Découverte: le dernier manga de Taniguchi

Il y a quelques semaines j’ai découvert sur le site de Animeland (et puis dans un article du #217) qu’un dernier manga de Jirō Taniguchi devait paraître à la fin de septembre (disponible ici probablement à la fin octobre). Il s’agit d’un projet que Taniguchi produisait pour l’éditeur Rue de Sèvres et qui devait paraître simultanément en France et au Japon. Le projet était inachevé lors de son décès en février (l’histoire devait comporter au moins cinq volumes) mais l’éditeur à tout de même décidé de le publier, agrémenté du storyboard du reste de l’histoire, d’illustrations, d’un interview avec son éditeur japonais et de tout un dossier éditorial en hommage à l’auteur.

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Ishiguro gets Nobel Prize in literature !

British writer Kazuo Ishiguro (mostly known for his books The remains of the day [1989] and Never let me go [2005], which were both adapted into movies) has received the 2017 Nobel Prize in Literature. The award was announced on October 5th. Sara Danius, the secretary of the Swedish Academy, said that his novels showed “great emotional force” as he was uncovering “the abyss beneath our illusory sense of connection with the world.” She also described his style as a “mix of Jane Austen, comedy of manners and Franz Kafka.” His recurrent themes seem to be identity, memory, time and self-delusion.

Kazuo Ishiguro was born in Nagasaki, Japan, in 1954 but moved to Surrey, England, at age five because of his father’s work as an oceanographer for the NOCS. He always stayed close to his Japanese roots because, until age fifteen, he had planned to go back to Japan but, instead, his family decided to settle in England (he received British citizenship in 1982). He graduated from UKC in English and Philosophy in 1978 and received a Master in creative writing from UEA in 1980.  Before starting his writing career in 1982, he wanted to be a musician and worked as a social worker. Strangely, his life background and relationship with Japan is very similar with Belgian author Amélie Nothomb and their writings share some themes.

To celebrate Ishiguro’s Nobel Prize, NHK World re-broadcasted a two-part special where the writer gives a lecture about his work. Originally broadcasted on October 22nd and November 5th 2016, the show is titled “First Class [in literature], Kazuo Ishiguro: My Secret of Writing” and is still available for streaming until October 25th, 2017 [Part 1 and Part 2]. It is also partly available on Youtube [in English and in Japanese]. It is very interesting and well worth watching.

Sources: BBC, Le Devoir, Goodreads, HazLitt, Japan Times, NHK World, Wikipedia.

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The life-changing manga of tidying up

“From the #1 New York Times best-selling author and lifestyle/cleaning guru Marie Kondo, this graphic novelization brings Kondo’s life-changing tidying method to life with the fun, quirky story of a woman who transforms her home, work, and love life using Kondo’s advice and inspiration.”

“Marie Kondo presents the fictional story of Chiaki, a young woman in Tokyo who struggles with a cluttered apartment, messy love life, and lack of direction. After receiving a complaint from her attractive next-door neighbor about the sad state of her balcony, Chiaki gets Kondo to take her on as a client. Through a series of entertaining and insightful lessons, Kondo helps Chiaki get her home–and life–in order. This insightful, illustrated case study is perfect for people looking for a fun introduction to the KonMari Method of tidying up, as well as tried-and-true fans of Marie Kondo eager for a new way to think about what sparks joy. Featuring illustrations by award-winning manga artist Yuko Uramoto, this book also makes a great read for manga and graphic novel lovers of all ages.” [ Penguin Random House website ]

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L’art subtil du commentaire-critique

On me demande souvent quels sont les critères que j’utilise quand j’écris des critiques (reviews) de livres ou de films. En fait, j’utilise les même critères que j’ai développé au cours des années alors que j’écrivais des critiques d’abord pour Samizdat (un fanzine de science-fiction et fantastique québécois, 1987-1994) et, par la suite, pour Protoculture Addicts (un magazine sur la culture, le dessin animé et la bande-dessinée japonaise, 1987-2008). J’ai été rédacteur-en-chef pour ce dernier pendant plus d’une vingtaine d’années et ce sont ces même critères auxquels je demandais à mes collaborateurs d’adhérer. Je vais donc profiter de la présente occasion pour vous expliquer un peu comment je procède. Et je suggère à quiconque qui désire écrire des critiques de suivre ces quelques lignes directrices.

J’aimerais d’abord définir la critique comme étant un simple commentaire et non pas une critique analytique. Cette dernière cherche à étudier, en profondeur, les moindres aspects d’une oeuvre: les motivations des personnages, les choix narratifs, le message de l’auteur, etc. Une simple critique, quant à elle, n’est qu’un commentaire qui se veut ni objectif, ni constructif, ni négatif : c’est juste une opinion, un ressenti, que l’on exprime. On aime ou on aime pas, et on tente d’expliquer pourquoi, en décortiquant brièvement les impressions que l’oeuvre nous a laissé.

