Revue de ‘zines [002.024.009]

Revue de ‘zines

Je continue mon perpétuel rattrapage sur les magazines et autres ‘zines pertinents dans mon champs d’intérêt… Pour vous éviter le soucis de courir après l’information, j’en épluche donc le contenu pour vous. C’est plein de bonnes suggestions de lectures… (Faute de temps et d’énergie je n’ai pas mis d’hyperliens dans cet épisode. Si vous voulez en savoir plus sur un auteur, un titre ou un sujet vous pouvez consulter par vous-même soit Google ou Wikipedia!)

Animeland #243 (Juillet-Septembre 2023)

AL243Ce numéro nous offre un dossier sur sur les parcs à thème: Parc Ghibli, Disneyland Paris, le Futuroscope, Parc Astérix, Parc Spirou, Parc du Petit Prince, Tokyo Disneyland, Disney Sea, Nijigen no Mori, Sunshine City, Fuji-Q Highland, Universal Studio Japan, Sanrio Puroland.

Dans “On a lu !” on nous présente plusieurs manga ou livres notoires: Bôken Shônen, Le Clan des Poe, Designs, Le Coeur et le devoir, Les saisons d’Ohgishima, Partners 2.0, Ocean Rush, Sound of Life, Gachiakuta, Évoluas, Tuer mon bosser SVP!, Holland, Miss Yuki, Show-Ha Shootent, Shut Hell, A fake affair, Dementia 21, Hirayasumi, L’Île aux escaliers, L’art de Shintarô Kago, Garden, Une magie teinté de poison, L’art de Junji Ito. 

Dans “On a vu !” on nous présente plusieurs animations notoires: Super Mario Bros le Film, Aggretsuko S5, Tokyo Revengers S2, Tribun Stampede, Star Wars Visions 2, Tengoku Daimakyo, Le Royaume de Naya.

On retrouve également des Entretien/Portrait avec Makoto Shinkai, RADWIMPS, Philippe Larribau-Lavigne (Paramount), Sullivan Rouaud (Mangetsu), Naoki Miyahara (The First Slam Dunk), Evgenia Medvedeva.

Le numéro se conclut sur une série de chroniques: PubliRédactionnel (Attractions touristiques L’Attaque des Titans), Focus ( Les Baras, Point sur l’animation française), Figure de Pro (Brigitte Lecordier), Séance Studio (Shaft), Musique (LMYK), Jeux Vidéo (Projet Zero), Reportage (Magic Monaco 2023, Cartoon Movie 2023), Hommage (Yuji Nunokawa [Studio Pierrot], Leiji Matsumoto, Martine Reigner), Trouvaille (Marcel le coquillage), et Humeur.

À lire pour tous fans d’anime. stars-3-5

Capsules

dBD #175 (Juillet-Août 2023)

dBD-175Dans le cahier actualités on mentionne la parution de Toilet-Bound Hanako-kun Artbook 1 (par Aidairo, chez Pika), les finalistes du Prix Asie de la critique ACBD 2023 (Adieu Eri [Tasuki Fujimoto, chez Crunchyroll], Box: QU’y a-t-il dans la boîte? [Daijiro Morohoshi, chez Lézard Noir], Darwin’s Incident [Shun Umezwa, chez Kana], Les Enfants du rêve chinois [Luxi, chez Sarbacane],  et Hirayasumi [Keigo Shinzo, chez Lézard Noir]), ainsi que la parution de Le roi des Limbes (Aï Tanaka) et Le vendeur du magasin de vélos (Arare Matsumushi) chez Le Lézard Noir.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Milo Manara (sur son adaptation du roman Le nom de la Rose par Umberto Eco, chez Glénat — incluant un extrait de cinq pages!). Les entrevues se poursuivent avec Romain Hugault (sur Angel Wings T.8: Anything Goes, avec Yann, chez Paquet), Derib (sur “La Rencontre” de Buddy Longway & Corentin publié dans le collectif Journal Tintin Spécial 77 ans, chez Moulinsart/Le Lombard, où des auteurs rendent hommage à un personnage ou une série de leur enfance — incluant un extrait de six pages!), Jean-David Morvan (sur Madeline Résistante T.2, avec Madeleine Riffaud et Dominique Bertail, chez Dupuis/Aire Libre — avec un extrait de cinq pages!), Alain Ayroles (sur L’Ombre des Lumières T.1: L’Ennemi du genre humain, avec Richard Guérineau, chez Delcourt — incluant un extrait de cinq pages), Lukasz Wojciechowski (sur Dum Dum, chez Ça et Là), Mathieu Berthod & Éric Burnand (sur Berne, nid d’espions: L’affaire Dubois (1955-1957), chez Antipodes), Luka Nüssli (sur Une enfance de paille, chez Atrabile), Yvon Bertorello (sur Juste parmi les Nations T.1: Les réseaux de la liberté (avec Allali, Espinosa, Scotto & Stoffel, chez Plein Vent), Marco Galli (sur Le Nid: Les Fils de la mort, chez Sarbacane), Mawil [Markus Witzel] (sur Oh les beaux travaux! et La Patrouille des Power Princess, chez Des Ronds dans l’O).

Laurent Lefebvre nous présente également les 10 mangas incontournables de l’année: Ikkyu (Hisashi Sakaguchi, chez Revival), Dandadan (Yukinobu tatou, chez Crunchyroll), Adieu Eri (Tatsuki Fujimoto, chez Crunchyroll), Ville et Infrastructure (Shintaro Kago, chez IMHO), Lone Wolf & Cub (Goseki Kojima & Kazuo Koike, chez Panini), Gourmet Détective (Akiko Higashimura, chez Delcourt/Tonkam), Phénix, l’oiseau de feu (Osamu Tezuka, chez Delcourt/Tonkam), Lost Lad London (Shinya Shima, chez Ki-oon), Sanctuary (Ryoichi Ikegami & Kazuo Koike, chez Glénat), ainsi que La Grande Traversée (Shion Miura & Haruko Kumota, chez Le Lézard Noir). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Le son ds morts (Daruma Matsuura, chez Delcourt/Tonkam), Villes et Infrastructure (Shintaro Kago, chez IMHO), Snowball Earth T.1 (Yuhiko Tsujitsugu, chez Panini), Princesse Puncheuse T.1 (Otori & Hoonoki, chez Kana), Red Flower T.1 (Loui, chez Glénat), Villagois LVL 999 (Koneko & Keishi, chez Mana), Make the Exorcist Fall in Love T.1 (Arima & Fukayama, chez Soleil), et All Out!! T.1 (Shiori Amase, chez Pika).

