Ghost in the Shell

At first glance, the story of this live-action version seems rather faithful to the original. If the manga offers the base of the story (chap. 1, 3, part of 8, 9 and 11), it follows more the storytelling of the animated movie. Shirow’s manga is rather disorganized with lots of silly or humorous moments, while Oshii’s anime movie is more linear, but with lots of reflective and philosophical pauses (maybe a little too much). In this regard, the live-action movie seems more balanced. Of course, they changed a few things here and there but the spirit is all there (no pun intended). My main complain is that this story doesn’t show any Fuchikoma (think tanks, a.k.a. Tachikoma (in the TV series): spider-like robots with great sense of humour that assist in combat) and it is missing the incredibly beautiful music by Kanji Kawai, which is heard in the movie only in the end credits. However, the biggest change is in the background stories of both the puppet master and of the Major, which were completely altered in order to link them together. I am not sure (I can’t really remember) but I think they may have taken a few elements from the TV series and OVAs (at least the part on the origin of the Major). They also kept a hint of philosophical reflection (not too much, but just enough) to preserve the mood of the original movie—the age-old existential question of what’s make us “us”. They also paid an homage to Mamoru Oshii by putting his favourite dog (basset hound) in the story (actually, Batou’s dog comes from the second movie, Innocence — which is itself based on chap. 6 of the manga).

I heard plenty of negative comments. People complained they chose an American actress to play a Japanese character (first, this comment came out in the midst of the Hollywood whitewashing scandal and, anyway, not many Japanese actresses would have the action and language skills to play that role — although I like that Takeshi Kitano acts only in Japanese). They also complained that her acting lacked expression (come on, she plays a human turned into a machine, wondering if she’s still human, so it’s part of her role). On the other hand, some purist fans complained that they changed this or that. It’s not a perfect movie (personnally, I hate the design of the spider-tank!) and it was obviously not good enough for many since it didn’t performed well at the box office (which barely exceeded the production budget) and received lukewarm reviews (45% on Rotten Tomatoes !).

Of course, I don’t know if someone who has never heard of the Ghost in the shell universe would be able to follow, understand and really appreciate it. Because I am a fan, I am probably biased. So I wonder: purely in a technical point of view, is it a good movie? I think so. The story is captivating and interesting as it asks some relevant questions about human nature and it remains one of the best depiction of the cyberpunk genre I’ve seen. The storytelling is fluid and easy to follow (unlike Oshii’s movie), the acting is good and the special effects are superb. In the end, what else should we expect from a movie? Ghost in the shell is a complex universe, first in its story (socio-political cyberpunk) but also in its making as the franchise includes several manga, movies, TV series and OVAs, so maybe we should try to see the live-action more as what it is in itself than try too hard to compare it to the manga or anime. For my part, it’s an excellent entertainment and I enjoyed it a lot.

Ghost in the shell: USA, 2017, 107 min., PG-13. Dir.: Rupert Sanders; Scr.: Jamie Moss, William Wheeler, and Ehren Kruger (based on the manga by Masamune Shirow); Phot.: Jess Hall; Ed.: Neil Smith, Billy Rich; Mus.: Clint Mansell, Lorne Balfe; Cast: Scarlett Johansson, Takeshi Kitano, Michael Pitt, Pilou Asbæk, Chin Han, and Juliette Binoche.

[ AmazonGoogleIMdBWikipediaYoutube ]

 

Ghost in the shell (攻殻機動隊 / Kōkaku kidōtai : Gōsuto In Za Sheru / Mobile Armored Riot Police: Ghost in the Shell) : Japan, 1995, 82 min.; Dir.: Mamoru Oshii; Scr.: Kazunori Itō (based on the manga by Masamune Shirow); Phot.: Hisao Shirai; Ed.: Shūichi Kakesu, Shigeyuki Yamamori; Mus.: Kenji Kawai; Voices: Atsuko Tanaka, Akio Ōtsuka, and Iemasa Kayumi.