Je préfère d’ailleurs parler de “commentaire” et non de “critique” car ce dernier terme fait plus pompeux et peut aisément être confondu avec son cousin analytique. Un commentaire donne une impression plus modeste. On ne cherche pas a donner de leçon mais simplement à dire ce qu’on en pense. Dans le cas d’un livre, on pourrait parler de commentaire de lecture mais comme on peut commenter aussi des documents audio-visuels (des BD ou des manga, des films (vu au cinéma, en Dvd, ou Blu-ray), ou même de la musique (concert, CD)) je préfère m’en tenir simplement à “commentaire.” Bien sûr, l’approche sera un peu différente selon le type d’ouvrage  que l’on commente (livre, cinéma, musique).

Une autre question que j’entend parfois c’est “pourquoi se donner la peine de faire un commentaire” alors que l’on pourrait bien se contenter d’apprécier une oeuvre pour ce qu’elle est sans trop se poser de question. Je dois avouer que pour moi c’est plus une déformation professionnelle. J’ai écrit tellement de commentaires pour les publications pour lesquelles je travaillais que maintenant je ne peux pas m’empêcher d’analyser et de penser à ce que je ressens au fur et à mesure que je progresse dans le livre que je lis ou dans le film que je visionne. Et tant qu’à avoir des idées ou des opinions, pourquoi ne pas les partager? Car la raison fondamentale d’un commentaire c’est cela: partager ses coups de coeur (ou de foudre!), son amour (ou parfois son aversion) pour une oeuvre, ou simplement donner son opinion. Parfois, aussi, il s’agit de vouloir aider les autres à comprendre et à mieux apprécier une oeuvre ou, tout au moins, à partager la façon dont nous percevons une oeuvre (à travers le prisme de nos expériences personnelles, de notre savoir, de notre vécu). Si nous sommes passionné par un sujet, il est tout naturel de vouloir partager cette passion. Le lecteur (du commentaire) en fera bien ce qu’il veut…

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Genres et littératures (3)

Sources et Bibliographie complémentaire

Pour compléter mon essai sur les Genres et littérature (0: Introduction, 1: Littératures rationnelles, 2: Littératures de l’Imaginaire) je vous présente ici la liste des sources que j’ai utilisé ainsi qu’une bibliographie complémentaire pour ceux et celles qui désireraient pousser plus loin sur le sujet.

Sources

ALLARD, Yvon. Paralittérature. Montréal, La Centrale des Bibliothèques, 1979. 728 p. ISBN 2-89059-000-3. [ BiblioWorldCat ]

AMALRIC, Hélène. Le guide des 100 polars incontournables. Paris, Libris, 2008. 110 p. ISBN 978-2-290-00919-2. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Catalogue des âmes et cycles de la S.F.. Paris: Denoël, 1979. 298 p. [ BiblioWorldCat ]

BARETS, Stan. Le Science-fictionnaire 2. Paris, Denoël (Présence du Futur #549), 1994. 332 p. ISBN 978-2-207-30565-1. [ BiblioWorldCat ]

BOGDANOFF, Igor & Grichka. Clefs pour la science-fiction. Paris, Seghers, 1976. 378 p. [ WorldCat ]

Collections : La revue de la littérature d’ici pour les bibliothèques d’ici. Montreal, Association Nationale des Éditeurs de Livres, 52 p. Vol. 1, No 3 (Avril 2014): Le roman historique, Vol. 1, No 4 (Juin 2014): Polars, thrillers et romans policiers et Vol. 2, No 6 (Novembre 2015): Littérature et imaginaire.

Éditions Alire: Catalogue 2015-2016. Québec, Éditions Alire, 2015. 98 p.

JANELLE, Claude. Le DALIAF: Dictionnaire des auteurs des littératures de l’imaginaire en Amérique française. Québec, Les éditions Alire, 2011. 535 p. ISBN 978-2-8961507-4-8. [ BiblioWorldCat ]

Lire: Special Polar (Juin 2010).

SPINRAD, Norman, ”Les Neuromantiques” in Univers 1987. Paris: J’ai Lu (#2165), pp. 256-278. [ WorldCat ]

J’ai également essayé d’inclure le plus d’hyper-liens possible (principalement vers Wikipedia) afin de renvoyer les lecteurs vers des références plus développées et ainsi limiter cet essai à un bref schéma visant simplement à introduire le sujet. Veuillez prendre note que d’autres hyper-liens seront ajouté avec le temps (pour les auteurs et les titres).

