Isabella Bird #10

IsabellaBird-10-covLe Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus ! Après un trajet mouvementé durant lequel ils ont dû faire face à de nombreux imprévus, Isabella et Ito ont finalement réussi à rallier l’île d’Ezo et la ville de Hakodate. Accueillie par le Dr Hepburn et le consul britannique, l’exploratrice s’apprête à embarquer pour la dernière étape de son voyage, qui devrait la mener au hameau aïnou de Biratori.

C’est malheureusement sans compter la présence sur place de Charles Maries, le précédent employeur d’Ito. Le chasseur de plantes semble prêt à tout pour reprendre le jeune homme à son service… que l’intéressé le veuille ou non ! Le temps des adieux est-il venu pour Isabella et son guide-interprète ?

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan. Écrit et dessiné par Taiga Sassa, ce manga seinen historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta (Enterbrain), puis compilé en volumes chez Kadokawa. Le premier volume est paru en mai 2015 et le plus récent volume, le dixième, est paru au Japon en février 2023. J’ai commenté tous  les volumes précédents.

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vol. 10, pp. 38-39

 

Le récit de ce volume se divise en trois partie. D’abord, le Dr James Hepburn et Richard Eusden (consul Britannique en poste à Hakodate) tentent d’aider Isabella Bird à négocier une entente avec Charles Maries sur l’emploi du guide-interprète Itō Tsurukichi. Toutefois Maries est intraitable et refuse de laisser son employé servir de guide à Bird pour le reste de son expédition à Ezo (Hokkaidō). Plus tard Bird rends visite à Maries sur la ferme expérimentale de Nanae où il est consultant et lui fait une contre-proposition qu’il accepte finalement. Par la suite, alors qu’elle fait les préparatifs pour son expédition avec Ito, Isabella fait la rencontre de Henry Siebold (fils de Philipp Siebold) qui lui raconte les premiers contacts peu reluisant entre l’Occident et les Aïnous et qui s’apprête lui-même à se rendre à Biratori, la devançant de peu! Finalement, la troisième partie du récit nous raconte l’expédition de Charles Maries à Ezo l’année précédente, où il fait la découverte dans les monts Hakkoda du fameux sapin Morobi, plus touffu et plus résistant, qu’il nomme Abies Mariesi.

Ce manga nous fait le récit très romancé de l’expédition d’Isabella Bird à Hokkaidō, nous offrant une fenêtre intéressante sur le Japon de l’ère Meiji. Si le récit est un peu inégal, la qualité du dessin, précis et détaillé, est notable. L’ouvrage nous offre donc une lecture à la fois agréable, distrayante mais aussi très instructive. Un manga indispensable surtout pour les amateurs d’histoire et de culture Japonaise. 

Isabella Bird, femme exploratrice T.10 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), août 2023. 224 pg, , 13 x 18 cm, 7,95 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-1352-5. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-5

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© Taiga Sassa 2023.

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Eroica

Eroica-1-covRécemment mon épouse a fait l’acquisition de quatre volumes (#10-13) de Eroica dans un bazar du Centre Culturel Japonais. C’est un ouvrage que je désirais voir depuis longtemps. Ah ! Que je voudrais que ma compréhension du Japonais soit meilleure ! Je me lamente depuis des décennies qu’il y a tout un trésor de manga shōjo publiés dans les années ’70 et ’80 qui n’a jamais été traduit. Et Eroica en fait partie… Certains éditeurs, comme Akata avec sa collection Héritages, ont commencé à traduire quelques titres mais ils ne paraissent qu’au compte goûte…

Ce que je comprends mal c’est que Eroica, qui est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de Riyoko Ikeda et qui est également la suite directe de La Rose de Versailles — puisque certains de ses personnages s’y retrouvent (dont Rosalie ou Alain et même Oscar qui y fait quelques apparition dans des flash-back) — n’ait jamais été publié par Kana, l’éditeur de la version française de La Rose de Versailles. J’imagine que le fait qu’il s’agisse d’une saga de quatorze volumes et que l’ouvrage ne soit pas reconnu pour son exactitude historique, car la série romance fortement le règne de Napoléon, y soit pour quelques choses. Mais ce qui m’étonne encore plus c’est le fait qu’il n’y ait pas eut une seule traduction amateure sur l’internet (les fameuses scantrad,  ou “scanlation” en anglais, où le manga est numérisé et le texte japonais remplacé par une traduction amateure). Il y a bien eut une traduction italienne publiée chez Magic Press vers 2009-10 mais elle ne semble plus disponible… Il ne me reste plus qu’à implorer humblement Kana (ou tout autre éditeur français — où même anglais) de considérer entreprendre la traduction et la publication de ce chef-d’oeuvre au graphisme sublime.

