une carte interactive du jardin qui indique les emplacements des plates-bandes et leur contenu (ce qui est assez utile pour aider à identifier les cultivars de tulipes que je photographiais).
La première plate-bande que nous avons rencontré est la numéro sept, qui présentait des tulipes El Niño, Hugs and Kisses, et Bleu Aimable. C’est le cultivar El Niño qui ressortait le plus avec ses pétales multicolores en forme de lys (en pointe) avec des dégradés passant du rose au jaune mais surtout d’orange. Un peu plus loin nous avons rencontré la plate-bande six qui, selon la carte interactive, offrait des tulipes Salmon Dynasty, Match, Graceland mais la signalisation sur place indiquait aussi la présence de tulipes Pleasure (qui, selon l’internet, est blanche à la base avec un dégradé de jaune crémeux clair et un soupçon de rose) et Arctic Lips (que je n’ai pu identifier mais j’imagine qu’elle est blanche). On y retrouvait également des tulipes d’un jaune vif et uniforme qui ne correspondait à aucun des cultivars répertoriés pour cette plate-bande. Une plate-bande qui avait une allure un peu dégarnie par endroit… Ici c’est la Salmon Dynasty qui se distinguait le plus avec ses dégradés de jaune, rose pastel qui passe à l’orange et au rouge. Après avoir passé une série de plates-bandes qui n’offrait aucune tulipes (le festival semble avoir beaucoup moins de plates-bandes cette année) nous passons à la section suivante…
Après avoir passé la statue “Man with Two Hats” (par l’artiste hollandais Henk Visch et qui, avec sa statue jumelle à Apeldoorn, commémore le rôle crucial joué par les soldats canadiens dans la libération des Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale) où plus tôt le matin avaient eut lieu la cérémonie d’ouverture du festival, nous arrivons à la plate-bande numéro cinq. On y retrouve les flamboyants cultivars de tulipes Banja Luka, Washington, World’s Favourite, et Fire Wings. Quelques pas plus loin, de l’autre côté du chemin, nous trouvons la plate-bande quatre qui présente quelques rangés de Diamond Jubilee (blanche avec une fine bordure rouge), beaucoup de tulipes Kelly (rouge et blanche) avec quelques Delta Graffiti (tulipe classique rose/pourpre) de dispersées parmi elles. Un peu plus loin, du côté droit de la route, il y a la plate-bande trois avec ses tulipes Flaming Agrass (en avant-plan, en deux tons de jaune), Dynasty (en arrière-plan, rose avec une touche jaune/orange), et, tout au fonds, Flaming Flag (caractérisé par ses pétales blancs avec des flammes lavande). Suit la plate-bande deux avec son mélange de Queensday et Pink star (en avant-plan), de Akebono et Double Shirley en arrière-plan, et de Affaire et Beauty Trend (au fond). Finalement, près de l’entrée du Parc des Commissaires nous trouvons la superbe plate-bande numéro un qui présente une première ligne de Muscari latifolium (“jacinthes à grappes” dans la famille des Asparagaceae), suivie de rangées de Salmon Prince ou de Purple Prince (selon l’emplacement), ainsi que de Ruby Prince (au fond) avec, ici et là, des Candy Prince, Flair, Foxtrot, et Silk Road.
Délaissant les tulipes pour quelques instants nous avons passé le pavillon du lac Dawe pour nous assoir sur la pelouse (près de la marina et en face du bâtiment du HMCS Carleton), à l’ombre, pour se reposer un peu. Là, nous avons pu observer une ancre de bateau, une réplique de canon du XVIIIe siècle, le lac Dawe, un gros chien noir qui se rafraichissait dans le lac, un lilas, et un pommetier. Après avoir appliqué de la crème solaire, nous avons repris le chemin en sens inverse, retournant vers l’Est, en longeant le lac sur la promenade des lumières noires. Nous avons ensuite traversé la Promenade Queen Elizabeth pour nous diriger vers le centre du parc.