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Genres et littératures (2)

Littératures de l’imaginaire

J’ai précédemment parlé des genres littéraires rationnels (les genres ordinaires, voir banal — mundane comme ils disent en anglais) qui sont ancrés dans la réalité. Il me reste donc à vous entretenir des genres littéraires de l’imaginaire. Un collègue les avait sommairement définit comme “des histoires qui ne se peuvent pas”, qui se déroulent dans un monde entièrement ou partiellement créé par l’auteur. Ils se divisent en trois grandes catégories qui se définissent grossièrement comme suit:

  1. le fantastique, où l’on imagine ce qui est, mais autrement, ce qui existe en dehors des normes, de façon irrationnel, caché, ailleurs ou au-delà de notre réalité quotidienne (par exemple: le surnaturel)
  2. la fantasy, où l’on imagine ce qui aurait pu être dans le passé ou dans un autre monde (par exemple : la magie)
  3. la science-fiction, où l’on imagine ce qui sera dans un avenir immédiat ou lointain (par exemple : un empire galactique)

Les genres tendent à être définit par leurs styles littéraires et les thèmes qu’ils utilisent. Je ne m’attarderai pas vraiment sur le style mais plutôt sur les thèmes et les sujets qui caractérisent un genre. De ce point de vue, les trois grands genres de l’imaginaire sont assez aisé à définir. Ce qui est plus difficile à définir ce sont les nombreux sous-genres pour chacune de ces catégories. Non seulement les érudits ne semblent pas s’entendre sur leur nomenclature mais la frontière est parfois floue entre les différents sous-genres (leurs multiples variantes ont parfois des tonalités assez similaires). Alors, comme je l’ai fait pour les genres rationnels, je vais vous présenter ici les principaux genres des littératures de l’imaginaire, les définir du mieux que je peux, en expliquer les sous-genres majeures (ou les regrouper selon leurs similarités) et donner quelques exemples d’auteurs ou de titres.

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Capsule reviews (02.017.247)

Bande-dessinée

Yoko Tsuno #28: Le temple des Immortels

Une autre aventure plutôt invraisemblable de l’électronicienne nippone. Leloup développe ici des éléments de récits qu’il avait laissé en plan dans des albums précédents ( #12: La Proie et l’ombre, #25: La Servante de Lucifer, #27: Le Secret de Khâny ). Comme c’est souvent le cas dans ses oeuvres plus récentes, le récit semble un peu précipité alors qu’il essai de raconter son histoire dans le cadre étroit  du format traditionnel de quarante-deux pages. On a l’impression de vivre le récit en accéléré…

Le problème avec des albums qui font sans cesse référence à des volumes précédents est qu’on ne se rappelle pas toujours des détails qui s’y étaient déroulés, ce qui laisse des lacunes dans la bonne compréhension (et l’appréciation) du récit. Toutefois l’idée de moines médiévaux avec des Vinéens et des tributs celtiques vivant au creux de la terre, dans un gouffre profond, a quand même du charme. C’est une lecture nostalgique mais tout de même un peu décevante, donc d’un intérêt moyen…

Cela donne le goût de relire de vieux albums (car étrangement je suis resté sur ma faim — c’est presque toujours le cas avec ces très court albums à l’européenne). Comment un artiste peut-il vivre en publiant juste de tels albums aux deux ans? C’est un dur contraste avec les mangakas nippon qui produisent en moyenne une quantité de pages similaires (en noir et blanc toutefois) CHAQUE SEMAINE (!) pour la pré-publication en périodique…

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Magazine

AnimeLand #216

Le numéro de juin-juillet 2017 nous offre des dossiers sur l’importance du visuel dans la société nippone (“Quand la 2D se tape l’incruste”), sur le marché de l’anime en France en 2016 (qui ne progresse pas aussi positivement que celui du manga car divisé, à 70% / 30%, entre le DVD et le Blu-ray et considérablement affecté par la popularité du simulcast, qui a toutefois l’avantage de faire régresser l’utilisation de sites illégaux de diffusion), et sur les anime “engagés” (socio-politiquement: Harmony, Genocidal Organ, Ghost in the Shell S.A.C., Galactic Hero Legend, Gundam; ou écologiquement: L’école emportée, Conan: Fils du Futur, Nausicaa, Princess Mononoke, Pompoko, Ponyo sur la falaise, Earth Girl Arjuna, etc.).

