Lettre à l’arrondissement

Mme la mairesse d’arrondissement
M. le conseiller de Saint-Michel,

J’ai quelques questions que j’espère vous aurez, cette fois, l’obligeance (sinon la décence) de répondre.

En novembre dernier, suite à une annonce dans le journal de St-Michel (“Toujours à l’écoute de vos besoins, nous vous invitons à nous faire part de vos demandes et commentaires”) qui incitait les citoyens à envoyer leur questions par courriel à leurs conseillers (jusqu’alors, quand j’avais un problème, je me déplaçais au bureau de mon conseiller — que je n’ai jamais rencontré par ailleurs mais sa secrétaire à toujours fait en sorte que les problèmes soient réglés de façon satisfaisante), je vous ai écrit au sujet d’un grave problème de gestion animalière dans notre arrondissement (j’ai par la suite publié cette lettre sur mon blogue et ma soeur, co-signataire, vous l’a très récemment envoyé de nouveau). Je n’ai jamais eu de réponse, ni même d’accusé-réception!

Je ne vous répèterai pas ici le contenu de la lettre (pour cela je vous réfère à mon blogue où le sujet est abondamment documenté par des hyper-liens) mais je me permet d’insister sur le fait que, cette année, la situation est pire: une dizaine de chats errants (deux femelles, cinq chatons, un mâle dominant et deux prétendants) font un véritable ravage dans le jardin de ma cour arrière. Non seulement la situation était-elle devenue intolérable mais apparemment les règlements municipaux nous menaces d’amendes si l’on “tolère” des animaux errants dans notre cour (?!).

Je n’ai donc pas eut le choix d’attraper tout ce beau monde (du moins les femelles et les chatons) mais maintenant qu’en faire? Les refuges privés sont toujours bondés (particulièrement à ce temps-ci de l’année où il y a beaucoup d’animaux abandonnés), c’est très difficile de trouver de bons samaritains pour adopter autant de chats et la seule solution officielle offerte est le Berger Blanc, qui a très mauvaise réputation (l’an dernier un employé m’a avoué que 100% des animaux errants y étaient euthanasiés) et que je me refuse à utiliser. J’espère trouver une place pas trop chère pour faire stériliser les deux femelles (et ensuite relâcher au moins la plus vieille des deux, sinon les deux, pour faire un TNR — “trap, neuter & return”) et trouver des gens pour adopter les chatons. Aux États-Unis et aux Canada anglais la plupart des villes ont des programmes subventionnés pour la stérilisation gratuite ou à bas prix ($15-$20) pour les animaux errants mais ici cela va me coûter autour de $60-$80 chacune! Avez-vous des suggestions?

Donc, suite à ce trop long préambule de contexte (je m’en excuse), j’aimerais bien que vous répondiez à ces deux questions:

  1. Comment cela se fait-il que notre arrondissement fasse affaire avec le refuge qui a la pire des réputations, le Berger Blanc, et non avec la SPCA comme beaucoup d’arrondissements environnants (Anjou, Montréal-Nord, Plateau, Rosemont, etc.)? Si VSP faisait affaire avec la SPCA cela serait déjà un peu mieux…
  2. Comment se fait-il que la ville repousse sans cesse la construction de son propre refuge animalier (dans notre arrondissement)? Aux dernières nouvelles il était maintenant annoncé pour 2019 !!!

Tant qu’à vous écrire j’aurais encore quelques questions sur d’autres sujets:

Comme vous le voyez je ne me gène pas pour commenter les absurdités municipales que j’observe que ce soit des problèmes de déneigement ou la politique de contraventions abusives sur Saint-Roch…

Merci de me lire et, surtout cette fois, de répondre à mes questions…

[ Translate ]

Capsule-reviews: Magazines (02.017.189)

Cela fait toujours bizarre de commenter des périodiques, mais ils sont une partie importante de la littérature (ou de tout autre média dont ils parlent) et méritent notre attention (d’autant plus que c’est une industrie où il est difficile de survivre — j’en sais quelque chose, ayant moi-même été pendant vingt ans rédacteur-en-chef et directeur de production pour un magazine consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise).