Au coeur du parc nous avons passé le rond-point qui contient la plate-bande numéro huit, composée seulement de tulipes Canada 150 et Vampire. Nous avons rapidement passé les plates-bandes neuf, composée de tulipes Mariette (rose), Merlot (rouge vin) et Elegant Lady (jaune et rose pastel), puis l’énorme plate-bande dix (contenant les tulipes Green Power, Yellow Madonna, Queensday, Veronique Sanson, Avocado, Secret Perfume, Foxtrot, Cranberry Thistle, Attila Graffiti, Hemisphere, Pink Star, Dream Touch, et Stability !) et la plate-bande onze (Promiss et Antoinette). Nous tentions de rejoindre l’extrémité sud-est du parc où, cette année, semblaient se trouver la majorité des plates-bandes (numéro quinze à vingt-six) mais le temps passait (il était près de 15h30 et il fallait penser au chemin de retour) et la canicule m’avait complètement épuisé. Le plus loin que nous avons réussis à nous rendre est un peu avant la plate-bande quatorze (jonquilles Mount Hood, Princess Irene, Pretty Princess), en passant en trombe près des plates-bandes douze (Big Love et jonquilles Mount Hood) et treize (Akebono, Black Hero, Dream Touch, Dutch Dancer, Dazzling Sensation, Uncle Tom, Ice Cream, et Marilyn).
Somme toute ce fut une belle journée même si il y avait foule, que la chaleur était accablante et que le jardin n’était pas à son meilleur (moins de plates-bandes que par le passé, quelques tulipes fanées par la chaleur ou d’autres n’ayant pas encore fleurit). Là, j’ai vu assez de tulipes pour le reste de l’année ! Dans les prochaines semaines je vous montrerai mes plus beaux clichés de tulipes…
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Pièce grecque (4)
Ma quatrième pièce de monnaie grecque est une très petite dénomination de bronze (AE12, G [Good], AE [Bronze], 12 mm [0.47 po], 1.665 g [25.7 grs], payé environ $8 le 1985/12/17, caractérisée par une patine bronze recouverte d’une légère concrétion de vert-de-gris; die-axis: ↑↓). L’avers représente une tête d’Athena (ou du monarque?) à droite coiffée d’un casque corinthien à crête (parfois orné d’une corne de taureau?). Le revers illustre la proue d’une galère à droite, entourée en haut de l’inscription “BA” (dont je ne suis pas sûr de la signification; peut-être Basileus Asia [roi d’Asie] ou simplement basileus [roi]?), à droite d’un labrys (hache à double tranchant ou bipenne, symbole de pouvoir — sur ma pièce, si l’on se fie au rebord pointillé du revers, il ne semble pas y avoir de place à droite pour un symbole mais par contre il y aurait de l’espace à gauche où l’on distingue une forme qui est peut-être un labrys) et d’un monogramme en-dessous (sur ma pièce on ne le distingue pas bien mais, si l’on compare aux pièces similaires, ce serait un “AP” ligaturé qui est le monogramme d’un monarque, Démétrios Poliorcète (Δημήτριος ὁ Πολιορκητής / “Demetrios le preneur de ville”), qui a régné sur une partie de l’Asie Mineure (306-301 AEC) et sur la Macédoine (294-288 AEC).