Eroïca: La gloire de Napoléon (栄光のナポレオン – エロイカ / Eikou no Napoleon – Eroica) est un manga shōjo historique par Riyoko Ikeda qui a été publié en feuilletons dans le magazine féminin mensuel “Fujinkōron” avant d’être compilé en quatorze volumes chez Chūōkōron-shinsha entre 1986 et 1995. Cette série constitue en quelques sorte la suite de La Rose de Versailles (qui est l’un des deux seuls titres d’Ikeda, avec Très cher frère…, a avoir été traduit en français). Elle raconte l’histoire de l’empire Napoléonien à travers des événements comme la Convention Thermidorienne, les campagnes d’Italie, d’Égypte et de Russie ainsi que le Coup d’État du 18 Brumaire. Le titre de la série fait référence à la Symphonie no 3 en mi bémol majeur (Opus 55, dites “Eroica”) de Ludwig van Beethoven qui avait été originalement dédiée à Napoléon Bonaparte. Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants: ANNBaka-UpdatesGoodreadsGoogle • Wikipedia [EN / JP].

Pour bien vous démontrer tout l’intérêt et la beauté de ce titre, je vous en propose ici quelques extraits (volume 10, chapitre 7) dont j’ai moi-même (bien maladroitement) fait la scantrad-uction… (Remerciements à Google Translate, Apple Translate et à mon épouse Miyako pour leur précieuse aide).

© 1992 Riyoko Ikeda / Chūōkōron-shinsha.

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L’Étranger

Etranger-cov“Étranger à la société, étranger à sa propre vie, Meursault est indifférent à tout. La mort de sa mère, une demande en mariage, la défense d’un voisin proxénète… rien ne l’atteint. Pas même l’impardonnable, le meurtre qu’il commet, sur une plage, sans raison autre qu’un soleil écrasant et une chaleur étouffante. Un acte qui l’entraîne dans les méandres de la justice, pour un procès hors norme.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

L’Étranger (異邦人 / Kotokunibito) est un manga seinen par Ryota Kurumado qui adapte sous forme graphique le fameux roman absurde d’Albert Camus — qui a déjà eut une adaptation similaire par Jacques Ferrandez publiée chez Gallimard. Né en 1989, Kurumado est un jeune mangaka qui s’était déjà fait connaître en 2020 avec l’adaptation d’une autre oeuvre de Camus, La Peste (ペスト, 4 volumes aussi publiés chez Michel Lafon). Avant cela, il n’avait publié que deux récits: Freude (フロイデ, sérialisé dans Monthly Morning Two en 2015 et compilé chez Kodansha en un volume) et My Wife is a BL Manga Artist (嫁はBL漫画家, sérialisé dans B Bunch en 2019 et compilé chez Shinchosha en deux volumes).

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Page 1

Meursault semble détaché de tout et avance dans l’existence sans but précis, en titubant comme un mort-vivant, au gré des circonstances. Sa mère meurt, il renoue avec une vieille flamme, se lie d’amitié avec un voisin violent, tout cela comme s’il n’était qu’un spectateur dans une pièce de théâtre absurde… Jusqu’au jour où, sans trop savoir pourquoi, il ramasse un pistolet et crible de balles l’arabe qui vient de poignarder son ami. Sa seule excuse: “le soleil était aveuglant et la chaleur m’écrasait.” Peu de temps avant son exécution, il pêtes les plombs devant le prêtre qui tente de le convertir: ”Je vais mourrir. Rien n’a d’importance. Cette vie est absurde. Vous vivez comme un mort… et ça vous regarde. Je vous interdis de prier pour moi!” Malgré cela il sent qu’il a été heureux… Un étrange roman qui se lit au rythme de l’Afrique du nord et que j’ai lu au début des années ’80 dans le cadre d’un cours de philo. 