An excellent adaptation of the manga although with a little too much philosophical pauses. If the sequel movie is also nice (Ghost in the shell 2: Innocence) it doesn’t follow the manga. My favourite part of the franchise is the TV series Ghost in the shell: Stand Alone Complex (there’s also an OVA series: Ghost in the shell: Arise – Alternative Architecture).

[ ANNAmazonBiblioGoogleIMdBWikipediaYoutube ]

 

Ghost in the shell (攻殻機動隊 / Kōkaku Kidōtai / Mobile Armored Riot Police) by Masamune Shirow (translated by Frederik L Schodt and Toren Smith). Milwaukie, OR: Dark Horse Manga, 2004. 368 pg. $24.95 US / $33.99 Can. ISBN 1-59307-228-7.

This is one of my favourites manga. It offers an excellent cyberpunk story (although the storytelling is a little episodic and disorganized), with an awkward mix of action and humour. The second part, Man-Machine Interface, has a better graphical quality and incredible cyberpunk scenes, but the complexity of its political and terrorist plots makes it a little hard to follow.

[ ANNAmazonBiblioGoodreadsGoogleWikipediaWorldcat ]

[ Traduire ]

Pline #1

La grande fresque historique par l’auteure de Thermae Romae.

“Pline était un naturaliste de la Rome antique dont la vie entière fut guidée par une imagination sans limite et un amour inconditionnel de la recherche. Son Histoire naturelle est une encyclopédie monumentale née d’une inextinguible soif de connaissance appliquée à l’ensemble des phénomènes se produisant sur notre planète. Aujourd’hui, nous ne disposons que de très peu de sources nous permettant de nous faire une idée de l’homme qu’était Pline, aussi devons-nous nous en remettre à notre imagination. Un exercice qui, personnellement, me donne la chaire de poule ! Comme j’aimerais que nous puissions remonter dans le temps, mon complice de choc et moi-même, afin de vivre en immersion dans le monde de celui que je considère aujourd’hui comme un mentor !” — Mari Yamazaki (rabat de couverture intérieur et site de l’éditeur)

J’ai découvert ce superbe manga par un article dans un numéro récent d’Animeland. Pline (titre original: プリニウス / Plinius ) est une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen, qui est toujours en cours, a déjà cinq tomes de paru au Japon dont trois ont été traduit en français par Casterman.

Le premier volume débute avec Pline s’apprêtant à évacuer Pompéi lors de l’éruption du Vésuve en 79. Il ne se presse pas, prend le temps de prendre un bain et de manger avec son hôte, Pomponianus, car il veut sans doute observer l’éruption aussi longtemps que possible. Il semble n’avoir aucune crainte, contrairement à son scribe, Euclès. Le chapitre suivant nous raconte, en flashback, comment Pline a rencontré Euclès. La maison de celui-ci venait d’être détruite par une éruption de l’Etna et Pline était de passage en Grande-Grèce (Sicile) pour inspecter les lieux et faire office de gouverneur substitut. En mal d’un scribe pour prendre en notes ses observations, il engage Euclès, qui a une formation de grammairien. Toutefois il doit couper court à sa tournée lorsque l’empereur Néron, qui souhaite sa présence pour un concert, le rappel à Rome. Il choisit cependant de rentrer non par bateau mais par la route, ce qui lui permettra de continuer à faire des observations.

Le récit est entrecoupé par ce qui se passe à Rome, à la cour de Néron: les cauchemar que lui laissent encore les souvenirs d’une mère dominatrice, sa concubine Poppée qui le presse pour le mariage et que faire de sa femme, Octavie, qu’il a exilé dans l’île de Pandataria ? Il nous est présenté comme un artiste troublé, au caractère instable, qui n’est pas fait pour diriger un état mais qui est bien entouré, notamment par Vespasien. Après un arrêt à Puteoli pour un bain, Pline arrive enfin à Rome. Il habite dans un quartier mal famé, où se côtoient voleurs et prostitués. Il y rencontre par hasard Néron… Le volume se termine sur une interview avec les auteurs, qui discutent la genèse de leur manga.