Ce type de pièce, combinant une tête d’Athéna et une proue de navire surmonté d’un “BA”, ne semble être associé qu’à Démétrios 1er. Toutefois, les pièces recensées ont une format plus grand (avec un diamètre de 14 à 16 mm) que la mienne (qui fait à peine 12 mm). Cette pièce se situe dans le contexte historique de la guerre des Diadoques — les généraux d’Alexandre le Grand, qui lui succédèrent, se sont partagé son Empire selon l’accord de Babylone et ont formé plusieurs dynasties dont les principales furent les Lagides (Ptolémée), les Séleucides (Séleucos) et les Antigonides (fondée par Antigone le Borgne, père de Démétrios). Antigone et son fils tentent de se tailler une place dans le monde méditérannéen en s’opposant à leur rivaux que sont Ptolémée, Séleucos, Cassandre et Lysimaque. Après un début mitigé (une première victoire à Gabiène en 316, puis une défaite à Gaza en 312), une victoire navale décisive contre Ptolémée à Salamine de Chypre en 306 leur permet de s’imposer en Asie, où ils se proclament roi, initiant l’époque des monarchies hellénistiques. Après le siège de Rhodes en 305, ils étendent leur conquêtes vers le Péloponnèse et, malgré la défaite d’Ipsos en 301 (où meurt Antigone), Démétrios se saisit du trône macédonien. Il commet toutefois l’erreur de se retourner contre son allié Pyrrhus, qui se ligue avec les autres Diadoques contre Démétrios. Il perd la Macédoine (en 388) et, après une tentative de siège à Athènes, décide de regrouper ses forces en Asie Mineure où il finit par être vaincu par Séleucos en 385 puis par mourrir de maladie à Apamée (en 283).
Cette pièce aurait donc été frappé par Démétrios en 306 AEC (ou dans les années subséquentes, soit 306-288 AEC — Karagiorgis propose 300-295 AEC) pour célébrer sa victoire navale contre Ptolémée à Salamine. La pièce aurait peut être été frappée à Salamine même (ou du moins dans un atelier d’Asie Mineure, comme Tarse en Cilicie). Fait intéressant, Démétrios aurait aussi, possiblement, pour célébrer cette même bataille, fait ériger une statue à Samothrace représentant une Victoire (Niké) sur la proue d’un navire (la célèbre “Victoire de Samothrace” qui réside maintenant au Musée du Louvre à Paris).
[ Translate ]Sources: FAC (Demetrius, Labrys); Sear 6775, Newell 20, SNG Cop 1185cf; Réf. en ligne: Google, CoinArchives, CoinTalk, CoinWeek, ebay, numismatics, vcoins, vcoins, WildWinds (text, image). Voir aussi ma fiche.
Bibliographie:
- Head B.V. Historia Numorum: A Manual of Greek Numismatics (Oxford: Clarendon Press, 1887): p. 202.
- Karagiorgis, Athanasios. The circulation of the coins of Demetrius Poliorcetes in Macedonia (Thesis, Thessaloniki University, January 2021), pp. 19, 66-67.
- Newell, E.T. The Coinages of Demetrius Poliorcetes. Oxford University Press, 1927. 174 pages
- Sylloge Nummorum Graecorum (SNG) Copenhagen, Volume 2: Thrace and Macedonia. Part 10: Macedonia 3: Philip III-Philip VI. Plate #30, coins #1176-1197.
La semaine prochaine je vous présente une cinquième pièce de monnaie grecque.
Images du mer-fleuri [002.022.131]
Éclosions 2
[ iPhone 13 Pro, VSP, 2022/05/09-16 ]
La semaine prochaine je commence à vous présenter les tulipes du Festival de tulipes d’Ottawa…
Next week I’ll start showing you the tulipes from the Ottawa Tulip Festival…
Un assassin à New York
“Benkei, mystérieux expatrié japonais à l’apparence débonnaire, s’est établi à New York en tant qu’artiste-peintre. Mais à l’ombre des gratte-ciels, il a aussi fait de la vengeance son fonds de commerce. Déterrant les secrets les plus sordides dissimulés par ses “clients”, ce personnage mutique n’a pas son pareil pour guérir les vieilles blessures, contrat après contrat… Froidement et définitivement.”
[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]
(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)
Un assassin à New York (N.Y.の弁慶 / N.Y. no Benkei / lit. “Benkei à New York”) est un manga seinen écrit par Jinpachi Mōri et illustré par Jirō Taniguchi. Il a d’abord été sérialisé dans le périodique de prépublication Big Comic Original Zôkan entre 1991 et 1996 avant d’être compilé en un volume chez Shōgakukan. Il a été traduit en anglais chez Via Media où il a d’abord été sérialisé dans le magazine Pulp en 2000, puis publié en un volume en 2001. Il a également été traduit en français chez Pika Édition.