L’adaptation de Kurumado me semble bonne, quoiqu’il abrège un peu le récit original. Elle respecte très bien l’esprit de l’oeuvre. Toutefois, son style de dessin minimaliste est plutôt médiocre et enfantin. Cela me rappel beaucoup le style des collectifs Variety Art Works ou Team Banmikas qui se spécialisaient justement dans l’adaptation de classiques de la littérature. J’imagine qu’un dessin plus grossier distrait moins le lecteur et lui permet de se concentrer sur le texte… Ce n’est certes pas la meilleurs adaptation du genre mais cela reste une intéressante introduction à l’œuvre de Camus. À lire par curiosité.

L’étranger, par Albert Camus et Ryota Kurumado. Neuilly-sur-Seine: Michel Lafon (Coll. Kazoku), Juin 2023. 304 pages, 15 x 21.4 cm, 14.95 € / $21.95 CAN, ISBN 978-2-7499-5235-2. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-5

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© Éditions Michel Lafon, 2023

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L’Océan des rêves (Liu Cixin 14)

OceanDesReves-Cixin14-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, qui imaginent les futurs possibles de l’humanité.”

“Une créature extraterrestre issue de la matière noire s’invite au festival de sculptures sur glace de Harbin. Sa technique comme sa démarche artistique sont radicales : l’entité pille littéralement les cours d’eau, les mers et les océans du globe. Elle reste sourde à nos tentatives de négociations et indifférente à la dissuasion militaire. L’humanité semble perdue…”  [Texte du site de l’éditeur]

“Yan Dong participe au célèbre concours de sculptures monumentales sur glace de Harbin. Soudain surgit de l’espace une entité extraterrestre. C’est un artiste des températures extrêmes, tout à l’urgence de sa nouvelle création.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) j’ai poursuivi ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité), cinq (La perfection du cercle), six (Proies et Prédateurs), sept (L’Attraction de la foudre), huit (Brouillage intégral), neuf et dix (La Terre transpercée et L’Ère des anges) ainsi que le onze (Au-delà des montagnes), le douze (Le calcul du papillon) et le treize (L’Humanité invisible). Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois et il ne m’en reste plus qu’un à lire:  15. Les migrants du temps (septembre).

OceanDesReves-Cixin14-pl01Cet album adapte la nouvelle 梦之海 (Mèng zhī hǎi / lit. “Mer de rêves”) publié en 2002 dans le mensuel chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World). Un artiste interstellaire s’inspire d’un sculpteur de glace sur Terre mais son travail artistique, qui utilise toutes les ressources en eau de planète, menace la survie de l’humanité. Il n’accepte de communiquer qu’avec l’artiste chinois mais celui-ci n’arrive pas à le convaincre d’épargner la Terre.

Comme je l’ai mentionné quand j’ai commenté cet album en anglais, c’est une histoire charmante qui offre une intéressante réflection sur l’art et le fait que la nécessité est la mère de l’invention. Il semble que ce n’est que dans ce genre de situation désespérée que l’humanité délaisse ses différences et s’unit pour saisir le défi. Toutefois le style du dessin un peu brouillon ne m’attire pas beaucoup. Une bonne lecture tout de même.

L’Océan des rêves (Les Futurs de Liu Cixin, #14), par Rodolfo Santullò (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin) et Jok (illustration et couleurs). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), août 2023. 94 pages, 21.8 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03798-9. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2020 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2023 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Yawara #12

Yawara-12-cov“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eut une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a quatorze volumes de paru jusqu’à maintenant (les deux suivants paraîtront en janvier et avril 2024). J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, les septième et huitième, le neuvième, le dixième ainsi que le onzième volume.  

Yawara-12-extr1Matsuda, dont l’avion s’est posé à Zagreb au lieu de Belgrade, arrive juste à temps grâce à un chauffeur de taxi yougoslave fan de Yawara. Celle-ci, qui jusqu’alors manquait d’entrain, retrouve son enthousiasme et sa combativité lorsqu’elle l’aperçoit dans la foule de supporters. Aurait-elle des sentiments pour Matsuda? Yawara remporte donc la compétition mondiale de judo féminin, catégorie des moins de 48 kg, contre la soviétique Khrushcheva avec un ippon-seoi-nage décisif. De retour au Japon, les filles du club de l’Université de Mitsuba décide d’organiser un tournoi d’adieu et Jigorô accepte de laisser Yawara travailler à l’agence de voyage Tsurukame si (et seulement si) elles remportent ce tournoi. Bien sûr, le grand-père (qui a plus d’un tour dans son sac) n’a pas oublié son projet de faire entrer Yawara à l’Université de Sakai. Non seulement il leur choisi comme adversaire l’équipe de L’Université de la Seine, l’une des meilleures équipes française, mais il les fait s’affronter dans un match aux points, ce qui désavantage fortement l’équipe de Mitsuba. Les filles seront-elles à la hauteur ? Et Sayaka, de retour d’un long entrainement, lance un nouveau défi à Yawara !

