Découverte: De nouveaux “Classiques” chez Soleil

J’ai déjà beaucoup parlé de cette collection des “Classiques” de la littérature en manga publiée en français chez Soleil. Je croyais d’ailleurs qu’ils en avaient abandonné la publication, mais non: après un hiatus en 2015, Soleil a publié cinq titres à l’automne 2016 (Théorie de la Relativité par Albert Einstein, Du Contrat Social par Jean-Jacques Rousseau, Ainsi parlait Zarathoustra par Frederich Nietzsche, Orgueil et Préjugés par Jane Austen, ainsi que la réédition du Capital de Marx en un seul volume) et annonce trois nouveaux titres pour le printemps 2017 (Une Vie par Guy de Maupassant, Théorie de l’évolution par Charles Darwin et Discours de la Méthode par Descartes) !

Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant plus de cent-cinquante titres!) illustrée par le Studio Variety Art Works et publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

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S’enfuir – Récit d’un otage

“En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l’auteur de Pyongyang, de Shenzhen, de Chroniques birmanes et de Chroniques de Jérusalem.” [ Texte du site de l’éditeur ]

“Être otage, c’est pire qu’être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date tu vas sortir. Quand t’es otage, tu n’as même pas ce genre de repères. Tu n’as rien.” [ Texte de la couverture arrière ]

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Grave problème de gestion animalière

Hier, suite à une expérience consternante la semaine précédente, j’ai écrit un courriel à mon Conseiller municipal de quartier afin de lui faire part d’une grave préoccupation concernant la gestion animalière de l’arrondissement:

Cher Monsieur le conseiller,

J’aimerais porter à votre attention un grave problème de gestion animalière. La ruelle derrière mon duplex est envahie par des chats errants et je suppose que c’est le cas de la majorité des ruelles du quartier. Ce n’est pas tant la présence de ces chats errants qui m’embête que les graves lacunes dans leur gestion. En fait, ils mettent un peu de vie dans un milieu urbain parfois trop dénaturé et contribuent à éliminer la vermine (rats, souris, mulots, pigeons, etc.).

Je ne les blâme aucunement pour leur prolifération car ils n’en sont pas responsables. C’est nous, les humains, qui avons créés cette situation en abandonnant des animaux (particulièrement des chats) et les laissant se reproduire librement sans la moindre intervention ni contrôle. Je ne crois pas que ces animaux devraient souffrir inutilement suite à une situation dont ils ne sont pas responsables. Nous devrions tenter de gérer la situation le plus humainement possible mais ce n’est pas le cas: la gestion actuelle n’est ni adéquate, ni humaine.

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Salon du livre 2016


Mercredi, après le travail, j’ai profité de l’offre d’une entrée gratuite aux détenteurs de cartes des Bibliothèques de Montréal et de la BANQ pour faire ma visite annuelle au Salon du Livre de Montréal.

En passant chez mes amis d’Alire j’ai remarqué, entre autres, le dernier Patrick Sénécal, L’Autre reflet, l’impressionnant Détectionnaire de Norbert Spehner (qui était d’ailleurs l’un des invités d’honneur du salon), et noté la parution prochaine de L’Année de la science-fiction et du fantastique québécois 1996 (enfin)! Étrangement j’ai remarqué qu’il y avait au salon cette année beaucoup de livres de cuisine végane (un signe des temps, sans doute) et j’ai aperçu ce qui semble être la réédition (pas si récente que ça) du manga de UFO Robot Goldorak. Toutefois, je n’ai rien remarqué de frappant dans les nouveautés et je n’ai pas trouvé le manga de Marie-Antoinette que je cherchais (une nouveauté qui date quand même de septembre! — ça m’a tout de même aidé à mieux résister à la tentation d’acheter quoi que ce soit!).

Je ne comprends vraiment pas pourquoi les éditeurs et distributeurs poussent au salon seulement leur gros titres et meilleurs vendeurs alors que le salon devrait être le lieu pour faire connaître et promouvoir les nouveautés et les titres moins connus!

