Un cri dans le ciel bleu

UnCriDansLeCielBleu-cov“Basés sur des récits véridiques, Seiho Takizawa raconte l’histoire de l’aviation de guerre. Des essais de nouveaux modèles à des confrontations surprenantes entre survivants des combats, de Guadalcanal au porte avion Yorktown, l’auteur nous entraine sur le front pacifique avec une rigueur historique reconnue par tous les spécialistes.”

“Du front asiatique à la guerre du Pacifique, des côtes françaises aux rives du nord de l’Europe, Seiho Takizawa raconte le combat des aviateurs. Tirés de récits de guerre, ces histoires courtes plongent le lecteur dans le quotidien des pilotes.”

« Peu importe que l’issue d’une bataille aérienne soit toujours totalement arbitraire, j’étais sûr et certain que mon ennemi et moi y avions pris beaucoup de plaisir. » — Eino Ilmari Juutilainen, As de l’aviation de l’armée de l’air finlandaise.

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Un cri dans le ciel bleu est un manga Seinen par Seiho Takizawa qui compile une sélection de récits tirés de deux anthologies d’histoires courtes: 蒼空の咆哮 (Sōkū no hōkō / lit. “Rugissement du ciel bleu”) publié chez Dai Nippon Kaga en 1996 et 神々の糧 (Kamigami no kate / lit. “Nourriture des dieux”) regroupant des histoires sérialisées dans les magazines Model Graphix (janvier 2002 à mars 2003), Scale Aviation et Armor Modeling avant d’être publiées en un volume chez Dai Nippon Kaga en 2011.  Il a été traduit en français en 2015 dans la collection “Cockpit” des Éditions Paquet. Il est a noter que la traduction de deux récits de la première anthologie (“Les aigles de mer” et “La bataille du 19 Août”) ont été publié plutôt dans L’As de l’aviation.  Seiho Takizawa a débuté comme illustrateur dans le magazine Model Graphix et se spécialise dans les récits aéronautiques qui se déroulent durant la Guerre du Pacifique. Une demi-douzaine de ses titres (sur la vingtaine de publiée au Japon) ont été traduit en français. J’ai déjà commenté Sous le ciel de Tokyo (volume un et volume deux) ainsi que L’As de l’aviation. Ce volume regroupe quatorze histoires courtes:

 

“Battle Illusion I: Cris de guerre” (「鬨声」 / Kachidoki-goe; 8 pages): un pilote imagine son duel aérien comme un combat de samuraï.

“Battle Illusion II: Offensive” (「迎撃」/ Geigeki / lit. “Interception”; 8 pages): un pilote américain affronte un ennemi surprenamment puissant: un Tachikawa Ki-74 de reconnaissance.

“Battle Illusion III: Duel” (「決闘」 / Kettō; 8 pages): Son bateau ayant coulé dans la mer de Sibuyan, un soldat japonais se retrouve isolé sur l’île de Luçon dans les Philippines. Il y rencontre un autre japonais qui veut le tuer pour le manger !

“Battle Illusion IV: Souvenirs” (「回想」 / Kaisō; 8 pages): Deux concepteurs d’avions allemands se retrouvent à Buenos Aires et se souviennent de leur travail sur le Fockewulf TA-152.

“Battle Illusion V: Jours de calme” (「静寂」 / Shijima / lit. “Silence”; 8 pages): Durant la guerre Russo-Finlandaise, un groupe de jeunes pilotes Finlandais voient la tranquillité de leur aérodrome d’Immola interrompue par une attaque russe…

“Battle Illusion VI: Torpille” (「雷撃」 / Raigeki / lit. “Coup de foudre” ou “attaque à la torpille”; 8 pages): En juin 1942 près de Midway, le porte-avion Yorktown se fait attaquer par des torpilleurs japonais…

“Battle Illusion VII: Glace et neige” (「氷雪」 / Hyōsetsu; 8 pages): En novembre 1943, les pilotes de KI-43 “Faucon Pèlerin” de la base de l’île Paramouchir, au nord de l’archipel de Chishima (Kouriles), donnent un bonne raclée aux bombardiers B-24 et B-25 américains…

“Battle Illusion VIII: Tonnerre” (「雷鳴」 / Raimei; 8 pages): Un salaryman âgé et désabusé revient de travailler tard le soir dans le métro et il y a la vision de son père à bord d’un Mitsubishi J2M “Raiden” témoin impuissant des B-29 qui larguent des bombes incendiaires sur Tokyo…

“In the Grinder: Dans la broyeuse” (36 pages): En septembre et octobre 1942, les pilotes de Zéro japonais donnent beaucoup de fil à retorde aux pilotes américains de F4F et de P-400 de la base d’Henderson, à Guadalcanal, causant beaucoup de perte en hommes et en matériel. Le vent tournera pour les américains avec la venue du P-38, plus performant.

“Le Caprice du chasseur” (「狩人の気まぐれ」/ Kariudo no kimagure; 6 pages): Un pilote de LA-5 balte affronte en duel aérien un BF109G finlandais. Un combat mémorable qui leur procure beaucoup de plaisir…

“Les Forces aériennes royales amateurs” (「王立素人軍隊」/ Ōritsu shirōto guntai / lit. “Armée royale amateur”; 6 pages): En mai 1943, la base Australienne de Darwin est victime d’une attaque surprise de Zéro alors que tout les pilotes vétérans sont en permission et que la base n’est gardé que par des pilotes novices…

“Channel Dash: Opération Ruée sur la Manche” (12 pages): En février 1942, la flotte allemande basée à Brest est rappelée vers l’Allemagne et réussi à se faufiler dans la Manche. Les Spitfire et les torpilleurs Swordfish ne réussissent pas à les arrêter… (Ce récit est dans le sens de lecture occidental)

“L’allée des bombardements: La lutte de la défense aérienne sur le territoire Allemand” (8 pages): Fin avril 1944, des chasseurs ME109G et FW190 attaquent un convoi de bombardiers américains escorté par des Thunderbolts. Après un duel aérien impressionnant, deux pilotes ennemis doivent s’éjecter. Ils se rencontrent au sol et pendant une demi-heure discutent amicalement du combat et de leur famille… (Ce récit est dans le sens de lecture occidental)

“La lutte des défenses aériennes d’Iwo Jima: La guerre du Pacifique” (8 pages): En juillet 1944, des pilotes de Zéro modèle 52 et 21 tentent de défendre l’île d’Iwo Jima contre les Grummans F6F américains… (Ce récit est dans le sens de lecture occidental)

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Ce volume nous offre des histoires très courtes (la plupart n’ont que huit pages) mais dont plusieurs sont très belles. C’est tout un exploit de réussir à faire un récit d’action cohérent en si peu de pages. Ce qui est intéressant ici c’est que l’auteur nous présente plusieurs histoires d’un point de vue autre que japonais. Toutefois, il n’identifie pas toujours les avions dessinés ce qui est un peu décevant. Le style graphique est assez beau car il est simple et précis, surtout pour les détails mécaniques, mais il est également un peu plus inégale que le volume précédent car ces récits ont originalement été publié à différentes périodes de sa carrière et qu’il se sert de ces histoires très courtes pour expérimenter avec la technique et la narration. Somme toute, c’est un bon manga qui offre une lecture agréable qui sera surtout apprécié des amateurs de mangas historiques, d’aviation et de la deuxième guerre mondiale.

Un cri dans le ciel bleu, par Seiho Takizawa. Veyrier (Suisse): Paquet Éditeur (Coll. Cockpit Manga), décembre 2015. 176 pages, 23 x 16 cm, CHF 13,00 / $16.95 Can, ISBN 978-2-88890-717-6. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 1996 Seiho Takizawa et © 2011 Seiho Takizawa. All rights reserved. © Éditions Paquet 2015 pour l’édition française.

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L’As de l’aviation

AsDelAviation-cov“1944 et 1945. Fin de la seconde guerre mondiale sur le front pacifique. Le Japon résiste à l’armée américaine grâce à l’engagement jusqu’à la mort de ses pilotes. Par de courts récits forts et graphiquement irréprochables, Seiho Takizawa illustre le combat d’une armée en déroute.”

“8 histoires… 8 récits de pilotes, inspirés de missions réelles. La guerre du Pacifique, vue du Japon. Des forces inégales se combattent. La capitulation est proche, mais l’honneur commande de ne jamais renoncer. Des hommes se sacrifient, d’autres se découvrent des forces insoupçonnées. Certains feront trembler le ciel ou deviendront des As de l’aviation. Histoire complète.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

L’As de l’aviation (撃墜王―太平洋航空決戦録 / Gekitsui-ō ― Taiheiyō kōkū kessen- / lit. “Roi de l’abattage – Record décisif de Pacific Air”) est un manga Seinen par Seiho Takizawa qui a été publié en deux volumes chez Nihon Shuppansha en 1995 puis en un volume chez Gakushuu Kenkyuusha (Gakken) en 2002 et Sekaibunkasha en 2007. Il a été traduit en français en 2015 dans la collection “Cockpit” des Éditions Paquet. Seiho Takizawa a débuté comme illustrateur dans le magazine Model Graphix et se spécialise dans les récits aéronautiques qui se déroulent durant la Guerre du Pacifique. Un seul de ses mangas a été traduit en anglais (Who Fighter with Heart of Darkness, une anthologie publié chez Dark Horse en 2006 qui comprend trois histoires courtes: “Who Fighters”, “Heart of Darkness” et “Tanks”) mais une demi-douzaine de ses titres (sur la vingtaine de publiée au Japon) ont été traduit en français. J’ai déjà commenté Sous le ciel de Tokyo volume un et volume deux. Contrairement à ce dernier, qui offre un long récit en deux volumes, L’As de l’aviation regroupe huit histoires courtes.