C’est comme toujours un très bon manga qui est à la fois un shonen (un récit sportif) et un shojo (une comédie romantique). Le récit est fort bien écrit car il mélange savamment une histoire captivante rempli d’action avec des personnages attachants mais troublés par de cocasses imbroglio amoureux. Le style de Urasawa est simple mais efficace car le dessin exprime parfaitement la narration. C’est donc une très bonne lecture qui est agréable et amusante.

Yawara t. 12, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2023. 322 pages, B&W (20 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8658-1. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2023 pour l’édition française.  

 

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L’Iris Blanc (Astérix #40)

Asterix40-IrisBlanc-cov“« Pour éclairer la forêt, la floraison d’un seul iris suffit »

L’Iris blanc est le nom d’une nouvelle école de pensée positive, venue de Rome qui commence à se propager dans les grandes villes, de Rome à Lutèce. César décide que cette méthode peut avoir un effet bénéfique sur les camps qui se trouvent autour du célèbre village gaulois. Mais les préceptes de cette école exercent aussi une influence sur les villageois qui croisent son chemin…

Qu’est-il arrivé à notre chef Gaulois préféré et pourquoi cette mine renfrognée ?”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Vol. 40, page 5

Un gourou de la pensée positive propose à César de rendre ses légions, qui sont devenu démoralisées et démotivées, beaucoup plus combatives. César met donc Vicévertus au défi de se rendre à Babaorum pour y stimuler la garnison et soumettre le village gaulois. Toutefois il va jusqu’à professer sa méthode au village même, ce qui a l’effet contraire et réduit la combativité des gaulois. Il convainc même Bonemine de quitter le village pour aller à Lutèce, ce qui déprime le chef Abraracourcix. Toutefois, Astérix (toujours aussi sagace) perçoit le subterfuge de Vicévertus…

Suite au désastre du tome précédent, j’ai aborder la lecture de ce quarantième volume avec appréhension. Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir qu’il contient un bouquet d’assez bons calembours. Ce n’est certes pas comparable aux albums classiques mais il offre une lecture très agréable. J’ai pouffé de rire à de nombreuses reprises. Si le dessin est un peu différent des albums de Goscinny et Uderzo, il reste très fidèle aux maîtres. Toutefois, le récit est plutôt mince et la cadence des jeux de mots s’essouffle vers la fin. C’est malgré tout une très bonne bande dessinée qui, enfin, nous fait à nouveau rigoler.

L’Iris Blanc (Astérix #40), écrit par FabCaro et illustré par Didier Conrad. Vanves: Éditions Albert-René/Hachette, Octobre 2023, 48 pages, 22.8 x 29.4 cm.  € 10.50 / $14.95, ISBN 978-2-01400-133-4. Pour un lectorat jeune (7+). stars-3-5

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

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© 2023 Hachette Livre / Goscinny – Uderzo.

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SDL 2023

SLM_2023-AfficheComme chaque année, depuis des temps immémoriaux, je suis allé faire mon tour au Salon du Livre de Montreal, qui se tenait du 22 au 26 novembre au Palais des Congrès. Et comme toutes les fois, depuis au moins une dizaine d’années, je n’y ai rien trouvé d’excitant. Il se publie de plus en plus de livres et c’est de plus en plus difficile de trouver quelques choses d’intéressants — de séparer le bon grain de l’ivraie. Trop c’est comme pas assez. J’ai aussi le sentiment qu’on favorise trop la quantité sur la qualité. J’allais souvent au salon pour découvrir les nouveautés mais j’ai l’impression que maintenant les distributeurs nous présentent surtout leurs meilleurs vendeurs au lieu de leurs nouveautés. Payer un prix d’entrée de $13 pour juste se retrouver avec un mal de jambes en fin de journée c’est un peu décevant.