Après avoir complété Thermae Romae, Mari Yamazaki voulait faire quelques choses de sérieux sur la Rome Antique et Pline s’est offert comme un sujet tout naturel. Elle s’inspire beaucoup (et cite abondamment) son Histoire Naturelle (Historia Naturalis), une sorte d’encyclopédie en trente-sept volumes qui rassemble la somme du savoir romain de l’époque et qui nous est maintenant très utile pour comprendre cette grande civilisation de l’antiquité. Toutefois, les hypothèse scientifiques de Pline ne sont pas toujours très solides, tombant parfois dans le farfelu et il inclut dans son ouvrage la description de créatures mythologiques comme si elles étaient véritables. Mais même cela nous en dit beaucoup sur la mentalité romaine, prompte à la superstition.

Normalement, les mangas sont le fruit du travail d’un dessinateur et d’un scénariste. Toutefois, dans ce cas-ci, il s’agit de deux artistes: non pas un artiste qui travail avec des assistants (comme c’était le cas pour Thermae Romae) mais bien deux artistes qui collaborent ensemble. Mari Yamazaki se charge du storyboard et du dessin des personnages, alors que Tori Miki se charge de dessiner en détails les paysages et les décors. Yamazaki semble intéressé à établir une corrélation entre la Rome antique et le Japon: déjà avec Thermae Romae elle avait traité de leur engouement mutuel pour les bains publiques et, avec Pline, elle exploite le fait que ces deux civilisations ont sans doute une certaine affinité car elles ont tous deux eut à vivre avec la constante menace des catastrophes due aux séismes et aux volcans: les éruptions du Vésuve et de l’Etna en Italie et les tremblements de terre de Kōbe (1995), de Tōhoku (2011) et Kumamoto (2016) au Japon.

Évidemment, l’histoire de Pline n’est pas un manga qui va passionner tout le monde car on n’y retrouve pas d’action ou de combats mais il offre un sujet très humain sur la curiosité, la découverte de l’univers qui nous entoure et la recherche constante de connaissances. C’est un récit biographique où l’on suit trois personnages: Pline, bien sûr, mais aussi son secrétaire Euclès et l’empereur Néron. On découvre peu à peu leur caractère, leur psychologie. C’est aussi une façon assez extraordinaire de découvrir la civilisation romaine et l’oeuvre de Pline. C’est vraiment intéressant, passionnant même, pour un amateur de manga historique. Et il ne faut surtout pas oublier la superbe qualité artistique du travail de Yamazaki et Miki. En conclusion, ce manga est un incontournable pour tout amateur d’histoire, de Rome et, bien sûr, de Yamazaki !

Extraits: pages 49, 52-53 et 88
Pline, vol. 1: L’appel de Néron, par Mari Yamazaki et Tori Miki. Paris: Casterman (Coll. Sakka), Jan. 2017. 200 pg, 13 x 18 cm, 8,45 € ($15.95 Cnd), ISBN: 978-2-203-13243-6.

[ AmazonBiblioGoodreadsWikipediaWorldcat ]

Pline © 2014 Mari Yamazaki, Tori Miki. © 2017 Casterman pour la traduction française.

Commentaire repris sur Goodreads et Les Irrésistibles

[ Translate ]

SaveSave

Capsule-reviews: Magazines (02.017.189)

Cela fait toujours bizarre de commenter des périodiques, mais ils sont une partie importante de la littérature (ou de tout autre média dont ils parlent) et méritent notre attention (d’autant plus que c’est une industrie où il est difficile de survivre — j’en sais quelque chose, ayant moi-même été pendant vingt ans rédacteur-en-chef et directeur de production pour un magazine consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise).