dBD #115

Le tout dernier numéro de dBD (juillet-août 2017), un magazine consacré à “l’actualité de toute la bande-dessinée” [disponible dans les bibliothèques de Montréal], nous offre un dossier sur la science-fiction et met en couverture Valérian. En plus des inévitables actualités et critiques de parutions récentes, nous y retrouvons plusieurs points d’intérêts: nous avons droit, entre autres, à un interview avec Nora Reddani, commissaire d’exposition à La Villette, qui nous parle de l’exposition “Valérian et Laureline en mission pour la Cité” jusqu’au 14 janvier 2018 à La Cité des Sciences et de l’Industrie, Efa & Rubio nous parle de leur Monet, Nomade de la lumière (chez Lombard), Bocquet rend hommage à Jidéhem ( Sophie), Nicoby parle des petits livres qu’il auto-édite pour le plaisir de ses fans, Chauzy parle de son adaptation BD du roman de Pelot, L’Été en pente douce (chez Fluide Glacial), le couple Jodorowsky / Montandon parle de leur collaboration artistique, le chanteur Adamo parle de ses amitiés avec des bédéistes (Tibet, Uderzo, Peyo, etc.), interview avec Phicil (Courtois & Phicil, La France sur le Pouce, Dargaud), articles sur la BD & l’armée, Hubert (Hubert & Burckel, La nuit mange le jour, Glénat), Brueas & Toulhoat (Block 109 chez Akileos), Cromwell (Cromwell & Gratien, Anita Bomba, journal d’une emmerdeuse, Akileos), et sur le mouvement punk dans la BD. 128 pages, toutes en couleurs, riches en information! Une lecture essentielle (à acheter ou emprunter en biblio) pour ceux qui s’intéresse à la BD sous toutes ses formes (i.e. aussi les comics, mangas, manhwa, etc).

Toutefois, ce qui a le plus retenu mon attention dans ce numéro c’est le trop bref interview (pp. 46-51) avec Christin & Mézières, faites à l’occasion de la sortie prochaine de l’adaptation au cinéma par Luc Besson (Valérian et la cité des milles planètes, sortie à Montréal le 21 juillet!) de leur série culte (Valérian [et Laureline], agent spatio-temporel). On retrouve aussi deux articles sur le genre Pulp (pp. 52-55) et les récits  Post-apocalyptiques en BD (pp. 56-59), mais celui qui m’a le plus intéressé c’est l’article sur la Bédéthèque Idéale de science-fiction (pp. 60-65: 33 titres de 1934 à 2016, incluant cinq mangas!) où je retrouve certains de mes favoris: Lone Sloane (Druillet), Valérian et Laureline (Christin & Mézières), Yoko Tsuno (Leloup), Le vagabond des Limbes (Godard & Ribera), Major Fatal (Moebius), Trilogie Nikopol (Bilal), L’Incal (Jodorowsky & Moebius), Nausicaä (Miyazaki), Akira (Otomo), et 20th Century Boys (Urasawa)… À lire!

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et sur Les Irrésistibles]

💊     💊     💊

Animeland est un magazine que je suis depuis ses débuts (en avril 1991). J’en avais rencontré les fondateurs (Yvan West Laurence et Cédric Littardi) à AnimeCon (première convention officielle sur l’animation japonaise en Amérique du nord, qui s’est tenue du 30 août au 2 septembre 1991, à San Jose en Californie — c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mon épouse!). C’est l’un des top magazines non-nippon consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise et le seul de la francophonie. Il est disponible dans les bibliothèques de Montréal.

Animeland #214

Les points saillants de ce récent numéro (Février/Mars 2017) d’Animeland (en plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes) sont deux dossiers sur le cyberpunk dans la manga et l’anime (dont un article sur Ghost in the shell qui fait la couverture) et sur le manga de Naruto, un enquête sur les école manga (bande-dessinée) en France, un article “tendances” sur le fait que les séries animées sont maintenant beaucoup plus courte que dans les années ’80 et ’90, des introduction sur plusieurs anime (Kabanneri of the Iron Fortress, ACCA 13, Yôjo Senki, les anime de vélo, The Great Passage, Redline, La tour au-delà des nuages, Haibane Renmei), manga (March comes in like a lion, Perfect Crime, Pline, Magical Girl Boy, Les Fleurs du mal, Dragons Seekers, Le troisième Gédéon), jeu videos (The Last Guardian, Final Fantasy XV), des portraits de seiyu (Maaya Sakamoto) et musicien (Shiro Sagisu), et six interviews (avec Travis Knight [Kubo], John Musker et Ron Clements [Vaiana], l’équipe de WIT Studio, Eisaku Inoue [One Piece], Shinya Kinoshita, Morihiko Ishikawa).