SLM_2023-planJ’ai parcouru le salon de long en large (au Palais des Congrès il faut le faire en deux partie: la section du Hall Viger et la section du Hall Place Riopelle) surtout pour visiter les kiosques des grands distributeurs où se regroupaient les éditeurs de BD et de manga : Interforum (Akata, Ki-oon, Komikku, Kurokawa), Prologue (Ankama, Dargaud, Kana, Le Lombard, Vega-Dupuis), Gallimard/Flammarion (Casterman, Futuropolis, Rue de Sèvres), Hachette (Albert-René, Delcourt, Glénat, Kazé, Le Lézard Noir, Nobi Nobi, Panini, Pika, Soleil, Ynnis), avec quelques arrêts ici et là, pour finir en beauté chez Alire, où il y avait samedi un lancement avec cocktail de 18:00 à 20:00. C’est là où j’ai eu le plus de plaisir.

Toutefois, tout n’est pas perdu puisque j’ai tout de même noté quelques titres à investiguer (je vais probablement en faire la suggestion d’achat à ma bibliothèque publique):

Je n’ai pas vu un seul manga intéressant (la tendance étant au shonen de baston ou d’horreur) mais du côté de la littérature nippone j’ai noté deux éditeurs intéressants, tous deux aux kiosque de Harmonia Mundi: Atelier Akatombo (qui publie notamment du manga, du polar et de la SF!) et Picquier (qui se consacre à traduire et publier des livres d’Asie). Voici quelques titres qui y étaient présenté et qui feraient sans doute de bonnes suggestions de lecture:

Dans la même ligné, je recommande les romans de Aki Shimazaki qui est une auteure japonaise établie au Québec et publiée chez Leméac/Actes Sud (distribué par ADP). [AmazonGoodreadsLes LibrairesNelligan]

J’ai fait un petit arrêt chez Druide Informatique pour jeter un coup d’oeil à leur logiciel Antidote car, que ce soit en français ou en anglais, mon écriture a besoin d’un correcteur et l’auto-correction du système d’opération d’Apple est malheureusement insuffisante (elle a de la difficulté avec l’écriture bilingue). Cependant ce n’est pas donné: le logiciel Antidote 11 coûte $129.95 (sans mise à niveau!). La solution la plus complete est l’Antidote+ Personnel en abonnement annuel à $60 (et pour ajouter le module bilingue c’est $30 par an de plus !). C’est un pensez-y bien… (C’est tout de même pas si cher car avec taxes c’est environ $103 et donc un peu moins de $9 par mois….)

Le clou de la soirée a été le lancement des nouveautés d’automne aux Éditions Alire:

Parmi les nouveautés on retrouvait également six rééditions en format de poche: Ceux de là-bas (Patrick Senécal), Chrysanthe 2 & 3 (Yves Meynard), La Vieille Fille 2 & 3 (Catherine Sylvestre) et Un Éclat d’Antan (Guy-Gavriel Kay).

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Catherine Sylvestre et Lionel Noël

Cela m’a permis de retrouver de vieilles connaissance ou d’en rencontrer de nouvelles et d’avoir d’intéressante conversations littéraires sur l’état politique et apocalyptique du monde. Je n’ai malheureusement pas pris beaucoup de photos (c’est compliqué de faire le photographe avec un verre de vin à la main!). J’ai ainsi rencontré, entre autres, Wayne Arthurson (Déshonneur au Camp 133), Natasha Beaulieu (Les perles noires), Sylvie Bérard (La Frugalité du temps), Alain Bergeron (Le Huitième Registre), Michèle Laframboise (Rose du Désert), Yves Meynard (Chrysanthe 3), Lionel Noël (Septembre avant l’apocalypse), Jean-Jacques Pelletier (Rien), Jean Pettigrew (éditeur chez Alire), Christian Sauvé (qui m’a finalement fourni le lien vers la présentation qu’il a faite à Boréal sur l’histoire du cinéma de SF), Patrick Senécal (Résonances), Daniel Sernine (Les Passerelles du temps, directeur de Lurelu), et Catherine Sylvestre (La Vieille Fille et l’enfant). Ce fut un moment bien agréable. Merci à toute l’équipe d’Alire pour leur bon travail.

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The Wheel of Time GN #1: The Eye of the World

EyeOfTheWorld-1-cov“Now an original series starring Rosamund Pike as Moiraine!

Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel.

The Eye of the World: The Graphic Novel, Volume One begins Robert Jordan’s epic tale by introducing Rand al’Thor and his friends Matrim and Perrin at home in Emond’s Field, shortly before the spring festival. Moiraine Damodred and Lan Mandragoran appear and almost before Rand knows it, he’s fleeing his home village with Moiraine, Lan, his friends, and Egwene al’Vere, the innkeeper’s daughter, who wishes to become an Aes Sedai. The conclusion of this volume leaves the travelers on the road to Baerlon, barely ahead of the pursuing Trollocs and Draghkar. But even as they run for their lives, Moiraine and Lan begin to teach the young people what they will need to know to survive in this dangerous world.” 