 

Dans “Ces hommes qui ont fait trembler le ciel” (『震天制空隊』/ Shinten Seikūtai / lit. “Corps de l’air séisme”; 24 pages) les pilotes japonais ont de la difficulté à abattre les bombardiers B-29 américains qui ont des capacités bien supérieures aux avions de combat de l’armée japonaise. L’utilisation de jeunes pilotes suicides dans des Kawasaki KI-45 “Tueur de dragon” n’est pas une solution viable…

Dans “Une précision démoniaque” (「急降下爆撃隊」/ Kyūkōkaba kugekitai / lit. “bombardier en piqué”; 24 pages) le pilote japonais d’un Yokosuka D4Y Suisei “Comète” doit prouver son courage en larguant son unique bombe sur le porte-avion américain “Princetown”…

Dans “En ordre de bataille” (「編隊空戦司令」/ Hentai kūsen shirei / lit. “Commandant de combat aérien de formation”; 24 pages) les pilotes japonais des Nakajima Ki-84 “Hayate“ doivent défendre les convois maritimes qui ramènent les précieuses ressources naturelles (dont l’essentiel pétrole de Bornéo) vers le Japon. Malheureusement, les Américains savent toujours trouver le point faible dans leur défense…

Dans “Le vol de l’hirondelle” (「飛燕」/ Hien / lit. “Hirondelle volante”; 24 pages) un pilote s’écrase sur une petite île de l’archipel Bismarck en Nouvelle-Guinée. Ne pouvant utiliser le Zéro A6M Modèle 22 monoplace posté sur l’île, il répare (grâce à un ingénieur de Kawasaki dépêché sur place) un vieux Kawasaki Ki-61 “Hirondelle” abandonné et peut finalement rejoindre Rabaul non sans avoir abattu le B-24 qui patrouillait la région…

Dans “Le soleil levant et les étoiles” (『旭と星』/ Asahi to hoshi / lit. “Soleil du matin et les étoiles”; 26 pages) un C-47 de transport s’écrase sur une petite île du pacifique et seul le pilote américain survit. La base japonaise n’a pas d’avion mais a besoin désespérément de matériel médical. Toutefois, en utilisant un des moteurs du C-47 pour réparer un Mitsubishi Ki-46 de reconnaissance abandonné sur l’île et les talents du pilote américain, ils tentent de rejoindre une base des Philippines. Mais comme celle-ci est sous attaque par un porte-avion américains, ils doivent faire demi-tour… Une histoire inspirée par le film The Flight of the Phoenix.

Dans “L’As de l’aviation” (『撃墜王』/ Gekitsui-ō / lit. “Shooting king”; 24 pages), Kudô et Sawaguchi rivalisaient constamment pour la position de lanceur de leur équipe de baseball universitaire, mais le premier était toujours l’As et le second en position de réserve. Leur rivalité se poursuit sur le champs de bataille pour piloter le Kawasaki Ki-61 “Hirondelle”, le seul assez puissant avec ses canons de 20 mm pour affronter les bombardiers lourds américains, mais cela s’avérera une cruelle leçon de survie…

Dans “Les aigles de mer” (「海の陸鷲」/ Umi no rikuwashi / lit. “Aigle de la mer”; 28 pages), malgré leurs rivalités, des pilotes de l’armée s’entraînent sur des Mitsubishi Ki-67 “Dragon Volant“ de la marine pour former une troupe d’attaque “Typhon” de bombardiers-torpilleurs. En octobre 1944, ils lancent un offensive généralisée à partir d’Okinawa pour tenter de contrer les forces américaines qui avances inexorablement depuis Taiwan et les îles du sud-ouest…

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Dans “La bataille du 19 Août” (「8月19日の戦争」/ 8 Tsuki 19-nichi no sensō / lit. “Guerre du 19 août”; 32 pages), le 15 août 1945 les soldats d’une base de Kyushu écoutent avec incrédulité le discours de l’Empereur qui accepte inconditionnellement le traité de Potsdam. Alors qu’ils se préparent au démantèlement de la base et au désarmement de leur appareils, certains d’entre eux complotent pour livrer la dernière bataille du Japon et abattre l’avion diplomatique qui amène les représentants américains à Okinawa pour la signature du traité de capitulation

Seiho Takizawa excelle dans les courts récits d’action. Son style de dessin, avec ses traits fins et précis, est beau et simple — il présente des arrière-plans peu détaillés sauf pour ce qui est des avions, qui sont toujours illustrés de façon minutieuse et précise. Son sujet est fort intéressant: des hommes qui font face à une guerre qu’ils se savent destiné à perdre. Toutefois, les véritables héros de ses histoires ne sont pas tant les pilotes que les avions eux-même. Il représente bien les scènes de combats, quoi que la fluidité de l’action est parfois déficiente ce qui rend difficile d’en suivre le déroulement. Somme toute, c’est un bon manga qui offre une lecture agréable qui sera surtout apprécié des amateurs de mangas historiques, d’aviation et de la deuxième guerre mondiale.

L’as de l’aviation, par Seiho Takizawa. Veyrier (Suisse): Paquet Éditeur (Coll. Cockpit Manga), novembre 2015. 224 pages, 23 x 16 cm, CHF 13,00 / $16.95 Can, ISBN 978-2-88890-716-9. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2004 Seiho Takizawa. All Rights Reserved. © Éditions Paquet 2015 pour l’édition française.

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Images du mer-fleuri [002.023.053]

Teucrium canadense 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/13-14 ]

La Germandrée du Canada (appelée en anglais “Canada germander” ou “wood sage”) est un espèce de plante vivace herbacée qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à l’ordre des Lamiales, à la famille des Lamiaceae (qui comprend plus de deux cent genres divisés en six mille espèces, dont la sous-famille des Nepetoideae qui inclut les genres Ocimum [Basilic] et Mentha [Menthe]), et au genre Teucrium (regroupant environ deux cent soixante espèces). Le nom scientifique du genre provient du nom du héros grec qui l’aurait découvert (Τεῦκρος / Teûkros) alors que l’épithète spécifique signifie simplement “du Canada” en latin. Le  nom vernaculaire dérive du latin médiéval calamendria en référence à un sorte de menthe (calamentum) et/ou à la germandrée petit-chêne (camedria ou Χαμαίδρυς / Chamaedrys en grec).

La Germandrée est une plante rhizomateuse caractérisée par une tige carrée dressée haute jusqu’à quatre-dix centimètres qui se divise en petites branches latérales, des feuilles opposées, lancéolés, profondément veinés et grossièrement dentés (allant jusqu’à treize centimètres de long par six de large), et une inflorescence formé d’un racème allant jusqu’à vingt centimètres de long, composée de cymes bipares opposées ou verticillées, chacune portant de deux à six fleurs à lèvres de couleur blanchâtres ou lilas pâle. Elles fleurissent du bas vers le haut, pour environ un mois à partir de la mi-juin et n’offre aucune flagrance.

La plante contient des composés chimiques aux propriétés pharmacologiques (tels que flavonoïdes, diterpénoïdes, tanins, aromatiques amers, huiles volatiles et glycosides). Les autochtones d’Amériques utilisaient des feuilles broyées pour préparer une tisane servant de diurétique ou pour favoriser la transpiration. Elle aurait également des propriétés antiseptique. La fleur, dont la lèvre inférieure offre un support pratique, est attrayante pour les pollinisateurs à longue langue (comme les bourdons), certains papillons et colibris. Apparenté à la menthe, les feuilles dégagent un arôme lorsque broyées. Par contre le feuillage, en raison de son goût amer, n’attire pas les animaux de pâturage. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Pilote Sacrifié, t.1

PiloteSacrifie-1-covDécouvrez l’histoire vraie de Sasaki Yuuji, un pilote kamikaze durant la Seconde Guerre Mondiale, qui a été envoyé sur neuf missions suicide dont il a réchappé vivant à chaque fois.

Sasaki Tomoji est aviateur à l’école des pilotes de l’armée de terre de Hokota. Ses capacités sont très vite remarquées et il devient pilote d’attaque spéciale dans 4e Corps aérien. La mission qu’il se voit confier consiste à se jeter avec son appareil sur l’ennemi. Il devient un Tokkôhei, plus connu en occident sous le nom de Kamikaze. Découvrez comment Tomoji a pu rentrer vivant à neuf reprises.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Pilote Sacrifié (不死身の特攻兵 / Fujimi no Tokkô-hei / lit. “Immortel soldat d’attaque spéciale [kamikaze]”) est un manga seinen par Naoki Azuma (d’après une histoire de Shoji Kokami) qui raconte l’histoire véridique de Sasaki Tomoji qui devient pilote d’attaque spéciale dans le 4e Corps aérien de l’Armée de terre durant la Guerre du Pacifique et survit à neuf missions pour en faire plus tard le récit… Cette histoire a été d’abord publié sous forme d’essai par Shoji Kokami (不死身の特攻兵 生キトシ生ケル者タチヘ / Fujimi no tokkō-hei  Ikitoshi Ikeru Monotachi e / Lit. “Immortal Kamikaze Soldier — Pourquoi le dieu de la guerre s’est-il rebellé contre ses supérieurs?”) chez Kodansha Gendai Shinsho en 2017, puis adapté en manga par Naoki Azuma (sous le titre Fujimi no tokkō-hei-sei kitoshi nama Keru-sha tachihe / lit. “Immortal Special Attacker Raw Kitoshi Raw Keller Tachihe”) et publié en feuilletons dans l’hebdomadaire Young Magazine (#36/37 2018 – #25 2020) et dans le mensuel numérique Comic Days (juin à août 2020) avant d’être compilé en dix volumes chez Kôdansha. Le manga est publié en français chez Delcourt/Tonkam et quatre volumes sont disponibles jusqu’à maintenant (avec un cinquième à paraître en mai 2023).