Dans le Cahier Critique je note Chasse au Cadavre T.1 par Hosui Yamazaki, chez Casterman (Super!, “histoire d’horreur (…) prenante (…) découpage clair et net”), Ring Eyes T.1, par Inoryu & Oba chez Kana (Super!, “flirte à la fois avec le récit d’anticipation, le postapocalyptique et le survival; (…) pas encore tout a fait abouti (…) s’apprécie pour sa densité narrative, l’originalité de son contexte et un cliffhanger des plus efficaces”), Tokyo Tarareba Girls Returns, par Akiko Higashimura, chez Le Lézard Noir (Bien; “Beaucoup moins mordant que la série phare, cette suite continue, malgré tout, èa bien décrire le pain quotidien des femmes japonaises coincées entre les conventions, le désir de plaire et celui de s’émanciper de tout ça”), Power Antoinette T.1, par Nishiyama & Shima, chez Doki-Doki (Bien; “du grand n’importe quoi”), et Miraculous T.1, par Warita & Tsushida, chez Nobi-Nobi (Bien; “adaptation en manga de la série animée è succès”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. Un superbe numéro double [134 pages]! stars-4-0

Capsules

dBD #176 ( Septembre 2023)

dBD-176Dans le cahier actualités on mentionne Hommage à Meiji Matsumoto par delà la boucle du temps par Julien Pirou chez Éditions Ynnis.

À la une de ce numéro on retrouve une entrevue avec Olivier Petit (sur le fanzine Sapristi!, les éditions Petit à Petit, incluant un extrait de six pages de RIP t.6: Eugène par Gaet’s et Julien). Les entrevues se poursuivent avec Gauthier Van Meerbeeck & Didier Platteau (respectivement directeur éditorial au Lombard et éditeur aux éditions Moulinsart sur Journal TinTin Spécial 77 ans), Turk (sur Robin Dubois, Clifton et Léonard, incluant un extrait de trois pages de son interpretation de Luc Orient pour le Spécial Tintin 77 ans), Zep (sur Titeuf, incluant la BD “Titeuf fête ses 30 ans” par Eric Buche) ainsi qu’avec Stéphane Betbeder et Paul Frichet (sur Mikki et la traversée des mondes t.1 chez Glénat).

Côté manga on retrouve un dossier sur “le manga et la SF réaliste” avec un article sur 2001 Night Stories par Yukinobu Hoshino (paru en 2 tomes chez Glénat en octobre 2023). On retrouve également une capsule sur Planetes par Makoto Yukimura chez Panini et une entrevue avec Shiro Kuroi (sur Léviathan, chez Ki-oon). Finalement, avec “Le Territoire des Mangas”, on nous présente sur deux pages les nouveautés du genre: Tsugai t.1 (par Hiromu Arakawa, chez Kurokawa), After God t.1 (par Dumi Eno, chez Glénat), Today’s Burger (par Hanagata & Saitani, chez Soleil), La Reine des Gyozas (par Yusuki Kanmera, chez Soleil), Les 100 Petites amies qui t’aiiiment à en mourir t.1 (parNakamura & Nozawa, chez Mana Books), Holyland t.1 (par Kouji Mori, chez Vega-Dupuis), Return Survival t.1 (par Yeon & Kim, chez KBooks) et Silence t.1 (par Yoann Vornière, chez Kana).

Dans le Cahier Critique je note seulement  Période Bleue par Mizumaru Anzai chez Cornélius (Top!; “recueil (…) tout est beau et lent, elliptique, propice à la subjectivité. Tout enjoint à la méditation”).

Une lecture indispensable pour se tenir au courant des nouveautés en BD. stars-3-5

Capsules

Métal Hurlant N°7 (mai 2023)

MH7Ce numéro de “création” regroupe 24 récits inédits et 8 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale) sur le thème des monstres qui dorment en nous. Contrairement aux numéros que j’ai commenté précédemment, la plupart des récits m’ont laissé indifférent mais j’ai bien aimé le style graphique de plusieurs de ces courts récits (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants). Je m’attendais à détester ce numéro car je ne raffole pas trop de l’horreur mais j’ai été agréablement surpris.

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Aube Métallique” (Jake Thomas & Jorg De Vos, 4 p.), “Marguerite” (Neyef, 11 p.), “Innocence Artificielle” (Otto Maddox & Antoine Dodé, 7 p.), “Bas les Masques” (Julien Lambert, 15 p.), “La Corbeille” (Tom Dearie, 9 p.), “Bug” (Ryan Barry, B&W, 13 p.), “L’Interview” (Nikola Pisarev, 11 p.), “L’Île des Morts” (Lilas Cognet & Yann Damezin, 9 p.), “Le Bracelet” (Corbeyran, Rurik Sallé & Nicolas Bègue, 11 p.), “Peppermint Wendy” (Miran Kim, 11 p.), “Respect” (Matthew Allison, 8 p.), “Bouffée d’Angoisse” (Laurent Siefer, 6 p.), “Vukojebina” (Yann Bécu & Alex Ristorcelli, 13 p.), “Mary Bell” (Elene Usdin, 5 p.), “Le Rite” (Elie Huault, B&W, 7 p.), “Le Repas du Soir” (Sim Bos, 6 p.), “Le Traitement” (Filya Bratukhin, 9 p.), “Final Crash” (Chantal Montellier, 7 p.), “Kreas Inc” (Harry Bozino & Sagar, 13 p.), “La Créature du Canal St-Martin” (Derf Backderf, B&W, 5 p.), “De Profundis” (Stéphane Levallois, 12 p.), “Les Monstres des Abysses” (Anaële Hermans & Nadar, 7 p.), “BOM” (Jim Bishop, 13 p.) et “Aube Métallique [suite]” (Jake Thomas & Jorg De Vos, 4 p.).