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I have recently watched the first two seasons of Wheels of Time TV series on Amazon Prime Video and I liked it a lot. It is an excellent fantasy TV series which is unfortunately not very original as it is a mish-mash of many things. It takes a lot from the Arthurian legends, the tolkienian high fantasy as well as a little from Game of Thrones, the Dune movie and even Star Wars. However, it is quite addictive. It is very well written and with superb special effects. It a must-see and I can’t wait for the next season. stars-4-0

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vol. 1, p. 166-167

As it is often the case, I wanted to have more but couldn’t muster yet the courage to tackled Robert Jordan’s lengthy novel series so I settled for reading the comic book adaptation by Chuck Dixon illustrated by Chase Conley originally published by Dynamite and compiled in graphic novel format by Tor Books. I was a little disappointed. The storytelling is good and probably faithful to the book (although some events unfold differently in the TV series) but, if the graphic style is generally fine, the rendering of the characters is sometimes quite sloppy. However, it makes for a good reading and offers an interesting introduction to the world of Wheels of Time. I think I am now ready for the novels…

The Wheel of Time GN #1: The Eye of the World, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) and Chase Conley (Illustrator). New York: Tor Books, March 2023. 240 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-1-250-90001-2. For a teenage readership (12+). stars-3-0

For more information you can check the following websites:

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© 2011 Bandersnatch Group Inc.

Fleurs de pierre, vol. 2

FleursDePierre-2-cov“La paix n’est plus qu’un lointain souvenir. Tout comme l’enfance et l’innocence de Krilo, dont il a été dérobé. La réalité de la nature s’impose à lui, celle de la survie du plus fort. Ses actions de résistant vont le mettre à l’épreuve pendant que Fi semble perdre l’esprit devant les horreurs de la guerre. Quant à Ivan… sa mission se poursuit. Mais pour quel camp, exactement ?

Fidèles à leur politique de redécouverte d’œuvres majeures du patrimoine de la bande dessinée mondiale, les éditions Revival ont décidé de reprendre l’aventure éditoriale de Fleurs de pierre en publiant l’intégrale des aventures de Krilo en 5 volumes entre octobre 2022 et juin 2025.

Le 1er volume a été récompensé du prix du patrimoine lors de l’édition 2023 du festival international de la bande dessinée d’Angoulême”.

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Fleurs de pierre (石の花 / Ishi no Hana) est un manga seinen par Hisashi Sakaguchi qui nous offre, chose rare, un drame historique prenant place en Yougoslavie durant la deuxième guerre mondiale. Il a été d’abord publié en feuilletons dans Comic Tom entre mars 1983 et août 1986 avant d’être compilé en six volumes chez Ushio Shuppansha (1984-1986). Une édition française complète, avec une nouvelle traduction par Ilan Nguyen et présentant des planches renumérisées, est publiée aux Éditions Revival depuis octobre 2022 dans un grand format qui offre le sens de lecture original. J’ai déjà commenté le premie volume.

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Vol. 2, p. 79

Krilo s’est joint à un groupe de résistants mais ils ont la vie dure et sont témoins des pires horreurs. Les actions d’un traitre coûtera très cher à son groupe. À bout de vivres et de munitions, ils décident de se joindre aux partisans du front de libération du peuple Yougoslave dirigé par Tito. Krilo s’inquiète pour son frère Ivan qu’il croit être un traître. Fi tente de s’échapper mais est frappé par une voiture et devient aveugle. Nous suivons aussi plusieurs autres personnages qui tentent de survivre aux terribles conditions que l’occupation nazi leur impose. En temps de guerre les circonstances ne s’avèrent jamais être tout à fait noir et blanc…

Ce manga nous offre un très beau récit sur les horreurs de la guerre ce qui en fait un ouvrage toujours d’actualité. Le style de Sakaguchi est certes très classique mais ses traits d’encrage plutôt simple mais réaliste expriment parfaitement l’action et les sentiments des personnages. Toutefois, le récit dans ce volume progresse plutôt lentement. C’est néanmoins un bonne lecture qui mérite notre attention.