Dans ce numéro, j’ai fait la géniale découverte du manga Pline, une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen, qui est toujours en cours, a déjà quatre tomes de paru dont trois ont été traduit en français par Casterman. À lire absolument!

On y révèle également les résultat du Grand Prix Animeland 2016: Meilleur anime: Yuri!!! On Ice; Meilleur film: Your name.; Meilleur film étranger: La tortue rouge; Meilleur manga: ex-aequo Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana) / Le mari de mon Frère (Akata); Meilleur manga one-shot: Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine (Glénat); Meilleur shônen: My Hero Academia (Ki-oon); Meilleur shôjo: Perfect World (Akata); Meilleur yaoi: ex-aequo Doukyusei (Boy’s love/IDP) / L’Étranger de la plage (Boy’s love/IDP); Meilleur seinen: Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana).

Somme toute, c’est une lecture indispensable pour quiconque désir rester à jour sur les parutions d’anime et de manga.

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles]

💊     💊     💊

Animeland #215

Avec son plus récent numéro (Avril/Mai 2017), Animeland se renouvelle avec une maquette plus épurée. En plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes, ce numéro est riche en dossiers: la tradition dans la pop culture japonaise (religion, vie quotidienne et folklore), le marché du manga en 2016 (l’embellie se confirme: hausse du chiffre d’affaire de 7.9%), les adaptations live de manga et d’anime (au Japon, à Hollywood et ailleurs, et surtout un article sur l’adaptation cinématographique de Ghost in the shell) et sur les superbes mangas historiques de Shin’ichi Sakamoto Innocent et Innocent Rouge.

Le magazine nous présente également de nombreux anime (Perfect Blue, Genocidal Organ, Sword Art Online: Ordinal Scale, Blue Exorcist Kyoto Saga, Freaky Girls, Chain Chronicle, Onihei, Ah! My Godess), manga (Man in the window, Fire Force, Berserk, Moving Forward, L’enfant et le maudit, To your eternity), jeu videos (Yakuza O, Resident Evil 7: Biohazard), des portraits de seiyu (Adeline Chetail) et musicien (Susumu Hirasawa), ainsi que quatre interviews (avec Yuichi Nakamura & Takahiro Sakurai [Genocidal Organ], Shinichiro Kashiwada & Shingo Adachi [Sword Art Online]). 116 pages (et un poster) pleines d’info indispensables pour tout amateur d’animation japonaise et de manga!

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles]

💊     💊     💊

[ Translate ]

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

Découverte: De nouveaux “Classiques” chez Soleil

J’ai déjà beaucoup parlé de cette collection des “Classiques” de la littérature en manga publiée en français chez Soleil. Je croyais d’ailleurs qu’ils en avaient abandonné la publication, mais non: après un hiatus en 2015, Soleil a publié cinq titres à l’automne 2016 (Théorie de la Relativité par Albert Einstein, Du Contrat Social par Jean-Jacques Rousseau, Ainsi parlait Zarathoustra par Frederich Nietzsche, Orgueil et Préjugés par Jane Austen, ainsi que la réédition du Capital de Marx en un seul volume) et annonce trois nouveaux titres pour le printemps 2017 (Une Vie par Guy de Maupassant, Théorie de l’évolution par Charles Darwin et Discours de la Méthode par Descartes) !

Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant plus de cent-cinquante titres!) illustrée par le Studio Variety Art Works et publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Découvrez plus de détails après le saut de page >>

Continue reading

S’enfuir – Récit d’un otage

“En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l’auteur de Pyongyang, de Shenzhen, de Chroniques birmanes et de Chroniques de Jérusalem.” [ Texte du site de l’éditeur ]

“Être otage, c’est pire qu’être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date tu vas sortir. Quand t’es otage, tu n’as même pas ce genre de repères. Tu n’as rien.” [ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>
Continue reading

Grave problème de gestion animalière

Hier, suite à une expérience consternante la semaine précédente, j’ai écrit un courriel à mon Conseiller municipal de quartier afin de lui faire part d’une grave préoccupation concernant la gestion animalière de l’arrondissement:

Cher Monsieur le conseiller,

J’aimerais porter à votre attention un grave problème de gestion animalière. La ruelle derrière mon duplex est envahie par des chats errants et je suppose que c’est le cas de la majorité des ruelles du quartier. Ce n’est pas tant la présence de ces chats errants qui m’embête que les graves lacunes dans leur gestion. En fait, ils mettent un peu de vie dans un milieu urbain parfois trop dénaturé et contribuent à éliminer la vermine (rats, souris, mulots, pigeons, etc.).

Je ne les blâme aucunement pour leur prolifération car ils n’en sont pas responsables. C’est nous, les humains, qui avons créés cette situation en abandonnant des animaux (particulièrement des chats) et les laissant se reproduire librement sans la moindre intervention ni contrôle. Je ne crois pas que ces animaux devraient souffrir inutilement suite à une situation dont ils ne sont pas responsables. Nous devrions tenter de gérer la situation le plus humainement possible mais ce n’est pas le cas: la gestion actuelle n’est ni adéquate, ni humaine.

[ Continez la lecture après le saut de page >> ]
Continue reading

Salon du livre 2016


Mercredi, après le travail, j’ai profité de l’offre d’une entrée gratuite aux détenteurs de cartes des Bibliothèques de Montréal et de la BANQ pour faire ma visite annuelle au Salon du Livre de Montréal.

En passant chez mes amis d’Alire j’ai remarqué, entre autres, le dernier Patrick Sénécal, L’Autre reflet, l’impressionnant Détectionnaire de Norbert Spehner (qui était d’ailleurs l’un des invités d’honneur du salon), et noté la parution prochaine de L’Année de la science-fiction et du fantastique québécois 1996 (enfin)! Étrangement j’ai remarqué qu’il y avait au salon cette année beaucoup de livres de cuisine végane (un signe des temps, sans doute) et j’ai aperçu ce qui semble être la réédition (pas si récente que ça) du manga de UFO Robot Goldorak. Toutefois, je n’ai rien remarqué de frappant dans les nouveautés et je n’ai pas trouvé le manga de Marie-Antoinette que je cherchais (une nouveauté qui date quand même de septembre! — ça m’a tout de même aidé à mieux résister à la tentation d’acheter quoi que ce soit!).

Je ne comprends vraiment pas pourquoi les éditeurs et distributeurs poussent au salon seulement leur gros titres et meilleurs vendeurs alors que le salon devrait être le lieu pour faire connaître et promouvoir les nouveautés et les titres moins connus!

Autre étonnement: je constate l’absence de kiosques pour les bibliothèques de Montréal et pour la BANQ. Pourtant, par les années passées, ils avaient au moins des kiosques statiques (juste des affiches et des dépliants) ou même partageaient ensemble un kiosque (comme l’an passé). Mais, cette année, rien du tout! Pourtant si les biblios ont besoin d’une chose c’est bien de promotion. Ils pourraient faire la démontration des nouveaux postes d’auto-prêt, ou du catalogue Nelligan Découverte, parler des nouvelles biblios, de celles avec des projets de rénovations, des services en ligne, du prêt numérique, du tout nouveau service de prêt d’instruments de musique, offrir des abonnements (pour augmenter le taux d’abonnés par habitant qui est plus bas au Québec que dans le reste du pays), etc, etc.

Bien sûr, avoir un kiosque au salon et du monde sur le plancher ça coûte de l’argent et la ville (ou le gouvernement) semble penser que la culture c’est pas important. Et pourquoi investir et promouvoir si au bout du compte ça rapporte rien? Les bénéfices rapportés par les bibliothèques, c’est bien connu, ça ne se voit pas alors ça ne compte pas vraiment. C’est tellement Trump! On est vraiment entré dans une nouvelle ère. Argh! Quelle horreur… Saint-Lovecraft venez à notre secours!