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Vol. 1, p. 38

Toute son enfance, alors qu’il grandissait au sein d’une large famille sur une ferme de Hokkaido, Tomoji rêvait de devenir pilote d’avion. D’abord refusé par l’école aéronautique de l’armée de terre, il réussit à entrer à dix-sept ans dans un centre de formation privé de Sendai. Après un an d’entrainement, alors que débute la Guerre du Pacifique, il est muté au centre d’entrainement de l’armée de terre à Hokota. Naïvement, il est fier d’être assigné à un corps d’attaques spéciales, ne réalisant d’abord pas qu’il s’agit de mission suicides ! Malgré les ordres, il fera de son mieux pour accomplir les objectifs des missions tout en restant en vie… En 2015, hospitalisé à l’âge de quatre-vingt-douze ans, il raconte ses exploits à un mangaka…

Ce premier volume du manga ne fait qu’introduire la situation et les personnages. Le récit décrivant la vie d’un jeune pilote kamikaze et les inepties de l’armée Japonaise est intéressant mais la narration manque de fluidité et j’ai eu de la difficulté à suivre qui était qui et faisait quoi… De plus, même si le dessin est assez bien, je l’ai trouvé très inégale. Il faut dire que je ne suis pas un gros fan de manga d’action avec leurs lignes de vitesse et grosses gouttes de sueurs… Dans l’ensemble c’est un manga plutôt moyen qui mérite sans doute d’être lu si vous êtes curieux sur le sujet de la Guerre du Pacifique ou amateur de mangas de guerre.

Pilote Sacrifié: Chroniques d’un Kamikaze, t. 1, par Naoki Azuma (Scénario) et Shoji Kokami (Illustration). Paris: Delcourt/Tonkam (Coll. Seinen), Février 2022. 208 pages (198 planches), 13 x 18.3 cm, 7.99 € / $13.95 Can, ISBN 978-2-413-03828-3. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-5

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© 2018 Shoji Kokami, Naoki Azuma. All Rights Reserved. © 2022 Groupe Delcourt pour la présente édition.

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Images du mer-fleuri [002.023.046]

Achillea filipendulina 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/15 ]

L’achillée jaune (appelée fernleaf yarrow en anglais) est une espèce de plante vivace appartenant à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae (super-ordre des Asteranae), à l’ordre des Asterales, à la famille des Asteraceae (ou Compositae car leurs fleurs sont composées de nombreux capitules comme les marguerites et les tournesols), à la sous-famille des Asteroideae, à la tribu des Anthemideae (comprenant les chrysanthèmes) et au genre Achillea. Le nom scientifique du genre vient du latin achillea et du grec αχίλειος (akhileios) en référence au héros mythologique grec qui, blessé au talon par Pâris lors du siège de Troie, utilisa cette plante pour soigner sa blessure — lui donnant la réputation de guérir les coupures et blessures à l’arme blanche. L’épithète spécifique latin indique simplement que le feuillage de la plante est similaire à celui du genre Filipendula (dont le nom provient du latin filum (“fil”) et pendulus (“suspendu”) en référence aux tubercules racinaires qui pendent des racines chez certaines espèces de ce genre).

Native d’Asie centrale, cette plante est caractérisée par un feuillage basale qui ressemble à de la fougère (longues feuilles gris-vertes d’une vingtaine de centimètres de long, poilues et pennées, divisées en une dizaine de lobes dentelées, linéaires et lancéolés), une tige dressée rigide pouvant aller jusqu’à un peu plus d’un mètre de haut, surmontée par une profusion de grappes de minuscules fleurs dorées (composées de rayons et de disques jaunes) rassemblées en corymbes denses, d’une dizaine de centimètres de diamètre, à la surface inégale (certaines corymbes étant plus voûtées que d’autres). La floraison est durable, s’étendant de la moitié à la fin de l’été. Le feuillage dégage un arôme épicé lorsqu’il est écrasé. Réputée anti-inflammatoire, antiseptique et anticoagulant, l’achillée est utilisé en phytothérapie pour traiter, entre autres, les plaies, les rhumes, les fièvres, les problèmes rénaux et les douleurs menstruelles. Elle est toutefois toxique pour les animaux domestiques et les chevaux. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Otherworld Barbara, vol. 1-2

OtherworldBarbara-1-covVol. 1

“In this classic science fiction thriller by one of the most influential manga writer-artists of all time, there are dream pilots, murderous cannibal nine-year-olds, and more.

Fantagraphics Books is proud to present the first volume (of two) of Moto Hagio’s Otherworld Barbara, in which Tokio discovers a phantom island named Barbara. Then there’s a mysterious and missing geneticist, an eccentric clergyman, a grieving grandmother granted temporary youth, a psychologist killed by a freak tornado… Hagio offers a sci-fi explanation for these seemingly random paranormal elements, and makes it all matter with believable characters in complex and subtle relationships. This book won the “Nebula Award of Japan” (Nihon SF Taisho Award) in 2006.“

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

Otherworld Barbara, vol. 1, by Moto Hagio (translation by Matt Thorn). Seattle: Fantagraphics Books, August 2016, 400 p. (6p. in colour), 7.4″ × 9.9”, $39.99 US / $52.99 Can, ISBN 978-1-60699-943-1. For Young Adult readership (16+). stars-4-0

OtherworldBarbara-2-covVol. 2

“In the conclusion of the shojo manga pioneer’s sci-fi mystery, a man tries to save his son before the world ends… but which world, and which son?

In the second (and concluding) volume, Nanami had sworn to never see her granddaughter, Aoba, again. A despairing Kiriya had rejected his father, Tokio. Yet now both are traveling with Tokio to Engaru, where Aoba has slept and dreamt of the island of Barbara for seven years. The poltergeist phenomena becomes more intense. Can the dreamer become the dreamed, and the dreamed the dreamer?”

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

Otherworld Barbara, vol. 2, by Moto Hagio (translation by Matt Thorn). Seattle: Fantagraphics Books, August 2017, 400 p. (8 p. in colour), 7.4″ × 9.9”, $39.99 US / $52.99 Can, ISBN 978-1-68396-023-2. For Young Adult readership (16+). stars-4-0

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

Otherworld Barbara (バルバラ異界 / Barubara Ikai / lit. “Barbara alien world”) is a josei manga by Moto Hagio that was first serialized in the monthly magazine Flowers between July 2002 and June 2005 before being compiled in four tankōbon volumes [B6 format (5 x 7 in) or A5 format (5.8 in × 8.25 in)] by Shogakukan (between June 2003 and September 2005). It was also released in a three-volume bunkoban edition (smaller format paperback, A6 format [4.1 ×5.8 in]) in December 2011 and January 2012. The English edition, translated by Matt [Rachel] Thorn and published by Fantagraphics, was only in two volumes (and in a slightly bigger format,  7.4 × 9.9 in). It has received the 27th Nihon SF Taisho Award in 2006. Moto Hagio is a member of the famous Year 24 Group and has greatly contributed to the development of the modern shōjo manga (I’ve already written about this subject in my commentary about he manga The Heart of Thomas).

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Vol. 1, p. 47

This manga, set in mid-twenty-first century, tells the story of Watarai Toshio who is a “dream pilot” as he has the ability to explores other people’s dreams. He usually works with criminal minds, studying their dreams to help find the bodies of the victims or the motives for the police. He is himself somewhat tormented by the situation of his dysfunctional family and the fact that he abandoned his son, Kitakata Kiriya, when he was just a baby. His wife, Kitakata Akemi, couldn’t stand the fact that he could read dreams and she fell in love with Johannes Sera, a priest that she thought was her husband in a previous life. So Watarai left and has seen his son, who is now fifteen, just a few time since. However, his life take quite a turn when he is asked to study the dreams of Jûjô Aoba, a young girl who has been in a coma for seven years, ever since her parents died in a murder-suicide when she was nine year-old and she was found with their hearts in her stomach! Her dreams take place one-hundred years in the future on an isolated island named Barbara. It is a bucolic place, a fantasy island where kids can fly, protected by a murderous beach elephant against the outside world which is at war with the martian colonies. Aoba’s dreams are generating a lot of poltergeist phenomenons and she even appears to Kiriya in a spectral form! Watarai slowly realizes that his own family’s history is deeply involved in this situation…

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Vol. 2, p. 12

With the characters and story context being well established by the first volume, the plot thickens in the second part as the mystery resolution revolves around finding Johannes Sera, the founder of an orphanage who has disappeared and who may (or may not) be the same person than Ezra Strady, a researcher studying rejuvenation and immortality and using the orphanage as a cover to create genetically modified babies. Member of a clan of people who age very rapidly, he is trying the find a cure for his condition while also trying to awaken the ancestral memories of the primordial life which came from Mars. With the help of his friends (Professor Daikoku and Momota Taro) and some of his son’s friends, Watarai races around Japan to uncover the truth. It seems that Aoba’s dreams are shaping the future. But when tragedy strikes, even the reality is affected by her dream and Watarai own desire! Soon the boundary between dream and reality is blurred and it is difficult to know which is which…

Otherworld Barbara is offering us a weirdly complex science fiction story as well as a compelling psychological drama. Moto Hagio says that she was inspired by reading Sakyo Komatsu’s novel Gordian Knot (ゴルディアスの結び目 / Gordian Musubime) and books about neuropsychology, but I find there are also many similitudes with the overall works of Philip K. Dick, Shinji Kajio’s novel series of Emanon, as well as J. M. Barrie’s stories of Peter Pan (and lets not forget the obvious reference to Last Year at Marienbad, a French surrealist movie by Alain Resnais). The socio-political context of the story and the ethical implications of the science, which are both barely hinted, make it extremely interesting and fascinating. The intense angst of the characters is also well balanced by humorous scenes. However, the complexity of the plot and of the relationships amongst this large cast of characters as well as the fact that the narration unfortunately sometimes lacks fluidity make it a little difficult to follow the storyline. Also, if the art itself is not exceptional, sometimes uneven and might appear a little dated to some, it is enriched by her dynamic and groundbreaking layout which characterize her style and was once considered very innovative. With its fine and precise lines, its textures and flourishes, its exploded layout that brakes the limit of the panels, her style represents the pinnacle of shōjo manga and superbly supports the complexity of the narrative. Overall, this manga offers an excellent reading that will surely please the enthusiasts of strong shōjo / josei manga, of complex science fiction stories and, of course, the fans of Moto Hagio. It is a must read that I strongly recommend.