Comme toujours, AnimeLand nous fait découvrir de nombreux anime (Hirune Hime, Dans un recoin du monde, Golgo 13, Le grand méchant renard, My hero academia, Atom: The Beginning, la saison 2 de L’attaque des titans, Dragonball Super, Boruto: Naruto Next Generations, Rage of Bahamut: Virgin Soul, Capitaine Flam), mangas (Kenshin, One Piece, Mob Psycho 100, Les mémoires de Vanitas, Reine d’Égypte, Voyage à Tokyo, Tenjin, Gloutons et Dragons), et jeux video (Persona 5, et un article sur les mondes ouverts). On nous trace aussi des portraits de seiyu (Mamoru Miyano) ou de musicien (Akira Yamaoka) et nous présente une dizaine d’interviews avec Kenji Kamiyama (Hirune Hime), Eric Goldberg & Neysa Bové (Vaiana), Masashi Kudo (Chain Chronicle), Yasuyuki Muto (Rolling Girls), Studio La Cachette, Nobuhiro Watsuki (Kenshin), Kiyo Kyujyo (Trinity Blood), Tatsuki Fujimoto (Fire Punch) et Chie Inudoh (Reine d’Égypte). Finalement, on retrouve les indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes.

Nul doute que AnimeLand est une source inépuisable d’information sur l’animation et la bande-dessinée japonaise, et le seul magazine francophone sur ces sujets. Toutefois, je n’ai rien trouvé de bien excitant dans ce numéro…

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Manga

Pline #2: Les rues de Rome

Ce second tome, s’il nous offre beaucoup moins d’action que le premier, n’en est pas moins intéressant car il approfondit de beaucoup notre connaissance des protagonistes. Euclès découvre la maison (remplit de manuscrits!) de son nouveau maître, Pline. Celui-ci souffre grandement de l’asthme mais se méfie beaucoup des médecins. Il finira cependant par se soumettre au traitement du médecin grec Silénos, qui lui recommande surtout l’air pur de la Campanie. Euclès tombe amoureux d’une jeune esclave, Plautina, qu’il a rencontré par hasard, mais celle-ci est aussi tombé dans l’oeil de l’empereur Néron! Celui-ci se sent un peu égaré sans les conseils de son précepteur, Sénèque, qu’il a exilé. On y découvre une image plus humaine de Néron, qui apparait moins comme un tyran qu’un jeune homme cultivé mais moralement faible. Poppée, qui n’est pas très aimée du peuple, se fait lancer des pierres. Elle annonce à Néron qu’elle est enceinte, ce qui le convainc finalement de la marier et de régler le sort d’Octavie. Felix, le garde du corps un peu frustre de Pline, a une famille à Rome mais sa femme se plaint de ses absences prolongées et surtout des conditions de vie difficile dans les insulae romaines. Alors Pline leur offre de s’installer dans l’une de ses maisons. Mais le personnage le plus important de ce tome, c’est sans doute Rome elle-même alors que l’on découvre plus en détails ses bas fonds et ses lupanars!

C’est une lecture passionnante si vous êtes amateur de manga historique et de Rome antique. Et ce qui est particulièrement remarquable dans cet ouvrage c’est le grand détail et la qualité du dessin de Mari Yamazaki et Tori Miki. À lire absolument!

Voir aussi mon commentaire sur Pline #1: L’appel de Néron

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Movies

Jackie

Slow, boring movie that shows a not very sympathetic, selfish Jackie, control freak of her image and obsessed with Lincoln funeral and the fact that his widow died destitute and penniless. Is this a well researched bio pic or just an iconoclast fiction? In the end, it is all about the making of the modern myth of the American camelot.

After John‘s death, Jackie meets with a journalist and reminisce about her traumatic ordeal in order to reshape her husband’s presidency. What makes a president great and be remembered like Lincoln was? His accomplishment or his image?

 

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TV Series

Samurai Gourmet

Someone recommended to my wife this Japanese TV series streaming on Netflix. The subject is cool, I had already heard about the writer of the original manga and the main character is played by an actor that I like, therefore I had no hesitation to subscribe to Netflix in order to binge on this mini series of twelve episodes of twenty minutes each. I have absolutely no regret. It was quite funny and very interesting as I leaned a few things about Japanese cuisine. Highly recommended!

Nobushi no Gourmet (野武士のグルメ) is based on a manga written by Masayuki Kusumi and drawn by Shigeru Tsuchiyama (first pre-published in November 2013 by Gentosha Plus web magazine and then in print in June 2016 — I have already commented on the very similar manga that Masayuki Kusumi did with Jiro Taniguchi in 1994-96 titled Kodoku no gourmet). It tells the story of 60-year-old salaryman Takashi Kasumi (Naoto Takenaka) who just retired. Having lost his corporate title and the support of his company, he finds himself with lots of time on his hands. His wife Shizuko (Honami Suzuki) is always busy with something (choir practice, etc.), so he goes for a walk, wandering around and decides to enter a restaurant. For the first time he has a beer in the afternoon and rediscovers the pleasure of a good meal! Being a great fan of Sengoku Period samurai stories, he often imagine what a masterless samurai (played by Tetsuji Tamayama) would do in his situation — which always creates hilarious scenes!