C’est malgré tout un numéro intéressant qui mérite d’être lu.stars-3-5

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 Métal Hurlant N°8 (août 2023)

MH8Ce numéro vintage regroupe 26 courts récits et 3 articles (que je n’ai parcourue qu’en diagonale mais j’ai tout de même lu l’intéressant interview avec Bilal) sur le thème de la ménagère du futur. Comme pour les numéros que j’ai commenté précédemment, les différentes histoires présentent des styles graphiques extrêmement variés (qui ne sont pas toujours de mon goût) mais par contre les récits sont généralement assez intéressants et méritent d’être lu (j’ai mis en caractères gras les titres les plus intéressants). C’est malheureusement le dernier numéro du genre car dorénavant chaque magazine offrira une formule hybride qui mélange récits vintages et inédits.

Ce numéro nous présente donc les récits suivants: “Arzach” (Moebius, #1 [1975], 8 p. couleurs), “Polonius” (Picaret & Tardi, #8 à 11 [1976], 22 p. N&B), “Guerre” (Druillet, #42bis [1979], 8 p. couleurs), “Hydrogégèse” (Caza, #30 [1978], 6 p. N&B), “La débandade” (Luc & François Schuiten, #23 [1977], 8 p. couleurs), “Teonanacatl Genèse” (Cortman, #15 [1977], 8 p. couleurs), “L’herbe noire” (Édith Zha, #11 [1976], 8 p. couleurs), “Mademoiselle ma femme!” (Paul guillon, #61bis [1981], 12 p. N&B), “Berlin 1945” (Arno, Métal Aventure #9 [1985], 8 p. couleurs), “Worldwide way of life” (Beb-Deum, inédit [1996-97], 8 p. couleurs), “La patrouille” (Marc Caro, #42bis [1979], 4 p. N&B), “Le trinitromonol a sauvé notre amour” (Dominique Hé, #61bis [1981], 7 p. couleurs), “Oscar Brown n’est pas un espion” (Chantal Montellier, #56 [1980], 10 p. couleurs), “Exterminateur 17” (Bilal, #12-13 [1976-77], 16 p. couleurs), “Hard Porn” (Kent Hutchinson, #64bis [1981], 4 p. N&B), “Acromégalie, les animaux aux pouvoirs” (Kkrist Mirror, #81bis [1982], 5p. couleurs), “La petite guerre” (Vepy & Daniel Ceppi, #42bis [1979], 3 p. couleurs), “Les cinq dernière heures” (Frank Margerin, #36bis [1978], 8 p. couleurs), “Gégène, Idole ds jeunes” (Yves Chaland & Luc Cornillon, Isabelle Beaumenay, #39bis [1979], 8 p. couleurs), “Nassau tourist trophy” (Denis Sire, #68 [1981], 10 p. couleurs), “Pas de peau” (Jean-Michel Nicollet, #39bis [1979], 4 p. couleurs), “On dérouille en 2 roues!” (Jano, Rigolo #3 [1983], 6 p. couleurs), “La guerre du rock” (Dodo & Ben Radis, #83bis [1983], 5 p. couleurs), “Pin-up blonde” (Philippe Manoeuvre & Serge Clerc, #56 [1980], 9 p. couleurs), “Tristan et Iseut” (Francis Masse, #129 [1987], 5 p. couleurs), et “The rolling clones” (Alain Voss, #82 [1982], 8 p. couleurs).

Pour les nostalgiques de la BD rock SF. stars-3-5

Pour plus d’Infos: [ GoodreadsHumanosNelliganWikipedia ]

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Samurai non grata

SamuraiNonGrata-cov“En Europe, en France, à Paris notamment, les vies de trois personnes s’entrecroisent au gré d’affaires et d’enquêtes. Yoshiaki Hongo, tout d’abord, polyglotte, fils d’un banquier japonais qui a beaucoup voyagé, qui travaille comme “passeur” ou “marchand de biens”. Narcissique, il aime la musculation, il aime sculpter son corps, ce qui contraste avec son manque d’endurance lorsqu’il est dans un lit avec une femme. Rintarô Norimizu, ex-membre de la force de défense japonaise, ex-soldat de la légion étrangère, combattant au Tchad, mercenaire en Lybie, et qui aujourd’hui vend ses services aux plus offrants. Et enfin, Fuchi, vietnamienne d’origine chinoise, mannequin pour les magazines de mode, qui a fui Saigon en hélicoptère à l’âge de cinq ans, et qui aime user de ses charmes, pour arriver à ses fins. À travers quatre enquêtes indépendantes, on suit les mésaventures de ces personnages atypiques, parfois opposés et parfois destinés à s’associer.”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Page 12

Samurai Non Grata (サムライ・ノングラータ / Samurai non gurāta / en latin lit. “samouraï qui n’est pas bienvenu”) est un manga seinen écrit par Toshihiro Yahagi et illustré par Jirō Taniguchi qui a été publié en feuilleton dans la magazine Goro en 1990-1991 avant d’être compilé en deux volumes chez Shôgakukan en août et octobre 1991 (ré-édité en un volume chez Free Style en octobre 2009 et en juin 2022 — c’est cette édition qui a été traduite en français chez Pika Graphic en novembre 2022). 

Ce volumineux manga nous offre quatre histoires (“Samurai non grata” [144 p.], “Les 25 heures du Mans” [56 p.], “Les 8%” [130 p.] et “Cent yens de solitude” [119 p.]) qui racontent les mésaventures d’un commerçant qui sert d’intermédiaire dans des affaires louches, de son ami ancien mercenaire qui est le gérant de son appartement parisien et d’une modèle vietnamienne qui croise leur chemin de temps en temps. On y retrouve beaucoup d’action mais la complexité du récit et la narration confuse rend la lecture plutôt pénible. Heureusement, il y a le superbe dessin de Taniguchi, dans un style clair et précis, qui sauve un peu la situation et rend la lecture du manga un peu plus agréable. À lire seulement pour les amateurs de Taniguchi…

Samurai non grata, par Toshihiro Yahagi (scénario) et Jirō Taniguchi (dessin). Vanves: Pika Éditions (Coll. Pika Graphic), novembre 2022. 456 pages, 17.0 x 24.0 cm, 22.00 € / $37.95 Can, ISBN 978-2-8116-6305-6. Pour un lectorat adolescent (14+). Extrait disponible. stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

[ AmazonGoodreadsGoogleNelliganWikipediaWorldCat ]

© PAPIER / Jiro Taniguchi, Toshihiro Yahagi, 2009. © 2022 Pika Éditions pour l’édition française.