dBD #115

Le tout dernier numéro de dBD (juillet-août 2017), un magazine consacré à “l’actualité de toute la bande-dessinée” [disponible dans les bibliothèques de Montréal], nous offre un dossier sur la science-fiction et met en couverture Valérian. En plus des inévitables actualités et critiques de parutions récentes, nous y retrouvons plusieurs points d’intérêts: nous avons droit, entre autres, à un interview avec Nora Reddani, commissaire d’exposition à La Villette, qui nous parle de l’exposition “Valérian et Laureline en mission pour la Cité” jusqu’au 14 janvier 2018 à La Cité des Sciences et de l’Industrie, Efa & Rubio nous parle de leur Monet, Nomade de la lumière (chez Lombard), Bocquet rend hommage à Jidéhem ( Sophie), Nicoby parle des petits livres qu’il auto-édite pour le plaisir de ses fans, Chauzy parle de son adaptation BD du roman de Pelot, L’Été en pente douce (chez Fluide Glacial), le couple Jodorowsky / Montandon parle de leur collaboration artistique, le chanteur Adamo parle de ses amitiés avec des bédéistes (Tibet, Uderzo, Peyo, etc.), interview avec Phicil (Courtois & Phicil, La France sur le Pouce, Dargaud), articles sur la BD & l’armée, Hubert (Hubert & Burckel, La nuit mange le jour, Glénat), Brueas & Toulhoat (Block 109 chez Akileos), Cromwell (Cromwell & Gratien, Anita Bomba, journal d’une emmerdeuse, Akileos), et sur le mouvement punk dans la BD. 128 pages, toutes en couleurs, riches en information! Une lecture essentielle (à acheter ou emprunter en biblio) pour ceux qui s’intéresse à la BD sous toutes ses formes (i.e. aussi les comics, mangas, manhwa, etc).

Toutefois, ce qui a le plus retenu mon attention dans ce numéro c’est le trop bref interview (pp. 46-51) avec Christin & Mézières, faites à l’occasion de la sortie prochaine de l’adaptation au cinéma par Luc Besson (Valérian et la cité des milles planètes, sortie à Montréal le 21 juillet!) de leur série culte (Valérian [et Laureline], agent spatio-temporel). On retrouve aussi deux articles sur le genre Pulp (pp. 52-55) et les récits  Post-apocalyptiques en BD (pp. 56-59), mais celui qui m’a le plus intéressé c’est l’article sur la Bédéthèque Idéale de science-fiction (pp. 60-65: 33 titres de 1934 à 2016, incluant cinq mangas!) où je retrouve certains de mes favoris: Lone Sloane (Druillet), Valérian et Laureline (Christin & Mézières), Yoko Tsuno (Leloup), Le vagabond des Limbes (Godard & Ribera), Major Fatal (Moebius), Trilogie Nikopol (Bilal), L’Incal (Jodorowsky & Moebius), Nausicaä (Miyazaki), Akira (Otomo), et 20th Century Boys (Urasawa)… À lire!

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et sur Les Irrésistibles]

💊     💊     💊

Animeland est un magazine que je suis depuis ses débuts (en avril 1991). J’en avais rencontré les fondateurs (Yvan West Laurence et Cédric Littardi) à AnimeCon (première convention officielle sur l’animation japonaise en Amérique du nord, qui s’est tenue du 30 août au 2 septembre 1991, à San Jose en Californie — c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mon épouse!). C’est l’un des top magazines non-nippon consacré au dessin animé et à la bande-dessinée japonaise et le seul de la francophonie. Il est disponible dans les bibliothèques de Montréal.

Animeland #214

Les points saillants de ce récent numéro (Février/Mars 2017) d’Animeland (en plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes) sont deux dossiers sur le cyberpunk dans la manga et l’anime (dont un article sur Ghost in the shell qui fait la couverture) et sur le manga de Naruto, un enquête sur les école manga (bande-dessinée) en France, un article “tendances” sur le fait que les séries animées sont maintenant beaucoup plus courte que dans les années ’80 et ’90, des introduction sur plusieurs anime (Kabanneri of the Iron Fortress, ACCA 13, Yôjo Senki, les anime de vélo, The Great Passage, Redline, La tour au-delà des nuages, Haibane Renmei), manga (March comes in like a lion, Perfect Crime, Pline, Magical Girl Boy, Les Fleurs du mal, Dragons Seekers, Le troisième Gédéon), jeu videos (The Last Guardian, Final Fantasy XV), des portraits de seiyu (Maaya Sakamoto) et musicien (Shiro Sagisu), et six interviews (avec Travis Knight [Kubo], John Musker et Ron Clements [Vaiana], l’équipe de WIT Studio, Eisaku Inoue [One Piece], Shinya Kinoshita, Morihiko Ishikawa).