Le manga rassemble sept courts récits qui racontent la vie d’un artiste japonais spécialisé dans la reproduction de faux qui s’est établit à New York mais qui travaille secrètement comme tueur à gages. Dans “Haggis” Benkei se fait “l’entremetteur de vengeance” pour le fils d’une femme qui a été tué dans un accident de voiture provoqué par un homme qui chercher à fuir son service militaire au Vietnam. Dans “Hook” il exécute la vengeance d’une mère dont le fils a été tué sur un bateau de pêche. Dans “Throw Back” il affronte un tueur professionnel. Dans “The Cry” il se retrouve au milieu d’une guerre de gang qui tourne autour d’un faux de Munch. Dans “Sword Fish” il peint pour un parrain de la mafia sicilienne qui veut cacher son butin à ses successeurs. Dans “Neck Lace” il exécute la vengeance d’une homme qui a été rejeté par une femme. Dans “A Basement” il venge une architecte qui a été assassiné par son mari…
On a tendance à l’oublier mais, avant de faire des mangas sur la nature ou les déambulations zen, Taniguchi a aussi fait des mangas d’action. Son art à cette époque n’était pas aussi raffiné que durant ses dernières années mais son dessin demeure quand même très agréable et sait bien rendre les scènes de violence. De plus, Mōri n’a plus a prouver qu’il est un scénariste de talent (j’avais bien apprécié son 地の子 / Tsuchi no ko / Les fils de la Terre publié chez Delcourt) et Un assassin à New York ne fait pas exception car le récit est bien mené et captivant. Un très bon manga à lire pour découvrir une autre facette de Taniguchi…
Un assassin à New York, par Jinpachi Mōri (scénario) et Jirō Taniguchi (dessin). Vanves: Pika Edition (Coll. Pika Graphic), octobre 2021. 224 pages, 17.5 x 24.0 cm, 16.00 € / $27.95 CDN, ISBN 9782811662851. Pour un lectorat adolescent (14+). ![]()
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:
[ Amazon • Goodreads • Google • Nelligan • Wikipedia • WorldCat ]
© 1996 Jinpachi Mori • Papier / Jiro Taniguchi. All Rights reserved.
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Images du chat-medi [002.022.127]
Monnaies anciennes 89
Pièce grecque (3)
La troisième pièce de monnaie grecque est malheureusement dans un état assez médiocre. Elle présente toutefois assez de détails pour que l’on ait une bonne idée de ce qu’elle est mais pas assez pour pouvoir faire une attribution précise. C’est donc une pièce qui échappe à l’identification. Malgré tout, il est cependant certain qu’il s’agit ici d’une pièce de monnaie grecque de petite dénomination en bronze (AE17, quatre chalkoi ou un hemiobole) datant du IVe siècle AEC (P [Poor], AE [Bronze], 16 x 17 x 2.5 mm [0.67 po], 5.562 g [85.8 grs], payé environ $7, caractérisée par un flan épais, bombé sur l’avers, avec un relief prononcé mais recouvert d’une épaisse concrétion rougeâtre et un peu de vert-de-gris dans les creux; die-axis: ↑↑).
L’avers présente une tête de Hercule (barbu?) à droite, coiffée d’une peau de lion. Le revers pause un peu plus de difficulté. Si la thématique de l’illustration est claire (les attributs d’Hercule: l’arc et le gourdin) les détails sont rendu flous par la concrétion et la disposition des objets est incertaine. J’y vois deux possibilités. Dans la première, le revers illustre (de gauche à droite) un arc, une massue et un carquois d’où dépasse une flèche avec, à l’extrême droite, une possible inscription à la verticale (HPA? pour Herakleia). Dans la seconde possibilité, le revers illustre (de gauche à droite) un arc et un carquois superposés, une inscription verticale complètement embrouillée par la concrétion (possiblement AΛEΞANΔ[POY] [Alexandre], ou BAΣIΛEΩΣ [Basileos = roi], ou B.A. [pour Basileos Alexandroy, roi Alexandre], ou ΦIΛIΠΠOY [Philipoi], ou encore le nom d’une cité émettrice), une massue et, à l’extrême droite, un pictogramme (éclair, trident) ou une lettre grecque (Delta, Epsilon, etc., comme marque d’atelier).