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© 2003 by Moto Hagio. All Rights Reserved. This edition © 2016 Frantagraphics Books, Inc.

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Images du mer-fleuri [002.023.039]

Prunus virginiana “Canada Red” 

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/26 ]

La semaine dernière je vous ai présenté le Cerisier de Virginie (appelé chokecherry en  anglais). Toutefois j’ai également trouvé dans le parc ce superbe spécimen de la même espèce mais un cultivar appelé “Canada Red” dont le feuillage prends une couleur violet ou bourgogne au début de l’été et vire à l’orangé ou au rouge à l’automne. Le cultivar ‘Schubert’ a également cet attribut. C’est un arbrisseau ornemental très robuste.

Comme je l”ai déjà mentionné, le Cerisier de Virginie est une espèce qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rosales, à la famille des Rosaceae et au genre Prunus (qui regroupe plus de trois cent espèces d’arbres et d’arbustes fruitiers comme le prunier, le cerisier, le pêcher, l’abricotier ou l’amandier). Le nom du genre provient du nom latin pour le prunier (prunus, lui même issue du grec προῦνον / prounon) alors que l’épithète spécifique signifie simplement “de Virginie” en latin. Le fruit est comestible (toutefois pas le noyau qui est toxique) mais a un goût amère et astringent ce qui fait qu’il est surtout utilisé pour les confitures, les tartes, les sauces et même parfois pour faire du vin.

J’ai observé plusieurs bosquets de Cerisier de Virginie “Canada Red” dans la bordure nord du parc. On y retrouve également plusieurs espèce de petits arbres fruitiers mais il faut être prudent car les fruits de ces arbustes ne sont pas tous comestibles! (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Sous le ciel de Tokyo… 2

SousLeCielDeTokyo-2-cov“La situation est grave.

Shirakawa, bien conscient de l’écart du potentiel militaire entre les deux camps, continue à protéger la Capitale depuis les airs. Puis, le 25 mai 1945, des milliers de bombes sont envoyées dans la région où se trouve sa femme Mariko, rentrée chez ses parents. Inquiet pour elle dans le cockpit, Shirakawa s’efforce de chasser les B-29.

Quel est le destin du couple séparé entre les airs et le sol ?”

[Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Sous le ciel de Tokyo (東京物語 / Tōkyō monogatari / litt. “Histoire de Tokyo”) est un manga seinen par Seiho Takizawa qui a d’abord été publié en feuilletons dans Comic Taiga en 2010 avant d’être compilé en deux volumes chez Dai Nihon Kaiga (juin 2012 et mars 2013). Il a ensuite été republié chez Futabasha en août 2015 (c’est cette édition qui a été traduite en français par Delcourt / Tonkam en 2017). Seiho Takizawa a débuté comme illustrateur dans le magazine Model Graphix et se spécialise dans les récits aéronautiques qui se déroulent durant la Guerre du Pacifique. Un seul de ses mangas a été traduit en anglais (Who Fighter with Heart of Darkness publié chez Dark Horse en 2006) mais une demi-douzaine de ses titres (sur la vingtaine de publiée au Japon) ont été traduit en français, principalement dans la collection “Cockpit” des Éditions Paquet (J’en commenterai plusieurs bientôt). J’ai déjà commenté le premier volume de ce manga.

SousLeCielDeTokyo-2-p027

T.2, p. 27

Dans ce second volume, la fin de la guerre approche. L’aviation Japonaise teste de nouveau appareils et surtout des carburants alternatifs (à base de bois ou d’huile de pin) car le Japon s’est vu couper l’accès à ses réserves d’essence. Kayo, la jeune soeur de Mariko, se fiance avec Ishimoto un pilote de la marine. Avec la conquête d’Iwo Jima et de son aéroport, les attaques Américaines se font plus fréquentes les bombardiers sont maintenant protégé par des escadrons de chasseurs ce qui rends la taches des pilotes japonais plus difficile, voir impossible. Tokyo est attaqué avec des bombes incendiaires et Hiroshima est détruite par une seule bombe d’un nouveau genre. Dans un discours à la radio l’Empereur accepte les termes des alliés. 

Avec un dessin beau et simple, ce manga nous présente la vie quotidienne des Japonais durant la guerre vue à travers un officier de l’aviation de l’armée vivant avec son épouse à Tokyo. Il offre un point de vue différent et plutôt intéressant (voir même instructif) sur la Guerre du Pacifique qui n’est évidemment pas dépourvu de tragédie. C’est une bonne lecture, agréable, qui sera surtout apprécié des amateurs de mangas historiques, d’aviation et de la deuxième guerre mondiale.

Sous le ciel de Tokyo…, t.2, par Seiho Takizawa. Paris: Delcourt / Tonkam (Coll. Seinen), janvier 2018. 208 pages, 12.8 x 18.2 cm, 7.99 € / $13.95 Can, ISBN 978-2-413-00086-0. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Seiho Takizawa 2015. Édition française © 2018 Éditions Delcourt.

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Urasawa Naoki no Manben

ManbenI just found a treasure trove of information for manga fans. Remember, I mentioned last August a documentary on NHK World Japan titled Manben: Behind the Scenes of Manga with Urasawa Naoki (浦沢直樹の / Urasawa Naoki no ManBen / lit. “The manga study of Naoki Urasawa”)  where manga genius Urasawa Naoki was meeting with mangaka Yasuhiko Yoshikazu and discussing with him his drawing techniques and works (that video is still available for streaming on NHK World Japan until the end of July 2023). That documentary is actually part of a series where Urasawa meets with several manga artists to discuss their works. Unfortunately, only one other video is available for streaming on NHK WORLD Japan at the moment: the episode where he meets with Sakamoto Shin-ichi (available to stream until the end of November 2023).

However, I just discovered a fan website offering ALL the episodes of the series with English subtitles: www.naokiurasawa.com. The series has five seasons and about thirty episodes. Here is a list of all episodes (with links to view the documentaries):

Season 0 (2014)

Season 1 (2015)

Season 2 (2016)

Season 3 (2016)

Season 4 (2017)

Season 5: NEO (2020-2023)

For more information you can check the Official website of the show or the Japanese Wikipedia entry (Wikipedia.jp).

This documentary series certainly has a great potential to teach us a lot more about Japanese manga artists. Have a nice viewing!

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Images du mer-fleuri [002.023.032]

Prunus virginiana

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/26 ]

Le Cerisier de Virginie (appelé chokecherry en  anglais) est une espèce d’arbrisseau qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rosales, à la famille des Rosaceae et au genre Prunus (qui regroupe plus de trois cent espèces d’arbres et d’arbustes fruitiers comme le prunier, le cerisier, le pêcher, l’abricotier ou l’amandier). Le nom du genre provient du nom latin pour le prunier (prunus, lui même issue du grec προῦνον / prounon) alors que l’épithète spécifique signifie simplement “de Virginie” en latin.

C’est un arbuste drageonnant qui peut atteindre de un à six mètre de haut, caractérisé par des feuilles caduques simples, ovales ou généralement lancéolées et dentés (de deux à dix centimètres de long par un à cinq de large) et par une inflorescence formée d’un racème (de quatre à quinze centimètres de long) de petites fleurs blanches ou rosées possédant cinq pétales et cinq sépales (de huit à treize millimètres de diamètre). Le fruit est une drupe rouge de six à quatorze millimètres de diamètre (d’un ton allant du rouge clair au bourgogne), regroupé en grappes et possédant un gros noyau. Lorsqu’il mûrit, le fruit devient plus foncé et sucré mais son goût demeure amère et astringent.

C’est un arbuste ornemental dont le fruit est comestible (quoi que, considérant son amertume, il est surtout utilisé pour faire des sirops ou de la confiture). Il est très riche en composés pigmentaires antioxydants, tels que les anthocyanes. Les autochtones d’Amérique utilisaient le fruit pour faire du pemmican, des galettes et même du vin. Les racines et l’écorce étaient utilisées en médecine traditionnelle ou pour des préparations à fumer. Les fruits sont très appréciés des animaux sauvages, particulièrement les oiseaux et le gibiers — ces derniers apprécient aussi le feuillage et les bourgeons. Les feuilles servent également de nourriture aux chenilles de plusieurs espèces de lépidoptères (surtout des papillons de nuit qui construisent des “tentes” de soie bien visibles dans les branches comme le Malacosoma americanum qui est considéré comme une véritable peste). Toutefois, les fruits non-mûrs, les noyaux et le feuillage fané sont toxiques (à cause de la présence de cyanure) surtout pour les chevaux et les ruminants.

Observer cette grande variétés de petits arbres fruitiers dans le parc Frédéric-Back (surtout sur les bordures nord et sud-est) me rappelle mon enfance où nous nous gavions de ces cerises sauvages amères qui nous laissaient la bouche pâteuse. Une époque insouciante où nous savions bien apprécier la générosité de la nature — comme le démontre cette photographie d’une branche de cerisier sauvage tellement chargée de fruits qu’elle ploie jusqu’au sol! Prudence toutefois car les fruits de ces arbustes ne sont pas tous comestibles! (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Yawara ! #7-8  

“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi les couvertures arrières]

Yawara t. 7, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), janvier 2022. 298 pages, B&W (18 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8653-6, Pour un lectorat adolescent (12+).

Yawara t. 8, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2022. 306 pages, B&W (30 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8654-3, Pour un lectorat adolescent (12+).

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. En 1998-99, il y a eut une réédition en format plus petit (bunkoban) de dix-neuf volumes, puis une “collector edition” (Kanzenban) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a dix volumes de paru jusqu’à maintenant, les suivants étant annoncé pour février, avril et juillet 2023. J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième et le sixième volumes.  