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COVID

IMG_0190Fallait bien que cela arrive un jour. Après trois ans à éviter la contamination j’ai finalement attrapé la COVID ! Je suis allé faire quelques commissions en ville le 24 décembre et, stupidement, j’avais oublié mon masque… Cela a commencé le 26 avec un léger mal de gorge, puis le lendemain des douleurs musculaires et un peu de température. Je me suis testé et, évidemment, c’était positif. Il ne me restait plus qu’a rester à la maison pour lire et regarder la télé. C’est ce que j’aurais fait de toute façon. Rien de mieux quand on est malade qu’un marathon de Doctor Who en sirotant une soupe au poulet!  J’ai aussi plusieurs manga et films à rattraper…

Toutefois, le 27 au soir je me sentais comme si un camion m’était passé dessus. Toute la nuit j’ai frissonné et tremblé comme jamais. J’ai perdu un bon kilo en transpiration! Ce matin j’ai encore mal à la gorge, la fièvre a baissé un peu et je suis congestionné. Je me sens un peu mieux (mais toujours positif). Cependant, je me doute que j’en ai pas encore vu la fin…

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Jeudi nature en images [002.023.362]

Nid d’oiseau / Bird’s nest

[ iPhone 15 Pro, Parc Frédéric-Back, 2023/12/23 & 26 ]

J’ai remarqué ce nid d’oiseau dans le parc en faisant une promenade. Il devait être bien dissimulé dans le feuillage mais est très visible avec la venue de l’automne. Situé dans un Sumac vinaigrier, à environ cent-trente centimètres du sol, le nid, qui est constitué de brindilles tissées serrées et de feuilles mortes, fait environ une douzaine de centimètres de diamètre. Vu sa petite taille cela doit être le nid d’une petite espèce d’oiseau comme le moineau domestique, le Bruant familier ou Chardonneret jaune. Quelqu’un aurait-il une identification plus précise de l’espèce ayant fait ce nid?

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Isabella Bird #10

IsabellaBird-10-covLe Japon du XIXe siècle hors des sentiers battus ! Après un trajet mouvementé durant lequel ils ont dû faire face à de nombreux imprévus, Isabella et Ito ont finalement réussi à rallier l’île d’Ezo et la ville de Hakodate. Accueillie par le Dr Hepburn et le consul britannique, l’exploratrice s’apprête à embarquer pour la dernière étape de son voyage, qui devrait la mener au hameau aïnou de Biratori.

C’est malheureusement sans compter la présence sur place de Charles Maries, le précédent employeur d’Ito. Le chasseur de plantes semble prêt à tout pour reprendre le jeune homme à son service… que l’intéressé le veuille ou non ! Le temps des adieux est-il venu pour Isabella et son guide-interprète ?

Lancez-vous à la découverte d’un Japon traditionnel désormais disparu à travers les yeux de l’intrépide Isabella Bird ! Basé sur les écrits réels de l’aventurière, Isabella Bird, femme exploratrice est un récit passionnant sur la rencontre de deux mondes, dessiné avec un rare souci du détail par Taiga Sassa, nouveau talent prometteur !”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Isabella Bird, femme exploratrice (ふしぎの国のバード / Fushigi no Kuni no bādo [Bird] / littéralement: “Bird au pays des merveilles”) nous offre le récit de voyage de la célèbre exploratrice britannique au Japon du début de l’ère Meiji en se basant sur sa correspondance avec sa soeur Henrietta qui fut publiée en 1880 sous le titre Unbeaten Tracks in Japan. Écrit et dessiné par Taiga Sassa, ce manga seinen historique a d’abord été publié en feuilletons dans le magazine Harta (Enterbrain), puis compilé en volumes chez Kadokawa. Le premier volume est paru en mai 2015 et le plus récent volume, le dixième, est paru au Japon en février 2023. J’ai commenté tous  les volumes précédents.

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vol. 10, pp. 38-39

 

Le récit de ce volume se divise en trois partie. D’abord, le Dr James Hepburn et Richard Eusden (consul Britannique en poste à Hakodate) tentent d’aider Isabella Bird à négocier une entente avec Charles Maries sur l’emploi du guide-interprète Itō Tsurukichi. Toutefois Maries est intraitable et refuse de laisser son employé servir de guide à Bird pour le reste de son expédition à Ezo (Hokkaidō). Plus tard Bird rends visite à Maries sur la ferme expérimentale de Nanae où il est consultant et lui fait une contre-proposition qu’il accepte finalement. Par la suite, alors qu’elle fait les préparatifs pour son expédition avec Ito, Isabella fait la rencontre de Henry Siebold (fils de Philipp Siebold) qui lui raconte les premiers contacts peu reluisant entre l’Occident et les Aïnous et qui s’apprête lui-même à se rendre à Biratori, la devançant de peu! Finalement, la troisième partie du récit nous raconte l’expédition de Charles Maries à Ezo l’année précédente, où il fait la découverte dans les monts Hakkoda du fameux sapin Morobi, plus touffu et plus résistant, qu’il nomme Abies Mariesi.

Ce manga nous fait le récit très romancé de l’expédition d’Isabella Bird à Hokkaidō, nous offrant une fenêtre intéressante sur le Japon de l’ère Meiji. Si le récit est un peu inégal, la qualité du dessin, précis et détaillé, est notable. L’ouvrage nous offre donc une lecture à la fois agréable, distrayante mais aussi très instructive. Un manga indispensable surtout pour les amateurs d’histoire et de culture Japonaise. 