Dans ce numéro, j’ai fait la géniale découverte du manga Pline, une biographie du naturaliste romain Pline l’Ancien par Mari Yamazaki (Thermae Romae) et Miki Tori. Prépublié au Japon par Shinchôsa dans le périodique Shinchô 45, ce manga seinen, qui est toujours en cours, a déjà quatre tomes de paru dont trois ont été traduit en français par Casterman. À lire absolument!

On y révèle également les résultat du Grand Prix Animeland 2016: Meilleur anime: Yuri!!! On Ice; Meilleur film: Your name.; Meilleur film étranger: La tortue rouge; Meilleur manga: ex-aequo Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana) / Le mari de mon Frère (Akata); Meilleur manga one-shot: Marie-Antoinette: La jeunesse d’une reine (Glénat); Meilleur shônen: My Hero Academia (Ki-oon); Meilleur shôjo: Perfect World (Akata); Meilleur yaoi: ex-aequo Doukyusei (Boy’s love/IDP) / L’Étranger de la plage (Boy’s love/IDP); Meilleur seinen: Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (Kana).

Somme toute, c’est une lecture indispensable pour quiconque désir rester à jour sur les parutions d’anime et de manga.

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles]

💊     💊     💊

Animeland #215

Avec son plus récent numéro (Avril/Mai 2017), Animeland se renouvelle avec une maquette plus épurée. En plus des indispensables actualités et commentaires sur les parutions récentes, ce numéro est riche en dossiers: la tradition dans la pop culture japonaise (religion, vie quotidienne et folklore), le marché du manga en 2016 (l’embellie se confirme: hausse du chiffre d’affaire de 7.9%), les adaptations live de manga et d’anime (au Japon, à Hollywood et ailleurs, et surtout un article sur l’adaptation cinématographique de Ghost in the shell) et sur les superbes mangas historiques de Shin’ichi Sakamoto Innocent et Innocent Rouge.

Le magazine nous présente également de nombreux anime (Perfect Blue, Genocidal Organ, Sword Art Online: Ordinal Scale, Blue Exorcist Kyoto Saga, Freaky Girls, Chain Chronicle, Onihei, Ah! My Godess), manga (Man in the window, Fire Force, Berserk, Moving Forward, L’enfant et le maudit, To your eternity), jeu videos (Yakuza O, Resident Evil 7: Biohazard), des portraits de seiyu (Adeline Chetail) et musicien (Susumu Hirasawa), ainsi que quatre interviews (avec Yuichi Nakamura & Takahiro Sakurai [Genocidal Organ], Shinichiro Kashiwada & Shingo Adachi [Sword Art Online]). 116 pages (et un poster) pleines d’info indispensables pour tout amateur d’animation japonaise et de manga!

[Commentaire aussi disponible sur Goodreads et Les Irrésistibles]

💊     💊     💊

[ Translate ]

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

SaveSave

Rappel: le solde de livres

Petit rappel: le solde de livres des Amis de la Bibliothèque de Montréal est toujours en cours et se termine dimanche prochain, le 28 mai. Pour les détails, vous référez au billet précédent ou simplement cliquer sur les images du signet pour les agrandir (ci-contre).