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Vol. 7, p. 3

Le septième volume nous présente la conclusion et les conséquences de la compétition de judo féminin “toute catégorie” aux Olympiques de Séoul. Yawara affronte d’abord la Belge Berckens qui décide de prendre sa retraite suite au combat. Puis, la Canadienne Jody Rockwell se mesure à la puissante Russe Tereshkova mais se blesse à nouveau et ne peut donc plus tenir sa promesse à Yawara d’être son adversaire aux Olympiques. En finale, ce sera donc Yawara contre Tereshkova. Mais cette dernière a conservé secret ses meilleurs coups et Yawara est distraite par l’idée de vouloir venger la blessure de Jody. Pendant ce temps, Matsuda remarque Kojiro Inokuma, le père de Yawara, dans la foule et le rejoins. Kojiro lui révèle la véritable raison de sa disparition. De retour au Japon, Yawara annonce qu’elle arrête le judo. 

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Vol. 8, p. 11

Dans le huitième volume, les amis de Yawara sont consternés par sa décision et complotent pour lui faire changer d’avis. Yawara se rends au Canada pour le mariage de Jody et se retrouve à devoir y faire un match d’exhibition (J’ignorais que l’on pouvait voir les Rocheuses à partir de Toronto !). Pendant ce temps, Fujiko se mets au judo et organise un club de judo à l’Université pour filles de Mitsuba. Kojiro, le père de Yawara, est engagé comme l’entraîneur de Sayaka qui veut prendre sa revenge sur Yawara aux jeux de Barcelone. N’ayant pu trouver que des candidates débutantes pour son club de judo, Fujiko demande l’aide de Jigoro, le grand-père de Yawara, qui décide d’organiser un match d’entraînement contre le club de l’Université de Tsukushi, qui est la meilleur équipe du Japon! Jigoro réussira-t-il en un mois à faire de ces débutantes des judokas aptes à affronter des championnes? Et Yawara décidera-t-elle d’y participer?

Yarawa! est  une comédie romantique de sport qui offre un beau style de manga classique et un récit à la fois captivant et amusant, parsemé de (controversés) clins-d’oeil coquins. Ces deux volumes sont rempli d’action que la narration et le dessin de Urasawa sait rendre efficacement. Cela en fait une lecture particulièrement agréable et distrayante. Vivement la suite! stars-3-5

Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© 2014 Naoki Urasawa / Studio Nuts. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2022 pour l’édition française.  

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Poésie du dimanche [002.023.029]

Pro Carmelus

Reposes en paix

Mon si beau Caramel

Auprès de Saya, va…

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I miss... caressing the
softness of his warm fur
the gentle nudge of his nose
when he wanted something
his paw pushing me away
when he was tired of it
his gentle bite when
I didn't get the hint

He was the cutest
but shy of caress
only coming to us
when he was hungry or
when we were sleeping
like all the others
he got old and sick
departing too soon

To keep him from misery
We had to part ways
Leaving us saddened
and with an empty house
until the spare from the garage
learned to be a house cat
bringing us again happiness
and many fond memories...
[ Traduire ]

Image du chat-medi [002.023.028]

Requiescat in pace

IMG_3576

[ iPhone 13 Pro, Domus, 2022/12/31 ]

Malheureusement mon beau Caramel nous a quitté cette semaine. Il n’avait que dix ans. Subitement, il ne pouvait plus fermer sa mâchoire, ni manger et bavait beaucoup. Je l’ai amené d’urgence à la clinique pour découvrir qu’il avait une importante infection à une molaire supérieure droite. La dent s’est déplacée, empêchant ainsi la dent inférieure de prendre sa place et à la mâchoire de se fermer. Il n’avait donné jusqu’à maintenant aucune indication qu’il avait un problème (c’est bien connu les animaux ne s’expriment guère quand ils sont en douleur). Toutefois, à bien y penser, il avait changé de comportement ces derniers mois. Et cette photographie, prise il y a trois semaines (tristement la plus récente que j’ai prise de lui), montre qu’il bavait déjà un peu et j’avais remarqué qu’il avait parfois de la difficulté à mastiquer les céréales sèches. J’aurais dû m’en rendre compte plus tôt! Érangement, lorsque j’ai publié son dernier cliché, je trouvais que cela faisait photo de salon funéraire et j’ai eu un pressentiment… Aurais-je vraiment pu le sauver si j’avais agit plus vite? Toutefois, il avait également un souffle au coeur ce qui rendait l’anesthésie pour une chirurgie dentaire plus risquée et son rétablissement complet était loin d’être assuré (d’autant plus que la facture du vétérinaire s’élevait déjà à six-cent dollars!). Nous avons dû nous résoudre à simplement abréger ses souffrances… Je l’ai sortie de la ruelle et lui ai donné une vie de pacha. Nous aurons eut dix ans de bonheur ensemble, c’est déjà beau. Et maintenant il est allé rejoindre son ami Saya (et son frère Toffee) au paradis des chats…

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Olympia Kyklos vol. 4

Après Thermae Romae, la nouvelle comédie sportive de Mari Yamazaki !

Projeté une nouvelle fois depuis sa Grèce antique natale jusque dans le Japon contemporain, Démétrios se retrouve mêlé au conflit qui secoue les différentes générations de la famille Iwaya. Du catch ou de la lutte gréco-romaine, quelle discipline est la plus noble ? Quand votre père a été l’espoir olympique de toute une nation, difficile de faire entendre sa propre voix. Pour régler ce différend, il faudra l’intervention d’une vieille gloire du catch japonais, que Démétrios a croisé il y a bien longtemps…”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Olympia kyklos (オリンピア・キュクロス / lit. “Cercles Olympique”) est un manga seinen par Mari Yamazaki qui est sérialisé au Japon dans le magazine bimensuel Grand Jump depuis mars 2018 et a été jusqu’à maintenant compilé en sept volumes chez Shueisha. Il a été traduit en français chez Casterman (six volumes de disponibles). C’est une comédie du style de Thermae Romae (voir aussi mon commentaire sur cette série) mais qui se situe dans l’antiquité grecque cette fois et traite de sujets autour du thème des jeux olympiques. Le manga a sans aucun doute été créé en anticipation des jeux olympiques de Tokyo de 2020 (mais qui furent reportés à l’année suivante à cause de la pandémie de Covid-19). J’ai déjà commenté le trois premiers volumes.

Page 3

Mari Yamazaki n’a as son pareil pour utiliser des artifices loufoques comme le voyage dans le temps pour nous faire réfléchir sur des sujets sérieux et comparer les cultures de l’antiquité et du Japon — cette fois grâce à la foudre de Zeus! Elle nous raconte les mésaventures de Démétrios, un jeune homme athlétique mais qui n’est pas du tout intéressé aux sports car il a l’âme d’un artiste (il peint des vases). Toutefois les circonstances le forcent toujours à faire de la compétition sportive. Pour l’édifier, les dieux l’envoient à tout bout de champs (et sans avertissement) dans le Japon moderne pour découvrir des aspects différents des disciplines olympiques. Dans ce volume, il découvre le catch (lutte professionnelle) et le compare à la lutte classique. Exceptionnellement, cette fois c’est le jeune Takuji qui est transporté à Athènes pour prendre quelques leçons auprès de l’entraîneur Platon qui allie discipline sportive et philosophie pour élever la conscience: “Toute pensée fausse qui traverse votre esprit entrave les mouvements de votre corps” !

Encore une fois Mari Yamazaki nous offre un récit qui non seulement nous diverti par sa mise en situation humoristique mais nous fait également réfléchir sur l’état de notre société. Son style est fort agréable car il est clair, détaillé et précis. Et, malgré les sauts dans le temps, la narration est fluide et facile à suivre. C’est donc une lecture tout à la fois plaisante, intéressante et même amusante. Comme toutes les oeuvres de Yamazaki, je recommande fortement ce manga. 

Olympia Kyklos, 4, par Mari Yamazaki. Bruxelles: Casterman (Coll. Sakka), août 2022. 200 pages, 13.2 x 18 cm, 8,45 € / $C 15.95, ISBN 978-2-203-22866-5. Pour lectorat adolescent (14+).

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© 2018 Mari Yamazaki. All Right Reserved.

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Images du mer-fleuri [002.023.025]

Rhamnus cathartica

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/07/26 ]

Le Nerprun cathartique (appelé en anglais common buckthorn) est une espèce d’arbrisseau buissonnant à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Rosidae, à l’ordre des Rhamnales (qui ne comprend que trois familles), à la famille des Rhamnaceae (qui regroupe neuf-cent espèces réparties en une cinquantaine de genres), et au genre Rhamnus (les nerpruns, qui inclus une centaines d’espèces d’arbustes ou de petites arbres). Le nom de l’ordre et du genre provient des termes grecs et latins (Ράμνος / Rhamnos) pour cette plante (Plinius, Naturalis historia: 24, 124) alors que l’épithète spécifique provient du grec (καθαρτικός / kathartikós) et signifie “purgatif”. Quant au nom vernaculaire français il dérive du latin niger prunus (“prunier noir” -> “noir prun”). J’ai déjà mentionné cette plante en 2014.

Cet arbrisseau originaire d’Europe peut atteindre de deux à cinq mètres de haut. Il est caractérisé par une écorce lisse d’un ton gris-brun, un bois dur dont la couleur tire sur l’orangé, des feuilles elliptiques ou ovales, nervurées et finement dentelées (de vingt-cinq à quatre-vingt-dix millimètres de long par douze à trente-cinq de large), des fleurs d’un ton vert-jaune à quatre pétales qui poussent en grappes de cinq à dix, et un fruit qui est constitué d’une drupe de six à dix millimètres de diamètre et qui contient quatre graines. Le fruit est vert durant l’été et tourne au noir par la suite. Le feuillage vire au jaune à l’automne. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées. Un autre trait caractéristique qui permet d’identifier l’arbrisseau est que ses branches se terminent généralement par une épine (au printemps elle est souvent entourée de deux bourgeons ce qui lui donne l’apparence d’une empreinte d’un cerf d’où le nom vernaculaire anglais de “buckthorn”). 