Isabella Bird, femme exploratrice T.10 par Taiga SASSA. Paris: Ki-oon (Coll. Kizuna), août 2023. 224 pg, , 13 x 18 cm, 7,95 € / $14.95 Can., ISBN 979-10-327-1352-5. Pour lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Taiga Sassa 2023.

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Eroica

Eroica-1-covRécemment mon épouse a fait l’acquisition de quatre volumes (#10-13) de Eroica dans un bazar du Centre Culturel Japonais. C’est un ouvrage que je désirais voir depuis longtemps. Ah ! Que je voudrais que ma compréhension du Japonais soit meilleure ! Je me lamente depuis des décennies qu’il y a tout un trésor de manga shōjo publiés dans les années ’70 et ’80 qui n’a jamais été traduit. Et Eroica en fait partie… Certains éditeurs, comme Akata avec sa collection Héritages, ont commencé à traduire quelques titres mais ils ne paraissent qu’au compte goûte…

Ce que je comprends mal c’est que Eroica, qui est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de Riyoko Ikeda et qui est également la suite directe de La Rose de Versailles — puisque certains de ses personnages s’y retrouvent (dont Rosalie ou Alain et même Oscar qui y fait quelques apparition dans des flash-back) — n’ait jamais été publié par Kana, l’éditeur de la version française de La Rose de Versailles. J’imagine que le fait qu’il s’agisse d’une saga de quatorze volumes et que l’ouvrage ne soit pas reconnu pour son exactitude historique, car la série romance fortement le règne de Napoléon, y soit pour quelques choses. Mais ce qui m’étonne encore plus c’est le fait qu’il n’y ait pas eut une seule traduction amateure sur l’internet (les fameuses scantrad,  ou “scanlation” en anglais, où le manga est numérisé et le texte japonais remplacé par une traduction amateure). Il y a bien eut une traduction italienne publiée chez Magic Press vers 2009-10 mais elle ne semble plus disponible… Il ne me reste plus qu’à implorer humblement Kana (ou tout autre éditeur français — où même anglais) de considérer entreprendre la traduction et la publication de ce chef-d’oeuvre au graphisme sublime.

Eroïca: La gloire de Napoléon (栄光のナポレオン – エロイカ / Eikou no Napoleon – Eroica) est un manga shōjo historique par Riyoko Ikeda qui a été publié en feuilletons dans le magazine féminin mensuel “Fujinkōron” avant d’être compilé en quatorze volumes chez Chūōkōron-shinsha entre 1986 et 1995. Cette série constitue en quelques sorte la suite de La Rose de Versailles (qui est l’un des deux seuls titres d’Ikeda, avec Très cher frère…, a avoir été traduit en français). Elle raconte l’histoire de l’empire Napoléonien à travers des événements comme la Convention Thermidorienne, les campagnes d’Italie, d’Égypte et de Russie ainsi que le Coup d’État du 18 Brumaire. Le titre de la série fait référence à la Symphonie no 3 en mi bémol majeur (Opus 55, dites “Eroica”) de Ludwig van Beethoven qui avait été originalement dédiée à Napoléon Bonaparte. Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants: ANNBaka-UpdatesGoodreadsGoogle • Wikipedia [EN / JP].

Pour bien vous démontrer tout l’intérêt et la beauté de ce titre, je vous en propose ici quelques extraits (volume 10, chapitre 7) dont j’ai moi-même (bien maladroitement) fait la scantrad-uction… (Remerciements à Google Translate, Apple Translate et à mon épouse Miyako pour leur précieuse aide).

© 1992 Riyoko Ikeda / Chūōkōron-shinsha.

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L’Étranger

Etranger-cov“Étranger à la société, étranger à sa propre vie, Meursault est indifférent à tout. La mort de sa mère, une demande en mariage, la défense d’un voisin proxénète… rien ne l’atteint. Pas même l’impardonnable, le meurtre qu’il commet, sur une plage, sans raison autre qu’un soleil écrasant et une chaleur étouffante. Un acte qui l’entraîne dans les méandres de la justice, pour un procès hors norme.”

[Texte du site de l’éditeur et de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

L’Étranger (異邦人 / Kotokunibito) est un manga seinen par Ryota Kurumado qui adapte sous forme graphique le fameux roman absurde d’Albert Camus — qui a déjà eut une adaptation similaire par Jacques Ferrandez publiée chez Gallimard. Né en 1989, Kurumado est un jeune mangaka qui s’était déjà fait connaître en 2020 avec l’adaptation d’une autre oeuvre de Camus, La Peste (ペスト, 4 volumes aussi publiés chez Michel Lafon). Avant cela, il n’avait publié que deux récits: Freude (フロイデ, sérialisé dans Monthly Morning Two en 2015 et compilé chez Kodansha en un volume) et My Wife is a BL Manga Artist (嫁はBL漫画家, sérialisé dans B Bunch en 2019 et compilé chez Shinchosha en deux volumes).

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Meursault semble détaché de tout et avance dans l’existence sans but précis, en titubant comme un mort-vivant, au gré des circonstances. Sa mère meurt, il renoue avec une vieille flamme, se lie d’amitié avec un voisin violent, tout cela comme s’il n’était qu’un spectateur dans une pièce de théâtre absurde… Jusqu’au jour où, sans trop savoir pourquoi, il ramasse un pistolet et crible de balles l’arabe qui vient de poignarder son ami. Sa seule excuse: “le soleil était aveuglant et la chaleur m’écrasait.” Peu de temps avant son exécution, il pêtes les plombs devant le prêtre qui tente de le convertir: ”Je vais mourrir. Rien n’a d’importance. Cette vie est absurde. Vous vivez comme un mort… et ça vous regarde. Je vous interdis de prier pour moi!” Malgré cela il sent qu’il a été heureux… Un étrange roman qui se lit au rythme de l’Afrique du nord et que j’ai lu au début des années ’80 dans le cadre d’un cours de philo. 