Dans le premier cas il s’agit de pièces frappées par des cités-états grecques dont le patron est Hercule (Ἡρακλῆς / Herakles) ou dont le nom de la cité est Herakleia ou Heraklea (il est existe plusieurs). Cela a été ma première hypothèse lorsque j’ai acheté la pièce dans les années ’80. Toutefois si le type d’avers avec la tête de Hercule est assez fréquent par contre le type de revers avec la combinaison arc-massue-carquoi l’est beaucoup moins. Et comme la documentation sur les pièces est répartie sur une multitude de volumes j’ai maintenant de la difficulté à confirmer cette hypothèse (il y a surtout très peu de visuel pour comparer les pièces). J’ai tout de même trouvé des pièces similaires émisent par les cités de Heraklea (Lucanie) [CGBM v. 1: p. 234; Head HN: p. 60], Herakleia (Iles d’Illyrie?) [Head HN, p. 268], Herakleia Pontica (Bythinie) [CGBM v. 13: p. 140; Head HN, p. 441], Heraclea Lyncestis (Illyrie/Thessalie) [CGBM v.6: p. 78] et, après avoir consulté les catalogues de plusieurs autres régions, je n’ai trouvé aucune pièce qui correspondait exactement à la mienne. Celle qui s’en rapproche le plus est celle de Herakleia Pontica…
Toutefois, en consultant les sources en ligne (voir ci-bas), je me suis rendu compte que les pièces du type “tête d’Hercule avec peau de lion” avec la combinaison “arc-massue-carquoi” étaient beaucoup plus fréquentes en Macédoine. Ce type semble avoir été très utilisé par les rois de cette région, particulièrement Philippe II (359-336), Alexandre III (336-323) et Philippe III (323-316) — quoique j’en ai trouvé un exemple aussi sous Archelaos I (413-399) [Head HN, p. 194; CGBM v.5: p. 166]. Et, à bien y regarder, cette seconde hypothèse offre une similitude avec ma pièce qui est encore plus grande. Il est malheureux que le manque de détails de la pièce nous empêche de préciser sous quel roi, dans quelle cité ou à quelle époque précise cette pièce a été frappé mais il est excitant de penser qu’elle pourrait très bien avoir été frappé sous le règne d’Alexandre le Grand!
Sources: En ligne: Google, acsearch, akropolis, ancients, BeastCoins, CoinArchives, ELO, hourmo, vcoins, vcoins, wikimedia, WildWinds (Herakleia [Illyria], Herakleia [Lucania], Herakleia Pontika [Bithynia]). Voir aussi ma fiche.
Bibliographie:
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Poole R.S. Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 1: Italy (1873): pp. 140, 234.
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Gardner P., Head B.V., and Poole R.S. , Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 2: Sicily (1876): index.
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Gardner P. and Head B.V., Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 3: The Tauric Chersonese, Sarmatia, Dacia, Moesia, Thrace, &c. (1877), p. 224.
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Head, B.V., Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 5: Macedonia, &c. (1879): p. 166.
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Gardner P. Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 6: Thessaly to Aetolia (1883): p. 78.
-
Wroth W., Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 13: Pontus, Paphlagonia, Bithynia, and the Kingdom of Bosporus (1889): p. 140.
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Hill G.F., Catalogue of the Greek Coins in the British Museum (CGBM), Vol. 19: Lycia, Pamphylia, and Pisidia (1897): index.
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Head B.V. Historia Numorum: A Manual of Greek Numismatics (Oxford: Clarendon Press, 1887): pp. 60, 194-195, 197, 268, 441.
[ Translate ]La semaine prochaine je vous présente une quatrième pièce de monnaie grecque.




