Introduite en Amérique du Nord, le nerprun y est considéré comme envahissant et même nuisible car il a des propriétés allélopathique: certains composés chimiques contenu dans son écorce et son feuillage et exsudé par ses racines empêche la croissance d’autres plantes dans son entourage. Le feuillage et les graines sont même légèrement toxique pour l’homme et les animaux. Les composés d’anthraquinone  et d’emodin qu’il contient ont des propriétés purgatives qui peut causer des crampes violentes (un processus toutefois très utile pour permettre la propagation des graines par les oiseaux). Pour cette raison, l’écorce et le fruit ont parfois été utilisé en médecine traditionnelle comme purgatif. Ils avaient également un usage en teinture. Les fleurs attirent les pollinisateurs et la plante est l’hôte de plusieurs espèces de chenilles (principalement la chenille du Gonepteryx rhamni).

Le parc Frédéric-Back contient beaucoup de petits arbres fruitiers, surtout sur les bordures nord et sud-est, et il est important de pouvoir les distinguer les uns des autres car leurs fruits ne sont pas tous comestibles. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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La nuit des temps (De Metter)

NuitDesTemps-DeMetter-covÀ la veille d’un conflit mondial, dans les profondeurs de l’Antartique, une expédition scientifique internationale découvre un couple cryogénisé, survivant d’une civilisation disparue il y a 900 000 ans. L’héritage de cette population miraculeusement tirée de son sommeil pourrait être le salut de notre monde, fragile entre amours et trahisons…

Les Expéditions Polaires françaises enregistrent le signal d’un émetteur sous la glace de l’Antarctique… L’expédition internationale découvre les ruines d’une civilisation disparue depuis 900 000 ans et les scientifiques du monde entier affluent vers le site pour aider à explorer et comprendre. Ils découvrent un objet ovoïde en or de trois mètres de diamètre dans lequel se trouvent en état de biostase un homme et une femme dont les têtes sont recouvertes de casques d’or. Simon, médecin de l’expédition, décide de procéder au réveil des corps en commençant par celui de la femme, le corps de l’homme montrant des traces de brûlures sur le torse…

La Nuit des temps est un roman pacifiste et assez anarchisant. Russes et Américains, renvoyés dos à dos, travaillent malgré tout ensemble, à l’image de l’effort de dépassement des oppositions nationales, assez répandu dans le milieu des sciences de l’époque. Les savants court-circuitent les décisions des gouvernants. Notre civilisation paraît barbare face au raffinement et à la sagesse des savants des temps anciens, leur savoir immense risquant d’être perdu par la bêtise humaine. ”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai été fortement impressionné par la lecture du roman La nuit des temps lorsque j’étais adolescent (voir mon commentaire). Puis j’ai découvert que René Barjavel s’était fortement inspiré du roman de l’australien Erle Cox, alors je l’ai lu aussi. Et quelle ne fut pas ma joie de découvrir qu’un artiste que j’admirais beaucoup, Philippe Gauckler, avait adapté ce(s) roman(s) en bande dessinée: Kébek t.1: L’Éternité et t.2: Adamante. Le dessin est superbe mais il s’agit bien d’une “adaptation” puisqu’il déplace le récit dans le nord du Québec et le place dans un contexte socio-politique futur fictif. Il serait plus juste de dire que la bande dessinée est “inspirée” du roman de Barjavel. Finalement, je découvre récemment qu’un autre artiste a adapté le roman graphiquement. Je ne pouvais évidemment pas résister à la tentation de lire cette nouvelle interprétation par Christian de Metter et de vous en partager mes impressions. Toutefois, comme j’ai déjà amplement parlé du le récit de Barjavel alors je ne m’attarderai pas trop sur l’histoire…

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Page 16

Cette bande dessinée est presque l’opposée de celle de Gauckler. Le style de dessin de De Metter, en couleur directe à l’aquarelle dans des tons plutôt glauques, ne m’enthousiasme pas vraiment. Je trouve que cela fait un peu brouillon (stars-2-0). Par contre, si quelques aspects du récit sont éclipsés ou peu développés, cette bande dessinée est une excellente adaptation du roman (stars-4-0). Le récit reste très proche de l’histoire originale et la visualisation du monde de Gondawa que fait De Metter correspond bien à l’image que je m’en faisait à la (re)lecture du roman. Toutefois, pour rendre son récit plus pertinent auprès de son lectorat, De Metter n’a pas vraiment eut le choix, lui non plus, de l’adapter en le situant dans le contexte socio-politique actuel. Barjavel situe son roman à l’époque où il a été écrit c’est-à-dire dans un contexte de guerre froide tendue, de menace nucléaire et de la révolution sociale de Mai ’68 dans le monde et particulièrement en France. Il était donc tout à fait naturel de transposer le récit dans le contexte actuel de nouvelle guerre froide (exacerbé par le conflit russo-ukrainien) et de crise climatique. Mais ce n’est qu’un tout petit aspect du récit qui n’apparaît vraiment que dans les dernières pages (tant du roman que de la bande dessinée).

Dans l’ensemble, cette adaptation graphique du roman de Barjavel offre une bonne lecture, divertissante et intelligente, qui plaira sans aucun doute tant aux amateurs nostalgiques de Barjavel qu’à ceux qui apprécient la science-fiction à son meilleure.

La nuit des temps, par Christian De Metter (d’après le roman de René Barjavel). Paris: Éditions Philéas, décembre 2021. 184 pages (170 planches), 21.5 x 28 cm, 25.00 € / $45.95 Can, ISBN 978-2-491-46713-5. Pour un lectorat adolescent (14+, nudité, violence). stars-3-0

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Roman © Presses de la Cité. Adaptation © 2021, Éditions Philéas.

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Marie-Antoinette

Marie-Antoinette-1-covSa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.

Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice. 

Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Marie-Antoinette (マリー・アントワネット) est un manga historique seinen par Fuyumi Sōryō qui a d’abord été pré-publié en feuilleton dans Morning (et son pendant digital: D Morning), un magazine hebdomadaire de Kōdansha. Il a débuté dans le numéro 38 (18 août 2016) et s’est étalé sur quatre publications (se terminant dans le numéro 41). Chose rare, la publication en volume (tankōbon) s’est faite au Japon en septembre 2016, soit quelques jours après la parution du volume en français!

La vie de la reine Marie-Antoinette a déjà fait l’objet de plusieurs adaptations en mangas (notamment par Mamoru KURIHARA & Natsuko WADA, KOMAGATA & Mayuho HASEGAWA, et sans oublier Riyoko IKEDA) mais il n’est pas surprenant de voir Fuyumi Sōryō y consacrer un ouvrage puisqu’elle avait déjà touché à la biographie avec son superbe manga traitant de la jeunesse de Cesare Borgia (que j’admire beaucoup — voir mes commentaires sur ce manga. J’ai d’ailleurs récemment découvert qu’un treizième, et semble-t-il, dernier volume est paru au Japon en janvier 2022. J’ai bien hâte qu’il paraisse en France mais aucune date n’a encore été annoncée). Je avais déjà lu Marie-Antoinette en 2017 mais j’avais omis d’en parler sur le blog (j’en avais toutefois touché quelques mots lors de la découverte de son existence). Le visionnement d’un épisode de la récente sérié télévisée franco-britannique Marie-Antoinette (par les créateurs de la série Versailles) m’a donné le goût de le relire et d’en parler. J’ai vu beaucoup de similitudes entre le premier épisode de la série et le manga de Sōryō.

Ce que j’admire le plus dans le travail de Fuyumi Sōryō c’est la qualité extraordinaire de son dessin. Les traits sont fins, clairs et précis, les personnages sont beaux et, surtout, les décors et les arrières-plans sont incroyablement détaillés (probablement grâce à la contributions d’assistants). C’est tout simplement superbe. C’est ce que je croyais avec Cesare mais avec Marie-Antoinette Sōryō se surpasse encore une fois. Malheureusement, le récit est très décevant. D’une part il ne s’y passe pas grand chose et c’est même un peu ennuyant. Il n’offre qu’une tranche de vie très brève: suite à un mariage arrangé la jeune archiduchesse Maria-Antonia doit quitter avec appréhension son Autriche natale pour se rendre à Versailles, y découvrir la complexité et l’absurdité des rituels de la cour, et peu à peu apprivoiser l’affection du jeune prince Louis-Auguste, futur Louis XVI. En France, on a beaucoup reproché à ce manga son inexactitude historique et le fait que l’histoire est romancée. Cela me surprend car Sōryō est reconnue pour ses recherches rigoureuses et elle a d’ailleurs travaillé étroitement avec le château de Versailles lors de sa création. C’est justement là, selon moi, qu’est le problème: ce manga, malgré son réalisme, est de toute évidence une “commande” de Versailles et c’est pourquoi tant la future reine que la famille royale sont présenté sous un jour un peu trop positif et rose à mon goût. Cela reste une bonne lecture, divertissante et intéressante. À lire surtout par les amateurs de beaux mangas et d’histoire.

Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine, par Fuyumi Sōryō. Paris: Château de Versailles / Glénat (Coll. Seinen), septembre 2016. 180 pg., 9.50 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-344-01238-3. Recommandé pour public adolescent (12+). stars-3-0

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© 2016 Fuyumi Soryo. All rights reserved.

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Images du mer-fleuri [002.023.018]

Salix exigua

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/10/11 ]

Le saule coyote (appelé en anglais sandbar ou narrowleaf willow) est un espèce d’arbuste à feuilles caduques qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Dilleniidae, à l’ordre des Salicales, à la famille des Salicaceae (les saules et les peupliers) et au genre Salix (qui comprend plus de trois-cent-cinquante espèces). Le nom scientifique provient du terme latin pour le saule alors que l’épithète spécifique fait simplement référence à l’étroitesse des feuilles (exiguë, de petite taille). Le nom vernaculaire aurait pour racine le germanique salχaz et l’indo-européen wel (“rouler, tourner”) et ferait référence à la flexibilité du bois.