Autre étonnement: je constate l’absence de kiosques pour les bibliothèques de Montréal et pour la BANQ. Pourtant, par les années passées, ils avaient au moins des kiosques statiques (juste des affiches et des dépliants) ou même partageaient ensemble un kiosque (comme l’an passé). Mais, cette année, rien du tout! Pourtant si les biblios ont besoin d’une chose c’est bien de promotion. Ils pourraient faire la démontration des nouveaux postes d’auto-prêt, ou du catalogue Nelligan Découverte, parler des nouvelles biblios, de celles avec des projets de rénovations, des services en ligne, du prêt numérique, du tout nouveau service de prêt d’instruments de musique, offrir des abonnements (pour augmenter le taux d’abonnés par habitant qui est plus bas au Québec que dans le reste du pays), etc, etc.

Bien sûr, avoir un kiosque au salon et du monde sur le plancher ça coûte de l’argent et la ville (ou le gouvernement) semble penser que la culture c’est pas important. Et pourquoi investir et promouvoir si au bout du compte ça rapporte rien? Les bénéfices rapportés par les bibliothèques, c’est bien connu, ça ne se voit pas alors ça ne compte pas vraiment. C’est tellement Trump! On est vraiment entré dans une nouvelle ère. Argh! Quelle horreur… Saint-Lovecraft venez à notre secours!

Donc, cette année, un salon plutôt décevant. Heureusement que je ne manque pas de livres à lire!

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Découverte: Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine

Sa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

“Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.”

“Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice.”

“Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!” (Texte du site de l’éditeur)

Hier, je regardais les nouvelles sur NHK World et on y présentait un reportage sur le tout dernier manga de Mars mais que j’admire tout particulièrement pour ANN, Le Monde) et que je croyais que Soryo travaillais à la suite de Cesare. La mangaka aurait-elle décidé de mettre fin abruptement à Cesare? D’autant plus que l’article de Dante Alighieri (poursuivant sur le sujet de la renaissance Italienne). Mais j’en doute: elle a probablement juste temporairement mis Cesare sur pause afin de travailler sur Marie-Antoinette, qui ne comporte d’ailleurs qu’un seul volume (un “one-shot” comme on dit).

Extrait des pages 10-11, 20-21, 24-25, & 40-41 (lire de droite à gauche):

(Vous trouverez aussi un extrait des cinquante premières pages sur le site de Glénat)

Marie-Antoinette (マリー・アントワネット) est un manga historique seinen qui a d’abord été pré-publié en feuilleton dans Morning (et son pendant digital: D Morning), un magazine hebdomadaire de Kodansha. Il a débuté dans le numéro 38 (18 août 2016) et s’est étalé sur quatre publications (se terminant dans le numéro 41). Chose rare, la publication en volume (tankōbon) s’est faite au Japon en septembre 2016 (ISBN 978-4-06-377337-8, 750円), soit quelques jours après la parution du volume en français!

Malgré certaines critiques négatives en France, on peut s’attendre à un ouvrage d’une grande qualité historique. Soryo est d’ailleurs reconnue pour la qualité de sa documentation, d’autant plus que le projet, co-publié par Kodansha et Glénat, est produit en collaboration avec le Château de Versailles, qui a ouvert ses portes et offert tout son soutient à l’artiste. Le magnifique style rococo qui caractérise l’époque sera donc fidèlement reproduit dans tous ses aspects: la mode, l’architecture, l’étiquette et les moeurs de la court royale, etc.

Si l’on prends pour exemple la qualité de son travail sur Cesare (tant les détails historiques que le travail artistique), on ne sera pas déçu. J’ai déjà commandé le manga et le commenterai dès que je l’aurai lu.

Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine, par Fuyumi Soryo. Paris: Château de Versailles / Glénat (Coll. Seinen), septembre 2016. 180 pg., 9.15 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-344-01238-3. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

MARIE-ANTOINETTE © 2016 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd.

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Weekly notable news (week 33)

Here are twenty-five notable news & links that I found interesting, amazing or plain weird (in no particular order & some in French) / Voici vingt-cinq nouvelles et liens notables que j’ai trouvé intéressant, étonnant ou tout simplement bizarre (sans ordre particulier et la plupart en anglais):

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Tokyo Fiancée / Ni d’Eve ni d’Adam

“La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Pour gagner sa vie, elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais avec lequel elle noue une relation intime. Entre surprises, bonheurs et déboires d’un choc culturel à la fois amusant et poétique, elle découvre un Japon qu’elle ne connaissait pas…”

Tokyo Fiancée : Belgique/France/Canada, 2014, 84 min.; Dir./Scr.: Stefan Liberski (d’après le roman d’Amélie Nothomb); Ed.: Frédérique Broos; Phot.: Hichame Alaouie; Mus.: Casimir Liberski; Cast: Pauline Étienne, Taichi Inoue, Julie LeBreton.

« Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Ève ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. »
                         -Amélie Nothomb.

Ni d’Eve ni d’Adam, par Amélie Nothomb. Paris, Albin Michel, 2007. 252 p. 13.0 x 20.0 cm, 18.20 € / $11.95 Cnd. ISBN 9782226179647.

Tokyo Fiancée nous offre une intéressante réflexion sur la diversité culturelle, l’étrangeté de l’autre, et particulièrement sur la difficulté des couples mixtes à concilier cette différence qui les sépare.

Si le film en lui-même est assez bon, il est aussi une excellente adaptation du roman de Amélie Nothomb. Il y a bien sûr de nombreuses différences entre les deux (quelques scènes manquantes dans le film, la motivation des personnages expliquée plus en profondeur dans le roman) mais dans l’ensemble tout l’esprit du livre est présent dans le film. C’est non seulement agréable et divertissant à regarder mais aussi très intéressant.

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

Cette histoire de couple, que ce soit dans le film ou le livre, est particulèrement intéressante lorsqu’on la remet dans le contexte de l’oeuvre (et de la vie) de l’auteur. Elle fait non seulement partie des titres de Nothomb qui sont en partie autobiographiques (mais ne le sont-ils pas tous un peu?) mais est également l’un des éléments de sa “trilogie japonaise”. Stupeur et tremblement raconte le retour de l’auteur au japon, où elle avait passé son enfance, mais traite surtout de ses mésaventures au sein d’une corporation japonaise et comment l’esprit collectif japonais du jeune travailleur y est façonné par des règles strictes et par l’humiliation afin de le conformer au modèle uniforme et docile auquel s’attend la société japonaise — ce qui est toujours pire dans le cas d’une femme. Dans Nostalgie Heureuse, l’auteur raconte son second retour au Japon dans le cadre d’un reportage tourné pour la télévision française. Ni d’Eve ni d’Adam lève le voile sur la partie de l’histoire à laquelle elle avait mainte fois fait allusion sans jamais donner de détails: la relation amoureuse qu’elle a entretenu au cours de son premier retour avec un jeune japonais.

Ayant grandit au Japon, elle s’était toujours considérée comme japonaise mais son expérience durant ce premier retour lui fera réaliser que la nature nippone est beaucoup plus complexe et profonde qu’elle ne se l’imaginait…

Le livre, quant à lui, offre une narration très fluide, parsemé de l’humour sarcastique et un peu déjanté si particulier à Nothomb. C’est une très bonne lecture (comme la plupart des Nothomb).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

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FFM 2016 annonce les « Chelems d’or »

Le Festival des Films du Monde de Montréal, qui se tiendra du 25 août au 5 septembre 2016, commence déjà à faire parler de lui.

Dans un premier communiqué de presse, daté du 13 mai, le FFM annonce que pour son 40e anniversaire il accompagnera ses principaux prix de bourses importantes avec la présentation des premiers « Chelems d’or » du cinéma. Grâce à un généreux mécène, un montant de 1 M $ US sera remis aux producteurs et réalisateurs (sur une base de 50% chacun) afin de contribuer de façon unique à la création cinématographique. La somme total sera divisé en treize bourses de tailles variées: Grand prix des Amériques, Grand prix du jury, Prix FFM du court métrage, compétition mondiale des premiers longs métrages de fiction (or, argent, bronze), prix du documentaire, du meilleurs film canadien (or, argent), compétition spéciale des films chinois (or, argent), et prix du festival du film étudiant (national, international).

Avec une telle innovation qui vise à encourager la relève cinématographique, le festival espère se repositionner comme un centre important du cinéma mondial.

(Voir le communiqué de presse original en français et en anglais)

(Revue de presse: CTVM, La Presse, Le Devoir)

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