As most of the episode is made of showing off food and the protagonist inner monologue, you might think it is quite boring: in the contrary, it’s an excellent series (see comments on Japan Times, Eater, Thrillist) as proven by a 97% rating on Rotten Tomatoes!

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Ghost in the Shell

At first glance, the story of this live-action version seems rather faithful to the original. If the manga offers the base of the story (chap. 1, 3, part of 8, 9 and 11), it follows more the storytelling of the animated movie. Shirow’s manga is rather disorganized with lots of silly or humorous moments, while Oshii’s anime movie is more linear, but with lots of reflective and philosophical pauses (maybe a little too much). In this regard, the live-action movie seems more balanced. Of course, they changed a few things here and there but the spirit is all there (no pun intended). My main complain is that this story doesn’t show any Fuchikoma (think tanks, a.k.a. Tachikoma (in the TV series): spider-like robots with great sense of humour that assist in combat) and it is missing the incredibly beautiful music by Kanji Kawai, which is heard in the movie only in the end credits. However, the biggest change is in the background stories of both the puppet master and of the Major, which were completely altered in order to link them together. I am not sure (I can’t really remember) but I think they may have taken a few elements from the TV series and OVAs (at least the part on the origin of the Major). They also kept a hint of philosophical reflection (not too much, but just enough) to preserve the mood of the original movie—the age-old existential question of what’s make us “us”. They also paid an homage to Mamoru Oshii by putting his favourite dog (basset hound) in the story (actually, Batou’s dog comes from the second movie, Innocence — which is itself based on chap. 6 of the manga).

I heard plenty of negative comments. People complained they chose an American actress to play a Japanese character (first, this comment came out in the midst of the Hollywood whitewashing scandal and, anyway, not many Japanese actresses would have the action and language skills to play that role — although I like that Takeshi Kitano acts only in Japanese). They also complained that her acting lacked expression (come on, she plays a human turned into a machine, wondering if she’s still human, so it’s part of her role). On the other hand, some purist fans complained that they changed this or that. It’s not a perfect movie (personnally, I hate the design of the spider-tank!) and it was obviously not good enough for many since it didn’t performed well at the box office (which barely exceeded the production budget) and received lukewarm reviews (45% on Rotten Tomatoes !).

Of course, I don’t know if someone who has never heard of the Ghost in the shell universe would be able to follow, understand and really appreciate it. Because I am a fan, I am probably biased. So I wonder: purely in a technical point of view, is it a good movie? I think so. The story is captivating and interesting as it asks some relevant questions about human nature and it remains one of the best depiction of the cyberpunk genre I’ve seen. The storytelling is fluid and easy to follow (unlike Oshii’s movie), the acting is good and the special effects are superb. In the end, what else should we expect from a movie? Ghost in the shell is a complex universe, first in its story (socio-political cyberpunk) but also in its making as the franchise includes several manga, movies, TV series and OVAs, so maybe we should try to see the live-action more as what it is in itself than try too hard to compare it to the manga or anime. For my part, it’s an excellent entertainment and I enjoyed it a lot.

Ghost in the shell: USA, 2017, 107 min., PG-13. Dir.: Rupert Sanders; Scr.: Jamie Moss, William Wheeler, and Ehren Kruger (based on the manga by Masamune Shirow); Phot.: Jess Hall; Ed.: Neil Smith, Billy Rich; Mus.: Clint Mansell, Lorne Balfe; Cast: Scarlett Johansson, Takeshi Kitano, Michael Pitt, Pilou Asbæk, Chin Han, and Juliette Binoche.

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Ghost in the shell (攻殻機動隊 / Kōkaku kidōtai : Gōsuto In Za Sheru / Mobile Armored Riot Police: Ghost in the Shell) : Japan, 1995, 82 min.; Dir.: Mamoru Oshii; Scr.: Kazunori Itō (based on the manga by Masamune Shirow); Phot.: Hisao Shirai; Ed.: Shūichi Kakesu, Shigeyuki Yamamori; Mus.: Kenji Kawai; Voices: Atsuko Tanaka, Akio Ōtsuka, and Iemasa Kayumi.

An excellent adaptation of the manga although with a little too much philosophical pauses. If the sequel movie is also nice (Ghost in the shell 2: Innocence) it doesn’t follow the manga. My favourite part of the franchise is the TV series Ghost in the shell: Stand Alone Complex (there’s also an OVA series: Ghost in the shell: Arise – Alternative Architecture).