J’y étais le première journée et la file d’attente était plutôt longue (j’ai attendu un bon deux heures!). Évitez donc les week-ends. L’idéal c’est d’y aller la semaine ou en fin de journée. J’y suis retourné deux trois fois depuis et j’ai trouvé quelques trésors: des guides de voyages de l’éditeur DK (Voir en français), quelques documentaires, de nombreux mangas (principalement de Tezuka, plus deux Taniguchi et j’ai complété une partie de la série Zipang), des romans de chez Alire (Champetier, Houde, Lalumière, J-J Pelletier, Rochon, Sernine, Vonarburg), un Philip K. Dick, quelques auteurs japonais, etc. Ça vaut vraiment la peine alors essayez d’aller y faire un tour!

Old Books

I love old stuff, particularly coins and books. Unfortunately, I don’t have the enthusiasm of youth, the time to travel nor the money to collect them anymore. Old stuff is now rare, harder to find and, mostly, more expensive. So I have to make do with enjoying what I already have (and sometime sharing this pleasure with others).

Unlike some of my friends, I don’t have really rare stuff (one has a page from a Book of Hours or another has a 1661 french edition of Suetonius!) but I have just a little more than a dozen ancient books that I cherish. Some because they are history books or works of an ancient author, others just because they are old (and despite the fact they are insipid religious documents).

Inspired by a question I was asked on Facebook, I invite you to share my joy after the jump >>
Continue reading

Retour du solde de livres !

Le solde de livres des Amis de la bibliothèque de Montréal est de retour encore cette année. Il aura lieu du 20 au 28 mai, de 13h à 19h. Mais attention toutefois: comme l’emplacement habituel est sous rénovation, l’événement aura exceptionnellement lieu à l’Aréna Martin-Brodeur (5300 boul. Robert, Saint-Léonard). On peut s’y rendre de nombreuses manières: avec l’autobus 32 ou 432 Lacordaire (Nord) à partir du métro Cadillac, avec l’autobus 141 Jean-Talon (Est) puis l’autobus 32 Lacordaire (Nord) à partir du métro Saint-Michel, avec l’autobus 69 Hneri-Bourassa (Est) puis la 32 Lacordaire (Sud) à partir du métro Henri-Bourassa, et finalement avec l’autobus 192 Robert (Est) à partir du métro Crémazie.

Comme à chaque année, le Solde de livres offre plus de 100,000 livres et revues à petits prix ($1 pour les livres adultes et les CDs ou DVDs, 50¢ pour les livres d’enfants et les revues et $2 pour les beaux livres, dictionnaires et encyclopédies) — et cela inclus plus 15,000 livres en anglais. Le but de cette vente est “de prolonger la vie utile de ces livres, d’aider à répandre le goût de la lecture et de permettre aux citoyens de Montréal d’enrichir leur bibliothèque personnelle à faible coût. Les revenus provenant de ce solde serviront principalement à financer des activités d’animation dans les bibliothèques de Montréal.”

À ne pas manquer !

[ Translate ]

March, Book 1: Civil Rights history in comics

“Congressman John Lewis (GA-5) is an American icon, one of the key figures of the civil rights movement. His commitment to justice and nonviolence has taken him from an Alabama sharecropper’s farm to the halls of Congress, from a segregated schoolroom to the 1963 March on Washington, and from receiving beatings from state troopers to receiving the Medal of Freedom from the first African-American president.” (…)

March is a vivid first-hand account of John Lewis’ lifelong struggle for civil and human rights, meditating in the modern age on the distance traveled since the days of Jim Crow and segregation. Rooted in Lewis’ personal story, it also reflects on the highs and lows of the broader civil rights movement. Book One spans John Lewis’ youth in rural Alabama, his life-changing meeting with Martin Luther King, Jr., the birth of the Nashville Student Movement, and their battle to tear down segregation through nonviolent lunch counter sit-ins, building to a stunning climax on the steps of City Hall.”

(Text from the publisher’s website; see also the back cover)

Congressman John Lewis wanted to be a preacher. He grew up on his parents’ farm in rural Alabama taking care of the family chickens (to whom he was practising preaching!). The story starts in his congressional office as he is preparing to go assist at Obama’s inauguration. A black lady comes into the office with her children to show them up a place where history was made. Instead they meet with the Congressman himself who takes this opportunity to tell them a little about himself and the history of the civil rights movement. With the help of his uncle Otis and Martin Luther King, Jr., to whom he wrote a letter, he succeed to go to college in Nashville. There, he contributed to the Student Movement and, inspired by Gandhi’s nonviolent protest, took many actions to fight against segregation.