L’adaptation de Kurumado me semble bonne, quoiqu’il abrège un peu le récit original. Elle respecte très bien l’esprit de l’oeuvre. Toutefois, son style de dessin minimaliste est plutôt médiocre et enfantin. Cela me rappel beaucoup le style des collectifs Variety Art Works ou Team Banmikas qui se spécialisaient justement dans l’adaptation de classiques de la littérature. J’imagine qu’un dessin plus grossier distrait moins le lecteur et lui permet de se concentrer sur le texte… Ce n’est certes pas la meilleurs adaptation du genre mais cela reste une intéressante introduction à l’œuvre de Camus. À lire par curiosité.

L’étranger, par Albert Camus et Ryota Kurumado. Neuilly-sur-Seine: Michel Lafon (Coll. Kazoku), Juin 2023. 304 pages, 15 x 21.4 cm, 14.95 € / $21.95 CAN, ISBN 978-2-7499-5235-2. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-2-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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© Éditions Michel Lafon, 2023

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L’Océan des rêves (Liu Cixin 14)

OceanDesReves-Cixin14-cov“15 récits de l’écrivain de SF Liu Cixin adaptées en BD par des auteurs de tous pays ; 15 voyages quantiques à la croisée des dimensions scientifiques, géopolitiques et humanistes, qui imaginent les futurs possibles de l’humanité.”

“Une créature extraterrestre issue de la matière noire s’invite au festival de sculptures sur glace de Harbin. Sa technique comme sa démarche artistique sont radicales : l’entité pille littéralement les cours d’eau, les mers et les océans du globe. Elle reste sourde à nos tentatives de négociations et indifférente à la dissuasion militaire. L’humanité semble perdue…”  [Texte du site de l’éditeur]

“Yan Dong participe au célèbre concours de sculptures monumentales sur glace de Harbin. Soudain surgit de l’espace une entité extraterrestre. C’est un artiste des températures extrêmes, tout à l’urgence de sa nouvelle création.” [Texte de la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

J’ai déjà commenté la version anglaise des premiers volumes de cette série d’adaptation en BD des récits de l’excellent auteur de science-fiction chinois Liu Cixin: 1. Sea of Dreams, 2. The Wandering Earth, 3. The Village Teacher, ainsi que 4. YuanYuan’s Bubbles (publiés au USA dans la série “Liu Cixin Graphic Novels” de Talos Press). Pour des raisons pratiques (rapidité de publication et disponibilité) j’ai poursuivi ma lecture avec l’édition française qui est publiée (dans un ordre légèrement différent) chez Delcourt sous le titre “Les Futurs de Liu Cixin” et dont j’ai déjà commenté les tomes quatre (Nourrir l’Humanité), cinq (La perfection du cercle), six (Proies et Prédateurs), sept (L’Attraction de la foudre), huit (Brouillage intégral), neuf et dix (La Terre transpercée et L’Ère des anges) ainsi que le onze (Au-delà des montagnes), le douze (Le calcul du papillon) et le treize (L’Humanité invisible). Les titres se succèdent au rythme d’environ un par mois et il ne m’en reste plus qu’un à lire:  15. Les migrants du temps (septembre).

OceanDesReves-Cixin14-pl01Cet album adapte la nouvelle 梦之海 (Mèng zhī hǎi / lit. “Mer de rêves”) publié en 2002 dans le mensuel chinois 科幻世界 (Kēhuàn shìjiè / lit. “le monde de la science-fiction” ou Science Fiction World). Un artiste interstellaire s’inspire d’un sculpteur de glace sur Terre mais son travail artistique, qui utilise toutes les ressources en eau de planète, menace la survie de l’humanité. Il n’accepte de communiquer qu’avec l’artiste chinois mais celui-ci n’arrive pas à le convaincre d’épargner la Terre.

Comme je l’ai mentionné quand j’ai commenté cet album en anglais, c’est une histoire charmante qui offre une intéressante réflection sur l’art et le fait que la nécessité est la mère de l’invention. Il semble que ce n’est que dans ce genre de situation désespérée que l’humanité délaisse ses différences et s’unit pour saisir le défi. Toutefois le style du dessin un peu brouillon ne m’attire pas beaucoup. Une bonne lecture tout de même.

L’Océan des rêves (Les Futurs de Liu Cixin, #14), par Rodolfo Santullò (Scénario d’après une nouvelle de Liu Cixin) et Jok (illustration et couleurs). Paris: Delcourt (Coll. Néopolis), août 2023. 94 pages, 21.8 x 29.8 cm, 19.99 € / $36.95 Can, ISBN 978-2-413-03798-9. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-0

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© 2020 FT Culture (Beijing) Co., Ltd. All rights reserved. © 2023 Éditions Delcourt pour la présente édition.

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Yawara #12

Yawara-12-cov“L’oeuvre incontournable d’un narrateur hors pair. L’auteur de Monster, Pluto, et Asadora! vous entraîne dans le quotidien ordinaire d’une judoka extraordinaire !”

“Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline. Il a été annoncé que les JO de Barcelone accueilleraient enfin la discipline féminine dans la compétition. Jigorô rêve donc de faire de sa petite-fille la première championne olympique féminine de judo. Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions. Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

Yawara! (やわら!) est une oeuvre de jeunesse de l’excellent mangaka Naoki Urusawa. Elle a originalement été publié entre avril 1987 et octobre 1993 dans l’hebdomadaire seinen Big Comic Spirits, puis compilé en vingt-neuf volumes (tankōbon) chez Shōgakukan. Il y a eut une réédition en format Kanzenban (“collector edition”) de vingt volumes en 2013-15. C’est cette dernière édition qui est présentement publiée en français chez Big Kana. Il y a quatorze volumes de paru jusqu’à maintenant (les deux suivants paraîtront en janvier et avril 2024). J’ai déjà commenté le premier, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, les septième et huitième, le neuvième, le dixième ainsi que le onzième volume.  