Donc, cette année, un salon plutôt décevant. Heureusement que je ne manque pas de livres à lire!

[ Translate ]

Découverte: Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine

Sa véritable Histoire, pour la première fois en manga !

“Marie-Antoinette est l’une des personnalités historiques les plus adaptées en fiction. Sophia Coppola, Chantal Thomas ou Riyoko Ikeda… de nombreux créateurs ont donné naissance à un personnage en adéquation avec leurs idéaux.”

“Cependant, quand Fuyumi Soryo s’attaque au mythe, ce n’est pas pour reproduire une énième icône malmenée par la vision trop partiale de Stephan Zweig, mais pour restituer dans la réalité historique une jeune fille dénuée de tout artifice.”

“Avec la précision qu’on lui connaît déjà sur Cesare et grâce au soutien du Château de Versailles, ce n’est plus un simple manga, mais une plongée virtuelle au cœur de la cour au XVIIIe siècle que l’auteur vous offre. Que vous soyez adepte des fresques historiques, lecteur de manga ou tout simplement curieux de nouveauté, ne passez pas à côté de cette création ! D’autant plus que les Éditions Glénat, co-éditeur dans ce projet, auront la chance de publier ce titre en avant-première de sa sortie japonaise !!” (Texte du site de l’éditeur)

Hier, je regardais les nouvelles sur NHK World et on y présentait un reportage sur le tout dernier manga de Mars mais que j’admire tout particulièrement pour ANN, Le Monde) et que je croyais que Soryo travaillais à la suite de Cesare. La mangaka aurait-elle décidé de mettre fin abruptement à Cesare? D’autant plus que l’article de Dante Alighieri (poursuivant sur le sujet de la renaissance Italienne). Mais j’en doute: elle a probablement juste temporairement mis Cesare sur pause afin de travailler sur Marie-Antoinette, qui ne comporte d’ailleurs qu’un seul volume (un “one-shot” comme on dit).

Extrait des pages 10-11, 20-21, 24-25, & 40-41 (lire de droite à gauche):

(Vous trouverez aussi un extrait des cinquante premières pages sur le site de Glénat)

Marie-Antoinette (マリー・アントワネット) est un manga historique seinen qui a d’abord été pré-publié en feuilleton dans Morning (et son pendant digital: D Morning), un magazine hebdomadaire de Kodansha. Il a débuté dans le numéro 38 (18 août 2016) et s’est étalé sur quatre publications (se terminant dans le numéro 41). Chose rare, la publication en volume (tankōbon) s’est faite au Japon en septembre 2016 (ISBN 978-4-06-377337-8, 750円), soit quelques jours après la parution du volume en français!

Malgré certaines critiques négatives en France, on peut s’attendre à un ouvrage d’une grande qualité historique. Soryo est d’ailleurs reconnue pour la qualité de sa documentation, d’autant plus que le projet, co-publié par Kodansha et Glénat, est produit en collaboration avec le Château de Versailles, qui a ouvert ses portes et offert tout son soutient à l’artiste. Le magnifique style rococo qui caractérise l’époque sera donc fidèlement reproduit dans tous ses aspects: la mode, l’architecture, l’étiquette et les moeurs de la court royale, etc.

Si l’on prends pour exemple la qualité de son travail sur Cesare (tant les détails historiques que le travail artistique), on ne sera pas déçu. J’ai déjà commandé le manga et le commenterai dès que je l’aurai lu.

Marie-Antoinette, la jeunesse d’une reine, par Fuyumi Soryo. Paris: Château de Versailles / Glénat (Coll. Seinen), septembre 2016. 180 pg., 9.15 € / $14.95 Can. ISBN: 978-2-344-01238-3. Recommandé pour public adolescent (12+).

Pour plus d’information vous pouvez consulter les sites suivants:

MARIE-ANTOINETTE © 2016 Fuyumi Soryo / Kodansha Ltd.

[ Translate ]

Weekly notable news (week 33)

Here are twenty-five notable news & links that I found interesting, amazing or plain weird (in no particular order & some in French) / Voici vingt-cinq nouvelles et liens notables que j’ai trouvé intéressant, étonnant ou tout simplement bizarre (sans ordre particulier et la plupart en anglais):

[ Traduire ]