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Ghost in the shell (攻殻機動隊 / Kōkaku Kidōtai / Mobile Armored Riot Police) by Masamune Shirow (translated by Frederik L Schodt and Toren Smith). Milwaukie, OR: Dark Horse Manga, 2004. 368 pg. $24.95 US / $33.99 Can. ISBN 1-59307-228-7.

This is one of my favourites manga. It offers an excellent cyberpunk story (although the storytelling is a little episodic and disorganized), with an awkward mix of action and humour. The second part, Man-Machine Interface, has a better graphical quality and incredible cyberpunk scenes, but the complexity of its political and terrorist plots makes it a little hard to follow.

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Pline #1

La grande fresque historique par l’auteure de Thermae Romae.

“Pline était un naturaliste de la Rome antique dont la vie entière fut guidée par une imagination sans limite et un amour inconditionnel de la recherche. Son Histoire naturelle est une encyclopédie monumentale née d’une inextinguible soif de connaissance appliquée à l’ensemble des phénomènes se produisant sur notre planète. Aujourd’hui, nous ne disposons que de très peu de sources nous permettant de nous faire une idée de l’homme qu’était Pline, aussi devons-nous nous en remettre à notre imagination. Un exercice qui, personnellement, me donne la chaire de poule ! Comme j’aimerais que nous puissions remonter dans le temps, mon complice de choc et moi-même, afin de vivre en immersion dans le monde de celui que je considère aujourd’hui comme un mentor !” — Mari Yamazaki (rabat de couverture intérieur et site de l’éditeur)

J’ai découvert ce superbe manga par un article dans un numéro récent d’Animeland. Pline (titre original: プリニウス / Plinius ) est une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen, qui est toujours en cours, a déjà cinq tomes de paru au Japon dont trois ont été traduit en français par Casterman.

Le premier volume débute avec Pline s’apprêtant à évacuer Pompéi lors de l’éruption du Vésuve en 79. Il ne se presse pas, prend le temps de prendre un bain et de manger avec son hôte, Pomponianus, car il veut sans doute observer l’éruption aussi longtemps que possible. Il semble n’avoir aucune crainte, contrairement à son scribe, Euclès. Le chapitre suivant nous raconte, en flashback, comment Pline a rencontré Euclès. La maison de celui-ci venait d’être détruite par une éruption de l’Etna et Pline était de passage en Grande-Grèce (Sicile) pour inspecter les lieux et faire office de gouverneur substitut. En mal d’un scribe pour prendre en notes ses observations, il engage Euclès, qui a une formation de grammairien. Toutefois il doit couper court à sa tournée lorsque l’empereur Néron, qui souhaite sa présence pour un concert, le rappel à Rome. Il choisit cependant de rentrer non par bateau mais par la route, ce qui lui permettra de continuer à faire des observations.

Le récit est entrecoupé par ce qui se passe à Rome, à la cour de Néron: les cauchemar que lui laissent encore les souvenirs d’une mère dominatrice, sa concubine Poppée qui le presse pour le mariage et que faire de sa femme, Octavie, qu’il a exilé dans l’île de Pandataria ? Il nous est présenté comme un artiste troublé, au caractère instable, qui n’est pas fait pour diriger un état mais qui est bien entouré, notamment par Vespasien. Après un arrêt à Puteoli pour un bain, Pline arrive enfin à Rome. Il habite dans un quartier mal famé, où se côtoient voleurs et prostitués. Il y rencontre par hasard Néron… Le volume se termine sur une interview avec les auteurs, qui discutent la genèse de leur manga.

Après avoir complété Thermae Romae, Mari Yamazaki voulait faire quelques choses de sérieux sur la Rome Antique et Pline s’est offert comme un sujet tout naturel. Elle s’inspire beaucoup (et cite abondamment) son Histoire Naturelle (Historia Naturalis), une sorte d’encyclopédie en trente-sept volumes qui rassemble la somme du savoir romain de l’époque et qui nous est maintenant très utile pour comprendre cette grande civilisation de l’antiquité. Toutefois, les hypothèse scientifiques de Pline ne sont pas toujours très solides, tombant parfois dans le farfelu et il inclut dans son ouvrage la description de créatures mythologiques comme si elles étaient véritables. Mais même cela nous en dit beaucoup sur la mentalité romaine, prompte à la superstition.