The storytelling is excellent and the art is pretty good. It is a superb idea to bring back to life Congressman Lewis‘ memories, such as his actions of civil disobedience, for a new generation to understand what the civil rights movement was all about. It is very educational and it is probably even more relevant today than when it was first published (considering the “Black Lives Matter” movement and the fact that I discovered this book through a CNN report about President Trump insulting Congressman Lewis, saying he was “all talk and no action” !).

All in all, it’s a nice way to teach the history of an important moment of our Western Civilization, but also an excellent occasion to talk about good moral values. The life of great role models like Congressman Lewis need to be recorded for the posterity, but not only in history books or museums but also as part of our popular culture. It’s a good reading for the Black History Month and I cannot recommend it more strongly.

March: Book One, by Congressman John Lewis, Andrew Aydin, and Nate Powell. Marietta GA: Top Shelf Productions, August 2013. 128 pg., Softcover, 6.5″ x 9.5″, 14.95 US / $19.99 Can. ISBN: 978-1-60309-300-2.

For more information you can check the following websites:


[ Traduire ]

Découverte: De nouveaux “Classiques” chez Soleil

J’ai déjà beaucoup parlé de cette collection des “Classiques” de la littérature en manga publiée en français chez Soleil. Je croyais d’ailleurs qu’ils en avaient abandonné la publication, mais non: après un hiatus en 2015, Soleil a publié cinq titres à l’automne 2016 (Théorie de la Relativité par Albert Einstein, Du Contrat Social par Jean-Jacques Rousseau, Ainsi parlait Zarathoustra par Frederich Nietzsche, Orgueil et Préjugés par Jane Austen, ainsi que la réédition du Capital de Marx en un seul volume) et annonce trois nouveaux titres pour le printemps 2017 (Une Vie par Guy de Maupassant, Théorie de l’évolution par Charles Darwin et Discours de la Méthode par Descartes) !

Cette collection reprend en traduction quelques titres de l’impressionnante collection japonaise Manga de Dokuha (comportant jusqu’à maintenant plus de cent-cinquante titres!) illustrée par le Studio Variety Art Works et publiée par East Press, qui se consacre à adapter en manga des classiques de la littérature pour les rendre accessible à un plus large publique.

Découvrez plus de détails après le saut de page >>

Continue reading

S’enfuir – Récit d’un otage

“En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l’auteur de Pyongyang, de Shenzhen, de Chroniques birmanes et de Chroniques de Jérusalem.” [ Texte du site de l’éditeur ]

“Être otage, c’est pire qu’être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date tu vas sortir. Quand t’es otage, tu n’as même pas ce genre de repères. Tu n’as rien.” [ Texte de la couverture arrière ]

Continuez après le saut de page >>
Continue reading

English Extensive Reading Manual

One of my Japanese friends, Kazu-chan, has just published a book!

Ten years ago, he came to Montreal through the working holiday program in order to learn English and French. He first got a job at the restaurant where my wife is working, Sakura Gardens, but he realized that a Japanese restaurant was the worse place to learn a new language, so he went to work at the Tim Horton’s on Saint-Denis street instead. After graduating from the prestigious Tokyo University, he was hired by a big venture company, but he quickly discovered that he had no taste for the abuses a junior salaryman (office worker) must endure in Japan (remember Amélie Nothomb’s novel, Fear and Trembling ?).

Choosing a more independent (but alas poorer) lifestyle, he founded with a friend (Akira Sakaizume, a senior in Buddhist literature) the language school Philosophia. While pursuing English learning methods that are more suitable for Japanese people, they are helping students not only to prepare for the college entry exam but also to develop useful English skills. For him it was a dream to help children realize their hope while broadening their mind through English education.

Continue reading