Yawara-12-extr1Matsuda, dont l’avion s’est posé à Zagreb au lieu de Belgrade, arrive juste à temps grâce à un chauffeur de taxi yougoslave fan de Yawara. Celle-ci, qui jusqu’alors manquait d’entrain, retrouve son enthousiasme et sa combativité lorsqu’elle l’aperçoit dans la foule de supporters. Aurait-elle des sentiments pour Matsuda? Yawara remporte donc la compétition mondiale de judo féminin, catégorie des moins de 48 kg, contre la soviétique Khrushcheva avec un ippon-seoi-nage décisif. De retour au Japon, les filles du club de l’Université de Mitsuba décide d’organiser un tournoi d’adieu et Jigorô accepte de laisser Yawara travailler à l’agence de voyage Tsurukame si (et seulement si) elles remportent ce tournoi. Bien sûr, le grand-père (qui a plus d’un tour dans son sac) n’a pas oublié son projet de faire entrer Yawara à l’Université de Sakai. Non seulement il leur choisi comme adversaire l’équipe de L’Université de la Seine, l’une des meilleures équipes française, mais il les fait s’affronter dans un match aux points, ce qui désavantage fortement l’équipe de Mitsuba. Les filles seront-elles à la hauteur ? Et Sayaka, de retour d’un long entrainement, lance un nouveau défi à Yawara !

C’est comme toujours un très bon manga qui est à la fois un shonen (un récit sportif) et un shojo (une comédie romantique). Le récit est fort bien écrit car il mélange savamment une histoire captivante rempli d’action avec des personnages attachants mais troublés par de cocasses imbroglio amoureux. Le style de Urasawa est simple mais efficace car le dessin exprime parfaitement la narration. C’est donc une très bonne lecture qui est agréable et amusante.

Yawara t. 12, par Naoki Urasawa. Bruxelles: Kana (Coll. Big Kana), avril 2023. 322 pages, B&W (20 pages en “couleurs”), 14.8 x 21 cm, 15.50 € / $C 26.95, ISBN 978-2-5050-8658-1. Sens de lecture originale. Pour un lectorat adolescent (12+). stars-3-5

Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants:

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Lire aussi mes commentaire sur les volumes précédents.

© 2014 Naoki Urasawa. All right reserved. © Kana (Dargaud-Lombard) 2023 pour l’édition française.  

 

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L’Iris Blanc (Astérix #40)

Asterix40-IrisBlanc-cov“« Pour éclairer la forêt, la floraison d’un seul iris suffit »

L’Iris blanc est le nom d’une nouvelle école de pensée positive, venue de Rome qui commence à se propager dans les grandes villes, de Rome à Lutèce. César décide que cette méthode peut avoir un effet bénéfique sur les camps qui se trouvent autour du célèbre village gaulois. Mais les préceptes de cette école exercent aussi une influence sur les villageois qui croisent son chemin…

Qu’est-il arrivé à notre chef Gaulois préféré et pourquoi cette mine renfrognée ?”

[Texte du site de l’éditeur; voir aussi la couverture arrière]

(Attention, lire l’avertissement de possible divulgacheurs)

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Vol. 40, page 5

Un gourou de la pensée positive propose à César de rendre ses légions, qui sont devenu démoralisées et démotivées, beaucoup plus combatives. César met donc Vicévertus au défi de se rendre à Babaorum pour y stimuler la garnison et soumettre le village gaulois. Toutefois il va jusqu’à professer sa méthode au village même, ce qui a l’effet contraire et réduit la combativité des gaulois. Il convainc même Bonemine de quitter le village pour aller à Lutèce, ce qui déprime le chef Abraracourcix. Toutefois, Astérix (toujours aussi sagace) perçoit le subterfuge de Vicévertus…

Suite au désastre du tome précédent, j’ai aborder la lecture de ce quarantième volume avec appréhension. Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir qu’il contient un bouquet d’assez bons calembours. Ce n’est certes pas comparable aux albums classiques mais il offre une lecture très agréable. J’ai pouffé de rire à de nombreuses reprises. Si le dessin est un peu différent des albums de Goscinny et Uderzo, il reste très fidèle aux maîtres. Toutefois, le récit est plutôt mince et la cadence des jeux de mots s’essouffle vers la fin. C’est malgré tout une très bonne bande dessinée qui, enfin, nous fait à nouveau rigoler.

L’Iris Blanc (Astérix #40), écrit par FabCaro et illustré par Didier Conrad. Vanves: Éditions Albert-René/Hachette, Octobre 2023, 48 pages, 22.8 x 29.4 cm.  € 10.50 / $14.95, ISBN 978-2-01400-133-4. Pour un lectorat jeune (7+). stars-3-5

Voir aussi mes commentaires sur les volumes précédents.

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[AmazonGoodreadsLes LibrairesNelliganOfficielWikipedia]

© 2023 Hachette Livre / Goscinny – Uderzo.

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SDL 2023

SLM_2023-AfficheComme chaque année, depuis des temps immémoriaux, je suis allé faire mon tour au Salon du Livre de Montreal, qui se tenait du 22 au 26 novembre au Palais des Congrès. Et comme toutes les fois, depuis au moins une dizaine d’années, je n’y ai rien trouvé d’excitant. Il se publie de plus en plus de livres et c’est de plus en plus difficile de trouver quelques choses d’intéressants — de séparer le bon grain de l’ivraie. Trop c’est comme pas assez. J’ai aussi le sentiment qu’on favorise trop la quantité sur la qualité. J’allais souvent au salon pour découvrir les nouveautés mais j’ai l’impression que maintenant les distributeurs nous présentent surtout leurs meilleurs vendeurs au lieu de leurs nouveautés. Payer un prix d’entrée de $13 pour juste se retrouver avec un mal de jambes en fin de journée c’est un peu décevant.

SLM_2023-planJ’ai parcouru le salon de long en large (au Palais des Congrès il faut le faire en deux partie: la section du Hall Viger et la section du Hall Place Riopelle) surtout pour visiter les kiosques des grands distributeurs où se regroupaient les éditeurs de BD et de manga : Interforum (Akata, Ki-oon, Komikku, Kurokawa), Prologue (Ankama, Dargaud, Kana, Le Lombard, Vega-Dupuis), Gallimard/Flammarion (Casterman, Futuropolis, Rue de Sèvres), Hachette (Albert-René, Delcourt, Glénat, Kazé, Le Lézard Noir, Nobi Nobi, Panini, Pika, Soleil, Ynnis), avec quelques arrêts ici et là, pour finir en beauté chez Alire, où il y avait samedi un lancement avec cocktail de 18:00 à 20:00. C’est là où j’ai eu le plus de plaisir.