Native de l’Amérique du Nord, cette plante pousse en arbustes denses, qui se répandent par les racines en colonies clonales, et qui peuvent atteindre de quatre à sept mètre de haut. Elle est caractérisée par ses branches minces et très flexibles, ses feuilles étroites lancéolées et légèrement dentelées (de quatre à douze centimètres de long par deux à dix millimètres de large) et une inflorescence formée par des chatons (de huit à dix centimètres de long) qui apparaissent après le feuillage à la fin du printemps. C’est une plante dioïques (monosexuées), c’est-à-dire que les organes mâles et femelles se retrouvent sur des plantes séparées.

C’est un arbuste ornemental dont les branches servent à faire de l’osier, utilisé en vannerie et comme matériau de construction. L’écorce peut également produire des fibres pour fabriquer toiles, ficelles et cordes. Riche en tannin, l’écorce est aussi utilisée en tannerie. L’écorce et le feuillage ont de nombreux usages en médecine traditionnelle (contre toux, douleurs et fièvres). Riches en vitamine C, les feuilles sont comestibles en plus d’avoir des propriétés antispasmodiques, sédatives, ou anaphrodisiaques. De façon similaire, c’est à partir de l’écorce de saule blanc (Salix alba), réduite en poudre et bouillie, que l’on produit la salicyline à partir de laquelle a été synthétisé l’acide acétylsalicylique (aspirine).

J’ai photographié ce beau bosquet de Salix exigua au début de l’automne. Il grandissait depuis quelques années le long d’un fossé du parc Frédéric-Back. Il a malheureusement été entièrement coupé par les gestionnaires du parc au début de l’hiver… (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Jeudi nature [002.023.012]

Corvus brachyrhynchos

Corvus_brachyrhynchos

[ Canon PowerShot S5 IS, Parc Frédéric-Back, 2011/07/01 ]

La Corneille d’Amérique (appelée “American crow” en anglais ou 亜米利加烏 [アメリカガラス/ Amerika karasu] en japonais) est une espèce d’oiseau qui appartient à l’ordre des Passeriformes (ou passereaux, dont c’est d’ailleurs l’une des plus grandes espèces), à la famille des Corvidæ (qui, chose surprenante, inclue également le Geai bleu et le Mésangeai du Canada) et au genre Corvus (qui inclut une cinquantaine d’espèces). La sous-espèce que l’on retrouve dans le sud du Québec est le Corvus brachyrhynchos brachythynchos. Le nom de la famille et du genre veulent simplement dire “corbeau” en latin alors que l’épithète spécifique, lui, dérive du grec (βραχυ / brachy [court] et ρυνχος / rhynchos [bec]) et signifit “à bec court”.

C’est un oiseau caractérisé par le fait qu’il est entièrement noir (au plumage iridescent) et par son croassement rauque (toutefois son chant est assez varié et parfois imitateur). C’est un oiseau monogame, de nature grégaire (il aime se regrouper en large bande qu’on appel “murder” en anglais — il ne semble pas y avoir d’équivalent français), omnivore (mais il est opportuniste et donc s’il est souvent charognard il peut aussi être un redoutable prédateur) et surtout très intelligent. Il fréquente principalement les milieux ouverts (comme les champs et les parcs). L’hiver la plupart migrent vers le sud.

Il ne faut pas le confondre avec le Grand Corbeau (Corvus corax) qui lui ressemble beaucoup mais est plus grand (il fait de soixante-cinq à soixante-dix centimètre de long alors que la Corneille mesure de quarante à cinquante centimètres et dépasse rarement soixante, son envergure d’aile est presque deux fois plus large allant jusqu’à un mètre et demi), a un bec plus massif, une queue plus droite et carrée, un cri plus rauque et fréquente surtout les régions arboricoles. (Sources: Wikipedia et divers sites ornithologiques)

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Images du mer-fleuri [002.023.011]

Verbena hastata

[ iPhone 13 Pro, Parc Frédéric-Back, 2022/07/07 & 08/26 ]

La Vervaine hastée (appelée “American vervain” ou “blue vervain” en anglais) est une espèce de plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliophyta (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à la sous-classe des Asteridae (qui rassemble un dizaine d’ordres), à l’ordre des Lamiales (qui regroupe seulement quatre familles dans la classification de Cronquist mais une vingtaine dans la classification APG), à la famille des Verbenaceae (les verveines, qui comprend environ trois mille espèces divisées en quatre-vingt-dix genres), et au genre Verbena (où l’on retrouve pas loin de cent-trente espèces). Le nom de la famille et du genre provient du latin verberare (“frapper”) et désignait dans l’antiquité une plante sacrée ou rituelle que certains prêtres utilisaient pour frapper une personne pour la guérir ou la bénir ou même déclarer la guerre (comme des rameaux de laurier, d’olivier ou de myrte). Pline l’Ancien la mentionne dans son Histoire Naturelle (Liber XXV, cap. LIX). L’épithète spécifique (nom scientifique de l’espèce) signifie simplement “en forme de lance”. J’ai déjà parlé de la verveine des jardins (Glandularia x hybrida qui appartient au genre Glandularia), de la verveine de Buenos-Aires (Verbena bonariensis du genre Verbena) et du lantanier (Lantana camara du genre Lantana). La verveine la plus connue et la plus usuelle est la Verveine officinale (Verbena officinalis).

La verveine hastée pousse sur une tige rigide quadrangulaire qui peut atteindre jusqu’à deux mètres et se divise en plusieurs faisceaux. Elle est caractérisée par ses feuilles simples, opposées, aux marges dentelées, généralement de forme lancéolée (mesurant jusqu’à quinze centimètres de long par trois de large) et par ses épis (panicule) de petites fleurs mauves qui se développent à l’extrémité des faisceaux et peuvent atteindre une quinzaine de centimètres. Les fleurs quinti-lobées, d’un centimètre de long, s’épanouissent par petits groupes à partir de la base de l’épis vers le haut. La floraison s’effectue du milieu à la fin de l’été. Native des États-Unis et du sud du Canada, elle se retrouve surtout dans les milieux humides (bordures de lacs ou de cours d’eau). Comme la plupart des autres verveines, elle attire les pollinisateurs (surtout les bourdons et les abeilles), elle peut être utilisé en cosmétique et avoir des usages médicinales. (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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Revue de ‘zines [002.023.008]

Revue de ‘zines

Je continue mon rattrapage perpétuel sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures…

Capsules

Animeland #239 (Juil.-Sept. 2022)

AL-239Ce numéro nous offre deux dossiers sur L’Attaque des Titans (Retour sur le manga, Evangelion et L’Attaque des Titans, L’être et le géant, L’Escalade métaphorique des armes, La question politique, Et demain?) et Angoulême (Un cluster d’émotions, Exposition Fujimoto, Exposition Mizuki, Inu-Oh, Entretien avec Masaaki Yuasa, Portrait de Taiyô Matsumoto).

Ce numéro nous offre aussi une série d’Entretiens avec Benjamin Maizak (de Koyohan), Guillaume Le Gros (d’Adult Swim) et Luke (CEO de Piccoma). On retrouve également des Reportages sur Crayon Shin-chan et Cartoon Movie 2022.

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Ao Ashi, Dance Dance Danseur, Police in a Pod, Archipel, L’Enfant du mois de Kamiari, Ma famille afghane, The Witcher: Le cauchemar du loup, Love of Kill, Ma Favorite War, Bubble, Adam by Eve: A life in animation, Thermae Romae Novae, et De l’autre côté du ciel.

Dans “Ça ferait un bon anime !” on nous introduit à quelques bons mangas comme Look Back (par Tatsuki Fujimoto chez Kazé), Wandance (par Coffee chez Noeve Grafx), Bambi Remodeled (par Atsushi Kaneko chez IMHO), On l’a fait (par Mineyuki Kaneshiro & Hikaru Araki chez Noeve Grafx), Miroirs (par Kaiu Shirai & Poussa Demizu chez Kazé), Old Knight Bard Loen (par Shien Bis & Morio Kikuishi chez Noeve Grafx), Nous irons manger du crabe (par Gino0808 chez Noeve Grafx), Millenium Darling (par Midori Iwasawa chez naBan), Chat de Yakuza (par Riddle Kamimura chez Doki Doki), et 300 jours avec toi (par Masaki Kirimoto & Kôhei Nagashii chez Doki Doki)

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Partenariat (Noeve x Animeland), Fermez les Yeux (Comment choisir la musique des anime?), Jeux Vidéo (Elden Ring), Séance Studio (Tôei Animation), Figure de Pro (Noureddine Widad), Trouvaille (Junk Head), Hommage (Fujiko A. Fujio, Jean-Claude Balard), On a lu (Hommage à Illumination) et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-0

Capsules

Animeland #240 (Oct.-Déc. 2022)

AL-240Ce numéro nous offre des dossiers sur les trente ans de Sailor Moon (le manga, l’anime, l’expo Sailor Moon Museum, un portrait de la créatrice Naoko Takeuchi et un bilan), sur Annecy 2022 (“On a vu”: Interdit aux chiens et aux Italiens [entrevue avec Alain Ughetto], Le Petit Nicolas, Nayola, Goodbye DonGlees!, My Love Affair With Marriage, Saules Aveugles Femme Endormie, Le Pharaon le sauvage et la Princesse [portrait de Michel Ocelot], Unicorn Wars [entretien avec Alberto Vasquez], Garden of Remembrance [entretien avec Naoko Yamada], panels Sony Pictures et Netflix) et sur Japan Expo 2022 (Conférences animateurs et AnimeLand, Crunchyroll, Animation Digital Network [ADN], Entretiens avec le studio Mappa, Kotteri!, Mika Kobayashi, Yusuke Kozaki et Yuka Nagate).