Fleurs de pierre, vol. 2, par Hisashi Sakaguchi. Paris: Édition Revival, juin 2023. 280 pages, 21 x 28 cm, 29 € / $49.95 Can, ISBN 979-10-96119-69-1. Pour un lectorat jeune adulte (16+). stars-3-0

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© Hisashi Sakaguchi 2021. © Revival 2023 pour l’édition française.

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L’Humanité invisible (Liu Cixin 13)

HumaniteInvisible-Cixin13-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, qui imaginent les futurs possibles de l’humanité.”

“Depuis la confirmation d’un terrible flash d’énergie solaire, des dizaines de navettes spatiales avaient embarqué le maximum d’espèces terrestres, parties en quête d’un astre habitable. Notre unique et dernière solution pour perpétuer la vie. Et aujourd’hui, le Précurseur revenait enfin, seul survivant, après des années-lumière d’exploration. Dans quel état allait-il retrouver la Terre ?”  [Texte du site de l’éditeur]

“De retour sur Terre après des centaines d’années, Précurseur découvre avec effroi que le flash solaire s’est produit et a ravagé la planète. La vie n’y est désormais plus possible. Mais alors, quels sont ces messages vidéos ?” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) j’ai poursuivi ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité), cinq (La perfection du cercle), six (Proies et Prédateurs), sept (L’Attraction de la foudre), huit (Brouillage intégral), neuf et dix (La Terre transpercée et L’Ère des anges) ainsi que le onze (Au-delà des montagnes) et le douze (Le calcul du papillon). Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois et il ne m’en reste plus que deux à lire: 14. L’Océan des rêves (août, déjà commenté en anglais) et 15. Les migrants du temps (septembre).

HumaniteInvisible-Cixin13-p024

Vol. 13, p. 24

Cet album adapte la nouvelle 微纪元 (Wēi jìyuán / lit. “La micro époque”) publié en 2001 dans le mensuel chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World). Suite à la découverte qu’un flash d’énergie solaire détruira la Terre, plusieurs vaisseaux d’exploration sont envoyé vers des exo-planètes pour vérifier si elles sont habitables. Seul survivant de ces expéditions, Précurseur revient bredouille sur Terre plusieurs millénaires plus tard (due à la relativité qui cause une dilatation temporelle) pour découvrir que le flash a bel et bien rendu la Terre inhabitable. Toutefois, il reçoit des messages vidéos de bienvenue ! L’Humanité a survécu en se miniaturisant et en vivant comme des microbes dans de minuscules cités souterraines. Son retour déclenchera une nouvelle ère de développement pour l’Humanité…

Dans un style graphique agréable similaire à celui des mangas japonais, Liu Wei fait une excellente adaptation d’un récit de hard-science qui est malheureusement ridiculement invraisemblable. C’est néanmoins une lecture agréable. À lire tout de même par curiosité.

L’Humanité invisible (Les Futurs de Liu Cixin, #13), par Liu Wei (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), juin 2023. 78 pages, 21.6 x 29.2 cm, 17.95 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03803-0. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-5

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© 2021 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2023 Éditions Delcourt pour la présente édition.

Silo #2-3

Shift (Silo #2)

Shift-cov“In 2007, the Center for Automation in Nanobiotech (CAN) outlined the hardware and software platforms that would one day allow robots smaller than human cells to make medical diagnoses, conduct repairs, and even self-propagate. The technology has an almost limitless capacity for good—but in the wrong hands, it could have an equally boundless capacity for evil.

In the same year, the CBS network re-aired a program about the effects of propranolol on sufferers of extreme trauma. A simple pill, it had been discovered, could wipe out the memory of any traumatic event.

At almost the same moment in humanity’s broad history, mankind discovered the means for bringing about its utter downfall, and the ability to forget it ever happened. With this godlike power at their fingertips, can humanity be trusted to create a new—and better—world? Or is it doomed to bring about its own destruction?” 

[Text from the publisher]

The Shift omnibus (Silo #2) by Hugh Howey. CreateSpace, January 2013. 603 pages. ISBN 9781481983556.

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Capsules

Dust (Silo #3)

Dust-covWool introduced the world of the silo. Shift told the story of its creation. Dust will describe its downfall. In order for a new world to begin, the old one must fall.

Juliette, now mayor of Silo 18, doesn’t trust Silo 1, especially its leader, Donald. But in the world of the Silos, there is no black and white—everything is shades of gray. Donald may not be the monster Juliette thinks he is, and may in fact be key to humanity’s continued survival. But can they work together long enough to succeed?