Normalement, les mangas sont le fruit du travail d’un dessinateur et d’un scénariste. Toutefois, dans ce cas-ci, il s’agit de deux artistes: non pas un artiste qui travail avec des assistants (comme c’était le cas pour Thermae Romae) mais bien deux artistes qui collaborent ensemble. Mari Yamazaki se charge du storyboard et du dessin des personnages, alors que Tori Miki se charge de dessiner en détails les paysages et les décors. Yamazaki semble intéressé à établir une corrélation entre la Rome antique et le Japon: déjà avec Thermae Romae elle avait traité de leur engouement mutuel pour les bains publiques et, avec Pline, elle exploite le fait que ces deux civilisations ont sans doute une certaine affinité car elles ont tous deux eut à vivre avec la constante menace des catastrophes due aux séismes et aux volcans: les éruptions du Vésuve et de l’Etna en Italie et les tremblements de terre de Kōbe (1995), de Tōhoku (2011) et Kumamoto (2016) au Japon.

Évidemment, l’histoire de Pline n’est pas un manga qui va passionner tout le monde car on n’y retrouve pas d’action ou de combats mais il offre un sujet très humain sur la curiosité, la découverte de l’univers qui nous entoure et la recherche constante de connaissances. C’est un récit biographique où l’on suit trois personnages: Pline, bien sûr, mais aussi son secrétaire Euclès et l’empereur Néron. On découvre peu à peu leur caractère, leur psychologie. C’est aussi une façon assez extraordinaire de découvrir la civilisation romaine et l’oeuvre de Pline. C’est vraiment intéressant, passionnant même, pour un amateur de manga historique. Et il ne faut surtout pas oublier la superbe qualité artistique du travail de Yamazaki et Miki. En conclusion, ce manga est un incontournable pour tout amateur d’histoire, de Rome et, bien sûr, de Yamazaki !

Extraits: pages 49, 52-53 et 88
Pline, vol. 1: L’appel de Néron, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), Jan. 2017. 200 pg, 13 x 18 cm, 8,45 € ($15.95 Cnd), ISBN: 978-2-203-13243-6.

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Pline © 2014 Mari Yamazaki, Tori Miki. © 2017 Casterman pour la traduction française.

Commentaire repris sur Goodreads et Les Irrésistibles

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Capsule-reviews: Magazines (02.017.189)

Cela fait toujours bizarre de commenter des périodiques, mais ils sont une partie importante de la littérature (ou de tout autre média dont ils parlent) et méritent notre attention (d’autant plus que c’est une industrie où il est difficile de survivre — j’en sais quelque chose, ayant moi-même été pendant vingt ans rédacteur-en-chef et directeur de production pour un magazine consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise).

dBD #115

Le tout dernier numéro de dBD (juillet-août 2017), un magazine consacré à “l’actualité de toute la bande-dessinée” [disponible dans les bibliothèques de Montréal], nous offre un dossier sur la science-fiction et met en couverture Valérian. En plus des inévitables actualités et critiques de parutions récentes, nous y retrouvons plusieurs points d’intérêts: nous avons droit, entre autres, à un interview avec Nora Reddani, commissaire d’exposition à La Villette, qui nous parle de l’exposition “Valérian et Laureline en mission pour la Cité” jusqu’au 14 janvier 2018 à La Cité des Sciences et de l’Industrie, Efa & Rubio nous parle de leur Monet, Nomade de la lumière (chez Lombard), Bocquet rend hommage à Jidéhem ( Sophie), Nicoby parle des petits livres qu’il auto-édite pour le plaisir de ses fans, Chauzy parle de son adaptation BD du roman de Pelot, L’Été en pente douce (chez Fluide Glacial), le couple Jodorowsky / Montandon parle de leur collaboration artistique, le chanteur Adamo parle de ses amitiés avec des bédéistes (Tibet, Uderzo, Peyo, etc.), interview avec Phicil (Courtois & Phicil, La France sur le Pouce, Dargaud), articles sur la BD & l’armée, Hubert (Hubert & Burckel, La nuit mange le jour, Glénat), Brueas & Toulhoat (Block 109 chez Akileos), Cromwell (Cromwell & Gratien, Anita Bomba, journal d’une emmerdeuse, Akileos), et sur le mouvement punk dans la BD. 128 pages, toutes en couleurs, riches en information! Une lecture essentielle (à acheter ou emprunter en biblio) pour ceux qui s’intéresse à la BD sous toutes ses formes (i.e. aussi les comics, mangas, manhwa, etc).

Toutefois, ce qui a le plus retenu mon attention dans ce numéro c’est le trop bref interview (pp. 46-51) avec Christin & Mézières, faites à l’occasion de la sortie prochaine de l’adaptation au cinéma par Luc Besson (Valérian et la cité des milles planètes, sortie à Montréal le 21 juillet!) de leur série culte (Valérian [et Laureline], agent spatio-temporel). On retrouve aussi deux articles sur le genre Pulp (pp. 52-55) et les récits  Post-apocalyptiques en BD (pp. 56-59), mais celui qui m’a le plus intéressé c’est l’article sur la Bédéthèque Idéale de science-fiction (pp. 60-65: 33 titres de 1934 à 2016, incluant cinq mangas!) où je retrouve certains de mes favoris: Lone Sloane (Druillet), Valérian et Laureline (Christin & Mézières), Yoko Tsuno (Leloup), Le vagabond des Limbes (Godard & Ribera), Major Fatal (Moebius), Trilogie Nikopol (Bilal), L’Incal (Jodorowsky & Moebius), Nausicaä (Miyazaki), Akira (Otomo), et 20th Century Boys (Urasawa)… À lire!