Toutefois, tout n’est pas perdu puisque j’ai tout de même noté quelques titres à investiguer (je vais probablement en faire la suggestion d’achat à ma bibliothèque publique):

Je n’ai pas vu un seul manga intéressant (la tendance étant au shonen de baston ou d’horreur) mais du côté de la littérature nippone j’ai noté deux éditeurs intéressants, tous deux aux kiosque de Harmonia Mundi: Atelier Akatombo (qui publie notamment du manga, du polar et de la SF!) et Picquier (qui se consacre à traduire et publier des livres d’Asie). Voici quelques titres qui y étaient présenté et qui feraient sans doute de bonnes suggestions de lecture:

Dans la même ligné, je recommande les romans de Aki Shimazaki qui est une auteure japonaise établie au Québec et publiée chez Leméac/Actes Sud (distribué par ADP). [AmazonGoodreadsLes LibrairesNelligan]

J’ai fait un petit arrêt chez Druide Informatique pour jeter un coup d’oeil à leur logiciel Antidote car, que ce soit en français ou en anglais, mon écriture a besoin d’un correcteur et l’auto-correction du système d’opération d’Apple est malheureusement insuffisante (elle a de la difficulté avec l’écriture bilingue). Cependant ce n’est pas donné: le logiciel Antidote 11 coûte $129.95 (sans mise à niveau!). La solution la plus complete est l’Antidote+ Personnel en abonnement annuel à $60 (et pour ajouter le module bilingue c’est $30 par an de plus !). C’est un pensez-y bien… (C’est tout de même pas si cher car avec taxes c’est environ $103 et donc un peu moins de $9 par mois….)

Le clou de la soirée a été le lancement des nouveautés d’automne aux Éditions Alire:

Parmi les nouveautés on retrouvait également six rééditions en format de poche: Ceux de là-bas (Patrick Senécal), Chrysanthe 2 & 3 (Yves Meynard), La Vieille Fille 2 & 3 (Catherine Sylvestre) et Un Éclat d’Antan (Guy-Gavriel Kay).

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Catherine Sylvestre et Lionel Noël

Cela m’a permis de retrouver de vieilles connaissance ou d’en rencontrer de nouvelles et d’avoir d’intéressante conversations littéraires sur l’état politique et apocalyptique du monde. Je n’ai malheureusement pas pris beaucoup de photos (c’est compliqué de faire le photographe avec un verre de vin à la main!). J’ai ainsi rencontré, entre autres, Wayne Arthurson (Déshonneur au Camp 133), Natasha Beaulieu (Les perles noires), Sylvie Bérard (La Frugalité du temps), Alain Bergeron (Le Huitième Registre), Michèle Laframboise (Rose du Désert), Yves Meynard (Chrysanthe 3), Lionel Noël (Septembre avant l’apocalypse), Jean-Jacques Pelletier (Rien), Jean Pettigrew (éditeur chez Alire), Christian Sauvé (qui m’a finalement fourni le lien vers la présentation qu’il a faite à Boréal sur l’histoire du cinéma de SF), Patrick Senécal (Résonances), Daniel Sernine (Les Passerelles du temps, directeur de Lurelu), et Catherine Sylvestre (La Vieille Fille et l’enfant). Ce fut un moment bien agréable. Merci à toute l’équipe d’Alire pour leur bon travail.

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The Wheel of Time GN #1: The Eye of the World

EyeOfTheWorld-1-cov“Now an original series starring Rosamund Pike as Moiraine!

Created with the cooperation of the Jordan estate, adapted by well-known comics writer Chuck Dixon and illustrated by the talented Chase Conley, The Eye of the World: The Graphic Novel has been hailed as an exciting interpretation of Robert Jordan’s classic fantasy novel.

The Eye of the World: The Graphic Novel, Volume One begins Robert Jordan’s epic tale by introducing Rand al’Thor and his friends Matrim and Perrin at home in Emond’s Field, shortly before the spring festival. Moiraine Damodred and Lan Mandragoran appear and almost before Rand knows it, he’s fleeing his home village with Moiraine, Lan, his friends, and Egwene al’Vere, the innkeeper’s daughter, who wishes to become an Aes Sedai. The conclusion of this volume leaves the travelers on the road to Baerlon, barely ahead of the pursuing Trollocs and Draghkar. But even as they run for their lives, Moiraine and Lan begin to teach the young people what they will need to know to survive in this dangerous world.” 

[Text from the publisher’s website; see also the backcover]

>> Please, read the warning for possible spoilers <<

I have recently watched the first two seasons of Wheels of Time TV series on Amazon Prime Video and I liked it a lot. It is an excellent fantasy TV series which is unfortunately not very original as it is a mish-mash of many things. It takes a lot from the Arthurian legends, the tolkienian high fantasy as well as a little from Game of Thrones, the Dune movie and even Star Wars. However, it is quite addictive. It is very well written and with superb special effects. It a must-see and I can’t wait for the next season. stars-4-0

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vol. 1, p. 166-167

As it is often the case, I wanted to have more but couldn’t muster yet the courage to tackled Robert Jordan’s lengthy novel series so I settled for reading the comic book adaptation by Chuck Dixon illustrated by Chase Conley originally published by Dynamite and compiled in graphic novel format by Tor Books. I was a little disappointed. The storytelling is good and probably faithful to the book (although some events unfold differently in the TV series) but, if the graphic style is generally fine, the rendering of the characters is sometimes quite sloppy. However, it makes for a good reading and offers an interesting introduction to the world of Wheels of Time. I think I am now ready for the novels…

The Wheel of Time GN #1: The Eye of the World, by Chuck Dixon (Based on the novel by Robert Jordan) and Chase Conley (Illustrator). New York: Tor Books, March 2023. 240 pages, 6 5/8 x 10 1/8 in., US $21.99 / CAN $28.99, ISBN 978-1-250-90001-2. For a teenage readership (12+). stars-3-0

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