In Dust, the final book in the New York Times best-selling Silo trilogy, the choices that Juliette and Donald make could lead to salvation . . . or to the death of everyone on the planet.”

[Text from the publisher; see also the backcover]

Dust (Silo #3) by Hugh Howey. Hugh Howey, c2013. 458 pages. ISBN 9781490904382.

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>> Please, read the warning for possible spoilers <<

If you’ve seen the first season of the Apple TV series Silo and you don’t want to know how the story ends STOP READING right now.

In Shift we follow the story of Donald who has just been elected to the U.S. senate. Because he has a background in architecture, he is asked by his mentor, the senator Thurman, to work on a special, secret project. They are building a site to burry nuclear waste near Atlanta and he is asked to design a shelter for the workers in case something goes wrong. It is like a skyscraper with hundreds of levels, but buried into the ground, like a huge silo. Unbeknown to him, Thurman is at the head of an ominous conspiracy. During the war against Iran, he has discovered that the Iranians were working on nanites (or molecular robots) that could target and kill a specific genetic group. To save his country against an eventual attack he decides to develop his own nanites in order to make a preemptive strike. The best way to be ready for an attack is to take the initiative. The silos (not just one but fifty of them, one for each U.S. states) are designed to be an ark to preserve the American culture for several centuries, until the world is habitable again. Thurman organizes the Democratic convention on the site of the silos and then launch an attack forcing each state delegation into its own silo. Silo 1 works differently than the other silos: all non essential personnel (women, children and civilian) have been put into a cryogenic sleep and an administrative crew take shifts to oversee the other forty-nine silos. The memory of everyone is wiped through the use of drugs. “Troy” stops taking his meds and eventually remembers that his name is Donald. His wife, Helen, who was mistakenly taken to another silo, is now long dead. He is not sure why, but he has the feeling that what they are doing is wrong…

The storytelling of this prequel is awkward and is often tedious. The story lacks of the excitements that made the first part a thriller. You are not sure  where it is going and your only reason to continue reading is because you are wondering where it intersects with Juliet story. stars-2-0

With Dust, we pick up again with the story of Juliet. She made it back to Silo 18 but she is determined to rescue her new-made friends from Silo 17. Below Mechanicals, she discovers a digging machine that she uses to excavate a tunnel toward Silo 17. Unfortunately, the digging and the coming of strangers in the silo disturb the order of things and the legitimacy of Juliet as mayor is contested. Lukas and Juliet struggle to maintain order. In Silo 1, Donald discovers the true intentions of Thurman but he is discovered and arrested. Thurman decides to put an end to Silo 18 which trigger a mass exodus toward silo 17, which Thurman doesn’t know is still functional but lacks the resources to sustain its new population of refugees. With the help of Charlotte, Donald’s sister, would Juliet be able to save the survivors of Silo 17 and 18 ?

This third book brings an interesting conclusion to the series. Like Wool, the first volume, it is a thriller that keeps you on the edge of your seat, flipping through the pages as fast as you can read to discover what will happen next. It is a good story that offers a warning against environmental disaster, warmongering, the misuse of science and extreme political ideals that can only lead to destruction. I feel it is a kind of allegory mirroring the political situation of the U.S. where each states live in its own “silo” competing against each other instead of working toward a common goal. The story isn’t as much entertaining as it is a source of reflexion, but you still enjoy it because you have become attached to the characters and care for their survival. I am wondering what the TV series will do with all this… stars-3-5

© 2013 Hugh Howey.

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Jeudi nature en images [002.023.313]

Faune des étangs / Pond wildlife

[ Nikon D3300, Jardin botanique, 2023/06/30 ]

Agelaius phoeniceus ♂ / Carouge à épaulettes [mâle]
red-winged blackbird / ハゴロモガラス [Hagoromo garasu]

Aix sponsa ♀ / Canard branchu [femelle] / Wood duck
アメリカオシ [亜米利加鴛鴦 / Amerika oshi]

Chrysemys picta marginata / Tortue peinte du centre
Midland Painted turtle / ニシキガメ [錦亀 / Nishiki game]

Cœnagrion resolutum ♂ / Agrion résolu [mâle] / Taiga bluet

Sciurus carolinensis / Écureuil gris / Eastern gray squirrel
トウブハイイロリス [東部灰色栗鼠 / tōbu haiiro risu]