Dans “On a vu” on nous présente plusieurs animations notoires comme One Piece: Red, Magical Doremi, L’Enfant et le Maudit, Spy x Family, Tomodachi Game, Love Death & Robot S3, Trese entre deux mondes, The Sandman, Vampire in the Garden, Les Monstres des mers, Mobile Suit Gundam: Hathaway, Dragon Ball Super: Super Hero, et Summer Ghost [entretien avec loundraw]

Dans “On a lu” on nous introduit à quelques bons mangas comme Zingnize (Warainaku, chez Shiba), Dandadan (Yukinobu Tatsu, chez Crunchyroll), La Déesse de 3000 ans (Fumitaka Katô, chez Michel Lafon), Contes merveilleux du Printemps (Monday Recover, chez Mahô), Histoires courtes de Koyoharu Gotouge (chez Panini), Moi Tsushima (Opû no Kyôdai, chez Le Lézard Noir), Boire pour fuir ma solitude (Kabi Nagata, chez Pika) et Les Promeneuses de l’apocalypse (Sakae Saito, chez Doki Doki).

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: Focus (remasterisation de Ranma 1/2), Il Était une Pub (Call to Action, webtoon), Expo + Entretien (Masakazu Katsura), Jeux Vidéo (Xenoblade Chronicles 3, The Quarry), Trouvaille (Mad Dog), Séance Studio (Gainax), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #166 (Septembre 2022)

dBD-166Dans le cahier actualités on mentionne une adaptation BD de Le Meilleur des Mondes (par Fred Fordham & Aldous Huxley chez Philéas), Oenologix: Tout savoir sur le vin en bande dessinée (par François Bachelot & Vincent Burgeon chez Dunod Graphic), que les Éditions Akata (dirigées par Bruno Pham et Sylvie Chang) ont choisi le groupe Albin Michel et les éditions Leducs comme partenaires, et que l’anthologie anime Memories par Katsuhiro Otomo, Koji Morimoto & Tensai Okamura sort enfin en salles en France. 

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Alex W. Inker et Thibault Vermot au sujet de Colorado Train (d’après le roman éponyme de Thibault Vermot, chez Sarbacane). Les entrevues se poursuivent avec Quentin Zuttion (sur Toutes les princesses meurent après minuit, chez Le Lombard), Pierre-Henry Gomont (sur Slava t.1, chez Dargaud), Alison Bechdel (sur Le secret de la force surhumaine, chez Denoël Graphic), Jim Bishop (sur Lettres perdues et Mon ami Pierrot chez Glénat), Sylvain Tronchet (sur Très chers élus, 40 ans de financement politique, avec Élodie Guéguen & Erwann Terrier, chez Delcourt/La Revue Dessinée) et Tim Probert (sur Lightfall t.2: L’Ombre et l’oiseau, chez Gallimard).

Dans le Cahier Critique je note Trillion Game t.1 par Riichiro Inagaki & Ryoichi Ikegami chez Glénat (Bien; “(…) sans être médiocre (…) un peu poussif (…) personnages (…) déjantés, procédé ultra osé. (…) un peu fades et prévisibles.”) et Corto Maltese t.16: Nocturnes Berlinois par Juan Diaz Canales & Ruben Pellejero chez Casterman (Super; “le scénario élevé, la riche palette de couleurs et les nombreuses planches aux dessins réussis (…) rendent tout de même un bel hommage [à Hugo Pratt] tout en affirmant la personnalité des auteurs. (…) jolie reprise”). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: From the Red fog (par Mosae Nohara chez Panini), Du-Ran-Ki (par Studio Gaga & Kentaro Miura chez Glénat), Dead flag t.1 (par Holico & Jun Nishikawa chez Soleil), SinoAlice t.1 (par Takuto Aoki, Himiko & Jino chez Kurokawa), Dynamic Heroes (par Gô Nagai & Kazuhiro Ochi chez Isan) et Arena t.1 (par Le Chef Otaku & Clarity chez Véga/Dupuis).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD.stars-3-5

Capsules

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À la découverte de la nature [002.023.006]

Zenaida macroura

Tourterelle triste / Mourning dove

[iPhone 13 Pro / Premiere Rush / Speech, Parc Frédéric-Back, 2022/09/04 16:44]

🪶 🪶 🪶 

Texte:

Aujourd’hui, notre exploration de la nature nous amène à découvrir la tourterelle triste.

Son nom scientifique est Zenaida macroura (appelé aussi en anglais Mourning dove).

C’est une espèce d’oiseau de l’ordre des Columbiformes, de la famille des colombidés (qui regroupe les différentes espèces de Colombes, de Tourterelles et de Pigeons) et du genre Zenaida (où l’on retrouve les différentes espèces de tourterelles) — nommé ainsi par l’ornithologue français Charles-Lucien Bonaparte en l’honneur de son épouse Zénaïde. Le nom de l’espèce signifie “grande queue” en grec alors que le nom vernaculaire fait référence au chant de l’oiseau et au sifflement de ses ailes durant le vol qui évoquent une expression plaintive.

Répartie sur un territoire qui va de l’Amérique Centrale au sud du Canada, c’est un oiseau élancé, de taille moyenne (de vingt à trente centimètre de long), à la tête arrondie, au bec court et dont le plumage est dans des tons de gris ou de bruns. C’est un oiseau percheur et granivore. Il passe du temps au sol à la recherche de graine. Il n’est pas trop difficile mais préfère les pignons de pin. Il ne gratte pas le sol mais picore les graines qui sont bien visibles. Sa démarche n’est pas sautillante. 

C’est un oiseau monogame, qui préfère nicher dans les arbres. Sa population importante, estimée à 130 millions d’individus, fait que l’espèce n’est pas considéré en danger immédiat (préoccupation mineure). Ses prédateurs sont les rapaces diurnes, les corvidés, les chats domestiques et les chasseurs humains. C’est un animal qui est souvent considéré comme un symbole de paix.

L’individu observé ici, dans le parc Frédéric-Back, est possiblement blessé car il reste au sol pour une période prolongée et ne s’envole pas à l’approche des humains. Il continue simplement à picorer les graines sur son passage.

Ceci était une présentation de la tourterelle triste. N’oubliez pas de toujours rester attentif à la nature qui vous entoure. 

(Sources: Wikipedia et divers sites zoologiques)

☆ ☆ ☆ 

J’ai fait ce petit vidéo (de 1m52s) pour faire un essai avec Premiere Rush qui m’est offert gratuitement avec mon Plan Photographie de Adobe. Je commence à avoir fait pas mal le tour des possibilités avec iMovie d’Apple et j’aimerais pousser un peu plus loin les montages vidéos intéressants sans me ruiner financièrement. Malheureusement, si il offre beaucoup de possibilités, Premiere Rush m’apparait un peu décevant car la majorité des fonctions qui valent la peine sont premium et demandent donc un abonnement ($12.99 par mois avec Adobe Express). Il y a quand même une grande variété de trames musicales ou d’effets, et les titres sont ajustables (ce qui est une grosse amélioration). Et il y avait des pages titres vraiment superbes mais que je ne pouvais pas utiliser faute de pouvoir exporter (l’utilisation de fonction premium sans abonnement bloque l’exportation). Je vais probablement me réessayer avec Rush (il y a sûrement de quoi faire des montages intéressants même sans les fonctions premium). Sinon il me faudra peut-être me résoudre à essayer DaVinci Resolve qui je crois est encore gratuit mais semble incroyablement compliqué à apprendre et utiliser…

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Images du mer-fleuri [002.023.004]

Asclepias incarnata

[ iPhone 13 Pro Wide Camera, Parc Frédéric-Back, 2022/08/26 ]

Quand j’étais jeune je ne connaissais qu’une seule sorte d’Asclépiade: l’asclépiade commune (asclepias syriaca) que l’on appelait “herbe à cocons” et qui était considéré comme une mauvaise herbe car elle poussait sur le bord des routes et dans les champs abandonnés (voir photo datant de 2014 et une autre de 2019). J’ai toutefois découvert l’été dernier, à ma grande surprise, qu’il en existait plusieurs variétés au Québec, dont l’Asclépiade tubéreuse (Asclepias tuberosa). Et cet été, j’en ai découvert une autre: l’Asclépiade rouge (Asclepias incarnata aussi appelée en anglais swamp milkweed).

C’est une plante herbacée vivace qui appartient à la division des Magnoliopsida (ou Angiospermae, c’est-à-dire les plantes à fleurs), à la classe des Magnoliopsida (ou Dicotyledonae, i.e. à deux cotylédons), à l’ordre des Gentianales (qui comprend six familles), à la famille des Asclepiadaceae (qui regroupe environ deux mille espèces divisé en près de deux-cent-cinquante genres) et au genre Asclepias (où l’on retrouve près de cent-cinquante espèces). Le nom tant de la famille que du genre fait référence à Asclepios, le dieu grec de la médecine, car elle est considérée comme une plante médicinale. Le nom latin de l’espèce veut simplement dire “incarnat” ou “couleur chair”.

Originaire d’Amérique du Nord, cette plante peut atteindre un mètre ou un mètre et demi de haut et est caractérisée par des feuilles lancéolées opposées (de sept à quinze centimètres de long par un à quatre centimètres de large), des fleurs rosées et parfumées, pentamères (cinq sépales, pétales et étamines symétriques) et disposées en ombelles, ainsi que par les cosses (fruits déhiscents) qu’elle produit et qui contiennent des filaments soyeux auxquels sont rattachés les graines (à maturité la cosse s’ouvre et les graines sont dispersées par anémochorie). Toutes les variétés d’asclépiades produisent également du latex (un liquide blanchâtre qui contient des alcaloïdes, des cardénolides et des terpènes qui rendent la plante toxique). La floraison se fait en juillet et en août. On la retrouve surtout dans les milieux humides (marais, fossé, bordure de cours d’eau) et partiellement ombragés.

C’est une plante qui a de nombreux usages: en phytothérapie, dans l’industrie textile (mais pas autant que l’asclépiade commune), et en horticulture où elle est cultivé pour ses qualités décoratives (fleurs coupées) mais surtout nectarifères car elle est visitée par de nombreux pollinisateurs (le plus connu étant le papillon monarque — Danaus plexippus). (Sources: Wikipedia et divers sites horticoles)

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