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et sur Les Irrésistibles]

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Animeland est un magazine que je suis depuis ses débuts (en avril 1991). J’en avais rencontré les fondateurs (Yvan West Laurence et Cédric Littardi) à AnimeCon (première convention officielle sur l’animation japonaise en Amérique du nord, qui s’est tenue du 30 août au 2 septembre 1991, à San Jose en Californie — c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mon épouse!). C’est l’un des top magazines non-nippon consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise et le seul de la francophonie. Il est disponible dans les bibliothèques de Montréal.

Animeland #214

Les points saillants de ce récent numéro (Février/Mars 2017) d’Animeland (en plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes) sont deux dossiers sur le cyberpunk dans la manga et l’anime (dont un article sur Ghost in the shell qui fait la couverture) et sur le manga de Naruto, un enquête sur les école manga (bande-dessinée) en France, un article “tendances” sur le fait que les séries animées sont maintenant beaucoup plus courte que dans les années ’80 et ’90, des introduction sur plusieurs anime (Kabanneri of the Iron Fortress, ACCA 13, Yôjo Senki, les anime de vélo, The Great Passage, Redline, La tour au-delà des nuages, Haibane Renmei), manga (March comes in like a lion, Perfect Crime, Pline, Magical Girl Boy, Les Fleurs du mal, Dragons Seekers, Le troisième Gédéon), jeu videos (The Last Guardian, Final Fantasy XV), des portraits de seiyu (Maaya Sakamoto) et musicien (Shiro Sagisu), et six interviews (avec Travis Knight [Kubo], John Musker et Ron Clements [Vaiana], l’équipe de WIT Studio, Eisaku Inoue [One Piece], Shinya Kinoshita, Morihiko Ishikawa).

Dans ce numéro, j’ai fait la géniale découverte du manga Pline, une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen, qui est toujours en cours, a déjà quatre tomes de paru dont trois ont été traduit en français par Casterman. À lire absolument!

On y révèle également les résultat du Grand Prix Animeland 2016: Meilleur anime: Yuri!!! On Ice; Meilleur film: Your name.; Meilleur film étranger: La tortue rouge; Meilleur manga: ex-aequo Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana) / Le mari de mon Frère (Akata); Meilleur manga one-shot: Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine (Glénat); Meilleur shônen: My Hero Academia (Ki-oon); Meilleur shôjo: Perfect World (Akata); Meilleur yaoi: ex-aequo Doukyusei (Boy’s love/IDP) / L’Étranger de la plage (Boy’s love/IDP); Meilleur seinen: Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana).

Somme toute, c’est une lecture indispensable pour quiconque désir rester à jour sur les parutions d’anime et de manga.

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles]

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Animeland #215

Avec son plus récent numéro (Avril/Mai 2017), Animeland se renouvelle avec une maquette plus épurée. En plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes, ce numéro est riche en dossiers: la tradition dans la pop culture japonaise (religion, vie quotidienne et folklore), le marché du manga en 2016 (l’embellie se confirme: hausse du chiffre d’affaire de 7.9%), les adaptations live de manga et d’anime (au Japon, à Hollywood et ailleurs, et surtout un article sur l’adaptation cinématographique de Ghost in the shell) et sur les superbes mangas historiques de Shin’ichi Sakamoto Innocent et Innocent Rouge.

Le magazine nous présente également de nombreux anime (Perfect Blue, Genocidal Organ, Sword Art Online: Ordinal Scale, Blue Exorcist Kyoto Saga, Freaky Girls, Chain Chronicle, Onihei, Ah! My Godess), manga (Man in the window, Fire Force, Berserk, Moving Forward, L’enfant et le maudit, To your eternity), jeu videos (Yakuza O, Resident Evil 7: Biohazard), des portraits de seiyu (Adeline Chetail) et musicien (Susumu Hirasawa), ainsi que quatre interviews (avec Yuichi Nakamura & Takahiro Sakurai [Genocidal Organ], Shinichiro Kashiwada & Shingo Adachi [Sword Art Online]). 116 pages (et un poster) pleines d’info indispensables pour tout amateur d’animation japonaise et de manga!

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles]

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